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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.
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Perquisitions chez les fabricants de matériel électriques, soupçonnés d’entente

Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h55
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h47
   





                        


Existe-t-il un cartel du matériel électrique qui se serait accordé pour fixer les tarifs et limiter la concurrence entre eux ? Douze perquisitions ont été menées, jeudi 6 septembre, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’entente illicite entre les principaux fabricants de matériels électriques français, dont Schneider Electric et Legrand, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.
Cette information judiciaire pour « entente illicite, faux et usage de faux, abus de confiance, abus de biens sociaux, blanchiment de fraude fiscale, corruption d’agents privés et publics », a été ouverte le 7 juin par le parquet de Paris. Elle faisait suite à des signalements en avril de l’Autorité de la concurrence et de l’Agence française anticorruption.
6 milliards d’euros par an
Mediapart s’en était alors fait l’écho, évoquant « un mécanisme d’entente occulte sur les prix mis en place » par Schneider et Legrand ainsi que par leurs principaux clients, les distributeurs Sonepar et Rexel, les multinationales françaises qui dominent la fabrication et la distribution de matériel électrique.
Son principe ? L’industriel « fixe des prix de gros élevés, qui ne permettent pas à ces distributeurs de gagner correctement leur vie » et en contrepartie « l’industriel leur accorde, pour chaque marché, un “prix dérogé”, c’est-à-dire une autorisation de vendre moins cher au client final », explique le site d’information. Puis le fabricant « verse de l’argent aux distributeurs, sous forme d’avoir, pour compenser leur perte de marge ».
« Nous avons été sollicités par les autorités judiciaires, nous les avons accueillies dans nos locaux et nous collaborons avec elles », a réagi jeudi un porte-parole de Schneider Electric, géant français des services et équipements électriques.
Schneider Electric est le deuxième fabricant mondial de matériel électrique, avec 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 5,5 milliards pour son concurrent, Legrand. Le marché du matériel électrique pèse 6 milliards d’euros par an en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ « En dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », ajoute le baromètre Ayming, qui relève également qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ».
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L’absentéisme représente en moyenne 17,2 jours par an et par salarié du privé

« En dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », ajoute le baromètre Ayming, qui relève également qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ».



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h25
   





                        


Pour la troisième année consécutive, le chiffre progresse. En 2017, le taux d’absence des salariés du privé s’est élevé en moyenne à 4,72 %, soit une hausse de 4,59 % de plus que l’année précédente, selon le dixième baromètre du groupe de conseil Ayming, publié jeudi 6 septembre dans Le Figaro. 
Ce taux, qui correspond à une durée moyenne d’absence de 17,2 jours par an et par salarié, s’accompagne de disparités significatives entre les hommes et les femmes, selon cette étude portant sur une base de 46 540 entreprises, et plus de 1,8 million de salariés. L’absentéisme atteint 5,3 % chez les femmes en 2017 pour seulement 3,54 % chez les hommes.

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                « La faible qualité du management français est confirmée par de nombreuses enquêtes de terrain »



Les femmes « moins reposées »
Comment expliquer cette différence importante ? La faute aux postes occupées par les femmes, « générateurs de problèmes de santé plus importants (troubles musculosquelettiques) », selon la synthèse de cette étude. « De plus, en dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », souligne le baromètre, qui relève qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ». Les femmes étant « moins reposées, davantage exposées », « leur santé est fragilisée et leur guérison plus difficile », résument les rédacteurs de la synthèse.
L’autre grande disparité entre salariés relève de l’âge : le taux d’absentéisme des plus de 55 ans s’est établi à 7,11 % en 2017. « Non tant en raison de la fréquence de leurs absences que de la longueur de leurs arrêts de travail », expliquent les auteurs de l’enquête, qui signalent que 45 % de leurs absences correspondent à « plus d’un mois d’arrêt consécutif ». « Les aînés sont plus vieux au travail qu’il y a vingt ans », donc « plus fragiles », concluent-ils.

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                Le jour de carence fait-il baisser l’absentéisme des fonctionnaires ?



Hausse en Corse, Normandie et Grand-Est
Le taux d’absence varie également significativement d’un secteur à l’autre. Il est particulièrement élevé – et en augmentation – dans ceux de la santé (5,31 % contre 5,04 % en 2016) et du commerce (4,86 % contre 4,30 % en 2016), mais reflue dans les services (4,84 % contre 5,48 %).
En outre, demeure une forte disparité géographique. L’absentéisme est ainsi en forte hausse en Corse (6,99 %), en Normandie (4,90 %), dans le Grand-Est (5,06 %) et en Occitanie (5,50 %). « Ces régions présentent des taux de chômage élevés et la crainte de ne pas retrouver un emploi freine les salariés à partir d’un emploi insatisfaisant », analyse Ayming, avant de rappeler que « l’insatisfaction d’un poste augmente l’absentéisme ».
L’enquête prend en compte les arrêts pour maladie, accidents de travail, accidents de trajet et maladies professionnelles mais pas les congés maternité et paternité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le 20 août, le « New York Times » rapportait que l’actrice aurait payé ce jeune acteur, qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle remontant à 2013.
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Asia Argento affirme que c’est le jeune acteur qui l’a agressée sexuellement, et non l’inverse

Le 20 août, le « New York Times » rapportait que l’actrice aurait payé ce jeune acteur, qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle remontant à 2013.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h33
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06.09.2018 à 19h18
   





                        



   


Nouvelle version et nouvelles accusations, dans l’affaire qui oppose Asia Argento et Jimmy Bennett. L’actrice italienne, l’une des principales accusatrices du producteur déchu Harvey Weinstein et figure de proue du mouvement #metoo, elle-même accusée d’avoir agressé sexuellement le jeune acteur Jimmy Bennett, incrimine à son tour ce dernier.
Dans un communiqué de trois pages publié sur son site internet, son avocat affirme en effet que, « comme révélé par des textos publiés par [le site d’information people] TMZ, Asia a déclaré “le gamin surexcité m’a sauté dessus… J’ai couché avec lui, c’était étrange” », confirmant la teneur de ces messages qui ont été publiés dans la presse américaine. « Asia a choisi à l’époque de ne pas poursuivre Bennett pour l’avoir agressée sexuellement », précise encore le communiqué.

