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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Depuis dimanche 2 septembre, une nouvelle émission à la gloire de Vladimir Poutine a débarqué sur les écrans russes. Pendant une heure, elle disséquera toutes les semaines les exploits du président russe.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les fausses informations continuent d’être partagées massivement sur les réseaux sociaux, trois jours après les manifestations d’extrême droite et d’extrême gauche en Allemagne.
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Intox en série sur les réseaux sociaux après les manifestations en Allemagne

Les fausses informations continuent d’être partagées massivement sur les réseaux sociaux, trois jours après les manifestations d’extrême droite et d’extrême gauche en Allemagne.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h22
    |

            Mathilde Damgé








                        


Après les manifestations des derniers jours dans la ville de Chemnitz, organisées par l’extrême droite en réponse au meurtre d’un Allemand de 35 ans et à l’arrestation de deux suspects, demandeurs d’asile, le pays compte les blessés : une vingtaine, dont un Afghan de 20 ans roué de coups par des hommes masqués, une équipe de télévision et des militants du Parti social-démocrate (SPD).
Les fausses informations continuent de se répandre sur les réseaux sociaux. Certaines de ces intox sont des cas d’école de la « désinformation » à l’œuvre dans certains milieux militants d’extrême droite. Illustration en trois points.
1. La photo détournée
Repérée par un militant antifasciste, cette publication Facebook fait croire à une photo de la manifestation de Chemnitz… alors qu’il s’agit en réalité de Leipzig en 1989. Elle a été supprimée dimanche des différentes pages des branches régionales du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) sur lesquelles elle avait été postée, relate le journaliste Jens Schröder.

Wie die #AfD Fake-News schafft. Das Foto ist von der Wendezeit 1989. 
— texantifa (@M.Schulz)


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Dans un article recensant les fausses informations autour de ces événements, ce spécialiste des réseaux sociaux pointe également la propagation d’un contenu sur le prétendu boycott du magazine d’investigation Spiegel par des kiosquiers mécontents… contenu dont la nature parodique n’apparaît qu’en tout petit à droite. Il a été partagé des milliers de fois sur Twitter et Facebook, notamment par des responsables de l’AfD.

   


2. L’identité faussée
Autre détournement, une vidéo reprise en France par des milieux proches de l’extrême droite montrerait une « journaliste de gauche » face à des « citoyens allemands en colère », un face-à-face destiné à illustrer le parti pris et le mépris des médias à l’encontre du « peuple ».

[IMPORTANT] Cette vidéo est un petit trésor. Des citoyens allemands en colère face à une journaliste de gauche à pr… https://t.co/qrRyOro0ig— LeLapinTaquin (@Lapin Taquin)


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Nos confrères de CheckNews ont analysé cette séquence et contacté l’auteur de la vidéo : la dame en question n’est pas une journaliste mais une contre-manifestante. « Elle était devant le stade du FC-Chemnitz toute seule avec une pancarte “Contre la haine et le discours haineux — Chemnitz sans nazis”. Une vieille dame et une autre femme plus jeune, qui faisaient partie de la manifestation, sont venues lui parler pour lui demander ce qu’elle faisait là avec ce panneau », raconte ainsi le journaliste allemand Tobias Bosse.
La correspondante en Allemagne d’Europe 1, témoin de la scène, ajoute que la vieille dame qui répond à cette contre-manifestante, loin d’être une simple manifestante anonyme, serait une « figure des milieux identitaires présente dans des manifestations négationnistes ». Un face-à-face assez éloigné de celui que croient commenter et relayer de nombreux internautes.
3. La vidéo tronquée
L’extrême droite a accusé un groupe de musique de se prêter à des gestes nazis. Le chanteur des Feine Sahne Fischfilet (« Les filets de poisson à la crème ») aurait fait le salut nazi, une accusation qui a justifié un démenti de la police de Saxe :
« Nous recevons actuellement des informations sur une photo du chanteur de@feinesahne concernant l’infraction pénale § 86 du StGB. De notre point de vue, les premières investigations n’aboutissent qu’à une seule conclusion : la photo est un faux ! »
La totalité de la vidéo est visible ici :

Es gibt ein Foto, das @feinesahne-Sänger Jan "Monchi" Gorkow in Hitlergruß-Pose zeigt. Hier ist die Entstehung im V… https://t.co/L4LRAP9p0Z— LarsWienand (@Lars Wienand)


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Ces exemples montrent que lors d’événements comme des manifestations réunissant des mouvements extrémistes, il est indispensable de rester prudent quant aux informations glanées sur les réseaux sociaux.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La médiatrice européenne des droits, Emily O’Reilly, critique les conditions de la nomination, à la fin de février, du directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker au poste-clé de secrétaire général de l’institution.
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Affaire Selmayr : « La Commission européenne n’a pas suivi correctement les règles pertinentes »

La médiatrice européenne des droits, Emily O’Reilly, critique les conditions de la nomination, à la fin de février, du directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker au poste-clé de secrétaire général de l’institution.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 14h32
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Jean-Claude Juncker pensait-il s’être débarrassé de l’embarrassante polémique suscitée début 2018 par la nomination de son directeur de cabinet, Martin Selmayr, au poste stratégique de secrétaire général de la Commission européenne ? C’est raté.
Mardi 4 septembre, la médiatrice européenne des droits, la pugnace Emily O’Reilly, a replongé le couteau dans la plaie en rendant des conclusions critiquant fermement les conditions de cette nomination. L’Irlandaise, qui s’est saisie de l’affaire en mai à la suite de « deux plaintes émanant de deux délégations distinctes de députés européens [dont les socialistes français] », a conclu à « quatre cas de mauvaise administration ».
« La Commission n’a pas suivi correctement les règles pertinentes ni dans la lettre ni dans l’esprit », ajoute la médiatrice. « Pour justifier l’absence de publication d’un avis de vacance, la Commission a créé un sentiment d’urgence artificiel afin de pourvoir le poste de secrétaire général. Elle a également organisé une procédure de sélection du secrétaire général adjoint, non pour remplir ce rôle, mais plutôt pour faire en sorte que M. Selmayr soit nommé secrétaire général par le biais d’une procédure rapide en deux étapes. »

        Lire aussi :
         

                Polémique autour du parachutage du bras droit de Juncker au sommet de l’administration bruxelloise



« Nuire à la confiance du public »
« Tout ceci risquait de compromettre la réputation durement acquise par l’UE et par conséquent de nuire à la confiance du public », conclut Mme O’Reilly. La nomination de M. Selmayr avait suscité de fortes condamnations, y compris de sa famille politique et de celle de M. Juncker, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE).
Le Parlement européen avait majoritairement critiqué les conditions de ce « parachutage », et diligenté une enquête, mais n’en a tiré aucune conclusion concrète. L’hémicycle a juste demandé à la Commission, à l’avenir, de « réévaluer la procédure de nomination du nouveau secrétaire général de la Commission, afin de donner une chance à d’autres candidats possibles ». 
Les conclusions de Mme O’Reilly ont immédiatement été exploitées par les sociaux-démocrates du Parlement de Strasbourg, mardi, alors que les grandes manœuvres commencent vraiment en vue des européennes dans l’hémicycle. « Son rapport est sans appel et confirme tous les faits que nous avions dénoncés à l’époque : M. Juncker a violé les règles européennes afin de permettre à M. Selmayr de devenir secrétaire général. Il est responsable d’une partie du discrédit qui frappe l’Europe, et qui se traduit notamment par la montée de l’extrême droite. »

