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Le directeur général du géant de l’homéopathie Boiron annonce son départ

Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 21h41
   





                        



   


Depuis le début de sa carrière, il avait cultivé l’image d’un patron soucieux du bien-être de ses employés. Christian Boiron, emblématique directeur général du géant français de l’homéopathie Boiron, quittera ses fonctions le 1er janvier 2019, a annoncé mercredi 5 septembre le groupe. Valérie Poinsot, directrice générale déléguée du groupe depuis sept ans, « a été désignée pour lui succéder », est-il précisé.
Les raisons de ce départ n’ont pas été rendues publiques. Mais il survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie. Cette polémique ancienne a ressurgi avec vigueur depuis la publication en mars dans Le Figaro d’une tribune au vitriol d’une centaine de médecins allopathes opposés à cette pratique, et réclamant l’arrêt de sa prise en charge partielle par l’Assurance maladie.
Il y a deux semaines, le ministère de la santé a saisi la Haute Autorité de santé (HAS) pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le « bien-fondé » de son remboursement. L’avis de la HAS, sur lequel se fondera le gouvernement pour trancher, est attendu d’ici à la fin de février.

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« Ma passion, c’était le social »
Christian Boiron, aujourd’hui âgé de 71 ans, était entré dans la société en 1970, alors qu’il venait à peine d’obtenir son diplôme de pharmacien. A l’époque, il ne pensait « pas y faire long feu », a-t-il confié dans un ouvrage personnel publié en 2016, Recherche en homéopathie.
« Ma passion, c’était le social. Et puis peu à peu, j’ai découvert que le management et la médecine étaient des proches parents (...), dans les deux cas je ressentais un fort besoin de réflexion philosophique et éthique. »
Sous son impulsion, le groupe s’est ainsi doté d’un chief happiness officer (« directeur général du bonheur ») dès... 1984, soit une trentaine d’années avant que cette fonction devienne monnaie courante dans de grandes entreprises. Boiron a aussi innové avec une trentaine d’accords d’entreprise signés dès les années 1980 et toujours en vigueur, offrant par exemple à ses salariés des aides financières pour mener des projets personnels, l’individualisation du temps de travail ou encore une préparation à la retraite.

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60 % du chiffre d’affaires en France
Une bienveillance toutefois intéressée : Christian Boiron voyait aussi dans ces mesures un moyen de faire accepter plus de flexibilité et un engagement sans faille de ses salariés. Le groupe est l’un des leadeurs mondiaux de l’homéopathie, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions d’euros et une présence internationale, en Europe, aux Etats-Unis et dans des marchés émergents, pour un total de plus de 3 700 salariés dans le monde (dont plus de 2 500 en France).
Mais le groupe réalise encore plus de 60 % de son chiffre d’affaires en France, où de nombreux produits homéopathiques sont partiellement remboursés par l’Assurance maladie, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays, et ce en dépit de l’absence d’une efficacité indiscutablement démontrée scientifiquement.

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La récente polémique dans le monde médical sur l’inefficacité des traitements « ne change pas un gramme des granules que nous pouvons vendre ou ne pas vendre », avait tenté de minimiser Christian Boiron en mai dans un entretien au Monde. Cependant, les derniers résultats semestriels de Boiron ne sont pas bons, avec des ventes stagnantes voire en déclin, et notamment en France.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Près de 500 personnes sont mortes par noyade en France entre le 1er juin et le 30 août, soit une centaine de plus que lors de la précédente enquête en 2015.
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Les noyades en « forte augmentation » cet été selon Santé publique France

Près de 500 personnes sont mortes par noyade en France entre le 1er juin et le 30 août, soit une centaine de plus que lors de la précédente enquête en 2015.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 21h08
   





                        



   


L’agence sanitaire Santé publique France a publié, mercredi, les résultats de son enquête sur les cas de noyades signalés entre le 1er juin et le 30 août. Au total, 2 255 noyades, entraînant ou non le décès, ont été dénombrées en France métropolitaine et ultramarine.
L’enquête dénombre 492 décès sur l’ensemble des cas relevés, dont 254 accidentels et 55 provoqués intentionnellement – comme des suicides ou des agressions.
Les causes des noyades qui ont entraîné les 183 autres décès ne sont pas encore connues, et des investigations sont en cours : les résultats définitifs seront publiés après la fin de l’enquête, qui concerne la période du 1er juin au 30 septembre. Le nombre de décès est supérieur à celui enregistré durant la même période en 2015, lors d’une précédente enquête.


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"Forte augmentation" des noyades cet été
Les enquêtes de Santé Publique France, dont la dernière date de 2015, enregistre les cas de noyades entre le 1er juin et le 31 août.

Source : SANTÉ PUBLIQUE FRANCE



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Sur l’ensemble des incidents répertoriés, « ces 2 255 noyades se répartissent en 1 169 noyades accidentelles, 109 noyades intentionnelles et 977 d’origine encore indéterminée en cours d’investigation », selon l’agence sanitaire.
Le nombre de noyades a fortement augmenté par rapport à 2015, puisqu’il se montait alors à 1 092.
« Cette augmentation peut s’expliquer pour partie par des conditions climatiques, en termes de températures et d’ensoleillement, particulièrement favorables à la baignade et, pour partie, par une amélioration du système de surveillance sanitaire des noyades », notamment dans la collecte d’informations sur ces incidents, selon Santé publique France.
Chez les enfants de moins de 6 ans, on observe « une augmentation des noyades accidentelles en 2018 par rapport à 2015 (332 contre 180), mais pas des noyades suivies de décès (22 contre 23) ». Les trois quarts de ces décès (77 %) ont lieu dans une piscine familiale.
L’enquête recense toutes les noyades (accidents, suicides, crimes) suivies d’une prise en charge hospitalière (passage aux services d’urgence ou hospitalisation) ou d’un décès. Le rapport final sera publié au printemps 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Après deux semaines d’insultes, jets de pierres et collisions navales, les pêcheurs des deux pays ont renouvelé leur accord sur les conditions de pêche.
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Pêcheurs britanniques et français s’entendent sur la Saint-Jacques

Après deux semaines d’insultes, jets de pierres et collisions navales, les pêcheurs des deux pays ont renouvelé leur accord sur les conditions de pêche.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 20h51
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 21h15
   





                        



Faut-il y voir un armistice dans la guerre de la coquille Saint-Jacques ? Après deux semaines de vives tensions — insultes, jets de pierres, collisions navales… —, les pêcheurs français et britanniques ont annoncé, mercredi 4 septembre, avoir renouvelé leur accord sur la pêche de la précieuse noix de Saint-Jacques dans la baie de Seine.
Selon Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), des discussions à Londres ont permis de « renouveler l’accord de 2017 » concernant les bateaux de plus de quinze mètres, et d’obtenir « un accord de principe pour les moins de 15 mètres ». Ces décisions se feront en échange de compensations pour les pêcheurs britanniques encore à définir, a ajouté M. Romiti, précisant que les discussions se poursuivraient à Paris dans quarante-huit heures.
Un accord « donnant-donnant »
Pour Pascal Coquet, président de la commission coquillages de pêche, l’accord de principe trouvé mercredi est « donnant-donnant ». « C’est le meilleur des cas pour les deux parties (...) dans la mesure où les Britanniques étaient bien dans leur droit », a-t-il dit à l’issue de la réunion.
Reste à savoir combien de temps cet accord sera valable. Selon Pascal Coquet, l’accord vaut pour la saison de pêche de 2018-2019, tandis que Jim Portus, représentant de l’industrie britannique de la coquille Saint-Jacques durant les négociations, a dit à la presse qu’il ne valait que pour 2018. « Jusqu’à la signature de l’accord vendredi, nous demandons (aux petits bateaux britanniques) d’éviter la zone », a poursuivi M. Portus, prévenant toutefois que l’accord serait « rejeté » si les compensations étaient jugées insuffisantes.

