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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.
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Le directeur général du géant de l’homéopathie Boiron annonce son départ

Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 21h41
   





                        



   


Depuis le début de sa carrière, il avait cultivé l’image d’un patron soucieux du bien-être de ses employés. Christian Boiron, emblématique directeur général du géant français de l’homéopathie Boiron, quittera ses fonctions le 1er janvier 2019, a annoncé mercredi 5 septembre le groupe. Valérie Poinsot, directrice générale déléguée du groupe depuis sept ans, « a été désignée pour lui succéder », est-il précisé.
Les raisons de ce départ n’ont pas été rendues publiques. Mais il survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie. Cette polémique ancienne a ressurgi avec vigueur depuis la publication en mars dans Le Figaro d’une tribune au vitriol d’une centaine de médecins allopathes opposés à cette pratique, et réclamant l’arrêt de sa prise en charge partielle par l’Assurance maladie.
Il y a deux semaines, le ministère de la santé a saisi la Haute Autorité de santé (HAS) pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le « bien-fondé » de son remboursement. L’avis de la HAS, sur lequel se fondera le gouvernement pour trancher, est attendu d’ici à la fin de février.

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                Homéopathie : entre les médecins, la guerre est déclarée



« Ma passion, c’était le social »
Christian Boiron, aujourd’hui âgé de 71 ans, était entré dans la société en 1970, alors qu’il venait à peine d’obtenir son diplôme de pharmacien. A l’époque, il ne pensait « pas y faire long feu », a-t-il confié dans un ouvrage personnel publié en 2016, Recherche en homéopathie.
« Ma passion, c’était le social. Et puis peu à peu, j’ai découvert que le management et la médecine étaient des proches parents (...), dans les deux cas je ressentais un fort besoin de réflexion philosophique et éthique. »
Sous son impulsion, le groupe s’est ainsi doté d’un chief happiness officer (« directeur général du bonheur ») dès... 1984, soit une trentaine d’années avant que cette fonction devienne monnaie courante dans de grandes entreprises. Boiron a aussi innové avec une trentaine d’accords d’entreprise signés dès les années 1980 et toujours en vigueur, offrant par exemple à ses salariés des aides financières pour mener des projets personnels, l’individualisation du temps de travail ou encore une préparation à la retraite.

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                Rembourser ou pas l’homéopathie, un débat récurrent



60 % du chiffre d’affaires en France
Une bienveillance toutefois intéressée : Christian Boiron voyait aussi dans ces mesures un moyen de faire accepter plus de flexibilité et un engagement sans faille de ses salariés. Le groupe est l’un des leadeurs mondiaux de l’homéopathie, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions d’euros et une présence internationale, en Europe, aux Etats-Unis et dans des marchés émergents, pour un total de plus de 3 700 salariés dans le monde (dont plus de 2 500 en France).
Mais le groupe réalise encore plus de 60 % de son chiffre d’affaires en France, où de nombreux produits homéopathiques sont partiellement remboursés par l’Assurance maladie, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays, et ce en dépit de l’absence d’une efficacité indiscutablement démontrée scientifiquement.

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La récente polémique dans le monde médical sur l’inefficacité des traitements « ne change pas un gramme des granules que nous pouvons vendre ou ne pas vendre », avait tenté de minimiser Christian Boiron en mai dans un entretien au Monde. Cependant, les derniers résultats semestriels de Boiron ne sont pas bons, avec des ventes stagnantes voire en déclin, et notamment en France.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Cette médecine alternative très populaire en France est accusée de n’avoir pas plus d’effet que du sucre.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Lionel Naccache, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), parrain de la collection « Les Défis de la science », nous dévoile les secrets de la mémoire.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important.
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La marche nordique  : plus loin, plus vite...

Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Le matin, dans les allées du bois de Vincennes, il n’est pas rare de croiser des groupes de marcheurs qui se propulsent vers l’avant en poussant sur des bâtons. L’histoire a démarré dans les années 1970 en Europe du Nord, où cette marche constituait une façon de s’entraîner l’été pour les skieurs de fond. Elle a depuis franchi les frontières et compte de plus en plus d’adeptes, notamment en France.
Face à cet engouement, le ministère des sports a suggéré en 2006 d’en faire une nouvelle discipline sportive, sous la houlette de la Fédération française d’athlétisme. Pour le docteur Frédéric Depiesse, ­médecin du sport au CHU de Fort-de-France (Martinique) et médecin fédéral de la commission médicale de la Fédération française d’athlétisme, « c’est aujourd’hui devenu un outil de santé publique pour les centres de rééducation cardiaque, pour les ­personnes touchées par des maladies chroniques, le cancer, pour une réadaptation et, bien sûr, en prévention ­primaire ». Ce militant du sport santé est ­premier auteur et coordonnateur de Prescription des activités physiques : en prévention et en thérapeutique ­(Elsevier Masson), dont la prochaine édition doit ­sortir prochainement.
Cette activité permet de « randonner plus vite, et plus loin ». Le haut du corps est plus mobilisé : les muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras. L’utilisation des bâtons redresse la posture et ouvre la cage thoracique. La marche nordique fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche. Le VO2 max – la quantité maximale d’oxygène (exprimée en millilitre, par minute par kilo) que le corps peut utiliser au niveau musculaire lors d’un effort – est augmenté. « On gagne du temps, car on fait plus d’efforts, et on sollicite plus les muscles, précise le docteur Depiesse. De nombreux bénéfices sont décrits, touchant de nombreux organes et fonctions physiologiques (locomotion, équilibre, capacité...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ L’amniocentèse n’augmente pas le risque de fausse couche, et permet, contrairement aux tests sanguins, de dépister d’autres anomalies que la trisomie 21, selon les coordonnateurs d’une étude française.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                   
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Le dépistage sanguin prénatal, une avancée en trompe-l’œil

