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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’Otan et ex-premier ministre danois explique, dans une tribune au « Monde », que le Japon et la France sont en mesure de renforcer le multilatéralisme face à la montée du courant antilibéral dans le monde.
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France-Japon : « De nombreuses convergences d’intérêts sur les questions géostratégiques »

Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’Otan et ex-premier ministre danois explique, dans une tribune au « Monde », que le Japon et la France sont en mesure de renforcer le multilatéralisme face à la montée du courant antilibéral dans le monde.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 17h59
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Anders Fogh Rasmussen (Président fondateur de Rasmussen Global, ancien premier ministre danois (2001-2009), ancien secrétaire général de l'OTAN de ...







                        



                                


                            

Tribune. La signature du traité de libre-échange, le 17 juillet, entre l’Union européenne (UE) et le Japon marque une nouvelle étape dans leur relation toujours plus étroite. Couvrant près de 30 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, l’accord soutien, rien qu’en France, les plus de 87 000 emplois concernés par les exportations vers le Japon.
Alors que les Etats-Unis, le principal partenaire économique du Japon et de l’UE, est engagé dans une guerre commerciale, ce traité de libre-échange est un signal fort en faveur de l’ouverture et l’intégration entre les grandes économies, même dans des secteurs sensibles et concurrentiels.

Pour le président Macron, c’est aussi l’occasion de défendre avec l’unique puissance asiatique membre du G7 un système multilatéral mis sous pression. Bien que le premier ministre Abe ait dû annuler sa visite d’Etat en France à cause d’importantes inondations au Japon, l’invitation avait une haute valeur symbolique puisque les deux dirigeants auraient assisté ensemble à la parade militaire du 14 juillet.
Création de nouvelles normes communes
Concrètement, le but premier de ce traité de libre-échange est de supprimer la grande majorité des droits de douane entre les deux entités économiques. Mais il inaugure aussi la création de nouvelles normes communes, notamment pour l’échange des données numériques. Loin d’être une question technique, l’échange de ces données est au cœur du commerce international d’aujourd’hui et de demain, tant pour les produits à l’export que pour les services. L’Europe et le Japon créent ainsi des standards globaux sur lesquels les autres pays devront ensuite s’aligner.
Au-delà des aspects purement commerciaux, Paris et Tokyo ont de nombreuses convergences d’intérêts sur les questions géostratégiques, notamment en ce qui concerne la stabilité de la région indo-pacifique.
Deux des plus grands défis de la région, l’expansionnisme chinois en Mer de Chine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le mouvement social survient au moment où les vacanciers reviennent des quelque 227 îles habitées que compte le pays.
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Les îles grecques coupées du monde par une grève de marins

Le mouvement social survient au moment où les vacanciers reviennent des quelque 227 îles habitées que compte le pays.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 16h44
   





                        



   


En Grèce, le prochain bateau se fait attendre. Depuis lundi 3 septembre au matin, la puissante Fédération nationale des marins (PNO) a gelé toutes les liaisons maritimes dans le pays afin d’obtenir une hausse des salaires. La grève se prolongera mardi pour vingt-quatre heures, a annoncé la PNO, se félicitant de « la participation générale » à la grève.
Le mouvement social survient au moment où les vacanciers reviennent des quelque 227 îles habitées que compte le pays. Les compagnies de ferries avaient renforcé leur programme dimanche pour y faire face. L’union des entreprises de ferries (SEEN) a déploré « les sérieux problèmes » provoqués par cette grève, allant du blocage des touristes sur les îles et leur incapacité de rentrer chez eux par les vols programmés, à l’annulation des réservations des ferries et des hôtels et aux difficultés de ravitaillement des îles.
Selon The Independent, environ 180 000 personnes sont affectées par ce mouvement social. Les compagnies recommandent à leur passager de demander un remboursement et de prendre contact avec leur agence de voyage pour réorganiser leur voyage.

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Hausse de 5 % réclamée
La Fédération a lancé cette mobilisation faute d’accord patronal aux hausses de salaire qu’elle réclame, de 5 %, en mettant en avant le gel des salaires imposé au secteur pendant la crise traversée par le pays depuis neuf ans. Sur fond de boom du tourisme notamment vers les îles — un emploi sur cinq en Grèce est lié à cette industrie —, les armateurs ont pour leur part proposé une hausse de 1 % à partir de septembre, puis une autre d’autant en juin.
Cette grève est la première depuis la sortie officielle du pays, le 21 août, des programmes de prêts UE-FMI ayant assuré sa survie financière depuis 2010 en échange d’une purge d’austérité et de réformes. Dans le sillage de cette échéance, qui allège sans le lever le strict contrôle budgétaire exercé sur la Grèce par ses créanciers, le premier ministre, Alexis Tsipras, s’est engagé vendredi à augmenter le salaire mensuel minimal, tombé à 586 euros contre environ 760 avant la crise de la dette.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La communication brouillonne et le manque de réactivité provoquent l’amertume d’une population qui n’avait pas connu une telle épidémie en 22 ans.
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Analyse

En Algérie, l’épidémie de choléra révèle la défiance envers le pouvoir

La communication brouillonne et le manque de réactivité provoquent l’amertume d’une population qui n’avait pas connu une telle épidémie en 22 ans.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-03T14:31:31+02:00"

        Le 03.09.2018 à 14h31

     •
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        Mis à jour le 03.09.2018 à 15h19






    
A l’hôpital de Boufarik, en Algérie, le 28 août 2018.
Crédits : RYAD KRAMDI / AFP


C’est un déplacement qui fait désordre. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, s’est rendu en Suisse, lundi 27 août, pour y subir des contrôles médicaux. Le communiqué de la présidence – ils sont rares – précisait qu’il s’agissait d’examens « périodiques » – comprendre qu’il n’y a là rien d’anormal. Le même jour, le ministère de la santé actualisait le bilan de l’épidémie de choléra (les spécialistes parlent plutôt de « foyers ») qui s’est déclarée dans le pays en ce mois d’août : 59 cas confirmés et deux morts.
Le chef de l’Etat est bien rentré à Alger le 1er septembre, mais le télescopage des deux actualités a eu un effet désastreux. Sur les réseaux sociaux, les messages empreints de colère ou d’amertume se sont multipliés. « Bouteflika en Suisse pour raison médicale. Aucun hôpital en Algérie n’est assez bon pour lui, apparemment », soulignait un tweet, tandis qu’un autre interrogeait : « Est-ce que quelqu’un peut expliquer le métier de président à notre président : un président n’abandonne pas son peuple quand il y a une crise. »
De son côté, une journaliste s’étonnait : « Donc, quand Bouteflika se déplace à Genève, c’est un événement et ça mérite un communiqué de la présidence. Mais tout le scandale autour du choléra, ce n’est pas assez grave, important, urgent ? » Les internautes réagissaient à la brutalité, au moins symbolique, du décalage entre un chef de l’Etat qui va recevoir des soins de pointe à l’étranger et une population confrontée à une épidémie d’un autre âge.
« Désastre sanitaire »
Le choléra, qui se manifeste par des diarrhées et des vomissements et peut être mortel, est une maladie liée au manque d’hygiène. « A l’échelle mondiale, le choléra reste toujours une menace et il est l’un des principaux indicateurs du développement social », écrit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur son site, rappelant que « si cette maladie n’est plus une menace dans les pays appliquant des règles minimales d’hygiène, elle représente toujours un défi dans les pays qui ne peuvent garantir l’accès à de l’eau de boisson saine et à des conditions d’assainissement suffisantes. Presque tous les pays en développement doivent faire face à des flambées épidémiques de choléra ou à la menace d’épidémies ». 
Quel rapport entre l’Algérie et une telle description ? Puissance pétrolière et militaire, elle est classée quatrième économie d’Afrique par la Banque mondiale. D’où le désarroi de nombreux Algériens, dans un pays où l’on n’avait pas observé cette maladie depuis vingt-deux ans, qui voient surtout dans la crise actuelle la manifestation des dysfonctionnements du pays.