        Comprendre :
         

          Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques



Réglementations différentes
Ce différend entre pêcheurs français et britanniques autour des coquilles Saint-Jacques est lié à la différence de réglementation entre les deux pays. En France, la coquille Saint-Jacques ne peut être pêchée que du 1er octobre au 15 mai. Mais les Britanniques et les Irlandais, eux, n’ont pas de dates imposées.
Pour encadrer leur activité et éviter les tensions, un accord, reconductible chaque année, a été conclu en 2013 entre Français et Britanniques pour que ces derniers respectent les mêmes dates de pêche. Mais il ne s’applique pas aux bateaux britanniques de moins de quinze mètres. « Du coup, on en avait régulièrement qui venaient pêcher dans ces eaux. Cela créait déjà des tensions », explique Frédéric Gueudar-Delahaye, directeur de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, rattachée au ministère de l’agriculture.

   


Les Français demandent depuis plusieurs années que l’accord soit étendu à ces navires de moins de quinze mètres, sans succès. Pour marquer leur mécontentement, ils ont refusé, cette année, de le signer. Les Britanniques sont donc venus pêcher plus tôt que les années précédentes, et avec de plus gros bateaux, qui ne sont pas autorisés d’habitude.
« Tout le monde est super remonté »
Les Normands ont alors cherché, à la fin d’août, à faire fuir les Britanniques d’un gisement de coquilles Saint-Jacques qu’ils tentent de préserver. Certains navires ont joué aux bateaux béliers en fonçant sur d’autres. Trois embarcations présenteraient des trous dans leur coque. Aucun blessé n’est à déplorer. Le maire du Tréport (Seine-Maritime), Laurent Jacques, a dit craindre, jeudi, que les incidents ne se reproduisent « très vite, car tout le monde est super remonté ».
Français et Britanniques avaient affiché mercredi leur volonté de trouver une solution au conflit, et le ministre de l’agriculture français, Stéphane Travert, avait prévenu la veille que la marine française était « prête à intervenir » pour éviter de nouveaux « heurts ». Mais « les pêcheurs anglais sont plutôt des “Brexiters”, et il faut reconnaître que les tensions se ravivent à l’approche du calendrier de sortie du Royaume-Uni », prévu à la fin de mars 2019, a-t-il ajouté. Le ministre français faisait référence au fait que les pêcheurs britanniques ont majoritairement voté pour le Brexit, afin, espèrent-ils, de récupérer la mainmise sur leurs eaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ En contact « de façon récurrente » avec les terrroristes, Ali El Haddad Asufi est actuellement incarcéré en Belgique.
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Attentats du 13 novembre : la justice française réclame à la Belgique un logisticien présumé

En contact « de façon récurrente » avec les terrroristes, Ali El Haddad Asufi est actuellement incarcéré en Belgique.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 20h44
   





                        


Près de trois ans après les attentats du 13 novembre, la justice continue de chercher inlassablement les responsables des attaques qui avaient meurtri Paris et la France entière. Le juge d’instruction Christophe Teissier, qui dirige en France cette enquête tentaculaire, a émis en mai dernier un mandat d’arrêt contre un nouveau suspect belge, Ali El Haddad Asufi, considéré comme l’un des logisticiens de la cellule djihadiste franco-belge. Paris réclame désormais à Bruxelles que l’homme soit remis à la France en vue de sa mise en examen.
Né le 23 septembre 1984, cet homme actuellement inculpé et incarcéré en Belgique était « de façon récurrente » en contact avec les membres de la cellule franco-belge responsable des attentats de Paris (130 morts), et de Bruxelles, perpétrés le 22 mars 2016 (32 morts), selon le mandat d’arrêt. Les investigations montrent notamment qu’il a fréquenté des planques utilisées par les djihadistes pour préparer les attaques.

        Lire aussi :
         

                Bataclan : victimes et familles réclament des comptes à l’Etat



Conversations codées
Le suspect a plus particulièrement été en contact, à plusieurs reprises, avec Ibrahim El Bakraoui, qui s’est fait exploser à l’aéroport de Zaventem, près de Bruxelles. Selon les enquêteurs, les deux hommes se sont rendus ensemble en juillet 2015 en Grèce, où sont passés plusieurs des membres de la cellule, de retour de Syrie – dont le coordinateur présumé des attentats parisiens, Abdelhamid Abaaoud –, puis aux Pays-Bas le 7 novembre 2015.
Par ailleurs, alors qu’il « évoquait en termes codés » sur la messagerie sécurisée WhatsApp « l’achat de plusieurs Clios », Ali El Haddad Asufi s’est rendu à Rotterdam en octobre 2015 et y a été « en contact avec des individus soupçonnés de trafic d’armes », écrit le magistrat français dans son mandat d’arrêt. D’après l’enquête, une inscription faisant allusion à des références de pistolets semi-automatiques a été retrouvée dans son véhicule.
Ali El Haddad Asufi a été arrêté par la police belge dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Bruxelles. L’homme avait en effet été locataire de l’appartement d’Etterbeek qu’a occupé une partie du commando terroriste du 22 mars.
Au total, plus d’une quinzaine de suspects sont désormais visés par la justice en France dans le dossier des attentats les plus meurtriers sur le territoire ces dernières décennies, perpétrés par trois commandos venus de Belgique.

Le point sur les arrestations
En détention provisoire en France
Salah Abdeslam : seul rescapé du commando parisien.Farid Kharkhach : intermédiaire avec le réseau de faussaires qui a fourni les faux-papiers.Hamza Attou, Mohamed Amri et Ali Oulkadi : chauffeurs de la cavale de Salah Abdeslam.Adel Haddadi et Usman Muhammad : un Algérien et un Pakistanais qui devaient commettre une quatrième attaque à Paris le 13 novembre 2015 et ont été arrêtés en Autriche.
En détention provisoire en Belgique
Yassine Atar : petit frère du « cerveau » présumé des attentats, il avait la clé d’une planque.Osama Krayem et Sofien Ayari : soupçonnés d’avoir été « candidats au martyre » pour une attaque le 13 novembre 2015 à l’aéroport de Schiphol aux Pays-Bas, finalement avortée.Mohamed Bakkali : le logisticien-chauffeur-loueur, proche des frères El-BakraouiMohamed Abrini : impliqué dans les repérages en France et dans l’attentat de Bruxelles, c’est « l’homme au chapeau » (il est aussi mis en examen dans la procédure française).
Sous mandat d’arrêt international
Ahmed Dahmani : soupçonné d’avoir participé à l’achat des explosifs, il a fui vers la Turquie au lendemain du 13 novembre. Condamné et détenu en Turquie. Il doit être extradé vers la France.Oussama Atar : « cerveau » présumé des attaques, possiblement toujours dans la zone irako-syrienne.Ahmed Alkhald : soupçonné d’être l’artificier en chef de la cellule, il a fui vers la Turquie avant les attentats.
Les kamikazes morts
Abdelhamid Abaaoud, Samy Amimour, Brahim Abdeslam, Chakib Akrouh, Bilal Hadfi, Foued Mohamed-Aggad, Ismaël Omar Mostefaï, Ammar Al-Sabaawi et un autre Irakien non identifié à ce jour. Najim Laachraoui et les frères El-Bakraoui se feront exploser à Bruxelles le 22 mars 2016.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Cette médecine alternative très populaire en France est accusée de n’avoir pas plus d’effet que du sucre.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Sachant que la conductrice est partie chercher un ticket à l’horodateur, et alors qu’elle revient à sa voiture trois minutes plus tard, il lui inflige un « forfait post-stationnement » de 30 euros.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le philosophe Nicolas Tenaillon note que lorsque le pape dit qu’ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité, c’est bien plus à l’égard des parents qu’à celui de l’enfant qu’il se montre sévère.
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Sexualités différentes : « Le pape est plus moderne qu’on ne le croit »

