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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.
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Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés

Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 15h07
   





                        



   


Des « milliers » d’élèves handicapés « n’ont aucune solution de scolarisation » ou « bénéficient d’un temps faible d’école », dénonce dimanche, à la veille de la rentrée scolaire, une des principales associations de parents concernés, affichant ses « doutes » face aux propos rassurants du gouvernement.
« Comme chaque année », à l’occasion de la rentrée, « on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n’ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d’un temps faible d’école ou doivent patienter sur les listes d’attente des établissements spécialisés », affirme, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles ayant un enfant porteur d’un handicap mental.
« On vend aux Français le rêve d’une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits, à cause du manque de moyens humains et financiers », affirme encore l’association dans cette lettre ouverte adressée aux parlementaires, évoquant une « réalité cruelle » et le « désarroi » des familles.
Un nombre croissant d’élèves en situation de handicap en 2018
Dans un récent entretien à l’AFP, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a affirmé que les pouvoirs publics avaient essayé « d’anticiper au maximum », plusieurs mois avant cette rentrée 2018, les besoins d’accompagnants à l’école. Pour ce faire, 3 584 postes supplémentaires d’accompagnants d’enfant en situation de handicap (AESH) en équivalent temps plein ont été créés cette année, a-t-elle souligné.
Certes, « tous les recrutements ne sont pas encore faits », si bien qu’il pourrait y avoir « quelques couacs » dans les premiers jours de septembre, a-t-elle convenu. Toutefois de telles situations devraient rester « marginales », a espéré Mme Cluzel. Une ligne téléphonique non surtaxée a été mise en place (0800 730 123) pour recenser les situations problématiques, et les parents « ne doivent pas hésiter à tirer la sonnette d’alarme », a-t-elle encore dit.
Selon les chiffres fournis par Mme Cluzel, 340 000 élèves en situation de handicap sont attendus à l’école lundi, soit 6 % de plus que l’an dernier. Parmi eux, 175 000 ont besoin d’un accompagnement (+ 13 % par rapport à l’an dernier). Pour eux, il est prévu un total de 110 000 accompagnants, certains mutualisés entre plusieurs élèves.
« On ne nie pas les efforts consentis, mais il y a effectivement des difficultés qui persistent qui ne seront pas levées à la rentrée ni même à court terme », a déclaré à l’AFP Emmanuel Jacob, chargé des questions de scolarisation à l’Unapei. « En théorie, le nombre d’accompagnants devrait pouvoir suffire, mais on n’en est pas sûr, car il est très complexe de faire en sorte que l’offre réponde précisément à chaque besoin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ « Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois d’août.
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Lois, décrets, ordonnances… Les mesures adoptées pendant que vous étiez en vacances

« Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois d’août.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 14h30
    |

            Mathilde Damgé








                        


Lois, décrets, ordonnances…, comme les années précédentes, Les Décodeurs reviennent sur les textes adoptés pendant l’été. Second point d’étape après celui des juillettistes.

Méthodologie
L’objectif de cet article n’est pas de faire un recensement exhaustif des lois, décrets, ordonnances et arrêtés adoptés cet été : il existe pour cela un endroit très pratique, le Journal officiel.
Nous avons pris le parti de faire notre propre sélection — forcément parcellaire — de textes que nous avons jugés intéressants. Si un fait important a échappé à notre vigilance, n’hésitez pas à nous le signaler dans les commentaires ou sur Twitter.


Trois lois majeures votées par le Parlement
L’affaire Benalla a décalé une grande partie du travail parlementaire, dont la loi sur la croissance des entreprises, la loi « Pacte » — cette dernière sera au menu du Parlement à partir du 12 septembre. En revanche, la révision constitutionnelle est reportée à l’automne.
La session extraordinaire, qui a reculé d’un mois le départ en vacances des députés (jusqu’au 2 août), a toutefois permis au Parlement d’avaliser un certain nombre de réformes :
Asile et immigration. Le texte controversé porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, prévoit un certain nombre de dispositions pour accélérer le traitement des demandes d’asile, un allongement de la durée maximale du séjour en centre de rétention, la limitation du droit du sol sur l’île de Mayotte et le maintien du délit de solidarité. La question de la rétention des mineurs sera tranchée d’ici à la fin de l’année.Avenir professionnel. Un an après la réforme du code du travail par ordonnances qui a donné plus de souplesse aux entreprises, les députés ont avalisé un ensemble de mesures dont l’extension de l’allocation-chômage, sous conditions, à certains démissionnaires, la mue du compte personnel de formation (CPF) et de nouvelles règles pour l’apprentissage.Violences sexuelles et sexistes. C’est une loi, dénoncée pour son « affichage » par l’opposition, qu’a adoptée l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles et sexistes. La présomption de non-consentement, très attendue par les associations de défense des droits des femmes et des enfants, a été abandonnée. Le texte prévoit toutefois la verbalisation du harcèlement de rue et l’allongement de vingt à trente ans du délai de prescription pour les viols de mineurs.
Des réformes plus discrètes adoptées par décret
Mais d’autres réformes ont été adoptées par décret (pris par le président de la République ou le premier ministre), arrêté (émanant d’une autorité administrative) ou ordonnance (du gouvernement, avec l’aval du Parlement). Nous avons sélectionné les mesures les plus importantes :
Les pesticides néonicotinoïdes interdits
L’Union européenne (UE) a décidé en avril d’interdire, pour les cultures de plein champ, l’utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride). La France va plus loin : la loi biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre. Le décret d’application du 1er août précise que les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires – les trois visés par l’UE, plus le thiaclopride et l’acétamipride – sont concernées.
Le domaine maritime français défini
Un décret paru le 2 août officialise la limite extérieure de la mer territoriale de la France métropolitaine. S’appuyant sur les données du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), il établit un domaine maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés, soit le deuxième domaine maritime derrière les Etats-Unis. Ces nouvelles délimitations sont le fruit de négociations lorsque les espaces maritimes de deux Etats se chevauchent.
Nouveau droit à l’image des sportifs
Un beau cadeau pour les clubs. Le décret d’application du 3 août permet de verser aux sportifs, en guise de complément de salaire, des redevances correspondant à l’exploitation commerciale de leur image, avec un niveau de cotisations patronales moins élevé. Un système qui ferait gagner les clubs français en compétitivité face aux autres pays, à la fiscalité plus avantageuse.
Les administrations doivent proposer un service de paiement en ligne
Le décret du 3 août oblige les collectivités territoriales et leurs établissements publics à mettre à la disposition des usagers un service de paiement en ligne leur permettant de régler les sommes dont ils sont redevables (paiement de crèches, de frais de scolarité, de soins hospitaliers, etc.).
Permis de conduire : une formation pour réduire le délai probatoire
A partir de 2019, les conducteurs novices pourront réduire le délai probatoire, qui les obligeait à patienter pour obtenir la totalité des douze points. Le décret du 8 août ne précise pas le prix de cette formation, destinée à lutter contre la « surconfiance » des jeunes conducteurs. Elle sera dispensée par les écoles de conduite détentrices d’un label délivré ou reconnues par les services de l’Etat.
Le bachelor de Polytechnique gratifié du grade de licence
Deux ans à peine après le lancement de son bachelor, à la rentrée 2017, Polytechnique a obtenu qu’il soit reconnu au grade de licence. Une prouesse, dans le monde de l’enseignement supérieur, alors que le monopole de la délivrance de la licence est, depuis Napoléon, réservé aux facultés, et que l’obtention du grade de licence pour d’autres diplômes est exceptionnelle.
Demande d’asile : une procédure exceptionnelle testée en Guyane
Une procédure spécifique pour les demandes d’asile en Guyane, réduisant drastiquement les délais mais très contestée par les défenseurs des étrangers, va être expérimentée à partir de septembre dans ce département d’outre-mer, qui connaît une forte immigration haïtienne, avec cet arrêté publié le 23 août au Journal officiel.
Nominations
Le haut fonctionnaire Jean-Raphaël Alventosa a été nommé « médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques » par un décret du 4 août. Ce poste avait été institué par la loi pour la confiance dans la vie politique de septembre 2017 et doit faciliter le dialogue entre les candidats à un mandat électif et les partis politiques, d’une part, et les banques, d’autre part.L’écrivain Philippe Besson, ami d’Emmanuel et Brigitte Macron, sera le prochain consul général de France à Los Angeles (Californie). Un décret présenté lors du conseil des ministres du 3 août, avait rajouté vingt-deux postes de consuls généraux « particulièrement importants » à la liste des emplois « pour lesquels la nomination est laissée à la discrétion du gouvernement » – ils étaient auparavant nommés par le Quai d’Orsay.Autre nomination estivale : Agnès Saal a été nommée à un emploi fonctionnel d’expert de haut niveau au ministère de la culture. Elle avait auparavant été promue à l’échelon spécial des administrateurs généraux, en dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les déclarations contradictoires se multiplient sur la mise en place ou l’abandon de ce système, prévu pour être mis en place en janvier.
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Une semaine de cacophonie gouvernementale autour du prélèvement à la source

