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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Un Nicolas Hulot très ému laisse le ministère de la transition écologique et solidaire entre les mains de François de Rugy.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le fisc a découvert des manquements déclaratifs concernant la société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne.
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Remaniement : la démission de Laura Flessel du gouvernement liée à « sa situation fiscale »

Le fisc a découvert des manquements déclaratifs concernant la société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h06
   





                        



   


En annonçant sa démission, mardi 4 septembre, Laura Flessel a invoqué des « raisons personnelles » pour justifier son départ du ministère des sports. Mais cela pourrait s’avérer plus politique qu’annoncé. La démission de la ministre est liée à sa « situation fiscale », a fait savoir une source proche du dossier, confirmant des informations du Canard Enchaîné et de Mediapart.
Selon le site d’information, le fisc a récemment saisi la commission des infractions fiscales (CIF) après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant la société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne. La CIF pourrait ainsi déposer une plainte pénale pour fraude dans cette affaire.

        Notre analyse sur le mandat de la ministre
         

          qui quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée



875 parts sur 1000
Cette société — Flessel and Co —, a fait l’objet d’une « dissolution anticipée » le 30 septembre 2017. D’après le procès-verbal de dissolution, Laura Flessel y apparaissait propriétaire de 875 parts sur 1 000, son mari, Denis Colovic, de 125 parts. Selon Mediapart, « les sommes en cause s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’impôt potentiellement éludés sur les trois derniers exercices de l’entreprise concernée ».
L’entourage de l’ancienne championne olympique d’escrime a toutefois tenté de minimiser la situation. Laura Flessel « n’a fait aucune erreur. Ce n’est pas la cause de son départ », a déclaré un proche de l’ex-ministre, selon lequel le litige concerne « sa société de droits à l’image dont son mari était gérant ».
Sollicitée par l’Agence France-Presse, l’administration fiscale a répondu que, « soumise au secret professionnel et fiscal, (elle ne pouvait pas) s’exprimer sur des dossiers particuliers ou en cours sans contrevenir à la loi ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les préparatifs d’attaques étaient assez avancés. Les militants envisageaient notamment d’empoisonner de la nourriture halal.
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édition abonné


Ce que révèle l’enquête sur les projets d’attentats de l’ultradroite visant des musulmans

Les préparatifs d’attaques étaient assez avancés. Les militants envisageaient notamment d’empoisonner de la nourriture halal.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h40
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

La plupart se sont défendus en disant qu’il s’agissait de simples « fantasmes », d’« illusions », de « vœux pieux ». « On a tous nos démons », a concédé un autre, maladroitement, devant les enquêteurs. Deux mois après l’interpellation, entre le 24 juin et le 23 juillet, de treize membres (dix hommes et trois femmes) d’un groupuscule d’extrême droite, soupçonnés de vouloir commettre des attentats en France contre des musulmans, Le Monde a pu prendre connaissance de leurs premières déclarations devant la justice. Des procès-verbaux qui permettent de mieux cerner les intentions de ces militants âgés de 32 à 69 ans, très éloignés des partis politiques, aux confins du survivalisme, de la dérive collective, et en proie à de véritables bouffées meurtrières pour certains.

En réalité, trois types de projets d’attentat avec des débuts de préparatifs ont été découverts par les enquêteurs lors de leurs investigations sur ce groupuscule qui s’était baptisé « Action des forces opérationnelles » (AFO). Certains apparaissent plus improbables que d’autres. Mais plusieurs membres de l’organisation avaient sérieusement commencé à réfléchir à leur mise en œuvre. Le premier visait à tuer « deux cents imams radicaux », le second à « empoisonner » de la nourriture halal dans des supermarchés, le troisième à jeter des grenades sur diverses cibles musulmanes : fidèles lors de prières de rue, librairies de littérature salafiste ou encore automobilistes identifiés après avoir remonté une file de véhicules à scooter. Des projets plusieurs fois évoqués de façon détaillée en réunion.
Le parquet de Paris s’est étonné que, sur ces treize individus aux profils hétéroclites – entrepreneurs, ex-militaires, mathématicien… –, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », la plupart aient été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire faute de charges suffisantes. A commencer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les chiffres de l’Insee montrent que le schéma traditionnel - se marier d’abord, avoir des enfants ensuite - est désormais largement minoritaire.
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Six enfants sur dix naissent hors mariage en France, un record en Europe

Les chiffres de l’Insee montrent que le schéma traditionnel - se marier d’abord, avoir des enfants ensuite - est désormais largement minoritaire.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h13
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Se marier d’abord puis avoir des enfants : le schéma traditionnel est désormais largement minoritaire en France, puisque 59,5 % des naissances ont eu lieu hors mariage en 2017, selon des chiffres publiés, mardi 4 septembre, par l’Insee.
Cette proportion a été multipliée par dix depuis les années 1960 (5,9 % seulement en 1965), et le seuil de 50 % de naissances hors mariage a été franchi il y a onze ans (50,7 % en 2007).

        Lire aussi :
         

                1968-2018 : espérance de vie, mariage, enfants… ce qui a changé dans la population française





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 Les naissances hors mariage ont explosé en quarante ans
Nombre de naissances en France métropolitaine

Source : Insee



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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Selon l’Insee, les naissances hors mariage sont particulièrement élevées en outre-mer (83,6 % dans les départements et régions d’outre-mer) et dans les départements de l’ouest (72,3 % dans les Côtes-d’Armor) ou du centre de la France (75,9 % dans la Creuse, 74,3 % dans le Cantal). Seuls le Rhône et la région parisienne ont encore une majorité de parents mariés à la naissance de leur enfant. Dans les Hauts-de-Seine, seules 40,4 % des naissances ont lieu hors mariage.

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15360552349{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15360552349 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_soustitre15360552349{padding-top:8px;}#dcdr_source15360552349{font-size:12px;text-align:right;}


Les naissances hors mariage ne sont minoritaires qu'en Ile-de-France et dans le Rhône
Part des enfants nés hors mariage par département du domicile de la mère en 2017



Source : Insee




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d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15360552349").width()/10)*9.8,
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var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15360552349").append("svg").attr("id", "mapSVG15360552349").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15360552349");
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d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/fr_dept.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Départements et régions","Part des enfants nés hors mariage (en %)"],["Guyane",90.4],["Mayotte",90],["Départements et régions d'outre-mer",83.6],["Guadeloupe",80.4],["Martinique",80.2],["La Réunion",76.9],["Creuse",75.9],["Cantal",74.3],["Charente-Maritime",74],["Lot",72.9],["Côtes-d'Armor",72.3],["Ariège",72.2],["Aisne",72],["Deux-Sèvres",71.5],["Ardèche",71.3],["Charente",71.2],["Allier",71.1],["Dordogne",71.1],["Indre",71.1],["Lozère",71.1],["Haute-Marne",71],["Manche",71],["Meuse",70.8],["Pas-de-Calais",70.8],["Morbihan",70.7],["Landes",70.6],["Nièvre",70.5],["Hautes-Pyrénées",70.3],["Vendée",70.3],["Somme",69.9],["Mayenne",69.8],["Orne",69.6],["Gers",69.3],["Sarthe",69.2],["Vienne",69.1],["Bretagne",69],["Hautes-Alpes",69],["Vosges",69],["Pyrénées-Orientales",68.9],["Finistère",68.6],["Calvados",68.5],["Aveyron",68.4],["Aube",68.3],["Haute-Loire",68.2],["Ardennes",68],["Haute-Vienne",68],["Pyrénées-Atlantiques",68],["Alpes-de-Haute-Provence",67.9],["Cher",67.9],["Nouvelle-Aquitaine",67.8],["Aude",67.6],["Ille-et-Vilaine",66.9],["Normandie",66.8],["Tarn",66.8],["Yonne",66.8],["Corrèze",66.5],["Eure",66.4],["Pays de la Loire",66.4],["Haute-Saône",65.6],["Indre-et-Loire",65.5],["Maine-et-Loire",65.1],["Loir-et-Cher",64.9],["Jura",64.7],["Puy-de-Dôme",64.5],["Hauts-de-France",64.3],["Seine-Maritime",64.3],["Loire-Atlantique",64],["Gironde",63.5],["Marne",63.4],["Centre-Val de Loire",63.2],["Tarn-et-Garonne",63.1],["Drôme",63],["Occitanie",62.7],["Lot-et-Garonne",62.6],["Bourgogne-Franche-Comté",62.4],["Côte-d'Or",62.2],["Saône-et-Loire",62],["Meurthe-et-Moselle",61.3],["Savoie",60.4],["Oise",60.2],["Loiret",59.7],["Nord",59.7],["Eure-et-Loir",59.5],["Var",59.4],["Hérault",59.3],["Gard",59.2],["Haute-Garonne",59.1],["Isère",58.9],["Corse-du-Sud",58.8],["Grand Est",58.8],["Doubs",58.3],["Corse",58.1],["Alpes-Maritimes",58],["Haute-Corse",57.5],["Provence-Alpes-Côte d'Azur",57.5],["Moselle",57.4],["Seine-et-Marne",57.3],["Auvergne-Rhône-Alpes",56.6],["Bouches-du-Rhône",56.3],["Ain",55.2],["Loire",55.2],["Haute-Savoie",54.6],["Territoire de Belfort",54.6],["Essonne",53.8],["Vaucluse",53.8],["Bas-Rhin",51.5],["Haut-Rhin",50.7],["Rhône",47.8],["Île-de-France",47.4],["Val-d'Oise",47.2],["Yvelines",47.1],["Paris",47],["Val-de-Marne",46.7],["Seine-Saint-Denis",43.7],["Hauts-de-Seine",40.4]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [40.4,50,60,70,80,90.4];
var color=["#eff3ff","#bdd7e7","#6baed6","#3182bd","#08519c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([50,60,70,80])
.range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.fr_dept).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#cccccc"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,1);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Bébés hors mariage");
var rect = document.getElementById("legende15360552349").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15360552349").width();
var h = $("#dcdr_map15360552349").height();
var x = w * 2 / 100, y = h * 52 / 100; 
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var isNumber = [1], data_modif_title = ["Départements et régions","Part des enfants nés hors mariage (en %)"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15360552349").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 1);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Départements et régions}}";
var content = "{{Part des enfants nés hors mariage (en %)}} % de naissances hors mariage en 2017";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15360552349 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Record d’Europe
Au sein de l’Union européenne, cette situation n’est majoritaire que dans huit pays, et la France détient le record d’Europe. A l’extrême inverse, la Grèce reste dans un schéma traditionnel, avec seulement 9,4 % de couples non mariés à la naissance de leur enfant, suivie de la Croatie (18,9 %), de Chypre (19,1 %) et de la Pologne (25 %).

