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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Après deux semaines d’insultes, jets de pierres et collisions navales, les pêcheurs des deux pays ont renouvelé leur accord sur les conditions de pêche.
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Pêcheurs britanniques et français s’entendent sur la Saint-Jacques

Après deux semaines d’insultes, jets de pierres et collisions navales, les pêcheurs des deux pays ont renouvelé leur accord sur les conditions de pêche.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 20h51
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 21h15
   





                        



Faut-il y voir un armistice dans la guerre de la coquille Saint-Jacques ? Après deux semaines de vives tensions — insultes, jets de pierres, collisions navales… —, les pêcheurs français et britanniques ont annoncé, mercredi 4 septembre, avoir renouvelé leur accord sur la pêche de la précieuse noix de Saint-Jacques dans la baie de Seine.
Selon Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), des discussions à Londres ont permis de « renouveler l’accord de 2017 » concernant les bateaux de plus de quinze mètres, et d’obtenir « un accord de principe pour les moins de 15 mètres ». Ces décisions se feront en échange de compensations pour les pêcheurs britanniques encore à définir, a ajouté M. Romiti, précisant que les discussions se poursuivraient à Paris dans quarante-huit heures.
Un accord « donnant-donnant »
Pour Pascal Coquet, président de la commission coquillages de pêche, l’accord de principe trouvé mercredi est « donnant-donnant ». « C’est le meilleur des cas pour les deux parties (...) dans la mesure où les Britanniques étaient bien dans leur droit », a-t-il dit à l’issue de la réunion.
Reste à savoir combien de temps cet accord sera valable. Selon Pascal Coquet, l’accord vaut pour la saison de pêche de 2018-2019, tandis que Jim Portus, représentant de l’industrie britannique de la coquille Saint-Jacques durant les négociations, a dit à la presse qu’il ne valait que pour 2018. « Jusqu’à la signature de l’accord vendredi, nous demandons (aux petits bateaux britanniques) d’éviter la zone », a poursuivi M. Portus, prévenant toutefois que l’accord serait « rejeté » si les compensations étaient jugées insuffisantes.

        Comprendre :
         

          Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques



Réglementations différentes
Ce différend entre pêcheurs français et britanniques autour des coquilles Saint-Jacques est lié à la différence de réglementation entre les deux pays. En France, la coquille Saint-Jacques ne peut être pêchée que du 1er octobre au 15 mai. Mais les Britanniques et les Irlandais, eux, n’ont pas de dates imposées.
Pour encadrer leur activité et éviter les tensions, un accord, reconductible chaque année, a été conclu en 2013 entre Français et Britanniques pour que ces derniers respectent les mêmes dates de pêche. Mais il ne s’applique pas aux bateaux britanniques de moins de quinze mètres. « Du coup, on en avait régulièrement qui venaient pêcher dans ces eaux. Cela créait déjà des tensions », explique Frédéric Gueudar-Delahaye, directeur de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, rattachée au ministère de l’agriculture.

   


Les Français demandent depuis plusieurs années que l’accord soit étendu à ces navires de moins de quinze mètres, sans succès. Pour marquer leur mécontentement, ils ont refusé, cette année, de le signer. Les Britanniques sont donc venus pêcher plus tôt que les années précédentes, et avec de plus gros bateaux, qui ne sont pas autorisés d’habitude.
« Tout le monde est super remonté »
Les Normands ont alors cherché, à la fin d’août, à faire fuir les Britanniques d’un gisement de coquilles Saint-Jacques qu’ils tentent de préserver. Certains navires ont joué aux bateaux béliers en fonçant sur d’autres. Trois embarcations présenteraient des trous dans leur coque. Aucun blessé n’est à déplorer. Le maire du Tréport (Seine-Maritime), Laurent Jacques, a dit craindre, jeudi, que les incidents ne se reproduisent « très vite, car tout le monde est super remonté ».
Français et Britanniques avaient affiché mercredi leur volonté de trouver une solution au conflit, et le ministre de l’agriculture français, Stéphane Travert, avait prévenu la veille que la marine française était « prête à intervenir » pour éviter de nouveaux « heurts ». Mais « les pêcheurs anglais sont plutôt des “Brexiters”, et il faut reconnaître que les tensions se ravivent à l’approche du calendrier de sortie du Royaume-Uni », prévu à la fin de mars 2019, a-t-il ajouté. Le ministre français faisait référence au fait que les pêcheurs britanniques ont majoritairement voté pour le Brexit, afin, espèrent-ils, de récupérer la mainmise sur leurs eaux.



                            


                        

                        


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Empoisonnement de Sergueï Skripal : Londres accuse deux membres du renseignement militaire russe

Pour la première fois, des suspects de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille ont été identifiés : deux officiers du GRU, services secrets proches de Poutine.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 19h11
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Un murmure a parcouru la Chambre des communes mercredi 5 septembre, quand Theresa May a nommé l’agence de renseignement militaire russe comme étant responsable de la tentative d’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. Pour la première fois, la première ministre britannique a nommé les deux suspects, Alexander Petrov et Ruslan Boshirov (sans doute des pseudonymes), avant d’accuser : « Le gouvernement a conclu que les deux individus […] sont des officiers du service de renseignement militaire russe, appelé GRU. »
Elle ajoute, désignant clairement le sommet de l’Etat russe : « Le GRU est une organisation très disciplinée avec une chaîne de commandement bien établie. » Il s’agit d’un des services secrets les plus proches du président Vladimir Poutine, sous la direction de son fidèle ministre de la défense, Sergueï Choïgou. L’un des plus fermés aussi.
M. Skripal, qui est un ancien du GRU, et sa fille ont été empoisonnés au Novitchok, un agent innervant, le 4 mars. Tous les deux y ont survécu, après des semaines d’hospitalisation.
Détail des mouvements
Mercredi, la police britannique a détaillé les mouvements de deux suspects. Ceux-ci sont arrivés le vendredi 2 mars après-midi à l’aéroport de Gatwick, au sud de Londres. Leurs passeports les nomment Alexander Petrov et Ruslan Boshirov, mais les autorités britanniques, qui ont diffusé leurs photos, pensent qu’il s’agit de faux noms.
Après une nuit dans un hôtel dans l’est de Londres, les deux hommes se sont rendus en reconnaissance le samedi à Salisbury, où habitait M. Skripal, puis sont rentrés le soir dans le même hôtel de la capitale britannique. Le dimanche, ils sont de nouveau allés à Salisbury, et ont aspergé de poison la poignée de porte du logement de l’ancien agent russe.
Ils transportaient le Novitchok dans une petite bouteille de parfum, dont la photo a été diffusée par la police. Il s’agissait d’un flacon de contrefaçon de Premier Jour, de Nina Ricci, dont le diffuseur avait été modifié. Les deux hommes sont ensuite rentrés à Londres, avant d’aller directement à l’aéroport d’Heathrow et de décoller pour Moscou vers 22 h 30.

        Comprendre :
         

          Qu’est-ce que le Novitchok, poison neurotoxique d’origine soviétique ?



Enquête complexe et intense
Qu’ont-ils fait de la bouteille de parfum ? La police l’ignore, mais celle-ci s’est retrouvée dans un dépôt public destiné à une association caritative de Salisbury. Trois mois et demi plus tard, Dawn Sturgess et son compagnon, Charlie Rowley, l’ont récupérée et emportée chez eux. Mme Sturgess s’est aspergé le poignet de son contenu, et en est morte le 9 juillet. M. Rowley a également été en contact avec le poison, mais il y a survécu.
Depuis mars, la police britannique a mené « une des enquêtes les plus complexes et intenses de [son] histoire », explique Neil Basu, qui dirige la branche antiterroriste de Scotland Yard. Au total, 11 000 heures de vidéosurveillance ont été passées au crible et 1 400 témoignages recueillis. Les preuves accumulées sont désormais suffisantes pour officiellement inculper les deux suspects, notamment de tentative de meurtre et d’utilisation d’une substance chimique interdite.

