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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’attaquant parisien a été suspendu par la Ligue de football professionnel en raison d’une altercation avec le milieu de terrain nimois Téji Savanier, le 1er septembre.
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Football : Kylian Mbappé suspendu trois matchs pour un carton rouge

L’attaquant parisien a été suspendu par la Ligue de football professionnel en raison d’une altercation avec le milieu de terrain nimois Téji Savanier, le 1er septembre.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 22h09
   





                        



   


Lourde sanction pour Kylian Mbappé : le joueur du PSG, 19 ans, devra purger trois matchs de suspension ferme, infligés mercredi par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) à la suite de son carton rouge à Nîmes, en Ligue 1, le 1er septembre.
Le joueur, exclu samedi pour s’être fait justice lui-même après un vilain geste d’un adversaire, manquera donc en championnat la réception de Saint-Etienne au Parc des Princes le 14 septembre, le déplacement à Rennes le 23 septembre puis la réception de Reims le 26.
Samedi, alors que le PSG menait 4 à 2, le Nîmois Téji Savanier a eu envers lui, dans les arrêts de jeu, un mauvais geste. Mbappé s’est à ce moment-là relevé, puis a poussé son adversaire dans un geste d’énervement. L’arbitre Jérôme Brisard a donné un carton rouge aux deux joueurs.

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Le milieu de terrain Téji Savanier écope, lui, d’une sanction encore plus pénalisante : cinq matchs de suspension ferme, dont un par révocation du sursis.
Le problème pour Mbappé est qu’il avait déjà reçu un jaune à la 18e minute pour un geste d’antijeu (enlever le ballon donné à l’adversaire sur un coup franc, avant que l’arbitre ne siffle l’engagement).
C’est seulement le second carton rouge de la jeune carrière de Mbappé. Le 8 février 2018, le Parisien avait écopé d’une suspension de deux matchs ferme pour une faute sur Ismaïla Sarr en demi-finale de la Coupe de la Ligue contre Rennes, le 30 janvier.
Pour cette faute en début d’année, le joueur s’était présenté devant l’instance disciplinaire pour se défendre en personne. Cette fois, il n’a pas pu, présent à Munich avec les Bleus champions du monde en titre pour affronter jeudi l’Allemagne en Ligue des nations. Il était représenté par un membre de la direction du PSG.
Kylian Mbappé est cependant assuré de jouer à Liverpool, le 18 septembre, en Ligue des champions, compétition qui relève de l’autorité de l’UEFA et non de la LFP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le nouvel entraîneur a débarqué de Skopje (Macédoine) avec qui il a remporté la Ligue des champions il y a deux ans. Il débute en championnat mercredi.
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Raul Gonzalez, un « savoir-faire » européen pour le PSG handball

Le nouvel entraîneur a débarqué de Skopje (Macédoine) avec qui il a remporté la Ligue des champions il y a deux ans. Il débute en championnat mercredi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 19h35
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 19h48
    |

            Clément Martel








                        



   


Parfois, le changement se voit. Au Paris-Saint-Germain handball, il s’entend. Installé depuis un mois aux manettes du triple champion de France en titre, l’entraîneur Raul Gonzalez tranche avec son prédécesseur, Zvonimir Serdarusic, par son souci de recourir à la langue de Molière. Là où l’ancienne pierre angulaire du THW Kiel (Allemagne) ne s’exprimait qu’en allemand ou en serbo-croate, l’Espagnol a asséné d’emblée, lors de sa prise de fonction au cours de l’été : « si je dois travailler ici, je sais que je dois parler en français ».
Un choix que l’ancien entraîneur du Vardar Skopje – où il s’exprimait en macédonien – met en pratique depuis, à l’instar de son homologue du PSG football, Thomas Tuchel. Et un effort salué publiquement par Thierry Anti, l’entraîneur du Handball club de Nantes, lors de la conférence de rentrée de la Ligue nationale de handball.
Après avoir confié son destin trois années durant au germano-croate Serdarusic – pour trois titres nationaux et autant d’échec au Final four de la Ligue des champions –, le club au plus important budget du handball mondial (17 millions d’euros, contre 8 à Montpellier) a franchi les Pyrénées. Et rajeuni ses troupes.
Outre Raul Gonzalez (48 ans), son homonyme Jesus Javier « Jota » Gonzalez (46 ans), qui entraînait La Rioja en première division espagnole, a débarqué pour l’assister. « Ces deux-là forment un duo de coach très compétents », souligne leur désormais adversaire Thierry Anti.
Réputation flatteuse
Pour qui ne connaît pas Raul Gonzalez, et aux fins d’éviter un réveil pénible alors que le championnat de France de handball reprend, mercredi 5 septembre, le plus simple est de l’écouter.
L’Ibère n’est pas de ces coach à voix de stentor, dont on entend la voix jusqu’au plafond des salles. Fin tacticien, il arrive à Paris auréolé d’une réputation flatteuse. Celle d’avoir porté le club macédonien de Skopje sur le toit de l’Europe en 2017, en dominant… le PSG en finale, 24-23.
Mais il débarque sans bruit, presque timidement. Se félicitant de « rejoindre le meilleur championnat du monde, où la concurrence est incroyable », le nouveau coach du PSG ne se met guère en avant. « Je suis nouveau, je ne vais pas tout chambouler, explique l’ancien demi-centre international. On va avancer petit à petit ».

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Ayant fait ses gammes d’entraîneur à Ciudad Real, comme adjoint du volcanique Talant Dujshebaev, le natif de Valladolid a quitté la péninsule ibérique en 2013, trois Ligue des champions en poche, après le dépôt de bilan de l’ancienne place forte espagnole. Dans la Mancha, a évolué sous ses ordres un certain Didier Dinart (de 2003 et 2012). Devenu sélectionneur de l’équipe de France (et sacré champion du monde en 2017), le « Roc » cite toujours le duo d’entraîneurs Dujshebaev et Gonzalez comme son modèle de techniciens.
« J’ai besoin de temps »
Parmi ses pairs, Gonzalez – et pas « Gonzales », comme l’avait par mégarde écrit la feuille de match d’une rencontre PSG - Skopje en 2014, comme le rapporte L’Equipe – est accueilli à bras ouverts. « Je suis ravi qu’il rejoigne le championnat de France, lance Patrice Canayer, l’entraîneur de Montpellier. Parce que le championnat a certes besoin de grands joueurs, mais également de grands entraîneurs. Et il en fait partie. »
Saluant « la grande humilité » du néoparisien, le récent vainqueur de la Ligue des champions avec le club de l’Hérault avoue « beaucoup de respect pour [ce] grand connaisseur du handball. »
Un connaisseur dont le pragmatisme n’est plus à démontrer. Au volant du bolide parisien et son chapelet de stars – Nikola Karabatic, Mikkel Hansen, Luc Abalo, Sander Sagosen ou encore les nouvelles recrues Henrik Toft-Hansen et Kim Ekdahl du Rietz –, Raul Gonzalez n’entend pas brusquer la machine. « Changer quelque chose au jeu du PSG ? Je ne sais pas, j’ai besoin de temps », élude-t-il. Et de réaffirmer vouloir « mettre en place [son] système petit à petit. » 
Obligation de résultats
A Paris, l’Ibère est attendu. Malgré la moisson de titres l’an passé (championnat, coupe de France et coupe de la Ligue), le PSG a buté sur la dernière marche de la Ligue des champions. Pire, le club de la capitale a été devancé aux deux premières places européennes par deux de ses adversaires en Starligue, Montpellier et Nantes.
Pour la direction du club, pas question de délaisser les compétitions domestiques pour décrocher le titre européen après lequel court le club depuis sa reprise par les investisseurs qatari.
Si Raul Gonzalez devrait avoir du temps pour ajouter sa touche à « son » PSG, il sait qu’il a une obligation de résultats. Lui qui a supervisé le recrutement du PSG à distance – alors qu’il entraînait encore Skopje – ne s’en formalise pas, « satisfait » de son groupe : « j’ai ce que je voulais ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le club français a annoncé, mercredi, le recrutement de celui qui fut son entraîneur de 2005 à 2007. Mais faute du diplôme requis, Ricardo sera manager et non entraîneur.
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Football : le Brésilien Ricardo revient à Bordeaux comme manager général

Le club français a annoncé, mercredi, le recrutement de celui qui fut son entraîneur de 2005 à 2007. Mais faute du diplôme requis, Ricardo sera manager et non entraîneur.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h25
   





                        


Retour à Bordeaux et à la Ligue 1 de football française pour le Brésilien Ricardo. Un peu plus de dix ans après avoir occupé le poste d’entraîneur du club girondin (de 2005 à 2007), il y revient comme manager général. Bordeaux a annoncé officiellement son recrutement mercredi 5 septembre.
Ricardo, 53 ans, était jusqu’alors directeur sportif du club de Santos, au Brésil. La durée de son contrat sera connue jeudi après-midi lors de sa présentation au Château du Haillan, a précisé le club.
Bordeaux a activé la « piste » du technicien brésilien après avoir échoué à faire venir au poste d’entraîneur Thierry Henry. Ce dernier, qui travaille avec l’équipe nationale belge, a décliné la proposition - il a depuis été promu premier adjoint du sélectionneur de la Belgique.
Toléré sur le banc de touche
Si Ricardo va occuper les fonctions de manager général et non d’entraîneur, c’est qu’en dépit des nombreux matches qu’il a déjà dirigés par le passé à la tête d’équipes en France, il ne dispose pas des diplômes requis par la Ligue de football professionnel (LFP). Il sera toutefois toléré sur le banc de touche. Mais sans pouvoir « commander » son équipe. « Ricardo aura le droit de s’asseoir sur le banc en tant que dirigeant. Mais il n’aura pas le droit de se lever, d’avoir le moindre contact avec les arbitres », explique l’ancien sélectionneur interrogé par Sud Ouest.
Il s’appuiera en fait sur Éric Bedouet, qui a assuré l’intérim comme entraîneur depuis l’éviction, mi-août, de l’Uruguayen Gustavo Poyet, et sur l’ancien défenseur Patrick Colleter, qui travaillait déjà avec lui lors de son premier passage au Haillan, ainsi qu’à Monaco jusqu’en 2009.

