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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Les Etats-Unis collaborent avec la branche yéménite d’Al-Qaida, directement ou par l’intermédiaire des Emirats arabes unis, explique le spécialiste du Proche-Orient sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Deux rassemblements d’extrême droite et de gauche étaient organisés samedi, après les violences qui a suivi le meurtre d’un homme par des étrangers.
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A Chemnitz, des manifestations parallèles révèlent les deux visages de l’Allemagne

Deux rassemblements d’extrême droite et de gauche étaient organisés samedi, après les violences qui a suivi le meurtre d’un homme par des étrangers.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 08h01
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 11h03
    |

            Thomas Wieder (Chemnitz (Saxe), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Hussein et Margot ont beaucoup de choses en commun. Ils ont la quarantaine, habitent à Chemnitz (Saxe), et, samedi 1er septembre, ils ont eu la même idée : aller déposer une fleur à l’endroit même où, six jours plus tôt, Daniel Hillig, un Allemand de 35 ans, s’est fait poignarder en pleine rue, en marge des festivités organisées à l’occasion du 875e anniversaire de cette ville de 240 000 habitants voisine de la frontière tchèque.
Si Hussein et Margot ont tenu à accomplir ce geste simple, c’est aussi parce qu’ils ont chacun deux enfants et qu’ils ont « de plus en plus peur pour eux ». Encore un point commun ? Oui et non, car cette « peur » qu’ils ont en partage les oppose au lieu de les rapprocher. Syrien arrivé en Allemagne il y a une quinzaine d’années, Hussein en fait le constat : « Ici, ça devient parfois compliqué de se sentir tranquille quand on est musulman. On entend des réflexions et on sent des regards qu’il n’y avait pas avant. »
Née dans le Land voisin du Brandebourg mais installée en Saxe depuis son adolescence, Margot, elle, voit les choses autrement. « Avant, il n’y avait pas de criminalité ici. Mais depuis que tous ces Syriens, ces Irakiens et ces Afghans sont arrivés, ça a complètement changé. Nos gamins se font emmerder dans la rue, moi-même j’hésite à sortir la nuit. Regardez ce qui est arrivé à ce pauvre homme le week-end dernier, je n’invente rien : c’est bien un Irakien et un Syrien qui ont été arrêtés ! », explique-t-elle en désignant la photo de Daniel Hillig, posée sur le trottoir au milieu d’un tapis de fleurs.
Importants barrages policiers
Venus se recueillir à quelques minutes d’intervalle, Hussein et Margot ne se sont pas croisés. Ils sont d’ailleurs repartis dans deux directions opposées, le premier pour rejoindre un rassemblement auquel avaient appelé plusieurs associations et partis de gauche, sous le mot d’ordre « Le cœur plutôt que la haine » ; la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les Américains aiment mettre en scène les moments d’unité qui accompagnent une disparition marquante. Une tradition rompue avec la mort de John McCain.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Président Trump, an II : l’épreuve du deuil national

Les Américains aiment mettre en scène les moments d’unité qui accompagnent une disparition marquante. Une tradition rompue avec la mort de John McCain.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 06h26
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 08h46
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump passait une épreuve cette semaine avec la mort de John McCain. Le président des Etats-Unis avait eu les mots les plus durs contre lui dès son entrée en politique, en 2015.
Républicain bien avant lui, le sénateur de l’Arizona ne l’avait pas épargné en retour, critiquant sans relâche ce qu’il considérait comme des manquements aux idéaux américains dès que Donald Trump soufflait sur les divisions du pays, se montrait trop accommodant avec des régimes autoritaires, ou trop méprisant avec les alliés de Washington. Atteint d’un mal qu’il savait incurable, John McCain avait fait savoir à l’avance que la présence du président à ses funérailles ne serait pas souhaitée le moment venu.
Les Etats-Unis aiment tout particulièrement mettre en scène les moments d’unité nationale qui accompagnent invariablement une disparition marquante. Le président y a toujours un rôle majeur de consolateur en chef. Il lui revient de trouver les mots qui racontent la contribution du défunt à la grandeur du pays, avec une gravité tempérée par des anecdotes plus légères. Le caractère éruptif et le goût des formules du sénateur de l’Arizona le classaient à ce titre parmi les très bons clients.
Sabotage
En déclarant le président persona non grata, John McCain n’avait pas facilité sa tâche, mais Donald Trump s’est chargé de la saboter. Seul et de bout en bout.
En se montrant incapable à l’annonce de sa mort, le 25 août, d’avoir un mot pour cet ancien militaire détenu et torturé pendant plus de cinq ans pendant la guerre du Vietnam, qui avait représenté ensuite l’Arizona pendant près de quatre décennies, parcourant inlassablement le monde pour porter au plus haut les couleurs de « la nation indispensable », malgré les catastrophes parfois engendrées par la puissance américaine.
En refusant ensuite de mettre en berne plus de vingt-quatre heures la bannière étoilée de la Maison Blanche, contrairement à tous les autres drapeaux des bâtiments...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ En début d’année, les Américains avaient déjà gelé des centaines de millions de dollars destinés à l’aide sécuritaire fournie à Islamabad.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Les Etats-Unis annulent 300 millions de dollars d’aide au Pakistan

En début d’année, les Américains avaient déjà gelé des centaines de millions de dollars destinés à l’aide sécuritaire fournie à Islamabad.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 04h14
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 10h31
   





                        


L’armée américaine a déclaré, samedi 1er septembre, avoir réaffecté 300 millions de dollars (258 millions d’euros) d’aide au Pakistan en raison de l’absence d’« actions décisives » d’Islamabad envers la stratégie américaine dans la région.
« En raison de l’absence d’actions décisives du Pakistan en appui à la stratégie pour l’Asie du Sud (…), 300 millions de dollars [en réalité 323,6 millions, incluant des fonds non pakistanais] ont été reprogrammés par [le ministère de la défense] en juin-juillet pour d’autres priorités urgentes », a déclaré le lieutenant-colonel Kone Faulkner, dans un e-mail envoyé à l’Agence France-Presse (AFP).
Les responsables américains accusent les autorités pakistanaises d’ignorer ou même de collaborer avec des groupes de combattants islamistes qui lancent des opérations en Afghanistan à partir de zones de non-droit, le long de la frontière entre les deux pays.
En début d’année, les Etats-Unis avaient déjà gelé des centaines de millions de dollars destinés à l’aide sécuritaire fournie au Pakistan, allant dans le sens des menaces proférées par le président Donald Trump sur Twitter au tournant de l’année 2018.
« Ils ne nous ont rien donné en retour »
Dans son premier tweet de l’année, le 1er janvier, il avait écrit : « Les Etats-Unis ont bêtement donné 33 milliards de dollars d’aide au Pakistan ces quinze dernières années, et ils ne nous ont rien donné en retour si ce n’est des mensonges et de la duplicité, prenant nos dirigeants pour des idiots. » « Ils abritent les terroristes que nous chassons en Afghanistan, sans grande aide. C’est fini ! », avait lancé M. Trump.

