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Les Etats-Unis inculpent un Nord-Coréen pour des opérations de piratage « sans précédent »

Cet homme est accusé d’être derrière plusieurs attaques informatiques, dont celles contre Sony Pictures en 2014 et contre des hôpitaux britanniques en 2017.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h33
    |

            Martin Untersinger








                        


Les Etats-Unis viennent de mettre un nom sur trois des plus médiatiques cyberattaques de ces dernières années. La justice américaine a inculpé, jeudi 6 septembre, un Nord-Coréen, Park Jin-hyok, pour avoir participé à ce qu’elle décrit comme une opération de piratage « sans précédent ». Selon elle, ce programmeur informatique et plusieurs complices sont responsables de l’attaque qui a visé Sony Pictures, en 2014, du plus gros « cybercasse » de l’histoire, qui a vu s’évaporer 81 millions de dollars en 2016, et enfin de WannaCry, un programme informatique virulent qui a perturbé en 2017 le fonctionnement des hôpitaux britanniques.
Après une enquête d’ampleur — 100 mandats d’arrêts produits afin d’examiner un millier de comptes e-mail et les réseaux sociaux — la justice américaine est convaincue d’avoir identifié les hommes derrière le fameux groupe de pirates Lazarus. Un lien avait déjà été établi entre ce groupe et la Corée du Nord par des entreprises spécialisées et par le gouvernement américain, mais c’est la première fois que la justice établit un lien entre ces trois événements majeurs et met un nom sur un responsable présumé.
En 2014, le piratage de Sony Pictures
Le piratage de Sony Pictures est son premier fait d’armes. Le 24 novembre 2014, tous les ordinateurs du studio de cinéma américain avaient été paralysés par un virus informatique. Sur les écrans, un squelette grimaçant et un message : « Nous continuerons jusqu’à ce que nos demandes soient accordées. Nous avons obtenu toutes vos données internes. »
De fait, dans les semaines qui avaient suivi, ces fameuses données — films encore inédits, contrats, documents de négociations, données personnelles de célèbres acteurs — avaient été publiées en ligne. Plus étonnant, les pirates avaient expliqué, quelques jours plus tard, avoir agi pour répliquer au film parodique The Interview. Alors sur le point de sortir en salles, il dépeignait un complot ourdi par les Etats-Unis pour assassiner un leader nord-coréen ressemblant trait pour trait à Kim Jong-un.
Les autorités américaines avaient ensuite directement mis en cause la responsabilité de Pyongyang. Le président américain de l’époque, Barack Obama, avait pris l’initiative, peu commune pour une cyberattaque, de convoquer une conférence de presse pour tancer la dictature nord-coréenne. En guise de première réplique, le gouvernement avait ensuite prononcé des sanctions contre plusieurs ressortissants et organes nord-coréens.

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          Piratage de Sony : Obama promet à Pyongyang de riposter



Le « cybercasse »
Selon la justice américaine, Park Jin-hyok est aussi l’un des responsables du fameux « cybercasse » à 81 millions de dollars. Des pirates sont parvenus, en infectant un ordinateur appartenant à la banque centrale du Bangladesh, à passer de faux ordres de virement et réaliser ce qui est encore aujourd’hui le plus gros casse informatique de l’histoire.

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                Des chercheurs relient le « cybercasse » de 81 millions de dollars aux pirates de Sony



Là encore, des entreprises spécialisées avaient fait le lien entre le groupe Lazarus et les responsables du casse. Une conclusion qui, à l’époque, avait étonné : il était très rare que des pirates étatiques soient motivés par l’argent. Une stratégie qui s’explique, pour Lazarus, par la très grande précarité économique dans laquelle se trouve la Corée du Nord.
L’épisode WannaCry
Enfin, la justice américaine accuse Park Jin-hyok d’être derrière WannaCry. Ce logiciel avait déferlé sur des milliers d’ordinateurs de par le monde au printemps 2017. Il s’agissait d’un rançongiciel, un virus qui bloque l’accès à un ordinateur et propose de le déverrouiller contre une rançon.

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                Rançongiciel WannaCry : les Etats-Unis incriminent la Corée du Nord



Ce virus avait touché de nombreuses entreprises. Le cas le plus dramatique concernait les hôpitaux britanniques, dont le fonctionnement avait été fortement perturbé. En décembre dernier, les autorités de plusieurs pays dont les Etats-Unis avaient soulevé la responsabilité de Pyongyang.
Il y a peu de chance que cette inculpation débouche sur une arrestation. Mais ce n’est au fond pas l’objectif premier de la justice américaine : en désignant des coupables – elle a fait de même depuis 2014 avec des pirates chinois, iraniens et russes – elle espère décourager de futures attaques. Notamment en faisant peser pour le restant de la vie des pirates le risque d’une arrestation ou d’une extradition sitôt qu’ils se trouveraient à portée des Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Champions du monde en titre, les Français se rendent à Munich pour entamer cette nouvelle compétition, sans réel enjeu sportif.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La publication de ce texte a lancé , dans la presse américaine et chez « les détectives en ligne », une course pour savoir qui pourrait en être l’auteur.
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Après la tribune anti-Trump du « New York Times », « chasse au traitre » et « jeu de devinettes »

La publication de ce texte a lancé , dans la presse américaine et chez « les détectives en ligne », une course pour savoir qui pourrait en être l’auteur.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 18h59
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Qui a porté un (énième) coup de poignard dans le dos de Donald Trump ? La question agite la presse américaine, jeudi 6 septembre, au lendemain de la publication par le New York Times d’une tribune anonyme d’un haut responsable de son administration, expliquant comment il s’efforçait, avec d’autres, de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » du président américain. L’auteur de ce texte hors du commun, intitulé « Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump », précise qu’il ne s’agit pas pour lui de soutenir la démarche des démocrates, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.
Visiblement furieux contre cette « résistance silencieuse » qui sort de l’ombre et le place en difficulté, le locataire de la Maison Blanche a évoqué dans un tweet lapidaire une « trahison ». La publication controversée de ce témoignage intervient au lendemain de la diffusion d’extraits d’un livre explosif du journaliste d’investigation Bob Woodward, qui dresse le portrait d’un président colérique et paranoïaque, que ses collaborateurs s’efforcent de contrôler, voire de contourner, pour éviter de dangereux dérapages.

        Notre analyse :
         

          Livre incendiaire, tribune à charge… La Maison Blanche en pleine crise de nerfs



« Coup lâche »
De nombreux médias, à l’instar du Washington Post, comparent la tribune anonyme à « un cocktail Molotov », dont le contenu « ne cesse de nous surprendre ». La stratégie poursuivie par l’auteur du texte interroge également certains républicains, comme David Frum, un ancien de l’administration de George W. Bush, qui n’hésite pas à évoquer, sur le site du magazine The Atlantic, une « crise institutionnelle ». « L’auteur vient de précipiter le gouvernement des Etats-Unis dans une tourmente encore plus dangereuse, regrette-t-il. Il, ou elle, a décuplé la paranoïa du président et renforcé son obstination. »
The National Review, revue bimensuelle conservatrice, mais plutôt hostile à Donald Trump, salue de son côté l’existence de cette tribune : « Les sceptiques de droite expriment leur gratitude aux membres de l’administration qui essaient de minimiser les dégâts et de promouvoir des politiques optimales », résume un éditorialiste. Selon The National Review, cette tribune doit « inciter les électeurs républicains à réclamer une attitude responsable de la part du président ».
Plusieurs médias, qu’ils penchent d’un côté ou de l’autre du spectre politique, critiquent l’anonymat de cette tribune, évoquant la « lâcheté » de son auteur. Un éditorialiste du périodique intellectuel et culturel The Atlantic évoque ainsi « un coup lâche ».
Le site de la droite dure américaine Breitbart reprend d’ailleurs ces critiques en lâcheté proférées par certains démocrates ; ce qui lui permet de discréditer la lettre ouverte du New York Times sans être accusé de prendre parti pour Donald Trump. « Le cofondateur d’Intercept et lauréat du prix Pulitzer, Glenn Greenwald, a lui-même décrit le haut fonctionnaire de la Maison Blanche comme un “lâche” inconscient », rappelle ainsi le site d’information, pourtant fervent soutien du président et relais habituel d’informations exagérées ou mensongères.
« Jeu de devinettes »
A la suite de cette tribune, de nombreux médias se sont d’ailleurs lancés dans une « chasse » aux « traîtres » pouvant être à l’origine de cette tribune assassine. « Le jeu de devinettes portant sur l’auteur de cette lettre ouverte risque d’animer les cercles politiques de Washington », avance CNN, qui a dressé une liste de treize personnes potentielles, établie en fonction de « ce que nous savons des différents groupes, des goûts, des aversions, des motivations et des ambitions au sein de l’administration Trump ».
USA Today rapporte que sur les réseaux sociaux plusieurs personnes se demandent « Whodunit », littéralement « qui a fait ça ? » en argot. « Les détectives en ligne ressortent des phrases et des mots particuliers, dans l’espoir de préciser qui pourrait être l’auteur, tandis que d’anciens fonctionnaires de Trump apportent quelques indices », rapporte le quotidien. « Tout le cercle politique de Washington est devenu un jeu d’indices géant : “Colonel Moutarde, dans la salle du cabinet…” », ironise Eamon Javers, journaliste pour CNBC.
De son côté, le site Vox recommande de ne pas se fier à l’analyse du style de l’auteur de la tribune, rappelant avec pragmatisme que le New York Times a pu « retravailler le texte ». Enfin, le site d’informations politiques Politico dresse un parallèle avec une affaire survenue pendant le second mandat de Barack Obama, lorsqu’un « un responsable de l’administration avait été licencié, après avoir tweeté anonymement des ragots internes ».

