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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le sociologue Cyril Lemieux explique dans une tribune au « Monde » que Nicolas Hulot, par sa démission et, plus encore, par la justification publique qu’il en a donnée, a d’un seul coup ringardisé le chef de l’Etat. Il a brutalement rendu visible que le progressisme macronien ne parvient pas à intégrer la question de la transition écologique.
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Emmanuel Macron, « un conservateur qui s’ignore »

Le sociologue Cyril Lemieux explique dans une tribune au « Monde » que Nicolas Hulot, par sa démission et, plus encore, par la justification publique qu’il en a donnée, a d’un seul coup ringardisé le chef de l’Etat. Il a brutalement rendu visible que le progressisme macronien ne parvient pas à intégrer la question de la transition écologique.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 16h26
    |

Cyril Lemieux (Sociologue, directeur d’études à l’EHESS)







                        



                                


                            

Tribune. Lors de la campagne qui l’a mené au pouvoir, Emmanuel Macron avait diagnostiqué l’obsolescence du clivage gauche/droite et prévu son remplacement inexorable par une nouvelle opposition, en bien meilleure prise selon lui avec la réalité de nos sociétés : celle entre les « progressistes » et la coalition des « conservateurs » de tous bords.
Un an et demi plus tard, la démission de Nicolas Hulot de son poste de ministre de la transition écologique et solidaire vient mettre à mal cette esquisse de théorie de l’histoire. Pour deux raisons. La première est que les arguments qu’a avancés le ministre démissionnaire pour justifier de quitter son poste reviennent tous à accuser le pouvoir macronien ni plus ni moins de conservatisme.
Loin d’avoir fait du combat pour l’écologie un impératif majeur de son action, loin d’avoir su même y reconnaître l’un des principaux leviers qui permettrait aujourd’hui à la société française et à son économie de se moderniser, ce pouvoir s’est laissé convaincre par l’idée, susurrée à ses oreilles par une armée de lobbyistes, qu’il y avait plus important et plus urgent à faire. Tel est du moins, si on le comprend bien, le constat que Nicolas Hulot a tiré des quinze mois qu’il a passés au gouvernement.
Piégé à son propre jeu
Cela revient à dire que le président de la République s’est piégé à son propre jeu : lui, qui se prétendait le champion toutes catégories des progressistes, se voit maintenant décrit, s’agissant de la lutte pour l’environnement et contre le réchauffement climatique, comme un conservateur qui s’ignore.
Non, bien entendu, qu’il se soit déclaré un opposant ouvert à cette lutte. C’est plutôt qu’on ne l’a vu s’y engager qu’en louvoyant, sans audace autre que verbale et sans vision cohérente, et finalement sans perspective révolutionnaire – semblant avant tout préoccupé, à chaque nouveau petit pas qu’il lui fallait accomplir dans ce domaine-là, par le souci de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », juge qu’« un peu plus d’un an d’exercice du pouvoir a sapé tout ce qu’il y avait d’optimiste dans le message du candidat ».
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« Macron est menacé par ce qu’il avait promis de conjurer : l’impuissance politique »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », juge qu’« un peu plus d’un an d’exercice du pouvoir a sapé tout ce qu’il y avait d’optimiste dans le message du candidat ».



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 13h57
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Chaque quinquennat connaît son moment douloureux, son instant de vérité durant lequel ce qui avait été promis durant la campagne présidentielle ne parvient pas à se concrétiser. Alors, la citrouille se dégonfle, le candidat investi par le peuple devient un homme comme un autre, confronté au réel, menacé par ce qu’il avait promis de conjurer et qui mine depuis des années la démocratie : l’impuissance politique.
Nicolas Sarkozy avait vécu ce moment douloureux huit mois après son élection lorsque, interrogé sur ses marges de manœuvre budgétaires, il s’était exclamé en janvier 2008 : « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide les caisses qui sont déjà vides ? » François Hollande s’y était englué quatre mois à peine après avoir fait son entrée à l’Elysée lorsque, après avoir attendu, comme Godot, le retour de la croissance, il avait dû se rendre à l’évidence à l’automne 2012 : celle-ci se dérobait.
Emmanuel Macron a eu plus de chance : il a tenu quinze mois mais le voilà à son tour rattrapé par la scoumoune et c’est ce qui rend le remplacement de Nicolas Hulot si compliqué. Le président de la République ne doit pas seulement trouver la perle rare qui saura convaincre les Français que la promesse de transformation écologique demeure intacte, malgré tout ce qui a contribué à éroder, jour après jour, l’ambition de l’ancien animateur d’« Ushuaïa ».

Il doit se réarmer sur tous les fronts car, sur tous les fronts, l’impuissance guette. Un peu plus d’un an d’exercice du pouvoir a en effet sapé tout ce qu’il y avait d’optimiste dans le message du candidat Macron. Passé l’effet positif suscité par l’élection en France d’un jeune président aux dents longues, la croissance reste incertaine, le chômage ne recule que très lentement, l’Europe, loin de se refonder, menace de se déliter et la voix de la France peine à se faire entendre dans un monde où Trump, Poutine et Erdogan semblent n’en faire qu’à leur tête.
Risque...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ A l’heure où près de 12 millions d’enfants et d’adolescents font leur rentrée, lundi, le président de la République s’est rendu en Mayenne au collège Jules-Renard.
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Rentrée scolaire : Emmanuel Macron en visite à Laval

A l’heure où près de 12 millions d’enfants et d’adolescents font leur rentrée, lundi, le président de la République s’est rendu en Mayenne au collège Jules-Renard.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 17h02
    |

                            Le Monde.fr (avec Violaine Morin)








                        


En ce premier jour d’école pour près de 12 millions d’élèves, lundi 3 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu au collège Jules-Renard de Laval (Mayenne), où la rentrée s’est faite au son de steel-drums (littéralement « tambours d’acier »).
Le président de la République, accompagné du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et de la secrétaire d’état chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a été accueilli par des adolescents dans le cadre de l’opération « Rentrée en musique », voulue par M. Blanquer, qui veut encourager les établissements à recevoir les enfants par « des chants ou des concerts ». 
Notre journaliste Violaine Morin était sur place :

Dernière répète avant l’arrivée du ministre et du président👌#rentree2018 https://t.co/ejz4ALA9ml— ViolaineMorin (@Violaine Morin)


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M. Macron s’est ensuite rendu dans une classe de 6e du collège et a échangé avec les élèves. A ses côtés, Jean-Michel Blanquer a notamment discuté des livres que les enfants ont pu lire pendant l’été. 

Le président échange avec les élèves : « - Pourquoi vous avez décidé d’être président ?
— ViolaineMorin (@Violaine Morin)


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L’enseignant en a profité pour présenter aux élèves le dispositif « devoirs faits », qui figure dans leur emploi du temps. Ces heures d’accompagnement aux devoirs sont proposées dans les collèges depuis l’automne 2017. Voulues par le ministre de l’éducation, elles sont censées garantir une plus grande équité entre les élèves, dont certains n’ont pas de suivi scolaire à la maison. Selon les chiffres du ministère, 20 % des élèves de collège en ont bénéficié l’an dernier.

        Lire aussi l’interview :
         

          Jean-Michel Blanquer : « L’ensemble des mesures prises sont des mesures sociales »



Rapport sur les internats
Le chef de l’Etat a ensuite assisté à l’inauguration du nouvel internat. Au cours de la visite, le ministre Jean-Michel Blanquer s’est également vu remettre un rapport sur la question par Jean-Yves Gouttebel, président du conseil départemental du Puy-de-Dôme, qui avait été missionné sur ce sujet au printemps. Le ministre de l’éducation a rappelé son attachement à la promotion des internats, évoquant des « internats de liberté » qui doivent permettre l’accès des « activités sportives et culturelles ». Le décalage entre ce discours positif et l’humeur des enfants était cependant frappant. Certains s’apprêtaient à quitter leurs parents pour la première fois et avaient du mal à retenir leurs larmes.
Après un déjeuner avec les enseignants, le président s’est rendu, en début d’après-midi, dans la classe ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) du collège, adaptée aux élèves atteints de troubles cognitifs ou mentaux.

