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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé la « politique guerrière » de l’exécutif, l’accusant de multiplier les procès pour museler l’opposition.
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En Turquie, le leader kurde Demirtas condamné à quatre ans de prison

Le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé la « politique guerrière » de l’exécutif, l’accusant de multiplier les procès pour museler l’opposition.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h42
   





                        



   


C’est un nouveau coup dur pour l’opposition politique au président Recep Tayyip Erdogan. Le leader prokurde Selahattin Demirtas, détenu depuis novembre 2016 et candidat malheureux à la présidentielle du 24 juin, a été condamné, vendredi 7 septembre, à quatre ans et huit mois de prison pour « propagande terroriste ». L’ancien député Süreyya Önder a, lui, été condamné à trois ans et six mois de prison.
Sur Twitter, le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé la « politique guerrière » du gouvernement. Inlassablement, la formation prokurde dénonce des procès « politiques » visant à réduire au silence un parti farouchement opposé à M. Erdogan. Le HDP, troisième force au Parlement, a ainsi été fortement touché par les purges menées après le putsch manqué de juillet 2016.

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                Selahattin Demirtas : « Je continuerai à m’opposer sans reculer d’un pas, quel qu’en soit le prix à payer »



Risque de 142 ans de prison
« Nous ne reculerons pas, nous continuerons à défendre la paix », a déclaré M. Demirtas, qui s’exprimait par vidéoconférence depuis la prison d’Edirne (nord-ouest) où il est détenu, selon des propos rapportés par le HDP. Ecroué depuis novembre 2016 pour des accusations d’activités « terroristes », le leader prokurde est également poursuivi dans de nombreux dossiers et risque au total jusqu’à cent-quarant-deux ans de prison dans le cadre de son principal procès.
Le président Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois accusé le HDP d’être la vitrine politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe classé terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. M. Demirtas s’est présenté face à M. Erdogan lors de la présidentielle du 24 juin, et a obtenu 8,4 % des voix.

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                Elections en Turquie : un succès mais peu d’espoir pour les Kurdes






                            


                        

                        


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Coup d’arrêt aux négociations entre le Kosovo et la Serbie

Le président serbe a refusé de rencontrer son homologue kosovar vendredi à Bruxelles.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h08
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

La rencontre était particulièrement attendue au Kosovo et en Serbie. Elle n’a pas eu lieu. Vendredi 7 septembre, Aleksandar Vucic, le président serbe, a refusé de rencontrer son homologue kosovar, Hashim Thaci, pour une séance de négociation à Bruxelles qui avait pourtant été annoncée comme cruciale pour aboutir à une normalisation des relations entre ces deux pays des Balkans. « Les conditions minimales pour parler aux représentants de Pristina ne sont pas réunies aujourd’hui », a expliqué un des négociateurs serbes, évoquant les récentes « menaces et supercheries » venant selon lui du Kosovo.
Alors que la Serbie ne reconnaît toujours pas l’indépendance de son ancienne région autonome, proclamée en 2008, les deux hommes avaient fait ces dernières semaines des avancées l’un vers l’autre qui laissaient supposer qu’un accord était à portée de main. Une idée en particulier avait émergé aussi bien à Belgrade qu’à Pristina : celle d’échanger les municipalités à majorité serbe du nord du Kosovo, au-delà de la ville divisée de Mitrovica, contre celles à majorité albanaise du Sud de la Serbie, autour de la vallée de Presevo.
« Invitation pour de nouvelles tragédies »
Ancien commandant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), M. Thaci avait pris tout le monde par surprise en évoquant, en août, son soutien à une « correction des frontières ». Mais redessiner les frontières en suivant des lignes ethniques est une question très sensible dans les Balkans, qui ont été déchirés par les conflits armés dans les années 1990, et plusieurs ONG, responsables politiques locaux ainsi qu’européens avaient déclaré leur inquiétude face à une telle perspective.

Le premier ministre kosovar, pourtant allié avec le parti du président, avait ainsi dénoncé une idée qui est « une invitation pour de nouvelles tragédies dans les Balkans ». Tout comme Angela Merkel, qui avait affirmé que « l’intégrité territoriale dans les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Avec 8 388 résidents officiellement recensés pour 3 100 places, le camp est la première porte d’entrée migratoire en Grèce.
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En Grèce, les employés du camp migratoire de Lesbos en grève pour dénoncer la surpopulation

Avec 8 388 résidents officiellement recensés pour 3 100 places, le camp est la première porte d’entrée migratoire en Grèce.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h12
   





                        



   


Ils veulent dénoncer la surpopulation. Les employés du camp migratoire de Moria à Lesbos, la plus peuplée des îles grecques, ont annoncé vendredi 7 septembre une grève du zèle à partir de samedi, et un arrêt de travail lundi. Ils réclament des mesures pour soulager le camp, et dans l’immédiat y augmenter la surveillance policière pour protéger tant les résidents que le personnel.
Avec 8 388 résidents officiellement recensés pour 3 100 places, le camp, première porte d’entrée migratoire en Grèce, bat des records de densité, selon un communiqué du comité du personnel.
La situation y est « très difficile, voire limite », a reconnu le ministre à la politique migratoire, Dimitris Vitsas, dans une réponse à un appel à l’aide du maire de l’île. Sur l’île même, les migrants et réfugiés sont désormais plus de 10 500, tandis que sur l’ensemble des cinq îles du nord-est de la mer Egée, où l’Union européenne (UE) a décidé en mars 2016 de consigner les arrivants de Turquie, ils frôlent les 20 000 personnes.

