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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le président américain pense que le ministère de la justice devrait rechercher le fonctionnaire qui a publié dans le « New York Times » cette tribune le dénigrant.
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Donald Trump veut que l’Etat enquête pour savoir « qui était l’auteur de la tribune » anonyme

Le président américain pense que le ministère de la justice devrait rechercher le fonctionnaire qui a publié dans le « New York Times » cette tribune le dénigrant.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 20h26
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 20h49
   





                        



   


« Je crois vraiment que c’est une question de sécurité nationale. » Deux jours après la publication d’une tribune anonyme explosive, dénonçant « l’amoralité du président » américain, Donald Trump a exhorté, vendredi 7 septembre, son ministre de la justice, Jeff Sessions, à enquêter sur le texte publié par le New York Times.
« Je dirais que Jeff [Sessions] devrait enquêter » pour découvrir « qui était l’auteur de cette tribune », a dit le président républicain lors d’une interview accordée à bord de l’avion présidentiel Air Force One.

        Lire aussi :
         

                Après la tribune anti-Trump du « New York Times », « chasse au traître » et « jeu de devinettes »



Un président « instable »
Mercredi, le quotidien new-yorkais a choisi de publier dans ses pages opinion une tribune intitulée : « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump ». L’auteur de cette tribune se présente comme un haut responsable, membre de « la résistance de l’intérieur » de l’administration et raconte, sous couvert d’anonymat, comment lui et d’autres s’efforçaient de lutter contre les « pires penchants » d’un président « instable », « dépourvu de moralité », qui n’a « aucune amarre » idéologique et dirige de manière « imprévisible ».
Depuis, le 45e président des Etats-Unis ne décolère pas. Il a appelé le New York Times, qu’il qualifie souvent de colporteur de « fake news », à révéler le nom du « lâche ».
Les relations entre Donald Trump et son ministre de la justice sont tendues, le président s’en prenant ouvertement et régulièrement à Jeff Sessions, à qui il reproche notamment de s’être récusé dans l’enquête russe sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

        La tribune traduite en français :
         

          « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Ces trois pays aux rôles politiques et militaires incontournables dans la guerre syrienne se rencontraient à Téhéran, tandis qu’une autre réunion doit avoir lieu à l’ONU.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Syrie : Iran, Turquie et Russie promettent de « régler » la question d’Idlib

Ces trois pays aux rôles politiques et militaires incontournables dans la guerre syrienne se rencontraient à Téhéran, tandis qu’une autre réunion doit avoir lieu à l’ONU.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 08h04
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h35
   





                        



   


L’Iran, la Turquie et la Russie ont affiché leur volonté d’agir ensemble, à l’issue de leur réunion sur le sort d’Idlib, ultime bastion rebelle syrien, vendredi 7 septembre à Téhéran. Dans un communiqué final conjoint, les présidents de ces trois pays « ont décidé de régler » la question d’Idlib « dans l’esprit de coopération qui caractérise le [processus] d’Astana », lancé par leurs trois pays pour tenter de ramener la paix en Syrie.
Moscou, Téhéran et Ankara ont acquis un rôle incontournable dans le conflit, à travers leur appui militaire crucial aux belligérants et le lancement du processus d’Astana, qui a éclipsé les négociations sous l’égide de l’ONU pour tenter de mettre un terme au conflit, qui a fait plus de 350 000 morts depuis 2011. Une autre réunion sur le même sujet, convoquée elle par les Etats-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU, doit avoir lieu plus tard dans la journée.
Appel pour un cessez-le-feu
Lors de cette première réunion dans la capitale irannienne, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé à mettre en place un cessez-le-feu pour éviter un « bain de sang ». Une offensive sur Idlib « résulterait en une catastrophe, un massacre et un drame humanitaire », a-t-il prévenu.
« Combattre le terrorisme à Idlib est une partie inévitable de la mission consistant à ramener la paix et la stabilité en Syrie, mais ce combat ne doit pas faire souffrir les civils ou entraîner une politique de la terre brûlée », a déclaré son homologue iranien, Hassan Rohani.
Le président russe, Vladimir Poutine, a, pour sa part, estimé que le gouvernement syrien « a le droit de prendre sous son contrôle la totalité de son territoire national, et doit le faire ». M. Poutine a accusé les « éléments terroristes » à Idlib de « continuer les provocations, les raids à l’aide de drones, les bombardements » :
« Nous ne pouvons pas l’ignorer (…). Nous devons régler ensemble ce problème. »
« Mesures concrètes »
Par ailleurs, le président russe a déclaré avoir discuté avec ses homologues iranien et turc « de mesures concrètes pour une stabilisation par étapes dans la zone de désescalade d’Idlib, qui prévoient notamment la possibilité pour ceux qui sont prêts au dialogue de passer un accord ».
Ces derniers jours, Damas, Moscou et Ankara ont été le théâtre d’un intense ballet diplomatique. Avant la réunion, Téhéran et Moscou ont réaffirmé leur soutien au régime de Damas. « Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes. (…) Et peu importe qu’ils se trouvent à Alep, à Idlib ou en d’autres points de la Syrie », avait déclaré, jeudi, Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.

        En attendant l’offensive :
         

          Idlib vit dans la peur



Fuite de civils

   


Conquis en 2015 par les insurgés, Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, est leur dernier grand bastion dans le pays. C’est là qu’ont été envoyées des dizaines de milliers de rebelles et de civils évacués d’autres bastions de l’opposition, repris par les forces loyalistes à travers le pays.
Jeudi, des centaines de civils ont commencé à fuir la zone par crainte d’un assaut imminent des troupes gouvernementales. Des raids russes ont visé vendredi des positions d’Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), l’organisation djihadiste créée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida qui domine Idlib, ou encore celle d’Ahrar Al-Cham, puissant groupe rebelle islamiste, faisant deux morts, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Déterminé à reprendre l’ensemble du territoire et fort du soutien militaire russe et iranien, le régime du président Bachar Al-Assad a massé des renforts aux abords de la province, frontalière de la Turquie. Le régime syrien et ses alliés doivent, cependant, tenir compte de la position de la Turquie, soutien des rebelles, qui dispose de troupes à Idlib et craint un afflux massif de réfugiés sur son territoire.
Crainte d’un « bain de sang »
Au total, quelque 3 millions d’habitants vivent dans la province d’Idlib et dans les quelques poches insurgées dans les provinces voisines de Hama, d’Alep et de Lattaquié, selon l’ONU. Près de la moitié sont des déplacés.
Mercredi, les Nations unies ont mis en garde contre un « bain de sang », craignant qu’une offensive militaire sur un territoire si densément peuplé ne provoque une catastrophe humanitaire d’une ampleur inédite depuis le début du conflit syrien.
La Maison Blanche a aussi mis en garde, mardi, Damas et ses alliés russe et iranien contre un recours aux armes chimiques à Idlib. « Le monde (…) et les Etats-Unis regardent (…) de très près » la situation, « si c’est un massacre, le monde sera très très en colère et les Etats-Unis seront également très en colère », a averti, mercredi, le président américain, Donald Trump.

