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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les déclarations contradictoires se multiplient sur la mise en place ou l’abandon de ce système, prévu pour être mis en place en janvier.
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Une semaine de cacophonie gouvernementale autour du prélèvement à la source

Les déclarations contradictoires se multiplient sur la mise en place ou l’abandon de ce système, prévu pour être mis en place en janvier.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 13h52
   





                        



   


Les impôts seront-ils prélevés directement sur les feuilles de paie en janvier prochain ? Difficile à dire. Les déclarations et signaux contradictoires se multiplient depuis une semaine sur cette grande réforme fiscale.

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Les doutes d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron
Dans son entretien de rentrée au JDD le 26 août, le premier ministre a exprimé ses doutes : « Je suis attentif, nous avons décidé de reporter en 2017 d’un an cette réforme parce que nous voulions être sûrs qu’elle serait mise en œuvre dans de bonnes conditions. Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines. »

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Jeudi 30 août, le président Emmanuel Macron a rajouté de l’incertitude, en demandant « aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale ». De source proche de la présidence, une réunion sur le sujet a été programmée à l’Elysée le mardi 4 septembre.
Les revirements de Gérald Darmanin
Le même jour, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, principal artisan de la réforme, s’est montré très confiant lors d’une visite à la trésorerie de Pau : « Aujourd’hui, je suis certain que les choses fonctionneront très bien et j’aurais l’occasion de le dire au président de la République et au premier ministre. »
Pourtant, deux jours plus tard, le ministre ouvrait la porte à un abandon, en déclarant sur France Inter que les options étaient ouvertes : « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt puisque le président de la République l’a évoqué. » Il reconnaît le risque d’un mauvais effet dans l’opinion d’une retenue sur salaire : « Est-ce que techniquement on est prêt ? Oui on est prêt. Est-ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C’est une question à laquelle collectivement nous devons répondre. »
L’inconnue des erreurs techniques
Avant d’être généralisé, le prélèvement à la source a fait l’objet de tests, dont le bilan a été jugé « calamiteux » par Le Parisien, qui s’appuie sur une note confidentielle de la direction générale des finances publiques (DGFIP) : un nombre important d’erreurs, entraînant des doubles prélèvements, ou des confusions entre homonymes a été signalé en février, puis à nouveau en juillet et août, selon le quotidien.
La DFGIP a minimisé les bugs, qui représentent une part infime des dossiers. Le ministère des comptes publics a assuré que les bugs ont été corrigés depuis et que « le système est prêt ».
Le Maire, un soutien « sous réserve de garanties »
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tenu à assurer que la décision serait prise sur des considérations techniques, et non politiques. Interrogé dimanche sur BFM-TV, il a déclaré : « Je souhaite que nous tenions le calendrier sous réserve que nous ayons les garanties techniques. »
Une manière de répondre aux critiques de l’ancien secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, interrogé par Libération, qui « ne [croit] pas une seconde » à la thèse d’un dysfonctionnement technique et assure qu’il s’agirait d’une reculade purement politique : « Toute cette histoire n’est donc qu’une affaire politique. La majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pensions avec des montants en baisse. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Vingt-sept personnalités suggèrent dans le « JDD » d’attribuer 164 millions d’euros par an pour les écoles et 330 millions pour l’hôpital afin de changer les pratiques.
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Audrey Pulvar, Nagui et Sophie Marceau réclament « un bonus pour des cantines bio et locales »

Vingt-sept personnalités suggèrent dans le « JDD » d’attribuer 164 millions d’euros par an pour les écoles et 330 millions pour l’hôpital afin de changer les pratiques.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 12h26
   





                        


Former les cuisiniers et les acteurs publics, installer une légumerie, soutenir les dépenses d’approvisionnement : le bio dans les cantines a un coût, que l’Etat devrait en partie financer, estiment vingt-sept personnalités dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche (JDD).
Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, le photographe Yann Arthus-Bertrand, l’animateur Nagui, l’actrice Sophie Marceau et des représentants de plusieurs structures (Secours catholique, Agence bio, Génération future, Restau’Co…) demandent le versement par les pouvoirs publics d’un « bonus » pour les « structures souhaitant changer de pratiques ».
164 millions d’euros pour les cantines
Ce bonus, estimé à 164 millions d’euros par an pour le secteur scolaire, 330 millions d’euros en incluant le secteur médico-social, permettrait à ces structures « de développer et d’inscrire leur projet alimentaire dans la durée ». Il pourrait être instauré sur trois ans.

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La loi agriculture et alimentation prévoit l’introduction de 20 % de produits bio en restauration collective publique d’ici à 2022. Les initiatives se multiplient déjà dans des écoles ou d’autres établissements, mais « la généralisation de leurs actions est limitée par le manque de moyens ». La création d’un bonus cantine bio et locale permettrait de réussir « la transition vers une alimentation saine », sans pour autant en faire peser le coût sur les familles.

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Carrefour instaure un « comité d’orientation alimentaire »
Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a précisé samedi les contours de la nouvelle stratégie du groupe. Après avoir annoncé en janvier un vaste plan d’économies, qui s’est concrétisé par la fermeture de centaines de magasins et la suppression de milliers d’emplois, l’enseigne se positionne en faveur d’une « transformation de [son] modèle alimentaire » en faveur de la protection de la planète. Dans une tribune publiée sur LinkedIn, Alexandre Bompard appelle à gâcher moins de nourriture, à améliorer le bien-être animal et à mieux rémunérer les producteurs. Pour y parvenir, il a annoncé dimanche l’instauration d’un comité d’orientation alimentaire, composé de sept « experts indépendants (…) à la croisée de tous ces enjeux ». La liste a été précisée dimanche dans Le Journal du dimanche. Il s’agit de Lucie Basch, créatrice d’une start-up contre le gaspillage alimentaire, Myriam Bouré, fondatrice d’Open Food France, Emmanuel Faber, président de Danone, Jean Imbert, cuisinier et animateur, Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, François Mandin, agriculteur, et Caroline Robert, cancérologue.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La fortune personnelle du fondateur d’Amazon, qui atteint désormais 155 milliards de dollars (134 milliards d’euros), repose en grande partie sur l’effort continu des travailleurs sous-payés de ses entrepôts.
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Jeff Bezos, boss sans limites

La fortune personnelle du fondateur d’Amazon, qui atteint désormais 155 milliards de dollars (134 milliards d’euros), repose en grande partie sur l’effort continu des travailleurs sous-payés de ses entrepôts.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 10h37
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