Dans une tribune au « Monde », le philosophe Nicolas Tenaillon note que lorsque le pape dit qu’ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité, c’est bien plus à l’égard des parents qu’à celui de l’enfant qu’il se montre sévère.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 15h03
    |

Nicolas Tenaillon (Professeur agrégé de philosophie)







                        



                                


                            

Tribune. Le pape François a-t-il commis une nouvelle bévue dans l’avion qui le ramenait, dimanche 26 août, de Dublin à Rome ?
Après ses propos tenus à Cracovie en 2016 sur le soi-disant enseignement de la théorie du genre à l’école en France, ses conseils thérapeutiques sur la conduite à suivre avec son enfant s’il manifeste des tendances homosexuelles n’ont pas manqué de faire bondir une bonne partie de la presse du monde entier.
Un symptôme de la mutation des valeurs collectives
Ce tollé a d’ailleurs conduit le Vatican à donner un communiqué rectificatif, deux jours après les faits. Sans excuser une parole qui assimile l’homosexualité à une maladie, il n’est pas inutile de rappeler en quoi la position du pape à l’égard de l’homophobie catholique ordinaire, homophobie que l’on retrouve dans les autres monothéismes, est plus subtile qu’on ne le croit.
La parole du pape sur les « solutions psychiatriques » à apporter à un enfant prétendument déviant s’insère dans un discours complexe qui parle d’abord de sociologie. Le pape soutient que le choix de l’homosexualité augmente lors des « changements d’époque ». Cette idée lui vient probablement de la théorie de son ami mort en 2009 : le philosophe uruguayen Alberto Methol Ferré qui affirmait qu’un « hédonisme libertin » a succédé aux combats idéologiques de la guerre froide.

Pour le pape, l’« augmentation » de l’homosexualité est un symptôme de la mutation des valeurs collectives. Le pape ne conteste pas le fait de l’homosexualité (« Il y a toujours eu des homosexuels et des personnes avec des tendances homosexuelles », rappelle-t-il), mais s’inquiète que la société puisse présenter l’homosexualité comme un choix possible offert à l’enfant.
Non pas qu’il veuille interdire un tel choix en le condamnant moralement (« Qui suis-je pour juger les homosexuels ? », avait-il dit en 2013 lors de son voyage aux Journées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les récents propos du pape à propos de l’homosexualité, considérée naguère comme une « pathologie », peuvent laisser supposer qu’il n’a pas rompu avec cette ancienne vision, estime, dans une tribune au « Monde », l’historienne Sylvie Chaperon.
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La psychiatrie et l’homosexualité : « Le Vatican semble renouer avec une sombre histoire »

Les récents propos du pape à propos de l’homosexualité, considérée naguère comme une « pathologie », peuvent laisser supposer qu’il n’a pas rompu avec cette ancienne vision, estime, dans une tribune au « Monde », l’historienne Sylvie Chaperon.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 15h23
    |

Sylvie Chaperon (Professeure d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse Jean-Jaurès)







                        



                                


                            

Tribune. L’allusion du pape à la psychiatrie qui « peut faire beaucoup de choses » aux jeunes enfants qui se découvrent homosexuels, a beaucoup choqué. Ces propos, tenus le 26 août et qui ont ensuite disparu de la retranscription officielle sur le site du Vatican, ont fait oublier les précédentes injonctions pontificales aux parents d’homosexuels, qui ne doivent « pas condamner », mais « comprendre », « dialoguer », « donner une place ». Ils semblent en effet renouer avec une sombre histoire.
La psychiatrie s’est emparée de l’homosexualité dans la seconde moitié du XIXe  siècle. Dès 1849, le docteur Claude-François Michéa (qui sera fiché comme « pédéraste » par la préfecture de police de Paris) affirme : « L’amour grec doit être considéré comme une déviation maladive de l’appétit vénérien. » Dans le dernier tiers du siècle, les thèses, traités et articles sur « l’inversion sexuelle », telle que nommée par le psychiatre berlinois Carl Westphal, se comptent par centaines, particulièrement dans l’Empire allemand.
Des homosexuels ont contribué à l’élaboration des sciences médicales en racontant leur vie sexuelle aux aliénistes
La théorie à la mode est celle de la « dégénérescence » : des « tares héréditaires » qui se transmettent de génération en génération et expliqueraient une partie des déviances. Les psychiatres différencient alors l’homosexualité acquise, dont l’individu est pleinement responsable, de l’homosexualité innée, héréditaire et présente dès l’enfance.
Est-ce à cette tradition que se réfère le pape dans son distinguo entre enfant et jeune adulte ? Quoi qu’il en soit, dans le contexte répressif de l’époque, la psychopathologie sexuelle a représenté un progrès pour beaucoup d’homosexuels qui risquaient la prison et le déshonneur.
Les Empires allemand ou austro-hongrois, la Russie, le Royaume-Uni, beaucoup d’Etats américains pénalisent alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement veut interdire cette règle qui fixe le nombre de médecins à former. Les annonces officielles devraient être faites le 18 septembre.
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Vers la fin du numerus clausus et une réforme en profondeur des études de santé

Le gouvernement veut interdire cette règle qui fixe le nombre de médecins à former. Les annonces officielles devraient être faites le 18 septembre.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h55
    |

            Soazig Le Nevé








                        


En finir avec le numerus clausus, qui limite le nombre de places disponibles, et le concours de fin de première année commune aux études de santé (Paces) : c’est ce que prévoit la réforme de la formation des professionnels de santé que s’apprête à annoncer le gouvernement, selon des informations de Franceinfo, mercredi 5 septembre.
Au ministère de la santé, on assure que les pistes de refonte du numerus clausus avancées par Franceinfo sont « réelles » mais qu’elles ne sont pas les seules sur la table. La solution retenue devrait être dévoilée lors de la présentation de la réforme de système de santé, le 18 septembre.
Une source proche du dossier, contactée par Le Monde, confirme que le président de la République fera des annonces substantielles, qui donneront « une vision plus homogène des études de santé, au sens large ». Emmanuel Macron, durant la campagne présidentielle, avait jugé le numerus clausus, « injuste et inefficace », et promis de former « davantage de praticiens » ; le premier ministre, Edouard Philippe, avait depuis annoncé une « réflexion sans tabou » sur la formation des personnels de santé, et en particulier sur le numerus clausus.
Au début de l’été, la mission de concertation conduite par le professeur Antoine Tesnière pour réformer la formation des professionnels de santé a remis des recommandations aux ministres de la santé et de l’enseignement supérieur. Parmi elles, la disparition des ECN, les épreuves classantes nationales de 6e année, que le gouvernement a d’ores et déjà reprise à son compte : il a annoncé début juillet que les ECN disparaîtront en 2019 au profit d’évaluations en fin de 5e et 6e années, qui porteront également sur les compétences cliniques et relationnelles des étudiants. Mais les préconisations de cette mission concernant le premier cycle d’études de santé n’ont pas filtré.