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15360505901{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15360505901 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_soustitre15360505901{padding-top:8px;}#dcdr_source15360505901{font-size:12px;text-align:right;}


La France détient le record d'Europe des naissances hors mariage
Proportion d'enfants nés hors mariage dans l'Union européenne en 2016



Source : Insee, Eurostat




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var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15360505901").width()/10)*9.8,
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var graticule = d3.geo.graticule();

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var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15360505901");
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d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/europe.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Pays","Part des naissances hors mariage (en %)"],["Grèce",9.4],["Croatie",18.9],["Chypre",19.1],["Pologne",25],["Lituanie",27.4],["Italie",28],["Roumanie",31.3],["Malte",31.8],["Allemagne",35.5],["Irlande",36.6],["Slovaquie",40.2],["Luxembourg",40.7],["Lettonie",40.9],["Autriche",42.2],["Finlande",44.9],["Espagne",45.9],["Hongrie",46.7],["Royaume-Uni",47.7],["République tchèque",48.6],["Belgique",49],["Pays-Bas",50.4],["Portugal",52.8],["Danemark",54],["Suède",54.9],["Estonie",56.1],["Bulgarie",58.6],["Slovénie",58.6],["France",59.7]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [9.4,15,30,45,55,59.7];
var dcdr_noms = [["Grèce","gr"],["Croatie","hr"],["Chypre","cy"],["Pologne","pl"],["Lituanie","lt"],["Italie","it"],["Roumanie","ro"],["Malte","mt"],["Allemagne","de"],["Irlande","ie"],["Slovaquie","sk"],["Luxembourg","lu"],["Lettonie","lv"],["Autriche","at"],["Finlande","fi"],["Espagne","es"],["Hongrie","hu"],["Royaume-Uni","gb"],["République tchèque","cz"],["Belgique","be"],["Pays-Bas","nl"],["Portugal","pt"],["Danemark","dk"],["Suède","se"],["Estonie","ee"],["Bulgarie","bg"],["Slovénie","si"],["France","fr"]]
var m2 = d3.map(dcdr_noms, function(d, i) {return d[0];})
var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
var color=["#eff3ff","#bdd7e7","#6baed6","#3182bd","#08519c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([15,30,45,55])
.range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.europe).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#cccccc"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
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return i*14
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.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
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.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,1);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
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.text("Naissances hors mariage");
var rect = document.getElementById("legende15360505901").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
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var w = $("#dcdr_map15360505901").width();
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var x = w * 2 / 100, y = h * 51 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Pays","Part des naissances hors mariage (en %)"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15360505901").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 1);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name"));
var drapeau = m2.get(element.attr("name"))[1];
var titre = "{{Pays}}";
var content = "{{Part des naissances hors mariage (en %)}} % de naissances hors mariage ";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g)
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});

var str = ""
if (titre != "") {
" + titre + ""
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if (content != "") {
" + content + ""
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if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15360505901 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


L’évolution des mœurs a été accompagnée par le droit, puisque depuis 2006 le code civil n’établit plus de distinction entre enfants « légitimes » (dont les parents sont mariés) et « naturels » ou « illégitimes ».
Avant les années 1980, les couples n’attendaient pas forcément d’être mariés pour avoir des enfants, mais il était fréquent que certains « régularisent leur situation » en s’unissant au cours de la grossesse. C’était le cas pour 12 % des naissances en 1972. Depuis, cette proportion a diminué et concerne moins de 2 % des enfants.


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	.tooltiplarge {
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	#container_15360534010 .credits{
		text-align: right;
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Dans les années 70, plus de 10 % des enfants étaient conçus avant le mariage
 Les conceptions prénuptiales correspondent par convention aux bébés de parents mariés nés au cours des huit mois suivant le mariage.

Source : Insee



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Le typhon Jebi, le plus puissant à atteindre le Japon « depuis 1993 »

Le 21e typhon de la saison en Asie a touché le sud-ouest de l’île, provoquant la mort d’au moins six personnes et d’importants dégats matériels.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 04h06
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h23
   





                        



   


Aéroport inondé, véhicules emportés par le vent, vagues gigantesques : le typhon Jebi, qui a balayé mardi 4 septembre l’ouest du Japon, a fait au moins six morts et 170 blessés selon un bilan encore provisoire.
De nombreux habitants ont été appelés à quitter leur logement dans des zones inondables ou susceptibles d’être touchées par des coulées de boue : au total, les autorités ont ainsi recommandé à 1,2 million d’habitants de rejoindre des refuges et 16 000 autres ont reçu l’ordre de partir, même si cette injonction n’est pas contraignante. Plus d’1,4 million de foyers et bâtiments étaient par ailleurs privés d’électricité, ont rapporté les médias.
Jebi, le 21e typhon de la saison en Asie, a touché la préfecture de Tokushima (sud-ouest), sur l’île de Shikoku, a annoncé l’agence nationale de météorologie. Cette dépression (950 hectopascals) est accompagnée de vents très violents, pouvant atteindre en rafales près de 220 km/heure par endroits, dans un très large périmètre.
Le cyclone voyage, en outre, plutôt rapidement, poursuivant sa course dans la direction nord-nord-est à 45 km/heure. Il devrait traverser ensuite la partie ouest de l’île principale, Honshu. Catégorisé comme un typhon « très puissant », il est même considéré comme « le plus puissant depuis 1993 », selon Ryuta Kurora, responsable de l’Agence de météorologie du Japon.
Pétrolier encastré et vols annulés
Dans une mer déchaînée, un pétrolier s’est retrouvé encastré dans le tablier du pont conduisant à l’aéroport international du Kansai. Cet aéroport, construit en mer, a été inondé et fermé après que le sous-sol et les pistes ont été envahis par les eaux, a précisé à l’AFP un responsable du ministère des transports.
Environ 3 000 voyageurs restaient bloqués à l’intérieur dans la soirée. Des vérifications étaient en cours sur le pont endommagé, « mais nous ne savons pas quand nous pourrons reconduire les personnes » sur la terre ferme, selon le ministère.
Des images de télévision montraient des échafaudages et grues de chantier fracassés par le vent, des devantures de magasin arrachées, des toitures envolées, des arbres à terre et poteaux tordus. Sur les routes, des camions et voitures renversés, des feux de signalisation au sol.
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            data-slide-description="Au port d’Aki, dans la préfecture de Kochi. De nombreux typhons balayent régulièrement l’archipel en été mais seuls deux d’entre eux, aussi puissants que Jebi (en 1991 et en 1993), ont déjà touché le Japon."
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            data-slide-description="L’échafaudage d’un bâtiment en cours de démolition s’effondre, à Osaka, dans l’ouest du pays, mardi 4 septembre."
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            data-slide-description="Des conteneurs se sont écroulés dans la zone portuaire d’Osaka, l’une des plus importantes du pays."
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            data-slide-description="Des piétons à Nagoya. De nombreux habitants de zones inondables ou susceptibles d’être touchées par des coulées de boue ont été appelés à quitter leur logement."
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            data-slide-description="Les autorités ont recommandé aux quelque 1,2 million d’habitants de ces zones de rejoindre des refuges et 16 000 autres ont reçu l’ordre de partir, même si cette injonction n’est pas contraignante."
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            data-slide-description="Sur le pont Seto Ohashi, à Sakade, dans la préfecture de Kagawa."
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            data-slide-description="Des panneaux de circulation et des relais de télécommunications ont été abattus par des vents violents à Osaka."
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            data-slide-description="Dans le centre d’Osaka. De nombreuses liaisons ferroviaires ont été suspendues, dont les trains à grande vitesse Shinkansen reliant la ville à Tokyo."
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            data-slide-description="A Osaka. De grands groupes industriels (Toyota, Honda ou encore Panasonic) ont mis à l’arrêt leurs usines et ont demandé à leurs salariés de rester chez eux."
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            data-slide-description="Un pétrolier de 2 591 tonnes s’est encastré sous un pont reliant l’aéroport de Kansai (construit sur une ile artificielle) au continent, à Izumisano, dans l’ouest du Japon."
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            data-slide-description="L’aéroport international de Kansai est en partie inondé. Les compagnies aériennes ont, par précaution, annulé près de 800 vols."
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            data-slide-description="A Osaka. Il y a un mois et demi, des pluies records dans le Sud-Ouest ont provoqué des inondations inédites et des éboulements qui ont tué quelque 220 personnes. Une étouffante vague de chaleur humide s’est ensuite abattue en juillet, tuant plus de 119 personnes dans le mois tandis que 49 000 autres ont dû être hospitalisées."
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Au port d’Aki, dans la préfecture de Kochi. De nombreux typhons balayent régulièrement l’archipel en été mais seuls deux d’entre eux, aussi puissants que Jebi (en 1991 et en 1993), ont déjà touché le Japon.

Ichiro Sakano / AP
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Réunion de crise autour de Shinzo Abe
Les compagnies aériennes ont, par précaution, renoncé à plus de 800 vols, et de nombreuses liaisons ferroviaires ont été suspendues, dont les trains à grande vitesse Shinkansen entre Tokyo et Osaka, qui transportent chaque jour des centaines de milliers de passagers.
De grands groupes (Toyota, Honda ou encore Panasonic) ont suspendu la production de leurs usines, des entreprises ont demandé à leurs salariés de rester chez eux, de même que des établissements scolaires à leurs élèves.
Les typhons sont nombreux à balayer régulièrement l’Archipel en été, mais cette année a été particulièrement difficile. Il y a un mois et demi, des pluies record dans le Sud-Ouest ont provoqué des inondations inédites et éboulements terribles qui ont tué quelque 220 personnes.
Le premier ministre, Shinzo Abe, avait convoqué une réunion de crise en prévision de l’arrivée du typhon. Il se trouvait au large, en mer du Japon, dans la soirée mais rafales et pluies intenses devaient durer jusqu’à mercredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ De nouveaux documents révèlent la stratégie d’une compagnie pétrolière canadienne pour préserver ses concessions d’hydrocarbures.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/09/04/18-7">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La règle, sur laquelle peinent des générations d’élèves, est remise en cause. Et, comme toujours dès lors que l’on touche à la langue, cela dérange.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Faut-il brûler l’accord du participe passé ?

