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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.
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Une vidéo a valu à ArcelorMittal d’être poursuivi pour « gestion irrégulière de ses déchets »

La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h40
   





                        



   


La vidéo, tournée en décembre 2016, montrait un camion aux couleurs d’ArcelorMittal, déversant dans un crassier de la campagne mosellane un mystérieux liquide jaunâtre. Le chauffeur du camion – un intérimaire du géant sidérurgique –, qui filmait la scène, dénonçait des rejets d’acide servant à décaper l’acier, et accusait le groupe de « ne pas faire [son] travail de recyclage de produits chimiques ».
Une enquête préliminaire avait été ouverte à l’été 2017 pour « atteinte à l’environnement ». Plus d’un an plus tard, le parquet de Thionville (Moselle) a annoncé vendredi 7 septembre qu’il allait poursuivre ArcelorMittal pour « gestion irrégulière de ses déchets » pour avoir déversé sans autorisation sur un crassier des eaux usées.

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                Soupçonné de pollution, ArcelorMittal affirme qu’aucun « acide pur » n’a été déversé en Moselle



« Pas d’impact sur l’environnement »
Les investigations, menées par la police judiciaire de Metz et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ont déterminé « que le produit déversé sur le crassier est issu d’une cuve de stockage d’eaux usées relevant de la ligne de décapage et de régénération d’acide », selon Christelle Dumont, procureure à Thionville.
L’une des deux citernes du camion apparaissant sur les images contenait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique ». La seconde citerne renfermait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique et une concentration conséquente de boue d’hydroxyde de fer », précise la procureure.
« Ce déversement, bien que non autorisé dans le cadre de l’arrêté préfectoral, n’apparaît pas avoir eu d’impact sur l’environnement », a précisé la procureure, s’appuyant sur des prélèvements réalisés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
« Tout au plus, il peut être reproché à la société ArcelorMittal une gestion irrégulière de ses déchets, délit puni de deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, qui fera l’objet de poursuites par le parquet. »
Le groupe sidérurgique avait nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements » et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». De leurs côtés, les élus locaux s’étaient inquiétés d’une éventuelle pollution des cours d’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Début 2007, la police avait une première fois mis « l’ogre des Ardennes » hors de cause dans cette affaire.
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Disparition d’Estelle Mouzin : des fouilles effectuées chez l’ex-femme de Michel Fourniret dans les Yvelines

Début 2007, la police avait une première fois mis « l’ogre des Ardennes » hors de cause dans cette affaire.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h54
   





                        



   


La piste Fourniret avait été plusieurs fois explorée, sans succès. Elle l’est de nouveau. Les juges chargées de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin en 2003 en Seine-et-Marne ont ordonné des fouilles chez un proche du tueur en série dans les Yvelines, a fait savoir vendredi 9 septembre des sources proches de l’enquête.
« Des fouilles ont commencé cette semaine », « la terre a été creusée » chez ce proche de Michel Fourniret, déjà condamné pour sept meurtres, selon l’une de ces sources. Ces investigations « ont eu lieu chez son ex-femme », a précisé une deuxième source. Estelle Mouzin, 9 ans, a disparu en janvier 2003 à Guermantes, alors qu’elle rentrait de l’école.
Condamné à la perpétuité en 2008, Michel Fourniret, 75 ans, a reconnu en février avoir tué deux autres jeunes femmes disparues dans les années 1990 dans l’Yonne, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece.

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Une piste « pas sérieusement explorée »
Début 2007, la police avait une première fois mis « l’ogre des Ardennes » hors de cause dans cette affaire. Six ans plus tard, l’expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n’avait pas non plus permis de trouver de traces d’Estelle. L’avocat de Michel Fourniret avait alors rappelé que son client niait tout lien avec l’affaire.
En mars, l’avocate du père de la fillette avait toutefois affirmé que le tueur en série avait livré des « aveux en creux » sur son implication dans cette disparition, dans le cadre d’auditions relatives à la disparition de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece.
Les avocats d’Eric Mouzin, qui estiment que la piste Fourniret n’a « pas été sérieusement explorée » par la police dans cette affaire, ont été déboutés en mai de leur demande de décharger la PJ de Versailles de l’enquête.

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                Le père d’Estelle Mouzin attaque l’Etat pour avoir « renoncé à chercher » sa fille






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ La résurgence sur les réseaux sociaux d’une vidéo de 2016 expliquant le versement d’une « prime au départ pour les migrants » est la source de plusieurs intox.
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Comprendre ce qu’est l’aide au retour volontaire versée aux étrangers

La résurgence sur les réseaux sociaux d’une vidéo de 2016 expliquant le versement d’une « prime au départ pour les migrants » est la source de plusieurs intox.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h21
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Une vidéo partagée sur Facebook le 25 août 2018 et visionnée plus de 800 000 fois annonce « une prime de 2 500 euros pour les migrants » versée par l’Office français d’immigration et d’intégration (OFII) « pour les pousser à quitter le territoire français ».

   


En réalité, la vidéo en question est extraite d’un journal télévisé diffusé par le site TV Libertés (proche de l’extrême droite et que nous avons identifié comme peu fiable dans le Décodex) le 24 novembre 2016. Cette « prime » dont parle la vidéo est en fait une allocation appelée « aide au retour volontaire », versée à un nombre limité de migrants.
Qu’est-ce que l’aide au retour volontaire ?
Comme l’explique le site service-public.fr, l’aide au retour volontaire est un appui matériel ou financier accordé à un individu en situation irrégulière résidant en France (depuis au moins six mois) « afin de faciliter la réinsertion dans le pays d’origine. Il ne peut pas s’agir d’un retour forcé organisé par l’administration française », précise le site institutionnel.
Le montant versé par l’OFII diffère selon le pays d’origine du demandeur. Il est de :
650 euros par personne pour les ressortissants de pays tiers soumis à visa300 euros par personne pour les pays tiers dispensés de visa et le Kosovo50 euros par personne pour les ressortissants de l’Union européenne (UE)

        Notre décryptage :
         

          A quoi les migrants ont-ils vraiment droit en France ?



L’aide est versée en une seule fois, en liquide, au moment du départ par un agent de l’OFII. Elle ne sert pas à financer le billet d’avion, déjà pris en charge par l’organisme public. Comme le précise l’arrêté du 27 avril 2018 relatif à l’aide au retour et à la réinsertion, la direction de l’OFII peut, à titre exceptionnel, décider d’accorder une majoration de cette aide financière, « sans que cette majoration puisse excéder un plafond de 1 200 euros ».
Le chiffre de 2 500 euros mentionné dans la vidéo concerne en réalité le plafond de cette allocation forfaitaire majorée, relevé temporairement en 2016 (entre le 9 novembre et le 31 décembre) par le directeur de l’OFII afin de rendre les aides au retour plus attractives pour les étrangers en situation irrégulière après le démantèlement du bidonville de Calais. Le dispositif avait été ensuite reconduit sur une période plus longue en 2017 (du 27 juillet au 31 décembre) entraînant une hausse significative du nombre de bénéficiaires. D’après le dernier rapport d’activité de l’OFII, ils étaient 7 114 (dont 1 414 avec des aides majorées) en 2017, contre 4 774 en 2016.

