<FILE-date="2018/09/05/22">

<article-nb="2018/09/05/22-1">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Le directeur général du géant de l’homéopathie Boiron annonce son départ

Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 21h41
   





                        



   


Depuis le début de sa carrière, il avait cultivé l’image d’un patron soucieux du bien-être de ses employés. Christian Boiron, emblématique directeur général du géant français de l’homéopathie Boiron, quittera ses fonctions le 1er janvier 2019, a annoncé mercredi 5 septembre le groupe. Valérie Poinsot, directrice générale déléguée du groupe depuis sept ans, « a été désignée pour lui succéder », est-il précisé.
Les raisons de ce départ n’ont pas été rendues publiques. Mais il survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie. Cette polémique ancienne a ressurgi avec vigueur depuis la publication en mars dans Le Figaro d’une tribune au vitriol d’une centaine de médecins allopathes opposés à cette pratique, et réclamant l’arrêt de sa prise en charge partielle par l’Assurance maladie.
Il y a deux semaines, le ministère de la santé a saisi la Haute Autorité de santé (HAS) pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le « bien-fondé » de son remboursement. L’avis de la HAS, sur lequel se fondera le gouvernement pour trancher, est attendu d’ici à la fin de février.

        Lire aussi :
         

                Homéopathie : entre les médecins, la guerre est déclarée



« Ma passion, c’était le social »
Christian Boiron, aujourd’hui âgé de 71 ans, était entré dans la société en 1970, alors qu’il venait à peine d’obtenir son diplôme de pharmacien. A l’époque, il ne pensait « pas y faire long feu », a-t-il confié dans un ouvrage personnel publié en 2016, Recherche en homéopathie.
« Ma passion, c’était le social. Et puis peu à peu, j’ai découvert que le management et la médecine étaient des proches parents (...), dans les deux cas je ressentais un fort besoin de réflexion philosophique et éthique. »
Sous son impulsion, le groupe s’est ainsi doté d’un chief happiness officer (« directeur général du bonheur ») dès... 1984, soit une trentaine d’années avant que cette fonction devienne monnaie courante dans de grandes entreprises. Boiron a aussi innové avec une trentaine d’accords d’entreprise signés dès les années 1980 et toujours en vigueur, offrant par exemple à ses salariés des aides financières pour mener des projets personnels, l’individualisation du temps de travail ou encore une préparation à la retraite.

        Lire aussi :
         

                Rembourser ou pas l’homéopathie, un débat récurrent



60 % du chiffre d’affaires en France
Une bienveillance toutefois intéressée : Christian Boiron voyait aussi dans ces mesures un moyen de faire accepter plus de flexibilité et un engagement sans faille de ses salariés. Le groupe est l’un des leadeurs mondiaux de l’homéopathie, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions d’euros et une présence internationale, en Europe, aux Etats-Unis et dans des marchés émergents, pour un total de plus de 3 700 salariés dans le monde (dont plus de 2 500 en France).
Mais le groupe réalise encore plus de 60 % de son chiffre d’affaires en France, où de nombreux produits homéopathiques sont partiellement remboursés par l’Assurance maladie, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays, et ce en dépit de l’absence d’une efficacité indiscutablement démontrée scientifiquement.

        Lire aussi :
         

                Homéopathie : l’étrange exception française



La récente polémique dans le monde médical sur l’inefficacité des traitements « ne change pas un gramme des granules que nous pouvons vendre ou ne pas vendre », avait tenté de minimiser Christian Boiron en mai dans un entretien au Monde. Cependant, les derniers résultats semestriels de Boiron ne sont pas bons, avec des ventes stagnantes voire en déclin, et notamment en France.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-2">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Après deux semaines d’insultes, jets de pierres et collisions navales, les pêcheurs des deux pays ont renouvelé leur accord sur les conditions de pêche.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Pêcheurs britanniques et français s’entendent sur la Saint-Jacques

Après deux semaines d’insultes, jets de pierres et collisions navales, les pêcheurs des deux pays ont renouvelé leur accord sur les conditions de pêche.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 20h51
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 21h15
   





                        



Faut-il y voir un armistice dans la guerre de la coquille Saint-Jacques ? Après deux semaines de vives tensions — insultes, jets de pierres, collisions navales… —, les pêcheurs français et britanniques ont annoncé, mercredi 4 septembre, avoir renouvelé leur accord sur la pêche de la précieuse noix de Saint-Jacques dans la baie de Seine.
Selon Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), des discussions à Londres ont permis de « renouveler l’accord de 2017 » concernant les bateaux de plus de quinze mètres, et d’obtenir « un accord de principe pour les moins de 15 mètres ». Ces décisions se feront en échange de compensations pour les pêcheurs britanniques encore à définir, a ajouté M. Romiti, précisant que les discussions se poursuivraient à Paris dans quarante-huit heures.
Un accord « donnant-donnant »
Pour Pascal Coquet, président de la commission coquillages de pêche, l’accord de principe trouvé mercredi est « donnant-donnant ». « C’est le meilleur des cas pour les deux parties (...) dans la mesure où les Britanniques étaient bien dans leur droit », a-t-il dit à l’issue de la réunion.
Reste à savoir combien de temps cet accord sera valable. Selon Pascal Coquet, l’accord vaut pour la saison de pêche de 2018-2019, tandis que Jim Portus, représentant de l’industrie britannique de la coquille Saint-Jacques durant les négociations, a dit à la presse qu’il ne valait que pour 2018. « Jusqu’à la signature de l’accord vendredi, nous demandons (aux petits bateaux britanniques) d’éviter la zone », a poursuivi M. Portus, prévenant toutefois que l’accord serait « rejeté » si les compensations étaient jugées insuffisantes.

        Comprendre :
         

          Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques



Réglementations différentes
Ce différend entre pêcheurs français et britanniques autour des coquilles Saint-Jacques est lié à la différence de réglementation entre les deux pays. En France, la coquille Saint-Jacques ne peut être pêchée que du 1er octobre au 15 mai. Mais les Britanniques et les Irlandais, eux, n’ont pas de dates imposées.
Pour encadrer leur activité et éviter les tensions, un accord, reconductible chaque année, a été conclu en 2013 entre Français et Britanniques pour que ces derniers respectent les mêmes dates de pêche. Mais il ne s’applique pas aux bateaux britanniques de moins de quinze mètres. « Du coup, on en avait régulièrement qui venaient pêcher dans ces eaux. Cela créait déjà des tensions », explique Frédéric Gueudar-Delahaye, directeur de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, rattachée au ministère de l’agriculture.