        L’analyse diplomatique :
         

          les Occidentaux en sont réduits à tenter d’éviter « un bain de sang » à Idlib






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’acteur est arrivé vendredi à Pyongyang pour assister aux festivités pour les 70 ans de la dictature.
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Gérard Depardieu va en Corée du Nord pour la parade militaire, pas pour les journalistes

L’acteur est arrivé vendredi à Pyongyang pour assister aux festivités pour les 70 ans de la dictature.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h43
    |

            Harold Thibault (Pyongyang, envoyé spécial)








                        



   


Gérard Depardieu est arrivé, vendredi 7 septembre, à Pyongyang, où l’on s’apprête à célébrer en grande pompe dimanche le 70e anniversaire de la République populaire démocratique de Corée (RPDC). Au menu notamment, une parade militaire d’ampleur et la reprise, après cinq ans de pause, des chorégraphies de masse dans un stade de 100 000 places.
Après avoir atterri dans la capitale nord-coréenne, l’acteur, qui est accompagné de l’auteur Yann Moix, est arrivé dans l’après-midi à l’hôtel Yanggakdo, situé sur une île sur le fleuve Taedong qui traverse la ville et qui accueille la plupart des délégations étrangères.
Quels sont les projets de la star du cinéma français en RPDC ? M. Depardieu assistera dimanche au défilé, avec au programme une marche au pas de l’oie et un défilé d’équipements militaires. Le suspense repose sur la présence ou non de missiles intercontinentaux, qui pourraient jeter un froid trois mois après le rendez-vous de Singapour entre le dirigeant Kim Jong-un et le président américain, Donald Trump. Au cours de ce sommet, les deux hommes se sont engagés à travailler à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.
« Je n’aime pas les journalistes »
Mais Gérard Depardieu, ami des présidents russe, Vladimir Poutine, et biélorusse, Alexandre Loukachenko – en 2015, il avait comparé le pays de ce dernier à la Suisse –, ainsi que du chef de la république de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a-t-il de plus grandes ambitions sur place ?
Seule une poignée d’Occidentaux ont pu serrer la main de Kim Jong-un depuis son accession au pouvoir en 2011. Parmi eux, le basketteur américain Dennis Rodman, qui avait profité de la passion de jeunesse du dirigeant nord-coréen pour son sport pour le rencontrer à plusieurs reprises, dont une fois où il était accompagné par une équipe de l’émission de télévision américaine Vice.
Seule certitude, M. Depardieu ne veut pas entendre parler de journalistes, à part la caméra qui l’accompagne avec Yann Moix. En fin d’après-midi vendredi, il s’est assis à une table dans le hall de l’hôtel. Puis lorsqu’il a pris conscience du fait que plusieurs des personnes en face desquelles il venait de prendre place sans que rien ne lui soit demandé, dont l’envoyé du Monde, étaient de la profession, et que des caméras se sont approchées, il a lancé : « Je n’aime pas les journalistes. » Puis « je me casse », disparaissant aussi vite qu’il s’était installé.

Depardieu aperçu à Pyongyang avant le 70e anniversaire du régime nord-coréen https://t.co/0oCMaNs5Ti— BFMTV (@BFMTV)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Depuis 2006, « Building Design » décerne un prix du furoncle urbain pour les réalisations les plus « déficientes sur le plan esthétique ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« Monstruosité absolue », « triste métaphore »… La laideur architecturale britannique récompensée

Depuis 2006, « Building Design » décerne un prix du furoncle urbain pour les réalisations les plus « déficientes sur le plan esthétique ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h24
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


A chaque discipline ses récompenses, ses prix, ses trophées. Une Palme d’or par ici, un Grammy par là. L’architecture n’échappe pas à la règle. Elle a le prix Pritzker d’architecture. Considéré comme l’équivalent d’un « Nobel », il est décerné chaque année depuis 1979 par un jury indépendant. Mais, comme d’autres, cette discipline n’hésite pas à distribuer des bonnets d’âne.
Outre-Manche, le magazine Building Design décerne une « Carbuncle Cup » (« carbuncle » peut se traduire par « furoncle »), réponse humoristique au Stirling Prize, prestigieux prix d’architecture attribué depuis 1996 par le Royal Institute of British Architects. Ce prix du « furoncle architectural » récompense depuis 2006 le plus « laid des bâtiments achevés au Royaume-Uni au cours des douze derniers mois ». La liste complète des lauréats est consultable ici.
Après le Lincoln Plaza de Londres en 2016, et le Nova Victoria, toujours à Londres, l’an dernier, le prix 2018 a échu mercredi 5 septembre au Redrock de Stockport, une localité au sud de Manchester. La rédaction de Building Design qualifie le bâtiment d’« espace de loisirs criard et sans âme […] ridiculisant le centre-ville qu’il était censé sauver », allant même jusqu’à en faire une « triste métaphore » du déclin urbain britannique.

   


« J’ai vu des prisons plus belles »
Dessiné par l’agence BDP, ce projet a coûté 45 millions de livres (50 millions d’euros). Le jury n’épargne aucun des efforts de l’agence BDP : Ike Ijeh, l’un des critiques de Building Design, évoque sa « forme maladroite », sa « masse disjointe » et sa « décoration superficielle ».
Tant qu’à crucifier une « œuvre », Building Design rapporte les commentaires, plus cruels encore, de ses lecteurs. Lapidaire, l’un d’eux écrit : « La monstruosité absolue. J’ai vu des prisons plus belles. » Un autre livre une réflexion sans appel : « C’est ce pourquoi la “Coupe du furoncle” a été inventée. Rien ne va dans ce qui devrait être important au point qu’on en vient à se demander à quoi pensaient les concepteurs qui ont travaillé sur cette abomination. »
Le Redrock était pourtant en concurrence avec d’autres « œuvres » passablement « déficientes sur le plan esthétique » comme le Lewisham Gateway, la Haydn Tower et le 20 Ambleside Avenue à Londres. Liverpool et Plymouth étaient représentées, respectivement avec le Shankly Hotel et Beckley Point.
« Qui se soucie de l’apparence extérieure ? »
Le New York Times rend compte de ce prix 2018, que d’aucuns trouvent cependant un tantinet trop sévère. Ainsi, une certaine Polly Hartley, de Stockport, le regarde avec les yeux de l’amour, qui comme chacun sait est aveugle : « J’ai vu des bâtiments plus laids en Grande-Bretagne. Qui se soucie de l’apparence extérieure ? C’est très joli à l’intérieur et il y a des installations incroyables », assure-t-elle.
L’Evening Standard donne pour sa part la parole à l’architecte du concurrent « malheureux » du Redrock de Stockport : Chris Moore, le créateur du 20 Ambleside Avenue, parvenu en finale de l’édition 2018, se dit pour sa part « très fier de sa réalisation ».

   


Le Royaume-Uni n’a pas l’apanage des horreurs architecturales. La France a aussi sa part d’endroits « moches », avec ses zones commerciales, ses ronds-points et ses grands ensembles des années 1970, comme l’écrivait Télérama en 2010 dans une enquête intitulée « Comment la France est devenue moche », ou encore Le Point, en 2013, qui à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, présentait un florilège de « furoncles urbains », comme la caisse d’épargne de Bordeaux, la cité de la Grande-Borne dans l’Essonne ou la cité des Nuages à Nanterre.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille, et elle est toujours là »

Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h55
    |

            Michel Guerrin








                        



                                


                            

Chronique. Un nombre impressionnant de personnalités de la culture ont posé leur nom sous un manifeste publié dans Le Monde du 4 septembre. Pour parler de création ? De politique culturelle ? De Françoise Nyssen, si décriée et dont on annonçait le départ ? Non. Pour tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de la planète. C’était juste après la démission de Nicolas Hulot. Comme si ces personnalités, si impliquées dans le théâtre, le cinéma ou l’art, voulaient aller à l’essentiel. Comme si elles avaient tiré un trait de désillusion sur la capacité de la ministre à faire bouger les choses.
Tout le monde ou presque veut que M. Hulot reste et il s’en va parce qu’il se dit impuissant. Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille parce qu’elle semble n’avoir prise sur rien, et elle est toujours là, après le mini-remaniement du gouvernement.
C’est le signe d’une pugnacité, à mettre au crédit de la ministre. Elle a désormais une deuxième chance, et peut-être va-t-elle redresser la barre. L’avenir le dira. Mais elle part de loin. Aucun autre ministre issu de la société civile n’a à ce point écorné son image en un peu plus d’un an. C’est ce qui arrive quand on accepte de devenir ministre sans moyens supplémentaires et sans appui présidentiel – comme Nicolas Hulot en somme. En prime, quand on est dans la lumière, on prend des coups. C’est ainsi que la patronne respectée d’une maison d’édition exemplaire (Actes Sud) est désormais moquée, et l’entreprise qu’elle a quittée éclaboussée.
Une obsession légitime
Avant l’été, elle n’était pas au mieux. Son problème est que les coups les plus rudes sont venus après. Ils sont partis en juin quand Le Canard enchaîné a révélé qu’elle avait agrandi les locaux arlésiens d’Actes Sud sans respecter les codes de l’urbanisme. Le journal en a remis une couche en affirmant qu’elle avait agrandi de 150 m² les locaux parisiens de la maison d’édition, provoquant le 23 août,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.
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Une vidéo a valu à ArcelorMittal d’être poursuivi pour « gestion irrégulière de ses déchets »