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                L’actrice Asia Argento, l’accusatrice accusée



« Protéger la réputation d’Asia »
Quid, alors, de l’importante somme d’argent – 380 000 dollars – versée à l’acteur ? L’avocat affirme que M. Bennett, ayant appris la relation l’année dernière entre Asia Argento et le chef cuisinier Anthony Bourdain – qui est mort au mois de juin –, aurait voulu soutirer de l’argent à ce dernier. C’est d’ailleurs le chef cuisinier, et non l’actrice, qui aurait accepté de payer M. Bennett pour « protéger la réputation d’Asia et la sienne » – ce qui prouve, toujours selon son avocat, que l’actrice n’a pas voulu acheter son silence avec un accord.
Le conseil affirme au passage que le versement de cette somme, n’a, d’une part pas intégralement été effectué – 250 000 dollars ont été versés par Anthony Bourdain avant sa mort –, et n’était, d’autre part, pas formellement conditionné au silence du jeune homme.
« Ces déclarations visent à intimider, humilier et insulter mon client », a réagi l’avocat de Jimmy Bennett, interrogé par TMZ.
Accord financier
Le 20 août, le New York Times affirmait qu’Asia Argento avait payé un jeune acteur qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle. Ces informations, obtenues de documents chiffrés, indiquent que Mme Argento aurait conclu un accord avec l’acteur américain Jimmy Bennett, selon lequel celui-ci s’engageait à ne pas la poursuivre judiciairement pour une agression remontant à 2013 – époque à laquelle il était mineur.
Au départ, Asia Argento avait nié « avoir jamais eu de relation sexuelle avec Bennett », avant d’expliquer lui avoir versé de l’argent dans le seul but de l’aider à un moment où il était en difficulté. De son côté, Jimmy Bennett avait réagi jeudi 23 août, affirmant ne pas avoir « parlé publiquement de cette histoire au début, car j’ai choisi de le faire en privé avec la personne qui m’a fait du tort. (…) Je ne pensais pas que les gens comprendraient ce qui s’est passé du point de vue d’un adolescent ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Revendiquer des qualités dites féminines se retourne souvent contre les femmes candidates ou élues. Pour la spécialiste de sciences politiques Delphine Dulong, le vrai progrès résiderait dans « l’indifférence au genre ».
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« L’affirmation d’une identité sexuée se révèle pleine de pièges pour les femmes en politique »

Revendiquer des qualités dites féminines se retourne souvent contre les femmes candidates ou élues. Pour la spécialiste de sciences politiques Delphine Dulong, le vrai progrès résiderait dans « l’indifférence au genre ».



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h33
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Delphine Dulong est maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’articulation ­entre les institutions politiques et les formes de la domination sociale et masculine.
Aux Etats-Unis, une nouvelle génération de femmes se présente aux élections de mi-mandat, qui auront lieu le 6 novembre. Dans les clips de campagne pour les investitures, elles insistent beaucoup sur le fait qu’elles sont des femmes, certaines en évoquant des agressions sexuelles dont elles ont été victimes, d’autres, comme la candidate au poste de gouverneur du Maryland, en déroulant son programme en même temps qu’elle allaite. Est-ce nouveau ?
Que les femmes essaient de se légitimer en revendiquant leur identité sexuée, ce n’est pas tout à fait nouveau. Il faut se rappeler que ce n’est pas comme citoyennes que les femmes ont accédé historiquement à la représentation politique, mais en tant que mères et épouses. Michelle Bachelet, l’ancienne ­présidente du Chili, se faisait appeler « la mère de tous les Chiliens », et, encore aujourd’hui, Angela Merkel est surnommée « Mutti », alors qu’elle n’a pas d’enfants.
Ce qui est nouveau, en revanche, c’est de ­revendiquer son appartenance au genre féminin sans préciser son état civil. Les tout premiers travaux sur les femmes politiques françaises montrent bien que pour paraître légitimes aux yeux de leurs pairs, jusque dans les années 1970, les élues devaient mimer les comportements masculins.
Ce n’est pas étonnant : les institutions politiques ont été faites par et pour des hommes, à une époque où la question de l’égalité entre les sexes ne se ­posait guère. Le fait que des femmes puissent dire « votez pour moi parce que je suis une femme », c’est donc un changement.
Mais la vraie question est de savoir s’il va dans le sens du progrès. Ce n’est pas évident. Dans le cas américain, la mise en avant des agressions sexuelles est une levée de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Reportage chez des petits commerçants parisiens, souvent mal informés, partageant leurs inquiétudes face à cette réforme qui arrive en janvier.
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Prélèvement de l’impôt à la source : « C’est comme un nuage qui va nous arriver dessus »

Reportage chez des petits commerçants parisiens, souvent mal informés, partageant leurs inquiétudes face à cette réforme qui arrive en janvier.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h38
    |

            Aline Leclerc








                        


Prenons une rue commerçante au hasard. A Paris, la rue Mouffetard. Et remontons-la en posant une même question : « Et vous, comment ça se passe avec le prélèvement à la source ? » « Comment voulez-vous que ça se passe ?, s’emporte d’emblée Jacky Bellenfant, boucher de 67 ans qui emploie trois à quatre personnes, selon les périodes. C’est évident que ça va être encore des charges pour nous ! »
Jusqu’ici, son comptable ne l’a pourtant informé d’aucune majoration supplémentaire pour appliquer le taux d’impôts sur le revenu directement sur la feuille de paie de ses salariés à partir du 1er janvier. « Mais ça va nous être facturé, c’est sûr ! », insiste-t-il. Plus encore, c’est le principe même d’une nouvelle mission incombant aux entreprises qui le met hors de lui :
« Je passe déjà tous mes lundis sur la comptabilité au lieu de préparer ma viande ! Surtout pour nous les petites boîtes : on n’a pas de RH ou de service qui peut gérer ça… Pourquoi faudrait faire le travail de l’Etat ? Franchement, les politiques feraient bien de faire des stages en entreprise pour se rendre compte… Je les prends huit jours, quand ils veulent ! » 
« Je n’ai reçu aucune info »
Mais dans la petite rue piétonne, plus qu’en colère, les commerçants et les employés sont surtout dans le flou. « On ne croule pas sous les infos », euphémise Mathieu Dubarry, caviste. « C’est comme un nuage qui va nous arriver dessus mais on ne sait pas trop quelles en seront les conséquences », poétise Joséphine Péan, 28 ans, qui a ouvert il y a trois ans son salon de thé aux gâteaux faits maison et « pâtes à tartiner du monde entier ».
Elle vient en plus d’ouvrir une seconde enseigne à Lyon. Quinze employés en tout, soit huit équivalents temps plein, dont elle gère la paie elle-même grâce à un logiciel « très utilisé par les start-up ». « Bien sûr, je lis des choses dans la presse, mais en tant qu’employeur et commerçante, je n’ai reçu absolument aucune info. Ni du ministère, ni de l’Urssaf, pas plus de ceux qui ont développé le logiciel de paie. » Et ce alors que son conjoint, qui est salarié, a déjà reçu son taux d’imposition, constate-t-elle : « J’espère vraiment qu’on va m’informer bientôt… »
Largement relayées par les médias, les déclarations cacophoniques de la rentrée autour de la mise en place de la réforme — le ministre des comptes publics Gérald Darmanin affirmant qu’elle aurait lieu, le président de la République partageant ses doutes — ont encore contribué à brouiller le message. Et ni l’intervention du premier ministre au 20 heures de TF1, mardi 4 septembre, ni les spots diffusés à la télévision n’ont encore réussi à imprimer dans les esprits que le prélèvement à la source est prévu dans quatre mois.

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                Impôt sur les revenus : comment va se dérouler l’année de passage vers le prélèvement à la source





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De combien serait votre salaire si votre impôt était retenu à la source ?
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Votre salaire mensuel net :  euros
Montant de votre impôt acquitté en 2017 :  euros

Payez-vous cet impôtseul(e) ou avec votre conjoint(e) ?


seul(e)
à deux



Une personne seule = une part, deux adultes = deux parts, une demi-part par enfant jusqu’au 3e, qui – lui – vaut une part ; le détail sur service-public.fr.
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Salaire mensuel estimé après prélèvement :


euros



Dans ce scénario, il n’y aurait plus de règlement massif d’impôt à l’automne (ou de mensualisation sur dix mois comme c’est le cas actuellement).


