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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Le numéro un mondial de la vidéo à la demande par abonnement installe son premier studio de production hors des Etats-Unis, en Espagne.
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Netflix débarque à Madrid et mise sur les contenus en espagnol

Le numéro un mondial de la vidéo à la demande par abonnement installe son premier studio de production hors des Etats-Unis, en Espagne.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 06h47
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Profitant de l’immense popularité que rencontre la série espagnole La Casa de Papel, c’est à Madrid que Netflix va installer son premier studio de production hors des Etats-Unis. Un choix qui obéit à la double stratégie adoptée par le leader mondial de la vidéo à la demande par abonnement : miser de plus en plus sur les contenus originaux, tout en répondant aux demandes locales de ses près de 130 millions d’abonnés.
La décision de la plate-forme américaine de bâtir ce studio est liée à « la tradition de création innovante » de l’Espagne, avait déclaré le vice-président des programmes internationaux, Erik Barmack, le 24 juillet, dans un communiqué. Elle témoigne également de « l’attachement [de Netflix] à la création de contenus originaux à travers l’Europe ».
Le nouveau site va être installé au cœur de la Ciudad de la Tele (« la Cité de la télévision »), située à Tres Cantos, dans la banlieue nord de Madrid ; un gigantesque projet lancé en juillet 2017 par la société de production espagnole Secuoya : 20 millions d’euros d’investissement pour 20 000 mètres carrés d’installations audiovisuelles, dont trois plateaux de tournage. « Nous voulons devenir un grand hub de productions en langue espagnole », souligne Raúl Berdonés, le président de Secuoya.

Pour l’Espagne, cela sonne comme une consécration en tant que pôle de création de Netflix, qui a connu son plus grand succès en espagnol avec La Casa de Papel. Cette série, qui narre le braquage de la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre de Madrid, est devenue un phénomène mondial inattendu.
« Globaliser les contenus »
Lancée en 2017 sur la chaîne espagnole Antena 3 et reprise discrètement par Netflix, elle a suscité un enthousiasme considérable, devenant, en l’espace de quelques mois, la série non anglophone la plus vue de l’histoire de la plate-forme. Certains jours, au printemps, la série a même été la plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Le journal a été placé en procédure de sauvegarde afin de geler provisoirement sa dette.
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Le quotidien d’extrême droite « Présent » tente d’éviter la faillite

Le journal a été placé en procédure de sauvegarde afin de geler provisoirement sa dette.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h17
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Présent, le seul quotidien d’extrême droite en France, va-t-il disparaître ? « Si on surmonte les difficultés actuelles, Présent est increvable », assure Francis Bergeron, son patron. Mais dans l’immédiat, alors même que l’extrême droite obtient des scores électoraux spectaculaires en Europe, la publication fondée en 1982 par un petit groupe de catholiques traditionalistes se trouve en péril. Déficitaire, menacé de dépôt de bilan, le journal « patriote et catholique » vient d’appeler les juges à la rescousse.
A la demande de ses dirigeants, la société éditrice a été placée en sauvegarde par le tribunal de commerce de Paris le 8 août. Cette procédure permet à la PME d’échapper provisoirement à ses créanciers, qui ne peuvent plus exiger le remboursement des dettes. « C’est une démarche d’anticipation, on gèle le passif avant d’en arriver à une possible cessation des paiements », explique un juriste.
Une affaire d’idées, de personnes et d’argent à la fois. L’origine des turbulences actuelles remonte à 2014. Présent traverse à l’époque une grave crise. Alors que les pertes s’accumulent, une partie de l’équipe historique quitte la maison. Six rédacteurs attaquent le journal aux prud’hommes. Certains invoquent un changement de ligne éditoriale, qui glisse du traditionalisme catholique vers un soutien plus marqué au Front national.
L’addition des prud’hommes
Quatre ans plus tard, la justice a commencé à trancher. Un premier journaliste, Rémi Fontaine, a obtenu gain de cause. Cinq autres décisions sont attendues sous peu. A la clé, une facture qui pourrait être élevée. « Le seul licenciement de Rémi Fontaine, qui était là depuis le premier numéro, risque de nous coûter 212 000 euros, évalue M. Bergeron, une figure de l’extrême droite. Si nous avions dû verser cela d’un coup, c’était la liquidation assurée pour un petit journal comme le nôtre. » Surtout avec les prélèvements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Depuis 2012, afin de piéger des médias, un enseignant et activiste italien annonce sur le réseau social la mort de personnalités.
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Tommasso Debenedetti, « tueur en série » de célébrités sur Twitter

Depuis 2012, afin de piéger des médias, un enseignant et activiste italien annonce sur le réseau social la mort de personnalités.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 06h35
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


L’agence de presse Associated Press, France Inter ou encore le renommé New York Times sont tombés, jeudi 30 août, dans le piège tendu par l’activiste italien Tommasso Debenedetti.
Sur un compte Twitter usurpant l’identité de la ministre de la culture grecque, Myrsini Zorba, il a annoncé la mort du cinéaste français d’origine grecque Costa-Gavras. Prenant cette information pour argent comptant, ces trois médias et des centaines d’autres ont aussitôt annoncé la disparition du réalisateur de Z et de L’Aveu, contraint de se rendre à la télévision pour prouver qu’il était bel et bien vivant. Un nouveau fait d’armes pour l’activiste, qui n’en est pas à son coup d’essai.
Fausses interviews et fausses morts
Tommasso Debenedetti était, jusqu’en 2012, un instituteur lambda travaillant ponctuellement pour des quotidiens régionaux à travers l’Italie. Sa carrière prend toutefois un tournant quand il est démasqué par l’écrivain américain Philip Roth, qui l’accuse de lui avoir prêté des propos, dans le journal Liberto, qu’il n’a jamais tenus.
Tommasso Debenedetti avoue alors la tromperie, affirmant même avoir publié des fausses interviews de soixante-dix personnalités, parmi lesquelles figurent des écrivains américains mais aussi le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, l’ex-dirigeant de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev ou encore le dalaï-lama. « Je voulais montrer la faiblesse des médias en Italie », se justifiait-il au Guardian en 2012, dénonçant « l’absence de vérification des journaux italiens ».
Démasqué, l’instituteur se tourne vers Internet et particulièrement Twitter. Le réseau social va devenir son nouvel outil d’expérimentation, avec toujours pour but de dénoncer l’attitude des médias. En 2012, M. Debenedetti annonce sur un prétendu compte du cardinal Tarcisio Bertone la mort du pape Benoît XVI, une des premières personnalités d’importance ciblées par celui qui se présente comme journaliste. Par la suite, le dirigeant cubain Fidel Castro, le cinéaste espagnol Pedro Almodovar, la prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch, l’écrivaine britannique J. K. Rowling et même le dictateur syrien Bachar Al-Assad seront victimes du clavier de M. Debenedetti.
Dénoncer l’instantanéité de l’information
L’activiste italien, qui dit enseigner la littérature à Rome, utilise systématiquement le même mode opératoire pour piéger les médias avec ses fausses informations. Il crée d’abord un compte Twitter au nom d’une personnalité publique, tweete avec ce compte, créant l’illusion que celui-ci est le vrai, puis y annonce soudainement la mort d’une personnalité proche de la personne dont l’identité a été usurpée. Le professeur attend ensuite que la fausse information soit reprise par les médias nationaux et internationaux, puis publie sur le même compte un tweet dévoilant la supercherie, prenant soin à chaque fois de signer ses canulars.
Comme il le confiait à l’AFP en 2013, ces « jeux » et « plaisanteries » ont pour objectif de « montrer que Twitter est devenue une agence de presse… et la moins fiable au monde », tout en invitant les journalistes « à être plus prudents et à procéder à toutes les vérifications nécessaires ». A ceux qui lui reprochent de causer un préjudice aux personnalités qu’il enterre numériquement, M. Debenedetti déclarait en 2013 ne s’en « prendre qu’à des personnalités de premier plan qui ont tout à fait les moyens de démentir très vite ».
L’activiste martèle qu’il « n’est pas un escroc », déclarant qu’il « ne souhaite pas que ses mensonges aillent au-delà de la bulle médiatique ». Si la ruse employée par l’instituteur a de nouveau fonctionné, la méthode employée est paradoxale. En diffusant de fausses informations pour dénoncer la recherche constante de rapidité des médias au détriment de la vérification et du recoupement des sources, Tommasso Debenedetti prend le risque de tromper les lecteurs dans un contexte où la défiance du public envers les médias s’accentue. Ne faisant l’objet d’aucune poursuite judiciaire de la part des personnalités qu’il a « tuées » prématurément, le professeur italien devrait essayer une nouvelle fois de piéger les médias avec ce type d’annonce.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le groupe de médias tchèque Czech Media Invest, qui a racheté « Marianne » en juillet, a également annoncé l’arrive de Laurent Valdiguié, ancien grand reporter au « Journal du dimanche » et à « Ebdo ».
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Natacha Polony va diriger l’hebdomadaire « Marianne »

