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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.
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Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés

Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 15h07
   





                        



   


Des « milliers » d’élèves handicapés « n’ont aucune solution de scolarisation » ou « bénéficient d’un temps faible d’école », dénonce dimanche, à la veille de la rentrée scolaire, une des principales associations de parents concernés, affichant ses « doutes » face aux propos rassurants du gouvernement.
« Comme chaque année », à l’occasion de la rentrée, « on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n’ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d’un temps faible d’école ou doivent patienter sur les listes d’attente des établissements spécialisés », affirme, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles ayant un enfant porteur d’un handicap mental.
« On vend aux Français le rêve d’une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits, à cause du manque de moyens humains et financiers », affirme encore l’association dans cette lettre ouverte adressée aux parlementaires, évoquant une « réalité cruelle » et le « désarroi » des familles.
Un nombre croissant d’élèves en situation de handicap en 2018
Dans un récent entretien à l’AFP, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a affirmé que les pouvoirs publics avaient essayé « d’anticiper au maximum », plusieurs mois avant cette rentrée 2018, les besoins d’accompagnants à l’école. Pour ce faire, 3 584 postes supplémentaires d’accompagnants d’enfant en situation de handicap (AESH) en équivalent temps plein ont été créés cette année, a-t-elle souligné.
Certes, « tous les recrutements ne sont pas encore faits », si bien qu’il pourrait y avoir « quelques couacs » dans les premiers jours de septembre, a-t-elle convenu. Toutefois de telles situations devraient rester « marginales », a espéré Mme Cluzel. Une ligne téléphonique non surtaxée a été mise en place (0800 730 123) pour recenser les situations problématiques, et les parents « ne doivent pas hésiter à tirer la sonnette d’alarme », a-t-elle encore dit.
Selon les chiffres fournis par Mme Cluzel, 340 000 élèves en situation de handicap sont attendus à l’école lundi, soit 6 % de plus que l’an dernier. Parmi eux, 175 000 ont besoin d’un accompagnement (+ 13 % par rapport à l’an dernier). Pour eux, il est prévu un total de 110 000 accompagnants, certains mutualisés entre plusieurs élèves.
« On ne nie pas les efforts consentis, mais il y a effectivement des difficultés qui persistent qui ne seront pas levées à la rentrée ni même à court terme », a déclaré à l’AFP Emmanuel Jacob, chargé des questions de scolarisation à l’Unapei. « En théorie, le nombre d’accompagnants devrait pouvoir suffire, mais on n’en est pas sûr, car il est très complexe de faire en sorte que l’offre réponde précisément à chaque besoin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.
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Le maire de Besançon édulcore un arrêté qui interdisait la mendicité

Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 11h55
   





                        


Le maire (La République en marche) de Besançon Jean-Louis Fousseret a remplacé un arrêté controversé qui interdisait la mendicité en centre-ville par un autre, édulcoré mais « dont les objectifs restent inchangés », a-t-on appris samedi auprès de la ville. « Il ne s’agit en aucun cas d’un arrêté anti-mendicité, mais d’un arrêté destiné à assurer la tranquillité publique », explique le maire dans un communiqué.
Dans cette nouvelle mouture, signée vendredi, l’article portant sur l’interdiction de « la mendicité, accompagné ou non d’animaux » a été supprimé, le maire interdisant désormais « l’occupation de manière prolongée en station debout, allongée ou assise » des voies publiques « lorsqu’elle est de nature à porter atteinte à la tranquillité publique ».
Et ceci « que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitation à l’égard des passants », précise le nouvel arrêté. « Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous », ajoute M. Fousseret.
Un arrêté ayant « porté atteinte à la liberté d’aider autrui »
Le précédent arrêté, pris le 3 juillet, avait soulevé les protestations des associations caritatives et de nombreuses personnalités politiques locales. Le 18 août, quelque 150 personnes avaient participé à un sit-in dans le centre de Besançon pour protester contre cet « arrêté anti-SDF ».
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté mardi une requête d’un militant associatif qui évoquait « une atteinte grave et manifestement illégale au principe de fraternité inscrit à l’article 2 de la Constitution ». Selon le tribunal, « l’atteinte portée par l’arrêté litigieux à la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire [n’était] ni suffisamment grave, ni manifestement illégale » pour justifier son annulation.
Le juge a néanmoins relevé que l’arrêté du maire a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d’aider autrui ». Un recours contre la décision du tribunal administratif a été déposé mercredi devant le Conseil d’Etat. Celui-ci ne s’est pas encore prononcé sur sa recevabilité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Farouche opposant à Donald Trump, le sénateur républicain, décédé il y a une semaine, ne souhaitait pas que le président assiste à ses funérailles nationales à Washington.
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L’Amérique rend hommage à John McCain par la voix d’Obama et de Bush

Farouche opposant à Donald Trump, le sénateur républicain, décédé il y a une semaine, ne souhaitait pas que le président assiste à ses funérailles nationales à Washington.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 23h48
   





                        



Les Etats-Unis ont rendu hommage, samedi 1er septembre, au défunt sénateur John McCain, lors de funérailles nationales à la cathédrale de Washington. Cette cérémonie constituait le point d’orgue d’une semaine d’hommages au « héros américain », connu pour son anticonformisme et pour sa capacité à transgresser les lignes politiques, que le président Donald Trump a ostensiblement ignorés.
Barack Obama a rendu un hommage appuyé à l’ancien sénateur républicain, contre lequel il fut opposé lors de la présidentielle de 2008. « Il a fait de nous de meilleurs présidents, (...) et il a rendu ce pays meilleur », a lancé l’ex-président démocrate (2008-2016).

   


Son prédécesseur républicain George W. Bush (2000-2008), opposé à M. McCain lors de la primaire de 2000, a quant à lui rappelé qu’il « reconnaissait toujours que ses opposants étaient malgré tout des patriotes et des êtres humains ». « Il aimait la liberté avec la passion d’un homme qui a connu son absence », a-t-il poursuivi, en référence à la captivité de l’ancien pilote de chasse au Vietnam. Sur le chemin de la cathédrale, le cortège funèbre a fait halte brièvement au Monument aux anciens combattants du Vietnam, où sa veuve, Cindy McCain, a déposé une gerbe à la mémoire des soldats tombés durant la guerre. 

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Ni Trump ni Palin
La semaine d’hommages à John McCain suit un ordonnancement qu’il avait lui-même décidé. Mort le samedi 25 août à 81 ans dans son Etat de l’Arizona, après une année de combat contre un cancer du cerveau, il avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas que Donald Trump assistât à ses obsèques. Pas plus que Sarah Palin, sa colistière de l’élection présidentielle perdue de 2008, dont il écrit dans le dernier tome de ses Mémoire regretter le choix.
Aux yeux de ses amis, républicains comme démocrates, John McCain incarnait une tradition politique radicalement opposée à celle de Donald Trump. « Héros américain », fils et petit-fils d’amiraux, il fut prisonnier et torturé pendant la guerre du Vietnam, avant d’entamer une carrière de trente-cinq ans au Congrès.

