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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ En raison d’une faille informatique, les réservations faites sur le site Internet et sur l’application de la compagnie aérienne entre le 21 août et le 5 septembre ont pu être compromises.
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British Airways annonce un vol de données qui pourrait concerner 380 000 cartes de paiement

En raison d’une faille informatique, les réservations faites sur le site Internet et sur l’application de la compagnie aérienne entre le 21 août et le 5 septembre ont pu être compromises.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 20h53
   





                        



   


La compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé, jeudi 6 septembre, mener une enquête sur un vol de données à la suite d’une faille informatique. Les informations de quelque 380 000 cartes de paiement pourraient avoir été dérobées.
« Entre 22 h 58 le 21 août 2018 et 21 h 54 le 5 septembre, les données personnelles et financières de clients faisant des réservations sur notre site Internet et notre application mobile ont été compromises », a déclaré la compagnie dans un communiqué, précisant que la faille avait été réparée.
Passeports pas compromis
La compagnie a prévenu qu’elle contacterait les clients affectés par ce vol de données. Les données relatives aux passeports des voyageurs n’ont elles pas été compromises.
« Nous conseillons à nos clients qui pensent avoir été affectés par l’incident de contacter leur banque ou l’émetteur de leur carte et de suivre leurs recommandations. »
« Nous sommes profondément désolés pour cette perturbation provoquée par une activité criminelle », a déclaré le directeur général de British Airways, Alex Cruz. British Airways a précisé que le fonctionnement de son site Internet et de son application était « revenu à la normale », et que les clients devant prendre un avion pouvaient s’enregistrer normalement en ligne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.
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Perquisitions chez les fabricants de matériel électriques, soupçonnés d’entente

Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h55
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h47
   





                        


Existe-t-il un cartel du matériel électrique qui se serait accordé pour fixer les tarifs et limiter la concurrence entre eux ? Douze perquisitions ont été menées, jeudi 6 septembre, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’entente illicite entre les principaux fabricants de matériels électriques français, dont Schneider Electric et Legrand, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.
Cette information judiciaire pour « entente illicite, faux et usage de faux, abus de confiance, abus de biens sociaux, blanchiment de fraude fiscale, corruption d’agents privés et publics », a été ouverte le 7 juin par le parquet de Paris. Elle faisait suite à des signalements en avril de l’Autorité de la concurrence et de l’Agence française anticorruption.
6 milliards d’euros par an
Mediapart s’en était alors fait l’écho, évoquant « un mécanisme d’entente occulte sur les prix mis en place » par Schneider et Legrand ainsi que par leurs principaux clients, les distributeurs Sonepar et Rexel, les multinationales françaises qui dominent la fabrication et la distribution de matériel électrique.
Son principe ? L’industriel « fixe des prix de gros élevés, qui ne permettent pas à ces distributeurs de gagner correctement leur vie » et en contrepartie « l’industriel leur accorde, pour chaque marché, un “prix dérogé”, c’est-à-dire une autorisation de vendre moins cher au client final », explique le site d’information. Puis le fabricant « verse de l’argent aux distributeurs, sous forme d’avoir, pour compenser leur perte de marge ».
« Nous avons été sollicités par les autorités judiciaires, nous les avons accueillies dans nos locaux et nous collaborons avec elles », a réagi jeudi un porte-parole de Schneider Electric, géant français des services et équipements électriques.
Schneider Electric est le deuxième fabricant mondial de matériel électrique, avec 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 5,5 milliards pour son concurrent, Legrand. Le marché du matériel électrique pèse 6 milliards d’euros par an en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Après la chaleur de cet été, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas.
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Des abattages d’animaux à craindre après la sécheresse estivale

Après la chaleur de cet été, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h23
   





                        



   


L’équation est de plus en plus intenable dans les élevages français. En raison de l’importante sécheresse estivale, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas. Une situation catastrophique pour beaucoup de professionnels, ont averti, jeudi 6 septembre, les deux principales fédérations d’éleveurs.
« Pour les éleveurs de porcs français, c’est la rentrée de tous les dangers », a déclaré Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), lors d’une conférence de presse à Paris. Ton plus grave encore chez les éleveurs de vaches, car outre la hausse des prix de l’alimentation, ils doivent aussi faire face à une raréfaction du fourrage.

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Vague d’abattages de vaches
Suivant la flambée des cours mondiaux du blé cet été, le prix du blé livré en Bretagne a ainsi dépassé 215 euros la tonne en août, alors qu’il était de 160 euros un an avant. Une augmentation de 34 % qui plombe les coûts de production des éleveurs. Le conseil d’administration de la Fédération nationale bovine (FNB) a dressé un « bilan alarmant » de la situation, dit un communiqué.
Les éleveurs bovins anticipent ainsi une vague d’abattages de vaches. « La gravité » de ces « adaptations » dans les exploitations « dépendra de la météo des semaines à venir ». En clair, des volumes d’herbe qui poussent encore dans les prairies.

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« Il manque 10 centimes par kilo de cochon »
Côté porcs, les éleveurs ont par ailleurs regretté l’existence « depuis deux ans » d’un décalage entre les prix payés aux éleveurs en France et dans les pays voisins. « En moyenne, les éleveurs français touchent 7 centimes de moins par kilo que les éleveurs espagnols ou allemands », a dit M. Auffray.
« Il manque 10 centimes par kilo de cochon pour compenser nos coûts de production, on est bien loin des intentions vertueuses affichées par les Etats généraux de l’alimentation. »
Côté bovins, la FNB a aussi souligné que les prix « demeurent bas et ne permettent pas aux producteurs de viande de couvrir leurs coûts de production ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le journaliste d’investigation Olivier van Beemen revient sur les compromissions et dérives du groupe néerlandais en Afrique.
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Entretien

« Au Nigeria, Heineken a formé des prostituées pour booster ses ventes »

Le journaliste d’investigation Olivier van Beemen revient sur les compromissions et dérives du groupe néerlandais en Afrique.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-06T18:45:32+02:00"

        Le 06.09.2018 à 18h45






    
Publicité pour une bière produite par une filiale de Heineken à Lagos, au Nigeria, en 2002.
Crédits : PIUS UTOMI EKPEI / AFP


Les Africains raffolent de la bière, qu’elle soit brune ou blonde et même s’ils en boivent proportionnellement moins qu’ailleurs dans le monde. Les sociétés brassicoles, qui comptent sur le développement de la fameuse classe moyenne africaine, le savent et se frottent les mains. Car grâce à des coûts de production plus faibles que sur d’autres continents, la bière rapporte en Afrique près de 50 % de plus qu’ailleurs. Certains marchés, comme le Nigeria, sont parmi les plus lucratifs du monde.

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Heineken, deuxième brasseur mondial, est présent sur le sol africain depuis plus d’un siècle et dispose aujourd’hui d’une cinquantaine de brasseries réparties dans seize pays. Après un premier ouvrage sur le groupe néerlandais en 2015, le journaliste d’investigation Olivier van Beemen, collaborateur du Monde Afrique, publie Heineken en Afrique, une multinationale décomplexée (éd. Rue de l’Echiquier). Son enquête montre des pratiques immorales et douteuses en termes de management, de marketing et de développement.
Vous avez enquêté dans douze pays d’Afrique. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
Olivier van Beemen J’ai été marqué par l’immense écart qu’il y a entre ce que Heineken prétend être et ce qu’elle est réellement. Cette société prétend participer au développement économique du continent, mais elle y réalise des profits qui sont largement supérieurs à la moyenne. Depuis plus d’un siècle, elle y gagne des milliards. Heineken fait savoir que l’Afrique est un continent difficile, qu’y faire du business est compliqué à cause de l’instabilité politique, du manque de main-d’œuvre et d’infrastructures. Mais tout ce qui est présenté comme un obstacle est en réalité un avantage pour une multinationale. Cela lui permet d’augmenter ses marges et d’influencer plus facilement les gens. En Afrique, Heineken a une politique très cynique.
Vous expliquez que la multinationale a prospéré sur fond de corruption et de soutien à certains régimes, notamment au Rwanda pendant le génocide des Tutsi en 1994…
La multinationale a continué de produire de la bière pendant les massacres. La Primus, la marque produite par Heineken au Rwanda, permettait aux Interahamwe, les milices hutu, d’être ivres. Il suffit de lire Une saison de machettes, de Jean Hatzfeld, pour comprendre à quel point cette bière servait de motivation pendant les tueries et de récompense après. Par ailleurs, Heineken a continué de payer des taxes au régime génocidaire.

