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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’ancienne escrimeuse a touché les limites de sa fonction et de la raison d’être de son ministère, une « super fédération » qui est, à l’évidence, un étage administratif de trop.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le fisc a découvert des manquements déclaratifs concernant la société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Remaniement : la démission de Laura Flessel du gouvernement liée à « sa situation fiscale »

Le fisc a découvert des manquements déclaratifs concernant la société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h06
   





                        



   


En annonçant sa démission, mardi 4 septembre, Laura Flessel a invoqué des « raisons personnelles » pour justifier son départ du ministère des sports. Mais cela pourrait s’avérer plus politique qu’annoncé. La démission de la ministre est liée à sa « situation fiscale », a fait savoir une source proche du dossier, confirmant des informations du Canard Enchaîné et de Mediapart.
Selon le site d’information, le fisc a récemment saisi la commission des infractions fiscales (CIF) après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant la société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne. La CIF pourrait ainsi déposer une plainte pénale pour fraude dans cette affaire.

        Notre analyse sur le mandat de la ministre
         

          qui quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée



875 parts sur 1000
Cette société — Flessel and Co —, a fait l’objet d’une « dissolution anticipée » le 30 septembre 2017. D’après le procès-verbal de dissolution, Laura Flessel y apparaissait propriétaire de 875 parts sur 1 000, son mari, Denis Colovic, de 125 parts. Selon Mediapart, « les sommes en cause s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’impôt potentiellement éludés sur les trois derniers exercices de l’entreprise concernée ».
L’entourage de l’ancienne championne olympique d’escrime a toutefois tenté de minimiser la situation. Laura Flessel « n’a fait aucune erreur. Ce n’est pas la cause de son départ », a déclaré un proche de l’ex-ministre, selon lequel le litige concerne « sa société de droits à l’image dont son mari était gérant ».
Sollicitée par l’Agence France-Presse, l’administration fiscale a répondu que, « soumise au secret professionnel et fiscal, (elle ne pouvait pas) s’exprimer sur des dossiers particuliers ou en cours sans contrevenir à la loi ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’ancienne championne du monde de natation a été nommée au gouvernement, mardi, après la démission de Laura Flessel.
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Roxana Maracineanu, symbole de la natation française et nouvelle ministre des sports

L’ancienne championne du monde de natation a été nommée au gouvernement, mardi, après la démission de Laura Flessel.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h12
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Enfant, Roxana Maracineanu s’est d’abord essayée à la gymnastique, dans sa Roumanie natale. Mais c’est dans les bassins de natation qu’elle s’est fait connaître en France, où elle a émigré avec ses parents à l’âge de 9 ans. A maintenant 43 ans, l’ex-nageuse vient d’être nommée à la tête du ministère des sports, mardi 4 septembre. Elle succède à une autre sportive de haut niveau, l’ancienne escrimeuse Laura Flessel, qui a présenté sa démission pour « raisons personnelles » — un départ en raison d’« ennuis fiscaux », selon Le Canard enchaîné.
A l’inverse de sa prédécesseure, Roxana Maracineanu prend ses fonctions après avoir déjà exercé un mandat politique : présente sur la liste socialiste, elle fut conseillère régionale d’Ile-de-France de 2010 à 2015. En 2011, par ailleurs, elle comptait parmi les soutiens de Martine Aubry lors de la primaire du PS en vue de la présidentielle.
En juillet cette année, la sportive avait amorcé un rapprochement avec le gouvernement d’Edouard Philippe. Le premier ministre lui a confié une mission censée « proposer une amélioration notable des résultats de la formation à la nage » et éviter les accidents par noyade. Mme Maracineanu s’y emploie en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale et celui des sports, qu’elle rejoint aujourd’hui.
« Bel exemple d’intégration »
Reconvertie comme consultante à la télévision, la quadragénaire reste surtout associée à une médaille d’or. En 1998, à 22 ans, elle devint la première à apporter à la France un titre mondial en natation, dans l’épreuve de 200 m dos, à Perth, en Australie.
Une sportive née à Bucarest, naturalisée française, grandie en Alsace, et symbole d’« un bel exemple d’intégration », selon les mots du président Jacques Chirac, dans un entretien au quotidien sportif L’Equipe. « Faut-il donc être championne du monde de natation pour réussir son intégration à Mulhouse ? », ironisait le quotidien L’Alsace. 
Sans jamais céder aux tentatives de récupération, la sportive a toujours revendiqué avec fierté son parcours. Au sujet de ses parents, elle disait au Monde, dans un article publié en 1998 : « Ils ont continué à nous parler en roumain, à suivre l’actualité et la culture de la Roumanie. Jamais d’expression d’amertume. Jamais de phrases offensantes ou définitives sur le régime [de Nicolae Ceausescu] qu’ils avaient fui, malgré l’angoisse liée au sort du reste de la famille. » Et d’ajouter, reconnaissante : « C’est grâce à eux que j’ai aujourd’hui l’impression d’avoir deux pays, d’être riche de deux cultures. »
L’ancienne championne hérite à présent d’un ministère des sports qui paraît affaibli par des arbitrages budgétaires au rabais. Elle devra se projeter dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, à Paris.

        Lire aussi :
         

                Remaniement : Laura Flessel quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée



Dès 2001, un an après sa médaille d’argent aux JO de Sydney, alors encore en activité dans les bassins, Roxana Maracineanu défendait déjà l’intérêt d’une candidature parisienne en vue de 2008 — laquelle s’est soldée par un échec.
« Grâce à cette candidature, nous avons l’occasion d’accorder plus d’importance au sport dans la société, assurait-elle au Monde. Etre élue ville olympique, c’est la promesse d’avoir de nouveaux équipements et pas seulement sportifs. » La voilà désormais sur le pont.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ François de Rugy succède à Nicolas Hulot à l’environnement, et Roxana Maracineanu à Laure Flessel aux sports. Peu de changements finalement pour l’exécutif contraint à ce remaniement de rentrée, avant sa décision sur le prélèvement à la source.
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Emmanuel Macron remanie a minima

François de Rugy succède à Nicolas Hulot à l’environnement, et Roxana Maracineanu à Laure Flessel aux sports. Peu de changements finalement pour l’exécutif contraint à ce remaniement de rentrée, avant sa décision sur le prélèvement à la source.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h12
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Rester maître des horloges. Ou en tout cas donner l’impression de tout maîtriser… Même quand Emmanuel Macron subit les événements, il fait mine de les ignorer et d’en être l’instigateur. « Sur proposition du premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de Nicolas Hulot et Laura Flessel », affirme ainsi le communiqué publié par l’Elysée, mardi 4 septembre peu avant 13 heures, pour annoncer le remaniement qu’ont imposé les démissions surprises du ministre de la transition écologique, il y a une semaine, et de sa collègue des sports, mardi matin. En quelques jours à peine, le chef de l’Etat perd ses deux ministres les plus populaires du gouvernement auprès des Français.
C’est l’ancienne nageuse Roxana Maracineanu qui a été choisie pour remplacer l’ex-escrimeuse médaillée olympique, qui a avancé des « raisons personnelles » pour expliquer son départ. Mais selon Le Canard enchaîné et Mediapart, Laura Flessel aurait en fait démissionné pour des « ennuis fiscaux ». De son côté, François de Rugy, jusque-là président de l’Assemblée nationale, succède à Nicolas Hulot.

De Rugy, un choix par défaut
S’il est loin d’être aussi connu que l’ancien présentateur vedette de l’émission télévisée « Ushuaïa », l’écologiste qui s’était rallié à la macronie avant le premier tour de l’élection présidentielle en 2017, a indéniablement une connaissance des sujets qu’il sera amené à traiter dans ses nouvelles fonctions. Surtout, François de Rugy est un politique, plus pragmatique que son prédécesseur, et qui se définit comme un « écologiste réformiste ». « L’écologie, cela ne peut pas être que des grands discours d’analyse, de dénonciation ou même de propositions mais bien de l’action, encore de l’action et toujours de l’action », a-t-il souligné le 28 août.
La nomination de M. de Rugy n’est pas un premier choix pour l’exécutif, qui a d’abord approché Daniel Cohn-Bendit (qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Un Nicolas Hulot très ému laisse le ministère de la transition écologique et solidaire entre les mains de François de Rugy.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ ONG et politiques ont réagi, mardi, à la nomination de M. Rugy en remplacement de Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique et solidaire.
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Remaniement : « Ministre des apparences écologiques » ou « écologiste légitime »… les réactions à la nomination de François de Rugy

ONG et politiques ont réagi, mardi, à la nomination de M. Rugy en remplacement de Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique et solidaire.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h53
   





                        



   


Les députés d’oppositions n’ont pas attendu la cérémonie de passation de pouvoir entre François de Rugy et Nicolas Hulot, mardi 4 septembre, pour réagir à la nomination du député (LRM) de Loire-Atlantique au ministère de la transition écologique et solidaire.
« Le président de séance qui a planté l’amendement contre le glyphosate à deux heures du matin devient ministre des apparences écologiques », a ironisé sur Twitter le chef de file des « insoumis » Jean-Luc Mélenchon, dès l’annonce de la nomination de M. Rugy.

Le président de séance qui a planté l'amendement contre le #glyphosate à deux heures du matin devient ministre des… https://t.co/aGlU9PrEXm— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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« On n’attendait pas un changement de casting, mais un nouveau pacte pour l’écologie », souligne de son côté la députée européenne écologiste Karima Delli dans un communiqué, en référence aux nombreux appels à un tournant politique sur les questions environnementales ayant suivi la démission de Nicolas Hulot, mardi 28 août. « C’est un enterrement de première classe pour l’écologie », a dénoncé à droite le président des Patriotes, Florian Philippot.
« Un écologiste légitime »
Dans l’attente des premières décisions du nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, plusieurs élus ont souligné les dossiers, nombreux, qui attendent celui qui occupait le poste de président de l’Assemblée nationale depuis le mois de juin 2017.

        Lire :
         

          Remaniement : jeu de chaises musicales à l’Assemblée nationale



« Son premier défi, ce sera l’application de la part de loi de transition énergétique sur la réduction de la part nucléaire, ce qu’avait dénoncé bizarrement Nicolas Hulot. François de Rugy a voté, a contribué à cette loi qui prévoit de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % à l’horizon 2025 », a noté Ségolène Royal sur l’antenne de BFM-TV. Ancienne ministre de l’environnement, Corine Lepage a souligné son profil d’« écologiste légitime ».
« Mission difficile pour François de Rugy, membre éminent de la Macronie », a relevé Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les élections européennes. « Bon courage à lui pour tenter de réussir où Nicolas Hulot, malgré sa notoriété et popularité, a échoué », a réagi la députée européenne Michèle Rivasi, sur Twitter.

