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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Meilleursagents.com prévoit une progression des prix des logements de 1,5 % d’ici à l’été 2019, avant un retournement de tendance.
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Immobilier : la fin de la hausse des prix en vue

Meilleursagents.com prévoit une progression des prix des logements de 1,5 % d’ici à l’été 2019, avant un retournement de tendance.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h39
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Les prix de l’immobilier résidentiel devraient augmenter en moyenne de 1,5 % en France d’ici à l’été 2019, estime Meilleursagents.com dans un baromètre publié le 4 septembre. Cependant, « l’analyse des différents indicateurs montre que le changement de cycle n’est pas très loin, explique Sébastien de Lafond, président et fondateur de Meilleursagents.com. D’ici là, le marché devrait poursuivre sa dynamique actuelle telle que nous la connaissons depuis 2016, à un rythme plus modéré et avec des volumes inférieurs aux records de 2017. »

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En 2018, le marché immobilier résidentiel devrait donc s’inscrire dans la continuité de 2016 et 2017, deux excellentes années pour les professionnels du secteur. En moyenne, les prix augmentent régulièrement depuis 2016 : +0,8 % en 2016, +1,7 % en 2017, +1,1 % depuis le 1er janvier 2018.
Dans 50 grandes villes, les prix ont diminué
A Paris, la hausse des prix est sensiblement plus forte qu’au plan national : +5,3 % en 2016, +6,7 % en 2017 et +4,6 % sur les huit premiers mois de 2018. Dans la capitale, les prix ont bondi de 41,5 % en dix ans. Il faut cependant noter que l’inflation de la pierre est loin d’être uniforme sur le territoire : sur les huit premiers mois de l’année 2018, plus d’un tiers (35 %) des cinquante plus grandes villes de France ont vu leurs prix diminuer.
Par ailleurs, le volume des ventes reste stable, à un niveau élevé : 960 000 transactions en 2017, 948 000 sur douze mois à mai 2018 (-1,25 %). Les délais de vente continuent de baisser dans toutes les villes de France à l’exception de Bordeaux et Strasbourg. Le marché immobilier reste donc généralement fluide, voire très fluide (trente-neuf jours en moyenne pour vendre un bien à Paris, quarante-cinq jours à Lyon).

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Comme les durées d’emprunt ne peuvent plus augmenter, la probable remontée des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE) annonce un retournement à l’horizon de l’été 2019. « Nous sommes donc bien, sinon à la veille d’un changement de cycle, du moins à l’avant-veille d’une modification profonde des conditions du marché et donc d’une inversion de ses tendances avec des prix qui devraient s’orienter modérément à la baisse à la rentrée 2019, soit dans un an », précise Thomas Lefebvre, directeur scientifique chez Meilleursagents.com.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ De nouveaux documents révèlent la stratégie d’une compagnie pétrolière canadienne pour préserver ses concessions d’hydrocarbures.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Ces dix dernières années, Google a annoncé travailler sur des recherches, dont certaines sont tout droit tirées de la science-fiction. Où en sont ces projets un peu fous ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Selon Google, la méthode permettra, en outre, de réduire le nombre de personnes nécessaires pour contrôler ces contenus.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Google : une intelligence artificielle pour mieux détecter les images pédopornographiques

Selon Google, la méthode permettra, en outre, de réduire le nombre de personnes nécessaires pour contrôler ces contenus.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h36
   





                        



   


Un système d’intelligence artificielle « à la pointe » capable d’identifier plus efficacement les contenus pédopornographiques : c’est l’avancée annoncée par Google, lundi 3 septembre, dans une note de blog signée par Nikola Todorovic (ingénieur) et Abhi Chaudhuri (chef produit).
Le but de l’opération : traiter un plus gros volume d’images plus rapidement, en limitant autant que possible la nécessité de faire superviser l’opération par un humain. « En se servant des réseaux de neurones artificiels, nous pouvons désormais assister les examinateurs en leur proposant en priorité les images les plus susceptibles de montrer du contenu pédopornographique », explique Google.
Cette nouvelle méthode d’identification exploite ainsi l’apprentissage automatique pour repérer des images pédopornographiques, en ne s’appuyant pas exclusivement sur la correspondance avec des empreintes numériques de fichiers déjà identifiés comme tels.
« Cela devrait grandement améliorer la vitesse à laquelle nous identifions les contenus potentiellement pédopornographiques », continuent M. Todorovic et M. Chaudhuri, évoquant un système 700 % plus efficace que par le passé.
Google précise que l’outil sera mis, gratuitement, à disposition des ONG et des « partenaires industriels ».
Huit fois plus de contenus signalés en cinq ans
Une manière pour Google de répondre aux accusations de laxisme en la matière, formulées notamment par le ministre britannique de l’intérieur, Sajid Javid. Dans un discours tenu face à la Société nationale de prévention de la cruauté envers les enfants, M. Javid assurait lundi que 80 000 usagers d’Internet posaient « une menace d’ordre sexuel » pour les enfants au Royaume-Uni.
Celui-ci expliquait qu’il aimerait voir « Google, Facebook, Microsoft, Twitter et consorts » fournir « le même niveau d’engagement (…) contre l’exploitation sexuelle des enfants » que contre « les contenus à caractère terroriste ».
Selon M. Javid, le nombre de contenus pédopornographiques signalés aux autorités a été multiplié par huit en cinq ans. Il a annoncé que son gouvernement prendrait des mesures contraignantes si les entreprises du Web ne renforçaient pas elles-mêmes leurs politiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Membre du Conseil national du numérique, Florette Eymenier déplore, dans une tribune au « Monde », l’absence de modèles féminins forts dans les métiers du numérique.
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« Il nous faut encourager la formation de “Digital Queen Bees” »

Membre du Conseil national du numérique, Florette Eymenier déplore, dans une tribune au « Monde », l’absence de modèles féminins forts dans les métiers du numérique.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h00
    |

Florette Eymenier (Membre du Conseil national du numérique, chargée de l’inclusion numérique, et présidente et fondatrice de l’organisme de formati...







                        



                                


                            
Tribune. On ne compterait actuellement que 33 % de femmes dans les métiers du numérique, selon les chiffres 2016 de Syntec, la fédération des syndicats professionnels spécialisés dans les professions de l’ingénierie, du numérique, des études et du conseil, de la formation professionnelle et de l’événementiel. Et qui plus est, dans ces 33 %, il existe une surreprésentation dans les fonctions de support comme la communication ou le marketing, au détriment bien évidemment des filières purement technologiques (développement, cybersécurité, intelligence artificielle…).
Ce manque de représentativité entraîne une méconnaissance des nouveaux métiers auxquels cette population peut pourtant légitimement prétendre
Les chiffres apparaissent têtus : les femmes ne sont que 27 % en écoles d’ingénieurs et seulement 9 % à diriger une start-up. La première explication à ce phénomène est l’absence presque totale de modèles féminins forts auxquels s’identifier.
Lorsque l’on regarde le secteur du numérique, quelles sont les femmes suffisamment visibles pour encourager et faire naître des vocations ? Ce manque de représentativité, outre qu’il témoigne de stéréotypes d’un autre temps, entraîne une méconnaissance des nouveaux métiers auxquels cette population peut pourtant légitimement prétendre. Dès lors que l’on constate, auprès de ce public féminin, un manque de notoriété comme d’information sur les carrières possibles, comment voulez-vous que les jeunes filles parviennent à se projeter ?
Le métier de développeur en tension
Quand il s’agit pour les jeunes femmes de choisir une orientation, force est de constater que les opportunités offertes par la transition numérique sont insuffisamment valorisées. Et je ne parle pas là uniquement des métiers de la tech, mais également des compétences numériques, qui interviennent de façon grandissante dans nombre de professions. Les besoins, en l’espèce, sont devenus totalement transversaux.
il faut créer des événements,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’économiste Emmanuel Combet expose, dans une tribune au « Monde », les « clés de l’acceptabilité » d’une politique qui concilierait les urgences climatiques, sociales et budgétaires.
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« Refonder un contrat social de transition énergétique »