   


Les Français demandent depuis plusieurs années que l’accord soit étendu à ces navires de moins de quinze mètres, sans succès. Pour marquer leur mécontentement, ils ont refusé, cette année, de le signer. Les Britanniques sont donc venus pêcher plus tôt que les années précédentes, et avec de plus gros bateaux, qui ne sont pas autorisés d’habitude.
« Tout le monde est super remonté »
Les Normands ont alors cherché, à la fin d’août, à faire fuir les Britanniques d’un gisement de coquilles Saint-Jacques qu’ils tentent de préserver. Certains navires ont joué aux bateaux béliers en fonçant sur d’autres. Trois embarcations présenteraient des trous dans leur coque. Aucun blessé n’est à déplorer. Le maire du Tréport (Seine-Maritime), Laurent Jacques, a dit craindre, jeudi, que les incidents ne se reproduisent « très vite, car tout le monde est super remonté ».
Français et Britanniques avaient affiché mercredi leur volonté de trouver une solution au conflit, et le ministre de l’agriculture français, Stéphane Travert, avait prévenu la veille que la marine française était « prête à intervenir » pour éviter de nouveaux « heurts ». Mais « les pêcheurs anglais sont plutôt des “Brexiters”, et il faut reconnaître que les tensions se ravivent à l’approche du calendrier de sortie du Royaume-Uni », prévu à la fin de mars 2019, a-t-il ajouté. Le ministre français faisait référence au fait que les pêcheurs britanniques ont majoritairement voté pour le Brexit, afin, espèrent-ils, de récupérer la mainmise sur leurs eaux.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-3">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Deux rapports, remis mercredi 5 septembre au premier ministre, Edouard Philippe, plaident pour cette option, qui devrait permettre d’améliorer le système.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Les bénéficiaires de prestations sociales pourraient être suivis par un interlocuteur unique

Deux rapports, remis mercredi 5 septembre au premier ministre, Edouard Philippe, plaident pour cette option, qui devrait permettre d’améliorer le système.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 20h32
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 22h21
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        


Comment rendre les prestations sociales plus justes et renforcer l’accompagnement des allocataires ? En permettant à chacun d’entre nous d’être suivi par un seul et même interlocuteur — à l’image du patient qui a son médecin traitant. Cette proposition est défendue par Christine Cloarec-Le Nabour, députée LRM d’Ille-et-Vilaine, et Julien Damon, professeur associé à Sciences-po, dans un rapport remis, mercredi 5 septembre, au premier ministre, Edouard Philippe.
Une préconisation similaire est faite pour les seuls allocataires du RSA dans un autre rapport, présenté concomitamment au chef du gouvernement par Claire Pitollat, députée LRM des Bouches-du-Rhône, et Mathieu Klein, président (PS) du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle. Ces deux documents s’inscrivent dans le cadre du plan pauvreté qui doit être dévoilé, le 13 septembre, par Emmanuel Macron.
Renforcer la collaboration des organismes
Au centre de la réflexion de Mme Cloarec-Le Nabour et de M. Damon, il y a l’idée d’une « juste prestation » qui « ne réduit pas les droits », mais « les erreurs autour des droits » et « s’ajuste au mieux à la situation actuelle des bénéficiaires ». Ils expliquent viser un double objectif : « mieux lutter contre la pauvreté tout en maîtrisant davantage les dépenses publiques ». Il s’agit de réduire les non-recours de bénéficiaires qui pourraient avoir droit à ces allocations, mais aussi contre les sommes indûment perçues par des allocataires et difficilement recouvrables et, enfin, de combattre la fraude.

        La série des Décodeurs :
         

          Les clichés sur les pauvres à l’épreuve des faits



Un constat est mis en avant : notre système de protection sociale, essentiellement déclaratif, est aujourd’hui défaillant, « qui fait reposer une grande partie de la gestion de leurs dossiers sur les allocataires eux-mêmes ». Ces derniers doivent souvent fournir les mêmes renseignements, nombreux et parfois complexes, pour chaque prestation demandée. Autant de démarches qui peuvent en décourager certains, sans compter les éventuelles erreurs qui peuvent se glisser involontairement. Pour y remédier, les auteurs suggèrent notamment de renforcer la collaboration des différents organismes en croisant plus systématiquement les fichiers, sous le contrôle de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). « Le partage de données sécurisées, remisant le déclaratif à des moments exceptionnels, est la piste la plus prometteuse pour limiter le non-recours, indus et fraude », écrivent-ils.

        A propos du rapport de Jacques Toubon (2017)
         

          sur les « dérives » de la chasse à la fraude



Autre préconisation : gérer de façon plus réactive certaines prestations, en collant aux revenus actuels des allocataires. Ce devrait être le cas au printemps 2019 de l’aide personnalisée au logement (APL), grâce au prélèvement de l’impôt à la source. Une réforme qui devrait permettre d’économiser « 1,2 milliard d’euros ». Il est ainsi proposé d’étendre cette mesure à d’autres allocations, comme les prestations familiales sous condition de ressources.
Muscler et rénover les actions d’accompagnement
Mais cela ne sera pas suffisant, soulignent-ils, notamment concernant le non-recours. Il faudra aussi muscler et rénover les actions d’accompagnement, qui se sont étiolées au fil des années. Elles représentaient, lorsque le revenu minimal d’insertion (RMI) fut créé, à la fin des années 1980, 20 % des dépenses pour la prestation (en tenant compte du coût des politiques d’insertion). Aujourd’hui, elles ne pèsent plus que 7 %, pour le RSA-socle (ex-RMI).
Les deux signataires du rapport considèrent que « chacun devrait pouvoir savoir, voire choisir, qui peut être son travailleur social ». Ce dernier détiendrait, du même coup, « un portefeuille […] d’usagers dont il aurait la responsabilité ». Le fait de désigner ainsi un seul « intervenant généraliste » empêcherait le découragement face à la multitude de contacts possibles avec divers professionnels du social spécialisés. Un tel dispositif a été expérimenté dans quatre départements (Ariège, Bas-Rhin, Paris, Pas-de-Calais) et a produit des effets concluants. Il a vocation à concerner l’ensemble de la population, « du SDF perdu dans la jungle bureaucratique » à la mère de famille salariée, qui s’est égarée « dans le dédale des prestations et services ».
Il conviendrait enfin d’instaurer « un dossier social personnalisé » ou « dossier social unique », contenant toute une série d’informations sur leur titulaire. Un tel outil éviterait de réclamer les mêmes renseignements « à chaque contact avec un interlocuteur social » (CAF, caisse de retraite, Pôle emploi…). Forger un tel outil est à portée de main, estiment les deux auteurs : « Il est même en cours de réalisation technique » avec le répertoire national commun de la protection sociale et le portail numérique des droits sociaux.

        Notre article sur
         

          la rentrée sociale à hauts risques du gouvernement






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-4">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Un tweet a fait chuter l’action du groupe français de plus de 10 % vendredi. L’Autorité des marchés financiers pointe le danger de la diffusion « d’indications trompeuses ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Des « attaques spéculatives » font chuter en Bourse l’action de Casino

Un tweet a fait chuter l’action du groupe français de plus de 10 % vendredi. L’Autorité des marchés financiers pointe le danger de la diffusion « d’indications trompeuses ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 20h03
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 20h45
   





                        


En matière d’agitation boursière, le groupe Casino a été au cœur de l’actualité ces derniers jours. Vendredi 31 août, son action a chuté de plus de 10 % en Bourse à la suite de la publication sur Twitter d’un message du fonds spéculatif Muddy Waters affirmant que le groupe n’avait pas déposé les comptes 2017 de l’une de ses filiales. Depuis, l’agence S&P a abaissé sa note, et le titre n’a toujours pas retrouvé son niveau initial.
Un porte-parole de Casino avait alors déclaré qu’il s’agissait d’un « simple retard technique » et que ces comptes, « déjà intégrés » dans les comptes consolidés du groupe, seraient « déposés » dès le lendemain, soit le samedi 1er septembre. Ce qui a bien été fait.
Deux jours plus tard, Casino a dit « regretter » que le cours de son action fasse l’objet « d’attaques spéculatives répétées », le titre ayant perdu environ 46 % depuis le début de l’année.
En difficulté face à la gestion de son volume de dette, le groupe Casino est en effet devenu l’une des cibles favorites de tradeurs spécialisés dans la vente à découvert, une pratique boursière très risquée, qui consiste à parier sur la baisse d’une action, là ou d’habitude les investisseurs tablent généralement sur la réussite d’une entreprise — et donc sur la hausse de son cours en Bourse. De source proche de l’entreprise, citée par l’Agence France-Presse, l’action Casino est la plus vendue à découvert sur le marché de Paris.