   


Farouchement antirusse
« Nous partagions, malgré nos différences, une fidélité à quelque chose de plus élevé, les idéaux pour lesquels des générations entières d’Américains et d’immigrés se sont battues et se sont sacrifiées », a dit de lui Barack Obama, dont le discours devrait être le temps fort des cérémonies.
John McCain fut l’adversaire de Barack Obama en 2008. Il sauva néanmoins sa réforme du système de santé, l’Obamacare, une dizaine d’années plus tard au Sénat, en votant contre un projet de réforme voulu par Donald Trump. Mais c’est plus récemment qu’il avait décoché ses flèches les plus acérées contre l’actuel président, qualifiant à la mi-juillet sa rencontre controversée avec Vladimir Poutine à Helsinki d’« un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

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« L’Amérique de John McCain n’a pas besoin de retrouver sa grandeur »
Donald Trump était donc le grand absent du jour à la cathédrale de Washington. Il a dépêché à la cérémonie son plus proche collaborateur, le général John Kelly, ainsi que son ministre de la défense, Jim Mattis, et son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton. Pendant la cérémonie, il a joué au golf dans l’un de ses clubs, avant de multiplier les tweets sans aucun rapport avec le sénateur.
Dans son discours d’hommage à son père, Meghan McCain n’a pas mâché ses mots envers ceux qui l’avaient critiqué, visant en creux l’actuel locataire de la Maison Blanche : « Nous sommes rassemblés pour célébrer la mort de la grandeur américaine, la vraie, et non pas la rhétorique bon marché de ceux qui ne s’approcheront jamais du sacrifice auquel [John McCain] a consenti. » « L’Amérique de John McCain n’a pas besoin de retrouver sa grandeur car l’Amérique est toujours grande », a-t-elle ajoutée, en référence au slogan trumpien « Make America Great Again » (« rendre à l’Amérique sa grandeur »).

   


L’hommage de 10 000 personnes
L’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger, 94 ans, ainsi que des amis parlementaires de John McCain, se sont également exprimés lors de cette cérémonie organisée à la cathédrale de Washington, qui est à la fois le siège du diocèse épiscopalien et l’un des plus grands édifices religieux du pays. Parmi les porteurs du cercueil de John McCain, grand critique du régime de Vladimir Poutine, figurait aussi l’historien et dissident russe Vladimir Kara-Murza.
Vendredi, plus de 10 000 personnes étaient venues s’incliner devant sa dépouille lors d’une première cérémonie d’hommages au Capitole, marquée par la présence, digne et stoïque, de sa mère Roberta McCain, 106 ans, au côté de sa veuve Cindy McCain, et de leurs sept enfants.
L’ancien sénateur et ancien pilote de chasse sera inhumé dimanche lors d’une cérémonie privée à l’Académie navale d’Annapolis, non loin de Washington, dont il fut dans les années 1950 un élève turbulent et indiscipliné, se signalant déjà par son anticonformisme et son franc-parler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.
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Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »

La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h55
    |

            Ariane Chemin et 
François Bougon








                        



                                


                            

L’été fut chaud au Média. En juillet, Sophia Chikirou, l’une des figures de cette web télévision de la gauche alternative lancée en janvier, a été poussée vers la sortie à l’issue d’un séminaire mouvementé, provoquant un grand déballage sur les réseaux sociaux. Sophia Chikirou, qui a dit qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, s’exprime publiquement pour la première fois et répond aux accusations.
La télévision que vous avez créée a donné cet été le spectacle d’un psychodrame et d’un déballage public. Pourquoi ?
Sophia Chikirou : J’ai deviné dès les premières heures le tour que ce séminaire allait prendre. J’avais pris soin d’envoyer le planning de ces rencontres à tous les participants, direction et rédaction. Mais, dès le premier jour, Gérard Miller [cofondateur du Média], le président de l’association [qui a démissionné depuis], a lancé : « On ne va pas faire ça du tout. » Je connais bien ce procédé politique, où l’on décide, comme dans les AG des années 1970, de tout « bordéliser »…
On vous accuse d’avoir mis en péril l’existence du Média. Vos adversaires évoquent un possible abus de bien social. Que répondez-vous ?
Ma société de communication, Mediascop, n’a réalisé aucun gain dans cette affaire : elle en a même perdu, car en raison de mon engagement, je n’ai pas pu réaliser par exemple une campagne de communication politique au Mexique ni travailler avec La France insoumise. On prétend que la facture que j’ai présentée [pour un montant de 67 146 euros TTC] met en danger Le Média ? Le chiffre d’affaires de cette télévision est de 2,6 millions d’euros, elle possède une trésorerie de 300 000 euros. Juste avant d’être révoquée, le 24 juillet, j’avais signé un contrat de prêt leasing avec la banque pour un montant de près de 200 000 euros. Il n’y a eu aucun abus de bien social....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Accusé de colporter des fake news, de censurer les contenus conservateurs, critiqué par les utilisateurs pour la gestion de l’affaire Alex Jones, le réseau social doit se réformer en profondeur. Au risque de pénaliser son audience ?
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Publicité ou responsabilité, le dilemme de Twitter

Accusé de colporter des fake news, de censurer les contenus conservateurs, critiqué par les utilisateurs pour la gestion de l’affaire Alex Jones, le réseau social doit se réformer en profondeur. Au risque de pénaliser son audience ?



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h22
    |

            Vincent Fagot et 
Damien Leloup








                        



                                


                            

Sur Twitter, Alex Jones a repris sa logorrhée haineuse comme si de rien n’était. Deux semaines après la suspension provisoire, pour sept jours, de son compte sur le réseau social, l’animateur conspirationniste, très populaire au sein de l’extrême droite américaine, a repris langue avec ses près de 900 000 abonnés, libre de dénoncer la censure dont il estime être victime. Twitter est le dernier réseau social où il peut le faire : banni de Facebook, de YouTube et de bien d’autres plates-formes, il n’y a écopé que d’une tape sur les doigts.
Les atermoiements de la direction ont été mal vécus par les utilisateurs, qui ont manifesté leur mécontentement. Pour encourager Twitter à sanctionner Alex Jones, l’activiste Shannon Coulter – à l’origine du mouvement de boycott GrabYourWallet visant les entreprises en lien avec Donald Trump – a appelé les utilisateurs du réseau social à bloquer sur leur profil les comptes de toutes les sociétés du S&P 500, autant de potentiels annonceurs de Twitter, qui se finance quasi exclusivement par la publicité.
Le malaise s’est propagé jusque dans les rangs de l’entreprise, deux employés ayant évoqué publiquement leur embarras… sur le réseau social.
Pour éteindre l’incendie provoqué par son indécision, le PDG, Jack Dorsey, forçant son naturel, a multiplié les interviews, laissant apparaître une certaine fébrilité. « De plus en plus de personnes ont peur de compagnies telles que la nôtre et du pouvoir qu’elles nous attribuent sur la manière dont elles peuvent vivre ou penser… Nous devons être plus transparents et expliquer comment et pourquoi nous prenons nos décisions », s’est défendu l’entrepreneur.
Sous pression
La crédibilité de Twitter est plus que jamais en jeu. L’affaire Alex Jones est intervenue alors que les soupçons d’influence étrangère (Russie, Iran) sur la plate-forme ne se sont pas éteints. L’imminence des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, le 6 novembre, met aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’avancement au 27 août de la date limite des inscriptions des candidats de Parcoursup dans les classes prépa, BTS ou DUT a permis de remplir ces formations.
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Filières sélectives sur Parcoursup : les craintes d’une rentrée décalée s’estompent

L’avancement au 27 août de la date limite des inscriptions des candidats de Parcoursup dans les classes prépa, BTS ou DUT a permis de remplir ces formations.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h39
    |

            Camille Stromboni








                        


Pour les filières sélectives de l’enseignement supérieur – classes préparatoires aux grandes écoles, BTS ou encore DUT –, la rentrée aura lieu dans les temps. Depuis des semaines, l’inquiétude montait chez les responsables. En cause : leurs classes étaient… toujours incomplètes.
Avant l’ancien système d’affectation APB, les listes de leurs élèves étaient bouclées en grande partie fin juillet. Mais avec l’instauration de Parcoursup, qui s’étale jusqu’au 5 septembre, de nombreux candidats ont pu valider une formation, tout en conservant d’autres vœux sur lesquels ils sont en liste d’attente, dans l’espoir d’y décrocher une place. Au 20 août, ils étaient encore près de 100 000 à avoir fait ce choix.
A cette date, selon les filières et les établissements, 10 %, 20 % ou même 30 % des admis n’avaient toujours pas validé définitivement leur admission, selon les représentants de BTS, DUT et classes prépas contactés par Le Monde. Même dans des lycées particulièrement attractifs, comme le très sélectif Louis-le-Grand, à Paris, ils étaient encore 15 % d’indécis en physique-chimie-sciences de l’ingénieur.