Les déclarations contradictoires se multiplient sur la mise en place ou l’abandon de ce système, prévu pour être mis en place en janvier.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 13h52
   





                        



   


Les impôts seront-ils prélevés directement sur les feuilles de paie en janvier prochain ? Difficile à dire. Les déclarations et signaux contradictoires se multiplient depuis une semaine sur cette grande réforme fiscale.

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Les doutes d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron
Dans son entretien de rentrée au JDD le 26 août, le premier ministre a exprimé ses doutes : « Je suis attentif, nous avons décidé de reporter en 2017 d’un an cette réforme parce que nous voulions être sûrs qu’elle serait mise en œuvre dans de bonnes conditions. Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines. »

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Jeudi 30 août, le président Emmanuel Macron a rajouté de l’incertitude, en demandant « aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale ». De source proche de la présidence, une réunion sur le sujet a été programmée à l’Elysée le mardi 4 septembre.
Les revirements de Gérald Darmanin
Le même jour, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, principal artisan de la réforme, s’est montré très confiant lors d’une visite à la trésorerie de Pau : « Aujourd’hui, je suis certain que les choses fonctionneront très bien et j’aurais l’occasion de le dire au président de la République et au premier ministre. »
Pourtant, deux jours plus tard, le ministre ouvrait la porte à un abandon, en déclarant sur France Inter que les options étaient ouvertes : « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt puisque le président de la République l’a évoqué. » Il reconnaît le risque d’un mauvais effet dans l’opinion d’une retenue sur salaire : « Est-ce que techniquement on est prêt ? Oui on est prêt. Est-ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C’est une question à laquelle collectivement nous devons répondre. »
L’inconnue des erreurs techniques
Avant d’être généralisé, le prélèvement à la source a fait l’objet de tests, dont le bilan a été jugé « calamiteux » par Le Parisien, qui s’appuie sur une note confidentielle de la direction générale des finances publiques (DGFIP) : un nombre important d’erreurs, entraînant des doubles prélèvements, ou des confusions entre homonymes a été signalé en février, puis à nouveau en juillet et août, selon le quotidien.
La DFGIP a minimisé les bugs, qui représentent une part infime des dossiers. Le ministère des comptes publics a assuré que les bugs ont été corrigés depuis et que « le système est prêt ».
Le Maire, un soutien « sous réserve de garanties »
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tenu à assurer que la décision serait prise sur des considérations techniques, et non politiques. Interrogé dimanche sur BFM-TV, il a déclaré : « Je souhaite que nous tenions le calendrier sous réserve que nous ayons les garanties techniques. »
Une manière de répondre aux critiques de l’ancien secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, interrogé par Libération, qui « ne [croit] pas une seconde » à la thèse d’un dysfonctionnement technique et assure qu’il s’agirait d’une reculade purement politique : « Toute cette histoire n’est donc qu’une affaire politique. La majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pensions avec des montants en baisse. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.
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Le maire de Besançon édulcore un arrêté qui interdisait la mendicité

Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 11h55
   





                        


Le maire (La République en marche) de Besançon Jean-Louis Fousseret a remplacé un arrêté controversé qui interdisait la mendicité en centre-ville par un autre, édulcoré mais « dont les objectifs restent inchangés », a-t-on appris samedi auprès de la ville. « Il ne s’agit en aucun cas d’un arrêté anti-mendicité, mais d’un arrêté destiné à assurer la tranquillité publique », explique le maire dans un communiqué.
Dans cette nouvelle mouture, signée vendredi, l’article portant sur l’interdiction de « la mendicité, accompagné ou non d’animaux » a été supprimé, le maire interdisant désormais « l’occupation de manière prolongée en station debout, allongée ou assise » des voies publiques « lorsqu’elle est de nature à porter atteinte à la tranquillité publique ».
Et ceci « que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitation à l’égard des passants », précise le nouvel arrêté. « Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous », ajoute M. Fousseret.
Un arrêté ayant « porté atteinte à la liberté d’aider autrui »
Le précédent arrêté, pris le 3 juillet, avait soulevé les protestations des associations caritatives et de nombreuses personnalités politiques locales. Le 18 août, quelque 150 personnes avaient participé à un sit-in dans le centre de Besançon pour protester contre cet « arrêté anti-SDF ».
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté mardi une requête d’un militant associatif qui évoquait « une atteinte grave et manifestement illégale au principe de fraternité inscrit à l’article 2 de la Constitution ». Selon le tribunal, « l’atteinte portée par l’arrêté litigieux à la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire [n’était] ni suffisamment grave, ni manifestement illégale » pour justifier son annulation.
Le juge a néanmoins relevé que l’arrêté du maire a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d’aider autrui ». Un recours contre la décision du tribunal administratif a été déposé mercredi devant le Conseil d’Etat. Celui-ci ne s’est pas encore prononcé sur sa recevabilité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’émission « Questions politiques » sur France Inter, en partenariat avec France Télévisions et « Le Monde » reçoit le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Selon « Le Parisien », le contribuable court le risque d’être prélevé plusieurs fois, ou à la place d’un homonyme. Des bugs « depuis résolus », assure Gérald Darmanin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Prélèvement à la source : une note du fisc révèle des « bugs », le ministère assure être prêt

Selon « Le Parisien », le contribuable court le risque d’être prélevé plusieurs fois, ou à la place d’un homonyme. Des bugs « depuis résolus », assure Gérald Darmanin.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 00h54
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 10h27
   