Rencontre avec une classe ULIS, les classes pour les élèves en situation de handicap (groupe d’élève multinivaux qu… https://t.co/6HYK6xNfXw— ViolaineMorin (@Violaine Morin)


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Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel ont quitté le collège sans un mot sur la crise en cours et sur le remaniement ministériel attendu après la démission du ministre de l’écologie Nicolas Hulot. Tout juste le ministre de l’éducation a-t-il concédé, lors d’un échange informel avec les journalistes : « La démission ne nous a pas fait plaisir. Mais on fait avec. » 
Ils se sont rendus ensuite à la préfecture de la Mayenne, où ils doivent rencontrer des élus locaux.

        Lire aussi :
         

                Les nouveautés de la rentrée scolaire : « classes à douze », nouveaux tests et plus de portables






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Pour les militants, le procès doit être « un moment de vérité ».  A leurs yeux,  l’antifascisme « se passe dans la rue pas dans les salles d’audience ».
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Cinq ans après la mort de Clément Méric, les antifascistes veulent « poursuivre son combat »

Pour les militants, le procès doit être « un moment de vérité ».  A leurs yeux,  l’antifascisme « se passe dans la rue pas dans les salles d’audience ».



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h35
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Le temps qui passe n’y peut rien. Plus de cinq ans après la mort du militant antifasciste Clément Méric, en 2013, à la suite d’une bagarre avec des membres de groupuscules néonazis, ses camarades veulent « poursuivre son combat ». Et mettre la lumière sur les violences d’extrême droite. Le procès qui s’ouvre mardi 4 septembre devant les assises de Paris va juger Esteban Morillo, Samuel Dufour et Alexandre Eyraud. Les deux premiers pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner commises en réunion et avec arme. Le troisième pour violences aggravées.

L’audience pourra peut-être établir ce qu’il s’est vraiment passé ce 5 juin 2013, à la sortie d’une vente privée de vêtements de la marque Fred Perry – une marque que l’extrême droite et l’extrême gauche affectionnent – qui a abouti à la mort d’un jeune homme de 18 ans. « Clément a été tué parce qu’il était antifasciste. Parce qu’il n’a pas baissé les yeux. C’est un meurtre politique », assurent ses amis.
Mais, pour les antifascistes qui continuent de militer, l’audience importe peu. « On ne se reconnaît pas dans le fait d’être partie civile. Cela fait des années que nous sommes sur le banc des accusés. On milite, on travaille avec des collectifs des quartiers populaires contre les crimes policiers. On est toujours déboutés », explique Anto (tous les intervenants ont requis l’anonymat). Il continue, détaillant le raisonnement de ces militants radicaux qui se réclament de « l’autodéfense populaire ».
Multiplicité d’initiatives
Pour lui et ses camarades, les tribunaux ne sont pas des lieux « se prêtant à la lutte » et ils ne veulent pas « faire primer les sentiments sur l’aspect politique » : « On se bat contre l’extrême droite, mais le fascisme ne s’arrête pas là. Il s’exprime à travers le racisme et l’islamophobie d’Etat, la chasse aux migrants. La justice a une place centrale dans ce mécanisme. C’est une instance répressive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le scénario d’un remaniement minimal tient la corde. Il devrait avoir lieu au plus tard mardi, tout comme la décision de reporter ou non le prélèvement de l’impôt à la source.
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La semaine des choix cruciaux pour Emmanuel Macron

Le scénario d’un remaniement minimal tient la corde. Il devrait avoir lieu au plus tard mardi, tout comme la décision de reporter ou non le prélèvement de l’impôt à la source.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 17h39
    |

            Cédric Pietralunga et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Droit dans ses bottes ? Ou décidé à changer de pointure ? Confronté à une crise politique inédite, à la suite de la démission inopinée du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, Emmanuel Macron consulte et s’interroge sur l’ampleur à donner au remaniement du gouvernement. L’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale devrait être faite au plus tard mardi 4 septembre.
En parallèle de ce management de crise dont il se serait bien passé, le chef de l’Etat est aussi attendu sur un dossier épineux. La décision de reporter ou non le prélèvement de l’impôt à la source doit en effet être prise le même jour, à l’issue d’une réunion à l’Elysée avec Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics. Ces deux choix cruciaux donneront une indication sur l’état d’esprit du chef de l’Etat. Ils illustreront aussi la tonalité qu’il veut donner à la suite de son quinquennat.

Si l’option d’un changement de grande ampleur du gouvernement a été envisagée par l’exécutif mercredi, poussée notamment par le premier ministre, Edouard Philippe, qui y verrait une réponse à certains dysfonctionnements, le scénario d’un remaniement minimal semble davantage tenir la corde depuis jeudi, le chef de l’Etat et ses principaux lieutenants estimant que la première option revêt trop d’inconvénients.
« Débarquer un grand nombre de ministres serait contradictoire, fait valoir un pilier de la majorité. Cela reviendrait à donner une portée politique au départ de Hulot, alors qu’on a tout fait pour le minimiser. »
Pas question, surtout, de laisser penser que le gouvernement serait en mauvaise posture et que la démission de l’écologiste serait le révélateur d’une crise plus large. Un avis partagé par le président du groupe La République en marche (LRM) du Sénat, François Patriat. « Je suis pour un changement a minima car un remaniement large serait renier le travail accompli par les ministres depuis un an », dit-il.
«...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les « insoumis » défendent une tradition de l’accueil, mais adoptent aussi des positions eurosceptiques et sont attachés aux frontières.
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Immigration : La France insoumise, embarrassée, envoie des signaux ambigus

Les « insoumis » défendent une tradition de l’accueil, mais adoptent aussi des positions eurosceptiques et sont attachés aux frontières.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h13
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est un sujet très sensible. La question des « vagues d’immigration » est potentiellement inflammable pour La France insoumise (LFI) à neuf mois des élections européennes tant la ligne de crête que veut tenir LFI − à la fois un discours de gauche, la défense des frontières et l’euroscepticisme − peut être périlleuse.
Les « insoumis » en ont conscience et avancent prudemment sur le sujet. Surtout depuis les déclarations de Sahra Wagenknecht de Die Linke, mouvement allemand proche de La France insoumise. Celle qui doit lancer le 4 septembre son mouvement Aufstehen (« Debout ») multiplie les déclarations hostiles à l’immigration, ce qui embarrasse LFI. Beaucoup se retranchent derrière des « problèmes de traduction » pour éviter de se prononcer et bottent en touche, rappelant l’opposition du groupe LFI à l’Assemblée nationale au projet de loi asile-immigration.