La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h40
   





                        



   


La vidéo, tournée en décembre 2016, montrait un camion aux couleurs d’ArcelorMittal, déversant dans un crassier de la campagne mosellane un mystérieux liquide jaunâtre. Le chauffeur du camion – un intérimaire du géant sidérurgique –, qui filmait la scène, dénonçait des rejets d’acide servant à décaper l’acier, et accusait le groupe de « ne pas faire [son] travail de recyclage de produits chimiques ».
Une enquête préliminaire avait été ouverte à l’été 2017 pour « atteinte à l’environnement ». Plus d’un an plus tard, le parquet de Thionville (Moselle) a annoncé vendredi 7 septembre qu’il allait poursuivre ArcelorMittal pour « gestion irrégulière de ses déchets » pour avoir déversé sans autorisation sur un crassier des eaux usées.

        Lire aussi :
         

                Soupçonné de pollution, ArcelorMittal affirme qu’aucun « acide pur » n’a été déversé en Moselle



« Pas d’impact sur l’environnement »
Les investigations, menées par la police judiciaire de Metz et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ont déterminé « que le produit déversé sur le crassier est issu d’une cuve de stockage d’eaux usées relevant de la ligne de décapage et de régénération d’acide », selon Christelle Dumont, procureure à Thionville.
L’une des deux citernes du camion apparaissant sur les images contenait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique ». La seconde citerne renfermait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique et une concentration conséquente de boue d’hydroxyde de fer », précise la procureure.
« Ce déversement, bien que non autorisé dans le cadre de l’arrêté préfectoral, n’apparaît pas avoir eu d’impact sur l’environnement », a précisé la procureure, s’appuyant sur des prélèvements réalisés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
« Tout au plus, il peut être reproché à la société ArcelorMittal une gestion irrégulière de ses déchets, délit puni de deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, qui fera l’objet de poursuites par le parquet. »
Le groupe sidérurgique avait nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements » et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». De leurs côtés, les élus locaux s’étaient inquiétés d’une éventuelle pollution des cours d’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le démission de Nicolas Hulot a entraîné le départ de François de Rugy, qui a lui-même provoqué des rivalités à LRM pour savoir qui accédera au perchoir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Assemblée, victime collatérale du remaniement

Le démission de Nicolas Hulot a entraîné le départ de François de Rugy, qui a lui-même provoqué des rivalités à LRM pour savoir qui accédera au perchoir.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h21
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            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

En apparence, le remaniement ministériel a réglé le problème de la démission de Nicolas Hulot : mardi 4 septembre, François de Rugy a remplacé l’ancien animateur d’« Ushuaïa » au ministère de l’écologie. Point final d’une séquence chaotique ? Pas tout à fait… Car ce mouvement impulsé par Emmanuel Macron a fait une victime collatérale : l’Assemblée nationale. Avec l’arrivée de l’ancien président du Palais-Bourbon au gouvernement, la majorité a brutalement basculé dans des manœuvres, des jeux d’alliances, des attaques internes ou des retournements de veste. Bref, dans des méthodes héritées de « l’ancien monde », qui tranchent avec la promesse initiale des députés La République en marche (LRM) de rénover les pratiques politiques.
Depuis trois jours, les fils de discussion de la messagerie Telegram des élus macronistes ne sont plus focalisés sur les projets de réforme à venir et les sujets de fond. Les messages sont tous axés sur des rivalités de personne. Avec deux enjeux majeurs : qui va accéder au perchoir ? Et s’il s’agit de Richard Ferrand, jusque-là chef de file des députés LRM, qui lui succédera à la tête du groupe ? Les combinaisons possibles étant multiples, chacun s’y perd en conjectures. Plus grave, la séquence a pour effet d’éveiller des ambitions chez les 312 députés macronistes et, par ricochet, d’exacerber les rivalités entre eux.
« Avec le remaniement, Macron a tenté de régler plusieurs problèmes : il a voulu exfiltrer de Rugy de la tête de l’Assemblée car il ne le jugeait pas au niveau ; mettre fin à la guéguerre Rugy-Ferrand pour le perchoir ; et trouver un point de chute à Ferrand qui ne s’est jamais plu à la présidence du groupe », analyse un député LRM. Avant de lâcher, en grimaçant : « Le hic, c’est qu’il met le feu à l’Assemblée. » « La séquence bordélise totalement notre groupe », s’inquiète un autre.

Volte-face
La première échéance-clé aura lieu lundi 10 septembre....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Selon la ministre de la défense Florence Parly, le satellite russe Louch-Olymp s’est approché d’un peu trop près du satellite franco-italien Athena-Fidus en 2017.
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La France accuse la Russie de tentative d’espionnage par satellite

Selon la ministre de la défense Florence Parly, le satellite russe Louch-Olymp s’est approché d’un peu trop près du satellite franco-italien Athena-Fidus en 2017.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h54
   





                        



   


Il s’est approché « d’un peu trop près ». Un satellite russe a tenté, en 2017, d’espionner un satellite franco-italien servant à des communications militaires sécurisées, a révélé vendredi 7 septembre la ministre des armées, Florence Parly, dans un discours consacré à l’espace lors d’un déplacement au Centre national d’études spatiales, à Toulouse.
« Alors qu’Athena-Fidus continuait sa rotation tranquillement au-dessus de la Terre, un satellite s’est approché de lui, de près (…). De tellement près qu’on aurait vraiment pu croire qu’il tentait de capter nos communications », a-t-elle relaté. Et de poursuivre : or, « tenter d’écouter ses voisins, ce n’est pas seulement inamical. Cela s’appelle un acte d’espionnage » :
« Ce satellite aux grandes oreilles s’appelle Louch-Olymp, c’est un satellite russe bien connu mais un peu… indiscret. (…) Nous l’avions vu arriver, et avons pris les mesures qui s’imposaient. Nous le surveillons attentivement, nous avons d’ailleurs observé qu’il continuait de manœuvrer activement les mois suivants auprès d’autres cibles, mais demain, qui dit qu’il ne reviendra pas auprès d’un de nos satellites ? »

        Le portrait de la ministre :
         

          Florence Parly, une ministre discrète et tenace à la manœuvre



« Une stratégie spatiale de défense » en réflexion
La France n’est pas la seule à évoquer de telles tentatives. Les Etats-Unis ont eux aussi récemment dénoncé « le comportement très anormal » d’un « objet spatial » déployé par la Russie en octobre 2017.
« Non, l’espionnage et les actes offensifs, ça n’arrive pas qu’aux autres. Oui, nous sommes en danger, nos communications, nos manœuvres militaires comme nos quotidiens sont en danger si nous ne réagissons pas », a prévenu la ministre, soulignant que « d’autres très grandes puissances spatiales déploient en orbite des objets intrigants, expérimentent des capacités potentiellement offensives, conduisent des manœuvres qui ne laissent guère de doutes sur leur vocation agressive ».
Le président Emmanuel Macron a annoncé son intention de définir l’an prochain pour la France « une stratégie spatiale de défense ». Un groupe de travail du ministère des armées doit rendre des propositions sur le sujet d’ici au mois de novembre.

        Les explications :
         

          L’armée française va établir sa doctrine cyber-offensive






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le patron de l’extrême droite avait refusé pendant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.
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En Italie, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini poursuivi pour séquestration de migrants

Le patron de l’extrême droite avait refusé pendant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 20h53
   





                        



   


Le parquet de Palerme (Sicile) a confirmé, vendredi 7 septembre, avoir ouvert une enquête pour abus de pouvoir et séquestration de personnes contre le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, au motif qu’il avait refusé durant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.