        Lire aussi :
         

                Martin Selmayr, une embarrassante promotion express à Bruxelles



Mardi midi, la commission s’est défendue, considérant, selon son porte-parole Margaritis Schinas, que le rapport de la médiatrice « ne remet pas en cause la légalité » de la nomination de M. Selmayr, ni « le choix » de ce haut fonctionnaire de l’UE au poste de secrétaire général. Dénonçant la critique selon laquelle la nomination de M. Selmayr aurait fait du mal à l’image de la commission, M. Schinas a également prétendu que l’eurobaromètre mesurant la confiance dans l’Union européenne et dans la commission « a augmenté » pendant la polémique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Pauvreté : Au Royaume-Uni, l’impossible réforme des aides sociales

Le gouvernement britannique tente de fusionner six aides sociales et d’encourager le retour à l’emploi, mais la mise en place de la réforme est catastrophique.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Sur le papier, la réforme est saluée de tous. En arrivant au pouvoir en 2010, le gouvernement britannique a annoncé une grande remise à plat des aides sociales. Six allocations différentes sont fusionnées, remplacées par un « crédit universel », avec un objectif : aucun de ses bénéficiaires ne doit perdre de l’argent en reprenant un emploi. « Travailler doit être payant », résumait à l’époque Iain Duncan Smith, le ministre qui a longtemps porté la réforme. Le début de sa mise en place a débuté en 2013 et elle devait être terminée en octobre 2017. Sept millions de Britanniques devaient en bénéficier.
Huit ans plus tard, le résultat est catastrophique. Fin 2017, seules 700 000 personnes touchaient le crédit universel, environ 11 % du total. Désormais, la réforme doit être achevée d’ici… 2023.
L’administration britannique s’est heurtée à l’usine à gaz que représentait la fusion de ces allocations. Les critères pour les toucher ne sont pas les mêmes, les systèmes informatiques non plus, et la mise en œuvre de la réforme s’avère extrêmement complexe. Du coup, les cobayes qui ont touché le crédit universel jusqu’à présent sont victimes d’un système capricieux, bourré d’erreurs et de retards. Les crédits universels ne sont ainsi versés que six semaines après leur demande, alors que ses bénéficiaires sont une population précaire, qui peut difficilement patienter aussi longtemps sans toucher un centime.
Les banques alimentaires du Trussell Trust, une association britannique, sont remplies de personnes victimes de cette réforme : 38 % de ceux qui viennent prendre leurs rations de trois jours de nourriture souffrent d’un retard de leurs allocations sociales ou d’un changement d’allocation.
Confusion des genres
La région d’Hartlepool – dans le nord-est de l’Angleterre – est l’une des premières à avoir testé les crédits universels. Abi Knowles dirige la banque alimentaire de la ville, où la moitié des bénéficiaires sont victimes des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Un nouveau programme de la TV russe dissèque chaque semaine les activités de Poutine, un président « en pleine forme » et qui « aime les enfants ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

« Télé-Poutine » débarque sur les écrans russes

Un nouveau programme de la TV russe dissèque chaque semaine les activités de Poutine, un président « en pleine forme » et qui « aime les enfants ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h21
    |

            Benoît Vitkine








                        



Les téléspectateurs russes ont pu découvrir, dimanche 2 septembre, un nouveau programme hebdomadaire au nom évocateur, « Moscou. Kremlin. Poutine », entièrement dédié aux activités – forcément remarquables – de leur président. Le dirigeant russe, déjà omniprésent dans les journaux télévisés des différentes chaînes, voit ainsi ses occupations de la semaine écoulée passées au crible en prime time, sur la chaîne publique Rossia-1.
Fin de l’été oblige, la première édition de ce programme d’une heure, présenté par l’animateur vedette Vladimir Soloviev, a été largement consacrée aux vacances sibériennes de M. Poutine, « images exclusives » à l’appui. La traditionnelle mise en scène d’un président plein de santé face à la nature sauvage prend une autre ampleur grâce à des témoignages eux aussi exclusifs.

        Entretien avec Tania Rakhmanova, journaliste et réalisatrice russe :
         

          « En Russie, la télé est en guerre avec le frigo »



Pendant que Poutine évoque un simple « exercice », l’un de ceux qui l’ont accompagné dans sa randonnée de 8 km en montagne se plaint que ses jambes « sont encore douloureuses plusieurs jours après ». « Mais qu’en est-il de sa sécurité ? » s’interroge l’animateur après s’être extasié sur « l’excellente forme » du président. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin présent en plateau, assure le service après-vente. « Les gardes du corps sont armés de manière adéquate, juste au cas où. Mais si des ours voient Poutine, ils ne sont pas idiots, ils savent se tenir. »
Popularité en berne
L’apparition de ce programme dans un paysage audiovisuel déjà saturé par la figure présidentielle survient à un moment délicat pour le Kremlin. Une impopulaire réforme des retraites, annoncée en catimini le jour de l’ouverture du Mondial de football, a fait plonger la popularité du président à son niveau le plus bas depuis quatre ans (67 % d’opinions favorables). « Moscou. Kremlin. Poutine » réussit le tour de force d’évoquer le sujet, ainsi que « le sens de la responsabilité » du président, mais sans mentionner les manifestations régulièrement organisées contre la réforme.

        Notre article sur
         

          l’assouplissement de la réforme contestée des retraites en Russie



Place, plutôt, à diverses rencontres avec des travailleurs ou des jeunes gens lors desquelles Vladimir Poutine fait montre de son amour du pays et de sa sagesse bienveillante. L’une d’elle, à Sotchi, inspire au présentateur Soloviev ce commentaire : « Quand Poutine parle à un enfant ou regarde un enfant, on voit à quel point il aime les enfants. Il a une attitude humaine et sincère envers eux. » Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, le reprend : « Poutine n’aime pas seulement les enfants, il aime les gens en général. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Alors que les habitants de l’enclave craignent l’offensive du régime, les Etats-Unis et la France mettent en garde la Syrie et la Russie mais manquent de leviers.
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Syrie : les Occidentaux en sont réduits à tenter d’éviter « un bain de sang » à Idlib

Alors que les habitants de l’enclave craignent l’offensive du régime, les Etats-Unis et la France mettent en garde la Syrie et la Russie mais manquent de leviers.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 12h18
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

Face à la tragédie annoncée à Idlib, la diplomatie montre une fois de plus toute son impuissance. Alors qu’une offensive majeure des forces du régime syrien, aidé de ses alliés russe et iranien, pour reprendre le contrôle de cette enclave rebelle au nord-ouest du pays semble inéluctable, Paris comme Londres ou Washington et les Nations unies en sont réduits à lancer des cris d’alarme.
Mais les leviers d’action dont disposent les capitales occidentales sont pour le moins limités. « Le pire est devant nous ; au mieux nous pourrons éviter un bain de sang mais, désormais, nul ne se fait plus la moindre illusion sur le sort de l’enclave », constate, amer, un haut diplomate occidental.
« Le président de la Syrie, Bachar Al-Assad, ne doit pas impunément attaquer la province d’Idlib ; les Russes et les Iraniens commettraient une grave erreur humanitaire en participant à cette potentielle tragédie », a tweeté Donald Trump, mais la mise en garde semble surtout pour la forme.
10 000 djihadistes retranchés
« Les Américains font clairement comprendre qu’ils veulent à tout prix se dégager du théâtre syrien, et cela a été très difficile de les convaincre de garder des hommes au moins jusqu’à l’écrasement de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] », note-t-on à Paris, où l’on craint aussi « une catastrophe humanitaire et migratoire majeure ».
Plus de 3 millions de civils, dont 800 000 déplacés ayant fui d’autres régions reconquises, vivent dans cette poche adossée à la Turquie. « S’il y a bataille d’Idlib, Alep, en termes de souffrance, de catastrophe, ce n’était rien par rapport à ce qui risque de se passer », a déclaré la veille, sur France Inter, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en référence à l’offensive meurtrière des forces gouvernementales syriennes, appuyées notamment par l’armée russe, en septembre 2016, contre la partie orientale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les indépendantistes estiment que l’idée du premier ministre socialiste espagnol arrive trop tard.
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Pedro Sanchez promet aux Catalans un référendum sur plus d’autonomie