« Forcément je vais me faire arnaquer »
« C’est pas encore voté, si ? », s’interroge Isabelle, 43 ans, employée d’un fromager. « C’est pour 2021, non ? », demande encore un commis de boucherie. Chaussures rose fuchsia, un écouteur de smartphone à l’oreille, une employée de pressing de 32 ans explique tranquillement : « Le prélèvement à la source, je ne le ferai pas. » Lorsqu’on lui explique qu’en réalité, elle n’a pas le choix, son débit s’accélère : « Quoi ? On n’a pas le choix ? Mon patron ne m’en a pas parlé ! Je ne veux pas qu’il sache combien je paye d’impôts, c’est un truc personnel ! », s’alarme-t-elle.
Elle interpelle aussitôt sa collègue, qui ouvre à son tour des yeux ébahis. Une cliente tente de les rassurer : « Ils le font depuis longtemps en Allemagne, ça marche très bien, ne vous inquiétez pas. » Mais les deux employées froncent les sourcils : « J’y connais rien en compta, donc forcément je vais me faire arnaquer. On a déjà eu des problèmes de mauvais revenus déclarés l’an passé, les patrons vont pouvoir s’amuser comme ils veulent ! » 
Interrogé sur ce manque d’information, le ministère des comptes publics indique qu’une lettre didactique est justement partie mercredi à destination des entreprises de moins de vingt salariés. Le ministre, qui l’a diffusée sur son compte Twitter, y vante « une grande réforme de simplification de l’impôt, bénéfique à tous les salariés » et renvoie à différentes sources d’information et services pour aider les très petites entreprises, tout en concédant avoir « bien perçu », lors de ses déplacements, que les chefs de petites entreprises « [redoutaient] des difficultés. »

✉️J’écris aujourd’hui à tous les employeurs de moins de 20 salariés. Nous proposons des solutions gratuites et simp… https://t.co/uzAw8j2Qe9— GDarmanin (@Gérald DARMANIN)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’enquête porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national.
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Nouvelle mise en examen dans l’enquête sur les assistants d’eurodéputés frontistes

L’enquête porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h00
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L’affaire continue de ternir l’image du Rassemblement national (RN), naguère Front national. Pour la première fois dans l’enquête sur les assistants d’eurodéputés frontistes, la justice a procédé, mercredi 5 septembre, à une mise en examen pour « complicité de détournements de fonds publics ». Il s’agit du belge Charles Van Houtte, décrit comme un personnage-clé de l’organisation du Rassemblement national au Parlement européen.
Les juges financiers Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur un possible « système » de rémunération d’assistants d’eurodéputés d’extrême droite avec des fonds de l’Union européenne de personnes qui travaillaient en réalité pour le parti. L’information judiciaire, ouverte pour « abus de confiance » et « escroquerie en bande organisée », vise dix-sept députés et les contrats d’une quarantaine de collaborateurs pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures.

        Comprendre
         

          l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national



Cheville ouvrière
Jusqu’à présent, quatorze mises en examen ont déjà été ordonnées par les magistrats. Outre le RN, sa présidente, Marine Le Pen, son compagnon, Louis Aliot, et Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes de 2019, sont poursuivis pour « abus de confiance » ou « complicité d’abus de confiance », délits punissables d’une peine de trois ans de prison et de 375 millions d’euros d’amende.
Charles Van Houtte est le premier protagoniste à être mis en examen pour « complicité de détournements de fonds publics », un délit plus grave, punissable de 1 million d’euros d’amende et de dix ans de prison.

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Ancienne cheville ouvrière de la gestion de ces contrats d’assistant, désormais en rupture avec le parti, Charles Van Houtte avait livré à la police en septembre 2017 un témoignage embarrassant pour la défense du Rassemblement national, affirmant avoir reçu des « instructions » de Marine Le Pen et confirmant l’existence de contrats fictifs, que contestent les dirigeants du parti. Il avait ainsi dit, durant son audition, que Thierry Légier « était garde du corps de la famille Le Pen et non pas assistant parlementaire ».
« Si mon client a été mis en examen pour complicité de détournements de fonds publics, il semble assez logique que toutes les autres personnes déjà mises en examen le soient aussi pour ce délit », a réagi jeudi Henri Laquay, l’avocat belge qui a assisté Charles Van Houtte lors de son audition devant la juge d’instruction parisienne Claire Thépaut, révélée par RTL Belgique.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le conseil des prud’hommes, qui estime les gains à « plusieurs milliers d’euros », a jugé que M. José Z. avait « nécessairement réalisé des bénéfices », ce qui est interdit par Blablacar.
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Un salarié, licencié pour covoiturage avec une voiture de fonction, est débouté en appel

Le conseil des prud’hommes, qui estime les gains à « plusieurs milliers d’euros », a jugé que M. José Z. avait « nécessairement réalisé des bénéfices », ce qui est interdit par Blablacar.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h23
   





                        



   


Fin de parcours pour le salarié José Z. La cour d’appel de Rennes a reconnu le bien-fondé du licenciement de ce salarié, à qui avait été reproché le fait d’utiliser sa voiture de fonction pour effectuer des trajets de covoiturage sur Blablacar.
Le jugement, prononcé le 31 août, infirme la décision du conseil des prud’hommes de Nantes, rendue en juillet 2016, qui avait considéré le licenciement comme étant sans cause réelle et sérieuse. Mais la cour d’appel, qui estime les gains à « plusieurs milliers d’euros », a jugé que le salarié, M. José Z., avait « nécessairement réalisé des bénéfices », ce qui est interdit par le site Blablacar, tandis que l’assurance de son entreprise ne couvre pas les personnes transportées par covoiturage.
« Le fait pour un responsable d’agence de pratiquer le covoiturage avec un véhicule de fonction à l’insu de son employeur en l’exposant à un risque compte tenu de l’absence de couverture de cette activité par l’assureur constitue une faute justifiant le licenciement. »
29 000 euros en première instance
Le salarié effectuait régulièrement des trajets reliant Bordeaux à Nantes pour son entreprise de conseil. La société avait fait constater le covoiturage par huissier avant de licencier M. Z. par un courrier du 11 mars 2015.
Le salarié avait reconnu les faits – qui duraient depuis trois ans –, estimant toutefois la sanction disproportionnée. Il avait contesté son licenciement, obtenant gain de cause devant les prud’hommes, qui avaient condamné son entreprise à lui verser 29 000 euros de dommages et intérêts.
Malgré un jugement favorable, M. José Z. avait fait appel pour tenter de faire reconnaître son statut de salarié protégé, ayant été élu au comité d’entreprise le 12 mars 2015. Il réclamait en appel, à titre principal, la reconnaissance de la nullité du licenciement ainsi que plus de 300 000 euros de dommages et intérêts pour « violation du statut protecteur » et « rupture vexatoire du contrat de travail ». L’entreprise avait également fait appel pour demander la reconnaissance du bien-fondé du licenciement.
Dans son arrêt, la cour d’appel a débouté le salarié de ses demandes, estimant que rien ne permettait d’établir que l’employeur connaissait l’imminence de la candidature de M. Z. au comité d’entreprise lorsqu’elle l’avait reçu en entretien préalable de licenciement le 5 mars.
Cette décision de la cour d’appel de Rennes pourrait faire jurisprudence. « C’est la première décision rendue en la matière en France », a témoigné Jean-Bernard Michel, l’avocat de l’entreprise, auprès de France Bleu :
« La justification, c’est que l’usage est professionnel et doit rester uniquement professionnel, même si une voiture de fonction peut être utilisée par le salarié pour des déplacements privés, mais uniquement hors de son temps de travail. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Une étude du Pew Research Center réalisée après l’affaire Cambridge Analytica met en relief la défiance des 18-29 ans envers le réseau social de Mark Zuckerberg.
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26 % des Américains disent avoir supprimé l’application Facebook

