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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Champions du monde en titre, les Français se rendent à Munich pour entamer cette nouvelle compétition, sans réel enjeu sportif.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.
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Football américain : la saison reprend, la question du boycott de l’hymne pèse toujours

La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 18h40
    |

            Clément Martel








                        



   


Pour éviter les polémiques, dissimulons la question sous le tapis. Alors que la National Football League (NFL), la ligue professionnelle de football américain, entame dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 septembre la 99e saison de son histoire, la controverse autour de certains joueurs agenouillés lors de l’hymne américain pour protester contre les violences policières, et les meurtres perpétrés par des policiers, dont sont victimes des Noirs, ne désenfle pas.
La situation est telle que plusieurs diffuseurs des rencontres, ESPN et CBS en tête, ont annoncé, au cours de l’été, avoir choisi de ne plus retransmettre le protocole d’avant-match. Cette décision a été vivement critiquée par Donald Trump, le président américain, qui avait déjà dénoncé à plusieurs reprises, ces deux dernières années, l’attitude des joueurs.

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A l’aube de la troisième saison de ce que les historiens nommeront peut-être un jour « l’ère de la controverse autour de l’hymne » — c’est à l’été 2016 que Colin Kaepernick, ancien joueur des San Francisco 49ers avait, le premier, refusé d’écouter debout l’hymne national —, le football américain ne parvient pas à se dépêtrer de cette crise.
Alors que les champions en titre, les Philadelphia Eagles, ouvrent jeudi la saison face aux Atlanta Falcons, le statu quo que les propriétaires de la NFL pensaient avoir atteint a volé en éclats, pulvérisé par les joueurs, par une nouvelle offensive du locataire de la Maison blanche et par la nouvelle campagne publicitaire de Nike, qui a Colin Kaepernick comme tête d’affiche.
Consensus gelé
En mai, les propriétaires de la NFL, réunis en congrès à Atlanta, pensaient avoir trouvé une solution. Décidés à ne pas revivre la crise de l’automne 2017, où la croisade de Donald Trump contre les « fils de pute » qui s’agenouillent avait enflammé le débat, obligeant la très tiède NFL à prendre la défense de la liberté d’opinion de ses joueurs, les patrons des trente-deux équipes avaient annoncé autoriser les gestes de boycott pendant la Star Spangled Banner… si et seulement si les protestataires restaient au vestiaire.

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Loin de satisfaire les joueurs, dont une minorité avait pris la suite de Colin Kaepernick en s’agenouillant lors des hymnes, cette décision s’est attiré les foudres de la NFLPA (l’association des joueurs NFL), étonnée de ne pas avoir été consultée sur un sujet les concernant. D’autant que les équipes auraient eu libre cours pour sanctionner les éventuels contrevenants.
Résultat, en juillet, les deux parties ont annoncé le gel de la réforme en l’attente d’un accord, pour « permettre la poursuite d’un dialogue constructif ». Mais aucun accord n’a été trouvé avant la reprise de la saison.
Audiences télévisées en baisse
Dans cette affaire, la NFL a tenté de calquer son règlement sur celui de la NBA, la ligue de basket américaine connue pour accompagner les prises de position de ses joueurs. Mais elle a omis de consulter les principaux concernés, là où la NBA avait proposé à ses joueurs de mettre en place un dispositif commun en 2017, aux fins d’éviter des protestations pendant l’hymne.
A la différence de la ligue de basket, considérée comme progressiste depuis les années Obama — voilà deux ans, elle avait déplacé son All-Star Game hors de la Caroline du Nord en raison de l’adoption par cet Etat de lois hostiles aux personnes transsexuelles —, la NFL ne s’est jamais engagée de quelque manière que ce soit.
Le football américain est traditionnellement marqué à droite. Par ailleurs, la ligue craint que les prises de position de joueurs ne heurtent la sensibilité du public et ne nuisent à la bonne marche de ses affaires — elle brasse des millions de dollars. Or, depuis deux ans, les audiences télévisées s’effritent (- 7 % l’an passé), ce que ne manque pas de souligner Donald Trump, qui y voit un lien de cause à effet.

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La non-prise en compte de la mesure du mouvement par la Ligue et par son commissaire, Roger Goodell, a suscité les critiques de nombre d’observateurs. Ainsi Tony Dungy, ancien entraîneur reconverti en consultant télévisuel, a estimé que la NFL « pourrait faire un bien meilleur travail en acceptant les revendications des joueurs et en les accompagnant, sans faire de ce sujet une question d’hymne ».
Ce que le réalisateur Spike Lee avait mis en exergue l’an passé en expliquant que « penser que les joueurs NFL protestent contre le drapeau revient à penser que Rosa Parks protestait contre les transports publics ».
Nike attise les braises
La vindicte présidentielle, et ses rafales de tweets, n’a pas cessé ces derniers mois. Engagé dans un chantage au patriotisme qui flatte sa base électorale (« si vous protestez, c’est que vous n’êtes pas de bons Américains »), Donald Trump s’est érigé en défenseur des militaires américains tombés au combat. Et a annulé en juin la traditionnelle visite à la Maison Blanche des champions de l’année, les Philadelphia Eagles, après que plusieurs joueurs eurent exprimé leur intention de ne pas venir.
Parallèlement, le débat sur le bien-fondé de protester en s’agenouillant lors de l’hymne se poursuit dans la société américaine. Deux jours avant le deuxième anniversaire du premier geste de Colin Kaepernick, à la fin du mois d’août, un candidat démocrate au Sénat — pour les élections de mi-mandat — a estimé qu’il n’y avait « rien de plus américain » que ce geste pacifique.
Au début de cette semaine, une imposante virgule est venue attiser les braises. En choisissant de faire de Colin Kaepernick l’une des têtes d’affiche de sa campagne célébrant les trente ans de son slogan « Just do it », Nike, qui est par ailleurs l’équipementier officiel de la NFL, a réenclenché la machine.
Le joueur, sans club depuis plus d’un an et engagé dans un combat judiciaire contre la NFL, qu’il accuse de s’être liguée pour ne pas le réembaucher, est l’un des trois visages (avec le basketteur LeBron James et la tenniswoman Serena Williams) de la campagne « Croyez en quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier ».
Ce choix a fait chuter l’action de la multinationale de l’Oregon en Bourse, a déclenché une nouvelle colère présidentielle et a suscité des réactions de fans outrés ou enthousiastes. Cette campagne de communication, lancée à deux jours de la reprise de la NFL, est loin d’être anodine. Cette année encore, le sport risque de ne pas avoir la part belle.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Cinq mois après l’enquête pour corruption qui l’a fait imploser, l’IBU élit sa nouvelle direction. La Russie, privée de candidat et de droit de vote, reste très active pour continuer à peser.
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Biathlon : l’influence russe au centre du congrès de la Fédération internationale

Cinq mois après l’enquête pour corruption qui l’a fait imploser, l’IBU élit sa nouvelle direction. La Russie, privée de candidat et de droit de vote, reste très active pour continuer à peser.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 13h58
   





                        



   


Le monde du biathlon est en train d’en faire la délicate expérience : on ne se débarrasse pas si facilement de l’influence russe, surtout lorsque l’on est un sport majeur au pays de Vladimir Poutine. Interdite de se présenter et de prendre part au vote lors du congrès de la Fédération internationale de biathlon (IBU), la Russie n’a pas pour autant renoncé à peser sur un scrutin décisif pour ce sport, aujourd’hui dominé par le Français Martin Fourcade.
L’IBU s’apprête à vivre une expérience inédite vendredi 7 septembre à Porec, en Croatie : élire un président qui ne soit pas le Norvégien Anders Besseberg, unique président depuis sa création, en 1993, et démissionnaire en avril à la suite des perquisitions de la police autrichienne à son domicile et au siège de l’IBU, à Salzbourg.
Le Monde avait révélé, dans la foulée, les témoignages accablants recueillis par les enquêteurs de l’Agence mondiale antidopage, détaillant la façon dont la Russie avait corrompu le septuagénaire norvégien et sa secrétaire générale, l’Allemande Nicole Resch, pour favoriser ses intérêts et dissimuler le dopage de certains biathlètes. Anders Besseberg et Nicole Resch contestent toujours les faits qui leur sont reprochés.

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L’IBU tente depuis de se remettre en ordre de marche avec une direction provisoire et, surtout, de revenir dans les bonnes grâces du Comité international olympique (CIO), qui a provisoirement interrompu le versement de ses subventions. L’IBU pourra récupérer cette manne précieuse lorsqu’elle aura élu un nouveau président, réformé sa stratégie antidopage et traité les cas de dopage dissimulés sous l’ancienne présidence.
Candidatures inattendues
Le congrès qui s’est ouvert jeudi sera consacré à cette tâche délicate, et à une question qui n’est pas sans lien : faut-il redonner à la Russie son statut de membre de plein exercice, qui lui a été retiré immédiatement après le scandale ?
Les biathlètes russes ne sont pas touchés par cette sanction, mais aucune manche de Coupe du monde ne sera organisée en Russie lors de ces deux prochaines années, et le pays roi du biathlon n’accueillera pas les championnats du monde avant, au moins, 2025.
Par ailleurs, les Russes sont interdits de se présenter à l’élection pour un poste au sein de la direction de l’IBU et de voter lors de ce congrès.
En théorie du moins. En pratique, la Russie n’entend pas rester à l’écart d’une élection, fût-elle de biathlon.
Avant l’été, l’IBU a reçu deux candidatures inattendues, pour les postes de président et vice-président. La première est celle d’une ancienne ministre lettonne de la justice, Baiba Broka, à la tête de la fédération locale de biathlon depuis 2016.
Les élections dans les fédérations sportives étant souvent calquées sur les réseaux d’influence diplomatique, la candidate lettonne a été perçue par les observateurs comme étant celle de l’ex-bloc soviétique. Des accusations qu’elle rejette avec force.