The United States has foolishly given Pakistan more than 33 billion dollars in aid over the last 15 years, and they… https://t.co/TuiaWGtnbR— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le Pakistan a mené d’intenses campagnes contre certains groupes de combattants islamistes qui menacent sa sécurité nationale, mais les Etats-Unis jugent cette action insuffisante. Ces groupes menacent le gouvernement afghan soutenu par les Etats-Unis et ont attaqué et tué de nombreux soldats américains, envoyés après les attentats du 11 septembre 2001.
« Nous continuons à faire pression sur le Pakistan pour qu’il cible sans discrimination tous les groupes terroristes », a dit M. Faulkner, qui a ajouté qu’il fallait désormais attendre « que le Congrès décide si cette demande de reprogrammation sera approuvée ou refusée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La première ministre britannique répète qu’elle ne fera pas de concessions contraires à « l’intérêt national » à Bruxelles ni aux partisans d’un Brexit dur.
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Theresa May reste inflexible sur le Brexit, Barnier prêt à prolonger les négociations

La première ministre britannique répète qu’elle ne fera pas de concessions contraires à « l’intérêt national » à Bruxelles ni aux partisans d’un Brexit dur.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 03h49
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 11h51
   





                        



   


Theresa May maintient son cap. La première ministre britannique réitère, dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph daté du 2 septembre, qu’elle ne fera aucun compromis avec Bruxelles dans les négociations pour les relations post-divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE).
Ces déclarations interviennent alors que le Sunday Times a rapporté que les adversaires de la stratégie de Mme May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit destinées à s’orienter vers une rupture plus nette avec l’UE. Une telle démarche viserait à mettre la pression sur Mme May, alors que le calendrier fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d’un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.
Des discussions possibles jusqu’à « mi-novembre »
Mais cette date limite peut être aménagée : Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a avancé dimanche dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que les négociations devaient être bouclées pour « mi-novembre », en ajoutant : « C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques. » Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, a évoqué lui aussi mercredi « une marge de manœuvre » sur le calendrier.

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                Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord



May s’en tient à son « livre blanc »
En juillet, Mme May a présenté un livre blanc dans lequel elle propose notamment la création d’une nouvelle « zone de libre-échange » avec l’UE, reposant sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire. Il prévoit aussi d’honorer l’engagement d’éviter de rétablir une « frontière dure », avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l’Irlande.
Ce « plan de Chequers [une des résidences du premier ministre] » a immédiatement suscité l’opposition des tenants d’un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l’UE en juin 2016. Il a d’ailleurs provoqué les démissions fracassantes des ministres des affaires étrangères, Boris Johnson, et du Brexit, David Davis. Mme May s’est aussi attiré les foudres de ceux qui souhaitent que Londres renonce à sortir de l’UE. De leur côté, les dirigeants de l’UE ont mis en doute sa viabilité.
« Je ne serai pas poussée à accepter des compromis [sur les propositions du livre blanc] qui ne sont pas dans l’intérêt national », prévient la première ministre dans le Sunday Telegraph. « Les prochains mois seront essentiels pour façonner l’avenir de notre pays et je suis claire sur ma mission », ajoute-t-elle.
Pas de second référendum
Mme May – qui avait prévenu en juillet les membres de son parti qu’il n’y aurait pas de Brexit du tout si ces derniers ne soutenaient pas son plan pour maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’UE – réitère qu’elle préfère une absence d’accord à un mauvais accord. « Nous serons prêts pour un no deal [aucun accord] s’il le faut », écrit-elle.
Une fois encore, la chef du gouvernement exclut la tenue d’un second référendum sur l’adhésion à l’UE. « Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie – et une trahison de cette confiance », affirme-t-elle.
Le Brexit est programmé pour le 30 mars 2019, et Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future.

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                Brexit : Philippe demande au gouvernement de travailler au scénario sans accord






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Une enquête interne reconnaît les « dommages collatéraux » de la frappe aérienne qui a visé le 9 août un bus dans un fief rebelle, tuant 51 personnes, dont 40 enfants.
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Yémen : la coalition saoudienne reconnaît des « erreurs » après le raid qui a tué 40 enfants

Une enquête interne reconnaît les « dommages collatéraux » de la frappe aérienne qui a visé le 9 août un bus dans un fief rebelle, tuant 51 personnes, dont 40 enfants.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 21h50
   





                        



   


La coalition militaire sous commandement saoudien qui intervient au Yémen a reconnu samedi 1er septembre des « erreurs » et promis des sanctions après un raid qui a coûté la vie en août à 40 enfants et suscité un tollé international.
Cette frappe menée par le 9 août dans la province septentrionale de Saada, fief des rebelles, avait tué 51 personnes dont 40 enfants, selon le Comité international de la Croix-Rouge. Le raid avait visé un bus transportant des enfants sur un marché très fréquenté de Dahyan, selon les rebelles.
Un mois après, la coalition a finalement rendu les conclusions de son enquête interne. Le porte-parole de la commission chargée des enquêtes, Mansour al-Mansour, a maintenu que le bus transportait, selon des informations des services de renseignements, « des leaders Houthis » et que certains rebelles ont péri. Il a toutefois reconnu « des dommages collatéraux », en allusion à la mort des enfants, et estimé les responsables devaient être « punis ».
La coalition promet des sanctions
L’une des « erreurs » est qu’ « un ordre avait été donné pour ne pas cibler le bus qui se trouvait au milieu de civils, mais cet ordre est arrivé en retard », a ajouté le responsable saoudien. Une autre « erreur » est que « la cible ne constituait pas un danger immédiat et que cibler le bus dans une zone résidentielle n’était pas justifié à ce moment-là ».
Dans la foulée, le commandement de la coalition a promis de prendre « toutes les mesures nécessaires pour punir ceux dont la responsabilité sera confirmée dans ces erreurs ».
La coalition aide depuis mars 2015 le gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles Houthis qui se sont emparés de vastes régions du pays dont la capitale Sanaa. Elle a été accusée d’avoir commis de nombreuses bavures contre des civils dans le conflit où les Houthis sont soutenus par l’Iran, principal rival régional de l’Arabie saoudite. Elle en a reconnu certaines, mais accuse régulièrement les Houthis de se mêler aux civils ou de les utiliser comme boucliers humains.
En août, une mission d’experts de l’ONU a affirmé dans un rapport que toutes les parties prenantes au conflit ont potentiellement commis des « crimes de guerre ». Elle a souligné que les frappes de la coalition avaient « causé le plus de victimes civiles directes », touchant des zones résidentielles, des marchés et des installations médicales.
La guerre dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, a fait depuis mars 2015 quelque 10 000 morts et provoqué « la pire crise humanitaire » au monde selon l’ONU.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ En remportant la finale des Jeux asiatiques face aux Japonais, les Coréens du Sud évitent à leur capitaine, Son Heung-min, vingt et un mois sous les drapeaux.
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Football : en Corée, la médaille d’or qui exempte de service militaire

En remportant la finale des Jeux asiatiques face aux Japonais, les Coréens du Sud évitent à leur capitaine, Son Heung-min, vingt et un mois sous les drapeaux.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 20h57
   





                        



   


« Le plus beau jour de ma vie ! » Le capitaine de l’équipe de football de la Corée du Sud, Son Heung-min exulte. Pour lui, la finale des Jeux asiatiques, le 1er septembre face à la sélection japonaise, c’était la victoire ou deux ans de service militaire, qui risquaient sérieusement de compromettre la suite de sa carrière. Ce sera l’or, synonyme de l’exemption. Mais de justesse, les deux équipes étant à égalité (0-0) au terme du temps réglementaire. Il a fallu attendre les prolongations pour que les Guerriers Taeguk, renforcés par la star de Tottenham, s’imposent 2 à 1 face au Japon. Ils conservent ainsi leur titre.