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« Dans ce désastre sanitaire, ce n’est évidemment pas le système de santé qui est le seul à être incriminé. C’est toute notre organisation qui est en cause », a dénoncé le petit parti d’opposition Jil Jadid dans un communiqué, listant « l’hygiène publique qui n’est plus assumée par les autorités tant locales que nationales, l’éducation en général et l’éducation civique en particulier, la gestion de l’eau, de l’exploitation des sources hydriques, de la manipulation des produits phytosanitaires, des médicaments, etc. »
Sur les réseaux sociaux, les photos d’immondices non ramassées dans les cours d’immeubles ou les rues ont fleuri. Les manquements dans les services de voirie et de ramassage d’ordures sont en effet une préoccupation quotidienne des Algériens depuis de nombreuses années.
Dans une tribune publiée le 27 août sur le site Middle East Eye et intitulée « Algérie : la gouvernance aux temps du choléra », le journaliste et écrivain Adlène Meddi pointe la puissance publique « paralysée par son incompétence, son manque de légitimité aux yeux de la société, et parfois par son déficit de crédibilité causé par les pratiques de la rapine et de la corruption endémique. […] Même si des maires tentent de lutter contre la gabegie généralisée, ils ne peuvent faire grand-chose : les élus ont moins de prérogatives que les administrateurs désignés par l’Etat. »
Opacité déconcertante
La communication brouillonne des autorités a ajouté à la confusion. Il y a d’abord leur manque de réactivité. Il a fallu attendre le 23 août pour que l’épidémie soit officiellement annoncée. Le 20 août, on parlait encore de cas de gastro-entérite, alors que la nature du problème était visiblement connue dès le 17 août. Vinrent ensuite les contradictions entre responsables. Le ministre de la santé, Mokhtar Hasbellaoui, cité par l’agence de presse officielle APS, déclarait le 26 août que l’épidémie serait éradiquée dans les trois jours. Une affirmation démentie par son propre ministère puis, devant les caméras, par le professeur Abdelouahab Bengounia, ancien chef du service épidémiologie du plus grand hôpital du pays.
Cafouillage également s’agissant de l’identification de la source de l’épidémie. Une source d’eau située dans la wilaya de Tipaza (70 km à l’ouest d’Alger) avait été désignée par le ministre de la santé, tandis que d’autres mettaient en cause l’eau utilisée pour l’irrigation. Au 28 août, l’origine restait toujours incertaine.

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                Choléra en Algérie : à l’hôpital de Boufarik, « on a déclenché le plan Orsec »



Le 30 août, les autorités annonçaient que le nombre d’hospitalisations était en forte baisse et qu’une seule région sur les six touchées restait concernée. Mais l’épisode aura une fois de plus mis en lumière la perte de confiance de la population algérienne vis-à-vis de ses dirigeants. La majorité des Algériens expliquent mener leur vie de leur côté, sans tenir compte de ce qui peut se passer « là-haut », au sommet, où des dirigeants vieillissants ne semblent pas vouloir lâcher le pouvoir et le gèrent entre eux dans une opacité déconcertante.
Le degré de défiance a été illustré par cette scène : face aux caméras, des dizaines d’habitants sont allées boire l’eau de la source incriminée à Tipaza, pour bien montrer qu’ils n’accordaient aucun crédit aux déclarations officielles. Malgré les messages rassurants des responsables sur la maîtrise de l’épidémie, on compte avant tout sur soi pour se protéger.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Selon l’ancien président Anerood Jugnauth, la cession de l’archipel au Royaume-Uni, en 1965, s’est faite « sous la contrainte ».
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Compte rendu

Maurice revendique les îles Chagos devant la Cour internationale de justice

Selon l’ancien président Anerood Jugnauth, la cession de l’archipel au Royaume-Uni, en 1965, s’est faite « sous la contrainte ».


LE MONDE
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        Le 03.09.2018 à 14h20






    
L’île de Diego Garcia, dans l’archipel des Chagos, abrite une base militaire américano-britannique.
Crédits : Stringer . / REUTERS


L’île Maurice a revendiqué devant la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye, sa souveraineté sur les îles Chagos, lundi 3 septembre, disant avoir été forcée de céder au Royaume-Uni, en 1965, cet archipel de l’océan Indien où Londres a ensuite installé une base commune avec les Etats-Unis.
« Plus de cinquante ans après l’indépendance, le processus de décolonisation de Maurice reste incomplet », a déclaré devant la CIJ l’ancien président mauricien Anerood Jugnauth, qui participa aux négociations de l’époque. Le découpage territorial a été effectué « sous la contrainte », dans le cadre des pourparlers sur l’indépendance de Maurice, accordée trois ans plus tard par Londres, a ajouté l’ancien dirigeant.

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                Chagos, l’archipel du non-retour