        Notre reportage sur les lieux du crime :
         

          Salisbury, charmante cité anglaise empoisonnée par le Novitchok



Haussement d’épaule russe
La Russie interdit dans sa Constitution l’extradition de ses ressortissants. Le Royaume-Uni n’a donc pas demandé officiellement à Moscou de lui remettre les deux hommes. « Ce serait futile », dit Mme May. En revanche, un mandat d’arrêt européen a été émis contre les deux suspects. « Si un de ces individus voyage un jour hors de Russie, nous prendrons toutes les mesures pour le détenir, l’extrader et le mettre face à la justice au Royaume-Uni », poursuit la première ministre.
Moscou a réagi par un haussement d’épaule. « Nous venons juste d’entendre deux noms, ou de les lire, mais ces noms ne me disent rien personnellement rien, comme à vous je pense, déclare Youri Ouckakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, cité par l’agence d’information Ria Novosti. De plus, selon Scotland Yard ces noms sont supposés fictifs. Je ne comprends pas pourquoi cela a été fait et quel genre de signal envoie le côté britannique. C’est difficile à comprendre. »
Au-delà de ses accusations sévères et précises, Mme May n’a pas annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie. Elle rappelle avoir expulsé vingt-trois diplomates peu après le début de l’affaire. Vingt-huit autres pays, ainsi que l’OTAN, ont aussi expulsé plus de cent cinquante diplomates, « la plus grande expulsion collective jamais réalisée », selon elle. L’arsenal législatif a aussi été renforcé en mai, permettant de saisir les biens ou l’argent de personnes responsables de violation des droits humains (« clause Magnitski »). Les Etats-Unis ont récemment annoncé de nouvelles sanctions financières contre la Russie.
Mme May se contente pour l’instant de « continuer à faire pression pour que toutes les mesures sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord soient entièrement appliquées ». Cela inclut notamment la création d’un nouveau régime européen de sanction pour utilisation d’armes chimiques. Londres a demandé une réunion du Conseil de sécurité sur cette affaire pour informer les quatorze autres membres de l’avancée de l’enquête.

Le GRU, une agence de renseignements aux méthodes brutales
En visant le GRU, la première ministre britannique met la lumière sur une agence de renseignement russe qui relève du ministère de la défense, et qui est moins connue que le FSB, l’ex-KGB. Dans le livre Aquarium, paru en Grande-Bretagne en 1985 (Hamish Hamilton, non traduit), Viktor Souvorov en fait une description terrifiante. Ancien cadre, recruté dans l’armée, Vladimir Bogdanovitch Rezun, de son vrai, nom y décrypte ainsi le surnom, « Aquarium », donné au QG du GRU par ceux qui y travaillaient. « Quelles sortes de poissons nagent ici ? » demande-t-il à son supérieur. « Une seule — des piranhas », lui répond ce dernier.
Puis Viktor Souvorov, qui deviendra lui-même un transfuge en Grande-Bretagne en 1978, raconte avoir dû visionner la vidéo d’un homme brûlé vif, un ex-colonel qui aurait trahi les siens. « La loi chez nous est simple, entrée pour 1 rouble, sortie pour 2, écrit-il. Cela signifie qu’il est encore plus difficile d’en sortir que d’y entrer. »
Fondé en 1918, le GRU, rival du service des renseignements extérieurs russe (SVR) a fait peau neuve en 1992, après la chute de l’URSS. Réputé brutal, il s’est distingué à de nombreuses reprises, en plus de sa mission de renseignement sur l’armement, par l’élimination « d’ennemis de l’Etat » à l’étranger, notamment de plusieurs indépendantistes tchétchènes. Ses forces spéciales, les Spetsnaz, ont également participé aux opérations en Afghanistan, en Tchétchénie et plus récemment dans la prise de contrôle de la Crimée, la péninsule ukrainienne annexée en 2014, ainsi que dans les combats dans l’est de l’Ukraine. Ses forces sont aussi présentes en Syrie, et ont combattu, par exemple, pour la reprise de Palmyre aux djihadistes.
Depuis deux ans, le GRU a surtout fait parler de lui dans l’affaire de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016, qui a abouti à la victoire de Donald Trump. En juillet, à la demande du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête aux Etats-Unis sur cette ingérence, douze agents du GRU ont ainsi été inculpés d’avoir piraté les ordinateurs du Parti démocrate américain. Sous divers noms, comme APT28, des groupes de hackeurs seraient directement pilotés par l’organisation militaire russe.


 

        Lire aussi :
         

                Tout comprendre à l’affaire Trump-Russie



 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Outre-Rhin, le secteur de la banque souffre face aux nouveaux acteurs de la finance.
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La « fintech » allemande Wirecard chasse Commerzbank de l’indice DAX

Outre-Rhin, le secteur de la banque souffre face aux nouveaux acteurs de la finance.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h40
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Peu d’événements promettent d’être plus amers pour le secteur bancaire traditionnel allemand que celui-là : Commerzbank, la deuxième banque privée du pays, fondée en 1870, devait quitter, mercredi 5 septembre, l’indice DAX, qui regroupe les trente premières sociétés cotées outre-Rhin. En langage boursier, ce déclassement entérine son déclin inexorable, comme celui de sa concurrente Deutsche Bank. Toutes deux n’ont jamais retrouvé leur rentabilité depuis la crise financière de 2008.
Mais le message envoyé par les marchés va bien plus loin. Par une coïncidence fortuite mais lourde de sens, c’est un autre établissement financier qui devait prendre la place de Commerzbank au sein du DAX, mercredi. Le nouvel entrant se nomme Wirecard. Fort de 4 500 salariés, le leader mondial des paiements électroniques, né en 1999, a vu sa valeur boursière dépasser, mi-août, celle de Deutsche Bank. La « fintech » devrait être la première société technologique allemande à se hisser en première ligue boursière depuis l’éditeur de logiciels SAP, créé en 1972.

Wirecard ne se contente pas d’être la nouvelle coqueluche des investisseurs. Son succès est aussi un pied de nez adressé aux dirigeants de Commerzbank et Deutsche Bank, à Francfort. Son patron, Markus Braun, évite soigneusement toute exposition médiatique. Et le siège de la société est un hymne au provincialisme économique allemand : il est implanté à une vingtaine de kilomètres du centre de Munich, à Aschheim, commune aussi ennuyeuse que fonctionnelle pour les entreprises, et parfaitement reliée au réseau de transports en commun.
Qu’importe la visibilité, quand le modèle économique est la prestation de services aux entreprises. « Les hidden champions[« champions cachés »], ces entreprises leaders mondiales d’une technologie et inconnues du grand public, sont dans l’ADN du capitaliste allemand », explique Markus Eichinger, vice-président exécutif de Wirecard, qui reçoit Le Monde...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le procès dont les audiences sont prévues les 5, 12 et 14 septembre ne concerne que la durée de la peine.
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Meurtre dans un sous-marin danois : procès en appel de Peter Madsen

Le procès dont les audiences sont prévues les 5, 12 et 14 septembre ne concerne que la durée de la peine.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 12h33
   





                        



   