        Lire aussi :
         

                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



« La situation est lourde de dangers »
A Moria, la surpopulation impose aux résidents « des conditions de vie tragiques, indignes d’un pays européen », relève le comité du personnel, en écho aux alertes répétées des ONG et du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU :
« La situation est lourde de dangers, qu’il s’agisse du risque d’épidémies, de décès en cas de mauvais temps, de suicides ou mutineries. »
Les autorités du camp tentent pour leur part d’accélérer les transferts vers le continent des exilés jugés « vulnérables » et donc éligibles à l’asile dans l’UE, a indiqué le directeur adjoint, Dimitris Vafeas.
Mais la poursuite des arrivées en provenance des côtes turques proches, en dépit du pacte migratoire UE-Turquie censé tarir les flux, bloque toute solution à terme, a-t-il relevé dans une réponse à un appel à l’aide du maire de l’île.
« Du 1er mai au 30 août, 3 950 personnes vulnérables ont été ramenées sur le continent, mais 5 450 autres sont arrivées à Lesbos », a-t-il précisé en réponse au maire, ajoutant que face à cette situation, la Grèce « insiste sur la nécessité d’une répartition » des réfugiés dans toute l’Europe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Dopée par le succès de la série « Gomorra », la bande-son de Naples s’est mise au rap. Sur scène, de jeunes artistes livrent, au détour de textes crus, une chronique de leur vie marquée par la précarité et l’emprise de la Mafia.
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A Naples, dans le flow de la Camorra 
                  
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LE MONDE
 |
                  07.09.2018 à 14h20


Dopée par le succès de la série « Gomorra », la bande-son de Naples s’est mise au rap. Sur scène, de jeunes artistes livrent, au détour de textes crus, une chronique de leur vie marquée par la précarité et l’emprise de la Mafia.

Par                             Thomas Saintourens





                     

On pourrait se croire à New York, Los Angeles ou Chicago, quelque part dans les années 1980, à observer ces danseurs de hip-hop, souples comme des chats, qui tournoient au son des basses profondes de Land of Hunger, hit astro-funk du groupe The Earons, millésimé 1984, en contrebas d’immeubles barbouillés de graffitis. Mais l’enseigne lumineuse de la caffetteria Gioia, tout comme la fresque figurant Diego Maradona et la Vespa noire garée à proximité du cercle de danse trahissent la localisation de cette session nocturne de breaking.
Les édifices fantomatiques en arrière-plan sont les Vele (« voiles ») di Scampia, un quartier déshérité des faubourgs nord de Naples. Théâtre de ce qu’on appelle ici simplement « la guerre » – cette faida meurtrière liée à la succession du clan Di Lauro, qui a éclaté au milieu des années 2000, et dont quelques soubresauts viennent encore alimenter la chronique des faits divers. Deux ou trois fois par semaine, sur cette piazza Papa Giovanni Paolo II, investie par le centre social Mammut, on rappe là où s’entassaient les seringues, on danse là où s’étalaient les mares de sang.
« Dans ma chanson, je raconte que je me sens seul. Tellement d’amis de notre âge sont tombés. » Fresh
Reclus dans un réduit aux murs jaunes aménagé sous la dalle de béton, à peine rafraîchis par un ventilateur posé à même le sol, Antonio – alias « Fresh » – et Giovanni – « Jó » – composent devant un petit clavier blanc et un écran d’ordinateur. Lorsque les deux copains, âgés de 15 et 16 ans, parsèment leur beat de détonations d’armes lourdes (fichier audio « gun » ou « AK47 »), c’est un écho glaçant à leur quotidien qui pulse des enceintes.
« Dans ma chanson, je raconte que je me sens seul. Tellement d’amis de notre âge sont tombés… explique Fresh, avec l’aplomb d’un vétéran. Le rap, c’est une façon de rester dans le droit chemin. Quand on s’installe pour travailler un morceau, on peut y rester la nuit entière. »...





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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Faut-il voir dans les débordements semblables à ceux de Chemnitz de simples dérapages idéologiques ou la manifestation d’expressions agressives propres à certaines sociétés fermées d’hommes jeunes ? C’est l’analyse inédite proposée par de nombreuses études récentes.
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Des suprémacistes blancs aux terroristes islamistes, une violence de jeunes hommes

Faut-il voir dans les débordements semblables à ceux de Chemnitz de simples dérapages idéologiques ou la manifestation d’expressions agressives propres à certaines sociétés fermées d’hommes jeunes ? C’est l’analyse inédite proposée par de nombreuses études récentes.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h39
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Rapport d’étonnement. Ce sont dans leur immense majorité des hommes – souvent jeunes. Cela frappe en regardant les photos des manifestants néonazis et d’extrême droite qui ont attaqué la police et les contre-manifestants, les 26 et 27 août, dans la ville saxonne de Chemnitz ­(Allemagne), à la suite du meurtre à coups de couteau d’un Allemand d’origine cubaine pour lequel deux suspects, un Irakien et un Syrien, ont été arrêtés.
Le dimanche, 800 personnes se regroupaient, pour la plupart des hooligans des clubs de football locaux et des militants ultranationalistes, criant « Nous sommes le peuple ! ». Une centaine d’entre eux ont harcelé les policiers, multiplié les saluts nazis, d’autres ont fait la chasse à tous ceux qui pouvaient ressembler à des étrangers. C’était tous des hommes.

Le lendemain, à l’appel du parti d’extrême droite légaliste AfD (Alternative für Deutschland), bien implanté dans l’est du pays et en Saxe, de l’association ultranationaliste Pro Chemnitz, du mouvement Pegida, qui dénonce l’islamisation de l’Allemagne, et des néonazis de Der III. Weg, 6 000 personnes sont descendues dans la rue pour ­conspuer la politique migratoire d’Angela Merkel. ­Rappelons que plusieurs attaques au couteau (à Lübeck, à Wuppertal…) ont été perpétrées ces deux dernières ­années par des demandeurs d’asile.
Chasses collectives
Une fois encore, des bandes de manifestants extrémistes et de hooligans du groupe Kaotic Chemnitz ont affronté la police, criant leur haine de tous les étrangers. Tous des hommes encore. Les images de ces chasses collectives et de ces cortèges furieux ont choqué en Allemagne, où toute résurgence du passé nazi inquiète, mais où l’on ­déteste aussi que l’ordre légitime soit défié.