La règle, sur laquelle peinent des générations d’élèves, est remise en cause. Et, comme toujours dès lors que l’on touche à la langue, cela dérange.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 17h53
   





                        



                                


                            
Faut-il renvoyer aux oubliettes la fameuse règle de l’accord du participe passé avec le verbe avoir, sur laquelle peinent des générations d’élèves ? Anciens professeurs de français, les Belges Arnaud Hoedt et Jérôme Pitron, se réclamant du soutien des instances linguistiques de la fédération Wallonie-Bruxelles, ont lancé un appel en ce sens (www.participepasse.info).
Ils proposent l’invariabilité du participe avec avoir. Comme toujours dès lors que l’on touche à la langue française, la controverse s’enflamme entre adversaires et défenseurs de la grammaire traditionnelle.
Eliane Viennot : « Pour l’abandon d’une règle incompréhensible et dévastatrice ». Pour la linguiste, historienne française, professeuse émérite de littérature française de la Renaissance à l’université Jean-Monnet-Saint-Etienne, la règle du participe passé avec le verbe avoir est incompréhensible, elle ne sert qu’à distinguer celles et ceux qui la maîtrisent et le temps perdu à l’enseigner est phénoménal, pour un gain à peu près nul.
« Nous n’avons pas le temps nécessaire pour enseigner la grammaire ». Sans être hostile à la proposition des Belges Arnaud Hoedt et Jérôme Pitron concernant la simplification de la règle sur l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir, Fanny Capel, présidente de Sauver les lettres, pense que celle-ci est hors sujet, car il faudrait déjà que les élèves comprennent vraiment ce qu’est un participe passé.
A lire sur le sujet :
La Belgique va-t-elle simplifier l’accord du participe passé ? En Wallonie, deux professeurs de français proposent, dans une tribune publiée par « Libération », de...



                        

                        


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<filnamedate="20180904"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180904"><AAMMJJHH="2018090418">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE - Le syndicat FAGE parle d’une baisse de 6,79 %, l’UNEF d’une hausse de 1,31 %. Pourquoi cet écart, et qui a raison ?
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Le coût de la rentrée étudiante est-il en hausse ou en baisse ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE - Le syndicat FAGE parle d’une baisse de 6,79 %, l’UNEF d’une hausse de 1,31 %. Pourquoi cet écart, et qui a raison ?



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h13
    |

            Anne-Aël Durand








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs explore des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
En cette rentrée, les étudiants vont-ils dépenser plus ou moins que l’an dernier ? Les deux principaux syndicats étudiants ont publié des enquêtes aux résultats divergents :
selon la FAGE, Fédération des associations générales étudiantes, devenu le premier syndicat représentant les étudiants, le coût de la vie étudiante baisse de 6,79 % en 2018, avec un recul marqué des frais spécifiques de rentrée (– 10,08 %) ;pour l’UNEF, Union nationale des étudiants de France, au contraire, le coût de la vie étudiante va augmenter de 1,31 % durant la prochaine année scolaire.

        Notre article sur
         

          les comptes différents des syndicats étudiants sur le coût de la rentrée



D’où viennent ces chiffres ?
Des sources identiques…
Les deux syndicats réalisent depuis de nombreuses années ces enquêtes, à la méthodologie robuste, et s’appuient en grande partie sur les mêmes données :
les montants officiels des aides sociales ;les frais d’inscription ou de sécurité sociale ;les cotes des loyers avec le même outil, Locservice ;les indices des prix de l’Insee ;l’enquête nationale sur les conditions de vie des étudiants…
… mais des périmètres différents
Si l’on regarde de plus près, le niveau de détail ou la méthodologie de calcul sont différents pour certains postes de dépenses :
pour les transports, l’UNEF prend seulement en compte les abonnements étudiants aux transports en commun, alors que la FAGE calcule aussi des frais kilométriques en voiture, donc aboutit à un chiffre plus élevé ;pour le restaurant universitaire, la FAGE se base sur le prix du ticket (3,25 euros pour un repas complet, inchangé depuis 2015), alors que l’UNEF rappelle que sept Crous, représentant 39 % des étudiants, appliquent désormais un système à points, qui amène à payer 4,81 euros pour un repas équivalent ;pour les loisirs, peu de détails sont donnés sur la construction du chiffre. Pourtant, l’UNEF conclut à une quasi-stagnation de ces dépenses entre 2017 et 2018 (+ 0,5 %) alors que la FAGE constate une baisse très nette de 27,2 % à Paris et 23,7 % en région.
Un ou plusieurs profils
Quelle que soit la rigueur des chiffres, les moyennes recouvrent des situations bien différentes : comment comparer le budget d’un boursier et d’un non-boursier ? D’un étudiant en première année et en master ? D’un jeune qui vit encore chez ses parents ou qui a dû déménager pour ses études ?
La FAGE a centré son étude sur le profil type, le plus fréquent, un étudiant de plus de 20 ans, qui ne vit plus chez ses parents et doit donc payer un loyer. Elle a ensuite fait une distinction entre l’Ile-de-France et les autres régions.L’UNEF a décliné quatre profils : un étudiant boursier, un étudiant de moins de 20 ans vivant chez ses parents, et deux autres vivant seuls, l’un de moins de 20 ans, l’autre de plus de 20 ans. Mais ces distinctions sont loin d’établir une situation exhaustive.
Comment s’explique l’écart ?
La « rentrée » ou l’année entière
La principale différence n’est pas tant dans les données de départ que dans le contenu même de ce qui est calculé :
l’UNEF réalise une enquête sur le « coût de la vie étudiante », qui donne un panorama sur l’année, additionnant les dépenses ponctuelles de rentrée (frais d’inscription, Sécu, mutuelle, assurance…) et les frais récurrents sur douze mois (loyers, transports, alimentation…) ;la FAGE au contraire calcule le « coût de la rentrée », c’est-à-dire ce que les étudiants débourseront en septembre : les dépenses spécifiques de début d’année (1 117 euros en Ile-de-France, 1 120 euros en région) et le coût normal d’un seul mois de vie étudiante (1 262 euros en Ile-de-France, 1 049 euros en région).
L’impact de la fin de la « Sécu »
Cette distinction crée un biais important, puisque depuis cette année la cotisation à la sécurité sociale étudiante a été supprimée, dans le cadre de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) votée en mars 2018. Elle s’élevait à 217 euros par an pour les étudiants de plus de 20 ans. Deux autres cotisations ont aussi disparu : la médecine préventive (5,10 euros) et le fond de soutien aux initiatives étudiantes (16 euros). Une nouvelle a été créée, la « contribution à la vie étudiante et de campus » (CVEC) qui s’élève à 90 euros. Bilan de l’opération : 148 euros d’économies environ.
C’est en grande partie ce qui explique la baisse de 10,08 % des frais spécifiques de rentrée, calculée par la FAGE.
Pour l’UNEF, en revanche, ce gain est dilué : que représentent 148 euros sur un coût annuel qui s’élève, selon les profils, entre 3 800 et 11 000 euros ?
Quelle étude est la plus fiable ?
Difficile de comparer deux enquêtes qui n’ont pas les mêmes bases de calcul, ni les mêmes conclusions. Une chose est sûre, les deux syndicats, qui ont eu des positions radicalement divergentes lors du blocage des universités au printemps, mettent en avant leurs combats :
L’UNEF s’est battu depuis 2017 contre la loi ORE en général et la suppression du régime étudiant en particulier. Pas étonnant donc de voir que sur les quatre profils d’étudiants choisis pour l’enquête (qui ne sont pas les mêmes que pour celle de 2017), un seul s’acquittait des 217 euros de Sécu et a donc réalisé une économie. Le syndicat déplore cette année une hausse du coût de la vie qui touche les plus « vulnérables » (les boursiers et les moins de 20 ans), en dénonçant aussi la baisse des APL ou le gel des bourses décidés par le gouvernement.La FAGE, qui avait au contraire accompagné la loi ORE, se réjouit de la suppression de la Sécu étudiante, « une revendication emblématique » du syndicat.
En revanche, les deux syndicats s’accordent pour dénoncer des hausses des complémentaires santé (+ 6,5 % en région selon la FAGE, + 6,1 % selon l’UNEF), du coût du logement, qui absorbe la moitié des ressources des étudiants, et des tarifs de transports.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Vingt ans après le lancement de Google, on oublierait presque à quel point les recherches en ligne relevaient du parcours du combattant.
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Avant Google, comment faisait-on ?

Vingt ans après le lancement de Google, on oublierait presque à quel point les recherches en ligne relevaient du parcours du combattant.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 16h02
    |

            Damien Leloup








                        


Et avant, comment faisait-on ? La question peut sembler étrange, presque incongrue tant Google a effacé, pour celles et ceux qui ont découvert Internet dans les années 1990, les souvenirs quasi traumatiques de la recherche « d’avant ». Plus personne ne veut revivre ça.
A l’époque, le choix même d’utiliser un moteur de recherche n’allait pas du tout de soi. La technologie phare, c’était l’annuaire : des centaines de liens classés en catégories, sous-catégories, et sous-sous-catégories. Mis à jour à la main, par des salariés de Yahoo! ou d’autres. On s’y plongeait un peu par hasard, en quête du bon site Web consacré au sujet sur lequel on voulait s’informer. C’était assez efficace pour trouver un forum de water-polo ou un site de recettes de gâteaux ; ça l’était beaucoup moins pour trouver une information précise.