Les indépendantistes estiment que l’idée du premier ministre socialiste espagnol arrive trop tard.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 06h36
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Essayant de désamorcer une rentrée qui s’annonce très tendue, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a promis aux Catalans, lundi 3 septembre, un référendum sur un nouveau statut de leur région, qui leur garantirait plus d’autonomie. Une annonce qui n’a pas été particulièrement bien reçue par les indépendantistes, qui ont promis de nouvelles mobilisations.
Lors d’une interview à la radio espagnole Cadena SER, le premier ministre socialiste a annoncé que le dialogue avec le président catalan Quim Torra, entamé lors de leur premier entretien, le 9 juillet à Madrid, devait déboucher sur « un vote (…) pour un renforcement de l’autonomie » de la région, pour « l’autonomie, non pour l’autodétermination », a voulu préciser Pedro Sanchez, sans avancer de date pour cet hypothétique scrutin.
En 2006, sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, les Catalans avaient déjà adopté un statut d’autonomie avec 73 % des suffrages, mais il avait été en partie annulé en 2010 par la Cour constitutionnelle, saisie par le Parti populaire (PP, droite).
A Barcelone, les paroles de Pedro Sanchez n’ont pas eu beaucoup d’effet. « Le processus d’indépendance est irréversible », a répondu Quim Torra dans une interview diffusée simultanément sur la chaîne catalane TV3.
Profondes divergences
« Le droit à l’autodétermination de la Catalogne ne peut pas être mis sous le tapis », a ajouté le responsable nationaliste qui a promis « d’aller jusqu’au bout ». Il devait donner plus de détails sur ses intentions politiques, lors d’un discours qu’il avait prévu de prononcer le 4 septembre au Théâtre national catalan.
Même réponse du côté de la Gauche républicaine catalane (ERC), partenaire de Quim Torra au gouvernement. « Nous ne nous sommes pas manifestés pendant dix ans pour avoir plus d’autonomie, nous avons dépassé cette étape », a déclaré Marta Villalta, porte-parole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ A neuf mois des élections européennes, l’institution bruxelloise s’est saisie d’un sujet ultra-populaire, le changement d’heure, pour tenter de contrer les eurosceptiques.
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La Commission européenne dans la nasse populiste

A neuf mois des élections européennes, l’institution bruxelloise s’est saisie d’un sujet ultra-populaire, le changement d’heure, pour tenter de contrer les eurosceptiques.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 04h45
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 06h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            LETTRE DE BRUXELLES

La Commission européenne aurait pu choisir la manière classique pour ce début septembre, et inaugurer sa rentrée politique, comme d’habitude, par le « discours de l’Union » de son président, Jean-Claude Juncker, suivi d’une rafale d’annonces : des nouvelles législations, toutes plus techniques les unes que les autres. En 2017, l’ex-ministre luxembourgeois avait dévoilé sa vision d’un budget de la zone euro et proposé une directive pour mettre sous surveillance les investissements directs étrangers dans l’Union européenne (UE).
Cet été, ses équipes lui ont concocté une annonce concernant Frontex, le corps européen de gardes-frontières, ou une réglementation imposant des amendes aux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ne luttant pas assez efficacement contre les contenus à caractère terroriste. Mais M. Juncker et ses communicants ont choisi, pour une fois, de surprendre.
Se montrer proche du grand public
Vendredi 31 août, à l’issue d’un séminaire à Genval, dans le sud de Bruxelles, il a déclaré vouloir supprimer l’heure d’été. « Les gens en ont assez de devoir changer leur montre d’heure deux fois l’an », a affirmé M. Juncker en direct sur la TV allemande ZDF. Pris un peu de court, son service de communication a embrayé : un projet de directive sera rendu public prochainement, il proposera que tous les pays de l’UE abolissent les changements bisannuels d’heure – le dernier dimanche de mars et le dernier dimanche d’octobre.
L’intention est transparente : il y a urgence à se montrer proche des préoccupations du grand public, à neuf mois des élections européennes, et alors que partout dans l’UE, les arguments populistes prospèrent sur le dos de la Commission, dépeinte comme un monstre froid et technocratique. Et tant pis si M. Juncker au début de son mandat, fin 2014, avait promis d’être « grand sur les grands sujets, et petit sur les petits sujets » et d’en finir avec cette propension de la Bruxelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le président américain a prévenu sur Twitter qu’une opération contre le bastion rebelle pourrait provoquer une « tragédie humaine ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/09/2018
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Trump appelle la Syrie et ses alliés à ne pas mener d’offensive contre Idlib

Le président américain a prévenu sur Twitter qu’une opération contre le bastion rebelle pourrait provoquer une « tragédie humaine ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 02h15
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 07h35
   





                        



   


Le président américain Donald Trump a appelé, lundi 3 septembre dans la soirée, la Syrie et ses alliés, l’Iran et la Russie, à ne pas mener d’offensive « imprudente » contre la province d’Idlib, dernier grand bastion rebelle en Syrie. « Les Russes et les Iraniens feraient une grave erreur humanitaire en prenant part à cette tragédie humaine potentielle. Des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées. Ne laissons pas cela arriver », écrit-il sur Twitter.

President Bashar al-Assad of Syria must not recklessly attack Idlib Province. The Russians and Iranians would be ma… https://t.co/dxCdDrkGdJ— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le 31 août, le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, avait déclaré que les Etats-Unis considéreraient une offensive des forces gouvernementales contre Idlib comme une « escalade d’un conflit déjà dangereux ». Il a souligné que les Etats-Unis répondraient à toute attaque chimique qui serait lancée par les forces de Damas.
Les Nations unies (ONU) et des ONG ont averti qu’une attaque d’envergure sur Idlib pourrait entraîner une catastrophe humanitaire d’une ampleur inédite depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011. Les ministres russe et iranien des affaires étrangères ont réaffirmé chacun de leur côté, lundi, la nécessité d’une offensive des forces gouvernementales syriennes contre Idlib.