L’amniocentèse n’augmente pas le risque de fausse couche, et permet, contrairement aux tests sanguins, de dépister d’autres anomalies que la trisomie 21, selon les coordonnateurs d’une étude française.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 16h00
   





                        



                                


                            
La trisomie 21 est une pathologie liée à une anomalie chromosomique parmi d’autres. Son ­dépistage prénatal, le plus ancien, reste emblématique et passionnel. Il évolue depuis vingt-cinq ans et associe une échographie à une prise de sang en début de grossesse. En cas de risque élevé, son diagnostic repose sur une ponction à l’aiguille prélevant du jeune placenta (trophoblaste) au début du troisième mois ou du liquide ­amniotique dès la fin de celui-ci. Le ­risque de fausse couche lié à ces gestes était évalué à 1 % depuis 1986.
En 1997, la possibilité d’analyser l’ADN du fœtus présent dans le sang de la femme enceinte a été une révolution scientifique. Dix ans plus tard, la trisomie 21 fœtale pouvait être détectée à partir d’une prise de sang chez la femme enceinte : le nombre de ­séquences d’ADN du chromosome 21 est augmenté dans le plasma maternel et comparé à celui d’une femme dont le fœtus est sain. Par séquençage haut débit, cet excès de séquences d’ADN peut être détecté et quantifié grâce à une analyse bio-informatique avec une performance de 99 % pour la trisomie 21. Cette fiabilité permet de ­réduire le recours aux amniocentèses, mais ces examens, qui étudient l’ensemble des chromosomes (caryotype), restent nécessaires pour confirmer un test sanguin positif.
L’arbre de la trisomie 21 cache une forêt d’anomalies parfois plus graves
La transformation de cette révolution scientifique en révolution sociétale a été très – voire trop – rapide, et s’est focalisée sur la trisomie 21, la plus connue du grand public. Cette précipitation s’explique en partie par le financement privé de cette recherche et l’impatience des investisseurs. Habillé de science, le message commercial est « un diagnostic non invasif » et « la fin du risque de fausse couche ». Une grossesse « sans risque », quintessence des aspirations de la femme enceinte postmoderne ? L’enjeu était aussi de faire passer le prix variant entre 300 et 1 000 euros pour trivial en comparaison du bénéfice...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Des psychiatres  américains rapportent le cas d’une femme ayant la conviction de dégager de mauvaises odeurs et d’incommoder son entourage.
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<article-nb="2018/09/05/22-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Des travaux récents permettent de mieux comprendre les mécanismes cérébraux du comportement addictif vis-à-vis du soleil que l’on nomme « tanorexie ».
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La bronzette, drogue parfois dure

Des travaux récents permettent de mieux comprendre les mécanismes cérébraux du comportement addictif vis-à-vis du soleil que l’on nomme « tanorexie ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h50
    |

                            Sylvie Chokron (Directrice de recherches au CNRS, Laboratoire de psychologie de la perception, université Paris-Descartes et Fondation ophtalmologique Rothschild)








                        



                                


                            
Carte blanche. Nombreux sont ceux qui ont déjà ­repris le chemin du travail et se voient félicités pour leur bonne mine… Que nous ayons choisi de ne pas quitter notre poste de travail ou que nous ayons multiplié les activités en plein air ou les longs bains de soleil à la mer ou à la montagne, l’aspect de notre peau trahit souvent ce à quoi nous avons occupé nos semaines estivales.
Pour certains, qui se transforment en véritables tournesols, l’attrait du soleil peut virer à l’obsession, et entraîner de ­longues heures d’exposition malgré le danger bien connu que cela représente. Cette ­attitude a souvent été expliquée dans un contexte social. La peau hâlée traduisant un idéal en termes de santé, d’élégance, de ­richesse ou d’exotisme…
Néanmoins, il existe également des explications purement physiologiques permettant de rendre compte de notre goût pour le bronzage. Krystal Iacopetta et ses collègues du Centre de recherche de neurosciences d’Adélaïde ont ainsi récemment tenté de mieux comprendre les mécanismes cérébraux de ce comportement addictif que l’on nomme « tanorexie ». L’Australie est concernée en premier lieu par cette problématique du fait de la nocivité de ses rayons ultraviolets et du taux extrêmement élevé de mélanomes dans sa population, qui est malheureusement le plus important au monde.
C’est peut-être pour cette raison que ces auteurs se sont intéressés au lien direct qui pouvait exister entre le fait de bronzer et l’addiction au soleil. Ils ont ainsi proposé une nouvelle hypothèse basée sur des ­mécanismes neuro-immuns. En premier lieu, l’exposition au soleil provoquerait une inflammation cutanée : le bronzage ou, pour les peaux blanches, le coup de soleil.
Cette réaction inflammatoire entraînerait en retour un mécanisme de signalisation au sein du circuit cortico-mésolimbique, via des neurotransmetteurs connus pour leur implication dans les comportements de dépendance. Il existerait donc un lien ­direct...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Dans cet essai à destination des malades en rémission et des professionnels de santé, Géraldine L. Magnier, conseillère en management, analyse les problématiques et les enjeux lors du retour au travail après la guérison.
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Reprendre son activité professionnelle après la maladie