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                Football : pour le Sud-Coréen Son Heung-min, la victoire ou le service militaire



L’appui du peuple
« Je suis si fier de mes coéquipiers, ils se sont battus pendant cent vingt minutes. Mais sans l’appui du peuple coréen nous n’aurions pas pu remporter ce tournoi. Bien sûr, lorsque je vois que les gens me soutiennent, je veux leur donner quelque chose en retour, et ceci est ma plus belle récompense », a expliqué l’ailier gauche de 26 ans à l’AFP, en agrippant sa médaille d’or.
Pour lui, qui avait échoué à rapporter une quelconque médaille des Jeux de Rio, la récompense est double : il échappe en effet aux vingt et un mois de service militaire obligatoires pour tous les Coréens avant l’âge de 28 ans – or Son Heung-min a 26 ans. Le gouvernement coréen récompense en effet les médaillés d’or, que ce soit aux Jeux asiatiques ou aux Jeux olympiques, par une exemption.

   


Merci Tottenham
Arrivé à Tottenham en 2015, Son Heung-min a vu son contrat avec les Spurs prolongé de trois ans en juillet, soit jusqu’en 2023. Malgré la reprise de la Premier League, les Spurs ont laissé partir leur attaquant en Indonésie après qu’il a plaidé sa cause. En contrepartie, le joueur restera avec son équipe lors des deux premiers matchs de la Coupe d’Asie en janvier 2019. « Je suis très reconnaissant à Tottenham, a déclaré Son. Ce n’était pas une décision facile. Je me serais senti vraiment mal si je n’avais pas remporté la médaille d’or. »
En 2014, Son Heung-min avait déjà été sélectionné pour les Jeux asiatiques, mais son club d’alors, le Bayer Leverkusen, avait refusé de le laisser partir, ce qui n’avait pas empêché la Corée du Sud de décrocher l’or. En 2016 à Rio, ses larmes après la défaite de son équipe face au Honduras avaient bouleversé les spectateurs, et des milliers de compatriotes avaient proposé de doubler leur propre temps sous les drapeaux afin que Son puisse y échapper.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ De Barack Obama à George W. Bush, en passant par sa fille Meghan, les hommages au défunt sénateur républicain ont sonné comme un désaveu en creux de l’Amérique de Donald Trump.
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L’hommage à John McCain : un rappel aux valeurs américaines maltraitées par Donald Trump

De Barack Obama à George W. Bush, en passant par sa fille Meghan, les hommages au défunt sénateur républicain ont sonné comme un désaveu en creux de l’Amérique de Donald Trump.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h26
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

John McCain l’avait voulu ainsi. Atteint par un mal qu’il savait incurable, le sénateur républicain de l’Arizona, décédé le 25 août, candidat malheureux à l’investiture républicaine de 2000, puis à l’élection présidentielle de 2008, avait souhaité que ses adversaires d’alors, George W. Bush et Barack Obama, se chargent d’un hommage qui transcende les tranchées partisanes et rappelle les Etats-Unis à leurs valeurs.
Dans le même esprit, il avait également fait savoir que le président des Etats-Unis, Donald Trump, auquel il s’était durement opposé, ne serait pas le bienvenu dans la cathédrale de Washington, samedi 1er septembre, avant que sa dépouille ne soit inhumée, dimanche, dans l’intimité dans le cimetière de l’académie navale d’Annapolis (Maryland).
Alors que le pays est la proie de divisions fiévreusement attisées par le locataire de la Maison Blanche, la cérémonie de samedi s’est transformée en défense vibrante de « l’Amérique de John McCain » qui, selon la fille du disparu, Meghan McCain, « n’a pas besoin d’être grande à nouveau », le slogan de campagne du milliardaire en 2016, « parce qu’elle l’a toujours été ». Une tirade accueillie par des applaudissements, rares en pareille circonstance.
Obama incisif
Assurant que son père lui avait conseillé de montrer combien elle était « forte » au moment de s’exprimer depuis la chaire de la cathédrale de Washington, elle s’est montrée encore plus limpide. « Nous sommes réunis ici pour pleurer la grandeur de l’Amérique, pas la rhétorique bon marché d’hommes qui ne s’approcheront jamais du sacrifice qu’il a volontairement donné, ni son appropriation opportuniste par ceux qui vivaient dans le confort et les privilèges », a-t-elle dit, rapprochant le sort de l’ancien prisonnier de guerre au Vietnam (McCain) de celui qui avait évité à cette époque la conscription (Trump) avant de dénier à John McCain le statut de héros pendant sa campagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le président américain fait pression sur Ottawa pour obtenir une rénégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) plus favorable aux Etats-Unis.
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Donald Trump menace d’exclure le Canada de l’Alena

Le président américain fait pression sur Ottawa pour obtenir une rénégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) plus favorable aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 19h20
   





                        



   


Donald Trump a encore haussé le ton d’un cran samedi 1er septembre contre le Canada, qu’il menace d’expulser du nouveau Accord de libre-échange nord-américain (Alena) s’il ne cède pas à ses revendications.
« Il n’y a pas de nécessité politique de garder le Canada dans un nouvel accord Alena. Si nous ne concluons pas un bon accord après des décennies d’abus, le Canada sera en dehors », a affirmé le président dans une série de tweets, au moment même où l’ensemble de la classe politique américaine rendait hommage au sénateur John McCain lors d’une cérémonie à laquelle il n’avait pas été convié.

Le contexte
L’Aléna est un accord de libre-échange liant les Etats-Unis, le Mexique et le Canada depuis 1994, que Donald Trump juge injuste pour son pays et promet depuis longtemps de rénégocier.
Fidèle à son penchant pour les discussions bilatérales, il a commencé par négocier avec le Mexique, avec lequel il a obtenu lundi 27 août un accord. Dans la foulée, l’administration américaine a repris les discussions avec le Canada, troisième partenaire du pacte. Les pourparlers commerciaux semblaient sur le point de déboucher sur un accord quand Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en affichant une ligne intransigeante envers Ottawa, entraînant vendredi la suspension des négociations.