Le procès en appel de Peter Madsen, l’inventeur autodidacte danois condamné à la prison à vie pour l’assassinat de la journaliste suédoise Kim Wall dans son sous-marin en août 2017, s’est ouvert mercredi 5 septembre devant la Haute Cour de Copenhague. Trois jours d’audience ont été prévus les 5, 12 et 14 septembre.
« Nous ne sommes pas réunis ici pour déterminer si Peter Madsen est coupable car il l’est », a rappelé le procureur Kristian Kirk à l’ouverture des débats devant le condamné. Le procès ne concerne en effet que la durée de la peine, que Peter Madsen, 47 ans, espère voir réduite.
Il a été condamné fin avril à l’issue de onze jours de procès au retentissement médiatique sans précédent. Le 10 août 2017, il avait embarqué sur son submersible artisanal Kim Wall, 30 ans, qui projetait d’écrire un reportage sur ses désirs de conquête du ciel et des fonds marins.
La perprétuité, seize ans de prison en moyenne
« Il réalise qu’il a été reconnu coupable et il doit vivre avec. Il a décidé de ne pas continuer à se battre. Il n’a pas l’énergie nécessaire pour cela », avait déclaré Betina Hald Engmark, son avocate, à la radio publique DR. Selon elle, la peine est « disproportionnée par rapport à la jurisprudence » et c’est sur cette question que les trois juges de la cour d’appel vont plancher avec trois jurés.
Au Danemark, hormis Peter Madsen, seul un criminel a été condamné à la perpétuité pour un seul meurtre. La prison à vie correspond au Danemark à seize ans de réclusion effective en moyenne, mais celle-ci peut être prolongée.
Après douze ans d’emprisonnement, un condamné à la perpétuité peut demander à être remis en liberté mais est maintenu en prison tant que la justice considère qu’il représente un risque pour la société. Seuls 25 détenus purgent une peine de ce type. Le jugement devrait être rendu le 14 septembre.

        Lire son portrait  :
         

          Peter Madsen, un savant fou danois à « tendance psychopathe »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Avant les européennes, la Commission veut aider les Etats membres à éviter la désinformation et à renforcer la cybersécurité.
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Bruxelles s’inquiète des risques de manipulation des élections

Avant les européennes, la Commission veut aider les Etats membres à éviter la désinformation et à renforcer la cybersécurité.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 11h50
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La Commission européenne s’inquiète des menaces de manipulation qui planent sur les processus électoraux dans divers pays membres de l’Union, singulièrement pour le scrutin européen du 26 mai 2019. Elle présentera donc le 12 septembre, à Strasbourg, une série de documents assortis de recommandations pour tenter d’éviter la désinformation, les cyberattaques ou des intrusions étrangères susceptibles de perturber le bon déroulement des consultations électorales.
Dans ces divers documents, consultés par Le Monde, la Commission souligne la nécessité d’un renforcement de la « résilience démocratique » dans les différents Etats en vue de protéger leurs valeurs et leurs institutions. Elle dit vouloir tirer les leçons de scandales comme celui de Cambridge Analytica, qui, indique-t-elle, « avait mis en lumière le risque que font courir à la démocratie et au pluralisme certaines activités en ligne ». Le cabinet londonien, spécialisé dans les études de consommation et d’opinion, avait collecté des dizaines de millions de profils Facebook sans le consentement des utilisateurs du réseau social, afin notamment d’influer sur diverses élections et de propager sur le Web des théories complotistes.

La Commission ne peut avoir qu’un rôle de conseil dans le domaine. C’est à chaque pays membre qu’il appartient d’organiser souverainement des « élections libres, honnêtes et sûres ». La commissaire tchèque à la justice, Vera Jourova, leur adressera des recommandations et leur proposera une aide éventuelle à la préparation et la surveillance des votes.
Les services de Mme Jourova auraient fait quelques constats accablants : des législations souvent désuètes face au développement des réseaux sociaux, une absence de concertation entre les différentes autorités nationales chargées de l’organisation des élections, un manque total d’échange entre des pays qui auraient déjà eu affaire à des cyberattaques et leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Marie Charrel revient sur l’annonce du large excédent budgétaire allemand, véritable serpent de mer en Europe, qui sonne comme une provocation pour le président américain.
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« Les excédents allemands, source de déséquilibre pour l’Europe »

Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Marie Charrel revient sur l’annonce du large excédent budgétaire allemand, véritable serpent de mer en Europe, qui sonne comme une provocation pour le président américain.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h20
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Vu d’ailleurs. Du côté des Etats-Unis, l’annonce sonne comme une provocation. Cette année, l’Allemagne devrait enregistrer, une fois encore, le plus large excédent courant de la planète, si l’on en croit les chiffres publiés le 20 août par l’institut de recherche économique IFO. Selon l’influent indicateur munichois, le surplus devrait frôler les 300 milliards d’euros cette année, soit 7,8 % du produit intérieur brut (PIB). Ce sera un peu moins que le record de 2017, mais le pays restera néanmoins sur la première place du podium, devant le Japon et la Chine.
Le sujet fait partie des obsessions de Donald Trump. « Nous avons un énorme déficit commercial avec l’Allemagne. En plus, elle paie bien moins qu’elle ne le devrait pour l’OTAN. Très mauvais pour les Etats-Unis », tweetait-il ainsi déjà, en mai 2017. Pour le président américain, les pays excédentaires sont forcément des tricheurs. Mais les surplus allemands sont aussi un serpent de mer en Europe. En particulier en France, où l’on se complaît régulièrement à accabler nos trop vertueux voisins. Ces derniers temps, même le Fonds monétaire international (FMI) s’est joint à la critique. Mais, en fait, quel est le problème ?
La compétitivité de l’industrie outre-Rhin a en partie été dopée par la modération salariale intervenue dans le pays au début des années 2000
L’excédent allemand a plusieurs sources. Il est d’abord le résultat du dynamisme de l’industrie outre-Rhin. Sa compétitivité a en partie été dopée par la modération salariale intervenue dans le pays au début des années 2000. Le tassement des rémunérations a limité les importations tout en stimulant les exports. Selon une récente note du Trésor français, le phénomène explique au moins un tiers de l’excédent courant actuel.
Mais celui-ci est aussi le fruit de l’énorme excès d’épargne publique et privée du pays d’Angela Merkel, supérieure aux besoins d’investissements internes, si bien que nos voisins placent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ D’ultimes négociations sont prévues entre Moscou, Ankara et Téhéran, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir vendredi.
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Syrie : reprise des bombardements russes à Idlib, où l’ONU appelle à « éviter un bain de sang »

D’ultimes négociations sont prévues entre Moscou, Ankara et Téhéran, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir vendredi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 16h00
    |

            Marc Semo








                        



   


L’offensive des forces du régime syrien et de ses alliés russe et iranien sur Idlib se précise, alors que l’administration américaine renouvelle ses mises en garde à Damas concernant un emploi de l’arme chimique, et que l’Organisation des Nations unies (ONU) appelle à « éviter un bain de sang ». Après vingt-deux jours d’interruption, les avions russes ont repris, mardi 4 septembre, leurs bombardements du dernier grand bastion rebelle et djihadiste dans le nord-ouest de la Syrie, tuant au moins treize civils dont six enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Les avions russes ont pris principalement pour cible des secteurs du sud et du sud-ouest de la province, selon l’OSDH, qui cite notamment Ariha, contrôlée par les rebelles, et Jisr Al-Choghour, dominée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, ex-Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida). Ces frappes russes, ainsi que l’afflux de renforts militaires aux abords de cette région adossée à la Turquie, laissent présager une attaque d’envergure sur Idlib et des poches adjacentes sous contrôle rebelle ou djihadiste.
L’opération en préparation pourrait néanmoins rester limitée et viser seulement des secteurs périphériques de l’enclave. La prise d’Idlib, où vivent 3 millions de civils dont 800 000 déplacés, entraînerait un immense afflux de réfugiés vers la frontière turque fermée depuis deux ans. Ankara a déployé douze postes militaires après l’accord avec Moscou et Téhéran d’octobre 2017 sur l’instauration de « zones de désescalade ».