   


Soupçons
Dans son pays, Baiba Broka a vu sa carrière politique interrompue par des articles de presse évoquant des relations présumées avec le milieu criminel, accusations qui n’ont jamais débouché sur l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Après huit mois passés à la tête du ministère de la justice en 2014, elle a été poussée à la démission après s’être vu refuser son habilitation de sécurité, sans qu’aucune explication soit donnée.
Membre d’un parti de droite nationaliste, eurosceptique et anti-Russe, Baiba Broka est néanmoins très proche du maire de Riga, Nils Usakovs, leader du mouvement politique affilié à Russie unie, le parti de Vladimir Poutine.
Baiba Broka n’a rien fait pour lever les soupçons en affirmant cette semaine que l’ouverture de quatre procédures pour dopage visant des biathlètes russes – d’autres devraient suivre – ne devait pas empêcher la réintégration de la Russie au sein de l’IBU.
Passeport biélorusse bien utile
Les soupçons de tentative d’influence de l’élection par Moscou sont renforcés par la candidature au poste de vice-président d’un Biélorusse, Viktor Maygurov. Dans la précédente mandature, ce dernier battait pavillon russe et était vice-président de l’IBU.
Candidat malheureux à la présidence de la fédération russe au printemps, M. Maygurov s’est donc porté candidat à sa propre succession à ce poste clé de l’IBU en utilisant son autre passeport, lui qui avait skié pour la Biélorussie dans les années 1990.
S’il a été prêté à M. Maygurov une réelle influence quant à la marche de l’IBU sous le mandat d’Anders Besseberg, le Russe n’est pas cité dans le rapport de l’Agence mondiale antidopage sur les pratiques de corruption.
Selon toute vraisemblance, souffle un élu de l’IBU, M. Maygurov sera le vice-président de la candidate lettonne si celle-ci l’emporte. Et permettra ainsi à la Russie de garder la main sur la fédération.
Issue incertaine
L’adversaire de la Lettonne est le Suédois Olle Dahlin, déjà membre du comité directeur de l’IBU durant ces quatre dernières années. Pas exactement un symbole de renouvellement. Raison pour laquelle l’Allemagne, l’autre poids lourd de ce sport, n’a pas encore annoncé à qui sa voix irait. Les 56 fédérations membres de l’IBU disposent d’une voix chacune.
« Il est très difficile de savoir qui va gagner. C’est vraiment partagé », juge le Français Christophe Vassallo, actuel président de la commission technique de l’IBU. « La France, dit-il, soutiendra le bloc qui semble le plus apte à enlever les boulets qui sont en travers de la route du biathlon, un groupe d’élus dans lesquels on peut avoir confiance. »
Quelle que soit l’issue du scrutin, il faudra, comme le prédisait Martin Fourcade en juin, « du temps pour que la fédération retrouve de la crédibilité auprès des différents acteurs, des athlètes et des institutions internationales ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.
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La ligue professionnelle de surf annonce l’égalité des primes entre femmes et hommes

La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 10h30
   





                        



   


La World Surf League (WSL), organisatrice du circuit professionnel mondial de surf, a décidé mercredi 5 septembre d’instituer l’égalité des primes de résultats entre femmes et hommes à partir de 2019. « Cette décision est simplement la bonne décision à prendre (…). Nous voulons être en première ligne pour pousser à l’égalité dans tous les domaines de la vie », a expliqué la directrice générale de la WSL, Sophie Goldschmidt.
La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.
Une décision « incroyable »
La décision a été saluée par la star de la discipline, l’Américain Kelly Slater, sacré onze fois champion du monde : « Les surfeuses du circuit mondial méritent cette réforme, je suis si fier que le surf ait choisi de donner l’exemple dans le sport pour l’égalité et la justice ».
L’Australienne Stephanie Gilmore, sextuple championne du monde de la discipline, qui fera ses débuts olympiques en 2020 à Tokyo, a qualifié cette décision d’« incroyable » : « L’argent, c’est fantastique, mais le message véhiculé est encore plus fort (…). J’espère que cela va servir de modèle à d’autres sports, fédérations internationales, et à toute la société. »
En 2018, la dotation globale du circuit masculin de surf (avec 36 surfeurs en lice) était de 607 800 dollars (522 516 euros), et celle du circuit féminin (avec 18 sportives admises), de 303 900 dollars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La France découvre ce soir ce tournoi de football au format complexe qui rappelle d’autres, aussi compliqués, en tennis, rugby ou basket.
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La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi

La France découvre ce soir ce tournoi de football au format complexe qui rappelle d’autres, aussi compliqués, en tennis, rugby ou basket.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h36
    |

                            Alexandre Pedro, 
Clément Martel et 
Anthony Hernandez








                        


Cinquante-cinq équipes européennes réparties dans quatre ligues (A, B, C, D), quatre poules de trois dans ces différentes ligues, un système de montée et descente, quatre billets offerts pour l’Euro 2000 via des barrages, à moins d’avoir déjà validé un ticket grâce aux éliminatoires classiques… Voilà les présentations — rapides — avec la Ligue des nations de football, nouvelle création de l’UEFA, qui débute jeudi 6 septembre pour l’équipe de France avec un déplacement en Allemagne.
Vous n’avez pas tout compris ? Ne remettez pas en cause vos capacités cognitives. Le sport a parfois le don d’imaginer des compétitions dont la compréhension reste une énigme, même après lecture du mode d’emploi. Voici quelques exemples. Passés, ou actuels.

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Qui avait vraiment compris la Coupe Intertoto de football ?
Si l’on commence en se replongeant un peu dans les années passées, tout en restant dans l’univers du football, il y a par exemple la Coupe Intertoto. Certes, elle a offert au football français des moments aussi inoubliables que Robert Louis-Dreyfus (propriétaire de l’OM et d’Adidas) dansant en claquettes au milieu de ses joueurs après une victoire contre La Corogne en 2005, ou un 4-4 de légende de Troyes sur la pelouse de Newcastle, en 2001. Mais il faut l’avouer, personne ne comprenait vraiment comment fonctionnait cette épreuve.

En 1995, l’UEFA avait décidé de créer des repêchages pour les clubs restés à la porte de la Coupe de l’UEFA. Il s’agissait de meubler les étés des amateurs de football les plus incurables entre une Coupe du monde ou un Euro et la reprise des championnats.
« Après des premières joutes insipides entre des clubs lettons, moldaves et maltais, les sixièmes, septièmes et huitièmes des championnats plus huppés venaient s’inviter à la fête », résumait bien France Football dans un article publié en 2016, exaltant la nostalgie de cette Coupe d’Europe pour juillettistes et aoûtiens. La compétition était parfois snobée par les Italiens, Espagnols et Anglais et elle donnait trois vainqueurs, ce qui est un concept !
Mais rendons à l’Intertoto d’avoir permis une des plus belles épopées du football français, celle de Bordeaux en 1995-1996. Partis des tréfonds de l’Intertoto et d’une victoire contre les Suédois de Norrköping, les partenaires du duo Zidane-Dugarry s’étaient retrouvés en finale de la Coupe UEFA dix mois et demi plus tard, en mars 1996, avec une victoire de légende face au Milan AC.
En 2007, l’UEFA a décidé de supprimer l’Intertoto pour la remplacer par des tours de qualification. Le charme était rompu.
L’usine à gaz du championnat de rugby de 1987-1988
Si l’on reste dans les histoires passées, le rugby a aussi offert son lot de compétitions alambiquées. A une époque que les moins de 20 ans n’ont pas connue, les formules du championnat de France ont pu varier selon les humeurs (et les intérêts) des dirigeants de la fédération et de leurs équipes fétiches. Les joueurs de l’époque racontent qu’ils commençaient la saison sans toujours connaître le nouveau format pondu pendant l’été.
Dans le genre compliqué, la palme revient à l’exercice 1987-1988 et son championnat à 80 clubs. Dans un premier temps, tout ce petit monde avait été réparti dans 16 groupes de 5. Les deux premiers de chaque groupe formaient le groupe A et disputaient une phase de qualification en étant répartis en quatre poules de huit. Les autres formaient de la même façon le groupe B.
Les quatre premiers de chaque poule du groupe A (soit 16 clubs) se qualifiaient pour disputer les huitièmes de finale et pouvaient rêver du Bouclier de Brennus, symbole du champion de France. Les autres pouvaient viser un autre Bouclier, celui du Groupe B. Un titre qui fait depuis la fierté de Rumilly. Le vrai titre de champion de France était revenu à Agen.
Avec la création de la Ligue professionnelle de rugby (LNR) en 1998 et après quelques tâtonnements, le rugby français s’est doté d’un championnat presque lisible avec le Top 14. Si on ne tient pas compte des histoires de « doublon » avec le Tournoi des nations.
L’illisibilité de la Coupe du Grand Chelem au début des années 1990
Le tennis a, lui aussi, su concocter des épreuves peu lisibles. Bien avant la future nouvelle « Coupe Davis–Gérard-Piqué », la fédération internationale de tennis (ITF) a ainsi tenté d’innover en créant ex nihilo son tournoi au début des années 1990. La Coupe du Grand Chelem devait être une concurrente des Masters (organisés par l’ATP). Finalement, elle n’a pas vraiment marqué l’histoire du tennis.
Avec la pluie de dollars déversée — une défaite au premier tour assurait 100 000 dollars, la victoire finale, 1,5 million — elle a pu motiver les joueurs. Mais elle a n’a pas trouvé son public.
Pour résumer, l’idée était d’organiser à Munich un Masters… des tournois du Grand Chelem. Ainsi, les seize joueurs ayant réalisé les meilleures performances à Melbourne, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open étaient qualifiés pour le tournoi selon le barème ci-dessous.

   


Peu lisible et mal placée dans la saison (d’abord en décembre puis en septembre dans la foulée de l’US Open), la Coupe du Grand Chelem a expiré son dernier souffle dans la plus totale indifférence en 1999 avec une dernière finale remportée par Greg Rusedski contre Tommy Haas.
Un système de qualification au mondial de basket dénué de sens
Aujourd’hui, c’est aussi le basket qui fait dans le compliqué. A l’occasion des qualifications du prochain Mondial (qui se déroulera en Chine en septembre 2019), la fédération internationale a sorti de son panier une réforme du système de qualifications pour le moins sinueux.
En s’inspirant du modèle éprouvé au football, la FIBA a choisi d’organiser les qualifications lors de « fenêtres internationales » en novembre 2018, février et juin 2019. Mais la fédération internationale ne s’est pas coordonnée avec les deux plus grandes compétitions de clubs du monde, la NBA, aux Etats-Unis, et l’Euroleague, en Europe. Or, ces ligues privées n’entendent pas — business is business — interrompre à deux reprises leur saison pour laisser filer leurs internationaux disputer des rencontres en Moldavie (ou ailleurs).
Comme personne n’est parvenu à se mettre d’accord, on se retrouve avec des qualifications pour le Mondial (lui-même qualificatif pour les Jeux olympiques) dénuées de sens — et de justice sportive. En Europe, notamment, dont les meilleurs joueurs évoluent soit en NBA soit en Euroleague, les petites nations (à commencer par la Slovénie, championne d’Europe en titre) paient au prix fort leur vivier moins important.
La Ligue des nations de volley, faux championnat du monde
On peut avoir gagné deux fois la Ligue mondiale et ne pas être en réalité… champion du monde. Victorieuse en 2015 et en 2017 de cette épreuve instaurée en 1990, et rebaptisée Ligue des nations depuis 2018, l’équipe de France est bien placée pour le savoir.
Dans cette compétition, les seize équipes en lice se rencontrent d’abord une fois chacune, réparties par poules de quatre sur cinq week-ends. Puis, un classement général est établi, qui qualifie les six meilleures sélections pour le Final 6.
Cette année, ce Final 6 s’est déroulé à Lille du 4 au 8 juillet, et les Bleus ont terminé à la deuxième place, derrière la Russie. Deux mois plus tard, ils abordent désormais les Mondiaux — les « vrais » — qui commencent le 9 septembre et s’achèveront le 30 septembre.
Sans compter que la Fédération internationale multiplie souvent les tours de qualifications à ces grands tournois. En 2017, le sélectionneur français Laurent Tilie pointait du doigt cette cadence : « A force de mettre des tournois de qualification qui qualifient pour d’autres tournois de qualification, en caricaturant à peine, on met en danger la santé des joueurs. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’attaquant parisien a été suspendu par la Ligue de football professionnel en raison d’une altercation avec le milieu de terrain nimois Téji Savanier, le 1er septembre.
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Football : Kylian Mbappé suspendu trois matchs pour un carton rouge