C’est ainsi que ­Reinhard Müller, éditorialiste au quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine, a pu écrire le 27 août : « La frontière entre la civilisation et la barbarie est mince. (…)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’architecte italien a révélé au « Monde » les plans de la structure imaginée pour remplacer celle qui s’est effondrée en août, qu’il a réalisés gratuitement.
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Pour Gênes, Renzo Piano présente un pont qui « doit durer cinq cents ans »

L’architecte italien a révélé au « Monde » les plans de la structure imaginée pour remplacer celle qui s’est effondrée en août, qu’il a réalisés gratuitement.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h39
    |

            Isabelle Regnier (Gênes (Italie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Je n’ai jamais travaillé dans une telle urgence. Heureusement, les désastres de cette ampleur ne sont pas fréquents… » En cette belle journée de septembre, Renzo Piano nous reçoit dans son agence de Punta Nave, à Gênes, sublime bâtisse de verre construite à flanc de colline, surplombant la Méditerranée. A l’étage inférieur, une pièce est consacrée aux plans et aux maquettes du nouveau pont dessiné par l’architecte pour remplacer celui de Riccardo Morandi, qui s’est effondré le 14 août, causant la mort de quarante-trois personnes. Sur un fond bleu océan, de fines lignes blanches révèlent un ruban épuré posé sur une série de piliers qui se prolongent vers le ciel en de longs mats fuselés. Quarante-trois au total, un pour chaque victime. La nuit, ils diffuseront autour d’eux, en un halo « un peu fantomatique », la lumière captée dans la journée par les panneaux solaires qui bordent le tablier.
Pour Renzo Piano, l’édifice « doit rappeler son histoire, terrible – métaboliser le deuil de la ville »
Le pont sera en acier. Les piliers seront espacés de 50 mètres, sauf à deux endroits où le terrain impose une distance de 100 mètres. Ils seront beaucoup plus resserrés que les grands V en béton armé du pont Morandi. Conçu pour être solide et facile d’entretien, l’édifice « doit durer cinq cents ans ! », déclare, bravache, l’architecte. « Mais il doit aussi chanter ! Il doit rappeler son histoire, terrible – métaboliser le deuil de la ville. C’est comme la poésie de la mer qui enregistre les sons, les voix, les parfums, la lumière, et les restitue pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour écouter. »

Alors qu’une exposition de son travail débute, le 15 septembre, à la Royal Academy of Arts, à Londres, que ses collaborateurs font avancer les nombreux projets développés par son agence à travers le monde, celui qui a propulsé Paris dans la modernité avec le Centre Pompidou (conçu avec Richard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le président français rencontre la chancelière allemande à Marseille vendredi, après avoir vu la veille au Luxembourg les premiers ministres du Benelux, ses alliés potentiels en vue des élections européennes de mai 2019.
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Avant de voir Angela Merkel, Emmanuel Macron travaille à ses futures alliances européennes

Le président français rencontre la chancelière allemande à Marseille vendredi, après avoir vu la veille au Luxembourg les premiers ministres du Benelux, ses alliés potentiels en vue des élections européennes de mai 2019.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h29
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’était, officiellement, une « réunion de travail » prévue de longue date, et destinée à préparer les prochaines réunions des dirigeants de l’Union européenne. Emmanuel Macron, invité du premier ministre libéral luxembourgeois, Xavier Bettel, et de ses homologues, le Belge Charles Michel et le Néerlandais Mark Rutte, ont parlé migration, Brexit, zone euro et taxation des géants du numérique, jeudi 6 septembre, dans la capitale du Grand-Duché.
Tandis que la « bulle » européenne bruisse de rumeurs quant à une possible alliance des futurs eurodéputés de La République en marche et de l’Alliance des libéraux et démocrates (ALDE) au Parlement de Strasbourg, en vue des élections européennes de 2019, le rendez-vous était attendu, même si aucun accord définitif n’a été annoncé. « Désolé de vous décevoir, mais il n’y aura pas de faire-part de mariage. Ce n’était pas le but de nos discussions », ironisait M. Bettel. « Une coalition transpartis ? Nous n’en sommes pas là aujourd’hui », ajoutait M. Rutte.
Avec son collègue belge, celui-ci a toutefois été mandaté, en juillet, par les dirigeants libéraux européens pour tenter de convaincre le président français. Ce dernier souhaite constituer, selon son entourage, vers la fin de l’année, une « alliance progressiste ». Il s’agit, vu de l’Elysée, de dépasser les clivages actuels du Parlement de Strasbourg, d’incarner la résistance aux forces nationalistes et identitaires qui ont le vent en poupe et qui pourraient bouleverser la composition de l’assemblée, tout en rassemblant le plus possible d’alliés parmi les eurodéputés.
« Le socle de LRM, c’est l’ALDE »
Rallier l’ALDE avant le scrutin est bien le chemin que semble prendre le président français, qui avait pourtant caressé un temps l’idée de lancer son propre mouvement européen. « Aujourd’hui, nous travaillons avec des partis qui se trouvent au sein d’ALDE, mais aussi avec d’autres qui sont en dehors. Notre volonté n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Malgré des indicateurs économiques encourageants, la question de l’intégration des arrivants sur le marché du travail a agité la campagne électorale, et on attend une poussée de l’extrême droite, le 9 septembre.
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En Suède, la question de l’intégration des réfugiés au cœur des élections législatives

Malgré des indicateurs économiques encourageants, la question de l’intégration des arrivants sur le marché du travail a agité la campagne électorale, et on attend une poussée de l’extrême droite, le 9 septembre.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h08
    |

            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Ronneby)








                        



                                


                            