L’économiste Emmanuel Combet expose, dans une tribune au « Monde », les « clés de l’acceptabilité » d’une politique qui concilierait les urgences climatiques, sociales et budgétaires.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h26
    |

Emmanuel Combet (Economiste à l’Agence de développement et de maîtrise de l’énergie/Ademe)







                        



                                


                            
Tribune. Le départ de Nicolas Hulot a posé fortement la question d’une action collective à la hauteur des défis environnementaux : une action qui reflète un projet de société plus que des intérêts particuliers.
Michel Rocard soutenait que la hausse de la fiscalité énergétique engage une réforme d’ensemble des finances publiques et un projet de développement
Le problème soulevé n’est pas technique : on sait comment produire des énergies renouvelables, améliorer l’efficacité énergétique des équipements, rénover nos bâtiments. La réalisation de ces changements profonds pose surtout des questions de cohérence et de démocratie : comment un projet de société peut-il articuler la préservation de l’environnement avec nos autres priorités – la promotion de l’économie française, la lutte contre le chômage, la pauvreté et les inégalités, le financement de la protection sociale, la maîtrise des déficits ?
Michel Rocard était conscient de la nature réelle de l’enjeu, lorsque, en 2009, il concluait son rapport sur la « contribution climat et énergie » (la taxe carbone) par la formule « les clés de l’acceptabilité ». Il soutenait que la hausse de la fiscalité énergétique – perçue à tort comme une mesure marginale – engage une réforme d’ensemble des finances publiques et un projet de développement ; et qu’en conséquence, les conditions de consensus, de diffusion des connaissances, de décision collective, doivent être prises en charge sérieusement.
Politique contre-productive
La stratégie d’évolution des finances publiques doit être étudiée au regard de l’ensemble des grands enjeux environnementaux, sociaux et économiques du XXIe siècle, en cessant de les opposer. Une délibération générale et pérenne est nécessaire pour identifier les meilleurs compromis, mais aussi pour éviter que les arbitrages principaux ne s’opèrent ailleurs, dans des jeux opaques de lobbying. Il faut poursuivre l’initiative de Nicolas Hulot en donnant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La mise en œuvre d’une vraie politique environnementale suppose de financer l’adaptation de ceux qui en seront les victimes estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien élu écologiste Christian Brodhag.
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« Aidons les perdants de la transition énergétique »

La mise en œuvre d’une vraie politique environnementale suppose de financer l’adaptation de ceux qui en seront les victimes estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien élu écologiste Christian Brodhag.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 14h00
    |

Christian Brodhag (Président de « Construction 21 », média social international consacré à la construction et à la ville durables)







                        



                                


                            
Tribune. La canicule mondiale, la prolifération des incendies, les tensions sur les ressources en eau ou l’anticipation des périodes de vendange ont rendu tangible la question du changement climatique auprès de l’opinion publique. De nombreux commentaires dans les médias ont noté l’inévitable augmentation de la température et donc la nécessité de l’adaptation, tout en oubliant l’impérieuse nécessité de diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. Comme le disait Nicolas Hulot en annonçant sa démission, on ne peut pas se limiter à des petits pas.
Contrairement à l’idée reçue, il n’y a pas de problème de limite des ressources fossiles. C’est la capacité de l’atmosphère à absorber le CO2 dégagé par leur combustion qui est limitée
L’inertie des phénomènes climatiques fait que, même si l’on cessait d’émettre des gaz à effet de serre aujourd’hui, la température et le niveau des mers augmenteraient. Mais réduire les émissions aujourd’hui limitera les effets et l’importance de ces phénomènes. L’accord de Paris avait pour ambition de limiter cette augmentation à un niveau acceptable de 2 °C, voire 1,5 °C. Nous sommes loin de tenir ce cap.
Dans le même temps, les mêmes médias s’inquiètent de l’impact économique de l’augmentation du prix du pétrole, relayant les plaintes des automobilistes contre les hausses des prix du carburant, mais sans établir de lien avec les changements climatiques. Or, pour rester dans la limite des 2 °C, il ne faudrait consommer qu’un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles d’ici à 2050, selon l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook, 2012). Contrairement à l’idée reçue, il n’y a pas de problème de limite des ressources fossiles. C’est la capacité de l’atmosphère à absorber le CO2 dégagé par leur combustion qui est limitée.
Economies « shootées » au pétrole
Maintenir dans le sol les deux tiers des réserves identifiées et économiquement exploitables semble...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour le géologue Fary Ndao, les réserves d’hydrocarbures offshore sont une immense opportunité pour le pays mais ne vont pas révolutionner la structure de son économie.
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Entretien

« Le Sénégal pourrait entrer dans le top 10 africain des producteurs de gaz »

Pour le géologue Fary Ndao, les réserves d’hydrocarbures offshore sont une immense opportunité pour le pays mais ne vont pas révolutionner la structure de son économie.

Propos recueillis par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
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        Le 04.09.2018 à 12h50

     •
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        Mis à jour le 04.09.2018 à 14h28






    
Un navire pétrolier dans le port de Dakar, en mars 2018.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Le Sénégal s’apprête à entrer dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures. Depuis la première découverte de pétrole offshore, en octobre 2014, jusqu’aux gisements de gaz révélés en mai 2017, le Sénégal attire les grandes compagnies pétrolières. L’exploitation de ces ressources débutera en 2021. Que pourrait apporter cette manne inespérée au pays, classé 162e selon l’indice de développement humain ?
Pour répondre à cette question, l’ingénieur sénégalais Fary Ndao publie L’Or noir du Sénégal, comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal. Géologue de 31 ans, diplômé de l’université Claude-Bernard, à Lyon, et de l’Institut des sciences de la terre de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, il a travaillé pour Petrosen, la compagnie pétrolière nationale. Militant engagé, il est aussi coauteur de l’ouvrage Politisez-vous !.
Le Sénégal peut-il devenir une puissance pétrolière ?
Fary Ndao Le Sénégal deviendra un pays producteur de pétrole, mais pas une puissance pétrolière en l’état actuel des découvertes. Il est probable que ces gisements sont les plus importants qu’on découvrira jamais au Sénégal. Celui de SNE est évalué à 563 millions de barils. Le champ de Ghawar, en Arabie saoudite, le plus grand du monde, atteint plusieurs dizaines de milliards de barils. C’est incomparable.
Concernant le gaz, si on n’en a pas autant que la Russie ou le Qatar, les réserves découvertes pourraient faire entrer le Sénégal dans le top 10 africain des producteurs. On ne deviendra pas un émirat, mais, dans un pays de 16 millions d’habitants, très jeune, avec des défis d’éducation et de santé, ces découvertes sont une immense opportunité.

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De nombreuses critiques s’élèvent contre la mainmise d’entreprises étrangères sur l’exploration et l’exploitation…
L’Etat a besoin des compagnies étrangères pour assumer le risque d’exploration. Huit forages sur dix sont un échec. Or un forage peut coûter plusieurs dizaines de milliards de francs CFA [soit plusieurs dizaines de millions d’euros]. Un pays pauvre comme le Sénégal ne peut pas s’aventurer dans l’exploration pétrolière. On a d’autres secteurs à financer en priorité.
On peut imaginer qu’avec le temps, le Sénégal, à travers sa compagnie pétrolière nationale, va gagner en capacité financière et investir dans l’exploration. Mais ce n’est pas pour demain. En Arabie saoudite, pendant près de quarante ans, l’exploitation pétrolière était déléguée à des compagnies étrangères. Désormais, Saudi Aramco, la société nationale saoudienne, explore elle-même son sous-sol, tout comme PDVSA au Venezuela.