Dénégations en série chez les responsables de l’administration Trump
A défaut de savoir qui est le mystérieux auteur de la tribune publiée par le New York Times, on peut déjà savoir qui ne l’est pas – ou qui affirme publiquement ne pas l’être. Le premier à s’être manifesté par la voix de son porte-parole, c’est Mike Pence, le vice-président en personne. « Notre cabinet est au-dessus de telles pratiques d’amateur », a déclaré le haut responsable.
Ensuite, c’est le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, qui a affirmé qu’il n’était pas l’auteur du brûlot. Enfin, le directeur du renseignement national, Dan Coats, a lui aussi ressenti le besoin de nier être à l’origine du texte, qualifiant les rumeurs l’incriminant lui ou son adjoint de « clairement fausses ».
Le New York Times a fait savoir que seuls les journalistes travaillant dans la rubrique « éditorial » du quotidien américain sont informés de l’identité du mystérieux auteur de la tribune. Ceux qui couvrent la Maison Blanche n’ont pas été mis au courant.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’historien Stéphane François analyse la radicalisation des mouvements extrémistes, comme ceux de Chemnitz, en Allemagne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/09/2018
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« En Europe, une partie de l’extrême droite revient à l’action violente »

L’historien Stéphane François analyse la radicalisation des mouvements extrémistes, comme ceux de Chemnitz, en Allemagne.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h47
    |

                            Stéphane François (historien)








                        



                                


                            

En Italie et en Autriche, elle est au gouvernement ; en France, elle est représentée à l’Assemblée nationale ; en Suède, elle est aux portes du pouvoir ; en Allemagne, elle est dans les rues et elle chasse les migrants. Nous pourrions multiplier les exemples…
L’extrême droite a le vent en poupe en Europe. De quoi se nourrit-elle ? Pourquoi est-elle aussi dynamique ?
Le dynamisme des extrêmes droites populistes européennes n’a pas échappé à l’œil avisé de Steve Bannon, ancien proche conseiller du président américain Donald Trump. Il a fait, ces derniers mois, la tournée des groupuscules européens afin de les unifier. Une tentative qui se conclura par un échec, les formations étant trop éclatées et différentes. Surtout, plusieurs d’entre elles sont des répulsifs pour les autres : c’est le cas, par exemple, du Rassemblement national de Marine Le Pen, encore jugé trop antisémite par les populistes hollandais.

Le rejet de l’autre
Les formations radicales ne sont pas en reste : les animateurs de l’Alt-right américaine les observent et traduisent les productions théoriques de ses intellectuels. Il y a en effet un jeu de références réciproques : les intellectuels européens, comme les essayistes Alain de Benoist et Guillaume Faye, sont lus et discutés aux Etats-Unis et, en retour, les principaux intellectuels américains sont traduits en Europe. Ainsi, le théoricien païen, postnazi et suprémaciste blanc Greg Johnson a été traduit en français en 2016.
Cependant, M. Bannon ne prend pas en compte le fait que les extrêmes droites européennes, du fait des histoires nationales différentes, sont diverses et propres à chaque pays : elles ont des origines et des manifestations différentes. Certaines sont religieuses, d’autres sont issues du fascisme ; d’autres encore jouent la voie électorale tandis qu’une dernière catégorie est violente et révolutionnaire.
Malgré tout, il est possible d’énumérer des thématiques communes....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Reportage chez des petits commerçants parisiens, souvent mal informés, partageant leurs inquiétudes face à cette réforme qui arrive en janvier.
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Prélèvement de l’impôt à la source : « C’est comme un nuage qui va nous arriver dessus »

Reportage chez des petits commerçants parisiens, souvent mal informés, partageant leurs inquiétudes face à cette réforme qui arrive en janvier.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h38
    |

            Aline Leclerc








                        


Prenons une rue commerçante au hasard. A Paris, la rue Mouffetard. Et remontons-la en posant une même question : « Et vous, comment ça se passe avec le prélèvement à la source ? » « Comment voulez-vous que ça se passe ?, s’emporte d’emblée Jacky Bellenfant, boucher de 67 ans qui emploie trois à quatre personnes, selon les périodes. C’est évident que ça va être encore des charges pour nous ! »
Jusqu’ici, son comptable ne l’a pourtant informé d’aucune majoration supplémentaire pour appliquer le taux d’impôts sur le revenu directement sur la feuille de paie de ses salariés à partir du 1er janvier. « Mais ça va nous être facturé, c’est sûr ! », insiste-t-il. Plus encore, c’est le principe même d’une nouvelle mission incombant aux entreprises qui le met hors de lui :
« Je passe déjà tous mes lundis sur la comptabilité au lieu de préparer ma viande ! Surtout pour nous les petites boîtes : on n’a pas de RH ou de service qui peut gérer ça… Pourquoi faudrait faire le travail de l’Etat ? Franchement, les politiques feraient bien de faire des stages en entreprise pour se rendre compte… Je les prends huit jours, quand ils veulent ! » 
« Je n’ai reçu aucune info »
Mais dans la petite rue piétonne, plus qu’en colère, les commerçants et les employés sont surtout dans le flou. « On ne croule pas sous les infos », euphémise Mathieu Dubarry, caviste. « C’est comme un nuage qui va nous arriver dessus mais on ne sait pas trop quelles en seront les conséquences », poétise Joséphine Péan, 28 ans, qui a ouvert il y a trois ans son salon de thé aux gâteaux faits maison et « pâtes à tartiner du monde entier ».
Elle vient en plus d’ouvrir une seconde enseigne à Lyon. Quinze employés en tout, soit huit équivalents temps plein, dont elle gère la paie elle-même grâce à un logiciel « très utilisé par les start-up ». « Bien sûr, je lis des choses dans la presse, mais en tant qu’employeur et commerçante, je n’ai reçu absolument aucune info. Ni du ministère, ni de l’Urssaf, pas plus de ceux qui ont développé le logiciel de paie. » Et ce alors que son conjoint, qui est salarié, a déjà reçu son taux d’imposition, constate-t-elle : « J’espère vraiment qu’on va m’informer bientôt… »
Largement relayées par les médias, les déclarations cacophoniques de la rentrée autour de la mise en place de la réforme — le ministre des comptes publics Gérald Darmanin affirmant qu’elle aurait lieu, le président de la République partageant ses doutes — ont encore contribué à brouiller le message. Et ni l’intervention du premier ministre au 20 heures de TF1, mardi 4 septembre, ni les spots diffusés à la télévision n’ont encore réussi à imprimer dans les esprits que le prélèvement à la source est prévu dans quatre mois.

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                Impôt sur les revenus : comment va se dérouler l’année de passage vers le prélèvement à la source





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De combien serait votre salaire si votre impôt était retenu à la source ?
Notre calculette ne garde aucune trace des données saisies.


Votre salaire mensuel net :  euros
Montant de votre impôt acquitté en 2017 :  euros

Payez-vous cet impôtseul(e) ou avec votre conjoint(e) ?


seul(e)
à deux



Une personne seule = une part, deux adultes = deux parts, une demi-part par enfant jusqu’au 3e, qui – lui – vaut une part ; le détail sur service-public.fr.
Calculer




Salaire mensuel estimé après prélèvement :


euros



Dans ce scénario, il n’y aurait plus de règlement massif d’impôt à l’automne (ou de mensualisation sur dix mois comme c’est le cas actuellement).