#Remaniement #DeRugy nommé ministre de la transition écologique. Bon courage à lui pour tenter de réussir où Nicola… https://t.co/bpnV1NzEHb— MicheleRivasi (@Michèle Rivasi)


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Les ONG dans l’attente
Plus que le profil du nouveau ministre, l’importance d’une prise de conscience écologique est rappelée par les ONG environnementales. « Peu importe le nom du nouveau ministre. Nous jugerons cette nomination sur les actes. La présentation du budget la semaine prochaine permettra de savoir si l’électrochoc de la démission de Nicolas Hulot a ouvert les yeux du gouvernement sur l’urgence de la situation », a expliqué la présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, lancée par Nicolas Hulot, Audrey Pulvar.
« La crainte est que sans changement de la part d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe, il y a très peu de chances que François de Rugy fasse mieux que Nicolas Hulot », a déclaré à l’Agence France-Presse le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard. Un scepticisme partagé par Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) : « Est-ce qu’il aura le poids suffisant pour réussir là où Nicolas Hulot n’a pas réussi, c’est-à-dire à surmonter les oppositions des différents lobbys ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ De nouveaux documents révèlent la stratégie d’une compagnie pétrolière canadienne pour préserver ses concessions d’hydrocarbures.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La nomination du président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, au ministère de la transition écologique, mardi, va avoir des conséquences sur la majorité à l’Assemblée nationale.
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Remaniement : Richard Ferrand, favori pour remplacer de Rugy à la présidence de l’Assemblée

La nomination du président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, au ministère de la transition écologique, mardi, va avoir des conséquences sur la majorité à l’Assemblée nationale.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h03
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h17
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Un vrai jeu de chaises musicales. La nomination de François de Rugy au ministère de la transition écologique, mardi 4 septembre, en remplacement de Nicolas Hulot, entraîne mécaniquement des changements dans les postes à responsabilité au sein du Parlement.
M. Rugy, qui était jusque-là président de l’Assemblée nationale, devrait être remplacé à son poste par l’actuel chef de file des députés La République en marche (LRM), Richard Ferrand, selon plusieurs sources au sein de la majorité. Lors d’une réunion du bureau du groupe LRM, mardi, M. Ferrand a d’ailleurs annoncé qu’il se porterait candidat à cette fonction.

        Sur le remaniement :
         

          François de Rugy remplace Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique



Ferrand, cible de nombreuses critiques
L’actuel député du Finistère fait figure de grand favori pour occuper le perchoir, même si l’affaire judiciaire des Mutuelles de Bretagne qui le concerne est toujours à l’instruction. En choisissant ce macroniste de la première heure pour la présidence de l’Assemblée, l’exécutif prend donc le risque de placer à ce poste hautement stratégique un homme suspendu à une potentielle mise en examen.

        Lire :
         

          L’enquête sur l’opération immobilière de Richard Ferrand délocalisée à Lille



Cible de nombreuses critiques au sein de la majorité pour sa gestion du groupe LRM, les actions politiques de M. Ferrand sont remontées à la hausse ces dernières semaines grâce à sa gestion, jugée réussie, de l’affaire Benalla à la fin de juillet. Beaucoup, au sein de la majorité, ont jugé l’ex-député socialiste « solide » au moment où le bateau macroniste tanguait de toutes parts.
Mais M. Ferrand ne sera pas le seul prétendant. La présidente de la commission des lois de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, est également candidate au perchoir. La députée des Yvelines l’a indiqué mardi dans un mail envoyé à ses collègues. « Dans le droit fil du projet qui nous unit autour du président Emmanuel Macron, je souhaite que nous poursuivions ensemble les réformes engagées au cours de cette première année afin de moderniser et d’ouvrir notre Assemblée », écrit-elle. « Nouveaux visages, nouveaux usages, telle est la dynamique qui nous a portés jusqu’ici et qui doit continuer à nous animer », ajoute cette ex-avocate, novice en politique jusqu’en 2017.

        Lire aussi :
         

                Yaël Braun-Pivet, députée appréciée, mais présidente désavouée



Selon les information du Monde, la députée LRM de l’Isère Cendra Motin sera également candidate à la présidence de l’Assemblée. Nouvelle venue en politique, cette ancienne dirgeante d’une entreprise de ressources humaines, aujourd’hui membre de la commission des finances, porte donc à trois le nombre de candidats déjà en lice pour remplacer M. de Rugy.
Les prétendants ont jusqu’à mercredi 5 septembre à minuit pour se faire connaître, avant un vote interne lundi 10 septembre lors du séminaire de rentrée des élus LRM, à Tours, pour les départager. Puis l’ensemble des 577 députés du Palais-Bourbon voteront mercredi 12 septembre, lors de l’ouverture de la session pour élire le président de l’Assemblée. Des candidatures de plusieurs bords étant alors possibles.
Rivalités internes réveillées
Au sein du groupe LRM, la guerre de succession a déjà démarré. Et chacun est appelé à se positionner pour son candidat. Le questeur Florian Bachelier, proche de Richard Ferrand, n’a pas perdu de temps pour indiquer sa préférence. « Je souhaite que le Président @RichardFerrand soit le prochain président de l’@AssembleeNat », a-t-il écrit dans un tweet, mardi midi.
Réaction en chaîne : le probable départ de M. Ferrand de la tête du groupe macroniste à l’Assemblée devrait donner lieu à une élection interne, parmi les 312 députés du groupe LRM, pour désigner son remplaçant à la présidence du groupe majoritaire.
Des sources au sein de la majorité désignent le vice-président du groupe, Gilles Le Gendre, comme le grand favori pour lui succéder. Spécialiste des questions économiques, cet ex-journaliste a déjà présidé plusieurs réunions de groupe ces derniers mois lorsque M. Ferrand a pu être absent. Des poids lourds de la majorité font état d’un accord entre Matignon et Richard Ferrand pour introniser le député de Paris à la tête du groupe.
Mais le départ de M. Ferrand de la tête du groupe pourrait aussi réveiller les rivalités internes existantes chez les députés LRM. Et plusieurs députés ne manquant pas d’ambition – en particulier dans la jeune génération – pourraient être tentés de briguer la tête du groupe majoritaire, en se déclarant à leur tour candidat face à M. Le Gendre. Parmi les candidats potentiels figurent notamment le député des Hauts-de-Seine, Gabriel Attal, ou la porte-parole, Aurore Bergé.
La nomination de M. Rugy va provoquer un vrai chamboule-tout. Un jeu de chaises musicales qui peut réveiller des ambitions et susciter des divisions internes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’économiste Emmanuel Combet expose, dans une tribune au « Monde », les « clés de l’acceptabilité » d’une politique qui concilierait les urgences climatiques, sociales et budgétaires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                   
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« Refonder un contrat social de transition énergétique »

L’économiste Emmanuel Combet expose, dans une tribune au « Monde », les « clés de l’acceptabilité » d’une politique qui concilierait les urgences climatiques, sociales et budgétaires.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h26
    |

Emmanuel Combet (Economiste à l’Agence de développement et de maîtrise de l’énergie/Ademe)







                        



                                


                            
Tribune. Le départ de Nicolas Hulot a posé fortement la question d’une action collective à la hauteur des défis environnementaux : une action qui reflète un projet de société plus que des intérêts particuliers.
Michel Rocard soutenait que la hausse de la fiscalité énergétique engage une réforme d’ensemble des finances publiques et un projet de développement
Le problème soulevé n’est pas technique : on sait comment produire des énergies renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique des équipements, rénover nos bâtiments. La réalisation de ces changements profonds pose surtout des questions de cohérence et de démocratie : comment un projet de société peut-il articuler la préservation de l’environnement avec nos autres priorités – la promotion de l’économie française, la lutte contre le chômage, la pauvreté et les inégalités, le financement de la protection sociale, la maîtrise des déficits ?
Michel Rocard était conscient de la nature réelle de l’enjeu, lorsque, en 2009, il concluait son rapport sur la « contribution climat et énergie » (la taxe carbone) par la formule « les clés de l’acceptabilité ». Il soutenait que la hausse de la fiscalité énergétique – perçue à tort comme une mesure marginale – engage une réforme d’ensemble des finances publiques et un projet de développement ; et qu’en conséquence, les conditions de consensus, de diffusion des connaissances, de décision collective, doivent être prises en charge sérieusement.
Politique contre-productive
La stratégie d’évolution des finances publiques doit être étudiée au regard de l’ensemble des grands enjeux environnementaux, sociaux et économiques du XXIe siècle, en cessant de les opposer. Une délibération générale et pérenne est nécessaire pour identifier les meilleurs compromis, mais aussi pour éviter que les arbitrages principaux ne s’opèrent ailleurs, dans des jeux opaques de lobbying. Il faut poursuivre l’initiative de Nicolas Hulot en donnant...




                        

                        


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Remaniement : Laura Flessel quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée

Elle n’a pas su imprimer sa marque au sein du gouvernement, dont elle a démissionné. Elle sera remplacée par l’ex-nageuse Roxana Maracineanu.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h38
    |

            Clément Guillou et 
Adrien Pécout








                        



   


Laura Flessel peut au moins se dire qu’elle aura porté chance : en moins de cinq cents jours au ministère des sports, l’ancienne escrimeuse aura vu la France remporter l’organisation des Jeux olympiques 2024, de la Coupe du monde de rugby 2023, et son équipe de football gagner la Coupe du monde. Mais le bilan de l’éphémère ministre des sports est surtout celui des autres. Sa propre action est restée limitée, le poids du ministère s’est réduit et, sur les quelques sujets majeurs où elle s’est engagée, elle était contestée par le monde sportif.

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Une ministre populaire
En annonçant sa démission, mardi 4 septembre, pour « raisons personnelles » – une décision qui pourrait être liée à sa « situation fiscale », a fait savoir une source proche du dossier, confirmant des informations du Canard Enchaîné et de Mediapart – la double championne olympique a voulu choisir sa sortie, un jour de remaniement. Elle sera remplacée par une autre ancienne championne, la nageuse Roxana Maracineanu.
En une semaine, après le départ tonitruant de Nicolas Hulot du ministère de la transition écologique et solidaire, le gouvernement d’Edouard Philippe a perdu ses deux ministres les plus identifiés par les Français, et ceux dont l’action était jugée la plus positivement dans les enquêtes d’opinion. Dans le dernier baromètre de popularité de l’IFOP, réalisé au début de juillet, le ministre de l’écologie bénéficiait de 64 % d’opinions favorables, et la ministre des sports, de 51 %.