        Lire notre reportage auprès de volontaires albanais :
         

          un départ entre amertume et soulagement



Relevé d’empreintes et suivi dans le pays d’origine
La vidéo du site TV Libertés évoque également un risque d’abus avec des personnes qui rentreraient dans leur pays d’origine pour bénéficier de l’aide, avant de revenir en France pour renouveler la demande de cette même aide avec une autre identité. Ce passage de la vidéo fait référence à l’aide au retour octroyée aux Roumains – sous le quinquennat (2007-2012) de Nicolas Sarkozy – qui avait créé un effet d’aubaine, suscitant une vive polémique. Désormais, le relevé des empreintes digitales de chaque bénéficiaire rend quasiment impossible de toucher deux fois cette aide.
Certains étrangers bénéficiaires de l’aide au retour volontaire peuvent percevoir, en complément de ce dispositif, une aide à la réinsertion versée afin de faciliter une réinstallation durable au sein du pays d’origine. Ces aides supplémentaires ne sont pas versées systématiquement, et leurs montants varient selon les cas :
Jusqu’à 400 euros par adulte et 300 euros par enfant mineur pour une aide à la réinsertion sociale (installation, logement, santé, scolarisation, etc.)Jusqu’à 1 000 euros pour le financement d’une formation professionnelleJusqu’à 5 700 euros pour la création d’une entreprise (étude de faisabilité et frais de démarrage)
Moins coûteux pour l’Etat qu’une reconduite forcée à la frontière
L’Office français d’immigration et d’intégration précise que ces aides à la réinsertion ne peuvent être versées qu’aux ressortissants de 32 pays – principalement en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Europe de l’Est – dans le cadre de partenariats établis entre l’OFII et ces pays tiers ou dans le cadre de partenariats européens. Contrairement à l’aide au retour volontaire, l’appui à la réinsertion est versé sur facture par l’OFII et les agents de l’organisme public suivent et accompagnent les bénéficiaires de ces aides pendant un an. En 2017, ils sont 1 802 étrangers à avoir bénéficié de ces aides à la réinsertion.
Comme le souligne le rapport sénatorial de Pierre Bernard-Reymond, l’aide au retour volontaire pour des étrangers en situation irrégulière coûte beaucoup moins cher à l’Etat français qu’une reconduite forcée dans le pays d’origine. Pour l’année 2017, les dépenses de l’OFII pour l’aide au retour volontaire s’élevaient à 9,91 millions d’euros, soit en moyenne 1 404 euros par bénéficiaire contre un coût estimé à 20 970 euros par personne pour une reconduite forcée au pays d’origine. Un montant expliqué en grande partie par le maintien en centre de rétention et les frais de justice engagés pour mener la procédure jusqu’à son terme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La justice a interdit la cession du restaurant de Saint-Barthélemy à la société Hali Food, un projet contre lequel les salariés étaient hostiles.
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A Marseille, la justice accorde une victoire partielle aux salariés de six McDonald’s

La justice a interdit la cession du restaurant de Saint-Barthélemy à la société Hali Food, un projet contre lequel les salariés étaient hostiles.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h38
   





                        



   


C’est un verdict en demi-teinte pour les salariés de six McDonald’s des quartiers nord de Marseille. La justice a interdit, vendredi 7 septembre, la cession d’un des restaurants à la société Hali Food, un projet contre lequel les salariés étaient vent debout. Néanmoins, le tribunal a validé le changement de franchise de cinq autres « McDo » de l’agglomération marseillaise.

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                Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo



L’avocat des employés, Ralph Blindauer, a fait savoir qu’il avait l’intention d’agir en justice sur le fond, pour bloquer la cession des cinq autres restaurants, « le dossier de cession ayant toujours été présenté comme un tout par McDonald’s même ».
« Escroquerie »
Reste que la décision de vendredi est un petit succès pour les salariés, car c’est surtout le cas du McDonald’s du quartier Saint-Barthélémy (14e arrondissement) qui avait cristallisé leur colère. Fort de 77 salariés, dont 55 en contrat à durée indéterminée (CDI), il était supposé devenir un restaurant halal asiatique, avec la société Hali Food. Mais ce repreneur a été régulièrement qualifié de « fictif » par Me Blindauer, qui avait même parlé d’une « escroquerie » devant le tribunal.
« C’est une demi-victoire », a concédé vendredi Kamel Guemari, sous-directeur du McDo de Saint-Barthélemy et délégué Force ouvrière.
« Mais nous allons nous battre avec les 300 salariés des cinq autres restaurants promis à la cession, car le but de McDonald’s France est clair : profiter du changement de franchisé pour se débarrasser d’un bastion syndical et pratiquer tranquillement le dumping social. »
Soutiens politiques aux salariés
Après l’énoncé du verdict, Jean-Pierre Brochiero, l’actuel franchisé, a exprimé son « soulagement » pour les équipes des cinq restaurants dont le projet de reprise est « validé » par le juge. Et il annonce son intention de faire « immédiatement » appel sur le cas de Saint-Barthélémy, le juge n’ayant pas tenu compte des « derniers engagements pris par le repreneur ». « Chaque jour qui passe fait peser un risque supplémentaire sur la pérennité du site et de l’emploi », regrette-t-il. McDonald’s France, qui avait dénoncé mercredi « un contexte de tensions, de menaces, parfois même de violences, (…) avec beaucoup de désinformation », n’a pour l’heure pas réagi.
Pour les salariés de Saint-Barthélemy, le combat n’est donc pas terminé, loin de là. Déjà parce qu’il va y avoir un appel. Mais aussi parce que même si le projet Hali Food tombe à l’eau, il restera à trouver un autre repreneur, à moins que McDonald’s France – qui restera quoi qu’il arrive propriétaire des murs et du terrain à 100 % et qui possède aujourd’hui 50 % du fonds de commerce – ne décide finalement de garder cette enseigne.
De nombreuses personnalités politiques se sont mobilisées autour de cette action, de Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, à Samia Ghali, sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône, en passant par Jean-Claude Gaudin, le maire Les Républicains de la ville.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Trois praticiens ayant fait valoir leur clause de conscience, l’hôpital sarthois avait cessé de pratiquer les interruptions volontaires depuis janvier.
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L’hôpital sarthois du Bailleul va de nouveau pratiquer les IVG

Trois praticiens ayant fait valoir leur clause de conscience, l’hôpital sarthois avait cessé de pratiquer les interruptions volontaires depuis janvier.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h42
   





                        



   


Le médecin qui réalisait les interruptions volontaires de grossesse (IVG) était parti en retraite. Les trois autres praticiens avaient fait valoir leur clause de conscience. Résultat : l’hôpital du Bailleul (Sarthe), situé entre Angers et Le Mans, avait cessé de pratiquer des IVG depuis janvier, posant le problème de l’inégalité d’accès aux soins pour ses patientes.
A l’issue d’une réunion avec les professionnels du secteur, la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé, vendredi 7 septembre, que l’activité IVG allait reprendre fin septembre dans l’établissement sarthois. La nouvelle organisation s’articulera autour « du médecin, qui n’a pas fait valoir sa clause de conscience, et dont le temps de travail est passé de 60 à 100 % au 1er juillet (…) et des sages-femmes de l’établissement qui pourront réaliser les IVG médicamenteuses (50 % des actes) sous la responsabilité du médecin », détaille le ministère.