Dans cet essai à destination des malades en rémission et des professionnels de santé, Géraldine L. Magnier, conseillère en management, analyse les problématiques et les enjeux lors du retour au travail après la guérison.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h22
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Le cancer touche mille personnes par jour, dont quatre cents ont une activité professionnelle. Plus de la moitié des actifs atteints de cette maladie estiment qu’il est difficile d’en parler en entreprise en 2016, selon le baromètre Cancer@work. Deux millions de personnes vivent aujourd’hui après avoir vaincu le « crabe », dont 35 % étaient en activité au moment du diagnostic, soit environ sept cent mille personnes.
Parmi elles, plus de cinq cent mille ont repris le travail, après des traitements plus ou moins lourds. Quelles sont les problématiques et les enjeux pour la reprise et le maintien en emploi après la maladie ? Comment anticiper, préparer et pérenniser une trajectoire professionnelle ?
Après la maladie, le travail, de Géraldine L. Magnier s’adresse à « chaque malade qui se retrouve un jour dans le tourment de la maladie et face à l’épreuve du retour au travail. Il est écrit pour retranscrire au mieux ce que vous, les malades, ressentez et vivez au plus profond de vous-mêmes : le sentiment d’injustice, de culpabilité, l’incompréhension, la solitude, la colère et la tristesse, la souffrance et la douleur ».
L’ouvrage a été écrit après des heures passées au côté des malades du cancer et s’inspire d’échanges avec plus de deux cent cinquante personnes concernées. Il analyse les problématiques, propose des conseils simples pour reprendre une activité professionnelle et explique les apports d’un accompagnement en coaching, lorsqu’il s’impose. Cet essai s’adresse aux malades en rémission mais aussi aux professionnels du monde médical – médecins, infirmiers – ou de l’accompagnement – assistants sociaux, psychologues, coachs.
Sensibilisation
Géraldine L. Magnier a travaillé douze ans en entreprise et en cabinet de conseil et de formation avant de se former au coaching. Elle s’intéresse à l’après-maladie à la suite d’un vécu personnel : le cancer touche plusieurs de ses proches. L’auteure...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Tout au long de notre vie, des nouveaux neurones renforcent et équilibrent notre mémoire dans notre cerveau. Un phénomène de neurogenèse qui a récemment fait l’objet de débats scientifiques nourris.
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De nouveaux neurones pour apprendre et oublier

Tout au long de notre vie, des nouveaux neurones renforcent et équilibrent notre mémoire dans notre cerveau. Un phénomène de neurogenèse qui a récemment fait l’objet de débats scientifiques nourris.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 10h06
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Comment notre cerveau adulte, avec son 1,4 kg de matière grise et blanche, est-il capable d’enregistrer tous les jours de nouveaux souvenirs sans finir par exploser en vol ? Une partie de la réponse vient d’être apportée par une équipe japonaise de l’Université de Toyama, dans une étude portant sur le rat. Cela tiendrait à la neurogenèse, cette étonnante capacité du cerveau à développer de nouveaux neurones jusqu’à un âge avancé, notamment dans une structure cruciale pour la formation de nouveaux souvenirs, l’hippocampe, qui ­répond à ce doux nom en ­raison de sa ressemblance morphologique avec le ­petit cheval de mer.
Polémique autour de la neurogenèse
« Cette étude montre que la neurogenèse dans le gyrus denté – dans la partie dorsale de l’hippocampe – permet d’éviter les phénomènes de saturation de la mémoire. Elle joue aussi bien un rôle dans la formation des nouveaux souvenirs que dans l’oubli. La formation continue de neurones dans un cerveau adulte peut être comparée à la fois à une craie pour écrire sur l’ardoise et à une éponge pour l’effacer », s’enthousiasme Pierre-Marie Lledo, directeur du département de Neuroscience à l’Institut Pasteur, dont l’équipe a ­démontré, en 2012, chez la souris, que la neurogenèse du bulbe ­olfactif améliore la précision de la ­mémoire olfactive.
Tous ces travaux chez les rongeurs sont-ils transposables à l’être humain ? La question est d’autant plus cruciale qu’une véritable polémique sur l’existence ou non de la neurogenèse chez l’homme adulte a éclaté au début de 2018. Pour en saisir toute l’importance, revenons un peu en arrière.
Jusqu’à la fin du XXe siècle, le dogme ­imposé par Ramon y Cajal, prix Nobel de médecine en 1906, est que le cerveau ­humain est bien trop complexe pour qu’il puisse se régénérer. Mais une première étude post mortem en 1998 trouve que des cellules se sont bien divisées en nouveaux neurones chez des ­patients ­atteints de cancer, et ce jusqu’à l’âge de 83 ans.
En 2013,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Le gendarme de la Bourse américain a infligé une amende au laboratoire français, dont il accusait des filiales d’avoir versé des pots-de-vin au Kazakhstan et au Moyen-Orient.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : Sanofi paye une amende de 25 millions de dollars pour des faits présumés de corruption

Le gendarme de la Bourse américain a infligé une amende au laboratoire français, dont il accusait des filiales d’avoir versé des pots-de-vin au Kazakhstan et au Moyen-Orient.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 20h43
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 21h02
   





                        


Une amende de 25,2 millions de dollars (21,76 millions d’euros) a été versée par le laboratoire français Sanofi à la Securities and Exchange Commission (SEC), a annoncé mardi 4 septembre le gendarme de la Bourse américaine, qui l’accusait du versement de pots-de-vin pour remporter des appels d’offres au Kazakhstan et au Moyen-Orient.
Le laboratoire pharmaceutique français n’a ni reconnu ni rejeté ces accusations, écrit dans un communiqué la SEC, précisant avoir travaillé sur ce dossier avec le département de la justice (DOJ) aux Etats-Unis etavec l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France.
Sanofi a déclaré dans un communiqué que le département de la justice américain a également clos son enquête. Le DOJ a également annoncé sa décision de ne pas engager de poursuites.
Dans le détail, le laboratoire a accepté de verser 17,5 millions de dollars de dédommagement, 2,7 millions de dollars d’intérêts avant jugement et 5 millions de dollars d’amende civile.
« La corruption liée aux ventes pharmaceutiques demeure un problème important en dépit des nombreuses mesures réglementaires prises précédemment concernant le secteur et les sciences de la vie plus généralement », a déclaré Charles Cain, chef de la division de la SEC chargée de l’application de la loi anticorruption, le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA).