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Budget en baisse
Dans le monde du sport, le bilan de Laura Flessel n’est pas jugé avec la même bienveillance. Elle venait d’avaler une nouvelle couleuvre avec la lettre de cadrage pour le budget 2019, révélée mardi matin par L’Equipe : selon ces prévisions budgétaires, que le ministère ne confirme pas, l’enveloppe des sports sera en baisse de 6,2 % par rapport à 2018, passant ainsi de 480,7 millions à 450,6 millions d’euros.
Le budget 2018 avait été annoncé en baisse de 7 % par rapport à l’année précédente mais n’avait finalement que très peu diminué, grâce à une rallonge votée au Parlement.
L’Etat entend par ailleurs continuer de plafonner le montant de la taxe Buffet (sur les droits de retransmission télévisée, les opérateurs de paris sportifs et la Française des jeux) reversé au Centre national pour le développement du sport (CNDS).
Il en a ponctionné la moitié en 2018, suscitant une colère noire du président du Comité olympique français, Denis Masseglia, qui évoquait la semaine dernière un « hold-up » inédit et a annoncé mardi le lancement d’une pétition nationale du monde du sport pour récupérer cet argent.

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Retour dans le monde associatif
La nouvelle baisse annoncée du budget pour 2019 n’a rien à voir avec la démission de Mme Flessel, assure-t-on dans son entourage. L’ancienne sportive, âgée de 46 ans, souhaiterait retourner à des activités associatives. « C’est pour retrouver des engagements passés, justement tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale, que je prends aujourd’hui la décision de poursuivre mon action par d’autres voies », précise-t-elle dans son communiqué. Le texte ne laisse paraître aucune acrimonie vis-à-vis d’Emmanuel Macron ni d’Edouard Philippe, qui n’ont pas facilité sa tâche de ministre.
« Je n’aime pas perdre !, disait-elle au Monde en mai 2017, quelques semaines après sa nomination. Je pressens qu’il y aura des coups bas. Mais je vais discrètement enfiler ma veste blanche et mon masque. Et m’armer d’une épée… invisible. » L’épée invisible aura souvent été bien inutile face aux impératifs budgétaires et aux objectifs politiques de l’Elysée.
« Elle n’a aucun problème ni avec le président de la République ni avec le premier ministre. Elle est très heureuse de son année », assure-t-on au ministère, tout en expliquant que la décision de quitter le gouvernement « est venue d’elle ». « Elle veut reprendre sa liberté : c’est une femme de la société civile, pas une femme politique. »
Cela s’est vu lors de ses nombreuses apparitions publiques, où, le nez dans ses fiches, elle peinait à énoncer clairement ses discours. Dans ses sorties médiatiques, où elle multipliait les phrases alambiquées et donnait à voir un manque de maîtrise des dossiers. Dans ses négociations avec Bercy, l’Elysée ou Matignon, face à qui elle était insuffisamment armée et mal entourée.
En novembre 2017, une déclaration avait aussi étonné, sinon choqué : jusque-là restée discrète sur le sujet, elle avait soutenu que la question des violences sexuelles n’avait pas atteint le monde du sport et s’était arrêtée aux autres domaines de la société. « Non, il n’y a pas d’omerta dans le sport », assurait-elle à L’Express. 

Froome sifflé sur le Tour de France : "J'appelle à respecter tous les cyclistes" dit Laura Flessel, la ministre des… https://t.co/ZBn5yrUzap— franceinfo (@franceinfo)


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« Elle s’est impliquée totalement dans sa mission, à 200 %, salue, pour sa part, l’ancienne présidente du Centre national pour le développement du sport (CNDS) Béatrice Barbusse (2015-2017). Elle s’est déplacée à plusieurs reprises pour dire son engagement dans la lutte contre l’homophobie, le sexisme, le racisme. A son débit, je retiens la baisse très conséquente du budget du ministère des sports et du CNDS. »
Perte d’influence du ministère
En seize mois, Laura Flessel a eu le temps de faire voter la loi olympique devant le Parlement, consistant à inscrire dans le droit les promesses faites au Comité international olympique de mener une campagne de communication contre les discriminations, et d’engager une poignée de chantiers : celui des « maisons sport-santé », à un stade embryonnaire, mais surtout celui de la réforme de la gouvernance du sport français.
Objet d’un bras de fer au premier semestre entre Laura Flessel et Denis Masseglia, l’Agence nationale du sport sera créée au début de 2019. Elle sera constituée d’un pôle affecté à la haute performance et d’un autre concentré sur le développement du sport pour tous. Selon un rapport remis en juillet à la ministre, l’enveloppe nécessaire oscillerait entre 300 millions et 400 millions d’euros.
Désormais officiellement réconcilié avec la ministre, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a fait applaudir cette dernière, mardi en ouverture d’une conférence de presse : « Si on en est aujourd’hui à une évolution du modèle sportif français comme on n’en a jamais vu depuis soixante ans, c’est aussi à son action qu’on le doit. »
La composition de la future Agence nationale du sport, qui donne autant de poids au ministère qu’au CNOSF et aux collectivités territoriales – sans oublier les acteurs économiques, également impliqués –, laisse augurer d’une possible disparition du ministère à l’avenir et d’un recentrage de l’Etat sur le sport de haut niveau, comme le préconise le rapport Comité action publique 2022 commandé par le gouvernement et rendu public en juillet par le syndicat Solidaires.
Un scénario que Laura Flessel n’a pas semblé combattre, se voyant dépossédée de la préparation concrète des Jeux olympiques 2024 par un délégué interministériel (l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée Jean Castex) et se laissant aller à cette confidence à l’Assemblée nationale, le 19 juillet : « Je l’assume, ce n’est pas le rôle de l’Etat de financer durablement les clubs. »



                            


                        

                        


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Remaniement : âge, parité, expérience… explorez le gouvernement avec Rugy et Maracineanu

Le président de l’Assemblée nationale et l’ancienne nageuse ont été nommés pour remplacer Nicolas Hulot et Laura Flessel, démissionnaires.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 14h08
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                            Les Décodeurs








                        


Après les démissions de Nicolas Hulot (le 28 août) puis de Laura Flessel (le 4 septembre), Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont annoncé, mardi 4 septembre, les nominations de François de Rugy, jusque-là président de l’Assemblée nationale, au ministère de la transition écologique et solidaire et de l’ancienne nageuse Roxana Maracineanu à celui des sports.
La nouvelle équipe gouvernementale compte 20 ministres et 12 secrétaires d’Etat. La parité est strictement respectée : le gouvernement compte 16 hommes (premier ministre inclus) et 16 femmes.


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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
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La flex cheatsheet est notre amie : http://www.sketchingwithcss.com/samplechapter/cheatsheet.html



Le gouvernement Philippe 3 : parité, prises de guerre et société civile
Cette infographie représente le troisième gouvernement d'Edouard Philippe, ses  ministres
 ministres délégués!-->et  secrétaires d'Etat.
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origine politique
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sexe








 élu(e)


 néophyte


 a déjà été ministre








 grande école


 université


 autre








 femme


 homme







  Les Républicains
  Modem
 PS/PRG
 EELV
 société civile







Photos : © François Sechet/Leemage, AFP, Université Nice Sophia Antipolis, Philippe Chagnon / Cocktail Santé
Pictogrammes : Agathe Dahyot