« Quand les réfugiés sont là, il faut les accueillir, estime Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne. Mais il faut faire en sorte qu’ils vivent dignement chez eux. » Charlotte Girard, qui doit faire partie du binôme de tête avec Manuel Bompard pour les élections européennes, précise : « Dire que [les vagues d’immigration] peuvent peser à la baisse sur les salaires et profiter au patronat n’est pas un raisonnement complètement absurde. Ce n’est pas une vue de l’esprit. D’ailleurs, le Medef soutient l’accueil des migrants. » A quoi certains cadres de LFI, comme Clémentine Autain ou Eric Coquerel, ajoutent : « C’est d’ailleurs pour éviter cela que l’on doit régulariser les sans-papiers. » 
Pour éclaircir sa position et rassurer ses troupes, Jean-Luc Mélenchon s’est senti obligé de revenir sur le sujet de l’immigration lors de son discours de rentrée, le 25 août à Marseille, pendant l’université d’été de son mouvement. « C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement, a ainsi lancé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les soucis techniques et les risques politiques font hésiter le gouvernement sur l’opportunité de lancer cette réforme en janvier 2019. Une réunion décisive a lieu mardi à l’Elysée.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Le prélèvement à la source, une mesure toujours en sursis

Les soucis techniques et les risques politiques font hésiter le gouvernement sur l’opportunité de lancer cette réforme en janvier 2019. Une réunion décisive a lieu mardi à l’Elysée.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 18h26
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



   


A la veille d’une réunion décisive, mardi 4 septembre à l’Elysée, sur le prélèvement à la source, la confusion s’est encore accentuée ce week-end sur les intentions d’Emmanuel Macron. Cette réforme de la collecte de l’impôt sur le revenu héritée de l’ère Hollande sera-t-elle bien lancée comme prévu en janvier 2019 ? Présente-t-elle un trop fort risque politique ? Est-elle suffisamment prête ? Alors que ces questions agitent l’exécutif et échauffent les oppositions, un article du Parisien, publié samedi 1er septembre, a relancé le débat sur le degré de préparation de Bercy.
Selon un « document ultra-confidentiel » de la direction générale des finances publiques (DGFIP), les tests menés ont fait apparaître de très nombreuses erreurs, jusqu’à 352 000 en février. Et il n’y a « a priori pas de possibilité de s’en prémunir », indique ce document. Les sources de dysfonctionnements seraient multiples : lors des tests, le système amenait certains contribuables à payer l’impôt d’un homonyme en plus du leur ou de payer plusieurs fois leur propre impôt. Le document évoque un « effet marée noire », selon Le Parisien. Il précise également que les employeurs (entreprises ou organismes publics), auquel échoira dorénavant la tâche de collecter l’impôt sur le revenu, ne sont pas tous prêts. Dimanche, sur BFM-TV, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, ne s’est pas opposé à la mesure mais a réclamé que « toutes les garanties techniques (puissent) être apportées à 100 % par le ministre des comptes publics et son administration ».
Dimanche, la DGFIP a donc assuré que les tests effectués depuis un an « ont permis d’identifier les doublons cités dans la presse et de déterminer comment les traiter pour éviter qu’ils se reproduisent ». Ces expérimentations « ont permis d’améliorer encore le dispositif », conclut le fisc. Samedi matin, Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, qui défend bec et ongles la réforme depuis des semaines, avait pourtant reconnu que son « arrêt » était sur la table. Mais la question, avait-il insisté, est politique, pas technique. « Est-ce que, techniquement, on est prêt ? Oui, on est prêt, a-t-il répété sur France Inter. Est-ce que, psychologiquement, les Français sont prêts ? C’est une question à laquelle collectivement nous devons répondre. » « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt, puisque le président de la République l’a évoqué, de la réforme », a poursuivi le ministre, qui continuera à défendre cette réforme lors de la réunion de mardi.

        Lire aussi :
         

                Une semaine de cacophonie gouvernementale autour du prélèvement à la source




   


« Aucune raison au report »
Mais a-t-il encore des marges de manœuvre ? La décision finale sera prise par l’Elysée et Matignon. Et, au-delà des considérations techniques, les risques politiques semblent peser de plus en plus lourd dans les réflexions de l’exécutif. Le gouvernement craint que la baisse faciale de la paye à partir de janvier 2019 (puisque, avec la réforme, l’impôt est prélevé par l’employeur) ne ralentisse la consommation, ce qui affaiblirait encore la croissance.
La réalité et les effets de ce « choc psychologique », mis en doute par l’entourage de M. Darmanin, semblent avoir provoqué une fracture au sein de l’exécutif. Bercy et Matignon défendraient la réforme tandis que l’Elysée serait plus que réticent. « Emmanuel Macron veut faire savoir qu’il a des doutes et qu’il met lui-même les mains dans le cambouis, décrypte une source gouvernementale. Et, en effet, c’est ce qu’il fait. Après, toutes ces fuites montrent que des gens veulent perturber Gérald Darmanin. Il est vrai que c’est une belle cible. Il conduit une réforme qui touche tous les Français ; il gagne en exposition et en notoriété. »
Au sein de la DGFIP, ces polémiques font aussi grincer des dents une administration sur la brèche depuis des mois pour mettre en œuvre le dispositif. Quand on veut noyer son chien on l’accuse d’avoir la rage, déplorent en substance certains agents du fisc. « Que certaines petites entreprises ne soient pas prêtes, c’est possible. Mais il reste quatre mois !, tempère-t-on en interne. Utiliser une phase de tests destinée à identifier les bugs pour descendre la réforme, cela nous consterne. Il n’y a aucune raison au report, sinon politique, à quelques mois des élections européennes. »


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Dans ce scénario, il n’y aurait plus de règlement massif d’impôt à l’automne (ou de mensualisation sur dix mois comme c’est le cas actuellement).



        Lire aussi :
         

                Prélèvement à la source : comment ça fonctionne et combien vous paierez



300 millions d’euros dépensés
En principe, le gouvernement peut faire marche arrière jusqu’au dernier moment. Mais, précise une source à Bercy, « le 15 septembre, avec l’envoi des taux d’imposition aux entreprises, on passe techniquement un cliquet. Après, arrêter sera plus complexe ». La question financière n’est pas non plus négligeable. Depuis trois ans, la mise en place de cette réforme a déjà coûté 300 millions d’euros à l’Etat, dont 10 millions en communication – une grande campagne est actuellement en cours. Qu’Emmanuel Macron abandonne le prélèvement à la source, et cet argent aura été dépensé en vain. Surtout, ce serait faire une croix sur plusieurs milliards d’euros d’économies induits par la réforme.
A compter du printemps 2019, le versement de l’aide personnalisée au logement (APL) ne sera plus décalé dans le temps, comme aujourd’hui. Cela évitera à l’Etat de payer une APL que la situation du bénéficiaire ne justifie plus. Cette mesure, déjà retardée de quelques mois afin d’éviter tout couac technique, ne sera possible qu’avec le prélèvement à la source. L’abandon de la réforme représenterait un milliard d’euros d’économies en moins pour l’Etat.
Par ailleurs, grâce à ce changement de collecte, le gouvernement espère améliorer encore le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu : actuellement de 98 %, il pourrait dépasser les 99 %. Soit 700 millions d’euros de plus dans les caisses de l’Etat. En juin, la Cour des comptes s’était montrée plus évasive : « Au total, les incertitudes sur le rendement du prélèvement à la source en 2019 pourraient s’élever à 2 milliards d’euros environ, soit 0,1 point de PIB », mais… à la hausse comme à la baisse, estimaient les magistrats financiers.

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                Prélèvement à la source : les quatre risques qui font hésiter l’exécutif






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Avant sa rencontre, mardi, avec le premier ministre, le secrétaire général de la CFDT déplore les choix budgétaires de l’exécutif.
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Laurent Berger : « Ce qui prévaut au gouvernement, c’est une vision du vieux monde »