   


Pour déceler ces dernières, il fallait effectivement passer par un moteur. Le processus était long et fastidieux : on entrait sa recherche, en tâtonnant. Comment parle-t-on à un moteur de recherche ? La question peut paraître triviale aujourd’hui, mais était loin d’être évidente. « Je cherche en quelle année a débuté la guerre du Vietnam » ne vous emmenait nulle part. « Guerre Vietnam » donnait de meilleurs résultats, mais n’était pas assez précis. On ajoutait, on enlevait des mots un peu au hasard. On comparait « début guerre Vietnam » avec « guerre Vietnam début », avant de se résoudre à tester « beginning Vietnam War ». Les opérateurs booléens, les fameux « + » et « – » permettant d’affiner sa recherche, étaient une technologie balbutiante introduite par AltaVista, et encore mystérieuse pour quasi tout le monde.
Du temps perdu crucial
Alors, on prenait du temps. On cliquait sur les liens, les uns après les autres, pour vérifier le contenu de chaque page. Sur certaines recherches – jeux en ligne et autres sites déconseillés aux mineurs –, une vaste guerre souterraine se livrait pour perturber les pages de résultats, en utilisant des techniques plutôt fourbes – comme le fait d’écrire 100 fois le mot « sexe » en lettre blanches sur fond blanc sur toutes les pages d’un site. Bref, on perdait du temps. Beaucoup.
Ce temps perdu était particulièrement crucial. D’abord parce que le chargement d’une page était lent. Comptez plusieurs secondes pour une page un peu complexe, qui s’affiche morceau par morceau grâce à la puissance, si vous étiez dans la moyenne, de votre modem 56 kbp/s – oui, celui qui faisait ce petit bruit strident en se connectant. Sur l’Internet des années 1990, le temps était littéralement de l’argent : la connexion était facturée à la minute, il fallait profiter des heures creuses de France Télécom pour réduire la facture, ou encore changer régulièrement de FAI au moyen de CD-ROM promotionnels colorés pour profiter des offres « 50 heures d’Internet gratuites ».

   


La promesse trahie des métamoteurs
Internet Explorer 4, le navigateur Internet quasi unique de l’époque, n’était pas doté de cette formidable innovation que fut l’onglet – pour comparer les résultats de différents moteurs, il faut ouvrir péniblement plusieurs pages, ce qui pouvait pousser la mémoire de votre valeureux Pentium dans ses derniers retranchements. En cas de plantage – relativement courant sous IE 4 –, il faut tout fermer, parfois en passant par le gestionnaire des tâches de Windows, et recommencer.
Du coup, l’astuce, que se refilaient parfois les internautes d’un air entendu, était d’utiliser un métamoteur de recherche, comme Metacrawler. L’idée était brillante : ces sites compilaient les résultats des moteurs de recherche classiques, les agrégeaient, et les affichaient. Le résultat, lui n’était guère à la hauteur – ces outils ne savaient pas mieux que les autres hiérarchiser les résultats. Certains internautes des débuts (dont l’auteur de ces lignes, momentanément ébloui par cette impression d’exhaustivité) ne juraient pourtant que par eux, au mépris de l’expérience.
Quel était, alors, le meilleur moteur de recherche avant Google ? En l’absence d’un système de comparaison efficace, les internautes ne pouvaient s’en remettre qu’à leur seul bon sens (ou à leur seule mauvaise foi). Lycosiens contre Altavistaistes, InfoSeekeurs contre WebCrawleriens, les débats étaient parfois vifs, en ligne comme hors ligne – au café du coin, en l’absence de Wikipédia, lancée en 2001, personne ne pouvait vérifier en deux clics si son moteur préféré revendiquait plus de pages Web indexées que son concurrent. De toute façon, il n’y avait pas de smartphones.
Lycos, l’alternative
Avec le temps, la réponse s’est imposée d’elle-même : Lycos, grâce à sa technologie supérieure et en dépit de ses insupportables publicités télévisuelles, s’imposait au finish. Un peu meilleur que les autres sur beaucoup d’aspects, il aurait pu devenir le moteur de référence.

   


Et puis, il y a eu Google, qui a mis tout le monde d’accord. L’existence de cette page dépouillée, presque trop blanche pour être honnête, s’est transmise par le bouche-à-oreille à une vitesse incroyable. Un voisin de cybercafé, un proche un peu branché ; à l’époque, l’e-mail était balbutiant ; on se transmettait l’adresse Google.com à l’oral, de proche en proche, comme l’adresse d’un nouveau restaurant bon marché découvert avant qu’il ne figure sur tous les guides.
Les résultats étaient spectaculaires. Pas de doublons, une présentation lisible et propre, des pages qui s’affichaient en un temps record. Rien que cela, c’était déjà incroyable. Le fait que le premier lien affiché contienne effectivement, dans la plupart des cas, la réponse à la question que l’on posait, en aurait presque paru accessoire. Bien sûr, Google était loin d’être parfait – et ne l’est toujours pas aujourd’hui. Mais par rapport à la concurrence, il n’y avait plus débat.
En quelques mois, les favoris AltaVista et Lycos étaient condamnés à prendre la poussière virtuelle dans le dossier « moteurs ». Google était devenu la page d’accueil. Il ne restait plus qu’à regretter la fin de cet art subtil et aléatoire, qui consistait à jongler de moteur en moteur à la recherche de LA page enfouie dans les tréfonds du Web.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Après l’annonce de la démission de Nicolas Hulot, un anonyme a lancé sur Facebook un appel à « marcher pour le climat », samedi 8 septembre. Des dizaines de milliers de personnes sont inscrites à l’événement.
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Une « marche pour le climat » rencontre un succès inattendu sur Facebook grâce à l’« effet Hulot »

Après l’annonce de la démission de Nicolas Hulot, un anonyme a lancé sur Facebook un appel à « marcher pour le climat », samedi 8 septembre. Des dizaines de milliers de personnes sont inscrites à l’événement.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h16
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


« Comme beaucoup de monde », mardi 28 août, Maxime Lelong a écouté l’interview de Nicolas Hulot, annonçant sa démission du poste de ministre de la transition écologique et solidaire. « Comme beaucoup de monde », il a été marqué par le sentiment de déréliction exprimé par M. Hulot : « Est-ce que j’ai une société structurée qui descend dans la rue pour défendre la biodiversité ?, avait fait mine d’interroger l’ancien ministre. Est-ce que j’ai une union nationale sur un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité ? »
Nicolas Hulot avait-il raison ? « En cherchant sur les réseaux, je n’ai trouvé aucun événement prévu pour défendre le climat, alors je me suis lancé », explique Maxime Lelong, un entrepreneur de 27 ans qui confie n’avoir jusqu’ici « jamais manifesté ».
Au lendemain de l’annonce de Nicolas Hulot, le jeune homme a lancé sur Facebook un événement au succès inattendu. Son appel à « marcher pour le climat » recueille aujourd’hui plus de 16 000 participants et 80 000 personnes se disent intéressées.

        Notre analyse du
         

          ministère de l’écologie, un « ministère de l’impossible »



« Je me suis dit que s’il y avait bien une raison pour laquelle je devais descendre dans la rue, c’était celle-là », insiste le futur père de famille, qui, à quelques mois de la naissance de son enfant, se pose avec plus d’acuité la question de savoir « quel monde je vais lui laisser ? ».
« Rare engouement »
Initialement prévu le 2 septembre, cette manifestation se déroulera finalement samedi 8 septembre, journée d’action mondiale pour le climat, mobilisant plus de quatre-vingts pays. Face à la viralité de l’événement Facebook, des associations de défense de l’environnement ont contacté le jeune homme pour lui suggérer cette date et l’épauler dans ses démarches. Une dizaine d’associations et d’organisations non gouvernementales (ONG) soutiennent désormais cet appel, dont 350.org, Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), Notre affaire à tous, et WARN ! (We Are Ready Now).
Coutumière des actions militantes, l’association altermondialiste Attac évoque « un rare engouement » – du moins pour l’instant en ligne –, alors que des rassemblements similaires s’annoncent dans plusieurs dizaines de villes, comme Lille, Strasbourg, Bordeaux, Marseille ou Nantes.

        La chronique de notre journaliste environnement :
         

          « La démission fracassante de Nicolas Hulot est venue cristalliser le grand hiatus de cet été meurtrier »



Comment expliquer un tel emballement ? Les organisateurs reviennent à l’unisson sur cet été marqué par une succession de catastrophes liées au dérèglement climatique, « canicule, sécheresse, inondations, feux de forêts ». « Ces alertes répétées ont désormais un impact sur notre vie quotidienne », résume Maxime Lelong.
« Dessaisissement du politique »
Les organisateurs voient surtout dans ce succès viral « un effet Hulot ». Pour Clémence Dubois, responsable des campagnes de l’organisation non gouvernementale 350.org, le discours du ministre démissionnaire a donné « un coup d’accélérateur à cette envie d’action citoyenne ». Une cinquantaine de mouvements consacrés à l’environnement étaient dans les tiroirs depuis plusieurs mois, notamment à l’occasion du sommet mondial sur l’action pour le climat, qui aura lieu en Californie, du 12 au 14 septembre 2018. Mais ils n’avaient pas été médiatisés.
« La démission de Nicolas Hulot est venue clarifier le fait que les politiques libérales, comme celle menée par Emmanuel Macron, sont incompatibles avec l’urgence climatique », abonde Maxime Combes, économiste chargé du dossier climat au sein d’Attac, qui dénonce un « dessaisissement du politique » sur les questions environnementales. « Cette annonce clôt aussi le débat sur l’homme providentiel qui viendrait sauver la planète », poursuit le militant, en évoquant « la nécessité d’instaurer un rapport de force issu de la population civile ».