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Comment se répartissent les différentes concessions ?
Il y a eu des découvertes dans trois blocs depuis 2014. D’abord dans le bloc Sangomar, avec le gisement FAN, puis, un mois après, SNE, qui est la plus grosse découverte à ce jour. Ensuite dans le bloc Saint-Louis offshore profond, avec le gisement Tortue, en avril 2015, partagé avec la Mauritanie. Enfin dans le bloc Cayar offshore profond, avec les gisements de Teranga et Yakaar. Les principaux opérateurs sont BP, Kosmos, Cairn, Oranto, African Petroleum et Petrosen. Total est arrivé il y a un an et a pris possession du bloc Rufisque offshore profond, mais aucune découverte n’y a été faite à ce jour.
Ces découvertes sont-elles comparables aux gisements trouvés dans des pays comme le Nigeria ou le Ghana ?
Le Sénégal produira à peu près les mêmes volumes que le Ghana, soit environ 100 000 barils par jour.
Il existe un défi environnemental. Vous dites que ces découvertes peuvent mener à une transition écologique. Comment ?
Nous ne devons pas seulement remplacer le fioul et le charbon par le gaz et les énergies renouvelables, mais aussi changer la manière dont se font les transports. Dakar est congestionnée de voitures. Il faudrait commencer à développer des lignes de tramway, avoir des bus semi-électriques… On arrivera ainsi à un environnement plus sain. L’argent du pétrole peut servir à financer la transition énergétique.

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On estime les gains financiers de l’Etat jusqu’à 30 milliards d’euros [environ 26 milliards d’euros] sur trente ans pour SNE et Tortue. Les hydrocarbures deviendront-ils les premiers leviers de l’émergence sénégalaise ?
Le budget du Sénégal, c’est environ 6 milliards de dollars par an. Cet apport d’un milliard de dollars par an correspondrait à un peu moins de 20 % du budget. Rien que la douane ou la direction des impôts apportent plus. Donc ça ne va pas révolutionner la structure de l’économie sénégalaise. Sauf que le pétrole et le gaz sont les ressources qui font le socle de toute économie moderne. Le gaz permet de produire environ 25 % de l’électricité dans le monde. Il rejette moins de CO2 et de particules fines que le charbon et le fioul que nous importons. Cela pourra réduire le prix de l’électricité, ce qui aura un effet positif sur la productivité de l’économie sénégalaise.
Vous parlez d’un risque économique en évoquant la « maladie hollandaise ». De quoi s’agit-il ?
C’est l’installation d’un pays dans une économie de rente, notamment quand il s’adosse à une ressource naturelle en délaissant d’autres secteurs. L’industrie au Sénégal est faible, le risque que l’on court est une déstructuration du secteur primaire, en particulier de l’agriculture. Des pays comme l’Angola ou le Gabon sont dans une situation où presque tout est importé, jusqu’à la nourriture. Il faut donc investir dans d’autres secteurs que le pétrole afin que le pays soit résilient. La durée de vie de nos gisements est estimée à trente ans. Il faudra ensuite embrayer sur un autre type d’économie.

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Autre défi évoqué dans votre livre, celui de la corruption…
Il est impératif de soumettre les entreprises qui interviennent dans le pétrole à la menace de sanctions plus lourdes, afin de créer un effet de dissuasion. Aujourd’hui, il existe un arsenal pénal pour lutter contre la corruption. Mais ce qui manque, c’est une spécification à un contexte de production pétrolière, notamment en ce qui concerne l’octroi de certains contrats de service. Le monde pétrolier est très corruptogène.
Les conflits liés à la parenté sont un problème fort en Afrique, à l’exemple de l’Angola, où la fille de l’ancien président [Isabel Dos Santos] était responsable de la compagnie pétrolière nationale. Même problème en Guinée équatoriale avec la famille Obiang. Au Sénégal, la nomination du frère du président à la tête d’une société à qui l’Etat a octroyé un bloc pétrolier avait suscité un tollé [entré en fonctions en 2012, Aliou Sall a finalement quitté la direction de Petro-Tim Sénégal en 2016].
L’Or noir du Sénégal, comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal, de Fary Ndao, 276 pages, 18 euros.


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LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h39
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            Jean-Michel Normand








   


Ex-star des années 2000, le Berlingo conserve un public de fidèles. Cette familiale dérivée d’un véhicule utilitaire tire encore son épingle du jeu puisqu’elle représente la deuxième vente au sein de la gamme Citroën, derrière la petite C3. Comme tous les modèles appartenant à la catégorie dite des ludospaces, la nature profonde du Berlingo est de jouer le rôle de plan B.
L’imposante carrure du Berlingo vient rappeler qu’un ludospace offre beaucoup plus de volume intérieur qu’un SUV, plus chic mais moins pratique.
A l’origine, en 1996, il apparaissait comme une alternative économique au mono­space ; aujourd’hui, la troisième génération se présente comme proche cousine des SUV, en plus accessible. Ce statut n’en fait pas une voiture de second rang et encore moins un objet sans affect : les propriétaires de ce type de véhicule entretiennent avec leur automobile un lien souvent plus intense que la moyenne.
Pour la jouer aventurier et flatter l’inconscient de l’amateur de SUV, le nouveau Berlingo en fait des tonnes. Sa face avant, courte et mafflue, accueille trois rangs successifs de projecteurs et multiplie les prises d’air alors que d’épaisses protections latérales viennent habiller les flancs. La partie arrière est moins chargée. Elle assume ses origines utilitaires avec un hayon imposant, et donc lourd à manœuvrer hormis pour ceux qui auront opté pour la lunette arrière ouvrante.

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La marque aux chevrons installe ses occupants en position légèrement haute dans un décorum « tout plastique », comme d’habitude, mais avec une grande tablette tactile et des sièges assurant un maintien correct.
Du volume, du cubage
Accentuée par les stylistes de la maison, l’imposante carrure du Berlingo vient rappeler qu’un ludospace offre beaucoup plus de volume intérieur qu’un SUV, plus chic mais moins pratique. La hauteur de pavillon est impressionnante et permet d’installer (en option) de vastes rangements suspendus. A l’arrière, trois sièges indépendants escamotables dans le plancher ont été prévus.
Quant au coffre, il est énorme : 597 litres sous la tablette (983 litres en tout) soit 100 litres de mieux que la précédente version. Ceux qui, malgré tout, trouveraient le nouveau Berlingo un peu riquiqui s’en remettront à la version XL (4,75 m au lieu de 4,40 m). Elle embarque sept personnes avec un coffre de 850 litres en configuration standard (1 538 au total).
Le Berlingo reste toutefois un tantinet sensible au vent latéral et, compte tenu de son gabarit, ne témoigne pas d’une aisance particulière en ville.
De l’espace, du volume, du cubage, l’amateur de Berlingo en redemande. Composée pour l’essentiel de familles aux revenus contraints et de grands-parents qui connurent les vignettes « Jeunesse au plein air », la clientèle partage l’idée selon laquelle une automobile doit être au service des loisirs. Ces voitures sont donc très appréciées des randonneurs et VTTistes, ou autres amateurs de hobbys gourmands en matière de volume à transporter. Le ludospaciste ne saurait pourtant se contenter de cette seule caractéristique ; il lui faut certes du volume, mais aussi ce qu’il faut pour assurer son petit confort.
De ce point de vue, la Citroën change de catégorie en adoptant la plate-forme des modèles intermédiaires du groupe PSA (Peugeot 308 et 3008, notamment) afin d’offrir des suspensions moelleuses et une direction raffermie, une insonorisation efficace et une tenue de route rigoureuse, y compris sur un tracé sinueux.

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Le Berlingo reste toutefois un tantinet sensible au vent latéral et, compte tenu de son gabarit, ne témoigne pas d’une aisance particulière en ville. Signe de la volonté de monter en gamme, Citroën a particulièrement soigné l’équipement et élargi le catalogue des aides à la conduite (reconnaissance des panneaux de limitation, maintien actif en ligne, freinage d’urgence automatique en ville, affichage « tête haute » de la vitesse…).
Sous le capot
Le Berlingo évolue aussi sous le capot. La nouvelle génération hérite de l’inédit 1,5 litre HDI en trois versions (75, 100 ou 130 ch, cette dernière étant, hélas, la seule à prétendre à la transmission automatique à huit rapports).