Le groupe de médias tchèque Czech Media Invest, qui a racheté « Marianne » en juillet, a également annoncé l’arrive de Laurent Valdiguié, ancien grand reporter au « Journal du dimanche » et à « Ebdo ».



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 15h37
   





                        



   


La journaliste Natacha Polony fait son retour à Marianne en devenant directrice de la rédaction, a annoncé l’hebdomadaire lundi 3 septembre. Le groupe de médias tchèque Czech Media Invest, qui a racheté Marianne en juillet, a également annoncé l’arrivée de Laurent Valdiguié, ancien grand reporter au Journal du dimanche et à Ebdo.
La rédactrice en chef du site, Delphine Legouté, est nommée « directrice de la transition numérique ». « Marianne se réjouit de l’arrivée de Natacha Polony dans un hebdomadaire qu’elle connaît bien et qu’elle va enrichir de son talent, de ses idées et de son énergie et de celle de Laurent Valdiguié, qui devra donner un nouveau souffle au journalisme d’investigation dans les pages du journal », fait savoir l’hebdomadaire dans un communiqué.
Chroniqueuse dans « On n’est pas couché »
Après des débuts à l’éducation à Marianne, de 2002 à 2009, puis au Figaro, Natacha Polony, 43 ans, s’était fait connaître du grand public comme chroniqueuse d’« On n’est pas couché » sur France 2, LCI, Paris Première ou encore Sud Radio.
Natacha Polony a également fondé en 2015 son propre laboratoire d’idées, le Comité Orwell, puis a lancé en 2017 sa propre Web TV, Polony TV.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Les virulents débats entre ayants droit et multinationales concernent un partage plus équitable de la valeur et une juste rémunération des créateurs.
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Ce que propose concrètement la directive européenne « copyright »

Les virulents débats entre ayants droit et multinationales concernent un partage plus équitable de la valeur et une juste rémunération des créateurs.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 19h23
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Comme nombre d’autres textes bruxellois, le projet de directive « copyright » est difficilement lisible pour le grand public : plutôt long (24 articles), très complexe, il a été maintes fois amendé, au Conseil (par les Etats membres) puis au Parlement européen, depuis la version initiale proposée par la Commission en septembre 2016.
Et toutes les versions de travail ne sont pas publiques. Mais depuis deux ans, les débats, virulents, entre ayants droit et plates-formes du Web se sont concentrés sur deux articles : les 11 et 13. Et pour cause.

        Notre récit sur les débats et les enjeux :
         

          A Bruxelles, l’intense guerre des lobbys autour de la directive « copyright »



L’article 11
Il propose de conférer aux éditeurs de presse un « droit voisin » des droits d’auteur, ces derniers n’étant pour l’heure pas reconnus comme des titulaires de droits, et le droit d’auteur étant peu opérant pour la presse, puisqu’il ne protège que des contenus considérés comme « originaux ». Dotés de ces « droits voisins », les éditeurs peuvent théoriquement réclamer des droits aux plates-formes proposant un lien hypertexte vers leurs contenus, dès lors qu’il signale un titre suivi d’un court extrait, par exemple.
A en croire la Commission, qui a produit ces chiffres en 2016 au moment de proposer la directive, 57 % des internautes accèdent aux articles de presse par les réseaux sociaux, les agrégateurs d’information ou les moteurs de recherche.
Les opposants au texte, menés au Parlement européen par l’Allemande Julia Reda, dénoncent ce que la seule représentante dans l’hémicycle du parti Pirate (affiliée aux Verts), appelle une « link tax » (un impôt sur les hyperliens). Elle assure aussi que ce nouveau droit voisin constituerait une atteinte à la liberté d’expression pour les blogueurs par exemple. En outre, avance l’élue, l’Espagne et l’Allemagne, qui ont introduit le principe d’une rémunération pour les reprises d’extraits d’articles, ont constaté l’échec de ces mesures.
Faux, insistent les partisans du texte – les éditeurs, bien sûr, et la Commission –, « la directive ne va pas bannir les hyperliens, contrairement à ce qui est souvent prétendu dans le débat public », souligne Nathalie Vandystadt, porte-parole de l’institution. Le droit voisin octroyé aux éditeurs n’implique pas qu’ils vont exiger une rémunération pour chaque lien. « Nous n’allons pas introduire de taxe sur l’hyperlien », assure au Monde Fabrice Fries, le PDG de l’AFP. « Les droits voisins seront perçus exclusivement auprès des plates-formes de partage, c’est un champ bien délimité », ajoute le dirigeant.

        Lire aussi :
         

                Accorder à la presse des « droits voisins » en ligne : une question de vie ou de mort



L’article 13
Il stipule, dans la version initiale de la Commission, que les plates-formes diffusant des contenus téléchargés par les internautes « prennent des mesures […] appropriées et proportionnées » pour faire respecter leurs accords avec les titulaires de droits, dès lors que les contenus téléchargés reproduisent des œuvres ou des objets protégés par le copyright. Ces plates-formes sont donc tenues de conclure des contrats de licence avec les titulaires de droits, puis de faire respecter ces contrats.
Les détracteurs du texte, à commencer par l’association des plates-formes Edima (Google, Facebook, eBay…), crient à la « censure de l’Internet », pointent le danger qu’il y aurait à exiger de tous les sites accueillant les téléchargements d’internautes un filtrage exhaustif de leurs contenus.
Pas question de censurer le Web, proteste la Commission, qui relève que les filtrages de contenus liés à des droits existent déjà, comme Content ID, utilisé par YouTube. Il est vrai que la version de la commission JURI du Parlement européen, retoquée une première fois en plénière, début juillet, manquait de clarté quant aux garde-fous protégeant la libre expression des internautes.
La version négociée au Conseil introduit une flexibilité pour les petites plates-formes, ayant moins de moyens qu’un YouTube pour introduire des logiciels de filtrage. Axel Voss, le rapporteur (conservateur, allemand) du projet de directive à Strasbourg, pourrait choisir de se rapprocher de cette mouture pour espérer obtenir une majorité en faveur du texte, lors du vote en plénière prévu le 12 septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Créé en 1955 par Norman Mailer, Dan Wolf et Ed Fancher, cet hebdomadaire, centré sur la culture et la politique, était devenu une institution.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« The Village Voice », institution new-yorkaise, tire le rideau

Créé en 1955 par Norman Mailer, Dan Wolf et Ed Fancher, cet hebdomadaire, centré sur la culture et la politique, était devenu une institution.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 10h14
   





                        



   