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La situation s’est décantée dans les tout derniers jours du mois d’août. C’est le constat des classes prépas, au regard des nombreux candidats qui se sont pressés dans les lycées pour s’y inscrire. « Depuis le début de la semaine, nous sommes dans le tourbillon des inscriptions », constate, soulagé, Jean Bastianelli, président de l’association des proviseurs de lycées ayant des classes préparatoires aux grandes écoles, et à la tête du lycée Louis-le-Grand – où toutes ses prépas sont désormais remplies de « oui » fermes. « Cela cache des disparités, mais globalement, nous faisons le plein », reconnaît le responsable. Un constat partagé du côté des BTS : « Le sursaut a eu lieu, en termes d’inscriptions », note Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN).
Mais pour en arriver là, il aura fallu compter sur la modification de la date limite des inscriptions dans les formations sélectives, avancée au 27 août. Mi-août, le ministère a en effet demandé aux formations dont la rentrée était prévue début septembre de fixer cette date limite, bien que la procédure de Parcoursup ne s’achève que le 5 septembre. « Depuis la semaine passée, plus de 15 000 candidats ont validé de manière définitive leur proposition [sur Parcoursup] », constate-t-on du côté du ministère de l’enseignement supérieur.
« Qui va vraiment venir, c’est le mystère »
Pour autant, la situation n’est pas rose partout. D’autres responsables rapportent encore des chiffres peu rassurants. Ainsi, dans les classes prépa scientifiques, 15 % des admis n’avaient toujours pas validé définitivement leur vœu, mercredi 29 août. « Nous avons des retours inhabituels d’effectifs en baisse dans certains lycées », confie également Mickaël Prost, à la tête de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques. En IUT, on relève toujours entre 10 et 20 % d’indécis, selon l’association des directeurs d’IUT (Adiut).
De plus, même si les classes ont fait le plein, encore faut-il que les étudiants soient bien présents le jour J. Un constat fait l’unanimité : la rentrée reste encore un grand point d’interrogation. « Qui va vraiment venir, c’est le mystère », reconnaît Philippe Vincent, du SNPDEN. S’il existe toujours une incertitude autour du nombre de candidats inscrits qui s’évaporent durant l’été, personne n’ose s’avancer sur le comportement à venir des futurs étudiants, pour cette année zéro de Parcoursup. D’autant que les chiffres sont difficiles à interpréter : des candidats ont pu s’inscrire dans un établissement, tout en gardant des vœux en attente sur Parcoursup…
« Peut-être qu’on aura une belle surprise, espère Eric de Saint Léger, vice-président de l’Adiut. Mais pour l’instant, le risque demeure de se retrouver avec des places vides lundi, alors que nous sommes jusqu’ici la filière sélective qui remplissait le plus, à 97 %. » Dans ces cursus universitaires attractifs, le responsable s’inquiète davantage des arrivées tardives que de ne pas pouvoir remplir ses classes avec la procédure complémentaire. « Cela peut paraître secondaire, mais les premières semaines de cours sont très importantes pour la réussite de l’étudiant », estime-t-il.
Tous ont bien l’intention de participer activement au bilan de Parcoursup, que la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a promis pour la fin du mois de septembre. Avec une critique unanime : le système est trop lent à affecter les candidats. « Qui peut se satisfaire d’une procédure où certains bacheliers ont, à coup sûr, dû accepter un vœu juste pour sortir d’une attente interminable ou parce qu’ils avaient besoin de s’organiser pour la rentrée ? », interroge le professeur de prépa scientifique Mickaël Prost.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le recours aux magistrats à titre temporaire ou encore aux vacataires a été revu à la baisse au second semestre.
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La justice frappée par la contrainte budgétaire

Le recours aux magistrats à titre temporaire ou encore aux vacataires a été revu à la baisse au second semestre.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h27
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Alors que le budget de la justice a été inscrit en hausse de 3,9 % en 2018, des tribunaux se voient aujourd’hui contraints de limiter le recours aux forces d’appoint sans lesquelles ils ne fonctionnent pas. Ainsi au tribunal de grande instance de Colmar (Haut-Rhin), alors que les vacations de magistrats à titre temporaire ont été supprimées en août, les comparutions immédiates n’ont pu se tenir normalement. Pour ces audiences collégiales à trois magistrats (un président et deux assesseurs), des avocats ont été appelés à passer de l’autre côté de la barre pour siéger en tant qu’assesseurs, dans une étonnante inversion des rôles.
L’alerte budgétaire a été donnée le 13 juillet par une note du directeur des services judiciaires, Peimane Ghaleh-Marzban, que Le Monde s’est procurée. « La masse salariale a connu, depuis le début d’année, une forte tension, la consommation du premier trimestre s’avérant très supérieure aux prévisions », écrit-il dans cette « note sur la gestion des agents non titulaires ».
Ces agents non titulaires se retrouvent dans tous les rouages de la justice. Des vacataires saisonniers sont affectés aux greffes pour aider à traiter les masses de dossiers et des étudiants en master de droit sont engagés pour deux ans comme assistants de justice environ soixante heures par mois afin de préparer des dossiers de jugement, faire des recherches de jurisprudence, etc.
La justice recourt également à des aides extérieures pour la fonction la plus noble, celle de juger. Il s’agit de magistrats honoraires, retraités payés à la vacation pour présider une audience ou suppléer un magistrat titulaire, et de magistrats à titre temporaire. Ces derniers, au nombre de 560 – ce qui représente quelque 10 % des juges en exercice –, sont des professionnels du droit (universitaires, avocats, notaires, etc.) nommés pour faire fonction de juge d’instance. Ils peuvent présider le tribunal de police, le tribunal d’instance, être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ « Authenticité » et moules-frites sont au programme de ce vide-grenier qui attend deux millions de visiteurs.
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La braderie de Lille tente de « concilier fête et sécurité »

« Authenticité » et moules-frites sont au programme de ce vide-grenier qui attend deux millions de visiteurs.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h52
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h01
   





                        


Plus de deux millions de personnes sont attendues à Lille samedi 1er et dimanche 2 septembre pour la plus grande braderie d’Europe. Antiquités, jeux, décoration, livres y sont proposés par six mille « bradeux » sur une centaine de kilomètres de trottoirs. Et si ce gigantesque vide-grenier débute officiellement samedi à 8 heures et se termine dimanche à 18 heures, les premières bonnes affaires se font traditionnellement dès le vendredi soir.
Après avoir été annulée en 2016 en raison de la menace terroriste — une « déchirure » pour la maire de Lille, Martine Aubry —, la braderie de Lille était revenue en 2017 dans un périmètre réduit. Cette année, son pourtour s’agrandit avec l’inclusion de la rue Gambetta, une importante artère commerciale de la capitale des Flandres.
Pour le reste, « l’esprit » restera le même que lors de l’édition 2017, « où nous avons essayé de retrouver l’authenticité de la braderie avec priorité donnée aux habitants et aux commerçants lillois et, bien sûr, aux brocanteurs et aux antiquaires qui viennent de l’extérieur », a expliqué Martine Aubry, qui, comme chaque année, se promènera dans ce royaume de la chine. « L’idée est de garder cette authenticité que beaucoup réclamaient à juste titre. »
Trois mille policiers et des hélicoptères
La braderie est divisée en plusieurs secteurs entre les résidents, les commerçants et les brocanteurs. D’autres événements ponctuent ce « carnaval du commerce » : une braderie des enfants à la gare Saint-Sauveur, une braderie de la bande dessinée au Musée des Beaux-Arts, une programmation spéciale au musée d’histoire naturelle et un semi-marathon.
La sécurité a été renforcée pour l’occasion. Trois mille policiers, gendarmes et militaires de l’opération « Sentinelle » sont mobilisés chaque jour à Lille, dans les gares, sur les grands axes routiers et dans les trains, notamment en provenance de Paris ; plusieurs hélicoptères survolent le secteur, et les effectifs dans les deux principaux centres hospitaliers doivent être renforcés. Le public sera fouillé de manière aléatoire aux douze points d’entrée de la braderie.
« Il s’agit de concilier fête en liberté et sécurité », a justifié le préfet de région Michel Lalande. Le dispositif a été pensé de manière à garder une fluidité dans les rues, par crainte notamment des mouvements de foule qui pourraient être provoqués par un jet de pétard, des cris etc.
L’« image emblématique » des coquilles de moule
La mairie, qui appelle les restaurateurs à « modérer » le tarif du plat de moules-frites, souhaite que cette édition soit celle du retour des tas de coquilles de moule sur le trottoir, une « image emblématique », qui appartient au « patrimoine de la braderie », mais qui s’est « estompée » ces dernières années.
Dans le centre de la ville, place Rihour, trois employés d’un restaurant seront spécialement chargés de surveiller leur amoncellement de moules. Ces tonnes de coquilles seront collectées par la mairie et recyclées en dalles de carrelage par Etnisi, une start-up nordiste.