   


Pour rouler à l’essence, il faudra forcément s’en remettre au trois-cylindres 1,2 litre (110 ch) en boîte manuelle, ce qui, n’en déplaise aux qualités de cette motorisation vive et peu gourmande, fait désordre. La clientèle du Berlingo, qui roule davantage que la moyenne, avait jusqu’alors tendance à largement privilégier le diesel, mais il n’est pas dit − c’est un euphémisme − qu’elle persistera dans ce choix.
Ces mêmes acheteurs potentiels risquent surtout d’être déstabilisés par l’augmentation de tarif (autour de 2 000 euros) imposée en contrepartie des améliorations apportées à cette troisième génération. Le prix de base a été fixé à 21 550 euros et les versions les plus élaborées tutoient allègrement les 30 000 euros. Loin de l’image de voiture populaire et sans chichis sur laquelle le Berlingo a fondé son succès.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Vingt ans après le lancement de Google, on oublierait presque à quel point les recherches en ligne relevaient du parcours du combattant.
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Avant Google, comment faisait-on ?

Vingt ans après le lancement de Google, on oublierait presque à quel point les recherches en ligne relevaient du parcours du combattant.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 16h02
    |

            Damien Leloup








                        


Et avant, comment faisait-on ? La question peut sembler étrange, presque incongrue tant Google a effacé, pour celles et ceux qui ont découvert Internet dans les années 1990, les souvenirs quasi traumatiques de la recherche « d’avant ». Plus personne ne veut revivre ça.
A l’époque, le choix même d’utiliser un moteur de recherche n’allait pas du tout de soi. La technologie phare, c’était l’annuaire : des centaines de liens classés en catégories, sous-catégories, et sous-sous-catégories. Mis à jour à la main, par des salariés de Yahoo! ou d’autres. On s’y plongeait un peu par hasard, en quête du bon site Web consacré au sujet sur lequel on voulait s’informer. C’était assez efficace pour trouver un forum de water-polo ou un site de recettes de gâteaux ; ça l’était beaucoup moins pour trouver une information précise.

   


Pour déceler ces dernières, il fallait effectivement passer par un moteur. Le processus était long et fastidieux : on entrait sa recherche, en tâtonnant. Comment parle-t-on à un moteur de recherche ? La question peut paraître triviale aujourd’hui, mais était loin d’être évidente. « Je cherche en quelle année a débuté la guerre du Vietnam » ne vous emmenait nulle part. « Guerre Vietnam » donnait de meilleurs résultats, mais n’était pas assez précis. On ajoutait, on enlevait des mots un peu au hasard. On comparait « début guerre Vietnam » avec « guerre Vietnam début », avant de se résoudre à tester « beginning Vietnam War ». Les opérateurs booléens, les fameux « + » et « – » permettant d’affiner sa recherche, étaient une technologie balbutiante introduite par AltaVista, et encore mystérieuse pour quasi tout le monde.
Du temps perdu crucial
Alors, on prenait du temps. On cliquait sur les liens, les uns après les autres, pour vérifier le contenu de chaque page. Sur certaines recherches – jeux en ligne et autres sites déconseillés aux mineurs –, une vaste guerre souterraine se livrait pour perturber les pages de résultats, en utilisant des techniques plutôt fourbes – comme le fait d’écrire 100 fois le mot « sexe » en lettre blanches sur fond blanc sur toutes les pages d’un site. Bref, on perdait du temps. Beaucoup.
Ce temps perdu était particulièrement crucial. D’abord parce que le chargement d’une page était lent. Comptez plusieurs secondes pour une page un peu complexe, qui s’affiche morceau par morceau grâce à la puissance, si vous étiez dans la moyenne, de votre modem 56 kbp/s – oui, celui qui faisait ce petit bruit strident en se connectant. Sur l’Internet des années 1990, le temps était littéralement de l’argent : la connexion était facturée à la minute, il fallait profiter des heures creuses de France Télécom pour réduire la facture, ou encore changer régulièrement de FAI au moyen de CD-ROM promotionnels colorés pour profiter des offres « 50 heures d’Internet gratuites ».

   


La promesse trahie des métamoteurs
Internet Explorer 4, le navigateur Internet quasi unique de l’époque, n’était pas doté de cette formidable innovation que fut l’onglet – pour comparer les résultats de différents moteurs, il faut ouvrir péniblement plusieurs pages, ce qui pouvait pousser la mémoire de votre valeureux Pentium dans ses derniers retranchements. En cas de plantage – relativement courant sous IE 4 –, il faut tout fermer, parfois en passant par le gestionnaire des tâches de Windows, et recommencer.
Du coup, l’astuce, que se refilaient parfois les internautes d’un air entendu, était d’utiliser un métamoteur de recherche, comme Metacrawler. L’idée était brillante : ces sites compilaient les résultats des moteurs de recherche classiques, les agrégeaient, et les affichaient. Le résultat, lui n’était guère à la hauteur – ces outils ne savaient pas mieux que les autres hiérarchiser les résultats. Certains internautes des débuts (dont l’auteur de ces lignes, momentanément ébloui par cette impression d’exhaustivité) ne juraient pourtant que par eux, au mépris de l’expérience.
Quel était, alors, le meilleur moteur de recherche avant Google ? En l’absence d’un système de comparaison efficace, les internautes ne pouvaient s’en remettre qu’à leur seul bon sens (ou à leur seule mauvaise foi). Lycosiens contre Altavistaistes, InfoSeekeurs contre WebCrawleriens, les débats étaient parfois vifs, en ligne comme hors ligne – au café du coin, en l’absence de Wikipédia, lancée en 2001, personne ne pouvait vérifier en deux clics si son moteur préféré revendiquait plus de pages Web indexées que son concurrent. De toute façon, il n’y avait pas de smartphones.
Lycos, l’alternative
Avec le temps, la réponse s’est imposée d’elle-même : Lycos, grâce à sa technologie supérieure et en dépit de ses insupportables publicités télévisuelles, s’imposait au finish. Un peu meilleur que les autres sur beaucoup d’aspects, il aurait pu devenir le moteur de référence.

   


Et puis, il y a eu Google, qui a mis tout le monde d’accord. L’existence de cette page dépouillée, presque trop blanche pour être honnête, s’est transmise par le bouche-à-oreille à une vitesse incroyable. Un voisin de cybercafé, un proche un peu branché ; à l’époque, l’e-mail était balbutiant ; on se transmettait l’adresse Google.com à l’oral, de proche en proche, comme l’adresse d’un nouveau restaurant bon marché découvert avant qu’il ne figure sur tous les guides.
Les résultats étaient spectaculaires. Pas de doublons, une présentation lisible et propre, des pages qui s’affichaient en un temps record. Rien que cela, c’était déjà incroyable. Le fait que le premier lien affiché contienne effectivement, dans la plupart des cas, la réponse à la question que l’on posait, en aurait presque paru accessoire. Bien sûr, Google était loin d’être parfait – et ne l’est toujours pas aujourd’hui. Mais par rapport à la concurrence, il n’y avait plus débat.
En quelques mois, les favoris AltaVista et Lycos étaient condamnés à prendre la poussière virtuelle dans le dossier « moteurs ». Google était devenu la page d’accueil. Il ne restait plus qu’à regretter la fin de cet art subtil et aléatoire, qui consistait à jongler de moteur en moteur à la recherche de LA page enfouie dans les tréfonds du Web.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le journal a été placé en procédure de sauvegarde afin de geler provisoirement sa dette.
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Le quotidien d’extrême droite « Présent » tente d’éviter la faillite