Avant sa rencontre, mardi, avec le premier ministre, le secrétaire général de la CFDT déplore les choix budgétaires de l’exécutif.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 11h05
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, doit être reçu, mardi 4 septembre, par le premier ministre, Edouard Philippe. Une rencontre dans le cadre des entretiens que le chef du gouvernement mène en tête-à-tête avec les partenaires sociaux sur l’agenda social de la rentrée. Quelques jours après les premiers arbitrages budgétaires du gouvernement, le numéro un de la CFDT critique « un coup de rabot qui touche les plus précaires ».
Dans quel état d’esprit abordez-vous votre rendez-vous avec Edouard Philippe mardi ?
Je vais dire au premier ministre que notre pays a besoin de justice sociale et de savoir où le gouvernement souhaite aller. Ce sentiment de réformer pour réformer ou du pragmatisme à tout crin ne fait pas sens. Quelle est la finalité de ce qui est proposé aujourd’hui ? Du progrès social ? Du progrès démocratique ? Ou bien uniquement des mesures égrenées les unes après les autres ?
Que pensez-vous des annonces budgétaires du gouvernement ?
C’est un coup de rabot qui touche les plus précaires. On a un quasi-renoncement à une revalorisation digne de ce nom des minima sociaux. Sur les pensions de retraite, pour l’instant, il n’y a pas de distinction entre les basses pensions et les autres. Sur la fonction publique, on a encore une présentation des agents comme un coût. Il n’y a pas de logique politique derrière – si ce n’est budgétaire –, pas de vision à long terme. Notre rôle de syndicalistes, c’est de réaffirmer ce besoin de sens, de faire des propositions. C’est ce que je vais dire au premier ministre : « Si vous laissez de l’espace à la démocratie sociale pour le faire, la CFDT s’en saisira. Si vous voulez nous dicter un chemin qui pour nous ne fait pas sens, nous ne l’emprunterons pas. »
C’est votre côté « Gaulois réfractaire au changement », selon la formule d’Emmanuel Macron ?
Cela fait longtemps que les Français ne sont plus des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ D’Alain Delon à Patti Smith, tous ont répondu à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     


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« Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète

D’Alain Delon à Patti Smith, tous ont répondu à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 18h07
    |

                            Collectif








                        


Tribune. Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.
Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique.
Pas trop tard pour éviter le pire
Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.
Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.
Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux.
Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront.
C’est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire.
De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené.
Isabelle Adjani, actrice ; Laure Adler, journaliste ; Pedro Almodovar, cinéaste ; Laurie Anderson, artiste ; Charles Aznavour, chanteur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Pierre Arditi, acteur ; Niels Arestrup, acteur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, cinéaste ; Yvan Attal, acteur, cinéaste ; Josiane Balasko, actrice ; Aurélien Barrau, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Xavier Beauvois, cinéaste ; Alain Benoit, physicien (Académie des sciences) ; Jane Birkin, chanteuse, actrice ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Gilles Boeuf, biologiste ; Mathieu Boogaerts, chanteur ; John Boorman, cinéaste ; Romane Bohringer, actrice ; Carole Bouquet, actrice ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Zabou Breitman, actrice, metteuse en scène ; Nicolas Briançon, acteur, metteur en scène ; Irina Brook, metteuse en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, cinéaste ; Florence Burgat, philosophe ; Gabriel Byrne, acteur ; Cali, chanteur ; Sophie Calle, artiste ; Jane Campion, cinéaste ; Isabelle Carré, actrice ; Emmanuel Carrère, écrivain ; Anne Carson, auteure et professeure ; Michel Cassé, astrophysicien ; Laetitia Casta, actrice ; Bernard Castaing, physicien (Académie des sciences) ; Antoine de Caunes, journaliste, cinéaste ; Alain Chamfort, chanteur ; Boris Charmatz, chorégraphe ; Christiane Chauviré, philosophe ; Jeanne Cherhal, chanteuse ; François Civil, acteur ; Hélène Cixous, écrivaine ; Isabel Coixet, cinéaste ; Françoise Combes, astrophysicienne (Collège de France) ; François Cluzet, acteur ; Gregory Colbert, photographe, cinéaste ; Bradley Cooper, acteur ; Brady Corbet, acteur ; Béatrice Copper-Royer, psychologue ; Marion Cotillard, actrice ; Denis Couvet, écologue ; Camille Cottin, actrice ; Clotilde Courau, actrice ; Franck Courchamp, écologue (Académie européenne des sciences) ; Nicole Croisille, chanteuse ; David Cronenberg, cinéaste ; Alfonso Cuaro, cinéaste ; Willem Dafoe, acteur ; Philippe Decouflé, chorégraphe ; Sébastien Delage, musicien ; Vincent Delerm, chanteur ; Alain Delon, acteur ; Catherine Deneuve, actrice ; Claire Denis, cinéaste ; Philippe Descola, anthropologue (Collège de France) ; Alexandre Desplat, compositeur ; Manu Dibango, musicien ; Hervé Dole, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Valérie Dréville, actrice ; Diane Dufresne, chanteuse ; Sandrine Dumas, actrice, metteuse en scène ; Romain Duris, acteur ; Lars Eidinger, acteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, physicien (Académie des sciences) ; Ralph Fiennes, acteur ; Frah (Shaka Ponk), chanteur ; Cécile de France, actrice ; Stéphane Freiss, acteur ; Thierry Frémaux, directeur de festival ; Jean-Michel Frodon, critique, professeur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Pierre-Henri Gouyon, biologiste ; Julien Grain, astrophysicien ; Anouk Grinberg, actrice ; Mikhaïl Gromov, mathématicien (Académie des sciences) ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Arthur H, chanteur ; Ethan Hawke, acteur ; Christopher Hampton, scénariste ; Nora Hamzawi, actrice ; Ivo Van Hove, metteur en scène ; Isabelle Huppert, actrice ; Agnès Jaoui, actrice, cinéaste ; Michel Jonasz, chanteur ; Camelia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue (Académie des sciences) ; Juliette, chanteuse ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Mathieu Kassovitz, acteur ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Cédric Klapisch, cinéaste ; Thierry Klifa, cinéaste ; Panos H. Koutras, cinéaste ; Lou de Laâge, actrice ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Laurent Lafitte, acteur ; Laurent Lamarca, chanteur ; Maxence Laperouse, comédien ; Camille Laurens, écrivaine ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Sandra Lavorel, écologue (Académie des sciences) ; Jude Law, acteur; Patrice Leconte, cinéaste ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gérard Lefort, journaliste ; Nolwenn Leroy, chanteuse ; Peter Lindbergh, photographe ; Louane, chanteuse ; Luce, chanteuse ; Ibrahim Maalouf, musicien ; Vincent Macaigne, metteur en scène, acteur ; Benoît Magimel, acteur ; Yvon Le Maho, écologue (Académie des sciences) ; Andreï Makine, écrivain de l’Académie Française ; Abd al Malik, rappeur ; Sophie Marceau, actrice ; Virginie Maris, philosophe ; André Markowicz, traducteur ; Nicolas Martin, journaliste ; Vincent Message, écrivain ; Wajdi Mouawad, metteur en scène ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Arthur Nauzyciel, metteur en scène ; Safy Nebbou, cinéaste ; Pierre Niney, acteur ; Helena Noguerra, chanteuse ; Claude Nuridsany, cinéaste ; Michael Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Clive Owen, acteur ; Corine Pelluchon, philosophe ; Laurent Pelly, metteur en scène ; Raphaël Personnaz, acteur ; Dominique Pitoiset, metteur en scène ; Denis Podalydès, acteur ; Pomme, chanteuse ; Martin Provost, cinéaste ; Olivier Py, metteur en scène ; Susheela Raman, chanteuse ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Régine, chanteuse ; Cécile Renault, astrophysicienne ; Robin Renucci, acteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Tim Robbins, acteur ; Muriel Robin, actrice ; Isabella Rossellini, actrice ; Brigitte Roüan, actrice, cinéaste ; Carlo Rovelli, physicien (Institut universitaire de France) ; Eric Ruf, directeur de la Comédie-Française ; Céline Sallette, actrice ; Rodrigo Santoro, acteur ; Marjane Satrapi, cinéaste ; Kristin Scott Thomas, actrice ; Albin de la Simone, musicien ; Abderrahmane Sissako, cinéaste ; Marianne Slot, productrice ; Patti Smith, chanteuse, écrivaine ; Sabrina Speich, géoscientifique ; Marion Stalens, réalisatrice ; Kristen Stewart, actrice ; Tom Stoppard, dramaturge ; Peter Suschitzky, chef opérateur ; Malgorzata Szumowska, cinéaste ; Béla Tarr, cinéaste ; Gilles Taurand, scénariste ; Alexandre Tharaud, musicien ; James Thierrée, danseur, chorégraphe ; Mélanie Thierry, actrice ; Danièle Thompson, cinéaste ; Melita Toscan du Plantier, attachée de presse ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; John Turturro, acteur ; Hélène Tysman, pianiste ; Pierre Vanhove, physicien ; Karin Viard, actrice ; Polydoros Vogiatzis, acteur ; Rufus Wainwright, chanteur ; Régis Wargnier, cinéaste ; Jacques Weber, acteur ; Wim Wenders, cinéaste ; Sonia Wieder-Atherton, musicienne ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; Jia Zhang-ke, cinéaste ; Elsa Zylberstein, actrice