« Hectomilliardaire », le mot n’a jamais été utilisé avant lui, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon. Sa fortune personnelle atteint désormais 155 milliards de dollars (134 milliards d’euros). D’après une étude Bloomberg, l’homme est 2,6 millions de fois plus riche qu’une famille américaine moyenne. Ce pactole formidable confirme un secret mal gardé, dévoilé notamment par Thomas Piketty dans Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013) : les revenus du capital sont supérieurs à ceux du travail, leur progression est plus rapide que les salaires et la croissance, aggravant considérablement les inégalités.
Jeff Bezos ne s’est pas « fait tout seul », comme certaines légendes le racontent. Sa société et ses livraisons rapides reposent sur l’effort continu des travailleurs sous-payés de ses entrepôts. Leur salaire de départ est de 5 dollars inférieur au salaire minimum américain. La moitié des employés de l’entreprise gagne moins de 23 300 euros par an – une somme que Bezos gagne en neuf secondes. En mai 2014, l’homme s’est vu décerner le titre de « Pire patron au monde », à l’issue d’un sondage mené par la Confédération syndicale internationale. D’après ses rapports, les « trimards » des entrepôts marchent plus de 24 km par jour, ont droit à six minutes de pause quotidienne pour aller aux toilettes, portent des terminaux qui surveillent leurs moindres mouvements, subissent des représailles ou sont licenciés dès qu’ils protestent ou se syndicalisent.
Quant aux cadres, ils sont pressurisés, comme l’a révélé une enquête du New York Times du 15 août 2015 : ils travaillent quatre-vingts heures par semaine, s’envoient des mails jusqu’à minuit, tiennent des conférences téléphoniques le dimanche de Pâques, sont évalués au quotidien par le logiciel Collaborative Anytime Feedback, subissent constamment l’hostilité critique des chefs, font des burn-out… Un responsable du service marketing déclare : « Presque toutes les personnes avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Un héritier qui a accepté une succession peut renoncer au contrat d’assurance-vie dont il est bénéficiaire explique au « Monde » le président de Fidroit Olivier Rozenfeld.
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Assurance-vie : « il est possible de renoncer au contrat dont on est bénéficiaire »

Un héritier qui a accepté une succession peut renoncer au contrat d’assurance-vie dont il est bénéficiaire explique au « Monde » le président de Fidroit Olivier Rozenfeld.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 07h38
    |

                            Olivier Rozenfeld (Président de Fidroit)








                        



   


Oui, une personne qui est à la fois héritier, légataire et bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie peut indépendamment accepter ou renoncer à chacun de ces droits. Un héritier légataire peut notamment accepter le legs qui lui a été consenti et refuser la part successorale qui lui est attribuée par la loi en qualité d’héritier. Il dispose donc d’une grande latitude.
Cette liberté tient aussi à l’une des particularités de l’assurance-vie. Comme souvent, la façon dont la clause bénéficiaire est rédigée est cruciale. Si la clause du contrat d’assurance-vie désigne le bénéficiaire en sa qualité d’héritier, deux situations peuvent se présenter. Soit celui-ci accepte la succession, il reste alors bénéficiaire du contrat d’assurance-vie et peut accepter ou non de recevoir les capitaux du contrat. Soit il renonce à la succession et n’est plus considéré comme héritier, il est « renonçant », mais, pour autant, reste bénéficiaire du contrat d’assurance-vie à proportion de la part héréditaire à laquelle il avait droit avant de renoncer.

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Dans le cas où la clause du contrat d’assurance-vie désigne comme bénéficiaire « M. X » nommément, qui par ailleurs est également héritier, alors ce dernier conserve la possibilité de scinder ses options. Il pourra renoncer à la succession et accepter l’assurance-vie, par exemple. Dans cette hypothèse, non seulement il bénéficiera des abattements applicables à l’assurance-vie, mais aussi du barème applicable aux transmissions à titre gratuit, même s’il a renoncé à la succession !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Selon « Le Parisien », le contribuable court le risque d’être prélevé plusieurs fois, ou à la place d’un homonyme. Des bugs « depuis résolus », assure Gérald Darmanin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Prélèvement à la source : une note du fisc révèle des « bugs », le ministère assure être prêt

Selon « Le Parisien », le contribuable court le risque d’être prélevé plusieurs fois, ou à la place d’un homonyme. Des bugs « depuis résolus », assure Gérald Darmanin.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 00h54
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 10h27
   





                        



   


« Calamiteux », juge Le Parisien samedi 1er septembre, citant une note du fisc tirant le bilan de la phase d’essai du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. D’après ce document confidentiel consulté par le quotidien, le test auprès de certaines entreprises en vue de son entrée en vigueur, théoriquement prévue début 2019, s’est soldé par des centaines de milliers d’erreurs. Le ministère de l’action et des comptes publics assure toutefois que les anomalies ont été résolues et que le système « est prêt pour janvier 2019 ». 
Selon Le Parisien, la direction générale des finances publiques (DGFIP) a fait parvenir en juillet une note au ministère de l’économie, évoquant un nombre extrêmement irrégulier d’erreurs d’un mois à l’autre : elles auraient été inexistantes en janvier, avant de culminer à plus de 350 000 le mois suivant. Il n’y a « a priori pas moyen de [se] prémunir » de certaines de ces erreurs, prévient la note.
La réforme, engagée sous le quinquennat de François Hollande et déjà reportée une fois d’un an, doit conduire à ce que l’impôt sur le revenu soit collecté directement sur les salaires ou sur les pensions, et non plus acquitté un an après comme c’est le cas actuellement. Sa mise en œuvre a suscité la préoccupation de chefs d’entreprise et de syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou d’angles morts.

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Deux anomalies récurrentes
Le président de la République, Emmanuel Macron, a laissé cette semaine la porte ouverte à un abandon et, samedi, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a admis qu’un arrêt n’était pas exclu, tout en renvoyant à des considérations psychologiques et non techniques.

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A l’inverse, la note citée par Le Parisien fait bien état de deux anomalies techniques récurrentes : le prélèvement à de multiples reprises de l’impôt auprès d’une même personne, ainsi que le prélèvement par erreur à un homonyme.
Si la note ne porte que sur des tests menés jusqu’en juin, Le Parisien affirme disposer d’informations selon lesquelles les erreurs ont de nouveau explosé en juillet et en août. Le quotidien cite des sources internes à Bercy, selon lesquelles les erreurs sont le fait des employeurs parmi lesquels, en premier lieu, l’Etat et les organismes publics.