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Lorsqu’il était joueur - au poste de défenseur - Ricardo, international avec l’équipe du Brésil, avait évolué à Benfica, au Portugal, et au Paris-Saint-Germain. C’est à Paris qu’il avait d’ailleurs débuté sa carrière d’entraîneur, en 1996. Il a ensuite entraîné plusieurs équipes brésiliennes avant de revenir en France, à Bordeaux puis à Monaco (2007-2009).
Avec lui, le club girondin avait fini 2e du championnat derrière Lyon en 2006, et gagné la Coupe de la Ligue en 2007.
Après son passage, Ricardo était reparti au Brésil. Il a été victime de deux accidents vasculaires cérébraux, l’un en 2010, l’autre plus grave en plein match fin août 2011 alors qu’il s’occupait de Vasco de Gama, qui l’avait laissé dix jours dans le coma. Après des mois de convalescence, il avait repris des activités à peu près normales en 2015.
Le retour de Ricardo à Bordeaux survient alors que le club va être vendu par M6 au fonds d’investissement américain GACP (General American Capital Partners).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important.
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La marche nordique  : plus loin, plus vite...

Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Le matin, dans les allées du bois de Vincennes, il n’est pas rare de croiser des groupes de marcheurs qui se propulsent vers l’avant en poussant sur des bâtons. L’histoire a démarré dans les années 1970 en Europe du Nord, où cette marche constituait une façon de s’entraîner l’été pour les skieurs de fond. Elle a depuis franchi les frontières et compte de plus en plus d’adeptes, notamment en France.
Face à cet engouement, le ministère des sports a suggéré en 2006 d’en faire une nouvelle discipline sportive, sous la houlette de la Fédération française d’athlétisme. Pour le docteur Frédéric Depiesse, ­médecin du sport au CHU de Fort-de-France (Martinique) et médecin fédéral de la commission médicale de la Fédération française d’athlétisme, « c’est aujourd’hui devenu un outil de santé publique pour les centres de rééducation cardiaque, pour les ­personnes touchées par des maladies chroniques, le cancer, pour une réadaptation et, bien sûr, en prévention ­primaire ». Ce militant du sport santé est ­premier auteur et coordonnateur de Prescription des activités physiques : en prévention et en thérapeutique ­(Elsevier Masson), dont la prochaine édition doit ­sortir prochainement.
Cette activité permet de « randonner plus vite, et plus loin ». Le haut du corps est plus mobilisé : les muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras. L’utilisation des bâtons redresse la posture et ouvre la cage thoracique. La marche nordique fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche. Le VO2 max – la quantité maximale d’oxygène (exprimée en millilitre, par minute par kilo) que le corps peut utiliser au niveau musculaire lors d’un effort – est augmenté. « On gagne du temps, car on fait plus d’efforts, et on sollicite plus les muscles, précise le docteur Depiesse. De nombreux bénéfices sont décrits, touchant de nombreux organes et fonctions physiologiques (locomotion, équilibre, capacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La Starligue, première division de handball masculin, est le premier championnat européen. La saison reprend mercredi. La Ligue affiche ses ambitions de développement.
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Le championnat de France de handball veut faire « une entrée assumée dans le sport spectacle »

La Starligue, première division de handball masculin, est le premier championnat européen. La saison reprend mercredi. La Ligue affiche ses ambitions de développement.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h27
    |

            Clément Martel








                        



   


Olivier Girault a le sourire. Elu depuis huit mois à la tête de la Ligue nationale de handball (LNH), l’ancien ailier international est on ne peut plus satisfait d’être aux commandes du « meilleur championnat du monde ». Alors que la saison de la première division de handball masculin reprend mercredi 5 septembre, jamais le championnat de France n’a autant mérité son nom de Starligue.
Grâce au triplé français en Ligue des champions l’an passé (Montpellier sacré, devant Nantes et Paris), la D1 hexagonale occupe, pour la première fois, la tête des championnats européens, devant ses homologues allemandes et espagnoles, selon le classement annuel de l’EHF (Fédération européenne de handball), établi selon le classement des clubs en coupe d’Europe.
Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers : le championnat de France entend surfer sur l’état de grâce de ses trois locomotives pour poursuivre son développement. Il entend « demeurer le championnat le plus attractif » face à une concurrence accrue, notamment des clubs allemands « qui seront en ordre de marche ». Dans cette optique, Olivier Girault a une ligne directrice : faire en sorte que « les clubs performent encore plus, aussi bien sur le plan sportif qu’en dehors. »

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« Entrée assumée dans le sport spectacle »
Outre d’excellents résultats sportifs – illustrés également par les performances de l’équipe de France (championne du monde en 2017), pour achever sa mue, la Starligue aspire à une plus grande médiatisation. Pour Olivier Girault, celle-ci passe par « une entrée assumée dans le sport spectacle », avec de nouvelles salles, comme à Aix-en-Provence.
« A un moment il faut vendre quelque chose de beau, les gens viennent vivre un moment exceptionnel », constate le président de la LNH, pour qui « le spectacle n’empêche pas d’avoir la performance ». « Et aussi bonne soit l’équipe sur le terrain, si elle joue dans un Cosec [complexe sportif évolutif couvert, les gymnases polyvalents], c’est compliqué. »
Entraîneur de l’ambitieux club nantais, sur le podium national des deux dernières saisons (et vice-champion d’Europe), Thierry Anti abonde. « A Nantes, dans la nouvelle salle [le Palais des sports, refait à neuf], l’idée principale est d’en faire un bien meilleur lieu d’accueil pour les médias, les VIP et les spectateurs. » En avertissant toutefois de « ne pas oublier les joueurs » dans cette révolution que vit le championnat.
Ce développement passe également par l’augmentation des droits télévisés. Actuellement diffusée par BeIN Sports, la Starligue a lancé un appel d’offres pour la période 2019-2023, avec pour objectif d’augmenter à la fois la somme empochée – 4 millions d’euros par an actuellement, contre 10 millions pour le basket – et sa visibilité, qui passerait par des matchs diffusés en clair.
Et la première division ne manque pas d’atours au moment de séduire les diffuseurs. Tous les acteurs du handball hexagonal soulignent la densité qu’a acquise leur championnat. Ainsi, pour l’entraîneur montpelliérain, Patrice Canayer, il est aujourd’hui plus ardu d’être sacré champion de France que de faire un beau parcours en Ligue des champions. S’il estime son équipe « capable de battre n’importe quelle équipe européenne », l’entraîneur du champion d’Europe en titre insiste sur la « régularité au plus haut niveau » nécessaire en championnat national.
« Les meilleures équipes du monde sont ici », approuve le nouvel entraîneur du Paris-Saint-Germain handball, Raul Gonzalez. Auréolé du titre de champion d’Europe avec Skopje (Macédoine) en 2017, l’entraîneur espagnol arrive dans la capitale avec pour mission de poursuivre la mise sur orbite du club aux actionnaires qataris. Et de décrocher la Ligue des champions, qui s’est refusée au PSG lors des trois derniers Final Four de la compétition, tout en maintenant la suprématie domestique du club.
« Une finale de Ligue des champions chaque semaine »
« Le championnat de France est devenu très relevé, très homogène, et avec des équipes très performantes », souligne son joueur, le gardien vétéran Thierry Omeyer. Pour sa dernière année sur le terrain, l’ancien portier de l’équipe de France, époque « les Experts », relève que désormais, « il n’y a plus aucun match où l’on peut se dire “j’ai déjà gagné avant de jouer” ». Et d’insister : « Aujourd’hui être champion de France, c’est vraiment quelque chose ! »
Une densité dont se félicite Olivier Girault. Si le président de la LNH aspire à augmenter la visibilité de sa Starligue, pas question pour autant d’envisager de changer de formule – comme c’est le cas en seconde division cette saison, avec la mise en place d’un Final Four. « Il y a dix ans, on aurait peut-être envisagé un Final Four pour rendre la D1 plus attractive, mais aujourd’hui, chaque semaine, c’est une finale de Ligue des champions qui se joue ! »
Et de prendre pour exemple la rencontre voyant, jeudi, le champion d’Europe Montpellier recevoir l’ambitieux club d’Aix-en-Provence : « La majorité des équipes prennent pour modèle » ce dernier, avance Olivier Girault. S’inspirant du développement montpelliérain, le club entraîné par Jérôme Fernandez a investi une salle flambant neuve à la fin de 2017 et ne cache plus ses visées pour le haut du tableau.
Les clubs – même ceux habitués du haut du classement ces dernières années – « savent que le moindre point perdu dès l’entame de la saison pourra poser problème », conclut Girault. Ce que pondère Thierry Anti. Pour l’entraîneur de Nantes, la densité du championnat pourrait modifier la donne. « Beaucoup d’équipes ont de très beaux effectifs, et peuvent venir troubler certains résultats, affirme le coach nantais. Et il se peut que le futur champion de France ait bien plus de défaites que lors des précédentes saisons. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les internationaux danois boycottent leur sélection à cause d’un conflit de sponsoring avec leur fédération.
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Football : l’équipe nationale du Danemark aligne des amateurs et des joueurs de… futsal

Les internationaux danois boycottent leur sélection à cause d’un conflit de sponsoring avec leur fédération.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 16h17
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Dans un grand moment de solitude, ou par pure passion du football, vous pourriez être tentés de regarder le match amical entre la Slovaquie et le Danemark, mercredi 5 septembre. Mal vous en prendrait.
Eliminés en huitièmes de finale de la dernière Coupe du monde, les Danois se présenteront avec des joueurs évoluant en deuxième et troisième divisions, ainsi qu’avec cinq joueurs… de futsal, selon les informations du quotidien Ekstrabladet.
En conflit avec leur fédération, les joueurs danois – menées par leurs stars Christian Eriksen, Nicklas Bendtner et Kasper Schmeichel – ont décidé de ne pas disputer cette rencontre, ainsi que celle prévue dimanche 9 septembre face au pays de Galles dans le cadre de la Ligue des nations.