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                Clause de conscience et refus de pratiquer l’IVG : ce que dit la loi



67 IVG en 2017
Pendant les périodes d’absence du médecin, une continuité sera par ailleurs assurée dans les établissements de santé environnants. Le nouveau dispositif sera évalué début 2019, et un médecin à temps partiel devrait être recruté en début d’année prochaine. « Le dispositif reste un peu fragile, l’idéal serait d’avoir deux médecins à temps plein », selon l’hôpital. Mais le poste, ouvert depuis novembre 2017, peine à être pourvu tant l’établissement a du mal à recruter.
Malgré la fermeture du service, qui a réalisé 67 IVG en 2017, « aucune IVG n’a été refusée en Sarthe », ajoute le communiqué, qui évoque un délai moyen d’intervention de dix jours. Les patientes avaient été réorientées vers Le Mans ou Angers, à 50 km du centre hospitalier du Bailleul. « L’IVG est un droit (…), souligne Marlène Schiappa dans le communiqué, aucune femme en France ne peut être empêchée dans les faits d’accéder à l’IVG, en Sarthe comme ailleurs. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ En deux ans, Monique a signé 170 chèques, d’une valeur de 28 000 euros, sans que le Crédit agricole réagisse. A la demande de son fils, un avocat assigne la banque, pour manque de vigilance, mais perd le procès. L’huissier vient réclamer à la vieille dame le paiement des frais de justice.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Mis en examen en décembre pour l’assassinat du jeune militaire, Nordahl Lelandais a avoué en mars l’avoir pris en stop le soir de sa disparition.
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Obsèques du caporal Arthur Noyer, victime présumée de Nordahl Lelandais

Mis en examen en décembre pour l’assassinat du jeune militaire, Nordahl Lelandais a avoué en mars l’avoir pris en stop le soir de sa disparition.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h33
   





                        



   


Les obsèques d’Arthur Noyer, caporal du 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA), que l’ancien militaire Nordahl Lelandais est soupçonné d’avoir assassiné, ont été célébrées vendredi 7 septembre, à la cathédrale de Bourges en présence des parents de la petite Maëlys, autre victime présumée de Lelandais.
La cérémonie a débuté à 14 h 30 en présence du bataillon auquel appartenait le caporal de 23 ans. Ses camarades ont formé une haie d’honneur avant de transporter le cercueil dans la cathédrale, devant ses parents, Didier et Cécile, ainsi que son frère Quentin. L’avocat de la famille, Bernard Boulloud, était également présent.

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                De Maëlys à Arthur Noyer, Nordahl Lelandais avance des scénarios de mort accidentelle



Arthur Noyer avait disparu dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 après une soirée dans le centre-ville de Chambéry, à quelques kilomètres de sa caserne de Barby. Des restes du crâne de la victime avaient été découverts sur un chemin de randonnée en septembre à Cruet, commune de Savoie située au pied du massif des Bauges et proche de Montmélian, à une vingtaine de kilomètres de Chambéry. D’autres ossements y ont été découverts depuis.
Trois mises en examen
Mis en examen en décembre pour l’assassinat du jeune militaire, Nordahl Lelandais a avoué en mars l’avoir pris en stop le soir de sa disparition. Après avoir nié être à l’origine de la mort du jeune homme, rencontré en fin de soirée festive en avril 2017 à Chambéry, Nordahl Lelandais a reconnu fin mars lui avoir porté des coups ayant entraîné une « chute » mortelle. Il a fait état d’une bagarre entre eux avec des échanges de coups réciproques.

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                Nordahl Lelandais avoue le meurtre du caporal Arthur Noyer



Dans l’affaire Maëlys, l’ancien maître-chien de 35 ans est mis en examen pour meurtre mais il a seulement reconnu un décès accidentel de la fillette suite à un violent coup porté au visage. La fillette de 8 ans avait disparu lors d’un mariage dans la nuit du 26 au 27 août 2017 en Isère. Son corps a été retrouvé à la mi-février sur les indications de Nordahl Lelandais.
Début juillet, Nordahl Lelandais a par ailleurs été mis en examen une troisième fois pour « agression sexuelle » sur une de ses cousines âgée de 6 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Cet été, une quarantaine de collégiens venus de Paris et de Seine-Saint-Denis ont été guidés, grâce à l’association Become, trois semaines durant pour poser la première pierre de leur initiative solidaire. Ils ont défendu leur projet à l’Hôtel de ville de Paris.
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Dylan, 15 ans, ado engagé : « Aidez-nous à aider ces gens qui sont comme nous »

Cet été, une quarantaine de collégiens venus de Paris et de Seine-Saint-Denis ont été guidés, grâce à l’association Become, trois semaines durant pour poser la première pierre de leur initiative solidaire. Ils ont défendu leur projet à l’Hôtel de ville de Paris.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h15
    |

                            Mattea Battaglia








                        


Ne dites pas à Mohamed, Maylis, Margaux, Issam ou Daphné qu’on ne peut pas s’engager à 14 ou 15 ans, qu’on ne pense pas « collectif », qu’on n’a pas envie d’aider… L’esprit d’engagement, c’est précisément ce qui a fait se croiser ces collégiens d’horizons différents – ils sont scolarisés à Paris et en Seine-Saint-Denis – pour bâtir leur propre projet associatif.
Ou, du moins, en poser la première pierre : dans l’amphithéâtre de l’Hôtel de ville de Paris (3e arrondissement), ce lundi matin d’été, quatre groupes de dix adolescents montent tour à tour sur l’estrade pour « pitcher » leur projet, avec l’aide de Marion Chapulut, qui porte, depuis deux ans, ce « parcours citoyen » inspiré du National Citizen Service britannique (sorte de service civique proposé aux mineurs en Grande-Bretagne), et qu’elle a baptisé Become (deviens). La voix nouée par l’émotion, les collégiens n’ont que quelques minutes pour défendre leur initiative solidaire, avec des mots bien à eux et l’espoir de décrocher un premier financement.
« Atelier crêpes » pour des SDF, « repas dansé » pour des personnes handicapées, kermesse au profit des migrants, micro-trottoir contre l’homophobie… « Aidez-nous à aider ces gens qui sont comme nous », lâche Dylan, 15 ans, applaudi par ses camarades. Face à ces jeunes, un jury composé de bénévoles de la Croix-Rouge et de France Handicap, auxquels se sont joints Léa Moukanas, connue pour avoir été la plus jeune présidente d’association, ou encore Stephen Greene, représentant du National Citizen Service britannique. Mais l’invité d’honneur est incontestablement le général Daniel Ménaouine, assis au premier rang, qu’Emmanuel Macron a choisi pour présider le groupe de travail sur le service national universel. « Avez-vous anticipé le nombre d’invités attendus à votre soirée ? », demande-t-il à Marie-Rose. « Comment comptez-vous communiquer sur votre initiative ? », glisse-t-il à Sarah.
« Esprit de groupe et le dépassement de soi »
Les ados jubilent : les quatre projets ont obtenu le coup de pouce financier qu’ils espéraient. Ils ont aussi réussi à se passer facilement le micro, à prendre la parole sans buter sur les mots, alors que beaucoup confient, en aparté, ne pas être à l’aise à l’oral. Et pas beaucoup plus en classe. « L’objectif est de cultiver l’engagement, l’entraide, et cela ne peut se faire qu’en les valorisant », fait observer Marion Chapulut qui, en tant que présidente de l’association Citizen Corps, dédiée au volontariat des jeunes, a intégré l’an dernier le groupe de travail sur le service national universel.