Zacharia Almuberat a 23 ans. Ce jeune Syrien travaille depuis qu’il a quinze ans, parcourant les mers sur des porte-conteneurs. D’abord en cuisine, puis, après une formation de six mois au Panama, comme marin. Il aurait voulu continuer. Mais la guerre est arrivée. Il fuit son pays et atterrit dans le comté du Blekinge, dans le sud de la Suède, en mai 2016. Très vite, il fait un trait sur son rêve. « Entre l’apprentissage du suédois, de l’anglais, et la formation pour me remettre à niveau, j’en avais pour trois ans. » Il veut travailler, gagner de l’argent et payer ses impôts tout de suite. Il ne supporte pas l’idée qu’on puisse le soupçonner de vouloir vivre « aux crochets » des Suédois, précise-t-il.
Alors, après un an passé en centre d’accueil à attendre ses papiers, un an de « perdu », il saute sur tout ce qu’on lui propose : des cours de suédois – « décevants, on était 25 » –, des cours de connaissance de la société suédoise – « beaucoup mieux, on était quatre » –, un boulot dans un restaurant – deux semaines seulement, car le patron voulait le payer au noir –, un stage dans un garage. Et finalement, une formation de manutentionnaire de quatre semaines, qui finit par payer. Vingt-sept mois après son arrivée en Suède, Zacharia a signé un contrat aidé chez Tarkett, spécialiste français du revêtement de sol, dans son usine de Ronneby.
Trop longue ou pas ? La question de l’intégration des étrangers sur le marché du travail suédois n’aura jamais autant été discutée que ces derniers mois, avant les élections législatives du 9 septembre, où l’immigration, l’intégration et l’avenir de l’Etat-providence suédois arrivent en tête des préoccupations des électeurs, dont 20 % seraient prêts à voter pour l’extrême droite (Démocrates de Suède).
Indicateurs économiques au beau fixe
Pourtant, certaines statistiques auraient de quoi réjouir : en 2017, les travailleurs nés à l’étranger ont absorbé 80 % des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’ancien premier ministre prépare activement sa candidature à quelques mois des municipales espagnoles de 2019.
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Manuel Valls tisse ses réseaux à Barcelone

L’ancien premier ministre prépare activement sa candidature à quelques mois des municipales espagnoles de 2019.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h36
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Manuel Valls a fait salle comble jeudi 6 septembre à Barcelone, dans la librairie où il présentait l’essai Anatomía del procès (Ed. Debate, non traduit), dont il a écrit la préface. Aux côtés de la politologue Astrid Barrio, du journaliste d’El Pais Lluis Bassets et de l’historien Joaquim Coll, coauteurs de cet ouvrage qui décortique la montée de l’indépendantisme en Catalogne, l’ancien premier ministre français a participé à une conférence aux airs de précampagne.
Mais, s’il a profité du micro qui lui était tendu pour défendre une nouvelle fois sa vision de Barcelone comme une ville ouverte et cosmopolite, « qui parle au monde, qui doit être une capitale de l’Europe du Sud », il n’a pas encore voulu confirmer sa candidature aux municipales du 26 mai 2019. « Ce n’est pas le moment, pas l’endroit », a-t-il tranché malgré l’insistance des médias et la curiosité du public, avant de s’éclipser sur les trottoirs de la Rambla de Catalunya, sous une pluie battante.
Manuel Valls, Barcelonais de naissance, devenu un des grands défenseurs de l’unité de l’Espagne après la tentative de sécession du gouvernement catalan, en 2017, fait encore durer le suspense. Mais il a confirmé à la radio RN4 qu’il annoncera sa décision courant septembre.
« Sa candidature semble opportuniste »
Celle-ci ne fait guère de doute, selon son entourage. Et il suffit de lire le prologue du livre dont il était question jeudi pour comprendre le désir qui l’anime de franchir le pas. Il dédie une bonne partie du texte à se replacer dans une longue tradition familiale catalaniste. Il ne tarit pas d’éloges sur les atouts de Barcelone, une « ville ouverte, généreuse, méditerranéenne, espagnole, européenne. Une ville monde ». Très dur avec l’indépendantisme, il insiste enfin sur ses « multiples prises de position, basées sur des convictions fermes, le respect de tout un chacun et la volonté de réconciliation ».
Surtout,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La ville de Chemnitz, où un homme a été tué par des migrants, est devenue la caisse de résonance de la crise de l’identité allemande.
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La droite allemande tétanisée par l’extrême droite

La ville de Chemnitz, où un homme a été tué par des migrants, est devenue la caisse de résonance de la crise de l’identité allemande.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h29
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Sans doute est-il trop tôt pour tirer toutes les leçons des événements de Chemnitz (Saxe). Sans doute faudra-t-il encore du temps pour comprendre comment la mort de Daniel Hillig, un homme de 35 ans, poignardé en pleine rue dans la nuit du 25 au 26 août, a déclenché des manifestations sans précédent dans cette ville de 240 000 habitants devenue, en quelques jours, la caisse de résonance de la profonde crise d’identité que traverse la société allemande.
Sur le plan politique, en revanche, un premier bilan peut d’ores et déjà être établi. Et il est préoccupant pour la « grande coalition » d’Angela Merkel qui, face aux démonstrations de force du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), est apparue sur la défensive et incapable de parler d’une seule voix.
Cette cacophonie s’est étalée au grand jour, jeudi 6 septembre, à la suite de la parution d’une interview du ministre de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU), dans le quotidien Rheinische Post. Interrogé sur Chemnitz, il y déclare avoir de la « compréhension » pour la « colère » des habitants ayant manifesté après le meurtre de Daniel Hillig, dont trois demandeurs d’asile sont soupçonnés. « Si je n’avais pas été ministre, je serais descendu dans la rue en tant que citoyen », assure M. Seehofer, avant d’ajouter : « La question migratoire est la mère de tous les problèmes politiques du pays. »
Un tollé
Au Parti social-démocrate (SPD), membre de la « grande coalition » au pouvoir à Berlin, ces déclarations ont provoqué un tollé. Lars Klingbeil, le secrétaire général du parti, a dénoncé « un langage digne de l’extrême droite populiste ». Natascha Kohnen, l’une de ses vice-présidentes, a réclamé la démission du ministre, considérant que son soutien à des manifestations où ont été lancés des appels à la violence contre les étrangers rend « intenable » son maintien au gouvernement.

Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le meneur du mouvement de protestation sociale du « Hirak » Nasser Zefzafi voulait dénoncer ses conditions de détention à Casablanca.
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Compte rendu

Au Maroc, fin de la grève de la faim du leader de la contestation dans le Rif

Le meneur du mouvement de protestation sociale du « Hirak » Nasser Zefzafi voulait dénoncer ses conditions de détention à Casablanca.


LE MONDE
              datetime="2018-09-07T10:29:40+02:00"

        Le 07.09.2018 à 10h29






    
Manifestation en faveur de la libération de Nasser Zefzafi, à Casablanca, le 31 octobre 2017.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Nasser Zefzafi, leader emprisonné du mouvement de contestation sociale du « Hirak » (« mouvance ») qui avait agité une partie du nord du Maroc en 2016 et 2017, a mis fin jeudi 6 septembre à sa grève de la faim, a appris l’AFP auprès de son avocat. Incarcéré à Casablanca après sa condamnation à vingt ans de prison, Nasser Zefzafi a cessé la grève de la faim qu’il avait entamée une semaine plus tôt pour dénoncer ses conditions de détention, a expliqué Me Mohamed Aghnaj, sans pouvoir préciser si les revendications de son client avaient été satisfaites.

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                Maroc : 188 personnes ayant participé à la révolte du Rif graciées par le roi



Il avait cessé de s’alimenter pour demander « les droits dont bénéficient les autres prisonniers », c’est-à-dire sortir de l’isolement et être placé « dans une cellule digne où il puisse voir et parler » avec d’autres détenus, selon son père Ahmed Zefzafi.
Amnistie
Arrêté en mai 2017 en pleine contestation sociale dans la région du Rif (nord), Nasser Zefzafi avait été condamné fin juin à vingt ans de prison pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat », au terme de neuf mois d’un procès fleuve réunissant un total de 53 accusés. Le roi du Maroc Mohamed VI a depuis amnistié près de 190 personnes qui avaient été condamnées par différents tribunaux en lien avec ce mouvement, dont 11 des accusés de Casablanca.

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Ancien chômeur devenu le visage de la protestation avec ses talents d’orateur, Nasser Zefzafi avait été arrêté après avoir interrompu le prêche d’un imam ouvertement hostile au mouvement dans une mosquée d’Al-Hoceïma, l’épicentre du « Hirak ».
Les manifestations dans la région du Rif avaient été déclenchées par la mort d’un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu’il s’opposait à la saisie de sa marchandise. Au fil des mois, le mouvement avait pris une tournure plus sociale et politique, appelant à davantage de développement et à la fin de la « marginalisation » de la région.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Bruxelles redoute que Rome laisse filer ses dépenses publiques. Le déficit public, attendu à 1,7 % du PIB en 2018, pourrait de nouveau frôler les 3 % en 2019. La dette publique continue d’avoisiner les 130 % du PIB.
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Budgets prévisionnels 2019 européens : l’Italie concentre les inquiétudes

Bruxelles redoute que Rome laisse filer ses dépenses publiques. Le déficit public, attendu à 1,7 % du PIB en 2018, pourrait de nouveau frôler les 3 % en 2019. La dette publique continue d’avoisiner les 130 % du PIB.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h20
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Le répit n’aura pas duré longtemps, à Bruxelles. En 2017, à la même période, la Commission européenne envisageait sereinement la saison des « budgets prévisionnels », qui s’ouvre chaque mois de septembre : les capitales doivent envoyer leur proposition de budget pour l’année suivante, théoriquement avant le 15 octobre.
L’inquiétude est de retour cette année. Les dirigeants de la Commission redoutent une nouvelle période de tensions avec les capitales. Première, et de très loin sur la liste des préoccupations, l’Italie, dont le budget 2019 est attendu, à Bruxelles, d’ici à la fin de septembre. Le sujet sera dans tous les esprits des ministres des finances des Vingt-Huit, réunis à Vienne, vendredi 7 et samedi 8 septembre.
L’homme fort du gouvernement de coalition des extrêmes, à Rome, Matteo Salvini, patron de la Ligue, n’a cessé de souffler le chaud et le froid ces dernières semaines. Le vice-premier ministre, Luigi Di Maio, patron du Mouvement 5 étoiles, a affirmé, dimanche 2 septembre, que son gouvernement choisirait toujours de défendre les Italiens, avant de suivre l’avis des agences de notation.
En tout, si elles sont mises en musique, les promesses électorales de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles (création d’un revenu citoyen, introduction d’une « flat tax », soit un impôt à taux unique…) coûteraient près de 100 milliards d’euros. Après l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes, Rome a aussi annoncé « un programme de grands travaux comme celui engagé par le président Trump. »
« Revenir à 3 % [de déficit] serait un grand pas en arrière »

A Bruxelles, on a vite fait les comptes : si Rome met ces projets à exécution, son déficit public, attendu à 1,7 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2018, pourrait de nouveau frôler les 3 % en 2019. Une dérive d’autant plus délicate que la dette publique italienne continue d’avoisiner les 130 % de son PIB. « Revenir à 3 % [de déficit] serait un grand pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Emmanuel Macron a fait de ce nouvel impôt une priorité politique à Bruxelles. Il se heurte à une Allemagne réticente.
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L’Europe bute sur la taxation des géants du numérique

Emmanuel Macron a fait de ce nouvel impôt une priorité politique à Bruxelles. Il se heurte à une Allemagne réticente.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 11h52
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les prochains jours seront décisifs pour la taxe numérique voulue par Emmanuel Macron. Le président français et son ministre de l’économie, Bruno Le Maire, vont-ils enfin, après douze mois de lobbying, parvenir à vaincre les réticences de leurs partenaires européens, à commencer par celles de Berlin ?
M. Macron a fait de ce nouvel impôt européen sur l’activité numérique une priorité politique à Bruxelles et compte bien s’en prévaloir pour aborder la dernière ligne droite avant les élections européennes, au printemps 2019.