                        



   


« Calamiteux », juge Le Parisien samedi 1er septembre, citant une note du fisc tirant le bilan de la phase d’essai du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. D’après ce document confidentiel consulté par le quotidien, le test auprès de certaines entreprises en vue de son entrée en vigueur, théoriquement prévue début 2019, s’est soldé par des centaines de milliers d’erreurs. Le ministère de l’action et des comptes publics assure toutefois que les anomalies ont été résolues et que le système « est prêt pour janvier 2019 ». 
Selon Le Parisien, la direction générale des finances publiques (DGFIP) a fait parvenir en juillet une note au ministère de l’économie, évoquant un nombre extrêmement irrégulier d’erreurs d’un mois à l’autre : elles auraient été inexistantes en janvier, avant de culminer à plus de 350 000 le mois suivant. Il n’y a « a priori pas moyen de [se] prémunir » de certaines de ces erreurs, prévient la note.
La réforme, engagée sous le quinquennat de François Hollande et déjà reportée une fois d’un an, doit conduire à ce que l’impôt sur le revenu soit collecté directement sur les salaires ou sur les pensions, et non plus acquitté un an après comme c’est le cas actuellement. Sa mise en œuvre a suscité la préoccupation de chefs d’entreprise et de syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou d’angles morts.

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Deux anomalies récurrentes
Le président de la République, Emmanuel Macron, a laissé cette semaine la porte ouverte à un abandon et, samedi, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a admis qu’un arrêt n’était pas exclu, tout en renvoyant à des considérations psychologiques et non techniques.

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A l’inverse, la note citée par Le Parisien fait bien état de deux anomalies techniques récurrentes : le prélèvement à de multiples reprises de l’impôt auprès d’une même personne, ainsi que le prélèvement par erreur à un homonyme.
Si la note ne porte que sur des tests menés jusqu’en juin, Le Parisien affirme disposer d’informations selon lesquelles les erreurs ont de nouveau explosé en juillet et en août. Le quotidien cite des sources internes à Bercy, selon lesquelles les erreurs sont le fait des employeurs parmi lesquels, en premier lieu, l’Etat et les organismes publics.

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« Le dispositif fonctionne »
Interrogé par le quotidien, Bruno Parent, à la tête de la DGFIP, a minimisé la proportion d’erreurs, la qualifiant d’« epsilonesque » et jugeant « absurde » l’idée qu’elles soient irréparables.
Gérald Darmanin a répondu sur Twitter aux informations du Parisien, expliquant que les erreurs évoquées avaient depuis été « résolues ». « La phase de tests du #PrélèvementALaSource a permis d’identifier des erreurs et de les corriger (c’est son rôle !). Les erreurs identifiées concernent moins de 1 % des contribuables, elles ont été depuis résolues. Le dispositif technique fonctionne, il est prêt ! », a-t-il assuré.

Poke @le_Parisien! La phase de tests du #PrélèvementALaSource a permis d’identifier des erreurs et de les corriger… https://t.co/HHmamuxrLP— GDarmanin (@Gérald DARMANIN)


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Selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche daté du 2 septembre – il a été réalisé par téléphone du 31 août au 1er septembre auprès d’un échantillon de 965 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas –, les Français seraient largement favorables à la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu dès le 1er janvier. A la question « souhaitez-vous que le gouvernement mette en place le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à partir du 1er janvier 2019 ? », 60 % des sondés disent oui (32 % oui tout à fait, 28 % oui plutôt) contre 39 % qui y sont opposés (14 % non plutôt pas, 25 % pas du tout) et 1 % ne se prononcent pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Prélèvement à la source : Darmanin n’exclut pas un « arrêt » de la réforme

Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h34
   





                        



   


Deux jours après avoir réaffirmé sa volonté de mettre en place la grande réforme sur le prélèvement de l’impôt à la source, Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, a admis samedi 1er septembre que « l’arrêt » du prélèvement la source n’était pas exclu. Un alignement sur la position d’Emmanuel Macron, qui avait dit jeudi vouloir des « réponses précises » avant de trancher.
Interrogé sur France Inter, le ministre a évoqué des considérations sur les potentiels effets « psychologiques » de la réforme, censée entrer en vigueur au début de 2019, et qui embarrasse l’exécutif depuis plusieurs mois. « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt (…) de la réforme », a déclaré le ministre, qui rencontrera à ce sujet mardi le président de la République et le premier ministre afin de leur « apporter des réponses claires » avant qu’une décision ne soit prise. « C’est plutôt le calendrier du mois de septembre qui a été choisi par le président pour définitivement décider », a-t-il dit.
M. Darmanin a exclu toute crainte d’ordre technique, mais il a reconnu que les débats au sein de l’exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme.
Ces considérations portent notamment sur le fait que les particuliers verront arriver sur leur compte en banque un salaire ou une pension réduits par rapport à leur montant actuel, s’ils sont soumis à l’impôt sur le revenu. Pour autant, M. Darmanin a réitéré son scepticisme quant à un effet dévastateur sur la psychologie des ménages. « Je suis totalement opposé à cette affirmation », a-t-il dit, soulignant que beaucoup de ménages avaient déjà opté pour la mensualisation du versement de leur impôt.

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Pour Hollande, il faut « sauter le pas »
L’ancien secrétaire d’Etat chargé du budget (2014-2017) Christian Eckert a déclaré samedi dans une interview à Libération que les hésitations de l’exécutif sur le prélèvement à la source s’expliquent avant tout par des raisons « politiques ».
Pour M. Eckert « la majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pension avec des montants en baisse ». Il relève aussi que le Medef a « toujours été contre » la réforme.
Interrogé vendredi par la presse, en marge d’un déplacement à Cherbourg (Manche), l’ancien président de la République François Hollande a aussi évoqué en premier lieu un choix politique. « Je ne veux pas compliquer la tâche de ceux qui hésitent encore, mais cette réforme était prête… Les fonctionnaires du ministère à Bercy ont fait tout le travail, après c’est une affaire de choix politique », a-t-il dit. A un moment « il faut sauter le pas, il faut le faire », a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.
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Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »

La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h55
    |

            Ariane Chemin et 
François Bougon








                        



                                


                            

L’été fut chaud au Média. En juillet, Sophia Chikirou, l’une des figures de cette web télévision de la gauche alternative lancée en janvier, a été poussée vers la sortie à l’issue d’un séminaire mouvementé, provoquant un grand déballage sur les réseaux sociaux. Sophia Chikirou, qui a dit qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, s’exprime publiquement pour la première fois et répond aux accusations.
La télévision que vous avez créée a donné cet été le spectacle d’un psychodrame et d’un déballage public. Pourquoi ?
Sophia Chikirou : J’ai deviné dès les premières heures le tour que ce séminaire allait prendre. J’avais pris soin d’envoyer le planning de ces rencontres à tous les participants, direction et rédaction. Mais, dès le premier jour, Gérard Miller [cofondateur du Média], le président de l’association [qui a démissionné depuis], a lancé : « On ne va pas faire ça du tout. » Je connais bien ce procédé politique, où l’on décide, comme dans les AG des années 1970, de tout « bordéliser »…
On vous accuse d’avoir mis en péril l’existence du Média. Vos adversaires évoquent un possible abus de bien social. Que répondez-vous ?
Ma société de communication, Mediascop, n’a réalisé aucun gain dans cette affaire : elle en a même perdu, car en raison de mon engagement, je n’ai pas pu réaliser par exemple une campagne de communication politique au Mexique ni travailler avec La France insoumise. On prétend que la facture que j’ai présentée [pour un montant de 67 146 euros TTC] met en danger Le Média ? Le chiffre d’affaires de cette télévision est de 2,6 millions d’euros, elle possède une trésorerie de 300 000 euros. Juste avant d’être révoquée, le 24 juillet, j’avais signé un contrat de prêt leasing avec la banque pour un montant de près de 200 000 euros. Il n’y a eu aucun abus de bien social....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’animateur de télévision, chargé d’une mission sur le patrimoine, déplore les assouplissements de la loi ÉLAN en matière d’architecture.
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Patrimoine : Stéphane Bern refuse d’être un « cache-misère » et menace de démissionner