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En pleine négociation pour un nouveau contrat de sponsoring, la Fédération danoise de football (DBU) souhaiterait imposer ses conditions aux joueurs, qui n’auraient ainsi pas le droit d’afficher leur propre sponsor sur leurs chaussures. Cette proposition n’a pas été du goût des internationaux, qui ont décidé d’entamer un bras de fer avec l’instance dirigeante.
Risque d’exclusion
Si les joueurs danois se sont présentés au rassemblement de l’équipe nationale, un gage de bonne volonté, selon eux, ils se sont montrés inflexibles sur le fond du dossier, proposant de reconduire l’accord existant pour un mois, le temps de disputer les matchs internationaux puis de reprendre les négociations pour résoudre ce conflit. La proposition a été rejetée par la fédération danoise.
Pour éviter un forfait, et donc une forte amende ainsi qu’une éventuelle suspension de sa sélection, la fédération a donc été dans l’obligation de faire appel à des joueurs amateurs. Même le sélectionneur Age Hareide, solidaire de ses joueurs, restera devant sa télévision pour regarder ces deux rencontres, le champion d’Europe 1992 John Jensen ayant accepté de le suppléer.

Truppen til onsdagens venskabskamp mod Slovakiet: https://t.co/qymvO6YFxU— DBUfodbold (@Dansk Boldspil-Union)


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« Nous devons présenter une équipe lors des deux matchs internationaux pour éviter des millions d’amendes et une éventuelle exclusion de l’équipe nationale pendant plusieurs années », a déclaré Kim Hallberg, dirigeant de la fédération locale, dans un communiqué officiel.
Une grève des joueuses l’année dernière
Le Danemark est en effet sous la menace d’une exclusion par l’UEFA de toutes compétitions, dont l’Euro 2020, à cause d’une grève lancée par l’équipe nationale féminine, en octobre 2017. Un autre désaccord financier opposait alors les footballeuses, vice-championnes d’Europe, à leur fédération. Elles avaient engagé une grève pour protester contre leurs conditions salariales et reprochaient à la fédération de ne pas leur faire d’« offre financière raisonnable » pour couvrir leur engagement en sélection.
Les joueuses avaient déclaré forfait pour le match devant les opposer à la Suède comptant pour les qualifications pour le Mondial 2019 en France et avaient perdu le match sur tapis vert (3-0). En signe de solidarité, l’équipe masculine du Danemark avait proposé de reverser près de 70 000 euros par saison à leurs homologues féminines. Un accord avait finalement été trouvé après que la DBU eut annoncé une augmentation de 180 % de leurs émoluments.
Une issue positive devrait aussi être trouvée avec les hommes. « Il en va de la crédibilité du football danois », a confié l’ancien international Morten Wieghorst à la BBC. L’ex-joueur du Celtic Glasgow redoute que les matchs face à la Slovaquie et au pays de Galles ne s’apparentent à « une vaste blague ». A moins que Christian Offenberg, 30 ans, meilleur buteur du championnat danois de futsal, ne se révèle aux yeux du monde entier. Les passionnés, ou les désœuvrés, n’auraient alors pas totalement perdu leur soirée.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Alors que la Chine a remporté les deux premières médailles d’or d’un tournoi électronique affilié aux JO, le président du CIO, Thomas Bach, a rappelé son hostilité aux jeux violents.
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E-sport : le CIO ne veut pas de « jeux vidéo de tuerie » aux Jeux olympiques

Alors que la Chine a remporté les deux premières médailles d’or d’un tournoi électronique affilié aux JO, le président du CIO, Thomas Bach, a rappelé son hostilité aux jeux violents.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 14h56
    |

            William Audureau








                        



   


Après avoir fait les yeux doux au monde des compétitions de jeux vidéo depuis un an, le monde de l’olympisme rappelle qu’il reste maître des cartes. Dans un entretien avec l’agence de presse Associated Press, le président du CIO, Thomas Bach, a exprimé lundi 3 septembre son scepticisme quant à la possible intégration de certaines disciplines e-sportives aux JO :
« Nous ne pouvons avoir au programme olympique un jeu qui promeut la violence ou la discrimination. Ce qu’on appelle les jeux de tuerie [killer games]. De notre point de vue, ils sont contraires aux valeurs olympiques et ne peuvent donc pas être acceptés. »
L’affirmation, relativement vague mais très commentée, a pris de surprise de nombreux observateurs, pour qui l’intégration de l’e-sport était en bonne voie, et le thème de la violence des jeux vidéo une résurgence des fantasmes des années 1990.
Cette prise de distance fait suite à la tuerie de Jacksonville en Floride. Dans la nuit de dimanche 26 à lundi 27 août, un homme a ouvert le feu sur des participants à un tournoi de jeu vidéo de football américain, faisant deux morts et onze blessés, avant de se suicider. L’auteur présumé, David Katz, figurait lui-même parmi les inscrits à ce championnat. Les organisateurs des jeux asiatiques, les premiers de l’histoire où les compétitions de jeux vidéo sont devenus médaillables, ont exprimé à cette occasion leurs condoléances.
Certaines disciplines du monde de l’e-sport tournent autour de jeux de tir compétitifs, comme Counter-Strike, Call of Duty, Rainbow Six Siege, ou dans un registre moins réaliste, Overwatch. Les déclarations de Thomas Bach semblent définitivement leur fermer la porte. La question des jeux de combat à la Street Fighter V avec leur système de jauge de vie reste en suspens. Thomas Bach déclare ainsi :
« Bien sûr, chaque sport de combat a ses origines dans des combats réels entre gens, mais le sport est leur expression civilisée (…) Si vous avez des e-games [sic] où le but est de tuer, alors ils ne sont pas compatibles avec nos valeurs olympiques. » 
Souci de terminologie pour France e-Sport
Interrogé par Le Monde, le président de l’association France e-Sport, Stéphan Euthine, estime que ces déclarations illustrent le travail qui reste à mener pour rapprocher les deux mondes. « On a un petit regret sur les éléments de langage. “E-games” et “killer games” sont des termes qui n’existent pas. Il y a une pédagogie à faire, on sait qu’il faut qu’on apprenne à se connaître, mais ça ne remet pas en question les avancées. » Sur le fond, il n’existe toutefois pas de désaccord majeur, même si Stéphan Euthine aurait aimer davantage de détails :
« La violence, c’est très subjectif. Nous avons un organisme d’autorégulation pour cela. Thomas Bach aurait pu préciser qu’il ne voulait pas de jeux estampillés PEGI 16 ou 18. Ce qui aurait été parfaitement compréhensible, il y a des valeurs à respecter. »
A cet égard, la ligne rouge tracée par Thomas Bach ne choque pas le président de France e-Sport, qu’il s’agisse de l’exclusion des jeux de tir, voire de certains jeux de combat. « Il y aura des complications sur certains jeux comme il y en a pour certains sports de combat, comme le MMA, qui ne sera jamais aux JO », resitue-t-il.
Deux médailles d’or pour la Chine
Les déclarations de Thomas Bach recadrent mais ne contredisent pas les récentes avancées du dossier de l’intégration de l’e-sport aux JO. Dès l’été 2017, le CIO et le comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 avaient entrouvert la porte à une reconnaissance. Les sports électroniques de compétition « pourraient être considérés comme une activité sportive », avait alors déclaré l’institution sise à Lausanne. Leur présence durant l’olympiade parisienne, hors programme, est actuellement à l’étude. Avec, en toile de fond, un objectif : rajeunir l’audience d’un événement sportif au public vieillissant et se développer en Asie.
Cette déclaration survient alors que l’e-sport a figuré pour la première fois comme sport de démonstration aux Jeux asiatiques de 2018, qui se sont déroulés à Djakarta et Palembang, en Indonésie du 25 août au 1er septembre. Six compétitions ont été tenues sur six jeux différents – trois de stratégie-conquête du territoire (League of Legends, Arena of Valor, Starcraft II), deux de cartes (Hearthstone et Clash Royale), et un de football (Pro Evolution Soccer). Aucun de ces jeux ne mettait en scène d’arme à feu ni de violence. Ces six titres sont aujourd’hui en pole position pour rejoindre le programme officiel des Jeux asiatiques 2022, qui se déroulera en Chine.
La Chine, qui a remporté le tournoi Arena of Valor lors de ces Jeux asiatiques 2018, est devenue officiellement la première nation médaillée de jeux vidéo dans le cadre d’une compétition affiliée au CIO. L’empire du Milieu a par ailleurs terminé premier au classement des médailles avec deux breloques dorées, grâce à sa victoire dans l’épreuve phare, League of Legends. L’Indonésie (Clash Royale), Hongkong (Hearthstone), la Corée du Sud (Star Craft II) et le Japon (Pro Evolution Soccer) ont remporté les autres médailles d’or en jeu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Champion de France de Pro B la saison dernière, Blois a été interdit de montée en Pro A car dépourvu de centre de formation agréé. Le tribunal administratif de Paris a rejeté son appel.
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Basket : débouté par la justice, le club de Blois restera cette année en Pro B