Mais, en matière fiscale, l’unanimité est requise au Conseil (les Etats membres). Or, à mesure qu’avance la campagne pour le scrutin de mai 2019, les positions des gouvernements autour de la table se radicalisent. M. Macron espère que la chancelière allemande, Angela Merkel, lui donnera quelques assurances, lors de leur rencontre, vendredi 7 septembre, à Marseille.
Il en va de même pour Bruno Le Maire, qui attend un signal positif de son alter ego, le social-démocrate Olaf Scholz, samedi 8 septembre, lors d’une réunion des ministres des finances de l’Union européenne, à Vienne. Surtout, après les révélations, mercredi 5 septembre, de l’hebdomadaire populaire Bild, qui a fait état d’une note confidentielle du ministère des finances allemand dénonçant une taxe « non productive ».
Quelques raisons d’être optimistes
Le ministère a démenti l’abandon du projet de taxe numérique par l’Allemagne, mercredi, sans pour autant rien promettre à Paris. « Aucune décision n’a encore été prise par le ministre ou le ministère », a assuré un porte-parole.
M. Le Maire a bien résumé l’enjeu, le même jour, sur LCI : « Il faut qu’en janvier 2019, nous ayons décidé sur le sujet. Si nous ne sommes pas capables de rétablir l’égalité fiscale et de taxer les géants du numérique, nous le paierons dans les urnes. »
Le ministre a poursuivi son raisonnement le lendemain, jeudi 6 septembre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Une pétition demande l’ouverture de l’émission confessionnelle historique de la BBC, « Thought for the day », à des contributeurs non croyants, alors que la majorité des Britanniques se déclarent désormais « sans religion ».
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Chaque matin à 7 h 45, la BBC endort ses auditeurs

Une pétition demande l’ouverture de l’émission confessionnelle historique de la BBC, « Thought for the day », à des contributeurs non croyants, alors que la majorité des Britanniques se déclarent désormais « sans religion ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 04h57
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE LONDRES

Chaque matin peu après 7 h 45, les sept millions d’auditeurs de « Today », la session d’information de BBC Radio 4 la plus prestigieuse et l’une des plus écoutées du Royaume-Uni, subissent un choc. L’avalanche des infos, interviews et reportages s’interrompt subitement pour laisser la place à… un sermon.
« Thought for the day » (« La pensée du jour ») dure moins de trois minutes, mais l’émission a le don d’exaspérer une partie des auditeurs. « C’est le bon moment pour aller aux toilettes ou allumer la bouilloire pour le thé », ironise Terry Sanderson, président de la très laïque National Secular Society, à l’origine d’une pétition, en août, demandant une réforme de cette séquence. Sur un ton sentencieux, un évêque, un théologien, rarement un rabbin ou un imam, délivre sa « pensée du jour », mélange de morale, de références bibliques et de café du commerce plus ou moins lié à l’actualité. Le texte est lu, parfois laborieusement, ce qui confère à la séquence une tournure surannée, genre « chers auditeurs ».
Jeudi 6 septembre, le grand rabbin Mirvis annonçait la fête de Roch Hachana (Nouvel An juif) en dissertant sur le poids de nos actions individuelles sur les générations futures. L’avant-veille, Tina Beattie, professeure de théologie catholique insistait en toussotant sur la force que donne la foi pour résister aux trahisons et aux agressions. Le jour de la rentrée scolaire, le révérend Rob Marshall magnifiait l’engagement des professeurs dans la transmission de la sagesse. Les platitudes s’enchaînent, produisant un filet d’eau tiède plutôt soporifique à l’heure où l’auditoire haut de gamme de « Today » s’ébroue.
« Elément du patrimoine britannique »
Selon la présentation officielle de la BBC, « Thought for the day » est une « ponctuation » qui propose aux auditeurs « des réflexions du point de vue de la foi sur les sujets et les gens qui font l’actualité ». La séquence est la lointaine héritière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Nommée en 2015, la directrice de l’Académie de France à Rome, fait l’objet de virulentes critiques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/09/2018
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Muriel Mayette-Holtz ne sera pas reconduite à la tête de la Villa Médicis

Nommée en 2015, la directrice de l’Académie de France à Rome, fait l’objet de virulentes critiques.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 13h20
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                            Emmanuelle Lequeux








                        



                                


                            

Exit Muriel Mayette-Holtz à la tête de la Villa Médicis. Comme l’avait annoncé la version française de The Art Newspaper, la pétulante comédienne a confirmé à son équipe, jeudi 6 septembre au matin, qu’elle ne serait pas reconduite à la direction de l’Académie de France à Rome, après trois ans passés dans ce site prestigieux posé sur les hauteurs de Rome. Elle l’aurait appris deux jours plus tôt de la part de la ministre de la culture, Françoise Nyssen.
Alors que son mandat devait prendre fin cette semaine, le ministère de la culture a donc attendu la dernière minute pour lui signifier la fin de sa mission. Dans un communiqué publié jeudi, Mme Nyssen a tenu à « remercier » Mme Mayette-Holtz en souligant que depuis 2015 elle et ses équipes « ont cherché à ouvrir davantage la programmation culturelle de l’Académie de France à Rome à la diversité des expressions artistiques » et « veillé tout particulièrement à valoriser le travail d’artistes femmes ». Pour Muriel Mayette-Holtz, le coup est rude : dans l’histoire, pourtant mouvementée, de la Villa, c’est la première fois qu’un directeur n’est pas reconduit au terme de son premier mandat. « Je suis triste et en colère », a déclaré Mme Mayette-Holtz, vendredi matin sur RTL.
Bilan mitigé
Cela va-t-il enclencher un jeu de chaises musicales dans le monde de l’art ? Plusieurs postes, et non des moindres, se trouvent en tout cas vacants : les Beaux-Arts de Paris, le Musée d’art contemporain de Lyon, le Centre d’arts plastiques contemporains (CAPC) de Bordeaux, et bientôt le Palais de Tokyo – le mandat de Jean de Loisy, son président, prend fin mi-2019, mais beaucoup annoncent un départ anticipé.
Cette conjoncture a sans doute joué dans la décision de Françoise Nyssen. Le bilan mitigé de Muriel Mayette-Holtz aussi. A l’été 2015, l’entrée en fonctions de l’ancienne administratrice générale de la Comédie-Française...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Depuis 2011, le compte officiel du royaume était tenu, chaque semaine, par un Suédois différent. Il cessera de publier le 30 septembre.
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Fin du compte Twitter de la Suède, « le plus démocratique du monde »