        Lire aussi :
         

                Vent de fronde parmi les gardes-côtes italiens contre la politique « zéro migrant » de Salvini



Le parquet a annoncé cette décision dans un courrier à M. Salvini, patron de l’extrême droite italienne, qui l’a ouvert et lu dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook. « Un organe de l’Etat enquête sur un autre organe de l’Etat. Avec la toute petite différence que vous avez élu cet organe de l’Etat », a déclaré M. Salvini sur la vidéo.
« C’est vous qui avez demandé à ce ministre de contrôler les frontières, de contrôler les ports, de limiter les débarquements, de limiter les départs des clandestins. C’est vous qui me l’avez demandé, et je vous considère comme mes amis, comme mes soutiens et comme mes complices. Je ne dévierai pas d’un millimètre tant que les Italiens me le demandent. Et si demain devait arriver un autre bateau chargé de migrants, ils ne débarqueraient pas. »
Après ce discours, Matteo Salvini s’est ainsi filmé en train d’afficher la lettre dans son bureau au ministère, comme « une médaille ». 
C’est le 25 août qu’un procureur d’Agrigente avait ouvert une enquête pour séquestration, abus de pouvoir et arrestation illégale contre le ministre et son chef de cabinet. Une centaine de migrants érythréens étaient alors restés bloqués sur le navire des gardes-côtes italiens Diciotti pendant une dizaine de jours. La procédure contre M. Salvini a alors été transférée à une juridiction de Palerme habilitée à poursuivre les membres de l’exécutif, qui a donc confirmé les deux premiers chefs d’accusation.

        Lire aussi :
         

                Italie : « Matteo Salvini pense pouvoir faire tout et n’importe quoi au nom du peuple »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La résurgence sur les réseaux sociaux d’une vidéo de 2016 expliquant le versement d’une « prime au départ pour les migrants » est la source de plusieurs intox.
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Comprendre ce qu’est l’aide au retour volontaire versée aux étrangers

La résurgence sur les réseaux sociaux d’une vidéo de 2016 expliquant le versement d’une « prime au départ pour les migrants » est la source de plusieurs intox.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h21
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Une vidéo partagée sur Facebook le 25 août 2018 et visionnée plus de 800 000 fois annonce « une prime de 2 500 euros pour les migrants » versée par l’Office français d’immigration et d’intégration (OFII) « pour les pousser à quitter le territoire français ».

   


En réalité, la vidéo en question est extraite d’un journal télévisé diffusé par le site TV Libertés (proche de l’extrême droite et que nous avons identifié comme peu fiable dans le Décodex) le 24 novembre 2016. Cette « prime » dont parle la vidéo est en fait une allocation appelée « aide au retour volontaire », versée à un nombre limité de migrants.
Qu’est-ce que l’aide au retour volontaire ?
Comme l’explique le site service-public.fr, l’aide au retour volontaire est un appui matériel ou financier accordé à un individu en situation irrégulière résidant en France (depuis au moins six mois) « afin de faciliter la réinsertion dans le pays d’origine. Il ne peut pas s’agir d’un retour forcé organisé par l’administration française », précise le site institutionnel.
Le montant versé par l’OFII diffère selon le pays d’origine du demandeur. Il est de :
650 euros par personne pour les ressortissants de pays tiers soumis à visa300 euros par personne pour les pays tiers dispensés de visa et le Kosovo50 euros par personne pour les ressortissants de l’Union européenne (UE)

        Notre décryptage :
         

          A quoi les migrants ont-ils vraiment droit en France ?



L’aide est versée en une seule fois, en liquide, au moment du départ par un agent de l’OFII. Elle ne sert pas à financer le billet d’avion, déjà pris en charge par l’organisme public. Comme le précise l’arrêté du 27 avril 2018 relatif à l’aide au retour et à la réinsertion, la direction de l’OFII peut, à titre exceptionnel, décider d’accorder une majoration de cette aide financière, « sans que cette majoration puisse excéder un plafond de 1 200 euros ».
Le chiffre de 2 500 euros mentionné dans la vidéo concerne en réalité le plafond de cette allocation forfaitaire majorée, relevé temporairement en 2016 (entre le 9 novembre et le 31 décembre) par le directeur de l’OFII afin de rendre les aides au retour plus attractives pour les étrangers en situation irrégulière après le démantèlement du bidonville de Calais. Le dispositif avait été ensuite reconduit sur une période plus longue en 2017 (du 27 juillet au 31 décembre) entraînant une hausse significative du nombre de bénéficiaires. D’après le dernier rapport d’activité de l’OFII, ils étaient 7 114 (dont 1 414 avec des aides majorées) en 2017, contre 4 774 en 2016.

        Lire notre reportage auprès de volontaires albanais :
         

          un départ entre amertume et soulagement



Relevé d’empreintes et suivi dans le pays d’origine
La vidéo du site TV Libertés évoque également un risque d’abus avec des personnes qui rentreraient dans leur pays d’origine pour bénéficier de l’aide, avant de revenir en France pour renouveler la demande de cette même aide avec une autre identité. Ce passage de la vidéo fait référence à l’aide au retour octroyée aux Roumains – sous le quinquennat (2007-2012) de Nicolas Sarkozy – qui avait créé un effet d’aubaine, suscitant une vive polémique. Désormais, le relevé des empreintes digitales de chaque bénéficiaire rend quasiment impossible de toucher deux fois cette aide.
Certains étrangers bénéficiaires de l’aide au retour volontaire peuvent percevoir, en complément de ce dispositif, une aide à la réinsertion versée afin de faciliter une réinstallation durable au sein du pays d’origine. Ces aides supplémentaires ne sont pas versées systématiquement, et leurs montants varient selon les cas :
Jusqu’à 400 euros par adulte et 300 euros par enfant mineur pour une aide à la réinsertion sociale (installation, logement, santé, scolarisation, etc.)Jusqu’à 1 000 euros pour le financement d’une formation professionnelleJusqu’à 5 700 euros pour la création d’une entreprise (étude de faisabilité et frais de démarrage)
Moins coûteux pour l’Etat qu’une reconduite forcée à la frontière
L’Office français d’immigration et d’intégration précise que ces aides à la réinsertion ne peuvent être versées qu’aux ressortissants de 32 pays – principalement en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Europe de l’Est – dans le cadre de partenariats établis entre l’OFII et ces pays tiers ou dans le cadre de partenariats européens. Contrairement à l’aide au retour volontaire, l’appui à la réinsertion est versé sur facture par l’OFII et les agents de l’organisme public suivent et accompagnent les bénéficiaires de ces aides pendant un an. En 2017, ils sont 1 802 étrangers à avoir bénéficié de ces aides à la réinsertion.
Comme le souligne le rapport sénatorial de Pierre Bernard-Reymond, l’aide au retour volontaire pour des étrangers en situation irrégulière coûte beaucoup moins cher à l’Etat français qu’une reconduite forcée dans le pays d’origine. Pour l’année 2017, les dépenses de l’OFII pour l’aide au retour volontaire s’élevaient à 9,91 millions d’euros, soit en moyenne 1 404 euros par bénéficiaire contre un coût estimé à 20 970 euros par personne pour une reconduite forcée au pays d’origine. Un montant expliqué en grande partie par le maintien en centre de rétention et les frais de justice engagés pour mener la procédure jusqu’à son terme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Trois praticiens ayant fait valoir leur clause de conscience, l’hôpital sarthois avait cessé de pratiquer les interruptions volontaires depuis janvier.
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L’hôpital sarthois du Bailleul va de nouveau pratiquer les IVG

Trois praticiens ayant fait valoir leur clause de conscience, l’hôpital sarthois avait cessé de pratiquer les interruptions volontaires depuis janvier.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h42
   





                        



   


Le médecin qui réalisait les interruptions volontaires de grossesse (IVG) était parti en retraite. Les trois autres praticiens avaient fait valoir leur clause de conscience. Résultat : l’hôpital du Bailleul (Sarthe), situé entre Angers et Le Mans, avait cessé de pratiquer des IVG depuis janvier, posant le problème de l’inégalité d’accès aux soins pour ses patientes.
A l’issue d’une réunion avec les professionnels du secteur, la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé, vendredi 7 septembre, que l’activité IVG allait reprendre fin septembre dans l’établissement sarthois. La nouvelle organisation s’articulera autour « du médecin, qui n’a pas fait valoir sa clause de conscience, et dont le temps de travail est passé de 60 à 100 % au 1er juillet (…) et des sages-femmes de l’établissement qui pourront réaliser les IVG médicamenteuses (50 % des actes) sous la responsabilité du médecin », détaille le ministère.