        Lire aussi en 2017 :
         

          Sanofi Pasteur débourse 61,5 millions de dollars



Aucune poursuite engagée
Le groupe pharmaceutique français précise que cet accord concerne, outre le Kazakhstan, des activités en Jordanie, au Liban, à Bahreïn, au Koweït, au Qatar, au Yémen, à Oman, dans les Emirats arabes unis et dans les Territoires palestiniens, entre 2006 et 2015.
« Sanofi exige de tous ses collaborateurs qu’ils agissent avec intégrité et respectent les normes de conduite les plus élevées. Nous avons travaillé diligemment pour renforcer notre programme mondial de conformité et nous notons avec satisfaction que le DOJ et la SEC reconnaissent nos efforts ainsi que notre étroite coopération », a déclaré Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi.
« Nous allons continuer de renforcer nos contrôles internes et nos programmes de lutte contre la corruption, de même que notre vigilance et la formation de nos équipes partout dans le monde. L’éthique dans la conduite de nos activités est un aspect que notre entreprise prend très au sérieux », a-t-il ajouté.

        Lire aussi, en France :
         

          Sanofi dans le viseur du gouvernement pour des rejets toxiques






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Les enquêteurs ont d’abord cru à une micrométéorite. Mais c’est bien une perceuse qui a fait un trou de 2 mm dans un vaisseau Soyouz arrimé à l’ISS.
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Un trou de perceuse à l’origine d’une fuite dans la Station spatiale internationale

Les enquêteurs ont d’abord cru à une micrométéorite. Mais c’est bien une perceuse qui a fait un trou de 2 mm dans un vaisseau Soyouz arrimé à l’ISS.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 09h40
    |

            Hervé Morin








                        



   


Un sabotage à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ? Les déclarations de Dmitri Rogozine, patron du consortium spatial public russe Roscosmos, à propos d’une fuite survenue il y a quelques jours dans l’ISS, ont jeté le trouble, lundi 3 septembre. « Il y a eu plusieurs tentatives de percer » un trou dans le Soyouz MS-09 amarré à l’ISS, a indiqué M. Rogozine, ajoutant que ce trou semblait avoir été fait par une « main hésitante ». « De quoi s’agit-il : d’un défaut de fabrication ou d’un acte prémédité ? », s’est-il interrogé, cité par l’agence publique Ria Novosti. « Nous étudions la version [d’un problème causé] sur Terre. Mais il y a aussi une autre version que nous n’excluons pas : une interférence délibérée dans l’espace », a-t-il aussi indiqué, rapporte l’AFP.
Dmitri Rogozine a assuré que le responsable allait être démasqué. Il s’agit d’« une question d’honneur » pour cet ancien vice-premier ministre nationaliste nommé au printemps pour reprendre en main une institution dont la réputation a été récemment ternie par plusieurs scandales financiers et échecs techniques.
Adhésif et résine époxy
L’affaire remonte au 29 ou 30 août, quand une baisse de pression a été enregistrée à bord de la station orbitale. L’équipage s’est aussitôt mis à la recherche de l’origine de la fuite, fermant un à un les différents modules pour remonter à sa source. Cette enquête l’a conduit au vaisseau Soyouz qui, en juin, avait acheminé trois personnes à bord de l’ISS. Derrière une protection de tissu, un trou de 2 millimètres de diamètre a été découvert, bordé de griffures attribuées au dérapage d’un foret sur la surface : le trou n’avait manifestement pas été fait par une micrométéorite, comme l’avait d’abord soupçonné l’équipage.
Un adhésif, puis la pose d’une résine ont permis de colmater la fuite — non sans hésitation du commandant de la mission, l’Américain Drew Feustel. Certains médias américains font ainsi état de sa demande insistante pour obtenir un délai de 24 heures afin de réaliser des tests au sol et s’assurer de la bonne étanchéité de la solution envisagée. Mais le Soyouz étant sous responsabilité russe, la solution à base d’époxy a été mise en œuvre dès le 31 août, ramenant une pression normale à bord.

   


Reste désormais à connaître l’origine de ce trou. Ria Novosti, citant des sources anonymes au sein d’Energia, la société russe chargée de la construction des Soyouz et des vaisseaux de ravitaillement Progress, propose une explication : l’orifice aurait été fait sur Terre par erreur lors de l’assemblage du module. Les ouvriers auraient colmaté le trou avec de la colle, sans en aviser le contrôle qualité. Ce calfeutrage aurait permis au vaisseau de passer les tests d’étanchéité avant le décollage de l’engin, le 6 juin, avec à son bord le Russe Sergueï Prokopyev, l’astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne (ESA) Alexander Gerst et leur collègue de la NASA Serena Aunon-Chancellor. Mais la colle aurait séché et lâché une fois en orbite.
Cette thèse - plus crédible que celle d’un sabotage par un occupant de la station - n’a pour l’heure pas été confirmée par Roscosmos, tandis que ses partenaires américains et européens, NASA et ESA, se gardent de tout commentaire. Nul doute cependant que l’affaire suscitera quelques franches explications, notamment sur la question essentielle du contrôle qualité.
Actuellement, seule la Chine dispose de moyens propres pour envoyer ses équipages dans l’espace. Le reste de la communauté internationale dépend des Soyouz russes pour assurer l’occupation humaine de l’ISS : les Européens n’ont pas de vaisseau habitable, les Américains n’en ont à la fois plus (depuis la mise à la retraite des navettes) et pas encore, les « taxis » spatiaux de SpaceX et Boeing n’étant toujours pas disponibles. Leurs vols d’essais habités vers la station sont respectivement prévus en avril et à la mi-2019. Un calendrier qu’il sera critique de respecter pour assurer une occupation continue de l’ISS.