Depuis 2011, le compte officiel du royaume était tenu, chaque semaine, par un Suédois différent. Il cessera de publier le 30 septembre.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 21h03
    |

            Corentin Lamy








                        



   


C’est une expérience sociale à l’échelle d’un pays qui s’achèvera à la fin de septembre : celle du compte Twitter@sweden, ouvert en 2011 par l’Institut suédois, organisme gouvernemental chargé de la promotion de l’image de la Suède. A partir du 30 septembre, le compte, qui restera accessible, ne sera plus actif.
Depuis le 10 décembre 2011, la gestion de ce compte Twitter était confiée, chaque semaine, à un Suédois (ou à un étranger résident en Suède) différent.
Chacun est libre de s’en servir comme il l’entend, pour dire ce qu’il veut, à qui il veut. Sans censure, ni contrôle — tant que les propos tenus ne tombent pas sous le coup de la loi, ne font pas de publicité pour une marque ou ne représentent pas une menace pour la sécurité.
Ce sont ainsi trois cent cinquante-six femmes et hommes qui se seront ainsi improvisés « community managers » officiels de la Suède. Pour voir sa candidature retenue, trois obligations : être actif sur Twitter, être suédois ou résider dans le pays, et… ne pas proposer sa candidature. Les noms des trois cent cinquante-six Suédois choisis ont en effet été soumis par des pairs, librement, par un simple formulaire sur le site du projet, où il fallait préciser le « lien » du candidat avec la Suède et la raison pour laquelle il intéresserait quelqu’un résidant en dehors du pays. L’idée étant de faire rayonner l’image du royaume à travers le monde.
150 000 abonnés
Deux cent mille tweets plus tard, la mission est-elle accomplie ? Cent cinquante mille abonnés suivent en tout cas aujourd’hui le compte aux commandes duquel se sont succédé blogueurs (Jack Werner, le premier d’entre eux), journalistes, comiques, entrepreneurs, artistes, jeunes, vieux et, surtout, beaucoup d’anonymes — à chaque fois propulsés par l’Institut suédois « seuls administrateurs du compte Twitter le plus démocratique du monde ».
Le site curatorsofsweden.com consacre un court portrait à chacun d’entre eux, et même après le 30 septembre, il sera toujours possible de consulter les archives du compte.
Le but de la manœuvre ? Il s’agissait, selon le site officiel de l’initiative, de « prouver, en pratique, que la Suède est un pays ouvert et démocratique ». Mais, surtout, de faire la promotion du pays, en accord avec la mission de l’Institut suédois. L’entreprise VisitSweden (« Visitez la Suède »), partenaire de l’opération, se félicitait déjà en 2013 que les tweets de ces « vrais » citoyens soient plus relayés que des tweets officiels. Et qu’ils avaient déjà, à l’époque, fait économiser 40 millions de dollars de promotion au gouvernement suédois.
Provocant voire choquant
Il est vrai que @sweden aura fait entendre une voix bien éloignée des canons de la communication institutionnelle. Tour à tour amusant ou barbant, provocant voire choquant, @sweden aura plusieurs fois fait l’actualité.
A l’image de Sonja qui, en juin 2012, décontenance en notant « qu’avant la deuxième guerre mondiale, Hitler était un des plus beaux noms dans le monde ». Avant de confesser qu’en regardant ses enfants, parfois elle se souvient « de l’époque où ils avaient [son] vagin autour du cou ». Mais rien n’avait préparé les réseaux sociaux à cette réflexion sur l’antisémitisme, de la part de cette jeune femme de la Suède rurale : « C’est quoi l’histoire avec les juifs ? On ne voit même pas qu’ils sont juifs, à moins de regarder leur pénis, et encore. »

Whats the fuzz with jews. You can't even see if a person is a jew, unless you see their penises, and even if you do, you can't be sure!?— sweden (@@sweden / Erik)


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Comme Sonja, Sara provoquera aussi des remous, quand elle résumera en 2017 l’esprit suédois en trois points : « Nous ne croyons pas en Dieu, nous préférons l’Etat à notre famille, nous mettons de la confiture sur notre viande », trois assertions qui, chacune à sa façon, ne manqueront pas de susciter une polémique. L’Institut suédois redira pourtant, à chaque fois, sa confiance dans son expérience et sa volonté de n’exercer aucune censure.
Le compte @sweden, sous la plume d’un certain Max, est même allé chercher querelle au président Donald Trump. « Hey Don, c’est la Suède qui te parle ! C’est gentil de t’inquiéter, vraiment, mais ne t’emballe pas : tout va très bien ! ». Le message, qui répondait à un discours alarmiste de Trump sur la Suède et les migrants, a été retweeté plus de quatre cents fois. Cette semaine-là, le nombre de followers de @sweden augmentera de 20 %.