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Pas d’engagement, non plus, sans mixité : pour que ces quarante collégiens venus de Paris mais aussi de Neuilly-Plaisance, Stains ou Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), et qui ne se connaissaient pas il y a encore un mois, parviennent à monter ensemble un projet, le « parcours » s’est joué en trois étapes. Une première semaine loin de la ville, « au vert », rythmée par les activités sportives, « pour les sortir de chez eux, leur faire expérimenter l’esprit de groupe et le dépassement de soi », explique Fleur Marquès Bosio, salariée de l’association. Une deuxième semaine à Paris, en auberge de jeunesse, durant laquelle ils ont fait le plein d’ateliers (d’écritures, de théâtre, de danse…) au contact quotidien d’associations comme la ZEP (pour Zone d’expression prioritaire), le centre d’accueil social protestant Refuge, Aurore… Une dernière semaine, enfin, qui les voit rentrer chez eux chaque soir, mais se retrouver chaque matin pour finaliser leur projet solidaire.
« Ça n’a rien d’un exploit »
Become a fait le plein d’inscriptions en juillet et en août. Une prise en charge sur quinze jours devrait être expérimentée, à la Toussaint, en partenariat avec l’éducation nationale, permettant à des élèves de 3e de valider leur stage d’observation. Un nouveau modèle de « colo bobo », surfant sur les « soft skills », ces compétences comportementales qui s’imposent dans le débat éducatif et suscitent l’intérêt croissant des entreprises ? « On croit vraiment dans un modèle de séjour citoyen, défend Marion Chapulut, une expérience qui puisse concerner non pas quelques dizaines de jeunes mais toute une génération. » Avec quels partenaires et quels financements ? A quel moment ? Beaucoup reste à définir.
Pour rendre l’expérience accessible au plus grand nombre, la facture varie en fonction du revenu des familles – de 100 à 1 000 euros. Et pour toucher les adolescents, des membres de Citizen Corps n’hésitent pas à faire la tournée des collèges, avec l’accord des rectorats, ciblant notamment les jeunes en voie de décrochage scolaire.
Dylan en a entendu parler dans son établissement de Stains (Seine-Saint-Denis). « Je me suis dit pourquoi pas… De toute façon, je n’avais pas de projet cet été. » 
« C’est ma sœur qui travaille dans une asso qui m’en a parlé, souffle Mohamed, 15 ans lui aussi, qui vit dans le 18e arrondissement de Paris. J’ai hésité à venir. Trois semaines, ça me semblait long. Mais les vacances aussi, c’est long… Je n’avais rien à perdre. J’ai fait plein de rencontres ; je suis content. » 
« S’engager, même à notre âge, ça n’a rien d’un exploit, souffle Margaux, même âge, qui vit à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Mes parents m’ont éduquée comme ça. Chaque année, je cours pour une association, je commence même à m’impliquer dans la Croix-Rouge… Ce qui m’a fait du bien, ici, c’est de faire vivre cet engagement collectivement. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Quelque 250 étudiants en ont été victimes le jour de leur rentrée. La CGT et la direction de l’hôpital ont dénoncé cette opération « de grande ampleur ».
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Enquête interne sur le bizutage d’élèves infirmiers au CHU de Toulouse

Quelque 250 étudiants en ont été victimes le jour de leur rentrée. La CGT et la direction de l’hôpital ont dénoncé cette opération « de grande ampleur ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h44
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h31
   





                        



   


« Un bizutage de grande ampleur », c’est ce que dénonce la CGT de l’hôpital de Toulouse, dans un communiqué repris notamment par La Dépêche du Midi, jeudi 6 septembre. Selon le syndicat, 250 étudiants de première année de l’institut de formation en soins infirmiers (IFSI), qui dépend du CHU de Toulouse, ont été victimes de bizutage lors de la rentrée.
« L’ensemble des premières années étaient réunies dans un amphithéâtre lorsque une centaine d’étudiants d’autres années ont fait irruption dans le cours. L’opération de bizutage a alors commencé. Dans un premier temps, les étudiants ont été attachés par deux avec du scotch dans l’amphithéâtre, certains et certaines avec les mains entre les jambes », relate la CGT. La Dépêche publie plusieurs photos de ce bizutage, qui ont été transmises par le syndicat. Elles montrent des jeunes assis avec les cheveux recouverts d’une substance blanche, ainsi que des gros plans sur des poignets attachés avec du ruban adhésif et un pénis dessiné sur la joue d’une jeune femme.
Le syndicat précise que les étudiants ont été ensuite « aspergés avec divers produits : œufs, farine, vinaigre, Coca, Bétadine, Ketchup, mayonnaise, pâtée pour chiens… Y compris dans les yeux ». « Ils ont été sommés de chanter une chanson contenant des propos dégradants : “La fellation c’est tellement bon…” Lorsqu’ils refusaient, des œufs leur étaient jetés dessus. Cela a duré plus d’une heure. Plusieurs étudiants ont essayé de quitter le groupe lorsque le bizutage a commencé, ils en ont été empêchés », poursuit la CGT, qui révèle aussi que cette même opération a eu lieu en 2017.

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« Humiliation groupée »
Les faits ont également été condamnés par la direction du CHU de Toulouse, qui déplore des « réminiscences » d’une tradition inacceptable et a ouvert une enquête interne. « Ces manifestations ne sont pas conformes aux valeurs hospitalières de l’établissement. La direction générale du CHU, en lien avec le CHSCT [comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail], a lancé une enquête interne sur les événements qui se sont déroulés au cours de la journée du 5 septembre. A l’issue de cette enquête, s’il devait être constaté des débordements contraires à la règle instituée, dans l’enceinte du PREFMS [pôle régional d’enseignement et de formation aux métiers de la santé], un rappel à la discipline sera engagé contre les responsables », explique le CHU dans un courriel à La Dépêche du Midi.
De son côté, la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) a qualifié d’« inacceptables » les actes commis sur les élèves de première année, « victimes d’une humiliation groupée ». « Par tradition, des membres des promotions supérieures ont organisé un temps d’intégration sans consultation préalable expliquant les activités menées, ni avec la direction de l’institut de formation, ni avec l’association des étudiants de l’IFSI », écrit-elle dans un communiqué, vendredi.
La pratique du bizutage est formellement interdite depuis la loi du 17 juin 1998 qu’avait portée Ségolène Royal, alors ministre de l’enseignement scolaire. « Hors les cas de violences, de menaces ou d’atteintes sexuelles, le fait pour une personne d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants ou à consommer de l’alcool de manière excessive, lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende », dispose l’article 225-16-1 du Code pénal.