        Lire aussi :
         

                En Russie, un secteur spatial russe corrompu et rattrapé par la justice






                            


                        

                        


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édition abonné


Virus aviaire H7N9  : la Chine jalouse de ses échantillons

Les autorités américaines demandent, depuis plus d’un an, des souches du virus grippal pour anticiper une éventuelle pandémie.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h00
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Depuis plus d’un an, les autorités chinoises ne donnent pas suite aux demandes répétées venues des Etats-Unis, tant de la part d’officiels gouvernementaux que de responsables des Centres pour le contrôle et la prévention des ­maladies (CDC). Ces derniers souhaitent que leurs homologues chinois partagent avec eux les souches de virus de la grippe aviaire H7N9 qui, depuis 2013, a également touché des humains. Une telle requête s’inscrit dans le cadre défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la préparation aux pandémies grippales.
Les médias américains, à commencer par le New York Times, dans un article paru le 27 août, ont fustigé l’attitude des instances chinoises, qui font la sourde oreille. Ils soulignaient qu’elles empêchaient de travailler à des candidats vaccins contre un virus qui pourrait muter, devenir transmissible entre humains et potentiellement à l’origine d’une nouvelle pandémie. D’où une ­polémique sur fond de tensions dans les négociations commerciales entre Etats-Unis et Chine. Le quotidien britannique The ­Telegraph a indiqué pour sa part, le 29 août, que, après avoir fourni des souches du H7N9 en 2013 et en 2016, la Chine n’avait pas donné suite à une demande britannique effectuée en 2017.
Surveillance de mutations
En mars 2013, pour la première fois, un cas humain d’infection par un virus aviaire H7N9 a été identifié en Chine chez une personne ­vivant en contact étroit avec des volailles. Depuis, des épidémies périodiques d’infections de personnes par le virus H7N9 surviennent, toutes sur le territoire chinois. La sixième, nettement plus faible que celle qui l’a immédiatement précédée, est en train de s’achever, un seul cas humain ayant été recensé depuis octobre 2017, contre 766 pour l’épidémie de 2016-2017, qui fut la plus importante. Le nombre cumulé d’infections humaines par le H7N9 depuis mars 2013 s’élève à 1 625 cas confirmés, dont 623 mortels, soit un taux de létalité de 38 %, selon le compte...




                        

                        


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La Réunion et l’Auvergne, régions les plus touchées par l’alcoolisation fœtale

EN UN GRAPHIQUE – Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) a touché au moins 452 bébés entre 2006 et 2013, selon une étude de l’agence sanitaire Santé publique France.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 15h49
    |

            Alexandre Pouchard








                        


Plus de 3 000 bébés nés entre 2006 et 2013 – soit une naissance par jour – ont présenté au moins une conséquence liée à la consommation d’alcool par leur mère quand elle était enceinte, révèle une étude de l’agence sanitaire Santé publique France, publiée mardi 4 septembre.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), forme la plus grave des troubles que peut entraîner la consommation d’alcool pendant la grossesse, peut causer « des anomalies physiques (retard de croissance, malformations) et neurodéveloppementales (retard mental, déficit de l’attention, problèmes de mémoire, difficultés d’apprentissage…) qui relèvent du handicap ». Il a touché au moins 452 bébés nés entre 2006 et 2013. « Ces chiffres sont très sous-estimés compte tenu de la difficulté à diagnostiquer ces troubles en période néonatale et n’incluent pas les diagnostics posés ultérieurement », prévient l’agence sanitaire.


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La Réunion et l’Auvergne, les deux régions présentant le plus de cas de syndromes d’alcoolisation fœtale (SAF)
Nombre de cas (pour mille naissances) de conséquences liées à l’alcoolisation fœtale.

Source : Santé publique France



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La lutte contre la consommation d’alcool par les femmes enceintes est l’un des chevaux de bataille de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qui veut promouvoir le slogan « Zéro alcool pendant la grossesse ».

        L’analyse :
         

          L’alcoolisation fœtale toucherait une naissance par jour en France






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Les premières estimations nationales, présentées mardi, confirment le poids important de cette problématique pour la santé publique.
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L’alcoolisation fœtale toucherait une naissance par jour en France

Les premières estimations nationales, présentées mardi, confirment le poids important de cette problématique pour la santé publique.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 06h45
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

En France, un enfant naîtrait chaque jour avec au moins une conséquence de l’exposition prénatale à l’alcool, et un par semaine avec la forme la plus spécifique de ces troubles, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), qui résulte d’une consommation maternelle très élevée ­pendant la grossesse. Soit respectivement 0,48 et 0,07 cas pour mille naissances.
A quelques jours de la Journée mondiale de sensibilisation au SAF, le 9 septembre, les premières estimations nationales que devait présenter, mardi 4 septembre, Santé publique France, confirment le poids important de cette problématique pour la santé publique. De prime abord, ces résultats pourraient toutefois paraître une bonne nouvelle. Les taux calculés en France sont en effet dix à vingt fois plus bas que les estimations internationales admises : cinq à dix naissances sur mille pour les troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF), dont un sur dix est un SAF.
Mais les auteurs de l’étude, réalisée à partir des bases de données des hôpitaux (programme de médicalisation des systèmes d’information, PMSI), précisent d’emblée que leurs chiffres sont « très sous-estimés », notamment parce que ces diagnostics sont difficiles à poser en période néonatale et qu’ils n’incluent pas les cas reconnus plus tard dans l’enfance.
Effet tératogène
Les effets délétères de l’exposition à l’alcool dans la vie intra-utérine sont bien documentés. Ce toxique est d’ailleurs la première cause de handicap mental non génétique et d’inadaptation ­sociale, une cause totalement évitable. Au premier trimestre de la grossesse, il est tératogène (augmente le risque de malformations). Au deuxième et au troisième trimestre, il peut perturber plus insidieusement la croissance et la maturation cérébrale.