Lancé en 1957 The Village Voice, hebdomadaire emblématique du foisonnement culturel new-yorkais, va fermer, a annoncé son propriétaire, vendredi 31 août. « C’est une triste journée pour le Village Voice et pour des millions de lecteurs », a déclaré le propriétaire, Peter Barbey, dans un texte transmis à quelques médias new-yorkais. « Ces dernières années, le Voice a été confronté à une réalité économique de plus en plus difficile pour les journalistes et la presse écrite », a-t-il ajouté.
M. Barbey, du groupe de presse familial Reading Eagle, avait racheté en 2015 cette institution du journalisme américain, espérant encore « assurer son avenir ». Mais en septembre 2017, face à la crise de la presse écrite, il avait réduit la voilure en supprimant l’édition papier pour passer au tout-numérique.
A défaut de poursuivre une aventure lancée en 1955, M. Barbey a expliqué qu’un travail était en cours pour numériser les archives du journal, afin que les « générations futures puissent faire elles-mêmes l’expérience de ce qui constitue clairement un des trésors culturels et sociaux de cette ville et de ce pays ».
Le journal qui a décroché trois prix Pulitzer était en déclin depuis des années. Depuis sa reprise par M. Barbey, aucun rédacteur en chef n’était resté en poste plus de quelques mois. A la date de vendredi, The Village Voice n’employait plus que 15 à 20 personnes, selon le site d’informations new-yorkais The Gothamist.
Près de la moitié des employés devaient cesser de travailler immédiatement, tandis que l’autre moitié devrait rester encore un peu pour achever la numérisation, a ajouté le Gothamist, citant un discours de M. Barbey devant ses employés vendredi.
Années fastes
Créé par l’écrivain américain Norman Mailer, ainsi que Dan Wolf et Ed Fancher, l’hebdomadaire, centré sur la culture et la politique, aux célèbres petites annonces, s’était vite imposé comme une institution.
Imprégné du bouillonnement culturel du quartier de Greenwich Village, à Manhattan, le journal était un lieu où fusaient les idées, les débats, toujours au plus proche de l’actualité, et des enquêtes de fond qui faisaient référence. Initialement simple journal de quartier, sa notoriété avait gagné dix ans plus tard l’ensemble des Etats-Unis, où il avait contribué à inspirer une douzaine d’autres journaux « alternatifs ».
En 1967, période de foisonnement artistique et intellectuel à New York, il était devenu l’hebdomadaire le plus vendu aux Etats-Unis : après des années de pertes, il tirait jusqu’à 250 000 exemplaires, dégageait des bénéfices, avec près de 80 pages en moyenne, dont les deux tiers de publicité, selon des chiffres du New Yorker.
The Village Voice n’est pas le seul à subir la crise : en juillet, le New York Daily News a annoncé supprimer la moitié des postes de la rédaction, et le site DNAInfo, très actif à New York, a fermé l’an dernier.

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, la presse locale est à l’agonie






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Les reporters birmans de l’agence de presse Reuters ont été arrêtés alors qu’ils enquêtaient sur l’assassinat de musulmans rohingya par l’armée.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

En Birmanie, deux journalistes condamnés à sept ans de prison pour « atteinte au secret d’Etat »

Les reporters birmans de l’agence de presse Reuters ont été arrêtés alors qu’ils enquêtaient sur l’assassinat de musulmans rohingya par l’armée.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 07h44
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 06h35
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


Sept ans de prison pour avoir enquêté sur un massacre ! Ce verdict très lourd, prononcé lundi 3 septembre par un tribunal de Rangoun à l’encontre de deux journalistes birmans de l’agence de presse britannique Reuters, accusés de violations de « secrets d’Etat », illustre le plus clairement du monde la dérive désormais résolument antidémocratique de l’Etat birman.
Wa Lone, âgé de 32 ans, et Kyaw Soe Oo, 28 ans, avaient été arrêtés en décembre dernier alors qu’ils enquêtaient sur l’exécution sommaire par des soldats birmans de dix paysans rohingya dans le village d’Inn Din, situé dans l’Etat de l’Arakan. Les corps des dix suppliciés avaient été retrouvés après les massacres de masse perpétrés à partir du 25 août 2017 par les forces de sécurité contre les membres de cette minorité musulmane de l’Ouest birman. Ces derniers avaient été forcés de fuir par centaines de milliers au Bangladesh voisin pour échapper aux tueries (lire leur enquête en anglais sur le site de Reuters).

        Lire aussi :
         

                Rohingya : la Birmanie rejette les accusations de « génocide »



Tout, dans cette affaire de « justice », démontre que les deux reporters ont été les victimes d’un piège tendu par la police birmane pour les incriminer alors qu’ils s’approchaient de trop près de la vérité : quelques instants avant leur arrestation, ils dînaient avec des policiers qui leur avaient remis des documents « secrets » à propos du massacre des dix Rohingya. Les deux journalistes avaient été appréhendés quelques instants plus tard par d’autres policiers qui « découvrirent » alors sur eux les documents en question…
En avril, un officier de police avait affirmé devant le tribunal qu’il était au courant qu’un gradé avait reçu l’ordre de « piéger » les deux reporters
En avril, l’officier de police Moe Yan Naing avait affirmé devant le tribunal où étaient jugés les deux journalistes qu’il était au courant qu’un gradé avait reçu l’ordre de « piéger » les deux reporters en leur « donnant des documents secrets ». Le policier a ensuite été condamné à un an de prison pour « violation du code de discipline ».
« Génocide »
Mais le juge Ye Lwin n’a rien voulu entendre de tout cela, ce qui se conçoit dans un pays où l’on ne peut imaginer que la justice soit indépendante du pouvoir : « Nous avons estimé que les coupables ont eu l’intention de nuire aux intérêts de l’Etat. Ils sont coupables en vertu de la loi sur la protection des secrets d’Etat », a-t-il énoncé. La loi en question date de la colonisation britannique et pouvait envoyer derrière les barreaux les deux journalistes pour une durée de quatorze ans.
L’armée avait fini par reconnaître en début d’année que les dix paysans rohingya avaient bien été exécutés par des soldats et des membres de milices villageoises bouddhistes. Mais pour ajouter aussitôt que les dix personnes étaient des « terroristes », membres de la guérilla de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan (ARSA), dont les attaques contre des casernes de policiers et de soldats avaient précédemment provoqué la répression militaire à une grande échelle.

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Le verdict de lundi est à mettre en parallèle avec le rapport d’une commission d’enquête de l’ONU rendu public lundi 27 août : pour la première fois, les militaires birmans se retrouvent accusés d’être responsables d’un « génocide » contre les Rohingya. Le rapport des Nations unies a également recommandé que le chef d’Etat major de l’armée, le général Min Aung Hlaing, ainsi que cinq de ses adjoints, soient déférés devant la Cour pénale internationale pour leurs « crimes contre l’humanité ».
Marche arrière autoritaire
Après le verdict de lundi, il semble bien que la Birmanie, engagée depuis sept ans dans un processus de « démocratisation », ait fermement enclenché la marche arrière autoritaire. La condamnation des deux journalistes soulève déjà de toute part l’indignation : « Aujourd’hui est un triste jour pour le Myanmar [nom officiel de la Birmanie] et pour la presse », a réagi Stephen J. Adler, rédacteur en chef de Reuters.
Dénonçant de « fausses accusations », il a ajouté que ce verdict « avait pour but de museler l’enquête [des journalistes] et d’intimider la presse ». Un peu plus tard, le responsable en Birmanie des Nations unies, Knut Ostby, a publié un communiqué demandant que « Wa Lone et Kyaw Soe Oo soient autorisés à retourner chez eux et à continuer leur travail de journalistes ». « Je pense que tout (…) le procès était une parodie de justice. J’exhorte donc le gouvernement de Birmanie à les libérer dès que possible, immédiatement », a de son côté déclaré Michelle Bachelet, chef du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.
La France a également « déploré », lundi, leur condamnation, la qualifiant de « sérieuse atteinte à la liberté de la presse et à l’Etat de droit » en Birmanie, selon un porte-parole du ministère des affaires étrangères à Paris. Le gouvernement britannique a appelé à la libération « immédiate » des deux journalistes. « Dans toute démocratie, les journalistes doivent être libres d’exercer leur métier sans crainte ni intimidation. Ce verdict porte atteinte à la liberté de la presse en Birmanie », a déploré un porte-parole de Downing Street.