        Le bilan de la mandature de Nicolas Hulot :
         

          une icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle



Maxime Lelong a d’ailleurs mis un point d’honneur à ce que la mobilisation du 8 septembre reste citoyenne et ne soit pas phagocytée par les associations et les ONG. Ces dernières devraient principalement se contenter d’apporter un soutien logistique en déposant la demande d’autorisation à manifester auprès de la préfecture de police. Pour l’heure, le trajet de ce rassemblement parisien, censé partir de l’hôtel de ville jusqu’à la place de la République, n’a pas encore été validé.
« Nous sommes ravis que ce rassemblement émane de la société civile et que nous ne soyons pas dans un entre-soi associatif », confirme M. Combes, qui prévient toutefois « que les “likes”, nombreux, doivent encore se manifester par une présence dans la rue ». Et de conclure : « Le vrai enjeu est que l’engagement individuel devienne collectif pour donner lieu à des changements concrets. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les élus républicains comptent sur une rapide acceptation du juriste choisi par Donald Trump, dont l’audition commence le 4 septembre devant le Sénat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/09/2018
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Le Sénat se prépare à confirmer Brett Kavanaugh à la Cour suprême des Etats-Unis

Les élus républicains comptent sur une rapide acceptation du juriste choisi par Donald Trump, dont l’audition commence le 4 septembre devant le Sénat.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 16h46
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Une âpre formalité attend Brett Kavanaugh au Sénat américain. Le candidat choisi par Donald Trump pour occuper un siège devenu vacant à la Cour suprême, la plus haute instance juridique des Etats-Unis, devait y être interrogé sans ménagement à partir de mardi 4 septembre par les élus de la minorité démocrate de la commission des affaires juridiques.
Ces derniers savent cependant qu’ils ne disposent d’aucune arme parlementaire pour enrayer la marche en avant de ce juriste très politique, passé par l’équipe du procureur spécial Kenneth Starr, lancé aux basques du démocrate Bill Clinton pendant ses deux mandats de président, puis par l’administration républicaine de George W. Bush.
Ce passé avait retardé de deux ans sa nomination à la prestigieuse cour d’appel du district de Columbia, la capitale fédérale, en 2006, au terme d’une longue bataille alimentée par les démocrates, dont une partie siège encore aujourd’hui au Sénat. Brett Kavanaugh peut aujourd’hui se prévaloir d’une expérience qui le place dans les meilleures conditions pour emporter l’adhésion.

En multipliant les faits accomplis – blocage en 2016 de la candidature du juge Merrick Garland nommé par Barack Obama, suppression en 2017 de la majorité qualifiée de soixante voix pour confirmer les candidats de Donald Trump –, les élus républicains ont témoigné de leur côté de leur détermination à ancrer durablement, et à tout prix, la Cour suprême dans le camp conservateur. La dernière complainte des démocrates vise les dizaines de milliers d’archives liées au parcours de Brett Kavanaugh, que la Maison Blanche refuse de rendre publiques. En pure perte.
Stricte discipline partisane
Bien que particulièrement étroite, la majorité d’une voix dont disposaient les républicains avant la mort, le 25 août, de John McCain, qui pourrait être remplacé d’ici le vote par une personnalité choisie par le gouverneur républicain de son Etat, l’Arizona, devrait suffire. Elle oblige les figures...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les fausses informations continuent d’être partagées massivement sur les réseaux sociaux, trois jours après les manifestations d’extrême droite et d’extrême gauche en Allemagne.
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Intox en série sur les réseaux sociaux après les manifestations en Allemagne

Les fausses informations continuent d’être partagées massivement sur les réseaux sociaux, trois jours après les manifestations d’extrême droite et d’extrême gauche en Allemagne.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h22
    |

            Mathilde Damgé








                        


Après les manifestations des derniers jours dans la ville de Chemnitz, organisées par l’extrême droite en réponse au meurtre d’un Allemand de 35 ans et à l’arrestation de deux suspects, demandeurs d’asile, le pays compte les blessés : une vingtaine, dont un Afghan de 20 ans roué de coups par des hommes masqués, une équipe de télévision et des militants du Parti social-démocrate (SPD).
Les fausses informations continuent de se répandre sur les réseaux sociaux. Certaines de ces intox sont des cas d’école de la « désinformation » à l’œuvre dans certains milieux militants d’extrême droite. Illustration en trois points.
1. La photo détournée
Repérée par un militant antifasciste, cette publication Facebook fait croire à une photo de la manifestation de Chemnitz… alors qu’il s’agit en réalité de Leipzig en 1989. Elle a été supprimée dimanche des différentes pages des branches régionales du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) sur lesquelles elle avait été postée, relate le journaliste Jens Schröder.

Wie die #AfD Fake-News schafft. Das Foto ist von der Wendezeit 1989. 
— texantifa (@M.Schulz)


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Dans un article recensant les fausses informations autour de ces événements, ce spécialiste des réseaux sociaux pointe également la propagation d’un contenu sur le prétendu boycott du magazine d’investigation Spiegel par des kiosquiers mécontents… contenu dont la nature parodique n’apparaît qu’en tout petit à droite. Il a été partagé des milliers de fois sur Twitter et Facebook, notamment par des responsables de l’AfD.

   


2. L’identité faussée
Autre détournement, une vidéo reprise en France par des milieux proches de l’extrême droite montrerait une « journaliste de gauche » face à des « citoyens allemands en colère », un face-à-face destiné à illustrer le parti pris et le mépris des médias à l’encontre du « peuple ».

[IMPORTANT] Cette vidéo est un petit trésor. Des citoyens allemands en colère face à une journaliste de gauche à pr… https://t.co/qrRyOro0ig— LeLapinTaquin (@Lapin Taquin)


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Nos confrères de CheckNews ont analysé cette séquence et contacté l’auteur de la vidéo : la dame en question n’est pas une journaliste mais une contre-manifestante. « Elle était devant le stade du FC-Chemnitz toute seule avec une pancarte “Contre la haine et le discours haineux — Chemnitz sans nazis”. Une vieille dame et une autre femme plus jeune, qui faisaient partie de la manifestation, sont venues lui parler pour lui demander ce qu’elle faisait là avec ce panneau », raconte ainsi le journaliste allemand Tobias Bosse.
La correspondante en Allemagne d’Europe 1, témoin de la scène, ajoute que la vieille dame qui répond à cette contre-manifestante, loin d’être une simple manifestante anonyme, serait une « figure des milieux identitaires présente dans des manifestations négationnistes ». Un face-à-face assez éloigné de celui que croient commenter et relayer de nombreux internautes.
3. La vidéo tronquée
L’extrême droite a accusé un groupe de musique de se prêter à des gestes nazis. Le chanteur des Feine Sahne Fischfilet (« Les filets de poisson à la crème ») aurait fait le salut nazi, une accusation qui a justifié un démenti de la police de Saxe :
« Nous recevons actuellement des informations sur une photo du chanteur de@feinesahne concernant l’infraction pénale § 86 du StGB. De notre point de vue, les premières investigations n’aboutissent qu’à une seule conclusion : la photo est un faux ! »
La totalité de la vidéo est visible ici :

Es gibt ein Foto, das @feinesahne-Sänger Jan "Monchi" Gorkow in Hitlergruß-Pose zeigt. Hier ist die Entstehung im V… https://t.co/L4LRAP9p0Z— LarsWienand (@Lars Wienand)


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Ces exemples montrent que lors d’événements comme des manifestations réunissant des mouvements extrémistes, il est indispensable de rester prudent quant aux informations glanées sur les réseaux sociaux.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils des Décodeurs pour éviter les fausses informations :
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Fils électriques à nu, plafonds qui suintent… Depuis plusieurs années, la culture et la science pâtissent de sévères coupes budgétaires. Des pièces très précieuses sont perdues.
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Incendie du Musée de Rio : « Le fruit d’une négligence absolue »

Fils électriques à nu, plafonds qui suintent… Depuis plusieurs années, la culture et la science pâtissent de sévères coupes budgétaires. Des pièces très précieuses sont perdues.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h36
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo)








                        



Il était un peu plus de 2 heures du matin, lundi 3 septembre, quand les pompiers sont parvenus à neutraliser l’incendie. Après avoir été dévoré par les flammes pendant plus de six heures, le Musée ­national de Rio de Janeiro, au bord de l’effondrement, était déjà en cendres. « 200 ans d’Histoire détruits », ­titrait lundi en « une » le quotidien O Globo. « Une tragédie annoncée », complétait ­l’Estado de Sao Paulo.

        Lire la réaction du président du Muséum national d’histoire naturelle à Paris :
         

          « Une valeur universelle »



Après s’être rendu sur les lieux, où il fut hué, le ministre de la ­culture, Sergio Sa Leitao, a annoncé le déblocage immédiat de 10 millions de reais (2 millions d’euros), tout en appelant à l’aide internationale. Lundi soir, le ­Portugal proposait sa collaboration pour la reconstruction de ce joyau du patrimoine lusophone et le chef d’Etat français, Emmanuel Macron, offrait « ses experts au ­service du peuple ­brésilien ».
Plus vieille institution académique du Brésil, référence en Amérique latine, le musée de Rio, créé en 1818 par l’empereur Dom Joao VI, était abrité depuis 1892 dans le palais de Sao Cristovao, résidence de la famille impériale portugaise, dans la zone nord de Rio. C’est dans cet édifice que fut signée l’indépendance (en 1822), là où naquit la princesse Isabelle (en 1846), là, aussi, où furent reçus après l’ouverture du musée au public, en 1900, Albert Einstein, Marie Curie ou Alberto Santos-Dumont, le pionnier de l’aviation brésilienne.
Une « tragédie incommensurable »
Le musée conservait des pièces de collection d’une valeur inestimable. Parmi elles, le squelette de Luzia, plus vieil Homo sapiens d’Amérique du Sud, daté de plus de 11 000 ans, des momies égyptiennes ou des squelettes de dinosaures… A en croire les premières estimations, seules 10 % des œuvres auraient été préservées, dont la météorite de Bendego.
« Aujourd’hui est un jour tragique. (…) Deux cents ans de travail, de recherches, de connaissances ont été perdus », a réagi le président du pays, Michel Temer. Une « tragédie incommensurable » a ajouté son ministre de la culture, Sergio Sa Leitao.
L’incendie, qui n’a fait aucune victime, a démarré aux alentours de 19 h 30 dimanche soir. Les portes du musée étaient closes et seuls quelques vigiles étaient sur les lieux. L’origine du drame reste inconnue. Mais à en croire M. ­Sa Leitao, une montgolfière ou un court-circuit serait en cause. « Il semble que le feu ait pris par le haut », a-t-il expliqué au quotidien O Estado de Sao Paulo.
Le musée n’avait ni portes coupe-feu, ni extincteur et les détecteurs de fumée ne marchaient pas
Arrivée sur le lieu au cours de la nuit, la vice-directrice de l’établissement, Cristiana Serejo, serait tombée à terre d’émotion. Interrogée par les médias brésiliens, elle a expliqué que la mise à jour du programme anti-incendie était prévue mais n’avait pas encore été finalisée. Les PPCI, plans de protection et de prévention des incendies, sont obligatoires dans les monuments publics. Mais faute de ressources, leur optimisation laisse souvent à désirer. Le musée n’avait ni portes coupe-feu, ni extincteur et les détecteurs de fumée ne ­marchaient pas. Et faute d’eau suffisante dans les réservoirs alentours, les pompiers ont dû faire venir des camions-citernes.
« Cet accident ne doit rien au ­hasard !, enrage Olivia Pedro, ­anthropologue à l’université ­fédérale de Rio, établissement en charge du musée et financé par l’Etat. Depuis des années, il y a une guerre contre le monde acadé­mique. On doit se battre pour notre survie. » Victimes de la crise et peu valorisées par les pouvoirs publics, la culture et les sciences ont fait l’objet de sévères coupes budgétaires ces dernières années. Et les sommes allouées par ­Brasilia au musée ont été divisées par deux entre 2013 et 2017, ­rapporte le quotidien Folha de Sao Paulo.
Gaudencio ­Fidelis, curateur : « Cette tragédie est le fruit d’une négligence absolue en marche depuis des années »
« Cette tragédie est le fruit d’une négligence absolue en marche depuis des années. Il n’y a aucune ­excuse », souffle Gaudencio ­Fidelis. Curateur de renom au Brésil, l’homme a eu la charge du Musée des arts de Rio Grande do Sul entre 2011 et 2014. « Quand j’ai pris mes fonctions, rien n’était au point. J’ai entamé la mise à jour du plan incendie, cela a pris deux ans pendant lesquels je ne dormais pas de la nuit ! », raconte-t-il.
Devenu l’illustration d’un pays en ruine, méprisant sa propre ­culture et son passé, le musée de Rio était depuis plusieurs années déjà laissé à l’abandon. Les ­employés racontent les fils électriques à nu, les plafonds qui ­suintaient… En mai, à un mois de son bicentenaire, événement où aucun cacique de Brasilia n’a assisté, le directeur de l’établissement, Alexander Kellner, expliquait déjà au quotidien Folha de S. Paulo n’être en mesure d’ouvrir que dix salles d’exposition sur trente. La pièce renfermant le squelette de la baleine à bosse et le dinosaure Maxakalisaurus, rongée par les termites, était notamment inaccessible au public.