« Forcément je vais me faire arnaquer »
« C’est pas encore voté, si ? », s’interroge Isabelle, 43 ans, employée d’un fromager. « C’est pour 2021, non ? », demande encore un commis de boucherie. Chaussures rose fuchsia, un écouteur de smartphone à l’oreille, une employée de pressing de 32 ans explique tranquillement : « Le prélèvement à la source, je ne le ferai pas. » Lorsqu’on lui explique qu’en réalité, elle n’a pas le choix, son débit s’accélère : « Quoi ? On n’a pas le choix ? Mon patron ne m’en a pas parlé ! Je ne veux pas qu’il sache combien je paye d’impôts, c’est un truc personnel ! », s’alarme-t-elle.
Elle interpelle aussitôt sa collègue, qui ouvre à son tour des yeux ébahis. Une cliente tente de les rassurer : « Ils le font depuis longtemps en Allemagne, ça marche très bien, ne vous inquiétez pas. » Mais les deux employées froncent les sourcils : « J’y connais rien en compta, donc forcément je vais me faire arnaquer. On a déjà eu des problèmes de mauvais revenus déclarés l’an passé, les patrons vont pouvoir s’amuser comme ils veulent ! » 
Interrogé sur ce manque d’information, le ministère des comptes publics indique qu’une lettre didactique est justement partie mercredi à destination des entreprises de moins de vingt salariés. Le ministre, qui l’a diffusée sur son compte Twitter, y vante « une grande réforme de simplification de l’impôt, bénéfique à tous les salariés » et renvoie à différentes sources d’information et services pour aider les très petites entreprises, tout en concédant avoir « bien perçu », lors de ses déplacements, que les chefs de petites entreprises « [redoutaient] des difficultés. »

✉️J’écris aujourd’hui à tous les employeurs de moins de 20 salariés. Nous proposons des solutions gratuites et simp… https://t.co/uzAw8j2Qe9— GDarmanin (@Gérald DARMANIN)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ancienne patronne de l’INA, qui avait été suspendue et condamnée pour des frais de taxis indus, vient d’être nommée au ministère de la culture.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La nomination d’Agnès Saal s’est-elle faite dans les règles ?

L’ancienne patronne de l’INA, qui avait été suspendue et condamnée pour des frais de taxis indus, vient d’être nommée au ministère de la culture.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h16
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


C’est l’une des décisions prises au creux de l’été et passées relativement inaperçues. L’ex-patronne de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) Agnès Saal a été nommée à un poste d’experte de haut niveau au ministère de la culture. Elle y exercera les fonctions de haut fonctionnaire à l’égalité, la diversité et la prévention des discriminations, pour une durée de trois ans, qui ont pris effet à compter du 1er septembre.
Cette décision a pu surprendre, Agnès Saal ayant été suspendue de l’INA après sa condamnation pour détournements de fonds publics, en 2016. 
Le rappel des faits
Directrice générale du Centre Georges-Pompidou de 2007 à 2014, puis présidente de l’INA de mai 2014 à avril 2015, Agnès Saal avait dû démissionner après des révélations sur ses dépenses excessives en taxis (près de 24 000 euros à l’INA, et environ la même somme au Centre Georges-Pompidou), qui lui ont valu une condamnation à trois mois de prison avec sursis et deux amendes pour détournement de fonds publics.
Elle a réintégré le ministère de la culture à l’été 2016, en tant que chargée de mission auprès du secrétariat général. Au sein de ce ministère, elle devait piloter les démarches de labellisation Afnor (Association française de normalisation) concernant l’égalité professionnelle et la diversité.
Son poste actuel, explique le ministère, « a été créé dans le cadre d’une fusion des missions de haut-fonctionnaire à l’égalité et de haut-fonctionnaire à la diversité précédemment assurées par deux inspectrices générales des affaires culturelles et constitue la poursuite de la mission qu’assurait Mme Agnès Saal au sein du secrétariat général depuis sa réintégration en 2016 et qui a mené à l’obtention de la labellisation fin 2017 ».
Cette nomination est-elle légale ?
Cette nomination « respecte les procédures », estime le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui assure « qu’il n’y a là pas de caractère d’exception qui aurait été fait pour Mme Saal ».

DIRECT. Agnès Saal nommée haut fonctionnaire après sa condamnation: "je n'aime pas les mises en cause personnelles"… https://t.co/hH255oiHhy— BFMTV (@BFMTV)


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La loi prévoit des règles strictes pour s’assurer de la probité dans la fonction publique :
« Nul ne peut avoir la qualité de fonctionnaire (…) si les mentions portées au bulletin n° 2 de son casier judiciaire sont incompatibles avec l’exercice des fonctions. »
Toute la question est alors de savoir si le détournement de fonds publics dont Agnès Saal s’est rendue coupable est « incompatible avec l’exercice des fonctions » d’un emploi public. L’article 25 de la loi Le Pors dispose notamment que « le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité ».
Le fait qu’Agnès Saal reste fonctionnaire est-il alors illégal ? Pour le ministère, « il va de soi que la décision de nommer Mme Agnès Saal (…) respecte l’ensemble des textes encadrant le statut des fonctionnaires et les procédures de nomination ».
Par ailleurs, ajoute l’employeur de Mme Saal, « si aucune peine complémentaire n’a été prononcée concernant l’interdiction d’exercer un emploi public, (…) c’est à l’autorité de nomination d’apprécier la compatibilité des fonctions avec les sanctions pénales et disciplinaires prononcées ». En l’occurrence, estime le ministère, les condamnations inscrites au bulletin n° 2 de son casier judiciaire ne sont pas incompatibles avec les fonctions confiées à Agnès Saal.
Le guide consacré à la discipline dans la fonction publique d’Etat précise que l’administration n’est pas obligée de radier le fonctionnaire fautif, mais qu’elle doit engager une procédure disciplinaire. Agnès Saal avait fait l’objet dans ce cadre d’une exclusion sans solde de six mois de la fonction publique.
La commission administrative paritaire interministérielle (CAPI) des administrateurs civils rappelle que « seules des condamnations pénales d’une certaine gravité entraînent la déchéance de plein droit de la qualité de fonctionnaire ». Elle estime d’ailleurs que « sanctionner [Agnès Saal] à nouveau à raison des mêmes faits violerait la règle de droit “non bis in idem” », selon laquelle on ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits, puisqu’elle avait déjà subi une exclusion temporaire sans traitement.
« Non seulement elle a reconnu les faits qu’on lui reprochait, mais elle a intégralement remboursé les sommes qu’elle devait », plaide son avocat Eric Morain, qui regrette qu’on veuille lui interdire de poursuivre sa carrière.
S’agit-il d’une promotion ?
« Cette nomination n’est pas une promotion et n’entraîne aucune modification de traitement ni nouveaux avantages », précise encore Me Morain.
Il oublie toutefois de préciser qu’avant d’être nommée à ce poste d’experte de haut niveau, au début du mois d’août, Agnès Saal a été promue, avec onze autres personnes, à l’échelon spécial des administrateurs généraux. Selon Mediapart, cet échelon lui permet de profiter d’une hausse de son salaire, qui « peut alors atteindre jusqu’à 6 138 euros par mois ».
Bien que distinct de sa nomination, ce changement d’échelon n’a pu avoir lieu que sur l’initiative de son employeur, le ministère de la culture.




                            


                        

                        


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L’Inde dépénalise l’homosexualité, après vingt ans de combat acharné

La justice a en partie invalidé l’article qui faisait de l’homosexualité un crime. « La décriminalisation n’est qu’un premier pas », a dit un des juges



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h03
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

En Inde, l’homosexualité n’est plus un crime. La Cour suprême indienne a en partie invalidé, jeudi 6 septembre, l’article 377 du Code pénal indien, rédigé en 1861 par les colons britanniques, qui punissait d’emprisonnement « les rapports charnels contre nature ». « La communauté LGBT possède des droits comme les autres, a argué la Cour suprême, les opinions et la moralité de la majorité ne peuvent pas dicter les droits constitutionnels. »
La décision a été prise à l’unanimité par les cinq juges qui composent la cour. « La décriminalisation n’est qu’un premier pas, a déclaré le juge Dhananjaya Yeshwant Chandrachud, la sexualité ne peut pas être réduite à une formulation binaire. » « L’Histoire doit des excuses à la communauté [LGBT] », a ajouté la juge Indu Malhotra. Les chaînes de télévision indiennes qui arboraient le drapeau arc-en-ciel pour l’occasion ont retransmis les pleurs et les hurlements de joie d’une communauté encore abasourdie par un jugement proclamant que « l’homosexualité est complètement naturelle ».
Genres instables et fluides
Lors de leurs plaidoiries, les avocats ont fait de la décriminalisation de l’homosexualité une question d’égalité, et non de morale. Cette « morale » si souvent invoquée pour condamner l’homosexualité a été brandie comme l’un des derniers reliquats de la colonisation britannique, celui de la morale victorienne. Comme en attestent des sculptures, les mythes et les écrits de l’ère précoloniale, les genres étaient souvent représentés en Inde comme instables et fluides, même si la masculinité et la féminité restaient attachées à des stéréotypes. Les dieux Shiva et Vishnu se transforment périodiquement en femme. Et tandis que l’homosexualité est présentée comme un interdit dans certains textes anciens, des hommes s’habillaient en femme pour séduire d’autres hommes.
Les avocats ont ensuite plaidé pour que l’orientation sexuelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Richard Ferrand, Barbara Pompili, Philippe Folliot et Cendra Motin, quatre députés de La République en marche, ont déposé leur candidature. Après avoir proposé la sienne, Yaël Braun-Pivet s’est retirée jeudi après-midi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/09/2018
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Qui succédera à François de Rugy à la présidence de l’Assemblée nationale ?