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Mais la firme était-elle en mesure de stopper sa production ?
Un porte-parole de Heineken a répondu dans un journal néerlandais de l’époque que cette offre de production répondait à une demande. Plusieurs sources, dont un technicien, m’ont assuré que si Heineken avait réellement essayé de cesser la production au printemps 1994, elle aurait sans doute pu le faire. Mais elle n’a jamais essayé. Jean Louis Homé, directeur Afrique de la société à cette date, a indiqué dans son ouvrage Le Businessman et le Conflit des Grands Lacs qu’il y avait un contact quotidien entre les techniciens rwandais et la direction de la société, alors basée à Goma [en République démocratique du Congo, RDC]. La brasserie n’était pas autonome, livrée à elle-même, comme le prétend aujourd’hui Heineken. Des Rwandais seuls n’auraient pas pu faire tourner la production.
En RDC, vous expliquez que des vendeuses ont été contraintes à des actes sexuels avec des responsables de la société. Sur quelles bases vous appuyez-vous ?
J’ai rencontré plusieurs de ces femmes et même des responsables de l’époque. Par d’autres sources, j’ai également obtenu des documents confidentiels. Il y est écrit que la firme était au courant de ces dérives sexuelles, mais rien n’a été entrepris pour y mettre un terme.

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Vous écrivez aussi qu’au Nigeria des milliers de prostituées ont été formées pour inciter leurs clients à boire des bières de marque Legend…
Festus Odimegwu, le directeur général de la filiale de Heineken au Nigeria dans les années 2000, m’a raconté cette histoire et il en était très fier. Il a en effet boosté les ventes de la marque Legend, alors moribondes, en mettant en place des formations pour les prostituées. Celles-ci devaient expliquer à leurs clients qu’ils seraient sexuellement plus performants en buvant de la Legend plutôt que de la Guinness, sa principale concurrente. Près de 2 500 travailleuses du sexe ont ainsi été formées. Le système était très efficace puisque les barmans percevaient aussi des commissions en fonction du nombre de capsules de Legend qu’ils rapportaient. Cette politique commerciale est toutefois assez répandue en Afrique.
Vous décrivez les liaisons dangereuses qui existent parfois entre Heineken et certains gouvernements. Peut-on dire qu’elles sont fréquentes ?
Heineken préfère rester en dehors des affaires politiques. C’est risqué en termes d’image et en cas d’alternance du pouvoir, les affaires peuvent se compliquer. Mais il peut y avoir des cas particuliers. L’exemple le plus flagrant est celui du Burundi. Dans ce pays, Heineken possède 59 % du capital de la brasserie locale Brarudi et l’Etat détient le reste. En 2015, le président Pierre Nkurunziza a remis son sort entre les mains de la Cour constitutionnelle pour obtenir le droit de se présenter à un troisième mandat. Il a alors nommé Charles Ndagijimana, le président de la Cour, au sein du conseil d’administration de la brasserie. Puis, lorsque la Cour a rendu un avis positif concernant le troisième mandat, M. Ndagijimana a été propulsé président du conseil d’administration de Brarudi, où il perçoit environ 30 000 euros pour quatre réunions annuelles. Quand j’ai interrogé Roland Pirmez, directeur Afrique de Heineken, sur cette affaire, il m’a répondu : « Nous avons émis des réserves mais nous n’avons rien pu faire de plus. »

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Des millions de litres de bière sont consommés chaque soir dans les bars et les maquis. L’économie africaine en profite-t-elle ?
Oui, mais pas à la hauteur de ce qu’elle devrait. Heineken pratique l’optimisation fiscale grâce à une agence basée en Belgique et uniquement destinée au continent. Cette société nommée Ibecor [pour International Beverages Corporation] est un prestataire logistique. D’anciens employés m’ont expliqué qu’elle facturait parfois dix fois plus cher certains services. Cette surfacturation permet de rapatrier des bénéfices en Belgique afin qu’ils ne soient pas taxés en Afrique.
La parution de votre livre a-t-elle eu des conséquences pour Heineken ?
La première conséquence est la suspension d’un partenariat avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Une banque a également décidé de ne plus investir dans la multinationale. Mais il n’y a aucune ouverture d’enquête judiciaire à ce jour. Il faut savoir que Heineken a une très bonne réputation aux Pays-Bas. Les Néerlandais ont de l’affection pour cette marque populaire qu’ils considèrent comme un véritable fleuron de leur industrie.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ « En dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », ajoute le baromètre Ayming, qui relève également qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ».
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L’absentéisme représente en moyenne 17,2 jours par an et par salarié du privé

« En dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », ajoute le baromètre Ayming, qui relève également qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ».



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h25
   





                        


Pour la troisième année consécutive, le chiffre progresse. En 2017, le taux d’absence des salariés du privé s’est élevé en moyenne à 4,72 %, soit une hausse de 4,59 % de plus que l’année précédente, selon le dixième baromètre du groupe de conseil Ayming, publié jeudi 6 septembre dans Le Figaro. 
Ce taux, qui correspond à une durée moyenne d’absence de 17,2 jours par an et par salarié, s’accompagne de disparités significatives entre les hommes et les femmes, selon cette étude portant sur une base de 46 540 entreprises, et plus de 1,8 million de salariés. L’absentéisme atteint 5,3 % chez les femmes en 2017 pour seulement 3,54 % chez les hommes.

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Les femmes « moins reposées »
Comment expliquer cette différence importante ? La faute aux postes occupées par les femmes, « générateurs de problèmes de santé plus importants (troubles musculosquelettiques) », selon la synthèse de cette étude. « De plus, en dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », souligne le baromètre, qui relève qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ». Les femmes étant « moins reposées, davantage exposées », « leur santé est fragilisée et leur guérison plus difficile », résument les rédacteurs de la synthèse.
L’autre grande disparité entre salariés relève de l’âge : le taux d’absentéisme des plus de 55 ans s’est établi à 7,11 % en 2017. « Non tant en raison de la fréquence de leurs absences que de la longueur de leurs arrêts de travail », expliquent les auteurs de l’enquête, qui signalent que 45 % de leurs absences correspondent à « plus d’un mois d’arrêt consécutif ». « Les aînés sont plus vieux au travail qu’il y a vingt ans », donc « plus fragiles », concluent-ils.

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Hausse en Corse, Normandie et Grand-Est
Le taux d’absence varie également significativement d’un secteur à l’autre. Il est particulièrement élevé – et en augmentation – dans ceux de la santé (5,31 % contre 5,04 % en 2016) et du commerce (4,86 % contre 4,30 % en 2016), mais reflue dans les services (4,84 % contre 5,48 %).
En outre, demeure une forte disparité géographique. L’absentéisme est ainsi en forte hausse en Corse (6,99 %), en Normandie (4,90 %), dans le Grand-Est (5,06 %) et en Occitanie (5,50 %). « Ces régions présentent des taux de chômage élevés et la crainte de ne pas retrouver un emploi freine les salariés à partir d’un emploi insatisfaisant », analyse Ayming, avant de rappeler que « l’insatisfaction d’un poste augmente l’absentéisme ».
L’enquête prend en compte les arrêts pour maladie, accidents de travail, accidents de trajet et maladies professionnelles mais pas les congés maternité et paternité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Depuis 2011, le compte officiel du royaume était tenu, chaque semaine, par un Suédois différent. Il cessera de publier le 30 septembre.
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Fin du compte Twitter de la Suède, « le plus démocratique du monde »

Depuis 2011, le compte officiel du royaume était tenu, chaque semaine, par un Suédois différent. Il cessera de publier le 30 septembre.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 21h03
    |

            Corentin Lamy








                        



   