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« Sentiment d’urgence »
Les forces turques encadrent le Front de libération nationale, un assemblage hétéroclite de groupes armés non djihadistes. Les Turcs n’ont jamais réussi à isoler et marginaliser les combattants de Tahrir Al-Cham – contrôlant 60 % de la province – finalement classé par Ankara le 31 août comme « groupe terroriste », à la grande satisfaction de Moscou.
Les frappes russes surviennent alors qu’un sommet doit réunir le 7 septembre à Téhéran les chefs d’Etat iranien, russe et turc. Les discussions porteront naturellement sur le sort d’Idlib d’autant que le Kremlin, s’il se trouve en position de force, souhaite éviter une crise ouverte avec la Turquie. Le ton est certes très martial. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, clame que Damas, avec l’aide russe, « s’apprête à régler » le problème du « terrorisme » dans la province d’Idlib.
Au-delà de ces rodomontades, le pouvoir russe sait qu’une conquête totale de la poche sera longue et difficile, et qu’elle produira un carnage et un exode remettant la question syrienne en tête de l’agenda international à trois semaines de l’ouverture à New York de l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans l’espoir de conjurer un « bain de sang », Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, a appelé le 4 septembre le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à se parler d’urgence « au téléphone » avant le sommet iranien. « Nous avons entendu dire par la presse que le gouvernement fixait un délai autour du 10 septembre, d’où le sentiment d’urgence », a-t-il expliqué à Genève, tout en assurant qu’il n’entendait pas reporter ses consultations de la semaine prochaine avec les pays influents dans ce conflit, sur la formation d’un comité constitutionnel chargé de doter la Syrie d’une nouvelle Loi fondamentale. 
Dans la perspective de l’offensive russo-syrienne, l’administration Trump a renouvelé ses avertissements au régime de Damas sur tout recours aux armes chimiques. « Soyons clairs, notre position, ferme, reste inchangée : si le président Bachar Al-Assad décide d’utiliser une nouvelle fois des armes chimiques, les Etats-Unis et leurs alliés répondront rapidement et de façon appropriée », a prévenu la Maison Blanche dans un communiqué. 

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                Syrie : les Occidentaux en sont réduits à tenter d’éviter « un bain de sang » à Idlib



Washington, qui a mené deux séries de frappes punitives contre le régime syrien en avril 2017 et en avril 2018 – cette fois avec la participation des Français et des Britanniques – après l’usage d’armes chimiques, a accusé Moscou de mener une campagne de désinformation pour préparer le terrain à une nouvelle utilisation de ces armes dévastatrices. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira le 7 septembre pour discuter de la situation à Idlib.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ L’Allemand, chef du PPE au Parlement de Strasbourg, a officialisé sa candidature pour être tête de liste de ce rassemblement des droites au sein de l’Union dans la perspective des élections européennes de mai 2019.
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Manfred Weber veut succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission

L’Allemand, chef du PPE au Parlement de Strasbourg, a officialisé sa candidature pour être tête de liste de ce rassemblement des droites au sein de l’Union dans la perspective des élections européennes de mai 2019.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 10h51
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

C’est le vrai début des grandes manœuvres dans la perspective des élections européennes de mai 2019 et du carrousel à la tête des institutions. Mercredi 5 septembre, le Bavarois Manfred Weber, 46 ans, membre de la CSU (la petite cousine droitière de la CDU), et patron depuis 2014 du Parti populaire européen (PPE) au Parlement de Strasbourg, a officialisé sa candidature pour être tête de liste (« Spitzenkandidat ») de ce rassemblement des droites au sein de l’Union.
S’il est définitivement désigné par le PPE lors de son congrès, début novembre à Helsinki, l’eurodéputé allemand a théoriquement une chance de succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission en 2019. Cependant, d’autres personnalités du PPE peuvent se dévoiler d’ici à la clôture des candidatures internes, mi-octobre.
Le Français Michel Barnier et Alexander Stubb, ancien premier ministre finlandais, réfléchiraient à se porter candidats
Alexander Stubb, ex-premier ministre finlandais, et le Français Michel Barnier réfléchissent encore, selon plusieurs sources. Le premier compterait ses soutiens, le second serait handicapé par le calendrier du Brexit : en temps que négociateur en chef pour l’Union, il aura du mal à quitter son poste avant la conclusion d’un accord avec Londres. Or il n’est pas certain qu’un compromis soit signé courant novembre.
L’ambition de M. Weber dépend de surcroît d’une condition de taille : que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union – le Conseil européen a le dernier mot – se plient à la volonté du Parlement européen et désignent à la fin du printemps prochain comme chef de l’exécutif bruxellois la tête de liste du parti arrivé en tête aux élections. Ce processus, à peine esquissé dans les traités, avait été imposé par les eurodéputés en 2014. Le PPE avait alors remporté le scrutin. Et même s’il est affaibli par la vague populiste, il pourrait maintenir son avance l’année prochaine.
Eurodéputé depuis 2004 et proeuropéen convaincu,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le délégué général de La République en marche s’est entretenu avec Guy Verhofstadt, patron du groupe des libéraux démocrates au Parlement européen.
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Castaner à Bruxelles, à la recherche d’alliés pour former « l’armée politique européenne »

Le délégué général de La République en marche s’est entretenu avec Guy Verhofstadt, patron du groupe des libéraux démocrates au Parlement européen.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 10h37
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        


Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche (LRM) était en visite à Bruxelles, mardi 4 septembre, pour rencontrer des Français de Belgique mais, surtout, pour poursuivre les contacts du parti présidentiel en vue de la préparation des élections européennes de 2019. Il a eu des entrevues avec des responsables européens et une série d’eurodéputés, dont Guy Verhofstadt, le chef du groupe des Libéraux et démocrates (ALDE), bien décidés à s’allier aux futurs députés européens macronistes pour constituer une force prépondérante dans la future assemblée.
Le groupe que formeront les macronistes avec d’autres sera, en tout cas, l’embryon de « l’armée politique européenne » qu’il faudra, selon Pieyre-Alexandre Anglade, député des Français du Benelux, constituer pour endiguer la vague « des nationalismes et des égoïsmes ». Et pour arrêter « la fascination » que des régimes autoritaires semblent exercer sur une partie de l’opinion.
Discussions en cours sur les alliances
Qui seront les alliés de LRM ? Sans doute pas le Parti populaire européen au sein duquel, critique M. Castaner, « certains semblent à l’aise aux côtés de Viktor Orban ». Mais, pour le reste, le délégué général du parti et son « M. Europe » n’ont pas apporté de réponse à la question des possibles alliances. M. Castaner n’aime pas, en tout cas, le système des spitzenkandidaten, leaders désignés par les différentes familles politiques pour briguer la présidence de la Commission. Il y voit « une anomalie démocratique ». 
Devant quelques centaines de personnes, des sympathisants et des curieux, les deux responsables ont seulement évoqué « un certain nombre de partis » avec lesquels les discussions se poursuivent et qui devront participer « à la reconstruction et au changement » de l’Europe. Des « engagés », capables d’affronter « les nostalgiques, les forces du repli sur soi et de la peur », dit M. Castaner. Et aussi ceux qui accusent le président et le gouvernement d’être « aux ordres de Bruxelles, simplement parce qu’ils refusent que la France dépense chaque année 30 % de plus que ce qu’elle possède ».
LRM ne « recyclera » pas à Strasbourg des battus des législatives et les candidats ne seront pas choisis par « copinage »
Répondant aux inquiétudes de la salle après ce qu’une intervenante appelait « le mauvais été » du président, le patron de LRM a surtout voulu défendre l’ensemble du bilan gouvernemental. Nicolas Hulot, lui, n’a eu droit qu’à une brève allusion : « Moi, j’aime les petits pas, ils permettent de transformer les choses », a affirmé M. Castaner en réponse aux critiques de l’ancien ministre de la transition écologique qui vient de démissionner. Quant à l’épisode Benalla, il s’agissait peut-être d’une affaire « mal évaluée, mal communiquée, mais pas d’une affaire d’Etat », assure-t-il
A d’autres questions de la salle sur la politique migratoire européenne, M. Castaner a, sans surprise, défendu l’approche présidentielle de « la générosité et la fermeté » et la nécessité de l’approche pour laquelle a opté l’Union : les « hot spots », chargés de trier vrais et faux demandeurs d’asile, le contrôle efficace des frontières, la nécessaire solidarité entre les Etats membres pour la répartition de ceux qui ont droit à l’asile.
Le patron de LRM a, enfin, pris un engagement : le parti ne « recyclera » pas à Strasbourg des battus des législatives et les candidats ne seront pas choisis en fonction de « leurs liens familiaux » ou de « copinage ». Ils devront être capables de formuler des propositions claires et de peser sur les débats. Les partenaires du parti macroniste devront, eux, être surtout capables de mener « des actions concrètes » dans la ligne définie par le président français : « Ne soyons pas faibles, car alors les autres décideront pour nous. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Après des semaines de polémiques, le parti de Jeremy Cobyn a fini par adopter la définition intégrale élaborée par l’Alliance internationale pour le souvenir de l’Holocauste.
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Le Labour britannique adopte la définition intégrale de l’antisémitisme