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APPEL À TÉMOIGNAGES
Un événement a priori banal a provoqué chez vous l’envie de tout changer ? Racontez-nous

Discussion lancée le 07 septembre 2018

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On ne connaît jamais toute l’étendue de notre insatisfaction, de notre mal-être, jusqu’à ce qu’un jour un détail, une phrase, un micro-événement, aussi insignifiant fût-il sur le moment, déclenche en nous une avalanche de sentiments refoulés depuis des mois, voire des années. Une phrase lue dans un livre, une remarque anodine d’un ami, un dialogue entendu dans un film… un événement a priori banal vous a fait réaliser qu’au fond de vous sommeillait depuis longtemps une « envie d’autre chose » ? Vous avez ressenti ce petit déclic, en pensant au début que ça n’était pas sérieux, mais, sans pouvoir vous résigner, vous avez décidé de sauter le pas ? Vous avez pris la décision de changer de vie ? Racontez-nous le moment où tout a basculé dans votre tête et comment ce détail est devenu fondateur pour votre changement de vie.
Votre témoignage pourra être publié dans un article du Monde.fr. Si vous souhaitez être contacté par un journaliste, vous pouvez laisser votre adresse e-mail ou un numéro de téléphone.                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Des anciens collaborateurs aux activistes de l’OAS et à leurs admirateurs d’aujourd’hui, Frédéric Charpier retrace l’histoire de cette mouvance qui, contre la République, a fait le choix de l’action violente.
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Aux sources de l’ultradroite adepte de l’action armée

Des anciens collaborateurs aux activistes de l’OAS et à leurs admirateurs d’aujourd’hui, Frédéric Charpier retrace l’histoire de cette mouvance qui, contre la République, a fait le choix de l’action violente.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h52
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Livre. Y a-t-il, aujourd’hui, un danger terroriste d’extrême droite ? Les récentes arrestations, en juin, de militants du groupe AFO (Action des forces opérationnelles) voulant s’en prendre à des musulmans ont jeté, une nouvelle fois, une lumière crue sur l’ultradroite, ce courant politique qui veut prendre les armes pour renverser la République. Des groupes épars qui s’inscrivent dans une longue lignée d’activistes nationalistes. C’est l’histoire de cette mouvance que Frédéric Charpier raconte dans Les Plastiqueurs.

Selon un déroulé chronologique, l’auteur de l’excellent Génération Occident (Seuil, 2005), qui raconte l’histoire de ce groupuscule étudiant d’extrême droite des années 1960, remonte aux lendemains de la seconde guerre mondiale où certains anciens collaborateurs sont recyclés dans la lutte contre le communisme. Dans cette ambiance de guerre froide, tous les coups sont permis contre l’ennemi soviétique, y compris utiliser les ennemis d’hier, coupables des pires vilenies.
Puis vient le cœur du livre, la matrice de ces radicaux qui veulent construire un « ordre nouveau » : la guerre d’Algérie. Sur une centaine de pages, Frédéric Charpier refait l’histoire de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) et de ses multiples ramifications, qui irriguent, encore aujourd’hui, l’ultradroite. Il y a un peu plus d’un an, Logan Nisin, un militant d’extrême droite, voulait ainsi s’en prendre à Christophe Castaner et à Jean-Luc Mélenchon avec un embryon d’organisation baptisé… OAS.
Les assassinats politiques des années Giscard
Charpier retrace donc les parcours de figures principales des ultras de l’Algérie français, comme Jean-Jacques Susini, Pierre Sergent, Dominique Venner, Pierre Sidos mais aussi des moins connus comme Milka Ghenadieff ou Jean Nicolas Marcetteau de Brem. Le livre explore également les militants des années 1960 et 1970 autour d’Ordre nouveau et de leurs amis italiens, acteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La mère de Clément Méric a décrit, jeudi, un « garçon de conviction », « espiègle » et « curieux », lors du procès des trois skinheads impliqués dans sa mort.
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édition abonné


Au « procès Méric » : « Nous voulons que sa mémoire soit respectée »

La mère de Clément Méric a décrit, jeudi, un « garçon de conviction », « espiègle » et « curieux », lors du procès des trois skinheads impliqués dans sa mort.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h57
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

La journée s’annonçait rude pour la dame du deuxième rang, et elle le fut. Il lui a fallu, dès le matin, affronter les photos du visage abîmé de son fils inanimé, montrées à la cour d’assises de Paris. Il lui a fallu, ensuite, écouter les conclusions du médecin légiste, son vocabulaire chirurgical, et les longs débats entre avocats se perdant en conjectures quant à l’utilisation ou non d’un poing américain.
Il lui a fallu, l’après-midi, entendre cinq témoins raconter les derniers instants de son fils, le 5 juin 2013, détailler leurs souvenirs parcellaires et évoquer ce militant « antifa » qu’ils ont parfois décrit comme « provocateur » et « excité », si loin du garçon de 18 ans qu’elle a toujours connu. Durant ces épreuves, Agnès Méric n’a pas quitté la salle d’audience. Les traits fins, sous des cheveux mi-longs et grisonnants, elle a pris des notes sur un petit carnet, assise un rang derrière ses avocats. Comme elle le fait chaque jour, depuis le début du procès des trois skinheads d’extrême droite impliqués dans la rixe au cours de laquelle son fils est mort.
Jusque-là, il avait beaucoup été question de mort. Alors Agnès Méric a voulu raconter la vie de son fils
En fin de journée, jeudi 6 septembre, la mère a été invitée à prendre la parole, pour la première fois. « Clément était le plus jeune de mes enfants. C’est difficile… », commence-t-elle, la voix douce. « Il a beaucoup été évoqué, au moment de sa mort, comme un militant d’extrême gauche, ce qu’il était, évidemment. Mais pour nous, il n’était pas que ça, il était un fils, il était un frère affectueux, il était un cousin, un oncle, un ami… » Tout, soudain, paraît si petit à côté de la dignité de cette femme qui s’est levée pour parler.
Jusque-là, depuis trois jours, il avait beaucoup été question de mort. Alors Agnès Méric a voulu raconter la vie de son fils. Au jury, au public, aux accusés peut-être, elle décrit un garçon « espiègle, joueur »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Pierre-Michel Llorca, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand et auteur d’un livre à paraître le 12 septembre, décrit une situation devenue « intenable ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Psychiatrie  : « Un système de soins à bout de souffle »

Pierre-Michel Llorca, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand et auteur d’un livre à paraître le 12 septembre, décrit une situation devenue « intenable ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h59
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Rennes, Le Rouvray et Le Havre (Seine-Maritime), Amiens… Depuis plusieurs mois, des soignants multiplient les grèves dans les hôpitaux psychiatriques pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et réclamer davantage de moyens. Le professeur Pierre-Michel Llorca, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand, cosigne, sous l’égide de la Fondation FondaMental et de l’Institut Montaigne, Psychiatrie : l’état d’urgence (Fayard, 432 pages, 24 euros), à paraître le 12 septembre, dans lequel il dresse un état des lieux alarmant de cette spécialité médicale.
En quoi la psychiatrie publique est-elle, selon vous, en situation d’« état d’urgence » ?
Le système de soins en psychiatrie est à bout de souffle. Depuis le début de la décennie, il a dû absorber 300 000 patients supplémentaires faisant l’objet d’un suivi régulier. En face, l’offre n’a pas suivi. En quarante ans, on a même perdu 40 % des psychiatres. En toute logique, les conditions de travail et donc les conditions de soins n’ont cessé de se dégrader, engendrant de la souffrance pour les malades, leurs proches et les équipes médicales. Dans certains endroits, la situation est aujourd’hui intenable.
Cette situation de crise est pourtant peu présente dans le débat public…
On peut effectivement s’interroger sur les raisons d’un tel désintérêt. Est-ce dû à de la méconnaissance ? Du déni ? Des préjugés ? Cette occultation a quelque chose de paradoxal lorsqu’on sait que près de 12 millions de personnes sont touchées chaque année par une maladie mentale, soit un Français sur cinq. Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur. La dépression, qui affecte 2,5 millions de personnes chaque année, est par exemple en passe de devenir la première cause d’arrêt-maladie. Les maladies psychiatriques coûtent plus cher à l’Assurance-maladie que les maladies cardio-vasculaires ou les cancers.