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« Le dispositif fonctionne »
Interrogé par le quotidien, Bruno Parent, à la tête de la DGFIP, a minimisé la proportion d’erreurs, la qualifiant d’« epsilonesque » et jugeant « absurde » l’idée qu’elles soient irréparables.
Gérald Darmanin a répondu sur Twitter aux informations du Parisien, expliquant que les erreurs évoquées avaient depuis été « résolues ». « La phase de tests du #PrélèvementALaSource a permis d’identifier des erreurs et de les corriger (c’est son rôle !). Les erreurs identifiées concernent moins de 1 % des contribuables, elles ont été depuis résolues. Le dispositif technique fonctionne, il est prêt ! », a-t-il assuré.

Poke @le_Parisien! La phase de tests du #PrélèvementALaSource a permis d’identifier des erreurs et de les corriger… https://t.co/HHmamuxrLP— GDarmanin (@Gérald DARMANIN)


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Selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche daté du 2 septembre – il a été réalisé par téléphone du 31 août au 1er septembre auprès d’un échantillon de 965 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas –, les Français seraient largement favorables à la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu dès le 1er janvier. A la question « souhaitez-vous que le gouvernement mette en place le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à partir du 1er janvier 2019 ? », 60 % des sondés disent oui (32 % oui tout à fait, 28 % oui plutôt) contre 39 % qui y sont opposés (14 % non plutôt pas, 25 % pas du tout) et 1 % ne se prononcent pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Bien avant l’invention du bitcoin, le premier système de certification décentralisé utilisait chaque semaine la rubrique « notices et objets trouvés » du « New York Times » pour fonctionner.
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La première blockchain de l’histoire date de 1995, et elle est imprimée sur papier

Bien avant l’invention du bitcoin, le premier système de certification décentralisé utilisait chaque semaine la rubrique « notices et objets trouvés » du « New York Times » pour fonctionner.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 23h01
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 23h06
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Si vous avez la chance de faire partie des personnes qui savent ce qu’est la blockchain (les autres en auront une petite idée à la fin de cet article), il est probable que vous vous la représentiez sous la forme d’un énorme fichier informatique contenant des millions de lignes, dupliqué sur des millions d’ordinateurs à travers le monde. Et vous auriez plutôt raison, puisque c’est ainsi que fonctionne la plus célèbre des blockchains, sur laquelle s’appuie la monnaie bitcoin depuis 2009.
Nos confrères américains de Motherboard nous invitent pourtant à reconsidérer la question, en relayant un tweet du chercheur Ittai Abraham qui affirme que la première blockchain remonte en réalité à 1995, et qu’elle est imprimée depuis lors sans discontinuer dans… le New York Times.

The longest running blockchain started in 1995 and is still running strong today. Current hash circled in red. Base… https://t.co/NKkSWLOFCc— ittaia (@Ittai Abraham)


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Un « grand cahier » infalsifiable
Avant de poursuivre, tentons de résumer à gros traits quoi sert la blockchain. Jusqu’à la fin du XXe siècle, l’humanité n’avait jamais pu se passer d’autorité centrale pour certifier les informations : c’étaient les banques qui gardaient trace des transactions bancaires, les administrations qui tenaient l’état civil et les organismes comme l’INPI qui certifiaient le dépôt des marques. Le système de la blockchain instaure pour la première fois un système de certification totalement décentralisé, qui repose sur « un très grand cahier que, librement et gratuitement, tout le monde [peut] lire, sur lequel chacun [peut] écrire, mais qui [est] impossible à effacer et indestructible », comme le résume le mathématicien Jean-Paul Delahaye.
Si ce « grand cahier » est (quasi) infalsifiable, c’est que ses pages (les « blocs ») sont numérotées et identifiées selon un ordre bien précis, grâce à des méthodes de cryptographie. Mais surtout que des copies du cahier sont envoyées en permanence aux quatre coins du monde chez chacun de ses utilisateurs, de sorte que quelqu’un qui essaierait de falsifier une page serait immédiatement contredit par les millions de copies dispersées qui contiennent l’information authentique.
C’est l’invention du bitcoin par le mystérieux Satoshi Nakamoto, en 2008, qui a popularisé cette idée géniale. Mais, comme le raconte le Wall Street Journal, celle-ci trouve en fait son origine dans un article de 1991 des chercheurs en cryptographie Stuart Haber et Scott Stornetta, qui pose les bases de cette révolution.
Chaque semaine dans les « notices et objets trouvés »
Confiants dans le potentiel de leur découverte, les deux hommes montent trois ans plus tard leur propre société de certification, baptisée Surety. Internet en étant encore à l’époque à ses balbutiements, il n’est pas question d’y publier le fameux cahier. Haber et Stornetta décident donc le loger dans la rubrique « Annonces et objets trouvés » du New York Times. Cette petite suite de caractères incompréhensibles publiée chaque semaine dans le vénérable quotidien new-yorkais a dû paraître un peu cryptique à ses lecteurs non avertis : elle représentait une attestation cryptographique de la base de données de sceaux numériques tenue par Surety.
En publiant ce message hebdomadaire dans un quotidien à grand tirage, Haber et Stornetta rendaient impossible pour quiconque – y compris Surety elle-même – d’antidater ou d’altérer les dépôts. Il aurait pour cela fallu récupérer tous les exemplaires du Times en circulation (un presque 600 000 chaque jour) et les remplacer par une version falsifiée.
Heureusement pour le succès de la blockchain, Internet et le peer-to-peer sont passés par là pour faciliter le déploiement de ces techniques de certification décentralisée. Mais cela n’a pas changé grand-chose pour Surety, qui continue de publier chaque semaine la nouvelle itération de sa « blockchain » dans l’édition papier du New York Times.

   



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le président américain fait pression sur Ottawa pour obtenir une rénégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) plus favorable aux Etats-Unis.
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Donald Trump menace d’exclure le Canada de l’Alena

Le président américain fait pression sur Ottawa pour obtenir une rénégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) plus favorable aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 19h20
   





                        



   


Donald Trump a encore haussé le ton d’un cran samedi 1er septembre contre le Canada, qu’il menace d’expulser du nouveau Accord de libre-échange nord-américain (Alena) s’il ne cède pas à ses revendications.
« Il n’y a pas de nécessité politique de garder le Canada dans un nouvel accord Alena. Si nous ne concluons pas un bon accord après des décennies d’abus, le Canada sera en dehors », a affirmé le président dans une série de tweets, au moment même où l’ensemble de la classe politique américaine rendait hommage au sénateur John McCain lors d’une cérémonie à laquelle il n’avait pas été convié.