var gvt = [
	{"protocole":1,"nom":"Philippe","prenom":"Edouard","age":"28/11/1970","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"premier ministre","quoi":"","experience":"oui","activite_prec":"député de Seine Maritime (2012-2017), maire du Havre (depuis 2010), conseiller général (2008-2012) et conseiller régional (2004-2008)","ecole":"ENA","ancien_parti":"LR","photourl":"philippe"},
	{"protocole":2,"nom":"Collomb","prenom":"Gérard","age":"20/06/1947","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre d'Etat","quoi":"de l'intérieur","experience":"oui","activite_prec":"maire de Lyon (depuis 2001), sénateur du Rhône (depuis 1999), député du Rhône (1981-1988)","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"collomb"},
	{"protocole":3,"nom":"De Rugy","prenom":"François","age":"06/12/1973","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre d'Etat","quoi":"de la transition écologique et solidaire","experience":"oui","activite_prec":"président de l'Assemblée nationale (2017-2018), député de Loire-Atlantique (2007-2018), président du Parti écologiste","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"EELV","photourl":"derugy"},
	{"protocole":4,"nom":"Belloubet","prenom":"Nicole","age":"15/06/1955","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de la justice, garde des sceaux","experience":"oui","activite_prec":"juriste, membre du Conseil constitutionnel depuis 2013, conseillère municipale de Toulouse (2008-2013), conseillère régionale de Midi-Pyrénées (2010-2013)","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"belloubet"},
	{"protocole":5,"nom":"Parly","prenom":"Florence","age":"08/05/1963","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des armées","experience":"avant","activite_prec":"directrice de SNCF Voyageurs (2016), directrice générale adjointe d'Air France Cargo (2009-2013), vice-présidente de la région Bourgogne (2004-2006), secrétaire d'Etat au budget du gouvernement Jospin (2000-2002)","ecole":"ENA","ancien_parti":"","photourl":"parly"},
	{"protocole":6,"nom":"Le Drian","prenom":"Jean-Yves","age":"30/06/1947","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'Europe et des affaires étrangères","experience":"avant","activite_prec":"ministre de la défense (2012-2017), président de la région Bretagne (depuis 2015)","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"ledrian"},
	{"protocole":7,"nom":"Mézard","prenom":"Jacques","age":"03/12/1947","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de la cohésion des territoires","experience":"oui","activite_prec":"sénateur du Cantal (depuis 2008), avocat","ecole":"université","ancien_parti":"PRG","photourl":"mézard"},
	{"protocole":8,"nom":"Buzyn","prenom":"Agnès","age":"01/11/1962","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des solidarités et de la santé","experience":"non","activite_prec":"médecin et professeur de médecine, présidente de l'Institut national du cancer (depuis 2011)","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"buzyn"},
	{"protocole":9,"nom":"Le Maire","prenom":"Bruno","age":"05/04/1969","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'économie","experience":"avant","activite_prec":"député de l'Eure (depuis 2007), conseiller régional de Haute-Normandie (2010-2016), secrétaire d'état aux affaires européennes (2008-2009) puis ministre de l'agriculture (2009-2012)","ecole":"ENA","ancien_parti":"LR","photourl":"le maire"},
	{"protocole":10,"nom":"Nyssen","prenom":"Françoise","age":"09/06/1951","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de la culture","experience":"non","activite_prec":"présidente du directoire de la maison d'édition Actes Sud","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"nyssen"},
	{"protocole":11,"nom":"Pénicaud","prenom":"Muriel","age":"31/03/1955","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"du travail","experience":"non","activite_prec":"directrice générale de Business France (depuis 2015), DRH de Danone (2008-2013) et de Dassault Systèmes (2002-2008)","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"pénicaud"},
	{"protocole":12,"nom":"Blanquer","prenom":"Jean-Michel","age":"04/12/1964","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'éducation nationale","experience":"non","activite_prec":"directeur de l'Essec, directeur général de l'enseignement scolaire","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"blanquer"},
	{"protocole":13,"nom":"Travert","prenom":"Stéphane","age":"12/10/1969","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'agriculture et de l'alimentation","experience":"oui","activite_prec":"député de la Manche (depuis 2012), conseiller régional de Normandie (depuis 2010), délégué national du mouvement En marche (depuis 2016), cadre dans l'industrie","ecole":"autregdesecoles","ancien_parti":"PS","photourl":"travert"},
	{"protocole":14,"nom":"Darmanin","prenom":"Gérald","age":"11/10/1982","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'action et des comptes publics","experience":"oui","activite_prec":"maire LR de Tourcoing, député du Nord (2012-2017), vice-président des Hauts-de-France (depuis 2016)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"LR","photourl":"darmanin"},
	{"protocole":15,"nom":"Vidal","prenom":"Frédérique","age":"09/05/1965","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation","experience":"non","activite_prec":"présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"vidal"},
	{"protocole":16,"nom":"Girardin","prenom":"Annick","age":"08/03/1964","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des outre-mer","experience":"oui","activite_prec":"ministre de la fonction publique (2016-2017), secrétaire d'Etat à la francophonie (2014-2016), députée et conseillère territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon","ecole":"université","ancien_parti":"PRG","photourl":"girardin"},
	{"protocole":17,"nom":"Gourault","prenom":"Jacqueline","age":"20/11/1950","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"auprès du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur","experience":"oui","activite_prec":"sénatrice du Loir-et-Cher (depuis 2001), vice-présidente du Sénat (depuis 2014), conseillère municipale de La Chaussée-Saint-Victor, dont elle a été la maire entre 1989 et 2014, conseillère générale de Loir-et-Cher (1998-2001), conseillère régionale du Centre (1992-2001)","ecole":"université","ancien_parti":"Modem","photourl":"gourault"},
	{"protocole":18,"nom":"Maracineanu","prenom":"Roxana","age":"07/05/1975","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"des sports","experience":"non","activite_prec":"nageuse puis consultante sur Europe 1 et France Télévisions","ecole":"autregdesecoles","ancien_parti":"","photourl":"maracineanu"},
	{"protocole":19,"nom":"Borne","prenom":"Elisabeth ","age":"18/04/1961","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"auprès du ministre d'Etat, chargée des transports","experience":"non","activite_prec":"PDG de la RATP (depuis 2015), préfète de Poitou-Charentes (2013), conseillère ministérielle à l'éducation et à l'écologie","ecole":"polytechnique","ancien_parti":"","photourl":"borne"},
	{"protocole":20,"nom":"Loiseau","prenom":"Nathalie","age":"01/06/1964","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"ministre","quoi":"chargée des affaires européennes","experience":"non","activite_prec":"directrice de l'ENA (depuis 2012), haut fonctionnaire au ministère des affaires étrangères (depuis 1988), porte-parole à l’ambassade française à Washington (2002-2007)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"","photourl":"loiseau"},
	{"protocole":21,"nom":"Castaner","prenom":"Christophe","age":"03/01/1966","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"chargé des relations avec le Parlement","experience":"oui","activite_prec":"député des Alpes-de-Haute-Provence (04), maire de Forcalquier","ecole":"université","ancien_parti":"PS","photourl":"castaner"},
	{"protocole":22,"nom":"Schiappa","prenom":"Marlène","age":"18/11/1982","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes","experience":"oui","activite_prec":"adjointe au maire du Mans (72) chargée de l'égalité","ecole":"université","ancien_parti":"","photourl":"schiappa"},
	{"protocole":23,"nom":"Cluzel","prenom":"Sophie","age":"07/01/1961","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"chargée des personnes handicapées","experience":"non","activite_prec":"présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH)","ecole":"autregdesecoles","ancien_parti":"","photourl":"cluzel"},
	{"protocole":24,"nom":"Mahjoubi","prenom":"Mounir","age":"01/03/1984","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"chargé du numérique","experience":"avant","activite_prec":"président de la société French Bureau, président du Conseil national du numérique","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"PS","photourl":"mahjoubi"},
	{"protocole":25,"nom":"Lecornu","prenom":"Sébastien","age":"11/06/1986","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre chargé de la transition écologique","experience":"oui","activite_prec":"président du conseil départemental de l'Eure depuis avril 2015, maire de Vernon (2014-2015), conseiller ministériel de Bruno Le Maire (affaires européennes puis agriculture)","ecole":"université","ancien_parti":"LR","photourl":"lecornu"},
	{"protocole":26,"nom":"Poirson","prenom":"Brune","age":"01/09/1982","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre chargé de la transition écologique","experience":"non","activite_prec":"députée du Vaucluse (depuis 2017), directrice RSE puis conseillère innovation de Veola (2011-2016), cofondatrice du think tank People for Global Transformation","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"","photourl":"poirson"},
	{"protocole":27,"nom":"Lemoyne","prenom":"Jean Baptiste","age":"15/09/1977","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères","experience":"avant","activite_prec":"sénateur de l'Yvonne (depuis 2014), maire de Vallery (depuis 2014), conseiller départemental de l'Yonne (depuis 2008), conseiller du porte-parole du gouvernement Jean-François Copé (2002-2004), secrétaire général délégué du groupe UMP à l’Assemblée nationale (2007-2014)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"LR","photourl":"lemoyne"},
	{"protocole":28,"nom":"Darrieussecq","prenom":"Geneviève","age":"04/03/1956","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès de la ministre des armées","experience":"oui","activite_prec":"médecin, maire de Mont-de-Marsan (depuis 2008), conseillère départementale des Landes (depuis 2015)","ecole":"université","ancien_parti":"Modem","photourl":"darrieussecq"},
	{"protocole":29,"nom":"Denormandie","prenom":"Julien","age":"14/08/1980","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de la cohésion des territoires","experience":"non","activite_prec":"secrétaire général adjoint d'En Marche! (2016-2017), conseiller au ministère de l'économie (2004-2016)","ecole":"autre","ancien_parti":"","photourl":"denormandie"},
	{"protocole":30,"nom":"Griveaux","prenom":"Benjamin","age":"29/12/1977","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement","experience":"oui","activite_prec":"député de Paris depuis juin 2017, porte-parole de La République en marche, directeur de la communication d'Unibail-Rodamco, conseiller général de Saône-et-Loire (2008-2015), conseiller municipal de Chalon-sur-Saône (2008-2015)","ecole":"HEC","ancien_parti":"PS","photourl":"griveaux"},
	{"protocole":31,"nom":"Gény-Stephann","prenom":"Delphine","age":"19/11/1968","sexe":"f","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l'Economie et des finances","experience":"non","activite_prec":"ancienne membre de la direction général du Trésor public, ex-chef de bureau à l'Agence des participations de l'Etat, ex-vice-présidente du plan et de la stratégie de Saint-Gobain.","ecole":"polytechnique","ancien_parti":"","photourl":"geny-stephann2"},
	{"protocole":32,"nom":"Dussopt","prenom":"Olivier","age":"16/08/1978","sexe":"m","photo":"TRUE","poste":"secrétaire d'Etat","quoi":"auprès du ministre de l'action et des comptes publics","experience":"non","activite_prec":"député de la 2e circonscription de l'Ardèche (2007-2017), maire d’Annonay (2008-2017), conseiller régional de Rhône-Alpes (2006-2008)","ecole":"sciencespo","ancien_parti":"PS","photourl":"dussopt"}
];

require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, moment) {

    $("#totalministres").html(gvt.length + " ministres correspondent à vos critères")


    /* ma fonction de rangement des ganaches */
    $.fn.rangerLesGanaches = function rangerLesGanaches(wut) {
        if (mobile == true) {
 .ganache:not(.desact)", this[0]).sort(onRange).appendTo(this[0]).fadeIn();
        } else {
 .ganache", this[0]).sort(onRange).appendTo(this[0]).fadeIn();
        }

        function onRange(a, b) {
 ($(a).data(wut)) ? 1 : -1;
            return ($(b).data(wut))         }
    };

    /* mes variables */

    var largeur = document.getElementById("classementgvt").offsetWidth,
        cacher = 0,
        ministres = 0,
        ministresdelegues = 0,
        secretaires = 0,
        mobile = false,
        url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/gvt_philippe_3/",
        coches = {
            "f": true,
            "m": true,
            "elu": true,
            "neo": true,
            "ava": true,
            "grd": true,
            "uni": true,
            "aut": true
        },
        dico = {
            "ENA": " à l'Ecole nationale d'administration (ENA)",
            "HEC": " à l'Ecole des hautes études commerciales de Paris (HEC)",
            "sciencespo": " à Sciences Po",
            "université": " à l'université",
            "polytechnique": " à l'Ecole polytechnique",
            "ENS": " à l'Ecole normale supérieure (ENS)",
            "autre": " dans une autre grande école",
            "autregdesecoles": " dans une école de commerce"
        },
        detail = {
            "Modem": {
                "nom": "du Mouvement démocrate",
                "couleur": "#F19300"
            },
            "PS": {
                "nom": "du Parti socialiste",
                "couleur": "#F96996"
            },
            "LR": {
                "nom": "des Républicains",
                "couleur": "#2C59A8"
            },
            "PRG": {
                "nom": "du Parti radical de gauche",
                "couleur": "#fb9ab8"
            },
			"EELV": {
                "nom": "d'Europe Ecologie Les Verts",
                "couleur": "#58a855"
            },
            "": {
                "nom": "de la société civile",
                "couleur": "#bec0c4"
            }
        };

    if (largeur         mobile = true
    }

    /* On range par ordre de protocole pour le principe */

    gvt.sort(function(a, b) {
 Number(b.protocole);
    });

