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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les déclarations contradictoires se multiplient sur la mise en place ou l’abandon de ce système, prévu pour être mis en place en janvier.
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Une semaine de cacophonie gouvernementale autour du prélèvement à la source

Les déclarations contradictoires se multiplient sur la mise en place ou l’abandon de ce système, prévu pour être mis en place en janvier.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 13h52
   





                        



   


Les impôts seront-ils prélevés directement sur les feuilles de paie en janvier prochain ? Difficile à dire. Les déclarations et signaux contradictoires se multiplient depuis une semaine sur cette grande réforme fiscale.

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Les doutes d’Edouard Philippe et d’Emmanuel Macron
Dans son entretien de rentrée au JDD le 26 août, le premier ministre a exprimé ses doutes : « Je suis attentif, nous avons décidé de reporter en 2017 d’un an cette réforme parce que nous voulions être sûrs qu’elle serait mise en œuvre dans de bonnes conditions. Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines. »

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                Les doutes du gouvernement sur le prélèvement à la source



Jeudi 30 août, le président Emmanuel Macron a rajouté de l’incertitude, en demandant « aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale ». De source proche de la présidence, une réunion sur le sujet a été programmée à l’Elysée le mardi 4 septembre.
Les revirements de Gérald Darmanin
Le même jour, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, principal artisan de la réforme, s’est montré très confiant lors d’une visite à la trésorerie de Pau : « Aujourd’hui, je suis certain que les choses fonctionneront très bien et j’aurais l’occasion de le dire au président de la République et au premier ministre. »
Pourtant, deux jours plus tard, le ministre ouvrait la porte à un abandon, en déclarant sur France Inter que les options étaient ouvertes : « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt puisque le président de la République l’a évoqué. » Il reconnaît le risque d’un mauvais effet dans l’opinion d’une retenue sur salaire : « Est-ce que techniquement on est prêt ? Oui on est prêt. Est-ce que psychologiquement les Français sont prêts ? C’est une question à laquelle collectivement nous devons répondre. »
L’inconnue des erreurs techniques
Avant d’être généralisé, le prélèvement à la source a fait l’objet de tests, dont le bilan a été jugé « calamiteux » par Le Parisien, qui s’appuie sur une note confidentielle de la direction générale des finances publiques (DGFIP) : un nombre important d’erreurs, entraînant des doubles prélèvements, ou des confusions entre homonymes a été signalé en février, puis à nouveau en juillet et août, selon le quotidien.
La DFGIP a minimisé les bugs, qui représentent une part infime des dossiers. Le ministère des comptes publics a assuré que les bugs ont été corrigés depuis et que « le système est prêt ».
Le Maire, un soutien « sous réserve de garanties »
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a tenu à assurer que la décision serait prise sur des considérations techniques, et non politiques. Interrogé dimanche sur BFM-TV, il a déclaré : « Je souhaite que nous tenions le calendrier sous réserve que nous ayons les garanties techniques. »
Une manière de répondre aux critiques de l’ancien secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, interrogé par Libération, qui « ne [croit] pas une seconde » à la thèse d’un dysfonctionnement technique et assure qu’il s’agirait d’une reculade purement politique : « Toute cette histoire n’est donc qu’une affaire politique. La majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pensions avec des montants en baisse. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La première ministre britannique répète qu’elle ne fera pas de concessions contraires à « l’intérêt national » à Bruxelles ni aux partisans d’un Brexit dur.
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Theresa May reste inflexible sur le Brexit, Barnier prêt à prolonger les négociations

La première ministre britannique répète qu’elle ne fera pas de concessions contraires à « l’intérêt national » à Bruxelles ni aux partisans d’un Brexit dur.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 03h49
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 11h51
   





                        



   