Le contexte
L’Aléna est un accord de libre-échange liant les Etats-Unis, le Mexique et le Canada depuis 1994, que Donald Trump juge injuste pour son pays et promet depuis longtemps de rénégocier.
Fidèle à son penchant pour les discussions bilatérales, il a commencé par négocier avec le Mexique, avec lequel il a obtenu lundi 27 août un accord. Dans la foulée, l’administration américaine a repris les discussions avec le Canada, troisième partenaire du pacte. Les pourparlers commerciaux semblaient sur le point de déboucher sur un accord quand Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en affichant une ligne intransigeante envers Ottawa, entraînant vendredi la suspension des négociations.


Les nouvelles éructations numériques de Donald Trump ne devrait pas faciliter le dialogue entre Ottawa et Washington, censé reprendre mercredi prochain. D’autant que le temps presse, puisque Trump s’est engagé vendredi auprès du Congrès à signer le nouvel Alena sous trois mois, et à le rendre public d’ici un mois.
La menace du « no deal »
Selon le quotidien canadien Toronto Star, le président républicain a confié cette semaine à ses interlocuteurs que l’administration entendait ne faire aucun compromis avec le Canada et qu’un accord potentiel se ferait « uniquement à [ses] conditions ». Ce qui n’est pas du goût de la cheffe de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland : « Nous cherchons un bon accord, pas n’importe quel accord ».
Pour faire monter la pression, le président américain ne cesse de suggérer que Washington est prête à se passer d’un accord. Il a par exemple affirmé que le Canada n’était qu’un « petit segment » des échanges commerciaux américains comparée au Mexique, alors même que les chiffres disent le contraire. Le Canada est le troisième partenaire commercial des Etats-Unis, derrière l’Union européenne et la Chine.
Dans ses tweets matinaux, Donald Trump a également mis en garde le Congrès américain contre toute « interférence » dans la négociation, sans quoi il mettrait « tout simplement fin à l’Alena et nous nous porterons bien mieux ». Le président américain semble donc prêt à brandir la menace du « no deal » pour convaincre les députés et les sénateurs d’approuver sa réécriture de l’Alena, avec ou sans le Canada.

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Prélèvement à la source : Darmanin n’exclut pas un « arrêt » de la réforme

Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h34
   





                        



   


Deux jours après avoir réaffirmé sa volonté de mettre en place la grande réforme sur le prélèvement de l’impôt à la source, Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, a admis samedi 1er septembre que « l’arrêt » du prélèvement la source n’était pas exclu. Un alignement sur la position d’Emmanuel Macron, qui avait dit jeudi vouloir des « réponses précises » avant de trancher.
Interrogé sur France Inter, le ministre a évoqué des considérations sur les potentiels effets « psychologiques » de la réforme, censée entrer en vigueur au début de 2019, et qui embarrasse l’exécutif depuis plusieurs mois. « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt (…) de la réforme », a déclaré le ministre, qui rencontrera à ce sujet mardi le président de la République et le premier ministre afin de leur « apporter des réponses claires » avant qu’une décision ne soit prise. « C’est plutôt le calendrier du mois de septembre qui a été choisi par le président pour définitivement décider », a-t-il dit.
M. Darmanin a exclu toute crainte d’ordre technique, mais il a reconnu que les débats au sein de l’exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme.
Ces considérations portent notamment sur le fait que les particuliers verront arriver sur leur compte en banque un salaire ou une pension réduits par rapport à leur montant actuel, s’ils sont soumis à l’impôt sur le revenu. Pour autant, M. Darmanin a réitéré son scepticisme quant à un effet dévastateur sur la psychologie des ménages. « Je suis totalement opposé à cette affirmation », a-t-il dit, soulignant que beaucoup de ménages avaient déjà opté pour la mensualisation du versement de leur impôt.

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Pour Hollande, il faut « sauter le pas »
L’ancien secrétaire d’Etat chargé du budget (2014-2017) Christian Eckert a déclaré samedi dans une interview à Libération que les hésitations de l’exécutif sur le prélèvement à la source s’expliquent avant tout par des raisons « politiques ».
Pour M. Eckert « la majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pension avec des montants en baisse ». Il relève aussi que le Medef a « toujours été contre » la réforme.
Interrogé vendredi par la presse, en marge d’un déplacement à Cherbourg (Manche), l’ancien président de la République François Hollande a aussi évoqué en premier lieu un choix politique. « Je ne veux pas compliquer la tâche de ceux qui hésitent encore, mais cette réforme était prête… Les fonctionnaires du ministère à Bercy ont fait tout le travail, après c’est une affaire de choix politique », a-t-il dit. A un moment « il faut sauter le pas, il faut le faire », a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Au grand salon de l’électronique européen, Samsung et TCL ont annoncé le lancement de modèles s’appuyant sur une définition d’écran inégalée. Mais leur taille et leur prix s’annoncent rédhibitoires pour nombre de consommateurs.
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Téléviseurs 8K : à Berlin, les constructeurs font le buzz

Au grand salon de l’électronique européen, Samsung et TCL ont annoncé le lancement de modèles s’appuyant sur une définition d’écran inégalée. Mais leur taille et leur prix s’annoncent rédhibitoires pour nombre de consommateurs.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h45
    |

            Vincent Fagot








                        



   


8K. S’il est un terme qu’il faut retenir de l’édition de l’IFA, le grand salon de l’électronique européen, qui s’est ouvert au public vendredi 31 août à Berlin, c’est bien celui-là. Pour les non-initiés, la 8K est une définition d’écran qui permet d’afficher 33 millions de pixels sur un téléviseur, soit quatre fois plus que sur les appareils dits 4K, qui constituent actuellement la norme supérieure du marché. La technologie n’est pas nouvelle, mais elle restait inaccessible. Sharp, le constructeur qui fait figure de précurseur, en était resté à un moniteur de grande taille (70 pouces, soit 177 cm de diagonale) commercialisé au prix de 12 000 euros.

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La grande annonce du salon aura été faite par Samsung, qui lancera en octobre en Europe une télévision 8K de 65 pouces à « seulement » 5 000 euros, ainsi que des modèles de 75 et 85 pouces à 7 000 et 15 000 euros. L’argument 8K a aussi été brandi par TCL, qui doit proposer un écran de 75 pouces au premier semestre 2019 à un prix situé entre 6 000 et 7 000 euros. D’autres (Sharp, LG) promettent d’arriver sur le marché l’an prochain, sans plus de précision. Peu importe, l’essentiel est de dire qu’on est de la partie…
Presque aucun contenu vidéo tourné en 8K... et peu en 4K
L’empressement des constructeurs à se ruer sur ces nouveaux formats peut surprendre, dans la mesure où les consommateurs français dépensent en moyenne 500 euros pour l’achat d’un nouveau téléviseur. La taille de ces produits paraît également rédhibitoire pour beaucoup, sachant que le plus petit écran 8K a une diagonale de 165 cm.
Surtout, il n’existe à ce jour presque aucun contenu vidéo tourné en 8K, et bien peu en 4K. Pour contourner cet écueil, les constructeurs améliorent, grâce à différents procédés, la qualité de l’image, quelle qu’en soit la source. Chez Samsung, un processeur la retraite à partir d’une base de 9 millions d’images analysées en temps réel par une intelligence artificielle.