L’animateur de télévision, chargé d’une mission sur le patrimoine, déplore les assouplissements de la loi ÉLAN en matière d’architecture.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h58
   





                        



   


L’animateur de télévision Stéphane Bern a menacé de quitter à la fin de l’année la mission sur le patrimoine que lui a confiée Emmanuel Macron s’il estimait n’être qu’un « cache-misère » ou un « pantin ».
Dans un entretien publié samedi 1er septembre par les journaux du groupe Ebra (Le Progrès, Le Bien public, Les DNA...), Stéphane Bern évoque « du bon et du moins bon » dans sa mission destinée à aider le patrimoine local en péril. Il se dit « satisfait d’avoir réveillé l’intérêt des Français pour cette cause » et de l’organisation du loto du patrimoine du 14 septembre et du lancement d’un jeu à gratter, qui devraient permettre de récolter 15 à 20 millions d’euros.

        La chronique :
         

          Patrimoine : « Stéphane Bern galope tel le chevalier inconscient face à une armada de problèmes »



« Si tout cela n’est qu’un effet d’annonce, je partirai »
Mais il insiste surtout sur ses frustrations. « J’entends qu’on est prêt à mobiliser 450 millions d’euros pour rénover le Grand Palais à Paris. Et pendant ce temps, on me laisse me décarcasser pour trouver 20 millions d’euros pour le patrimoine vernaculaire des petits villages. » Il attend la fin de l’année pour faire le bilan de l’opération et assure :
« Si tout cela n’est qu’un effet d’annonce, je partirai. Je ne veux pas être un cache-misère. »
L’animateur a également refusé d’« être associé » à une politique « en défaveur du patrimoine », faisant référence en particulier à la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ÉLAN) qui, selon lui, permettra « de détruire des quartiers entiers, protégés, sous prétexte qu’ils sont vétustes et dégradés » et qui assouplit les règles de rénovation en rendant les avis des Bâtiments de France non contraignants.

        Lire un entretien publié en février 2018 :
         

          Stéphane Bern : « J’ai le rôle de poil à gratter »



L’Elysée assure que « ses propos ont été mal compris »
Quelques jours après la démission fracassante du ministre de la transition énergétique, Nicolas Hulot, lui aussi ancien animateur de télévision, l’Elysée minimise les déclarations de Stéphane Bern, selon BFM-TV : « Ses propos ont été mal compris, Il voulait alerter et sensibiliser sur le patrimoine. Il fait sur ce sujet un formidable travail et a été soutenu par un véritable engagement du président de la République. »
La veille, la ministre de la culture avait aussi assuré de son engagement pour la préservation du patrimoine : « Le ministère pilote six mille opérations de restauration chaque année, pour préserver notre patrimoine riche de quarante-quatre mille monuments historiques, ce n’est pas exactement ce qu’on peut appeler de la misère », a déclaré Françoise Nyssen, évoquant une augmentation de 5 %  du budget consacré à ce sujet, soit « 326 millions d’euros chaque année ».

        Le portrait :
         

          Stéphane Bern, un M. Patrimoine « républicain »... et « monarchiste »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.
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Le Média : la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines

La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h11
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le Média avait pour objectif de révolutionner la façon d’informer, en proposant une structure alternative qui soit de gauche « par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement ». Telles étaient en tout cas les ambitions affichées dans son acte de naissance : un manifeste publié dans Le Monde en septembre 2017.
Un an plus tard, la plate-forme alternative, lancée officiellement à la mi-janvier, a défrayé la chronique par des départs successifs, des luttes intestines et des polémiques à répétition. Et, pour ceux qui voulaient s’affranchir de la « dictature de l’urgence », par la diffusion d’une fausse information : en avril, le site avait annoncé que l’évacuation policière de l’université de Tolbiac, à Paris, avait provoqué un blessé grave.
De plus, à l’aube d’une nouvelle saison, les trois cofondateurs – la communicante proche de Jean-Luc Mélenchon Sophia Chikirou, le psychanalyste Gérard Miller et le réalisateur Henri Poulain – se sont entre-déchirés sur la place publique durant tout l’été.
Mises en demeure
A l’issue d’un séminaire de quinze jours, la première, qui occupait la présidence des deux sociétés – celle de presse et celle de production – à titre bénévole, a été poussée vers la sortie, accusée d’autoritarisme, de gouvernance solitaire et d’avoir vidé les caisses. Elle nie toutes ces attaques et menace de saisir la justice.
Le Média, soutient-elle, doit lui régler pour plus de 130 000 euros de prestations assurées par sa société de communication, Médiascop, et encadrées, selon elle, par une « convention ». Une affirmation réfutée par ses deux anciens camarades, qui affirment n’avoir jamais signé ni vu un tel document. Une première facture a été encaissée par Mme Chikirou avant qu’elle quitte Le Média ; la deuxième a été refusée par la banque.

Aujourd’hui, les deux parties en sont au stade des mises en demeure. Mme Chikirou et ses anciens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président de la République a prévu de plancher tout le week-end sur le remaniement ministériel. Le gouvernement sera « au complet » mardi, a promis Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Elysée.
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Gouvernement Philippe : le remaniement, c’est pour quand ?

Le président de la République a prévu de plancher tout le week-end sur le remaniement ministériel. Le gouvernement sera « au complet » mardi, a promis Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Elysée.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h16
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Un « coup pour le gouvernement », mais qui ne laissera pas de traces. A l’issue d’un conseil des ministres qui s’est tenu vendredi 31 août à l’Elysée, Benjamin Griveaux l’a assuré : si la démission de Nicolas Hulot était « inattendue », elle ne change rien à la volonté de l’exécutif de « faire pour transformer le pays ». Pour preuve, le gouvernement sera « au complet » mardi 4 septembre, a promis le porte-parole, et les ministres se réuniront dès le lendemain en séminaire à l’Elysée, pour mettre sur les rails l’an II du quinquennat.
Ebranlé par le départ surprise du ministre de la transition écologique, annoncé mardi 28 août sur France Inter, Emmanuel Macron tente, depuis, d’en minimiser les conséquences. Le chef de l’Etat l’a encore répété vendredi devant ses ministres : si l’ex-animateur a claqué la porte, c’est par « choix personnel » et non à cause d’une divergence politique. D’ailleurs, son successeur reprendra la même feuille de route. « Ce n’est pas le départ d’une personnalité, aussi éminente soit-elle, qui remet en cause les politiques que vous conduisez », a insisté le porte-parole du gouvernement.