        Lire aussi :
         

                « Chez Casino, la dette se moque bien des réalités commerciales, elle s’invite comme un fantôme du passé »



« Indications fausses ou trompeuses »
Dans ce contexte, la moindre information sur la santé financière de l’entreprise peut avoir d’importantes conséquences sur son évolution en Bourse. Un enjeu rappelé par l’Autorité des marchés financiers, qui a publié mardi 4 septembre une note d’information à ce sujet, dans une référence à peine voilée à la chute de l’action du groupe français.
« Il est interdit de diffuser des informations, que ce soit par l’intermédiaire des médias, dont Internet, ou par tout autre moyen, qui donnent ou sont susceptibles de donner des indications fausses ou trompeuses », rappelle l’Autorité des marchés financiers, qui d’ajoute : « Dans des contextes de spéculation baissière, il appartient [aux groupes] d’apporter au marché les informations nécessaires, éventuellement correctives, en temps utile. »
« Les recommandations d’investissement doivent aussi respecter un cadre réglementaire strict visant à garantir que les sources soient citées et que l’information soit présentée de manière objective », insiste le gendarme des marchés.
« Ces dispositions s’appliquent également aux recommandations diffusées de l’étranger, y compris par des personnes n’ayant pas la qualité de prestataire de services d’investissement, notamment lorsque ces personnes sont des experts », a-t-il complété, dans une description fidèle de l’information qui a provoqué la chute en Bourse du groupe Casino.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-5">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’ancien patron de Picard Surgelés ne cesse de s’imposer à la tête de vignobles : le Roussillon, le Bordelais, la Bourgogne, et maintenant le Rhône. Avec flair et un caractère trempé.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                
                                    

Olivier Decelle, un vigneron tardif mais offensif


                      L’ancien patron de Picard Surgelés ne cesse de s’imposer à la tête de vignobles : le Roussillon, le Bordelais, la Bourgogne, et maintenant le Rhône. Avec flair et un caractère trempé.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 19h30
    |

                            Ophélie Neiman (Saint-Emilion, envoyée spéciale)







« Vous n’allez pas encore parler de Picard Surgelés ? » Olivier Decelle a posé la question au milieu d’une phrase, sans qu’on ne lui demande rien sur le sujet. Après une petite demi-heure de discussion. Lui a plutôt envie de deviser du millésime en cours dans ses différents vignobles, ou encore de son inquiétude face au mildiou, cette maladie qui attaque la vigne, notamment ses parcelles de saint-émilion grand cru. Mais il sait bien qu’il faudra bien évoquer sa vie d’avant pour comprendre sa vie d’après.

   


Les surgelés Picard, donc, c’est lui. Il a 32 ans quand il reprend l’entreprise qu’avait rachetée et développée son père. Nous sommes en 1987 et, à ce moment-là, Olivier Decelle a plutôt la tête à la musique. Il écume les concerts de rock aux abattoirs de la Villette, applaudit The Clash ou The Stranglers, assiste aux enregistrements de l’émission « Les Enfants du rock », sur Antenne 2. C’est aussi l’époque où il crée la marque d’enceintes acoustiques Triangle. Une autre vie.
Qui ne l’empêche pas d’assumer son poste de directeur général de Picard et de faire passer l’enseigne de 100 à 300 magasins, de diversifier les produits mis en vente – c’est lui qui introduit les légumes et le bio –, de créer aussi la gamme Picard Surgelés, avant de céder la majorité des parts à Carrefour en 1994. Alors qu’il continue à diriger l’entreprise, Olivier Decelle a un coup de foudre en 1999, à 45 ans : il achète le vignoble de 155 hectares du Mas Amiel, à Maury, dans le Roussillon. D’autres achats de propriétés viticoles s’enchaînent dans le Bordelais, la Bourgogne et le Rhône. C’est sa nouvelle vie, sa seconde ou sa troisième, c’est sa vie, quoi.
Coup de tête
Même s’il ne souhaite pas s’étendre sur cette période, il faut rappeler qu’Olivier Decelle était à la tête d’une entreprise florissante. Il était respecté. Avant de tout vendre et de disparaître dans ses vignes, avec pour seul compagnon Maya, un berger picard. D’anciens collègues l’ont traité de fou, persuadés qu’il faisait une dépression.
« Je marche à l’intuition (...) J’ai acheté de la terre à l’heure où tous achetaient de l’Internet. »
Pourtant, il l’assure, ce n’était pas le scénario qu’il avait prévu quand il a craqué pour ce vignoble historique du Mas Amiel, perdu dans les collines, acheté presque sur un coup de tête, comme une maison de vacances. Il était persuadé de pouvoir mener les deux activités de front – Picard et le vin. Il se souvient des allers-retours en avion, où il se change dans les toilettes de l’aéroport pour une tenue plus appropriée.
Il se souvient encore de son désarroi quand il se rend compte que le Mas Amiel, si beau soit-il, vend des vins doux, un style qui ne fait plus recette. Il se souvient surtout de la vigne qui s’enracine de plus en plus profondément dans sa tête. Alors il lâche Picard. « Je ne peux pas expliquer mes décisions, je marche à l’intuition. C’est peut-être un instinct de survie qui m’a guidé, se remémore le vigneron de 63 ans. Mais un instinct qui n’est pas rationnel. J’ai acheté de la terre à l’heure où tous achetaient de l’Internet. »
Olivier Decelle fonctionne à contre-courant. A la différence de grands investisseurs qui ont acheté un château bordelais de renom et bien installé, tout en le gérant de loin, il se lance à corps perdu dans un domaine en déconfiture à cause des vins doux, dans une région peu en vogue. Il en bave. D’autant qu’il passe un peu trop hâtivement les vignes en agriculture biologique. Mais sur les conseils de son mentor, Jacques Boissenot, célèbre œnologue aujourd’hui décédé, il trouve une solution : produire au Mas Amiel des vins secs en plus des doux. Des rouges puissants de gastronomie. Et ça marche à merveille.
Succès dans le Bordelais
Il achète alors en 2004 une autre propriété, cette fois dans le Bordelais, à Saint-Emilion. Le Château Jean Faure. Un château donc, pas le plus prestigieux, mais fort bien situé. De chez lui, on aperçoit les chais de son voisin Cheval Blanc, un grand cru classé A, soit la crème de la crème. La propriété est bien située, elle a aussi du potentiel, d’autant qu’elle fut peu exploitée avant l’acquisition par Olivier Decelle. Là aussi ça marche : depuis 2012, Jean Faure retrouve son rang de « grand cru classé ». Il est aussi certifié bio en 2017, une rareté parmi les grands crus. « Mon épouse Anne n’aurait pas quitté Paris pour vivre à Mas Amiel. Ce château nous a permis de nous retrouver, il est devenu notre demeure familiale. »
A la tête de ces deux vignobles qu’il redresse habilement, Olivier Decelle se fait quelques amis dans le monde du vin, dans la Loire, l’Alsace, le Rhône. D’autant que l’homme est d’un commerce enjoué fort agréable. Mais, dans le Bordelais, il écope d’une réputation : il aurait mauvais caractère. Il faut dire qu’il a attiré du beau monde mais qui n’est pas resté. Deux des plus prestigieux consultants œnologues, Michel Rolland et Stéphane Derenoncourt, viennent à Jean Faure lui prêter assistance et… « ça n’a pas marché ». Olivier Decelle assure pourtant n’avoir eu aucun différend avec l’un ou l’autre : « C’est simplement que je ne parvenais pas à les laisser faire. J’avais sûrement trop envie de faire moi-même. »

        Lire aussi :
         