Après des semaines de polémiques, le parti de Jeremy Cobyn a fini par adopter la définition intégrale élaborée par l’Alliance internationale pour le souvenir de l’Holocauste.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 08h32
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 08h43
   





                        



   


Après des semaines d’hésitations et de polémiques, le Parti travailliste britannique, le Labour, la principale formation d’opposition au Royaume-Uni, a fini par adopter, mardi 4 septembre, la définition intégrale de l’antisémitisme élaborée par l’Alliance internationale pour le souvenir de l’Holocauste (IHRA).
A la mi-juillet, le comité exécutif national (NEC), l’organe dirigeant du Labour, avait adopté la définition de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA, mais avait rejeté quatre exemples sur onze qui accompagnent cette définition et établissent les comportements considérés comme discriminatoires. Le NEC craignait que l’adoption de tous ces exemples ne limitent la liberté de critiquer l’Etat d’Israël.

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                Royaume-Uni : Jeremy Corbyn accusé de complaisance antisémite au sein du Labour



Trois journaux juifs britanniques, le Jewish Chronicle, le Jewish News et le Jewish Telegraph, avaient alors accusé Jeremy Corbyn de poser « une menace existentielle » à la communauté juive. Jeremy Corbyn avait reconnu que sa formation avait un « réel problème » d’antisémitisme en son sein tout en assurant que « restaurer la confiance » avec la communauté juive était sa priorité.
Cette polémique a encore accentué les divisions au sein du parti entre les partisans de Corbyn, chantre de la gauche radicale, et les tenants d’une ligne plus centriste. « La décision du NEC est la bonne, a réagi Marie van der Zyl, présidente du Board of Deputies of British Jews, une des principales organisations représentant la communauté juive au Royaume-Uni. « Il est regrettable que les travaillistes aient perdu tout un été à essayer de dicter aux juifs ce qui constitue un délit contre eux. »

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                L’antisémitisme prêté à Jeremy Corbyn déchire le Parti travailliste






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Depuis dimanche 2 septembre, une nouvelle émission à la gloire de Vladimir Poutine a débarqué sur les écrans russes. Pendant une heure, elle disséquera toutes les semaines les exploits du président russe.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les fausses informations continuent d’être partagées massivement sur les réseaux sociaux, trois jours après les manifestations d’extrême droite et d’extrême gauche en Allemagne.
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Intox en série sur les réseaux sociaux après les manifestations en Allemagne

Les fausses informations continuent d’être partagées massivement sur les réseaux sociaux, trois jours après les manifestations d’extrême droite et d’extrême gauche en Allemagne.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h22
    |

            Mathilde Damgé








                        


Après les manifestations des derniers jours dans la ville de Chemnitz, organisées par l’extrême droite en réponse au meurtre d’un Allemand de 35 ans et à l’arrestation de deux suspects, demandeurs d’asile, le pays compte les blessés : une vingtaine, dont un Afghan de 20 ans roué de coups par des hommes masqués, une équipe de télévision et des militants du Parti social-démocrate (SPD).
Les fausses informations continuent de se répandre sur les réseaux sociaux. Certaines de ces intox sont des cas d’école de la « désinformation » à l’œuvre dans certains milieux militants d’extrême droite. Illustration en trois points.
1. La photo détournée
Repérée par un militant antifasciste, cette publication Facebook fait croire à une photo de la manifestation de Chemnitz… alors qu’il s’agit en réalité de Leipzig en 1989. Elle a été supprimée dimanche des différentes pages des branches régionales du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) sur lesquelles elle avait été postée, relate le journaliste Jens Schröder.

Wie die #AfD Fake-News schafft. Das Foto ist von der Wendezeit 1989. 
— texantifa (@M.Schulz)


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Dans un article recensant les fausses informations autour de ces événements, ce spécialiste des réseaux sociaux pointe également la propagation d’un contenu sur le prétendu boycott du magazine d’investigation Spiegel par des kiosquiers mécontents… contenu dont la nature parodique n’apparaît qu’en tout petit à droite. Il a été partagé des milliers de fois sur Twitter et Facebook, notamment par des responsables de l’AfD.

   


2. L’identité faussée
Autre détournement, une vidéo reprise en France par des milieux proches de l’extrême droite montrerait une « journaliste de gauche » face à des « citoyens allemands en colère », un face-à-face destiné à illustrer le parti pris et le mépris des médias à l’encontre du « peuple ».

[IMPORTANT] Cette vidéo est un petit trésor. Des citoyens allemands en colère face à une journaliste de gauche à pr… https://t.co/qrRyOro0ig— LeLapinTaquin (@Lapin Taquin)


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Nos confrères de CheckNews ont analysé cette séquence et contacté l’auteur de la vidéo : la dame en question n’est pas une journaliste mais une contre-manifestante. « Elle était devant le stade du FC-Chemnitz toute seule avec une pancarte “Contre la haine et le discours haineux — Chemnitz sans nazis”. Une vieille dame et une autre femme plus jeune, qui faisaient partie de la manifestation, sont venues lui parler pour lui demander ce qu’elle faisait là avec ce panneau », raconte ainsi le journaliste allemand Tobias Bosse.
La correspondante en Allemagne d’Europe 1, témoin de la scène, ajoute que la vieille dame qui répond à cette contre-manifestante, loin d’être une simple manifestante anonyme, serait une « figure des milieux identitaires présente dans des manifestations négationnistes ». Un face-à-face assez éloigné de celui que croient commenter et relayer de nombreux internautes.
3. La vidéo tronquée
L’extrême droite a accusé un groupe de musique de se prêter à des gestes nazis. Le chanteur des Feine Sahne Fischfilet (« Les filets de poisson à la crème ») aurait fait le salut nazi, une accusation qui a justifié un démenti de la police de Saxe :
« Nous recevons actuellement des informations sur une photo du chanteur de@feinesahne concernant l’infraction pénale § 86 du StGB. De notre point de vue, les premières investigations n’aboutissent qu’à une seule conclusion : la photo est un faux ! »
La totalité de la vidéo est visible ici :