   


« La plupart des autres musées du Brésil sont eux aussi dans un état de délabrement avancé », signale le curateur Gaudencio ­Fidelis. La multiplication des incendies, de centres historiques ou patrimoniaux, tels l’Institut ­Butantan en 2010 ou le Musée de la langue portugaise en 2015, ­témoigne de cette négligence coupable.
Œuvres à jamais perdues
« Les gouvernements changent mais rien ne bouge. La culture est toujours le parent pauvre de l’Etat et nous assistons à ce naufrage sans réagir. Comme si la mémoire n’avait pas d’importance ici », commente Emilio Kalil, organisateur de la Semaine des arts à Sao Paulo et ex-directeur de théâtres nationaux.
La tragédie du musée de Rio réveillera-t-elle les consciences ? En pleine campagne électorale, le ­sujet de la préservation des musées ne figurerait que sur deux des treize programmes analysés par l’agence de fact-checking Lupa. Seuls Rede, le parti écologiste de Marina Silva, et le Parti des travailleurs (PT, gauche), dont la campagne présidentielle est menée par Fernando Haddad – le remplaçant présumé de Luiz ­Inacio Lula da Silva, emprisonné et jugé inéligible –, en faisaient mention. « Ce mépris envers le patrimoine historique est lamentable », insistait sur Twitter M. ­Haddad.
Le gouvernement se mobilise désormais pour la reconstruction du musée dans les plus brefs ­délais. Mais les œuvres sont à ­jamais perdues, soulignent les chercheurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Essentielle à l’accouchement, à la lactation ou à l’orgasme, cette molécule fascine par son omniprésence dans les mécanismes d’interaction sociale. Pourrait-elle être efficace contre l’autisme et des syndromes associés  ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/09/2018
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L’ocytocine, déroutante « hormone de l’amour  »

Essentielle à l’accouchement, à la lactation ou à l’orgasme, cette molécule fascine par son omniprésence dans les mécanismes d’interaction sociale. Pourrait-elle être efficace contre l’autisme et des syndromes associés  ?



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 07h54
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Souvent appelée hormone de l’amour, de l’attachement, du plaisir… ou encore qualifiée de « grande facilitatrice de la vie », l’ocytocine, sécrétée naturellement dans le cerveau, est impliquée dans ­l’accouchement, la lactation, l’acte sexuel, l’orgasme. Elle joue un rôle essentiel dans les relations parents/bébé, le développement cognitif, la régulation de l’émotion ou encore le contrôle alimentaire, la douleur… Bien qu’elle soit connue depuis près d’un siècle, et malgré les quelque 25 000 publications sur le sujet depuis les années 1950, l’ocytocine conserve bien des mystères.

Au-delà des effets physiologiques périnataux ­induits par l’hormone, on prend conscience dans les années 1970 de son influence sur les comportements. Le premier effet démontré fut l’induction de comportement maternel chez les rats par l’administration d’ocytocine de synthèse. « Depuis, d’autres études ont démontré que l’ocytocine pourrait jouer un rôle sur tout comportement social, le renforcement des liens entre parents et enfants, la confiance, l’orgasme, l’anxiété, la peur », décrit Françoise Muscatelli, de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inserm) à Luminy (Marseille). Elle agit ainsi en réduisant des manifestations de certains troubles autistiques ou apparentés.
Pourrait-elle constituer un premier traitement pour améliorer les interactions sociales qui font souvent défaut chez ceux qui en sont affectés et dont le nombre ne cesse d’augmenter ? Enquête sur une molécule déroutante, dont l’ubiquité ne cesse d’intriguer les chercheurs et le potentiel thérapeutique de susciter des espoirs.

Fonction mal connue
C’est le Britannique Henry Dale (1875-1968) qui le premier, en 1906, s’est mis sur sa piste en montrant qu’une substance extraite de l’hypophyse avait des propriétés contractiles chez la chatte enceinte. Puis cette molécule est isolée en 1927 et commercialisée sous le nom de Oxytocin, du grec oxus (« rapide »)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Après cinq années de philosophie et un diplôme en management de l’innovation, la Grenobloise promeut sur sa chaîne une « sexualité positive » auprès d’un public adolescent et jeune adulte.
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                Clemity Jane, la youtubeuse du « sexe positif »


Après cinq années de philosophie et un diplôme en management de l’innovation, la Grenobloise promeut sur sa chaîne une « sexualité positive » auprès d’un public adolescent et jeune adulte.

LE MONDE
                 |                 04.09.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h21
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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Sur sa chaîne YouTube, elle s’appelle Clemity Jane. Une contraction de son prénom, Clémence, et de l’histoire de la légendaire Calamity Jane — qui, au temps de l’Amérique de la conquête de l’Ouest, brava les interdits dans un monde de mâles. « J’aime cette image de femme forte qui n’a besoin de personne, ça me convient bien », assume la Grenobloise de 26 ans, se définissant volontiers comme « féministe ».
Depuis trois ans maintenant, elle publie en moyenne une vidéo par semaine — « sans exigence de productivité » — et comptabilise environ 200 000 vues par mois. Ni « cam-girl » ni représentante du Planning familial, Clemity Jane cherche à se situer à mi-chemin entre le porno choc et la prévention classique.
Son idée est de promouvoir une « sexualité positive » en se focalisant sur le plaisir. « Les jeunes filles, en particulier, oublient cette notion qu’il faut remettre au cœur du couple. Elles imaginent que la case sexe est une obligation, et leur seul objectif devient la satisfaction de leur partenaire », argumente la youtubeuse. Ainsi, elle les déculpabilise et fait de la sexualité un jeu, avec des règles à respecter. « Je ne veux pas en faire un sujet trop grave, ça doit être léger pour que les filles puissent s’éclater et s’épanouir », explique-t-elle. Le tout, sans aucune forme de pression extérieure — ni religieuse, ni familiale, ni sociétale.

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                Clitoris le grand tabou



Les codes des youtubeuses beauté
Avec sa bouille ronde et ses énormes tatouages, Clemity Jane emprunte tous les codes des youtubeuses beauté. Elle se met en scène face caméra, dans sa chambre ou dans sa salle de bain, avec des montages ultrarapides, sans blanc ni respiration, et beaucoup d’autodérision. L’ambiance est girly, le décor souvent rose flashy, alors que de gros titres et des émoticones barrent l’écran.
Les intitulés des vidéos interpellent et poussent au clic : « Clito, mon ami », « Astuces pour faire l’amour sous la douche », « Epices et zizi » ou encore « Je suis une femme à poils ! ». Lorsqu’elle donne des conseils, sur la masturbation féminine notamment, elle prévient : « Je ne suis personne pour vous expliquer comment ça marche, je ne suis pas sexologue ni rien », cherchant avant tout à briser les tabous. « Chacun fait comme il veut… Vous n’êtes pas dévergondées, vous n’êtes pas perverses parce que vous vous donnez du plaisir seules ! » 
Si YouTube interdit, théoriquement, aux moins de 13 ans de se créer un compte, Clémence n’est pas dupe quant à l’âge de son public. Beaucoup d’adolescents et de préadolescents viennent sur sa chaîne, en quête de réponses sur leur vie sexuelle future. Les filles représentent 70 %, et les garçons 30 %, et de nombreux couples regardent également ses vidéos.
En l’absence de contenus vulgaires ou explicites, il s’agit de donner du sens à une sexualité souvent vécue à travers des images violentes, bombardées partout sur Internet. « Je veux ramener mon public au vrai sexe de la vraie vie », explique Clemity Jane, « avec de l’échange, des câlins, de l’amour, etc. ». Sans oublier d’autres sujets de société plus graves ou sérieux, comme #MeToo et sa propre expérience à 13 ans d’une tentative de viol, ou sa transformation physique par le sport et le véganisme.