Richard Ferrand, Barbara Pompili, Philippe Folliot et Cendra Motin, quatre députés de La République en marche, ont déposé leur candidature. Après avoir proposé la sienne, Yaël Braun-Pivet s’est retirée jeudi après-midi.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 15h46
    |

                            Le Monde.fr








                        


Les députés s’apprêtent à faire leur rentrée à l’Assemblée nationale, le 12 septembre, mais ils n’ont plus de président. Le perchoir a été libéré par François de Rugy, nommé mardi 4 septembre au ministère de la transition écologique et solidaire, en remplacement de Nicolas Hulot. Resté à peine plus d’un an à la présidence de l’Assemblée nationale, l’élu de la Loire-Atlantique n’y a pas fait l’unanimité, que ce soit sur les bancs de l’opposition ou sur ceux de la majorité.

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Pour son successeur au Palais-Bourbon, les chantiers sont nombreux : transformation de l’Assemblée nationale ; gestion avec l’exécutif de l’agenda parlementaire, surchargé ; apaisement des relations avec les autres groupes politiques… Son nom sera connu mercredi 12 septembre à l’issue d’un vote de l’ensemble des députés.
Le parti majoritaire à l’Assemblée, La République en marche (LRM), désignera son candidat dès lundi 10 septembre lors d’un vote interne à bulletin secret organisé dans le cadre d’un séminaire de rentrée à Tours. Les postulants avaient jusqu’à mercredi 5 septembre minuit pour se faire connaître. Voici leurs portraits.
Richard Ferrand, le favori

   


Parlementaire expérimenté, proche d’Emmanuel Macron, président du groupe majoritaire depuis plus d’un an, Richard Ferrand est le grand favori de cette élection. Il s’est porté candidat mardi, quelques heures après l’annonce de la nomination de François de Rugy au gouvernement, au cours d’une réunion du bureau du groupe LRM.
Elu pour la première fois à l’Assemblée nationale en 2012 sous l’étiquette du Parti socialiste (PS), Richard Ferrand a été réélu dans sa circonscription du Finistère en 2017 sous la bannière LRM. Il est l’un des premiers à avoir rejoint Emmanuel Macron, lorsque celui-ci était encore ministre de l’économie.
M. Ferrand a aussi fait partie du premier gouvernement d’Edouard Philippe, en tant que ministre de la cohésion des territoires. Mais l’expérience a tourné court. Mis en cause dans une affaire immobilière liée aux Mutuelles de Bretagne, qu’il a dirigées (1998-2012), l’élu de 56 ans est affecté un mois après sa nomination au poste de président du groupe LRM à l’Assemblée nationale.

        L’affaire Richard Ferrand
         

          résumée en cinq points



Alors que l’affaire est toujours en cours — une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts a été ouverte en janvier et délocalisée à Lille durant l’été —, l’exécutif prendrait le risque de placer à la présidence du Palais-Bourbon un homme sous la menace d’une possible mise en examen. Dans une interview à Franceinfo, le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard — l’association a déposé plainte contre M. Ferrand dans cette affaire —, déclare qu’une élection du député du Finistère serait « un très mauvais signal envoyé à la moralisation de la vie politique ».

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          rivalités à LRM pour la présidence de l’Assemblée nationale



M. Ferrand a, par ailleurs, été régulièrement critiqué pour sa gestion du groupe majoritaire : trop distant, pas assez présent. Mais sa cote est remontée à l’occasion de l’affaire Benalla, en plein cœur de l’été. Beaucoup, au sein de la majorité, ont jugé l’ex-député socialiste « solide » au moment où le bateau macroniste tanguait sévèrement.
Barbara Pompili, l’outsider

   


Elle a attendu le dernier moment pour présenter sa candidature, mais elle s’est finalement lancée. Son souhait est qu’une femme soit élue au perchoir, ce qui n’est jamais arrivé dans l’histoire de la Ve République. Native du Pas-de-Calais, l’élue de 43 ans a fait l’essentiel de sa carrière professionnelle dans la vie politique, qui a débuté en 2002 à l’Assemblée en tant qu’assistante du député écologiste Yves Cochet.

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          « Il faut sortir de l’opacité sur le nucléaire »



En 2012, grâce notamment aux accords conclus entre le PS et Europe Ecologie-les Verts (EELV), elle est élue députée de la Somme. Elle partage alors la présidence du groupe EELV avec François de Rugy. Après avoir quitté le parti, Mme Pompili entre au gouvernement de Manuel Valls en 2016 en tant que secrétaire d’Etat à la biodiversité.
Dès mars 2017, elle est la première au sein du gouvernement à annoncer son soutien à Emmanuel Macron. Sous l’étiquette LRM, elle est réélue largement dans sa circonscription de la Somme, puis désignée présidente de la commission du développement durable au Palais-Bourbon.
Cendra Motin, l’inconnue

   


C’est la moins connue des candidats au sein du groupe de LRM. Consultante en ressources humaines, députée de l’Isère, 43 ans, Cendra Motin a pourtant été vice-présidente de l’Assemblée nationale durant quelques mois, de juin à octobre 2017, et elle a été chargée d’une mission sur le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Comme Mme Braun-Pivet, Cendra Motin souhaite être la candidate symbolisant le renouvellement de l’appareil politique. « Richard Ferrand n’est pas identifié au renouveau en politique par nos concitoyens, a-t-elle regretté dans une interview au Journal du dimanche :
« La notoriété c’est bien, mais l’entre-soi, les Français n’en ont plus vraiment envie. Après, je sais que c’est aussi le choix du président de la République, qui a demandé à Richard Ferrand de prendre les rênes de l’Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet et moi, nous sommes dans la même démarche : rappeler aux Français qu’ils ont aussi élu des gens qui ne font pas de la politique comme avant et qui sont prêts à prendre des responsabilités. »
Philippe Folliot, l’invité de dernière minute

   


Défenseur d’une ligne centriste et membre de la commission de la défense nationale à l’Assemblée nationale, le député LRM du Tarn a présenté sa candidature mercredi soir. Philippe Folliot, député depuis 2002 et ancien membre de l’UDI, s’est rallié à Emmanuel Macron avant le premier tour de l’élection présidentielle. Il avait déjà présenté sa candidature au perchoir au sein du groupe LRM en juin 2017, mais il s’était incliné face à François de Rugy.
Dans sa profession de foi, M. Folliot, 55 ans, souhaite « poursuivre l’ambitieux travail engagé » à la présidence de l’Assemblée par le nouveau ministre de la transition écologique. Il explique ainsi qu’il souhaite « moderniser » l’Assemblée nationale, « renforcer le rôle du député et la qualité de son travail », « respecter [le] pluralisme » et « présider de manière accessible ».
Yaël Braun-Pivet, la candidate qui s’est finalement désistée

   


Après avoir annoncé sa candidature avant même le président du groupe LRM, dans un courriel envoyé à ses collègues mardi en début d’après-midi, la députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet a annoncé son retrait, jeudi 6 septembre dans un communiqué, et son « choix personnel de voter pour Richard Ferrand ».

        Le portrait de Yaël Braun-Pivet,
         

          députée appréciée, mais présidente désavouée



« Ma candidature n’a jamais été celle d’une ambition personnelle, c’est celle d’une ambition pour notre Assemblée », dit-elle. Pourtant, quelques heures avant, sur RTL, Mme Braun-Pivet n’avait pas eu de mots assez durs envers… Richard Ferrand. Selon elle, la candidature du député du Finistère « n’est pas à la hauteur [du] mouvement [LRM] et des aspirations des Français au renouvellement ». « On ne peut pas lui contester sa volonté de renouveler les pratiques, mais il ne peut pas l’incarner », avait-elle lancé.
Et les autres partis ?

   


Même s’ils sont minoritaires, les autres groupes parlementaires peuvent présenter un candidat au perchoir. Mais jusqu’ici, seule La France insoumise en a désigné un. Ou plutôt une. Il s’agit de la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot. Avec cette candidature, le groupe dirigé par Jean-Luc Mélenchon souhaite pousser les parlementaires, et notamment LRM, à élire une femme au perchoir.
« Il est temps d’élire une femme présidente de l’Assemblée nationale. Une femme parmi les quatre premières personnes de l’Etat ! Il est temps », a ainsi tweeté, mardi, le député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon. Sur son compte Twitter, Mme Panot écrit vouloir « représenter la voix du renouveau démocratique, social et écologiste à l’Assemblée ».
Chez Les Républicains, la vice-présidente de l’Assemblée, Annie Genevard, a annoncé jeudi sa candidature. Députée depuis 2012, secrétaire générale du parti Les Républicains, et selon qui « la première année de cette mandature et l’affaire Benalla ont révélé toute l’importance du Parlement », elle plaide pour « la revalorisation du Parlement, la reconsidération de son rôle ».
Dans un courriel aux députés LR, le président du groupe à l’Assemblée, Christian Jacob, confirme avoir demandé à Mme Genevard de se porter candidate, estimant que la présidence de M. de Rugy « aura été marquée par un affaiblissement sans précédent » de l’Assemblée et par « une dépendance, voire une soumission à l’exécutif, au mépris de la nécessaire séparation des pouvoirs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.
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Perquisitions chez les fabricants de matériel électriques, soupçonnés d’entente

Le raid judiciaire a visé les locaux des principaux fabricants français, dont Schneider Electric et Legrand.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h55
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h47
   