Une étude du Pew Research Center réalisée après l’affaire Cambridge Analytica met en relief la défiance des 18-29 ans envers le réseau social de Mark Zuckerberg.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 15h56
   





                        



   


L’affaire Cambridge Analytica a-t-elle laissé des traces ? Selon une étude de l’institut privé Pew Research Center rendue publique mercredi 5 septembre, 26 % des Américains disent avoir supprimé l’application Facebook de leur smartphone lors des douze mois précédents. 54 % ont par ailleurs changé leurs réglages de confidentialité, 42 % se sont éloignés durant plusieurs semaines du réseau social, et 9 % ont téléchargé l’intégralité des données personnelles collectées par Facebook les concernant. La moitié de ces derniers ont également supprimé l’application.
L’étude, réalisée du 29 mai au 11 juin 2018 sur 4 594 personnes, fait suite à l’affaire Cambridge Analytica. En mars dernier, The Guardian, le New York Times et The Observer ont révélé que cette entreprise de conseil politique proche de Donald Trump a indirectement siphonné des dizaines de millions de comptes Facebook à l’insu de leurs utilisateurs.

        Lire nos explications :
         

          Ce qu’il faut savoir sur Cambridge Analytica, la société au cœur du scandale Facebook



Une tendance plus prononcée chez les jeunes
Selon le Pew Research Center, la tendance est sensiblement plus prononcée chez les 18 à 29 ans (44 % ont supprimé l’appli) que chez les plus de 65 ans (12 % seulement). La méthodologie de l’étude ne permet pas de savoir avec certitude si la suppression de l’application Facebook est directement liée au scandale Cambridge Analytica ou si elle s’inscrit dans un mouvement plus général d’essoufflement du réseau social aux Etats-Unis, où, malgré ses 164 millions de membres, il est de plus en plus concurrencé par Instagram (110 millions selon Statista) – qui appartient à Facebook.
Elle ne permet pas non plus de savoir si ces personnes ont supprimé temporairement l’application – à l’occasion de vacances par exemple – ou définitivement. L’étude ne fait pas non plus état des Américains ayant fermé leur compte Facebook (supprimer l’application ne signifie pas quitter le réseau social).
L’institut s’est par ailleurs intéressé à l’usage du réseau social en fonction de l’appartenance politique. Il conclut que si républicains et démocrates sont également présents sur Facebook, leur perception diffère. « La vaste majorité des républicains pensent que les réseaux sociaux en général censurent les discours politiques qu’ils jugent problématiques », observe Andrew Perrin, chercheur-analyste chez Pew Research.

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                La « drôle de guerre » de la droite américaine contre les réseaux sociaux






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ En 2017, trois expérimentations avaient été lancées dans six collèges de Paris pour lutter contre la ségrégation sociale.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Alors que cette pratique alternative est jugée inefficace par de nombreux médecins, des universités estiment devoir préserver son enseignement.
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Homéopathie  : les doyens des facultés de médecine veulent calmer le jeu

Alors que cette pratique alternative est jugée inefficace par de nombreux médecins, des universités estiment devoir préserver son enseignement.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 16h48
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
La conférence des doyens des facultés de médecine et de pharmacie et celle des présidents d’université veulent apaiser le débat sur l’homéopathie, après la décision de la faculté de médecine de Lille, le 31 août, de suspendre son diplôme universitaire (DU) d’homéopathie, qui existait depuis une trentaine d’années. Une décision prise dans un débat extrêmement tendu depuis la publication d’une tribune signée par 124 professionnels de santé (3 337 aujourd’hui) dans Le Figaro le 18 mars, jugeant les médecines alternatives, dont l’homéopathie, inefficaces, dangereuses et coûteuses pour la Sécurité sociale.
Ces instances ont indiqué, dans un communiqué commun, jeudi 6 septembre : « l’université doit être le seul garant de la qualité d’une formation qui est indispensable pour comprendre et connaître l’intérêt, mais aussi les limites, de ces approches utilisées par de nombreux praticiens et pour lesquelles leur avis est sollicité par de nombreux patients ». 
« Nous souhaitons souligner le respect que nous avons pour les praticiens homéopathes et les pharmaciens dont la pratique le plus souvent associe une écoute et une disponibilité qui est très appréciée par les patients », souligne ce communiqué. « Néanmoins, nous soutenons une démarche d’évaluation objective ». Pour Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine, « il ne faut pas mélanger l’efficacité et donc le remboursement des médicaments homéopathiques, la pratique, appréciée des patients, et l’enseignement. A charge pour nous de contrôler les contenus. Nous sommes garants de l’enseignement. »
Décision prématurée
M. Sibilia va même plus loin : « Si l’homéopathie n’est pas enseignée dans les universités, elle le sera par des officines moins académiques, voire des industriels »… Yvon Berland, président de la commission Santé à la conférence des présidents d’université, va dans le même sens : « On préfère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le ministère de l’éducation assure poursuivre l’élan en faveur de la mixité, amorcé par la gauche. Sur le terrain, les effets de ces expérimentations font débat.
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Mixité scolaire : une cinquantaine d’expérimentations à l’échelle nationale

Le ministère de l’éducation assure poursuivre l’élan en faveur de la mixité, amorcé par la gauche. Sur le terrain, les effets de ces expérimentations font débat.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 14h26
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Paris ne veut plus être la capitale de la ségrégation sociale et scolaire. Ses autorités de tutelle – municipales et éducatives – devaient le rappeller lors de la première réunion de l’Observatoire de la mixité sociale et de la réussite éducative, jeudi 6 septembre. L’instance a été créée cet hiver pour débattre des projets d’expérimentation lancés il y a un an – et possiblement à étendre – pour que les petits Parisiens, les collégiens notamment, trouvent en l’école un lieu où se mélanger, quand tout ou presque (revenus, habitat, activités, codes…) les sépare.
L’occasion de rendre compte des « résultats concluants » d’ores et déjà obtenus en changeant les modèles d’affectation dans six collèges du nord de la capitale – « résultats qui ont parfois largement dépassé nos espérances », confiait-on dans l’entourage de la maire (PS) Anne Hidalgo, la veille de cette réunion. Toucher 600 à 700 collégiens sur un total de plus de 80 000, « c’est peu », soufflent les enseignants. « C’est déjà ça », fait-on valoir à la Mairie et au rectorat, en évoquant une « possible montée en puissance », non pas cette année, mais en 2019-2020.