                Stéphane Derenoncourt, le devin des vignes



L’image d’homme difficile perdure, alors que d’autres y voient surtout de la timidité. Bon joueur, il affirme en riant avoir désormais un objectif en 2019 : « Me faire un ami à Bordeaux ! » Un ami, il en a trouvé un, mais pas dans le Bordelais. Il s’agit de Pierre-Jean Villa, un vigneron de la vallée du Rhône, qui est du reste plus qu’un ami. Il considère Olivier Decelle « comme un frère ». Ils se sont rencontrés par hasard, sur un salon de vins. Villa possède quelques hectares dans le Rhône et Olivier Decelle lui propose de viser plus haut – diriger un beau domaine. Après quelques recherches, ils se décident : ce sera en Bourgogne, une région qui les fait rêver tous les deux. Ils fondent en 2008 la maison Decelle-Villa, avec sept hectares à cheval sur la côte de Beaune et la côte de Nuits. Bio aussi, évidemment.
Prêt pour la relève
Leur amitié ne s’arrête pas là. En septembre 2017, ils réalisent un coup de maître : ravir le vignoble De Boisseyt, onze hectares de rêve en côte-rôtie, condrieu et saint-joseph, à la barbe de dix-sept autres acheteurs potentiels, dont certains faisaient pourtant des offres plus élevées. « Je me suis dit “Comment, il n’est toujours pas vendu ce domaine ?”, et en deux fois deux heures, j’étais convaincu que je devais l’acheter. » Pierre-Jean Villa retrouve sa terre d’origine, mais son ami Olivier Decelle ne l’accompagnera pas pour diriger ce beau domaine. Ce dernier a quelqu’un d’autre en tête : son fils Romain. Celui qui se sent aussi l’âme d’un « tonton » le formera, la relève se dessine.
Romain est papa depuis quelques mois. Olivier Decelle a passé une partie de l’été avec son petit-fils. Il pense à la succession. Son autre fils a repris l’entreprise d’enceintes acoustiques Triangle. Un autre passage de relais est en cours. A Jean Faure, Marie-Laure Latorre, la future directrice technique du château, prend ses marques. Olivier Decelle l’a choisie, elle, en dépit des autres propositions du cabinet de recrutement, parce qu’elle est, « comme moi, en dehors du système classique bordelais ». 
Entendez qu’elle n’a pas fait ses classes dans des châteaux renommés. Elle a réalisé les assemblages pour la marque distributeur Système U et assuré les vinifications dans les propriétés familiales. Un parcours atypique qui n’est pas étranger au propriétaire des lieux. Et puis, elle a la même vision du vin que lui : « Un vin n’a pas à être noir et boisé pour être bon », argumente-t-elle. Le prochain défi d’Olivier Decelle, donc, réussir à passer la main : « Je laisse la place… mais je surveille ! » D’autant qu’il a une pression : « 2018, c’est l’année de naissance de mon petit-fils, il faut qu’elle soit nickel ! »



<article-nb="2018/09/05/22-6">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La sensibilité des Français aux menaces sur leur pouvoir d’achat correspond à leur sentiment de ne pas décider de leur destin, analyse, dans une tribune au « Monde », l’experte en marketing et comportement du consommateur Bernadett Koles
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Consommer pour compenser »

La sensibilité des Français aux menaces sur leur pouvoir d’achat correspond à leur sentiment de ne pas décider de leur destin, analyse, dans une tribune au « Monde », l’experte en marketing et comportement du consommateur Bernadett Koles



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 18h00
    |

Bernadett Koles (Professeure de marketing et comportement du consommateur à la Rennes School of Business)







                        



                                


                            
Tribune. La popularité des dirigeants qui se succèdent à la tête de la France semble indexée sur les évolutions du pouvoir d’achat, comme le montre à nouveau la séquence politique actuelle autour du gel des minima sociaux et des retraites, ou de la gestion politique du prélèvement à la source. Cette focalisation de l’opinion a fini par être considérée comme allant de soi. Elle mérite d’être analysée de manière approfondie.
Le niveau absolu du pouvoir d’achat joue peu en réalité sur le contentement individuel
L’obsession du pouvoir d’achat s’ancre dans un sentiment de perte, de déception : « C’était mieux avant ». Les Français ont la perception d’un déclin, oubliant un peu vite que, voici cinquante ans, seulement une famille sur deux possédait une voiture, une salle de bains, ou même des toilettes, une sur sept un téléphone. Un ménage retraité sur trois vivait dans la pauvreté, contre un sur douze aujourd’hui. Le pourcentage de personnes partant en vacances d’été a augmenté de moitié depuis lors.
Les économistes ont contribué à éclairer cet oubli rapide des progrès accomplis. Le niveau absolu du pouvoir d’achat joue peu en réalité sur le contentement individuel, ont-ils montré. C’est la comparaison avec l’entourage et surtout le rythme de l’amélioration qui importent à chacun, au moment où il parle.
Bizarre processus d’autoréparation
Mais ces explications n’épuisent pas le sujet. Les recherches en marketing aident à mieux comprendre. Elles mettent au jour, en effet, les ressorts profonds de la volonté d’acheter, non pas seulement pour assouvir des besoins, mais aussi, et peut-être surtout, pour compenser l’écart entre la situation à laquelle on aspire et celle qui est la nôtre. Sur le plan matériel mais également émotionnel et symbolique.
Lorsqu’on sent son équilibre intérieur menacé, que ce soit par un événement choquant, vécu ou rapporté, une émotion négative, on réagit en tentant de restaurer comme on peut un sentiment...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-7">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Chaque année, le magazine « L’Etudiant » évalue 44 villes étudiantes françaises selon quinze critères. Lyon, déjà distinguée l’an dernier, est cette fois ex aequo avec Toulouse.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Classement 2018-2019 des meilleures villes étudiantes de France : Lyon et Toulouse en tête

Chaque année, le magazine « L’Etudiant » évalue 44 villes étudiantes françaises selon quinze critères. Lyon, déjà distinguée l’an dernier, est cette fois ex aequo avec Toulouse.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h55
   





                        



   


Lyon et Toulouse : les deux métropoles se placent ex aequo en tête du classement 2018 des villes où il fait bon étudier, publié mardi 4 septembre par le magazine L’Etudiant, devant Montpellier, Rennes et Grenoble (voir le classement en bas de l’article). L’an dernier, Lyon était déjà la destination favorite, suivie de Grenoble, Toulouse et Montpellier.
Pour établir ce palmarès, L’Etudiant a pris en compte quinze critères (parmi lesquels le logement, les études, les sports, les sorties, la culture, les transports), renseignés selon des données publiques, qui ont permis de classer 44 villes comptant plus de 8 000 étudiants. Ces villes ont ensuite été réparties en trois catégories : les métropoles (plus de 40 000 étudiants), les grandes villes (de 20 000 à 40 000 étudiants) et les villes moyennes (de 8 000 à 20 000 étudiants).
Cinq thèmes
Le classement porte sur cinq thèmes : la vie étudiante, le cadre de vie, l’emploi, l’attractivité et la formation. Lyon se distingue pour la vie étudiante et l’emploi, grâce à son offre culturelle et à un taux de chômage relativement bas (7,9 %). Quant à Toulouse, c’est sa densité d’offre de formation qui fait la différence.
Si les métropoles dominent le classement, Angers et La Rochelle conservent respectivement leur prééminence dans le classement des grandes et des moyennes villes.
Par ailleurs, L’Etudiant a mené via son site Internet un sondage auprès de ses lecteurs pour évaluer la ville où ils étudiaient sur huit critères : le dynamisme, le budget, l’ambiance, la qualité de vie, le logement, la culture, les transports et la santé. Toulouse, Angers et Strasbourg sont particulièrement recommandées par les 9 000 internautes qui ont répondu. L’Etudiant propose à chacun d’effectuer son propre classement, en fonction des critères qui comptent le plus pour lui.
Voici les treize villes les mieux classées cette année :