                        


Existe-t-il un cartel du matériel électrique qui se serait accordé pour fixer les tarifs et limiter la concurrence entre eux ? Douze perquisitions ont été menées, jeudi 6 septembre, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’entente illicite entre les principaux fabricants de matériels électriques français, dont Schneider Electric et Legrand, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information d’Europe 1.
Cette information judiciaire pour « entente illicite, faux et usage de faux, abus de confiance, abus de biens sociaux, blanchiment de fraude fiscale, corruption d’agents privés et publics », a été ouverte le 7 juin par le parquet de Paris. Elle faisait suite à des signalements en avril de l’Autorité de la concurrence et de l’Agence française anticorruption.
6 milliards d’euros par an
Mediapart s’en était alors fait l’écho, évoquant « un mécanisme d’entente occulte sur les prix mis en place » par Schneider et Legrand ainsi que par leurs principaux clients, les distributeurs Sonepar et Rexel, les multinationales françaises qui dominent la fabrication et la distribution de matériel électrique.
Son principe ? L’industriel « fixe des prix de gros élevés, qui ne permettent pas à ces distributeurs de gagner correctement leur vie » et en contrepartie « l’industriel leur accorde, pour chaque marché, un “prix dérogé”, c’est-à-dire une autorisation de vendre moins cher au client final », explique le site d’information. Puis le fabricant « verse de l’argent aux distributeurs, sous forme d’avoir, pour compenser leur perte de marge ».
« Nous avons été sollicités par les autorités judiciaires, nous les avons accueillies dans nos locaux et nous collaborons avec elles », a réagi jeudi un porte-parole de Schneider Electric, géant français des services et équipements électriques.
Schneider Electric est le deuxième fabricant mondial de matériel électrique, avec 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 5,5 milliards pour son concurrent, Legrand. Le marché du matériel électrique pèse 6 milliards d’euros par an en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Après la chaleur de cet été, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas.
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Des abattages d’animaux à craindre après la sécheresse estivale

Après la chaleur de cet été, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h23
   





                        



   


L’équation est de plus en plus intenable dans les élevages français. En raison de l’importante sécheresse estivale, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas. Une situation catastrophique pour beaucoup de professionnels, ont averti, jeudi 6 septembre, les deux principales fédérations d’éleveurs.
« Pour les éleveurs de porcs français, c’est la rentrée de tous les dangers », a déclaré Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), lors d’une conférence de presse à Paris. Ton plus grave encore chez les éleveurs de vaches, car outre la hausse des prix de l’alimentation, ils doivent aussi faire face à une raréfaction du fourrage.

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                Avec la sécheresse, les éleveurs anticipent une hausse des coûts de production



Vague d’abattages de vaches
Suivant la flambée des cours mondiaux du blé cet été, le prix du blé livré en Bretagne a ainsi dépassé 215 euros la tonne en août, alors qu’il était de 160 euros un an avant. Une augmentation de 34 % qui plombe les coûts de production des éleveurs. Le conseil d’administration de la Fédération nationale bovine (FNB) a dressé un « bilan alarmant » de la situation, dit un communiqué.
Les éleveurs bovins anticipent ainsi une vague d’abattages de vaches. « La gravité » de ces « adaptations » dans les exploitations « dépendra de la météo des semaines à venir ». En clair, des volumes d’herbe qui poussent encore dans les prairies.

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                « Les Français se soucient de plus en plus du bien-être animal »



« Il manque 10 centimes par kilo de cochon »
Côté porcs, les éleveurs ont par ailleurs regretté l’existence « depuis deux ans » d’un décalage entre les prix payés aux éleveurs en France et dans les pays voisins. « En moyenne, les éleveurs français touchent 7 centimes de moins par kilo que les éleveurs espagnols ou allemands », a dit M. Auffray.
« Il manque 10 centimes par kilo de cochon pour compenser nos coûts de production, on est bien loin des intentions vertueuses affichées par les Etats généraux de l’alimentation. »
Côté bovins, la FNB a aussi souligné que les prix « demeurent bas et ne permettent pas aux producteurs de viande de couvrir leurs coûts de production ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Nommée en 2015, la directrice, qui était candidate à sa succession, n’a pas été reconduite à la tête de cette institution culturelle française à Rome.
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Muriel Mayette-Holtz ne sera pas reconduite à la tête de la Villa Medicis

Nommée en 2015, la directrice, qui était candidate à sa succession, n’a pas été reconduite à la tête de cette institution culturelle française à Rome.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 18h49
    |

                            Emmanuelle Lequeux








                        



                                


                            

Exit Muriel Mayette-Holtz à la tête de la Villa Medicis. Jeudi 6 septembre au matin, la pétulante comédienne annonçait sa non-reconduction aux équipes, après trois ans passés dans ce site prestigieux posé sur les hauteurs de Rome. Alors que son mandat devait prendre fin cette semaine, le ministère de la culture a, semble-t-il, attendu la dernière minute pour lui signaler son départ. Cela va-t-il enclencher une série de chaises musicales dans le monde de l’art ? Plusieurs postes, et pas des moindres, se trouvent en tout cas vacants : les Beaux-Arts de Paris, le musée d’art contemporain de Lyon, le CAPC de Bordeaux, et bientôt le Palais de Tokyo (le mandat de Jean de Loisy, son président, prend fin mi-2019, mais beaucoup annoncent un départ anticipé).
Cette conjoncture a sans doute joué dans la décision de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Le bilan mitigé de Muriel Mayette-Holtz aussi. A l’été 2015, l’entrée en fonction de l’ancienne administratrice générale de la Comédie française avait déjà été mouvementée. Pourquoi une actrice à la tête de cette institution qui accueille avant tout plasticiens, musiciens, sculpteurs et écrivains ? Alors premier ministre, Manuel Valls s’était vu reprocher de privilégier l’épouse de l’un ses amis proches, le journaliste sportif Gérard Holtz.
Celle-ci avait cependant entamé son mandat à la tête de l’Académie de France à Rome avec un certain panache. Elle avait rapidement ouvert aux visiteurs le majestueux palais et ses jardins abrités par les pins, où elle avait organisé des expositions nocturnes. Elle avait lancé, aussi, des événements culturels hebdomadaires — i giovedi (« le jeudi ») —, qui accueillaient le tout-Rome, et mis l’accent, sous la direction artistique de la franco-italienne Chiara Parisi, sur la création des artistes femmes, dans le cycle Une, de grande qualité.
Griefs aussi nombreux que variés
Les choses se sont cependant vite gâtées, au dire de nombreux pensionnaires....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Depuis 2011, le compte officiel du royaume était tenu, chaque semaine, par un Suédois différent. Il cessera de publier le 30 septembre.
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Fin du compte Twitter de la Suède, « le plus démocratique du monde »

Depuis 2011, le compte officiel du royaume était tenu, chaque semaine, par un Suédois différent. Il cessera de publier le 30 septembre.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 21h03
    |

            Corentin Lamy








                        



   


C’est une expérience sociale à l’échelle d’un pays qui s’achèvera à la fin de septembre : celle du compte Twitter@sweden, ouvert en 2011 par l’Institut suédois, organisme gouvernemental chargé de la promotion de l’image de la Suède. A partir du 30 septembre, le compte, qui restera accessible, ne sera plus actif.
Depuis le 10 décembre 2011, la gestion de ce compte Twitter était confiée, chaque semaine, à un Suédois (ou à un étranger résident en Suède) différent.
Chacun est libre de s’en servir comme il l’entend, pour dire ce qu’il veut, à qui il veut. Sans censure, ni contrôle — tant que les propos tenus ne tombent pas sous le coup de la loi, ne font pas de publicité pour une marque ou ne représentent pas une menace pour la sécurité.
Ce sont ainsi trois cent cinquante-six femmes et hommes qui se seront ainsi improvisés « community managers » officiels de la Suède. Pour voir sa candidature retenue, trois obligations : être actif sur Twitter, être suédois ou résider dans le pays, et… ne pas proposer sa candidature. Les noms des trois cent cinquante-six Suédois choisis ont en effet été soumis par des pairs, librement, par un simple formulaire sur le site du projet, où il fallait préciser le « lien » du candidat avec la Suède et la raison pour laquelle il intéresserait quelqu’un résidant en dehors du pays. L’idée étant de faire rayonner l’image du royaume à travers le monde.
150 000 abonnés
Deux cent mille tweets plus tard, la mission est-elle accomplie ? Cent cinquante mille abonnés suivent en tout cas aujourd’hui le compte aux commandes duquel se sont succédé blogueurs (Jack Werner, le premier d’entre eux), journalistes, comiques, entrepreneurs, artistes, jeunes, vieux et, surtout, beaucoup d’anonymes — à chaque fois propulsés par l’Institut suédois « seuls administrateurs du compte Twitter le plus démocratique du monde ».
Le site curatorsofsweden.com consacre un court portrait à chacun d’entre eux, et même après le 30 septembre, il sera toujours possible de consulter les archives du compte.
Le but de la manœuvre ? Il s’agissait, selon le site officiel de l’initiative, de « prouver, en pratique, que la Suède est un pays ouvert et démocratique ». Mais, surtout, de faire la promotion du pays, en accord avec la mission de l’Institut suédois. L’entreprise VisitSweden (« Visitez la Suède »), partenaire de l’opération, se félicitait déjà en 2013 que les tweets de ces « vrais » citoyens soient plus relayés que des tweets officiels. Et qu’ils avaient déjà, à l’époque, fait économiser 40 millions de dollars de promotion au gouvernement suédois.
Provocant voire choquant
Il est vrai que @sweden aura fait entendre une voix bien éloignée des canons de la communication institutionnelle. Tour à tour amusant ou barbant, provocant voire choquant, @sweden aura plusieurs fois fait l’actualité.
A l’image de Sonja qui, en juin 2012, décontenance en notant « qu’avant la deuxième guerre mondiale, Hitler était un des plus beaux noms dans le monde ». Avant de confesser qu’en regardant ses enfants, parfois elle se souvient « de l’époque où ils avaient [son] vagin autour du cou ». Mais rien n’avait préparé les réseaux sociaux à cette réflexion sur l’antisémitisme, de la part de cette jeune femme de la Suède rurale : « C’est quoi l’histoire avec les juifs ? On ne voit même pas qu’ils sont juifs, à moins de regarder leur pénis, et encore. »