L’attaquant parisien a été suspendu par la Ligue de football professionnel en raison d’une altercation avec le milieu de terrain nimois Téji Savanier, le 1er septembre.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 22h09
   





                        



   


Lourde sanction pour Kylian Mbappé : le joueur du PSG, 19 ans, devra purger trois matchs de suspension ferme, infligés mercredi par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) à la suite de son carton rouge à Nîmes, en Ligue 1, le 1er septembre.
Le joueur, exclu samedi pour s’être fait justice lui-même après un vilain geste d’un adversaire, manquera donc en championnat la réception de Saint-Etienne au Parc des Princes le 14 septembre, le déplacement à Rennes le 23 septembre puis la réception de Reims le 26.
Samedi, alors que le PSG menait 4 à 2, le Nîmois Téji Savanier a eu envers lui, dans les arrêts de jeu, un mauvais geste. Mbappé s’est à ce moment-là relevé, puis a poussé son adversaire dans un geste d’énervement. L’arbitre Jérôme Brisard a donné un carton rouge aux deux joueurs.

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Le milieu de terrain Téji Savanier écope, lui, d’une sanction encore plus pénalisante : cinq matchs de suspension ferme, dont un par révocation du sursis.
Le problème pour Mbappé est qu’il avait déjà reçu un jaune à la 18e minute pour un geste d’antijeu (enlever le ballon donné à l’adversaire sur un coup franc, avant que l’arbitre ne siffle l’engagement).
C’est seulement le second carton rouge de la jeune carrière de Mbappé. Le 8 février 2018, le Parisien avait écopé d’une suspension de deux matchs ferme pour une faute sur Ismaïla Sarr en demi-finale de la Coupe de la Ligue contre Rennes, le 30 janvier.
Pour cette faute en début d’année, le joueur s’était présenté devant l’instance disciplinaire pour se défendre en personne. Cette fois, il n’a pas pu, présent à Munich avec les Bleus champions du monde en titre pour affronter jeudi l’Allemagne en Ligue des nations. Il était représenté par un membre de la direction du PSG.
Kylian Mbappé est cependant assuré de jouer à Liverpool, le 18 septembre, en Ligue des champions, compétition qui relève de l’autorité de l’UEFA et non de la LFP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le nouvel entraîneur a débarqué de Skopje (Macédoine), avec qui il a remporté la Ligue des champions il y a deux ans. Il débute en championnat mercredi.
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Raul Gonzalez, un « savoir-faire » européen pour le PSG handball

Le nouvel entraîneur a débarqué de Skopje (Macédoine), avec qui il a remporté la Ligue des champions il y a deux ans. Il débute en championnat mercredi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 19h35
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 22h40
    |

            Clément Martel








                        



   


Parfois, le changement se voit. Au Paris–Saint-Germain handball, il s’entend. Installé depuis un mois aux manettes du triple champion de France en titre, l’entraîneur Raul Gonzalez tranche avec son prédécesseur Zvonimir Serdarusic par son souci de recourir à la langue de Molière. Là où l’ancienne pierre angulaire du THW Kiel (Allemagne) ne s’exprimait qu’en allemand ou en serbo-croate, l’Espagnol a asséné d’emblée, lors de sa prise de fonction au cours de l’été : « Si je dois travailler ici, je sais que je dois parler en français .»
Un choix que l’ancien entraîneur du Vardar Skopje — où il s’exprimait en macédonien — met en pratique depuis, à l’instar de son homologue du PSG football, Thomas Tuchel. Et un effort salué publiquement par Thierry Anti, l’entraîneur du Handball club de Nantes, lors de la conférence de rentrée de la Ligue nationale de handball.
Après avoir confié son destin trois années durant au Germano-Croate Serdarusic — pour trois titres nationaux et autant d’échecs au Final Four de la Ligue des champions —, le club au plus important budget du handball mondial (17 millions d’euros, contre 8 millions à Montpellier) a franchi les Pyrénées. Et a rajeuni ses troupes.
Outre Raul Gonzalez (48 ans), son homonyme Jesus Javier « Jota » Gonzalez (46 ans), qui entraînait La Rioja en première division espagnole, a débarqué pour l’assister. « Ces deux-là forment un duo de coachs très compétents », souligne leur désormais adversaire Thierry Anti.
Réputation flatteuse
Pour qui ne connaît pas Raul Gonzalez, et aux fins d’éviter un réveil pénible alors que le championnat de France de handball reprend, mercredi 5 septembre, le plus simple est de l’écouter.
L’Ibère n’est pas de ces coachs à l’organe de stentor, dont on entend la voix jusqu’au plafond des salles. Fin tacticien, il arrive à Paris auréolé d’une réputation flatteuse. Celle d’avoir porté le club macédonien de Skopje sur le toit de l’Europe en 2017, en dominant… le PSG en finale, 24-23.
Mais il débarque sans bruit, presque timidement. Se félicitant de « rejoindre le meilleur championnat du monde, où la concurrence est incroyable », le nouveau coach du PSG ne se met guère en avant. « Je suis nouveau, je ne vais pas tout chambouler, dit l’ancien demi-centre international. On va avancer petit à petit. »

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Ayant fait ses gammes d’entraîneur à Ciudad Real, comme adjoint du volcanique Talant Dujshebaev, le natif de Valladolid a quitté la péninsule ibérique en 2013, trois Ligues des champions en poche, après le dépôt de bilan de l’ancienne place forte espagnole. Dans la Mancha a évolué sous ses ordres un certain Didier Dinart (de 2003 et 2012). Devenu sélectionneur de l’équipe de France (et sacré champion du monde en 2017), le « Roc » cite toujours le duo d’entraîneurs Dujshebaev et Gonzalez comme son modèle de techniciens.
« J’ai besoin de temps »
Parmi ses pairs, Gonzalez — et pas « Gonzales », comme l’avait par mégarde écrit la feuille de match d’une rencontre PSG-Skopje en 2014, comme le rapporte L’Equipe — est accueilli à bras ouverts. « Je suis ravi qu’il rejoigne le championnat de France, lance Patrice Canayer, l’entraîneur de Montpellier. Parce que le championnat a certes besoin de grands joueurs, mais également de grands entraîneurs. Et il en fait partie. »
Saluant « la grande humilité » du Néo-Parisien, le récent vainqueur de la Ligue des champions avec le club de l’Hérault avoue « beaucoup de respect pour [ce] grand connaisseur du handball. »
Un connaisseur dont le pragmatisme n’est plus à démontrer. Au volant du bolide parisien et de son chapelet de stars — Nikola Karabatic, Mikkel Hansen, Luc Abalo, Sander Sagosen ou encore les recrues Henrik Toft-Hansen et Kim Ekdahl du Rietz —, Raul Gonzalez n’entend pas brusquer la machine. « Changer quelque chose au jeu du PSG ? Je ne sais pas, j’ai besoin de temps », élude-t-il. Et de réaffirmer vouloir « mettre en place [son] système petit à petit ». 
Obligation de résultats
A Paris, l’Ibère est attendu. Malgré la moisson de titres l’an passé (championnat, coupe de France et coupe de la Ligue), le PSG a buté sur la dernière marche de la Ligue des champions. Pis, le club de la capitale a été devancé aux deux premières places européennes par deux de ses adversaires en Starligue, Montpellier et Nantes.
Pour la direction du club, pas question de délaisser les compétitions nationales pour décrocher le titre européen après lequel court le club depuis sa reprise par les investisseurs qataris.
Si Raul Gonzalez devrait avoir du temps pour ajouter sa touche à « son » PSG, il sait qu’il a une obligation de résultats. Lui qui a supervisé le recrutement du PSG à distance — alors qu’il entraînait encore Skopje — ne s’en formalise pas, « satisfait » de son groupe : « J’ai ce que je voulais. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le club français a annoncé, mercredi, le recrutement de celui qui fut son entraîneur de 2005 à 2007. Mais faute du diplôme requis, Ricardo sera manager et non entraîneur.
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Football : le Brésilien Ricardo revient à Bordeaux comme manager général

Le club français a annoncé, mercredi, le recrutement de celui qui fut son entraîneur de 2005 à 2007. Mais faute du diplôme requis, Ricardo sera manager et non entraîneur.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h25
   





                        


Retour à Bordeaux et à la Ligue 1 de football française pour le Brésilien Ricardo. Un peu plus de dix ans après avoir occupé le poste d’entraîneur du club girondin (de 2005 à 2007), il y revient comme manager général. Bordeaux a annoncé officiellement son recrutement mercredi 5 septembre.
Ricardo, 53 ans, était jusqu’alors directeur sportif du club de Santos, au Brésil. La durée de son contrat sera connue jeudi après-midi lors de sa présentation au Château du Haillan, a précisé le club.
Bordeaux a activé la « piste » du technicien brésilien après avoir échoué à faire venir au poste d’entraîneur Thierry Henry. Ce dernier, qui travaille avec l’équipe nationale belge, a décliné la proposition - il a depuis été promu premier adjoint du sélectionneur de la Belgique.
Toléré sur le banc de touche
Si Ricardo va occuper les fonctions de manager général et non d’entraîneur, c’est qu’en dépit des nombreux matches qu’il a déjà dirigés par le passé à la tête d’équipes en France, il ne dispose pas des diplômes requis par la Ligue de football professionnel (LFP). Il sera toutefois toléré sur le banc de touche. Mais sans pouvoir « commander » son équipe. « Ricardo aura le droit de s’asseoir sur le banc en tant que dirigeant. Mais il n’aura pas le droit de se lever, d’avoir le moindre contact avec les arbitres », explique l’ancien sélectionneur interrogé par Sud Ouest.
Il s’appuiera en fait sur Éric Bedouet, qui a assuré l’intérim comme entraîneur depuis l’éviction, mi-août, de l’Uruguayen Gustavo Poyet, et sur l’ancien défenseur Patrick Colleter, qui travaillait déjà avec lui lors de son premier passage au Haillan, ainsi qu’à Monaco jusqu’en 2009.