        Reportage en 2017 :
         

          A Lille, une braderie en demi-teinte






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’économiste Bertrand Martinot, dans une tribune au « Monde », met en garde contre le procès fait au niveau élevé des allocations versées aux cadres en recherche d’emploi.
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Plafonnement des allocations chômage des cadres : « Il vaut mieux utiliser le levier du délai de carence »

L’économiste Bertrand Martinot, dans une tribune au « Monde », met en garde contre le procès fait au niveau élevé des allocations versées aux cadres en recherche d’emploi.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h52
    |

Bertrand Martinot (Ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (2008-2012), collaborateur à l’Institut Montaigne)







                        



                                


                            
Tribune. L’assurance-chômage, on le sait, est un sujet techniquement et politiquement redoutable. Ce dossier comporte un invariant : tout bon débat politique sur ce thème commence par la question de l’indemnisation des salariés à haut salaire. Cette rentrée ne fait pas exception à cette règle, avec les propositions portées récemment par certains députés La République en marche (LRM) de diminuer le plafond des allocations.
Plus précisément, le débat se focalise sur le niveau maximal des allocations-chômage pour les salariés à hauts revenus antérieurs, soit 6 200 euros net mensuels. Un tel montant interpelle naturellement s’agissant d’une dépense sociale et c’est, de loin, le plafond le plus élevé de toute l’Union européenne. Dès lors, les propositions visant à abaisser ce plafond semblent pleines de bon sens : faire des économies, diminuer une allocation pour les « riches » (on se rappelle que pour François Hollande, en 2011, la richesse commençait avec un revenu de 4 000 euros par mois ), diminuer les effets d’aubaine (éviter que des chômeurs richement dotés, facilement employables, « prennent des vacances » sur le dos de l’assurance-chômage). Il reste qu’elles soulèvent quelques redoutables questions de principe.
Baisser les allocations en laissant inchangé le niveau de cotisation serait assez inique, surtout s’agissant de salariés déjà largement contributeurs net au système
Premièrement, le niveau très élevé du plafonnement des allocations pour les cadres n’est que la contrepartie du niveau de plafonnement des cotisations elles-mêmes : en France, un employeur paye les plus lourdes cotisations d’assurance-chômage d’Europe (4 % du salaire brut), dans la limite du plafond de salaire le plus élevé d’Europe (12 860 euros par mois, contre 6 000 en Allemagne, 4 300 aux Pays-Bas, 3 600 en Espagne…). Quant au cadre français, il finance dorénavant l’assurance-chômage par la CSG, donc sans aucun plafond.
Par conséquent, une discussion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».
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Chômage, aide sociale : «  Il faut donner toute l’attention à l’accompagnement et à la lutte contre les freins à l’emploi »

En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h53
    |

Jean-Claude Barbier (CNRS, professeur émérite de sociologie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. Les buts des politiques de lutte contre le chômage et l’exclusion sociale sont a priori identiques dans la plupart des pays européens, et font d’ailleurs l’unanimité chez les économistes classiques : il faut plutôt fournir du travail aux chômeurs et aux personnes pauvres que de leur donner des subsides. Ce principe de l’« activation » réunit aussi la classe politique, à droite, à gauche et le « nouveau monde », pour rompre avec ce qu’on appelle en France l’« assistanat ». C’est aussi le mot d’ordre du premier ministre le 26 août lorsqu’il répète, dans Le Journal du dimanche : « Nous faisons le choix du travail. »
Pourtant, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements maintiennent en réalité leur assistance – certes réduite, mais encore significative – aux chômeurs et aux exclus, sans laquelle l’accès à un minimum de revenus serait impossible, pour des proportions significatives de la population. Sans cette assistance, la situation serait catastrophique compte tenu des taux de pauvreté déjà importants en Europe (près de 20 % en Allemagne, 22 % au Royaume Uni, 18, 2 % en France, 17,6 % au Danemark, selon le taux standardisé d’Eurostat en 2017).
Si les pays recourent aux mêmes techniques économico-administratives, leurs systèmes sont en fait très différents, par leur générosité, par leur histoire et par la légitimité politique dont ils jouissent dans le public. Les politiques danoise et suédoise sont plus efficaces et plus généreuses depuis plus de vingt ans. Les politiques britanniques sont les plus chiches et exigeantes vis-à-vis des chômeurs et des indigents, et ce depuis le XIXe siècle. Les politiques allemandes sont censées avoir trouvé le carré magique depuis la réforme Schröder de 2004 – c’est du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les dispositifs qui s’adressent aux jeunes doivent privilégier l’accès de tous les jeunes au droit commun, estime le haut fonctionnaire et documentariste Quentin Jagorel, dans une tribune au « Monde ».
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« Il faut favoriser la mobilité des jeunes comme moyen d’échapper aux déterminants territoriaux »

Les dispositifs qui s’adressent aux jeunes doivent privilégier l’accès de tous les jeunes au droit commun, estime le haut fonctionnaire et documentariste Quentin Jagorel, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h45
    |

Quentin Jagorel (Haut fonctionnaire, responsable du pôle politique de la ville et des territoires au sein du think tank Démocratie vivante)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. La jeunesse est souvent affichée comme une priorité politique et constitue une cible privilégiée des réformes sociales lancées ou proposées, comme l’apprentissage, la garantie jeunes, les plans de formation ou le service civique.
Le plus souvent pourtant, la question des jeunes est posée en termes généraux, sans tentative de la croiser avec les déterminants territoriaux qui façonnent la diversité d’une catégorie trop souvent présentée comme un bloc. Car le territoire est une expérience concrète que vit chaque jeune dans son parcours personnel : il est tout à la fois un catalyseur et un révélateur des inégalités sociales, tant en matière de parcours scolaire et universitaire que d’accès à l’emploi et au logement.
Tension entre centre et périphérie
Aujourd’hui en France, les activités, les savoirs et les richesses se concentrent dans quelques grandes métropoles, elles-mêmes situées dans les régions les plus dynamiques. La question territoriale s’intéresse de plus en plus à la tension entre centre et périphérie. Or, les deux tiers des jeunes vivent aujourd’hui dans un espace qui peut être qualifié de périphérique : banlieue, espace péri-urbain, villes petites ou moyennes, ruralité.
« La mobilité quotidienne des jeunes est la condition de leur insertion et de leur autonomie. »
La mobilité quotidienne des jeunes est la condition de leur insertion et de leur autonomie. Et leur mobilité résidentielle, à des fins professionnelles ou académiques, leur permet de construire un parcours de vie individuel. Or, ils ne sont pas égaux face à la mobilité : certains sont parfaitement mobiles (notamment dans les centres), d’autres sont contraints par l’insuffisance des moyens de locomotion dans leur territoire, d’autres cumulent freins matériels et psychologiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Hulot, prélèvement à la source, Chemnitz : l’actualité à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h17
    |

                            Les Décodeurs








                        


LE RATTRAPAGE DE L’ACTU
La semaine a été marquée par la rentrée difficile du gouvernement, entre départ de Nicolas Hulot et doutes sur le prélèvement à la source, et par les tensions autour de l’extrême droite en Allemagne.
Démission surprise de Nicolas Hulot
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, a annoncé son départ du gouvernement sur France Inter mardi 28 août. « Je ne veux plus me mentir », a -t-il justifié. Il a assuré ne pas avoir prévenu ni le président de la République Emmanuel Macron ni le premier ministre Edouard Philippe de sa décision de quitter son poste. Cette démission est perçue comme un échec politique pour l’exécutif, qui voit partir une personnalité très populaire et symbole de l’ouverture à la société civile.