    /* la boucle */
    $.each(gvt, function(i, d) {

        /* on reformule*/

        if (d.poste.slice(0, 3) == "sec") {
            poste = "secretaire"
            secretaires += 1
        }
        if (d.poste.slice(0, 3) == "min" && d.poste.slice(0, 15) != "ministre délégu") {
            poste = "ministre"
            ministres += 1
        }
        if (d.poste.slice(0, 15) == "ministre délégu") {
            poste = "ministredelegue"
            ministresdelegues += 1
        }
        if (d.poste.slice(0, 3) == "pre") {
            poste = "aministre"
            ministres += 1

        }
        if (d.ecole == "sciencespo" || d.ecole == "HEC" || d.ecole == "ENA" || d.ecole == "ENS" || d.ecole == "polytechnique" || d.ecole == "autre") formation = "data-ecole=\"grd\""
        else if (d.ecole == "université") formation = "data-ecole=\"uni\""
        else formation = "data-ecole=\"aut\""

        /* le tooltip */

' + d.prenom + ' ' + d.nom.replace(/ /g, " ") + ', ' + annees(d.age) + ' ans'
' + ((d.poste=="ministre d'Etat") ? (d.poste + ", ministre") : d.poste);
'
Issu' + ((d.sexe == "f") ? "e" : "") + ' ' + detail[d.ancien_parti].nom + ''
'
Ancien' + ((d.sexe == "f") ? "ne" : "") + ' de ' + d.ancien_parti + ''
             */
Auparavant ' + d.activite_prec + ''
Formé' + ((d.sexe == "f") ? "e" : "") + dico[d.ecole] + ''

        /* les ganaches*/

        html = "        html += "data-poste=\"" + poste + "\" " + formation + " data-experience=\"" + d.experience + "\" data-sexe=\"" + d.sexe + "\"  data-protocole=\"" + d.protocole + "\"  data-age=\"" + annees(d.age) + "\" data-nom=\"" + nettoyage(d.nom) + "\" data-parti=\"" + d.ancien_parti + "\""
"
"
"
" + d.prenom + " " + d.nom.replace(/ /g, " ") + ""
" + d.poste + ((d.quoi != "") ? " " + d.quoi : "") + ", "
"
"
        $("#ganaches").append(html)
    })

    /* On range les ganaches et on calcule les postes */
    $("#ganaches").rangerLesGanaches("protocole")
    $("#calc_ministres").html(ministres)
    $("#calc_ministresdelegues").html(ministresdelegues)
    $("#calc_secretaires").html(secretaires)

    /* fonctions de nettoyage, affichage, désopacifiage, calcul */

    function nettoyage(e) {
        return e.replace("-", "").replace("é", "e").replace(/ /g, "").toLowerCase()
    };

    function montrerCacher() {
        cacher = 0;
        $("#ganaches .ganache").each(function(i, d) {
            se = $(this).data("sexe")
            ecole = $(this).data("ecole")
            exp = $(this).data("experience").replace("oui", "elu").replace("non", "neo").replace("avant", "ava")


            /* On montre, on cache*/
            if (coches[se] == true && coches[exp] == true && coches[ecole] == true) {
                $(this).fadeTo(500, 1).removeClass("desact")
            } else {
                if (mobile == false) $(this).fadeTo(500, .3).addClass("desact")
                else $(this).fadeOut().addClass("desact")
            }

            if ($(this).hasClass("desact") == true) cacher += 1
        });

 1) $("#totalministres").html(gvt.length - cacher + " ministres correspondent à vos critères")
        else if (gvt.length - cacher == 1) $("#totalministres").html("Un(e) ministre correspond à vos critères")
        else if (gvt.length - cacher == 0) $("#totalministres").html("Aucun ministre ne correspond à vos critères")


    };

    function annees(an) {
        return moment().diff(moment(an, "DD/MM/YYYY"), 'years')
    };

    /* Événements */

    $(".rangement select").on("change", function() {
        dequoi = $(this).val();
        $("#ganaches").rangerLesGanaches(dequoi)
    })

    $(".rangement input").on("change", function() {
        groupe = $(this).attr("name")
        quoi = $(this).attr("id").substring(4)
        coche = $(this).is(":checked")
            /* tu me laisses au moins une coche */
 0 == true) {
            coches[quoi] = coche;

            montrerCacher()
        } else {
            $(this).prop("checked", true)
        }
    })

    /*
    La gestion du tooltip, ici sur la classe ".selecteur"
    */
    $("#ganaches").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: ".ganache:not(.desact)",
        track: true,
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Christian Estrosi - Eric Ciotti : duel au soleil de la région PACA


                      Le maire de Nice et son ancien protégé devenu député sont à couteaux tirés. Dernier épisode en date : la candidature d’Eric Ciotti à la tête de la Fédération LR des Alpes-Maritimes, dirigée par Christian Estrosi.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 13h30
    |

            Philippe Ridet







C’est un conflit qui n’a cessé d’enfler année après année, entre les deux politiciens.
2010, la friction

   


Ephémère ministre de l’économie de Fillon, Christian Estrosi revient à plein temps à la mairie de Nice après un remaniement. En son absence, son protégé et ex-assistant parlementaire, Eric Ciotti, a pris ses aises. Président du conseil général et député, il est incontournable au niveau local et commence à compter à Paris où il enfourche le créneau de la droite sécuritaire qui était celui de son mentor.
2012, la rupture

   


La rumeur d’une brouille entre les deux hommes n’a cessé d’enfler. Caroline Magne, épouse d’Eric Ciotti et chargée de communication à la mairie de Nice, quitte ses fonctions en juillet. « Elle ne supportait plus le climat de tension au cabinet », témoigne un proche. Les deux hommes ne s’attendent même plus lors des cérémonies d’inauguration auxquelles ils doivent participer ensemble.
Lire aussi : A Nice, Estrosi et Ciotti s’affrontent à fleurets mouchetés
2017, les hostilités

   


Le divorce se double d’une rupture politique. Pendant la campagne présidentielle, Eric Ciotti rejoint Fillon alors que Christian Estrosi reçoit Macron, en avril, dans son bureau de président de la région PACA. A la mairie de Nice, il accueille en grande pompe les adversaires aux législatives de son ennemi intime. Réélu de justesse, Eric Ciotti défouraille : « Vous n’avez plus votre place dans le parti. »

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                Eric Ciotti et Christian Estrosi, les frères ennemis de la Côte d’Azur



2017, la mêlée

   


La tension entre les deux contamine toute la vie politique locale. Chacun est prié de choisir son camp. Les estrosistes du conseil général créent leur propre groupe ; les ciottistes les privent de vice-présidences. Trésorier de la fédération LR des Alpes-Maritimes, dont Christian Estrosi est président, Eric Ciotti refuse même de payer les factures de sa permanence.
2018, la bataille

   


Eric Ciotti a annoncé ce 17 août sa candidature à la présidence de la fédération LR des Alpes-Maritimes. Il estime que « l’heure de la clarification est venue », et s’en prend « au zèle macroniste à toute épreuve » de son ancien mentor. Mais, pour de nombreux observateurs, le combat final entre les deux hommes aura lieu, vraisemblablement, en 2020, à l’occasion des élections municipales.

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                A Nice, Christian Estrosi joue la montre






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Remaniement : François de Rugy remplace Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique

En plus de l’arrivée de l’ancien président de l’Assemblée, en remplacement de Nicolas Hulot, l’ex-nageuse Roxana Maracineanu remplace Laura Flessel aux sports.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 16h16
    |

            Rémi Barroux, 
                                Nabil Wakim et 
Alexandre Lemarié








                        



   


Retour aux sources. François de Rugy a été nommé ministre de la transition écologique, mardi 4 septembre, en remplacement de Nicolas Hulot. Le président de l’Assemblée nationale faisait partie des favoris pour occuper le poste laissé vacant après la démission inattendue de l’ex-animateur d’Ushuaïa, en raison de son engagement de longue date pour la défense de l’environnement. Après plus de vingt-cinq ans de militantisme chez les Verts puis à Europe Ecologie-Les Verts (EELV), sa connaissance de cette thématique semble avoir été un facteur décisif dans le choix de l’exécutif.
Au-delà de son expertise sur des sujets parfois techniques, le député de Loire-Atlantique et ex-coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée a disposé d’un autre atout majeur : depuis son ralliement à la macronie, début 2017, puis son élection aux législatives sous les couleurs de La République en marche (LRM), il demeure le seul écologiste de poids dans la majorité – avec sa collègue Barbara Pompili, elle aussi issue d’EELV et elle aussi convertie au macronisme.

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                Nicolas Hulot, un ministre perdant de nombreux arbitrages