C’est une expérience sociale à l’échelle d’un pays qui s’achèvera à la fin de septembre : celle du compte Twitter@sweden, ouvert en 2011 par l’Institut suédois, organisme gouvernemental chargé de la promotion de l’image de la Suède. A partir du 30 septembre, le compte, qui restera accessible, ne sera plus actif.
Depuis le 10 décembre 2011, la gestion de ce compte Twitter était confiée, chaque semaine, à un Suédois (ou à un étranger résident en Suède) différent.
Chacun est libre de s’en servir comme il l’entend, pour dire ce qu’il veut, à qui il veut. Sans censure, ni contrôle — tant que les propos tenus ne tombent pas sous le coup de la loi, ne font pas de publicité pour une marque ou ne représentent pas une menace pour la sécurité.
Ce sont ainsi trois cent cinquante-six femmes et hommes qui se seront ainsi improvisés « community managers » officiels de la Suède. Pour voir sa candidature retenue, trois obligations : être actif sur Twitter, être suédois ou résider dans le pays, et… ne pas proposer sa candidature. Les noms des trois cent cinquante-six Suédois choisis ont en effet été soumis par des pairs, librement, par un simple formulaire sur le site du projet, où il fallait préciser le « lien » du candidat avec la Suède et la raison pour laquelle il intéresserait quelqu’un résidant en dehors du pays. L’idée étant de faire rayonner l’image du royaume à travers le monde.
150 000 abonnés
Deux cent mille tweets plus tard, la mission est-elle accomplie ? Cent cinquante mille abonnés suivent en tout cas aujourd’hui le compte aux commandes duquel se sont succédé blogueurs (Jack Werner, le premier d’entre eux), journalistes, comiques, entrepreneurs, artistes, jeunes, vieux et, surtout, beaucoup d’anonymes — à chaque fois propulsés par l’Institut suédois « seuls administrateurs du compte Twitter le plus démocratique du monde ».
Le site curatorsofsweden.com consacre un court portrait à chacun d’entre eux, et même après le 30 septembre, il sera toujours possible de consulter les archives du compte.
Le but de la manœuvre ? Il s’agissait, selon le site officiel de l’initiative, de « prouver, en pratique, que la Suède est un pays ouvert et démocratique ». Mais, surtout, de faire la promotion du pays, en accord avec la mission de l’Institut suédois. L’entreprise VisitSweden (« Visitez la Suède »), partenaire de l’opération, se félicitait déjà en 2013 que les tweets de ces « vrais » citoyens soient plus relayés que des tweets officiels. Et qu’ils avaient déjà, à l’époque, fait économiser 40 millions de dollars de promotion au gouvernement suédois.
Provocant voire choquant
Il est vrai que @sweden aura fait entendre une voix bien éloignée des canons de la communication institutionnelle. Tour à tour amusant ou barbant, provocant voire choquant, @sweden aura plusieurs fois fait l’actualité.
A l’image de Sonja qui, en juin 2012, décontenance en notant « qu’avant la deuxième guerre mondiale, Hitler était un des plus beaux noms dans le monde ». Avant de confesser qu’en regardant ses enfants, parfois elle se souvient « de l’époque où ils avaient [son] vagin autour du cou ». Mais rien n’avait préparé les réseaux sociaux à cette réflexion sur l’antisémitisme, de la part de cette jeune femme de la Suède rurale : « C’est quoi l’histoire avec les juifs ? On ne voit même pas qu’ils sont juifs, à moins de regarder leur pénis, et encore. »

Whats the fuzz with jews. You can't even see if a person is a jew, unless you see their penises, and even if you do, you can't be sure!?— sweden (@@sweden / Erik)


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Comme Sonja, Sara provoquera aussi des remous, quand elle résumera en 2017 l’esprit suédois en trois points : « Nous ne croyons pas en Dieu, nous préférons l’Etat à notre famille, nous mettons de la confiture sur notre viande », trois assertions qui, chacune à sa façon, ne manqueront pas de susciter une polémique. L’Institut suédois redira pourtant, à chaque fois, sa confiance dans son expérience et sa volonté de n’exercer aucune censure.
Le compte @sweden, sous la plume d’un certain Max, est même allé chercher querelle au président Donald Trump. « Hey Don, c’est la Suède qui te parle ! C’est gentil de t’inquiéter, vraiment, mais ne t’emballe pas : tout va très bien ! ». Le message, qui répondait à un discours alarmiste de Trump sur la Suède et les migrants, a été retweeté plus de quatre cents fois. Cette semaine-là, le nombre de followers de @sweden augmentera de 20 %.

Hey Don, this is @Sweden speaking! It's nice of you to care, really, but don't fall for the hype. Facts: We're ok!… https://t.co/xC83t45Sg9— sweden (@@sweden / Erik)


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Fin prématurée
L’expérience a pourtant bien failli s’arrêter dès 2016, quand des insultes sexistes et racistes à l’encontre du compte @sweden commencent à se multiplier. Henrik Selin, alors responsable du dialogue interculturel au sein de l’Institut suédois, avait laissé entendre que si la mise en place d’un « code de conduite » sur son site ne suffisait pas à faire taire les insultes et les menaces, l’expérience pourrait connaître une fin prématurée.
« On va essayer de faire changer les choses mais si ça ne fonctionne pas, et si le compte continue à être envahi de messages de ce genre, on commencera à réfléchir à l’intérêt de continuer l’expérience. »
@sweden aura pourtant tenu deux ans de plus. Et s’il s’arrête aujourd’hui, c’est, d’après Anna Rudels, responsable du département numérique et communication de l’Institut suédois, tout simplement parce que « tous les projets ont une fin ».
« Après quasiment sept ans, il est temps pour nous d’avancer. Nous allons développer de nouveaux formats, qui nous permettront de toucher encore plus de gens, dans davantage de pays encore. »
Au début du mois, c’est le youtubeur SethEverman qui a offert à @sweden ce qui sera sans doute son dernier coup d’éclat. Pendant une semaine, la popularité du vidéaste et musicien au 1,1 million d’abonnés aura permis au compte Twitter officiel de la Suède de toucher un public plus large que jamais.
Plus sage, l’actuel maître des lieux, Erik, se sert de ses sept jours de notoriété pour raconter sa vie de traducteur, et comparer des dictionnaires aux propriétés amusantes. Ils seront encore trois Suédois à se succéder aux commandes de @sweden, avant que la voix du compte ne s’éteigne définitivement, le 30 septembre.
Ceux que l’exercice fascine pourront alors se tourner vers @ireland : depuis 2012, la République d’Irlande mène en effet une expérience similaire.



                            


                        

                        


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édition abonné


La mort du syndicaliste Robert Bono

L’ancien secrétaire national de la CFDT est décédé le 19 août à Roquecourbe (Tarn), à l’âge de 87 ans.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h42
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Le 18 octobre 2017, il avait tenu, malgré sa fatigue, à participer à l’hommage que la CFDT rendait à son ancien secrétaire général, Edmond Maire, qui venait de disparaître. Ancien secrétaire national de la CFDT, Robert Bono est mort le 19 août à Roquecourbe (Tarn), des suites d’une longue maladie, à l’âge de 87 ans. Cet humaniste au cœur tendre, qui avait voué sa vie au syndicalisme et au combat pour la justice sociale, a quitté la scène discrètement.
Né le 28 septembre 1930 à Roquecourbe, Robert Bono était le fils d’immigrés italiens très pauvres. Grâce « à une dérogation accordée par le maréchal Pétain », s’amusait-il à raconter, il obtient une dispense pour passer son certificat d’études avec un an d’avance. Ses parents n’ayant pas la nationalité française, il n’obtient pas de bourse et doit travailler dès l’âge de 13 ans. La veille de son premier emploi, comme valet de ferme, il se jette dans l’escalier pour tenter d’y échapper. En vain. Le jeune Robert ne cesse de s’instruire, en lisant de nombreux livres. A 14 ans, il entre dans une filature comme ouvrier. Quand un de ses camarades, délégué syndical, est licencié, il mène une grève pour obtenir sa réintégration.
« La leçon aux ministres »
En 1964, Robert Bono, devenu permanent de la CFDT à l’union départementale (UD) du Tarn, participe au congrès de Roubaix qui acte le regroupement de l’habillement, du cuir et du textile dans une même fédération, Hacuitex. Il y rencontre sa future épouse, Marcelle, avec laquelle il aura trois filles. De 1967 à 1969, il est secrétaire général de l’UD du Tarn. En 1971, Edmond Maire le fait venir au secteur action sociale et cadre de vie de la confédération. Il s’installe alors avec sa famille dans une tour à Sarcelles (Val-d’Oise). En octobre 1973, il devient membre de la commission exécutive – le gouvernement de la CFDT –, où il pilotera, jusqu’en 1985, avec compétence et combativité, le vaste secteur de la protection sociale. En 1977, il va s’établir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Reportage chez des petits commerçants parisiens, souvent mal informés, partageant leurs inquiétudes face à cette réforme qui arrive en janvier.
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Prélèvement de l’impôt à la source : « C’est comme un nuage qui va nous arriver dessus »