Champion de France de Pro B la saison dernière, Blois a été interdit de montée en Pro A car dépourvu de centre de formation agréé. Le tribunal administratif de Paris a rejeté son appel.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 10h37
    |

            Clément Martel








                        


Le championnat de France de basket ne devra pas modifier son calendrier in extremis pour inclure une dix-neuvième équipe. Selon les informations du Monde, le tribunal administratif de Paris a débouté l’Abeille des Aydes Blois Basket (ADA Blois), lundi 4 septembre, de sa demande d’accession en première division (Pro A), acquise sur le terrain mais refusée par la Ligue nationale de basket (LNB) en raison de l’absence de centre de formation.
Interrogé sur la légalité du refus d’admettre Blois en première division, le tribunal administratif a considéré qu’en l’état, il n’existait aucun doute sérieux quant à cette légalité, selon le document publié par le tribunal et que Le Monde a pu consulter.
A la suite de cette décision, le club ligérien a décidé de mettre un terme à sa démarche juridique : sacré champion de France de Pro B en mai, Blois évoluera à nouveau cette saison dans l’antichambre de l’élite. « Une décision de justice est faite pour être respectée », confirme au Monde le président du club, Paul Seignolle, se disant « déçu et abattu par cette décision ».
S’il avait la possibilité de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat, le dirigeant blésois, défendu depuis l’entame de son combat par l’ancien secrétaire d’Etat au sport de François Hollande, l’avocat Thierry Braillard, a « décidé, après mûre réflexion », de ne pas poursuivre ce combat contre « une injustice et une iniquité au niveau du basket français ».

        Lire notre article :
         

          La croisade juridique du club de basket de Blois, interdit d’élite



Centre de formation inauguré fin août
Du côté de la LNB, à défaut de se féliciter de la décision du tribunal administratif, le président Alain Béral explique être « rassuré par un jugement rendu sur le fond : les décisions prises par la LNB sont souveraines ».
Et le patron de la LNB de préciser que cette affaire a été « suivie avec attention par les autres clubs [de Pro B] qui ont eux suivi le chemin classique : mise en place du centre de formation, bataille pour l’accession », rappelant la mission formatrice du basket hexagonal et que, pour certains clubs, « le centre de formation peut représenter un coût et non une opportunité ».
Malgré l’absence de centre de formation agréé par le ministère des sports – structure obligatoire pour évoluer en Pro A – lors de la saison passée, le club blésois a depuis tenté de se mettre en conformité avec les règlements de la LNB. Son centre de formation a été inauguré fin août, et le club espère le faire agréer dès que possible.
« Nous repartirons en Pro B [la saison reprend le 12 octobre] avec la ferme intention de faire de Blois une place forte du basket français, même si les instances font tout pour que le basket se joue dans les métropoles », assure Paul Seignolle, amer.
S’il a mené le combat avec l’intention de l’emporter, le club de Blois s’attendait à cette décision et s’y est préparé. « Honnêtement, nous sommes focalisés sur la Pro B, confiait au Monde un employé du club avant la décision du tribunal administratif. Notre président est à fond dans le combat mais on connaît l’issue… » Ce que confirme M. Seignolle, pour qui « il n’aurait pas été sérieux, pour l’avenir du club, de ne pas anticiper » une décision négative.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Eliminée prématurément du Mondial, la « Mannschaft » a aussi été secouée par l’affaire Özil et ses relents de racisme. Joachim Löw, le sélectionneur, n’a pas droit à l’erreur
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Football : rentrée à haut risque pour l’Allemagne en plein doute existentiel

Eliminée prématurément du Mondial, la « Mannschaft » a aussi été secouée par l’affaire Özil et ses relents de racisme. Joachim Löw, le sélectionneur, n’a pas droit à l’erreur



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 09h43
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Il est des matchs qui, dans une carrière de sélectionneur, comptent plus que d’autres. Pour Joachim Löw, celui qui opposera l’équipe d’Allemagne à la France, jeudi 6 septembre, à Munich, est assurément de ceux-là. Après un été noir, marqué par l’humiliante élimination de l’Allemagne dès le premier tour de la Coupe du monde, le 27 juin, à Kazan (Russie), à l’issue d’une défaite 2-0 contre la Corée du Sud, le sélectionneur allemand, dont les récents déboires ont tendance à faire oublier qu’il remporta la Coupe du monde, en 2014, et la Coupe des confédérations, en 2017, sait qu’il n’a pas droit à l’erreur.
M. Löw n’a pas attendu ce match pour tenter de faire oublier ces dernières semaines, les pires des douze années qu’il a passées à la tête de l’équipe d’Allemagne. Pour cela, il a choisi le mode de l’autocritique. « Après notre victoire au mondial, au Brésil, en 2014, nous étions devenus de plus en plus une équipe de possession de balle et c’était tactiquement indispensable, car nos adversaires avaient de plus en plus peur de nos contre-attaques. Pendant quatre ans, nous l’avons très bien fait. J’ai voulu améliorer encore cela, atteindre la perfection. C’est là que j’ai été presque arrogant », a t-il expliqué, le 29 août, à Munich, au côté du manageur de l’équipe, Oliver Bierhoff, ajoutant qu’il avait commis la « grosse erreur » d’avoir pris “trop de risques” et que son équipe devait, à l’avenir, « se montrer plus flexible et plus souple ».
La vraie défaite de cet été
En jetant un regard critique sur le passé, M. Löw a-t-il rassuré sur l’avenir ? Pas vraiment, à lire les réactions à son intervention, perçue comme un peu creuse sur le fond et un peu molle sur la forme. « Pas de sursaut, pas de nouveau départ. Ce que Joachim Löw et Oliver Bierhoff ont dit en public sonnait plutôt comme : pas d’expérimentation. Voilà qui pourrait être fatal au sélectionneur », a commenté le Spiegel, pour qui les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les champions du monde affronteront l’Allemagne, le 6 septembre. Au delà, le sélectionneur envisage des changements.
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La difficile équation de rentrée de Didier Deschamps

Les champions du monde affronteront l’Allemagne, le 6 septembre. Au delà, le sélectionneur envisage des changements.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 09h34
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Cette fois, Didier ­Deschamps n’a vraiment pas eu à se creuser les méninges pour constituer sa liste de rentrée. Perché sur son nuage russe et désireux de prolonger l’état de grâce, le sélectionneur de l’équipe de France a voulu récompenser les 23 joueurs qui ont remporté la Coupe du monde, le 15 juillet, à Moscou. Il les a ainsi tous convoqués pour les matchs contre l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à Munich, pour l’ouverture de la Ligue des nations, la nouvelle compétition créée par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en marge des qualifications à l’Euro 2020, puis face aux Pays-Bas, trois jours plus tard, au Stade de France.
Attaché à la notion de « cohésion de groupe » depuis son intronisation à la tête des Bleus, en 2012, Deschamps n’en fait pas mystère : l’heure est encore aux célébrations, et le technicien souhaite rendre hommage à ses protégés, irréprochables et soudés en Russie. D’autant que le public de Saint-Denis devrait leur réserver un accueil digne de leur statut. Même le défenseur marseillais Adil Rami, 32 ans, a été convoqué quand bien même ce dernier, fébrile en cette entame de saison, avait annoncé sa retraite internationale au milieu de l’effervescence du titre mondial.
Seuls 21 champions du monde étrenneront le – déjà mythique – maillot à deux étoiles, puisque le gardien et capitaine Hugo Lloris et sa « doublure », Steve Mandanda, sont blessés à la cuisse et forfaits pour ces deux rencontres. Ces défaillances ont permis au portier de Bordeaux, Benoît Costil, et à son homologue montpelliérain, ­Benjamin Lecomte, néophyte avec les Bleus, de grimper dans le wagon tricolore.
Dans un élan de sincérité, Didier Deschamps a prévenu que cette liste était en trompe-l’œil et ne reflétait pas les états de forme du moment. « L’équipe de France va évoluer », a déclaré, d’un ton ferme, le Bayonnais. Les cartes pourraient donc être rebattues. Avec en ligne de mire le match amical contre l’Islande,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le Serbe, qui affronte mercredi en quart de finale l’Australien John Millman, tombeur de Federer, est revenu à son meilleur niveau depuis son titre à Wimbledon.
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A l’US Open, Novak Djokovic a retrouvé corps et âme

Le Serbe, qui affronte mercredi en quart de finale l’Australien John Millman, tombeur de Federer, est revenu à son meilleur niveau depuis son titre à Wimbledon.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 07h17
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 09h22
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est Richard Gasquet qui en parle peut-être le mieux. « C’est le niveau ultime. La balle voyage à droite, à gauche très vite. Les appuis… Il ne fait jamais d’erreurs, il joue tôt. Le retour, la balle est au millimètre à chaque fois, elle est longue, elle est rapide. Il a repris confiance en gagnant Wimbledon. Tout repart quoi ! » Le Français a croisé la route de Novak Djokovic dès le troisième tour de l’US Open, samedi 1er septembre. Et sans lui manquer de respect, on peut dire que, durant trois petits sets, le Serbe lui a donné une leçon de tennis.
En deux ans, l’ex-numéro un mondial avait quasiment tout perdu. Sa couronne, ses titres, son coach, son équilibre personnel, son coude, sa motivation. Un blues quelque part entre la crise existentielle et les tourments d’un champion qui ne sait plus très bien ce qui l’anime au quotidien depuis cette conquête de Roland-Garros en 2016, qui lui avait si longtemps résisté.
Alors, au printemps, Novak Djokovic a appuyé sur « reset ». Exit Boris Becker, exit Andre Agassi, exit Radek Stepanek, éloigné Pepe Imaz, le coach mental aux airs de gourou qui prône le tennis « par l’amour et la paix ». Après une coupure d’un an, il s’en est remis à son coach et mentor qui l’a façonné depuis 2006, le Slovaque Marian Vajda. Au côté de ce petit homme rondouillard et affable de 53 ans, Djokovic voulait retourner dans ce passé qui avait fait sa gloire.