        Nox explications sur une modification de cette règle :
         

          Faire évoluer le numerus clausus, une solution pas si simple



Capacités de formation saturées
« Nous attendons depuis des années une réforme de la Paces car la sélection se base uniquement sur les capacités des étudiants de première année à apprendre, et non à réfléchir », rappelle Clara Bonnavion, présidente de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), qui se réjouit que le gouvernement passe aux actes. L’organisation prône une réforme « dans une optique de découverte des différentes pratiques et métiers de la santé ». 
Reste à connaître précisément les arbitrages qui seront retenus. Pour remplacer le système actuel, plusieurs options seraient à l’étude, selon la présidente de l’ANEMF : aucun seuil fixé ; la création d’un numerus apertus, qui laisserait la liberté à chaque faculté de former autant de médecins qu’elle le décide au-dessus d’une limite basse fixée par le gouvernement ; ou encore « la fixation d’une fourchette haute et d’une fourchette basse d’étudiants à former », au niveau national.
« Il faut regarder de près les capacités de formation, prévient néanmoins Clara Bonnavion. Nous sommes déjà saturés dans les facs et dans nos stages. Avant d’augmenter le nombre d’étudiants formés, il est donc nécessaire de revoir les capacités d’accueil et les modalités de stage. » 
Le concours remplacé par des partiels
Drastiquement abaissé entre les années 1970 et 1990, avec 3 500 étudiants formés par an, le numerus clausus de médecine a été progressivement remonté ensuite, atteignant aujourd’hui le nombre de 8 000. Clara Bonnavion souligne que compte tenu de la durée très longue de ces études, cette hausse ne produira ses effets qu’à partir de 2025. « Le gouvernement doit donc rester mesuré dans son idée d’augmenter encore le nombre de médecins », estime l’étudiante.
Quant à l’évaluation des étudiants, le concours de fin de Paces serait remplacé par de classiques partiels, selon Franceinfo, pour passer en 2e année de licence. Si un nombre de médecins à former était fixé, la sélection pourrait s’opérer en fin de 3e année de licence, mais « la question n’est pas encore tranchée », précise la radio publique. 
Cet aspect n’est pas crucial, selon la présidente de l’ANEMF : « La question est : “Qu’est-ce qu’on met dans ces années-là ?”, et pas : “Quand sélectionne-t-on ?” Que la nouvelle sélection s’opère en 1re, 2e ou 3e, peu importe. Il faut réfléchir à la manière de rendre ces études plus humaines, d’y instaurer des oraux, des nouveaux enseignements en sciences humaines et des modalités d’évaluation différentes », plaide-t-elle.
La priorité est de « travailler sur le projet professionnel des étudiants en santé ». « Aujourd’hui, vous arrivez en 6e année sans avoir idée de ce que vous allez faire, illustre Clara Bonnavion. Il faut que cela change. »
Cette réforme va dans le sens des expérimentations d’alternatives à la Paces menées depuis quelques années pour diversifier le profil des futurs médecins et améliorer leur projet professionnel. Il s’agit surtout d’alter-Paces, qui permettent de recruter en 2e année d’études de santé, sur dossier et après un oral, des étudiants en licence dans des disciplines scientifiques mais aussi parfois littéraires ou issus d’une école supérieure. Mais le nombre de places, et de candidats, reste faible : selon un premier état des lieux qui va être bientôt remis à la ministre de l’enseignement supérieur et dont Le Monde a eu copie, le nombre de places offertes en 2e année d’études de santé aux alter-Paces est passé de 98 (pour 10 reçus) en 2014 à 600 (pour 57 reçus) en 2017 pour toute la France.

        Lire aussi :
         

                Etudes de santé : fin des épreuves classantes nationales pour les futurs médecins






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le nouveau ministre de la transition écologique souhaite des modifications de ce projet contesté de mine aurifère dans le département d’outre-mer.
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Le projet « Montagne d’or » en Guyane devra être repris, prévient François de Rugy

Le nouveau ministre de la transition écologique souhaite des modifications de ce projet contesté de mine aurifère dans le département d’outre-mer.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 12h58
   





                        



C’était l’une des pierres d’achoppement entre Nicolas Hulot, qui s’y opposait, et Emmanuel Macron, qui y est favorable. « Il faudra reprendre, d’une façon ou d’une autre », le projet « Montagne d’or », qui ne peut pas être mené « comme envisagé » en Guyane, a déclaré le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, mercredi 5 septembre.
Ce projet de mine d’or « est un des dossiers chauds, comme on dit, qui est sur mon bureau comme sur celui de l’ensemble du gouvernement », a souligné le successeur de Nicolas Hulot sur France Inter.
La Commission nationale du débat public, qui a organisé un débat sur ce projet, va rendre son rapport « dans quelques jours ou quelques semaines ». « Ma conviction est déjà qu’on ne peut pas le faire tel quel. C’est clair et net », a fait savoir M. de Rugy.
« Le débat public a montré à quel point cela suscitait des tensions, des oppositions en Guyane. Il faut reprendre les choses mais en respectant les élus locaux de Guyane qui se sont engagés, en respectant les uns et les autres qui ont travaillé, que ce soit en pour ou en contre. »
Le projet, financé par les multinationales de l’or Nordgold (Russie) et Columbus Gold (Canada) et décrié par les associations environnementales, prévoit l’exploitation à ciel ouvert d’une mine aurifère d’une superficie de 8 km², à partir de 2022, au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, en forêt tropicale, via un procédé de récupération de l’or par cyanuration en circuit fermé. Emmanuel Macron, qui y était déjà favorable quand il était ministre de l’économie en 2015, a réitéré sa position en octobre 2017, assurant que ce projet « peut, sur ses fondamentaux, être bon pour la Guyane ».