Son expérience politique a également constitué un gage de solidité aux yeux d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe, qui tranche avec l’image de fragilité de Nicolas Hulot. « Il ne fallait pas recommencer ce qu’on a connu avec Hulot avec un type incontrôlable qui peut claquer la porte au bout de trois mois », résume un député LRM, proche de l’Elysée.
Même s’il affirmait officiellement n’être « candidat à rien », François de Rugy s’était positionné pour remplacer Nicolas Hulot ces derniers jours, en se présentant comme un gage de stabilité sur le long terme. « Je sais d’expérience (…) que c’est sans doute l’un des postes ministériels les plus difficiles », a-t-il écrit sur son compte Facebook le 28 août. Avant de poursuivre : « Il faut faire preuve de détermination, d’engagement mais aussi de persévérance dans le temps. » Comme s’il avait souhaité dresser son autoportrait. Et donner des gages à l’exécutif.
Plus de souplesse, moins de popularité
Mais M. Rugy a aussi donné l’impression de poser ses conditions à l’exécutif, en soulignant sa volonté de s’inscrire dans le temps à ce ministère. Juste après la démission de M. Hulot, il a écrit : « Celui ou celle qui lui succédera à cette difficile responsabilité devra justement avoir pour lui la possibilité d’agir dans la durée. »
En nommant François de Rugy au ministère de l’écologie, l’exécutif fait le choix d’un homme qui devrait se montrer plus souple et davantage enclin à accepter la discipline gouvernementale que son prédécesseur, connu pour son intransigeance dans la défense des enjeux environnementaux. D’autant que l’actuel détenteur du perchoir à l’Assemblée se veut pragmatique et non dogmatique dans ce domaine. « L’écologie, cela ne peut pas être que des grands discours d’analyse, de dénonciation ou même de propositions mais bien de l’action, encore de l’action et toujours de l’action », a souligné le 28 août celui qui se définit comme un « écologiste réformiste ». Il avait d’ailleurs quitté EELV en août 2015, en dénonçant la « dérive gauchiste » de ses camarades.
En revanche, cet élu de 44 ans pâtit d’une principale faiblesse : il ne dispose pas de la même notoriété que Nicolas Hulot. Vu le niveau de popularité de ce dernier, il sera compliqué pour son successeur d’incarner de manière aussi visible la politique écologiste de M. Macron et l’éventuelle volonté de l’exécutif d’ériger les enjeux environnementaux comme une priorité.
Cela n’empêche pas le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire d’avoir des convictions bien ancrées. François de Rugy étant un antinucléaire de longue date. Lors de la campagne de la primaire à gauche, début 2017, il défendait une sortie progressive du nucléaire. Depuis son arrivée à la présidence de l’Assemblée, il n’a pas ménagé ses critiques contre EDF et ses dirigeants. En novembre, lorsque Nicolas Hulot annonce que le gouvernement ne tiendra pas l’objectif de 2025 pour réduire la part du nucléaire, François de Rugy dénonce le conservatisme d’EDF.
Aversion pour le modèle actuel d’EDF
Dans les derniers mois, ses critiques se sont faites plus claires : « Ce n’est plus EDF qui fait la politique de l’énergie, répétait-il encore en juillet. Si le patron d’EDF [Jean-Bernard Lévy] veut faire la loi à la place des députés, qu’il se présente aux élections législatives et ensuite on verra ce qu’il en est. » En privé, François de Rugy ne cache pas son aversion pour le modèle actuel de l’entreprise public, dont il devient le ministre de tutelle.
Le ministre devra également gérer le dossier de la fermeture des centrales à charbon, un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. La plus grande de France est d’ailleurs située à proximité de sa circonscription, à Cordemais (Loire-Atlantique) et est opérée par EDF.
François De Rugy a toujours revendiqué une approche pragmatique. Le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, incontournable pour un élu nantais, a démontré ses capacités d’adaptation. Historiquement opposé à ce projet, mais peu attiré (et peu apprécié) par les zadistes, il avait tempéré sa position après le résultat du scrutin local organisé à la demande de François Hollande en juin 2016. Alors que le oui au transfert de l’aéroport de Nantes l’emportait avec plus de 55 % des voix, et qu’il avait appelé à voter non, François de Rugy déclarait qu’il fallait « avoir le courage de reconnaître ce résultat : une majorité s’est prononcée ».
Plus tard, rallié alors au macronisme, alors qu’Emmanuel Macron installait une nouvelle commission du dialogue sur l’épineux dossier, François de Rugy, rappelait son opposition « depuis plus de vingt ans » et déclarait, en novembre 2017, quelques semaines avant l’abandon définitif du projet de nouvel aéroport qu’il y avait « encore plus d’arguments qu’hier pour ne pas le faire ».
En entrant au gouvernement, cet ambitieux gravit une nouvelle marche dans son parcours politique, après avoir été adjoint au maire à 27 ans, député à 33 ans, et président de l’Assemblée dix ans plus tard. Une nomination qu’il attendait de longue date.
Après avoir une première fois espéré que l’ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault, dont il a été l’adjoint à la mairie de Nantes, ne l’appelle en 2012, il avait vu ses compagnons de route écologistes Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili rejoindre le gouvernement en 2016, sans lui. Le Nantais avait pourtant donné des gages de loyauté à François Hollande en s’affichant comme le premier à quitter EELV en 2015, pour créer le Parti écologiste. Cette fois, son ralliement à Emmanuel Macron lui aura permis de franchir un nouveau cap.

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                L’écologie, ministère de l’impossible ?




Roxana Maracineanu remplace Laura Flessel comme ministre des sports
La nageuse Roxana Maracineanu, ancienne championne du monde sur le 200 mètres dos et vice-championne olympiques lors des Jeux de Sidney en 2000, a été nommée ministre des Sports en remplacement de Laura Flessel. L’ancienne escrimeuse, nommée ministre en mai 2017, a annoncé son départ plus tôt dans la journée, évoquant des « raisons personnelles ».





                            


                        

                        


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Le quotidien d’extrême droite « Présent » tente d’éviter la faillite

Le journal a été placé en procédure de sauvegarde afin de geler provisoirement sa dette.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h17
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Présent, le seul quotidien d’extrême droite en France, va-t-il disparaître ? « Si on surmonte les difficultés actuelles, Présent est increvable », assure Francis Bergeron, son patron. Mais dans l’immédiat, alors même que l’extrême droite obtient des scores électoraux spectaculaires en Europe, la publication fondée en 1982 par un petit groupe de catholiques traditionalistes se trouve en péril. Déficitaire, menacé de dépôt de bilan, le journal « patriote et catholique » vient d’appeler les juges à la rescousse.
A la demande de ses dirigeants, la société éditrice a été placée en sauvegarde par le tribunal de commerce de Paris le 8 août. Cette procédure permet à la PME d’échapper provisoirement à ses créanciers, qui ne peuvent plus exiger le remboursement des dettes. « C’est une démarche d’anticipation, on gèle le passif avant d’en arriver à une possible cessation des paiements », explique un juriste.
Une affaire d’idées, de personnes et d’argent à la fois. L’origine des turbulences actuelles remonte à 2014. Présent traverse à l’époque une grave crise. Alors que les pertes s’accumulent, une partie de l’équipe historique quitte la maison. Six rédacteurs attaquent le journal aux prud’hommes. Certains invoquent un changement de ligne éditoriale, qui glisse du traditionalisme catholique vers un soutien plus marqué au Front national.
L’addition des prud’hommes
Quatre ans plus tard, la justice a commencé à trancher. Un premier journaliste, Rémi Fontaine, a obtenu gain de cause. Cinq autres décisions sont attendues sous peu. A la clé, une facture qui pourrait être élevée. « Le seul licenciement de Rémi Fontaine, qui était là depuis le premier numéro, risque de nous coûter 212 000 euros, évalue M. Bergeron, une figure de l’extrême droite. Si nous avions dû verser cela d’un coup, c’était la liquidation assurée pour un petit journal comme le nôtre. » Surtout avec les prélèvements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Il souhaite que Martine Vassal, présidente des Bouches-du-Rhône et vice-présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, lui succède.
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Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, quitte la présidence de la métropole

Il souhaite que Martine Vassal, présidente des Bouches-du-Rhône et vice-présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, lui succède.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 14h49
    |

                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        



   


C’est la première étape vers la fin inéluctable d’un cycle politique qui dure depuis près de vingt-cinq ans dans la région marseillaise. Jean-Claude Gaudin a annoncé publiquement, mardi 4 septembre, qu’il quittait sa fonction de président de la métropole Aix-Marseille Provence (AMP), poste qu’il occupait depuis le 17 mars 2016.
L’élu Les Républicains, qui a adressé sa lettre de démission au préfet des Bouches-du-Rhône et un courrier explicatif aux 240 élus métropolitains aux premières heures de la matinée, propose, pour lui succéder, la candidature de l’actuelle présidente LR du conseil départemental, Martine Vassal, une élue qu’il a personnellement lancée en politique. Jean-Claude Gaudin n’abandonne toutefois pas le fauteuil de maire de Marseille, qu’il détient depuis 1995 et compte rester central dans la bataille des élections municipales de 2020.
Préparé dans une certaine urgence, ce départ intervient vingt mois avant la fin du mandat métropolitain de M. Gaudin et sonne pour l’élu marseillais comme un échec. A près de 79 ans – il les aura le 8 octobre –, l’ancien vice-président du Sénat se disait régulièrement « usé » par les difficultés rencontrées dans la mise de place de cette métropole géante de 1,8 million d’habitants et 92 communes, qu’il a pourtant contribué à imposer aux élus des Bouches-du-Rhône.
« La métropole est désormais en ordre de marche »
Arrivé avec l’espoir que son entregent et sa science de l’arrangement politique apaiseraient les réticences de maires englobés aux forceps dans l’ensemble métropolitain, M. Gaudin a déchanté. Le patron de la droite locale ne supportait plus les incessantes querelles politiques entre élus départementaux et marseillais que la gestion d’AMP génère. Et s’agaçait régulièrement des accusations, portées notamment par la maire d’Aix-en-Provence Maryse Joissains, LR elle aussi, de conduire le nouvel ensemble vers la faillite financière.
Fragilisé parallèlement par l’enquête menée par le Parquet national financier sur le fonctionnement de plusieurs services de sa municipalité, M. Gaudin a décidé de lâcher son mandat le plus épineux pour se replier vers sa mairie. « J’ai subi pas mal de choses pour lancer les fondations de cette métropole », regrettait-il mardi. Face à la presse, M. Gaudin a dressé un bilan positif de son action comme premier président de cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) créé le 1er janvier 2016. « La métropole est devenue une réalité irréversible sur ce territoire. Elle est désormais en ordre de marche », a-t-il assuré, égrenant les quelques avancées notamment en matière de transports, réalisées à sa tête.
Le maire de Marseille a également démenti toute « lassitude » face aux combats de la vie politique. « C’est mon seul hobby », a-t-il ironisé. Pour expliquer sa démission surprise, M. Gaudin évoque la « perspective de fusion entre le département et la métropole » que le gouvernement souhaite, selon lui, accélérer. « Mme Vassal a prouvé à la tête du conseil départemental depuis trois ans toute sa compétence. Elle est la mieux placée pour mener ce dossier à bien », a-t-il insisté.
Question brûlante de sa succession à droite
Prévenue de la décision de M. Gaudin samedi, soit trois jours seulement avant sa révélation publique, Martine Vassal se donne quelques heures pour réagir officiellement. Première vice-présidente d’une métropole dont la majorité est à droite, elle ne devrait pas, si elle le décide, connaître de difficulté à se faire élire à la tête de l’EPCI.
« Nous attendions d’abord de voir si la décision de M. Gaudin allait vraiment se concrétiser, confiait mardi un membre du cabinet de Mme Vassal. Et aujourd’hui, il faut réfléchir, car gérer deux structures comme la métropole et le département, ce n’est pas évident. »

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                A Marseille, Martine Vassal révèle ses ambitions



La démission de M. Gaudin doit aussi se lire dans la perspective des municipales de 2020 à Marseille, et pour lequel les candidatures du chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et du délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, sont régulièrement évoquées.
Depuis qu’il a annoncé qu’il ne briguerait pas un cinquième mandat, le maire historique a ouvert la question brûlante de sa succession à droite. Président de la fédération LR des Bouches-du-Rhône, le sénateur Bruno Gilles s’estime légitime pour lui succéder et a promis de clarifier ses ambitions avant la fin septembre. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier se tient en réserve, mais jure que « rien ne se décidera sans lui » en matière de candidature.
« Un double moyen de pression sur les élus »
D’autres affichent également des ambitions comme la députée Valérie Boyer. En offrant une partie de son pouvoir à Martine Vassal, Jean-Claude Gaudin compte-t-il couper court aux dissensions au sein de son parti ? Le 30 juin, lors d’une réunion publique, il avait déjà adoubé la présidente du conseil départemental en annonçant devant 4 000 sympathisants qu’il « était temps de se réunir » autour d’elle.
« La stratégie de Gaudin, c’est je suis gentil avec ceux qui sont gentils avec moi… Et en aidant Martine Vassal à prendre le contrôle de la métropole, il s’assure que le département continuera à aider financièrement Marseille, ce qui est essentiel pour lui, car la ville est surendettée », juge sévèrement Renaud Muselier.
« Si cette démission est un simple coup politique pour les municipales de Marseille, ce serait prendre la métropole en otage et faire une erreur politique », redoute de son côté le président du groupe socialiste Jean-David Ciot. Maire du Puy-Sainte-Réparade, l’ex-député s’inquiète également d’une trop forte concentration des pouvoirs locaux : « Martine Vassal a légalement le droit d’assurer les présidences des deux collectivités, mais moralement, la question de ce cumul de pouvoirs se pose. Elle va se retrouver avec un double moyen de pression sur les élus du département. » Un avis partagé par de nombreux élus, comme le sénateur Bruno Gilles pour qui « il faut un président à temps plein sur la métropole Aix-Marseille ».