Paris n’est pas la seule académie qui tente de relever le pari de la mixité. Dans le sillage des attentats contre Charlie Hebdo, en 2015, une vingtaine de territoires pilotes, de Montpellier à Strasbourg en passant par Clichy (Seine-Saint-Denis), Redon (Ille-et-Vilaine), La Rochelle, Brest ou Nancy, s’étaient portés volontaires pour casser les ghettos scolaires, à l’appel de l’ex-ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem. A l’époque, cette dernière formulait, elle aussi, un pari : celui de ne pas imposer la mixité « d’en haut ». « Penser que l’on pourrait imposer autoritairement la mixité sociale, en supprimant au passage une partie de la liberté de choix des parents, c’est entretenir une forme d’illusion qui aboutit à l’immobilisme », expliquait Mme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Alors que les républicains accusent les plates-formes d’être favorables aux démocrates, les patrons des réseaux sociaux ont été interrogés mercredi 5 septembre par la commission du renseignement du Sénat américain.
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Républicains et Démocrates s’affrontent au sujet de Twitter et Facebook

Alors que les républicains accusent les plates-formes d’être favorables aux démocrates, les patrons des réseaux sociaux ont été interrogés mercredi 5 septembre par la commission du renseignement du Sénat américain.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 11h57
    |

            Martin Untersinger, 
Alexandre Piquard et 
Damien Leloup








                        



                                


                            

« Nous voulons être rassurés sur le fait que Twitter n’agit pas avec un biais injustifié quand il suspend ou bannit des utilisateurs de sa plateforme. » Le républicain Greg Walden, président de la commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants, a d’emblée placé sur un terrain partisan l’audition de Jack Dorsey, le PDG du réseau social américain, mercredi 5 septembre. « Certains républicains de premier plan se sont plaints du traitement que Twitter leur a réservé », a précisé M. Walden.

Plusieurs élus ont insisté sur les accusations de « shadowbanning », suggérant que certains internautes conservateurs voyaient leurs messages mis au second plan sur la plateforme. Ce reproche s’appuie sur un problème reconnu par Twitter en juillet : 600 000 comptes – dont certains républicains mais aussi démocrates et beaucoup d’internautes lambda – n’apparaissaient pas dans les suggestions automatiques, quand un utilisateur commençait à taper leur nom dans la barre de recherche. Cette « erreur » a depuis été réparée, a précisé M. Dorsey.
Dans le même esprit, Jimmy Duncan, élu républicain du Tennessee, a demandé pourquoi une jeune femme de sa connaissance, lors de son inscription sur Twitter, ne s’était vu proposer de suivre « que des comptes politisés libéraux ». Billy Long, du Missouri, a assuré que la newsletter qu’il recevait par e-mail de Twitter relayait surtout des Tweet émanant de médias penchant à gauche, comme CNN ou le New York Times. « Qui définit l’impartialité ? », a demandé à M. Dorsey Gregg Harper, du Mississippi. « Etes-vous un conservateur ou un démocrate ? », a renchéri Markwayne Mullin, de l’Oklahoma. Le PDG de Twitter – qui s’est défini comme « indépendant » – n’a jamais caché qu’il votait à gauche, tout en assurant vouloir assurer la « neutralité » politique de la plateforme Twitter.
« Une campagne orchestrée par les conservateurs »
A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Emmanuel Macron devrait faire des annonces lors de la présentation de la réforme du système de santé, le 18 septembre.
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Vers la fin du numerus clausus en médecine

Emmanuel Macron devrait faire des annonces lors de la présentation de la réforme du système de santé, le 18 septembre.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h51
    |

            François Béguin et 
Camille Stromboni








                        



                                


                            
C’est un totem universitaire qui a hanté des générations d’étudiants en médecine. Après l’avoir jugé « périmé », « injuste » et « inefficace » lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron devrait annoncer le 18 septembre, lors de la présentation de la réforme du système de santé, la refonte du numerus clausus, ce système qui limite depuis 1971 le nombre de places ouvertes au concours en fin de première année commune aux études de santé (Paces).
Plus personne ne défend en l’état ce dispositif qui visait, lors de son instauration, à limiter le nombre de médecins formés et les dépenses d’assurance-maladie. D’autant que cette première année est unanimement pointée comme un gâchis, dans la mesure où plus des trois quarts des quelque 60 000 inscrits en Paces échouent à l’issue de ce concours (médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique…) reposant largement sur les seules capacités de mémorisation des candidats.
« A l’heure où près d’un quart des médecins qui s’installent en France ont un diplôme étranger, et où des étudiants français vont se former en Espagne ou en Roumanie, le numerus clausus ne sert plus à rien », assure Olivier Véran, député (LRM) de l’Isère et spécialiste des questions de santé. Pour autant, mettre en place un système alternatif n’a rien d’évident. « Ce numerus clausus n’est plus tenable, mais c’est un sujet très complexe, sinon on l’aurait réformé plus tôt », explique le professeur Jean Sibilia, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine.

Deux scénarios
Après plusieurs mois de concertation entre les acteurs du monde de la santé, deux scénarios tiennent aujourd’hui la corde, selon des informations de Franceinfo, confirmées au Monde. L’un consisterait à transformer ce plafond (fixé à 8 205 étudiants en 2018) en plancher – un numerus apertus –, c’est-à-dire un nombre minimal de places que les universités pourraient moduler à la hausse selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Gérard Collomb a présenté un premier bilan de la sécurité en  2018. Si les atteintes aux biens sont en baisse, celles aux personnes sont en hausse.
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Délinquance : hausse des chiffres des violences faites aux femmes

Gérard Collomb a présenté un premier bilan de la sécurité en  2018. Si les atteintes aux biens sont en baisse, celles aux personnes sont en hausse.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 15h10
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Puisque la tendance de la rentrée est à l’évaluation, Gérard Collomb a pris les devants pour présenter lui-même son propre bilan sécuritaire, jeudi 6 septembre, devant la presse. Le ministre de l’intérieur a donné les détails chiffrés de l’évolution de la délinquance depuis le 1er janvier. Une manière de brosser lui-même le tableau de son action Place Beauvau, alors qu’ont été mis en lumière ces dernières semaines des chiffres alarmants sur les violences aux personnes.
S’il reconnaît une augmentation générale des atteintes volontaires à l’intégrité physique de la personne (les AVIP en jargon policier) de l’ordre de 5,7 %, Gérard Collomb tient à nuancer ce chiffre, en soulignant que « le nombre de violences dites crapuleuses, celles qui sont commises à des fins d’appropriation ou de vol, diminue très nettement de plus de 8,8 %, soit une baisse de 5 000 faits environ en sept mois, ce qui représente environ vingt-cinq actes de violence de moins chaque jour », soit la plus forte baisse depuis dix ans.
En revanche, les coups et blessures volontaires progressent de 7,5 %, passant de 129 000 cas à 139 000. Les femmes sont les premières victimes, souvent au sein de la sphère familiale. Elles représentent 6 000 cas sur les 8 000 nouveaux faits enregistrés dans ce cadre.
Les violences de nature sexuelle suivent une courbe encore plus préoccupante avec une progression de 23,1 % sur les sept premiers mois de 2018, par rapport à la même période en 2017 qui marquait déjà un pic. Les forces de l’ordre ont traité 3 357 faits de harcèlement sexuel de plus en un an.