Whats the fuzz with jews. You can't even see if a person is a jew, unless you see their penises, and even if you do, you can't be sure!?— sweden (@@sweden / Erik)


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Comme Sonja, Sara provoquera aussi des remous, quand elle résumera en 2017 l’esprit suédois en trois points : « Nous ne croyons pas en Dieu, nous préférons l’Etat à notre famille, nous mettons de la confiture sur notre viande », trois assertions qui, chacune à sa façon, ne manqueront pas de susciter une polémique. L’Institut suédois redira pourtant, à chaque fois, sa confiance dans son expérience et sa volonté de n’exercer aucune censure.
Le compte @sweden, sous la plume d’un certain Max, est même allé chercher querelle au président Donald Trump. « Hey Don, c’est la Suède qui te parle ! C’est gentil de t’inquiéter, vraiment, mais ne t’emballe pas : tout va très bien ! ». Le message, qui répondait à un discours alarmiste de Trump sur la Suède et les migrants, a été retweeté plus de quatre cents fois. Cette semaine-là, le nombre de followers de @sweden augmentera de 20 %.

Hey Don, this is @Sweden speaking! It's nice of you to care, really, but don't fall for the hype. Facts: We're ok!… https://t.co/xC83t45Sg9— sweden (@@sweden / Erik)


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Fin prématurée
L’expérience a pourtant bien failli s’arrêter dès 2016, quand des insultes sexistes et racistes à l’encontre du compte @sweden commencent à se multiplier. Henrik Selin, alors responsable du dialogue interculturel au sein de l’Institut suédois, avait laissé entendre que si la mise en place d’un « code de conduite » sur son site ne suffisait pas à faire taire les insultes et les menaces, l’expérience pourrait connaître une fin prématurée.
« On va essayer de faire changer les choses mais si ça ne fonctionne pas, et si le compte continue à être envahi de messages de ce genre, on commencera à réfléchir à l’intérêt de continuer l’expérience. »
@sweden aura pourtant tenu deux ans de plus. Et s’il s’arrête aujourd’hui, c’est, d’après Anna Rudels, responsable du département numérique et communication de l’Institut suédois, tout simplement parce que « tous les projets ont une fin ».
« Après quasiment sept ans, il est temps pour nous d’avancer. Nous allons développer de nouveaux formats, qui nous permettront de toucher encore plus de gens, dans davantage de pays encore. »
Au début du mois, c’est le youtubeur SethEverman qui a offert à @sweden ce qui sera sans doute son dernier coup d’éclat. Pendant une semaine, la popularité du vidéaste et musicien au 1,1 million d’abonnés aura permis au compte Twitter officiel de la Suède de toucher un public plus large que jamais.
Plus sage, l’actuel maître des lieux, Erik, se sert de ses sept jours de notoriété pour raconter sa vie de traducteur, et comparer des dictionnaires aux propriétés amusantes. Ils seront encore trois Suédois à se succéder aux commandes de @sweden, avant que la voix du compte ne s’éteigne définitivement, le 30 septembre.
Ceux que l’exercice fascine pourront alors se tourner vers @ireland : depuis 2012, la République d’Irlande mène en effet une expérience similaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La CPI s’est déclarée compétente pour déterminer si le traitement des Rohingya par Rangoun relève d’un crime contre l’humanité.
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La Cour pénale internationale pourra juger la déportation des Rohingya en Birmanie

La CPI s’est déclarée compétente pour déterminer si le traitement des Rohingya par Rangoun relève d’un crime contre l’humanité.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h50
   





                        



Les déportations de Rohingya relèvent-ils d’un crime contre l’humanité ? La question va pouvoir être tranchée, puisque la Cour pénale internationale (CPI) s’est déclarée, jeudi 6 septembre, compétente pour enquêter sur la déportation de la minorité musulmane en Birmanie.
Des enquêteurs de l’ONU avaient demandé fin août que la justice internationale poursuive le chef de l’armée birmane et cinq autres hauts gradés pour « génocide », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » à l’encontre des Rohingya. Des accusations rejetées en bloc par les autorités birmanes. 

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Plus de 700 000 réfugiés au Bangladesh
La requête était juridiquement complexe car la Birmanie n’est pas signataire du statut de Rome, traité fondateur de la CPI. Les juges internationaux pouvaient-ils dès lors juger une affaire qui se déroulait au sein d’un pays qui ne la reconnaissait pas ? La Cour, sise à La Haye (Pays-Bas), a jugé que oui, au motif qu’un « élément du crime, le passage d’une frontière, a eu lieu sur le territoire d’un Etat partie, le Bangladesh » – qui lui est partie au statut de Rome.

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En 2017, plus de 700 000 Rohingya ont fui vers le pays voisin, face aux violences commises par les forces armées birmanes et des milices bouddhistes. Une répression qualifiée par l’ONU de « nettoyage ethnique », et même désormais de « génocide ».
Le gouvernement birman a refusé jeudi de commenter cette annonce, qui pourrait être cruciale dans ce conflit diplomatique qui place Rangoun au ban des nations, et ternit grandement l’image de sa présidente et Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi. La CPI va en effet pouvoir, si elle le souhaite, ouvrir une enquête pour faire la lumière sur le traitement des Rohingya.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Contaminations (5/7). La province canadienne est souillée et défigurée par l’exploitation des sables bitumineux, qui empoisonne les fleuves, les lacs et les populations amérindiennes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’enquête porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Nouvelle mise en examen dans l’enquête sur les assistants d’eurodéputés frontistes

L’enquête porte sur un possible « système » de rémunération avec des fonds européens d’assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’ex-Front national.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h35
   





                        



   


L’affaire continue de ternir l’image du Rassemblement national (RN), naguère Front national. Pour la première fois dans l’enquête sur les assistants d’eurodéputés frontistes, la justice a procédé, mercredi 5 septembre, à une mise en examen pour « complicité de détournements de fonds publics ». Il s’agit du belge Charles Van Houtte, décrit comme un personnage-clé de l’organisation du Rassemblement national au Parlement européen.
Les juges financiers Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur un possible « système » de rémunération d’assistants d’eurodéputés d’extrême droite avec des fonds de l’Union européenne de personnes qui travaillaient en réalité pour le parti. L’information judiciaire, ouverte pour « abus de confiance » et « escroquerie en bande organisée », vise dix-sept députés et les contrats d’une quarantaine de collaborateurs pour un préjudice évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d’euros entre 2009 et 2017, sur deux mandatures.

        Comprendre
         

          l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national



Cheville ouvrière
Jusqu’à présent, quatorze mises en examen ont déjà été ordonnées par les magistrats. Outre le RN, sa présidente, Marine Le Pen, son compagnon, Louis Aliot, et Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes de 2019, sont poursuivis pour « abus de confiance » ou « complicité d’abus de confiance », délits punissables d’une peine de trois ans de prison et de 375 millions d’euros d’amende.
Charles Van Houtte est le premier protagoniste à être mis en examen pour « complicité de détournements de fonds publics », un délit plus grave, punissable de 1 million d’euros d’amende et de dix ans de prison.

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                Assistants d’eurodéputés : la justice saisit deux millions d’euros destinés au RN



Ancienne cheville ouvrière de la gestion de ces contrats d’assistant, désormais en rupture avec le parti, Charles Van Houtte avait livré à la police en septembre 2017 un témoignage embarrassant pour la défense du Rassemblement national, affirmant avoir reçu des « instructions » de Marine Le Pen et confirmant l’existence de contrats fictifs, que contestent les dirigeants du parti. Il avait ainsi dit, durant son audition, que Thierry Légier « était garde du corps de la famille Le Pen et non pas assistant parlementaire ».
« Si mon client a été mis en examen pour complicité de détournements de fonds publics, il semble assez logique que toutes les autres personnes déjà mises en examen le soient aussi pour ce délit », a réagi jeudi Henri Laquay, l’avocat belge qui a assisté Charles Van Houtte lors de son audition devant la juge d’instruction parisienne Claire Thépaut, révélée par RTL Belgique.