.tg  {border-collapse:collapse;border-spacing:0;}
.tg td{font-family:Arial, sans-serif;font-size:14px;padding:10px 5px;border-style:solid;border-width:1px;overflow:hidden;word-break:normal;border-color:black;}
.tg th{font-family:Arial, sans-serif;font-size:14px;font-weight:normal;padding:10px 5px;border-style:solid;border-width:1px;overflow:hidden;word-break:normal;border-color:black;}
.tg .tg-baqh{text-align:center;vertical-align:top}
.tg .tg-hgcj{font-weight:bold;text-align:center}



Ville
Rang 2018
Nombre de points
Evolution par rapport à 2017


Lyon
1
112
0


Toulouse
1
112
1


Montpellier
3
111
1


Rennes
4
110
0


Grenoble
5
108
-3


Bordeaux
6
104
0


Nantes
6
104
0


Paris
8
101
0


Strasbourg
9
100
0


Lille
10
95
3


Angers
11
94
-1


Aix-Marseille
12
93
-1


Poitiers
12
93
0



Consulter le classement général des villes étudiantes 2018-2019 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-8">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Sachant que la conductrice est partie chercher un ticket à l’horodateur, et alors qu’elle revient à sa voiture trois minutes plus tard, il lui inflige un « forfait post-stationnement » de 30 euros.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/09/05/22-9">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le producteur de musique s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’article 13 de la directive européenne sur le droit d’auteur qui menace l’émergence des futurs jeunes artistes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pascal Nègre : « Ne sacrifions pas la prochaine génération de musiciens »

Le producteur de musique s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’article 13 de la directive européenne sur le droit d’auteur qui menace l’émergence des futurs jeunes artistes.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 16h00
    |

Pascal Nègre (Président de la société #NP spécialisée dans le management d’artistes et président du Label 6&7, ancien président d’Universal Music F...







                        



                                


                            
Tribune. J’ai quelques sérieuses inquiétudes quant aux discussions en cours au Parlement européen autour de la directive sur le droit d’auteur et plus particulièrement de son article 13 [le vote décisif est programmé au Parlement européen le 12 septembre]. Cet article, dans sa rédaction actuelle, impose à toute plate-forme de détecter et de bloquer systématiquement toute mise en ligne par un utilisateur d’un contenu potentiellement protégé par le droit d’auteur (pas uniquement de la musique), sauf lorsqu’un accord de licence a auparavant été conclu avec l’ayant droit ou ses représentants.
Trente-cinq années d’expérience dans l’industrie musicale me portent à croire que cette directive s’avérerait négative pour les artistes, pour l’industrie et, à terme, pour le bien public
Cette disposition qui est très large pourrait en fait avoir un impact négatif sur la création puisqu’elle aboutirait à une certaine forme de censure aveugle, automatique et systématique. Trente-cinq années d’expérience dans l’industrie musicale me portent à croire que cette directive s’avérerait négative pour les artistes, pour l’industrie et, à terme, pour le bien public. La musique a une valeur culturelle unique. Elle nous rapproche, nous rappelle des souvenirs communs et constitue un lien social plus que tout autre type d’art.
Elle a également une valeur monétaire. Je soutiens entièrement les ayants droit et les créateurs qui défendent la protection du droit d’auteur et une rémunération juste. Il est essentiel que les plates-formes se comportent de manière responsable et maintiennent leurs accords avec les labels, éditeurs et sociétés de gestion collective. Cela est indéniable. Mais l’article 13 de la directive européenne sur le droit d’auteur ne prend pas le bon chemin.
Piratage en déclin
Si Internet, et plus précisément le piratage, menaçait, il y a quelque temps, l’industrie musicale d’une mort imminente, les choses ont bien évolué depuis : le...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-10">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’immense « success story » de la multinationale ne doit pas faire pas oublier ses échecs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/09/05/22-11">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La marque omniprésente est moquée, admirée, utilisée, détournée… mais jamais sans son accord.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Au cinéma ou à la télé, Google est devenu incontournable

La marque omniprésente est moquée, admirée, utilisée, détournée… mais jamais sans son accord.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 18h23
   





                        



   


Qu’on le regrette ou qu’on s’en félicite, les services proposés par Google ont transformé le quotidien de bien des gens… et devraient donc, naturellement, avoir aussi singulièrement facilité celui des héros de fiction. Quel agent secret, quelle amoureuse transie, quelle flic lancée sur l’enquête de sa vie pourraient se passer des services de Google, de Street View, de Gmail ?
Pourtant, la plupart y arrivent très bien, comme s’ils vivaient dans une curieuse réalité alternative où l’entreprise américaine n’aurait pas envahi chaque aspect de notre vie quotidienne. C’est que Google ne transige pas avec son image, et n’est pas prêt à laisser son logo, son moteur de recherche ou ses différents produits faire des apparitions dans le premier nanar venu.
Dossier préalable
En théorie, pour avoir le droit de faire figurer Google au casting de son œuvre de fiction, il faut ainsi fournir à l’entreprise américaine un résumé du projet, une description de l’utilisation qui sera faite du produit, pages de scripts à l’appui, ainsi qu’une « maquette visuelle », histoire de prouver que le produit Google ne ressemblera pas à une page Lycos circa 1998.
L’entreprise formule aussi d’autres demandes étrangement spécifiques, comme le fait que le personnage qui utilise un produit Google doit, de préférence, se servir du navigateur Internet Chrome et être connecté à son compte Google. Mais ces critères, assure Google, sont facultatifs.
Pour ceux qui n’auraient pas envie de s’embêter, pas de panique : des alternatives existent. Bing, de Microsoft, a par exemple été très content de payer pour apparaître dans The Amazing Spider-Man (Marc Webb, 2012). D’autres préfèrent utiliser des moteurs de recherche factices : certaines entreprises en proposent d’ailleurs des prêts à l’emploi.
Scènes tournées dans les locaux
L’autorisation n’a pas dû être trop difficile à obtenir pour le film Lion, de Garth Davis (2016), avec Dev Patel et Nicole Kidman. M. Patel y joue un jeune Indien, Saroo, exilé en Australie, qui retrouve le village de son enfance en se fiant uniquement à quelques bribes de souvenirs et à… Google Earth. Une bien belle histoire (vraie) et une jolie pub pour l’entreprise.

Encore mieux : Les Stagiaires (The Internship, Shawn Levy, 2013), dont le scénario même (deux quadragénaires, joués par Vince Vaughn et Owen Wilson, qui cherchent à se faire embaucher chez Google) semble être une publicité pour le programme de recrutement de l’entreprise.
D’après Google, officiellement simple consultant technique, il n’y a eu aucun échange financier avec le studio. Cela n’empêche pas la marque d’être citée à répétition, et certaines scènes sont même tournées dans ses locaux, avec présence, à l’écran, de ses employés. Tous les produits Google y sont montrés sous un jour positif, et, selon CNN, une scène où l’on voyait une voiture sans conducteur Google faire une sortie de route a été supprimée du script à la demande de la marque. Sergey Brin, cofondateur de Google, fait même une apparition.
Larry Page, l’autre cofondateur, l’a lui-même déclaré quelques semaines avant la sortie du film : « Je pense que la raison pour laquelle nous nous sommes impliqués [dans ce film], c’est parce que les sciences informatiques souffrent d’un déficit d’image. »

Ressort comique
Plutôt qu’un sujet d’émerveillement, Google peut aussi, dans la fiction, n’être qu’un simple ressort comique. On se souvient notamment du clin d’œil de la série The IT Crowd : « Si vous tapez Google dans Google, vous pouvez casser Internet. » (Graham Linehan, 2006-2010).
La série Arrested Development (Mitchell Hurwitz, depuis 2003) en a même fait un gag récurrent. Celle-ci met régulièrement en scène l’un de ses personnages principaux, Michael Bluth, au volant de ce qui ressemble beaucoup à une des voitures qu’utilise Google pour sa technologie Street View.
Est-ce faute d’autorisation ? En tout cas, le logo Google, que ce soit sur la portière de la voiture ou sur la façade du bâtiment où Michael Bluth prend ses cours d’autodéfense, est systématiquement (et très grossièrement) flouté. Arrested Development, qui, n’a pas peur de la mise en abîme, s’amuse de l’impossibilité d’utiliser la marque Google en interdisant même à ses personnages d’en prononcer le nom. Ceux-ci, au lieu de parler de « googler » quelque chose, terme pourtant passé dans le langage courant, conseillent ainsi de faire un « something search ».