Les nouvelles éructations numériques de Donald Trump ne devrait pas faciliter le dialogue entre Ottawa et Washington, censé reprendre mercredi prochain. D’autant que le temps presse, puisque Trump s’est engagé vendredi auprès du Congrès à signer le nouvel Alena sous trois mois, et à le rendre public d’ici un mois.
La menace du « no deal »
Selon le quotidien canadien Toronto Star, le président républicain a confié cette semaine à ses interlocuteurs que l’administration entendait ne faire aucun compromis avec le Canada et qu’un accord potentiel se ferait « uniquement à [ses] conditions ». Ce qui n’est pas du goût de la cheffe de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland : « Nous cherchons un bon accord, pas n’importe quel accord ».
Pour faire monter la pression, le président américain ne cesse de suggérer que Washington est prête à se passer d’un accord. Il a par exemple affirmé que le Canada n’était qu’un « petit segment » des échanges commerciaux américains comparée au Mexique, alors même que les chiffres disent le contraire. Le Canada est le troisième partenaire commercial des Etats-Unis, derrière l’Union européenne et la Chine.
Dans ses tweets matinaux, Donald Trump a également mis en garde le Congrès américain contre toute « interférence » dans la négociation, sans quoi il mettrait « tout simplement fin à l’Alena et nous nous porterons bien mieux ». Le président américain semble donc prêt à brandir la menace du « no deal » pour convaincre les députés et les sénateurs d’approuver sa réécriture de l’Alena, avec ou sans le Canada.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Alexandre Zakhartchenko dirigeait depuis 2014 l’autoproclamée « République populaire de Donetsk ». Moscou accuse Kiev de l’avoir assassiné.
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Moscou dénonce « une provocation » après l’assassinat du chef séparatiste ukrainien Alexandre Zakhartchenko

Alexandre Zakhartchenko dirigeait depuis 2014 l’autoproclamée « République populaire de Donetsk ». Moscou accuse Kiev de l’avoir assassiné.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 17h29
   





                        



   


« La mort de Zakhartchenko va certainement aggraver les tensions dans la région » et miner l’instable processus de paix engagé en 2015, a déclaré samedi 1er septembre le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « C’est sans aucun doute une provocation. »
Moscou réagissait à la mort, vendredi, du principal chef des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine, Alexandre Zakhartchenko, touché par l’explosion d’une bombe placée dans un café de Donetsk, « capitale » de l’autoproclamée « République populaire de Donetsk », dont il était le président depuis près de quatre ans. Quelques heures après cette annonce, le président russe, Vladimir Poutine, avait présenté ses condoléances aux habitants de Donetsk, qualifiant M. Zakhartchenko de « véritable leader populaire » et de « personne courageuse et déterminée ».
Les forces de sécurité des séparatistes ont rapidement dénoncé un acte « terroriste » et annoncé l’arrestation de plusieurs personnes, parmi lesquelles des « saboteurs ukrainiens ». Les autorités rebelles et Moscou soupçonnent Kiev d’être à l’origine de l’explosion, tandis que l’Ukraine attribue cet assassinat aux querelles internes au mouvement rebelle, « pantins soutenus et financés » par Moscou selon les mots du ministère des affaires étrangères.
Moscou écarte une relance des pourparlers de paix
Cet assassinat fragilise encore un peu plus le processus de paix, engagé par les accords de Minsk, signés en février 2015 par la Russie, l’Ukraine, la France et l’Allemagne, et dont Alexandre Zakhartchenko avait été partie prenante.
D’ores et déjà, alors que la France et l’Allemagne ont cherché ces derniers mois à relancer le très fragile processus de paix, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a écarté samedi de futures réunions avec Berlin, Paris et Kiev. De leur côté, les Etats-Unis ne semblent pas vraiment croire à une avancée diplomatique : le représentant spécial américain pour l’Ukraine, Kurt Volker, a affirmé que Washington pourrait fournir plus d’armes à Kiev pour renforcer les forces ukrainiennes contre les séparatistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Des manifestants d’extrême droite d’un côté, et de gauche de l’autre, sont descendus samedi dans les rues de cette ville allemande.
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A Chemnitz, dix-huit blessés après les défilés de pro et anti-étrangers

Des manifestants d’extrême droite d’un côté, et de gauche de l’autre, sont descendus samedi dans les rues de cette ville allemande.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 15h30
   





                        



   


En Allemagne, dix-huit personnes ont été blessées samedi 1er septembre à l’issue d’une journée sous haute tension, parmi lesquelles figurent trois policiers. Plus de 11 000 manifestants sont descendus, samedi 1er septembre, dans les rues de Chemnitz, dans l’est du pays, les uns pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement d’Angela Merkel, les autres pour manifester leur soutien.

        Le reportage :
         

          A Chemnitz, des manifestations parallèles révèlent les deux visages de l’Allemagne



Cette ville saxonne est depuis une semaine l’épicentre de la mobilisation de l’extrême droite allemande contre les étrangers, après un meurtre dont est suspecté un demandeur d’asile irakien. Une « chasse aux étrangers » a été organisée dans la ville. Des affrontements entre des manifestants d’extrême droite et d’extrême gauche avaient ensuite fait plusieurs blessés.
Samedi, un très important dispositif policier avait été déployé pour éviter une confrontation entre partisans des deux camps, et les rassemblements eux-mêmes se sont déroulés sans incidents. Mais des heurts sont survenus au moment de la dispersion des cortèges, lorsque les plus déterminés des deux côtés ont cherché à s’approcher les uns des autres pour en découdre.
La police a indiqué dans la soirée que dix-huit personnes avaient été blessées. Un groupe de militants sociaux-démocrates a été agressé et leurs drapeaux cassés en rejoignant leur bus. Une équipe de la télévision publique locale MDR a déposé plainte après avoir été agressée lors d’un tournage. En marge de ces rassemblements, dans un quartier périphérique de Chemnitz, un Afghan de 20 ans a été roué de coups dans la soirée par un groupe de quatre hommes au visage camouflé. Il a été légèrement blessé selon la police.
« Merkel dégage »
Plus tôt dans la journée, 4 500 personnes avaient défilé à l’appel de divers mouvements de droite radicale mais aussi du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et du mouvement anti-islam et anti-Merkel Pegida, selon la police. Certains scandaient « Nous sommes le peuple », reprenant le slogan des manifestants lors de la chute du régime communiste de RDA à l’automne 1989, ou encore « Merkel dégage ! » en portant des drapeaux allemands. D’autres défilaient avec de grands portraits de victimes d’attaques perpétrées, selon eux, par des demandeurs d’asile.
En parallèle, à l’appel de plusieurs associations et partis politiques de gauche, environ 3 500 personnes ont contre-manifesté, selon la police. « Chemnitz n’est ni grise ni brune », pouvait-on lire sur une immense affiche collée sous l’imposant buste de Karl Marx situé devant l’hôtel de ville. Chemnitz fut baptisée Karl-Marx-Stadt durant la période communiste en RDA.
« Nous ne laisserons pas les extrémistes de droite détruire notre pays et notre démocratie. Ni à Chemnitz, ni en Saxe, ni nulle part en Allemagne. Notre Constitution doit primer. Nous devons la défendre. Maintenant ! », a déclaré l’un des dirigeants fédéraux des Verts, Cem Ozdemir, d’origine turque.