        Lire aussi :
         

                Clause de conscience et refus de pratiquer l’IVG : ce que dit la loi



67 IVG en 2017
Pendant les périodes d’absence du médecin, une continuité sera par ailleurs assurée dans les établissements de santé environnants. Le nouveau dispositif sera évalué début 2019, et un médecin à temps partiel devrait être recruté en début d’année prochaine. « Le dispositif reste un peu fragile, l’idéal serait d’avoir deux médecins à temps plein », selon l’hôpital. Mais le poste, ouvert depuis novembre 2017, peine à être pourvu tant l’établissement a du mal à recruter.
Malgré la fermeture du service, qui a réalisé 67 IVG en 2017, « aucune IVG n’a été refusée en Sarthe », ajoute le communiqué, qui évoque un délai moyen d’intervention de dix jours. Les patientes avaient été réorientées vers Le Mans ou Angers, à 50 km du centre hospitalier du Bailleul. « L’IVG est un droit (…), souligne Marlène Schiappa dans le communiqué, aucune femme en France ne peut être empêchée dans les faits d’accéder à l’IVG, en Sarthe comme ailleurs. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La ville de Chemnitz, où un homme a été tué par des migrants, est devenue la caisse de résonance de la crise de l’identité allemande.
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édition abonné


La droite allemande tétanisée par l’extrême droite

La ville de Chemnitz, où un homme a été tué par des migrants, est devenue la caisse de résonance de la crise de l’identité allemande.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h29
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Sans doute est-il trop tôt pour tirer toutes les leçons des événements de Chemnitz (Saxe). Sans doute faudra-t-il encore du temps pour comprendre comment la mort de Daniel Hillig, un homme de 35 ans, poignardé en pleine rue dans la nuit du 25 au 26 août, a déclenché des manifestations sans précédent dans cette ville de 240 000 habitants devenue, en quelques jours, la caisse de résonance de la profonde crise d’identité que traverse la société allemande.
Sur le plan politique, en revanche, un premier bilan peut d’ores et déjà être établi. Et il est préoccupant pour la « grande coalition » d’Angela Merkel qui, face aux démonstrations de force du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), est apparue sur la défensive et incapable de parler d’une seule voix.
Cette cacophonie s’est étalée au grand jour, jeudi 6 septembre, à la suite de la parution d’une interview du ministre de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU), dans le quotidien Rheinische Post. Interrogé sur Chemnitz, il y déclare avoir de la « compréhension » pour la « colère » des habitants ayant manifesté après le meurtre de Daniel Hillig, dont trois demandeurs d’asile sont soupçonnés. « Si je n’avais pas été ministre, je serais descendu dans la rue en tant que citoyen », assure M. Seehofer, avant d’ajouter : « La question migratoire est la mère de tous les problèmes politiques du pays. »
Un tollé
Au Parti social-démocrate (SPD), membre de la « grande coalition » au pouvoir à Berlin, ces déclarations ont provoqué un tollé. Lars Klingbeil, le secrétaire général du parti, a dénoncé « un langage digne de l’extrême droite populiste ». Natascha Kohnen, l’une de ses vice-présidentes, a réclamé la démission du ministre, considérant que son soutien à des manifestations où ont été lancés des appels à la violence contre les étrangers rend « intenable » son maintien au gouvernement.

Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Les Parisiens votent jusqu’au 23 septembre pour des projets soumis par les habitants. Une méthode née au Brésil et appliquée dans la capitale depuis 2014.
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Comment fonctionne le budget participatif, qui atteint 100 millions d’euros à Paris ?

Les Parisiens votent jusqu’au 23 septembre pour des projets soumis par les habitants. Une méthode née au Brésil et appliquée dans la capitale depuis 2014.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h52
    |

            Anne-Aël Durand








                        


A partir du vendredi 7 septembre et jusqu’au 23 septembre, les Parisiens peuvent voter en ligne ou par papier, pour des initiatives qui seront intégrées au budget participatif 2018 et réalisées au cours de l’année 2019. L’année précédente, 168 000 habitants qui ont voté pour des projets concernant la propreté de la ville, la végétalisation, l’accès à la musique ou l’accueil des migrants. Depuis 2014, la municipalité s’est engagée à y consacrer 5 % de son budget d’investissement annuel, soit 100 millions d’euros, avec des réalisations à l’échelle de la ville et d’autres au niveau des arrondissements… Mais l’idée n’a pas émergé à Paris.
Une méthode née au Brésil
La ville de Porto Alegre, au Brésil, a été la première, dès 1989, à associer les citoyens aux décisions budgétaires. L’idée s’est ensuite propagée à travers le pays, puis dans toute l’Amérique latine, avant de séduire des villes d’Asie (notamment Chengdu, en Chine), d’Afrique et d’Europe.
Un rapport de l’ONG allemande Engagement Global publié en 2014 estimait que 1 269 à 2 778 villes dans le monde disposaient d’un budget participatif, avec des formes variées.

        Lire aussi :
         

                La démocratie autrement. 1|6 : Le budget participatif



Un essor en France depuis 2014
En France, plusieurs initiatives ont été lancées au début des années 2000, mais l’idée a connu un regain d’intérêt à la suite des élections municipales de 2014. Selon un relevé du site lesbudgetsparticipatifs.fr, seules six villes avaient lancé un tel système auparavant. En 2016, elles étaient vingt-cinq, et leur nombre a presque doublé en 2017 pour atteindre quarante-sept villes.

   


Le mode de décision (réunions et vote physique, plate-forme en ligne), le montant et la nature des projets financés peuvent varier largement d’un projet à l’autre. Quel que soit le mode de fonctionnement, Antoine Bézard, fondateur du site lesbudgetsparticipatifs.fr, insiste sur la dimension concrète de cet outil de démocratie participative : « On a une délibération réelle, qui aboutit à la réalisation de projets, contrairement à beaucoup de consultations de citoyens. » 
Des villes de toute taille
Des budgets participatifs ont été lancés dans une métropole comme Paris, mais aussi dans de toutes petites communes comme Tilloy-lès-Mofflaines (1 450 habitants) ou dans des villes de taille moyenne : Montrouge, Metz, Arras… A Bar-le-Duc, seuls deux quartiers sont concernés.
« Au-delà des chiffres, c’est la diversité des territoires qui frappe. Villages, communes et petites préfectures rurales côtoient les centres ou périphéries d’agglomérations très urbanisées, avec un fort développement des budgets participatifs en petite et grande couronnes parisiennes », explique Antoine Bézard.


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Des villes de toutes tailles adoptent un budget participatif


Source : Lesbudgetsparticipatifs.fr



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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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});


Une idée portée par la gauche… mais pas seulement
Lancée par le Parti des travailleurs (PT) brésilien, l’idée de budget participatif a longtemps été promue par des mouvements altermondialistes, et expérimentée en priorité par des municipalités de gauche.
Selon l’enquête réalisée par Antoine Bézard, ce marqueur politique est en train de s’estomper en France. En 2016, 84 % des villes concernées se classaient à gauche (Parti communiste, Parti socialiste, EELV, Parti radical…), mais elles n’étaient plus que 65,5 % en 2017, le reste étant des villes centristes (UDI ou Modem), de droite ou sans étiquette.