Le journal a été placé en procédure de sauvegarde afin de geler provisoirement sa dette.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h17
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Présent, le seul quotidien d’extrême droite en France, va-t-il disparaître ? « Si on surmonte les difficultés actuelles, Présent est increvable », assure Francis Bergeron, son patron. Mais dans l’immédiat, alors même que l’extrême droite obtient des scores électoraux spectaculaires en Europe, la publication fondée en 1982 par un petit groupe de catholiques traditionalistes se trouve en péril. Déficitaire, menacé de dépôt de bilan, le journal « patriote et catholique » vient d’appeler les juges à la rescousse.
A la demande de ses dirigeants, la société éditrice a été placée en sauvegarde par le tribunal de commerce de Paris le 8 août. Cette procédure permet à la PME d’échapper provisoirement à ses créanciers, qui ne peuvent plus exiger le remboursement des dettes. « C’est une démarche d’anticipation, on gèle le passif avant d’en arriver à une possible cessation des paiements », explique un juriste.
Une affaire d’idées, de personnes et d’argent à la fois. L’origine des turbulences actuelles remonte à 2014. Présent traverse à l’époque une grave crise. Alors que les pertes s’accumulent, une partie de l’équipe historique quitte la maison. Six rédacteurs attaquent le journal aux prud’hommes. Certains invoquent un changement de ligne éditoriale, qui glisse du traditionalisme catholique vers un soutien plus marqué au Front national.
L’addition des prud’hommes
Quatre ans plus tard, la justice a commencé à trancher. Un premier journaliste, Rémi Fontaine, a obtenu gain de cause. Cinq autres décisions sont attendues sous peu. A la clé, une facture qui pourrait être élevée. « Le seul licenciement de Rémi Fontaine, qui était là depuis le premier numéro, risque de nous coûter 212 000 euros, évalue M. Bergeron, une figure de l’extrême droite. Si nous avions dû verser cela d’un coup, c’était la liquidation assurée pour un petit journal comme le nôtre. » Surtout avec les prélèvements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Sur un an, le panier de matières premières pour l’alimentation animale aurait augmenté de 24 %.
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Avec la sécheresse, les éleveurs anticipent une hausse des coûts de production

Sur un an, le panier de matières premières pour l’alimentation animale aurait augmenté de 24 %.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 11h40
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Le prix du lait et de la viande va alimenter les débats de la rentrée agricole. Les éleveurs s’inquiètent alors que la canicule estivale pourrait avoir comme conséquence une hausse des coûts de production. Ils souhaitent que les promesses des Etats généraux de l’alimentation soient tenues.
« Hormis la Bretagne, la majeure partie des régions françaises ont été concernées par la sécheresse cet été », constate Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), syndicat affilié à la FNSEA. L’Alsace et la Lorraine ont été particulièrement touchées. Pour autant, beaucoup d’agriculteurs ont fait face. En particulier ceux qui disposaient de stocks d’aliments pour le bétail. La bonne récolte de maïs en 2017 et la pousse d’herbe abondante à la suite d’un printemps 2018 très pluvieux ont permis d’amortir le choc. D’ailleurs, comme le souligne M. Roquefeuil : « La collecte de lait au mois d’août n’a pas beaucoup baissé, peut-être de 2 à 3 %. »
Mais la question se pose pour la suite. Si les stocks faits pour l’hiver, déjà entamés, ne suffisent pas, il faudra acheter de quoi alimenter le troupeau. Or, la sécheresse qui a touché beaucoup plus fortement les pays du nord de l’Europe, l’Allemagne mais aussi les pays de la mer Noire a réduit leur potentiel de production de céréales. Une situation qui a poussé les feux des cours du blé sur les marchés mondiaux. Mais aussi celui du maïs.
Sourire des céréaliers
La barre des 200 euros la tonne de blé a été franchie fin juillet, soit une progression de près de 20 % depuis le début de l’été. De quoi redonner le sourire aux céréaliers français, qui, eux, ont engrangé une récolte de blé correcte en volume et excellente en qualité. Mais de quoi inquiéter les éleveurs qui anticipent une répercussion de la hausse des cours des matières premières sur le prix de l’alimentation animale. De plus, la sécheresse a contraint des éleveurs à récolter plus vite le maïs, en panne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans cette chronique, l’informaticien Gilles Dowek moque la proposition de loi, votée en juin par le Parlement, interdisant à la rentrée scolaire les téléphones portables dans les établissements.
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« Interdisons aussi les stylos dans les écoles et collèges »

Dans cette chronique, l’informaticien Gilles Dowek moque la proposition de loi, votée en juin par le Parlement, interdisant à la rentrée scolaire les téléphones portables dans les établissements.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 12h04
    |

Gilles Dowek (Chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), enseignant à l’Ecole normale supérieure de Pa...







                        



                                


                            
Transformations. Si votre métier consiste à écrire des articles, des rapports, des courriers, des ­romans, des comptes rendus de réunion, des bons de commande, des poèmes, des scénarios, des factures, des chroniques, des feuilles d’exercice, des lois… vous pouvez comparer le nombre de signes que, en une année, vous avez écrits avec un stylo et avec un logiciel de traitement de texte.
Une telle comparaison attire notre ­attention sur une transformation profonde de nos techniques d’écriture : quand nous imaginons, aujourd’hui, une personne en train d’écrire, nous devons nous la représenter assise à un ­bureau sur lequel sont posés un écran et un clavier, allongée sur un canapé, un ordinateur portable sur les genoux, au café, penchée vers l’écran d’une tablette… et non, comme le Voltaire des ­anciens billets de 10 francs, avec une plume d’oie à la main.

Il existe cependant une exception. Les écoliers, les collégiens et les lycéens écrivent toujours avec un stylo sur une feuille de papier quadrillée, et leurs trousses ­contiennent, pour cela, des objets techniques sophistiqués : cartouches d’encre, stylos correcteurs au bisulfite de sodium, flacons de correcteur liquide… dont ceux qui ne sont ni élèves, ni enseignants, ni parents, ne soupçonnent qu’ils existent encore.
Exception fâcheuse
Pourquoi cette exception est-elle fâcheuse ? Parce que les compétences nécessaires pour écrire un texte avec un logiciel de traitement de texte et avec un stylo sont différentes et parce que, en enseignant aux élèves à écrire avec un stylo plutôt qu’avec un ­logiciel de traitement de texte, nous ne leur enseignons pas les compétences dont ils auront ­besoin dans leur vie professionnelle et personnelle. Pour y remédier, les enseignants devraient encourager leurs élèves à écrire plus avec un logiciel de traitement de texte et moins avec un stylo.
Si les députés tenaient absolument à voter une loi, ils auraient pu apporter leur pierre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE - Le syndicat FAGE parle d’une baisse de 6,79 %, l’UNEF d’une hausse de 1,31 %. Pourquoi cet écart, et qui a raison ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le coût de la rentrée étudiante est-il en hausse ou en baisse ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE - Le syndicat FAGE parle d’une baisse de 6,79 %, l’UNEF d’une hausse de 1,31 %. Pourquoi cet écart, et qui a raison ?



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h13
    |

            Anne-Aël Durand








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs explore des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
En cette rentrée, les étudiants vont-ils dépenser plus ou moins que l’an dernier ? Les deux principaux syndicats étudiants ont publié des enquêtes aux résultats divergents :
selon la FAGE, Fédération des associations générales étudiantes, devenu le premier syndicat représentant les étudiants, le coût de la vie étudiante baisse de 6,79 % en 2018, avec un recul marqué des frais spécifiques de rentrée (– 10,08 %) ;pour l’UNEF, Union nationale des étudiants de France, au contraire, le coût de la vie étudiante va augmenter de 1,31 % durant la prochaine année scolaire.