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                Englué dans une rentrée difficile, Emmanuel Macron sur la défensive



N’empêche, la fébrilité semble bel et bien avoir gagné les rangs de l’exécutif. Interrogé sur un possible report voire un abandon du prélèvement à la source, censé entrer en vigueur le 1er janvier 2019, M. Griveaux a confirmé que les deux options étaient sur la table. « Il est évident que nous n’allons pas mettre en place une réforme dont nous pensons qu’elle peut générer des incompréhensions ou des difficultés pour nos concitoyens. Les Français ne le comprendraient pas », a indiqué le porte-parole, qui s’est dit néanmoins « optimiste » sur la capacité de l’administration à apporter des réponses « dans les quinze jours qui viennent ».
« Moment de doute »
Plus que tout, Emmanuel Macron craint d’être accusé de ne pas tenir sa promesse de revaloriser le pouvoir d’achat des Français. « Le fil rouge de l’action de l’exécutif depuis un an, c’est le travail, [il faut] que le travail paye mieux et que ceux qui n’en ont pas en trouvent un (…) Toute l’énergie du gouvernement est tournée vers cela », rappelle-t-on à l’Elysée.
C’est dans cette optique que la majorité réfléchit à une modulation du taux de revalorisation des retraites. Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé que les pensions n’augmenteraient que de 0,3 % en 2019 et 2020. Mais certains députés trouvent le coup de rabot trop sévère pour les petites retraites et plaident pour appliquer un taux différent selon son niveau de revenu.

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« Pas de croissance, un pouvoir d’achat en berne, des résultats assez contrastés sur le front de l’emploi ou du déficit… Les Français traversent un moment de doute, où le contexte n’accrédite pas l’idée que le président est en train de tenir sa promesse de déblocage, analyse Chloé Morin, de l’institut Ipsos. Plus qu’envoyer des signaux de justice, Emmanuel Macron doit rassurer sur le fait que le redressement est amorcé, que les efforts payent, et que sa détermination à avancer est intacte. »
En attendant, le président de la République a prévu de plancher tout le week-end sur le remaniement. Selon son entourage, le chef de l’Etat devrait partager son temps entre l’Elysée et sa résidence de la Lanterne, à Versailles. Remplacement de M. Hulot poste pour poste ou revue plus large de l’effectif gouvernemental ? Les spéculations agitaient la Macronie vendredi. « Mais ce sont souvent ceux qui en savent le moins qui parlent le plus », met en garde un proche de M. Macron. Fin du suspense prévue mardi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Présents tous deux à l’inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne, vendredi, les présidents des régions Ile-de-France et Hauts-de-France bâtissent un front anti-Wauquiez.
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Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, alliés de circonstance face à Laurent Wauquiez

Présents tous deux à l’inauguration de la foire agricole de Châlons-en-Champagne, vendredi, les présidents des régions Ile-de-France et Hauts-de-France bâtissent un front anti-Wauquiez.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h50
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses, mais ce n’est pas une raison pour rater le début. En particulier quand l’enjeu consiste à préempter le pouvoir à droite en vue de la prochaine élection présidentielle, en 2022. Vendredi 31 août, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand se sont affichés côte à côte, en compagnie du président de la région Grand-Est, Jean Rottner, pour inaugurer la foire agricole de Châlons-en-Champagne. Une manière pour les patrons des régions Ile-de-France et Hauts-de-France de faire valoir leur bonne entente en tant que présidents de collectivités. L’occasion, aussi, de porter un message politique pour montrer qu’il faudra compter avec eux dans les années à venir face au président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez.
Dans cette affaire, M. Bertrand et Mme Pécresse labourent tous deux un espace qu’ils estiment laissé en jachère, « entre » Emmanuel Macron et M. Wauquiez. Celui du « gaullisme social », un libéralisme mâtiné d’accents populaires. D’une droite ferme sur les questions d’immigration ou de sécurité, sans faire de ces sujets un produit d’appel, contrairement au patron de LR. Mme Pécresse et M. Bertrand dénoncent volontiers les accents identitaires et eurosceptiques de ce dernier – l’ancienne conseillère de Jacques Chirac l’accusant en creux de vouloir incarner « une alternative populiste ».
Mme Pécresse résume sans ambages la situation auprès du Monde : « Il faut élargir la droite, jeter des ponts, pour créer une alternative à Emmanuel Macron. C’est une opération de rassemblement que je mène. Je tends la main à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec la ligne des Républicains, j’essaye de les retenir. » Le maire de Nice, Christian Estrosi, était ainsi présent à son rendez-vous de rentrée à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), le 24 août. La présidente d’Ile-de-France dresse un constat cruel : « Le socle de la droite est rétréci depuis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans son livre « L’Angle mort », le médiologue questionne notre rapport à la mort, aux défunts et au divin.
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L’invitation de Régis Debray à réinventer les communions humaines

Dans son livre « L’Angle mort », le médiologue questionne notre rapport à la mort, aux défunts et au divin.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h00
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
Le terrorisme djihadiste ensanglante notre quotidien mais questionne notre rapport à la mort, aux défunts et au divin. Car par-delà l’effroi, et sa morbide récurrence (près de 5 000 attentats-suicides commis dans le monde entre 1990 et 2015), l’énigme demeure : « Qu’est-ce qui peut pousser au XXIe siècle un homme ou une femme à se faire exploser en tuant autour d’eux un maximum de civils auxquels ils ne peuvent rien reprocher de particulier ? », se demande l’écrivain Régis Debray, qui a voulu comprendre – contre ceux qui estiment qu’expliquer, c’est déjà excuser.
Bien sûr, l’exclusion et la ségrégation, sans oublier la « fascination médiatique » ou « le ressac néocolonial » sont des facteurs aggravants. Mais, ce serait se tromper de focale que de pointer ses seules explications sociales. Et surtout faire du spirituel un « angle mort », alors qu’il préside souvent à la décision finale, comme en témoigne le testament de Mohammed Atta, l’un des kamikazes du 11 septembre 2001, qui détaille longuement le rituel de ses funérailles. En dépit de l’aversion et de l’abjection qu’ils nous inspirent, ces terroristes ne sont pas des nihilistes, explique Debray. Ils ne sont pas attirés par le « nihil » (le « rien », en latin), comme les anarchistes russes dépeints par Dostoïevski et Tourgueniev.
« La dialectique Coca-Cola/ayatollah »
Selon Debray, l’équation s’est même renversée : « Où nous mettons du vide, ils mettent du plein. A eux l’Etre, à nous le Néant. » Car l’individualisme occidental a déshabillé Paul sans habiller Jacques, et le laisse tout nu face au marché sacralisé et au règne du privé. Alors, loin des analyses de Freud, il faudrait commencer par ne pas faire de la religion une simple illusion. Car le mythe est parfois plus fort que la raison : « Que serions-nous sans le secours de ce qui n’existe pas ? », disait Valéry. Il conviendrait également de faire le deuil d’un progrès qui viendrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Alors qu’Emmanuel Macron a comparé les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux réformes, aux Français, qualifiés de « Gaulois réfractaires au changement », le médiologue lui répond.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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Régis Debray : « M. Macron devrait savoir que les Gaulois sont indisciplinés et qu’ils ruent encore dans les brancards »