Theresa May maintient son cap. La première ministre britannique réitère, dans une tribune publiée dans le Sunday Telegraph daté du 2 septembre, qu’elle ne fera aucun compromis avec Bruxelles dans les négociations pour les relations post-divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE).
Ces déclarations interviennent alors que le Sunday Times a rapporté que les adversaires de la stratégie de Mme May dans les rangs du Parti conservateur publieraient en septembre leurs propres propositions pour le Brexit destinées à s’orienter vers une rupture plus nette avec l’UE. Une telle démarche viserait à mettre la pression sur Mme May, alors que le calendrier fixé par Londres et Bruxelles prévoit la conclusion d’un accord de retrait avant le Conseil européen des 18 et 19 octobre prochains.
Des discussions possibles jusqu’à « mi-novembre »
Mais cette date limite peut être aménagée : Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, a avancé dimanche dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que les négociations devaient être bouclées pour « mi-novembre », en ajoutant : « C’est possible. Ce dont nous avons besoin ce n’est pas de temps mais de décisions politiques. » Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, a évoqué lui aussi mercredi « une marge de manœuvre » sur le calendrier.

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                Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord



May s’en tient à son « livre blanc »
En juillet, Mme May a présenté un livre blanc dans lequel elle propose notamment la création d’une nouvelle « zone de libre-échange » avec l’UE, reposant sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agroalimentaire. Il prévoit aussi d’honorer l’engagement d’éviter de rétablir une « frontière dure », avec des infrastructures douanières, à la frontière avec l’Irlande.
Ce « plan de Chequers [une des résidences du premier ministre] » a immédiatement suscité l’opposition des tenants d’un Brexit dur car ils le considèrent comme un dévoiement du référendum ayant décidé la sortie de l’UE en juin 2016. Il a d’ailleurs provoqué les démissions fracassantes des ministres des affaires étrangères, Boris Johnson, et du Brexit, David Davis. Mme May s’est aussi attiré les foudres de ceux qui souhaitent que Londres renonce à sortir de l’UE. De leur côté, les dirigeants de l’UE ont mis en doute sa viabilité.
« Je ne serai pas poussée à accepter des compromis [sur les propositions du livre blanc] qui ne sont pas dans l’intérêt national », prévient la première ministre dans le Sunday Telegraph. « Les prochains mois seront essentiels pour façonner l’avenir de notre pays et je suis claire sur ma mission », ajoute-t-elle.
Pas de second référendum
Mme May – qui avait prévenu en juillet les membres de son parti qu’il n’y aurait pas de Brexit du tout si ces derniers ne soutenaient pas son plan pour maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’UE – réitère qu’elle préfère une absence d’accord à un mauvais accord. « Nous serons prêts pour un no deal [aucun accord] s’il le faut », écrit-elle.
Une fois encore, la chef du gouvernement exclut la tenue d’un second référendum sur l’adhésion à l’UE. « Poser la question une fois de plus serait une grave trahison de notre démocratie – et une trahison de cette confiance », affirme-t-elle.
Le Brexit est programmé pour le 30 mars 2019, et Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ « Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois d’août.
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Lois, décrets, ordonnances… Les mesures adoptées pendant que vous étiez en vacances

« Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois d’août.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 14h30
    |

            Mathilde Damgé








                        


Lois, décrets, ordonnances…, comme les années précédentes, Les Décodeurs reviennent sur les textes adoptés pendant l’été. Second point d’étape après celui des juillettistes.

Méthodologie
L’objectif de cet article n’est pas de faire un recensement exhaustif des lois, décrets, ordonnances et arrêtés adoptés cet été : il existe pour cela un endroit très pratique, le Journal officiel.
Nous avons pris le parti de faire notre propre sélection — forcément parcellaire — de textes que nous avons jugés intéressants. Si un fait important a échappé à notre vigilance, n’hésitez pas à nous le signaler dans les commentaires ou sur Twitter.