        Décryptage :
         

          Mines d’or et pollution : pourquoi le projet « Montagne d’or » en Guyane est contesté







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Mercredi 5 septembre au matin, 72 000 candidats n’avaient pas effectué de choix définitif et 47 300 restaient sans proposition.
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Parcoursup : la phase principale s’achève à minuit

Mercredi 5 septembre au matin, 72 000 candidats n’avaient pas effectué de choix définitif et 47 300 restaient sans proposition.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 18h36
    |

            Claire Ané








                        



   


La phase principale de Parcoursup, la nouvelle procédure d’orientation vers les études supérieures, s’achève ce mercredi 5 septembre à minuit. A l’issue de celle-ci, les candidats qui auront accepté une proposition d’admission se voient « impérativement » demander de s’y inscrire administrativement, d’ici à la date limite précisée par la formation concernée. Et il n’y aura plus de vœux formulés en mars sur lesquels les candidats pourront demeurer « en attente » de place.
A ce stade, sur les 812 000 candidats initialement inscrits sur Parcoursup, 583 000 (72 %) ont accepté une proposition, dont 71 800 (9 % du total des candidats) qui ont maintenu un ou plusieurs vœux en attente, dans l’espoir d’obtenir mieux. Si 181 800 (22 %) ont quitté la procédure (faute d’obtenir le bac ou parce qu’ils ont opté pour une formation hors Parcoursup ou un autre projet), ils sont 47 300 (6 %) sans proposition.
Parmi ces derniers, le ministère de l’enseignement considère que « seulement » 7 700 candidats (1 % du total) souhaitent encore s’inscrire via Parcoursup, parce qu’ils ont fait des vœux en procédure complémentaire ou demandé dans les temps à être accompagné par les commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) mis en place dans les académies. Une analyse contestée, d’autant que leur nombre a fortement diminué entre le moment où cette catégorie a été créée sur le tableau de bord de Parcoursup, le 23 juillet, et ce 5 septembre, passant de 56 000 à 39 500. L’an dernier, lors de la procédure Admission post-bac (APB, remplacée cette année par Parcoursup), ils étaient 6 010 candidats sans affectation au 17 août.
D’ultimes ajustements peuvent néanmoins s’opérer dans les prochains jours en faveur des candidats les mieux placés sur chaque liste d’attente. D’où l’importance de conserver ses vœux « en attente » jusqu’à ce mercredi soir. « Si, à titre exceptionnel, dans une formation pour laquelle vous aviez formulé un vœu qui se trouvait en attente à la fin de la phase principale, une place venait à se libérer à la suite du désistement d’un autre candidat, le responsable de la formation aura la possibilité, à son niveau, de faire une proposition d’admission pour pourvoir la place. Cette proposition sera formulée via Parcoursup par la formation en respectant l’ordre de la liste d’attente arrêtée au 5 septembre au soir », indique la foire aux questions du site Parcoursup.fr.

        Les témoignages de futurs étudiants :
         

          « Sur Parcoursup, j’ai fini par accepter une orientation qui ne me convient pas »



Places vacantes jusqu’au 21 septembre
Par ailleurs, tous les candidats peuvent encore participer à la phase complémentaire, qui a débuté le 26 juin et s’achève le 21 septembre, où les formations proposent leurs places encore vacantes. Il est recommandé de consulter chaque jour le moteur de recherche, sur lequel, le 5 septembre, près de 8 500 formations disposent de places en phase complémentaire, dont 1 800 licences (y compris en Paces et en Staps), plus de 4 600 BTS, quelque 500 DUT et autant de classes préparatoires, et de nombreuses écoles (d’ingénieurs, de commerce, d’art…). Les candidats qui hésitent à postuler loin de leur domicile peuvent dans certains cas bénéficier de la nouvelle aide à la mobilité géographique, rappelle la FAQ.

        Lire aussi :
         

                Parcoursup 2018 : une aide à la mobilité pour « environ 10 000 jeunes »



Si la phase complémentaire ne permet pas de postuler à nouveau dans une formation sélective déjà demandée en phase principale dans le même établissement, il est en revanche possible de candidater dans une licence où l’on n’avait pas obtenu de place, comme expliqué dans cet article.
Les candidats qui ont saisi la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur rectorat continueront à être accompagnés par elle, si besoin jusqu’au 21 septembre. Et ceux qui n’ont pas pu le faire peuvent demander des conseils ou précisions via la rubrique « Contact » sur Parcoursup.fr, ou en appelant le numéro vert mis en place (0 800 400 070, du lundi au vendredi de 10 heures à 16 heures).
Tout candidat peut enfin demander par courrier recommandé, dans le mois suivant la notification du refus d’admission dans une formation, que le chef d’établissement justifie cette décision, rappelle l’avocat Jean Merlet-Bonnan. La Fédération nationale des conseils de parents d’élèves (FCPE) propose un dossier informant les familles sur les possibilités de recours.

        L’analyse :
         

          Parcoursup : une attente « interminable »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Faute de prouver que les vendeurs leur ont dissimulé l’existence du champignon, à l’origine de fissures, les acheteurs se voient appliquer la clause de non-garantie des vices cachés, présente dans l’acte de vente.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/09/05/22-13">
<filnamedate="20180905"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180905"><AAMMJJHH="2018090522">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La marque américaine, pénalisée par la « taxe soda » en France, a diminué cet été la taille de ses bouteilles de 1,5 litre et de 2 litres.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Pourquoi Coca-Cola a-t-il réduit la taille de ses bouteilles ?

La marque américaine, pénalisée par la « taxe soda » en France, a diminué cet été la taille de ses bouteilles de 1,5 litre et de 2 litres.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h49
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                            Thibaut Faussabry








                        


La nouvelle est passée inaperçue durant quelques semaines. Depuis le début de l’été, des bouteilles plus petites du célèbre soda américain sont commercialisées par les grandes surfaces en France. Comme l’a révélé Libération, se basant sur une information du site spécialisé dans la grande distribution Rayon Boissons.com, Coca-Cola a remplacé ses bouteilles de 1,5 litre et 2 litres par des contenants plus petits, respectivement de 1,25 et de 1,75 litre.
Un prix du litre en augmentation
Une marque peut modifier la taille de ses produits tant qu’elle respecte les législations françaises et européennes. Toutefois, l’étude des journalistes du site Rayon Boissons met en évidence une hausse du prix payé par le consommateur pour un contenant plus petit que ceux commercialisés jusque-là.
D’après les prix relevés en juillet par les auteurs de l’article dans un magasin d’une chaîne de grandes surfaces française, « la bouteille de Coca de 1,25 litre était vendue à 1,19 euro le litre, contre 1,01 euro le litre pour la bouteille de 1,5 litre ». Le site dresse le même constat sur la plate-forme de vente en ligne de cette chaîne de magasins où le pack de 6 × 1,5 l (7,98 euros) était vendu 0,96 euro de moins que le pack de 6 × 1,25 l (8,94 euros).
La « taxe soda » renforcée depuis le 1er juillet
Depuis le 1er juillet, la multinationale américaine doit composer avec le renforcement de la « taxe soda ». Voté en octobre 2017 par l’Assemblée nationale, le texte permet l’application d’une taxation progressive des sodas, indexée sur la quantité de sucre contenue à l’intérieur de celles-ci. Jusque-là, les boissons étaient taxées au même montant, à partir du moment où elles dépassaient un certain seuil de concentration de sucre. Le dispositif porté par le député LRM Olivier Véran a pour « objectif d’aider la santé des enfants », et d’éviter « les risques d’obésité et de diabète de type 2 » en incitant les industriels à réduire « même d’un gramme » le taux de sucre, précisait-il au moment du vote.
Comme l’explique BFM-TV, des marques comme Sprite, Breizh Cola ou Lipton Ice Tea ont décidé de diminuer la concentration de sucre dans leurs boissons en prévision de ce durcissement législatif. Coca-Cola n’a pas changé la recette de sa fameuse boisson et se retrouve donc davantage pénalisé par la « taxe soda » qu’auparavant. Pour justifier la hausse du prix du litre de la boisson gazeuse, Alexandre Poncet, directeur de la communication de Coca-Cola European Partners affirme que « les prix de revente des bouteilles sont déterminés par les enseignes de distribution », sans préciser dans quelle mesure la nouvelle taxation influe sur la stratégie commerciale de l’entreprise.
Néanmoins, la firme américaine a sans doute profité de la diminution de la taille de ses bouteilles rouges pour augmenter le prix de sa boisson phare. « L’entreprise a saisi l’opportunité de ce changement pour augmenter ses prix de vente, jugeant que le consommateur est prêt à payer un prix au litre plus élevé pour un produit plus adapté à sa consommation », avance Yolande Piris, professeuse de sciences économiques et de gestion à l’université Bretagne Sud.