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                Nicolas Hulot, la fin d’une aventure politique



C’est aussi un aveu d’impuissance pour l’ancien ministre, tiraillé entre les lobbys économiques et la difficulté de répondre aux enjeux écologiques majeurs (réchauffement climatique, pollution de l’air, nucléaire…). Nicolas Hulot avait en effet perdu de nombreux arbitrages dans des dossiers écologiques majeurs.

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Cacophonie sur le prélèvement à la source
La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source le 1er janvier 2019 n’est pas encore définitivement décidée. Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a déclaré, jeudi, attendre des « réponses précises » avant de trancher.

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                Prélèvement à la source : comment ça fonctionne et combien vous paierez



Le dispositif préoccupe chefs d’entreprise et syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts. Il est aussi critiqué par des responsables de l’opposition, comme Laurent Wauquiez (Les Républicains). Le prélèvement à la source est aussi une réforme risquée politiquement alors que les Français s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat.

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L’extrême droite manifeste en Allemagne
Des milliers de sympathisants d’extrême droite se sont rassemblés plusieurs soirs d’affilée à Chemnitz, dans l’est de l’Allemagne, pour protester contre le meurtre d’un Allemand de 35 ans, tué au couteau dans la nuit de samedi à dimanche, vraisemblablement par des étrangers. La manifestation de lundi – elle fut la plus importante, avec 6 000 personnes –, a donné lieu à des affrontements avec des militants d’extrême gauche qui ont fait une quinzaine de blessés.

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L’affaire a pris une tournure politique lorsqu’on a appris, jeudi, que les informations confidentielles sur l’identité des meurtriers présumés (un Syrien et un Irakien) avaient été transmises au groupe d’extrême droite par un fonctionnaire pénitentiaire. D’autres manifestations sont attendues samedi dans la Saxe.

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Et aussi
Homosexualité. Le pape François a suscité la polémique en affirmant dans l’avion le ramenant d’Irlande que les enfants homosexuels pouvaient recourir à la « psychiatrie ».Etats-Unis. Une fusillade a fait trois morts et onze blessés dimanche, lors d’un tournoi de jeux vidéo à Jacksonville, en Floride.Afghanistan. Le leader de l’organisation Etat islamique (EI) en Afghanistan et dix de ses hommes ont été tués dans l’est du pays par un raid aérien.Guantanamo. Les Etats-Unis pourraient envoyer des djihadistes de l’EI dans le centre de détention, qui n’a eu aucun nouvel arrivant depuis dix ans.Tourisme. La fréquentation touristique a atteint un record absolu à Paris au premier semestre, avec 17,1 millions d’arrivées hôtelières.Climat. L’été 2018 a été le deuxième plus chaud de l’histoire en France, une hausse qui correspond aux tendances annoncées des modèles climatiques.Fait divers. La star marocaine de la pop music Saad Lamjarred a été accusée de « viol ». Il a été mis en examen après avoir été arrêté, dimanche, à Saint-Tropez (Var).Ecoles. Dédoublements de classe, interdiction du portable, retour à la semaine de quatre jours : résumé des nouveautés à quelques jours de la rentrée scolaire.Loi Schiappa. Les Décodeurs tordent le cou aux amalgames et rumeurs qui circulent sur la légalisation de la pédophilie ou l’éducation sexuelle à l’école.La Poste. L’Etat va créer un groupe financier permettant à La Poste de se diversifier et d’absorber CNP assurance.Coquilles. La « guerre » entre pêcheurs britanniques et français s’intensifie autour de la pêche à la Saint-Jacques en baie de Seine.Diplomatie. L’écrivain Philippe Besson, proche du président Emmanuel Macron, va être nommé au poste convoité de consul de France à Los Angeles.FIFAgate. Juan Angel Napout, l’ancien patron de la confédération sud-américaine de football a été condamné, mercredi, à neuf ans de prisons pour corruption.#Metoo. Gérard Depardieu a été accusé de viols et d’agressions sexuelles, jeudi, par une jeune comédienne, ce qu’il conteste.Football. Le tirage au sort de la Ligue des champions a été sévère, jeudi, pour le PSG, l’AS Monaco et l’Olympique lyonnais, qui héritent d’un groupe de poules ardu.
Disparitions
John McCain. Des funérailles nationales sont organisées, samedi, une semaine après la mort du sénateur américain des suites d’un cancer du cerveau. L’ancien militaire, candidat républicain à la Maison-Blanche, était devenu l’un des plus farouches opposants au président Donald Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Avec son bassin d’emploi dynamique, son vivier d’étudiants et son goût pour la construction, la préfecture de l’Occitanie a tout du jardin d’Eden pour qui souhaite investir.
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Immobilier : à Toulouse, « la vie en rose » des investisseurs

Avec son bassin d’emploi dynamique, son vivier d’étudiants et son goût pour la construction, la préfecture de l’Occitanie a tout du jardin d’Eden pour qui souhaite investir.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h00
    |

                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

C’est celle qui monte dans le cœur des investisseurs immobiliers. La ville de Toulouse, dont la population ne cesse de croître (+ 19 % en quinze ans selon l’Insee), séduit par sa douceur de vivre, ses bâtisses de briques roses et sa proximité avec la mer et la montagne.
La ville possède en prime l’un des bassins d’emploi les plus actifs du Sud-Ouest. Entre Airbus, Thalès et l’ensemble de l’industrie aéronautique, il y a de quoi faire. De 2003 à 2013, le produit intérieur brut par habitant a ainsi augmenté de 31,6 % selon une étude européenne, faisant de Toulouse la cité où l’on s’est le plus enrichi en France sur cette période.

Outre son attractivité économique, la Ville rose brille par sa jeunesse. Les étudiants représentent près de 18,5 % de l’ensemble de la population. « Soixante-dix pour cent de demandes de location sont générées par ces mêmes jeunes et l’on compte en moyenne cinq à dix demandes pour un seul logement », précise Patrick Saint-Agne, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Toulouse Métropole. Avec un taux de vacance locative estimé à 8,4 %, les perspectives de rendement pour une petite surface louée sont excellentes. Compter 5,7 % bruts pour un studio en location à 13,70 euros/m².

Reste que, comme dans toutes les métropoles françaises, les prix toulousains, s’ils sont encore contenus, commencent à augmenter. En dix ans, ils ont grimpé de 13,4 % en moyenne. « On est à près de 2 610 euros/m² en moyenne dans l’ancien, avec une hausse de 4,2 % sur un an, et 3 940 euros dans le neuf, en progression également de 4 % sur l’année, détaille Boris Vienne, notaire à Cornebarrieu, dans la banlieue de Toulouse. Il y a de fortes disparités entre les quartiers. Par exemple, du côté de Saint-Georges, le mètre carré dans l’existant est proche des 4 500 euros en hausse de 8,5 %, et il n’est pas rare, dans le neuf, d’avoir des programmes d’exception qui frisent les 7 000 euros...