Enceintes connectées
Dernièrement, ce sont les enceintes connectées de Google, une marque dont l’image n’est pas automatiquement associée aux concepts de « fun » et de rigolade, qui ont prêté à rire. Dans les récentes fausses publicités du jeu télé « Burger Quiz » par exemple, qui voient Jean-Paul Rouve discuter avec son enceinte connectée (ici appelée, par prudence, « Moogle ») des cas de conscience de cette dernière.
Maligne, la série d’animation South Park (Trey Parker et Matt Stone, depuis 1997) ne fait pas qu’en parler : dans un épisode de la saison 21, ses personnages s’adressent carrément et directement aux enceintes connectées. Quand ils s’exclament « OK Google » ou « Alexa », les enceintes Google et Amazon des salons des spectateurs dressent l’oreille et prennent docilement note qu’il leur faudra acheter « des gros seins », « des grosses boules velues » et autres « chips aux nichons ».
Dans Les Simpson (Matt Groening, depuis 1989) enfin, on apprend au détour de l’épisode de Noël 2011 qu’en 2041, Google aura asservi la moitié de la planète, mais restera malgré tout, d’après Lisa Simpson, « un supermoteur de recherche ».

Source d’inquiétude
Car Google est aussi, pour les créateurs et les inventeurs de futur, une source d’inquiétude. En témoigne la série Mr Robot (Sam Esmail, depuis 2015), qui fait d’E Corp, sorte de vision d’un Google dégénéré ayant englobé tout l’univers du numérique et de la finance, le grand méchant loup contre lequel lutte une petite bande d’« hacktivistes » prêt à mettre à bas son joug dictatorial.
Plus près de nous, The Good Wife (Robert et Michelle King, 2009-2016) décrit les travers d’une société baptisée Chumhum. A l’évidence une critique de Google et des GAFA, des conditions de travail et salariales de leurs employés, des voitures sans conducteur ou encore du biais raciste de certaines de ces technologies.

Enfin, le film The Circle (James Ponsoldt, 2017), adapté du roman de Dave Eggers, est une critique virulente des réseaux sociaux et des GAFA en général. Difficile de ne pas voir l’ombre de Google ou Facebook derrière le fameux « cercle » qui menace la vie privée des Américains, même si les entreprises ne sont, évidemment, jamais citées.
Le mantra de Google a beau être « Don’t be evil » (« Ne faites pas le mal », qui figurait en introduction du code de conduite de l’entreprise jusqu’en avril 2018), les scénaristes et les romanciers ne peuvent pas s’empêcher d’y deviner une potentielle menace.

Retrouvez tous nos contenus sur les 20 ans de Google
Récit - Avant Google, comment faisait-on ?Analyse - Google a-t-il réussi la mission qu’il s’était fixée ?Focus - Les Doodles de Google : vingt ans de logos illustrésPortfolio - Que sont devenus les projets futuristes de Google X ?Zoom - Sur Google+, des communautés toujours bien vivantesInteractif - Google Memorial, les projets abandonnés par Google depuis vingt ansFocus - Dans la fiction aussi, Google est devenu incontournable





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-12">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Trois sociétés chinoises spécialisées dans le « minage » de bitcoin vont s’introduire en Bourse. Une preuve de plus que « l’avenir de la société numérique se joue en Chine », explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Trois « mines » de bitcoin cotées à la Bourse de Hongkong

Trois sociétés chinoises spécialisées dans le « minage » de bitcoin vont s’introduire en Bourse. Une preuve de plus que « l’avenir de la société numérique se joue en Chine », explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h07
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Peu de gens en France ont entendu parler de Jihan Wu, Zhang Nangeng et Hu Dong. Et pour cause, ce sont des mineurs chinois. Mais d’un nouveau genre, leurs mines ne sont pas de charbon mais de bitcoin, cette monnaie numérique sans tête ni pays dont les acrobaties spéculatives défrayent régulièrement la chronique.

Justement, à la suite de la dernière ascension spectaculaire de cette devise, passée de 900 dollars en 2016 à 19 000 un an plus tard avant de retomber à moins de 7 000 dollars, les commentaires se font désormais prudents sur la fiabilité et l’avenir de cette innovation hors du commun. C’est pourquoi nos trois Chinois, fondateurs des sociétés Bitmain, Canaan et Ebang, ont ­décidé de sortir du trou pour s’exposer en pleine lumière, en s’introduisant à la Bourse de Hongkong et tenter de convaincre les marchés que leur métier vaut de l’or.
A elle seule, Bitmain, la société de Jihan Wu, représenterait la moitié du minage de bitcoin. Un chiffre difficile à vérifier, car l’entreprise fédère des millions de mineurs dans le monde, à qui elle vend du matériel, notamment des puces électroniques.
Durant l’année folle de 2017, elle aurait gagné plus de 3 milliards de dollars, selon les estimations des analystes de la société Bernstein. La partie mise en Bourse ne concernera probablement que la vente de matériel. La société entend collecter 1 milliard de « vrais » dollars et prétend que sa valeur est de 14 milliards aujourd’hui et qu’elle sera de 40 dans trois ans.
Une promesse et une crainte
Rien n’est moins sûr. Le récent yoyo du bitcoin a non seulement ruiné nombre de spécialistes du domaine, principalement en Chine, mais a aussi érodé l’optimisme sur l’avenir de cette monnaie et même de la technologie qui en est à la base, la blockchain. Celle-ci est une immense base de données (un registre) décentralisée et dont les entrées sont validées et verrouillées individuellement par les fameux mineurs....




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-13">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le nouveau ministre de la transition écologique souhaite des modifications de ce projet contesté de mine aurifère dans le département d’outre-mer.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Le projet « Montagne d’or » en Guyane devra être repris, prévient François de Rugy

Le nouveau ministre de la transition écologique souhaite des modifications de ce projet contesté de mine aurifère dans le département d’outre-mer.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 12h58
   





                        



C’était l’une des pierres d’achoppement entre Nicolas Hulot, qui s’y opposait, et Emmanuel Macron, qui y est favorable. « Il faudra reprendre, d’une façon ou d’une autre », le projet « Montagne d’or », qui ne peut pas être mené « comme envisagé » en Guyane, a déclaré le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, mercredi 5 septembre.
Ce projet de mine d’or « est un des dossiers chauds, comme on dit, qui est sur mon bureau comme sur celui de l’ensemble du gouvernement », a souligné le successeur de Nicolas Hulot sur France Inter.
La Commission nationale du débat public, qui a organisé un débat sur ce projet, va rendre son rapport « dans quelques jours ou quelques semaines ». « Ma conviction est déjà qu’on ne peut pas le faire tel quel. C’est clair et net », a fait savoir M. de Rugy.
« Le débat public a montré à quel point cela suscitait des tensions, des oppositions en Guyane. Il faut reprendre les choses mais en respectant les élus locaux de Guyane qui se sont engagés, en respectant les uns et les autres qui ont travaillé, que ce soit en pour ou en contre. »
Le projet, financé par les multinationales de l’or Nordgold (Russie) et Columbus Gold (Canada) et décrié par les associations environnementales, prévoit l’exploitation à ciel ouvert d’une mine aurifère d’une superficie de 8 km², à partir de 2022, au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, en forêt tropicale, via un procédé de récupération de l’or par cyanuration en circuit fermé. Emmanuel Macron, qui y était déjà favorable quand il était ministre de l’économie en 2015, a réitéré sa position en octobre 2017, assurant que ce projet « peut, sur ses fondamentaux, être bon pour la Guyane ».