   


Dans le collimateur du régime
Depuis plusieurs semaines, le régime syrien a amassé des renforts dans ce secteur, situé dans le nord-ouest du pays, non loin de la frontière avec la Turquie. La province est dans le collimateur du régime et de son allié russe, qui visent particulièrement les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham, un groupe dominé par les combattants de l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaida.
La Turquie, parrain de certains groupes rebelles, a également déployé des troupes dans la région et cherche, de son côté, à éviter un assaut qui provoquerait un nouvel afflux massif de réfugiés vers son territoire.
Les présidents russe, iranien et turc – Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan – participeront vendredi à Téhéran à un sommet qui devrait être largement consacré à la situation en Syrie. Depuis le début de 2017, Téhéran, Moscou et Ankara ont soutenu des négociations dans la capitale du Kazakhstan, Astana, pour tenter de faire cesser les hostilités en Syrie. L’Iran et la Russie ont par ailleurs apporté un soutien politique, financier et militaire régulier à Bachar Al-Assad tout au long du conflit.
Déclenché en 2011 avec la répression par le régime de manifestations pro-démocratie, le conflit syrien s’est transformé au fil des ans en une guerre meurtrière qui a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Les organisateurs entendaient faire en sorte « que les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à la xénophobie.
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En Allemagne, 50 000 personnes à un concert contre l’extrême droite

Les organisateurs entendaient faire en sorte « que les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à la xénophobie.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 22h30
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 08h04
   





                        



   


« Nous sommes plus nombreux. » Quelque 50 000 personnes ont assisté, lundi 3 septembre au soir, à un concert rock contre la xénophobie dans la ville de Chemnitz, théâtre cette semaine de plusieurs rassemblements de l’extrême droite.
Les organisateurs n’en attendaient pas tant : ils avaient prévu entre 20 000 et 30 000 spectateurs pour ce concert gratuit, où se sont produits des groupes de la scène locale et nationale. « Il ne s’agit pas ici d’une bataille gauche contre droite mais d’une évidence, et ce peu importe votre couleur politique : s’opposer à une foule d’extrême droite qui devient violente », a dit Campino, chanteur vedette du groupe Toten Hosen, très célèbre en Allemagne. Qui a expliqué sa présence « en tant que citoyen » et non chanteur :
« Il est très important que nous arrêtions ce mouvement tant que c’est encore une boule de neige et avant que cela ne devienne une avalanche. »

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Manifestations de la droite ultra
L’événement, prévu depuis une semaine, avait pour vocation de faire en sorte « que les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à l’extrême droite. Cette semaine, plusieurs manifestations contre les étrangers ont en effet été organisées par l’extrême droite dans cette petite ville de Saxe.
Samedi, ils étaient 8 000 à dénoncer la mort d’un Allemand de 35 ans, tué de plusieurs coups de couteau dans la rue. La justice a arrêté un demandeur d’asile irakien de 22 ans, soupçonné du meurtre, et un Syrien, complice supposé dans cette affaire.
En marge de ce rassemblement, des violences ont éclaté, faisant une vingtaine de blessés, dont un Afghan de 20 ans roué de coups par des hommes masqués, des militants du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) et une équipe de télévision. Des actes vivement condamnés par le gouvernement lundi.

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« Il nous faut quitter nos divans douillets »
« Ce à quoi nous avons malheureusement assisté au cours des derniers jours — y compris lors du week-end, ces marches d’extrémistes de droite et de néonazis prêts à la violence — n’a rien à voir avec le deuil d’un homme » mais vise « à lancer un message de haine contre les étrangers, les responsables politiques, la police et la presse libre », a déclaré le porte-parole de Mme Merkel, Steffen Seibert. 
Une prise de parole qui faisait suite aux propos du ministre des affaires étrangères appelant les Allemands à redoubler de vigilance face à l’extrême droite. « Il nous faut quitter nos divans douillets et prendre la parole », a déclaré le responsable social-démocrate Heiko Maas ce week-end. Lundi, les habitants de Chemnitz ont aussi été invités sur les réseaux sociaux à participer à une « manifestation aux fenêtres » en reprenant ce mot d’ordre et en suspendant à leur balcon des messages de tolérance.

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L’AfD en progression
L’extrême droite, portée par le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), première force d’opposition à la chambre des députés à Berlin, s’est saisie de cet homicide de Chemnitz pour relancer ses critiques contre les migrants et la politique d’Angela Merkel à leur égard. La chancelière est accusée d’avoir fait grimper l’insécurité dans le pays en accueillant en 2015 et en 2016 plus de un million de demandeurs d’asile.

   


L’AfD mène aussi depuis des mois campagne au sujet du meurtre d’une adolescente de 15 ans à la fin de 2017 dans une supérette de la ville de Kandel, dans le sud-ouest du pays, près de la frontière française. Son ancien petit-ami, Abdul D., un demandeur d’asile disant venir d’Afghanistan, a été condamné lundi pour ces faits à huit ans et demi de prison. Il devrait être expulsé au terme de sa détention.

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La mobilisation contre les migrants porte en tout cas ses fruits électoralement à l’extrême droite : selon les derniers sondages, l’AfD est en progression dans les intentions de vote, à environ 16 %, et en troisième position, juste derrière le Parti social-démocrate, qui n’est, lui, qu’à 17 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’OTAN et ex-premier ministre danois explique, dans une tribune au « Monde », que le Japon et la France sont en mesure de renforcer le multilatéralisme face à la montée du courant antilibéral dans le monde.
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France-Japon : « De nombreuses convergences d’intérêts sur les questions géostratégiques »

Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’OTAN et ex-premier ministre danois explique, dans une tribune au « Monde », que le Japon et la France sont en mesure de renforcer le multilatéralisme face à la montée du courant antilibéral dans le monde.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 19h33
    |

Anders Fogh Rasmussen (Président fondateur de Rasmussen Global, ancien premier ministre danois (2001-2009), secrétaire général de l'OTAN de 2009 à ...







                        



                                


                            

Tribune. La signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Japon, le 17 juillet, marque une nouvelle étape dans leur relation toujours plus étroite. Couvrant près de 30 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, l’accord soutient, rien qu’en France, plus de 87 000 emplois concernés par les exportations vers le Japon.
Alors que les Etats-Unis, le principal partenaire économique du Japon et de l’UE, est engagé dans une guerre commerciale, ce traité de libre-échange est un signal fort en faveur de l’ouverture et de l’intégration entre les grandes économies, même dans des secteurs sensibles et concurrentiels.

Pour le président Macron, c’est aussi l’occasion de défendre avec l’unique puissance asiatique membre du G7 un système multilatéral mis sous pression. Bien que le premier ministre Abe ait dû annuler sa visite d’Etat en France à cause d’importantes inondations au Japon, l’invitation avait une haute valeur symbolique puisque les deux dirigeants auraient assisté ensemble à la parade militaire du 14 Juillet.
Création de nouvelles normes communes
Concrètement, le but premier de ce traité de libre-échange est de supprimer la grande majorité des droits de douane entre les deux entités économiques. Mais il inaugure aussi la création de nouvelles normes communes, notamment pour l’échange des données numériques. Loin d’être une question technique, l’échange de ces données est au cœur du commerce international d’aujourd’hui et de demain, tant pour les produits à l’export que pour les services. L’Europe et le Japon créent ainsi des standards globaux sur lesquels les autres pays devront ensuite s’aligner.
Au-delà des aspects purement commerciaux, Paris et Tokyo ont de nombreuses convergences d’intérêts sur les questions géostratégiques, notamment en ce qui concerne la stabilité de la région indo-pacifique.
Deux des plus grands défis de la région, l’expansionnisme chinois en mer de Chine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Un mouvement social survient au moment où les vacanciers reviennent des 227 îles habitées que compte le pays.
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Les îles grecques coupées du monde par une grève de marins

Un mouvement social survient au moment où les vacanciers reviennent des 227 îles habitées que compte le pays.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 18h51
   





                        



   


En Grèce, le prochain bateau se fait attendre. Depuis lundi 3 septembre au matin, la puissante Fédération nationale des marins (PNO) a gelé toutes les liaisons maritimes dans le pays afin d’obtenir une hausse des salaires. La grève se prolongera mardi pour vingt-quatre heures, a annoncé la PNO, se félicitant de « la participation générale » à la grève.
Le mouvement social survient au moment où les vacanciers reviennent des 227 îles habitées que compte le pays. Les compagnies de ferries avaient renforcé leur programme dimanche pour y faire face. L’union des entreprises de ferries (SEEN) a déploré « les sérieux problèmes » provoqués par cette grève : blocage des touristes sur les îles et incapacité pour ces derniers de rentrer chez eux par les vols programmés ; annulation des réservations des ferries et des hôtels ; difficultés rencontrées pour le ravitaillement des îles.
Selon The Independent, environ 180 000 personnes sont affectées par ce mouvement social. Les compagnies recommandent à leurs passagers de demander un remboursement et de prendre contact avec leur agence de voyage pour réorganiser leur voyage.