                        

                        


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Au Chili, le scandale de la pédophilie au sein de l’Eglise prend de l’ampleur

Les enquêtes ouvertes sur des agressions sexuelles commises par des membres du clergé catholique sont passées de 38 à 119 à la fin d’août.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 22h34
   





                        


Le scandale lié à la pédophilie au sein de l’Eglise catholique chilienne prend de l’ampleur. Le parquet a annoncé vendredi 31 août par un communiqué que « le nombre actualisé des enquêtes ouvertes pour des agressions sexuelles commises par des membres de l’Eglise catholique au 31 août est de cent dix-neuf », visant notamment sept évêques. Il était précédemment de trente-huit.
Les autorités chiliennes ont procédé ces dernières semaines à des perquisitions dans des institutions de l’Eglise, dont les sièges de la Conférence épiscopale et de la Congrégation des frères maristes, toutes deux à Santiago. Ce sont les preuves réunies qui ont permis d’ouvrir ces nouvelles enquêtes, d’après des sources judiciaires.
Selon les derniers chiffres, ces enquêtes visent cent soixante-sept personnes, dont sept évêques et quatre-vingt-seize prêtres. Figurent aussi sur les registres du ministère public quatre diacres, trente religieux qui ne « sont pas des prêtres », dix laïcs et vingt personnes dont on ne précise pas le statut. Au total, le nombre de victimes de ces affaires en cours s’élève à cent soixante-dix-huit, dont soixante-dix-neuf mineurs.

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Parmi les personnes mises en cause par la justice, on trouve l’archevêque de Santiago, Ricardo Ezzati. Son audition par la justice, initialement prévue en août, avait été reportée sine die à la demande de ses avocats. Né en Italie, Ricardo Ezzati avait été convoqué le 21 août par le procureur régional de Rancagua (Centre), Emiliano Arias, afin de répondre aux accusations de dissimulation de sévices sexuels, en plein scandale de pédophilie et d’omerta qui ébranle le clergé chilien.
La plupart des preuves qui ont permis d’accuser Mgr Ezzati ont été saisies au cours d’une perquisition à l’archidiocèse de Santiago, l’Eglise catholique ayant refusé jusqu’alors de remettre à la justice des documents demandés, invoquant le respect des victimes. Par ailleurs, le Parlement chilien envisage de retirer sa nationalité au cardinal Ezzati, italien, naturalisé en 2006.
Tourmente et excuses
Au début d’août, les évêques chiliens se sont excusés d’avoir « manqué à leurs devoirs de pasteurs » et de ne pas avoir « écouté, cru, reçu ou accompagné les victimes des graves péchés et des injustices commises par les prêtres et par les membres de l’Eglise », au terme d’une assemblée extraordinaire de la Conférence épiscopale.
L’Eglise catholique chilienne est en pleine tourmente depuis la visite du pape en début d’année et la multiplication d’enquêtes par la justice dans les mois qui ont suivi sur des agressions sexuelles présumées de mineurs et d’adultes depuis les années 1960.

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Au cours d’un voyage au Chili, en janvier, le pape François avait défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les crimes d’un vieux prêtre pédophile, se disant persuadé de son innocence et demandant aux victimes présumées des preuves de culpabilité. Il avait ensuite présenté des excuses, puis avait dépêché au Chili Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, chargé d’enquêter sur les cas de pédophilie parmi les prêtres, afin de s’entretenir avec les victimes. En mai, il avait invité à Rome certaines des victimes et avait convoqué l’ensemble des évêques chiliens. Ces derniers avaient présenté leur démission en bloc à l’issue de la rencontre, une première.
Pour l’heure, la démission de cinq évêques a été acceptée par le souverain pontife dans le cadre de ce scandale. Le prêtre Oscar Muñoz, ancien bras droit de l’archevêque Ezzati, est en détention préventive pour agression sexuelle d’au moins sept mineurs. Les autorités de l’Eglise catholique chilienne « auraient pu et auraient dû » éviter de nombreuses agressions sexuelles d’enfants, a déploré le président chilien, Sebastian Piñera. Selon un sondage de la société Cadem, 96 % des Chiliens considèrent que l’institution protège les prêtres accusés de sévices sexuels et 83 % d’entre eux estiment que le clergé n’est ni honnête ni transparent.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Deux ans après les débats sur la « taxe tampon », la difficulté d’accès aux protections hygiéniques reste importante pour les associations, qui souhaitent plus de prévention.
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En France, la difficile reconnaissance de la précarité menstruelle

Deux ans après les débats sur la « taxe tampon », la difficulté d’accès aux protections hygiéniques reste importante pour les associations, qui souhaitent plus de prévention.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 18h55
    |

                            Simon Auffret








                        


L’Ecosse est devenu, vendredi 24 août, le premier pays à mettre à disposition gratuitement des tampons et des serviettes hygiéniques à ses étudiantes. Tous les mois à partir de la rentrée, 395 000 jeunes écossaises pourront se procurer, dans leur établissement scolaire, l’essentiel de leurs protections hygiéniques.
Une réponse apportée à la « précarité menstruelle », l’expression qui désigne les difficultés économiques de nombreuses femmes à se procurer ces produits de première nécessité. Au Royaume-Uni, une jeune femme sur dix ne pourrait y avoir accès, selon une des rares études disponibles sur le sujet – ce qui les oblige à confectionner elles-mêmes leur protection hygiénique.
En France, aucune enquête chiffrée ne permet de saisir l’ampleur de la précarité menstruelle. Si les débats entourant la baisse de la TVA appliquée aux protections hygiéniques – passée de 20 % à 5,5 % le 1er janvier 2016 – ont permis de poser publiquement la question du coût des règles pour les femmes françaises, « peu de choses ont changé sur l’accès aux protections des femmes les plus démunies », constate Elise Thiébaut, auteure du livre Ceci est mon sang, petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font (Editions La Découverte, 2017).
« Il n’y a aucune raison de penser que la situation française est différente qu’en Ecosse en termes de précarité menstruelle », explique-t-elle, estimant les dépenses moyennes pour ces protections à 10 euros par femme et par mois. « Les femmes sans abri sont évidemment touchées, mais nous recevons aussi de nombreux témoignages de jeunes étudiantes sur ce sujet », constate Fanny Godebarge, fondatrice de la plate-forme d’informations sur les règles Cyclique.
Peu d’effets après la baisse de la TVA
Selon plusieurs associations, l’abaissement de la TVA n’a pas eu de conséquences dans le porte-monnaie des Françaises. « Personne n’a observé une amélioration dans les supermarchés, note Elise Thiébaut, la baisse de TVA est passée dans l’augmentation de la marge, des fabricants ou des distributeurs. »
La mise en avant médiatique et politique du sujet a cependant brisé, en partie, le tabou sur les règles : quatre ouvrages sur le sujet sont parus dans l’année suivant l’adoption de la loi, une première. Une mutuelle étudiante propose désormais le remboursement des protections hygiéniques. Par ailleurs, « on trouve désormais des coupes menstruelles facilement dans les magasins, ce qui n’était pas le cas avant », souligne Fanny Godebarge.

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Les dispositifs réutilisables, comme les coupes menstruelles ou les serviettes lavables, pourraient rendre plus accessibles les protections hygiéniques ; une coupe menstruelle achetée une quinzaine d’euros peut être utilisée pendant cinq ans. « Il faut faire attention aux conditions d’hygiènes et d’accompagnement : la coupe menstruelle n’est pas du tout adaptée pour les femmes sans abri », prévient toutefois Tara Heuzé, fondatrice de l’association Règles élémentaires.
Faire de la gratuité un principe
Pour tenter de faire face à la précarité menstruelle, cette association basée à Paris aide par exemple à la mise en place de lieux de collectes de protections hygiéniques – environ 150 en France aujourd’hui – pour les distribuer aux femmes dans le besoin, et organise des ateliers d’informations sur les protections hygiéniques. En partenariat avec la plate-forme Cyclique, des journées de sensibilisation sur les menstruations ont eu lieu, tout l’été, lors de l’opération Paris Plages.
Mais la gratuité des protections, comme l’expérimente l’Ecosse, reste un espoir pour ces associations. « C’est une simple question d’équité dans l’accès à des produits dont les femmes ne peuvent se passer », affirme Elise Thiébaut. « La gratuité, pourquoi pas, mais il n’est pas question de donner des tampons pleins de glyphosate à toutes les étudiantes de France, souligne Tara Heuzé, en référence aux études montrant la présence de substances toxiques dans certains produits. Nous souhaitons d’abord un meilleur accès à toutes, et une vraie sensibilisation à l’utilisation des protections hygiéniques. »