        Décryptage :
         

          Mines d’or et pollution : pourquoi le projet « Montagne d’or » en Guyane est contesté







                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-14">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ la Confédération générale des planteurs de betteraves ne déposera pas de recours contre l’interdiction des pesticides « tueurs d’abeilles ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les betteraviers français tournent la page des néonicotinoïdes

la Confédération générale des planteurs de betteraves ne déposera pas de recours contre l’interdiction des pesticides « tueurs d’abeilles ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 12h33
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Les pesticides néonicotinoïdes, connus aussi comme les « tueurs d’abeilles », n’ont plus le droit de cité dans les champs français. La décision a été confirmée par le gouvernement français pour une mise en application le 1er septembre. L’interdiction d’utilisation concerne cinq substances dont trois ont déjà été mises à l’index par l’Union européenne.

Une décision mal accueillie par le premier syndicat agricole français, la FNSEA. Lors de sa conférence de presse de rentrée, jeudi 30 août, à la veille de la décision gouvernementale, sa présidente Christiane Lambert, a d’ailleurs brandi la menace. « Nous voulons des dérogations. Les syndicats betteraviers veulent faire recours de la décision auprès du Conseil d’Etat », a-t-elle martelé.
Une annonce qui a pris par surprise le président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), Eric Lainé. « Nous n’allons pas porter plainte », affirme-t-il. Selon lui, « les dérogations n’ont guère de chance d’être accordées ». Même si la loi biodiversité votée en 2016, qui s’applique aujourd’hui à ce sujet sensible des néonicotinoïdes, autorise des dérogations à l’interdiction jusqu’au 1er juillet 2020. Une marge de manœuvre surveillée de près par les associations écologistes.
Le puceron vert, la bête noire
La CGB, qui regroupe 26 000 agriculteurs pour une surface de culture de 475 000 hectares, a bien tenté de se mobiliser pour continuer à planter des semences enrobées de pesticides néonicotinoïdes. En particulier suite à la prise de position de Bruxelles. Mais maintenant, elle se projette sur l’usage d’alternatives. « Notre préoccupation, ce sont les pucerons verts qui transmettent la jaunisse à la plante », explique M. Lainé.
Pour venir à bout de leur bête noire, les planteurs envisagent de recourir à un pesticide qui fait ses preuves dans les cultures de pommes de terre et de betteraves non sucrières. La substance...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-15">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Suite à la proposition de la maire de Paris, en mars, la ville et la région ont lancé des missions d’étude sur la gratuité des transports. La mesure coûterait de 3 à 6 milliards d’euros par an.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Paris et l’Ile-de-France réfléchissent à la gratuité des transports

Suite à la proposition de la maire de Paris, en mars, la ville et la région ont lancé des missions d’étude sur la gratuité des transports. La mesure coûterait de 3 à 6 milliards d’euros par an.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h59
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Plus de 8 millions de déplacements quotidiens, 1 500 lignes de bus, 37 lignes de métro, RER et tramways, 450 gares, près de 100 000 salariés pour faire fonctionner le réseau… Et tout ça, gratuit ! La proposition d’Anne Hidalgo, maire de Paris, le 19 mars dernier, d’envisager la gratuité du transport public dans la capitale et sa banlieue a fait sursauter le petit monde du secteur, au moins autant qu’un crissement de RER en plein freinage.
Le projet constituerait l’un des plus grands défis économiques lancé à une métropole de rang mondial. Des transports gratuits à Paris, mais aussi Créteil, Nanterre, Bobigny, Evry, Versailles, Fontainebleau, est-ce envisageable ?
« Nous en sommes au stade de l’étude », tempère Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris, chargé des finances et de la transformation des politiques publiques. M. Grégoire a été missionné par Mme Hidalgo, avec Christophe Najdowski, adjoint aux transports, et Jean-Louis Missika, chargé du développement économique, pour identifier un éventuel modèle économique viable en cas de bascule vers le tout-gratuit. Le rapport final des trois adjoints devrait être rendu au mois de décembre.
Pas de fin de non-recevoir de Valérie Pécresse
« Cette réflexion s’inscrit d’abord dans la bataille que mène la maire pour réduire la part de la voiture individuelle dans les déplacements, rappelle M. Grégoire. La gratuité, telle que nous l’envisageons, ne se limite donc pas à Paris. Et nous n’ignorons pas que nous ne sommes pas les premiers décisionnaires sur ces sujets. » En effet, à Paris, comme ailleurs en Ile-de-France, l’autorité qui a la main sur les transports, c’est la région, ou plus exactement Ile-de-France Mobilités, son bras armé en la matière.
Et là, la patronne, c’est Valérie Pécresse, la présidente (LR) de l’exécutif régional. C’est elle qui tient les cordons du colossal budget des transports : 10 milliards d’euros, dont 3 milliards payés...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-16">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Faute de prouver que les vendeurs leur ont dissimulé l’existence du champignon, à l’origine de fissures, les acheteurs se voient appliquer la clause de non-garantie des vices cachés, présente dans l’acte de vente.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/09/05/22-17">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Outre-Rhin, le secteur de la banque souffre face aux nouveaux acteurs de la finance.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La « fintech » allemande Wirecard chasse Commerzbank de l’indice DAX

Outre-Rhin, le secteur de la banque souffre face aux nouveaux acteurs de la finance.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h40
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Peu d’événements promettent d’être plus amers pour le secteur bancaire traditionnel allemand que celui-là : Commerzbank, la deuxième banque privée du pays, fondée en 1870, devait quitter, mercredi 5 septembre, l’indice DAX, qui regroupe les trente premières sociétés cotées outre-Rhin. En langage boursier, ce déclassement entérine son déclin inexorable, comme celui de sa concurrente Deutsche Bank. Toutes deux n’ont jamais retrouvé leur rentabilité depuis la crise financière de 2008.
Mais le message envoyé par les marchés va bien plus loin. Par une coïncidence fortuite mais lourde de sens, c’est un autre établissement financier qui devait prendre la place de Commerzbank au sein du DAX, mercredi. Le nouvel entrant se nomme Wirecard. Fort de 4 500 salariés, le leader mondial des paiements électroniques, né en 1999, a vu sa valeur boursière dépasser, mi-août, celle de Deutsche Bank. La « fintech » devrait être la première société technologique allemande à se hisser en première ligue boursière depuis l’éditeur de logiciels SAP, créé en 1972.