La séparation de l’archipel de 55 îles, dont seules trois sont habitées, a été suivie de l’expulsion d’environ 2 000 Chagossiens – décrits dans un câble britannique de l’époque comme « quelques Tarzans et Vendredis » – vers l’île Maurice et les Seychelles pour faire place à la base militaire de l’île de Diego Garcia. Le Royaume-Uni s’était servi des pourparlers sur l’indépendance de ce territoire semi-autonome pour parvenir à ses fins, tout en versant une somme de 3 millions de livres en échange des Chagos.
« Enorme pression »
Lundi, l’ex-président Jugnauth a affirmé que la délégation mauricienne de l’époque n’avait eu droit « à aucune marge ni aucun choix » sur la question des Chagos. Lors de rencontres secrètes à Londres, le premier ministre britannique de l’époque, Harold Wilson, avait voulu « faire peur » aux responsables mauriciens pour les forcer à céder l’archipel convoité, a ajouté M. Jugnauth. Harold Wilson leur avait dit qu’ils pouvaient rentrer à Port-Louis « avec ou sans l’indépendance » et que « la meilleure des solutions pourrait être l’indépendance et le détachement [des Chagos] par le biais d’un accord », a-t-il poursuivi.
« C’est avec en toile de fond cette énorme pression et dans des circonstances équivalant à la contrainte que, moins de cinq heures plus tard, quatre des cinq représentants de Maurice ont cédé le détachement de l’archipel des Chagos », a déclaré M. Jugnauth.
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        Port-Louis, île Maurice, décembre 2014"
            data-slide-description="Rosemay est née à Peros Banhos, une île des Chagos. Elle a été déportée, comme les autres Chagossiens, puis s’est mariée à un Mauricien, mort depuis. « Là-bas, c’était plus beau qu’ici, à 100 %. » Elle vit de sa maigre pension à Port-Louis."
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            data-slide-description="Les oubliés du miracle mauricien se retrouvent dans le quartier de Batterie-Cassée. Les inégalités montent dans l’île, l’insécurité aussi. Les quartiers aisés deviennent des forteresses, les quartiers pauvres des poudrières."
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            data-slide-description="Pamela est d’origine chagossienne, mais elle n’a jamais vu l’archipel. Elle n’en connaît que ce qu’Azulé, son mari, lui raconte quand il rentre des longues périodes de pêche qui l’emmènent dans les différentes îles de l’océan Indien."
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            data-slide-description="Quartier de Batterie-Cassée, rue Diego-Garcia : un nom emprunté à l’île principale des Chagos, devenue depuis une base militaire américaine."
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            data-slide-description="Quand ils n’ont pas école, les enfants restent à la maison car, pour aller à la plage, il faut traverser les quartiers en tôles, enjamber les toxicomanes, franchir le boulevard en évitant les voitures, prendre un bus et contourner les grands hôtels pour touristes."
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            data-slide-description="L’assistance n’est pas très nombreuse pour l’enterrement d’Emilie Louise Codor, la doyenne des Chagossiens. Un simple trou creusé dans le sol, pas de stèle, pas de croix, pas de nom. Emilienne reposera ici, loin de sa terre natale."
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            data-slide-description="Dans le salon de « Petit Frère », le vide laissé par le passé est comblé de manière artificielle : bondieuseries, fleurs en plastique, peluches... « Aux Chagos on n’avait rien et on avait tout pour être heureux. Ici, il n’y a rien de bon pour nous. »"
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            data-slide-description="Au siège du Chagos Refugees Group, Olivier Bancoult montre les panneaux sur la déportation, les militaires, les tombes écrasées, les pèlerinages chaque année... Sur les murs s’étale la lutte des 40 dernières années, les rencontres, les soutiens, les victoires."
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            data-slide-description="Mimose a quitté les Chagos en 1968. Sa mère, Rita Bancoult, était une grande militante du mouvement chagossien. « Ici, il y a beaucoup de problèmes de racisme avec les hindous. En Angleterre non, et il y a du travail. C’est pour ça que mes enfants sont partis. »"
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            data-slide-description="Anaïs a 17 ans. Née à Maurice d’une mère chagossienne et d’un père mauricien, elle veut devenir hôtesse de l’air pour voir plus souvent sa grand-mère et sa tante, qui vivent en Angleterre."
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        Aéroport de Gatwick, Royaume-Uni, juin 2017"
            data-slide-description="Allen a grandi et étudié à l’île Maurice. C’est lui qui est à l’origine des premières arrivées de Chagossiens en Angleterre, il voulait que son peuple ait un avenir meilleur. « J’avais 25 ans et j’ai eu cette vision, je voulais venir en Angleterre. »"
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            data-slide-description="C’est dans cet hôtel qu’a été hébergé le premier groupe de seize Chagossiens venus s’installer à Crawley, en 2002, après avoir campé quatre jours dans l’aéroport de Gatwick. Ils restèrent six mois dans cet hôtel avant d’obtenir leurs papiers de résidents."
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        Crawley, Royaume-Uni, juin 2017"
            data-slide-description="Journée de football organisée par la communauté chagossienne de Crawley. Le joueur de dos appartient à l’équipe Chagos Island Association, qui a participé à la Coupe du monde des peuples sans Etat, en 2016, en Abkhazie."
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            data-slide-description="La communauté chagossienne de Crawley est venue supporter les équipes de football."
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            data-slide-description="Ces  jeunes filles appartiennent à la troisième génération, celle qui est née à Maurice mais a connu principalement l’Angleterre et compte y construire son avenir. « Aller aux Chagos, oui, mais en vacances », disent certains."
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            data-slide-description="Lucie ne souhaite pas rentrer à Maurice. « Mon pays, c’est l’Angleterre. Les Anglais ont fait beaucoup de mauvaises choses avec les Chagossiens, mais ici le gouvernement me donne une pension et m’aide pour les médicaments, les lunettes, le médecin. »"
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            data-slide-description="Anne-Marie a été déportée à Maurice à l’âge de 7 ans. « Quand nous sommes arrivés, les Mauriciens nous traitaient de Zoulous. » Elle a arrêté l’école à 14 ans, a travaillé dans une usine de textile, s’est mariée à 18 ans et s’est installée en Angleterre en 2007."
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            data-slide-description="Un prédicateur prononce des louanges devant l’entrée de l’église de Langley Green. Cette paroisse est principalement fréquentée par les communautés chagossienne et mauricienne. Le pasteur Roro est lui-même mauricien."
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            data-slide-description="Stéphane, 25 ans, est arrivé en Angleterre en 2006 avec son père. Il travaille dans le bâtiment et vient d’avoir un petit garçon. Il souhaite retourner sur les Chagos. « Je voudrais y construire une maison. Ici, ce n’est pas ma vie. Là-bas, il y a tout à faire. »"
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        Londres, Royaume-Uni, juin 2017"
            data-slide-description="C’est un jour important dans le combat que mène Olivier Bancoult, le président du Chagos Refugees Group. Il a fait le voyage de Port-Louis à Londres pour défendre devant la Cour suprême les intérêts de son peuple en exil."
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Port-Louis, île Maurice, décembre 2014            
Rosemay est née à Peros Banhos, une île des Chagos. Elle a été déportée, comme les autres Chagossiens, puis s’est mariée à un Mauricien, mort depuis. « Là-bas, c’était plus beau qu’ici, à 100 %. » Elle vit de sa maigre pension à Port-Louis.

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Au début des années 1970, alors que la guerre froide s’intensifiait, le Royaume-Uni a établi une base militaire conjointe avec les Etats-Unis sur Diego Garcia, la plus grande et la plus connue des îles Chagos. Depuis, la base – dont le bail court jusqu’en 2036 – a joué un rôle clé dans des opérations militaires américaines. Elle a notamment servi aux campagnes de bombardement américaines en Afghanistan et en Irak. Elle a aussi été utilisée par la CIA comme centre d’interrogation de suspects capturés en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.
Revers diplomatique
La session ouverte lundi devant la CIJ est la conséquence d’une résolution adoptée en juin 2017 par l’Assemblée générale de l’ONU. Dans un revers diplomatique infligé à Londres, le texte présenté par Maurice et soutenu par les pays d’Afrique demandait à la CIJ son avis dans ce litige qui dure depuis plus d’un demi-siècle. Les quinze juges de l’organe judiciaire principal des Nations unies doivent entendre les arguments sur « les conséquences légales de la séparation de l’archipel des Chagos de Maurice ».
L’Union africaine et 22 pays, dont le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Allemagne et plusieurs pays d’Asie et d’Amérique latine doivent prendre part à la procédure, prévue sur quatre jours. Ensuite, les juges de la CIJ émettront leur « avis consultatif » dans un délai qui peut se compter en mois, voire en années.

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                L’île Maurice en quête d’un second « miracle »



Le vote de la résolution sur la saisine de la CIJ, en 2017, était considéré comme un test de la capacité du Royaume-Uni à rallier ses voisins, un an après son référendum de sortie de l’Union européenne. Mais ce vote, par 95 voix contre 15, a surtout été marqué par l’abstention de 65 pays, dont la France, l’Italie et l’Allemagne. Londres, qui s’est à plusieurs reprises engagé à céder l’archipel des Chagos à Maurice lorsqu’il ne sera plus nécessaire à des fins de défense, a annoncé qu’il « défendrait fermement » sa position dans les débats s’ouvrant lundi.
Le Royaume-Uni a toutefois exclu en 2016 le retour des anciens habitants des Chagos et de leurs descendants. De son côté, Port-Louis reconnaît l’existence de la base de Diego Garcia et accepte son fonctionnement à l’avenir, conformément au droit international.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’incendie s’est déclaré dans la nuit du dimanche 2 septembre. Si aucune victime n’a été signalée, plus de 20 millions de pièces de valeur pourraient être détruites.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le patron de l’AFL-CIO, une puissante centrale, partage le protectionnisme du président américain mais a critiqué la dérégulation des conditions de travail.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Midterms, J-64 : les syndicats face à Donald Trump

Le patron de l’AFL-CIO, une puissante centrale, partage le protectionnisme du président américain mais a critiqué la dérégulation des conditions de travail.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 12h21
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        


La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre une sorte de plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. A partir du 3 septembre, le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Le Labour Day, jour férié aux Etats-Unis, marque traditionnellement le début de la campagne des midterms, les élections de mi-mandat, après une longue période préparatoire marquée par la majorité des primaires dans chacun des Etats américains.
Dimanche 2 septembre, le patron de l’AFL-CIO, une puissante centrale syndicale, Richard Trumka, invité de la chaîne Fox News, a porté un jugement sévère sur Donald Trump dont il partage pourtant les tentations protectionnistes. « Il a fait plus de mal que de bien aux travailleurs américains », a-t-il estimé, en déplorant la politique de dérégulation qui touche les conditions de travail ainsi que les modalités de paiement des heures supplémentaires.