        Notre article sur
         

          les comptes différents des syndicats étudiants sur le coût de la rentrée



D’où viennent ces chiffres ?
Des sources identiques…
Les deux syndicats réalisent depuis de nombreuses années ces enquêtes, à la méthodologie robuste, et s’appuient en grande partie sur les mêmes données :
les montants officiels des aides sociales ;les frais d’inscription ou de sécurité sociale ;les cotes des loyers avec le même outil, Locservice ;les indices des prix de l’Insee ;l’enquête nationale sur les conditions de vie des étudiants…
… mais des périmètres différents
Si l’on regarde de plus près, le niveau de détail ou la méthodologie de calcul sont différents pour certains postes de dépenses :
pour les transports, l’UNEF prend seulement en compte les abonnements étudiants aux transports en commun, alors que la FAGE calcule aussi des frais kilométriques en voiture, donc aboutit à un chiffre plus élevé ;pour le restaurant universitaire, la FAGE se base sur le prix du ticket (3,25 euros pour un repas complet, inchangé depuis 2015), alors que l’UNEF rappelle que sept Crous, représentant 39 % des étudiants, appliquent désormais un système à points, qui amène à payer 4,81 euros pour un repas équivalent ;pour les loisirs, peu de détails sont donnés sur la construction du chiffre. Pourtant, l’UNEF conclut à une quasi-stagnation de ces dépenses entre 2017 et 2018 (+ 0,5 %) alors que la FAGE constate une baisse très nette de 27,2 % à Paris et 23,7 % en région.
Un ou plusieurs profils
Quelle que soit la rigueur des chiffres, les moyennes recouvrent des situations bien différentes : comment comparer le budget d’un boursier et d’un non-boursier ? D’un étudiant en première année et en master ? D’un jeune qui vit encore chez ses parents ou qui a dû déménager pour ses études ?
La FAGE a centré son étude sur le profil type, le plus fréquent, un étudiant de plus de 20 ans, qui ne vit plus chez ses parents et doit donc payer un loyer. Elle a ensuite fait une distinction entre l’Ile-de-France et les autres régions.L’UNEF a décliné quatre profils : un étudiant boursier, un étudiant de moins de 20 ans vivant chez ses parents, et deux autres vivant seuls, l’un de moins de 20 ans, l’autre de plus de 20 ans. Mais ces distinctions sont loin d’établir une situation exhaustive.
Comment s’explique l’écart ?
La « rentrée » ou l’année entière
La principale différence n’est pas tant dans les données de départ que dans le contenu même de ce qui est calculé :
l’UNEF réalise une enquête sur le « coût de la vie étudiante », qui donne un panorama sur l’année, additionnant les dépenses ponctuelles de rentrée (frais d’inscription, Sécu, mutuelle, assurance…) et les frais récurrents sur douze mois (loyers, transports, alimentation…) ;la FAGE au contraire calcule le « coût de la rentrée », c’est-à-dire ce que les étudiants débourseront en septembre : les dépenses spécifiques de début d’année (1 117 euros en Ile-de-France, 1 120 euros en région) et le coût normal d’un seul mois de vie étudiante (1 262 euros en Ile-de-France, 1 049 euros en région).
L’impact de la fin de la « Sécu »
Cette distinction crée un biais important, puisque depuis cette année la cotisation à la sécurité sociale étudiante a été supprimée, dans le cadre de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) votée en mars 2018. Elle s’élevait à 217 euros par an pour les étudiants de plus de 20 ans. Deux autres cotisations ont aussi disparu : la médecine préventive (5,10 euros) et le fond de soutien aux initiatives étudiantes (16 euros). Une nouvelle a été créée, la « contribution à la vie étudiante et de campus » (CVEC) qui s’élève à 90 euros. Bilan de l’opération : 148 euros d’économies environ.
C’est en grande partie ce qui explique la baisse de 10,08 % des frais spécifiques de rentrée, calculée par la FAGE.
Pour l’UNEF, en revanche, ce gain est dilué : que représentent 148 euros sur un coût annuel qui s’élève, selon les profils, entre 3 800 et 11 000 euros ?
Quelle étude est la plus fiable ?
Difficile de comparer deux enquêtes qui n’ont pas les mêmes bases de calcul, ni les mêmes conclusions. Une chose est sûre, les deux syndicats, qui ont eu des positions radicalement divergentes lors du blocage des universités au printemps, mettent en avant leurs combats :
L’UNEF s’est battu depuis 2017 contre la loi ORE en général et la suppression du régime étudiant en particulier. Pas étonnant donc de voir que sur les quatre profils d’étudiants choisis pour l’enquête (qui ne sont pas les mêmes que pour celle de 2017), un seul s’acquittait des 217 euros de Sécu et a donc réalisé une économie. Le syndicat déplore cette année une hausse du coût de la vie qui touche les plus « vulnérables » (les boursiers et les moins de 20 ans), en dénonçant aussi la baisse des APL ou le gel des bourses décidés par le gouvernement.La FAGE, qui avait au contraire accompagné la loi ORE, se réjouit de la suppression de la Sécu étudiante, « une revendication emblématique » du syndicat.
En revanche, les deux syndicats s’accordent pour dénoncer des hausses des complémentaires santé (+ 6,5 % en région selon la FAGE, + 6,1 % selon l’UNEF), du coût du logement, qui absorbe la moitié des ressources des étudiants, et des tarifs de transports.



                            


                        

                        


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Pauvreté : Au Royaume-Uni, l’impossible réforme des aides sociales

Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Sur le papier, la réforme est saluée de tous. En arrivant au pouvoir en 2010, le gouvernement britannique a annoncé une grande remise à plat des aides sociales. Six allocations différentes sont fusionnées, remplacées par un « crédit universel », avec un objectif : aucun de ses bénéficiaires ne doit perdre de l’argent en reprenant un emploi. « Travailler doit être payant », résumait à l’époque Iain Duncan Smith, le ministre qui a longtemps porté la réforme. Le début de sa mise en place a débuté en 2013 et elle devait être terminée en octobre 2017. Sept millions de Britanniques devaient en bénéficier.
Huit ans plus tard, le résultat est catastrophique. Fin 2017, seules 700 000 personnes touchaient le crédit universel, environ 11 % du total. Désormais, la réforme doit être achevée d’ici… 2023.
L’administration britannique s’est heurtée à l’usine à gaz que représentait la fusion de ces allocations. Les critères pour les toucher ne sont pas les mêmes, les systèmes informatiques non plus, et la mise en œuvre de la réforme s’avère extrêmement complexe. Du coup, les cobayes qui ont touché le crédit universel jusqu’à présent sont victimes d’un système capricieux, bourré d’erreurs et de retards. Les crédits universels ne sont ainsi versés que six semaines après leur demande, alors que ses bénéficiaires sont une population précaire, qui peut difficilement patienter aussi longtemps sans toucher un centime.
Les banques alimentaires du Trussell Trust, une association britannique, sont remplies de personnes victimes de cette réforme : 38 % de ceux qui viennent prendre leurs rations de trois jours de nourriture souffrent d’un retard de leurs allocations sociales ou d’un changement d’allocation.
Confusion des genres
La région d’Hartlepool – dans le nord-est de l’Angleterre – est l’une des premières à avoir testé les crédits universels. Abi Knowles dirige la banque alimentaire de la ville, où la moitié des bénéficiaires sont victimes des...