Le « downsizing » ou la diminution des contenants
Coca-Cola n’est pas la seule entreprise à avoir recours à ce procédé de diminution des contenants, également appelé « downsizing ». De nombreux industriels de l’agro alimentaire y ont recours en France. Comme l’explique Ouest-France, depuis 2009, il n’est plus obligatoire pour les industriels de vendre des produits dans un format standardisé (500 grammes ou 1 kg pour les pâtes par exemple). Profitant de cette opportunité, les grandes marques redimensionnent leurs contenants afin de les proposer à des prix similaires à d’autres marques, habituellement moins chères.
Le quotidien régional cite l’exemple de la marque britannique Innocent, qui dans cette optique de concurrence des prix vend ses jus de fruits en bouteille de 900 millilitres au lieu d’un litre. « Cette technique comporte un risque à moyen et long terme car le consommateur peut arrêter d’acheter le produit quand il se rend compte que la quantité est inférieure aux autres », juge Mme Piris
M. Poncet considère que le « “downsizing” est une tendance de fond. Les formats plus petits s’adaptent aux nouvelles habitudes de consommation, expliquant que le changement de taille des bouteilles de Coca-Cola intervient en réponse aux attentes des consommateurs ».
« Aujourd’hui, les consommations sont désormais plus nomades et instantanées, les consommateurs privilégient les achats en petites quantités, quitte même parfois à payer un peu plus cher », ajoute l’enseignante. Les seuls peut-être à se réjouir du choix fait par Coca-Cola de faire payer plus cher une moindre quantité de boisson sont les nutritionnistes et les professionnels de la santé qui luttent pour l’adoption de meilleures habitudes alimentaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Temps partiel, bas salaires... près de 8 % des Français en activité vivent sous le seuil de pauvreté. Deuxième volet de notre série.
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Les travailleurs pauvres, ces invisibles

Temps partiel, bas salaires... près de 8 % des Français en activité vivent sous le seuil de pauvreté. Deuxième volet de notre série.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 18h10
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

« J’ai parfois des idées noires », confie-t-il. Jean-Philippe Varet est un homme courageux, travailleur… et pauvre. A 44 ans, cet autoentrepreneur dans le bâtiment vit chaque fin de mois avec la boule au ventre. « On gratte au centime près. » Après dix ans de chômage et de RSA, il a monté sa boîte il y a quatre ans, juste avec un scooter et une remorque. Ce sont ses amis d’ATD Quart Monde qui lui ont payé cette année le permis, réussi du premier coup. « Pôle emploi m’avait promis de le financer mais ils n’avaient plus les fonds… »
Aujourd’hui sa petite entreprise de peinture, plâtre, et électricité vivote. « Depuis deux mois, c’est très calme, alors, j’accepte des petits chantiers pourris pour payer les 400 euros d’URSSAF, assurances, loyer, etc. » Dans ces conditions, le moindre pépin se transforme en galère. Une panne de voiture au mois d’août et le voilà dans l’incapacité de débourser 300 euros pour les réparations, l’obligeant à faire encore appel à ATD Quart Monde. Pour diminuer son budget alimentation, il loue un potager à l’année, et vend quelques légumes aux voisins.
Lorsque ce Roubaisien a su que la Ville proposait d’acquérir des maisons à 1 euro, il a cru pouvoir quitter son logement locatif insalubre du populaire quartier du Pile à Roubaix. « Mais mon autoentreprise n’est pas assez solvable : la banque n’a pas voulu me prêter les 15 000 euros nécessaires pour la rénovation. »
Une population oubliée des médias
Certains matins, il se demande pourquoi il se lève. « On n’encourage pas les gens qui veulent bosser. Il y a trop de charges, trop de comptes à rendre. » Surtout, Jean-Philippe et sa femme ont fait les calculs : entre la baisse des APL, la perte des bons alimentaires et de l’aide pour les factures d’électricité, ils gagnaient plus quand il était au chômage, grâce aux aides sociales et à quelques petits boulots. « Aujourd’hui, je travaille honnêtement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ A Goupillières, comme dans dix autres communes du département, un référé a permis d’éviter la fermeture de l’école. L’éducation nationale a fait appel.
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A Goupillières, une rentrée scolaire de haute lutte

A Goupillières, comme dans dix autres communes du département, un référé a permis d’éviter la fermeture de l’école. L’éducation nationale a fait appel.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 16h06
    |

            Violaine Morin (Goupillières, Saint-Hellier (Seine-Maritime), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Allez entrez, les petits loups ! » Il est presque 9 heures, mardi 4 septembre, devant l’école-mairie de Goupillières, un village de 430 habitants à quelques dizaines de kilomètres de Rouen (Seine-Maritime), lorsque le maire de la commune fait entrer les 25 élèves que compte la classe unique à six niveaux, de la grande section de maternelle au CM2. Ils ont l’air heureux de se retrouver dans cette petite école, qui se compose d’une unique salle de classe et d’un préau avec un coin bibliothèque. La veille, la rentrée a bien failli ne pas avoir lieu. Leur enseignante n’a été désignée que le 30 août. Une affectation provisoire, et conquise de haute lutte.
Le petit village, où l’école-mairie est le seul service public, fait partie des dix communes de Seine-Maritime à avoir contesté devant le tribunal administratif le retrait d’un poste d’enseignant pour la rentrée 2018. Dans les écoles qui ne comptent qu’une seule classe, le retrait d’un poste conduit de facto à la fermeture.
Dans un courrier reçu en mars, que Le Monde a pu consulter, le maire de Goupillières s’est vu notifier le « retrait d’un emploi dans l’école élémentaire de [sa] commune », au titre de « la situation des effectifs ». Même son de cloche à quelques kilomètres, à Saint-Hellier, et dans d’autres communes du département. François Dodelin, le maire (sans étiquette) de Goupillières, s’insurge : avec 25 écoliers en élémentaire et 12 dans la structure d’accueil associative qui prend en charge les enfants de 2 à 4 ans, la classe unique du village n’a pas de problèmes d’effectifs. En juillet, plusieurs référés du tribunal administratif ont suspendu la décision de suppressions de poste pour huit communes. Le juge des référés regrette « une erreur manifeste d’appréciation », les effectifs scolaires étant en augmentation. Victoire ? Pas tout à fait.

« Très bon niveau »
Le tribunal administratif doit se prononcer sur le fond,...