   


De tout… mais rien sur le plaisir féminin
En 2015, Clemity Jane a lancé sa chaîne par hasard, d’abord à titre de loisir. Alors qu’elle suit de multiples youtubeurs, elle se rend compte que l’on trouve de tout sur le fameux site d’hébergement de vidéos, « du maquillage jusqu’au choix d’une bougie ! », mais jamais rien sur le plaisir féminin, « et en particulier sur les sex-toys ». Elle développe : « J’avais envie de combler ce manque. Je cherchais moi-même ces contenus-là, j’ai donc voulu les proposer et les partager en tant que consommatrice lambda, pas en tant que spécialiste. »
Après une petite année de création, elle en fait un véritable projet professionnel, l’audience étant déjà au rendez-vous. Huile de massage, gel stimulant ou orgasmique, gloss à fellation… Clémence se veut « prescriptrice, et non vendeuse, de cosmétiques intimes et accessoires dédiés au sexe ».
Puisque les « jouets pour adultes » sont considérés par YouTube comme non monétisables et soumis à une limite d’âge, l’algorithme en réduit nettement la visibilité. Avec moins de 10 dollars par mois de la part du géant américain, Clémence s’est inventé un autre modèle économique : en collaboration avec des marques, des boutiques ou des sites, elle donne des conseils sur un marché qui rencontre lui-même des difficultés à communiquer.
« C’est un échange de bons procédés. Leurs contenus aussi sont bloqués sur les réseaux sociaux, donc je leur fais de la publicité, tout en permettant aux gens de faire le tri entre des produits de plus ou moins bonne qualité. » Ainsi, elle déclare toucher un salaire moyen de 800 euros par mois minimum, oscillant, selon les périodes, entre 0 et 2 000 euros.
Après un bac littéraire et cinq années d’études de philosophie à Grenoble, la jeune femme a choisi de se réorienter vers un diplôme en management de l’innovation et des technologies. « L’idée, c’était de mettre les sciences sociales au service de la gestion de projet, voire de changer les usages de la société. Ça m’a beaucoup nourrie », raconte-elle. Aujourd’hui, elle dit et répète aux filles : « Imposez votre plaisir, communiquez dans votre couple, freinez la course à la performance ! » Si elle ne souhaite pas mettre en avant sa propre intimité, elle l’évoque par petites touches dans ses vidéos. Partageant avec son fiancé le « même idéal d’une sexualité positive, libérée et déculpabilisée », Clémence s’est mariée à la fin de l’été, et cela n’a rien d’un secret.
« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre sur le plaisir féminin intitulée « Clitoris, le grand tabou ». Animée par Catherine Vincent, journaliste au « Monde », la conférence se tiendra samedi 6 octobre, de 16 heures à 17 h 30, à l’Opéra Bastille (studio), à Paris.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra.
Un rendez-vous porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles.
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Samuel Dufour, l’un des trois skinheads impliqués dans la mort du militant antifasciste, ne s’est pas présenté à l’audience mardi matin.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Mort de Clément Méric : le procès commence après l’arrivée tardive d’un accusé

Samuel Dufour, l’un des trois skinheads impliqués dans la mort du militant antifasciste, ne s’est pas présenté à l’audience mardi matin.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 15h08
   





                        



   


Un faux départ. Le procès de trois skinheads impliqués dans la mort de Clément Méric, étudiant et militant antifasciste tué en 2013, n’avait pas encore commencé qu’il a été suspendu, mardi 4 septembre, avant même l’ouverture des débats, en l’absence d’un des trois accusés à la cour d’assises de Paris. Après plusieurs heures d’incertitude, Samuel Dufour a finalement été présenté à la cour en début d’après-midi et le procès a pu commencer.
Samuel Dufour, boulanger, et Esteban Morillo, agent de sécurité, 25 ans tous les deux, sont les principaux accusés. Renvoyés devant le tribunal pour des violences « ayant entraîné la mort sans intention de la donner », commises en réunion et avec arme – un poing américain –, ils encourent jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.
Un troisième skinhead, Alexandre Eyraud, 29 ans, sera, lui, jugé pour des violences aggravées passibles de cinq ans d’emprisonnement.

        Lire :
         

          Un procès pour éclairer la mort du militant antifasciste Clément Méric



Manifestation à la veille du procès
Le 5 juin 2013, la rencontre fortuite d’un petit groupe de militants antifascistes et de skinheads proches du mouvement d’extrême droite Troisième voie lors d’une vente privée de vêtements dans le quartier des grands magasins, à Paris, tourne à la bagarre de rue après des provocations verbales.
Frappé à plusieurs reprises au visage, Clément Méric, un étudiant en sciences politiques de 18 ans originaire de Brest, s’effondre. Ce jeune homme frêle, soigné pour une leucémie, meurt le lendemain des suites d’une hémorragie cérébrale.
Plusieurs centaines de militants et sympathisants antifascistes ont manifesté lundi soir à Paris pour réclamer la « vérité » sur la mort de leur camarade Clément Méric.

        Lire aussi :
         

                Cinq cents antifascistes manifestent à Paris en mémoire de Clément Méric






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course.
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La « voie classique » vers le mont Blanc bientôt soumise à des quotas

Tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h18
   





                        



   


Surfréquentation, accidents, dégradations…, le mont Blanc souffre de sa popularité. Pour enrayer ces difficultés, la mairie de Saint-Gervais (Haute-Savoie) a annoncé, mardi 4 septembre, que l’ascension du mont Blanc par sa voie « normale » serait réglementée dès l’été 2019 pour les alpinistes non accompagnés d’un guide
« C’est une décision difficile mais une vraie bonne décision car le mont Blanc n’est pas une course comme les autres. Elle se prépare », a commenté Jean-Marc Peillex, le maire de la commune, d’où s’étire la voie classique vers le géant alpin (4 810 mètres).

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                Dans les Alpes, le réchauffement climatique fait dévisser les montagnes



240 par jour
Les contours de cet encadrement restent à définir, mais le principe de cette réglementation a été acté par les partenaires concernés — peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix, fédération française des clubs alpins et de montagne, préfecture de la Haute-Savoie et compagnies de guides, lors de réunions le 30 août et le 2 septembre.
Une autorisation ne pourrait être délivrée par l’office du tourisme de Saint-Gervais que si le ou les candidats à l’ascension sans guide peuvent justifier d’une réservation dans l’un des refuges situés sur l’itinéraire, de plus en plus prisé chaque année. Surtout, un quota de 214 alpinistes autorisés chaque jour à effectuer l’ascension pourrait être acté, a annoncé le maire de Saint-Gervais, confirmant une information du Dauphiné libéré.
Selon le quotidien régional, tous les candidats à l’ascension devront déposer leur projet avant de se lancer dans la course. « Ce n’est pas une sanction pour les alpinistes, mais simplement du bon sens : nous souhaitons que le nombre de personnes qui partent vers le mont Blanc corresponde au nombre de places disponibles dans les refuges », a justifié Jean-Marc Peillex.
Chamonix s’agace
L’annonce n’a pas fait que des heureux. La commune voisine, Chamonix, a tôt fait de regretter une décision « non concertée » qui va l’obliger « à prendre des mesures permettant (d’en) gérer les effets négatifs ». Eric Fournier, le maire de la ville, déplore que des « incivilités, inadmissibles et largement médiatisées » aient conduit à l’adoption d’une réglementation « sans que soient mesurées (ses) incidences et (ses) effets de bord sur les autres voies d’accès au sommet » sur lesquelles se reportent les alpinistes exclus de la voie normale.

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                Mortalité record en montagne depuis le début de la saison estivale



Le toit de l’Europe, surfréquenté et parfois peu respecté, a déjà fait l’objet de restrictions similaires provisoires au plus fort de la saison estivale cette année. La saison 2018 a été marquée par de nombreux incidents, dus notamment au nombre important d’alpinistes empruntant cette voie d’accès. La situation devrait toutefois rapidement s’améliorer, puisque des premiers refuges devraient fermer pour l’hiver à partir de la mi-septembre.



                            


                        

                        


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« Télé-Poutine » débarque sur les écrans russes

Un nouveau programme de la TV russe dissèque chaque semaine les activités de Poutine, un président « en pleine forme » et qui « aime les enfants ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 18h21
    |

            Benoît Vitkine








                        



Les téléspectateurs russes ont pu découvrir, dimanche 2 septembre, un nouveau programme hebdomadaire au nom évocateur, « Moscou. Kremlin. Poutine », entièrement dédié aux activités – forcément remarquables – de leur président. Le dirigeant russe, déjà omniprésent dans les journaux télévisés des différentes chaînes, voit ainsi ses occupations de la semaine écoulée passées au crible en prime time, sur la chaîne publique Rossia-1.
Fin de l’été oblige, la première édition de ce programme d’une heure, présenté par l’animateur vedette Vladimir Soloviev, a été largement consacrée aux vacances sibériennes de M. Poutine, « images exclusives » à l’appui. La traditionnelle mise en scène d’un président plein de santé face à la nature sauvage prend une autre ampleur grâce à des témoignages eux aussi exclusifs.

        Entretien avec Tania Rakhmanova, journaliste et réalisatrice russe :
         

          « En Russie, la télé est en guerre avec le frigo »



Pendant que Poutine évoque un simple « exercice », l’un de ceux qui l’ont accompagné dans sa randonnée de 8 km en montagne se plaint que ses jambes « sont encore douloureuses plusieurs jours après ». « Mais qu’en est-il de sa sécurité ? » s’interroge l’animateur après s’être extasié sur « l’excellente forme » du président. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin présent en plateau, assure le service après-vente. « Les gardes du corps sont armés de manière adéquate, juste au cas où. Mais si des ours voient Poutine, ils ne sont pas idiots, ils savent se tenir. »
Popularité en berne
L’apparition de ce programme dans un paysage audiovisuel déjà saturé par la figure présidentielle survient à un moment délicat pour le Kremlin. Une impopulaire réforme des retraites, annoncée en catimini le jour de l’ouverture du Mondial de football, a fait plonger la popularité du président à son niveau le plus bas depuis quatre ans (67 % d’opinions favorables). « Moscou. Kremlin. Poutine » réussit le tour de force d’évoquer le sujet, ainsi que « le sens de la responsabilité » du président, mais sans mentionner les manifestations régulièrement organisées contre la réforme.