« C’est fou comme tout va vite »
A Wimbledon, en juillet, personne ne l’attendait de sitôt, cinq mois seulement après s’être fait opérer du coude. Lui-même était le premier surpris. « Notre plan était d’atteindre mon pic à l’US Open. C’est arrivé plus tôt et tant mieux. Mais c’est un processus qui prend du temps et qui n’est pas fini », a-t-il rappelé cette semaine.
Après son élimination par Marco Cecchinato en quart de finale de Roland-Garros, vexé comme jamais, il avait laissé entendre qu’il sécherait la saison sur gazon....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Discipline méconnue du tir à l’arc, le tir en campagne permet aux archers de pratiquer en pleine nature. Le Français Jean-Charles Valladont sera l’un des favoris des Mondiaux qui débutent mercredi 5 septembre.
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Tir à l’arc : les archers en campagne

Discipline méconnue du tir à l’arc, le tir en campagne permet aux archers de pratiquer en pleine nature. Le Français Jean-Charles Valladont sera l’un des favoris des Mondiaux qui débutent mercredi 5 septembre.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 07h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Décocher une flèche en montée ou en descente sur un terrain accidenté en direction d’une cible dont on ignore à quelle distance elle se situe. Sortir du carcan de la discipline olympique – terrain plat et cible inamovible à 70 mètres – pour arpenter les sous-bois, les clairières ou les contreforts escarpés. Les présentations sont faites avec le tir en campagne, l’une des disciplines confidentielles du tir à l’arc. Le « field », comme l’appellent les Anglo-Saxons, organise ses championnats du monde du 5 au 9 septembre à Cortina d’Ampezzo, station de ski des Dolomites, plus habituée à recevoir l’afflux des skieurs que la visite de ces Robin des bois.
Parmi eux, le Français Jean-Charles Valladont, vice-champion olympique à Rio, est l’un des rares archers de l’élite à pratiquer le tir en campagne. Il en est devenu champion du monde en 2012, avant de prendre la médaille d’argent en 2014 puis la médaille de bronze en 2016. Cette année encore, il sera l’un des deux grands favoris en compagnie de son rival américain, Brady Ellison.
Le Franc-Comtois raconte ce qui est pour lui un retour aux sources. « J’ai appris à tirer à l’arc en faisant du field dans mon petit club de Torpes (Doubs), à côté de Besançon. Notre entraîneur avait mis en place un petit parcours de sept cibles derrière le terrain classique. Quand je suis parti en pôle France, j’ai oublié cette discipline. On était formaté pour les JO, se souvient-il, En 2012, après mon échec à se qualifier pour les Jeux de Londres, j’ai décidé de m’y remettre à fond. Six mois plus tard, j’étais champion du monde à Val-d’Isère. »

Une épreuve de tir en campagne aux championnats du monde comprend trois parcours : un premier, le plus ardu, où l’on tire 24 cibles en ignorant les distances, un deuxième où on les connaît cette fois-ci et enfin, après un cumul de points, une phase traditionnelle de duels entre archers termine la compétition.
Un couloir entre deux arbres
« Même si aucun obstacle ne peut se trouver sur la trajectoire, il y a beaucoup de jeux d’effet d’optique. La cible peut par exemple se situer dans un couloir entre deux arbres avec 80 cm pour que la flèche passe, raconte Jean-Charles Valladont, qui apprécie cette discipline. Je suis chasseur et je vais un peu à la chasse à l’arc, ça fait partie de mes passions. Le field me remet un peu dans ce contexte. On se promène dans les bois ou en montagne. C’est une petite échappatoire. » 
Pour le vice-champion olympique, le tir en campagne est également idéal pour compléter sa formation d’archer. Il permet de développer sa polyvalence et son adaptation : « Ça reste du tir à l’arc, on fait le même geste mais dans des difficultés différentes. Cela permet de relativiser lorsque des fois on trouve qu’un terrain de la discipline olympique penche de quelques millimètres à droite… Celui qui a fait du field sera plus facilement à l’aise. »
Parent pauvre de ce sport, le tir en campagne ne compterait selon la Fédération française de tir à l’arc que 3 000 pratiquants sur ses 77 000 licenciés. Le champion Jean-Charles Valladont avance une explication terre à terre à ce relatif anonymat : « La place n’est pas un souci. Il y a toujours quelqu’un qui possède un bout de bois dans un village. Non, le souci c’est l’entretien, l’élagage. Il faut trouver les gens qui se chargent de maintenir le parcours en état. » 
La vice-présidente Catherine Pellen, ancienne championne du monde de la discipline, estime qu’il y a environ 300 clubs français sur les plus de 1 600 qui proposent cette activité. « Ce n’est pas forcément promu de partout. Si vous êtes dans un club où personne n’a jamais tâté du field, c’est difficile, reconnaît-elle, ce n’est pas oublié à la fédération. Le tir en campagne est présent sur le site de la fédération. On tente d’en assurer la promotion par diverses actions même s’il y a certainement beaucoup de choses à faire encore. » La fédération peut en tout cas compter sur un ambassadeur de choix, son vice-champion olympique Jean-Charles Valladont.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’ancienne escrimeuse a touché les limites de sa fonction et de la raison d’être de son ministère, une « super fédération » qui est, à l’évidence, un étage administratif de trop.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’ancienne championne du monde de natation a été nommée au gouvernement, mardi, après la démission de Laura Flessel.
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Roxana Maracineanu, symbole de la natation française et nouvelle ministre des sports

L’ancienne championne du monde de natation a été nommée au gouvernement, mardi, après la démission de Laura Flessel.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 20h27
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Enfant, Roxana Maracineanu s’est d’abord essayée à la gymnastique, dans sa Roumanie natale. Mais c’est dans les bassins de natation qu’elle s’est fait connaître en France, où elle a émigré avec ses parents à l’âge de 9 ans. A maintenant 43 ans, l’ex-nageuse vient d’être nommée à la tête du ministère des sports, mardi 4 septembre. Elle succède à une autre sportive de haut niveau, l’ancienne escrimeuse Laura Flessel, qui a présenté sa démission pour « raisons personnelles » — un départ en raison d’« ennuis fiscaux », selon Le Canard enchaîné.
A l’inverse de sa prédécesseure, Roxana Maracineanu prend ses fonctions après avoir déjà exercé un mandat politique : présente sur la liste socialiste, elle fut conseillère régionale d’Ile-de-France de 2010 à 2015. En 2011, par ailleurs, elle comptait parmi les soutiens de Martine Aubry lors de la primaire du PS en vue de la présidentielle.
Il y a deux mois, en juillet, la sportive avait déjà amorcé un rapprochement avec le gouvernement d’Edouard Philippe. Le premier ministre lui a confié une mission censée « proposer une amélioration notable des résultats de la formation à la nage » et éviter les accidents par noyade. Mme Maracineanu s’y emploie en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale et celui des sports, qu’elle rejoint aujourd’hui.
« Bel exemple d’intégration »
Titulaire d’une maîtrise en langues étrangères appliquées, mais reconvertie comme consultante à la télévision, la quadragénaire reste surtout associée à une médaille d’or. En 1998, à 22 ans, elle devint la première à apporter à la France un titre mondial en natation, dans l’épreuve de 200 m dos, à Perth, en Australie.
Une sportive née à Bucarest, naturalisée française, grandie en Alsace, et symbole d’un « bel exemple d’intégration », selon les mots du président Jacques Chirac, dans un entretien au quotidien sportif L’Equipe. « Faut-il donc être championne du monde de natation pour réussir son intégration à Mulhouse ? », ironise à l’époque le quotidien L’Alsace. 
Sans jamais céder aux tentatives de récupération, la sportive a toujours revendiqué avec fierté son parcours. Au sujet de ses parents, elle disait au Monde, dans un article publié en 1998 : « Ils ont continué à nous parler en roumain, à suivre l’actualité et la culture de la Roumanie. Jamais d’expression d’amertume. Jamais de phrases offensantes ou définitives sur le régime [de Nicolae Ceausescu] qu’ils avaient fui, malgré l’angoisse liée au sort du reste de la famille. » Et d’ajouter, reconnaissante : « C’est grâce à eux que j’ai aujourd’hui l’impression d’avoir deux pays, d’être riche de deux cultures. »
L’ancienne championne hérite à présent d’un ministère des sports qui paraît affaibli par des arbitrages budgétaires au rabais. Elle devra se projeter dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, à Paris.