   


Les critiques de M. Trumka visent un aspect du bilan d’étape du président, sur l’économie, qui lui vaut pourtant une majorité d’avis favorables compte tenu du faible taux de chômage. Les organisations syndicales, qui ont conduit des mouvements de grève victorieux dans l’éducation nationale cette année, considèrent cependant que cette bonne santé ne s’est pas accompagnée pour l’instant d’une hausse de salaires, alors que l’inflation a légèrement repris sous l’effet notamment de l’augmentation du prix des hydrocarbures. Pour les représentants syndicaux, qui soutiennent ordinairement le camp démocrate, cette bataille est stratégique pour reconquérir un électorat dont une partie a été séduite par le discours nationaliste de Donald Trump.

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                « La planète dit détester Trump, mais vote pour lui économiquement »



Même s’ils pèsent toujours moins dans le pays (selon le Pew Research Center), les syndicats jouissent d’une image positive (d’après l’institut Gallup) et leur mobilisation peut se révéler déterminante, comme on l’a vu à l’occasion d’une élection partielle en Pennsylvanie, dans un bastion perdu par les républicains en mars. Les syndicats de la fonction publique du Wisconsin devraient ainsi jouer un rôle déterminant dans une élection très disputée pour le poste de gouverneur.
Figure du Tea Party, l’aile droite républicaine, le sortant Scott Walker a assis sa popularité au niveau national en triomphant dans un référendum visant à le destituer en 2013 après l’imposition de mesures réduisant le poids de ces organisations. Il est donné pour l’instant perdant face à son adversaire démocrate. Symboliquement, un responsable syndical dans l’industrie, Randy Bryce, est en lice dans le même Etat pour le siège que va abandonner le speaker (président) de la Chambre des représentants, Paul Ryan.
La vidéo
Le clip de campagne de la candidate démocrate dans le 31e district du Texas, MJ Hegar, une ancienne combattante, a été vu 2,6 millions de fois depuis qu’elle l’a diffusé pendant la primaire de son parti. Intitulé « Doors », il symbolise l’engagement massif de femmes dans une campagne électorale, principalement dans le camp démocrate. Le 31e district du Texas est classé parmi les bastions républicains.



La citation
« Il veut transformer la Floride en Venezuela »
Le candidat républicain au poste de gouverneur de Floride, Ron DeSantis, multiplie les attaques verbales contre son adversaire démocrate Andrew Gillum depuis sa nomination, le 28 août. Après l’utilisation d’une formule qualifiée de raciste par le Parti démocrate de cet Etat, il s’en est pris aux orientations de gauche de cet Afro-Américain, maire de Tallahassee, la capitale de la Floride, qui a reçu le soutien de Bernie Sanders, candidat indépendant à la primaire démocrate de 2016.
L’infographie
A deux mois des midterms, le camp démocrate compte un peu plus de huit points d’avance dans les intentions de vote au niveau national sur le Grand Old Party (GOP, Parti républicain).


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Avantage au Parti démocrate à deux mois des midterms
Depuis le début des mesures des intentions de vote pour le 6 novembre, le Parti républicain est nettement distancé au niveau national. L'écart avec le Parti démocrate, réduit au début de l'été, est reparti à la hausse

Source : RealClearPolitics (moyennes des sondages rendus publics)



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A titre de comparaison, le Parti républicain, alors dans l’opposition, était légèrement distancé (1,4 point) par les démocrates à la même période en 2014, avant de prendre l’avantage dans les dernières semaines précédant le scrutin (2,4 points).
Le chiffre
8
C’est le nombre de sièges au Sénat susceptibles de basculer le 6 novembre selon le Cook Political Report, un site consacré aux élections aux Etats-Unis. Parmi ces huit sièges, cinq sont démocrates et trois seulement républicains. Autrement dit, le GOP, grâce à un renouvellement partiel – un tiers des sièges – favorable, pourrait augmenter son étroite majorité actuelle (une voix) dans la haute assemblée. Une super-majorité de 60 voix, qui lui permettrait de contrer toutes les manœuvres d’obstruction de la minorité démocrate, semble en revanche hors de portée. Ce pouvoir de nuisance ne s’applique cependant qu’aux textes de loi depuis l’abaissement du seuil pour les nominations de juges, notamment à la Cour suprême.
A suivre
Les primaires pour les élections de mi-mandat se tiennent le 4 septembre dans le Massachusetts et le 6 dans le Delaware. Elles sont dépourvues d’enjeux nationaux. Cette saison d’élections internes doit se conclure le 13 septembre avec celles prévues l’Etat de New York, où le gouverneur démocrate sortant, Andrew Cuomo, donné largement favori, fait notamment face à l’actrice vedette de la série Sex and the City Cynthia Nixon.



                            


                        

                        


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Allemagne : un demandeur d’asile condamné pour le meurtre de son ex-petite amie

Le meurtre de cette adolescente avait choqué en Allemagne. L’extrême droite s’en est saisie pour faire campagne contre les étrangers.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 12h16
   





                        



   


La justice allemande a condamné à huit ans et demi de prison ferme un migrant reconnu coupable d’avoir tué à la fin de 2017 son ex-petite amie, une adolescente de 15 ans. Ce meurtre a choqué en Allemagne, et l’extrême droite s’en est saisie pour faire campagne contre les étrangers.
Le jeune demandeur d’asile débouté, qui affirme être afghan mais dont la nationalité n’a pu être établie avec certitude, risquait jusqu’à quinze ans de prison dans ce procès qui s’est déroulé devant le tribunal de Landau, dans le sud du Land de Rhénanie-Palatinat. Il a reconnu les faits et exprimé des remords durant l’audience. L’accusation estime que le jeune homme arrivé seul en Allemagne a agi par « jalousie » après que l’adolescente l’eut quitté.
Identifié comme Abdul D., le jeune demandeur d’asile a comparu devant une juridiction pour mineurs et, du coup, à huis clos, car il a affirmé avoir eu 15 ans au moment des faits. Un expert a évalué, lui, son âge à entre 17 et 20 ans et les juges ont renoncé dans le doute à une juridiction pour adultes.

        Lire aussi :
         

                Les migrants, au centre des négociations de coalition gouvernementale en Allemagne



Affaire exploitée par l’AfD
Les faits remontent au 27 décembre 2017. Selon plusieurs témoins, l’accusé a suivi son ancienne petite amie, Mia, dans une droguerie de Kandel. Il l’a poignardée sur place à sept reprises, avant d’être stoppé par des passants dans la rue.
Ce meurtre fait partie d’une série d’agressions très médiatisées en Allemagne impliquant des demandeurs d’asile, qui ont alimenté la colère d’une partie de la population contre les migrants et la chancelière allemande, Angela Merkel. Cette dernière est devenue la cible privilégiée de l’extrême droite en particulier, qui l’accuse d’être à l’origine d’une hausse de l’insécurité après avoir ouvert les portes du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait une entrée spectaculaire à la chambre des députés il y a un an, s’est saisi très tôt du fait divers de Kandel pour répéter son message contre les migrants, avec affiches et rassemblements. Il organise régulièrement à Kandel des manifestations depuis le début de l’année – la dernière en date samedi – dont certaines ont été émaillées de violences. La cheffe du gouvernement de cette région, la Rhénanie-Palatinat, la sociale-démocrate Malu Dreyer, a qualifié d’« insupportable » ce qu’elle considère comme une récupération politique.

        Lire aussi :
         

                A Chemnitz, des manifestations parallèles révèlent les deux visages de l’Allemagne






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Si le nombre de personnes arrivant en Europe est en diminution, le taux de mortalité, surtout parmi ceux qui rejoignent le continent par la mer, a augmenté.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

La traversée de la Méditerranée toujours plus meurtrière pour les migrants

Si le nombre de personnes arrivant en Europe est en diminution, le taux de mortalité, surtout parmi ceux qui rejoignent le continent par la mer, a augmenté.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 12h55
   





                        



   


Alors que l’Europe se déchire autour de la question de migrants traversant la Méditerranée, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) publie un rapport qui rappelle que la traversée de la mer Méditerranée est un itinéraire encore plus meurtrier qu’auparavant.
Selon ce nouveau rapport, intitulé « Voyage du désespoir » (« Desperate Journeys », en PDF), plus de 1 600 personnes ont déjà perdu la vie ou ont disparu dans le courant de l’année 2018 au cours d’une traversée pour rejoindre les rivages de l’Europe.