                        

                        


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Reprendre son activité professionnelle après la maladie

Dans cet essai à destination des malades en rémission et des professionnels de santé, Géraldine L. Magnier, conseillère en management, analyse les problématiques et les enjeux lors du retour au travail après la guérison.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h22
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                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Le cancer touche mille personnes par jour, dont quatre cents ont une activité professionnelle. Plus de la moitié des actifs atteints de cette maladie estiment qu’il est difficile d’en parler en entreprise en 2016, selon le baromètre Cancer@work. Deux millions de personnes vivent aujourd’hui après avoir vaincu le « crabe », dont 35 % étaient en activité au moment du diagnostic, soit environ sept cent mille personnes.
Parmi elles, plus de cinq cent mille ont repris le travail, après des traitements plus ou moins lourds. Quelles sont les problématiques et les enjeux pour la reprise et le maintien en emploi après la maladie ? Comment anticiper, préparer et pérenniser une trajectoire professionnelle ?
Après la maladie, le travail, de Géraldine L. Magnier s’adresse à « chaque malade qui se retrouve un jour dans le tourment de la maladie et face à l’épreuve du retour au travail. Il est écrit pour retranscrire au mieux ce que vous, les malades, ressentez et vivez au plus profond de vous-mêmes : le sentiment d’injustice, de culpabilité, l’incompréhension, la solitude, la colère et la tristesse, la souffrance et la douleur ».
L’ouvrage a été écrit après des heures passées au côté des malades du cancer et s’inspire d’échanges avec plus de deux cent cinquante personnes concernées. Il analyse les problématiques, propose des conseils simples pour reprendre une activité professionnelle et explique les apports d’un accompagnement en coaching, lorsqu’il s’impose. Cet essai s’adresse aux malades en rémission mais aussi aux professionnels du monde médical – médecins, infirmiers – ou de l’accompagnement – assistants sociaux, psychologues, coachs.
Sensibilisation
Géraldine L. Magnier a travaillé douze ans en entreprise et en cabinet de conseil et de formation avant de se former au coaching. Elle s’intéresse à l’après-maladie à la suite d’un vécu personnel : le cancer touche plusieurs de ses proches. L’auteure...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’auteur de l’agression, qui souffrirait de schizophrénie, a été interpellé.
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Un pompier tué par un déséquilibré dans le Val-de-Marne

L’auteur de l’agression, qui souffrirait de schizophrénie, a été interpellé.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 08h55
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 12h20
   





                        


Geoffroy Henry, un sapeur-pompier de 27 ans, a été tué, mardi 4 septembre, à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) à l’arme blanche par un homme de 31 ans en « crise de démence ». Un autre pompier a été grièvement blessé, mais ses jours ne sont pas en danger, a précisé la préfecture de police dans un communiqué.
Les faits se sont déroulés autour de 18 h 20. Selon une source policière, les pompiers sont intervenus dans un pavillon après avoir été appelés par une femme dont le fils faisait une « crise de démence ».
L’homme a été interpellé
L’homme, dont l’identité n’a pas été divulguée, serait « sorti du pavillon avec eux, puis leur aurait dit qu’il avait oublié quelque chose. Il est revenu avec deux couteaux et les a poignardés à plusieurs reprises », selon une source policière. L’auteur de l’agression, qui souffrirait de schizophrénie, a été interpellé.
Les sapeurs-pompiers de Paris ont rendu hommage au sapeur de 1re classe Geoffroy Henry, qui avait intégré la brigade en 2014 et était également sapeur-pompier volontaire à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme).
Dans un communiqué, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des armées, Florence Parly, ont fait part de leur « plus profonde émotion et leur grande tristesse ». « Malgré les premiers secours donnés par son coéquipier et les soins prodigués par ses camarades et les équipes médicales (…) le sapeur-pompier de première classe n’a pas pu être ramené à la vie », déplorent-ils.
André Goretti, le président de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers, a réclamé mercredi un « accompagnement par les forces de l’ordre lors d’interventions à risque ». « On n’a pas fait ce choix de métier pour se faire poignarder », s’est-il emporté sur Franceinfo. «  Il n’y a pas de réponse de la part du ministère de l’intérieur et pour autant, on nous demande d’intervenir, a-t-il poursuivi. On n’a pas fait le choix de rejoindre les forces de sécurité. On a fait le choix de rejoindre le service public de secours ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Depuis son évasion spectaculaire, une centaine de policiers de la police judiciaire se concentrent sur sa traque.
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Evasion de Redoine Faïd : perquisitions menées dans l’entourage du braqueur

Depuis son évasion spectaculaire, une centaine de policiers de la police judiciaire se concentrent sur sa traque.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 14h48
   





                        



   


Un peu plus de deux mois après l’évasion par hélicoptère de Redoine Faïd de la prison de Réau (Seine-et-Marne), le 1er juillet, des perquisitions étaient en cours dans l’Oise et à Paris, indique-t-on de source proche de l’enquête, confirmant une information de Franceinfo. Ces perquisitions ciblent des proches de Redoine Faïd à Creil, où le braqueur en cavale a des attaches, selon la même source.
Depuis son évasion spectaculaire, une centaine de policiers spécialisés de la police judiciaire se concentrent sur la traque de ce multirécidiviste, qui s’était déjà échappé de la prison de Lille-Sequedin en 2013 avant d’être repris, six semaines plus tard.
Course poursuite fin juillet
Le 24 juillet, l’homme de 46 ans a pourtant échappé de peu aux forces de l’ordre, dans le Val-d’Oise. Une course-poursuite avec des gendarmes s’est terminée dans le parking d’un centre commercial de Sarcelles où Redoine Faïd et son complice ont abandonné leur voiture et réussi à s’enfuir. Des fausses plaques d’immatriculation et des explosifs factices ont été découverts dans le véhicule.
Redoine Faïd avait été condamné en avril à vingt-cinq ans de prison pour son rôle d’« organisateur » dans un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à une policière municipale. L’évasion de ce braqueur multirécidiviste pèse sur une administration pénitentiaire déjà sous pression. 
Fin juillet, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a annoncé une « réorganisation de l’administration pénitentiaire » qui, selon elle, n’a pas été assez « réactive » pour empêcher l’évasion.

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                Les surveillants de la prison de Réau assurent avoir prévenu des risques d’évasion de Redoine Faïd






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Accusé d’avoir mortellement frappé le militant antifasciste Clément Méric en juin 2013, l’ancien skinhead dit regretter ses anciennes « fréquentations ».
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Au « procès Méric », l’ex-skinhead Esteban Morillo dit avoir « changé »

Accusé d’avoir mortellement frappé le militant antifasciste Clément Méric en juin 2013, l’ancien skinhead dit regretter ses anciennes « fréquentations ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 03h18
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 15h04
    |

            Yann Bouchez








                        



   


Esteban Morillo a-t-il changé ? A première vue, difficile d’affirmer le contraire. Il y a cet élégant costume noir, parfaitement ajusté, chemise et chaussures assorties. Ce corps empâté, alourdi d’une trentaine de kilos. Et puis ces cheveux bien coiffés, d’où s’échappe une petite mèche. Physiquement, l’homme de 25 ans qui comparaît aux côtés de deux coaccusés devant la cour d’assises de Paris, depuis mardi 4 septembre, n’a plus grand-chose à voir avec le jeune skinhead d’extrême droite qui a reconnu avoir asséné des coups mortels au militant antifasciste Clément Méric, le 5 juin 2013, lors d’une rixe.