Vous comparez la situation...




                        

                        


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En Suède, la question de l’intégration des réfugiés au cœur des élections législatives

Malgré des indicateurs économiques encourageants, la question de l’intégration des arrivants sur le marché du travail a agité la campagne électorale, et on attend une poussée de l’extrême droite, le 9 septembre.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h08
    |

            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Ronneby)








                        



                                


                            

Zacharia Almuberat a 23 ans. Ce jeune Syrien travaille depuis qu’il a quinze ans, parcourant les mers sur des porte-conteneurs. D’abord en cuisine, puis, après une formation de six mois au Panama, comme marin. Il aurait voulu continuer. Mais la guerre est arrivée. Il fuit son pays et atterrit dans le comté du Blekinge, dans le sud de la Suède, en mai 2016. Très vite, il fait un trait sur son rêve. « Entre l’apprentissage du suédois, de l’anglais, et la formation pour me remettre à niveau, j’en avais pour trois ans. » Il veut travailler, gagner de l’argent et payer ses impôts tout de suite. Il ne supporte pas l’idée qu’on puisse le soupçonner de vouloir vivre « aux crochets » des Suédois, précise-t-il.
Alors, après un an passé en centre d’accueil à attendre ses papiers, un an de « perdu », il saute sur tout ce qu’on lui propose : des cours de suédois – « décevants, on était 25 » –, des cours de connaissance de la société suédoise – « beaucoup mieux, on était quatre » –, un boulot dans un restaurant – deux semaines seulement, car le patron voulait le payer au noir –, un stage dans un garage. Et finalement, une formation de manutentionnaire de quatre semaines, qui finit par payer. Vingt-sept mois après son arrivée en Suède, Zacharia a signé un contrat aidé chez Tarkett, spécialiste français du revêtement de sol, dans son usine de Ronneby.
Trop longue ou pas ? La question de l’intégration des étrangers sur le marché du travail suédois n’aura jamais autant été discutée que ces derniers mois, avant les élections législatives du 9 septembre, où l’immigration, l’intégration et l’avenir de l’Etat-providence suédois arrivent en tête des préoccupations des électeurs, dont 20 % seraient prêts à voter pour l’extrême droite (Démocrates de Suède).
Indicateurs économiques au beau fixe
Pourtant, certaines statistiques auraient de quoi réjouir : en 2017, les travailleurs nés à l’étranger ont absorbé 80 % des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Il a été condamné en 1996 à la perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans pour le meurtre de cinq membres de sa famille. Sa demande sera examinée le 18 septembre.
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Jean-Claude Romand a déposé une demande de libération conditionnelle

Il a été condamné en 1996 à la perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans pour le meurtre de cinq membres de sa famille. Sa demande sera examinée le 18 septembre.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 09h43
   





                        



   


Jean-Claude Romand, condamné à la perpétuité en 1996 pour le meurtre de cinq membres de sa famille après avoir menti à ses proches pendant plus de quinze ans, demande sa remise en liberté conditionnelle, a-t-on appris jeudi 6 septembre.
Sa demande sera examinée le 18 septembre, a fait savoir la procureure de la République de Châteauroux (Indre), confirmant une information de France Bleu Berry.
Incarcéré à Saint-Maur (Indre), Romand, aujourd’hui âgé de 64 ans, est un détenu qui « ne pose aucun problème, tout à fait gérable » et qui n’a « pas de passé disciplinaire », commente-t-on à l’Administration pénitentiaire. Mais comme pour n’importe quel détenu, « la question numéro un est : est-ce qu’il peut être un danger pour la société s’il sort et est-ce qu’il a compris le sens de sa peine ? », ajoute-t-on de même source.
Double parricide et triple assassinat
Son nom est lié à l’une des plus grandes affaires criminelles des trente dernières années. L’affaire a inspiré deux films : L’Emploi du temps, de Laurent Cantet (2001), et L’Adversaire, de Nicole Garcia (2002), ainsi que le livre L’Adversaire d’Emmanuel Carrère.
Cet homme avait trompé pendant une quinzaine d’années ses proches et sa famille en se faisant passer pour un médecin de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il vivait en escroquant des proches, dont son père, qui lui avaient confié leurs économies pour, disait-il, les placer en Suisse.
Mais alors que la vérité menace d’éclater, le 9 janvier 1993, il tue sa femme, sa fille de sept ans et son fils de cinq ans à Prévessin-Moëns (Ain), puis ses parents à Clairvaux-les-lacs (Jura). Il rentre chez lui, met le feu à sa maison, avale des barbituriques et rate son suicide.
Retrouvé inconscient le 11 janvier dans sa maison, Romand a d’abord nié puis rapidement avoué ce double parricide et ce triple assassinat, ainsi qu’une tentative d’assassinat perpétrée contre une amie dentiste Chantal Delalande, six actes commis en moins de vingt-quatre heures.
Période de sûreté de vingt-deux ans
Lors de son procès aux assises de l’Ain à Bourg-en-Bresse, l’accusation avait présenté Romand comme un fin calculateur, qui avait tué toute sa famille parce que certains de ses proches avaient découvert son imposture, tandis que d’autres lui réclamaient leur argent.
Les psychiatres présents au procès l’avaient décrit comme un « mythomane » atteint « d’une pathologie narcissique » mais qui ne souffre, selon eux, d’aucun trouble neuropsychique susceptible d’atténuer sa responsabilité.
Selon l’accusation, les meurtres avaient été prémédités : dans les jours précédents, Romand avait acheté des jerricans et de l’essence pour incendier sa maison, plusieurs médicaments à base de phénobarbital pour endormir son fils et peut-être se suicider, une carabine 22 Long Rifle qui servira à tuer sa fille, un boîtier d’autodéfense électrique qu’il utilisera en tentant d’assassiner une amie.
Selon son propre récit, M. Romand avait tué d’abord le 9 janvier vers 8 heures du matin son épouse, Florence Crolet, 37 ans, en la frappant, endormie, à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Il persuade ensuite sa fille Caroline de se coucher pour lui prendre sa température, lui demande de se mettre la tête sous l’oreiller pour « jouer » et lui tire cinq balles avec sa carabine dans le dos. Pour son fils Antoine, il procède de manière identique, après lui avoir fait avaler un peu de phénobarbital. Il se rend ensuite chez ses parents et les tue.
Il a été condamné en 1996 à la perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. S’il ne pouvait bénéficier d’aucun aménagement de peine avant 2015, Romand pouvait depuis cette date demander sa libération.