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L’Espagne, première porte d’entrée des migrants en Europe
Le HCR relève que si le nombre de personnes arrivant en Europe est en diminution, le taux de mortalité, surtout parmi ceux qui rejoignent le continent par la Méditerranée, a considérablement augmenté. Ainsi, en Méditerranée centrale, « pour chaque groupe de 18 personnes ayant entrepris la traversée entre janvier et juillet 2018, une personne est décédée ou a disparu, contre une sur 42 au cours de la même période en 2017 », note le HCR.
« Ce rapport confirme une fois de plus que la traversée de la Méditerranée est l’une des voies les plus meurtrières au monde », déclare Pascale Moreau, la directrice du bureau du HCR pour l’Europe.
Au début du mois d’août, l’agence onusienne signalait qu’environ 60 000 migrants ont traversé la Méditerranée depuis janvier, soit 50 % du nombre enregistré durant la même période l’an dernier. L’Espagne est devenue cette année la première porte d’entrée des migrants dans l’Union européenne, dépassant l’Italie, qui leur ferme ses ports. Plus de 23 500 migrants sont arrivés depuis janvier par la mer en Espagne, plus que sur l’ensemble de l’année dernière, selon le HCR.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et de nombreux pays d’Europe sont considérés comme ayant le savoir-faire nécessaire pour développer une arme à micro-ondes.
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Les ambassades américaines à Cuba et en Chine visées par des armes à micro-ondes

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et de nombreux pays d’Europe sont considérés comme ayant le savoir-faire nécessaire pour développer une arme à micro-ondes.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 13h46
   





                        



   


Les « incidents de santé » subis par des diplomates américains à Cuba et en Chine au cours des deux dernières années pourraient avoir été causés par des faisceaux de micro-ondes, a écrit le New York Times, samedi 1er septembre, citant des experts et des scientifiques.
Depuis la fin 2016, 25 diplomates américains et les membres de leur famille à Cuba ont été victimes de mystérieuses « attaques » décrites comme des sons aigus très intenses –provoquant des blessures ressemblant à des traumatismes cérébraux. Au moins un autre employé du gouvernement américain en Chine a aussi été frappé par les mêmes symptômes.

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                Le département d’Etat met en garde les Américains en Chine contre des « phénomènes auditifs ou sensoriels aigus et inhabituels »



Ces attaques ont parfois été qualifiées d’« acoustiques » même si leur cause n’a pas été élucidée et que leurs éventuels auteurs sont toujours inconnus. Les symptômes signalés comprenaient des étourdissements, des maux de tête, des acouphènes, de la fatigue, des problèmes cognitifs, des problèmes visuels ou encore des troubles de l’oreille et du sommeil, selon le département d’Etat américain.

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Arme à micro-ondes
Une étude détaillée sur les incidents à Cuba, publiée par la revue JAMA en mars, faisait seulement mention d’une « source d’énergie inconnue » mais son auteur principal, Douglas Smith, de l’université de Pennsylvanie, avait affirmé au quotidien que la piste des micro-ondes était désormais envisagée.
En janvier, James Lin, de l’université de l’Illinois, avait également estimé plausible que les maux endurés par le personnel diplomatique aient été causés par des faisceaux de micro-ondes. Dans la revue Bio Electro Magnetics, il avait déclaré que des faisceaux de haute intensité pouvaient avoir été dirigés « seulement sur la cible visée » depuis un endroit dissimulé.
Les Etats-Unis, la Russie, la Chine et de nombreux pays d’Europe sont considérés comme ayant le savoir-faire nécessaire pour développer une arme à micro-ondes, capable d’affaiblir ou même de tuer une cible, selon le New York Times. Cette arme pourrait ressembler à une antenne satellite, portée à bout de bras ou cachée dans un véhicule, un bateau ou un hélicoptère, qui fonctionnerait sur quelques centaines de mètres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Ecoutons les marchés qui investissent leur vrai argent et sont plus raisonnables que les experts trop vite effrayés par les outrances verbales de Donald Trump, explique le correspondant du « Monde » à New York.
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« La planète dit détester Trump, mais vote pour lui économiquement »

Ecoutons les marchés qui investissent leur vrai argent et sont plus raisonnables que les experts trop vite effrayés par les outrances verbales de Donald Trump, explique le correspondant du « Monde » à New York.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 15h44
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Marchés. Heureusement, les marchés financiers sont là, qui nous préservent des emballements des économistes. On se souvient du Prix Nobel d’économie 2008, le très à gauche Paul Krugman, qui avait affirmé dans la nuit de l’élection de Donald Trump que les marchés financiers ne s’en relèveraient « jamais ».
Depuis, la Bourse triomphe tandis que M. Trump décernait dès janvier au chroniqueur du New York Times le premier prix des « fake news ». On se rappelle aussi les inquiétudes sur la guerre commerciale généralisée, déclenchée par le président américain, prélude à une crise protectionniste digne des années 1930. Les marchés n’y ont jamais vraiment cru, à part quelques petits hoquets, effacés par une série de records boursiers en cette fin d’été. A raison, sans doute, puisque la guerre de M. Trump était « fake », une partie de catch : elle s’est conclue sur un armistice pendant l’été avec les Européens.
Un droit de douane de… 2,5 %
Surtout, elle s’arrange avec les Mexicains : en cas de non-respect des nouvelles règles automobiles – payer 16 dollars [13, 60 euros] de l’heure les travailleurs et avoir des composants nord-américains représentant 75 % d’une automobile –, un droit de douane de… 2,5 % pourrait s’appliquer.
Franchement, le niveau est dérisoire. Ne reste qu’une guerre « traditionnelle » de l’acier et un conflit avec les Chinois, dont l’expérience a montré que ces derniers étaient les plus vulnérables aux sanctions américaines et qui posent un vrai problème dans leur comportement commercial mondial.

Ainsi, tout serait radieux aux Etats-Unis avec un indice de confiance des consommateurs au plus haut depuis l’an 2000, un chômage de 3,9 % au plus bas depuis le tournant du siècle, des profits des entreprises en hausse de 16 % et une croissance révisée à la hausse à 4,2 % au deuxième trimestre. Conclusion, écoutons plutôt les marchés qui investissent leur vrai argent et sont plus raisonnables...




                        

                        


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Sur Reddit, une « opération d’influence » iranienne à petit budget

Le gigantesque forum a annoncé avoir suspendu plus d’une centaine de comptes liés à l’Iran.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h33
   





                        


Cent quarante-trois comptes, identifiés par Reddit comme étant liés à une « opération d’influence » iranienne, ont été désactivés, a annoncé l’un des plus grands forums au monde samedi 1er septembre. Fin août, Google puis Facebook avaient annoncé avoir désactivé des comptes liés à la radiotélévision publique iranienne, après la publication d’un rapport de l’entreprise de sécurité informatique FireEye décrivant l’existence d’un système comparé aux opérations d’influence russes.
Mais les détails publiés par Reddit montrent que « l’opération d’influence iranienne » était très différente, dans son ampleur comme dans ses méthodes, du travail de l’Internet Research Agency (IRA) russe.
Reddit a identifié 143 comptes, presque tous créés entre 2015 et 2018, contre près d’un millier liés à l’IRA lors d’une précédente enquête. Surtout, si les comptes russes multipliaient les messages provocateurs et les caricatures politiques, dans le but clair d’appuyer sur les divisions de la société américaine, les comptes iraniens cherchaient, eux, à faire passer un message.
Comptes bien intégrés
« Ce groupe se concentrait sur des sujets qui importent pour l’Iran, notamment la critique des politiques américaines au Moyen-Orient et des messages négatifs dirigés vers l’Arabie saoudite et Israël », détaille Reddit. « Si l’influence globale de ces comptes est restée faible, certains sont parvenus à lancer une dynamique. Ils l’ont fait en publiant des articles de presse réels et sérieux, en ligne avec l’analyse de l’Iran – par exemple, des articles sur les morts de civils au Yémen. Ces articles étaient le plus souvent publiés dans des communautés d’extrême gauche ou d’extrême droite où les critiques de la politique américaine au Moyen-Orient sont généralement bien accueillies. »
Contrairement aux comptes russes, ceux identifiés comme iraniens par Reddit étaient d’ailleurs bien intégrés sur la plate-forme. Un quart d’entre eux avaient reçu plus de 10 000 Karma, une mesure du nombre d’« upvotes », l’équivalent des « j’aime » de facebook sur Reddit. Seul 1 % des comptes liés à l’IRA russe dépassaient ce seuil.
Les précisions apportées par Reddit sont cohérentes avec les observations des grands réseaux sociaux sur cette « opération d’influence », aux moyens limités. Sur YouTube, Google avait annoncé avoir supprimé « 39 chaînes YouTube qui ont eu au total 13 466 vues aux Etats-Unis », un chiffre très modeste.