Alors qu’Emmanuel Macron a comparé les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux réformes, aux Français, qualifiés de « Gaulois réfractaires au changement », le médiologue lui répond.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h30
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

A l’occasion d’un dialogue avec Edgar Morin sur la façon dont le terrorisme djihadiste interroge notre rapport à la finitude et au sacré, Régis Debray est revenu sur les récents propos d’Emmanuel Macron au Danemark.
Dans Le Nouveau Pouvoir (Cerf, 2017), vous expliquez que notre vieux pays « catho-laïque » est saisi par un « moment néoprotestant ». Les déclarations explicites d’Emmanuel Macron confirment-elles vos intuitions ?
Régis Debray : Je crains que oui. Ces déclarations confirment le fond de l’air du moment. Les réformes en œuvre vont dans le sens de la Réforme, chacun doit se débrouiller tout seul pour faire son salut, sans corps intermédiaires, en ramant dans son coin. Les partis sont donc de trop, les syndicats aussi, comme hier les clergés. L’idéal, c’est l’individu tout nu, seul avec sa foi dans la flexisécurité et les vertus du marché, comme risque à courir.
Les Français sont-ils des « Gaulois réfractaires au changement » ou bien des Astérix résistants (encore et toujours) à l’Empire ?
Notre jeune président, et c’est heureux, a de l’humour, qui est la politesse du désespoir. Mais il aurait tort de désespérer. Tout est fait par son gouvernement pour pousser Astérix dans le droit chemin, qui est censé le mener jusqu’en Californie en passant par l’Europe du Nord anglophone et luthérienne. Cela dit, Astérix est indiscipliné et il rue dans les brancards. L’idée que Rome doit faire la loi dans son village, à la SNCF ou à La Poste, et l’OTAN dans sa défense, il a du mal à s’y résigner. Ce n’est pas dans son caractère. Il renâcle.
« Vous verrez la France transformée par son peuple. Les gens changent d’état d’esprit, ils sont beaucoup plus ouverts au risque », a dit Emmanuel Macron à la reine du Danemark. Peut-on changer de peuple ou changer un peuple ?
La psychologie des peuples a mauvaise réputation, mais elle existe. Il faut relire Montesquieu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’économiste Bertrand Martinot, dans une tribune au « Monde », met en garde contre le procès fait au niveau élevé des allocations versées aux cadres en recherche d’emploi.
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Plafonnement des allocations chômage des cadres : « Il vaut mieux utiliser le levier du délai de carence »

L’économiste Bertrand Martinot, dans une tribune au « Monde », met en garde contre le procès fait au niveau élevé des allocations versées aux cadres en recherche d’emploi.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h52
    |

Bertrand Martinot (Ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (2008-2012), collaborateur à l’Institut Montaigne)







                        



                                


                            
Tribune. L’assurance-chômage, on le sait, est un sujet techniquement et politiquement redoutable. Ce dossier comporte un invariant : tout bon débat politique sur ce thème commence par la question de l’indemnisation des salariés à haut salaire. Cette rentrée ne fait pas exception à cette règle, avec les propositions portées récemment par certains députés La République en marche (LRM) de diminuer le plafond des allocations.
Plus précisément, le débat se focalise sur le niveau maximal des allocations-chômage pour les salariés à hauts revenus antérieurs, soit 6 200 euros net mensuels. Un tel montant interpelle naturellement s’agissant d’une dépense sociale et c’est, de loin, le plafond le plus élevé de toute l’Union européenne. Dès lors, les propositions visant à abaisser ce plafond semblent pleines de bon sens : faire des économies, diminuer une allocation pour les « riches » (on se rappelle que pour François Hollande, en 2011, la richesse commençait avec un revenu de 4 000 euros par mois ), diminuer les effets d’aubaine (éviter que des chômeurs richement dotés, facilement employables, « prennent des vacances » sur le dos de l’assurance-chômage). Il reste qu’elles soulèvent quelques redoutables questions de principe.
Baisser les allocations en laissant inchangé le niveau de cotisation serait assez inique, surtout s’agissant de salariés déjà largement contributeurs net au système
Premièrement, le niveau très élevé du plafonnement des allocations pour les cadres n’est que la contrepartie du niveau de plafonnement des cotisations elles-mêmes : en France, un employeur paye les plus lourdes cotisations d’assurance-chômage d’Europe (4 % du salaire brut), dans la limite du plafond de salaire le plus élevé d’Europe (12 860 euros par mois, contre 6 000 en Allemagne, 4 300 aux Pays-Bas, 3 600 en Espagne…). Quant au cadre français, il finance dorénavant l’assurance-chômage par la CSG, donc sans aucun plafond.
Par conséquent, une discussion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».
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Chômage, aide sociale : «  Il faut donner toute l’attention à l’accompagnement et à la lutte contre les freins à l’emploi »

En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h53
    |

Jean-Claude Barbier (CNRS, professeur émérite de sociologie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. Les buts des politiques de lutte contre le chômage et l’exclusion sociale sont a priori identiques dans la plupart des pays européens, et font d’ailleurs l’unanimité chez les économistes classiques : il faut plutôt fournir du travail aux chômeurs et aux personnes pauvres que de leur donner des subsides. Ce principe de l’« activation » réunit aussi la classe politique, à droite, à gauche et le « nouveau monde », pour rompre avec ce qu’on appelle en France l’« assistanat ». C’est aussi le mot d’ordre du premier ministre le 26 août lorsqu’il répète, dans Le Journal du dimanche : « Nous faisons le choix du travail. »
Pourtant, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements maintiennent en réalité leur assistance – certes réduite, mais encore significative – aux chômeurs et aux exclus, sans laquelle l’accès à un minimum de revenus serait impossible, pour des proportions significatives de la population. Sans cette assistance, la situation serait catastrophique compte tenu des taux de pauvreté déjà importants en Europe (près de 20 % en Allemagne, 22 % au Royaume Uni, 18, 2 % en France, 17,6 % au Danemark, selon le taux standardisé d’Eurostat en 2017).
Si les pays recourent aux mêmes techniques économico-administratives, leurs systèmes sont en fait très différents, par leur générosité, par leur histoire et par la légitimité politique dont ils jouissent dans le public. Les politiques danoise et suédoise sont plus efficaces et plus généreuses depuis plus de vingt ans. Les politiques britanniques sont les plus chiches et exigeantes vis-à-vis des chômeurs et des indigents, et ce depuis le XIXe siècle. Les politiques allemandes sont censées avoir trouvé le carré magique depuis la réforme Schröder de 2004 – c’est du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les dispositifs qui s’adressent aux jeunes doivent privilégier l’accès de tous les jeunes au droit commun, estime le haut fonctionnaire et documentariste Quentin Jagorel, dans une tribune au « Monde ».
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« Il faut favoriser la mobilité des jeunes comme moyen d’échapper aux déterminants territoriaux »

Les dispositifs qui s’adressent aux jeunes doivent privilégier l’accès de tous les jeunes au droit commun, estime le haut fonctionnaire et documentariste Quentin Jagorel, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h45
    |