        Lire aussi :
         

                Les violences contre les femmes restent mal prises en charge



Si le mouvement de libération de la parole des femmes depuis l’automne 2017, qui a pu pousser certaines victimes à porter plainte alors qu’elles ne l’auraient pas fait auparavant, peut expliquer une partie de ces chiffres, la tendance n’en reste pas moins inquiétante. Le ministère de l’intérieur a prévu de lancer en octobre « une plate-forme de signalement des violences sexuelles et sexistes » afin de faciliter le dépôt des plaintes.
Un taux d’élucidation qui s’améliore
En revanche, Gérard Collomb se félicite de la diminution des atteintes aux biens : – 3,9 % sur les sept premiers mois de l’année, avec 48 000 faits de moins, qui concerne notamment les vols avec violences (– 8,8 %), les vols à main armée (– 17,7 %) et la délinquance liée à l’automobile (– 4,8 %). Les cambriolages connaissent leur plus forte baisse depuis dix ans : –6,2 % par rapport à 2017, au niveau national, même si un « point d’inquiétude » existe à Paris où ils progressent de 6,3 %. Enfin, les forces de l’ordre voient leur taux d’élucidation s’améliorer légèrement, notamment sur les vols à main armée (+ 10 points).
Pour le ministre de l’intérieur, la mobilisation de la police et de la gendarmerie a déjà des conséquences économiques avec « un tourisme qui a renoué fortement avec la croissance ». Il y voit les effets de la loi antiterroriste votée en 2017, qui a transposé une partie de l’état d’urgence dans le droit ordinaire : « On a pu le vérifier cette année et particulièrement à Paris. Oui, les touristes américains ou asiatiques à qui leurs agences de voyage avaient l’an dernier déconseillé la destination France, sont aujourd’hui revenus. On voit que cette loi qui avait été beaucoup décriée, nous permet au contraire, parce qu’elle assure la sécurité, de redonner une confiance à tous. »
Ce bilan était l’occasion de dépeindre une police et une gendarmerie au plus près du terrain, notamment pour sécuriser la rentrée des classes. « Ce sont 23 000 policiers et gendarmes, dont 3 000 réservistes, qui ont été engagés aux abords de nos écoles », a rappelé Gérard Collomb, qui a aussi annoncé la tenue « d’un état-major de sécurité spécifiquement consacré aux questions scolaires ». La question de « l’élaboration, site par site, d’un plan particulier de mise en sécurité » et de « l’organisation régulière d’exercices » y sera discutée. La menace d’un nouvel attentat en milieu scolaire, après celui perpétré par Mohammed Merah en 2012, reste l’une des plus grandes préoccupations des forces de sécurité.
Vœu pieux
Le ministre de l’intérieur a également vanté les mérites de sa police de sécurité du quotidien, dont les acteurs peinent à voir aujourd’hui les effets sur le terrain. Au ministère, on espère que les effectifs issus de la prochaine promotion de l’école de police, qui sera opérationnelle fin septembre, permettront de donner un coup de fouet et une visibilité au dispositif. L’accent est aussi mis sur les investissements importants pour l’équipement numérique des forces de l’ordre, avec le déploiement de tablettes et de caméras-piétons. Et le ministre d’assurer comme un vœu pieux qu’il sortira gagnant des discussions budgétaires au Parlement : « Dans les semaines à venir, vous verrez également, dans le cadre du projet de loi de finances que les moyens seront au rendez-vous. »
Le message est autant destiné à ses troupes, inquiètes de leurs futures dotations budgétaires, qu’à ses contempteurs. Car si le gouvernement a vacillé en cette rentrée mouvementée, dans la foulée de la démission de Nicolas Hulot, le ministre de l’intérieur n’a pas été épargné par l’agitation ambiante autour de ce remaniement involontaire. Sa gestion controversée de l’affaire Benalla, où il est apparu comme un ministre de l’intérieur mal informé, ce qui n’est jamais souhaitable Place Beauvau, a fragilisé sa position.
Des rumeurs ont également couru sur ses envies de retour à Lyon, lui qui n’a jamais vraiment quitté des yeux la cité rhodanienne, dont il fut maire entre 2001 et 2017. En donnant l’image d’un ministre à la manœuvre en cette rentrée et en détaillant « les priorités d’action qui guideront le ministère de l’intérieur jusqu’à la fin de l’année », Gérard Collomb ferme le ban. En tout cas pour quelques mois.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, sera auditionné mercredi 12 septembre.
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Affaire Benalla : la commission d’enquête sénatoriale reprendra la semaine prochaine

Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, sera auditionné mercredi 12 septembre.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
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C’est le retour de l’affaire Benalla. Après une pause estivale, la commission d’enquête sénatoriale va reprendre ses auditions la semaine prochaine, a annoncé son président, le sénateur Philippe Bas, dans une interview au Figaro, jeudi 6 septembre.
Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, sera auditionné mercredi 12 septembre. La commission des lois du Sénat, dotée des prérogatives d’une commission d’enquête, a également prévu le même jour l’audition du général Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République, et de Maxence Creusat, commissaire de police à la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris.
M. Bas a également affirmé qu’il n’exclut pas d’entendre le principal protagoniste de cette affaire, Alexandre Benalla, qui est accusé de violences lors des manifestations du 1er mai à Paris. « On verra dans une dizaine de jours, on a déjà un calendrier chargé à partir de la semaine prochaine », a expliqué M. Bas jeudi sur LCI. Celui-ci ne croit pas à la « thèse officielle », selon laquelle M. Benalla était « un employé qui se consacrait uniquement à une fonction d’organisation sans prendre part à la protection du président ».
Depuis les premières révélations du Monde, à la mi-juillet, M. Benalla a été mis en examen pour « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues de la vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».

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Philippe Bas regrette le manque de « transparence »
Après les premières auditions réalisées par la commission en juillet, « il apparaît vraisemblable, malgré les dénégations, que M. Benalla a rempli une fonction de protection personnelle du chef de l’Etat, alors que, dans nos institutions, c’est la responsabilité d’un service de l’Etat », a-t-il également dit dans Le Figaro. Or, la protection du président « ne peut reposer sur un arrangement privé », car « face au risque terroriste, il en va de la personne du président, mais aussi de la continuité de l’Etat et de la stabilité de nos institutions ».
M. Bas regrette, par ailleurs, un manque de transparence de la part de l’Elysée. Il regrette ainsi que la commission n’ait « toujours pas la fiche de poste et le salaire de M. Benalla ». « La transparence ne saurait être à géométrie variable », clame-t-il :
« Cette information relève du secret de la défense nationale ? Est-ce que la rendre publique met en péril des institutions ? Savoir exactement ce que M. Benalla faisait à l’Elysée n’est pas une exigence disproportionnée. »
Si le Sénat poursuit ses auditions, qui prendront encore plusieurs mois, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale avait fini par imploser, début août, après seulement quatre jours d’auditions. En cause : le désaccord entre la majorité et l’opposition sur la liste des personnes à entendre. Là où les oppositions ont vu une « obstruction » de la part de la majorité, celle-ci a jugé « inutile » de poursuivre des auditions pour des actes correspondant à « des dérives individuelles ». A la fin du mois de de juillet, le corapporteur de la commission d’enquête, le député LR Guillaume Larrivé, avait fini par claquer la porte, jugeant que cette commission était devenue « une parodie ».