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Plainte pour viol contre Darmanin : un juge ordonne un non-lieu

Après une première plainte classée, un juge d’instruction parisien a estimé mi-août qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une nouvelle enquête dans cette même affaire.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h10
   





                        



   


Mi-août, la justice, saisie par une femme qui accuse Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, de viol et de harcèlement sexuel, a estimé qu’il n’y avait pas lieu de relancer l’enquête, selon des informations du quotidien La Voix du Nord publiées vendredi 31 août. Une première plainte déposée début 2018 par Sophie Patterson-Spatz avait été classée sans suite, le 16 février, par le procureur de la République de Paris, au terme d’une enquête préliminaire.
Dans la foulée, cette femme avait déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile. Celle-ci avait conduit à la désignation d’un juge d’instruction. De son côté, Gérald ­Darmanin avait porté plainte contre Mme Patterson-Spatz pour dénonciation calomnieuse. Le 16 août, le juge a rendu une ordonnance de non-lieu, conforme aux réquisitions du parquet. Le magistrat saisi a estimé qu’au vu des investigations menées au début de l’année les faits reprochés n’avaient pas été commis et qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une information judiciaire.
« Aucune confrontation »
L’actuel ministre de l’action et des comptes publics, âgé de 35 ans, est accusé par cette femme de l’avoir violée en 2009. A l’époque, elle s’était adressée à lui, alors qu’il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon elle, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la chancellerie en échange de faveurs sexuelles.
« Le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise », rappelle le juge dans sa décision.
« Cette manière d’appréhender le dossier est choquante en 2018, alors qu’on est soi-disant dans un mouvement de protection des femmes victimes, a réagi auprès de l’AFP Elodie Tuaillon-Hibon, avocate de la plaignante. Il n’y a eu aucune confrontation, on n’a même pas pris la peine de recevoir ma cliente dans un cabinet de juge d’instruction. » « J’ai l’impression très nette qu’on crache sur ma cliente depuis le début de cette affaire, c’est une parodie de justice », a dénoncé l’avocate, qui a fait appel vendredi 31 août de cette décision.
« Après avoir été victime d’un véritable acharnement qui se termine par un non-lieu définitif (…) s’ouvre pour Gérald Darmanin le temps de la procédure en dénonciation calomnieuse, a déclaré de son côté son avocat, Pierre-Olivier Sur. Car ainsi qu’il l’a toujours dit, et confiant en la justice, il ira jusqu’au bout. » M. Darmanin a également porté plainte pour dénonciation calomnieuse dans une autre affaire. Une femme qui vit à Tourcoing (Nord), ville dont le ministre a été maire de 2014 à 2017, l’accuse, elle, d’abus de faiblesse, affirmant qu’il lui avait demandé des faveurs sexuelles en échange d’un logement. Cette procédure a été classée sans suite en mai.

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                Accusation de viol  : la version de Gérald Darmanin






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Ils ont 15, 17, 18 ans, vont au lycée. Et séjournent des heures durant dans leur lit, où ils dorment, mangent, font leurs devoirs tout en restant connectés. Au grand dam de leurs parents. Témoignages et tentative d’explication.
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Pourquoi les ados passent leur temps au lit


                      Ils ont 15, 17, 18 ans, vont au lycée. Et séjournent des heures durant dans leur lit, où ils dorment, mangent, font leurs devoirs tout en restant connectés. Au grand dam de leurs parents. Témoignages et tentative d’explication.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 12h11
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Ce n’est pas encore la nuit et plus vraiment le jour. La chambre est noyée dans la pénombre et sous un désordre adolescent. Au fond du lit, Camille, 17 ans, fait le nem, roulée bien serrée dans sa couette, telle la farce d’un pâté impérial vietnamien dans sa galette de riz.
Elle ne dort pas, puisqu’elle regarde une vidéo YouTube sur l’écran de son maxi-téléphone portable dont la lumière crée un halo bleuté. Il est 19 heures passées de quelques minutes. Camille ne quittera pas sa couche avant demain 13 heures, sauf le temps d’un raid sur la cuisine où elle remplira un bol Ikea ­Vardagen de céréales molles inondées de lait entier bio mais tiède. Et se recouchera vers 16 h 30 après une escale au bistrot avec ses amis.
Vive les vacances ! Quoique… A la rentrée, ce sera pareil, mis à part un séjour quotidien et parfaitement studieux dans les salles de classe d’un lycée de Châtellerault (Vienne), où elle vit avec sa famille.
« C’est devenu ma façon de vivre »
Le lit de Camille est la véritable maison de ­Camille. Elle ne s’en extrait qu’en cas d’urgence. Ses parents, qui furent amusés, puis compréhensifs, puis consternés, puis agacés et moralisateurs, puis franchement énervés, sont désormais effondrés.
« Quand je rentre des cours, je suis en état de mort avancée, explique l’adolescente, avec ce sens de la pondération lexicale qui fait le charme des jeunes gens. Jusqu’en 3e, une fois à la maison, je regardais la télé avec mon petit frère, mais ça m’a saoulée. Les programmes étaient nuls. Alors, je me mettais au lit. Peu à peu, j’ai pris l’habitude de faire ça aussi pendant les vacances. Et puis, c’est devenu ma façon de vivre. »

Au début, afin de ménager à ­Camille un confort tout-terrain, papa a repeint la chambre (trois murs roses, un mauve). Il a poncé puis vitrifié le parquet, installé des rayonnages pour les livres, un tapis pur laine au sol. Maman a choisi un grand lit, de beaux draps,...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Etienne X confie son appartement à une agence, qui le loue « de manière répétée, pour de courtes durées, à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile », sans avoir obtenu l’autorisation nécessaire de la ville de Paris.
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<article-nb="2018/09/02/16-19">
<filnamedate="20180902"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180902"><AAMMJJHH="2018090216">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ « Comment ce nouveau système est-il parvenu, en si peu de temps, à faire regretter l’ancien APB ? », se demande le sociologue Jules Donzelot. « Le droit de choisir sa filière suppose la garantie d’une place n’importe où, pour permettre le libre choix d’une place quelque part ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Que répondre aux « desperate candidates » de Parcoursup ?

« Comment ce nouveau système est-il parvenu, en si peu de temps, à faire regretter l’ancien APB ? », se demande le sociologue Jules Donzelot. « Le droit de choisir sa filière suppose la garantie d’une place n’importe où, pour permettre le libre choix d’une place quelque part ».



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 18h33
   





                        



   


Par Jules Donzelot, sociologue, chercheur rattaché au Cadis, pilote scientifique de Démo Campus à l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV). 
Point de vue. Source d’angoisse pour les uns et d’autosatisfaction pour les autres, ressource inespérée pour la presse en période estivale, la plate-forme Parcoursup a fourni le feuilleton de l’été ! Mis en scène quotidiennement, dramatisé à souhait, le show des « desperate candidates » n’en exprime pas moins une réalité qui appelle urgemment à être questionnée.
Comment ce nouveau système est-il parvenu en si peu de temps à faire regretter l’ancien ? Y va-t-il d’un défaut à la marge de Parcoursup, ou bien d’un problème structurel de gestion de l’accès aux études supérieures ? Peut-on envisager de « corriger le tir » en s’inspirant de ce qui se pratique à l’étranger en termes de démocratisation du supérieur ?
La promesse intenable de Parcoursup
Récapitulons les épisodes précédents. Il a été décidé de mettre fin au système Admission post-bac (APB), en raison principalement du recours au tirage au sort que celui-ci imposait, à la fin du processus, aux candidats en attente. Dorénavant, aucun élève ne se trouverait privé du droit de choisir sa filière. Comment ? La solution consiste à remplacer un algorithme chargé de l’attribution automatisée des places, par un autre, chargé d’une classification automatisée des candidatures. Une fois les candidatures classées, les élèves n’ont plus qu’à valider un choix final parmi les options qui leur sont proposées.