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Lorsqu’il était joueur - au poste de défenseur - Ricardo, international avec l’équipe du Brésil, avait évolué à Benfica, au Portugal, et au Paris-Saint-Germain. C’est à Paris qu’il avait d’ailleurs débuté sa carrière d’entraîneur, en 1996. Il a ensuite entraîné plusieurs équipes brésiliennes avant de revenir en France, à Bordeaux puis à Monaco (2007-2009).
Avec lui, le club girondin avait fini 2e du championnat derrière Lyon en 2006, et gagné la Coupe de la Ligue en 2007.
Après son passage, Ricardo était reparti au Brésil. Il a été victime de deux accidents vasculaires cérébraux, l’un en 2010, l’autre plus grave en plein match fin août 2011 alors qu’il s’occupait de Vasco de Gama, qui l’avait laissé dix jours dans le coma. Après des mois de convalescence, il avait repris des activités à peu près normales en 2015.
Le retour de Ricardo à Bordeaux survient alors que le club va être vendu par M6 au fonds d’investissement américain GACP (General American Capital Partners).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important, constate dans sa chronique la journaliste du « Monde » Pascale Santi.
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La marche nordique  : plus loin, plus vite...

Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important, constate dans sa chronique la journaliste du « Monde » Pascale Santi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h00
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06.09.2018 à 09h33
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            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Le matin, dans les allées du bois de Vincennes, il n’est pas rare de croiser des groupes de marcheurs qui se propulsent vers l’avant en poussant sur des bâtons. L’histoire a démarré dans les années 1970 en Europe du Nord, où cette marche constituait une façon de s’entraîner l’été pour les skieurs de fond. Elle a depuis franchi les frontières et compte de plus en plus d’adeptes, notamment en France.
Face à cet engouement, le ministère des sports a suggéré en 2006 d’en faire une nouvelle discipline sportive, sous la houlette de la Fédération française d’athlétisme. Pour le docteur Frédéric Depiesse, ­médecin du sport au CHU de Fort-de-France (Martinique) et médecin fédéral de la commission médicale de la Fédération française d’athlétisme, « c’est aujourd’hui devenu un outil de santé publique pour les centres de rééducation cardiaque, pour les ­personnes touchées par des maladies chroniques, le cancer, pour une réadaptation et, bien sûr, en prévention ­primaire ». Ce militant du sport santé est ­premier auteur et coordonnateur de Prescription des activités physiques : en prévention et en thérapeutique ­(Elsevier Masson), dont la prochaine édition doit ­sortir prochainement.
Cette activité permet de « randonner plus vite, et plus loin ». Le haut du corps est plus mobilisé : les muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras. L’utilisation des bâtons redresse la posture et ouvre la cage thoracique. La marche nordique fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche.
Le VO2 max – la quantité maximale d’oxygène (exprimée en millilitre, par minute par kilo) que le corps peut utiliser au niveau musculaire lors d’un effort – est augmenté. « On gagne du temps, car on fait plus d’efforts, et on sollicite plus les muscles, précise le docteur Depiesse. De nombreux bénéfices sont décrits, touchant de nombreux organes et fonctions physiologiques (locomotion, équilibre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La Starligue, première division de handball masculin, est le premier championnat européen. La saison reprend mercredi. La Ligue affiche ses ambitions de développement.
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Le championnat de France de handball veut faire « une entrée assumée dans le sport spectacle »

La Starligue, première division de handball masculin, est le premier championnat européen. La saison reprend mercredi. La Ligue affiche ses ambitions de développement.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h27
    |

            Clément Martel








                        



   


Olivier Girault a le sourire. Elu depuis huit mois à la tête de la Ligue nationale de handball (LNH), l’ancien ailier international est on ne peut plus satisfait d’être aux commandes du « meilleur championnat du monde ». Alors que la saison de la première division de handball masculin reprend mercredi 5 septembre, jamais le championnat de France n’a autant mérité son nom de Starligue.
Grâce au triplé français en Ligue des champions l’an passé (Montpellier sacré, devant Nantes et Paris), la D1 hexagonale occupe, pour la première fois, la tête des championnats européens, devant ses homologues allemandes et espagnoles, selon le classement annuel de l’EHF (Fédération européenne de handball), établi selon le classement des clubs en coupe d’Europe.
Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers : le championnat de France entend surfer sur l’état de grâce de ses trois locomotives pour poursuivre son développement. Il entend « demeurer le championnat le plus attractif » face à une concurrence accrue, notamment des clubs allemands « qui seront en ordre de marche ». Dans cette optique, Olivier Girault a une ligne directrice : faire en sorte que « les clubs performent encore plus, aussi bien sur le plan sportif qu’en dehors. »

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« Entrée assumée dans le sport spectacle »
Outre d’excellents résultats sportifs – illustrés également par les performances de l’équipe de France (championne du monde en 2017), pour achever sa mue, la Starligue aspire à une plus grande médiatisation. Pour Olivier Girault, celle-ci passe par « une entrée assumée dans le sport spectacle », avec de nouvelles salles, comme à Aix-en-Provence.
« A un moment il faut vendre quelque chose de beau, les gens viennent vivre un moment exceptionnel », constate le président de la LNH, pour qui « le spectacle n’empêche pas d’avoir la performance ». « Et aussi bonne soit l’équipe sur le terrain, si elle joue dans un Cosec [complexe sportif évolutif couvert, les gymnases polyvalents], c’est compliqué. »
Entraîneur de l’ambitieux club nantais, sur le podium national des deux dernières saisons (et vice-champion d’Europe), Thierry Anti abonde. « A Nantes, dans la nouvelle salle [le Palais des sports, refait à neuf], l’idée principale est d’en faire un bien meilleur lieu d’accueil pour les médias, les VIP et les spectateurs. » En avertissant toutefois de « ne pas oublier les joueurs » dans cette révolution que vit le championnat.
Ce développement passe également par l’augmentation des droits télévisés. Actuellement diffusée par BeIN Sports, la Starligue a lancé un appel d’offres pour la période 2019-2023, avec pour objectif d’augmenter à la fois la somme empochée – 4 millions d’euros par an actuellement, contre 10 millions pour le basket – et sa visibilité, qui passerait par des matchs diffusés en clair.
Et la première division ne manque pas d’atours au moment de séduire les diffuseurs. Tous les acteurs du handball hexagonal soulignent la densité qu’a acquise leur championnat. Ainsi, pour l’entraîneur montpelliérain, Patrice Canayer, il est aujourd’hui plus ardu d’être sacré champion de France que de faire un beau parcours en Ligue des champions. S’il estime son équipe « capable de battre n’importe quelle équipe européenne », l’entraîneur du champion d’Europe en titre insiste sur la « régularité au plus haut niveau » nécessaire en championnat national.
« Les meilleures équipes du monde sont ici », approuve le nouvel entraîneur du Paris-Saint-Germain handball, Raul Gonzalez. Auréolé du titre de champion d’Europe avec Skopje (Macédoine) en 2017, l’entraîneur espagnol arrive dans la capitale avec pour mission de poursuivre la mise sur orbite du club aux actionnaires qataris. Et de décrocher la Ligue des champions, qui s’est refusée au PSG lors des trois derniers Final Four de la compétition, tout en maintenant la suprématie domestique du club.
« Une finale de Ligue des champions chaque semaine »
« Le championnat de France est devenu très relevé, très homogène, et avec des équipes très performantes », souligne son joueur, le gardien vétéran Thierry Omeyer. Pour sa dernière année sur le terrain, l’ancien portier de l’équipe de France, époque « les Experts », relève que désormais, « il n’y a plus aucun match où l’on peut se dire “j’ai déjà gagné avant de jouer” ». Et d’insister : « Aujourd’hui être champion de France, c’est vraiment quelque chose ! »
Une densité dont se félicite Olivier Girault. Si le président de la LNH aspire à augmenter la visibilité de sa Starligue, pas question pour autant d’envisager de changer de formule – comme c’est le cas en seconde division cette saison, avec la mise en place d’un Final Four. « Il y a dix ans, on aurait peut-être envisagé un Final Four pour rendre la D1 plus attractive, mais aujourd’hui, chaque semaine, c’est une finale de Ligue des champions qui se joue ! »
Et de prendre pour exemple la rencontre voyant, jeudi, le champion d’Europe Montpellier recevoir l’ambitieux club d’Aix-en-Provence : « La majorité des équipes prennent pour modèle » ce dernier, avance Olivier Girault. S’inspirant du développement montpelliérain, le club entraîné par Jérôme Fernandez a investi une salle flambant neuve à la fin de 2017 et ne cache plus ses visées pour le haut du tableau.
Les clubs – même ceux habitués du haut du classement ces dernières années – « savent que le moindre point perdu dès l’entame de la saison pourra poser problème », conclut Girault. Ce que pondère Thierry Anti. Pour l’entraîneur de Nantes, la densité du championnat pourrait modifier la donne. « Beaucoup d’équipes ont de très beaux effectifs, et peuvent venir troubler certains résultats, affirme le coach nantais. Et il se peut que le futur champion de France ait bien plus de défaites que lors des précédentes saisons. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les internationaux danois boycottent leur sélection à cause d’un conflit de sponsoring avec leur fédération.
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Football : l’équipe nationale du Danemark aligne des amateurs et des joueurs de… futsal

Les internationaux danois boycottent leur sélection à cause d’un conflit de sponsoring avec leur fédération.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 16h17
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Dans un grand moment de solitude, ou par pure passion du football, vous pourriez être tentés de regarder le match amical entre la Slovaquie et le Danemark, mercredi 5 septembre. Mal vous en prendrait.
Eliminés en huitièmes de finale de la dernière Coupe du monde, les Danois se présenteront avec des joueurs évoluant en deuxième et troisième divisions, ainsi qu’avec cinq joueurs… de futsal, selon les informations du quotidien Ekstrabladet.
En conflit avec leur fédération, les joueurs danois – menées par leurs stars Christian Eriksen, Nicklas Bendtner et Kasper Schmeichel – ont décidé de ne pas disputer cette rencontre, ainsi que celle prévue dimanche 9 septembre face au pays de Galles dans le cadre de la Ligue des nations.

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En pleine négociation pour un nouveau contrat de sponsoring, la Fédération danoise de football (DBU) souhaiterait imposer ses conditions aux joueurs, qui n’auraient ainsi pas le droit d’afficher leur propre sponsor sur leurs chaussures. Cette proposition n’a pas été du goût des internationaux, qui ont décidé d’entamer un bras de fer avec l’instance dirigeante.
Risque d’exclusion
Si les joueurs danois se sont présentés au rassemblement de l’équipe nationale, un gage de bonne volonté, selon eux, ils se sont montrés inflexibles sur le fond du dossier, proposant de reconduire l’accord existant pour un mois, le temps de disputer les matchs internationaux puis de reprendre les négociations pour résoudre ce conflit. La proposition a été rejetée par la fédération danoise.
Pour éviter un forfait, et donc une forte amende ainsi qu’une éventuelle suspension de sa sélection, la fédération a donc été dans l’obligation de faire appel à des joueurs amateurs. Même le sélectionneur Age Hareide, solidaire de ses joueurs, restera devant sa télévision pour regarder ces deux rencontres, le champion d’Europe 1992 John Jensen ayant accepté de le suppléer.