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                A Chemnitz, soupçon de collusion entre autorités locales et extrême droite



Le gouvernement, par la voix du ministre des affaires étrangères Heiko Maas, a apporté son soutien à cette dernière manifestation. « La deuxième guerre mondiale a commencé il y a soixante-dix-neuf ans. L’Allemagne a causé des souffrances inimaginables à l’Europe. Si à nouveau des gens défilent aujourd’hui dans les rues en effectuant le salut nazi, notre histoire passée nous oblige à défendre résolument la démocratie », a-t-il écrit sur Twitter.

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                Allemagne : les menaces de l’extrême droite






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Farouche opposant à Donald Trump, le sénateur républicain, décédé il y a une semaine, ne souhaitait pas que le président assiste à ses funérailles nationales à Washington.
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L’Amérique rend hommage à John McCain par la voix d’Obama et de Bush

Farouche opposant à Donald Trump, le sénateur républicain, décédé il y a une semaine, ne souhaitait pas que le président assiste à ses funérailles nationales à Washington.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 23h48
   





                        



Les Etats-Unis ont rendu hommage, samedi 1er septembre, au défunt sénateur John McCain, lors de funérailles nationales à la cathédrale de Washington. Cette cérémonie constituait le point d’orgue d’une semaine d’hommages au « héros américain », connu pour son anticonformisme et pour sa capacité à transgresser les lignes politiques, que le président Donald Trump a ostensiblement ignorés.
Barack Obama a rendu un hommage appuyé à l’ancien sénateur républicain, contre lequel il fut opposé lors de la présidentielle de 2008. « Il a fait de nous de meilleurs présidents, (...) et il a rendu ce pays meilleur », a lancé l’ex-président démocrate (2008-2016).

   


Son prédécesseur républicain George W. Bush (2000-2008), opposé à M. McCain lors de la primaire de 2000, a quant à lui rappelé qu’il « reconnaissait toujours que ses opposants étaient malgré tout des patriotes et des êtres humains ». « Il aimait la liberté avec la passion d’un homme qui a connu son absence », a-t-il poursuivi, en référence à la captivité de l’ancien pilote de chasse au Vietnam. Sur le chemin de la cathédrale, le cortège funèbre a fait halte brièvement au Monument aux anciens combattants du Vietnam, où sa veuve, Cindy McCain, a déposé une gerbe à la mémoire des soldats tombés durant la guerre. 

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                Mort de John McCain, sénateur républicain devenu opposant à Donald Trump



Ni Trump ni Palin
La semaine d’hommages à John McCain suit un ordonnancement qu’il avait lui-même décidé. Mort le samedi 25 août à 81 ans dans son Etat de l’Arizona, après une année de combat contre un cancer du cerveau, il avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas que Donald Trump assistât à ses obsèques. Pas plus que Sarah Palin, sa colistière de l’élection présidentielle perdue de 2008, dont il écrit dans le dernier tome de ses Mémoire regretter le choix.
Aux yeux de ses amis, républicains comme démocrates, John McCain incarnait une tradition politique radicalement opposée à celle de Donald Trump. « Héros américain », fils et petit-fils d’amiraux, il fut prisonnier et torturé pendant la guerre du Vietnam, avant d’entamer une carrière de trente-cinq ans au Congrès.

   


Farouchement antirusse
« Nous partagions, malgré nos différences, une fidélité à quelque chose de plus élevé, les idéaux pour lesquels des générations entières d’Américains et d’immigrés se sont battues et se sont sacrifiées », a dit de lui Barack Obama, dont le discours devrait être le temps fort des cérémonies.
John McCain fut l’adversaire de Barack Obama en 2008. Il sauva néanmoins sa réforme du système de santé, l’Obamacare, une dizaine d’années plus tard au Sénat, en votant contre un projet de réforme voulu par Donald Trump. Mais c’est plus récemment qu’il avait décoché ses flèches les plus acérées contre l’actuel président, qualifiant à la mi-juillet sa rencontre controversée avec Vladimir Poutine à Helsinki d’« un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

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                Etats-Unis : le monde politique rend hommage à John McCain



« L’Amérique de John McCain n’a pas besoin de retrouver sa grandeur »
Donald Trump était donc le grand absent du jour à la cathédrale de Washington. Il a dépêché à la cérémonie son plus proche collaborateur, le général John Kelly, ainsi que son ministre de la défense, Jim Mattis, et son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton. Pendant la cérémonie, il a joué au golf dans l’un de ses clubs, avant de multiplier les tweets sans aucun rapport avec le sénateur.
Dans son discours d’hommage à son père, Meghan McCain n’a pas mâché ses mots envers ceux qui l’avaient critiqué, visant en creux l’actuel locataire de la Maison Blanche : « Nous sommes rassemblés pour célébrer la mort de la grandeur américaine, la vraie, et non pas la rhétorique bon marché de ceux qui ne s’approcheront jamais du sacrifice auquel [John McCain] a consenti. » « L’Amérique de John McCain n’a pas besoin de retrouver sa grandeur car l’Amérique est toujours grande », a-t-elle ajoutée, en référence au slogan trumpien « Make America Great Again » (« rendre à l’Amérique sa grandeur »).

   


L’hommage de 10 000 personnes
L’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger, 94 ans, ainsi que des amis parlementaires de John McCain, se sont également exprimés lors de cette cérémonie organisée à la cathédrale de Washington, qui est à la fois le siège du diocèse épiscopalien et l’un des plus grands édifices religieux du pays. Parmi les porteurs du cercueil de John McCain, grand critique du régime de Vladimir Poutine, figurait aussi l’historien et dissident russe Vladimir Kara-Murza.
Vendredi, plus de 10 000 personnes étaient venues s’incliner devant sa dépouille lors d’une première cérémonie d’hommages au Capitole, marquée par la présence, digne et stoïque, de sa mère Roberta McCain, 106 ans, au côté de sa veuve Cindy McCain, et de leurs sept enfants.
L’ancien sénateur et ancien pilote de chasse sera inhumé dimanche lors d’une cérémonie privée à l’Académie navale d’Annapolis, non loin de Washington, dont il fut dans les années 1950 un élève turbulent et indiscipliné, se signalant déjà par son anticonformisme et son franc-parler.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/02/16-13">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.
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Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord

Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h24
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

On entre dans la dernière ligne droite du Brexit. Alors que Michel Barnier et Dominic Raab, les deux négociateurs du Brexit – le premier pour l’Union européenne (UE), le second pour Londres – se sont rencontrés une nouvelle fois à Bruxelles vendredi 31 août, il ne reste que quelques mois pour trouver un accord.
Quelle que soit l’issue des négociations, le Royaume-Uni sortira de l’UE le 29 mars 2019 à minuit, une fois les deux années légales écoulées depuis la notification de son retrait par Londres. Dans cet objectif, le sommet européen du 18 octobre est officiellement la date butoir. Celle-ci a été déterminée par M. Barnier, afin de laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte. En vérité, les deux chambres ont besoin d’environ trois mois pour faire leur travail. Un dérapage du calendrier jusqu’au sommet européen de la mi-décembre ne serait pas une catastrophe. Ensuite, l’urgence deviendrait réelle.