        Notre article sur
         

          l’assouplissement de la réforme contestée des retraites en Russie



Place, plutôt, à diverses rencontres avec des travailleurs ou des jeunes gens lors desquelles Vladimir Poutine fait montre de son amour du pays et de sa sagesse bienveillante. L’une d’elle, à Sotchi, inspire au présentateur Soloviev ce commentaire : « Quand Poutine parle à un enfant ou regarde un enfant, on voit à quel point il aime les enfants. Il a une attitude humaine et sincère envers eux. » Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, le reprend : « Poutine n’aime pas seulement les enfants, il aime les gens en général. »



                            


                        

                        


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La Réunion et l’Auvergne, régions les plus touchées par l’alcoolisation fœtale

EN UN GRAPHIQUE – Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) a touché au moins 452 bébés entre 2006 et 2013, selon une étude de l’agence sanitaire Santé publique France.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 15h49
    |

            Alexandre Pouchard








                        


Plus de 3 000 bébés nés entre 2006 et 2013 – soit une naissance par jour – ont présenté au moins une conséquence liée à la consommation d’alcool par leur mère quand elle était enceinte, révèle une étude de l’agence sanitaire Santé publique France, publiée mardi 4 septembre.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), forme la plus grave des troubles que peut entraîner la consommation d’alcool pendant la grossesse, peut causer « des anomalies physiques (retard de croissance, malformations) et neurodéveloppementales (retard mental, déficit de l’attention, problèmes de mémoire, difficultés d’apprentissage…) qui relèvent du handicap ». Il a touché au moins 452 bébés nés entre 2006 et 2013. « Ces chiffres sont très sous-estimés compte tenu de la difficulté à diagnostiquer ces troubles en période néonatale et n’incluent pas les diagnostics posés ultérieurement », prévient l’agence sanitaire.


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La Réunion et l’Auvergne, les deux régions présentant le plus de cas de syndromes d’alcoolisation fœtale (SAF)
Nombre de cas (pour mille naissances) de conséquences liées à l’alcoolisation fœtale.

Source : Santé publique France



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La lutte contre la consommation d’alcool par les femmes enceintes est l’un des chevaux de bataille de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qui veut promouvoir le slogan « Zéro alcool pendant la grossesse ».

        L’analyse :
         

          L’alcoolisation fœtale toucherait une naissance par jour en France






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les habitants de l’enclave sont pris en étau entre la crainte de l’assaut du régime et une opposition armée dominée par des djihadistes.
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édition abonné


Syrie : en attendant l’offensive, Idlib vit dans la peur

Les habitants de l’enclave sont pris en étau entre la crainte de l’assaut du régime et une opposition armée dominée par des djihadistes.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 14h24
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

Tout au long de l’été, Mariam Shirout, institutrice de la province d’Idlib, n’a pas chômé, dispensant, malgré les bruits de bottes, des cours de rattrapage à ses élèves dans la ville de Maarat Al-Nouman. L’école où elle enseigne a rouvert ses portes il y a quelques jours. Dans l’enclave tenue par des djihadistes et des rebelles du Nord-Ouest syrien, « les gens vivent dans la peur d’une attaque du régime, en continuant d’espérer qu’un accord politique soit trouvé pour l’éviter », dit la jeune femme, jointe par WhatsApp.
Le sort d’Idlib se discute en bonne partie entre puissances étrangères. L’enclave abrite près de trois millions de civils, et un affrontement militaire, sur un territoire aussi densément peuplé, risque de tourner au bain de sang. « Il n’y a pas de lieu sûr où se réfugier », s’alarme Hossam, un militant civil installé à Idlib. En cas d’offensive, l’ONU redoute aussi un déplacement massif de population. Ankara, soutien des rebelles, et Moscou, principal soutien militaire du régime, désireux de dessiner à sa façon l’après-guerre en Syrie, poursuivent les négociations. Leurs représentants doivent être reçus, vendredi 7 septembre à Téhéran, par ceux de l’Iran, autre acteur-clé du conflit syrien.

Depuis la reconquête du sud de la Syrie par les forces loyalistes en juillet, l’étau se resserre sur Idlib, une région agricole marginale avant la guerre, très tôt entrée en rébellion contre le pouvoir de Bachar Al-Assad. On s’attend à ce que l’accalmie relative des derniers mois vole en éclats à tout moment. Dans la vaste poche, frontalière de la Turquie, l’angoisse monte au fur et à mesure des mises en garde formulées par le camp prorégime, Moscou en tête. Mariam Shirout n’hésite pas à parler de « guerre médiatique », qui pousse les habitants vers un « épuisement » psychologique.
Violentes frappes et sièges implacables
D’importants renforts de l’armée et de ses milices supplétives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Il souhaite que Martine Vassal, présidente des Bouches-du-Rhône et vice-présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, lui succède.
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Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, quitte la présidence de la métropole

Il souhaite que Martine Vassal, présidente des Bouches-du-Rhône et vice-présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, lui succède.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 14h49
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                            Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        



   


C’est la première étape vers la fin inéluctable d’un cycle politique qui dure depuis près de vingt-cinq ans dans la région marseillaise. Jean-Claude Gaudin a annoncé publiquement, mardi 4 septembre, qu’il quittait sa fonction de président de la métropole Aix-Marseille Provence (AMP), poste qu’il occupait depuis le 17 mars 2016.
L’élu Les Républicains, qui a adressé sa lettre de démission au préfet des Bouches-du-Rhône et un courrier explicatif aux 240 élus métropolitains aux premières heures de la matinée, propose, pour lui succéder, la candidature de l’actuelle présidente LR du conseil départemental, Martine Vassal, une élue qu’il a personnellement lancée en politique. Jean-Claude Gaudin n’abandonne toutefois pas le fauteuil de maire de Marseille, qu’il détient depuis 1995 et compte rester central dans la bataille des élections municipales de 2020.
Préparé dans une certaine urgence, ce départ intervient vingt mois avant la fin du mandat métropolitain de M. Gaudin et sonne pour l’élu marseillais comme un échec. A près de 79 ans – il les aura le 8 octobre –, l’ancien vice-président du Sénat se disait régulièrement « usé » par les difficultés rencontrées dans la mise de place de cette métropole géante de 1,8 million d’habitants et 92 communes, qu’il a pourtant contribué à imposer aux élus des Bouches-du-Rhône.
« La métropole est désormais en ordre de marche »
Arrivé avec l’espoir que son entregent et sa science de l’arrangement politique apaiseraient les réticences de maires englobés aux forceps dans l’ensemble métropolitain, M. Gaudin a déchanté. Le patron de la droite locale ne supportait plus les incessantes querelles politiques entre élus départementaux et marseillais que la gestion d’AMP génère. Et s’agaçait régulièrement des accusations, portées notamment par la maire d’Aix-en-Provence Maryse Joissains, LR elle aussi, de conduire le nouvel ensemble vers la faillite financière.
Fragilisé parallèlement par l’enquête menée par le Parquet national financier sur le fonctionnement de plusieurs services de sa municipalité, M. Gaudin a décidé de lâcher son mandat le plus épineux pour se replier vers sa mairie. « J’ai subi pas mal de choses pour lancer les fondations de cette métropole », regrettait-il mardi. Face à la presse, M. Gaudin a dressé un bilan positif de son action comme premier président de cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) créé le 1er janvier 2016. « La métropole est devenue une réalité irréversible sur ce territoire. Elle est désormais en ordre de marche », a-t-il assuré, égrenant les quelques avancées notamment en matière de transports, réalisées à sa tête.
Le maire de Marseille a également démenti toute « lassitude » face aux combats de la vie politique. « C’est mon seul hobby », a-t-il ironisé. Pour expliquer sa démission surprise, M. Gaudin évoque la « perspective de fusion entre le département et la métropole » que le gouvernement souhaite, selon lui, accélérer. « Mme Vassal a prouvé à la tête du conseil départemental depuis trois ans toute sa compétence. Elle est la mieux placée pour mener ce dossier à bien », a-t-il insisté.
Question brûlante de sa succession à droite
Prévenue de la décision de M. Gaudin samedi, soit trois jours seulement avant sa révélation publique, Martine Vassal se donne quelques heures pour réagir officiellement. Première vice-présidente d’une métropole dont la majorité est à droite, elle ne devrait pas, si elle le décide, connaître de difficulté à se faire élire à la tête de l’EPCI.
« Nous attendions d’abord de voir si la décision de M. Gaudin allait vraiment se concrétiser, confiait mardi un membre du cabinet de Mme Vassal. Et aujourd’hui, il faut réfléchir, car gérer deux structures comme la métropole et le département, ce n’est pas évident. »

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La démission de M. Gaudin doit aussi se lire dans la perspective des municipales de 2020 à Marseille, et pour lequel les candidatures du chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et du délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, sont régulièrement évoquées.
Depuis qu’il a annoncé qu’il ne briguerait pas un cinquième mandat, le maire historique a ouvert la question brûlante de sa succession à droite. Président de la fédération LR des Bouches-du-Rhône, le sénateur Bruno Gilles s’estime légitime pour lui succéder et a promis de clarifier ses ambitions avant la fin septembre. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier se tient en réserve, mais jure que « rien ne se décidera sans lui » en matière de candidature.
« Un double moyen de pression sur les élus »
D’autres affichent également des ambitions comme la députée Valérie Boyer. En offrant une partie de son pouvoir à Martine Vassal, Jean-Claude Gaudin compte-t-il couper court aux dissensions au sein de son parti ? Le 30 juin, lors d’une réunion publique, il avait déjà adoubé la présidente du conseil départemental en annonçant devant 4 000 sympathisants qu’il « était temps de se réunir » autour d’elle.
« La stratégie de Gaudin, c’est je suis gentil avec ceux qui sont gentils avec moi… Et en aidant Martine Vassal à prendre le contrôle de la métropole, il s’assure que le département continuera à aider financièrement Marseille, ce qui est essentiel pour lui, car la ville est surendettée », juge sévèrement Renaud Muselier.
« Si cette démission est un simple coup politique pour les municipales de Marseille, ce serait prendre la métropole en otage et faire une erreur politique », redoute de son côté le président du groupe socialiste Jean-David Ciot. Maire du Puy-Sainte-Réparade, l’ex-député s’inquiète également d’une trop forte concentration des pouvoirs locaux : « Martine Vassal a légalement le droit d’assurer les présidences des deux collectivités, mais moralement, la question de ce cumul de pouvoirs se pose. Elle va se retrouver avec un double moyen de pression sur les élus du département. » Un avis partagé par de nombreux élus, comme le sénateur Bruno Gilles pour qui « il faut un président à temps plein sur la métropole Aix-Marseille ».

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