Reportage chez des petits commerçants parisiens, souvent mal informés, partageant leurs inquiétudes face à cette réforme qui arrive en janvier.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h38
    |

            Aline Leclerc








                        


Prenons une rue commerçante au hasard. A Paris, la rue Mouffetard. Et remontons-la en posant une même question : « Et vous, comment ça se passe avec le prélèvement à la source ? » « Comment voulez-vous que ça se passe ?, s’emporte d’emblée Jacky Bellenfant, boucher de 67 ans qui emploie trois à quatre personnes, selon les périodes. C’est évident que ça va être encore des charges pour nous ! »
Jusqu’ici, son comptable ne l’a pourtant informé d’aucune majoration supplémentaire pour appliquer le taux d’impôts sur le revenu directement sur la feuille de paie de ses salariés à partir du 1er janvier. « Mais ça va nous être facturé, c’est sûr ! », insiste-t-il. Plus encore, c’est le principe même d’une nouvelle mission incombant aux entreprises qui le met hors de lui :
« Je passe déjà tous mes lundis sur la comptabilité au lieu de préparer ma viande ! Surtout pour nous les petites boîtes : on n’a pas de RH ou de service qui peut gérer ça… Pourquoi faudrait faire le travail de l’Etat ? Franchement, les politiques feraient bien de faire des stages en entreprise pour se rendre compte… Je les prends huit jours, quand ils veulent ! » 
« Je n’ai reçu aucune info »
Mais dans la petite rue piétonne, plus qu’en colère, les commerçants et les employés sont surtout dans le flou. « On ne croule pas sous les infos », euphémise Mathieu Dubarry, caviste. « C’est comme un nuage qui va nous arriver dessus mais on ne sait pas trop quelles en seront les conséquences », poétise Joséphine Péan, 28 ans, qui a ouvert il y a trois ans son salon de thé aux gâteaux faits maison et « pâtes à tartiner du monde entier ».
Elle vient en plus d’ouvrir une seconde enseigne à Lyon. Quinze employés en tout, soit huit équivalents temps plein, dont elle gère la paie elle-même grâce à un logiciel « très utilisé par les start-up ». « Bien sûr, je lis des choses dans la presse, mais en tant qu’employeur et commerçante, je n’ai reçu absolument aucune info. Ni du ministère, ni de l’Urssaf, pas plus de ceux qui ont développé le logiciel de paie. » Et ce alors que son conjoint, qui est salarié, a déjà reçu son taux d’imposition, constate-t-elle : « J’espère vraiment qu’on va m’informer bientôt… »
Largement relayées par les médias, les déclarations cacophoniques de la rentrée autour de la mise en place de la réforme — le ministre des comptes publics Gérald Darmanin affirmant qu’elle aurait lieu, le président de la République partageant ses doutes — ont encore contribué à brouiller le message. Et ni l’intervention du premier ministre au 20 heures de TF1, mardi 4 septembre, ni les spots diffusés à la télévision n’ont encore réussi à imprimer dans les esprits que le prélèvement à la source est prévu dans quatre mois.

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                Impôt sur les revenus : comment va se dérouler l’année de passage vers le prélèvement à la source





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De combien serait votre salaire si votre impôt était retenu à la source ?
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Votre salaire mensuel net :  euros
Montant de votre impôt acquitté en 2017 :  euros

Payez-vous cet impôtseul(e) ou avec votre conjoint(e) ?


seul(e)
à deux



Une personne seule = une part, deux adultes = deux parts, une demi-part par enfant jusqu’au 3e, qui – lui – vaut une part ; le détail sur service-public.fr.
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Salaire mensuel estimé après prélèvement :


euros



Dans ce scénario, il n’y aurait plus de règlement massif d’impôt à l’automne (ou de mensualisation sur dix mois comme c’est le cas actuellement).


« Forcément je vais me faire arnaquer »
« C’est pas encore voté, si ? », s’interroge Isabelle, 43 ans, employée d’un fromager. « C’est pour 2021, non ? », demande encore un commis de boucherie. Chaussures rose fuchsia, un écouteur de smartphone à l’oreille, une employée de pressing de 32 ans explique tranquillement : « Le prélèvement à la source, je ne le ferai pas. » Lorsqu’on lui explique qu’en réalité, elle n’a pas le choix, son débit s’accélère : « Quoi ? On n’a pas le choix ? Mon patron ne m’en a pas parlé ! Je ne veux pas qu’il sache combien je paye d’impôts, c’est un truc personnel ! », s’alarme-t-elle.
Elle interpelle aussitôt sa collègue, qui ouvre à son tour des yeux ébahis. Une cliente tente de les rassurer : « Ils le font depuis longtemps en Allemagne, ça marche très bien, ne vous inquiétez pas. » Mais les deux employées froncent les sourcils : « J’y connais rien en compta, donc forcément je vais me faire arnaquer. On a déjà eu des problèmes de mauvais revenus déclarés l’an passé, les patrons vont pouvoir s’amuser comme ils veulent ! » 
Interrogé sur ce manque d’information, le ministère des comptes publics indique qu’une lettre didactique est justement partie mercredi à destination des entreprises de moins de vingt salariés. Le ministre, qui l’a diffusée sur son compte Twitter, y vante « une grande réforme de simplification de l’impôt, bénéfique à tous les salariés » et renvoie à différentes sources d’information et services pour aider les très petites entreprises, tout en concédant avoir « bien perçu », lors de ses déplacements, que les chefs de petites entreprises « [redoutaient] des difficultés. »

✉️J’écris aujourd’hui à tous les employeurs de moins de 20 salariés. Nous proposons des solutions gratuites et simp… https://t.co/uzAw8j2Qe9— GDarmanin (@Gérald DARMANIN)


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le conseil des prud’hommes, qui estime les gains à « plusieurs milliers d’euros », a jugé que M. José Z. avait « nécessairement réalisé des bénéfices », ce qui est interdit par Blablacar.
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Un salarié, licencié pour covoiturage avec une voiture de fonction, est débouté en appel

Le conseil des prud’hommes, qui estime les gains à « plusieurs milliers d’euros », a jugé que M. José Z. avait « nécessairement réalisé des bénéfices », ce qui est interdit par Blablacar.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h23
   





                        



   


Fin de parcours pour le salarié José Z. La cour d’appel de Rennes a reconnu le bien-fondé du licenciement de ce salarié, à qui avait été reproché le fait d’utiliser sa voiture de fonction pour effectuer des trajets de covoiturage sur Blablacar.
Le jugement, prononcé le 31 août, infirme la décision du conseil des prud’hommes de Nantes, rendue en juillet 2016, qui avait considéré le licenciement comme étant sans cause réelle et sérieuse. Mais la cour d’appel, qui estime les gains à « plusieurs milliers d’euros », a jugé que le salarié, M. José Z., avait « nécessairement réalisé des bénéfices », ce qui est interdit par le site Blablacar, tandis que l’assurance de son entreprise ne couvre pas les personnes transportées par covoiturage.
« Le fait pour un responsable d’agence de pratiquer le covoiturage avec un véhicule de fonction à l’insu de son employeur en l’exposant à un risque compte tenu de l’absence de couverture de cette activité par l’assureur constitue une faute justifiant le licenciement. »
29 000 euros en première instance
Le salarié effectuait régulièrement des trajets reliant Bordeaux à Nantes pour son entreprise de conseil. La société avait fait constater le covoiturage par huissier avant de licencier M. Z. par un courrier du 11 mars 2015.
Le salarié avait reconnu les faits – qui duraient depuis trois ans –, estimant toutefois la sanction disproportionnée. Il avait contesté son licenciement, obtenant gain de cause devant les prud’hommes, qui avaient condamné son entreprise à lui verser 29 000 euros de dommages et intérêts.
Malgré un jugement favorable, M. José Z. avait fait appel pour tenter de faire reconnaître son statut de salarié protégé, ayant été élu au comité d’entreprise le 12 mars 2015. Il réclamait en appel, à titre principal, la reconnaissance de la nullité du licenciement ainsi que plus de 300 000 euros de dommages et intérêts pour « violation du statut protecteur » et « rupture vexatoire du contrat de travail ». L’entreprise avait également fait appel pour demander la reconnaissance du bien-fondé du licenciement.
Dans son arrêt, la cour d’appel a débouté le salarié de ses demandes, estimant que rien ne permettait d’établir que l’employeur connaissait l’imminence de la candidature de M. Z. au comité d’entreprise lorsqu’elle l’avait reçu en entretien préalable de licenciement le 5 mars.
Cette décision de la cour d’appel de Rennes pourrait faire jurisprudence. « C’est la première décision rendue en la matière en France », a témoigné Jean-Bernard Michel, l’avocat de l’entreprise, auprès de France Bleu :
« La justification, c’est que l’usage est professionnel et doit rester uniquement professionnel, même si une voiture de fonction peut être utilisée par le salarié pour des déplacements privés, mais uniquement hors de son temps de travail. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’enquête de l’institution a conclu que le rachat « ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu. »
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Apple autorisée par la Commission européenne à racheter Shazam