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Dès 2001, un an après sa médaille d’argent aux JO de Sydney, alors encore en activité dans les bassins, Roxana Maracineanu défendait déjà l’intérêt d’une candidature parisienne en vue de 2008 — laquelle s’est soldée par un échec.
« Grâce à cette candidature, nous avons l’occasion d’accorder plus d’importance au sport dans la société, assurait-elle au Monde. (...) Etre élue ville olympique, c’est la promesse d’avoir de nouveaux équipements et pas seulement sportifs. » La voilà désormais sur le pont.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course.
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La « voie classique » vers le mont Blanc bientôt soumise à des quotas

Tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 06h45
   





                        



   


Surfréquentation, accidents, dégradations… Le mont Blanc souffre de sa popularité. Pour enrayer ces difficultés, la mairie de Saint-Gervais (Haute-Savoie) a annoncé, mardi 4 septembre, que son ascension par la voie « normale » serait réglementée dès l’été 2019 pour les alpinistes non accompagnés d’un guide.
« C’est une décision difficile mais une vraie bonne décision, car le mont Blanc n’est pas une course comme les autres. Elle se prépare », a commenté Jean-Marc Peillex, le maire de la commune, d’où s’étire la voie classique vers le géant alpin (4 810 mètres).
214 par jour
Les contours de cet encadrement restent à définir, mais le principe de cette réglementation a été acté par les partenaires concernés – peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix, Fédération française des clubs alpins et de montagne, préfecture de la Haute-Savoie et compagnies de guides, lors de réunions le 30 août et le 2 septembre.
Une autorisation ne pourrait être délivrée par l’office du tourisme de Saint-Gervais que si le ou les candidats à l’ascension sans guide peuvent justifier d’une réservation dans l’un des refuges situés sur l’itinéraire, de plus en plus prisé chaque année. Surtout, un quota de 214 alpinistes autorisés chaque jour à effectuer l’ascension pourrait être acté, a annoncé le maire de Saint-Gervais, confirmant une information du Dauphiné libéré.

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Selon le quotidien régional, chaque candidat devra déposer un dossier présentant son projet d’ascension afin de se voir déliver – ou non – un permis d’accès au mont Blanc et sa réservation aux refuges. Ce permis ne devrait pas devenir payant. « Ce n’est pas une sanction pour les alpinistes, mais simplement du bon sens : nous souhaitons que le nombre de personnes qui partent vers le mont Blanc corresponde au nombre de places disponibles dans les refuges », a justifié Jean-Marc Peillex.
Par ailleurs, le maire de Saint-Gervais a annoncé la possible création d’une « brigade blanche » chargée de faire respecter la nouvelle règlementation au départ du train menant au pied de l’ascension.
« C’est toute la chaîne de réservation, peu adaptée, qui va être revue et centralisée. Avec l’espoir que de nouvelles façons d’aborder le mont Blanc émergeront. »
Chamonix s’agace
L’annonce n’a pas fait que des heureux. La commune voisine, Chamonix, a tôt fait de regretter une décision « non concertée » qui va l’obliger « à prendre des mesures permettant [d’en] gérer les effets négatifs ». Eric Fournier, le maire de la ville, déplore que des « incivilités, inadmissibles et largement médiatisées » aient conduit à l’adoption d’une réglementation « sans que soient mesurées [ses] incidences et [ses] effets de bord sur les autres voies d’accès au sommet » sur lesquelles se reportent les alpinistes exclus de la voie normale.
Le toit de l’Europe, surfréquenté avec quelque 25 000 grimpeurs chaque année, a déjà fait l’objet de restrictions similaires provisoires. En juillet, lors de l’épisode de canicule, des quotas avaient été mis en place en réaction au dégel et à la chute de blocs de pierre.
La saison 2018 a été marquée par de nombreux incidents, dus notamment au nombre important d’alpinistes empruntant cette voie d’accès. Cet été, une mortalité record en montagne a été enregistrée. La situation devrait toutefois rapidement s’améliorer, puisque des premiers refuges devraient fermer pour l’hiver à partir de la mi-septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le capitaine de l’équipe de France de tennis, Yannick Noah, a dévoilé, mardi, la composition de l’équipe face à l’Espagne en fin de semaine prochaine, en demi-finale.
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Tennis : Benoît Paire et Julien Benneteau, surprises de Noah face à l’Espagne en Coupe Davis

Le capitaine de l’équipe de France de tennis, Yannick Noah, a dévoilé, mardi, la composition de l’équipe face à l’Espagne en fin de semaine prochaine, en demi-finale.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 16h06
    |

            Clément Martel








                        



   


Il avait « vraiment envie de jouer en Coupe Davis cette année, parce qu’elle sera morte l’an prochain » et l’a fait savoir, lors de l’US Open. Quelques jours après avoir été éliminé au deuxième tour du tournoi du Grand Chelem américain par Roger Federer, Benoît Paire a été entendu. Le 56e joueur mondial fait partie de la liste de joueurs dévoilée mardi 4 septembre par Yannick Noah pour affronter l’Espagne, en demi-finale de Coupe Davis (du 14 au 16 septembre à Lille).
« Benoît [Paire] a un profil intéressant par rapport à nos adversaires, a justifié le capitaine des Bleus en conférence de presse, il me tarde de travailler avec lui. » Le fantasque barbu du tennis hexagonal fera ses débuts sous les drapeaux aux côtés de Lucas Pouille, Richard Gasquet, Nicolas Mahut et Julien Benneteau, qui repousse sa retraite d’une quinzaine de jours. Adrian Mannarino, remplaçant, complète la sélection.
A Lille, les Français affronteront une sélection espagnole en ordre de marche, derrière Rafael Nadal et Pablo Carreño Busta (12e joueur mondial), quand bien même nombre d’observateurs doutent de la présence du numéro 1 mondial à Lille s’il poursuit son parcours à l’US Open. En contact avec Benoît Paire – jamais appelé en Coupe Davis et éjecté de l’équipe de France lors des Jeux olympiques de Rio en raison de son comportement – depuis quelques mois, Yannick Noah a mis en avant son « intérêt, sa motivation, et son envie de participer à l’aventure ».

La sélection de @NoahYannick pour la demi-finale de @DavisCup #FRAESP du 14 au 16 septembre :  @benoitpaire,… https://t.co/5PqBzTfv0y— FFTennis (@FFT)


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« Un été très difficile pour la plupart »
« Ce qui m’inquiète par-dessus tout c’est le gaucher espagnol [Nadal] », a martelé l’ancien vainqueur de Roland-Garros, assurant que son équipe – pourtant tenante du titre – n’est pas favorite face à l’armada espagnole (outre Nadal et Carreño Busta, le sélectionneur Sergi Bruguera a appelé Roberto Bautista Agut, 22e mondial, Feliciano Lopez, 63e, et Marcel Granollers, 107e). Avant de promettre que ses ouailles allaient « faire le maximum pour créer la surprise ». 
Dans leur antre du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, où ils ont été sacrés en 2017, les joueurs français devront oublier leur année compliquée pour se hisser en finale. Car pour la première fois depuis 1980, aucun Bleu ne s’est qualifié pour les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem. Entre les blessures (Tsonga) et les mauvais résultats, le tennis français est K.-O. debout.

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« Il y a eu un été très difficile pour la plupart, a reconnu Yannick Noah, avant de dresser une liste des maigres espoirs. J’ai le sentiment que [Lucas Pouille] est en train de remonter la pente. Pour Richard [Gasquet], ça dépend de son état physique… Une chose est certaine, les gars sont très motivés par ce match. »
Le « never ending tour » de Julien Benneteau se prolonge
Concernant l’appel – surprise – du néoretraité des courts, Julien Benneteau, Yannick Noah a précisé que son « premier choix était de faire venir Pierre-Hugues [Herbert] », un pilier de l’équipe française. Mais, blessé aux ischio-jambiers, l’Alsacien doit être arrêté quinze jours, d’où le rappel de Benneteau. Une ultime parenthèse avant que ce dernier remise ses raquettes pour prendre en main la destinée de l’équipe de France féminine de tennis.
« C’est un petit clin d’œil du destin, il va avoir la possibilité de jouer à nouveau sur ce court », a souligné Noah. L’an passé, le vétéran, au sortir d’un automne de feu (finale au Masters 1000 de Paris notamment) avait été laissé hors du groupe in extremis, et n’avait pas retenu ses larmes de dépit lors de La Marseillaise d’ouverture de la finale. S’il n’est pas assuré de disputer la demi-finale face à l’Espagne, le Bressan fait figure de favori pour le double, au côté de Nicolas Mahut. « L’équipe aujourd’hui, c’est Mahut-Benneteau », a confirmé Yannick Noah.
Des anciens revanchards, un nouveau, des décolorés (Richard Gasquet a rejoint Benoît Paire dans cette fantaisie capillaire) et un numéro un français dont l’attachement à la Coupe Davis n’est plus à démontrer, voilà donc l’escouade sélectionnée par Yannick Noah pour espérer se hisser dans la dernière finale de la Coupe Davis.
La réforme de la compétition, votée au cours de l’été en dépit de l’opposition de nombreux joueurs, français en tête, prévoit le déploiement de la nouvelle formule l’an prochain. « On va en profiter, la grande majorité du public français et des joueurs soutenait l’épreuve telle qu’elle est aujourd’hui, a rappelé Noah. La suite on verra. On va jouer contre une équipe fantastique, on ne pouvait pas rêver mieux pour une demi-finale. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Elle n’a pas su imprimer sa marque au sein du gouvernement, dont elle a démissionné. Elle sera remplacée par l’ex-nageuse Roxana Maracineanu.
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Remaniement : Laura Flessel quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée

Elle n’a pas su imprimer sa marque au sein du gouvernement, dont elle a démissionné. Elle sera remplacée par l’ex-nageuse Roxana Maracineanu.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h38
    |

            Clément Guillou et 
Adrien Pécout








                        



   


Laura Flessel peut au moins se dire qu’elle aura porté chance : en moins de cinq cents jours au ministère des sports, l’ancienne escrimeuse aura vu la France remporter l’organisation des Jeux olympiques 2024, de la Coupe du monde de rugby 2023, et son équipe de football gagner la Coupe du monde. Mais le bilan de l’éphémère ministre des sports est surtout celui des autres. Sa propre action est restée limitée, le poids du ministère s’est réduit et, sur les quelques sujets majeurs où elle s’est engagée, elle était contestée par le monde sportif.