Le tableau le plus spécifique, le syndrome ­d’alcoolisation fœtale, a été décrit initialement par le pédiatre nantais Paul Lemoine, en 1968, qui citait lui-même la thèse de médecine de ­Jacqueline...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont créé un nouveau type de filtre. Contrairement au filtre classique, il retient les petites particules et laisse passer les grosses.
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Les ­mécanismes cellulaires responsables de l’action analgésique à long terme de l’ocytocine commencent à être décrits.
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L’ocytocine, un surprenant analgésique

Les ­mécanismes cellulaires responsables de l’action analgésique à long terme de l’ocytocine commencent à être décrits.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 17h50
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            Pascale Santi








                        



                                unit=micron



                            
Si l’ocytocine est une hormone ­impliquée dans l’accouchement, l’allaitement, l’attachement…, elle intervient aussi dans la modulation de la douleur. Jusqu’ici inconnu, ce rôle a été précisé par une équipe internationale qui comprend l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (INCI) du CNRS et de l’université de Strasbourg et des chercheurs de l’Inserm. Elle a découvert qu’une trentaine de neurones, situés dans une zone de l’hypothalamus, libèrent de l’ocytocine dans le sang et la moelle épinière et atténuent la sensation douloureuse. Ces observations, conduites chez le rat, ont été publiées dans ­Neuron en mars 2016.

« L’activation de ces seuls neurones suffit pour diminuer de 30 % à 40 % une douleur inflammatoire chez ce rongeur. Sur les quelque 100 milliards de neurones dans le cerveau, et environ 8 000 neurones ocytocinergiques chez le rat, seul un petit nombre de cellules – une trentaine – exerce une telle action physiologique et régule la douleur », souligne l’étude. « Si l’effet analgésique ne nous a pas étonnés, nous avons été surpris du si petit nombre de neurones ­impliqués », relate Alexandre Charlet, chargé de recherche au CNRS, qui a coordonné cette étude avec Valery Grinevich, du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) d’Heidelberg.
Comment ça marche ? « Ces trente petits neurones de l’hypothalamus exercent un double effet analgésique. Ils provoquent une libération d’ocytocine à la fois dans la moelle épinière profonde, grâce à leurs longs prolongements (les axones), et dans le sang afin d’inhiber les neurones sensibles au stimulus douloureux », indique un communiqué du CNRS. L’ocytocine exerce donc une action à la fois centrale et périphérique, dans plusieurs régions ­corticales, dont l’amygdale, largement impliquée dans les processus émotionnels ­associés à la douleur et à l’anxiété.
Quid des applications cliniques ?
Le même groupe de recherche avait aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Les symptômes de cette maladie génétique rare sont atténués grâce à la prise d’ocytocine, ont montré des études. La molécule franchira-t-elle le cap des essais cliniques ?
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L’ocytocine pourrait aider les enfants touchés par le syndrome de Prader-Willi

Les symptômes de cette maladie génétique rare sont atténués grâce à la prise d’ocytocine, ont montré des études. La molécule franchira-t-elle le cap des essais cliniques ?



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 17h50
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            Pascale Santi








                        



                                


                            
Nour a été la première adolescente – elle aura 15 ans à la fin de l’année – à être incluse dans un essai clinique sur l’ocytocine conduit par l’équipe de la professeure Maïthé Tauber, pédiatre endocrinologue au ­Centre de référence du syndrome de Prader-Willi (CHU de Toulouse). Cette jeune fille a été diagnostiquée à l’âge de 1 an. Cette maladie génétique rare – un cas sur 25 000 naissances – se caractérise par des troubles neuro-développementaux avec des déficits hormonaux, dont un retard de croissance. La période néonatale et les deux premières années de vie sont marquées par une ­hypotonie majeure.
Les nourrissons ont une difficulté sévère à se nourrir, puis le comportement alimentaire s’inverse vers 2 à 3 ans, avec une pensée permanente pour la nourriture, qui se traduit par de l’hyperphagie, avec un risque d’obésité parfois associé à des troubles psychiatriques et des difficultés d’apprentissage, note Maïthé Tauber.
Réduction des troubles
Connue pour favoriser les relations sociales, l’ocytocine est prometteuse pour réduire des manifestations de certains troubles autistiques ou liés à d’autres maladies, comme le syndrome de Prader-Willi. Nour a ainsi commencé à prendre le traitement par spray nasal pendant trois mois (sans savoir si c’était l’ocytocine ou le placebo) fin 2016, puis elle a reçu l’ocytocine, comme tous les participants, ­durant les trois mois suivants.

A l’époque, Nour avait des troubles du comportement alimentaire, était inhibée, gérait mal les frustrations, faisait des colères… autant de symptômes de cette maladie. « Nour était en difficulté », décrit sa mère, pédiatre. Sa fille est suivie à Toulouse même si elles habitent à 600 km, à Auxerre. Dès les premières prises, elle a senti un déclic. « Je me sens bien dans ma peau, j’arrive à aller vers les autres », disait la jeune fille. « C’est la première fois de ma vie que j’ai une copine », avait même dit Nour, en février, lors de vacances...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Essentielle à l’accouchement, à la lactation ou à l’orgasme, cette molécule fascine par son omniprésence dans les mécanismes d’interaction sociale. Pourrait-elle être efficace contre l’autisme et des syndromes associés  ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/09/2018
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L’ocytocine, déroutante « hormone de l’amour  »

Essentielle à l’accouchement, à la lactation ou à l’orgasme, cette molécule fascine par son omniprésence dans les mécanismes d’interaction sociale. Pourrait-elle être efficace contre l’autisme et des syndromes associés  ?