L’enquête de l’institution a conclu que le rachat « ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu. »



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h33
   





                        



   


La Commission européenne a donné, jeudi 6 septembre, son accord au projet de rachat par Apple de l’application mobile Shazam, qui permet d’identifier des chansons, estimant qu’il ne réduirait pas le choix des consommateurs de musique en streaming :
« Au terme d’une analyse approfondie des données musicales de Shazam et de ses données concernant les utilisateurs, nous avons conclu que leur acquisition par Apple ne réduirait pas la concurrence sur le marché de la diffusion numérique de musique en continu. »
Cette décision fait suite à une enquête approfondie concernant le projet de rachat de Shazam par Apple.

        Lire aussi :
         

                L’Union européenne ouvre une enquête sur le projet d’acquisition de Shazam par Apple



Services complémentaires
Apple exploite Apple Music, deuxième plus grand service de diffusion de musique en continu en Europe, derrière Spotify. De son côté, Shazam exploite l’application de reconnaissance musicale la plus utilisée dans l’espace économique européen ainsi qu’à l’échelle mondiale. L’enquête a ainsi conclu qu’Apple et Shazam proposaient pour l’essentiel des services complémentaires et ne se faisaient donc pas concurrence.
Par ailleurs, l’institution rappelle que « six autres enquêtes de phase II sur des concentrations sont en cours : le projet d’acquisition d’Aurubis Rolled Products et de Schwermetall par Wieland, le projet acquisition de MKM par KME, le projet d’acquisition de Gemalto par Thales, le projet d’acquisition d’Alstom par Siemens, le projet d’acquisition de l’activité nylon de Solvay par BASF et le projet d’acquisition de Tele2 NL par T-Mobile NL ».

        Lire aussi :
         

                Les plates-formes musicales, un secteur en effervescence mais pas encore rentable






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Une étude du Pew Research Center réalisée après l’affaire Cambridge Analytica met en relief la défiance des 18-29 ans envers le réseau social de Mark Zuckerberg.
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26 % des Américains disent avoir supprimé l’application Facebook

Une étude du Pew Research Center réalisée après l’affaire Cambridge Analytica met en relief la défiance des 18-29 ans envers le réseau social de Mark Zuckerberg.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 15h56
   





                        



   


L’affaire Cambridge Analytica a-t-elle laissé des traces ? Selon une étude de l’institut privé Pew Research Center rendue publique mercredi 5 septembre, 26 % des Américains disent avoir supprimé l’application Facebook de leur smartphone lors des douze mois précédents. 54 % ont par ailleurs changé leurs réglages de confidentialité, 42 % se sont éloignés durant plusieurs semaines du réseau social, et 9 % ont téléchargé l’intégralité des données personnelles collectées par Facebook les concernant. La moitié de ces derniers ont également supprimé l’application.
L’étude, réalisée du 29 mai au 11 juin 2018 sur 4 594 personnes, fait suite à l’affaire Cambridge Analytica. En mars dernier, The Guardian, le New York Times et The Observer ont révélé que cette entreprise de conseil politique proche de Donald Trump a indirectement siphonné des dizaines de millions de comptes Facebook à l’insu de leurs utilisateurs.

        Lire nos explications :
         

          Ce qu’il faut savoir sur Cambridge Analytica, la société au cœur du scandale Facebook



Une tendance plus prononcée chez les jeunes
Selon le Pew Research Center, la tendance est sensiblement plus prononcée chez les 18 à 29 ans (44 % ont supprimé l’appli) que chez les plus de 65 ans (12 % seulement). La méthodologie de l’étude ne permet pas de savoir avec certitude si la suppression de l’application Facebook est directement liée au scandale Cambridge Analytica ou si elle s’inscrit dans un mouvement plus général d’essoufflement du réseau social aux Etats-Unis, où, malgré ses 164 millions de membres, il est de plus en plus concurrencé par Instagram (110 millions selon Statista) – qui appartient à Facebook.
Elle ne permet pas non plus de savoir si ces personnes ont supprimé temporairement l’application – à l’occasion de vacances par exemple – ou définitivement. L’étude ne fait pas non plus état des Américains ayant fermé leur compte Facebook (supprimer l’application ne signifie pas quitter le réseau social).
L’institut s’est par ailleurs intéressé à l’usage du réseau social en fonction de l’appartenance politique. Il conclut que si républicains et démocrates sont également présents sur Facebook, leur perception diffère. « La vaste majorité des républicains pensent que les réseaux sociaux en général censurent les discours politiques qu’ils jugent problématiques », observe Andrew Perrin, chercheur-analyste chez Pew Research.

        Lire aussi :
         

                La « drôle de guerre » de la droite américaine contre les réseaux sociaux






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Manette adaptative, options visuelles, réglages de difficulté avancés… De plus en plus d’acteurs de l’industrie font tomber l’image d’un secteur tourné vers les as de la manette.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Par petites touches, le jeu vidéo veut devenir moins élitiste

Manette adaptative, options visuelles, réglages de difficulté avancés… De plus en plus d’acteurs de l’industrie font tomber l’image d’un secteur tourné vers les as de la manette.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 16h36
    |

            William Audureau








                        



   


Et si les jeux vidéo devenaient plus accessibles ? Microsoft a commercialisé, mardi 4 septembre, un contrôleur adaptatif conçu pour les joueurs en situation de handicap, tranchant avec la mode des claviers et souris ultrapointus visant les pros du pixel.
Ces dernières années, constructeurs de claviers et de souris rivalisaient d’ingéniosité pour convaincre les joueurs les plus compétiteurs, au détriment des autres. « Les consoles, c’est un marché de masse fait pour des humains avec des bras et des jambes, et dès que l’on sort de ce cadre-là, on a un problème », soulignait fin 2017 David Cambarieu, le président de l’association Handigamer, prenant pour exemple des interfaces et des boutons souvent pensés à travers le prisme de joueurs valides.
Aux antipodes du discours élitiste prévalant dans le monde des compétitions électroniques, la nouvelle manette se présente comme un contrôleur modulable adapté aux joueurs en situation de handicap — une première depuis le Hands Free, un dispositif conçu par Nintendo dans les années 1980.
« Je pense que la communauté des gens handicapés est perçue comme relativement petite, donc qu’une grosse compagnie comme Microsoft mette de l’argent dedans, c’est une révolution. A mon avis, ils vont vite s’apercevoir de la taille de cette communauté », se réjouit Ken Jones, fondateur de Warfighter Engaged, l’association de vétérans de l’armée qui a soumis le projet à l’entreprise.

        Relire :
         

          Entre handicap et jeu vidéo, les ponts manquants



Phil Spencer, président de Xbox, répète depuis plusieurs mois que sa marque vise désormais 2 milliards d’utilisateurs potentiels, et fait de l’inclusivité une priorité. La firme de Redmond n’est toutefois pas seule à montrer de plus en plus d’attention aux personnes en situation de handicap. Des grands éditeurs aux petits indés, la prise en compte des problèmes de daltonisme a notamment connu un progrès fulgurant ces dernières années, au point d’être devenu une option désormais répandue, d’Overwatch à Fortnite.