Es gibt ein Foto, das @feinesahne-Sänger Jan "Monchi" Gorkow in Hitlergruß-Pose zeigt. Hier ist die Entstehung im V… https://t.co/L4LRAP9p0Z— LarsWienand (@Lars Wienand)


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Ces exemples montrent que lors d’événements comme des manifestations réunissant des mouvements extrémistes, il est indispensable de rester prudent quant aux informations glanées sur les réseaux sociaux.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La médiatrice européenne des droits, Emily O’Reilly, critique les conditions de la nomination, à la fin de février, du directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker au poste-clé de secrétaire général de l’institution.
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Affaire Selmayr : « La Commission européenne n’a pas suivi correctement les règles pertinentes »

La médiatrice européenne des droits, Emily O’Reilly, critique les conditions de la nomination, à la fin de février, du directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker au poste-clé de secrétaire général de l’institution.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 14h32
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Jean-Claude Juncker pensait-il s’être débarrassé de l’embarrassante polémique suscitée début 2018 par la nomination de son directeur de cabinet, Martin Selmayr, au poste stratégique de secrétaire général de la Commission européenne ? C’est raté.
Mardi 4 septembre, la médiatrice européenne des droits, la pugnace Emily O’Reilly, a replongé le couteau dans la plaie en rendant des conclusions critiquant fermement les conditions de cette nomination. L’Irlandaise, qui s’est saisie de l’affaire en mai à la suite de « deux plaintes émanant de deux délégations distinctes de députés européens [dont les socialistes français] », a conclu à « quatre cas de mauvaise administration ».
« La Commission n’a pas suivi correctement les règles pertinentes ni dans la lettre ni dans l’esprit », ajoute la médiatrice. « Pour justifier l’absence de publication d’un avis de vacance, la Commission a créé un sentiment d’urgence artificiel afin de pourvoir le poste de secrétaire général. Elle a également organisé une procédure de sélection du secrétaire général adjoint, non pour remplir ce rôle, mais plutôt pour faire en sorte que M. Selmayr soit nommé secrétaire général par le biais d’une procédure rapide en deux étapes. »

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                Polémique autour du parachutage du bras droit de Juncker au sommet de l’administration bruxelloise



« Nuire à la confiance du public »
« Tout ceci risquait de compromettre la réputation durement acquise par l’UE et par conséquent de nuire à la confiance du public », conclut Mme O’Reilly. La nomination de M. Selmayr avait suscité de fortes condamnations, y compris de sa famille politique et de celle de M. Juncker, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE).
Le Parlement européen avait majoritairement critiqué les conditions de ce « parachutage », et diligenté une enquête, mais n’en a tiré aucune conclusion concrète. L’hémicycle a juste demandé à la Commission, à l’avenir, de « réévaluer la procédure de nomination du nouveau secrétaire général de la Commission, afin de donner une chance à d’autres candidats possibles ». 
Les conclusions de Mme O’Reilly ont immédiatement été exploitées par les sociaux-démocrates du Parlement de Strasbourg, mardi, alors que les grandes manœuvres commencent vraiment en vue des européennes dans l’hémicycle. « Son rapport est sans appel et confirme tous les faits que nous avions dénoncés à l’époque : M. Juncker a violé les règles européennes afin de permettre à M. Selmayr de devenir secrétaire général. Il est responsable d’une partie du discrédit qui frappe l’Europe, et qui se traduit notamment par la montée de l’extrême droite. »

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Mardi midi, la commission s’est défendue, considérant, selon son porte-parole Margaritis Schinas, que le rapport de la médiatrice « ne remet pas en cause la légalité » de la nomination de M. Selmayr, ni « le choix » de ce haut fonctionnaire de l’UE au poste de secrétaire général. Dénonçant la critique selon laquelle la nomination de M. Selmayr aurait fait du mal à l’image de la commission, M. Schinas a également prétendu que l’eurobaromètre mesurant la confiance dans l’Union européenne et dans la commission « a augmenté » pendant la polémique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.
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Pauvreté : Au Royaume-Uni, l’impossible réforme des aides sociales

Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Sur le papier, la réforme est saluée de tous. En arrivant au pouvoir en 2010, le gouvernement britannique a annoncé une grande remise à plat des aides sociales. Six allocations différentes sont fusionnées, remplacées par un « crédit universel », avec un objectif : aucun de ses bénéficiaires ne doit perdre de l’argent en reprenant un emploi. « Travailler doit être payant », résumait à l’époque Iain Duncan Smith, le ministre qui a longtemps porté la réforme. Le début de sa mise en place a débuté en 2013 et elle devait être terminée en octobre 2017. Sept millions de Britanniques devaient en bénéficier.
Huit ans plus tard, le résultat est catastrophique. Fin 2017, seules 700 000 personnes touchaient le crédit universel, environ 11 % du total. Désormais, la réforme doit être achevée d’ici… 2023.
L’administration britannique s’est heurtée à l’usine à gaz que représentait la fusion de ces allocations. Les critères pour les toucher ne sont pas les mêmes, les systèmes informatiques non plus, et la mise en œuvre de la réforme s’avère extrêmement complexe. Du coup, les cobayes qui ont touché le crédit universel jusqu’à présent sont victimes d’un système capricieux, bourré d’erreurs et de retards. Les crédits universels ne sont ainsi versés que six semaines après leur demande, alors que ses bénéficiaires sont une population précaire, qui peut difficilement patienter aussi longtemps sans toucher un centime.
Les banques alimentaires du Trussell Trust, une association britannique, sont remplies de personnes victimes de cette réforme : 38 % de ceux qui viennent prendre leurs rations de trois jours de nourriture souffrent d’un retard de leurs allocations sociales ou d’un changement d’allocation.
Confusion des genres
La région d’Hartlepool – dans le nord-est de l’Angleterre – est l’une des premières à avoir testé les crédits universels. Abi Knowles dirige la banque alimentaire de la ville, où la moitié des bénéficiaires sont victimes des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Un nouveau programme de la TV russe dissèque chaque semaine les activités de Poutine, un président « en pleine forme » et qui « aime les enfants ».
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« Télé-Poutine » débarque sur les écrans russes

Un nouveau programme de la TV russe dissèque chaque semaine les activités de Poutine, un président « en pleine forme » et qui « aime les enfants ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h21
    |

            Benoît Vitkine








                        



Les téléspectateurs russes ont pu découvrir, dimanche 2 septembre, un nouveau programme hebdomadaire au nom évocateur, « Moscou. Kremlin. Poutine », entièrement dédié aux activités – forcément remarquables – de leur président. Le dirigeant russe, déjà omniprésent dans les journaux télévisés des différentes chaînes, voit ainsi ses occupations de la semaine écoulée passées au crible en prime time, sur la chaîne publique Rossia-1.
Fin de l’été oblige, la première édition de ce programme d’une heure, présenté par l’animateur vedette Vladimir Soloviev, a été largement consacrée aux vacances sibériennes de M. Poutine, « images exclusives » à l’appui. La traditionnelle mise en scène d’un président plein de santé face à la nature sauvage prend une autre ampleur grâce à des témoignages eux aussi exclusifs.