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Avec la 8K, les constructeurs font comme avec la 4K : ils lancent les produits avant même que les contenus ad hoc soient disponibles. « Les clients ne renouvellent leur télé que tous les six ou sept ans. Nous leur proposons des produits “future-proof” », se défend-on chez TCL. Comprendre : qui anticipent la généralisation annoncée de la 8K à un horizon encore… indéterminé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le nouveau PDG, Kenichiro Yoshida, souhaite poursuivre la mue du groupe japonais en un géant du divertissement.
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Sony veut renforcer la convergence entre ses contenus et ses produits

Le nouveau PDG, Kenichiro Yoshida, souhaite poursuivre la mue du groupe japonais en un géant du divertissement.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h27
    |

            Vincent Fagot








                        



   


C’était son baptême du feu européen. Arrivé à la tête de Sony en avril, Kenichiro Yoshida était attendu à Berlin, pour sa première apparition publique à l’IFA, le grand salon continental de l’électronique, le 30 août. Car succéder à Kazuo Hirai, qui a dirigé le fleuron japonais de l’électronique grand public pendant six années, n’est pas chose facile, surtout quand il s’agit de faire le show devant la presse internationale. Figé au milieu de la scène, lisant son prompteur, le style du nouveau PDG tranche avec son flamboyant prédécesseur.
Pour un temps encore, la comparaison entre les deux hommes s’imposera aux observateurs. D’autant que Kenichiro Yoshida prend les rênes d’un groupe au firmament. En avril, la société a publié les meilleurs résultats financiers de son histoire, avec un bénéfice de 6,7 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) pour l’année fiscale 2017. Un niveau de performance difficile à soutenir.
A eux seuls, le jeu vidéo et les services financiers – que Sony n’opère qu’au Japon – pèsent pour plus de la moitié des profits. Le secteur des semi-conducteurs (tous les composants que Sony fournit notamment à de nombreux fabricants de téléphones portables) affiche, lui, une croissance insolente de 172 % d’une année sur l’autre. Musique, cinéma, électroménager… Les indicateurs sont au vert. Et si la division mobile continue à accuser des pertes, cela ne suffit pas à assombrir le bilan de Kazuo Hirai.
Films, musique, jeux vidéo…
Dans ces conditions comment imprimer sa marque ou seulement penser à impulser une nouvelle stratégie ? « Sony n’a jamais été capable d’enchaîner deux années de résultats historiques », rappelle M. Yoshida. Pas question pour autant de remettre en cause les orientations prises jusque-là, et auxquelles le nouveau patron a longtemps été associé, dans l’ombre de M. Hirai, dont il fut le bras droit de 2015 à 2018 en tant que directeur financier.
Kenzo Hirai, défendait la philosophie dite du kando, qu’on pourrait traduire par « l’émotion par la technologie ». Kenichiro Yoshida veut poursuivre dans cette direction, voire l’étendre. Car, pour lui, Sony peut encore améliorer la convergence entre ses contenus – avec son immense catalogue de films (Sony Pictures), de musique (Sony Music, qui a absorbé cette année son concurrent EMI), et de jeux vidéo – et ses produits (téléviseurs, casques audio, consoles de jeux, etc.) et ainsi passer du rang de groupe d’électronique grand public qui a longtemps été le sien à celui de géant du divertissement.
Dans ce schéma, les revenus de Sony ont vocation à évoluer. « Nous devons dégager davantage de revenus récurrents », plaide ainsi le dirigeant japonais. Un défi dans un secteur de l’électronique, par nature cyclique. Pour cela, Kenichiro Yoshida peut compter sur des services comme PlayStation Network, la plate-forme de Sony, qui compte déjà 83 millions d’utilisateurs actifs mensuels auxquels sont proposés quantité de services payants, comme PlayStation Plus, auquel 34 millions de gamers souscrivent actuellement.
Idem dans la musique : « Auparavant, nous vendions des disques. Aujourd’hui, on fait fructifier notre catalogue de musique et de films auprès de plates-formes comme Spotify, Amazon… », se réjouit-il, même s’il conserve sur ces plates-formes un regard attentif : « Ce sont des partenaires, mais aussi des concurrents. »
Kenichiro Yoshida, un gestionnaire sourcilleux
Avec l’arrivée à la tête de Sony de ce gestionnaire sourcilleux, qui n’avait pas hésité à couper dans les effectifs ou à se débarrasser de branches au nom de la rentabilité (la division informatique Vaio) lorsqu’il était directeur financier, les observateurs ne donnaient pas cher de la peau de l’activité téléphonie mobile. Celle-ci enchaîne d’année en année les pertes (250 millions de dollars en 2017) et ses ventes devraient encore baisser. Mais il n’en est rien.
Certes, Sony a réduit ses ambitions dans ce domaine – il renonce à la production de masse et vise désormais seulement un segment de haut de gamme –, mais le travail effectué dans la téléphonie est crucial à bien des égards. En particulier pour ce qui est du développement de la 5G, auquel le groupe japonais travaille activement et qui doit permettre d’augmenter très fortement les débits de communication mobile.
Cette technologie est primordiale pour ce qui semble être l’un des principaux paris d’avenir de la société. Sony ne cache pas son vif intérêt pour le développement des véhicules autonomes, qui auront besoin de la technologie 5G pour ajuster en temps réel leurs trajectoires.
S’appuyant sur l’expertise de l’entreprise en matière de capteurs optiques, Kenichiro Yoshida est persuadé qu’il y a là une carte à jouer. « A mon poste, je veux avoir une vision à long terme. C’est pourquoi il nous faut d’ores et déjà nous saisir des nouveaux défis technologiques qui se présentent à nous. » Pas question pour lui de se tourner vers le passé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.
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Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »

La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h55
    |

            Ariane Chemin et 
François Bougon








                        



                                


                            