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		text-align: right;
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	}



Les budgets participatifs séduisent surtout des villes de gauche


Source : Lesbudgetsparticipatifs.fr



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15073018013",
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		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Des montants très variés, de 1 à 45 euros par habitant
S’agissant des montants, rien n’est figé non plus. Paris ou Rennes ont choisi de consacrer 5 % du budget d’investissement de la ville, mais d’autres communes ont des objectifs plus modestes, de 1 à 2 %.

   


Le projet parisien est le plus ambitieux, avec une moyenne de 45 euros par habitant. A titre de comparaison, Rennes finance des projets à hauteur de 3,5 millions d’euros, soit 16 euros par habitant. La moyenne n’atteint que 8,90 euros par habitant, et un tiers des villes y consacrent moins de 5 euros par habitant.
Loon-Plage (Pas-de-Calais) a même choisi le système de budget participatif pour faire des économies, c’est-à-dire désigner de manière concertée les projets à abandonner.
Surtout des projets d’aménagement urbain
Sans grande surprise, les habitants qui participent au budget participatif cherchent avant tout à améliorer leur cadre de vie. Ainsi, les projets plébiscités concernent l’aménagement de l’espace urbain, la nature en ville, les modes de circulation douce ou les équipements culturels et sportifs. A noter toutefois que parmi les projets parisiens figurent des équipements pour les personnes sans domicile fixe ou les migrants.
« Aucun des budgets ne porte l’ambition de réorienter les ressources publiques vers les plus démunis ou les quartiers défavorisés. Cet objectif qui a conduit à la création du premier budget participatif à Porto Alegre n’apparaît plus dans les actuels programmes français », déplore Antoine Bézard. La ville de Paris oriente toutefois un tiers de ses projets vers les quartiers populaires.

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<article-nb="2018/09/07/20-14">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Contaminations (6/7). La Campanie est devenue une décharge à ciel ouvert, où l’incurie, la corruption et le crime organisé ont concouru à empoisonner le sol.
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<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Depuis des années, les Cubains ont trouvé de très nombreuses utilisations à la protection en caoutchouc.
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<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Début 2007, la police avait une première fois mis « l’ogre des Ardennes » hors de cause dans cette affaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Disparition d’Estelle Mouzin : des fouilles effectuées chez l’ex-femme de Michel Fourniret dans les Yvelines

Début 2007, la police avait une première fois mis « l’ogre des Ardennes » hors de cause dans cette affaire.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 20h49
   





                        



   


La piste Fourniret avait été plusieurs fois explorée, sans succès. Elle l’est de nouveau. Les juges chargées de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin en 2003 en Seine-et-Marne ont ordonné des fouilles chez un proche du tueur en série dans les Yvelines, ont fait savoir vendredi 9 septembre des sources proches de l’enquête.
« Des fouilles ont commencé cette semaine », « la terre a été creusée » chez ce proche de Michel Fourniret, déjà condamné pour sept meurtres, selon l’une de ces sources. Ces investigations « ont eu lieu chez son ex-femme », a précisé une deuxième source. Estelle Mouzin, 9 ans, a disparu en janvier 2003 à Guermantes, alors qu’elle rentrait de l’école.
Condamné à la perpétuité en 2008, Michel Fourniret, 75 ans, a reconnu en février avoir tué deux autres jeunes femmes disparues dans les années 1990 dans l’Yonne, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece.

        Lire aussi :
         

                Le tueur en série Michel Fourniret avoue deux nouveaux meurtres



Une piste « pas sérieusement explorée »
Début 2007, la police avait une première fois mis « l’ogre des Ardennes » hors de cause dans cette affaire. Six ans plus tard, l’expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n’avait pas non plus permis de trouver de traces d’Estelle. L’avocat de Michel Fourniret avait alors rappelé que son client niait tout lien avec l’affaire.
En mars, l’avocate du père de la fillette avait toutefois affirmé que le tueur en série avait livré des « aveux en creux » sur son implication dans cette disparition, dans le cadre d’auditions relatives à la disparition de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece.
Les avocats d’Eric Mouzin, qui estiment que la piste Fourniret n’a « pas été sérieusement explorée » par la police dans cette affaire, ont été déboutés en mai de leur demande de décharger la PJ de Versailles de l’enquête.

        Lire aussi :
         

                Le père d’Estelle Mouzin attaque l’Etat pour avoir « renoncé à chercher » sa fille






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-17">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Plus de 1 % des Marocains seraient dépendants, mais soigner cette addiction est difficile car, officiellement, les locaux n’ont pas le droit de boire de l’alcool.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤         

Reportage

Cachez ces Alcooliques anonymes que le Maroc ne saurait voir

Plus de 1 % des Marocains seraient dépendants, mais soigner cette addiction est difficile car, officiellement, les locaux n’ont pas le droit de boire de l’alcool.

Par                                            Ghalia Kadiri (Salé, Casablanca, Maroc, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-09-07T15:17:09+02:00"

        Le 07.09.2018 à 15h17

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-09-07T16:48:27+02:00"

        Mis à jour le 07.09.2018 à 16h48






    
Une cave au Maroc. Photo d’illustration.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Nadia*, la cinquantaine, est une femme de forte corpulence, vêtue d’une djellaba rouge, les cheveux grisonnants couverts d’un voile à fleurs. C’est un peu la « maman » du groupe. D’ailleurs, aujourd’hui, c’est elle qui prend la parole en premier. « La semaine dernière, c’était l’Aïd. Et vous savez quoi ? Pour la première fois depuis trente ans, je me suis levée le matin. C’est moi qui ai cuisiné les moutons, trois moutons ! » Une salve d’applaudissements salue ses efforts. « Bravo ! », lâche un camarade. « Grâce à Dieu ! », lance un autre.
Cela fait bientôt huit mois que Nadia n’a pas bu une goutte d’alcool. Pendant trente ans pourtant, chaque jour, le rituel était le même. Le réveil ? Pas avant midi. La marche de la honte vers l’épicerie du coin. La bouteille de vodka de mauvaise qualité. Les verres « cul sec, sans mélange ». Nadia se terrait dans sa chambre, rideaux fermés, et passait sa journée « à boire devant les chaînes de télévision françaises ». Jusqu’à ce que son fils, longtemps pétrifié par la peur du déshonneur, finisse par l’emmener à l’hôpital Ar-Razi de Salé, où elle a été soignée dans le premier centre d’addictologie au Maroc, ouvert en 2000.

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Depuis, Nadia revient tous les jeudis pour participer à la réunion des Abstinents anonymes d’Ar-Razi (AAA), lancée il y a un an pour assurer le suivi des personnes dépendantes et prévenir les rechutes. « Pour se protéger, on ne dit pas “Alcooliques anonymes”, car les textes de loi sont clairs : l’alcool est interdit pour les musulmans au Maroc. Nous ne voulons pas avoir de problèmes », explique Rachida Benbaze, infirmière à l’hôpital et modératrice des AAA. Mais le groupe suit à l’identique la méthode des Alcooliques anonymes, nés en 1935 aux Etats-Unis, et les douze étapes nécessaires pour parvenir à l’abstinence.
La crainte du « faux pas »
Chaque jeudi matin, une douzaine de « AA » (et jusqu’à trente pendant le ramadan, où la participation atteint son pic) se réunissent dans une petite salle sobre et lumineuse. La séance commence par un « Bismillah ! » prononcé en chœur. « Au nom de Dieu ». Même si « les confessions n’ont pas leur place ici », rappelle Rachida Benbaze. « Les AA sont basés sur la spiritualité, on s’inspire forcément de l’islam car nous vivons dans un pays musulman. Mais nous sommes laïcs. » Le mot haram (qui désigne ce qui est interdit par la religion) est proscrit. « Il n’y a aucun jugement. L’addiction est une maladie chronique du cerveau », rappelle l’infirmière.
Assis autour d’une table sur laquelle sont posés boissons et gâteaux, certains, à l’instar de Nadia, affichent une mine optimiste. Mais beaucoup gardent la tête basse et restent silencieux, les mains tremblantes. Une mauvaise nouvelle tombe : la veille, Jalil*, 40 ans, a replongé. La crainte du « faux pas », dans le langage des « AA », hante chacun d’eux. « On a tous peur de rechuter », avoue Nasser*, un des deux parrains du groupe, malgré ses huit années d’abstinence. Lui a tout perdu à cause de l’alcool. Sa femme, son travail, sa maison, son statut social. « J’étais devenu clochard. J’ai fait une tentative de suicide, mais Dieu ne m’a pas tué. Alors je me suis dit que j’avais peut-être une mission : aider les autres à trouver le courage de se faire soigner dans un pays où l’alcoolisme est l’un des grands tabous. »