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 07h54
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Souvent appelée hormone de l’amour, de l’attachement, du plaisir… ou encore qualifiée de « grande facilitatrice de la vie », l’ocytocine, sécrétée naturellement dans le cerveau, est impliquée dans ­l’accouchement, la lactation, l’acte sexuel, l’orgasme. Elle joue un rôle essentiel dans les relations parents/bébé, le développement cognitif, la régulation de l’émotion ou encore le contrôle alimentaire, la douleur… Bien qu’elle soit connue depuis près d’un siècle, et malgré les quelque 25 000 publications sur le sujet depuis les années 1950, l’ocytocine conserve bien des mystères.

Au-delà des effets physiologiques périnataux ­induits par l’hormone, on prend conscience dans les années 1970 de son influence sur les comportements. Le premier effet démontré fut l’induction de comportement maternel chez les rats par l’administration d’ocytocine de synthèse. « Depuis, d’autres études ont démontré que l’ocytocine pourrait jouer un rôle sur tout comportement social, le renforcement des liens entre parents et enfants, la confiance, l’orgasme, l’anxiété, la peur », décrit Françoise Muscatelli, de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inserm) à Luminy (Marseille). Elle agit ainsi en réduisant des manifestations de certains troubles autistiques ou apparentés.
Pourrait-elle constituer un premier traitement pour améliorer les interactions sociales qui font souvent défaut chez ceux qui en sont affectés et dont le nombre ne cesse d’augmenter ? Enquête sur une molécule déroutante, dont l’ubiquité ne cesse d’intriguer les chercheurs et le potentiel thérapeutique de susciter des espoirs.

Fonction mal connue
C’est le Britannique Henry Dale (1875-1968) qui le premier, en 1906, s’est mis sur sa piste en montrant qu’une substance extraite de l’hypophyse avait des propriétés contractiles chez la chatte enceinte. Puis cette molécule est isolée en 1927 et commercialisée sous le nom de Oxytocin, du grec oxus (« rapide »)...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Un prototype, baptisé « Awake », promet de miniaturiser les futurs accélérateurs  de particules en entraînant les électrons sur des vagues créées par un faisceau de protons.
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Le CERN fait surfer les électrons

Un prototype, baptisé « Awake », promet de miniaturiser les futurs accélérateurs  de particules en entraînant les électrons sur des vagues créées par un faisceau de protons.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 15h49
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Pourra-t-on bientôt faire apparaître un boson de Higgs dans son salon ? Cette particule élémentaire, la dernière qui manquait au ­tableau de chasse des physiciens, a été découverte seulement en 2012 au CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), en Suisse, grâce à un accélérateur de particules géant, le LHC, un anneau souterrain long de 27 kilomètres. Le même CERN vient de démontrer, dans Nature, le 29 août, qu’une nouvelle technique pourrait réduire considérablement les dimensions d’une future machine. Sur 10 mètres de long seulement, un faisceau d’électrons a été accéléré cent fois pour atteindre une énergie colossale. Cette dernière est certes cent fois plus faible que celle du LEP, qui a laissé la place au LHC, mais pour une distance 2 700 fois plus courte.
La miniaturisation est de taille, même si elle ne permet pas de jouer à la pétanque avec des particules à la maison. Sans compter qu’il faut en amont de la piste de vitesse de 10 mètres, un anneau d’accélération de… 7 kilomètres. C’est d’ailleurs ce qui rend unique au monde ce prototype, ­baptisé « Awake », car seul le CERN dispose d’une telle installation (qui sert d’ailleurs à alimenter le LHC en particules).
Rupture technologique
« Nous n’avons pas été surpris du résultat mais surpris que tout marche comme prévu », souligne Edda Gschwendtner, chef du ­projet Awake au CERN. « C’est une vraie rupture technologique. Il n’était pas évident que ça fonctionnerait aussi vite, tant l’expérience est complexe », salue Victor Malka, chercheur à l’Institut ­Weizmann, spécialiste d’une technique assez proche.
L’idée remonte à 1979, lorsque Toshiki Tajima et John Dawson, aux Etats-Unis, proposent sur le papier un accélérateur d’électrons par laser. Pour accélérer une particule chargée comme un électron, il suffit de lui appliquer un champ électrique (comme dans les anciens tubes cathodiques de télévision). Plus il est fort, plus l’électron file vite....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ La communauté scientifique ne parvient pas à s’accorder sur l’existence, chez les animaux, de « sentiments » pour les humains.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤     


                Nos animaux nous aiment-ils ?


La communauté scientifique ne parvient pas à s’accorder sur l’existence, chez les animaux, de « sentiments » pour les humains.