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Nicolas Hulot a quitté son poste en déplorant la faiblesse des moyens engagés pour l’écologie, mais la sauvegarde de l’environnement exige des avancées technologiques et politiques qui ne se décrètent pas, estime Marc Fontecave, professeur au Collège de France, dans une tribune au « Monde ».
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Ecologie : « Il n’y a aucune chance de voir une révolution se réaliser »

Nicolas Hulot a quitté son poste en déplorant la faiblesse des moyens engagés pour l’écologie, mais la sauvegarde de l’environnement exige des avancées technologiques et politiques qui ne se décrètent pas, estime Marc Fontecave, professeur au Collège de France, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 10h32
    |

Marc Fontecave (Professeur au Collège de France)







                        



                                


                            

Tribune. La preuve est faite à nouveau. Un militant « vert » ne peut pas être ministre de l’écologie. Tout simplement parce que l’idéologie environnementale sur laquelle est construit son engagement s’accommode difficilement des contraintes non seulement économiques, politiques et sociales, mais également scientifiques et technologiques dans lesquelles le monde réel peut effectivement évoluer. Cette idéologie semble en effet partir de trois principes fondamentaux, à la fois profondément faux et inopérants.

Le premier, c’est que la catastrophe, dont l’homme par essence poison pour la nature serait le seul responsable, est imminente et qu’il faut agir dans une urgence extrême pour à la fois transformer en profondeur le système économique mondial, redonner sa chance à la biodiversité et changer les modes de vie des 7 milliards d’habitants de la planète.
Le second, c’est que chacun de ces habitants serait déjà convaincu de la nécessité de ce changement, convaincu que la seule question digne d’intérêt serait celle de l’écologie, ce qui est malheureusement inexact. Le troisième, c’est que toutes les solutions technologiques appropriées, notamment pour décarboner l’énergie (remplacement des énergies fossiles et du nucléaire par les énergies renouvelables ; stockage des énergies intermittentes ; mobilité électrique ; etc..), condition supposée unique pour limiter le réchauffement climatique, seraient déjà disponibles et qu’il n’y aurait plus qu’à les exploiter.
Un bilan pas mauvais
De sorte que, si après un an ou deux en responsabilité, ce ministre « vert » ne constate que des « petits pas », comme l’a déploré Nicolas Hulot en annonçant sa démission, il ne peut en effet que désespérer, accuser son adversaire préféré, les lobbys, sans qu’on sache vraiment ce qui est lobby et ce qui ne l’est pas, et finalement démissionner. C’est dommage, mais inéluctable. Dommage parce que, contrairement à ce qu’on lit ici ou là de façon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La mission, mise en place en décembre, remet lundi son rapport à la ministre Agnès Buzyn. Elle préconise notamment un « effort accru de transparence ».
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Médicaments : la mission d’information pointe des défauts de communication en situation de crise

La mission, mise en place en décembre, remet lundi son rapport à la ministre Agnès Buzyn. Elle préconise notamment un « effort accru de transparence ».



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 02h23
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 08h02
   





                        


Le ministère de la santé souhaite mettre en place une « stratégie » pour « encourager » les remontées d’informations de patients et professionnels de santé, afin de tirer les leçons de crises sanitaires récentes, comme celle du Levothyrox.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, reçoit lundi 3 septembre le rapport de la « mission information et médicament » mise en place en décembre dernier, listant une série de recommandations pour améliorer les informations liées à l’utilisation des médicaments. Sur la base des conclusions de la mission, coprésidée par une représentante d’association de patients, Magali Leo (association Renaloo) et le docteur Gérald Kierzek (médecin urgentiste et chroniqueur radio), Mme Buzyn « s’engage pour une information plus accessible, plus claire et plus réactive sur le médicament », indique lundi le ministère dans un communiqué.
La ministre entend « encourager les remontées d’information de patients et de professionnels de santé » avec la mise en place dès cette année d’une « stratégie de promotion de la déclaration des événements indésirables et le développement des technologies permettant de repérer des signaux faibles d’alerte en dehors du système de pharmacovigilance [réseau spécialiste de surveillance des risques liés aux médicaments] ».
La communication d’urgence en cas d’alerte sur un médicament est elle « confiée » à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), souligne le communiqué.

        Lire aussi :
         

                Levothyrox : l’Agence du médicament reconnaît un défaut d’information aux patients



« Source unique d’information publique »
Dans son rapport, obtenu par l’Agence France-Presse, la mission d’information juge « nécessaire » d’adopter une communication « plus cohérente, plus rapide et plus transparente » dans les contextes de crise. De façon plus générale, la mission préconise dans ses conclusions une « source unique » d’information sur les médicaments, ainsi qu’un « effort accru de transparence » afin de rétablir ou de renforcer la confiance dans les autorités sanitaires.
Pour répondre à ces recommandations, la ministre de la santé a décidé de mettre en place « une source unique d’information publique sur le médicament en s’appuyant sur Sante.fr », le service public d’information en santé, en y intégrant le contenu du site officiel sur les médicaments.
De même, le ministère indique que, pour la première fois, les patients vont être représentés au Comité économique des produits de santé qui négociait, jusque-là sans eux, les prix des médicaments remboursés et les rabais avec les laboratoires.
Mme Buzyn annonce aussi la généralisation du dossier médical partagé par l’Assurance-maladie sur l’ensemble du pays « à compter d’octobre 2018 ». Ce dossier santé informatisé contribuera, avec le dossier pharmaceutique, à « faciliter la coordination des soins entre les prescripteurs » et les pharmacies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’écologiste, soutien d’Emmanuel Macron, a décidé d’un commun accord avec le président de ne pas entrer au gouvernement.
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Cohn-Bendit ne remplacera pas Hulot comme ministre de l’écologie

L’écologiste, soutien d’Emmanuel Macron, a décidé d’un commun accord avec le président de ne pas entrer au gouvernement.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 19h32
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 06h43
   





                        


Pressenti depuis quelques jours pour remplacer Nicolas Hulot à la tête du ministère de la transition écologique, Daniel Cohn-Bendit a annoncé, dimanche 2 septembre sur LCI, qu’il avait décliné l’offre.
L’ancienne figure de mai 1968 a reconnu avoir pensé « au début » que c’était « une idée séduisante ». Il a expliqué avoir eu une longue discussion avec le président : « Il m’appelle et me demande comment je vois la situation (…) J’étais divisé, je me suis dit : “c’est le bon moment”. (…) Pour la première fois de ma vie je me suis dit “pourquoi pas ?” »

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« [Le président] m’a dit : “Si tu es ministre, tu perds ta personnalité, tu n’as plus cette liberté, est-ce que tu veux cela ?” On est d’accord que c’est une fausse bonne idée. » « On a décidé d’un commun accord que je ne serai pas ministre », a-t-il poursuivi.
Les noms de Canfin et Tubiana suggérés
« D’un côté, j’avais envie. Puis, il y a une rationalité, quand on commence à déconstruire “le mythe Cohn-Bendit qui va tout chambouler” (…) je crois et je maintiens que c’était une fausse bonne idée », a-t-il enchaîné, en soulignant qu’il n’était « pas mieux que Nicolas Hulot ».
Tour à tour militant libertaire, élu écologiste et soutien d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2018, Daniel Cohn-Bendit avait plusieurs fois exprimé ses réticences à l’idée d’entrer au gouvernement. « Tout le monde n’est pas fait pour la dureté de ce poste. Moi j’aurais tenu trois minutes à sa place. Il y a trop de compromis à faire », confiait-il au Parisien au lendemain de la démission de Nicolas Hulot. « Je n’ai pas vraiment envie de devenir ministre, mais j’ai envie de soutenir Macron », nuançait-il samedi dans les mêmes colonnes.