Quentin Jagorel (Haut fonctionnaire, responsable du pôle politique de la ville et des territoires au sein du think tank Démocratie vivante)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. La jeunesse est souvent affichée comme une priorité politique et constitue une cible privilégiée des réformes sociales lancées ou proposées, comme l’apprentissage, la garantie jeunes, les plans de formation ou le service civique.
Le plus souvent pourtant, la question des jeunes est posée en termes généraux, sans tentative de la croiser avec les déterminants territoriaux qui façonnent la diversité d’une catégorie trop souvent présentée comme un bloc. Car le territoire est une expérience concrète que vit chaque jeune dans son parcours personnel : il est tout à la fois un catalyseur et un révélateur des inégalités sociales, tant en matière de parcours scolaire et universitaire que d’accès à l’emploi et au logement.
Tension entre centre et périphérie
Aujourd’hui en France, les activités, les savoirs et les richesses se concentrent dans quelques grandes métropoles, elles-mêmes situées dans les régions les plus dynamiques. La question territoriale s’intéresse de plus en plus à la tension entre centre et périphérie. Or, les deux tiers des jeunes vivent aujourd’hui dans un espace qui peut être qualifié de périphérique : banlieue, espace péri-urbain, villes petites ou moyennes, ruralité.
« La mobilité quotidienne des jeunes est la condition de leur insertion et de leur autonomie. »
La mobilité quotidienne des jeunes est la condition de leur insertion et de leur autonomie. Et leur mobilité résidentielle, à des fins professionnelles ou académiques, leur permet de construire un parcours de vie individuel. Or, ils ne sont pas égaux face à la mobilité : certains sont parfaitement mobiles (notamment dans les centres), d’autres sont contraints par l’insuffisance des moyens de locomotion dans leur territoire, d’autres cumulent freins matériels et psychologiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Hulot, prélèvement à la source, Chemnitz : l’actualité à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h17
    |

                            Les Décodeurs








                        


LE RATTRAPAGE DE L’ACTU
La semaine a été marquée par la rentrée difficile du gouvernement, entre départ de Nicolas Hulot et doutes sur le prélèvement à la source, et par les tensions autour de l’extrême droite en Allemagne.
Démission surprise de Nicolas Hulot
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, a annoncé son départ du gouvernement sur France Inter mardi 28 août. « Je ne veux plus me mentir », a -t-il justifié. Il a assuré ne pas avoir prévenu ni le président de la République Emmanuel Macron ni le premier ministre Edouard Philippe de sa décision de quitter son poste. Cette démission est perçue comme un échec politique pour l’exécutif, qui voit partir une personnalité très populaire et symbole de l’ouverture à la société civile.

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                Nicolas Hulot, la fin d’une aventure politique



C’est aussi un aveu d’impuissance pour l’ancien ministre, tiraillé entre les lobbys économiques et la difficulté de répondre aux enjeux écologiques majeurs (réchauffement climatique, pollution de l’air, nucléaire…). Nicolas Hulot avait en effet perdu de nombreux arbitrages dans des dossiers écologiques majeurs.

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                L’écologie, ministère de l’impossible ?



Cacophonie sur le prélèvement à la source
La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source le 1er janvier 2019 n’est pas encore définitivement décidée. Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a déclaré, jeudi, attendre des « réponses précises » avant de trancher.

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                Prélèvement à la source : comment ça fonctionne et combien vous paierez



Le dispositif préoccupe chefs d’entreprise et syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts. Il est aussi critiqué par des responsables de l’opposition, comme Laurent Wauquiez (Les Républicains). Le prélèvement à la source est aussi une réforme risquée politiquement alors que les Français s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat.

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                Les doutes du gouvernement sur le prélèvement à la source



L’extrême droite manifeste en Allemagne
Des milliers de sympathisants d’extrême droite se sont rassemblés plusieurs soirs d’affilée à Chemnitz, dans l’est de l’Allemagne, pour protester contre le meurtre d’un Allemand de 35 ans, tué au couteau dans la nuit de samedi à dimanche, vraisemblablement par des étrangers. La manifestation de lundi – elle fut la plus importante, avec 6 000 personnes –, a donné lieu à des affrontements avec des militants d’extrême gauche qui ont fait une quinzaine de blessés.

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                Angela Merkel face aux violences d’extrême droite



L’affaire a pris une tournure politique lorsqu’on a appris, jeudi, que les informations confidentielles sur l’identité des meurtriers présumés (un Syrien et un Irakien) avaient été transmises au groupe d’extrême droite par un fonctionnaire pénitentiaire. D’autres manifestations sont attendues samedi dans la Saxe.

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                A Chemnitz, l’extrême droite maintient la tension



Et aussi
Homosexualité. Le pape François a suscité la polémique en affirmant dans l’avion le ramenant d’Irlande que les enfants homosexuels pouvaient recourir à la « psychiatrie ».Etats-Unis. Une fusillade a fait trois morts et onze blessés dimanche, lors d’un tournoi de jeux vidéo à Jacksonville, en Floride.Afghanistan. Le leader de l’organisation Etat islamique (EI) en Afghanistan et dix de ses hommes ont été tués dans l’est du pays par un raid aérien.Guantanamo. Les Etats-Unis pourraient envoyer des djihadistes de l’EI dans le centre de détention, qui n’a eu aucun nouvel arrivant depuis dix ans.Tourisme. La fréquentation touristique a atteint un record absolu à Paris au premier semestre, avec 17,1 millions d’arrivées hôtelières.Climat. L’été 2018 a été le deuxième plus chaud de l’histoire en France, une hausse qui correspond aux tendances annoncées des modèles climatiques.Fait divers. La star marocaine de la pop music Saad Lamjarred a été accusée de « viol ». Il a été mis en examen après avoir été arrêté, dimanche, à Saint-Tropez (Var).Ecoles. Dédoublements de classe, interdiction du portable, retour à la semaine de quatre jours : résumé des nouveautés à quelques jours de la rentrée scolaire.Loi Schiappa. Les Décodeurs tordent le cou aux amalgames et rumeurs qui circulent sur la légalisation de la pédophilie ou l’éducation sexuelle à l’école.La Poste. L’Etat va créer un groupe financier permettant à La Poste de se diversifier et d’absorber CNP assurance.Coquilles. La « guerre » entre pêcheurs britanniques et français s’intensifie autour de la pêche à la Saint-Jacques en baie de Seine.Diplomatie. L’écrivain Philippe Besson, proche du président Emmanuel Macron, va être nommé au poste convoité de consul de France à Los Angeles.FIFAgate. Juan Angel Napout, l’ancien patron de la confédération sud-américaine de football a été condamné, mercredi, à neuf ans de prisons pour corruption.#Metoo. Gérard Depardieu a été accusé de viols et d’agressions sexuelles, jeudi, par une jeune comédienne, ce qu’il conteste.Football. Le tirage au sort de la Ligue des champions a été sévère, jeudi, pour le PSG, l’AS Monaco et l’Olympique lyonnais, qui héritent d’un groupe de poules ardu.
Disparitions
John McCain. Des funérailles nationales sont organisées, samedi, une semaine après la mort du sénateur américain des suites d’un cancer du cerveau. L’ancien militaire, candidat républicain à la Maison-Blanche, était devenu l’un des plus farouches opposants au président Donald Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les militants associatifs Louis Boillot et Quentin Sauzay considèrent, dans une tribune au « Monde », que le vote des jeunes en faveur des partis extrémistes est moins motivé par le rejet de l’immigration ou de la mondialisation que par la baisse des revenus et des opportunités.
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« Les jeunes européens expriment un attachement à la redistribution de la richesse »