Wirecard ne se contente pas d’être la nouvelle coqueluche des investisseurs. Son succès est aussi un pied de nez adressé aux dirigeants de Commerzbank et Deutsche Bank, à Francfort. Son patron, Markus Braun, évite soigneusement toute exposition médiatique. Et le siège de la société est un hymne au provincialisme économique allemand : il est implanté à une vingtaine de kilomètres du centre de Munich, à Aschheim, commune aussi ennuyeuse que fonctionnelle pour les entreprises, et parfaitement reliée au réseau de transports en commun.
Qu’importe la visibilité, quand le modèle économique est la prestation de services aux entreprises. « Les hidden champions[« champions cachés »], ces entreprises leaders mondiales d’une technologie et inconnues du grand public, sont dans l’ADN du capitaliste allemand », explique Markus Eichinger, vice-président exécutif de Wirecard, qui reçoit Le Monde...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-18">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’agglomération du Nord accueillait, les 2 et 3 septembre, les premières Rencontres des villes du transport gratuit.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dunkerque, plus grande collectivité d’Europe à adopter la gratuité des transports

L’agglomération du Nord accueillait, les 2 et 3 septembre, les premières Rencontres des villes du transport gratuit.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h52
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Le monde a changé, les usages des transports aussi. Dunkerque, ville portuaire et sidérurgique du Nord, entend accompagner ces mutations sur le terrain. « En devenant, le 1er septembre 2018, la plus grande agglomération de France et d’Europe à instaurer la gratuité pour tous sur l’ensemble de son réseau de bus, nous avons voulu frapper les esprits, confie Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et président de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD). C’est un moment historique pour notre territoire. Il est temps de dépoussiérer les concepts et les pratiques. » En 2015, selon les derniers chiffres connus, deux tiers des déplacements s’effectuaient en voiture contre seulement 1 % pour le vélo et moins de 5 % pour les transports en commun.
Alors que le débat sur la gratuité des transports publics agite de nombreuses collectivités françaises comme Paris, Amiens, Grenoble, Perpignan ou Clermont Auvergne Métropole, l’agglomération nordiste de 200 000 habitants a franchi le cap après avoir testé chaque week-end, pendant deux ans et avec succès, la gratuité des bus (+ 29 % de fréquentation le samedi et + 78 % le dimanche).
Ailleurs en France, une trentaine d’autres villes ou agglomérations de communes ont déjà fait le choix de la gratuité pour redonner du pouvoir d’achat aux usagers, réduire l’usage de la voiture, apaiser la circulation ou préserver l’environnement. Maxime Huré, chercheur en sciences politiques et spécialiste des politiques de gratuité dans les transports, a comptabilisé près de 110 réseaux de transports gratuits dans le monde, dont 39 aux Etats-Unis et 31 en France, premier pays européen en la matière. Persuadé que ce sujet sera l’un des thèmes de campagne des municipales de 2020, il était l’un des invités des 1res Rencontres des villes du transport gratuit organisées les 3 et 4 septembre à Dunkerque.
Pédagogie contre les préjugés
Objectif de ces tables rondes : permettre un partage d’expériences...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-19">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le défi de la pauvreté. Dans le cadre de l’initiative « Territoire zéro chômeur de longue durée », plutôt que de verser une indemnité aux intéressés, l’Etat abonde un fonds qui transfère l’argent aux entreprises à but d’emploi.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les entreprises à but d’emploi : une alternative pour ceux qui n’en ont pas

Le défi de la pauvreté. Dans le cadre de l’initiative « Territoire zéro chômeur de longue durée », plutôt que de verser une indemnité aux intéressés, l’Etat abonde un fonds qui transfère l’argent aux entreprises à but d’emploi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 12h42
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

« J’ai l’impression que je vais devenir riche ! » « Avec un smic ? » « Bah oui… » Le calcul est vite fait : enchaîné toute sa vie à des postes à temps partiel, Nicolas Zimmann n’a jamais gagné plus de 750 euros par mois. En signant à 50 ans son premier CDI à temps plein, il va voir son revenu progresser de 50 %. L’ancien « employé jetable » s’imagine partir en vacances, faire quelques travaux, passer le permis… S’investir, surtout, au sein de 13 Avenir, l’entreprise à but d’emploi (EBE) sise dans le 13e arrondissement de Paris qui l’a embauché à l’été comme responsable de la communication.
Ils sont une trentaine, comme lui, à avoir rejoint cette structure lancée il y a un peu plus d’un an dans le cadre de l’initiative « Territoire zéro chômeur de longue durée ». Tous habitent deux quartiers prioritaires du sud de la capitale : Oudiné-Chevaleret et Bédier-Boutroux. « Le bouche-à-oreille fonctionne d’autant mieux que beaucoup vivent dans des barres HLM et ont grandi ensemble. Plusieurs salariés ont la même adresse », constate Elisa Lewis, qui dirige l’EBE.
Porté par ATD Quart Monde, le projet repose sur un principe simple : plutôt que de verser une indemnité aux intéressés (un chômeur de longue durée recevant en moyenne 18 000 euros par an), l’Etat abonde un fonds qui transfère l’argent aux EBE pour chaque personne recrutée. Ces entreprises, en lien avec Pôle emploi et les missions locales, développent des activités en fonction des compétences de leurs salariés. Ce sont eux qui décident ce qu’ils peuvent ou veulent faire. Et tant que cela ne concurrence pas le tissu économique existant, l’EBE a le champ libre.
600 personnes embauchées sur 10 territoires
D’après Laurent Grandguillaume, l’ex-député socialiste qui a défendu à l’Assemblée la loi d’expérimentation adoptée en 2016 pour cinq ans, près de 600 personnes ont ainsi été embauchées à temps choisi. Dix territoires sont concernés,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/05/22-20">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Selon le cabinet ComScore, les recettes des entrées en salle ont crû de 14,5 % au cours de l’été, et ce en dépit de l’âpre concurrence de Netflix et d’Amazon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Aux Etats-Unis, la fréquentation des cinémas relancée

Selon le cabinet ComScore, les recettes des entrées en salle ont crû de 14,5 % au cours de l’été, et ce en dépit de l’âpre concurrence de Netflix et d’Amazon.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h22
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Malgré la concurrence féroce de Netflix et d’Amazon, qui incite à regarder des films chez soi bien calé dans un fauteuil, la fréquentation des salles obscures aux Etats-Unis a connu un rebond au cours de l’été, entre le 4 mai et le 10 septembre (en partie à cause du lundi férié 3 septembre, le Labor Day), une période qui fait office de test pour l’industrie cinématographique outre-Atlantique. Selon le cabinet ComScore, les recettes des entrées en salle ont crû de 14,5 %, avec un prix moyen du ticket de 9,38 dollars (8,10 euros).

De son côté, Box Office Mojo estime ces recettes à 3,89 milliards de dollars, après une année 2017 très difficile (– 15,1 %). Deux grosses productions ont massivement attiré les spectateurs. Fruit des studios d’animation Pixar, Les Indestructibles 2, le film d’animation de Disney sorti le 15 juin, qui signe le retour des aventures de Bob, Hélène, Violette, Flèche et Jack-Jack, a fait exploser les compteurs, avec des recettes estimées à plus de 602 millions de dollars au 3 septembre, rien qu’aux Etats-Unis. De son côté, Avengers : Infinity War, la dernière saga des super-héros Marvel, a suscité un très large engouement, engrangeant 678,7 millions de dollars aux Etats-Unis depuis sa sortie, le 27 avril.
Effet de la carte d’abonnement illimitée
« Le rebond de cet été prouve à quel point l’industrie cinématographique est cyclique. Le public n’a pas moins utilisé de streaming [la lecture sans téléchargement] que l’été dernier, mais si les films sont forts, l’audience suit », affirme au Monde Phil Contrino, le porte-parole de la National Association of Theatre Owners (l’Association nationale des propriétaires de cinéma). Au cours de l’été, trois majors ont tiré leur épingle du jeu en salle : Disney, mais aussi Universal Pictures et Paramount.

L’effet de la carte d’abonnement illimitée au cinéma – le MoviePass à 10 dollars par...




                        

                        