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                Google dit avoir bloqué des comptes d’une « opération d’influence » liée à l’Iran






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Une quarantaine de voitures se sont embrasées depuis janvier. Les enquêteurs cherchent à savoir si le constructeur a tenté de dissimuler des défauts de fabrication.
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En Corée du Sud, le mystère des BMW qui s’enflamment

Une quarantaine de voitures se sont embrasées depuis janvier. Les enquêteurs cherchent à savoir si le constructeur a tenté de dissimuler des défauts de fabrication.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 11h23
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

L’embrasement d’une quarantaine de BMW en Corée du Sud depuis le début de l’année soulève une vague d’inquiétude, attisée par la circulation sur Internet de vidéos de véhicules en feu. A tel point que certains parkings refusent les véhicules de la marque allemande, de peur qu’ils provoquent un incendie.
Les autorités viennent en outre d’interdire provisoirement de circuler à 20 000 BMW qui n’ont pas subi des tests de sécurité. Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, un millier de propriétaires de véhicules de la marque ont déposé plainte contre le constructeur, exigeant l’ouverture d’une enquête pénale. Les incendies des moteurs n’ont provoqué aucun autre dommage que matériel.
Cette série d’incendies a conduit la police à mener une perquisition, jeudi 30 août, au siège locale de la firme allemande, à Hwaseong, au sud-ouest de Séoul. Les enquêteurs, qui ont confisqué des documents, cherchent à savoir si l’entreprise a tenté de dissimuler des défauts de fabrication.
Rappel de grande ampleur
Les véhicules qui ont été examinés avec un soin tout particulier par une trentaine d’experts locaux et étrangers sont des berlines de modèles 520 et 320 diesel. L’enquête vise à établir les causes d’incendie, lesquelles écornent la fiabilité des véhicules de la marque allemande dans l’opinion sud-coréenne.
Depuis le début de l’été, BMW Corée a rappelé 106 000 véhicules diesel de différents modèles. Le problème n’est pas spécifique au pays, a souligné le constructeur. Ainsi, en Europe, 323 700 véhicules diesel (dont 23 500 en France) ont été rappelés en août pour être inspectés. Ce mouvement de grande ampleur sur le Vieux Continent n’est pas étranger aux incendies survenus en Corée du Sud.
Relativement petit pour BMW, le marché sud-coréen n’en est pas moins prometteur. En effet, six voitures importées sur dix sont de marque allemande. BMW, qui a vendu 39 000 véhicules en Corée du Sud au premier semestre, est la deuxième marque automobile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les sociaux-démocrates tentent d’enrayer la progression de l’extrême droite, qui pourrait réaliser une percée spectaculaire aux législatives du 9 septembre.
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La coalition au pouvoir en Suède serre la vis sur l’asile

Les sociaux-démocrates tentent d’enrayer la progression de l’extrême droite, qui pourrait réaliser une percée spectaculaire aux législatives du 9 septembre.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h19
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Officiellement, il s’agit d’un « retour à une politique sociale-démocrate plus traditionnelle », selon le premier ministre suédois, Stefan Löfven. Officieusement, on reconnaît, dans les rangs de son parti, qu’il s’agit d’une tentative pour enrayer la chute dans les sondages et la fuite des électeurs vers l’extrême droite. En dépit des réserves de son allié écologiste, le chef du gouvernement social-démocrate a tiré un trait sur la doctrine de son parti en matière d’asile, pour espérer rester au pouvoir après les législatives du 9 septembre.
« Très tôt dans la campagne, il a été décidé que la priorité était de regagner le vote des électeurs partis à l’extrême droite, en faisant des annonces qui montreraient qu’on était crédibles sur les questions d’immigration, avant de lancer une campagne plus traditionnelle sur la défense de l’Etat-providence », explique le politologue Ulf Bjereld, proche de la formation.
Dès le mois de mai, Stefan Löfven, flanqué de sa ministre de l’immigration, Heléne Fritzon, a annoncé une série de mesures destinées à limiter les arrivées de réfugiés. Il a souhaité que leur nombre n’excède pas le niveau européen « proportionnellement à la population » du pays. Cela signifie qu’en 2017, par exemple, le royaume n’aurait pas dû recevoir plus de 14 000 demandeurs d’asile, contre les 26 000 enregistrés.

Depuis, le chef de file des sociaux-démocrates martèle son intention de pérenniser les restrictions au droit d’asile, adoptées en 2016 dans l’urgence et pour trois ans. Parmi elles : la quasi-suspension du regroupement familial et la généralisation des permis de séjour temporaires à la place des permanents. Il y ajoute des mesures destinées à compliquer la vie des sans-papiers. M. Löfven avait ainsi affirmé en mai que leurs enfants ne pourront plus aller à l’école – assertion que son cabinet avait démentie aussitôt.
Oublié donc le discours du 6 septembre 2015, sur Medborgarplatsen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut a progressé de 8,2 %, confirmant la sortie d’une année difficile.
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Après avoir souffert de la démonétisation, la croissance indienne s’accélère

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut a progressé de 8,2 %, confirmant la sortie d’une année difficile.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h18
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Dans un monde où les échanges commerciaux sont menacés par l’augmentation des droits de douane, l’économie indienne tire sa croissance du dynamisme de la demande intérieure. Au deuxième trimestre, elle a enregistré une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 8,2 % par rapport à la même période de l’année précédente, grâce à une bonne mousson et à un rebond des investissements et de la consommation des ménages.
En 2017, l’Inde a été ébranlée par une mesure de démonétisation qui a ralenti la consommation des ménages et perturbé l’activité des PME
Les secteurs les plus dynamiques ont été l’industrie manufacturière (+ 13,5 %), la construction (+ 8,7 %) et l’agriculture (+ 5 %), qui emploient tous une main-d’œuvre importante. Malgré un secteur bancaire grevé par les prêts toxiques, les investissements sont repartis à la hausse et la croissance de la consommation des ménages est passée de 6,7 % au premier trimestre à 8,6 % au deuxième.
Ces résultats confirment la sortie d’une année difficile pour la troisième économie d’Asie. Car si la croissance du deuxième trimestre en glissement annuel a été si importante, c’est que l’activité sur la même période, un an plus tôt, a été particulièrement mauvaise. En 2017, l’économie indienne a été heurtée de plein fouet par deux réformes.
Mise en place chaotique de la TVA unifiée
La première a été la démonétisation, annoncée en novembre 2016 par le premier ministre, Narendra Modi. Du jour au lendemain, les billets de 500 et 1 000 roupies ont perdu leur valeur faciale, une mesure qui a ralenti la consommation des ménages, perturbé l’activité des PME et augmenté le chômage dans les zones rurales faute de pouvoir payer les salaires en espèces.