L’été fut chaud au Média. En juillet, Sophia Chikirou, l’une des figures de cette web télévision de la gauche alternative lancée en janvier, a été poussée vers la sortie à l’issue d’un séminaire mouvementé, provoquant un grand déballage sur les réseaux sociaux. Sophia Chikirou, qui a dit qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, s’exprime publiquement pour la première fois et répond aux accusations.
La télévision que vous avez créée a donné cet été le spectacle d’un psychodrame et d’un déballage public. Pourquoi ?
Sophia Chikirou : J’ai deviné dès les premières heures le tour que ce séminaire allait prendre. J’avais pris soin d’envoyer le planning de ces rencontres à tous les participants, direction et rédaction. Mais, dès le premier jour, Gérard Miller [cofondateur du Média], le président de l’association [qui a démissionné depuis], a lancé : « On ne va pas faire ça du tout. » Je connais bien ce procédé politique, où l’on décide, comme dans les AG des années 1970, de tout « bordéliser »…
On vous accuse d’avoir mis en péril l’existence du Média. Vos adversaires évoquent un possible abus de bien social. Que répondez-vous ?
Ma société de communication, Mediascop, n’a réalisé aucun gain dans cette affaire : elle en a même perdu, car en raison de mon engagement, je n’ai pas pu réaliser par exemple une campagne de communication politique au Mexique ni travailler avec La France insoumise. On prétend que la facture que j’ai présentée [pour un montant de 67 146 euros TTC] met en danger Le Média ? Le chiffre d’affaires de cette télévision est de 2,6 millions d’euros, elle possède une trésorerie de 300 000 euros. Juste avant d’être révoquée, le 24 juillet, j’avais signé un contrat de prêt leasing avec la banque pour un montant de près de 200 000 euros. Il n’y a eu aucun abus de bien social....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.
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Le Média : la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines

La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h11
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le Média avait pour objectif de révolutionner la façon d’informer, en proposant une structure alternative qui soit de gauche « par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement ». Telles étaient en tout cas les ambitions affichées dans son acte de naissance : un manifeste publié dans Le Monde en septembre 2017.
Un an plus tard, la plate-forme alternative, lancée officiellement à la mi-janvier, a défrayé la chronique par des départs successifs, des luttes intestines et des polémiques à répétition. Et, pour ceux qui voulaient s’affranchir de la « dictature de l’urgence », par la diffusion d’une fausse information : en avril, le site avait annoncé que l’évacuation policière de l’université de Tolbiac, à Paris, avait provoqué un blessé grave.
De plus, à l’aube d’une nouvelle saison, les trois cofondateurs – la communicante proche de Jean-Luc Mélenchon Sophia Chikirou, le psychanalyste Gérard Miller et le réalisateur Henri Poulain – se sont entre-déchirés sur la place publique durant tout l’été.
Mises en demeure
A l’issue d’un séminaire de quinze jours, la première, qui occupait la présidence des deux sociétés – celle de presse et celle de production – à titre bénévole, a été poussée vers la sortie, accusée d’autoritarisme, de gouvernance solitaire et d’avoir vidé les caisses. Elle nie toutes ces attaques et menace de saisir la justice.
Le Média, soutient-elle, doit lui régler pour plus de 130 000 euros de prestations assurées par sa société de communication, Médiascop, et encadrées, selon elle, par une « convention ». Une affirmation réfutée par ses deux anciens camarades, qui affirment n’avoir jamais signé ni vu un tel document. Une première facture a été encaissée par Mme Chikirou avant qu’elle quitte Le Média ; la deuxième a été refusée par la banque.

Aujourd’hui, les deux parties en sont au stade des mises en demeure. Mme Chikirou et ses anciens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Outre-Atlantique, de plus en plus de figures de la presse dénoncent l’agressivité qui règne sur le réseau social. Certaines n’ont pas hésité à le quitter.
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Les doutes de journalistes américains à propos de Twitter

Outre-Atlantique, de plus en plus de figures de la presse dénoncent l’agressivité qui règne sur le réseau social. Certaines n’ont pas hésité à le quitter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 17h11
    |

            François Bougon








                        



   


Une certaine fatigue semble avoir gagné les journalistes américains présents sur Twitter, où règnent en maître le président Donald Trump et ses imprécations incessantes – près de 40 000 Tweet et plus de 54 millions d’abonnés. Il y a quelques années, le réseau social était vu comme une planche de salut pour une presse traditionnelle bousculée par Internet, en quête d’audience et de renouveau. On parlait d’« engagement » avec le public. Le participatif était mis à toutes les sauces. Bref, Twitter était le lieu où il fallait être pour tout reporter ne voulant pas rater le train de la révolution numérique.
Ces derniers temps, cependant, plusieurs défections ont marqué les esprits. En juillet, la correspondante du New York Times à la Maison Blanche, Maggie Haberman, a annoncé, après « presque neuf ans et 187 000 Tweet », qu’elle ne tweeterait plus qu’en cas de forte actualité et pour signaler ses articles. Dans un texte publié par son journal, elle s’est expliquée plus longuement qu’en 240 signes (la taille d’un Tweet).

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                Publicité ou responsabilité, le dilemme de Twitter



« Jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers »
« Twitter a cessé d’être le lieu où je pouvais apprendre des choses que je ne savais pas, glaner des informations sans erreur sur une grosse actualité ou m’engager dans une discussion et avoir raisonnablement confiance dans le fait que les critiques des gens étaient de bonne foi », a-t-elle expliqué. Pour elle, le réseau social est désormais envahi par « la méchanceté », la « colère partisane toxique », la « malhonnêteté intellectuelle » et le « sexisme ». C’est devenu un « jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers »,« un énorme et inutile gaspillage de temps et d’énergie mentale ».
D’autres ont fait un choix plus radical : quitter purement et simplement Twitter et ses gazouillis délétères. A l’image de Jay Caspian Kang, qui travaille pour le magazine du New York Times et le site Vice News. Lui a supprimé son compte sans fournir d’explications. Le patron du réseau social, Jack Dorsey, a répondu en personne – sur Twitter bien sûr – à Maggie Haberman. A cette dernière, qui s’inquiétait du fait que la plate-forme était un endroit où la nuance et les « discussions sérieuses » n’avaient pas leur place, il a répondu : « C’est ce que nous aimerions le plus corriger. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Depuis 2016, un grain de folie souffle sur le marché de la précieuse épice. La vanille se négocie à 540 voire 550 euros le kilo, contre seulement 55 euros il y a trois ans.
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Matières premières : coup de chaud sur la vanille