Je suis en train de développer un jeu basé sur les couleurs, et je voudrais qu'il soit accessible aux daltoniens. J… https://t.co/NeKnZ3kN9p— kek_zanorg (@Kek)


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« Ni insultant, ni condescendant, juste tolérant »
Mais la déconstruction du « validisme » de l’industrie va plus loin encore : c’est désormais le portrait-robot du joueur moyen, valide, expérimenté et compétiteur par nature qui est de plus en plus souvent mis à bas. Il y a encore quelques années, une telle tendance aurait provoqué une levée de boucliers de la part de certains joueurs, pour qui le plaisir de surmonter le challenge est consubstantiel à un jeu vidéo, et le goût du défi et la dextérité manette en main, la qualité des vrais « gamers ».
En 2016, le journaliste américain Dean Takahashi était notamment devenu la risée du Web après avoir filmé ses difficultés à franchir le tutorial de CupHead, un jeu du reste particulièrement impitoyable. Une frange élitiste de joueurs y avait alors vu l’incompétence de la presse, sur fond de GamerGate, polémique opposant un groupe autoconstitué de consommateurs repliés sur leur pratique.

        Archive :
         

          L’étrange humiliation d’un journaliste jeu vidéo



En début d’année, les Canadiens, derrière Celeste, jeu de plate-forme initiatique exigeant, avaient fait le choix d’inclure un mode « assisté », permettant de régler à sa guise la vitesse de l’action. Et permettre à ceux qui ne se reconnaissent pas dans le goût du challenge de pouvoir malgré tout profiter de certaines expériences vidéoludiques fortes. « Le mode assisté de Celeste est une manière tellement intelligente de rendre un jeu difficile accessible à un public plus large, félicitait le concepteur américain Matt Rowlabo à sa sortie. Il est également parfaitement cadré : ni insultant, ni condescendant, juste tolérant. »

   


Il a depuis fait des émules. Les développeurs de Furi, production française de 2016 plébiscitée pour son atmosphère néon mais redoutée pour sa difficulté, ont annoncé fin août l’ajout d’un « safe mode », une option permettant de traverser l’aventure tranquillement sans risque d’échec. Objectif : mieux se concentrer sur l’histoire, l’ambiance et la direction artistique.
Des jeux qui s’y prêtent plus
Pour Audrey Leprince, cofondatrice du studio The Game Bakers, offrir ce mode « safe » à Furi, c’est faire un pas pour rendre le jeu vidéo moins élitiste, même si elle refuse de parler d’acte militant :
« Je suis pour l’inclusivité de tout type d’audience dans le jeu vidéo. On avait bien conscience qu’il fallait nous aussi qu’on montre l’exemple, en rendant notre jeu, qui est “hardcore”, plus accessible. On participe à cet effort. Mais ce n’est pas non plus un positionnement politique. Il y a des jeux pour lesquels ce ne serait pas pertinent, s’ils n’ont pas d’histoire, pas de musique, pas d’expérience à proposer en dehors de leur gameplay. Un safe mode n’aurait pas de sens. »
En toile de fond, l’opposition entre jeux vidéo narratifs et compétitifs — le plaisir des premiers réside dans l’immersion dans un récit et un univers, le second dans l’accomplissement de prouesses. Si Furi, Celeste ou encore Cuphead gagnent à être rendus plus accessibles, c’est que, par leurs qualités esthétiques autant que par leur difficulté, ils peuvent jouer sur les deux tableaux.

   


A ces initiatives s’ajoutent celle d’Ubisoft, avec le mode touriste démilitarisé de son jeu d’aventure en Egypte antique, Assassin’s Creed Origins, et de Super Mario Odyssey, et son guide interactif permettant au joueur d’être perpétuellement guidé, et rattrapé avec une pénalité moindre en cas de chute.
Ce genre d’initiatives n’a pas toujours été bien vu du côté des consommateurs de jeux plus adultes. A la fin des années 2000, ces productions jugées trop grand public ont hérité auprès des joueurs expérimentés de l’étiquette péjorative de jeux « casual » (pour les nuls). En réaction, des titres extrêmement exigeants comme Super Meat Boy et Demon’s Souls ont ouvert une nouvelle ère de game design sadique.

        Enquête :
         

          Y a-t-il une culture élitiste dans le jeu vidéo ?



Concilier deux extrêmes
Trouver le juste milieu entre coup de main et valorisation, c’est désormais le défi des développeurs. D’ailleurs, Audrey Leprince insiste, le safe mode de Furi est un « couteau suisse » à double emploi. D’un côté, il propose une solution aux joueurs qui seraient intéressés par l’expérience narrative mais n’auraient pas le temps ou l’envie de retenter en boucle les combats trop difficiles. De l’autre, il offre des conditions d’entraînement optimisées pour les speedrunners, ces athlètes de la manette dont l’unique objectif est de terminer les jeux dans le meilleur temps, en expérimentant pour cela tous les raccourcis ou stratagèmes possibles.

   


Derrière ces évolutions, l’engagement sociétal se mêle au pragmatisme commercial. Microsoft est largué dans la bataille commerciale sur cette génération de consoles et n’a pas de sortie médiatique majeure à faire valoir lors de cette fin d’année. De son côté, Audrey Leprince ne s’en cache pas : l’ajout d’un tel mode ouvre également des perspectives pour un jeu qui entre désormais dans sa deuxième vie. « On le fait deux ans plus tard parce qu’on pense que c’est une bonne manière d’élargir le public », estime-t-elle, alors que la difficulté initiale du jeu limite le spectre de ses acquéreurs potentiels.
Ces initiatives très médiatiques restent par ailleurs minoritaires dans l’industrie. Olivier Pénot, producteur console chez l’éditeur PlugIn Digital, constate qu’un fossé sépare encore les productions « gamer » de celles accessibles à tous :
« On a très légèrement facilité les contrôles dans “The Next Penelope” sur Switch. Mais globalement j’ai l’impression que soit tu fais un jeu “hardcore gamer” (“Furi” ou “Cuphead”) soit du narratif walking simulator [terme désignant des jeux contemplatifs, sans combats]. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait de vrai marché de joueurs entre les deux. Alors même que j’adorerais un mode balade dans “Cuphead”. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire présentait son plan stratégique de transformation, jeudi 6 septembre. Avis aux cheminots de « l’infra » : il faut désormais mettre le client au centre des préoccupations
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Comment SNCF Réseau veut devenir une entreprise comme une autre

Le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire présentait son plan stratégique de transformation, jeudi 6 septembre. Avis aux cheminots de « l’infra » : il faut désormais mettre le client au centre des préoccupations



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 14h29
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

C’est un petit détail qui en dit long sur les mutations à l’œuvre chez SNCF Réseau : au mois de juillet, le département accès réseau du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire nationale a définitivement changé de nom. Cette partie de l’entreprise chargée d’organiser et de facturer la circulation des trains sur les voies s’appelle désormais direction clients et services. La nuance sémantique illustre la logique du plan stratégique de transformation de SNCF Réseau, dévoilé par son PDG, Patrick Jeantet, jeudi 6 septembre : « Devenir une entreprise à part entière. »
Baptisé Nouvel’R (« R » comme réseau), le plan avait fait l’objet d’une première explication de texte cet été concernant la nouvelle organisation de cette branche majeure de la SNCF, chargée de construire, entretenir et mettre à disposition des opérateurs ferroviaires les 30 000 kilomètres de rails français. Le but était d’abord de casser la vieille construction en métiers qui constituaient autant de silos étanches. Elle a été remplacée par une nouvelle gouvernance ordonnée autour de processus (industriels, commerciaux, managériaux…).

L’organisation étant installée, place maintenant à la doctrine. « Notre objectif fondamental est de préparer le réseau du futur pour faire regagner des parts de marché au mode ferroviaire, le seul à permettre une mobilité de masse décarbonée, explique M. Jeantet. Pour cela, nous devons diminuer les coûts structurels de l’infrastructure afin de pouvoir baisser le prix des péages, tout en améliorant le service rendu aux entreprises ferroviaires. »
Maîtriser les coûts
La démarche s’inscrit dans la logique du « pacte ferroviaire », cette vaste réforme de la SNCF votée par le Parlement au début de l’été malgré trois mois de grève. Dans ce cadre, SNCF Réseau devient le grand ordonnateur de la future concurrence des opérateurs ferroviaires voulue par le législateur. L’établissement public est transformé en société...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le cas individuel de Nicolas Hulot camoufle et dessert la mobilisation d’innombrables acteurs de terrain au service de la cause écologiste, estime, dans une tribune au « Monde », Farid Baddache, promoteur du développement durable dans le monde économique.
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Démission de Nicolas Hulot : « C’est de l’intérieur qu’on fait bouger les lignes du gouvernement »

Le cas individuel de Nicolas Hulot camoufle et dessert la mobilisation d’innombrables acteurs de terrain au service de la cause écologiste, estime, dans une tribune au « Monde », Farid Baddache, promoteur du développement durable dans le monde économique.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 14h00
    |

Farid Baddache (Directeur général à Paris du réseau mondial d’entreprises et d’expertise dédié au développement durable Business for Social Respons...