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Les Etats-Unis se sont joints à l’appel pour leur libération, l’ambassade américaine sur place déclarant que « les failles indéniables dans cette affaire remettent en cause l’état de droit et l’indépendance judiciaire en Birmanie », avant d’exhorter les autorités « à mettre fin aux poursuites arbitraires contre les journalistes qui font leur travail ».
L’avocat des deux inculpés a annoncé qu’il va faire appel du jugement. Mais le seul espoir d’une libération anticipée réside sans doute dans un pardon que pourrait leur accorder le président de la république, Win Myint. Elu en avril, il est très proche de la dirigeante, Aung San Suu Kyi, de facto chef du gouvernement, qui n’a jamais, depuis les massacres de l’année dernière, montré la moindre velléité de critique à l’égard d’une armée qui continue à contrôler l’essentiel du pouvoir.



                            


                        

                        


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Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »

La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h55
    |

            Ariane Chemin et 
François Bougon








                        



                                


                            

L’été fut chaud au Média. En juillet, Sophia Chikirou, l’une des figures de cette web télévision de la gauche alternative lancée en janvier, a été poussée vers la sortie à l’issue d’un séminaire mouvementé, provoquant un grand déballage sur les réseaux sociaux. Sophia Chikirou, qui a dit qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, s’exprime publiquement pour la première fois et répond aux accusations.
La télévision que vous avez créée a donné cet été le spectacle d’un psychodrame et d’un déballage public. Pourquoi ?
Sophia Chikirou : J’ai deviné dès les premières heures le tour que ce séminaire allait prendre. J’avais pris soin d’envoyer le planning de ces rencontres à tous les participants, direction et rédaction. Mais, dès le premier jour, Gérard Miller [cofondateur du Média], le président de l’association [qui a démissionné depuis], a lancé : « On ne va pas faire ça du tout. » Je connais bien ce procédé politique, où l’on décide, comme dans les AG des années 1970, de tout « bordéliser »…
On vous accuse d’avoir mis en péril l’existence du Média. Vos adversaires évoquent un possible abus de bien social. Que répondez-vous ?
Ma société de communication, Mediascop, n’a réalisé aucun gain dans cette affaire : elle en a même perdu, car en raison de mon engagement, je n’ai pas pu réaliser par exemple une campagne de communication politique au Mexique ni travailler avec La France insoumise. On prétend que la facture que j’ai présentée [pour un montant de 67 146 euros TTC] met en danger Le Média ? Le chiffre d’affaires de cette télévision est de 2,6 millions d’euros, elle possède une trésorerie de 300 000 euros. Juste avant d’être révoquée, le 24 juillet, j’avais signé un contrat de prêt leasing avec la banque pour un montant de près de 200 000 euros. Il n’y a eu aucun abus de bien social....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.
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Le Média : la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines

La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h11
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le Média avait pour objectif de révolutionner la façon d’informer, en proposant une structure alternative qui soit de gauche « par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement ». Telles étaient en tout cas les ambitions affichées dans son acte de naissance : un manifeste publié dans Le Monde en septembre 2017.
Un an plus tard, la plate-forme alternative, lancée officiellement à la mi-janvier, a défrayé la chronique par des départs successifs, des luttes intestines et des polémiques à répétition. Et, pour ceux qui voulaient s’affranchir de la « dictature de l’urgence », par la diffusion d’une fausse information : en avril, le site avait annoncé que l’évacuation policière de l’université de Tolbiac, à Paris, avait provoqué un blessé grave.
De plus, à l’aube d’une nouvelle saison, les trois cofondateurs – la communicante proche de Jean-Luc Mélenchon Sophia Chikirou, le psychanalyste Gérard Miller et le réalisateur Henri Poulain – se sont entre-déchirés sur la place publique durant tout l’été.
Mises en demeure
A l’issue d’un séminaire de quinze jours, la première, qui occupait la présidence des deux sociétés – celle de presse et celle de production – à titre bénévole, a été poussée vers la sortie, accusée d’autoritarisme, de gouvernance solitaire et d’avoir vidé les caisses. Elle nie toutes ces attaques et menace de saisir la justice.
Le Média, soutient-elle, doit lui régler pour plus de 130 000 euros de prestations assurées par sa société de communication, Médiascop, et encadrées, selon elle, par une « convention ». Une affirmation réfutée par ses deux anciens camarades, qui affirment n’avoir jamais signé ni vu un tel document. Une première facture a été encaissée par Mme Chikirou avant qu’elle quitte Le Média ; la deuxième a été refusée par la banque.

Aujourd’hui, les deux parties en sont au stade des mises en demeure. Mme Chikirou et ses anciens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Le licenciement de Guillaume Dubois, ex-dirigeant de BFM-TV et fidèle d’Alain Weil, est symbolique des difficultés du pôle presse du groupe de Patrick Drahi.
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Le directeur de « L’Express », Guillaume Dubois, renvoyé par Altice

Le licenciement de Guillaume Dubois, ex-dirigeant de BFM-TV et fidèle d’Alain Weil, est symbolique des difficultés du pôle presse du groupe de Patrick Drahi.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h16
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


L’Express perd sa tête : son directeur, Guillaume Dubois, est débarqué par la maison mère de l’hebdomadaire, Altice-SFR, a annoncé le quotidien Les Echos, vendredi 31 août. Selon une source interne, cette annonce aurait été faite au dirigeant puis à ses adjoints dès juillet, soit moins de trois mois après une relance du titre centrée sur une formule numérique payante. Les résultats étaient jugés décevants, mais les membres de la rédaction se disent « consternés » par la situation et le timing de ce renvoi : ils dénoncent « un débarquement décidé dans la précipitation et l’impréparation puisque l’actionnaire n’a pas encore choisi son successeur », dans un communiqué de la société des journalistes.
Ce licenciement, pas encore officiel, peut surprendre car Guillaume Dubois était un proche d’Alain Weill, le fondateur du groupe NextRadioTV et PDG d’Altice Média. Le journaliste a été pendant dix ans un des dirigeants de BFM-TV, le navire amiral du groupe.
Après la vente de NextRadioTV au groupe de télécommunications de Patrick Drahi, et le rachat du groupe L’Express par ce dernier, M. Dubois a été envoyé par Altice pour redresser l’hebdomadaire, en 2016. Il succédait au patron historique, Christophe Barbier, au profil beaucoup plus éditorialiste. MM. Weill et Drahi n’hésitent pourtant pas aujourd’hui à s’en séparer.
« En juillet 2017, il affirmait aux équipes disposer de trois ans pour réussir la transformation du journal, ironise la société des journalistes. Et Alain Weill, PDG d’Altice France, lui témoignait toute sa confiance en décembre 2017. »
M. Dubois paye les difficultés de L’Express. Sa nouvelle formule numérique, alimentée par les rédactions du journal papier et du site Web, fusionnées, n’a pas pour l’heure provoqué le sursaut espéré.
Son principe est de réduire la couverture de l’actualité chaude en ligne pour se concentrer sur les contenus à valeur ajoutée, afin de générer des abonnements. Mais ces derniers n’affluent pas et l’audience du site gratuit a fortement chuté : elle est passée de 12,643 millions de visiteurs uniques mensuels en janvier à 9,176 millions en juin, selon les chiffres de Médiamétrie cités par Les Echos.
Mauvaise surprise pour la rédaction
Dans un marché difficile pour les hebdomadaires et la presse papier en général, les ventes de L’Express étaient de 243 965 exemplaires en mars (dont 21 800 en kiosques), soit 7,71 % de baisse sur un an. Seul le kiosque numérique créé par l’opérateur télécom SFR avait apporté un peu d’oxygène.