Les militants associatifs Louis Boillot et Quentin Sauzay considèrent, dans une tribune au « Monde », que le vote des jeunes en faveur des partis extrémistes est moins motivé par le rejet de l’immigration ou de la mondialisation que par la baisse des revenus et des opportunités.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 05h30
    |

Louis Boillot (Economiste) et Quentin Sauzay (Avocat)







                        



                                


                            

[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… Le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par les experts.]
Tribune. Une grande majorité des enquêtes électorales menées en Europe de l’Ouest depuis 2015 dressent le constat suivant : les jeunes de 18 à 30 ans votent – lorsqu’ils votent – pour des forces politiques radicales, critiques du projet européen et du libre-échange.
Il existe aujourd’hui une littérature importante sur l’attrait des populations vulnérables pour les thèses protectionnistes. En revanche, les analyses du comportement électoral des jeunes se limitent à une approche sociologique ou décrivent un « effet âge » les portant à voter très à gauche… ou très à droite. La jeunesse resterait ce corps social indéfini, aux aspirations contradictoires et sans identité politique forte. Elle se donnerait, par romantisme, au premier tribun venu.
Le traitement médiatique du vote des jeunes ne permet pas non plus de se rendre compte des tendances lourdes à l’œuvre. Au Royaume-Uni, beaucoup a été écrit sur la jeunesse « ouverte et connectée » qui a voté contre le Brexit (2016) et pour le Labour (2015). En France, c’est le désamour de la jeunesse pour les partis traditionnels qui a fait l’objet d’un traitement important (seulement 9 % des jeunes inscrits ont voté pour les candidats LR et PS), tandis que l’élection d’un président jeune a infusé l’idée d’un soutien juvénile fort. En Italie, près de 40 % des 18-24 ans ont choisi le Mouvement 5 étoiles (M5S), une audience comparable à la mobilisation des jeunes pour Podemos en Espagne en 2015 et 2016.
Si l’on s’intéresse aux motivations de ces jeunes, une préoccupation semble cependant s’exprimer majoritairement : l’attachement à la redistribution de la richesse. Il s’agit, par exemple, de la question des revenus décents pour les jeunes (Espagne, Italie) ou de l’accès à l’enseignement supérieur et à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ex-chef de l’Etat, qui effectuait sa rentrée politique en présence de l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve dans la Manche, a multiplié les piques contre son successeur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/08/2018
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A Cherbourg, Hollande critique Macron sans le nommer

L’ex-chef de l’Etat, qui effectuait sa rentrée politique en présence de l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve dans la Manche, a multiplié les piques contre son successeur.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 20h33
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h51
    |

                            Astrid de Villaines (Cherbourg, envoyée spéciale)








                        



   


Comme un goût d’ancien monde. Jusqu’à présent habitué à la tournée des librairies pour dédicacer son livre Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros), François Hollande a fait, vendredi 31 août à Cherbourg (Manche), sa véritable rentrée politique, en compagnie du dernier premier ministre de son quinquennat, l’ancien maire de la ville et ex-député de la Manche, Bernard Cazeneuve. 
Dans un discours plus offensif qu’à l’accoutumée, l’ancien chef de l’Etat a vanté son bilan, pendant près d’une heure, devant quelque deux cents militants et sympathisants socialistes réunis dans la salle des fêtes. Mais il a surtout défendu la place « du socialisme et de la social-démocratie » face au « libéralisme et [au] populisme ». Une manière pour lui de critiquer le président de la République, Emmanuel Macron, et le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, en les renvoyant dos à dos, sans jamais les nommer.
Les dangers du « narcissisme »
A propos de la réforme du prélèvement de l’impôt à la source, votée sous son quinquennat, mais que l’actuel gouvernement semble hésiter à mettre en œuvre le 1er janvier 2019, François Hollande a déclaré : « Cette réforme était prête. Elle peut être annulée. Mais ce dont je suis sûr, c’est que les fonctionnaires ont fait leur travail. » Un hommage rendu aux agents de l’Etat, comme une première pique en creux adressée à son successeur, qui prévoit d’en réduire le nombre dans le prochain budget.
Plus rare, l’ancien président s’en est pris directement à Jean-Luc Mélenchon
Mais l’ancien président « normal » a aussi mis en garde M. Macron, de manière à peine voilée, contre les dangers du « narcissisme, une terrible maladie dont tout le monde peut être victime ». « On vient me voir lors des séances de dédicaces pour me dire “vous, vous êtes humain” », a-t-il glissé, ajoutant dans un sourire que « ceux qui gagnent le plus et qui seraient venus me remercier pour la suppression de l’ISF [impôt de solidarité sur la fortune], ils ne se sont pas trompés d’adresse ! » 
Et François Hollande de citer le palmarès de ses réformes les plus appréciées de ses (é) lecteurs : le mariage pour tous, la loi sur la fin de vie, la retraite à 60 ans pour les carrières longues… « Défendez-le, ce bilan, portez-le ! », a-t-il poursuivi, sur un ton de campagne électorale et sous les applaudissements, prévenant que « rien ne se conquiert dans la prétention, dans l’oubli et encore moins dans la contrition ».
Plus rare, l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste s’en est pris directement à son ancien camarade de la Rue de Solférino, Jean-Luc Mélenchon. « Ceux qui disent qu’ils viennent de nulle part ne trouvent pas en général de point de destination », a-t-il dit, le ton grave, en référence au député LFI des Bouches-du-Rhône, qui n’emploie plus le mot « gauche » pour se qualifier.
Importance de la « transmission »
Un peu plus tôt, Bernard Cazeneuve avait insisté lui aussi sur l’importance de « la tradition de la gauche de gouvernement : regarder le réel et ne pas confondre l’espérance et la colère, comme l’ont fait tous nos prédécesseurs, de Jean Jaurès à vous-même [François Hollande], en passant par Léon Blum ».
A Cherbourg, l’ancien premier ministre est exceptionnellement sorti de sa réserve adoptée depuis la victoire d’Emmanuel Macron, quand plusieurs au PS le verraient bien conduire la liste aux élections européennes de mai 2019.
« Le PS a en son sein de très bons candidats, il faut laisser Olivier Faure et la nouvelle génération s’en occuper », a répondu au Monde le nouvel avocat d’affaires, citant notamment le commissaire européen Pierre Moscovici et l’ancien secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert. « Il faut regarder toutes les possibilités et les faire travailler ensemble », a conseillé M. Cazeneuve, assurant qu’il n’était pas « de retour », mais toujours « en réserve ».
En réponse, François Hollande a insisté sur l’importance de la « transmission ». Saluant son ancien chef du gouvernement – « un ami », « un homme d’Etat » – et, comme s’il voulait lui passer le flambeau, l’ancien président a conclu : « La République doit savoir qu’elle a Bernard Cazeneuve en réserve, qui, même s’il est en retrait, est un talent qui n’a pas encore dit toute sa vérité. » L’ancien monde tient décidément à sa revanche.



                            


                        

                        