                        



                                


                            

Tribune. Le fracas qui a entouré la démission de M. Hulot est choquant. Des milliers d’acteurs de terrain essayent de faire avancer la cause environnementale et les droits humains chaque jour. Des millions de gens sont pleinement conscients du péril environnemental et de la fracture sociale grandissante. Des milliards de gens savent qu’ils sont autant acteurs que victimes du destin collectif dans lequel leur vie et celle de leurs enfants s’inscrivent.
Quand la France réussit à conclure des accords de Paris sur le climat, cela s’inscrit dans un contexte plus large de prise de conscience de multiples parties
Savoir si la rentrée de M. Macron sera difficile parce que M. Hulot démissionne n’est pas le problème. Savoir si M. Hulot a géré sa sortie gouvernementale dignement, ce n’est pas le problème. En revanche, que des milliers d’acteurs du quotidien puissent se décourager après avoir entendu les propos tenus à la radio par M. Hulot, cela pose problème. Faire preuve de fatalisme en mettant en avant que le gouvernement aurait d’autres priorités et qu’en restant à un poste à responsabilités on perdrait son temps, c’est confondre échec personnel et intérêt collectif.
Faire avancer concrètement des sujets environnementaux et les droits humains, cela a toujours été une victoire collective. Quand Rosa Parks décide de ne pas se lever dans un bus après son travail pour laisser sa place à un Blanc, cela s’inscrit dans un contexte plus large de revendications de droits spécifiques portés par la population noire. Son acte de bravoure est relayé par la communauté locale. Quand la France réussit à conclure des accords de Paris sur le climat, cela s’inscrit dans un contexte plus large de prise de conscience de multiples parties.
Un rôle d’aiguillon
Au quotidien, des milliers de gens se battent pour faire avancer l’écologie et les droits humains, dans la société, la diplomatie, les entreprises et les écoles. Ces milliers de gens passent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste estime que pour améliorer la situation économique de la France, mieux vaut se concentrer sur le déficit budgétaire et les effets destructeurs de la fiscalité et des réglementations.
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Pascal Salin : « Il ne faut pas se focaliser sur la balance commerciale »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste estime que pour améliorer la situation économique de la France, mieux vaut se concentrer sur le déficit budgétaire et les effets destructeurs de la fiscalité et des réglementations.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 14h00
    |

                            Pascal Salin (Professeur honoraire à l'Université Paris-Dauphine)








                        



                                


                            
Tribune. Le solde de la balance commerciale française continue à être largement négatif, comme l’indiquent les chiffres du premier semestre 2018. Il est généralement admis qu’un déficit commercial est regrettable, alors qu’un excédent serait souhaitable. Tout d’abord, un excédent commercial suggère que les produits français sont appréciés à l’extérieur par rapport aux produits étrangers et, bien sûr, qu’un déficit représente la situation inverse.
on est souvent plus ou moins implicitement inspiré par l’idée keynésienne selon laquelle on améliore la situation économique d’un pays en augmentant la demande globale
Par ailleurs, on est souvent plus ou moins implicitement inspiré par l’idée keynésienne selon laquelle on améliore la situation économique d’un pays en augmentant la demande globale, par exemple en dégageant un excédent commercial. Mais d’autres critères doivent en réalité être utilisés pour porter un jugement sur la situation économique de la France. Il est utile pour cela de faire une comparaison avec la situation d’un individu.
Prenons le cas d’une personne qui dispose chaque année d’un certain montant de ressources réelles du fait de ses efforts productifs : il vend ses services de travail ou les produits qu’il a fabriqués et, en échange, il achète d’autres produits qui lui permettent d’accroître ses satisfactions. L’échange est nécessairement producteur de valeur subjective puisque ce qu’un individu achète a, pour lui, une valeur supérieure à la valeur de ce qu’il cède (sinon, en être rationnel, il ne ferait pas cet échange).
Préjugés
Ce qui est vrai pour un individu est vrai pour un ensemble d’individus, par exemple ceux qui constituent un pays. Ce qui est acheté par un ensemble d’individus a plus de valeur pour eux que ce qu’ils cèdent et c’est pourquoi, contrairement aux préjugés habituels, on devrait admettre logiquement que ce qui accroît le bien-être des habitants d’un pays ce n’est pas leurs exportations (c’est-à-dire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Alors que les républicains accusent les plates-formes d’être favorables aux démocrates, les patrons des réseaux sociaux ont été interrogés mercredi 5 septembre par la commission du renseignement du Sénat américain.
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Républicains et Démocrates s’affrontent au sujet de Twitter et Facebook

Alors que les républicains accusent les plates-formes d’être favorables aux démocrates, les patrons des réseaux sociaux ont été interrogés mercredi 5 septembre par la commission du renseignement du Sénat américain.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 11h57
    |

            Martin Untersinger, 
Alexandre Piquard et 
Damien Leloup








                        



                                


                            

« Nous voulons être rassurés sur le fait que Twitter n’agit pas avec un biais injustifié quand il suspend ou bannit des utilisateurs de sa plateforme. » Le républicain Greg Walden, président de la commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants, a d’emblée placé sur un terrain partisan l’audition de Jack Dorsey, le PDG du réseau social américain, mercredi 5 septembre. « Certains républicains de premier plan se sont plaints du traitement que Twitter leur a réservé », a précisé M. Walden.

Plusieurs élus ont insisté sur les accusations de « shadowbanning », suggérant que certains internautes conservateurs voyaient leurs messages mis au second plan sur la plateforme. Ce reproche s’appuie sur un problème reconnu par Twitter en juillet : 600 000 comptes – dont certains républicains mais aussi démocrates et beaucoup d’internautes lambda – n’apparaissaient pas dans les suggestions automatiques, quand un utilisateur commençait à taper leur nom dans la barre de recherche. Cette « erreur » a depuis été réparée, a précisé M. Dorsey.
Dans le même esprit, Jimmy Duncan, élu républicain du Tennessee, a demandé pourquoi une jeune femme de sa connaissance, lors de son inscription sur Twitter, ne s’était vu proposer de suivre « que des comptes politisés libéraux ». Billy Long, du Missouri, a assuré que la newsletter qu’il recevait par e-mail de Twitter relayait surtout des Tweet émanant de médias penchant à gauche, comme CNN ou le New York Times. « Qui définit l’impartialité ? », a demandé à M. Dorsey Gregg Harper, du Mississippi. « Etes-vous un conservateur ou un démocrate ? », a renchéri Markwayne Mullin, de l’Oklahoma. Le PDG de Twitter – qui s’est défini comme « indépendant » – n’a jamais caché qu’il votait à gauche, tout en assurant vouloir assurer la « neutralité » politique de la plateforme Twitter.
« Une campagne orchestrée par les conservateurs »
A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Hausse du dollar, tensions commerciales et diplomatiques fragilisent ces économies.
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Turquie, Afrique du Sud, Indonésie... les pays émergents en zone de turbulences

Hausse du dollar, tensions commerciales et diplomatiques fragilisent ces économies.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 11h41
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Ce n’est pas encore la tempête mais, en cette rentrée, les marchés émergents tanguent dangereusement. Mercredi 5 septembre, la roupie indonésienne est tombée à son niveau le plus bas depuis 1998, époque de la crise asiatique. Après la livre turque et le peso argentin en août, le rand sud-africain, le rouble russe, le real brésilien, ou encore le peso mexicain ont beaucoup souffert ces derniers jours.