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                Dans la droite marseillaise, l’après-Gaudin a commencé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Depuis cet été, les perdants de l’élection présidentielle de 2017 voient apparaître des failles inédites.
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Les difficultés d’Emmanuel Macron raniment ses opposants

Depuis cet été, les perdants de l’élection présidentielle de 2017 voient apparaître des failles inédites.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 11h34
    |

            Olivier Faye, 
Alexandre Lemarié, 
Abel Mestre et 
Lucie Soullier








                        


« On a un boulevard. » L’entourage de Marine Le Pen a la rentrée joyeuse. Ce matin-là, Jean-Lin Lacapelle, pourtant délégué national aux ressources du Rassemblement national (RN, ex-FN), qui en appelle aux dons depuis deux mois, n’en finit plus de sourire. La veille, Nicolas Hulot a brutalement démissionné du gouvernement, offrant au parti d’extrême droite l’occasion d’un retour de vacances en fanfare.
Démission du ministre de l’écologie, sortie sur les « Gaulois réfractaires », déclarations contradictoires sur le prélèvement à la source… Emmanuel Macron apparaît fragilisé en cette rentrée. Son édifice politique omnipotent depuis le printemps 2017 laisse soudain apparaître des fêlures dans lesquelles les oppositions n’ont qu’à s’engouffrer. Et sans les avoir créées, les gauches et les droites cherchent la meilleure façon de profiter de ces fenêtres de tir inédites.

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Depuis une semaine, l’extrême droite se frotte les mains. Mais en silence. Sa patronne, Marine Le Pen, n’a même pas encore effectué sa prérentrée, sa première sortie officielle étant prévue vendredi 7 septembre à la foire agricole de Châlons-en-Champagne. D’ici là, celle qui a affronté M. Macron au second tour de la présidentielle, un fait d’armes qu’elle rappelle régulièrement, ne s’oppose qu’à coup de Tweet et de communiqués.
La présidente du RN avait pourtant réussi à se faire remarquer au cœur de l’été, au moment de l’affaire Benalla. « Quand ça cogne, on est à notre affaire », fredonnait son conseiller spécial, Philippe Olivier. Pas cette fois. En interne, certains s’étonnent de ce silence, le discours de rentrée de Marine Le Pen étant très tardivement annoncé pour le 16 septembre. Réponse de ses lieutenants : ses tracas judiciaires – 2 millions d’aide publique saisis dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation des fonds européens – lui imposent une rentrée a minima. « Ça n’empêche pas de faire des matinales », sermonne un cadre, pour qui le problème est plus profond : « La dynamique est un peu cassée, et la question de la crédibilité de Marine comme présidentiable est sous-jacente depuis le fameux débat » de l’entre-deux-tours.
Ce qui ne l’empêche pas de miser sur un « gros » score aux européennes en mai. Car le RN estime que l’affaiblissement d’Emmanuel Macron, l’actualité migratoire et la dynamique populiste enclenchée en Europe finiront par lui profiter. Qu’importe si la tête de liste n’est pas Marine Le Pen ou si le changement de nom du parti n’a pas réveillé l’enthousiasme de ses troupes.
Prendre son temps
Laurent Wauquiez a, de son côté, fait sa rentrée le 26 août. En concurrence avec Marine Le Pen sur une partie de l’électorat de droite, le président du parti Les Républicains (LR) s’active bien plus. Dans la course au titre de meilleur opposant, LR estime même ne pas avoir besoin de s’appuyer outre mesure sur l’affaire Benalla ou sur la démission de Nicolas Hulot. Il préfère tenter de convaincre de l’échec d’Emmanuel Macron sur deux sujets moins conjoncturels et qui préoccupent particulièrement ses électeurs (ceux-là mêmes que cherche à attirer le chef de l’Etat) : l’économie et le couple immigration-sécurité. Laurent Wauquiez a donc décidé d’enfoncer le clou sur les questions économiques et sociales, avec en tête le pouvoir d’achat, demandant à M. Macron de « rendre l’argent » aux Français. « C’est encourageant, l’année était assez rude. On ne voulait pas nous entendre, pas nous voir. Les gens commencent à se rendre compte que ce qu’on dit n’est pas idiot », veut croire Lydia Guirous, porte-parole de LR.

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Peu visible malgré tout, et privée de nombreuses têtes d’affiche qui se sont mises en retrait ou ont rejoint Emmanuel Macron, la droite veut prendre son temps pour reconquérir ses positions. Laurent Wauquiez, qui vise l’élection présidentielle de 2022, est convaincu que les difficultés de l’exécutif vont lui profiter sur le temps long, comme dans un jeu de vases communicants. Raison pour laquelle le président de LR se montre d’ordinaire peu présent dans les médias – à l’exception des derniers jours, avec deux interviews radio consécutives –, afin de ne pas lasser l’opinion. « Le recul médiatique, c’est une conviction sur le moyen terme : si tu fais le sprint dans le premier kilomètre, tu ne finiras pas le marathon », explique son entourage. Une stratégie que le président de LR espère payante à long terme, mais qui reste un pari, car le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes demeure impopulaire dans l’opinion. « Toute cette séquence est désagréable pour le président de la République, mais ce n’est pas dangereux, juge un élu centriste, il n’y a personne en face. »
Si ce n’est Jean-Luc Mélenchon, qui n’hésite pas à revêtir le bleu de chauffe pour ferrailler, par médias interposés, avec le chef de l’Etat. Et ce sur tous les sujets, du prélèvement à la source – une « idée qui ne vaut rien » – à « l’incompatibilité » entre le libéralisme économique et l’écologie.

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Dans leur désir d’hégémonie face à l’exécutif, les « insoumis » cherchent à construire une coalition des colères qui dépasse les clivages partisans, pour tracer une frontière nette entre Jean-Luc Mélenchon et le pouvoir exécutif. Ils ne s’interdisent donc pas de discuter avec l’ensemble de la gauche, voire avec certains élus de droite, comme lors de l’université d’été du mouvement, fin août à Marseille. La France insoumise se pense ainsi en pivot autour duquel peuvent se rassembler tous ceux qui veulent donner « une raclée démocratique » à M. Macron. Sa volonté de catalyser les mécontentements lors des élections européennes en les transformant en un « référendum anti-Macron » s’inscrit également dans cette stratégie : toutes les occasions sont bonnes pour consolider sa place de « premier opposant » au président de la République.
En attendant, la majorité, qui enchaîne pourtant les déboires, peut se fendre d’une contre-attaque toute trouvée contre « le bashing permanent » d’opposants n’offrant aucune alternative, selon les mots de Richard Ferrand, chef de file des députés LRM : « Aucun ne met sur la table des propositions et tous veulent rejouer la revanche de 2017. » Qui aura donc lieu en mai, au scrutin européen.

L’agenda de la majorité bouleversé
Le remaniement du gouvernement perturbe l’agenda de l’exécutif et de LRM. Le patron du parti, Christophe Castaner, a décidé de ­reporter sa conférence de presse de rentrée, prévue mardi 4 septembre à 10 h 30, au lundi 10 septembre, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale devant être annoncée mardi en fin de journée. Lundi, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a reporté une conférence de presse visant à présenter le bilan des forces de l’ordre depuis le début de l’année. Elle est reprogrammée au jeudi 6 septembre. Le ministère met en avant « un agenda surchargé » et « la rentrée scolaire » pour expliquer ce report.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.
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Pauvreté : Au Royaume-Uni, l’impossible réforme des aides sociales

Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Sur le papier, la réforme est saluée de tous. En arrivant au pouvoir en 2010, le gouvernement britannique a annoncé une grande remise à plat des aides sociales. Six allocations différentes sont fusionnées, remplacées par un « crédit universel », avec un objectif : aucun de ses bénéficiaires ne doit perdre de l’argent en reprenant un emploi. « Travailler doit être payant », résumait à l’époque Iain Duncan Smith, le ministre qui a longtemps porté la réforme. Le début de sa mise en place a débuté en 2013 et elle devait être terminée en octobre 2017. Sept millions de Britanniques devaient en bénéficier.
Huit ans plus tard, le résultat est catastrophique. Fin 2017, seules 700 000 personnes touchaient le crédit universel, environ 11 % du total. Désormais, la réforme doit être achevée d’ici… 2023.
L’administration britannique s’est heurtée à l’usine à gaz que représentait la fusion de ces allocations. Les critères pour les toucher ne sont pas les mêmes, les systèmes informatiques non plus, et la mise en œuvre de la réforme s’avère extrêmement complexe. Du coup, les cobayes qui ont touché le crédit universel jusqu’à présent sont victimes d’un système capricieux, bourré d’erreurs et de retards. Les crédits universels ne sont ainsi versés que six semaines après leur demande, alors que ses bénéficiaires sont une population précaire, qui peut difficilement patienter aussi longtemps sans toucher un centime.
Les banques alimentaires du Trussell Trust, une association britannique, sont remplies de personnes victimes de cette réforme : 38 % de ceux qui viennent prendre leurs rations de trois jours de nourriture souffrent d’un retard de leurs allocations sociales ou d’un changement d’allocation.
Confusion des genres
La région d’Hartlepool – dans le nord-est de l’Angleterre – est l’une des premières à avoir testé les crédits universels. Abi Knowles dirige la banque alimentaire de la ville, où la moitié des bénéficiaires sont victimes des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’UDI et le parti Agir pensent à constituer leur propre liste pour le scrutin de 2019.
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Elections européennes : les « constructifs » veulent exister entre la droite et LRM