                        

                        


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Pour la première fois, Free perd des abonnés

Au premier semestre, l’opérateur télécoms a perdu 70  000 clients dans le mobile et 47 000 dans le fixe. Il mise sur sa nouvelle Freebox.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 11h40
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Mauvaise passe pour Free (dont Xavier Niel, le fondateur, est actionnaire du Monde à titre personnel). Au premier semestre, l’opérateur télécoms a perdu 70 000 clients dans le mobile et 47 000 dans le fixe. A la même époque l’an passé, Free gagnait un million de clients dans le mobile et plus de 200 000 dans le fixe.
Par conséquent, le chiffre d’affaires du groupe est stable, à 2,4 milliards d’euros, quand il progressait encore de plus de 7 % il y a un an. Même si la rentabilité des activités françaises est toujours en hausse de 2,2 %, à 894 millions d’euros, là aussi, le ralentissement est sensible par rapport au gain de 8,2 % d’il y a un an.
« Pour la première fois, nous avons perdu des abonnés. Mais nous avons su réagir très vite fin juin et mettre en place des mesures adéquates. Nous avons vu les premiers résultats sur juillet et août, où nous avons regagné des clients. Je suis persuadé que nous sommes au début d’un nouveau cycle de croissance », assure Thomas Reynaud, le directeur général d’Iliad, la maison mère de Free.
Depuis juin, Free a revu sa politique de promotion, jusque-là circonscrite au site Vente-privee. Il a ajouté une nouvelle offre mobile. L’opérateur assure en outre qu’il a perdu des abonnés mobile uniquement sur ses offres à 0 et 2 euros, et qu’il dispose de 500 000 abonnés 4G supplémentaires, plus rémunérateurs.
Pour se rattraper, le dernier-né des opérateurs mobiles français mise sur sa nouvelle Freebox, qui devrait être lancée ces prochaines semaines. Pour mémoire, la Freebox Revolution date de décembre 2010.
Pris en étau
Même si le groupe s’est bien gardé de donner une date de lancement, voilà des mois que cette nouvelle box se fait attendre. M. Niel a justifié ces délais par la nécessité de lancer un produit parfait, capable d’avoir un « effet waouh ! » sur les clients, notamment les jeunes. Selon la presse spécialisée, qui se fonde sur les brevets déposés par l’entreprise, de nouvelles fonctionnalités pourraient voir le jour, comme la capacité pour la box de diffuser sans fil de la musique et des vidéos sur plusieurs appareils à la fois.
« Nous pensons qu’Iliad a une chance de retrouver de l’attractivité commerciale en septembre avec cette nouvelle box et une nouvelle grille tarifaire », estime Stéphane Beyazian, analyste chez Raymond James, dans une note.
Cela sera-t-il suffisant ? Pour ses concurrents, Free doit remettre en cause un modèle qui se grippe. Longtemps, il s’est appuyé sur des offres à prix cassé dans le mobile pour attirer des clients dans l’Internet fixe, sa vache à lait. Depuis, les concurrents ont redoublé d’agressivité dans le mobile, en particulier SFR, avec des offres « à vie » à 5 euros pour 30 gigas de données.
Dans le fixe, Free est pris en étau entre Bouygues Telecom, qui casse les prix de l’ADSL, et Orange, qui regagne des clients grâce à son avance dans la fibre. Pour sortir par le haut, l’opérateur a décidé de miser lui aussi sur la fibre et déploie son réseau aussi vite qu’il le peut. Il compte désormais 7,9 millions de prises raccordables. « Nous sommes le premier réseau alternatif », vante-t-il.
Sur le front des bonnes nouvelles, Free a gagné 1,5 million d’abonnés mobile en Italie où il s’est lancé en mai. Le prix de l’abonnement, fixé au départ à 5,99 euros, a même été revu à la hausse de 1 euro. « Nous avons un taux de notoriété de 60 % », se félicite M. Reynaud.

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                Iliad se lance en Italie avec des tarifs agressifs






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les dispositifs de prise en charge des frais de santé ne sont toujours pas utilisés à leur maximum.
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Pauvreté : pour les plus démunis, l’accès aux soins s’est dégradé

Les dispositifs de prise en charge des frais de santé ne sont toujours pas utilisés à leur maximum.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h08
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

A quelques jours de la présentation du « plan pauvreté » par Emmanuel Macron, les associations s’interrogent sur la place qu’y prendra la question de l’accès aux soins pour les plus démunis. « Cela devrait être une priorité du plan », estime Henriette Steinberg, secrétaire nationale du Secours populaire. Pour elle, cet accès « s’est dégradé ces derniers mois ». « Il n’y a pas de places pour recevoir ces gens en difficulté, il y a de moins en moins de médecins dans les quartiers en difficulté… Comment fait-on pour que ça s’améliore ? », demande-t-elle.

Le renoncement aux soins peut d’abord être lié à des raisons financières. Chez les personnes éligibles à l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) – un dispositif permettant d’accéder à une mutuelle – les consultations périodiques de suivi auprès de spécialistes (gynécologue, ophtalmologue…) « sont plus étalées dans le temps qu’évitées », relevait, par exemple, en mai 2017, une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc).
Dépenses différées
Parmi cette population, « hors maladie ou affection grave, la santé est un poste dont on peut différer les dépenses au profit d’autres postes jugés prioritaires », comme le logement ou l’alimentation, était-il également souligné.
Alors que la France dispose d’une batterie de dispositifs permettant la prise en charge des dépenses de santé, ceux-ci sont loin d’être utilisés à plein. Un tiers des personnes éligibles à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et deux tiers des personnes éligibles à l’ACS n’y recouraient pas en 2017. Soit, au total, près de 3 millions de personnes qui, pour diverses raisons – dont une méconnaissance des aides auxquelles elles peuvent prétendre –, ne faisaient pas valoir leurs droits.

Pour tenter d’y remédier, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) a annoncé en 2017 vouloir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le texte, très hétéroclite, vise à simplifier la vie des entreprises et à les rendre plus compétitives.
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Coup d’envoi pour l’examen du projet de loi Pacte

Le texte, très hétéroclite, vise à simplifier la vie des entreprises et à les rendre plus compétitives.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h00
    |

            Audrey Tonnelier et 
Elise Barthet








                        



   


Le texte avait peiné à s’imposer à l’agenda politique. Il grillera finalement la priorité à la réforme des institutions. Le projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), présenté en conseil des ministres le 18 juin, sera examiné en commission spéciale par les députés à partir du 5 septembre. Le débat dans l’Hémicycle doit commencer à la fin du mois. Compte tenu du calendrier parlementaire, il est toutefois peu probable que le texte soit adopté avant le début de 2019.
Et pour cause : c’est un pavé de près de mille pages sur lequel les parlementaires devront se pencher. Le document, qui n’a cessé de s’étoffer au fil des mois, comporte aujourd’hui 73 articles. Sans compter les plus de 2 000 amendements qui avaient été déposés, lundi 3 septembre au soir, aux deux tiers par l’opposition.
Durée des soldes, expérimentation de véhicules autonomes, levée de fonds en cryptomonnaie, mais surtout coup d’envoi des privatisations d’ADP (ex-Aéroports de Paris) et de la Française des jeux, simplification des seuils d’effectifs, extension de l’intéressement et de la participation… Difficile, dans un tel maquis, d’identifier une mesure phare.
« Démontrer la cohérence d’un texte aussi technique, c’est une gageure », admet Olivia Grégoire, présidente (LRM) de la commission spéciale. « Les mesures prises isolément peuvent ressembler à un collier de perles, mais, mises bout à bout, elles vont permettre aux entrepreneurs de simplifier leur gestion administrative et d’être plus concentrés sur leur activité », plaide la députée de Paris.

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                Loi Pacte : des mesures pour développer l’épargne salariale