                            


                        

                        


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Les lycéens préfèrent le bénévolat à la politique

Selon une enquête du Conseil national d’évaluation du système scolaire, plus de 40 % des élèves de terminale s’impliquent dans des organisations humanitaires ou environnementales.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h15
    |

            Violaine Morin








                        


Non, les jeunes ne se fichent pas de tout. Certes, l’engagement dans des partis politiques ou des syndicats n’a plus leur faveur depuis longtemps mais ils s’intéressent néanmoins à la vie civique. C’est ce que nous apprend l’étude « Bénévolat, projets citoyens, élections, vie du lycée… : les lycéens veulent-ils encore s’engager ? » publiée vendredi 7 septembre par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), l’un des volets de sa grande enquête nationale sur l’école et la citoyenneté qui porte sur 16 000 collégiens et lycéens et qui sera présentée en 2019.
Pour ce premier chapitre, les répondants – 6 600 élèves de terminale – dressent logiquement le portrait d’une jeunesse désengagée du politique mais « pas apathique civiquement » selon la présidente du Cnesco, Nathalie Mons. Une tendance déjà démontrée chez les Français en général : une certaine défiance envers les institutions et un rapport « intermittent » au vote. Deux tiers d’entre eux ont une confiance modérée dans le système démocratique et 37 % seulement se « sentent capables de participer à la vie politique ». Seuls 12 % déclarent s’être déjà engagés en politique.

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Mais les jeunes s’engagent malgré tout, différemment. 44 % d’entre eux sont engagés ou se sont engagés par le passé dans des associations humanitaires ou de défense de l’environnement, et 75 % déclarent souhaiter s’engager à l’âge adulte. Mais les lycéens annoncent d’emblée qu’ils choisiront des actions ponctuelles, et non affiliées à une organisation politique. La volonté de s’engager dans un syndicat ne concerne par exemple que 33 % des lycéens. En revanche, 71 % d’entre eux se disent prêts à signer des pétitions, 62 % à participer à des manifestations et 58 % à agir via le boycott de produits.
Des lycéens en rupture avec la vie collective
Cependant, certaines catégories de jeunes ne souhaitent pas s’engager. De fait, 4 % des lycéens (soit 28 000 élèves) sortiront du lycée avec le projet de ne pas s’engager du tout dans la vie de la société. Deux profils de lycéens présentent cette volonté : les lycéens les plus fragiles (11 % des élèves aux résultats scolaires faibles et 11 % des élèves de lycée professionnel) et les très bons élèves.
Les premiers n’ont pas l’intention de s’investir dans des actions revendicatives de contestation du système, via des pétitions, manifestations ou boycotts. L’étude portant sur des élèves de terminale, il faut se garder de généraliser ces chiffres à toute leur tranche d’âge : à ce stade de la scolarité, l’école a déjà écrémé une partie de la jeunesse la plus fragilisée, potentiellement touchée par le même phénomène – les décrocheurs scolaires et les jeunes orientés avant le lycée vers les filières professionnelles (CAP).
Enfin, les seconds, eux aussi, sont 12 % à envisager de ne pas du tout s’engager dans la vie sociale à l’avenir. 31 % de ces très bons élèves disent avoir « peu ou pas confiance » dans le système démocratique.
Sur ce point, le Cnesco avance plusieurs explications : il existe un profil d’adultes CSP + présentant une forte défiance dans les institutions. Cette élite scolaire désintéressée pourrait donc préfigurer de futurs adultes qui ne s’intéressent tout simplement pas à la vie publique. Mais il peut aussi s’agir d’un surinvestissement scolaire qui les empêche d’envisager d’autres activités, les bons élèves étant moins nombreux à déclarer avoir déjà eu des activités annexes comme le bénévolat.
Un système scolaire en deçà des volontés d’engagement des élèves
L’école n’est donc pas entièrement à la hauteur sur ces sujets, et pour plusieurs raisons. D’abord parce que seuls 56 % des élèves qui déclarent « bien comprendre les questions politiques qui concernent la France » : les connaissances civiques des lycéens semblent être en deçà de l’investissement dans l’éducation à la citoyenneté. Avec douze années d’enseignement spécifique (les cours d’éducation morale et civique commencent dès l’école primaire), la France est en effet le pays européen qui propose dans ce domaine l’enseignement spécifique le plus long.
Ensuite, le désintérêt des meilleurs élèves pour la chose publique doit poser question, et l’école pourrait valoriser davantage l’engagement. Le Cnesco préconise ainsi la création d’un « compte temps de bénévolat », qui serait nécessaire pour avoir le bac. Un système similaire existe aux Etats-Unis, où les élèves doivent participer à des « community services » pour valider leur dernière année de lycée. En outre, l’école pourrait créer plus d’opportunités d’engagement, la vie lycéenne étant la première expérience de vie collective à portée des jeunes. Or, seuls 10 % des lycéens déclarent avoir fait du tutorat auprès des plus jeunes, et à peine plus ont déjà participé au journal du lycée.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le procureur a demandé douze mois avec sursis contre les deux hommes, poursuivis, avec neuf autres personnes, pour une rixe à Orly, le 1er août. Jugement le 9 octobre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/09/2018
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Au procès des rappeurs Booba et Kaaris, griseries d’avocats et sursis requis

Le procureur a demandé douze mois avec sursis contre les deux hommes, poursuivis, avec neuf autres personnes, pour une rixe à Orly, le 1er août. Jugement le 9 octobre.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 06h11
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h42
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

En fin de matinée, jeudi 6 septembre, au palais de justice de Créteil, la cour d’assises, qui jugeait une femme accusée du meurtre d’un enfant, a été priée de déménager dans une salle d’audience plus petite.
L’atrium du palais s’est hérissé de barrières de contrôle et de sécurité, et d’importants renforts policiers ont pris place à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. C’est qu’une affaire de la plus grande importance était attendue : on allait juger le « clash » entre deux figures du rap français – Booba et Kaaris –, survenu le 1er août à l’aéroport d’Orly. Quelques hématomes et points de suture des deux côtés, quelques dégâts dans une boutique de l’aéroport, mais des images de rixe vues des millions de fois sur les réseaux sociaux.
Tout avait été anticipé : dehors, un déferlement de fans de chaque groupe décidés à en découdre ; dedans, une cohabitation à haute tension entre les quatre prévenus du « clan » Kaaris contre les sept du « clan » Booba.
Ils entrent, séparés par un cordon d’uniformes. Les places de chacun sur les bancs ont été consignées sur une feuille de papier, qu’une policière fait respecter avec autant de scrupules protocolaires qu’un dîner d’Etat. A gauche, le « clan » Kaaris, à droite le « clan » Booba, les deux chefs étant assis chacun à un bout du rang, à une incompressible distance. Derrière eux, une petite quarantaine de places réservées aux fans. Très sages. Le seul vrai déferlement est médiatique.
Arrêts sur images
L’audience peut enfin commencer. Il est 15 heures, elle devait s’ouvrir à 13 heures. Deux heures de plaidoiries sur des nullités de procédure se succèdent, les avocats s’enivrent, tous les autres s’ennuient.
Soudain, les visages et les stylos se tendent. Kaaris est appelé à la barre : « Ce qui s’est passé, c’est pas bon. Je regrette. Je présente mes excuses. Il y avait des papas, des mamans, des enfants. Je ne suis pas à l’origine de cette rixe. Certes, j’ai dû me défendre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le procureur, qualifiant les deux hommes forts du rap français de « petits bourgeois du clash », a requis un an de prison avec sursis. Jugement le 9 octobre.
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Jugés pour leur rixe à Orly, les rappeurs Booba et Kaaris se rejettent la faute au tribunal