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En théorie, un tel système semble parfaitement pertinent et cohérent. Il permet d’assurer la satisfaction des aspirations des candidats, tout en respectant les contraintes structurelles de l’enseignement supérieur. En théorie, oui, mais en pratique, non. Poussé à son extrême, le droit de choisir sa filière suppose la garantie d’une place n’importe où, pour permettre le libre choix d’une place quelque part. Le bon fonctionnement de Parcoursup suppose donc, dans l’absolu, le droit d’accès de tous les bacheliers à toutes les filières. Or, Parcoursup vise précisément à organiser la satisfaction des aspirations dans le cadre d’un nombre de places limitées.
Toutes ces conséquences sont l’effet mécanique d’une promesse intenable
Ce paradoxe se traduit par les conséquences observées cet été : les universitaires qui se plaignent des modifications opérées par Parcoursup dans leurs classements personnalisés ; les candidats acceptés dans plusieurs filières qui attendent le dernier moment avant de libérer les places que leur a temporairement réservées Parcoursup ; les candidats les moins bien classés qui attendent le dernier moment pour découvrir s’ils sont acceptés ou non dans quelque filière que ce soit ; ceux qui abandonnent tant l’attente est longue ; ceux qui, par dépit, s’inscrivent dans une formation privée, oublient de clore leur dossier sur Parcoursup et bloquent autant de places réservées. Toutes ces conséquences sont l’effet mécanique d’une promesse intenable : garantir le libre choix tout en restreignant l’accès.
L’enseignement supérieur n’a pas les moyens de satisfaire l’ambition rhétorique d’un « en même temps » généralisé dans le cadre des procédures d’accès : la liberté de choisir pour les candidats, et, en même temps, la liberté de classement par les universités, et, en même temps, la gestion territoriale des flux par l’algorithme de Parcoursup. Pour que la formule du « libre choix » puisse être pertinente, il faudrait que les aspirations des candidats coïncident quantitativement avec la disponibilité des places et qualitativement avec les classements. Soit un objectif impossible à atteindre en tant que tel.
Serait-il possible, toutefois, de se rapprocher de cet objectif d’une meilleure adéquation de l’offre et de la demande ? Tout en poursuivant une meilleure justice sociale ? Tel est en tout cas l’objectif explicite que se sont fixés plusieurs pays dans leurs efforts en faveur d’une massification réussie de l’enseignement supérieur.
Le besoin d’élever et de diversifier les aspirations
Parcoursup pose la question de la capacité du système à satisfaire ou non les aspirations des candidats. Mais qu’en est-il de la capacité du système à aider les élèves au moment où se forment leurs aspirations, soit bien avant l’entrée dans le supérieur ? N’y va-t-il pas, en la matière, d’une responsabilité des établissements d’enseignement supérieur, seuls à même d’informer correctement les futurs candidats sur les déroulés et les débouchés des différentes filières ?
Plusieurs pays se sont lancés dans la lutte contre les inégalités d’aspiration des élèves du secondaire. Certains expérimentent, depuis déjà plusieurs décennies, des actions visant à élever et diversifier les aspirations et à soutenir la participation aux études postsecondaires. La plupart convergent vers la mise en place d’un continuum d’interventions de l’école primaire jusqu’à l’accès aux études supérieures, afin de sécuriser par le bas la construction d’aspirations ambitieuses, mais aussi réalistes du point de vue des capacités d’accueil des filières ainsi qu’à l’égard des besoins de l’économie en termes de compétences.
En Grande-Bretagne, on ne parle pas d’« égalité des chances d’accès » mais d’« étendre et de diversifier la participation » (widening participation to higher education) en « élevant les aspirations » (raising aspirations). Cet objectif s’inscrit dans un système dont l’organisation repose sur la demande d’études supérieures (demand-led system), qui relève d’une philosophie d’action mêlant utilitarisme et justice sociale.
Les universités britanniques interviennent dès le collège
Pour que la demande soit à la fois plus massive et plus diversifiée à tous niveaux (social, ethnique, de genre, etc.), les universités britanniques interviennent dès le collège – parfois dès l’école primaire – et accompagnent des dizaines de milliers d’élèves dans l’élaboration de leur projet personnel et, pour cela, dans leur choix de matières, à 13 ans et 15 ans. Enfin, elles les aident dans leurs démarches d’accès à l’université. Et ciblent en priorité ceux dont les parents n’ont pas fait d’études supérieures.
Les politiques publiques d’élévation et de diversification des aspirations se retrouvent dans les programmes de nombreux pays : Aimhigher au Royaume-Uni (rebaptisé en 2014 NNCO, National Networks for Collaborative Outreach), Prometheus à Barcelone, Pathways to Education au Canada, HEPPP en Australie (Higher Education Participation Partnership Program), Upward Bound aux Etats-Unis… Elles diffèrent toutes de l’approche qui domine en France, avec les « cordées de la réussite et les parcours d’excellence », qui sont exclusivement centrées sur la promotion des élèves ayant les meilleurs résultats scolaires.

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Côté français, les initiatives les plus proches de ce modèle « aspirationnel » commencent à apparaître dans les pratiques d’un certain nombre d’associations. On peut citer le programme « Démo Campus » de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV), ainsi que les actions d’Article 1 (fusion des associations Fratelli et Passeport Avenir), ou encore les ateliers de la Zone d’expression prioritaire.
Les démarches de ces associations posent principalement la question de la responsabilité sociale des établissements d’enseignement supérieur. Comment penser leur rôle en matière de développement local ? Que peuvent apporter ceux-ci aux territoires défavorisés ? En prenant appui sur quels partenaires dans ces territoires ? En attribuant quel rôle aux volontaires qui constituent la base d’action de ces associations ? Avec quels bénéfices possibles sur le déroulement de la prochaine saison de Parcoursup ?

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La police scientifique confrontée à l’ère du big data

Les enquêteurs ont de plus en plus recours aux techniques de pointe.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 06h22
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            

C’était il y a à peine une dizaine d’années, autant dire une éternité dans le monde en constante évolution de la police scientifique. L’utilisation en 2007 de prélèvements ADN pour résoudre l’enquête sur le vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait provoqué un tollé.
L’utilisation de techniques de pointe pour un délit mineur ? La marque d’odieux privilèges ! L’anecdote fait rire aujourd’hui au Service central de la police technique et scientifique (SCPTS), créé en 2017 pour gérer une tendance de fond : la transformation de cette discipline d’exception en police du quotidien qui peut se « transporter » désormais sur toutes les scènes d’effraction, sans distinction, de l’acte terroriste au simple vol d’un deux-roues, en passant par le crime de sang.
Les défis posés par cette démocratisation du champ d’action de la police scientifique étaient au cœur des échanges du congrès de l’European Academy of Forensic Science (EAFS), le forum européen des « experts », qui se déroulait à Lyon du 27 au 31 août.
« Les évolutions en matière de police scientifique ne doivent pas seulement servir la police de l’exceptionnel, elles doivent aussi être au service de l’efficacité de la police du quotidien, celle qui traite du contentieux de masse, qui alimente le sentiment d’insécurité », résume le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, devant les participants venus échanger aussi bien leurs retours d’expérience sur les attaques terroristes de ces dernières années que les meilleures méthodes pour traiter au mieux une scène de cambriolage.
« Traces technologiques »
« Depuis les sept dernières années, on est en adaptation permanente pour suivre cette expansion, avec une croissance d’activité de 20 % par an », explique Philippe Schaad, directeur adjoint de l’Institut national de police scientifique (INPS), qui chapeaute les cinq laboratoires du pays effectuant les analyses et les examens...




                        

                        