Truppen til onsdagens venskabskamp mod Slovakiet: https://t.co/qymvO6YFxU— DBUfodbold (@Dansk Boldspil-Union)


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« Nous devons présenter une équipe lors des deux matchs internationaux pour éviter des millions d’amendes et une éventuelle exclusion de l’équipe nationale pendant plusieurs années », a déclaré Kim Hallberg, dirigeant de la fédération locale, dans un communiqué officiel.
Une grève des joueuses l’année dernière
Le Danemark est en effet sous la menace d’une exclusion par l’UEFA de toutes compétitions, dont l’Euro 2020, à cause d’une grève lancée par l’équipe nationale féminine, en octobre 2017. Un autre désaccord financier opposait alors les footballeuses, vice-championnes d’Europe, à leur fédération. Elles avaient engagé une grève pour protester contre leurs conditions salariales et reprochaient à la fédération de ne pas leur faire d’« offre financière raisonnable » pour couvrir leur engagement en sélection.
Les joueuses avaient déclaré forfait pour le match devant les opposer à la Suède comptant pour les qualifications pour le Mondial 2019 en France et avaient perdu le match sur tapis vert (3-0). En signe de solidarité, l’équipe masculine du Danemark avait proposé de reverser près de 70 000 euros par saison à leurs homologues féminines. Un accord avait finalement été trouvé après que la DBU eut annoncé une augmentation de 180 % de leurs émoluments.
Une issue positive devrait aussi être trouvée avec les hommes. « Il en va de la crédibilité du football danois », a confié l’ancien international Morten Wieghorst à la BBC. L’ex-joueur du Celtic Glasgow redoute que les matchs face à la Slovaquie et au pays de Galles ne s’apparentent à « une vaste blague ». A moins que Christian Offenberg, 30 ans, meilleur buteur du championnat danois de futsal, ne se révèle aux yeux du monde entier. Les passionnés, ou les désœuvrés, n’auraient alors pas totalement perdu leur soirée.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Alors que la Chine a remporté les deux premières médailles d’or d’un tournoi électronique affilié aux JO, le président du CIO, Thomas Bach, a rappelé son hostilité aux jeux violents.
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E-sport : le CIO ne veut pas de « jeux vidéo de tuerie » aux Jeux olympiques

Alors que la Chine a remporté les deux premières médailles d’or d’un tournoi électronique affilié aux JO, le président du CIO, Thomas Bach, a rappelé son hostilité aux jeux violents.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 12h01
    |

            William Audureau








                        



   


Après avoir fait les yeux doux au monde des compétitions de jeux vidéo depuis un an, le monde de l’olympisme rappelle qu’il reste maître des cartes. Dans un entretien avec l’agence de presse Associated Press, le président du CIO, Thomas Bach, a exprimé lundi 3 septembre son scepticisme quant à la possible intégration de certaines disciplines e-sportives aux JO :
« Nous ne pouvons avoir au programme olympique un jeu qui promeut la violence ou la discrimination. Ce qu’on appelle les jeux de tuerie [killer games]. De notre point de vue, ils sont contraires aux valeurs olympiques et ne peuvent donc pas être acceptés. »
L’affirmation, relativement vague mais très commentée, a pris de surprise de nombreux observateurs, pour qui l’intégration de l’e-sport était en bonne voie, et le thème de la violence des jeux vidéo une résurgence des fantasmes des années 1990.
Cette prise de distance fait suite à la tuerie de Jacksonville en Floride. Dans la nuit de dimanche 26 à lundi 27 août, un homme a ouvert le feu sur des participants à un tournoi de jeu vidéo de football américain, faisant deux morts et onze blessés, avant de se suicider. L’auteur présumé, David Katz, figurait lui-même parmi les inscrits à ce championnat. Les organisateurs des jeux asiatiques, les premiers de l’histoire où les compétitions de jeux vidéo sont devenus médaillables, ont exprimé à cette occasion leurs condoléances.
Certaines disciplines du monde de l’e-sport tournent autour de jeux de tir compétitifs, comme Counter-Strike, Call of Duty, Rainbow Six Siege, ou dans un registre moins réaliste, Overwatch. Les déclarations de Thomas Bach semblent définitivement leur fermer la porte. La question des jeux de combat à la Street Fighter V avec leur système de jauge de vie reste en suspens. Thomas Bach déclare ainsi :
« Bien sûr, chaque sport de combat a ses origines dans des combats réels entre gens, mais le sport est leur expression civilisée (…) Si vous avez des e-games [sic] où le but est de tuer, alors ils ne sont pas compatibles avec nos valeurs olympiques. » 
Souci de terminologie pour France e-Sport
Interrogé par Le Monde, le président de l’association France e-Sport, Stéphan Euthine, estime que ces déclarations illustrent le travail qui reste à mener pour rapprocher les deux mondes. « On a un petit regret sur les éléments de langage. “E-games” et “killer games” sont des termes qui n’existent pas. Il y a une pédagogie à faire, on sait qu’il faut qu’on apprenne à se connaître, mais ça ne remet pas en question les avancées. » Sur le fond, il n’existe toutefois pas de désaccord majeur, même si Stéphan Euthine aurait aimer davantage de détails :
« La violence, c’est très subjectif. Nous avons un organisme d’autorégulation pour cela. Thomas Bach aurait pu préciser qu’il ne voulait pas de jeux estampillés PEGI 16 ou 18. Ce qui aurait été parfaitement compréhensible, il y a des valeurs à respecter. »
A cet égard, la ligne rouge tracée par Thomas Bach ne choque pas le président de France e-Sport, qu’il s’agisse de l’exclusion des jeux de tir, voire de certains jeux de combat. « Il y aura des complications sur certains jeux comme il y en a pour certains sports de combat, comme le MMA, qui ne sera jamais aux JO », resitue-t-il.
Deux médailles d’or pour la Chine
Les déclarations de Thomas Bach recadrent mais ne contredisent pas les récentes avancées du dossier de l’intégration de l’e-sport aux JO. Dès l’été 2017, le CIO et le comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 avaient entrouvert la porte à une reconnaissance. Les sports électroniques de compétition « pourraient être considérés comme une activité sportive », avait alors déclaré l’institution sise à Lausanne. Leur présence durant l’olympiade parisienne, hors programme, est actuellement à l’étude. Avec, en toile de fond, un objectif : rajeunir l’audience d’un événement sportif au public vieillissant et se développer en Asie.
Cette déclaration survient alors que l’e-sport a figuré pour la première fois comme sport de démonstration aux Jeux asiatiques de 2018, qui se sont déroulés à Djakarta et Palembang, en Indonésie du 25 août au 1er septembre. Six compétitions ont été tenues sur six jeux différents – trois de stratégie-conquête du territoire (League of Legends, Arena of Valor, Starcraft II), deux de cartes (Hearthstone et Clash Royale), et un de football (Pro Evolution Soccer). Aucun de ces jeux ne mettait en scène de violence réaliste. Ces six titres sont aujourd’hui en pole position pour rejoindre le programme officiel des Jeux asiatiques 2022, qui se déroulera en Chine.
La Chine, qui a remporté le tournoi Arena of Valor lors de ces Jeux asiatiques 2018, est devenue officiellement la première nation médaillée de jeux vidéo dans le cadre d’une compétition affiliée au CIO. L’empire du Milieu a par ailleurs terminé premier au classement des médailles avec deux breloques dorées, grâce à sa victoire dans l’épreuve phare, League of Legends. L’Indonésie (Clash Royale), Hongkong (Hearthstone), la Corée du Sud (Star Craft II) et le Japon (Pro Evolution Soccer) ont remporté les autres médailles d’or en jeu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Champion de France de Pro B la saison dernière, Blois a été interdit de montée en Pro A car dépourvu de centre de formation agréé. Le tribunal administratif de Paris a rejeté son appel.
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Basket : débouté par la justice, le club de Blois restera cette année en Pro B

Champion de France de Pro B la saison dernière, Blois a été interdit de montée en Pro A car dépourvu de centre de formation agréé. Le tribunal administratif de Paris a rejeté son appel.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 10h37
    |

            Clément Martel








                        


Le championnat de France de basket ne devra pas modifier son calendrier in extremis pour inclure une dix-neuvième équipe. Selon les informations du Monde, le tribunal administratif de Paris a débouté l’Abeille des Aydes Blois Basket (ADA Blois), lundi 4 septembre, de sa demande d’accession en première division (Pro A), acquise sur le terrain mais refusée par la Ligue nationale de basket (LNB) en raison de l’absence de centre de formation.
Interrogé sur la légalité du refus d’admettre Blois en première division, le tribunal administratif a considéré qu’en l’état, il n’existait aucun doute sérieux quant à cette légalité, selon le document publié par le tribunal et que Le Monde a pu consulter.
A la suite de cette décision, le club ligérien a décidé de mettre un terme à sa démarche juridique : sacré champion de France de Pro B en mai, Blois évoluera à nouveau cette saison dans l’antichambre de l’élite. « Une décision de justice est faite pour être respectée », confirme au Monde le président du club, Paul Seignolle, se disant « déçu et abattu par cette décision ».
S’il avait la possibilité de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat, le dirigeant blésois, défendu depuis l’entame de son combat par l’ancien secrétaire d’Etat au sport de François Hollande, l’avocat Thierry Braillard, a « décidé, après mûre réflexion », de ne pas poursuivre ce combat contre « une injustice et une iniquité au niveau du basket français ».