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Au sein de la rédaction, le coup est dur. Les journalistes s’étaient étonnés que Guillaume Dubois ne prenne pas la parole depuis son retour de vacances, vers le 20 août, alors que la rentrée était délicate pour le titre – et qu’il avait connaissance de son licenciement à venir. Sa mise à l’écart est vécue comme une mauvaise surprise, car la nouvelle formule a demandé beaucoup de réorganisation et de mobilisation en interne et que cette réforme est encore très récente.
« Monsieur Drahi, que voulez-vous faire de L’Express ? », interpelle la SDJ, qui regrette « des errements stratégiques », « un fonctionnement low-cost » et « un management incompréhensible ». « L’ambition annoncée de faire de L’Express le numéro 1 de son marché s’est limitée à des mots », écrivent les journalistes.
Plus largement, le limogeage de M. Dubois symbolise les difficultés du groupe de Patrick Drahi à relancer efficacement son pôle de presse écrite. Libération a aussi vu un dirigeant important, Johan Hufnagel, partir fonder un autre média, Loopsider. En juin, le quotidien racheté en 2015 vendait 66 197 exemplaires, dont 16 000 en kiosques. Pour tenter de rebondir, Libération met en place le même genre de formule numérique que L’Express. Les titres avaient subi, après leur rachat, d’importants plans de départs de salariés.
En juin, le groupe de Patrick Drahi a annoncé qu’il vendait ses titres qui ne relevaient pas de l’information politique et générale : Mieux vivre votre argent, La Lettre de L’Expansion, Côté sud, Côté est, Côté ouest, Lire, Classica, Pianiste, Studio ciné live, Job rencontres, Salon du travail. La partie presse écrite du groupe de médias constitué par Patrick Drahi connaît une évolution plus difficile que sa partie audiovisuelle : le groupe NextRadioTV (BFM-TV, RMC, etc.) a continué d’avoir des bons résultats depuis son rachat, même si l’aventure dans le sport et le football reste à convertir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Le réseau social généralise son service, dont il vante l’« interactivité », et qui permet de regarder et commenter à plusieurs des vidéos de meilleure qualité.
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Facebook lance son service de vidéos « Watch » dans le monde entier

Le réseau social généralise son service, dont il vante l’« interactivité », et qui permet de regarder et commenter à plusieurs des vidéos de meilleure qualité.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h55
    |

            Alexandre Piquard








                        


Facebook rend accessible son service de vidéos Watch en France et partout dans le monde. Désormais, cet onglet ne sera plus réservé aux seuls Etats-Unis, comme c’était le cas depuis son lancement il y a un an, a annoncé mercredi 29 août Fidji Simo, la responsable de la vidéo pour le réseau social. On peut y trouver de l’info, du divertissement ou du sport, avec des vidéos publiées par la chaîne CNN ou encore Jada Pinkett Smith, la femme de l’acteur Will Smith, ainsi que certains matchs de base-ball.
Facebook poursuit ainsi son offensive dans la vidéo. Face à ses concurrents, comme YouTube, Netflix, Amazon ou encore Instagram (qui appartient à Facebook), sa stratégie est hybride : avec Watch, l’entreprise cherche à créer un espace proposant des vidéos de meilleure qualité que celles publiées par tout un chacun dans le newsfeed, le fil sur lequel chaque utilisateur consulte les contenus de ses amis et des pages qu’il suit.

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Mais, pour autant, Facebook ne se lance pas à corps perdu dans la course au financement de « contenus originaux », séries ou films, comme Netflix, Amazon, HBO ou Disney. Contrairement à ces services payants ou à la section Discover de Snapchat, Watch se veut une « plate-forme ouverte » où les « créateurs » – célébrités, éditeurs indépendants ou médias traditionnels – pourront publier des vidéos. Sans toutefois proposer le foisonnement de contenus, souvent amateurs, présent sur YouTube (filiale de Google).
Un succès relatif aux Etats-Unis
L’originalité de Watch est son « interactivité », met en avant Mme Simo, citant la possibilité de regarder et commenter des vidéos à plusieurs ou de répondre à un quiz comme dans l’émission « Confetti ».
Il est difficile d’évaluer l’audience réelle de ce service depuis son lancement, car Facebook ne publie que certaines statistiques maison. Aux Etats-Unis, 50 millions d’utilisateurs regarderaient au moins une minute de contenus de Watch par mois, avance Facebook. Mais, selon une étude publiée le 21 août par l’institut The Diffusion Group, 50 % des utilisateurs américains de Facebook interrogés (sur 1 632 personnes) n’avaient jamais entendu parler de Watch, 24 % en avaient entendu parler sans l’utiliser.
Pour faire émerger Watch, Facebook compte sur l’évolution de son modèle économique : jusqu’ici, le réseau social a financé directement des contenus vidéo – avec, selon le Wall Street Journal, un budget de 1 milliard de dollars en 2018, un montant que Facebook refuse de confirmer ou infirmer. Ces investissements vont se poursuivre hors des Etats-Unis, précise Fidji Simo. Mais les éditeurs se rappellent que Facebook les avait au départ payés pour produire des vidéos en direct pour Facebook Live, avant d’arrêter, une fois le service bien établi.
Désormais, Facebook donne la possibilité aux créateurs de plusieurs pays, dont la France, d’insérer des coupures de publicité dans leurs vidéos sur Watch. Ils garderont 55 % des recettes, Facebook 45 %. Ce schéma vise à tenter d’intéresser certains médias ou des créateurs présents sur le rival YouTube.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Désaccord avec sa direction, règlement de comptes et refus de rédiger une « newsletter de l’Elysée »…, le directeur de la rédaction a quitté son poste.
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Au « Nouveau Magazine littéraire », Glucksmann paie ses critiques envers Macron

Désaccord avec sa direction, règlement de comptes et refus de rédiger une « newsletter de l’Elysée »…, le directeur de la rédaction a quitté son poste.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h21
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
C’est une crise qui fut d’abord feutrée, cantonnée aux couloirs d’une revue littéraire avant d’éclater au grand jour. L’essayiste Raphaël Glucksmann, qui était directeur de la rédaction du Nouveau Magazine littéraire depuis décembre 2017, a décidé d’en claquer la porte. Dans le numéro de septembre, en kiosques le 30 août, trois éditoriaux expliquent pourquoi la situation est bloquée. L’un est signé de Raphaël Glucksmann, l’autre de Nicolas Domenach, son successeur, le troisième a été écrit par Claude Perdriel, l’actionnaire majoritaire du titre. Tous conviennent d’un désaccord politique. Autour de la personne d’Emmanuel Macron.
« Le président de la République n’était pas au cœur de nos préoccupations. Il était même le cadet de nos soucis. Pourtant, c’est bien notre façon de l’aborder qui suscita les désaccords menant aujourd’hui au divorce avec l’actionnaire majoritaire, écrit M. Glucksmann. Le Nouveau Magazine littéraire est à ses yeux hostile au pouvoir en place. Toute critique d’Emmanuel Macron se voit taxée de “faire le jeu des populistes”. » 
Claude Perdriel lui répond ainsi :
« Je suis de gauche, mais pas comme vous. (…) Contrairement à vous, je ne crois pas que défendre la liberté nécessite une rupture (…). Il serait absurde, cher Raphaël, de croire que nous pouvons être pro ou anti-Macron. Ce n’est pas notre affaire. Oui, nous pensons que certaines réformes sont à la fois courageuses, difficiles et plutôt positives. »