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Une ministre populaire
En annonçant sa démission, mardi 4 septembre, pour « raisons personnelles » – une décision qui pourrait être liée à sa « situation fiscale », a fait savoir une source proche du dossier, confirmant des informations du Canard Enchaîné et de Mediapart – la double championne olympique a voulu choisir sa sortie, un jour de remaniement. Elle sera remplacée par une autre ancienne championne, la nageuse Roxana Maracineanu.
En une semaine, après le départ tonitruant de Nicolas Hulot du ministère de la transition écologique et solidaire, le gouvernement d’Edouard Philippe a perdu ses deux ministres les plus identifiés par les Français, et ceux dont l’action était jugée la plus positivement dans les enquêtes d’opinion. Dans le dernier baromètre de popularité de l’IFOP, réalisé au début de juillet, le ministre de l’écologie bénéficiait de 64 % d’opinions favorables, et la ministre des sports, de 51 %.

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Budget en baisse
Dans le monde du sport, le bilan de Laura Flessel n’est pas jugé avec la même bienveillance. Elle venait d’avaler une nouvelle couleuvre avec la lettre de cadrage pour le budget 2019, révélée mardi matin par L’Equipe : selon ces prévisions budgétaires, que le ministère ne confirme pas, l’enveloppe des sports sera en baisse de 6,2 % par rapport à 2018, passant ainsi de 480,7 millions à 450,6 millions d’euros.
Le budget 2018 avait été annoncé en baisse de 7 % par rapport à l’année précédente mais n’avait finalement que très peu diminué, grâce à une rallonge votée au Parlement.
L’Etat entend par ailleurs continuer de plafonner le montant de la taxe Buffet (sur les droits de retransmission télévisée, les opérateurs de paris sportifs et la Française des jeux) reversé au Centre national pour le développement du sport (CNDS).
Il en a ponctionné la moitié en 2018, suscitant une colère noire du président du Comité olympique français, Denis Masseglia, qui évoquait la semaine dernière un « hold-up » inédit et a annoncé mardi le lancement d’une pétition nationale du monde du sport pour récupérer cet argent.

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Retour dans le monde associatif
La nouvelle baisse annoncée du budget pour 2019 n’a rien à voir avec la démission de Mme Flessel, assure-t-on dans son entourage. L’ancienne sportive, âgée de 46 ans, souhaiterait retourner à des activités associatives. « C’est pour retrouver des engagements passés, justement tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale, que je prends aujourd’hui la décision de poursuivre mon action par d’autres voies », précise-t-elle dans son communiqué. Le texte ne laisse paraître aucune acrimonie vis-à-vis d’Emmanuel Macron ni d’Edouard Philippe, qui n’ont pas facilité sa tâche de ministre.
« Je n’aime pas perdre !, disait-elle au Monde en mai 2017, quelques semaines après sa nomination. Je pressens qu’il y aura des coups bas. Mais je vais discrètement enfiler ma veste blanche et mon masque. Et m’armer d’une épée… invisible. » L’épée invisible aura souvent été bien inutile face aux impératifs budgétaires et aux objectifs politiques de l’Elysée.
« Elle n’a aucun problème ni avec le président de la République ni avec le premier ministre. Elle est très heureuse de son année », assure-t-on au ministère, tout en expliquant que la décision de quitter le gouvernement « est venue d’elle ». « Elle veut reprendre sa liberté : c’est une femme de la société civile, pas une femme politique. »
Cela s’est vu lors de ses nombreuses apparitions publiques, où, le nez dans ses fiches, elle peinait à énoncer clairement ses discours. Dans ses sorties médiatiques, où elle multipliait les phrases alambiquées et donnait à voir un manque de maîtrise des dossiers. Dans ses négociations avec Bercy, l’Elysée ou Matignon, face à qui elle était insuffisamment armée et mal entourée.
En novembre 2017, une déclaration avait aussi étonné, sinon choqué : jusque-là restée discrète sur le sujet, elle avait soutenu que la question des violences sexuelles n’avait pas atteint le monde du sport et s’était arrêtée aux autres domaines de la société. « Non, il n’y a pas d’omerta dans le sport », assurait-elle à L’Express. 

Froome sifflé sur le Tour de France : "J'appelle à respecter tous les cyclistes" dit Laura Flessel, la ministre des… https://t.co/ZBn5yrUzap— franceinfo (@franceinfo)


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« Elle s’est impliquée totalement dans sa mission, à 200 %, salue, pour sa part, l’ancienne présidente du Centre national pour le développement du sport (CNDS) Béatrice Barbusse (2015-2017). Elle s’est déplacée à plusieurs reprises pour dire son engagement dans la lutte contre l’homophobie, le sexisme, le racisme. A son débit, je retiens la baisse très conséquente du budget du ministère des sports et du CNDS. »
Perte d’influence du ministère
En seize mois, Laura Flessel a eu le temps de faire voter la loi olympique devant le Parlement, consistant à inscrire dans le droit les promesses faites au Comité international olympique de mener une campagne de communication contre les discriminations, et d’engager une poignée de chantiers : celui des « maisons sport-santé », à un stade embryonnaire, mais surtout celui de la réforme de la gouvernance du sport français.
Objet d’un bras de fer au premier semestre entre Laura Flessel et Denis Masseglia, l’Agence nationale du sport sera créée au début de 2019. Elle sera constituée d’un pôle affecté à la haute performance et d’un autre concentré sur le développement du sport pour tous. Selon un rapport remis en juillet à la ministre, l’enveloppe nécessaire oscillerait entre 300 millions et 400 millions d’euros.
Désormais officiellement réconcilié avec la ministre, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a fait applaudir cette dernière, mardi en ouverture d’une conférence de presse : « Si on en est aujourd’hui à une évolution du modèle sportif français comme on n’en a jamais vu depuis soixante ans, c’est aussi à son action qu’on le doit. »
La composition de la future Agence nationale du sport, qui donne autant de poids au ministère qu’au CNOSF et aux collectivités territoriales – sans oublier les acteurs économiques, également impliqués –, laisse augurer d’une possible disparition du ministère à l’avenir et d’un recentrage de l’Etat sur le sport de haut niveau, comme le préconise le rapport Comité action publique 2022 commandé par le gouvernement et rendu public en juillet par le syndicat Solidaires.
Un scénario que Laura Flessel n’a pas semblé combattre, se voyant dépossédée de la préparation concrète des Jeux olympiques 2024 par un délégué interministériel (l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée Jean Castex) et se laissant aller à cette confidence à l’Assemblée nationale, le 19 juillet : « Je l’assume, ce n’est pas le rôle de l’Etat de financer durablement les clubs. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’ancienne escrimeuse, nommée ministre en mai 2017, évoque des « raisons personnelles » pour expliquer son départ. Un remaniement est attendu dans la journée.
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Remaniement : Laura Flessel, la ministre des sports, démissionne

L’ancienne escrimeuse, nommée ministre en mai 2017, évoque des « raisons personnelles » pour expliquer son départ. Un remaniement est attendu dans la journée.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h20
   





                        



   


La ministre des sports, Laura Flessel, a annoncé son départ du gouvernement, mardi 4 septembre. L’ancienne escrimeuse, double championne olympique, évoque dans un communiqué des « raisons personnelles » pour expliquer ce départ.
Après seize mois à « poser les bases d’une refonte profonde du modèle sportif français, notamment de sa gouvernance » et « une année sportive exceptionnelle, avec l’attribution des Jeux de 2024, de la Coupe du monde de rugby 2023, des victoires nombreuses dont celle emblématique de notre équipe de France de football », elle dit souhaiter « retrouver des engagements passés, tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale ».

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Une ministre populaire, un bilan critiqué
Cette décision survient alors qu’un remaniement du gouvernement est attendu dans la journée, notamment après la démission de Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, la semaine dernière. Il s’agit d’une nouvelle démission d’une personnalité issue de la « société civile » – et la deuxième plus populaire du gouvernement après Nicolas Hulot.
Son bilan à la tête du ministère est toutefois critiqué. Plongée dans ses fiches lorsqu’elle est amenée à prononcer des discours, la quintuple médaillée olympique d’escrime s’est aussi distinguée par plusieurs sorties maladroites, voire incompréhensibles, dans les médias. Ses prises de position dans la foulée de l’affaire Weinstein, écartant la possibilité d’une « omerta dans le sport », ont paru en décalage avec les débats du moment.
Elle a également connu des arbitrages défavorables avec des baisses importantes du budget (passé de 520 à 348 millions d’euros entre 2017 et 2018), une tendance qui devrait se poursuivre en 2019.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Suisse aux vingt couronnes en Grand Chelem s’est incliné, lundi soir à New York, face au 55e joueur mondial, l’Australien John Millman, en quatre sets.
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Sorti en huitièmes de finale de l’US Open, Federer « n’arrivait pas à trouver de l’air »