        Lire notre article :
         

          La croisade juridique du club de basket de Blois, interdit d’élite



Centre de formation inauguré fin août
Du côté de la LNB, à défaut de se féliciter de la décision du tribunal administratif, le président Alain Béral explique être « rassuré par un jugement rendu sur le fond : les décisions prises par la LNB sont souveraines ».
Et le patron de la LNB de préciser que cette affaire a été « suivie avec attention par les autres clubs [de Pro B] qui ont eux suivi le chemin classique : mise en place du centre de formation, bataille pour l’accession », rappelant la mission formatrice du basket hexagonal et que, pour certains clubs, « le centre de formation peut représenter un coût et non une opportunité ».
Malgré l’absence de centre de formation agréé par le ministère des sports – structure obligatoire pour évoluer en Pro A – lors de la saison passée, le club blésois a depuis tenté de se mettre en conformité avec les règlements de la LNB. Son centre de formation a été inauguré fin août, et le club espère le faire agréer dès que possible.
« Nous repartirons en Pro B [la saison reprend le 12 octobre] avec la ferme intention de faire de Blois une place forte du basket français, même si les instances font tout pour que le basket se joue dans les métropoles », assure Paul Seignolle, amer.
S’il a mené le combat avec l’intention de l’emporter, le club de Blois s’attendait à cette décision et s’y est préparé. « Honnêtement, nous sommes focalisés sur la Pro B, confiait au Monde un employé du club avant la décision du tribunal administratif. Notre président est à fond dans le combat mais on connaît l’issue… » Ce que confirme M. Seignolle, pour qui « il n’aurait pas été sérieux, pour l’avenir du club, de ne pas anticiper » une décision négative.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Eliminée prématurément du Mondial, la « Mannschaft » a aussi été secouée par l’affaire Özil et ses relents de racisme. Joachim Löw, le sélectionneur, n’a pas droit à l’erreur
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Football : rentrée à haut risque pour l’Allemagne en plein doute existentiel

Eliminée prématurément du Mondial, la « Mannschaft » a aussi été secouée par l’affaire Özil et ses relents de racisme. Joachim Löw, le sélectionneur, n’a pas droit à l’erreur



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 16h35
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Il est des matchs qui, dans une carrière de sélectionneur, comptent plus que d’autres. Pour Joachim Löw, celui qui opposera l’équipe d’Allemagne à la France, jeudi 6 septembre, à Munich, est assurément de ceux-là. Après un été noir, marqué par l’humiliante élimination de l’Allemagne dès le premier tour de la Coupe du monde, le 27 juin, à Kazan (Russie), à l’issue d’une défaite 2-0 contre la Corée du Sud, le sélectionneur allemand, dont les récents déboires ont tendance à faire oublier qu’il remporta la Coupe du monde, en 2014, et la Coupe des confédérations, en 2017, sait qu’il n’a pas droit à l’erreur.
M. Löw n’a pas attendu ce match pour tenter de faire oublier ces dernières semaines, les pires des douze années qu’il a passées à la tête de l’équipe d’Allemagne. Pour cela, il a choisi le mode de l’autocritique. « Après notre victoire au mondial, au Brésil, en 2014, nous étions devenus de plus en plus une équipe de possession de balle et c’était tactiquement indispensable, car nos adversaires avaient de plus en plus peur de nos contre-attaques. Pendant quatre ans, nous l’avons très bien fait. J’ai voulu améliorer encore cela, atteindre la perfection. C’est là que j’ai été presque arrogant », a t-il expliqué, le 29 août, à Munich, au côté du manageur de l’équipe, Oliver Bierhoff, ajoutant qu’il avait commis la « grosse erreur » d’avoir pris “trop de risques” et que son équipe devait, à l’avenir, « se montrer plus flexible et plus souple ».
La vraie défaite de cet été
En jetant un regard critique sur le passé, M. Löw a-t-il rassuré sur l’avenir ? Pas vraiment, à lire les réactions à son intervention, perçue comme un peu creuse sur le fond et un peu molle sur la forme. « Pas de sursaut, pas de nouveau départ. Ce que Joachim Löw et Oliver Bierhoff ont dit en public sonnait plutôt comme : pas d’expérimentation. Voilà qui pourrait être fatal au sélectionneur », a commenté le Spiegel, pour qui les explications de M. Löw ne donnaient pas le sentiment d’une prise de conscience de la gravité du « moment historique » que traverse l’équipe d’Allemagne, qui n’avait pas été éliminée du premier tour d’une Coupe du monde depuis… 1938.
Au-delà du défi sportif, M. Löw sait qu’il doit également solder une autre affaire qui a ébranlé son équipe cet été, et fortement entaché son image : le départ précipité du joueur Mesut Özil. « C’est avec le cœur lourd et après beaucoup de réflexion que (…) je ne jouerai plus pour l’Allemagne de matchs internationaux, aussi longtemps que je ressentirai du racisme et du manque de respect à mon égard », a déclaré, le 22 juillet, sur Twitter, le milieu de terrain allemand d’origine turque, âgé de 29 ans.
En Allemagne, cette décision a provoqué de vives réactions. « Mesut Özil n’était pas n’importe quel joueur dans cette équipe nationale. C’était un symbole de cohabitation et de vivre-ensemble pour les citoyens d’origine turque qui, depuis plusieurs générations, vivent en Allemagne. Cette brutale rupture est la vraie défaite de cet été, bien plus que celle des onze joueurs allemands au premier tour de la Coupe du monde », a commenté le quotidien Süddeutsche Zeitung.
Mesut Özil s’en était pris à Reinhard Grindel, le président de la Fédération allemande de football (DFB). « Aux yeux de Grindel et de ses soutiens, je suis allemand quand nous gagnons, mais je suis un immigré quand nous perdons », avait déploré le joueur, en référence au peu de soutien que lui a apporté la DFB après l’élimination de l’Allemagne de la Coupe du monde, qui lui a valu de violentes attaques racistes. Celles-ci étaient consécutives aux photos le montrant, en mai, à Londres, au côté du président turc, Recep Tayyip Erdogan, en campagne pour sa réélection.
M.Grindel a admis, fin juillet, qu’il aurait « dû dire sans aucune ambiguïté ce qui est une évidence pour [lui] et pour toute la Fédération : toute forme de harcèlement raciste est insupportable, inacceptable et intolérable ».
Jeudi, l’Allemagne jouera sans Mesut Özil. Mais un autre joueur d’origine turque, également pris en photo avec M. Erdogan, Ilkay Gündogan, sera, lui, bien présent. Lors du dernier match à domicile de l’équipe d’Allemagne avant la Coupe du monde, le 8 juin, contre l’Arabie saoudite, à Leverkusen, le milieu de terrain de Manchester City avait été hué par le public. « Je n’oublierai jamais ce moment », avait-il confessé.
Quel accueil lui réservera le public, jeudi, à Munich ? En amont du match, Joachim Löw a solennellement appelé « tous les fans à le soutenir », expliquant qu’il le considérait comme un « joueur très très important », qu’il n’avait « pas douté un seul instant de convoquer » à l’occasion de cette rentrée à haut risque – tant sur le plan du jeu que sur celui de l’image – pour une équipe d’Allemagne en plein doute existentiel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les champions du monde affrontent l’Allemagne ce soir pour l’ouverture de la Ligue des nations, la nouvelle compétition créée par l’UEFA.
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Equipe de France : l’équation complexe de Didier Deschamps

Les champions du monde affrontent l’Allemagne ce soir pour l’ouverture de la Ligue des nations, la nouvelle compétition créée par l’UEFA.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 14h36
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Cette fois, Didier ­Deschamps n’a vraiment pas eu à se creuser les méninges pour constituer sa liste de rentrée. Perché sur son nuage russe et désireux de prolonger l’état de grâce, le sélectionneur de l’équipe de France a voulu récompenser les 23 joueurs qui ont remporté la Coupe du monde, le 15 juillet, à Moscou. Il les a ainsi tous convoqués pour les matchs contre l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à Munich, pour l’ouverture de la Ligue des nations, la nouvelle compétition créée par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en marge des qualifications à l’Euro 2020, puis face aux Pays-Bas, trois jours plus tard, au Stade de France.
Attaché à la notion de « cohésion de groupe » depuis son intronisation à la tête des Bleus, en 2012, Deschamps n’en fait pas mystère : l’heure est encore aux célébrations, et le technicien souhaite rendre hommage à ses protégés, irréprochables et soudés en Russie. D’autant que le public de Saint-Denis devrait leur réserver un accueil digne de leur statut. Même le défenseur marseillais Adil Rami, 32 ans, a été convoqué quand bien même ce dernier, fébrile en cette entame de saison, avait annoncé sa retraite internationale au milieu de l’effervescence du titre mondial.
Seuls 21 champions du monde étrenneront le – déjà mythique – maillot à deux étoiles, puisque le gardien et capitaine Hugo Lloris et sa « doublure », Steve Mandanda, sont blessés à la cuisse et forfaits pour ces deux rencontres. Ces défaillances ont permis au portier de Bordeaux, Benoît Costil, et à son homologue montpelliérain, ­Benjamin Lecomte, néophyte avec les Bleus, de grimper dans le wagon tricolore.
Dans un élan de sincérité, Didier Deschamps a prévenu que cette liste était en trompe-l’œil et ne reflétait pas les états de forme du moment. « L’équipe de France va évoluer », a déclaré, d’un ton ferme, le Bayonnais. Les cartes pourraient donc être rebattues. Avec en ligne de mire le match amical contre l’Islande, le 11 octobre, et le duel face à l’Allemagne, cinq jours plus tard, en Ligue des nations. « Cela ne sera pas pareil en octobre, on pourra alors avoir une photographie individuelle plus précise », a insisté le patron des Bleus.
Le sélectionneur sera confronté à une équation complexe dans les prochains mois : doit-il s’appuyer sur ce groupe, qu’il a amené au firmament, ne le modifiant qu’à la marge, par petites touches, ou va-t-il renouveler son équipe sur le chemin de l’Euro 2020 ? « La porte n’est pas fermée, a-t-il précisé. Aujourd’hui, c’est une bonne cinquantaine de joueurs qu’on supervise régulièrement avec le staff. »
Se pose d’abord la question du devenir des joueurs trentenaires, dont l’avant-centre Olivier Giroud (31 ans), si précieux mais muet devant les buts en Russie. Remplaçant avec Chelsea, le Savoyard parviendra-t-il à conserver sa place ou sera-t-il définitivement happé par la « nouvelle vague » incarnée par Kylian Mbappé (19 ans) et ­Ousmane Dembélé (21 ans), auteur d’un début de saison tonitruant avec le FC Barcelone ? « Je ne me fais pas d’illusions d’ici un ou deux ans », admettait d’ailleurs ­Giroud à propos de son avenir, en août 2017.