        Entretien avec Tania Rakhmanova, journaliste et réalisatrice russe :
         

          « En Russie, la télé est en guerre avec le frigo »



Pendant que Poutine évoque un simple « exercice », l’un de ceux qui l’ont accompagné dans sa randonnée de 8 km en montagne se plaint que ses jambes « sont encore douloureuses plusieurs jours après ». « Mais qu’en est-il de sa sécurité ? » s’interroge l’animateur après s’être extasié sur « l’excellente forme » du président. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin présent en plateau, assure le service après-vente. « Les gardes du corps sont armés de manière adéquate, juste au cas où. Mais si des ours voient Poutine, ils ne sont pas idiots, ils savent se tenir. »
Popularité en berne
L’apparition de ce programme dans un paysage audiovisuel déjà saturé par la figure présidentielle survient à un moment délicat pour le Kremlin. Une impopulaire réforme des retraites, annoncée en catimini le jour de l’ouverture du Mondial de football, a fait plonger la popularité du président à son niveau le plus bas depuis quatre ans (67 % d’opinions favorables). « Moscou. Kremlin. Poutine » réussit le tour de force d’évoquer le sujet, ainsi que « le sens de la responsabilité » du président, mais sans mentionner les manifestations régulièrement organisées contre la réforme.

        Notre article sur
         

          l’assouplissement de la réforme contestée des retraites en Russie



Place, plutôt, à diverses rencontres avec des travailleurs ou des jeunes gens lors desquelles Vladimir Poutine fait montre de son amour du pays et de sa sagesse bienveillante. L’une d’elle, à Sotchi, inspire au présentateur Soloviev ce commentaire : « Quand Poutine parle à un enfant ou regarde un enfant, on voit à quel point il aime les enfants. Il a une attitude humaine et sincère envers eux. » Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, le reprend : « Poutine n’aime pas seulement les enfants, il aime les gens en général. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Alors que les habitants de l’enclave craignent l’offensive du régime, les Etats-Unis et la France mettent en garde la Syrie et la Russie mais manquent de leviers.
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Syrie : les Occidentaux en sont réduits à tenter d’éviter « un bain de sang » à Idlib

Alors que les habitants de l’enclave craignent l’offensive du régime, les Etats-Unis et la France mettent en garde la Syrie et la Russie mais manquent de leviers.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 12h18
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

Face à la tragédie annoncée à Idlib, la diplomatie montre une fois de plus toute son impuissance. Alors qu’une offensive majeure des forces du régime syrien, aidé de ses alliés russe et iranien, pour reprendre le contrôle de cette enclave rebelle au nord-ouest du pays semble inéluctable, Paris comme Londres ou Washington et les Nations unies en sont réduits à lancer des cris d’alarme.
Mais les leviers d’action dont disposent les capitales occidentales sont pour le moins limités. « Le pire est devant nous ; au mieux nous pourrons éviter un bain de sang mais, désormais, nul ne se fait plus la moindre illusion sur le sort de l’enclave », constate, amer, un haut diplomate occidental.
« Le président de la Syrie, Bachar Al-Assad, ne doit pas impunément attaquer la province d’Idlib ; les Russes et les Iraniens commettraient une grave erreur humanitaire en participant à cette potentielle tragédie », a tweeté Donald Trump, mais la mise en garde semble surtout pour la forme.
10 000 djihadistes retranchés
« Les Américains font clairement comprendre qu’ils veulent à tout prix se dégager du théâtre syrien, et cela a été très difficile de les convaincre de garder des hommes au moins jusqu’à l’écrasement de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] », note-t-on à Paris, où l’on craint aussi « une catastrophe humanitaire et migratoire majeure ».
Plus de 3 millions de civils, dont 800 000 déplacés ayant fui d’autres régions reconquises, vivent dans cette poche adossée à la Turquie. « S’il y a bataille d’Idlib, Alep, en termes de souffrance, de catastrophe, ce n’était rien par rapport à ce qui risque de se passer », a déclaré la veille, sur France Inter, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en référence à l’offensive meurtrière des forces gouvernementales syriennes, appuyées notamment par l’armée russe, en septembre 2016, contre la partie orientale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les indépendantistes estiment que l’idée du premier ministre socialiste espagnol arrive trop tard.
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Pedro Sanchez promet aux Catalans un référendum sur plus d’autonomie

Les indépendantistes estiment que l’idée du premier ministre socialiste espagnol arrive trop tard.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 06h36
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Essayant de désamorcer une rentrée qui s’annonce très tendue, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a promis aux Catalans, lundi 3 septembre, un référendum sur un nouveau statut de leur région, qui leur garantirait plus d’autonomie. Une annonce qui n’a pas été particulièrement bien reçue par les indépendantistes, qui ont promis de nouvelles mobilisations.
Lors d’une interview à la radio espagnole Cadena SER, le premier ministre socialiste a annoncé que le dialogue avec le président catalan Quim Torra, entamé lors de leur premier entretien, le 9 juillet à Madrid, devait déboucher sur « un vote (…) pour un renforcement de l’autonomie » de la région, pour « l’autonomie, non pour l’autodétermination », a voulu préciser Pedro Sanchez, sans avancer de date pour cet hypothétique scrutin.
En 2006, sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, les Catalans avaient déjà adopté un statut d’autonomie avec 73 % des suffrages, mais il avait été en partie annulé en 2010 par la Cour constitutionnelle, saisie par le Parti populaire (PP, droite).
A Barcelone, les paroles de Pedro Sanchez n’ont pas eu beaucoup d’effet. « Le processus d’indépendance est irréversible », a répondu Quim Torra dans une interview diffusée simultanément sur la chaîne catalane TV3.
Profondes divergences
« Le droit à l’autodétermination de la Catalogne ne peut pas être mis sous le tapis », a ajouté le responsable nationaliste qui a promis « d’aller jusqu’au bout ». Il devait donner plus de détails sur ses intentions politiques, lors d’un discours qu’il avait prévu de prononcer le 4 septembre au Théâtre national catalan.
Même réponse du côté de la Gauche républicaine catalane (ERC), partenaire de Quim Torra au gouvernement. « Nous ne nous sommes pas manifestés pendant dix ans pour avoir plus d’autonomie, nous avons dépassé cette étape », a déclaré Marta Villalta, porte-parole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ A neuf mois des élections européennes, l’institution bruxelloise s’est saisie d’un sujet ultra-populaire, le changement d’heure, pour tenter de contrer les eurosceptiques.
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La Commission européenne dans la nasse populiste

A neuf mois des élections européennes, l’institution bruxelloise s’est saisie d’un sujet ultra-populaire, le changement d’heure, pour tenter de contrer les eurosceptiques.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 04h45
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 06h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            LETTRE DE BRUXELLES

La Commission européenne aurait pu choisir la manière classique pour ce début septembre, et inaugurer sa rentrée politique, comme d’habitude, par le « discours de l’Union » de son président, Jean-Claude Juncker, suivi d’une rafale d’annonces : des nouvelles législations, toutes plus techniques les unes que les autres. En 2017, l’ex-ministre luxembourgeois avait dévoilé sa vision d’un budget de la zone euro et proposé une directive pour mettre sous surveillance les investissements directs étrangers dans l’Union européenne (UE).
Cet été, ses équipes lui ont concocté une annonce concernant Frontex, le corps européen de gardes-frontières, ou une réglementation imposant des amendes aux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ne luttant pas assez efficacement contre les contenus à caractère terroriste. Mais M. Juncker et ses communicants ont choisi, pour une fois, de surprendre.
Se montrer proche du grand public
Vendredi 31 août, à l’issue d’un séminaire à Genval, dans le sud de Bruxelles, il a déclaré vouloir supprimer l’heure d’été. « Les gens en ont assez de devoir changer leur montre d’heure deux fois l’an », a affirmé M. Juncker en direct sur la TV allemande ZDF. Pris un peu de court, son service de communication a embrayé : un projet de directive sera rendu public prochainement, il proposera que tous les pays de l’UE abolissent les changements bisannuels d’heure – le dernier dimanche de mars et le dernier dimanche d’octobre.
L’intention est transparente : il y a urgence à se montrer proche des préoccupations du grand public, à neuf mois des élections européennes, et alors que partout dans l’UE, les arguments populistes prospèrent sur le dos de la Commission, dépeinte comme un monstre froid et technocratique. Et tant pis si M. Juncker au début de son mandat, fin 2014, avait promis d’être « grand sur les grands sujets, et petit sur les petits sujets » et d’en finir avec cette propension de la Bruxelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le président américain a prévenu sur Twitter qu’une opération contre le bastion rebelle pourrait provoquer une « tragédie humaine ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/09/2018
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Trump appelle la Syrie et ses alliés à ne pas mener d’offensive contre Idlib