Le Suisse aux vingt couronnes en Grand Chelem s’est incliné, lundi soir à New York, face au 55e joueur mondial, l’Australien John Millman, en quatre sets.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 07h27
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 09h06
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Après un premier set expédié 6-3 en une demi-heure, on pensait que Roger Federer ne ferait qu’une bouchée du modeste John Millman, 55e joueur mondial, en huitièmes de finales de l’US Open, lundi 3 septembre à New York. C’était sans compter sur l’audace de l’Australien et surtout sur un agent perturbateur sous-estimé : le taux d’humidité, de plus de 80 % lundi soir. Les deux eurent finalement raison du numéro deux mondial, battu 6-3, 5-7, 6-7, 6-7.
Jamais de mémoire avait-on vu le Suisse autant transpirer. Mais, dans la nuit new-yorkaise, Federer a donné des signes anormaux de détresse : le regard dans le vide, il a changé régulièrement de tee-shirt aux changements de côté, réclamé sa serviette après chaque point, et a même fini par se faire apporter un petit ventilateur devant sa chaise. Il n’a toutefois pas demandé à bénéficier de la pause de dix minutes accordée aux joueurs entre le 3e et le 4e set en vertu de la extreme heat policy.
Sur le court, le fantôme du Suisse
Le début du deuxième set a signé le début de la fin pour le quintuple vainqueur du tournoi après une entrée en matière convaincante qu’ont pu apprécier Stan Smith et l’ancien président Bill Clinton : 8 balles de break sauvées, quatorze minutes de jeu, quatre doubles fautes (dix au total) et surtout, un pourcentage de premières balles tombé à… 31 %.
Le Suisse a fini par remporter son jeu de service, mais le sursis n’a pas duré. Le court Arthur-Ashe était plein mais les 24 000 spectateurs anormalement calmes, saisis tant par la chaleur que par le scénario qui se jouait sous leurs yeux.
Lors de ses trois premiers matchs, Federer, 37 ans, était celui qui avait fait la meilleure impression dans le tableau. Face à Yoshihito Nishioka, Benoît Paire puis Nick Kyrgios, il avait à chaque fois plié l’affaire en moins de deux heures, sans perdre un set ni être poussé au tie-break.
Contre l’Australien Kyrgios, il s’était même permis d’épater la galerie, réussissant à ramener une balle courte croisée en contournant le filet, impossible à exécuter pour le commun des mortels.

Are
......You
............Serious?

@rogerfederer delivers the shot of the tournament!

— usopen (@US Open Tennis)


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Cette fois, Federer n’a été que l’ombre de lui-même, produisant du déchet à la pelle : un nombre démesuré de fautes directes (77 sur l’ensemble du match), des revers boisés, des smashs finissant dans le filet, des amorties grossières et surtout, un service méconnaissable.
« Il faisait très chaud cette nuit, je n’arrivais pas à trouver de l’air, et je ne sais pas trop pourquoi, j’ai souffert dans ces conditions, je suais de plus en plus à mesure que le match avançait, c’est l’une des premières fois que ça m’arrive. Et de son côté, John [Millman] a mieux su gérer ces conditions », a expliqué le Suisse en conférence de presse, à 2 heures du matin passées.
« Je me sens un peu coupable »
De l’autre côté du filet, John Millman a semblé en effet insensible à la moiteur, particulièrement lucide et sans le moindre complexe, lui qui n’avait jamais battu un membre du Top 10. « Peut-être qu’il vient d’un des endroits les plus humides de la Terre, Brisbane… », a plaisanté sa victime du jour.
« Je n’ai jamais joué quelqu’un en fonction de sa réputation et malgré l’environnement légèrement intimidant, je me suis senti de mieux en mieux dès le deuxième set », a expliqué l’Australien de 29 ans, conscient que son adversaire n’avait pas évolué « à son meilleur niveau. Je me sens en quelque sorte un peu coupable… ».
En tribunes, Mirka Federer (son épouse) et Anna Wintour (rédactrice en chef du magazine Vogue) préféraient souvent fermer les yeux et les supporteurs du Suisse se prenaient constamment la tête entre les mains. Ils se mirent à donner de la voix pour que le Suisse reste en vie dans le 3e set, puis en début de quatrième set, mais leur soutien ne fut pas récompensé : après un dernier coup droit mal évalué, et 3 h 35 de jeu, le numéro deux mondial s’avouait vaincu.
Le choc annoncé contre Novak Djokovic en quart de finale n’aura donc pas lieu. En débarquant à New York, John Millman n’avait jusque-là jamais dépassé le 3e tour en Grand Chelem. « Pensez-vous pouvoir réitérer votre exploit face à Djokovic ? », lui a demandé un journaliste. L’Australien ne s’est départi ni de sa hardiesse ni de son sourire : « Bien sûr, et pourquoi pas ? Je crois que c’est faire injure à ma personne si j’arrive sur le court sans croire en moi. »

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Ligue 1 : Ne tirez plus sur Kostas Mitroglou

L’attaquant de Marseille, souvent moqué, a été l’un des grands artisans de la victoire obtenue à Monaco. Le Grec mérite mieux que la caricature qu’on en fait, estime notre journaliste Maxime Goldbaum.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 19h09
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Chronique. Ne postulez plus pour le poste de « grantatakan » à l’Olympique de Marseille, Kostas Mitroglou a accepté le job et ajouté quelques alinéas dans son contrat. Souvent critiqué, voire moqué, depuis son arrivée la saison passée, lors des dernières minutes du mercato, l’attaquant grec a prouvé pendant le match victorieux de l’OM à Monaco (3-2) qu’il pouvait être l’avant-centre requis pour permettre à son équipe de décrocher le Graal, à savoir la deuxième place du championnat de Ligue 1 derrière le Paris-Saint-Germain.
Dimanche, il a été, pour sa première titularisation de la saison, l’un des grands artisans de la victoire olympienne à Monaco, lors de l’affiche de la quatrième journée. Un double événement : les Marseillais ne s’étaient pas imposés sur le Rocher depuis 2010 et n’avaient battu aucun des trois cadors de L1 (PSG, Monaco et Lyon) depuis trois saisons.
Omniprésent en première période, précis et utile dans le jeu dos au but, affûté physiquement, se procurant plusieurs occasions, Mitroglou a logiquement ouvert le score de la tête, son point fort, juste avant la pause. L’ancien de Benfica a battu par la même occasion un record personnel sous le maillot de l’OM, en terminant la rencontre avec 40 ballons touchés, 1 but marqué pour 5 tirs, dont 3 cadrés. Le Grec a sans doute effectué sa meilleure prestation depuis son arrivée à l’OM, dans la continuité d’une fin de saison plutôt réussie.
« Brandao en moins bon »
Lors de sa première année sur la Canebière, Mitroglou a inscrit 13 buts, dont 9 en championnat pour 19 matchs disputés. Un ratio qui n’a rien d’affolant, mais loin d’être infamant. S’il ne sera jamais l’attaquant fuoriclasse rêvé par les supporteurs phocéens, il peut largement être celui qui inscrira une quinzaine de buts en championnat de France, au sein d’une équipe qui compte plusieurs joueurs capables de se muer en buteurs.
Oui, mais voilà, Mitroglou traîne comme un boulet son arrivée « sur le gong » lors du mercato 2017. Le transfuge de Benfica est alors présenté comme un « achat panique », pour une somme (estimée à 27 millions d’euros avec bonus) sans doute supérieure aux prix du marché. Ses premières prestations insipides font le bonheur des réseaux sociaux, chauffés à blanc par certains consultants qui moquent très vite son inefficacité devant le but, mais aussi sa gestuelle, peu académique, faisant fi de ses deux précédentes bonnes saisons au Benfica Lisbonne (36 buts marqués dans le championnat portugais).
« Mitroglou ? C’est juste pas possible, c’est Brandao en moins bon. C’est un joueur de quatrième division de district […]. Il a signé pour quatre ans Mitroglou ? Ils ont payé 15 millions d’euros pour 50 % du joueur ? C’est pour ça, ils ont eu 50 % du joueur. Il fallait le dire dès le départ, ils ont pris le pied droit alors qu’il est gaucher », avait lancé la saison dernière Christophe Dugarry, consultant pour RMC.
Une analyse à l’emporte-pièce quand on sait que le Grec avait tout juste débarqué et que certains joueurs, attaquants de surcroît, peuvent mettre un certain temps à s’adapter au contexte marseillais. Jean-Pierre Papin, en provenance de Bruges, avait bien été surnommé « J’en peux plus » lors de ses débuts à l’été 1986, avant de devenir l’idole du Vélodrome. André-Pierre Gignac peut aussi en témoigner, moqué pendant deux saisons pour son léger embonpoint et son goût prononcé pour les fast-foods. Aujourd’hui, les supporteurs évoquent son souvenir avec des trémolos dans la voix.
Aile de pigeon
Bien campé dans ses certitudes, Stéphane Guy, commentateur sur Canal+, spécialiste es ricanements, pourfendeur en chef de Mitroglou, a ainsi qualifié, lors du match face à Monaco, de « remise peu académique » l’aile de pigeon réussie par le Grec à la réception d’une passe de 80 mètres. Un geste technique assez complexe à réaliser (n’essayez pas ça chez vous) et qui aurait sans nul doute déclenché un orgasme verbal du commentateur si Mitroglou avait été Brésilien.
Après avoir tenté jusqu’aux ultimes moments du mercato de rapatrier Mario Balotelli de Nice, les dirigeants phocéens ont finalement investi le pactole amassé par la vente de Zambo Anguissa à Fulham (30 millions d’euros) sur un autre milieu de terrain, le Néerlandais Strootman. « On a Mitroglou et Germain en pointe, ce qui nous a permis de mettre 122 buts toutes compétitions confondues. Si on reproduit ça, on sera sur le podium. On a besoin d’un milieu et pas d’un attaquant », avait assuré aux journalistes l’entraîneur de l’OM, Rudi Garcia, à la fin du mois d’août.
Avec ces deux seuls attaquants de pointe dans son effectif, le technicien aura sans doute du mal à rendre son équipe compétitive sur la durée, et dans toutes les compétitions qui figurent au programme de l’OM cette saison. Le propriétaire du club, Franck McCourt, devra sans doute sortir à nouveau son chéquier si son équipe venait à se qualifier pour la prochaine Ligue des champions. Mais en attendant, Kostas Mitroglou a toutes les compétences requises pour permettre à l’OM de franchir ce palier.



                            


                        

                        