Un rapport publié mercredi 29 août par la banque centrale indienne montre que cette réforme n’a pas tenu ses promesses. En effet, 99,3 % des billets démonétisés, d’une valeur totale de 217 milliards de dollars (187 milliards d’euros), ont été échangés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Les « insoumis » défendent une tradition de l’accueil, mais adoptent aussi des positions eurosceptiques et sont attachés aux frontières.
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Immigration : La France insoumise, embarrassée, envoie des signaux ambigus

Les « insoumis » défendent une tradition de l’accueil, mais adoptent aussi des positions eurosceptiques et sont attachés aux frontières.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h13
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est un sujet très sensible. La question des « vagues d’immigration » est potentiellement inflammable pour La France insoumise (LFI) à neuf mois des élections européennes tant la ligne de crête que veut tenir LFI − à la fois un discours de gauche, la défense des frontières et l’euroscepticisme − peut être périlleuse.
Les « insoumis » en ont conscience et avancent prudemment sur le sujet. Surtout depuis les déclarations de Sahra Wagenknecht de Die Linke, mouvement allemand proche de La France insoumise. Celle qui doit lancer le 4 septembre son mouvement Aufstehen (« Debout ») multiplie les déclarations hostiles à l’immigration, ce qui embarrasse LFI. Beaucoup se retranchent derrière des « problèmes de traduction » pour éviter de se prononcer et bottent en touche, rappelant l’opposition du groupe LFI à l’Assemblée nationale au projet de loi asile-immigration.

« Quand les réfugiés sont là, il faut les accueillir, estime Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne. Mais il faut faire en sorte qu’ils vivent dignement chez eux. » Charlotte Girard, qui doit faire partie du binôme de tête avec Manuel Bompard pour les élections européennes, précise : « Dire que [les vagues d’immigration] peuvent peser à la baisse sur les salaires et profiter au patronat n’est pas un raisonnement complètement absurde. Ce n’est pas une vue de l’esprit. D’ailleurs, le Medef soutient l’accueil des migrants. » A quoi certains cadres de LFI, comme Clémentine Autain ou Eric Coquerel, ajoutent : « C’est d’ailleurs pour éviter cela que l’on doit régulariser les sans-papiers. » 
Pour éclaircir sa position et rassurer ses troupes, Jean-Luc Mélenchon s’est senti obligé de revenir sur le sujet de l’immigration lors de son discours de rentrée, le 25 août à Marseille, pendant l’université d’été de son mouvement. « C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement, a ainsi lancé...




                        

                        


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<filnamedate="20180903"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180903"><AAMMJJHH="2018090318">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Alors que Washington a décidé de suspendre sa participation financière à l’UNRWA, on peine à comprendre comment cela facilitera une solution diplomatique au conflit israélo-palestinien.
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Palestine : le pari hasardeux lancé par les Etats-Unis

Editorial. Alors que Washington a décidé de suspendre sa participation financière à l’UNRWA, on peine à comprendre comment cela facilitera une solution diplomatique au conflit israélo-palestinien.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 13h58
   





                        


Editorial du « Monde ». L’administration de Donald Trump a décidé de voler vers l’Orient compliqué avec des idées simplistes. Singulièrement lorsqu’il s’agit du conflit israélo-palestinien. Washington, qui prétendait autrefois à un rôle d’« honnête courtier », distingue désormais un vainqueur qu’il convient de rétribuer, Israël, et un perdant sommé d’accepter les termes de sa reddition, le peuple palestinien. Plutôt que de partir de paramètres établis de longue date, il juge plus prometteur de les modifier en profondeur pour parvenir à cet objectif.
La reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu a permis, selon le président des Etats-Unis, de retirer la question difficile d’un partage de la Ville sainte de la table des négociations. Le chantage exercé auprès de l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens de 1948 et de 1967 (UNRWA) s’inscrit dans la même logique.

        Lire aussi :
         

                Le statut des réfugiés palestiniens dans le collimateur des Etats-Unis



Washington ne desserrera son étau financier, a assuré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, que si l’agence accepte de réduire de son propre chef le nombre de personnes concernées par ce statut. Une telle révision affaiblirait évidemment la position palestinienne. En attendant, après les 60 millions de dollars versés en janvier, au lieu des 300 millions de dollars annuels (soit 30 % du budget de l’agence), la contribution américaine sera désormais nulle.


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Les Etats-Unis financent plus du tiers du budget de l'UNRWA
Vingt plus importantes contributions gouvernementales au budget 2017 de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

Source : UNRWA



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On peine à comprendre comment la déstabilisation des territoires palestiniens que cette dernière mesure provoquera, surtout dans une bande de Gaza au bord de la rupture, facilitera une solution diplomatique. Washington semble se satisfaire que sa décision sur Jérusalem n’ait provoqué qu’un bref embrasement sanglant dans cette poudrière et mise ouvertement sur un défaitisme et un fatalisme qui conduiront les Palestiniens à une forme de résipiscence.
Exercice hors-sol
Ce calcul est hasardeux à plus d’un titre. Tout d’abord parce qu’il éloigne à nouveau Washington d’une bonne partie de ses alliés, notamment européens, manifestement plus sensibles aux principes du droit international et à la justice que ce dernier se donne pour mission de préserver. Ensuite parce qu’il part du principe que l’humiliation paie, un pari aventureux dans un Moyen-Orient tourmenté. Enfin parce qu’il validera certainement une rhétorique alternative instrumentalisée par l’Iran, prompt à se présenter comme le meilleur défenseur d’une minorité arabe assiégée.
Personne n’imagine aujourd’hui qu’une paix juste et durable est à portée de main entre Israéliens et Palestiniens. Ce constat ne doit pas pour autant pousser à se tourner vers un autre mirage : un ultimatum imposé par un camp soutenu par Washington ne suffira pas à faire renoncer le peuple palestinien à ses aspirations nationales légitimes et à sa soif de liberté. Hélas, le plan que le gendre du président des Etats-Unis, Jared Kushner, se prépare à dévoiler, sans que la moindre date ne soit annoncée, a tout pour l’instant de l’exercice hors-sol.
Washington serait plus avisé de faire en sorte de parler le même langage aux protagonistes de ce conflit. Il devrait aussi distinguer son alliance historique avec Israël de ses propres intérêts régionaux, qu’une paix équitable ne pourrait que conforter. Et devrait user de son influence, qui peut être grande, pour préserver les chances d’une telle issue, diplomatiquement, économiquement et territorialement. Telle a été la mission de l’UNRWA, qui n’a pas été pour rien dans le niveau d’éducation des Palestiniens. Il s’agit de la richesse de cette nation. Imaginer l’en priver est aussi absurde que dangereux.

        Lire aussi :
         

                UNRWA : « Nous rejetons et condamnons cette décision américaine dans son intégralité »






                            


                        

                        


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En Allemagne, l’émergence d’une gauche antimigrants

Figure du parti de gauche Die Linke, Sahra Wagenknecht lance un mouvement pour reprendre le terrain laissé à l’extrême droite.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 14h49
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Le projet divise les observateurs de la scène politique allemande. Les uns veulent croire à une initiative sans lendemain, avant tout motivée par le désir d’émancipation d’une députée à l’ambition dévorante, trop à l’étroit dans son propre parti ; les autres voient au contraire le début d’une aventure prometteuse, qui pourrait bousculer en profondeur la vie politique du pays.
Tous, cependant, sont d’accord pour dire que le mouvement « Aufstehen » (« Debout ») lancé, mardi 4 septembre, par Sahra Wagenknecht, qui entend pour l’heure rester coprésidente du groupe Die Linke au Bundestag, est un symptôme : celui d’une gauche allemande en pleine crise existentielle. Celle-ci est confrontée à une érosion inédite de son socle électoral, concurrencée par une extrême droite plus conquérante que jamais et sommée d’apporter des réponses à des questions jugées longtemps secondaires mais aujourd’hui centrales dans le débat public, celle de l’immigration au premier chef.