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                Un procès pour éclairer la mort du militant antifasciste Clément Méric



D’ailleurs, lorsque la présidente, Xavière Simeoni, lui demande, mardi après-midi : « Comment vous décririez-vous aujourd’hui ? », la réponse d’Esteban Morillo fuse. Un seul mot : « Changé. » A la relance de la juge, il ajoute : « Je suis plus réfléchi, moins influençable. » Quelques secondes après : « Je ne veux pas qu’on se souvienne de moi comme j’étais avant. » Voilà une phrase qui résume toute la difficulté et le paradoxe de sa position devant la cour. Comment assurer qu’il a changé sans trop s’étendre sur la personne qu’il était « avant » ?
Alors que la rixe mortelle de 2013 n’a pas été évoquée dans le détail au premier jour d’audience, la personnalité d’Esteban Morillo a occupé une bonne partie des débats. L’accusé, qui encourt vingt ans de prison pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », commises en réunion et avec armes, a raconté une enfance plutôt banale.

   


L’histoire d’un garçon « pas très sportif », « très proche de [sa] famille », pas vraiment porté sur l’école. De l’agression sexuelle dont il a été victime vers l’âge de 10 ans, et dont il sera question plus tard dans la journée, il ne parle pas. Il nie s’être fait confisquer des bagues néonazies au centre de formation d’apprentis (CFA) de Laon, et en avoir été exclu en 2010. Toujours est-il que, quelques mois plus tard, il abandonne ses rêves de pâtisserie, se reconvertit dans la sécurité.

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Son aventure avec l’extrême droite remonte à cette année-là. Ce « milieu », assure-t-il, « je suis rentré dedans pour être avec mes amis ». Des « amis du CFA » le présentent à d’autres « amis » lorsqu’il arrive à Paris, à peine majeur. Esteban Morillo commence à fréquenter Le Local, un bar du 15e arrondissement géré par Serge Ayoub, figure connue des skinheads.
« J’ai fait quelque temps à Troisième Voie, le groupe de Serge Ayoub, admet le jeune homme. D’après ce qu’on m’en a dit, c’était un syndicat ni de droite ni de gauche, avec une conviction solidariste. » « C’est quoi, une conviction solidariste ? », demande la juge. Réponse : « Je ne sais pas. » Esteban Morillo l’assure : « Je ne les ai aidés que pendant six mois. » Pour « faire le nombre et venir avec [ses] amis » aux manifestations.

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« J’ai l’impression que vous avez gommé »
Car l’accusé martèle qu’il ne s’intéresse pas à la politique. Son tatouage « travail-famille-patrie » sur l’un de ses bras ? « Je ne savais pas que c’était le régime de Vichy, je trouvais que la devise était belle. » Celui de Troisième Voie, sur son torse ? « Pour impressionner les amis. » Ces marques sur son corps, il les a d’ailleurs fait recouvrir cet été. Et il assure avoir voulu quitter ce milieu bien avant la rixe mortelle : « J’essayais de sortir de tout ce qui est extrême droite, mais ça ne se fait pas du jour au lendemain. »

   


Il ne voulait « pas faire de vagues ». Ainsi explique-t-il sa participation à une manifestation d’extrême droite, le 9 mai 2013, peu avant la mort de Clément Méric. « Comme j’étais habillé en noir, on m’a demandé de porter un drapeau. » Il dit ne plus se rappeler ce qui était écrit dessus. « Jeunesses nationalistes révolutionnaires », un groupuscule de Serge Ayoub, lui remémore Cosima Ouhioun, avocate de la famille de Clément Méric.
Et Serge Ayoub, justement, au côté duquel il apparaît ? « Je suis sur la photo avec lui, mais je n’étais pas proche. » Sur sa page Facebook de l’époque, Esteban Morillo aimait Mein Kampf. Il dit ne plus s’en souvenir.
« Changé ? Moi j’ai l’impression que vous avez gommé, l’interpelle Me Christian Saint-Palais, qui défend lui aussi les parents de Clément Méric. Ça ne s’appelle pas changer. » L’avocat général, Rémi Crosson du Cormier, fait mine de s’interroger : « Comment se fait-il que vous ayez pu oublier autant de choses alors que vous êtes si jeune et que ces choses sont si graves ? »
En fin de journée, Colette Morillo, la mère, a décrit un fils « juste et honnête », plombé par les « mauvaises rencontres ». Les tatouages, elle n’approuvait pas vraiment. Serge Ayoub, dit-elle, n’est « pas [sa] tasse de thé ». Mais, de ce passé, elle aussi préférerait ne pas trop parler : « J’espère qu’on ne le jugera pas sur toute sa vie, mais juste sur les faits. »



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 04/09/2018
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Face à Macron, les responsables des communautés juives ont dit « leurs espoirs et leurs peines »

Le chef de l’Etat s’est rendu mardi à la grande synagogue de Paris pour une cérémonie marquant le début des festivités de Roch Achana. Sans s’exprimer.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 02h42
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 09h10
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


Le président de la République, Emmanuel Macron, et l’ex-chef de l’Etat Nicolas Sarkozy ont assisté, voisins et simples auditeurs, mardi 4 septembre, à la synagogue de la Victoire, à Paris, à une cérémonie marquant le début des festivités du Nouvel An juif (Roch Hachana).
Au fil des années, cette cérémonie est devenue un baromètre de la popularité des dirigeants politiques chez les responsables des communautés juives de France. En 2017, en présence du premier ministre Edouard Philippe, son prédécesseur Manuel Valls l’avait emporté à l’applaudimètre. Le soutien que ce dernier leur avait apporté lors de son passage à Matignon, notamment lors des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, était encore dans tous les esprits. Cette année, Nicolas Sarkozy a pu aussi constater qu’il demeurait dans les mémoires.
Pour la première fois, le président de la République en exercice assistait à ces festivités. Il ne s’est cependant pas exprimé. L’Elysée met en avant la séparation des Eglises et de l’Etat pour expliquer l’absence de discours présidentiel dans un lieu de culte.
Inquiétude
Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a ainsi pu comparer le chef de l’Etat au « mur occidental » de Jérusalem, autrement dit le mur des Lamentations. « Nous lui confions nos espoirs et nos peines sans qu’il nous réponde. Et pourtant nous savons que quelqu’un nous entend », a-t-il développé, prédisant à Emmanuel Macron qu’il allait probablement repartir avec « les poches pleines de petits papiers » sur lesquels les juifs présents lui auraient confié leurs espoirs et leurs craintes.
De fait, la montée de l’antisémitisme en France a été au centre des inquiétudes exprimées, mardi. « Si les juifs devaient continuer à quitter massivement la France, ce serait uniquement parce que la France aurait cessé d’être la France », a lancé Joël Mergui, le président du Consistoire des communautés juives de France.
Il a insisté sur l’inquiétude des jeunes générations de Français juifs qui, davantage que leurs aînés, « ne comprennent pas pourquoi ils doivent quitter les quartiers de leur enfance ou même s’exiler de France » pour fuir les actes antisémites. M. Mergui a aussi demandé que « l’abattage rituel, la circoncision, les fêtes religieuses » ne soient « plus perçues comme des concessions en marge du droit mais comme des libertés évidentes ».



                            


                        

                        