Ce règlement de comptes est en fait le résultat d’un long conflit interne de basse intensité, engagé depuis les débuts de la nouvelle formule de la revue. Le matin de la présentation du numéro 1, le 14 décembre 2017, une étrange réunion a lieu entre les dirigeants du magazine, dont Raphaël Glucksmann et Claude Perdriel mais aussi Maurice Szafran, le directeur éditorial, et Nicolas Domenach, membre du comité éditorial. « Dans ce numéro, il y a Michel Onfray...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ A la tête de France Culture depuis trois ans, Sandrine Treiner présente les nouveaux programmes de la rentrée et la stratégie de la station, notamment sur le numérique.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Sandrine Treiner : « L’élitisme n’est pas une valeur positive pour France Culture »

A la tête de France Culture depuis trois ans, Sandrine Treiner présente les nouveaux programmes de la rentrée et la stratégie de la station, notamment sur le numérique.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 19h22
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Alors que France Culture poursuit son développement numérique et entame les synergies attendues avec les autres acteurs de l’audiovisuel public, Sandrine Treiner, sa directrice, détaille les chantiers mis en place depuis trois ans. Elle évoque également les futurs projets, évoqués lors de la conférence de presse de rentrée de Radio France mercredi 29 août.
Quel bilan dressez-vous de ces trois ans à la tête de France Culture ?
Tout d’abord nous avons réinventé de manière claire la promesse et l’identité éditoriale de France Culture. Nous avons développé une multitude de nouvelles émissions pour construire une radio culturelle de référence. Les voix qui font la grille de la station ont été renouvelées. Et nous avons engagé la mutation et le développement numériques de France Culture. Le numérique n’est plus un service à part avec une problématique technique ou technologique mais une problématique éditoriale.
Malgré tout, l’audience de France Culture pâtit de son image élitiste…
Nous avons réfléchi à cette question d’image et de l’accessibilité de nos programmes. Nous savons que des gens se disent : « France Culture n’est pas pour moi ». Beaucoup ne savent pas qu’il y a de l’information et de l’actualité sur notre antenne et en quoi son traitement est spécifique. Nous avons travaillé là-dessus en rompant avec une certaine forme d’entre-soi. La qualité et l’exigence sont au centre de notre démarche mais l’élitisme n’est pas une valeur positive pour nous. Nous ne sommes pas un club. Les nouvelles générations sont très concernées par les questions liées à la mondialisation, à la citoyenneté ou encore à la responsabilité individuelle et collective, c’est aussi à eux que France Culture s’adresse.
Avec un peu plus de 23 millions de podcasts téléchargés au mois de mars, France Culture est désormais leader sur cette façon d’écouter la radio. Quels sont les futurs chantiers dans le numérique ?
Nous développerons des formats dont certains sont sous forme de collections de vidéos, de portraits… Chaque semaine, nous allons également créer des programmes spécifiquement pour le Web (fictions, documentaires…) à partir de « La Fabrique des histoires », des « Chemins de la philosophie », de la « Méthode scientifique »…
Ou en est l’offre culturelle que vous préparez avec France Télévisions ?
Nous pourrons j’espère dévoiler la première étape courant septembre. C’est une offre 100 % vidéo, tournée vers les nouveaux publics, composée de productions réalisées pour le numérique et de programmes développés entre autres par Radio France, France Télévision et France Médias Monde. Le tout avec une identité graphique et un label commun. Tous ces contenus seront diffusés sur les réseaux sociaux et non un site dédié, à l’ancienne. Il faut aller là où le public se trouve, ce sera donc un média social de la culture. Pour que la diffusion de nos productions soit amplifiée, chaque partenaire promouvra les contenus des autres.
Ces ajustements stratégiques s’accompagnent-ils de changements dans la grille des programmes ?
Il y aura de nouvelles émissions et de nouvelles voix, ainsi que de nouvelles formules, comme ce sera le cas pour la « Fabrique de l’histoire » , mais la grille n’est pas bouleversée. Il y a une demande manifeste d’appréhension du monde par la culture, puisque cette dernière est aussi une manière exceptionnelle et pertinente de regarder et de comprendre le monde. Cela s’incarne par la nouvelle émission « Signes des temps » dont le producteur – l’écrivain, essayiste, et journaliste Marc Weitzmann – n’a jamais fait de radio. Par ailleurs, l’historien Patrick Boucheron rejoindra « Les matières à penser », du lundi au vendredi à 22 h 15. Enfin, une nouvelle émission consacrée à la nourriture et à la gastronomie, le dimanche de 12 heures à 12 h 30 – qui s’appellera, a priori, « Les Bonnes choses » –, sera produite par Caroline Broué, notre productrice des « Matins du samedi ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Si le « New York Times » approche des trois millions d’abonnés numériques, les journaux régionaux souffrent. Depuis 2004, près de 1 800 d’entre eux ont disparu.
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Aux Etats-Unis, la presse locale est à l’agonie

Si le « New York Times » approche des trois millions d’abonnés numériques, les journaux régionaux souffrent. Depuis 2004, près de 1 800 d’entre eux ont disparu.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 09h48
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

« Défaillant. » Dans sa frénésie de tweets, le président des Etats-Unis Donald Trump accole systématiquement cet adjectif lorsqu’il est question du New York Times : une de ses cibles favorites, accusée d’appartenir à l’univers des « Fake News Media ». Les chiffres sont là pourtant pour prouver le contraire : d’avril à juin, le journal de référence a gagné 109 000 abonnés numériques pour un total de près de trois millions (2,9 millions) uniquement sur le numérique. Près de quatre millions (3,8 millions) au total, si l’on ajoute ceux qui reçoivent uniquement le papier.

Ce ne sont pas seulement l’effet Trump et les enquêtes dérangeantes pour le président américain qui ont dynamisé les abonnements du Times, permettant ainsi de compenser partiellement la baisse des recettes publicitaires : au deuxième trimestre, quelque 41 % d’entre eux (41 000) concernent le service de mots croisés (« Crossword », 14,71 dollars par an, 12,58 euros) et celui des recettes de cuisine (« Cooking », 40 dollars par an).
Les projets ne manquent pas : en 2019, le quotidien prévoit de lancer une émission télévisée, « The Weekly » (« L’hebdomadaire »), qui sera diffusée par la chaîne FX (groupe Fox) et la plate-forme Hulu. « Tout comme notre podcast extrêmement populaire, “The Daily”, nous espérons que “The Weekly” permettra à de nouveaux publics de découvrir le journalisme du Times, générera des revenus substantiels et nourrira l’abonnement à notre offre numérique », a déclaré le PDG Mark Thompson début août lors de la présentation des résultats du deuxième trimestre. Sur cette période, le chiffre d’affaires s’est élevé à 414 millions de dollars (soit 354,5 millions d’euros), en hausse de 4,2 % sur un an, avec un bénéfice net de 23 millions de dollars.
45 % de salariés en moins dans les rédactions
Si le Washington Post, son concurrent, racheté en 2013 par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, a dépassé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Facebook entend concurrencer un peu plus les autres géants américains du secteur, en particulier YouTube et Amazon Prime.
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Watch, la plate-forme de vidéos de Facebook, accessible au monde entier

Facebook entend concurrencer un peu plus les autres géants américains du secteur, en particulier YouTube et Amazon Prime.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 09h05
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 09h29
   





                        


Facebook a annoncé, mercredi 29 août, qu’il allait désormais proposer dans le monde entier son service de contenus de vidéos Watch, déjà déployé aux Etats-Unis depuis un peu plus d’un an.
« Nous avons créé ce produit de manière à ce que les utilisateurs ne soient pas dans une logique de consommation passive des vidéos, mais qu’ils puissent y participer. Nous espérons qu’ils auront le sentiment d’avoir passé un moment enrichissant », a expliqué la vice-présidente produits chargée de la vidéo et de la publicité, Fidji Simo.
Le service doit permettre aux utilisateurs de proposer, bien entendu, de nouvelles vidéos mais également trouver les dernières vidéos classées par thème, de sauvegarder certaines vidéos, d’échanger avec les créateurs, voire d’y interagir.
Du football et des contenus originaux
Le groupe a, par ailleurs, « passé énormément de temps avec les éditeurs » de contenus, afin de « laisser à chacun la possibilité de monétiser ses créations », via une série d’outils permettant d’intégrer de la publicité aux contenus, a ajouté Fidji Simo.
Cette annonce du réseau social survient deux semaines après celles concernant la diffusion gratuite et en direct des coupes d’Europe de football – Ligue des champions, Ligue Europa – en Amérique du Sud et de la première division espagnole, La Liga, en Asie du Sud.
« Les contenus que nous achetons ne sont qu’une part très faible des contenus qui seront disponibles sur Watch. Et nous sommes confiants dans le fait que la monétisation permettra de voir beaucoup de créations », a insisté Mme Simo.
Le groupe californien vient également concurrencer un peu plus les autres géants américains du secteur, en particulier Google avec sa propre plate-forme vidéo, YouTube, mais également Amazon, qui propose désormais de la vidéo à la demande avec son offre Prime.