Sahra Wagenknecht, 49 ans, occupe une place à part dans la vie politique allemande. Débatteuse redoutée, invitée régulière des talk-shows télévisés, où sa beauté sévère et son verbe mordant font merveille, elle jouit d’une exposition médiatique inversement proportionnelle à son poids politique. Membre du Bundestag depuis 2009, elle a toujours défendu des positions intransigeantes au sein de sa famille politique, au risque de se mettre à dos la majorité de ses camarades.
« Naïveté »
Soucieuse de défendre la mémoire de la RDA à une époque, celle des lendemains de la réunification, où il était de bon ton de la condamner en bloc ; continuant à se dire « marxiste » quand presque plus personne, dans son parti, n’ose célébrer l’auteur du Capital ; en porte-à-faux avec la ligne officielle de Die Linke en raison de son soutien affiché au gouvernement russe, de ses griefs répétés contre l’Union européenne et de sa critique acharnée de l’OTAN, elle s’est surtout fait remarquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Analyse. Le journaliste du « Monde Afrique » Christophe Châtelot souligne la nouvelle narration de l’Elysée à destination du continent africain, élevé au rang de partenaire de premier plan.
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Changement de ton de la France à l’égard de l’Afrique

Analyse. Le journaliste du « Monde Afrique » Christophe Châtelot souligne la nouvelle narration de l’Elysée à destination du continent africain, élevé au rang de partenaire de premier plan.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
03.09.2018 à 16h18
    |

            Christophe Châtelot








                        



                                


                            
Analyse. Le discours de politique étrangère que le président de la République délivre à chaque rentrée de septembre aux ambassadeurs avait, cette année, une forte tonalité africaine. La force des liens qui relient le continent noir à l’ancienne puissance coloniale n’est pas une nouveauté. Ce qui l’est davantage, ce sont les termes choisis par Emmanuel Macron et la nouvelle narration à destination d’un continent élevé au rang de partenaire de premier plan.
Cette année, sans occulter les désastres, le producteur de crises est devenu un partenaire incontournable pour « influer sur le cours du monde »
Relire le discours de l’année précédente permet de prendre la mesure du changement de ton. En 2017, il était essentiellement question de l’Afrique et de ses plaies : le terrorisme « nourrit des crises régionales et des divisions en Afrique » ; les migrants sur ces « routes de la nécessité, qui déplacent tant d’Africains, qui font qu’aujourd’hui, le désert en Afrique et la Méditerranée sont devenus (des) cimetières » ; les pandémies, « dont le Sida, qui continue de constituer une grave menace sur le continent »… L’Afrique en tant que « continent d’avenir » n’était que brièvement évoquée.
Cette année, sans occulter les désastres, le producteur de crises est devenu un partenaire incontournable pour « influer sur le cours du monde ». « Il n’y a pas de fatalité dans l’instabilité africaine, a expliqué le chef de l’Etat, qu’il s’agisse des conflits internes ou des conflits entre voisins. L’Afrique n’est pas seulement notre interlocuteur pour parler des crises qui l’affectent, elle est d’abord notre alliée pour inventer les grands équilibres du monde de demain. »
« Un nouvel imaginaire »
La direction avait été donnée, en novembre 2017, lors de son discours tenu devant des étudiants à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Contrairement à ses prédécesseurs, le chef de l’Etat n’avait...




                        

                        


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Le statut des réfugiés palestiniens dans le collimateur des Etats-Unis

Le sort des bénéficiaires de l’UNRWA, l’agence de l’ONU dont Washington ne veut plus soutenir le financement, est au cœur du conflit avec Israël.



LE MONDE
 |    03.09.2018 à 10h40
    |

                            Claire Bastier (Jérusalem, correspondance)








                        



                                


                            

La crise existentielle de l’UNRWA est confirmée. La décision des Etats-Unis, annoncée vendredi 31 août, de suspendre leur participation à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens compromet sérieusement la poursuite des services qu’elle fournit en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, à Gaza, en Jordanie, au Liban et en Syrie.
Après les 60 millions de dollars (52 millions d’euros) versés en janvier, au lieu des 300 millions de dollars annuels (soit 30 % du budget de l’agence), la contribution américaine sera désormais nulle. Hanan Ashrawi, membre du Comité exécutif de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), a dénoncé « un geste cruel et irresponsable visant le segment le plus vulnérable de la société palestinienne ».
Dans le cadre de l’UNRWA, le statut de réfugié palestinien se transmet automatiquement de génération en génération. Selon les médias israéliens, les Etats-Unis veulent imposer une redéfinition
La campagne de dons mise en place par l’UNRWA dès janvier va donc continuer. Malgré les fonds déjà levés, il manque encore 217 millions de dollars à l’agence pour clôturer l’année 2018, dont le budget est évalué à 740 millions de dollars. Samedi, son commissaire général, Pierre Krähenbühl, appelait les pays donateurs à combler le déficit restant afin que l’UNRWA poursuive son assistance. La veille, l’Allemagne avait annoncé une hausse « substantielle » de sa contribution à l’UNRWA. Le lendemain, l’Union européenne appelait Washington à reconsidérer sa « décision regrettable ».
La décision unilatérale américaine n’entraînera pas la fermeture de l’agence. « Son mandat sera renouvelé par l’Assemblée générale de l’ONU jusqu’à ce qu’une solution juste soit trouvée à la question des réfugiés palestiniens », rappelle au Monde Matthias Schmale, le directeur de l’UNRWA à Gaza. Le mandat actuel court jusqu’en juin 2020. « Mais on craint que d’autres Etats membres ne...




                        

                        


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<filnamedate="20180903"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180903"><AAMMJJHH="2018090318">
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Compte rendu

Inculpé de trahison, le chanteur et député Bobi Wine parvient à quitter l’Ouganda

Libéré sous caution, l’opposant au président Yoweri Museveni s’est envolé pour les Etats-Unis pour y recevoir des soins.


LE MONDE
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        Le 03.09.2018 à 09h42






    
L’opposant ougandais Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, au tribunal de Gulu, le 27 août 2018.
Crédits : STRINGER / AFP


Le chanteur et député ougandais Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a quitté l’Ouganda pour les Etats-Unis, vendredi 31 août au soir, a-t-on appris samedi auprès de son avocat. « Il est parti vers 23 heures à bord d’un vol KLM à destination de [l’aéroport d’Amsterdam] Schipol pour se rendre aux Etats-Unis », a déclaré à l’AFP un de ses avocats, Nicholas Opiyo, qui a précisé que le député voyageait en compagnie de son épouse, Barbie, et de son frère.
M. Kyagulanyi a été inculpé de trahison, au même titre que 32 co-accusés, à la suite d’un incident à Arua, le 14 août, au cours duquel des pierres ont été jetées sur le convoi du président ougandais, Yoweri Museveni, venu soutenir le candidat de son camp à une élection partielle.



Libéré sous caution lundi 27 août, M. Kyagulanyi avait été de nouveau interpellé jeudi soir à l’aéroport international d’Entebbe, alors qu’il tentait de se rendre aux Etats-Unis pour y recevoir des soins après avoir été, selon ses avocats, battu et torturé en détention provisoire. Il avait été placé en détention dans un hôpital du gouvernement à Kampala, l’hôpital Kirrudu, mais la police a finalement libéré le député-chanteur, qui a pu cette fois quitter le pays.
Battu et torturé, selon sa famille
Lors de ses récentes comparutions, Robert Kyagulanyi a semblé affaibli, utilisant parfois des béquilles pour se déplacer. Sa famille et ses avocats affirment qu’il a été battu et torturé en détention provisoire, des accusations rejetées par les autorités. Vendredi, le chef de la Cour suprême ougandaise, Bart Katureebe, a publiquement appelé les forces de sécurité à traiter les suspects « comme des êtres humains, pas comme des animaux », rappelant que la Constitution ougandaise proscrit le recours à la torture.

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M. Kyagulanyi, 36 ans, s’est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Museveni, au pouvoir depuis 1986, depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2017.