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Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulé des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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Assassinat du bâtonnier Sollacaro : trois hommes renvoyés devant la cour d’assises

L’enquête n’est pas parvenue à identifier les deux passager de la moto ayant tué l’avocat.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h32
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
Son assassinat avait profondément choqué la Corse et ébranlé le barreau français. Près de six ans après la mort de l’avocat Antoine Sollacaro, tué à une station-service d’Ajaccio par deux hommes montés sur une moto, le juge d’instruction marseillais Christophe Petiteau a ordonné, le 31 août, le renvoi devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône de trois hommes. Ils composent, selon lui, « la première ligne » de l’équipe de malfaiteurs du « Petit Bar ».
Comme habituellement au sein du crime organisé, l’enquête a été compliquée. Elle n’est pas parvenue à identifier les deux passagers de la moto mais met en cause l’une des bandes criminelles les plus actives dans ce que la police judiciaire nomme la « recomposition du milieu insulaire ». En 2012, près d’une vingtaine de morts par balle avait été recensée dans l’île.
Présenté comme le parrain, le chef autoritaire de cette équipe cherchant à « s’imposer à Ajaccio et en Corse-du-Sud », Jacques Santoni, tétraplégique depuis un accident de moto en 2003 et dont l’état de santé est très dégradé, est renvoyé notamment pour « complicité d’homicide volontaire en bande organisée ». Deux de ses fidèles, Mickaël Ettori, 45 ans, et André Bacchiolelli, 51 ans, sont mis en accusation pour le délit d’association de malfaiteurs en vue de la préparation de ce meurtre.
« Il reste une part de doute »
En 2015, après les révélations du repenti Patrick Giovannoni, gardien des armes et « nourrice » des stupéfiants de la bande du « Petit Bar », André Bacchiolelli avait été mis en examen pour assassinat. Mais, conclut le juge Petiteau dans son ordonnance, « si des éléments caractérisent sans aucun doute possible [sa] participation à une association de malfaiteurs dans le but de faire assassiner le bâtonnier Sollacaro, il reste une part de doute qui doit lui bénéficier s’agissant de [sa] participation au crime d’homicide ».
La très grande similitude entre...




                        

                        


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Logement : la réforme du versement des aides pourrait précariser certains bénéficiaires

Le gouvernement planche sur une réforme du versement des aides au logement, dont il attend 1 à 1,5 milliard d’économies.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h31
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Au motif de « simplifier », d’« être plus juste », le gouvernement planche sur une réforme du versement des aides au logement et, plus largement, des minima sociaux. Leur calcul prendrait désormais en considération le revenu immédiat, du mois, du trimestre précédent, et mettrait ainsi fin aux deux années de décalage actuel.

Une simplification des demandes, évitant la multiplication des dossiers et justificatifs, et une automaticité des versements compléteraient le dispositif. Tout cela est permis par l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu qui commute entre eux les différents fichiers permettant aux organismes sociaux, caisses d’allocations familiales en tête, de connaître au mois le mois les ressources des bénéficiaires.
L’idée est séduisante mais elle comporte le risque de précariser encore davantage les allocataires qui, lorsque leur situation n’est pas stable, ne sauront jamais sur quelle somme compter à court terme. Car ils ne sont pas rares à percevoir des revenus fluctuants au gré de missions, des reprises ou fins de contrats, sans oublier les aléas familiaux, les maladies… Or, le propre de la pauvreté, c’est justement l’incertitude du lendemain qui interdit de faire des projets, d’économiser pour un investissement futur, une machine à laver, une voiture pour reprendre un emploi…
L’ajustement proposé par la réforme pourrait être bénéfique en compensant tout de suite une perte de ressources, mais la crainte des associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion est qu’il soit plutôt l’occasion de faire des économies. Pour les aides personnalisées au logement, ce sera le cas : le mécanisme actuel prend déjà en compte de façon quasi instantanée les baisses de ressources telles que chômage, retraite ou arrivée d’un enfant. La réforme prévoit de faire de même pour les hausses de revenu, qui conduisent, elles, à baisser les aides. Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’exécutif n’aurait plus l’intention de supprimer les départements, mais réfléchirait plutôt à une fusion des compétences dans le périmètre de l’ère métropolitaine
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Le « modèle lyonnais » pour réformer les métropoles

L’exécutif n’aurait plus l’intention de supprimer les départements, mais réfléchirait plutôt à une fusion des compétences dans le périmètre de l’ère métropolitaine



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h17
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
La rencontre a discrètement eu lieu à l’Elysée, mercredi 1er août, alors qu’elle n’était pas inscrite à l’agenda officiel du président de la République. Emmanuel Macron avait invité cinq présidents de métropole : Damien Castelain (Lille), Alain Juppé (Bordeaux), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Johanna Rolland (Nantes) et Christian Estrosi (Nice-Côte d’Azur). Etaient également présents les ministres de l’intérieur, Gérard Collomb, et de la cohésion des territoires, Jacques Mézard.

Avant de pousser les feux sur le dossier des métropoles, le chef de l’Etat souhaitait prendre le pouls des principaux intéressés. Lors de la campagne présidentielle, il avait défendu l’idée d’une suppression des départements dans les zones structurées par une métropole, au nombre de vingt-deux depuis la loi NOTRe du 7 août 2015, complétée par celle sur le statut de Paris et l’aménagement métropolitain du 28 février 2017. Fin janvier, à l’occasion d’une rencontre avec des députés de la commission du développement durable, il avait laissé entrevoir une révision à la baisse de ses objectifs.
Pas question d’y aller à marche forcée
Le format de la réunion du 1er août donne une indication sur l’évolution de ce processus dans l’esprit de M. Macron. Comme il l’a expliqué à ses interlocuteurs, seules seraient concernées les métropoles de plus de 500 000 habitants, ce qui exclut Rouen et Strasbourg, qui frôlent ce seuil. Et c’est désormais le « modèle lyonnais » qui a les faveurs du chef de l’Etat. Il n’est plus question de disparition du département mais de fusion des compétences dans le périmètre de l’ère métropolitaine. Quant aux métropoles du Grand Paris et d’Aix-Marseille-Provence, elles feraient l’objet d’un traitement à part.
Si le président de la République redonne une impulsion au dossier des métropoles – quitte à braquer les élus départementaux –, c’est parce qu’il est profondément convaincu qu’il faut aller dans cette direction. Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Un rapport de l’IGAS pointe les carences d’une pratique de plus en plus répandue en France, notamment sur le suivi des patients, avant et après l’opération.
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La chirurgie de l’obésité serait mal encadrée

Un rapport de l’IGAS pointe les carences d’une pratique de plus en plus répandue en France, notamment sur le suivi des patients, avant et après l’opération.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 12h25
    |

            Pascale Santi








                        


« Il n’est pas acceptable que la chirurgie bariatrique soit aussi peu encadrée et suivie », souligne un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), piloté par le docteur Julien Emmanuelli, rendu public lors d’un colloque mercredi 5 septembre au ministère de la Santé. Depuis plusieurs années, la chirurgie de l’obésité a le vent en poupe. Le nombre d’interventions a triplé en dix ans, pour atteindre environ 50 000 chaque année, soit environ 500 000 personnes concernées.
Mais cet essor « n’est pas sans poser de sérieuses questions ». « Une part non négligeable des indications est excessive ou mal posée » et les pratiques « faiblement encadrées », pointe l’IGAS.