        Lire aussi :
         

                Avec Watch, Facebook veut diffuser ses propres émissions



Un nouveau relais de croissance ?
Il s’agit surtout d’une approche nouvelle de la part de Facebook, dont la croissance a ralenti sur les derniers mois et qui doit trouver de nouveaux relais, alors que le groupe tente, par ailleurs, de développer un usage plus responsable de son réseau social phare par ses utilisateurs.
Le groupe avait notamment vu son titre fortement reculer fin juillet, perdant 19,34 % sur une séance le 26 juillet, soit une perte de capitalisation de 130 milliards d’euros en quelques heures.
Les marchés avaient alors sanctionné un chiffre d’affaires inférieur aux attentes sur le deuxième trimestre avec des perspectives jugées décevantes, alors que le nombre d’utilisateurs était également inférieur aux attentes.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la présidente d’Arte France, Véronique Cayla, juge nécessaire de ne plus se focaliser sur l’antenne.
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« Arte n’est plus dans le carcan du menu obligatoire »

Dans un entretien au « Monde », la présidente d’Arte France, Véronique Cayla, juge nécessaire de ne plus se focaliser sur l’antenne.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h46
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

La chaîne Arte a un pied en France, l’autre en Allemagne. Une position particulière qui l’a très vite mise sur les rails de l’innovation (webdocumentaires, radio, podcasts…). Ses audiences modestes, tout comme son budget (279,50 millions d’euros en 2018), l’ont poussée à chercher des publics sur d’autres supports que l’antenne. A l’heure de la réforme de l’audiovisuel public, elle apparaît comme une pionnière. Sa présidente, Véronique Cayla, qui achèvera son deuxième mandat de cinq ans en avril 2021, expose ses ambitions européennes et ses projets pour la jeunesse.
Pourquoi Arte s’est-elle intéressée si tôt au numérique ?
« Pour compenser nos petites audiences, nous disséminons nos programmes sur tous les supports de diffusion possibles »   
Nous avons été les premiers à nous intéresser à la télévision de rattrapage, car les documentaires, qui constituent plus de 50 % de notre programmation, sont de nature à être vus et revus. Puis, nous avons développé successivement la webproduction, une radio, des podcasts, la réalité virtuelle, des jeux vidéo… Nous nous intéressons à tout ce qui est en marge de la télévision classique. Pour compenser nos petites audiences, nous avons mené une politique d’« hyperdistribution » : nous disséminons nos programmes sur tous les supports de diffusion possibles. Nous n’adhérons pas au slogan du rajeunissement de l’antenne. Il faut plutôt aller chercher les jeunes sur les supports qu’ils fréquentent. C’est pourquoi nous avons développé la délinéarisation : Arte Europe – disponible en six langues (allemand, français, espagnol, anglais, polonais et italien) – est uniquement sur Internet. C’est la télévision de demain. Bref, nous sommes un média « déchaîné » qui n’est plus dans le carcan d’un menu obligatoire.
Que devient alors l’antenne ?
Près de 80 % de notre audience nous découvrent encore par ce biais. Ce rapport va s’inverser, mais l’antenne sera toujours nécessaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le site d’information spécialisé dans les nouvelles technologies et le divertissement va fermer, en raison notamment d’un désaccord stratégique entre ses copropriétaires, le groupe américain Ziff Davis et France 24.
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Le site Mashable France va bientôt fermer

Le site d’information spécialisé dans les nouvelles technologies et le divertissement va fermer, en raison notamment d’un désaccord stratégique entre ses copropriétaires, le groupe américain Ziff Davis et France 24.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 20h38
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 20h41
   





                        



   


Le site d’actualité consacré aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux et au divertissement Mashable France annoncera prochainement sa fermeture, selon une information des Echos publiée lundi 27 août, confirmée par Le Monde.
L’arrêt de la version française du pure player anglophone, lancée en 2016 et qui emploie sept journalistes, est une décision commune entre ses deux copropriétaires : le groupe de presse américain Ziff Davis, qui a racheté Mashable en décembre 2017, et France 24.

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                Avec la fermeture de BuzzFeed France, quel avenir pour les médias en ligne ?



Le groupe Ziff Davis est spécialisé dans les sites basés sur le modèle économique du commerce affilié, consistant à toucher une rémunération sur des liens commerciaux présents dans les articles. Il pratique également le « brand content » : des contenus produits pour promouvoir une marque. France 24 ne s’estime « pas en phase » avec cette stratégie, selon une source proche du dossier citée par Les Echos. Selon une autre source, des raisons budgétaires sont également à l’origine de cette fermeture.
Mashable France revendique 2 millions de visiteurs uniques par mois et propose des contenus propres, d’autres traduits du site américain ou produits par les journalistes du site de France 24.
Selon les Echos, les sept journalistes employés par Mashable France sont informés depuis le début du mois d’août de l’état des négociations. Les quatre employés en CDI devraient se voir offrir un autre poste au sein du groupe France Médias Monde. Cette fermeture survient après plusieurs autres annonces d’arrêt de médias, aussi bien sur papier (Ebdo, Vraiment), qu’en ligne (Buzzfeed, dont la fermeture a été suspendue par le tribunal de grande instance de Paris).

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                Accorder à la presse des « droits voisins » en ligne : une question de vie ou de mort






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Cette refonte du décor s’inscrit dans un projet éditorial global qui veut délivrer l’information sur tous les supports existants, notamment numériques.
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TF1 s’offre un nouveau plateau pour JT high-tech

Cette refonte du décor s’inscrit dans un projet éditorial global qui veut délivrer l’information sur tous les supports existants, notamment numériques.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 16h26
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 16h45
    |

            Alain Constant








                        



   


C’est l’heure des ultimes répétitions. Objectif : être d’attaque lundi 27 août, date des premiers journaux télévisés (JT) de TF1 présentés en direct sur un nouveau plateau à la pointe de la technologie. En attendant le jour J, il y avait du monde qui s’agitait en fin de semaine dernière dans cet espace vaste et fluide. Quatre caméras entièrement automatisées sont posées sur des rails, et un impressionnant fond visuel incurvé représentant un panorama parisien saisi en format numérique 6K, avec vue à 360 degrés, semble envelopper visuellement le plateau.
Techniciens, producteurs et Anne-Claire Coudray, visiblement ravie de ce nouvel espace de travail, règlent de nombreux détails : déplacements, axes regards et caméras, positions autour de la nouvelle et petite table qui peut accueillir quatre invités (une plus grande pouvant, selon les besoins, en rassembler huit), rien n’est laissé au hasard. Sous l’œil vigilant de Thierry Thuillier, directeur général adjoint du pôle information du groupe TF1, qui, après avoir lancé en mars un supplément magazine au JT du soir (intitulé « 20 h Le Mag »), veille à la bonne mise en place de cette deuxième étape importante de l’évolution générale du pôle information de la chaîne privée.