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Hausse de 5 % réclamée
La Fédération a lancé cette mobilisation faute d’accord patronal aux hausses de salaire qu’elle réclame, de 5 %, en mettant en avant le gel des salaires imposé au secteur pendant la crise traversée par le pays depuis neuf ans. Sur fond de boom du tourisme notamment vers les îles — un emploi sur cinq en Grèce est lié à cette industrie —, les armateurs ont pour leur part proposé une hausse de 1 % à partir de septembre, puis une autre d’autant en juin.
Mais à l’annonce de la prolongation du mouvement, la SEEN a fait une nouvelle proposition, lundi après-midi, portant cette fois sur une hausse de 2 % des salaires des marins. Les armateurs se sont également engagés à signer la convention collective d’ici à la fin de l’année, selon un communiqué.
Cette grève est la première depuis la sortie officielle du pays, le 21 août, des programmes de prêts UE-FMI ayant assuré sa survie financière depuis 2010 en échange d’une purge d’austérité et de réformes. Dans le sillage de cette échéance, qui allège sans le lever le strict contrôle budgétaire exercé sur la Grèce par ses créanciers, le premier ministre, Alexis Tsipras, s’est engagé vendredi à augmenter le salaire mensuel minimal, tombé à 586 euros contre environ 760 avant la crise de la dette.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Selon l’ancien président Anerood Jugnauth, la cession de l’archipel au Royaume-Uni, en 1965, s’est faite « sous la contrainte ».
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Compte rendu

Maurice revendique les îles Chagos devant la Cour internationale de justice

Selon l’ancien président Anerood Jugnauth, la cession de l’archipel au Royaume-Uni, en 1965, s’est faite « sous la contrainte ».


LE MONDE
              datetime="2018-09-03T14:20:49+02:00"

        Le 03.09.2018 à 14h20






    
L’île de Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos, abrite une base militaire américano-britannique.
Crédits : Stringer . / REUTERS


L’île Maurice a revendiqué devant la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye, sa souveraineté sur les îles Chagos, lundi 3 septembre, disant avoir été forcée de céder au Royaume-Uni, en 1965, cet archipel de l’océan Indien où Londres a ensuite installé une base commune avec les Etats-Unis.
« Plus de cinquante ans après l’indépendance, le processus de décolonisation de Maurice reste incomplet », a déclaré devant la CIJ l’ancien président mauricien Anerood Jugnauth, qui participa aux négociations de l’époque. Le découpage territorial a été effectué « sous la contrainte », dans le cadre des pourparlers sur l’indépendance de Maurice, accordée trois ans plus tard par Londres, a ajouté l’ancien dirigeant.

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La séparation de l’archipel de 55 îles, dont seules trois sont habitées, a été suivie de l’expulsion d’environ 2 000 Chagossiens – décrits dans un câble britannique de l’époque comme « quelques Tarzans et Vendredis » – vers l’île Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire de l’île de Diego Garcia. Le Royaume-Uni s’était servi des pourparlers sur l’indépendance de ce territoire semi-autonome pour parvenir à ses fins, tout en versant une somme de 3 millions de livres en échange des Chagos.
« Enorme pression »
Lundi, l’ex-président Jugnauth a affirmé que la délégation mauricienne de l’époque n’avait eu droit « à aucune marge ni aucun choix » sur la question des Chagos. Lors de rencontres secrètes à Londres, le premier ministre britannique de l’époque, Harold Wilson, avait voulu « faire peur » aux responsables mauriciens pour les forcer à céder l’archipel convoité, a ajouté M. Jugnauth. Harold Wilson leur avait dit qu’ils pouvaient rentrer à Port-Louis « avec ou sans l’indépendance » et que « la meilleure des solutions pourrait être l’indépendance et le détachement [des Chagos] par le biais d’un accord », a-t-il poursuivi.
« C’est avec en toile de fond cette énorme pression et dans des circonstances équivalant à la contrainte que, moins de cinq heures plus tard, quatre des cinq représentants de Maurice ont cédé le détachement de l’archipel des Chagos », a déclaré M. Jugnauth.
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        Port-Louis, île Maurice, décembre 2014"
            data-slide-description="Rosemay est née à Peros Banhos, une île des Chagos. Elle a été déportée, comme les autres Chagossiens, puis s’est mariée à un Mauricien, mort depuis. « Là-bas, c’était plus beau qu’ici, à 100 %. » Elle vit de sa maigre pension à Port-Louis."
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            data-slide-description="Les oubliés du miracle mauricien se retrouvent dans le quartier de Batterie-Cassée. Les inégalités montent dans l’île, l’insécurité aussi. Les quartiers aisés deviennent des forteresses, les quartiers pauvres des poudrières."
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            data-slide-description="Pamela est d’origine chagossienne, mais elle n’a jamais vu l’archipel. Elle n’en connaît que ce qu’Azulé, son mari, lui raconte quand il rentre des longues périodes de pêche qui l’emmènent dans les différentes îles de l’océan Indien."
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            data-slide-description="Quartier de Batterie-Cassée, rue Diego-Garcia : un nom emprunté à l’île principale des Chagos, devenue depuis une base militaire américaine."
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            data-slide-description="Quand ils n’ont pas école, les enfants restent à la maison car, pour aller à la plage, il faut traverser les quartiers en tôles, enjamber les toxicomanes, franchir le boulevard en évitant les voitures, prendre un bus et contourner les grands hôtels pour touristes."
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            data-slide-description="L’assistance n’est pas très nombreuse pour l’enterrement d’Emilie Louise Codor, la doyenne des Chagossiens. Un simple trou creusé dans le sol, pas de stèle, pas de croix, pas de nom. Emilienne reposera ici, loin de sa terre natale."
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            data-slide-description="Dans le salon de « Petit Frère », le vide laissé par le passé est comblé de manière artificielle : bondieuseries, fleurs en plastique, peluches... « Aux Chagos on n’avait rien et on avait tout pour être heureux. Ici, il n’y a rien de bon pour nous. »"
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            data-slide-description="Au siège du Chagos Refugees Group, Olivier Bancoult montre les panneaux sur la déportation, les militaires, les tombes écrasées, les pèlerinages chaque année... Sur les murs s’étale la lutte des 40 dernières années, les rencontres, les soutiens, les victoires."
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            data-slide-description="Mimose a quitté les Chagos en 1968. Sa mère, Rita Bancoult, était une grande militante du mouvement chagossien. « Ici, il y a beaucoup de problèmes de racisme avec les hindous. En Angleterre non, et il y a du travail. C’est pour ça que mes enfants sont partis. »"
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            data-slide-description="Anaïs a 17 ans. Née à Maurice d’une mère chagossienne et d’un père mauricien, elle veut devenir hôtesse de l’air pour voir plus souvent sa grand-mère et sa tante, qui vivent en Angleterre."
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        Aéroport de Gatwick, Royaume-Uni, juin 2017"
            data-slide-description="Allen a grandi et étudié à l’île Maurice. C’est lui qui est à l’origine des premières arrivées de Chagossiens en Angleterre, il voulait que son peuple ait un avenir meilleur. « J’avais 25 ans et j’ai eu cette vision, je voulais venir en Angleterre. »"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="C’est dans cet hôtel qu’a été hébergé le premier groupe de seize Chagossiens venus s’installer à Crawley, en 2002, après avoir campé quatre jours dans l’aéroport de Gatwick. Ils restèrent six mois dans cet hôtel avant d’obtenir leurs papiers de résidents."
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        Crawley, Royaume-Uni, juin 2017"
            data-slide-description="Journée de football organisée par la communauté chagossienne de Crawley. Le joueur de dos appartient à l’équipe Chagos Island Association, qui a participé à la Coupe du monde des peuples sans Etat, en 2016, en Abkhazie."
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            data-slide-description="La communauté chagossienne de Crawley est venue supporter les équipes de football."
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            data-slide-description="Ces  jeunes filles appartiennent à la troisième génération, celle qui est née à Maurice mais a connu principalement l’Angleterre et compte y construire son avenir. « Aller aux Chagos, oui, mais en vacances », disent certains."
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            data-slide-description="Lucie ne souhaite pas rentrer à Maurice. « Mon pays, c’est l’Angleterre. Les Anglais ont fait beaucoup de mauvaises choses avec les Chagossiens, mais ici le gouvernement me donne une pension et m’aide pour les médicaments, les lunettes, le médecin. »"
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            data-slide-description="Anne-Marie a été déportée à Maurice à l’âge de 7 ans. « Quand nous sommes arrivés, les Mauriciens nous traitaient de Zoulous. » Elle a arrêté l’école à 14 ans, a travaillé dans une usine de textile, s’est mariée à 18 ans et s’est installée en Angleterre en 2007."
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            data-slide-description="Un prédicateur prononce des louanges devant l’entrée de l’église de Langley Green. Cette paroisse est principalement fréquentée par les communautés chagossienne et mauricienne. Le pasteur Roro est lui-même mauricien."
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            data-slide-description="Stéphane, 25 ans, est arrivé en Angleterre en 2006 avec son père. Il travaille dans le bâtiment et vient d’avoir un petit garçon. Il souhaite retourner sur les Chagos. « Je voudrais y construire une maison. Ici, ce n’est pas ma vie. Là-bas, il y a tout à faire. »"
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        Londres, Royaume-Uni, juin 2017"
            data-slide-description="C’est un jour important dans le combat que mène Olivier Bancoult, le président du Chagos Refugees Group. Il a fait le voyage de Port-Louis à Londres pour défendre devant la Cour suprême les intérêts de son peuple en exil."
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Port-Louis, île Maurice, décembre 2014            
Rosemay est née à Peros Banhos, une île des Chagos. Elle a été déportée, comme les autres Chagossiens, puis s’est mariée à un Mauricien, mort depuis. « Là-bas, c’était plus beau qu’ici, à 100 %. » Elle vit de sa maigre pension à Port-Louis.