LE MONDE
                 |                 03.09.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 10h46
                 |

            Adrien Naselli

















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L’anthropomorphisme, cette tendance à attribuer des caractéristiques humaines aux animaux, n’a jamais connu d’aussi beaux jours que depuis l’avènement des réseaux sociaux. Partout, des images – photos et vidéos – de chats, de chiens, mais aussi de hérissons, de pigeons, de requins-baleines, de lézards ou même d’insectes nous donnent le sentiment que les bêtes aiment, pensent et vivent comme nous. La page Facebook de Buzzfeed Animals rassemble ainsi plus de quatre millions d’abonnés.
Une étude publiée le 22 août dans la revue scientifique américaine PLOS One a relancé le débat. Elle démontre que les aras élevés en captivité « rougissent » au contact de leur soigneuse. La tentation d’imaginer des oiseaux épris de leur éleveuse est grande… « On ne peut pas aller jusque-là, freine Aline Bertin, étho­logue spécialiste du comportement des oiseaux à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) qui a mené l’expérience. Mais le fait que le perroquet cherche à attirer l’attention de sa soigneuse en se penchant sur le côté ou en tirant ses vêtements avec son bec signifie qu’il ressent une émotion positive à son égard. » Une autre étude, publiée le 29 août dans la revue Royal Society Open Science, révèle que les chèvres « préfèrent interagir avec les visages heureux » et fuiraient donc les éleveurs grincheux.
« Emotions positives »
Les scientifiques se cantonnent néanmoins à parler d’« émotions », qui peuvent se mesurer de façon physiologique et ne durent qu’un instant, plutôt que de « sentiments », qui dépassent les situations et s’apparentent à un état de fond. Mais Aline Bertin nous met en garde contre toute surinterprétation : « On peut aisément démontrer qu’un animal est anxieux ou stressé, mais pour un grand nombre d’espèces, il reste difficile de démontrer scientifiquement qu’il puisse être joyeux. C’est un champ de recherche encore balbutiant. » Les équipes de l’INRA continuent leurs recherches sur d’autres espèces (le mouton, le cheval, la caille japonaise, la vache), mais elles se contentent pour le moment de parler d’« émotions positives » ou de l’« attachement » des animaux pour les humains. Pas d’amour.
La psychologue Véronique Servais, qui enseigne l’anthropologie de la communication à l’université de Liège (Belgique), où elle étudie la façon dont on utilise les animaux à des fins thérapeutiques, trouve ces analyses trop timorées. Elle estime que les études récentes et l’intérêt grandissant pour le bien-être animal nous permettent aujourd’hui de parler de leurs ressentis : « Il y a un pas à franchir qui, pour moi, est une évidence. »

        Notre article sur
         

          le bien-être des animaux utilisés en thérapies



Anthropomorphisme vs. behaviorisme
Le différend qui oppose les chercheurs ne date pas d’hier. En vogue à la fin du XIXe siècle, l’anthropomorphisme a été réduit au silence par le behaviorisme (de l’anglais behavior, étude du comportement) au début du XXe. Les observations scientifiques qui tentaient de décrire une psychologie animale ont ainsi été rangées dans les tiroirs. A commencer par celles de Darwin qui imaginait que les singes sourient comme nous parce qu’ils sont contents, quand les recherches montrent aujourd’hui que ce « sourire » indique la soumission à un congénère mieux placé dans la hiérarchie.
Pourtant, des exemples mondialement connus ont titillé plus d’un « behavioriste », comme celui du chien Hachikô, au Japon, dans les années 1920. Il avait pris l’habitude d’attendre son maître, un scientifique de l’université de Tokyo, à la gare du quartier de Shibuya chaque soir à la même heure. En mai 1925, le chercheur meurt d’une hémorragie cérébrale en plein travail. Pendant près de dix ans, Hachikô est revenu attendre son maître tous les jours à la gare de Shibuya, attendrissant dans un premier temps les habitués, puis tout le pays par la médiatisation de son étonnante fidélité. Une statue du chien a été dressée devant la gare dès 1934 – avant sa mort, en 1935, où il a été empaillé – et une autre statue réunissant Hachikô et son maître a été inaugurée en 2015 à l’université de Tokyo.
Hormone de l’affection
Que se passait-il donc dans la tête d’Hachikô ? Si les scientifiques avaient pu mesurer son taux d’ocytocine entre les deux guerres mondiales, ils auraient peut-être pu démontrer qu’il éprouvait une affection hors du commun pour son maître.
L’expérience a depuis été menée par des chercheurs japonais à l’université Azabu en 2015, confirmée par une expérience britannique datant de 2016 : les chiens et les chats sécrètent de l’ocytocine, surnommée « hormone de l’affection et de la confiance », au même titre que les humains. Ainsi, quand un canidé est sollicité et cajolé par « son » humain, son taux d’ocytocine peut augmenter de 57 %. Contre 12 % seulement chez les félins… De quoi confirmer toutes les thèses sur le désintérêt des chats pour notre espèce.

        Notre article sur
         

          l’ocytocyne, la dose de chimie entre maître et chien



La sécrétion d’ocytocine est réciproque et passe par le regard : les chercheurs montrent dans ces mêmes études que l’hormone est plus présente dans le cerveau des humains après avoir joué avec leur compagnon qu’avant.
La chercheuse Véronique Servais dénonce un paradoxe dans notre compréhension des animaux. Dans les années 1960, le primatologue américain Harry Harlow a, par exemple, étudié l’amour maternel en observant la race des macaques rhésus. Il a prouvé que les bébés primates privés de leur mère étaient atteints de pathologies comportementales graves. « Ces études-là ont été faites pour parler de l’amour maternel chez les humains !, s’étonne Véronique Servais. Vous voyez tout le paradoxe : on observe des singes pour tirer des conclusions sur l’amour du nourrisson pour sa mère, mais on refuse de parler d’amour chez les singes. »
« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre sur les comportements et sentiments dans le monde animal intitulée « S’aimer comme des bêtes ». Animée par Nathaniel Herzberg, journaliste au « Monde », la conférence se tiendra dimanche 7 octobre, de 14 heures à 15 h 30, au Palais Garnier.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies ( Un amour de robot ?  Les technologies doivent-elles faire le bien ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
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Adrien Naselli
    