        Notre enquête sur
         

          les dérives de la chirurgie bariatrique



De quoi s’agit-il ? Il existe trois techniques : l’anneau gastrique autour de la jonction entre l’œsophage et l’estomac, très utilisé il y a dix ans, aujourd’hui devenu marginal ; la gastrectomie longitudinale (appelée « sleeve »), qui réduit l’estomac d’environ deux tiers, continue de progresser ; et le by-pass (court-circuit gastrique). Selon les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), la chirurgie bariatrique, indiquée en deuxième intention, est réservée aux patients dont l’indice de masse corporelle (IMC, poids divisé par la taille au carré) dépasse 40, voire 35 lorsqu’une (ou plusieurs) maladie(s) est (sont) présente(s) (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, articulaires, etc.) Mais ces recommandations sont loin d’être toujours respectées. Pire, « des personnes obèses qui pourraient utilement bénéficier de la chirurgie bariatrique n’y ont pas accès », pointe ce rapport.
On parle d’obésité lorsque l’IMC dépasse 30. Elle touche en France 17 % environ de la population adulte (7,6 millions de personnes), tandis que la moitié de la population est en surpoids. Paradoxe, si ces taux sont moindres que dans d’autres pays industrialisés, l’Hexagone ­figure parmi les pays qui opèrent le plus de l’obésité dans le monde.

        Les 5 chiffres de
         

          la chirurgie de l’obésité



Disparités selon les régions et les établissements
Certes, le rapport indique que « l’efficacité de la chirurgie de l’obésité est établie », des études montrent en effet sa supériorité par rapport aux autres prises en charge sur la perte de poids d’environ 30 % et la diminution des risques de surmortalité. Mais cette chirurgie n’est pas sans conséquence, « sur le psychisme » et sur la fonction digestive (des carences nutritionnelles peuvent survenir), rappelle l’IGAS. Or, le suivi des patients est défaillant. Le rapport pointe « des lacunes significatives dans la préparation des personnes (bilans, informations des personnes et des médecins traitants…) » et une partie « importante » des opérés « ne bénéficierait pas d’un suivi post-opératoire approprié, voire même de suivi ». Sans parler des « perdus de vue »… Le « parcours de soin » recommandé ne semble que rarement mis en place.

        Notre analyse sur
         

          les répercussions psychologiques de la chirurgie bariatrique



Autre écueil, de fortes disparités de prise en charge selon les régions et les établissements hospitaliers. Le rapport préconise donc un encadrement de ces pratiques, notamment le suivi des patients, une évaluation, de la recherche, « une vigilance clinique et épidémiologique ». Il formule 33 recommandations pour améliorer cette situation et mieux accompagner les patients. Au-delà, prône le rapport, « il est impératif de mieux prendre en compte la prise en charge de l’obésité » dans son ensemble, en termes de repérage, de recherche, de coordination entre les acteurs, en associant plus le médecin traitant…
Autre point, s’agissant des mineurs (plus de cent interventions annuelles), il est selon le rapport impératif de respecter les recommandations, notamment de les limiter à des centres spécialisés. « La pertinence des soins est un enjeu qui me tient à cœur, particulièrement en ce qui concerne la chirurgie bariatrique chez les jeunes », a rappelé la ministre de la Santé Agnès Buzyn mercredi à l’issue du colloque sur l’obésité. « Il est essentiel de lutter contre les préjugés et les risques de stigmatisation qui entourent parfois les personnes souffrant d’obésité », a insisté la ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’opération, qui avait débuté à 7 h 30, « a pris fin vers 15 h 30, avec 539 personnes prises en charge. Tout s’est déroulé dans le calme », selon une porte-parole de la préfecture.
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Le campement de migrants de Grande-Synthe à nouveau évacué

L’opération, qui avait débuté à 7 h 30, « a pris fin vers 15 h 30, avec 539 personnes prises en charge. Tout s’est déroulé dans le calme », selon une porte-parole de la préfecture.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 18h14
   





                        



   


C’était la quatrième évacuation en quatre mois, à Grande-Synthe. L’opération, qui illustre les difficultés des autorités à endiguer les espoirs de départ vers l’Angleterre des migrants avait débuté à 7 h 30, et « a pris fin vers 15 h 30, avec 539 personnes prises en charge. Tout s’est déroulé dans le calme », a fait savoir une porte-parole de la préfecture.
La moitié des personnes évacuées a été « mise à l’abri vers des centres d’accueil », l’autre « a été prise en charge par des policiers pour l’examen de leur situation », a précisé la préfecture. Parmi les personnes prises en charge figurent une quarantaine de mineurs isolés. L’opération a mobilisé une vingtaine d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), environ 200 membres des forces de l’ordre ainsi qu’une vingtaine de sapeurs-pompiers et du personnel de la protection civile.
« Au total, depuis le début de l’année, ce sont 3 940 migrants qui ont été mis à l’abri à Grande-Synthe », répartis sur différents sites, a déclaré le sous-préfet de Dunkerque, Eric Etienne, réitérant par ailleurs la volonté de l’Etat d’éviter la constitution de « nouveaux points de fixation » devenant ensuite « des bidonvilles » sur le littoral de la mer du Nord.
C’est sur un terrain au milieu de grands arbres, coincé entre autoroute, chemin de fer et locaux de la SNCF, qu’étaient concentrés les migrants. Selon la mairie, ils étaient 650 à vivre ici – 500, selon la préfecture, dont 95 % de Kurdes irakiens – pour un total de 800 sur la commune. Les associations comptabilisent, elles, entre 600 et 700 personnes dans cette ville de 22 000 habitants jouxtant Dunkerque.
« C’est une situation qui pourrit »
Grande-Synthe a commencé à être touchée par l’arrivée de migrants à l’été 2015 dans le sillage de la création de la « jungle » de Calais. Ses campements sont régulièrement démantelés par les autorités, ce qui n’empêche pas de nouveaux afflux. Environ 200 migrants avaient ainsi déjà été évacués de cette « jungle » le 6 août, 336 le 11 juin et 406 le 24 mai.
Le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême, a qualifié la politique de mise à l’abri de l’Etat de « nécessaire mais pas suffisante », alors qu’il s’agit de la « neuvième opération de ce type depuis avril 2017 ».
« L’argument des “points de fixation” et “d’appels d’air” n’a aucun fondement, puisque rien n’est fait sur ce littoral et pourtant plusieurs centaines de chercheurs de refuge errent indignement sur celui-là. »
Et M. Carême de plaider pour la création « d’un premier accueil d’urgence », qui serait un lieu de répit d’où les migrants pourraient être orientés vers les centres d’accueil et d’orientation (CAO) et les centres d’accueil et d’examen de situation (CAES). Même constat du côté de Franck Esnée, coordinateur régional pour Médecins du monde :
« C’est une situation qui pourrit, car on est incapable de leur proposer un hébergement digne. On préfère espérer les épuiser en les faisant dormir dans la boue et dépenser des millions dans des chasses à l’homme… Ils partent par centaines en CAO ou CAES, mais très peu y restent, on revoit les mêmes quatre ou cinq jours plus tard. Les autorités le savent très bien, elles sont dans le déni. »

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