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Interrogé sur les personnalités ayant les compétences pour succéder à Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit a cité les noms de l’ancien ministre Pascal Canfin, aujourd’hui directeur général de WWF France, et de Laurence Tubiana, ancienne chef négociatrice de la France à la COP21.
Dans une tribune cosignée dimanche dans le Journal du dimanche, M. Cohn-Bendit écrivait : « Il appartient à Emmanuel Macron, à son gouvernement, à sa majorité, si les mots et les engagements souscrits ont un sens, de comprendre le message qui leur est adressé par ce départ, de transformer celui-ci en sursaut, de s’en servir comme d’un tremplin pour porter la transformation résolue et bienveillante que le ministre de l’écologie incarnait. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’ancien bras droit de Marine Le Pen espère récolter 5 % des voix lors du prochain scrutin européen, avec son mouvement souverainiste Les Patriotes.
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A Forbach, Florian Philippot prône le « Frexit » et tente de relancer ses Patriotes

L’ancien bras droit de Marine Le Pen espère récolter 5 % des voix lors du prochain scrutin européen, avec son mouvement souverainiste Les Patriotes.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 10h45
    |

            Lucie Soullier (Forbach (Moselle) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Maintenant, on va rêver un peu. Si Marine n’avait pas raté son débat, elle serait présidente de la République et Florian, premier ministre. » Bernard Janvier n’a pas fini de digérer la soirée télévisée qui a vu sombrer ses espoirs d’installer le Front national à l’Elysée. L’ancien cadre mosellan du parti d’extrême droite a depuis quitté les rangs de la formation lepéniste mais il l’évoque encore à la tribune de Forbach un an et demi après cette présidentielle ratée, dimanche 2 septembre, pour faire patienter la petite centaine de personnes venue écouter le discours de rentrée d’un autre ex-frontiste : Florian Philippot.
L’ancien bras droit de Marine Le Pen a pris un peu de retard, alors Bernard Janvier meuble en « rêvant » d’un entre-deux-tours différent ; en énumérant les augmentations de prix de l’essence, des timbres, des PV de stationnement… « Et la CSG ! » ; ou en se lançant dans la promotion des pin’s de la boutique installée à l’entrée du bar : « A accrocher sur vos vestes. Qu’on n’ait pas honte de dire qu’on est patriotes ! » Quelques euros bienvenus dans la cagnotte du parti lancé par Florian Philippot, qui compte bien monter une liste au scrutin européen de mai 2019.
Une année à la peine
« Y a du beau monde à Forbach » pour la première rentrée des Patriotes, se réjouit Bernard Janvier, toujours campé derrière le pupitre. Les fidèles des temps FN se reconnaissent : Mireille d’Ornano, députée européenne, Philippe Murer, ex-conseiller économique de Marine Le Pen, Alain Avello, l’ancien président du collectif Racine… Croisé un drapeau bleu-blanc-rouge à la main, l’acteur Franck de Lapersonne est quant à lui devenu le « référent à la société civile et à la culture » du parti dissident. Et la petite assemblée finit même par acclamer une autre prise frontiste : le maire de Brachay,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ C’est la loi sur la biodiversité de 2016, votée sous le quinquennat Hollande, qui a permis d’interdire les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Le gouvernement s’attribue l’interdiction des néonicotinoïdes votée en… 2016

C’est la loi sur la biodiversité de 2016, votée sous le quinquennat Hollande, qui a permis d’interdire les néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ».



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 11h50
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Dans une semaine marquée par la démission de Nicolas Hulot et les critiques acerbes contre le manque d’ambition écologique de l’exécutif, la tentation était trop forte de ne pas profiter d’une décision majeure pour la protection de l’environnement pour se faire un peu mousser. Emmanuel Macron et ses ministres ont donc salué en chœur l’entrée en vigueur, samedi 1er septembre, de l’interdiction des néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » en France.

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« Notre engagement pour la biodiversité en action : l’interdiction des pesticides tueurs d’abeilles en vigueur aujourd’hui », s’est réjoui le président. « Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous faisons », s’est targué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. « ll s’agit d’une décision historique que nous avons le courage de mettre en œuvre », a applaudi la secrétaire d’Etat à la transition écologique Brune Poirson.
Amnésie
Les 280 signes que comptent un tweet n’étaient peut-être pas suffisants pour préciser un détail : cette interdiction a en fait été votée en 2016, sous la précédente majorité, dans le cadre de la loi sur la biodiversité. Tout ce que le gouvernement d’Edouard Philippe a fait, c’est de prendre, le 1er août 2018, le décret qui précise les conditions d’application de la loi, et lui a permis d’entrer en vigueur le 1er septembre, comme le prévoyait la loi de 2016.
L’ancienne ministre de l’environnement Ségolène Royal ne s’est pas privée de rafraîchir la mémoire aux macroniens, en rappelant sur Twitter le rôle qu’elle avait joué dans le vote de cette loi.

Auj s’applique l’interdiction des #neonicotinoides que j’ai fait voter dans la loi Biodiversité du 8 Août 2016. Vot… https://t.co/wev4eKfQOO— RoyalSegolene (@Ségolène Royal)


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Mais elle a elle-même oublié un peu vite que c’est sa secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili, qui avait porté le texte, adopté définitivement quelques semaines avant que le ministre de l’économie Emmanuel Macron ne quitte son poste.
Dans l’empressement de leur enthousiasme, les macroniens se sont également abstenus de rappeler que le gouvernement a été tenté, un temps de revenir sur la loi de 2016. En juin 2017, Edouard Philippe a finalement tranché en faveur de Nicolas Hulot, et contre le ministre de l’agriculture Stéphane Travert, qui plaidait pour un encadrement moins rigoureux des néonicotinoïdes.
Mise à jour, le 3 septembre : ajout du dernier paragraphe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Interrogée dimanche sur la nouvelle réforme de l’assurance-chômage, la ministre du travail a argué que la France était « un des rares pays d’Europe » qui indemnise « sans dégressivité ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Le gouvernement n’a « aucun tabou » sur la dégressivité des allocations chômage

Interrogée dimanche sur la nouvelle réforme de l’assurance-chômage, la ministre du travail a argué que la France était « un des rares pays d’Europe » qui indemnise « sans dégressivité ».



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 16h20
   





                        



   


La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a déclaré dimanche que le gouvernement « n’avait aucun tabou » sur la nouvelle réforme de l’assurance-chômage, y compris au sujet de la dégressivité des allocations, alors que ce chantier va se rouvrir. Interrogée sur ce sujet lors de l’émission « Le Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, Mme Pénicaud a répondu : « Aujourd’hui, il y a certains partenaires sociaux qui souhaitent aborder le sujet, nous on n’a aucun tabou. »
Cette idée de dégressivité a été avancée récemment, pour les cadres, par le député de La République en marche (LRM) Aurélien Taché. Le premier ministre, Edouard Philippe, avait lui aussi dit qu’il n’avait « ni tabou ni présupposés ». « [Ce n’est] pas forcément un sujet de “cadres”, a estimé la ministre. On est un des rares pays d’Europe qui indemnise les demandeurs d’emploi deux ans, trois ans pour les seniors, sans dégressivité. »
La CFE-CGC s’est insurgée contre cette mesure en général, de même que FO et la CGT.