        Les explications sur ce nouveau tournoi :
         

          La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi



Trouver un équilibre sur la durée
Quant à Steve Mandanda, 33 ans, il peut voir, dans l’immédiat, comme une menace l’émergence d’Alphonse Areola (25 ans), en concurrence avec le vétéran italien Gianluigi Buffon (40 ans) au Paris-Saint-Germain et appelé, à moyen terme, à remplacer Hugo Lloris (31 ans) dans la cage des Bleus. En l’absence de ses deux aînés, le gardien du club de la capitale sera d’ailleurs titulaire à ­Munich, contre la Nationalmannschaft.
« Le groupe est jeune (26 ans de moyenne d’âge) et il est loin d’être en fin de course : Mbappé et ­Dembélé disputeront sûrement le Mondial 2026, confie Guy ­Stéphan, l’adjoint de Deschamps. Les trentenaires seront-ils compétitifs dans deux ans ? Il y a la volonté du sélectionneur de garder ceux qui ont gagné et ont marqué des points au Mondial, mais il y a aussi la nécessité d’être performant en club et en équipe de France. »
« Le groupe est jeune (26 ans de moyenne d’âge), et il loin d’être en fin de course » Guy Stéphan, entraîneur adjoint de l’équipe de France
Le bras droit de Deschamps est bien placé pour évoquer cette délicate équation dans la mesure où il a été l’adjoint de l’ancien sélectionneur Roger Lemerre (1998-2002), qui avait conservé 18 des 22 champions du monde de 1998 lors du triomphe à l’Euro 2000, et maintenu sa confiance à 14 d’entre eux au Mondial 2002, avec une piteuse élimination dès la phase de poules à la clé. Signe qu’il est difficile de trouver un équilibre sur la durée.
Souvent taxé à tort de conservatisme, Deschamps s’est pourtant toujours ingénié à renouveler sa sélection depuis le début de son mandat. En 2013, il avait lancé Paul Pogba et Raphaël Varane, alors âgés de 20 ans, pour préparer le Mondial 2014, au Brésil. A l’Euro 2016, organisé dans l’Hexagone, le technicien avait offert sa chance aux jeunes attaquants ­Anthony Martial et Kingsley ­Coman. « En 2018, les défenseurs latéraux Benjamin Pavard et ­Lucas Hernandezne sont pas arrivés comme ça par hasard », ajoute Guy Stéphan.
Et ce n’est pas un hasard si seulement neuf des vingt-trois joueurs présents au Mondial russe avaient disputé l’Euro 2016. « On a conservé l’ossature et ce groupe né en 2014, au Brésil », rappelle l’adjoint de Deschamps.
La porte bien fermée pour certains
Malgré les dires du sélectionneur, la porte semble bien fermée pour certains comme l’ailier marseillais Dimitri Payet (31 ans), le défenseur d’Arsenal Laurent ­Koscielny (32 ans), forfaits au Mondial russe, ou le milieu parisien Adrien Rabiot (23 ans), coupable d’avoir refusé son statut de réserviste avant le début du tournoi.
En revanche, d’autres éléments pourraient retrouver le maillot tricolore comme le défenseur central Kurt Zouma, l’arrière gauche Lucas Digne, tous deux pensionnaires d’Everton, ou l’attaquant du Bayern Munich ­Kingsley Coman, dont la carrière est minée par des blessures à répétition. De nouvelles têtes devraient aussi apparaître, comme le défenseur Clément Lenglet (23 ans), récente recrue du FC Barcelone, ou le milieu lyonnais Houssem Aouar (20 ans), sans oublier son nouveau partenaire, l’attaquant Moussa Dembélé en provenance du Celtic Glasgow.
Au sein du groupe des « mondialistes », la hiérarchie sera-t-elle respectée ? Les latéraux Djibril ­Sidibé et Benjamin Mendy regagneront-ils leur place de titulaires au détriment du tandem Pavard-Hernandez ? « Vous devez vous attendre à tout », a indiqué ­Deschamps. En octobre, le sélectionneur devra davantage réfléchir pour bâtir sa liste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le Serbe est revenu à son meilleur niveau depuis son titre à Wimbledon. Mercredi à New York, il a battu en quart de finale l’Australien John Millman, tombeur de Federer.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Tennis : Novak Djokovic sera en demi-finale de l’US open pour la onzième fois

Le Serbe est revenu à son meilleur niveau depuis son titre à Wimbledon. Mercredi à New York, il a battu en quart de finale l’Australien John Millman, tombeur de Federer.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 07h17
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 07h27
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            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


C’est Richard Gasquet qui en parle peut-être le mieux. « C’est le niveau ultime. La balle voyage à droite, à gauche très vite. Les appuis… Il ne fait jamais d’erreurs, il joue tôt. Le retour, la balle est au millimètre à chaque fois, elle est longue, elle est rapide. Il a repris confiance en gagnant Wimbledon. Tout repart quoi ! » Le Français a croisé la route de Novak Djokovic dès le troisième tour de l’US Open, samedi 1er septembre. Et sans lui manquer de respect, on peut dire que, durant trois petits sets, le Serbe lui a donné une leçon de tennis.
Mercredi 5 septembre, Novak Djokovic s’est qualifié pour les demi-finales, en battant (6-3, 6-4, 6-4) l’Australien John Millman, le tombeur de Roger Federer en huitièmes de finale. Absent de l’US Open l’an passé, l’ex-numéro un mondial sera donc présent en demi-finale pour la onzième fois au cours de ces onze dernières apparitions sur ce tournoi.
Pour décrocher une pace en finale, il lui faudra battre, vendredi 7 septembre, le Japonais Kei Nishikori (19e mondial), vainqueur du numéro sept mondial Marin Cilic en cinq manches et plus de quatre heures de jeu. L’autre demi-finale opposera le numéro un mondial Rafael Nadal au numéro trois mondial Juan Martin Del Potro.
En deux ans, Novak Djokovic avait quasiment tout perdu. Sa couronne, ses titres, son coach, son équilibre personnel, son coude, sa motivation. Un blues quelque part entre la crise existentielle et les tourments d’un champion qui ne sait plus très bien ce qui l’anime au quotidien depuis cette conquête de Roland-Garros en 2016, qui lui avait si longtemps résisté.
Alors, au printemps, Novak Djokovic a appuyé sur « reset ». Exit Boris Becker, exit Andre Agassi, exit Radek Stepanek, éloigné Pepe Imaz, le coach mental aux airs de gourou qui prône le tennis « par l’amour et la paix ». Après une coupure d’un an, il s’en est remis à son coach et mentor qui l’a façonné depuis 2006, le Slovaque Marian Vajda. Au côté de ce petit homme rondouillard et affable de 53 ans, Djokovic voulait retourner dans ce passé qui avait fait sa gloire.

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« C’est fou comme tout va vite »
A Wimbledon, en juillet, personne ne l’attendait de sitôt, cinq mois seulement après s’être fait opérer du coude. Lui-même était le premier surpris. « Notre plan était d’atteindre mon pic à l’US Open. C’est arrivé plus tôt et tant mieux. Mais c’est un processus qui prend du temps et qui n’est pas fini », a-t-il rappelé cette semaine.
Après son élimination par Marco Cecchinato en quart de finale de Roland-Garros, vexé comme jamais, il avait laissé entendre qu’il sécherait la saison sur gazon. En réalité, on avait surtout vu, à travers cette grosse colère, le signe d’un compétiteur sur le chemin du retour.
En début de saison, le Serbe convoquait encore son fantôme sur le court. Il a touché le fond en mars au tournoi de Miami, sorti d’entrée, comme à celui d’Indian Wells, hagard, quelconque au service et en coup droit, emprunté dans ses déplacements. Certes, l’opération au coude était encore fraîche et les réglages au service – qu’il a dû apprendre à raccourcir – encore nombreux.
Mais depuis le tournoi du Queen’s, début juin, ses statistiques rappellent le « Djokosmic » des saisons 2011-2016 : il n’a perdu que deux fois en 25 matchs. En s’imposant à Cincinnati, le 20 août, il est même devenu le premier joueur à remporter au moins une fois les neuf Masters 1000 du circuit. Et avec son 13e titre en Majeur à Wimbledon (à une longueur de Pete Sampras), il se remet dans la course avec ses deux éternels rivaux, Roger Federer et Rafael Nadal.

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Mats Wilander en salivait d’avance au lendemain de son sacre anglais le 15 juillet : « Ces trois-là vont à nouveau essayer de monter encore plus haut. Je ne dis pas que “Rodgeur” ou “Rafa” le pourront, mais ils vont voir là une raison de continuer à travailler pour challenger le jeu de Djokovic. Et c’est énorme. C’est fou comme tout va vite dans le monde du tennis », écrivait-il dans L’Equipe.
Federer, Nadal et Djokovic ont débarqué à New York chacun avec un titre du Grand Chelem cette année (l’Open d’Australie pour Federer, Roland-Garros pour Nadal). L’US Open devait donc déterminer lequel des trois hériterait du titre de « meilleur joueur du monde en 2018 ».
Pour ça, il faut réussir à dompter ce monstre de chaleur, d’humidité et de bruit qu’est le court Arthur-Ashe. Federer a été le premier à se faire asphyxier dans la nuit new-yorkaise, prenant la porte dès les huitièmes, lundi 3 septembre.

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L’« autre moi »

   


Depuis le début de la quinzaine, Novak Djokovic montre lui aussi des signes de coups de chaud, sans que cela lui soit fatal, jusqu’ici. Aux deux premiers tours, où il a lâché un set, il a invoqué une saute de concentration. Mais ce n’est pas le vacarme des 24 000 spectateurs qui lui a fait perdre le fil. « C’est juste moi qui suis parfois cet autre moi que le premier moi n’aime pas, précisa-t-il dans une analyse que Freud n’aurait pas reniée. Parfois, il fait surface, d’autres fois non. Parfois, il est sous contrôle. Mais j’imagine que c’est ça d’être un être humain. » 
Le public new-yorkais a pu constater qu’il n’avait pas perdu l’usage de son « body language ». Poing serré, regard foudroyant, l’ex-numéro un mondial a renoué avec son instinct de compétiteur. Mais en cas de défaite, il a appris à philosopher. « Avoir été absent du circuit pendant six mois [fin 2017] m’a permis de prendre du recul et de réfléchir à l’état d’esprit dans lequel je voulais revenir sur le circuit. J’ai eu le temps de réorganiser ma vie », explique-t-il aujourd’hui.
Le « nouveau » Novak Djokovic assure que, désormais, « ce n’est pas le tennis qui détermine si [il est] heureux ou pas ». « La paternité a changé pas mal de choses, ma vie ne se résume plus au tennis. Si je perds, ça ne va pas changer mon quotidien après coup. Il n’en a pas toujours été ainsi. » 

Madison Keys-Naomi Osaka et Serena Williams-Anastasija Sevastova en demi-finales
L’Américaine Madison Keys (14e mondiale), finaliste sortante, s’est qualifiée pour les demi-finales de l’US Open en battant l’Espagnole Carla Suarez Navarro (24e mondiale) en deux sets 6-4, 6-3, mercredi 5 septembre à New York. Elle affrontera la jeune Japonaise Naomi Osaka (19e) pour une place en finale. L’autre demi-finale opposera Serena Williams, en quête d’une 24e couronne en Grand Chelem, à la Lettonne Anastasija Sevastova (18e).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Discipline méconnue du tir à l’arc, le tir en campagne permet aux archers de pratiquer en pleine nature. Le Français Jean-Charles Valladont sera l’un des favoris des Mondiaux qui débutent mercredi 5 septembre.
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Tir à l’arc : les archers en campagne

Discipline méconnue du tir à l’arc, le tir en campagne permet aux archers de pratiquer en pleine nature. Le Français Jean-Charles Valladont sera l’un des favoris des Mondiaux qui débutent mercredi 5 septembre.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 07h00
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            Anthony Hernandez








                        



   