MORGAN FACHE / ITEM
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Au début des années 1970, alors que la guerre froide s’intensifiait, le Royaume-Uni a établi une base militaire conjointe avec les Etats-Unis sur Diego Garcia, la plus grande et la plus connue des îles Chagos. Depuis, la base – dont le bail court jusqu’en 2036 – a joué un rôle clé dans des opérations militaires américaines. Elle a notamment servi aux campagnes de bombardement américaines en Afghanistan et en Irak. Elle a aussi été utilisée par la CIA comme centre d’interrogation de suspects capturés en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.
Revers diplomatique
La session ouverte lundi devant la CIJ est la conséquence d’une résolution adoptée en juin 2017 par l’Assemblée générale de l’ONU. Dans un revers diplomatique infligé à Londres, le texte présenté par Maurice et soutenu par les pays d’Afrique demandait à la CIJ son avis dans ce litige qui dure depuis plus d’un demi-siècle. Les quinze juges de l’organe judiciaire principal des Nations unies doivent entendre les arguments sur « les conséquences légales de la séparation de l’archipel des Chagos de Maurice ».
L’Union africaine et 22 pays, dont le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Allemagne et plusieurs pays d’Asie et d’Amérique latine doivent prendre part à la procédure, prévue sur quatre jours. Ensuite, les juges de la CIJ émettront leur « avis consultatif » dans un délai qui peut se compter en mois, voire en années.

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Le vote de la résolution sur la saisine de la CIJ, en 2017, était considéré comme un test de la capacité du Royaume-Uni à rallier ses voisins, un an après son référendum de sortie de l’Union européenne. Mais ce vote, par 95 voix contre 15, a surtout été marqué par l’abstention de 65 pays, dont la France, l’Italie et l’Allemagne. Londres, qui s’est à plusieurs reprises engagé à céder l’archipel des Chagos à Maurice lorsqu’il ne sera plus nécessaire à des fins de défense, a annoncé qu’il « défendrait fermement » sa position dans les débats s’ouvrant lundi.
Le Royaume-Uni a toutefois exclu en 2016 le retour des anciens habitants des Chagos et de leurs descendants. De son côté, Port-Louis reconnaît l’existence de la base de Diego Garcia et accepte son fonctionnement à l’avenir, conformément au droit international.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le meurtre de cette adolescente avait choqué en Allemagne. L’extrême droite s’en est saisie pour faire campagne contre les étrangers.
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Allemagne : un demandeur d’asile condamné pour le meurtre de son ex-petite amie

Le meurtre de cette adolescente avait choqué en Allemagne. L’extrême droite s’en est saisie pour faire campagne contre les étrangers.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 12h16
   





                        



   


La justice allemande a condamné à huit ans et demi de prison ferme un migrant reconnu coupable d’avoir tué à la fin de 2017 son ex-petite amie, une adolescente de 15 ans. Ce meurtre a choqué en Allemagne, et l’extrême droite s’en est saisie pour faire campagne contre les étrangers.
Le jeune demandeur d’asile débouté, qui affirme être afghan mais dont la nationalité n’a pu être établie avec certitude, risquait jusqu’à quinze ans de prison dans ce procès qui s’est déroulé devant le tribunal de Landau, dans le sud du Land de Rhénanie-Palatinat. Il a reconnu les faits et exprimé des remords durant l’audience. L’accusation estime que le jeune homme arrivé seul en Allemagne a agi par « jalousie » après que l’adolescente l’eut quitté.
Identifié comme Abdul D., le jeune demandeur d’asile a comparu devant une juridiction pour mineurs et, du coup, à huis clos, car il a affirmé avoir eu 15 ans au moment des faits. Un expert a évalué, lui, son âge à entre 17 et 20 ans et les juges ont renoncé dans le doute à une juridiction pour adultes.