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Objectif : un taux de chômage réduit à 7 %
La ministre a déclaré que la réforme de l’assurance-chômage avait deux « buts essentiels » : « lutter contre la précarité excessive » et « inciter au retour à l’emploi ». Il y a des règles du régime d’assurance-chômage qui « quelquefois se transforment en un piège », a-t-elle dit, en évoquant les règles liées à la « permittence » (travail par intermittence, alternant avec des périodes indemnisées).

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S’agissant des critiques concernant la réouverture de négociations sur l’assurance-chômage, à propos de la méthode et du fond, formulées notamment par des syndicats comme la CGT et FO, Mme Pénicaud a répondu : « Pour l’instant, il y en a qui veulent négocier. » Elle a confirmé le calendrier : une phase de « diagnostic partagé » avec « quatre séances » avant une lettre de cadrage qui sera envoyée fin septembre aux organisations patronales et syndicales.
Sur le dossier des intermittents du spectacle, et le fait de savoir s’il serait aussi rouvert, la ministre a indiqué que « pour l’instant c’est un sujet qui n’a été soulevé ni par le patronat, ni par les syndicats, ni par le gouvernement ».
Interrogée par ailleurs sur l’objectif du retour au plein emploi et d’un taux de chômage à 7 %, la ministre a indiqué que cela restait une « ambition forte » du gouvernement. Quant au travail du dimanche, qui a fait cet été l’objet d’une tribune de députés LRM souhaitant « aller plus loin », la ministre a répondu : « Ce n’est clairement ni à mon agenda ni dans mes priorités » car « aujourd’hui on a un système relativement équilibré ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.
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Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés

Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 15h07
   





                        



   


Des « milliers » d’élèves handicapés « n’ont aucune solution de scolarisation » ou « bénéficient d’un temps faible d’école », dénonce dimanche, à la veille de la rentrée scolaire, une des principales associations de parents concernés, affichant ses « doutes » face aux propos rassurants du gouvernement.
« Comme chaque année », à l’occasion de la rentrée, « on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n’ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d’un temps faible d’école ou doivent patienter sur les listes d’attente des établissements spécialisés », affirme, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles ayant un enfant porteur d’un handicap mental.
« On vend aux Français le rêve d’une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits, à cause du manque de moyens humains et financiers », affirme encore l’association dans cette lettre ouverte adressée aux parlementaires, évoquant une « réalité cruelle » et le « désarroi » des familles.
Un nombre croissant d’élèves en situation de handicap en 2018
Dans un récent entretien à l’AFP, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a affirmé que les pouvoirs publics avaient essayé « d’anticiper au maximum », plusieurs mois avant cette rentrée 2018, les besoins d’accompagnants à l’école. Pour ce faire, 3 584 postes supplémentaires d’accompagnants d’enfant en situation de handicap (AESH) en équivalent temps plein ont été créés cette année, a-t-elle souligné.
Certes, « tous les recrutements ne sont pas encore faits », si bien qu’il pourrait y avoir « quelques couacs » dans les premiers jours de septembre, a-t-elle convenu. Toutefois de telles situations devraient rester « marginales », a espéré Mme Cluzel. Une ligne téléphonique non surtaxée a été mise en place (0800 730 123) pour recenser les situations problématiques, et les parents « ne doivent pas hésiter à tirer la sonnette d’alarme », a-t-elle encore dit.
Selon les chiffres fournis par Mme Cluzel, 340 000 élèves en situation de handicap sont attendus à l’école lundi, soit 6 % de plus que l’an dernier. Parmi eux, 175 000 ont besoin d’un accompagnement (+ 13 % par rapport à l’an dernier). Pour eux, il est prévu un total de 110 000 accompagnants, certains mutualisés entre plusieurs élèves.
« On ne nie pas les efforts consentis, mais il y a effectivement des difficultés qui persistent qui ne seront pas levées à la rentrée ni même à court terme », a déclaré à l’AFP Emmanuel Jacob, chargé des questions de scolarisation à l’Unapei. « En théorie, le nombre d’accompagnants devrait pouvoir suffire, mais on n’en est pas sûr, car il est très complexe de faire en sorte que l’offre réponde précisément à chaque besoin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ « Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois d’août.
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Lois, décrets, ordonnances… Les mesures adoptées pendant que vous étiez en vacances

« Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois d’août.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 14h30
    |

            Mathilde Damgé








                        


Lois, décrets, ordonnances…, comme les années précédentes, Les Décodeurs reviennent sur les textes adoptés pendant l’été. Second point d’étape après celui des juillettistes.

Méthodologie
L’objectif de cet article n’est pas de faire un recensement exhaustif des lois, décrets, ordonnances et arrêtés adoptés cet été : il existe pour cela un endroit très pratique, le Journal officiel.
Nous avons pris le parti de faire notre propre sélection — forcément parcellaire — de textes que nous avons jugés intéressants. Si un fait important a échappé à notre vigilance, n’hésitez pas à nous le signaler dans les commentaires ou sur Twitter.


Trois lois majeures votées par le Parlement
L’affaire Benalla a décalé une grande partie du travail parlementaire, dont la loi sur la croissance des entreprises, la loi « Pacte » — cette dernière sera au menu du Parlement à partir du 12 septembre. En revanche, la révision constitutionnelle est reportée à l’automne.
La session extraordinaire, qui a reculé d’un mois le départ en vacances des députés (jusqu’au 2 août), a toutefois permis au Parlement d’avaliser un certain nombre de réformes :
Asile et immigration. Le texte controversé porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, prévoit un certain nombre de dispositions pour accélérer le traitement des demandes d’asile, un allongement de la durée maximale du séjour en centre de rétention, la limitation du droit du sol sur l’île de Mayotte et le maintien du délit de solidarité. La question de la rétention des mineurs sera tranchée d’ici à la fin de l’année.Avenir professionnel. Un an après la réforme du code du travail par ordonnances qui a donné plus de souplesse aux entreprises, les députés ont avalisé un ensemble de mesures dont l’extension de l’allocation-chômage, sous conditions, à certains démissionnaires, la mue du compte personnel de formation (CPF) et de nouvelles règles pour l’apprentissage.Violences sexuelles et sexistes. C’est une loi, dénoncée pour son « affichage » par l’opposition, qu’a adoptée l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles et sexistes. La présomption de non-consentement, très attendue par les associations de défense des droits des femmes et des enfants, a été abandonnée. Le texte prévoit toutefois la verbalisation du harcèlement de rue et l’allongement de vingt à trente ans du délai de prescription pour les viols de mineurs.
Des réformes plus discrètes adoptées par décret
Mais d’autres réformes ont été adoptées par décret (pris par le président de la République ou le premier ministre), arrêté (émanant d’une autorité administrative) ou ordonnance (du gouvernement, avec l’aval du Parlement). Nous avons sélectionné les mesures les plus importantes :
Les pesticides néonicotinoïdes interdits
L’Union européenne (UE) a décidé en avril d’interdire, pour les cultures de plein champ, l’utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride). La France va plus loin : la loi biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre. Le décret d’application du 1er août précise que les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires – les trois visés par l’UE, plus le thiaclopride et l’acétamipride – sont concernées.
Le domaine maritime français défini
Un décret paru le 2 août officialise la limite extérieure de la mer territoriale de la France métropolitaine. S’appuyant sur les données du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), il établit un domaine maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés, soit le deuxième domaine maritime derrière les Etats-Unis. Ces nouvelles délimitations sont le fruit de négociations lorsque les espaces maritimes de deux Etats se chevauchent.
Nouveau droit à l’image des sportifs
Un beau cadeau pour les clubs. Le décret d’application du 3 août permet de verser aux sportifs, en guise de complément de salaire, des redevances correspondant à l’exploitation commerciale de leur image, avec un niveau de cotisations patronales moins élevé. Un système qui ferait gagner les clubs français en compétitivité face aux autres pays, à la fiscalité plus avantageuse.
Les administrations doivent proposer un service de paiement en ligne
Le décret du 3 août oblige les collectivités territoriales et leurs établissements publics à mettre à la disposition des usagers un service de paiement en ligne leur permettant de régler les sommes dont ils sont redevables (paiement de crèches, de frais de scolarité, de soins hospitaliers, etc.).
Permis de conduire : une formation pour réduire le délai probatoire
A partir de 2019, les conducteurs novices pourront réduire le délai probatoire, qui les obligeait à patienter pour obtenir la totalité des douze points. Le décret du 8 août ne précise pas le prix de cette formation, destinée à lutter contre la « surconfiance » des jeunes conducteurs. Elle sera dispensée par les écoles de conduite détentrices d’un label délivré ou reconnues par les services de l’Etat.
Le bachelor de Polytechnique gratifié du grade de licence
Deux ans à peine après le lancement de son bachelor, à la rentrée 2017, Polytechnique a obtenu qu’il soit reconnu au grade de licence. Une prouesse, dans le monde de l’enseignement supérieur, alors que le monopole de la délivrance de la licence est, depuis Napoléon, réservé aux facultés, et que l’obtention du grade de licence pour d’autres diplômes est exceptionnelle.
Demande d’asile : une procédure exceptionnelle testée en Guyane
Une procédure spécifique pour les demandes d’asile en Guyane, réduisant drastiquement les délais mais très contestée par les défenseurs des étrangers, va être expérimentée à partir de septembre dans ce département d’outre-mer, qui connaît une forte immigration haïtienne, avec cet arrêté publié le 23 août au Journal officiel.
Nominations
Le haut fonctionnaire Jean-Raphaël Alventosa a été nommé « médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques » par un décret du 4 août. Ce poste avait été institué par la loi pour la confiance dans la vie politique de septembre 2017 et doit faciliter le dialogue entre les candidats à un mandat électif et les partis politiques, d’une part, et les banques, d’autre part.L’écrivain Philippe Besson, ami d’Emmanuel et Brigitte Macron, sera le prochain consul général de France à Los Angeles (Californie). Un décret présenté lors du conseil des ministres du 3 août, avait rajouté vingt-deux postes de consuls généraux « particulièrement importants » à la liste des emplois « pour lesquels la nomination est laissée à la discrétion du gouvernement » – ils étaient auparavant nommés par le Quai d’Orsay.Autre nomination estivale : Agnès Saal a été nommée à un emploi fonctionnel d’expert de haut niveau au ministère de la culture. Elle avait auparavant été promue à l’échelon spécial des administrateurs généraux, en dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics.