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Au point qu’il a fallu des années d’acharnement pour voir le projet aboutir. Le 29 septembre, les AAA souffleront leur première bougie. « On s’est lancés un peu comme ça, en regardant des vidéos sur YouTube », sourit Mme Benbaze. Et pour suivre les douze étapes traditionnelles détaillées dans le livre des Alcooliques anonymes, qui n’existe pas en langue arabe, il a fallu s’engager dans un long travail de traduction. « Je m’inspire de celui des Narcotiques anonymes, qui est édité en arabe », précise la modératrice, les mains posées sur l’ouvrage consacré aux toxicomanes.
Les femmes se cachent
Au Maroc, la loi interdit strictement la vente et la consommation de boissons alcoolisées aux Marocains musulmans. Théoriquement réservée, donc, en majeure partie aux touristes, la vente d’alcool est néanmoins largement accessible aux nationaux. Dans les grandes villes, les consommateurs en trouvent dans certaines grandes surfaces, dans des magasins spécialisés ou chez des vendeurs informels, dans des hôtels, des pubs chics ou des bars populaires. Dans les campagnes et les petits villages, les habitants fabriquent leur propre alcool, généralement de l’eau de vie (mahia).
« Il faut arrêter de se voiler la face. Il n’y a pas une famille au Maroc qui n’a pas connu au moins une fois un problème d’addiction », prévient Imane Kendili, psychiatre et addictologue à Casablanca. En 2009, elle a participé, avec l’association Nassim et d’autres médecins addictologues, à la mise en place des premières réunions des Alcooliques anonymes, qui se rassemblent de manière plus ou moins régulière dans plusieurs villes, notamment à Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir.
« Nous sommes protégés parce que nous existons au sein d’un hôpital, indique Mme Benbaze. Mais les autres groupes à l’extérieur des structures hospitalières ont du mal à être pérennes. » Trouver un local pour accueillir des alcooliques est un parcours du combattant dans le royaume.

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Pourtant, le besoin est là. « Une étude menée en 2009 par des psychiatres estime que 1,4 % des Marocains sont dépendants à l’alcool et que 2 % en abusent. C’est énorme », alerte la docteure Kendili. En 2014, un rapport de l’Observatoire national des drogues et des addictions (ONDA) faisait état de 50 000 à 70 000 Marocains (sur 35 millions d’habitants) présentant « un usage problématique d’alcool ».
Les hommes sont les plus touchés. Mais, contrairement aux idées reçues, les femmes alcooliques « sont beaucoup plus présentes qu’on ne le croit, mais elles se cachent », affirme la psychiatre addictologue. Nadia, la seule femme des AAA, en sait quelque chose : « Dans les milieux populaires, une femme qui boit tout court est une prostituée ou une dépravée. Alors imaginez une femme alcoolique : j’ai été stigmatisée, reniée par le voisinage, exclue de la société. »
Hypocrisie sociale
Dans ce climat d’hypocrisie sociale où la réalité est masquée par les discours moralisateurs religieux, l’accès aux soins et la prévention trouvent difficilement leur place. « L’alcoolisme est vu comme de l’insolence et de la déviance, il y a beaucoup de stigmatisation, y compris dans le milieu médical, témoigne une infirmière d’un hôpital casablancais, sous couvert d’anonymat. Quand un alcoolique est malade, on ne peut pas s’empêcher de penser que c’est de sa faute. » 

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Depuis 2000, au moins quatorze centres d’addictologie ont toutefois ouvert leurs portes à travers le pays. Dix ans plus tard, un programme national de lutte contre les conduites addictives a été lancé sur instruction royale, signe d’une volonté politique de lutter contre tous les types d’addictions. Mais les places sont encore limitées, dans le secteur public comme dans le privé. « En plus, il n’y a pas de suivi, de réinsertion sociale et encore moins de programme de prévention nationale », fustige Imane Kendili. Et l’interdit socio-religieux risque de décourager pendant longtemps les alcooliques de se faire soigner.
* Les prénoms des membres de l’AAA ont été modifiés pour respecter leur anonymat.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.
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Kristina Vogel, double championne olympique de cyclisme, restera paraplégique

L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h28
   





                        



   


« Ça craint, il n’y a pas d’autre façon de le dire ». C’est par ces mots presque légers que la pistarde allemande Kristina Vogel, championne olympique en 2012 et 2016, a annoncé vendredi 7 septembre qu’elle restera paraplégique après un grave accident survenu en juin lors d’un entraînement.
L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste, néerlandais, qui s’entraînait sur une piste bétonnée du vélodrome de Cottbus. Elle avait été opérée en urgence à Berlin.
« Je suis libre pour la première fois »
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel, l’athlète se montre philosophe sur sa nouvelle réalité.
« En fait, je me compare à un bébé qui doit apprendre à se tourner et à s’asseoir. (..) Et c’est bien que je puisse prendre mon temps. Pour la première fois de ma vie, je n’ai rien à faire. Je veux profiter de cette situation. En gros, je suis libre pour la première fois. (...)Je pense toujours que plus vite on accepte une nouvelle situation, mieux on peut y faire face ».
Va-t-elle se tourner vers le sport paralympique, l’interroge le quotidien allemand ? « Je ne sais pas si j’ai envie de revenir un jour au sport de compétition et, le cas échéant, dans quelle discipline », répond Vogel, détentrice de plusieurs titres mondiaux en individuel et en équipe.
Déjà championne olympique de vitesse par équipes en 2012, elle a remporté le titre en individuel à Rio en 2016. Elle a également été titrée en équipe aux Mondiaux de 2012, 2013, 2014 et 2018, en individuel en 2014, 2015, 2017 et 2018, et au championnat du monde de keirin en 2014, 2016 et 2017.



                            


                        

                        


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US Open : Del Potro, le colosse aux poignets de cristal

Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin affronte Nadal en demi-finale de l’US Open, ce vendredi 7 septembre



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h22
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ce 14 septembre 2009, un grand gamin de 20 ans met fin à cinq ans de règne new-yorkais du Suisse Roger Federer. « Je ne sais pas ce que je fabrique ici. Mais c’est le plus beau jour de ma vie », s’étonne, d’une voix monocorde, le vainqueur de l’US Open, regard bleu-vert et cheveux châtains. Il est argentin, porte un nom à rallonge, et, malgré un physique encombrant (1,98 m, 97 kg), les jambes sont agiles. Le coup droit fait des dégâts, le revers peut-être encore plus. Et depuis sa ligne de fond, il prend la balle tôt.
Ce jour-là, en brisant l’hégémonie des Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray, Juan Martin Del Potro apparaît à beaucoup d’observateurs, convaincus que ce sacre ne sera pas sans lendemain, comme prétendant à un « Big Five ». Mais celui que l’on ne surnomme pas encore « la Tour de Tandil » (sa ville de naissance, dans le sud-est de la province de Buenos Aires) n’est alors qu’un grand méchant mou. « Froid comme un concombre », aurait dit John McEnroe.
Près de dix ans ont passé. Vendredi 7 septembre, à New York, Del Potro doit affronter en demi-finale l’Espagnol Rafael Nadal, comme en 2017 au même stade, et est à une marche de se retrouver une deuxième fois de sa ­carrière en finale à l’US Open.
Entre-temps, l’histoire et la ­personnalité du grand gaillard ­argentin en ont fait l’un des ­chouchous du public, de New York et d’ailleurs, bluffé par les come-back de ce héros malmené par le destin, aujourd’hui classé au 3e rang mondial.
« C’était trop de souffrance »
Un colosse fait d’argile, aux mains en cristal. Pendant des années, Del Potro a vécu avec le spectre d’une retraite prématurée. Des blessures au poignet sont venues enrayer son ascension : le droit en mai 2010, puis le gauche en 2014, qui subira trois opérations en l’espace de quinze mois. « Là, j’ai dit à mes proches que c’était trop de souffrance, racontait-il dans L’Equipe Magazine, en novembre 2017....