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Affaire exploitée par l’AfD
Les faits remontent au 27 décembre 2017. Selon plusieurs témoins, l’accusé a suivi son ancienne petite amie, Mia, dans une droguerie de Kandel. Il l’a poignardée sur place à sept reprises, avant d’être stoppé par des passants dans la rue.
Ce meurtre fait partie d’une série d’agressions très médiatisées en Allemagne impliquant des demandeurs d’asile, qui ont alimenté la colère d’une partie de la population contre les migrants et la chancelière allemande, Angela Merkel. Cette dernière est devenue la cible privilégiée de l’extrême droite en particulier, qui l’accuse d’être à l’origine d’une hausse de l’insécurité après avoir ouvert les portes du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait une entrée spectaculaire à la chambre des députés il y a un an, s’est saisi très tôt du fait divers de Kandel pour répéter son message contre les migrants, avec affiches et rassemblements. Il organise régulièrement à Kandel des manifestations depuis le début de l’année – la dernière en date samedi – dont certaines ont été émaillées de violences. La cheffe du gouvernement de cette région, la Rhénanie-Palatinat, la sociale-démocrate Malu Dreyer, a qualifié d’« insupportable » ce qu’elle considère comme une récupération politique.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Si le nombre de personnes arrivant en Europe est en diminution, le taux de mortalité, surtout parmi ceux qui rejoignent le continent par la mer, a augmenté.
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La traversée de la Méditerranée toujours plus meurtrière pour les migrants

Si le nombre de personnes arrivant en Europe est en diminution, le taux de mortalité, surtout parmi ceux qui rejoignent le continent par la mer, a augmenté.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 12h55
   





                        



   


Alors que l’Europe se déchire autour de la question de migrants traversant la Méditerranée, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) publie un rapport qui rappelle que la traversée de la mer Méditerranée est un itinéraire encore plus meurtrier qu’auparavant.
Selon ce nouveau rapport, intitulé « Voyage du désespoir » (« Desperate Journeys », en PDF), plus de 1 600 personnes ont déjà perdu la vie ou ont disparu dans le courant de l’année 2018 au cours d’une traversée pour rejoindre les rivages de l’Europe.

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L’Espagne, première porte d’entrée des migrants en Europe
Le HCR relève que si le nombre de personnes arrivant en Europe est en diminution, le taux de mortalité, surtout parmi ceux qui rejoignent le continent par la Méditerranée, a considérablement augmenté. Ainsi, en Méditerranée centrale, « pour chaque groupe de 18 personnes ayant entrepris la traversée entre janvier et juillet 2018, une personne est décédée ou a disparu, contre une sur 42 au cours de la même période en 2017 », note le HCR.
« Ce rapport confirme une fois de plus que la traversée de la Méditerranée est l’une des voies les plus meurtrières au monde », déclare Pascale Moreau, la directrice du bureau du HCR pour l’Europe.
Au début du mois d’août, l’agence onusienne signalait qu’environ 60 000 migrants ont traversé la Méditerranée depuis janvier, soit 50 % du nombre enregistré durant la même période l’an dernier. L’Espagne est devenue cette année la première porte d’entrée des migrants dans l’Union européenne, dépassant l’Italie, qui leur ferme ses ports. Plus de 23 500 migrants sont arrivés depuis janvier par la mer en Espagne, plus que sur l’ensemble de l’année dernière, selon le HCR.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l’Union européenne vont prendre fin dès lundi 3 septembre. La Commission européenne favorise le développement de cette énergie en Europe mais acte la fin d’une filière industrielle.
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Solaire : l’Europe laisse entrer le soleil chinois

Les restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l’Union européenne vont prendre fin dès lundi 3 septembre. La Commission européenne favorise le développement de cette énergie en Europe mais acte la fin d’une filière industrielle.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 11h59
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. « Laisse entrer le soleil », chantaient les hippies de Hair en 1968, à une époque où l’on croyait encore qu’un autre monde était possible. Sans être aussi révolutionnaire, la Commission européenne entend elle aussi, cinquante ans plus tard, laisser entrer le soleil, mais celui-là est chinois. A partir de ce lundi 3 septembre, les panneaux et cellules solaires de l’empire du Milieu pourront débarquer sans restriction dans les paysages du Vieux Continent. Un revirement largement attendu mais spectaculaire si l’on se replace en 2013 lorsque, sur une plainte des industriels européens du secteur, l’Europe imposait des restrictions à l’importation des panneaux chinois.
Curieusement, alors que, depuis cette date, le climat s’est sérieusement refroidi sur le front du commerce international, les 28 membres de l’Union jouent l’apaisement. Une stratégie opposée à celle du nouveau locataire de la Maison Blanche qui n’a de cesse que de rallumer les guerres commerciales, et particulièrement celles avec la Chine. C’est pourquoi Pékin s’est félicité de cette décision qui constitue selon lui un « modèle de règlement positif d’un différend commercial ».
La Commission avait à trancher entre deux lobbys. Celui des industriels, qui plaident la fermeture des frontières, et celui des installateurs qui cherchent les produits les moins chers possible. Ces derniers ont eu gain de cause pour deux raisons. D’abord parce que les importateurs et installateurs représentent numériquement beaucoup plus de chiffre d’affaires et d’emplois : plus de 80 000 en Europe en 2016, selon la profession. Pour eux, la levée des barrières tarifaires devrait ajouter 45 000 emplois à la filière. Rien qu’en France, avec les nouveaux programmes annoncés, le nombre de jobs pourrait être multiplié par cinq.
Echec patent pour l’Europe
La deuxième raison est plus fondamentale. Pour atteindre ses objectifs ambitieux de développement du renouvelable,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les sociaux-démocrates tentent d’enrayer la progression de l’extrême droite, qui pourrait réaliser une percée spectaculaire aux législatives du 9 septembre.
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La coalition au pouvoir en Suède serre la vis sur l’asile

Les sociaux-démocrates tentent d’enrayer la progression de l’extrême droite, qui pourrait réaliser une percée spectaculaire aux législatives du 9 septembre.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h19
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Officiellement, il s’agit d’un « retour à une politique sociale-démocrate plus traditionnelle », selon le premier ministre suédois, Stefan Löfven. Officieusement, on reconnaît, dans les rangs de son parti, qu’il s’agit d’une tentative pour enrayer la chute dans les sondages et la fuite des électeurs vers l’extrême droite. En dépit des réserves de son allié écologiste, le chef du gouvernement social-démocrate a tiré un trait sur la doctrine de son parti en matière d’asile, pour espérer rester au pouvoir après les législatives du 9 septembre.
« Très tôt dans la campagne, il a été décidé que la priorité était de regagner le vote des électeurs partis à l’extrême droite, en faisant des annonces qui montreraient qu’on était crédibles sur les questions d’immigration, avant de lancer une campagne plus traditionnelle sur la défense de l’Etat-providence », explique le politologue Ulf Bjereld, proche de la formation.
Dès le mois de mai, Stefan Löfven, flanqué de sa ministre de l’immigration, Heléne Fritzon, a annoncé une série de mesures destinées à limiter les arrivées de réfugiés. Il a souhaité que leur nombre n’excède pas le niveau européen « proportionnellement à la population » du pays. Cela signifie qu’en 2017, par exemple, le royaume n’aurait pas dû recevoir plus de 14 000 demandeurs d’asile, contre les 26 000 enregistrés.