                            


                        

                        


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Une semaine de cacophonie gouvernementale autour du prélèvement à la source

La décision de maintenir ou de repousser la réforme prévue pour janvier 2019 sera prise mardi, a assuré la ministre du travail Muriel Pénicaud.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 08h14
   





                        



   


Les impôts seront-ils prélevés directement sur les feuilles de paie en janvier prochain ? Difficile à dire. Les déclarations et signaux contradictoires se multiplient depuis une semaine sur cette grande réforme fiscale.

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Les doutes d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron
Dans son entretien de rentrée au JDD le 26 août, le premier ministre a exprimé ses doutes : « Je suis attentif, nous avons décidé de reporter en 2017 d’un an cette réforme parce que nous voulions être sûrs qu’elle serait mise en œuvre dans de bonnes conditions. Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines. »

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Jeudi 30 août, le président Emmanuel Macron a rajouté de l’incertitude, en demandant « aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale ». De source proche de la présidence, une réunion sur le sujet a été programmée à l’Elysée le mardi 4 septembre.
Les revirements de Gérald Darmanin
Le même jour, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, principal artisan de la réforme, s’est montré très confiant lors d’une visite à la trésorerie de Pau : « Aujourd’hui, je suis certain que les choses fonctionneront très bien et j’aurais l’occasion de le dire au président de la République et au premier ministre. »
Pourtant, deux jours plus tard, le ministre ouvrait la porte à un abandon, en déclarant sur France Inter que les options étaient ouvertes : « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt puisque le président de la République l’a évoqué. » Il reconnaît le risque d’un mauvais effet dans l’opinion d’une retenue sur salaire : « Est-ce que techniquement on est prêt ? Oui on est prêt. Est-ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C’est une question à laquelle collectivement nous devons répondre. »
L’inconnue des erreurs techniques
Avant d’être généralisé, le prélèvement à la source a fait l’objet de tests, dont le bilan a été jugé « calamiteux » par Le Parisien, qui s’appuie sur une note confidentielle de la direction générale des finances publiques (DGFIP) : un nombre important d’erreurs, entraînant des doubles prélèvements, ou des confusions entre homonymes a été signalé en février, puis à nouveau en juillet et août, selon le quotidien.
La DFGIP a minimisé les bugs, qui représentent une part infime des dossiers. Le ministère des comptes publics a assuré que les bugs ont été corrigés depuis et que « le système est prêt ».
Le Maire, un soutien « sous réserve de garanties »
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tenu à assurer que la décision serait prise sur des considérations techniques, et non politiques. Interrogé dimanche sur BFM-TV, il a déclaré : « Je souhaite que nous tenions le calendrier sous réserve que nous ayons les garanties techniques. »
Une manière de répondre aux critiques de l’ancien secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, interrogé par Libération, qui « ne [croit] pas une seconde » à la thèse d’un dysfonctionnement technique et assure qu’il s’agirait d’une reculade purement politique : « Toute cette histoire n’est donc qu’une affaire politique. La majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pensions avec des montants en baisse. »
A l’issue des derniers arbitrages, la décision de maintenir ou de repousser la réforme sera prise mardi, a assuré dimanche la ministre du travail Muriel Pénicaud.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.
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Le maire de Besançon édulcore un arrêté qui interdisait la mendicité

Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 11h55
   





                        


Le maire (La République en marche) de Besançon Jean-Louis Fousseret a remplacé un arrêté controversé qui interdisait la mendicité en centre-ville par un autre, édulcoré mais « dont les objectifs restent inchangés », a-t-on appris samedi auprès de la ville. « Il ne s’agit en aucun cas d’un arrêté anti-mendicité, mais d’un arrêté destiné à assurer la tranquillité publique », explique le maire dans un communiqué.
Dans cette nouvelle mouture, signée vendredi, l’article portant sur l’interdiction de « la mendicité, accompagné ou non d’animaux » a été supprimé, le maire interdisant désormais « l’occupation de manière prolongée en station debout, allongée ou assise » des voies publiques « lorsqu’elle est de nature à porter atteinte à la tranquillité publique ».
Et ceci « que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitation à l’égard des passants », précise le nouvel arrêté. « Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous », ajoute M. Fousseret.
Un arrêté ayant « porté atteinte à la liberté d’aider autrui »
Le précédent arrêté, pris le 3 juillet, avait soulevé les protestations des associations caritatives et de nombreuses personnalités politiques locales. Le 18 août, quelque 150 personnes avaient participé à un sit-in dans le centre de Besançon pour protester contre cet « arrêté anti-SDF ».
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté mardi une requête d’un militant associatif qui évoquait « une atteinte grave et manifestement illégale au principe de fraternité inscrit à l’article 2 de la Constitution ». Selon le tribunal, « l’atteinte portée par l’arrêté litigieux à la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire [n’était] ni suffisamment grave, ni manifestement illégale » pour justifier son annulation.
Le juge a néanmoins relevé que l’arrêté du maire a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d’aider autrui ». Un recours contre la décision du tribunal administratif a été déposé mercredi devant le Conseil d’Etat. Celui-ci ne s’est pas encore prononcé sur sa recevabilité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec France Télévisions et « Le Monde » reçoit le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
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