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                Les six affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.
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Football américain : la saison reprend, la question du boycott de l’hymne pèse toujours

La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 18h40
    |

            Clément Martel








                        



   


Pour éviter les polémiques, dissimulons la question sous le tapis. Alors que la National Football League (NFL), la ligue professionnelle de football américain, entame dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 septembre la 99e saison de son histoire, la controverse autour de certains joueurs agenouillés lors de l’hymne américain pour protester contre les violences policières, et les meurtres perpétrés par des policiers, dont sont victimes des Noirs, ne désenfle pas.
La situation est telle que plusieurs diffuseurs des rencontres, ESPN et CBS en tête, ont annoncé, au cours de l’été, avoir choisi de ne plus retransmettre le protocole d’avant-match. Cette décision a été vivement critiquée par Donald Trump, le président américain, qui avait déjà dénoncé à plusieurs reprises, ces deux dernières années, l’attitude des joueurs.

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                Donald Trump, le football américain et le chantage au patriotisme



A l’aube de la troisième saison de ce que les historiens nommeront peut-être un jour « l’ère de la controverse autour de l’hymne » — c’est à l’été 2016 que Colin Kaepernick, ancien joueur des San Francisco 49ers avait, le premier, refusé d’écouter debout l’hymne national —, le football américain ne parvient pas à se dépêtrer de cette crise.
Alors que les champions en titre, les Philadelphia Eagles, ouvrent jeudi la saison face aux Atlanta Falcons, le statu quo que les propriétaires de la NFL pensaient avoir atteint a volé en éclats, pulvérisé par les joueurs, par une nouvelle offensive du locataire de la Maison blanche et par la nouvelle campagne publicitaire de Nike, qui a Colin Kaepernick comme tête d’affiche.
Consensus gelé
En mai, les propriétaires de la NFL, réunis en congrès à Atlanta, pensaient avoir trouvé une solution. Décidés à ne pas revivre la crise de l’automne 2017, où la croisade de Donald Trump contre les « fils de pute » qui s’agenouillent avait enflammé le débat, obligeant la très tiède NFL à prendre la défense de la liberté d’opinion de ses joueurs, les patrons des trente-deux équipes avaient annoncé autoriser les gestes de boycott pendant la Star Spangled Banner… si et seulement si les protestataires restaient au vestiaire.

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                Comment la croisade de Donald Trump contre la NFL a uni le monde du football américain



Loin de satisfaire les joueurs, dont une minorité avait pris la suite de Colin Kaepernick en s’agenouillant lors des hymnes, cette décision s’est attiré les foudres de la NFLPA (l’association des joueurs NFL), étonnée de ne pas avoir été consultée sur un sujet les concernant. D’autant que les équipes auraient eu libre cours pour sanctionner les éventuels contrevenants.
Résultat, en juillet, les deux parties ont annoncé le gel de la réforme en l’attente d’un accord, pour « permettre la poursuite d’un dialogue constructif ». Mais aucun accord n’a été trouvé avant la reprise de la saison.
Audiences télévisées en baisse
Dans cette affaire, la NFL a tenté de calquer son règlement sur celui de la NBA, la ligue de basket américaine connue pour accompagner les prises de position de ses joueurs. Mais elle a omis de consulter les principaux concernés, là où la NBA avait proposé à ses joueurs de mettre en place un dispositif commun en 2017, aux fins d’éviter des protestations pendant l’hymne.
A la différence de la ligue de basket, considérée comme progressiste depuis les années Obama — voilà deux ans, elle avait déplacé son All-Star Game hors de la Caroline du Nord en raison de l’adoption par cet Etat de lois hostiles aux personnes transsexuelles —, la NFL ne s’est jamais engagée de quelque manière que ce soit.
Le football américain est traditionnellement marqué à droite. Par ailleurs, la ligue craint que les prises de position de joueurs ne heurtent la sensibilité du public et ne nuisent à la bonne marche de ses affaires — elle brasse des millions de dollars. Or, depuis deux ans, les audiences télévisées s’effritent (- 7 % l’an passé), ce que ne manque pas de souligner Donald Trump, qui y voit un lien de cause à effet.

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                La NBA joue en défense des minorités



La non-prise en compte de la mesure du mouvement par la Ligue et par son commissaire, Roger Goodell, a suscité les critiques de nombre d’observateurs. Ainsi Tony Dungy, ancien entraîneur reconverti en consultant télévisuel, a estimé que la NFL « pourrait faire un bien meilleur travail en acceptant les revendications des joueurs et en les accompagnant, sans faire de ce sujet une question d’hymne ».
Ce que le réalisateur Spike Lee avait mis en exergue l’an passé en expliquant que « penser que les joueurs NFL protestent contre le drapeau revient à penser que Rosa Parks protestait contre les transports publics ».
Nike attise les braises
La vindicte présidentielle, et ses rafales de tweets, n’a pas cessé ces derniers mois. Engagé dans un chantage au patriotisme qui flatte sa base électorale (« si vous protestez, c’est que vous n’êtes pas de bons Américains »), Donald Trump s’est érigé en défenseur des militaires américains tombés au combat. Et a annulé en juin la traditionnelle visite à la Maison Blanche des champions de l’année, les Philadelphia Eagles, après que plusieurs joueurs eurent exprimé leur intention de ne pas venir.
Parallèlement, le débat sur le bien-fondé de protester en s’agenouillant lors de l’hymne se poursuit dans la société américaine. Deux jours avant le deuxième anniversaire du premier geste de Colin Kaepernick, à la fin du mois d’août, un candidat démocrate au Sénat — pour les élections de mi-mandat — a estimé qu’il n’y avait « rien de plus américain » que ce geste pacifique.
Au début de cette semaine, une imposante virgule est venue attiser les braises. En choisissant de faire de Colin Kaepernick l’une des têtes d’affiche de sa campagne célébrant les trente ans de son slogan « Just do it », Nike, qui est par ailleurs l’équipementier officiel de la NFL, a réenclenché la machine.
Le joueur, sans club depuis plus d’un an et engagé dans un combat judiciaire contre la NFL, qu’il accuse de s’être liguée pour ne pas le réembaucher, est l’un des trois visages (avec le basketteur LeBron James et la tenniswoman Serena Williams) de la campagne « Croyez en quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier ».
Ce choix a fait chuter l’action de la multinationale de l’Oregon en Bourse, a déclenché une nouvelle colère présidentielle et a suscité des réactions de fans outrés ou enthousiastes. Cette campagne de communication, lancée à deux jours de la reprise de la NFL, est loin d’être anodine. Cette année encore, le sport risque de ne pas avoir la part belle.

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          Super Bowl : tout comprendre au football américain






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une rumeur voudrait qu’un ministre touche une retraite confortable à vie. Elle est fausse : la loi est très stricte et se résume à une indemnité de 3 mois.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Non, deux ministres n’ont pas démissionné après 16 mois « pour toucher une retraite à vie »

Une rumeur voudrait qu’un ministre touche une retraite confortable à vie. Elle est fausse : la loi est très stricte et se résume à une indemnité de 3 mois.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h36
    |

            Pierre Breteau








                        


Nicolas Hulot et Laura Flessel ont quitté le gouvernement après un peu plus d’un an en poste, l’un au ministère de la transition écologique et solidaire, l’autre au ministère des sports. Tout sauf une coïncidence, selon quelques limiers des réseaux sociaux, qui ont profité de ces démissions pour ressortir de vieilles rumeurs.

   


Mais ces calculs sont tout simplement faux. Comme leurs prédécesseurs, les conditions financières dans lesquelles Laura Flessel ou Nicolas Hulot quittent leurs fonctions sont encadrées par la loi.
On sait qu’un ancien président de la République touche 6 200 euros brut par mois de retraite dès 60 ans, sans condition de cotisation, en plus des 14 000 euros de sa fonction de membre du Conseil constitutionnel à vie. Mais lorsqu’on est ministre, on reste rarement cinq ans en poste comme le chef de l’Etat. Alors à quelles conditions quitte-t-on son maroquin ?
Pas de retraite, mais trois mois de traitement
Une ordonnance de 1958, modifiée en 2013, ne laisse pas de place à l’imagination quant à la « retraite » des ministres : le ou la jeune retraité·e « perçoit une indemnité d’un montant égal au traitement qui lui était alloué en sa qualité de membre du gouvernement ».
Et cette indemnité est « versée pendant trois mois », mais attention, à condition que « l’intéressé n’ait repris auparavant une activité rémunérée ».
Le traitement d’un ministre est, depuis le décret du 17 mai 2012, de 9 940 euros brut (contre 14 200 euros auparavant), soit environ 7 630 euros net. Pour les trois mois d’indemnité, ce montant est d’environ 23 000 euros net en tout ; on est loin d’une retraite dorée.
Plus de logement, ni de chauffeur ni même de protection policière
Dans le cadre de leurs fonctions au ministère, s’ils ne possèdent pas de logement à Paris et que le ministère ne peut pas les loger, les membres du gouvernement ont droit à un logement de fonction. Néanmoins, cet avantage prend fin à la minute où ils cèdent leur maroquin et, depuis l’affaire Gaymard (et son duplex de fonction de 600 m²), la superficie de ce logement ne peut excéder 80 m².
Une ancienne ou un ancien ministre peut également, mais cela n’a rien d’automatique, bénéficier d’une protection policière. Cette décision revient au ministre de l’intérieur en fonction, au cas par cas, mais l’usage veut que ceux qui ont occupé des fonctions régaliennes (justice, intérieur, défense, affaires étrangères) se voient proposer une protection policière.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ « En dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », ajoute le baromètre Ayming, qui relève également qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ».
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L’absentéisme représente en moyenne 17,2 jours par an et par salarié du privé

« En dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », ajoute le baromètre Ayming, qui relève également qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ».