Déjà, les négociateurs préparent les esprits. M. Barnier a parlé de « début novembre, mais certainement pas beaucoup plus tard ». « Il est possible que ça dépasse [le sommet d’octobre] », ajoute M. Raab.
Quelles chances ont-ils de trouver un accord ? Il n’est pas inutile de rappeler que chacun des deux camps continue d’afficher un certain optimisme. M. Barnier se dit « confiant », M. Raab estime que l’accord est « en vue ». Lundi, le président français Emmanuel Macron disait « souhaiter un accord d’ici à la fin de l’année ».
La discussion bute sur la question irlandaise
Simple affichage ? La majorité des observateurs parient aussi sur un accord. « Nous pensons que le Royaume-Uni évitera le non-accord », estime l’agence de notation Fitch. « Notre scénario de base est que le gouvernement trouvera un compromis politique peu clair [« political fudge »] afin de sortir de l’impasse actuelle », abondent les analystes de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Une note interne du Quai d’Orsay déconseille les voyages non officiels en Iran, provoquant tensions et incompréhension.
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Téhéran s’agace des recommandations de prudence de Paris aux diplomates français

Une note interne du Quai d’Orsay déconseille les voyages non officiels en Iran, provoquant tensions et incompréhension.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h06
    |

            Louis Imbert et 
Marc Semo








                        



                                


                            

La fuite d’un tel document est jugée préoccupante au sein du ministère des affaires étrangères français, au moment où Emmanuel Macron clame haut et fort sa volonté de sauver l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, malgré le retrait de Washington, en mai. Face aux sanctions américaines qui s’aggraveront en novembre, Paris s’efforce, sans grand succès, de donner les moyens aux investisseurs français de demeurer en Iran.
Mais une note interne signée par le secrétaire général du Quai d’Orsay, Maurice Gourdault-Montagne, citée par l’agence Reuters, recommande aux diplomates et aux fonctionnaires français de reporter leurs éventuels voyages dans le pays.
L’Iran a déploré, mercredi 29 août, de telles recommandations. Dans cette note de service datée du 20 août, Paris les justifie en citant des risques sécuritaires : « Les autorités iraniennes laissent supposer par leur comportement un durcissement de leur position à l’égard de notre pays ainsi que de certains partenaires », explique le document. Ce conseil ne concerne pas les diplomates en poste en Iran, mais plutôt des déplacements hors d’un cadre officiel.
Pour le ministère iranien des affaires étrangères, cette « restriction n’est pas correcte »
« La restriction imposée aux voyages des diplomates français n’est pas correcte », a répondu, mercredi, le ministère iranien des affaires étrangères, alors que l’ambassade iranienne faisait part de son incompréhension. Le Quai d’Orsay s’est refusé à tout commentaire. De telles notes internes sont diffusées à près de 300 personnes : directeurs, ambassadeurs, chefs de poste, etc. Ce ne sont pas des analyses politiques et elles ne préjugent en rien d’un changement ou d’une schizophrénie de la politique française face à l’Iran. « Elles sont pour les fonctionnaires l’équivalent des conseils aux voyageurs sur le site Internet du Quai d’Orsay », ironise un diplomate.

Téhéran a peu apprécié un argument secondaire,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.
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Le Brexit, un obstacle pour les courses hippiques

Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h32
    |

            Eric Albert (Hippodrome de Sandown (Royaume-Uni), correspondance)








                        



                                


                            

Chemisette sur son ventre rebondi, cou de taureau et cheveux gris coupés court, Mike prend l’air de celui à qui on ne la fait pas. « On a très bien vécu avant d’entrer dans l’Union européenne et on vivra très bien après en être sorti. Franchement, faire croire que le Brexit pourrait avoir un impact sur les courses de chevaux, c’est agiter le “projet de la peur”. » A 58 ans, l’homme est venu ce vendredi 31 août pour regarder les courses hippiques de l’hippodrome de Sandown, au sud de Londres, et il n’a pas l’intention de gâcher une après-midi ensoleillée à regretter son vote en faveur du Brexit.

Pourtant, le secteur offre une passionnante plongée dans les retombées imprévues de la sortie de l’Union européenne (UE). A tous les niveaux – transport des chevaux, élevage des pur-sang, recrutement de la main-d’œuvre et organisation des bookmakers ? le Brexit apporte de profonds changements. Un chamboulement inévitable puisqu’il faut détricoter quarante-quatre ans de réglementations faites dans le cadre européen, depuis que le Royaume-Uni est devenu membre en 1973.
« Le Brexit nous a singulièrement compliqué la vie, alors qu’on a un système qui marche actuellement du tonnerre », maugrée Paul-Marie Gadot, directeur opérationnel des courses à France Galop, l’organisme qui gère la filière des courses en France. Le cœur du problème concerne le déplacement des chevaux entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, les trois pays où le secteur hippique est le plus développé.
25 000 mouvements de chevaux par an
Actuellement, un accord tripartite reconnaît que les règles sanitaires entre les pays sont équivalentes et que le mouvement des pur-sang peut s’opérer sans vérification aux frontières. Pour assurer la traçabilité, il faut juste enregistrer sur Internet le départ du cheval et son arrivée. Chaque année, 25 000 mouvements de chevaux sont réalisés entre les trois pays. Le premier accord tripartite a été signé avant l’accession...




                        

                        


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La Tunisie face aux pressions de l’Europe sur le dossier migratoire

Le projet européen de « plate-forme régionale » de débarquement de migrants se heurte à la résistance de Tunis.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h25
    |

            Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)








                        



                                


                            

C’est pour l’instant insidieux, subtil. Une « petite musique », des messages implicites, des sous-entendus appuyés. La Tunisie va devoir s’y faire : la pression de l’Union européenne (UE) qui s’esquisse va aller, selon les connaisseurs du dossier à Tunis, s’intensifiant autour du fameux projet de « plates-formes régionales de débarquement » envisagé par le Conseil européen consacré, fin juin à Bruxelles, à la crise migratoire.
A l’instar d’autres pays d’Afrique du Nord, la Tunisie est citée par des responsables européens comme un possible centre de réception, hors de l’UE, où serait opéré le tri entre candidats éligibles à l’asile et simples migrants économiques.
« Climat de tension »
Les dirigeants de Tunis ont eu beau afficher rapidement leur hostilité à un tel projet, qui concerne par définition des ressortissants non tunisiens, l’affaire n’en est qu’à ses prémices. « Les requêtes sont de plus en plus coordonnées, confirme une source diplomatique tunisienne. Les Européens nous les transmettent par la porte ou par la fenêtre. Cela nourrit un climat de tension. »
Pour l’heure, ce sont surtout les représentants des Etats membres de l’UE qui se manifestent, les Français et les Allemands en particulier. Mais Bruxelles s’apprête à entrer en scène. « On va devoir soulever la question sans trop tarder auprès de nos interlocuteurs tunisiens », assure un officiel de l’UE.