                        

                        


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Les zones d’ombre de l’application du Pass culture aux jeux vidéo

Le ministère de la culture veut valoriser un secteur qu’il qualifie de « champion français ». Mais les obstacles juridiques, pratiques et commerciaux ne sont pas minces.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h26
    |

            William Audureau et 
Damien Leloup








                        



   


Qu’il est loin, le temps où le jeu vidéo faisait figure de média infréquentable pour le monde de la culture. Au côté de la musique, du cinéma, des arts du spectacle ou du livre, il fera partie du Pass culture qu’étudie actuellement le ministère de Françoise Nyssen, et dont le fonctionnement a été révélé par Le Monde mercredi 5 septembre.
Du côté du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), on se félicite que le jeu vidéo n’ait pas été oublié. « On est très favorable à ce passe, c’est intéressant et c’est une très bonne chose que l’on reconnaisse le jeu vidéo comme un objet culturel », applaudit Lévan Sardjevéladzé, son président. « C’est un secteur que l’on voulait valoriser, parce que c’est un champion français », explique-t-on dans l’entourage de la ministre.

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Chaque année, environ 800 000 jeunes de 18 ans se verront remettre l’équivalent de 500 euros à dépenser dans différents domaines culturels. Le dispositif sera testé cet automne auprès de 10 000 jeunes, avant d’être étendu à l’intégralité de la classe d’âge dans le courant de 2019.
La tentation de favoriser les jeux français
Les modalités de son application au jeu vidéo restent toutefois encore floues. Quant aux jeux concernés, d’abord. Au début du mois de septembre, le ministère de la culture communiquait sur des productions financées par le fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV), un mécanisme de soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée à la production française.
Contacté par Le Monde, le SNJV reconnaissait sa surprise, d’autres pistes ayant été évoquées, comme un choix défini par l’Académie des professionnels du jeu vidéo, un projet de Césars vidéoludiques actuellement l’étude. Or, en l’état, cette aide à la culture fondée sur un critère d’éligibilité nationale pourrait être interprétée comme une mesure protectionniste contraire au traité de Rome.
L’article 92 du traité déclare incompatibles avec le marché commun, dans la mesure où elles affectent les échanges entre Etats membres, les aides accordées par les Etats ou au moyen des ressources d’Etat sous quelque forme que ce soit, qui faussent ou menacent de fausser la concurrence, en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. Cette notion d’aide requiert donc l’analyse de trois éléments fondamentaux : l’utilisation de ressources d’Etat ; la distorsion de la concurrence ; et l’affectation des échanges.
Du côté du ministère, on reconnaît qu’il existe un « sujet », sur lequel planchent actuellement des juristes. Une des solutions évoquées Rue de Valois pourrait être de se conformer à tous les critères d’attribution du FAJV — comme la création de franchises nouvelles —, en faisant sauter celui de la nationalité. Dans ce cas, n’importe quel jeu pourrait être éligible, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une suite.
De son côté, Julien Villedieu, directeur délégué du syndicat, assure qu’« il n’y a pas d’intention de favoriser les jeux français, la seule contrainte est de s’inscrire et de se référencer sur la plate-forme de test ».
Priorité aux indépendants, mais…
Autre question encore en suspens : la couleur du catalogue. Sera-t-il plutôt orienté vers les blockbusters ou vesr les petites productions indépendantes ? La question est plus complexe qu’il n’y paraît. Rue de Valois, on reconnaît que l’idée de Françoise Nyssen est plutôt de valoriser la « créativité exceptionnelle des indépendants ». Une ligne qui satisfait Lévan Sardjevéladzé, pour qui « le format du passe le rend très compatible avec les jeux indés, qui sont souvent des petits producteurs en besoin de visibilité ».

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Mais le ministère de la culture sait aussi qu’il aura besoin de têtes d’affiche, qui pourraient non seulement attirer de jeunes joueurs, mais même assurer le succès de ce passe culturel. De la même façon que pour le cinéma, où l’attractivité est du côté de Netflix et la production française du côté de Canal+, des arbitrages seront à rendre, tout en veillant à ne pas éclipser les pratiques culturelles moins prisées des jeunes.
« L’enjeu sera double, d’abord de ne pas cannibaliser les autres secteurs, comme les arts vivants, parce qu’on sait que les jeux vidéo sont très populaires, ensuite d’avoir aussi bien des références très commerciales que des jeux découvertes », confirme Julien Villedieu. Pour cela, il faudra composer avec les contraintes très différentes des majors de l’industrie, qui n’ont pas d’intérêt à confier leurs blockbusters, dont la production coûte aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’euros, à un passe qui pourrait les amener, selon la formule retenue, à le mettre à disposition à prix cassé. Le plafond de dépenses alloué à chaque domaine culturel devrait, en tout cas, limiter les risques de phagocytage.
Composer avec les géants de la tech
Enfin, la manière dont ce passe s’intégrera dans l’écosystème commercial du jeu vidéo reste très floue. Contrairement à un théâtre ou à un cinéma, le monde de la manette ne fonctionne pas par tickets d’entrée, mais souvent par l’achat de jeu ou d’abonnement sur des plates-formes dématérialisées appartenant à des géants comme Apple, Google, Sony ou encore Valve.
Dans l’entourage de Françoise Nyssen, on confirme pourtant que les jeux dématérialisés sont également visés par ce passe. Pour l’instant, l’Etat finance intégralement la phase d’expérimentation. La donne pourrait changer lorsque ce sera aux acteurs de l’industrie eux-mêmes d’être invités à contribuer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’enquête des juges d’instruction du TGI de Paris porte sur les soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon et des enfants du couple au Parlement.
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Soupçons d’emplois fictifs : François Fillon de nouveau entendu par les juges

L’enquête des juges d’instruction du TGI de Paris porte sur les soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon et des enfants du couple au Parlement.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h40
   





                        



   


François Fillon était de nouveau entendu, vendredi 7 septembre, au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris sur les soupçons d’emplois fictifs de son épouse et de ses enfants comme assistants parlementaires. Penelope Fillon, la femme de l’ancien premier ministre, a, elle, été entendue jeudi par les juges d’instruction, selon Le Parisien.
Le couple a été mis en examen après les révélations du Canard enchaîné fin janvier 2017, qui ont empoisonné la campagne du candidat de la droite à la présidentielle, jusqu’à son élimination dès le premier tour. Au cœur du dossier, les soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon et des enfants du couple au Parlement.
Les investigations portent aussi sur les salaires touchés de mai 2012 à décembre 2013 par Mme Fillon pour un emploi dans une revue littéraire, La Revue des deux mondes, propriété d’un homme d’affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

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          Tout comprendre aux affaires Fillon



Quatre personnes mises en examen
Mis en examen le 14 mars 2017, notamment pour « détournement de fonds publics » et « complicité et recel d’abus de bien sociaux », François Fillon avait été entendu sur le fond de l’affaire quelques mois plus tard par les juges.
Lors de cette dernière audition, fin juillet 2017, François Fillon avait défendu la réalité des emplois d’assistants parlementaires de sa femme à l’Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu’il était député, et de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.
Quatre personnes sont mises en examen dans cette affaire : les époux Fillon, Marc Joulaud (ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale), et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.
Désormais retiré de la vie politique, l’ancien premier ministre, âgé de 64 ans, a rejoint il y a un an, en tant qu’associé, la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital.



                            


                        

                        