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h25
   





                        


Pour la troisième année consécutive, le chiffre progresse. En 2017, le taux d’absence des salariés du privé s’est élevé en moyenne à 4,72 %, soit une hausse de 4,59 % de plus que l’année précédente, selon le dixième baromètre du groupe de conseil Ayming, publié jeudi 6 septembre dans Le Figaro. 
Ce taux, qui correspond à une durée moyenne d’absence de 17,2 jours par an et par salarié, s’accompagne de disparités significatives entre les hommes et les femmes, selon cette étude portant sur une base de 46 540 entreprises, et plus de 1,8 million de salariés. L’absentéisme atteint 5,3 % chez les femmes en 2017 pour seulement 3,54 % chez les hommes.

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Les femmes « moins reposées »
Comment expliquer cette différence importante ? La faute aux postes occupées par les femmes, « générateurs de problèmes de santé plus importants (troubles musculosquelettiques) », selon la synthèse de cette étude. « De plus, en dépit des évolutions sociétales, les femmes gèrent toujours plus de charges domestiques », souligne le baromètre, qui relève qu’elles sont « plus en situation monoparentale que les hommes ». Les femmes étant « moins reposées, davantage exposées », « leur santé est fragilisée et leur guérison plus difficile », résument les rédacteurs de la synthèse.
L’autre grande disparité entre salariés relève de l’âge : le taux d’absentéisme des plus de 55 ans s’est établi à 7,11 % en 2017. « Non tant en raison de la fréquence de leurs absences que de la longueur de leurs arrêts de travail », expliquent les auteurs de l’enquête, qui signalent que 45 % de leurs absences correspondent à « plus d’un mois d’arrêt consécutif ». « Les aînés sont plus vieux au travail qu’il y a vingt ans », donc « plus fragiles », concluent-ils.

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Hausse en Corse, Normandie et Grand-Est
Le taux d’absence varie également significativement d’un secteur à l’autre. Il est particulièrement élevé – et en augmentation – dans ceux de la santé (5,31 % contre 5,04 % en 2016) et du commerce (4,86 % contre 4,30 % en 2016), mais reflue dans les services (4,84 % contre 5,48 %).
En outre, demeure une forte disparité géographique. L’absentéisme est ainsi en forte hausse en Corse (6,99 %), en Normandie (4,90 %), dans le Grand-Est (5,06 %) et en Occitanie (5,50 %). « Ces régions présentent des taux de chômage élevés et la crainte de ne pas retrouver un emploi freine les salariés à partir d’un emploi insatisfaisant », analyse Ayming, avant de rappeler que « l’insatisfaction d’un poste augmente l’absentéisme ».
L’enquête prend en compte les arrêts pour maladie, accidents de travail, accidents de trajet et maladies professionnelles mais pas les congés maternité et paternité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le 20 août, le « New York Times » rapportait que l’actrice aurait payé ce jeune acteur, qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle remontant à 2013.
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Asia Argento affirme que c’est le jeune acteur qui l’a agressée sexuellement, et non l’inverse

Le 20 août, le « New York Times » rapportait que l’actrice aurait payé ce jeune acteur, qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle remontant à 2013.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h18
   





                        



   


Nouvelle version et nouvelles accusations, dans l’affaire qui oppose Asia Argento et Jimmy Bennett. L’actrice italienne, l’une des principales accusatrices du producteur déchu Harvey Weinstein et figure de proue du mouvement #metoo, elle-même accusée d’avoir agressé sexuellement le jeune acteur Jimmy Bennett, incrimine à son tour ce dernier.
Dans un communiqué de trois pages publié sur son site internet, son avocat affirme en effet que, « comme révélé par des textos publiés par [le site d’information people] TMZ, Asia a déclaré “le gamin surexcité m’a sauté dessus… J’ai couché avec lui, c’était étrange” », confirmant la teneur de ces messages qui ont été publiés dans la presse américaine. « Asia a choisi à l’époque de ne pas poursuivre Bennett pour l’avoir agressée sexuellement », précise encore le communiqué.

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« Protéger la réputation d’Asia »
Quid, alors, de l’importante somme d’argent – 380 000 dollars – versée à l’acteur ? L’avocat affirme que M. Bennett, ayant appris la relation l’année dernière entre Asia Argento et le chef cuisinier Anthony Bourdain – qui est mort au mois de juin –, aurait voulu soutirer de l’argent à ce dernier. C’est d’ailleurs le chef cuisinier, et non l’actrice, qui aurait accepté de payer M. Bennett pour « protéger la réputation d’Asia et la sienne » – ce qui prouve, toujours selon son avocat, que l’actrice n’a pas voulu acheter son silence avec un accord.
Le conseil affirme au passage que le versement de cette somme, n’a, d’une part pas intégralement été effectué – 250 000 dollars ont été versés par Anthony Bourdain avant sa mort –, et n’était, d’autre part, pas formellement conditionné au silence du jeune homme.
« Ces déclarations visent à intimider, humilier et insulter mon client », a réagi l’avocat de Jimmy Bennett, interrogé par TMZ.
Accord financier
Le 20 août, le New York Times affirmait qu’Asia Argento avait payé un jeune acteur qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle. Ces informations, obtenues de documents chiffrés, indiquent que Mme Argento aurait conclu un accord avec l’acteur américain Jimmy Bennett, selon lequel celui-ci s’engageait à ne pas la poursuivre judiciairement pour une agression remontant à 2013 – époque à laquelle il était mineur.
Au départ, Asia Argento avait nié « avoir jamais eu de relation sexuelle avec Bennett », avant d’expliquer lui avoir versé de l’argent dans le seul but de l’aider à un moment où il était en difficulté. De son côté, Jimmy Bennett avait réagi jeudi 23 août, affirmant ne pas avoir « parlé publiquement de cette histoire au début, car j’ai choisi de le faire en privé avec la personne qui m’a fait du tort. (…) Je ne pensais pas que les gens comprendraient ce qui s’est passé du point de vue d’un adolescent ».

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Pour rassurer les marchés, Matteo Salvini attenue son discours anti-européen

Le chef de l’extrême droite promet qu’il veut « respecter les contraintes européennes ».



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 |    06.09.2018 à 10h47
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            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Pas d’invectives mais des propositions concrètes, plus de directs sur les réseaux sociaux mais des entretiens dans la presse économique… La campagne pour les élections législatives italiennes du 4 mars 2018 s’est peut-être arrêtée cette semaine, avec six mois de retard.
En quelques heures, les ténors du gouvernement Conte, qui naguère protestaient de leur volonté de mettre en œuvre immédiatement l’ensemble des mesures très coûteuses contenues dans le « contrat de gouvernement » conclu entre les deux composantes de l’alliance – le Mouvement 5 étoiles (M5S, anti-système) et la Ligue (extrême droite) –, ont radicalement changé de discours, donnant l’impression d’entrer enfin, cent jours après leur intronisation, dans le vif du sujet.
Une fois de plus, c’est le vice-président du conseil et ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, qui a donné le tempo. Dans un entretien au quotidien économique Il Sole 24 ore, la bible des milieux d’affaires – et propriété de la Confindustria, l’équivalent transalpin du Medef –, publié mercredi 5 septembre, le chef politique de la Ligue, qui n’avait eu de cesse, ces dernières semaines, de défier Bruxelles, a assuré qu’il s’agissait de « respecter les contraintes européennes » de l’Italie, autrement dit de se tenir à une forme de discipline budgétaire. Avant de convenir qu’il serait impossible « de donner tout, tout de suite, à tout le monde », et qu’il faudrait « fixer des priorités ».

Un virage soudain
Son partenaire de coalition, Luigi Di Maio, qui, il y a quelques jours encore, affirmait qu’« entre les agences de notation et les citoyens, nous choisirons toujours les Italiens », a lui aussi fait marche arrière, assurant que le projet de budget 2019 « rassurerait les marchés », et qu’il n’était pas question « de démolir l’Europe ».
Un discours qui a eu un effet immédiat sur les marchés financiers : le « spread » (écart entre le taux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ A l’été 2019, un permis d’ascension et une brigade blanche pourraient être créés.
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