Le procureur, qualifiant les deux hommes forts du rap français de « petits bourgeois du clash », a requis un an de prison avec sursis. Jugement le 9 octobre.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 21h10
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 03h53
   





                        



   


Booba a expliqué vouloir simplement prendre son avion, Kaaris a estimé qu’il n’avait « pas le choix ». Jugés pour leur bagarre à l’aéroport d’Orly début août, les deux rappeurs se sont renvoyé la faute, jeudi 6 septembre, devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne).
Les deux rivaux comparaissaient libres après avoir passé trois semaines en détention provisoire. Passés quelques regards appuyés, Booba, Elie Yaffa à l’état civil, et Gnakouri Okou, alias Kaaris, chacun trois semaines de détention provisoire, sont restés calmes. Ils doivent répondre de violences aggravées et vols en réunion, avec neuf membres de leurs « clans » respectifs impliqués dans la rixe. Le procureur, qualifiant les deux hommes forts du rap français de « petits bourgeois du clash », a requis un an de prison avec sursis contre les intéressés. Des peines de six à douze mois avec sursis contre les autres prévenus ont également été requises, sauf deux personnes en état de récidive pour lesquelles six et huit mois ferme ont été réclamées. Le jugement sera rendu le 9 octobre.
D’ici-là, Booba pourra rentrer en famille à Miami : l’interdiction de quitter la France, imposée à tous les prévenus, a été levée. Ils sont « tous deux responsables » de la rixe du 1er août, où ils ont « perdu toute lucidité », a estimé le procureur. Ils ont « entraîné leurs gardes rapprochées » dans la bagarre, a dénoncé le magistrat.
La pique du procureur contre ceux qui « ont offert un spectacle indigne » a été à l’image de l’audience, houleuse. Après un retard de près d’une heure, l’audience a démarré, devant un public conséquent, de nombreux fans et curieux ayant fait le déplacement.
Les avocats des deux artistes ont d’abord soulevé pendant plus d’une heure des points de nullité de procédure – points, qui après une suspension d’audience, ont été joints au fond du dossier. Puis les prévenus ont été invités à prendre la parole, avant l’examen du dossier. Seul Kaaris, Gnakouri Okou à l’état-civil, s’est exprimé :
« C’est pas bien ce qui s’est passé en fait, je présente mes excuses aux personnes choquées par les images. »
« Légitime défense »
Le tribunal a ensuite longuement décortiqué plusieurs extraits de vidéosurveillance de l’aéroport et certaines vidéos diffusées par des témoins de la rixe sur les réseaux sociaux. Sur l’une d’elles, on y voit Booba – de son vrai nom Elie Yaffa – poser son sac en salle d’embarquement et avancer en direction du côté du hall où est Kaaris. Son rival se lève et s’approche de Booba, avec deux amis et un cousin. Booba fait un léger écart, continue d’avancer. Kaaris recule puis Booba lui assène un coup de pied et la bagarre démarre.
« J’ai essayé d’éviter le groupe », a assuré Booba. « Je pouvais dire que j’étais encerclé et c’est pour ça aussi que j’ai posé mon sac, pour pouvoir éventuellement me défendre », a assuré le rappeur, se sentant « menacé ». « Je le touche pas avec mon premier coup, c’est un coup d’intimidation pour empêcher qu’il m’attaque », a-t-il plaidé.
Le « duc de Boulogne » a également été questionné sur une vidéo tournée par une fan, où on le voit déclarer : « C’est la garde à vue qui m’attend », quelques moments avant la rixe. « Ce n’est pas sur un ton sérieux, a rétorqué Booba. C’est un mauvais pressentiment. (…) Je l’ai vu qui me fixait avant même d’avoir passé le portique, ça sentait pas bon. »

        Lire le portrait :
         

          Booba : « Faut pas oublier que je suis un gamin, je m’amuse »



« J’ai agi par légitime défense du début jusqu’à la fin », a juré de son côté le rappeur de Sevran. Selon Kaaris, Booba lui aurait lancé : « Lève-toi, salope ! » « Je me lève, c’est une erreur. Mais je me lève parce que prendre des coups assis, c’est plus grave que prendre des coups debout », a-t-il expliqué.
Nombreux fans, forte protection policière
Le procès des deux rivaux se déroule dans l’effervescence. L’audience a lieu dans la salle d’habitude réservée aux assises, sous forte protection policière, entièrement pleine. Pour la sérénité des débats, la présidente a interdit aux journalistes de rendre compte du procès en direct sur les réseaux sociaux. Dehors, derrière le cordon de police, des dizaines de fans affichaient « team Booba » ou « team Kaaris ».
L’audience a également été marquée par plusieurs suspensions d’audiences, notamment afin que le tribunal trouve un interprète pour un proche de Booba, le rappeur Gato da Bato, Daniel Toussaint à l’état-civil, d’origine haïtienne.

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                Au procès de Booba et Kaaris, rappeurs contrits et avocats fougueux






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.
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Perquisitions chez les fabricants de matériel électriques, soupçonnés d’entente

Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h55
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h47
   





                        


Existe-t-il un cartel du matériel électrique qui se serait accordé pour fixer les tarifs et limiter la concurrence entre eux ? Douze perquisitions ont été menées, jeudi 6 septembre, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’entente illicite entre les principaux fabricants de matériels électriques français, dont Schneider Electric et Legrand, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.
Cette information judiciaire pour « entente illicite, faux et usage de faux, abus de confiance, abus de biens sociaux, blanchiment de fraude fiscale, corruption d’agents privés et publics », a été ouverte le 7 juin par le parquet de Paris. Elle faisait suite à des signalements en avril de l’Autorité de la concurrence et de l’Agence française anticorruption.
6 milliards d’euros par an
Mediapart s’en était alors fait l’écho, évoquant « un mécanisme d’entente occulte sur les prix mis en place » par Schneider et Legrand ainsi que par leurs principaux clients, les distributeurs Sonepar et Rexel, les multinationales françaises qui dominent la fabrication et la distribution de matériel électrique.
Son principe ? L’industriel « fixe des prix de gros élevés, qui ne permettent pas à ces distributeurs de gagner correctement leur vie » et en contrepartie « l’industriel leur accorde, pour chaque marché, un “prix dérogé”, c’est-à-dire une autorisation de vendre moins cher au client final », explique le site d’information. Puis le fabricant « verse de l’argent aux distributeurs, sous forme d’avoir, pour compenser leur perte de marge ».
« Nous avons été sollicités par les autorités judiciaires, nous les avons accueillies dans nos locaux et nous collaborons avec elles », a réagi jeudi un porte-parole de Schneider Electric, géant français des services et équipements électriques.
Schneider Electric est le deuxième fabricant mondial de matériel électrique, avec 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 5,5 milliards pour son concurrent, Legrand. Le marché du matériel électrique pèse 6 milliards d’euros par an en France.



                            


                        

                        