Depuis 2016, un grain de folie souffle sur le marché de la précieuse épice. La vanille se négocie à 540 voire 550 euros le kilo, contre seulement 55 euros il y a trois ans.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h04
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. « Une boule de glace vanille, s’il vous plaît. » Dans la bouche des estivants, écrasés de chaleur, cette phrase est revenue tel un leitmotiv. Elle résonne comme une douce musique aux oreilles des vendeurs de plaisirs glacés, mais sonne comme le tocsin à celles des fabricants. Surtout aux meilleurs d’entre eux – les puristes –, pour qui la vanille ne saurait être que naturelle, laissant à certains industriels les arômes et goûts vanille, pâles ersatz synthétiques de la gousse brune.
« Je choisis des gousses de 20 centimètres de long avec 90 jours de maturation », affirme Denis Lavaud, patron de la PME L’Angélys, sise près de Saintes, en Charente-Maritime. Une exigence qui grève les finances de son entreprise. En effet, depuis 2016, un grain de folie souffle sur le marché de la précieuse épice. La vanille se négocie à 540 voire 550 euros le kilo, contre seulement 55 euros il y a trois ans. « Cela représente un manque à gagner de 80 000 euros cette année et de 230 000 euros au total », souligne M. Lavaud. Un calcul qui jette un froid.

Comme d’autres, L’Angélys a tenté de modifier ses recettes, en réduisant de 10 % ou 20 % les volumes de gousses dans les turbines à glace ou en testant d’autres origines de l’épice. Mais les papilles du patron sont formelles : pas question de barguigner avec le goût et la qualité. Quand d’autres ont sauté le pas, opté pour des arômes de synthèse, lui maintient le cap. « La mada [la vanille de Madagascar], c’est la meilleure », assure-t-il.
L’île est le plus gros pourvoyeur de cette épice, avec près de 80 % des volumes mondiaux. De quoi alimenter la spéculation qui agite la filière. La petite récolte de 2016, qui n’avait pas excédé les 1 200 tonnes, a mis le feu aux poudres. Le cyclone Enawo, qui a frappé Madagascar en mars 2017, a soufflé sur les braises.
Spéculation et pratiques abusives
Pourtant, comme le souligne le rapport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Accusé de colporter des fake news, de censurer les contenus conservateurs, critiqué par les utilisateurs pour la gestion de l’affaire Alex Jones, le réseau social doit se réformer en profondeur. Au risque de pénaliser son audience ?
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Publicité ou responsabilité, le dilemme de Twitter

Accusé de colporter des fake news, de censurer les contenus conservateurs, critiqué par les utilisateurs pour la gestion de l’affaire Alex Jones, le réseau social doit se réformer en profondeur. Au risque de pénaliser son audience ?



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h22
    |

            Vincent Fagot et 
Damien Leloup








                        



                                


                            

Sur Twitter, Alex Jones a repris sa logorrhée haineuse comme si de rien n’était. Deux semaines après la suspension provisoire, pour sept jours, de son compte sur le réseau social, l’animateur conspirationniste, très populaire au sein de l’extrême droite américaine, a repris langue avec ses près de 900 000 abonnés, libre de dénoncer la censure dont il estime être victime. Twitter est le dernier réseau social où il peut le faire : banni de Facebook, de YouTube et de bien d’autres plates-formes, il n’y a écopé que d’une tape sur les doigts.
Les atermoiements de la direction ont été mal vécus par les utilisateurs, qui ont manifesté leur mécontentement. Pour encourager Twitter à sanctionner Alex Jones, l’activiste Shannon Coulter – à l’origine du mouvement de boycott GrabYourWallet visant les entreprises en lien avec Donald Trump – a appelé les utilisateurs du réseau social à bloquer sur leur profil les comptes de toutes les sociétés du S&P 500, autant de potentiels annonceurs de Twitter, qui se finance quasi exclusivement par la publicité.
Le malaise s’est propagé jusque dans les rangs de l’entreprise, deux employés ayant évoqué publiquement leur embarras… sur le réseau social.
Pour éteindre l’incendie provoqué par son indécision, le PDG, Jack Dorsey, forçant son naturel, a multiplié les interviews, laissant apparaître une certaine fébrilité. « De plus en plus de personnes ont peur de compagnies telles que la nôtre et du pouvoir qu’elles nous attribuent sur la manière dont elles peuvent vivre ou penser… Nous devons être plus transparents et expliquer comment et pourquoi nous prenons nos décisions », s’est défendu l’entrepreneur.
Sous pression
La crédibilité de Twitter est plus que jamais en jeu. L’affaire Alex Jones est intervenue alors que les soupçons d’influence étrangère (Russie, Iran) sur la plate-forme ne se sont pas éteints. L’imminence des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, le 6 novembre, met aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les visas pour les joueurs non européens sont aujourd’hui limités. Si le système était étendu aux Européens après le Brexit, la plupart des équipes anglaises ne pourraient plus recruter.
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Brexit : les visas des footballeurs en danger

Les visas pour les joueurs non européens sont aujourd’hui limités. Si le système était étendu aux Européens après le Brexit, la plupart des équipes anglaises ne pourraient plus recruter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h29
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Les habitants de Burnley, dans le nord-ouest de l’Angleterre, n’y avaient sans doute pas pensé quand ils ont voté à 66 % pour le Brexit, mais leur équipe de football pourrait souffrir de la sortie de l’Union européenne. Mike Garlick, le président de leur club, a tiré la sonnette d’alarme mi-août.

« La voie destructrice que le gouvernement poursuit avec le Brexit risque d’avoir un effet négatif très important sur les clubs de football à travers le pays. » Peter Coates, le président du club de Stoke City (Stoke-on-Trent a voté Brexit à 69 %) s’est joint à lui : « La Premier League, qui représente un succès pour notre pays, peut être endommagée par la restriction des mouvements [des footballeurs]. Cela peut aussi toucher le Championship [deuxième division, où évolue son club]. »
Actuellement, les clubs peuvent faire venir autant d’Européens qu’ils le souhaitent. Pour les non-Européens, les visas sont en revanche relativement restreints. Ils sont réservés aux footballeurs qui évoluent au moins de temps en temps dans leur équipe nationale (par exemple, un joueur qui vient d’une nation classée par la FIFA parmi les dix premières du monde doit avoir joué au moins 30 % des matchs de son équipe nationale lors des deux années précédentes).
N’Golo Kanté n’aurait pas obtenu de visa
Au lendemain du Brexit, si les joueurs européens obéissaient soudain à ces règles, nombre d’entre eux ne pourraient plus rejoindre les équipes anglaises. Le Français N’Golo Kanté, champion du monde cet été, n’aurait ainsi pas obtenu de visa quand il est arrivé à Leicester City en 2015, n’ayant alors jamais joué pour la France.
Pour les clubs les plus riches, faire venir des stars qui évoluent déjà en compétitions internationales ne sera pas forcément trop difficile. Ceux de deuxième catégorie risquent d’être les plus touchés.