La volatilité des monnaies des pays émergents est proche des plus hauts enregistrés dans la foulée de la crise financière de 2008, selon les analystes de la Commerzbank. « Et jusqu’ici, aucune amélioration n’est en vue », notent-ils. Les turbulences gagnent aussi les places boursières. L’indice MSCI, qui intègre les actions d’une vingtaine d’économies émergentes, a baissé mercredi pour le sixième jour d’affilée. Il affiche un repli de près de 17 % depuis un pic atteint en janvier. Affectées par les craintes de contagion, les Bourses de Hongkong, Shanghaï et Shenzhen, en Chine, ont ouvert dans le rouge jeudi, après avoir fortement reculé la veille.
Initialement, la secousse est partie de Turquie, début août. Les tensions diplomatiques avec Washington, les sorties tonitruantes du président Erdogan, et les déséquilibres de l’économie (avec un déficit courant à plus de 6 % du PIB et une inflation à 18 % en août) ont fait brutalement dégringoler la livre turque. Mais, dans la foulée, la baisse des devises d’autres pays éparpillés aux quatre coins du monde a réveillé les craintes d’une contagion. En toile de fond, ce coup de froid s’annonce comme un test de la solidité des émergents, à l’heure de la remontée des taux américains et du renchérissement du dollar.
Un marché américain devenu plus attractif
Longtemps, ces économies ont profité de ce que les analystes appellent la « quête de rendement ». Quand les taux étaient proches de zéro, les investisseurs ont afflué vers ces régions aux actifs rémunérateurs, car...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Un revers pour le président Ramaphosa, qui tente de convaincre les investisseurs de l’attractivité de l’économie sud-africaine.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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L’Afrique du Sud plonge de nouveau dans la récession

Un revers pour le président Ramaphosa, qui tente de convaincre les investisseurs de l’attractivité de l’économie sud-africaine.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 11h43
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

Pour la deuxième fois en deux ans, l’Afrique du Sud est plongée dans la récession. L’Office sud-africain de statistique a annoncé, mardi 4 septembre, que la première économie du continent était en récession technique alors que son PIB a reculé de 0,7 % au deuxième trimestre de l’année 2018, après avoir déjà baissé de 2,6 % au premier. L’annonce a surpris les analystes, qui tablaient plutôt sur une reprise modérée de la croissance. La contraction de l’économie est d’abord le résultat d’un recul de la production agricole, qui a dégringolé de 29 % par rapport au même trimestre l’année précédente. « Dans une certaine mesure, c’est un phénomène statistique alors que la production agricole était très bonne en 2017 après deux années de forte sécheresse, donc le retour à la normale en 2018 se reflète négativement sur la croissance », explique l’analyste Azar Jammine.
Les secteurs de la distribution et des transports accusent également des baisses de leurs activités, tout comme la consommation des ménages, révélatrice de la fragilité de l’économie, qui reste dominée par un fort taux de chômage. Celui-ci est reparti à la hausse au deuxième trimestre (27,2 %), et touche presque un jeune sur deux.
« On ne peut pas nier que la hausse de la TVA et de l’essence a eu un impact sur les chiffres », a admis le ministre des finances, Nhlanhla Nene, en marge du sommet Chine-Afrique, qui s’est déroulé les 3 et 4 septembre à Pékin. En début d’année, le gouvernement a introduit une série de mesures d’austérité pour ramener le budget à l’équilibre et rassurer les investisseurs sur l’envolée de la dette.
Revers cinglant pour Cyril Ramaphosa
En cause enfin, la chute de la monnaie sud-africaine qui, comme les autres devises émergentes, pâtit du contexte international défavorable et des tensions commerciales mondiales. Au plus bas en deux ans, le rand est, parmi les principales monnaies, celle qui s’est dépréciée le plus face au dollar. Extrêmement...




                        

                        


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L’épidémie de peste porcine se propage et touche la Chine

Après l’Europe de l’Est et la Russie, 40 000 porcs ont été abattus en Chine. Face au risque de propagation à d’autres pays d’Asie, une réunion d’urgence a eu lieu à Bangkok.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h31
    |

            Laurence Girard








                        


La peste porcine africaine a frappé la Chine début août. Des petits élevages ont été touchés et la propagation est telle que 40 000 porcs ont déjà été abattus dans ce pays. Cette situation a conduit l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à organiser, mercredi 5 septembre, une réunion d’urgence à Bangkok pour faire face au risque de propagation aux autres pays d’Asie. La situation est inédite, car la Chine est le premier pays producteur et consommateur de viande de porc au monde, et n’a jamais été touchée par ce virus. Cette fièvre hémorragique animale ne présente pas de danger pour l’homme mais est mortelle pour le porc contaminé.
La peste porcine africaine a fait son apparition en Europe de l’Est en 2014. Les premiers foyers ont été découverts dans les pays Baltes, en Pologne, et le virus frappe violemment la Roumanie, où près de 110 000 porcs auraient été abattus. « Près de la moitié du cheptel roumain serait décimé », affirme Guillaume Roué, président de l’interprofession du porc, l’Inaporc. La peste a ensuite franchi la frontière russe et, de là, a atteint la Chine.
En France, les autorités ont envoyé cet été un courrier aux éleveurs leur recommandant la vigilance. Mais pour l’heure, tous les élevages sont sains. L’inquiétude est surtout liée à de possibles importations de sangliers des pays de l’Est qui peuvent être des vecteurs contaminants. « Nous ne pouvons pas aujourd’hui estimer les conséquences de cette crise sanitaire, en particulier en Chine », reconnaît M. Roué.
D’autres événements entrent également en jeu sans que les retombées puissent en être évaluées. A l’instar de la décision de Donald Trump de taxer les importations chinoises, qui s’est traduite par une hausse des taxes sur les achats de porc américain par la Chine.
Crainte de voir le cours s’éroder
Dans l’immédiat, les éleveurs de porc français regardent encore l’aiguille du marché du porc breton à Plérin (Côtes-d’Armor). Elle frôle le 1,3 euro le kilo. « Depuis le début de 2018, le prix moyen est de 1,18 euro, à comparer au 1,35 euro en 2017, qui a été une bonne année, comme 2016 », souligne M. Roué, pour qui « la rentabilité des exploitations n’est donc pas extraordinaire ». Juste correcte.

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La crainte est de voir le cours continuer à s’éroder. « La production européenne est en progression de 2 %, quand la baisse de consommation se chiffre à 1 %. Sur une production de 22 millions de tonnes, il faut trouver des débouchés pour les 600 000 tonnes supplémentaires, et en principe hors de l’Union européenne », explique M. Roué. Or, c’est justement l’évolution des exportations vers la Chine qui conduit le cours du porc depuis plusieurs années.
Après une crise de l’élevage chinois en 2016, le pays a accru fortement ses importations, faisant monter les prix. Après reconstitution de son cheptel, le flux d’achats a baissé, entraînant un reflux du cours du porc en Europe en général et à Plérin en particulier depuis un an. Une situation qui pourrait changer si la Chine est contrainte, avec la crise sanitaire, à repartir aux achats hors de ses frontières.



                            


                        

                        


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Logement : la réforme du versement des aides pourrait précariser certains bénéficiaires

Le gouvernement planche sur une réforme du versement des aides au logement, dont il attend 1 à 1,5 milliard d’économies.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h31
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Au motif de « simplifier », d’« être plus juste », le gouvernement planche sur une réforme du versement des aides au logement et, plus largement, des minima sociaux. Leur calcul prendrait désormais en considération le revenu immédiat, du mois, du trimestre précédent, et mettrait ainsi fin aux deux années de décalage actuel.

Une simplification des demandes, évitant la multiplication des dossiers et justificatifs, et une automaticité des versements compléteraient le dispositif. Tout cela est permis par l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu qui commute entre eux les différents fichiers permettant aux organismes sociaux, caisses d’allocations familiales en tête, de connaître au mois le mois les ressources des bénéficiaires.
L’idée est séduisante mais elle comporte le risque de précariser encore davantage les allocataires qui, lorsque leur situation n’est pas stable, ne sauront jamais sur quelle somme compter à court terme. Car ils ne sont pas rares à percevoir des revenus fluctuants au gré de missions, des reprises ou fins de contrats, sans oublier les aléas familiaux, les maladies… Or, le propre de la pauvreté, c’est justement l’incertitude du lendemain qui interdit de faire des projets, d’économiser pour un investissement futur, une machine à laver, une voiture pour reprendre un emploi…
L’ajustement proposé par la réforme pourrait être bénéfique en compensant tout de suite une perte de ressources, mais la crainte des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion est qu’il soit plutôt l’occasion de faire des économies. Pour les aides personnalisées au logement, ce sera le cas : le mécanisme actuel prend déjà en compte de façon quasi instantanée les baisses de ressources telles que chômage, retraite ou arrivée d’un enfant. La réforme prévoit de faire de même pour les hausses de revenu, qui conduisent, elles, à baisser les aides. Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion...




                        

                        