Hey Don, this is @Sweden speaking! It's nice of you to care, really, but don't fall for the hype. Facts: We're ok!… https://t.co/xC83t45Sg9— sweden (@@sweden / Erik)


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Fin prématurée
L’expérience a pourtant bien failli s’arrêter dès 2016, quand des insultes sexistes et racistes à l’encontre du compte @sweden commencent à se multiplier. Henrik Selin, alors responsable du dialogue interculturel au sein de l’Institut suédois, avait laissé entendre que si la mise en place d’un « code de conduite » sur son site ne suffisait pas à faire taire les insultes et les menaces, l’expérience pourrait connaître une fin prématurée.
« On va essayer de faire changer les choses mais si ça ne fonctionne pas, et si le compte continue à être envahi de messages de ce genre, on commencera à réfléchir à l’intérêt de continuer l’expérience. »
@sweden aura pourtant tenu deux ans de plus. Et s’il s’arrête aujourd’hui, c’est, d’après Anna Rudels, responsable du département numérique et communication de l’Institut suédois, tout simplement parce que « tous les projets ont une fin ».
« Après quasiment sept ans, il est temps pour nous d’avancer. Nous allons développer de nouveaux formats, qui nous permettront de toucher encore plus de gens, dans davantage de pays encore. »
Au début du mois, c’est le youtubeur SethEverman qui a offert à @sweden ce qui sera sans doute son dernier coup d’éclat. Pendant une semaine, la popularité du vidéaste et musicien au 1,1 million d’abonnés aura permis au compte Twitter officiel de la Suède de toucher un public plus large que jamais.
Plus sage, l’actuel maître des lieux, Erik, se sert de ses sept jours de notoriété pour raconter sa vie de traducteur, et comparer des dictionnaires aux propriétés amusantes. Ils seront encore trois Suédois à se succéder aux commandes de @sweden, avant que la voix du compte ne s’éteigne définitivement, le 30 septembre.
Ceux que l’exercice fascine pourront alors se tourner vers @ireland : depuis 2012, la République d’Irlande mène en effet une expérience similaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Mercedes Bresso, vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen, dénonce dans une tribune au « Monde » les propos tenus par Christophe Castaner le 4 septembre contre ce qu’il tient pour une « anomalie démocratique ».
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édition abonné


Non, le « Spitzenkandidat » n’est pas « une anomalie démocratique »

Mercedes Bresso, vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen, dénonce dans une tribune au « Monde » les propos tenus par Christophe Castaner le 4 septembre contre ce qu’il tient pour une « anomalie démocratique ».



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 16h48
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h19
    |

Mercedes Bresso (Députée européenne, vice-présidente du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates)







                        



                                


                            

Tribune. L’intérêt supérieur de la nation est bien trop souvent incompatible avec les intérêts des citoyens européens. Les intérêts des partis politiques aussi. C’est ce que je constate avec regret depuis trop d’années à Bruxelles. Et la tendance s’aggrave comme le montrent les crises migratoire et écologique.

Pour moi, fédéraliste européenne italienne et socialiste depuis maintenant plus de cinquante ans, j’ai vécu l’élection d’Emmanuel Macron avec espoir. Son discours fort et prometteur sur l’Union, le déploiement de drapeaux européens lors de ses meetings, ses déplacements en Europe et ses entretiens polyglottes étaient à mes yeux autant de signes du retour de la France dans la position de leadership au sein de l’Union européenne, ce dont nous avons tant besoin aujourd’hui.
Stupeur
Bien que les engagements pris notamment avec Angela Merkel à Meseberg, les listes transnationales ou un véritable budget pour la zone euro agrémenté d’un contrôle démocratique de notre avenir économique commun peinent à trouver une concrétisation, je tiens à saluer un discours volontaire sur l’Europe, qui va à rebours des mouvements d’extrême droite qui veulent nous ramener à de terribles situations de repli dangereuses pour les citoyens de l’Europe. Il suffit de voir la situation dans mon pays, en Italie, pour comprendre que si nous nous laissons aller à penser que ces partis sont inoffensifs, les conséquences seront gravissimes.

Le discours de la Sorbonne d’Emmanuel Macron a été remarquable, car il reprenait en grande partie ce que nous socialistes et sociaux-démocrates au Parlement européen défendions depuis toujours : des institutions européennes plus démocratiques, un parlement qui puisse clairement exprimer la voix des citoyens européens, sans être compromis uniquement par des intérêts nationaux naturellement divergents, et un cap pour une Union de la protection des personnes et de la souveraineté partagée.

Quelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’enquête de l’institution a conclu que le rachat « ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu. »
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Apple autorisée par la Commission européenne à racheter Shazam

L’enquête de l’institution a conclu que le rachat « ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu. »



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h33
   





                        



   


La Commission européenne a donné, jeudi 6 septembre, son accord au projet de rachat par Apple de l’application mobile Shazam, qui permet d’identifier des chansons, estimant qu’il ne réduirait pas le choix des consommateurs de musique en streaming :
« Au terme d’une analyse approfondie des données musicales de Shazam et de ses données concernant les utilisateurs, nous avons conclu que leur acquisition par Apple ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu. »
Cette décision fait suite à une enquête approfondie concernant le projet de rachat de Shazam par Apple.

        Lire aussi :
         

                L’Union européenne ouvre une enquête sur le projet d’acquisition de Shazam par Apple



Services complémentaires
Apple exploite Apple Music, deuxième plus grand service de diffusion de musique en continu en Europe, derrière Spotify. De son côté, Shazam exploite l’application de reconnaissance musicale la plus utilisée dans l’espace économique européen ainsi qu’à l’échelle mondiale. L’enquête a ainsi conclu qu’Apple et Shazam proposaient pour l’essentiel des services complémentaires et ne se faisaient donc pas concurrence.
Par ailleurs, l’institution rappelle que « six autres enquêtes de phase II sur des concentrations sont en cours : le projet d’acquisition d’Aurubis Rolled Products et de Schwermetall par Wieland, le projet acquisition de MKM par KME, le projet d’acquisition de Gemalto par Thales, le projet d’acquisition d’Alstom par Siemens, le projet d’acquisition de l’activité nylon de Solvay par BASF et le projet d’acquisition de Tele2 NL par T-Mobile NL ».

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                Les plates-formes musicales, un secteur en effervescence mais pas encore rentable






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ A neuf mois des élections européennes, l’opposition entre les dirigeants français et hongrois n’est pas du goût d’Angela Merkel.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Infographie : les alliés de Macron et d’Orban en Europe

A neuf mois des élections européennes, l’opposition entre les dirigeants français et hongrois n’est pas du goût d’Angela Merkel.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 11h00
   





                        



   





                            


                        

                        