Le président américain a prévenu sur Twitter qu’une opération contre le bastion rebelle pourrait provoquer une « tragédie humaine ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 02h15
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 07h35
   





                        



   


Le président américain Donald Trump a appelé, lundi 3 septembre dans la soirée, la Syrie et ses alliés, l’Iran et la Russie, à ne pas mener d’offensive « imprudente » contre la province d’Idlib, dernier grand bastion rebelle en Syrie. « Les Russes et les Iraniens feraient une grave erreur humanitaire en prenant part à cette tragédie humaine potentielle. Des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées. Ne laissons pas cela arriver », écrit-il sur Twitter.

President Bashar al-Assad of Syria must not recklessly attack Idlib Province. The Russians and Iranians would be ma… https://t.co/dxCdDrkGdJ— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le 31 août, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, avait déclaré que les Etats-Unis considéreraient une offensive des forces gouvernementales contre Idlib comme une « escalade d’un conflit déjà dangereux ». Il a souligné que les Etats-Unis répondraient à toute attaque chimique qui serait lancée par les forces de Damas.
Les Nations unies (ONU) et des ONG ont averti qu’une attaque d’envergure sur Idlib pourrait entraîner une catastrophe humanitaire d’une ampleur inédite depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011. Les ministres russe et iranien des affaires étrangères ont réaffirmé chacun de leur côté, lundi, la nécessité d’une offensive des forces gouvernementales syriennes contre Idlib.

   


Dans le collimateur du régime
Depuis plusieurs semaines, le régime syrien a amassé des renforts dans ce secteur, situé dans le nord-ouest du pays, non loin de la frontière avec la Turquie. La province est dans le collimateur du régime et de son allié russe, qui visent particulièrement les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham, un groupe dominé par les combattants de l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaida.
La Turquie, parrain de certains groupes rebelles, a également déployé des troupes dans la région et cherche, de son côté, à éviter un assaut qui provoquerait un nouvel afflux massif de réfugiés vers son territoire.
Les présidents russe, iranien et turc – Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan – participeront vendredi à Téhéran à un sommet qui devrait être largement consacré à la situation en Syrie. Depuis le début de 2017, Téhéran, Moscou et Ankara ont soutenu des négociations dans la capitale du Kazakhstan, Astana, pour tenter de faire cesser les hostilités en Syrie. L’Iran et la Russie ont par ailleurs apporté un soutien politique, financier et militaire régulier à Bachar Al-Assad tout au long du conflit.
Déclenché en 2011 avec la répression par le régime de manifestations pro-démocratie, le conflit syrien s’est transformé au fil des ans en une guerre meurtrière qui a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les organisateurs entendaient faire en sorte « que les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à la xénophobie.
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En Allemagne, 50 000 personnes à un concert contre l’extrême droite

Les organisateurs entendaient faire en sorte « que les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à la xénophobie.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 22h30
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 08h04
   





                        



   


« Nous sommes plus nombreux. » Quelque 50 000 personnes ont assisté, lundi 3 septembre au soir, à un concert rock contre la xénophobie dans la ville de Chemnitz, théâtre cette semaine de plusieurs rassemblements de l’extrême droite.
Les organisateurs n’en attendaient pas tant : ils avaient prévu entre 20 000 et 30 000 spectateurs pour ce concert gratuit, où se sont produits des groupes de la scène locale et nationale. « Il ne s’agit pas ici d’une bataille gauche contre droite mais d’une évidence, et ce peu importe votre couleur politique : s’opposer à une foule d’extrême droite qui devient violente », a dit Campino, chanteur vedette du groupe Toten Hosen, très célèbre en Allemagne. Qui a expliqué sa présence « en tant que citoyen » et non chanteur :
« Il est très important que nous arrêtions ce mouvement tant que c’est encore une boule de neige et avant que cela ne devienne une avalanche. »

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Manifestations de la droite ultra
L’événement, prévu depuis une semaine, avait pour vocation de faire en sorte « que les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à l’extrême droite. Cette semaine, plusieurs manifestations contre les étrangers ont en effet été organisées par l’extrême droite dans cette petite ville de Saxe.
Samedi, ils étaient 8 000 à dénoncer la mort d’un Allemand de 35 ans, tué de plusieurs coups de couteau dans la rue. La justice a arrêté un demandeur d’asile irakien de 22 ans, soupçonné du meurtre, et un Syrien, complice supposé dans cette affaire.
En marge de ce rassemblement, des violences ont éclaté, faisant une vingtaine de blessés, dont un Afghan de 20 ans roué de coups par des hommes masqués, des militants du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) et une équipe de télévision. Des actes vivement condamnés par le gouvernement lundi.

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« Il nous faut quitter nos divans douillets »
« Ce à quoi nous avons malheureusement assisté au cours des derniers jours — y compris lors du week-end, ces marches d’extrémistes de droite et de néonazis prêts à la violence — n’a rien à voir avec le deuil d’un homme » mais vise « à lancer un message de haine contre les étrangers, les responsables politiques, la police et la presse libre », a déclaré le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert. 
Une prise de parole qui faisait suite aux propos du ministre des affaires étrangères appelant les Allemands à redoubler de vigilance face à l’extrême droite. « Il nous faut quitter nos divans douillets et prendre la parole », a déclaré le responsable social-démocrate Heiko Maas ce week-end. Lundi, les habitants de Chemnitz ont aussi été invités sur les réseaux sociaux à participer à une « manifestation aux fenêtres » en reprenant ce mot d’ordre et en suspendant à leur balcon des messages de tolérance.

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L’AfD en progression
L’extrême droite, portée par le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), première force d’opposition à la chambre des députés à Berlin, s’est saisie de cet homicide de Chemnitz pour relancer ses critiques contre les migrants et la politique d’Angela Merkel à leur égard. La chancelière est accusée d’avoir fait grimper l’insécurité dans le pays en accueillant en 2015 et en 2016 plus de un million de demandeurs d’asile.

   


L’AfD mène aussi depuis des mois campagne au sujet du meurtre d’une adolescente de 15 ans à la fin de 2017 dans une supérette de la ville de Kandel, dans le sud-ouest du pays, près de la frontière française. Son ancien petit-ami, Abdul D., un demandeur d’asile disant venir d’Afghanistan, a été condamné lundi pour ces faits à huit ans et demi de prison. Il devrait être expulsé au terme de sa détention.

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La mobilisation contre les migrants porte en tout cas ses fruits électoralement à l’extrême droite : selon les derniers sondages, l’AfD est en progression dans les intentions de vote, à environ 16 %, et en troisième position, juste derrière le Parti social-démocrate, qui n’est, lui, qu’à 17 %.



                            


                        

                        