        L’interview de Catherine Nayl, en juin 2017 :
         

          « Une stratégie globale pour TF1 et LCI »



« Des rendez-vous forts »
« Le JT est devenu une production complexe. Le décor est un outil qui oblige à inventer de nouvelles formes d’écriture. Aujourd’hui, le JT d’une grande chaîne généraliste qui ne rapporte que les faits n’est plus suffisant. Sur TF1, on ne peut se contenter de ce que font, souvent bien, les chaînes d’information en continu. La mise en place de nouveaux formats, de pastilles, d’images en 3D, l’intégration d’infographies, de données chiffrées et leur mise en scène sont indispensables pour enrichir nos JT et conserver cette proximité avec le téléspectateur qui fait partie depuis toujours du cahier des charges de TF1. » 

        Les recettes de TF1 en 2015
         

          pour relancer son JT en perte de vitesse



La mort régulièrement évoquée des JT traditionnels, programmés en direct et à heure fixe sur les chaînes généralistes, n’est vraisemblablement pas pour demain. A l’heure de la délinéarisation et des nouvelles habitudes de visionnage sur tablette, smartphone et ordinateur, les JT de TF1, qu’il s’agisse du « 13 Heures » ou du « 20 Heures », continuent de fidéliser un nombre important de téléspectateurs. « Nos JT restent des rendez-vous forts pour diverses raisons : d’abord parce qu’il s’agit de direct ! Puis parce qu’au fil du temps, ils ont su évoluer, que ce soit dans le déroulement, l’écriture, la durée ou le décor. Il y a une dizaine d’années, une table immense occupait près de 90 % du plateau ! Aujourd’hui, on recherche l’inverse : de la fluidité, du mouvement, de la proximité entre le (la) présentateur(trice) et l’invité(e). »
Une inéluctable érosion
En attendant ce nouveau plateau, les audiences des JT de la Une se portent bien : en 2017-2018 (hors été), le « 13 Heures » rassemblait en moyenne 5,2 millions de fidèles, et le « 20 Heures », 5,7 millions. De bonnes audiences qui ne doivent pas occulter l’inéluctable érosion des JT traditionnels sur une longue période. Il y a dix ans, on comptait en moyenne 7 millions de téléspectateurs devant le « 20 Heures » de TF1, qui reste aujourd’hui le premier JT d’Europe en audience.
Ce nouveau plateau s’inscrit, selon Thierry Thuillier, dans un projet éditorial global qui doit penser à délivrer l’information sur tous les supports existants, notamment numériques. Le développement de LCI fait aussi partie des missions confiées à Thierry Thuillier, et dans un paysage audiovisuel français où quatre chaînes d’information en continu se livrent une concurrence féroce, la tâche s’avère délicate. Mais avec près de six cents collaborateurs et un budget de fonctionnement de 160 millions d’euros, le pôle information reste, plus de trente ans après la privatisation de TF1, un pilier fondamental du groupe. Et Gilles Pélisson, son PDG, entend bien rester leader de ce secteur très concurrentiel. Reste à savoir si le nouveau plateau, aussi beau et technologique soit-il, séduira de nouveaux téléspectateurs.

        Notre article lors de l’arrivée de Gilles Pélisson :
         

          Les 7 défis qui attendent le nouveau président de TF1






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Trois ans après son lancement, l’offre commune d’informations entre Radio France et France Télévisions est présentée comme un exemple à suivre pour l’audiovisuel public.
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A Franceinfo, une rentrée placée sous le signe du « média global »

Trois ans après son lancement, l’offre commune d’informations entre Radio France et France Télévisions est présentée comme un exemple à suivre pour l’audiovisuel public.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 10h43
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Laboratoire à ses débuts, il y a trois ans, Franceinfo apparaît désormais comme un modèle pour l’audiovisuel public. A l’heure des synergies, l’alliance entre Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (INA), qui a créé un média global d’informations en continu – présent sur la radio, la télévision (canal 27 de la TNT) et le numérique avec un site unique et une application mobile – a ouvert la voie.
Les débuts n’ont pas été faciles. Encore aujourd’hui, des critiques subsistent. Dans un tract publié en juin, le Syndicat national des journalistes de Radio France raillait une « télévision qui coûte un pognon de dingue », évoquant les travaux prévus pour aménager un nouvel espace télé dans la rédaction. « Une dépense qui va s’ajouter aux 4,7 millions d’euros de charges annuelles que représente déjà la participation de Radio France à la chaîne Franceinfo. »

En cette rentrée, le patron de Franceinfo radio, Vincent Giret, est droit face à son micro : « Plus personne dans la rédaction ne ­conteste cette stratégie. Certains redoutaient que cela fragilise la radio. Au contraire, elle a profité de l’effet média global et du rapprochement avec France Télévisions. »
Franceinfo était une radio seule ; elle s’est intégrée dans un « écosystème » regroupant également France Bleu et France 24 – dont les programmes sont diffusés la nuit sur le canal 27. Au centre de ce dispositif, l’« Agence », une unité de Franceinfo créée en janvier 2016 et composée de 17 personnes chargées d’un travail de veille et de vérification de l’information. Elle produit des dépêches qui « vont jusqu’au prompteur du présentateur du canal 27 », note M. Giret.

L’une des grandes satisfactions est d’avoir imposé cette marque sur le numérique : « Il faut se rappeler que le site de Franceinfo était en vingtième place, celui de France Télévisions, qui s’appelait Francetvinfo.fr,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ L’entreprise publique s’engage dans une refonte complète de son organisation, pour favoriser la production de programmes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/08/2018
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L’heure de la transformation a sonné pour France Télévisions

L’entreprise publique s’engage dans une refonte complète de son organisation, pour favoriser la production de programmes.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 09h14
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Un si grand soleil. C’est le titre du feuilleton de la rentrée sur France 2. L’entreprise publique n’a pas lésiné sur l’investissement, avec un budget global d’une trentaine de millions d’euros. Signe qu’elle y place beaucoup d’espoir, il est diffusé à 20 h 40, dès lundi 27 août, un créneau idéal pour dynamiser ses soirées.
« Nous ferons briller ce grand soleil toute l’année », s’est enthousiasmée Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, jeudi 23 août, lors de la conférence de rentrée. « Une rentrée que nous voulons optimiste, tournée vers l’avenir », a-t-elle ajouté. Il faut dire que la saison précédente n’a pas été de tout repos.
A l’automne 2017, l’Elysée n’avait pas apprécié que France Télévisions tente de revenir sur des réductions budgétaires de 50 millions d’euros en faisant du lobbying auprès des députés. En décembre 2017, les journalistes de l’entreprise publique avaient voté une motion de défiance contre Delphine Ernotte… Pour couronner le tout, Emmanuel Macron avait lancé une charge violente contre l’audiovisuel public, accusé en particulier de ne pas avoir réussi à s’adapter. Les regards s’étaient largement tournés vers France Télévisions.
Au milieu de cette tourmente, c’est Mathieu Gallet, président de Radio France, qui apparaissait comme l’homme en vue. A tel point que certains le voyaient déjà comme le futur « super-PDG » de l’audiovisuel public. Pas vraiment un grand soleil pour Delphine Ernotte…
190 millions d’euros d’économies d’ici à 2022
Depuis, la situation a considérablement évolué. M. Gallet a été révoqué après une condamnation pour favoritisme. Dans le processus lancé par le ministère de la culture pour définir les priorités de l’audiovisuel public et mettre en œuvre les synergies entre les différentes entités, Mme Ernotte, dont le mandat s’achève en 2020, a joué un rôle de premier plan. « Elle est proactive », commente-t-on au ministère.
Mais,...




                        

                        