C’est parce qu’elle se sait dans le champ de vision d’une Europe impatiente d’externaliser la gestion des flux migratoires que la Tunisie a attendu près de deux semaines avant d’autoriser, le 28 juillet, l’accostage à Zarzis (Sud-Est) du Sarost-5. Ce navire commercial battant pavillon tunisien avait secouru quarante migrants au large de la Libye, mais ni Malte, ni l’Italie, ni la France n’avaient souhaité l’accueillir. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, avait finalement donné son feu vert « pour des raisons...




                        

                        


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Huit blessés dans l’explosion d’une raffinerie en Allemagne

Au moins 1 800 personnes ont été temporairement évacuées après une explosion survenue sur un site de Bayernoil, près d’Ingolstadt, en Bavière



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h04
   





                        



   


Un incendie s’est déclaré samedi 1er septembre au matin à la suite d’une explosion dans une raffinerie du sud de l’Allemagne, près d’Ingolstadt. Au moins huit personnes ont été blessées, dont trois hospitalisées, et 1 800 habitants évacués, selon la police locale. L’explosion s’est produite dans un secteur de production de gaz et d’essence liquides de ce site de la compagnie Bayernoil, situé le long du Danube en Bavière, peu avant 5 h 30.
Selon la chaîne de radio-télévision publique locale Bayerischer Rundfunk, « l’onde de choc a été ressentie à plusieurs kilomètres » lors de l’explosion. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent d’importantes flammes s’élever au-dessus de la raffinerie aux premières lueurs du jour.
Environ 400 pompiers ont été mobilisés, et les autorités locales ont déclenché un plan « catastrophe ». Les secours ont aussi invité la population à « garder portes et fenêtres fermées en raison de la fumée » dans un rayon de 20 kilomètres autour du foyer de l’incendie.
1 800 personnes évacuées
Environ 1 800 habitants des localités de Vohburg et d’Irsching, à une quinzaine de kilomètres à l’est d’Ingolstadt, ont été évacués par mesure de sécurité et conduits vers des gymnases aux alentours.  Toutefois, quatre heures après l’explosion environ, l’intensité du nuage de fumée au-dessus du site avait beaucoup baissé, permettant aux secours d’autoriser le retour à leur domicile des personnes évacuées.
La compagnie locale Bayernoil, propriétaire de la raffinerie de Vohburg, emploie 790 personnes sur deux sites en Bavière. Elle produit différents carburants, dont de l’essence, du diesel et du fioul domestique, ainsi que du bitume. Le dernier incendie dans une raffinerie en Allemagne, en juillet, dans un site de la compagnie Shell, n’avait pas fait de blessé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Deux personnes, des citoyens américains, ont grièvement blessées vendredi dans une attaque au couteau à la gare d’Amsterdam.
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Amsterdam : l’Afghan qui a blessé deux Américains avait des motivations « terroristes »

Deux personnes, des citoyens américains, ont grièvement blessées vendredi dans une attaque au couteau à la gare d’Amsterdam.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 04h51
   





                        



   


Les deux personnes grièvement blessées vendredi dans l’attaque au couteau à la gare d’Amsterdam sont des Américains, et l’assaillant, un jeune Afghan, avait des motivations « terroristes », ont indiqué samedi 1er septembre les autorités.
« Il est apparu que l’homme avait une motivation terroriste », a déclaré la mairie de la capitale néerlandaise dans un communiqué samedi, au lendemain de l’attaque commise vers 12 h 10 vendredi à la gare centrale, quand un Afghan de 19 ans a poignardé deux personnes, les blessant grièvement, avant d’être ensuite blessé par balles par la police.
« Les deux victimes sont des citoyens américains et nous sommes en contact avec elles et leurs familles », a déclaré samedi l’ambassadeur des Etats-Unis aux Pays-Bas, Pete Hoekstra, dans un communiqué, sans plus de détails sur leur identité.
L’agresseur, dont les jours ne sont pas en danger, avait un permis de résidence allemand. Il a été interrogé par la police à l’hôpital et les autorités néerlandaises ont indiqué travailler en étroite collaboration avec leurs homologues allemands pour obtenir des informations sur ses éventuels antécédents.
« Acte lâche »
Le premier ministre néerlandais Mark Rutte a dénoncé un « acte lâche » et exhorté les citoyens à « rester vigilants en permanence ».
La police d’Amsterdam avait indiqué dès vendredi soir prendre « sérieusement en compte la possibilité d’un motif terroriste ». Un autre porte-parole de la police d’Amsterdam, Rob van der Veen, avait indiqué samedi que les forces de l’ordre étudiaient « toutes les possibilités ».
L’ambassadeur américain a fait savoir que les Etats-Unis étaient prêts « à apporter l’aide nécessaire ». « Notre principale priorité restant la sécurité et le bien-être des citoyens américains dans le pays », a-t-il ajouté.
Cette attaque est survenue au lendemain d’un appel des talibans afghans à des attaques contre les troupes néerlandaises après la tentative du député d’extrême droite Geert Wilders d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet. M. Wilders a depuis annulé le concours, qui a fortement irrité les musulmans et suscité des protestations au-delà des Pays-Bas, « afin d’éviter tout risque de victimes de la violence islamique », a-t-il dit.
« Grande panique »
Les témoins ont décrit des scènes de panique vendredi, entre coups de feu et évacuation d’urgence de milliers de passagers et touristes.
Un témoin a vu un jeune homme « s’écrouler » dans une échoppe de fleuriste, la main en sang. « Peu après, j’ai entendu des coups de feu et j’ai compris qu’il s’était produit quelque chose de grave », a déclaré Richard Snelders à l’agence de presse néerlandaise ANP. Un peu plus tard, il a dit avoir aperçu un autre homme allongé au sol. « La première chose qui vous vient à l’esprit, c’est que c’est un attentat terroriste. Après tout, vous êtes dans la gare centrale d’Amsterdam », a-t-il ajouté. « Il y avait une grande panique ».

   


La police, arrivée rapidement sur les lieux, a ordonné en anglais à un homme de « rester à terre » après lui avoir tiré dessus, selon le témoin. « Tout s’est passé très vite ».
Plusieurs attaques à l’arme blanche ont été perpétrées en Europe ces dernières années, mais les Pays-Bas, limitrophes ou proches de certains pays touchés (France, Belgique, Allemagne), avaient été jusqu’ici épargnés.
En revanche, en 2004, Theo van Gogh a été tué à l’arme blanche à Amsterdam par un musulman qui voulait se venger d’un film du polémiste et cinéaste qui selon certains offensait l’islam.
La gare se trouve dans le centre historique de la ville, au cœur des canaux. Environ 250 000 personnes se rendent chaque jour dans cette gare très fréquentée de la capitale néerlandaise, selon les statistiques fournies par le guide de voyage Amsterdam.info.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 31/08/2018
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Sans la candidature de Lula, la présidentielle au Brésil plonge dans l’inconnu

Le Tribunal supérieur électoral a jugé que l’ancien président, condamné et incarcéré pour corruption, ne pouvait se présenter. Il était le grand favori du scrutin