Décocher une flèche en montée ou en descente sur un terrain accidenté en direction d’une cible dont on ignore à quelle distance elle se situe. Sortir du carcan de la discipline olympique – terrain plat et cible inamovible à 70 mètres – pour arpenter les sous-bois, les clairières ou les contreforts escarpés. Les présentations sont faites avec le tir en campagne, l’une des disciplines confidentielles du tir à l’arc. Le « field », comme l’appellent les Anglo-Saxons, organise ses championnats du monde du 5 au 9 septembre à Cortina d’Ampezzo, station de ski des Dolomites, plus habituée à recevoir l’afflux des skieurs que la visite de ces Robin des bois.
Parmi eux, le Français Jean-Charles Valladont, vice-champion olympique à Rio, est l’un des rares archers de l’élite à pratiquer le tir en campagne. Il en est devenu champion du monde en 2012, avant de prendre la médaille d’argent en 2014 puis la médaille de bronze en 2016. Cette année encore, il sera l’un des deux grands favoris en compagnie de son rival américain, Brady Ellison.
Le Franc-Comtois raconte ce qui est pour lui un retour aux sources. « J’ai appris à tirer à l’arc en faisant du field dans mon petit club de Torpes (Doubs), à côté de Besançon. Notre entraîneur avait mis en place un petit parcours de sept cibles derrière le terrain classique. Quand je suis parti en pôle France, j’ai oublié cette discipline. On était formaté pour les JO, se souvient-il, En 2012, après mon échec à se qualifier pour les Jeux de Londres, j’ai décidé de m’y remettre à fond. Six mois plus tard, j’étais champion du monde à Val-d’Isère. »

Une épreuve de tir en campagne aux championnats du monde comprend trois parcours : un premier, le plus ardu, où l’on tire 24 cibles en ignorant les distances, un deuxième où on les connaît cette fois-ci et enfin, après un cumul de points, une phase traditionnelle de duels entre archers termine la compétition.
Un couloir entre deux arbres
« Même si aucun obstacle ne peut se trouver sur la trajectoire, il y a beaucoup de jeux d’effet d’optique. La cible peut par exemple se situer dans un couloir entre deux arbres avec 80 cm pour que la flèche passe, raconte Jean-Charles Valladont, qui apprécie cette discipline. Je suis chasseur et je vais un peu à la chasse à l’arc, ça fait partie de mes passions. Le field me remet un peu dans ce contexte. On se promène dans les bois ou en montagne. C’est une petite échappatoire. » 
Pour le vice-champion olympique, le tir en campagne est également idéal pour compléter sa formation d’archer. Il permet de développer sa polyvalence et son adaptation : « Ça reste du tir à l’arc, on fait le même geste mais dans des difficultés différentes. Cela permet de relativiser lorsque des fois on trouve qu’un terrain de la discipline olympique penche de quelques millimètres à droite… Celui qui a fait du field sera plus facilement à l’aise. »
Parent pauvre de ce sport, le tir en campagne ne compterait selon la Fédération française de tir à l’arc que 3 000 pratiquants sur ses 77 000 licenciés. Le champion Jean-Charles Valladont avance une explication terre à terre à ce relatif anonymat : « La place n’est pas un souci. Il y a toujours quelqu’un qui possède un bout de bois dans un village. Non, le souci c’est l’entretien, l’élagage. Il faut trouver les gens qui se chargent de maintenir le parcours en état. » 
La vice-présidente Catherine Pellen, ancienne championne du monde de la discipline, estime qu’il y a environ 300 clubs français sur les plus de 1 600 qui proposent cette activité. « Ce n’est pas forcément promu de partout. Si vous êtes dans un club où personne n’a jamais tâté du field, c’est difficile, reconnaît-elle, ce n’est pas oublié à la fédération. Le tir en campagne est présent sur le site de la fédération. On tente d’en assurer la promotion par diverses actions même s’il y a certainement beaucoup de choses à faire encore. » La fédération peut en tout cas compter sur un ambassadeur de choix, son vice-champion olympique Jean-Charles Valladont.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’ancienne escrimeuse a touché les limites de sa fonction et de la raison d’être de son ministère, une « super fédération » qui est, à l’évidence, un étage administratif de trop.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’ancienne championne du monde de natation a été nommée au gouvernement, mardi, après la démission de Laura Flessel.
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Roxana Maracineanu, symbole de la natation française et nouvelle ministre des sports

L’ancienne championne du monde de natation a été nommée au gouvernement, mardi, après la démission de Laura Flessel.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 20h27
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Enfant, Roxana Maracineanu s’est d’abord essayée à la gymnastique, dans sa Roumanie natale. Mais c’est dans les bassins de natation qu’elle s’est fait connaître en France, où elle a émigré avec ses parents à l’âge de 9 ans. A maintenant 43 ans, l’ex-nageuse vient d’être nommée à la tête du ministère des sports, mardi 4 septembre. Elle succède à une autre sportive de haut niveau, l’ancienne escrimeuse Laura Flessel, qui a présenté sa démission pour « raisons personnelles » — un départ en raison d’« ennuis fiscaux », selon Le Canard enchaîné.
A l’inverse de sa prédécesseure, Roxana Maracineanu prend ses fonctions après avoir déjà exercé un mandat politique : présente sur la liste socialiste, elle fut conseillère régionale d’Ile-de-France de 2010 à 2015. En 2011, par ailleurs, elle comptait parmi les soutiens de Martine Aubry lors de la primaire du PS en vue de la présidentielle.
Il y a deux mois, en juillet, la sportive avait déjà amorcé un rapprochement avec le gouvernement d’Edouard Philippe. Le premier ministre lui a confié une mission censée « proposer une amélioration notable des résultats de la formation à la nage » et éviter les accidents par noyade. Mme Maracineanu s’y emploie en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale et celui des sports, qu’elle rejoint aujourd’hui.
« Bel exemple d’intégration »
Titulaire d’une maîtrise en langues étrangères appliquées, mais reconvertie comme consultante à la télévision, la quadragénaire reste surtout associée à une médaille d’or. En 1998, à 22 ans, elle devint la première à apporter à la France un titre mondial en natation, dans l’épreuve de 200 m dos, à Perth, en Australie.
Une sportive née à Bucarest, naturalisée française, grandie en Alsace, et symbole d’un « bel exemple d’intégration », selon les mots du président Jacques Chirac, dans un entretien au quotidien sportif L’Equipe. « Faut-il donc être championne du monde de natation pour réussir son intégration à Mulhouse ? », ironise à l’époque le quotidien L’Alsace. 
Sans jamais céder aux tentatives de récupération, la sportive a toujours revendiqué avec fierté son parcours. Au sujet de ses parents, elle disait au Monde, dans un article publié en 1998 : « Ils ont continué à nous parler en roumain, à suivre l’actualité et la culture de la Roumanie. Jamais d’expression d’amertume. Jamais de phrases offensantes ou définitives sur le régime [de Nicolae Ceausescu] qu’ils avaient fui, malgré l’angoisse liée au sort du reste de la famille. » Et d’ajouter, reconnaissante : « C’est grâce à eux que j’ai aujourd’hui l’impression d’avoir deux pays, d’être riche de deux cultures. »
L’ancienne championne hérite à présent d’un ministère des sports qui paraît affaibli par des arbitrages budgétaires au rabais. Elle devra se projeter dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, à Paris.

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Dès 2001, un an après sa médaille d’argent aux JO de Sydney, alors encore en activité dans les bassins, Roxana Maracineanu défendait déjà l’intérêt d’une candidature parisienne en vue de 2008 — laquelle s’est soldée par un échec.
« Grâce à cette candidature, nous avons l’occasion d’accorder plus d’importance au sport dans la société, assurait-elle au Monde. (...) Etre élue ville olympique, c’est la promesse d’avoir de nouveaux équipements et pas seulement sportifs. » La voilà désormais sur le pont.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course.
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La « voie classique » vers le mont Blanc bientôt soumise à des quotas

Tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 06h45
   





                        



   


Surfréquentation, accidents, dégradations… Le mont Blanc souffre de sa popularité. Pour enrayer ces difficultés, la mairie de Saint-Gervais (Haute-Savoie) a annoncé, mardi 4 septembre, que son ascension par la voie « normale » serait réglementée dès l’été 2019 pour les alpinistes non accompagnés d’un guide.
« C’est une décision difficile mais une vraie bonne décision, car le mont Blanc n’est pas une course comme les autres. Elle se prépare », a commenté Jean-Marc Peillex, le maire de la commune, d’où s’étire la voie classique vers le géant alpin (4 810 mètres).
214 par jour
Les contours de cet encadrement restent à définir, mais le principe de cette réglementation a été acté par les partenaires concernés – peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix, Fédération française des clubs alpins et de montagne, préfecture de la Haute-Savoie et compagnies de guides, lors de réunions le 30 août et le 2 septembre.
Une autorisation ne pourrait être délivrée par l’office du tourisme de Saint-Gervais que si le ou les candidats à l’ascension sans guide peuvent justifier d’une réservation dans l’un des refuges situés sur l’itinéraire, de plus en plus prisé chaque année. Surtout, un quota de 214 alpinistes autorisés chaque jour à effectuer l’ascension pourrait être acté, a annoncé le maire de Saint-Gervais, confirmant une information du Dauphiné libéré.

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Selon le quotidien régional, chaque candidat devra déposer un dossier présentant son projet d’ascension afin de se voir déliver – ou non – un permis d’accès au mont Blanc et sa réservation aux refuges. Ce permis ne devrait pas devenir payant. « Ce n’est pas une sanction pour les alpinistes, mais simplement du bon sens : nous souhaitons que le nombre de personnes qui partent vers le mont Blanc corresponde au nombre de places disponibles dans les refuges », a justifié Jean-Marc Peillex.
Par ailleurs, le maire de Saint-Gervais a annoncé la possible création d’une « brigade blanche » chargée de faire respecter la nouvelle règlementation au départ du train menant au pied de l’ascension.
« C’est toute la chaîne de réservation, peu adaptée, qui va être revue et centralisée. Avec l’espoir que de nouvelles façons d’aborder le mont Blanc émergeront. »
Chamonix s’agace
L’annonce n’a pas fait que des heureux. La commune voisine, Chamonix, a tôt fait de regretter une décision « non concertée » qui va l’obliger « à prendre des mesures permettant [d’en] gérer les effets négatifs ». Eric Fournier, le maire de la ville, déplore que des « incivilités, inadmissibles et largement médiatisées » aient conduit à l’adoption d’une réglementation « sans que soient mesurées [ses] incidences et [ses] effets de bord sur les autres voies d’accès au sommet » sur lesquelles se reportent les alpinistes exclus de la voie normale.
Le toit de l’Europe, surfréquenté avec quelque 25 000 grimpeurs chaque année, a déjà fait l’objet de restrictions similaires provisoires. En juillet, lors de l’épisode de canicule, des quotas avaient été mis en place en réaction au dégel et à la chute de blocs de pierre.
La saison 2018 a été marquée par de nombreux incidents, dus notamment au nombre important d’alpinistes empruntant cette voie d’accès. Cet été, une mortalité record en montagne a été enregistrée. La situation devrait toutefois rapidement s’améliorer, puisque des premiers refuges devraient fermer pour l’hiver à partir de la mi-septembre.



                            


                        

                        