Depuis, le chef de file des sociaux-démocrates martèle son intention de pérenniser les restrictions au droit d’asile, adoptées en 2016 dans l’urgence et pour trois ans. Parmi elles : la quasi-suspension du regroupement familial et la généralisation des permis de séjour temporaires à la place des permanents. Il y ajoute des mesures destinées à compliquer la vie des sans-papiers. M. Löfven avait ainsi affirmé en mai que leurs enfants ne pourront plus aller à l’école – assertion que son cabinet avait démentie aussitôt.
Oublié donc le discours du 6 septembre 2015, sur Medborgarplatsen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Les « insoumis » défendent une tradition de l’accueil, mais adoptent aussi des positions eurosceptiques et sont attachés aux frontières.
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Immigration : La France insoumise, embarrassée, envoie des signaux ambigus

Les « insoumis » défendent une tradition de l’accueil, mais adoptent aussi des positions eurosceptiques et sont attachés aux frontières.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h13
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est un sujet très sensible. La question des « vagues d’immigration » est potentiellement inflammable pour La France insoumise (LFI) à neuf mois des élections européennes tant la ligne de crête que veut tenir LFI − à la fois un discours de gauche, la défense des frontières et l’euroscepticisme − peut être périlleuse.
Les « insoumis » en ont conscience et avancent prudemment sur le sujet. Surtout depuis les déclarations de Sahra Wagenknecht de Die Linke, mouvement allemand proche de La France insoumise. Celle qui doit lancer le 4 septembre son mouvement Aufstehen (« Debout ») multiplie les déclarations hostiles à l’immigration, ce qui embarrasse LFI. Beaucoup se retranchent derrière des « problèmes de traduction » pour éviter de se prononcer et bottent en touche, rappelant l’opposition du groupe LFI à l’Assemblée nationale au projet de loi asile-immigration.

« Quand les réfugiés sont là, il faut les accueillir, estime Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne. Mais il faut faire en sorte qu’ils vivent dignement chez eux. » Charlotte Girard, qui doit faire partie du binôme de tête avec Manuel Bompard pour les élections européennes, précise : « Dire que [les vagues d’immigration] peuvent peser à la baisse sur les salaires et profiter au patronat n’est pas un raisonnement complètement absurde. Ce n’est pas une vue de l’esprit. D’ailleurs, le Medef soutient l’accueil des migrants. » A quoi certains cadres de LFI, comme Clémentine Autain ou Eric Coquerel, ajoutent : « C’est d’ailleurs pour éviter cela que l’on doit régulariser les sans-papiers. » 
Pour éclaircir sa position et rassurer ses troupes, Jean-Luc Mélenchon s’est senti obligé de revenir sur le sujet de l’immigration lors de son discours de rentrée, le 25 août à Marseille, pendant l’université d’été de son mouvement. « C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement, a ainsi lancé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Figure du parti de gauche Die Linke, Sahra Wagenknecht lance un mouvement pour reprendre le terrain laissé à l’extrême droite.
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En Allemagne, l’émergence d’une gauche antimigrants

Figure du parti de gauche Die Linke, Sahra Wagenknecht lance un mouvement pour reprendre le terrain laissé à l’extrême droite.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 06h38
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Le projet divise les observateurs de la scène politique allemande. Les uns veulent croire à une initiative sans lendemain, avant tout motivée par le désir d’émancipation d’une députée à l’ambition dévorante, trop à l’étroit dans son propre parti ; les autres voient au contraire le début d’une aventure prometteuse, qui pourrait bousculer en profondeur la vie politique du pays.
Tous, cependant, sont d’accord pour dire que le mouvement « Aufstehen » (« Debout ») lancé, mardi 4 septembre, par Sahra Wagenknecht, qui entend pour l’heure rester coprésidente du groupe Die Linke au Bundestag, est un symptôme : celui d’une gauche allemande en pleine crise existentielle. Celle-ci est confrontée à une érosion inédite de son socle électoral, concurrencée par une extrême droite plus conquérante que jamais et sommée d’apporter des réponses à des questions jugées longtemps secondaires, mais aujourd’hui centrales dans le débat public, celle de l’immigration au premier chef.

Sahra Wagenknecht, 49 ans, occupe une place à part dans la vie politique allemande. Débatteuse redoutée, invitée régulière des talk-shows télévisés, où sa beauté sévère et son verbe mordant font merveille, elle jouit d’une exposition médiatique inversement proportionnelle à son poids politique. Membre du Bundestag depuis 2009, elle a toujours défendu des positions intransigeantes au sein de sa famille politique, au risque de se mettre à dos la majorité de ses camarades.
« Naïveté »
Soucieuse de défendre la mémoire de la RDA à une époque, celle des lendemains de la réunification, où il était de bon ton de la condamner en bloc ; continuant à se dire « marxiste » quand presque plus personne, dans son parti, n’ose célébrer l’auteur du Capital ; en porte-à-faux avec la ligne officielle de Die Linke en raison de son soutien affiché au gouvernement russe, de ses griefs répétés contre l’Union européenne et de sa critique acharnée de l’OTAN, elle s’est surtout fait...




                        

                        


<article-nb="2018/09/04/18-20">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais, revenant sur l’annonce de la compagnie irlandaise de ne pas indemniser sa clientèle après la grève de ses pilotes, rappelle que les passagers ne sont plus seuls dans leurs démarches de remboursement.
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RyanAir : « Les passagers sont invités à se rebiffer »

Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais, revenant sur l’annonce de la compagnie irlandaise de ne pas indemniser sa clientèle après la grève de ses pilotes, rappelle que les passagers ne sont plus seuls dans leurs démarches de remboursement.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 09h59
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            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS CONSO. Peu soucieuse de malmener ses passagers, Ryanair, la compagnie irlandaise à bas coût, a annoncé le 26 juillet qu’elle ne verserait pas, à ceux dont les vols ont été ­annulés ou retardés cet été, les indemnisations auxquelles ils ont en principe droit – de 250 à 600 euros, selon leur trajet. Son PDG, Michael O’Leary, espérait sans doute ainsi les décourager de faire toute demande.
de nombreuses sociétés spécialisées se chargent des démarches nécessaires, y compris, si nécessaire, auprès des tribunaux, et se rémunèrent en prélevant une commission sur les sommes versées aux voyageurs
C’était toutefois oublier que les passagers ne sont plus seuls : il existe, depuis quelques années, de nombreuses sociétés spécialisées dans l’assistance au recouvrement de leurs indemnisations – AirHelp, plate-forme américaine créée en 2013, qui se présente comme le leader mondial du marché, Flightright, qui revendique le titre de leader européen, Air-indemnité, RefundMyTicket, Skymediator… Elles se chargent des démarches nécessaires, y compris, si nécessaire, auprès des tribunaux, et se rémunèrent en prélevant une commission sur les sommes versées aux voyageurs. Elles ont donc tout ­intérêt à ce que ces derniers fassent valoir leurs droits.
AirHelp invite donc les passagers – « 270 000 », estime-t-elle – affectés par les douze jours de grève de juillet et août, à réclamer les « 78 millions d’euros » qui leur seraient dus. La société allemande Flightright fait de même. Elle indique avoir engagé une action en justice contre Ryanair auprès du tribunal de Francfort, le 14 août. Elle accuse, en effet, Ryanair d’avoir violé le règlement européen 261/2004, qui prévoit ces indemnisations.
M. O’Leary le conteste. Il rappelle qu’aux termes de ce règlement (article 5), le versement de la compensation n’est pas obligatoire, lorsque « l’annulation est due à des circonstances extraordinaires, qui n’auraient pas pu être...




                        

                        