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 09h48
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Quelques heures avant le jugement du Tribunal supérieur électoral (TSE) invalidant la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva, vendredi 31 août, Fernando Haddad, en déplacement dans le Nordeste brésilien, était acclamé par une foule de sympathisants de gauche venus le soutenir pour l’élection présidentielle. On embrassait le candidat à la vice-présidence, on le serrait, mais ce n’est pas son nom que l’on scandait. La foule appelait Lula. L’ex-président de gauche (de 2003 à 2010), 72 ans, emprisonné pour corruption dans une cellule de Curitiba à plus de 3 000 kilomètres de là. « Lula libre », « Lula guerrier du peuple brésilien », « Lula, Lula, Lula », criaient les militants exaltés.
Fernando Haddad, 55 ans, fils de marchands libanais, ancien maire de Sao Paulo et ex-ministre de l’éducation de Lula, est encore un inconnu pour le grand public. Mais il doit désormais se faire un nom et galvaniser les foules comme son mentor. Vendredi, en rejetant la candidature de Lula, le tribunal a fait, de facto, de Fernando Haddad le candidat à la présidence pour le Parti des travailleurs (PT, gauche) pour le scrutin d’octobre.
« Mon unique préoccupation est la défense des institutions, de la Constitution et de la démocratie, pour qu’elles servent de la meilleure façon possible la nation brésilienne », a argué le juge Luis Roberto Barroso, avant de retoquer la candidature de Lula. La loi dite « Ficha Limpa » (casier propre) veut qu’un condamné en appel – c’est le cas de Lula – ne puisse être éligible. « Il n’y a pas de marge », a-t-il expliqué.
Le magistrat a été suivi par une majorité de juges (six contre un). Le TSE a aussi exigé que le nom et la figure de Lula n’apparaissent pas dans les supports publicitaires de la campagne, laissant au PT dix jours pour désigner un remplaçant. « Face à la violence du TSE contre Lula et le peuple qui veut l’élire, le PT luttera. Nous allons présenter tous les recours pour...




                        

                        


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Hulot, prélèvement à la source, Chemnitz : l’actualité à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h17
    |

                            Les Décodeurs








                        


LE RATTRAPAGE DE L’ACTU
La semaine a été marquée par la rentrée difficile du gouvernement, entre départ de Nicolas Hulot et doutes sur le prélèvement à la source, et par les tensions autour de l’extrême droite en Allemagne.
Démission surprise de Nicolas Hulot
Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, a annoncé son départ du gouvernement sur France Inter mardi 28 août. « Je ne veux plus me mentir », a -t-il justifié. Il a assuré ne pas avoir prévenu ni le président de la République Emmanuel Macron ni le premier ministre Edouard Philippe de sa décision de quitter son poste. Cette démission est perçue comme un échec politique pour l’exécutif, qui voit partir une personnalité très populaire et symbole de l’ouverture à la société civile.

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C’est aussi un aveu d’impuissance pour l’ancien ministre, tiraillé entre les lobbys économiques et la difficulté de répondre aux enjeux écologiques majeurs (réchauffement climatique, pollution de l’air, nucléaire…). Nicolas Hulot avait en effet perdu de nombreux arbitrages dans des dossiers écologiques majeurs.

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Cacophonie sur le prélèvement à la source
La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source le 1er janvier 2019 n’est pas encore définitivement décidée. Le chef de l’Etat Emmanuel Macron a déclaré, jeudi, attendre des « réponses précises » avant de trancher.

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Le dispositif préoccupe chefs d’entreprise et syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts. Il est aussi critiqué par des responsables de l’opposition, comme Laurent Wauquiez (Les Républicains). Le prélèvement à la source est aussi une réforme risquée politiquement alors que les Français s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat.

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L’extrême droite manifeste en Allemagne
Des milliers de sympathisants d’extrême droite se sont rassemblés plusieurs soirs d’affilée à Chemnitz, dans l’est de l’Allemagne, pour protester contre le meurtre d’un Allemand de 35 ans, tué au couteau dans la nuit de samedi à dimanche, vraisemblablement par des étrangers. La manifestation de lundi – elle fut la plus importante, avec 6 000 personnes –, a donné lieu à des affrontements avec des militants d’extrême gauche qui ont fait une quinzaine de blessés.

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L’affaire a pris une tournure politique lorsqu’on a appris, jeudi, que les informations confidentielles sur l’identité des meurtriers présumés (un Syrien et un Irakien) avaient été transmises au groupe d’extrême droite par un fonctionnaire pénitentiaire. D’autres manifestations sont attendues samedi dans la Saxe.

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Et aussi
Homosexualité. Le pape François a suscité la polémique en affirmant dans l’avion le ramenant d’Irlande que les enfants homosexuels pouvaient recourir à la « psychiatrie ».Etats-Unis. Une fusillade a fait trois morts et onze blessés dimanche, lors d’un tournoi de jeux vidéo à Jacksonville, en Floride.Afghanistan. Le leader de l’organisation Etat islamique (EI) en Afghanistan et dix de ses hommes ont été tués dans l’est du pays par un raid aérien.Guantanamo. Les Etats-Unis pourraient envoyer des djihadistes de l’EI dans le centre de détention, qui n’a eu aucun nouvel arrivant depuis dix ans.Tourisme. La fréquentation touristique a atteint un record absolu à Paris au premier semestre, avec 17,1 millions d’arrivées hôtelières.Climat. L’été 2018 a été le deuxième plus chaud de l’histoire en France, une hausse qui correspond aux tendances annoncées des modèles climatiques.Fait divers. La star marocaine de la pop music Saad Lamjarred a été accusée de « viol ». Il a été mis en examen après avoir été arrêté, dimanche, à Saint-Tropez (Var).Ecoles. Dédoublements de classe, interdiction du portable, retour à la semaine de quatre jours : résumé des nouveautés à quelques jours de la rentrée scolaire.Loi Schiappa. Les Décodeurs tordent le cou aux amalgames et rumeurs qui circulent sur la légalisation de la pédophilie ou l’éducation sexuelle à l’école.La Poste. L’Etat va créer un groupe financier permettant à La Poste de se diversifier et d’absorber CNP assurance.Coquilles. La « guerre » entre pêcheurs britanniques et français s’intensifie autour de la pêche à la Saint-Jacques en baie de Seine.Diplomatie. L’écrivain Philippe Besson, proche du président Emmanuel Macron, va être nommé au poste convoité de consul de France à Los Angeles.FIFAgate. Juan Angel Napout, l’ancien patron de la confédération sud-américaine de football a été condamné, mercredi, à neuf ans de prisons pour corruption.#Metoo. Gérard Depardieu a été accusé de viols et d’agressions sexuelles, jeudi, par une jeune comédienne, ce qu’il conteste.Football. Le tirage au sort de la Ligue des champions a été sévère, jeudi, pour le PSG, l’AS Monaco et l’Olympique lyonnais, qui héritent d’un groupe de poules ardu.
Disparitions
John McCain. Des funérailles nationales sont organisées, samedi, une semaine après la mort du sénateur américain des suites d’un cancer du cerveau. L’ancien militaire, candidat républicain à la Maison-Blanche, était devenu l’un des plus farouches opposants au président Donald Trump.



                            


                        

                        