« 1 point de PIB supplémentaire »
Pour Roland Lescure, rapporteur général et député (LRM) des Français de l’étranger, « simplifier la création d’entreprises ne peut se faire en une mesure : la création d’un registre unique [pour regrouper toutes les informations légales], la fin de l’obligation d’un stage préalable d’installation pour les artisans ou la simplification du rôle des chambres de commerce et d’industrie y contribuent toutes, à leur façon ».
Reste que les retombées macroéconomiques du texte semblent essentiellement symboliques. S’appuyant sur une étude du Trésor, le ministère de l’économie estime que la loi Pacte pourrait « représenter 1 point de produit intérieur brut [PIB] supplémentaire sur le long terme, soit 20 milliards d’euros ».
Le locataire de Bercy, Bruno Le Maire, sera sur la brèche pour défendre le texte, qu’il tente de porter depuis près d’un an. Le ministre de l’économie a prévu d’assister à toutes les séances en commission – comme l’avait fait, en son temps, un de ses prédécesseurs, un certain… Emmanuel Macron. « Mais, attention, pas question de faire une loi Macron 2 ! », prévient Mme Grégoire en référence au texte adopté en 2015.
Sujets sensibles
Mi-août, une tribune de députés LRM parue dans Le Journal du dimanche réclamait notamment d’intégrer au Pacte l’élargissement du travail du dimanche à tous les commerçants. Certains verraient aussi d’un bon œil l’inclusion de mesures pour les professions réglementées ou les indépendants. Au risque d’ouvrir de nouveaux fronts sur ces sujets sensibles politiquement et de brouiller un peu plus le message de la majorité.
Au sein du groupe LRM, on compte s’en tenir à des amendements en lien direct avec les articles du texte. Parmi eux, la création de sociétés à mission, qui élargirait l’article sur la raison d’être des entreprises en leur permettant de se doter d’une gouvernance interne et d’être contrôlées par un organisme tiers. Ou l’instauration du statut de fondations d’actionnaires (selon laquelle le détenteur de parts d’une société peut organiser la transmission pour garantir la pérennité de l’entreprise) et le plafonnement de la participation pour les très hauts revenus afin de rendre le dispositif moins inégalitaire.
Compte tenu des délais serrés, les dispositions relatives à l’épargne salariale (intéressement, participation) devraient figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale tandis que les aspects fiscaux de la transmission d’entreprises (assouplissement du pacte Dutreil) seront intégrés au projet de loi de finances 2019, tous deux présentés à l’automne.
« Avancées importantes »

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                Le gouvernement présente son projet de loi Pacte censé faciliter la croissance des entreprises



Favorables, dans leur ensemble, au texte soumis aux députés, les syndicats patronaux ont plutôt salué les pistes dégagées. Des rapporteurs du projet de loi et la présidente de la commission ont déjeuné avec des chefs d’entreprises lors de l’université d’été du Medef, fin août, dans les Yvelines. « Il ne va pas y avoir un avant et un après Pacte. Mais le projet comporte des avancées importantes, notamment sur les seuils d’effectifs », souligne, pour sa part, Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).
A partir de 10, 20, 50 ou 250 salariés, les sociétés doivent aujourd’hui s’acquitter de certaines obligations. Honni par le Medef et la CPME, le seuil des 20 devrait être supprimé dans la plupart des cas, et les contraintes attenantes, comme la contribution au fonds national d’aide au logement, reportées sur les entreprises de plus de 50 personnes. D’autres seuils intermédiaires devraient également disparaître. La réforme est d’autant mieux accueillie que le franchissement de ces limites d’effectifs ne sera entériné qu’à la condition d’avoir été dépassé « pendant cinq années civiles consécutives ». Objectif : encourager l’embauche.
Egalement appréciée, la suppression du forfait social sur l’intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés et sur la participation pour celles de moins de 50 salariés doit permettre d’étendre ces dispositifs à 32 % des salariés, contre 16 % aujourd’hui. C’est l’une des seules mesures à coloration sociale du projet de loi, qui entend relancer l’épargne salariale.
Optimistes, les syndicats patronaux n’en restent pas moins prudents sur l’évolution du projet de loi au cours des débats à l’Assemblée. Medef et CPME ont ainsi abondamment mis en garde le gouvernement contre le risque de contentieux lié à l’inscription dans l’article 1833 du code civil d’une gestion des sociétés « dans l’intérêt social, en considération des enjeux sociaux et environnementaux ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ 19,1 % des Français de moins de 18 ans vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Le système scolaire échoue à briser les mécanismes de la reproduction sociale.
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Pauvreté : les enfants, premières victimes des déterminismes sociaux

19,1 % des Français de moins de 18 ans vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Le système scolaire échoue à briser les mécanismes de la reproduction sociale.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h53
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

« Là-bas, on fabriquait le beurre. Ici, les habitants utilisaient une perche pour sauter par-dessus les canaux… » Lorsqu’ils ne sont pas tentés de sauter à pieds joints dans l’eau, Tayem et Tijani, les jumeaux de 9 ans, écoutent attentivement les explications de la guide sur l’histoire du marais breton vendéen. Leur sœur Thalia, 11 ans, chuchote à l’oreille de sa nouvelle amie. En cette mi-août, les traditions locales passionnent d’assez loin. « Il y a une fête au camping ce soir, je peux y aller ? », demande-t-elle à sa mère, Gina, 31 ans. Qui hausse les épaules : « C’est trop loin de chez nous, ma puce ». 

Tous les quatre logent pour quelques jours à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée), à 30 km des Sables-d’Olonne, dans la maison louée par l’un des bénévoles de Vacances et familles. Chaque année, cette association née en 1962 permet à mille familles aux revenus limités de partir pour un court séjour. Certaines n’ont jamais pris la route des vacances. Construire le budget, organiser le transport, occuper les enfants : pour les plus fragiles, tout paraît hors de portée. « Outre le financement, nous les aidons à chaque étape pour leur permettre de gagner en autonomie », détaille François Guilloteau, délégué régional de l’association. Aujourd’hui, il accompagne le groupe dans le marais, épaulé par une poignée de bénévoles.
Gina, elle, vient de la banlieue de Bordeaux. Vivre avec trois enfants sur son salaire de secrétaire à temps partiel la contraint à compter chaque centime. Ces deux semaines en Vendée, en partie prises en charge par la Caisse d’allocations familiales (CAF), lui coûteront 230 euros. « C’est la première fois que nous partons tous ensemble, confie-t-elle. J’aimerais que ce soit début d’une autre vie. » Une vie comme celle des familles pour qui partir quinze jours en août n’a rien d’inaccessible. Celles dont les enfants partagent les souvenirs estivaux avec leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le groupe de grande distribution a nourri son expansion spectaculaire sur la dette. Aujourd’hui, en dépit de ses bonnes performances, il a perdu la confiance des marchés. Elle sera difficile à retrouver, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Chez Casino, la dette se moque bien des réalités commerciales, elle s’invite comme un fantôme du passé »

Le groupe de grande distribution a nourri son expansion spectaculaire sur la dette. Aujourd’hui, en dépit de ses bonnes performances, il a perdu la confiance des marchés. Elle sera difficile à retrouver, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h41
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

L’histoire de la dette est plus ancienne que celle de l’argent. Elle finance toutes les aventures, mais, parfois, revient hanter les nuits de ceux qui en ont abusé ou qui n’ont pas eu de chance. Elle se transforme alors en servitude. Le groupe Casino, l’une des plus belles entreprises françaises de la grande distribution, est aussi un enfant de la dette. Elle a nourri son expansion spectaculaire, mais, comme Le Marchand de Venise, de Shakespeare, elle vient aujourd’hui réclamer sa livre de chair. Et son messager est un spéculateur américain adepte de la manipulation des cours de Bourse.
Depuis maintenant près de trois ans, la société Muddy Waters distille les nouvelles alarmantes sur l’endettement du groupe. Vendredi 31 août, un seul petit Tweet de son fondateur, Carson Block, a suffi à semer la panique. Il affirmait qu’une des filiales de la société n’avait toujours pas enregistré ses comptes 2017. Son objectif d’instiller la défiance vis-à-vis de l’entreprise est largement atteint. Depuis le début de l’année, le titre Casino s’est effondré de plus de 45 %.

Cette situation peut sembler injuste au regard de la performance effective du distributeur, qui enregistre une bonne année 2018, notamment sur ses deux places fortes, la France et le Brésil. Ses hypermarchés Géant se portent mieux que la concurrence, ses supermarchés urbains, Monoprix et Franprix, ont remarquablement pris la vague de la consommation responsable et de proximité, dont raffolent ses clients parisiens. Enfin, sa filiale Internet Cdiscount tient tête à Amazon dans le commerce en ligne, ce qui est, en soi, déjà un exploit.

Notation financière dégradée
Mais voilà, parfois la dette se moque bien des réalités commerciales présentes. Elle s’invite comme un fantôme du passé. Elle était autrefois le meilleur allié de Jean-Charles Naouri, quand il a pris le contrôle de la vénérable centenaire de Saint-Etienne (120 ans cette année), au début des années 1990....




                        

                        