Une solution peut cependant être trouvée relativement facilement. Un changement de règles d’immigration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.
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Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord

Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h24
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

On entre dans la dernière ligne droite du Brexit. Alors que Michel Barnier et Dominic Raab, les deux négociateurs du Brexit – le premier pour l’Union européenne (UE), le second pour Londres – se sont rencontrés une nouvelle fois à Bruxelles vendredi 31 août, il ne reste que quelques mois pour trouver un accord.
Quelle que soit l’issue des négociations, le Royaume-Uni sortira de l’UE le 29 mars 2019 à minuit, une fois les deux années légales écoulées depuis la notification de son retrait par Londres. Dans cet objectif, le sommet européen du 18 octobre est officiellement la date butoir. Celle-ci a été déterminée par M. Barnier, afin de laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte. En vérité, les deux chambres ont besoin d’environ trois mois pour faire leur travail. Un dérapage du calendrier jusqu’au sommet européen de la mi-décembre ne serait pas une catastrophe. Ensuite, l’urgence deviendrait réelle.

Déjà, les négociateurs préparent les esprits. M. Barnier a parlé de « début novembre, mais certainement pas beaucoup plus tard ». « Il est possible que ça dépasse [le sommet d’octobre] », ajoute M. Raab.
Quelles chances ont-ils de trouver un accord ? Il n’est pas inutile de rappeler que chacun des deux camps continue d’afficher un certain optimisme. M. Barnier se dit « confiant », M. Raab estime que l’accord est « en vue ». Lundi, le président français Emmanuel Macron disait « souhaiter un accord d’ici à la fin de l’année ».
La discussion bute sur la question irlandaise
Simple affichage ? La majorité des observateurs parient aussi sur un accord. « Nous pensons que le Royaume-Uni évitera le non-accord », estime l’agence de notation Fitch. « Notre scénario de base est que le gouvernement trouvera un compromis politique peu clair [« political fudge »] afin de sortir de l’impasse actuelle », abondent les analystes de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.
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Le Brexit, un obstacle pour les courses hippiques

Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h32
    |

            Eric Albert (Hippodrome de Sandown (Royaume-Uni), correspondance)








                        



                                


                            

Chemisette sur son ventre rebondi, cou de taureau et cheveux gris coupés court, Mike prend l’air de celui à qui on ne la fait pas. « On a très bien vécu avant d’entrer dans l’Union européenne et on vivra très bien après en être sorti. Franchement, faire croire que le Brexit pourrait avoir un impact sur les courses de chevaux, c’est agiter le “projet de la peur”. » A 58 ans, l’homme est venu ce vendredi 31 août pour regarder les courses hippiques de l’hippodrome de Sandown, au sud de Londres, et il n’a pas l’intention de gâcher une après-midi ensoleillée à regretter son vote en faveur du Brexit.

Pourtant, le secteur offre une passionnante plongée dans les retombées imprévues de la sortie de l’Union européenne (UE). A tous les niveaux – transport des chevaux, élevage des pur-sang, recrutement de la main-d’œuvre et organisation des bookmakers ? le Brexit apporte de profonds changements. Un chamboulement inévitable puisqu’il faut détricoter quarante-quatre ans de réglementations faites dans le cadre européen, depuis que le Royaume-Uni est devenu membre en 1973.
« Le Brexit nous a singulièrement compliqué la vie, alors qu’on a un système qui marche actuellement du tonnerre », maugrée Paul-Marie Gadot, directeur opérationnel des courses à France Galop, l’organisme qui gère la filière des courses en France. Le cœur du problème concerne le déplacement des chevaux entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, les trois pays où le secteur hippique est le plus développé.
25 000 mouvements de chevaux par an
Actuellement, un accord tripartite reconnaît que les règles sanitaires entre les pays sont équivalentes et que le mouvement des pur-sang peut s’opérer sans vérification aux frontières. Pour assurer la traçabilité, il faut juste enregistrer sur Internet le départ du cheval et son arrivée. Chaque année, 25 000 mouvements de chevaux sont réalisés entre les trois pays. Le premier accord tripartite a été signé avant l’accession...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Dans cette chronique, le professeur d’économie Loïc Charles revient sur le récurrent et stérile débat qui oppose depuis le XVIIIe siècle les naturalistes et la plupart des économistes à Adams Smith et à ses héritiers.
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L’éternelle « réflexion sur les rapports entre le “commerce” et la nature »

Dans cette chronique, le professeur d’économie Loïc Charles revient sur le récurrent et stérile débat qui oppose depuis le XVIIIe siècle les naturalistes et la plupart des économistes à Adams Smith et à ses héritiers.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h00
    |

Loïc Charles (Professeur d’économie à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            
Recherches. La démission de Nicolas Hulot souligne encore plus, s’il en était besoin, la place de l’impact environnemental des activités économiques dans le débat public. Réchauffement climatique, pollution et recyclage sont autant d’enjeux liés directement à des concepts économiques fondamentaux comme la croissance économique et la valeur. Ces questions font régulièrement l’actualité, mais elles ne sont presque jamais envisagées au regard de leur profondeur historique.
diriger ou rediriger le développement des activités économiques dans une direction compatible avec le maintien de la biomasse et de la biodiversité
Pourtant, comme l’a montré l’historien Fredrik Albritton Jonsson dès 2010, l’adoption d’une telle perspective permet de clarifier le cadre conceptuel de ces débats récurrents (« Rival Ecologies of Global Commerce : Adam Smith and the Natural Historians », The American Historical Review, décembre 2010).
Le siècle des Lumières voit naître une réflexion sur les rapports entre le « commerce » – c’est-à-dire les activités économiques dans le sens de l’époque – et la nature. La mise en exploitation intensive des espaces coloniaux, la circulation globale des savoirs, des plantes et des marchandises mettaient en danger le fragile équilibre écologique qui existait jusqu’alors. Selon F. A. Jonsson, les hommes des Lumières ont élaboré deux types de discours économique pour répondre aux anxiétés nées de ces risques liés à la modernité.
Les naturalistes et la plupart des économistes proposent d’intervenir pour diriger ou rediriger le développement des activités économiques dans une direction compatible avec le maintien de la biomasse et de la biodiversité. A l’inverse, Adam Smith, dans son ouvrage Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), affirme que les marchés accompliront cette tâche de la manière la plus efficace.
Planification environnementale
En Nouvelle-Angleterre,...




                        

                        