L’UDI et le parti Agir pensent à constituer leur propre liste pour le scrutin de 2019.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h17
    |

            Olivier Faye (avec Alexandre Lemarié)








                        



                                


                            
Retenez-les, ou ils font un malheur. Déjà mal en point avec la démission de Nicolas Hulot, ou les tergiversations sur le prélèvement de l’impôt à la source, Emmanuel Macron voit se profiler d’autres menaces. Notamment la possible concurrence d’une ou de plusieurs listes centristes ou de centre droit aux élections européennes de mai 2019.
Un handicap potentiellement coûteux pour La République en marche (LRM), alors que le ­président de la République espère fédérer lors de ce scrutin les « progressistes » dans le duel qu’il cherche à installer contre les « nationalistes ». Pour l’instant agité comme une simple hypothèse, le principe de ces listes doit être ­discuté à l’occasion de deux événements distincts qui ont lieu du 7 au 9 septembre : l’université d’été de l’UDI, au Barcarès (Pyrénées-Orientales) et les Vendanges de Bordeaux, réunies autour du maire de la ville, Alain Juppé.
Avant l’été, les troupes d’Emmanuel Macron avaient pourtant bon espoir de raccrocher juppéistes et centristes à leurs wagons pour former une liste commune – le maire de Bordeaux avait lui-même évoqué, en novembre 2017, la coalition éventuelle d’un « grand mouvement central ». Mais, souligne un poids lourd de ce courant – baptisé « droite humaniste » par l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin –, un scrutin comme les européennes peut permettre « de créer un mouvement, une marque ». « Même en faisant 7-8 %, ce n’est pas inutile pour créer une base politique », souligne cette source.
« Faire monter les enchères »
Les dirigeants du jeune parti « constructif » Agir – issue d’une scission avec Les Républicains (LR), cette formation est devenue un refuge pour certains juppéistes –, formulent l’idée à voix haute. « Nous n’excluons pas du tout d’y aller seuls, assure le député de Seine-et-Marne, Franck Riester. Les européennes, avec une seule liste au niveau national, sont un moyen de montrer qu’un nouveau parti existe....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’ancienne escrimeuse, nommée ministre en mai 2017, évoque des « raisons personnelles » pour expliquer son départ. Un remaniement est attendu dans la journée.
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Remaniement : Laura Flessel, la ministre des sports, démissionne

L’ancienne escrimeuse, nommée ministre en mai 2017, évoque des « raisons personnelles » pour expliquer son départ. Un remaniement est attendu dans la journée.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h20
   





                        



   


La ministre des sports, Laura Flessel, a annoncé son départ du gouvernement, mardi 4 septembre. L’ancienne escrimeuse, double championne olympique, évoque dans un communiqué des « raisons personnelles » pour expliquer ce départ.
Après seize mois à « poser les bases d’une refonte profonde du modèle sportif français, notamment de sa gouvernance » et « une année sportive exceptionnelle, avec l’attribution des Jeux de 2024, de la Coupe du monde de rugby 2023, des victoires nombreuses dont celle emblématique de notre équipe de France de football », elle dit souhaiter « retrouver des engagements passés, tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale ».

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Une ministre populaire, un bilan critiqué
Cette décision survient alors qu’un remaniement du gouvernement est attendu dans la journée, notamment après la démission de Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, la semaine dernière. Il s’agit d’une nouvelle démission d’une personnalité issue de la « société civile » – et la deuxième plus populaire du gouvernement après Nicolas Hulot.
Son bilan à la tête du ministère est toutefois critiqué. Plongée dans ses fiches lorsqu’elle est amenée à prononcer des discours, la quintuple médaillée olympique d’escrime s’est aussi distinguée par plusieurs sorties maladroites, voire incompréhensibles, dans les médias. Ses prises de position dans la foulée de l’affaire Weinstein, écartant la possibilité d’une « omerta dans le sport », ont paru en décalage avec les débats du moment.
Elle a également connu des arbitrages défavorables avec des baisses importantes du budget (passé de 520 à 348 millions d’euros entre 2017 et 2018), une tendance qui devrait se poursuivre en 2019.

        Notre série « Je ne serais pas arrivée là si… » :
         

          Laura Flessel : « Je vais m’armer d’une épée… invisible »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le texte, très hétéroclite, vise à simplifier la vie des entreprises et à les rendre plus compétitives.
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Coup d’envoi pour l’examen du projet de loi Pacte

Le texte, très hétéroclite, vise à simplifier la vie des entreprises et à les rendre plus compétitives.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h00
    |

            Audrey Tonnelier et 
Elise Barthet








                        



   


Le texte avait peiné à s’imposer à l’agenda politique. Il grillera finalement la priorité à la réforme des institutions. Le projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), présenté en conseil des ministres le 18 juin, sera examiné en commission spéciale par les députés à partir du 5 septembre. Le débat dans l’Hémicycle doit commencer à la fin du mois. Compte tenu du calendrier parlementaire, il est toutefois peu probable que le texte soit adopté avant le début de 2019.
Et pour cause : c’est un pavé de près de mille pages sur lequel les parlementaires devront se pencher. Le document, qui n’a cessé de s’étoffer au fil des mois, comporte aujourd’hui 73 articles. Sans compter les plus de 2 000 amendements qui avaient été déposés, lundi 3 septembre au soir, aux deux tiers par l’opposition.
Durée des soldes, expérimentation de véhicules autonomes, levée de fonds en cryptomonnaie, mais surtout coup d’envoi des privatisations d’ADP (ex-Aéroports de Paris) et de la Française des jeux, simplification des seuils d’effectifs, extension de l’intéressement et de la participation… Difficile, dans un tel maquis, d’identifier une mesure phare.
« Démontrer la cohérence d’un texte aussi technique, c’est une gageure », admet Olivia Grégoire, présidente (LRM) de la commission spéciale. « Les mesures prises isolément peuvent ressembler à un collier de perles, mais, mises bout à bout, elles vont permettre aux entrepreneurs de simplifier leur gestion administrative et d’être plus concentrés sur leur activité », plaide la députée de Paris.

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« 1 point de PIB supplémentaire »
Pour Roland Lescure, rapporteur général et député (LRM) des Français de l’étranger, « simplifier la création d’entreprises ne peut se faire en une mesure : la création d’un registre unique [pour regrouper toutes les informations légales], la fin de l’obligation d’un stage préalable d’installation pour les artisans ou la simplification du rôle des chambres de commerce et d’industrie y contribuent toutes, à leur façon ».
Reste que les retombées macroéconomiques du texte semblent essentiellement symboliques. S’appuyant sur une étude du Trésor, le ministère de l’économie estime que la loi Pacte pourrait « représenter 1 point de produit intérieur brut [PIB] supplémentaire sur le long terme, soit 20 milliards d’euros ».
Le locataire de Bercy, Bruno Le Maire, sera sur la brèche pour défendre le texte, qu’il tente de porter depuis près d’un an. Le ministre de l’économie a prévu d’assister à toutes les séances en commission – comme l’avait fait, en son temps, un de ses prédécesseurs, un certain… Emmanuel Macron. « Mais, attention, pas question de faire une loi Macron 2 ! », prévient Mme Grégoire en référence au texte adopté en 2015.
Sujets sensibles
Mi-août, une tribune de députés LRM parue dans Le Journal du dimanche réclamait notamment d’intégrer au Pacte l’élargissement du travail du dimanche à tous les commerçants. Certains verraient aussi d’un bon œil l’inclusion de mesures pour les professions réglementées ou les indépendants. Au risque d’ouvrir de nouveaux fronts sur ces sujets sensibles politiquement et de brouiller un peu plus le message de la majorité.
Au sein du groupe LRM, on compte s’en tenir à des amendements en lien direct avec les articles du texte. Parmi eux, la création de sociétés à mission, qui élargirait l’article sur la raison d’être des entreprises en leur permettant de se doter d’une gouvernance interne et d’être contrôlées par un organisme tiers. Ou l’instauration du statut de fondations d’actionnaires (selon laquelle le détenteur de parts d’une société peut organiser la transmission pour garantir la pérennité de l’entreprise) et le plafonnement de la participation pour les très hauts revenus afin de rendre le dispositif moins inégalitaire.
Compte tenu des délais serrés, les dispositions relatives à l’épargne salariale (intéressement, participation) devraient figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale tandis que les aspects fiscaux de la transmission d’entreprises (assouplissement du pacte Dutreil) seront intégrés au projet de loi de finances 2019, tous deux présentés à l’automne.
« Avancées importantes »

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Favorables, dans leur ensemble, au texte soumis aux députés, les syndicats patronaux ont plutôt salué les pistes dégagées. Des rapporteurs du projet de loi et la présidente de la commission ont déjeuné avec des chefs d’entreprises lors de l’université d’été du Medef, fin août, dans les Yvelines. « Il ne va pas y avoir un avant et un après Pacte. Mais le projet comporte des avancées importantes, notamment sur les seuils d’effectifs », souligne, pour sa part, Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).
A partir de 10, 20, 50 ou 250 salariés, les sociétés doivent aujourd’hui s’acquitter de certaines obligations. Honni par le Medef et la CPME, le seuil des 20 devrait être supprimé dans la plupart des cas, et les contraintes attenantes, comme la contribution au fonds national d’aide au logement, reportées sur les entreprises de plus de 50 personnes. D’autres seuils intermédiaires devraient également disparaître. La réforme est d’autant mieux accueillie que le franchissement de ces limites d’effectifs ne sera entériné qu’à la condition d’avoir été dépassé « pendant cinq années civiles consécutives ». Objectif : encourager l’embauche.
Egalement appréciée, la suppression du forfait social sur l’intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés et sur la participation pour celles de moins de 50 salariés doit permettre d’étendre ces dispositifs à 32 % des salariés, contre 16 % aujourd’hui. C’est l’une des seules mesures à coloration sociale du projet de loi, qui entend relancer l’épargne salariale.
Optimistes, les syndicats patronaux n’en restent pas moins prudents sur l’évolution du projet de loi au cours des débats à l’Assemblée. Medef et CPME ont ainsi abondamment mis en garde le gouvernement contre le risque de contentieux lié à l’inscription dans l’article 1833 du code civil d’une gestion des sociétés « dans l’intérêt social, en considération des enjeux sociaux et environnementaux ». 



                            


                        

                        