Trois lois majeures votées par le Parlement
L’affaire Benalla a décalé une grande partie du travail parlementaire, dont la loi sur la croissance des entreprises, la loi « Pacte » — cette dernière sera au menu du Parlement à partir du 12 septembre. En revanche, la révision constitutionnelle est reportée à l’automne.
La session extraordinaire, qui a reculé d’un mois le départ en vacances des députés (jusqu’au 2 août), a toutefois permis au Parlement d’avaliser un certain nombre de réformes :
Asile et immigration. Le texte controversé porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, prévoit un certain nombre de dispositions pour accélérer le traitement des demandes d’asile, un allongement de la durée maximale du séjour en centre de rétention, la limitation du droit du sol sur l’île de Mayotte et le maintien du délit de solidarité. La question de la rétention des mineurs sera tranchée d’ici à la fin de l’année.Avenir professionnel. Un an après la réforme du code du travail par ordonnances qui a donné plus de souplesse aux entreprises, les députés ont avalisé un ensemble de mesures dont l’extension de l’allocation-chômage, sous conditions, à certains démissionnaires, la mue du compte personnel de formation (CPF) et de nouvelles règles pour l’apprentissage.Violences sexuelles et sexistes. C’est une loi, dénoncée pour son « affichage » par l’opposition, qu’a adoptée l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles et sexistes. La présomption de non-consentement, très attendue par les associations de défense des droits des femmes et des enfants, a été abandonnée. Le texte prévoit toutefois la verbalisation du harcèlement de rue et l’allongement de vingt à trente ans du délai de prescription pour les viols de mineurs.
Des réformes plus discrètes adoptées par décret
Mais d’autres réformes ont été adoptées par décret (pris par le président de la République ou le premier ministre), arrêté (émanant d’une autorité administrative) ou ordonnance (du gouvernement, avec l’aval du Parlement). Nous avons sélectionné les mesures les plus importantes :
Les pesticides néonicotinoïdes interdits
L’Union européenne (UE) a décidé en avril d’interdire, pour les cultures de plein champ, l’utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride). La France va plus loin : la loi biodiversité de 2016 prévoit l’interdiction des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre. Le décret d’application du 1er août précise que les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires – les trois visés par l’UE, plus le thiaclopride et l’acétamipride – sont concernées.
Le domaine maritime français défini
Un décret paru le 2 août officialise la limite extérieure de la mer territoriale de la France métropolitaine. S’appuyant sur les données du service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), il établit un domaine maritime de près de 11 millions de kilomètres carrés, soit le deuxième domaine maritime derrière les Etats-Unis. Ces nouvelles délimitations sont le fruit de négociations lorsque les espaces maritimes de deux Etats se chevauchent.
Nouveau droit à l’image des sportifs
Un beau cadeau pour les clubs. Le décret d’application du 3 août permet de verser aux sportifs, en guise de complément de salaire, des redevances correspondant à l’exploitation commerciale de leur image, avec un niveau de cotisations patronales moins élevé. Un système qui ferait gagner les clubs français en compétitivité face aux autres pays, à la fiscalité plus avantageuse.
Les administrations doivent proposer un service de paiement en ligne
Le décret du 3 août oblige les collectivités territoriales et leurs établissements publics à mettre à la disposition des usagers un service de paiement en ligne leur permettant de régler les sommes dont ils sont redevables (paiement de crèches, de frais de scolarité, de soins hospitaliers, etc.).
Permis de conduire : une formation pour réduire le délai probatoire
A partir de 2019, les conducteurs novices pourront réduire le délai probatoire, qui les obligeait à patienter pour obtenir la totalité des douze points. Le décret du 8 août ne précise pas le prix de cette formation, destinée à lutter contre la « surconfiance » des jeunes conducteurs. Elle sera dispensée par les écoles de conduite détentrices d’un label délivré ou reconnues par les services de l’Etat.
Le bachelor de Polytechnique gratifié du grade de licence
Deux ans à peine après le lancement de son bachelor, à la rentrée 2017, Polytechnique a obtenu qu’il soit reconnu au grade de licence. Une prouesse, dans le monde de l’enseignement supérieur, alors que le monopole de la délivrance de la licence est, depuis Napoléon, réservé aux facultés, et que l’obtention du grade de licence pour d’autres diplômes est exceptionnelle.
Demande d’asile : une procédure exceptionnelle testée en Guyane
Une procédure spécifique pour les demandes d’asile en Guyane, réduisant drastiquement les délais mais très contestée par les défenseurs des étrangers, va être expérimentée à partir de septembre dans ce département d’outre-mer, qui connaît une forte immigration haïtienne, avec cet arrêté publié le 23 août au Journal officiel.
Nominations
Le haut fonctionnaire Jean-Raphaël Alventosa a été nommé « médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques » par un décret du 4 août. Ce poste avait été institué par la loi pour la confiance dans la vie politique de septembre 2017 et doit faciliter le dialogue entre les candidats à un mandat électif et les partis politiques, d’une part, et les banques, d’autre part.L’écrivain Philippe Besson, ami d’Emmanuel et Brigitte Macron, sera le prochain consul général de France à Los Angeles (Californie). Un décret présenté lors du conseil des ministres du 3 août, avait rajouté vingt-deux postes de consuls généraux « particulièrement importants » à la liste des emplois « pour lesquels la nomination est laissée à la discrétion du gouvernement » – ils étaient auparavant nommés par le Quai d’Orsay.Autre nomination estivale : Agnès Saal a été nommée à un emploi fonctionnel d’expert de haut niveau au ministère de la culture. Elle avait auparavant été promue à l’échelon spécial des administrateurs généraux, en dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Cette semaine, le comédien Jacques Weber, inoubliable Cyrano, évoque ses rencontres avec sa femme, « une chance inouïe », et Pierre Brasseur, « essentielle ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Jacques Weber : « Je suis marqué au fer rouge par l’éducation nationale »

« Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Cette semaine, le comédien Jacques Weber, inoubliable Cyrano, évoque ses rencontres avec sa femme, « une chance inouïe », et Pierre Brasseur, « essentielle ».



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 06h25
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 15h32
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            JE NE SERAIS PAS ARRIVÉ LÀ SI…
Comédien et metteur en scène, Jacques Weber interprétera, à partir du 14 septembre, Orgon dans Le Tartuffe de Molière, mis en scène par Peter Stein au Théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris. En cette rentrée, il signe également la mise en scène de La Musica Deuxième, une pièce de Marguerite Duras, qui réunira Grégory Gadebois et Stéphane Caillard au Théâtre du Petit Saint-Martin à partir du 25 septembre.
Je ne serais pas arrivé là si…
Si je ne devais pas tant à mes parents, aussi bien dans le silence assez méprisant de mon père que dans la suraffection de ma mère. C’étaient des gens extrêmement cultivés, qui avaient un sens de la famille très important. Mon grand frère, philosophe de nature puis de profession, a aussi considérablement compté. Il m’a sans doute complexé, inhibé, mais en même temps fasciné.
Votre père était un scientifique…
C’était un homme extrêmement puissant intellectuellement, grand physicien, puis chimiste. Je me souviendrai toute ma vie des discussions qu’il avait avec mon frère, sur, par exemple, la mécanique quantique. J’étais abasourdi. Même si je ne comprenais pas tout, cela ravigotait mon esprit. Quant à ma mère, elle était une ménagère au sens génial du terme, la mère de famille comme la voit Marguerite Duras dans La Vie matérielle : celle qui crée, qui tient la famille, qui en est la reine.
Comment le théâtre arrive-t-il dans votre vie ?
En classe de sixième, j’étais fou amoureux d’une vieille professeure de français, Mme Pierre, et de sa manière de parler des fables de La Fontaine. Puis j’ai eu mon premier coup de foudre au théâtre : j’avais une dizaine d’années, ma grand-mère m’a emmené à une représentation de L’Avare à la Comédie-Française. J’ai été électrocuté, bouleversé par l’arrivée en majesté, à la fin du spectacle, du deus ex machina. Quand je suis rentré chez...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les dégâts environnementaux infligés par l’homme sont irréversibles, alertent Gerald Markowitz et David Rosner, deux historiens des sciences américains, dans une tribune au « Monde ».
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édition abonné


Contaminations : « Les zones mortes, prélude d’une planète sans vie »

Les dégâts environnementaux infligés par l’homme sont irréversibles, alertent Gerald Markowitz et David Rosner, deux historiens des sciences américains, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h58
    |

Gerald Markowitz (historien des sciences) et David Rosner (historien des sciences)







                        



                                


                            

[Dans le cadre de notre opération « Contaminations », nous avons sollicité deux historiens des sciences, Gerald Markowitz (John Jay College of Criminal Justice) et David Rosner (université Columbia à New York) qui ont consacré toute leur carrière à l’étude des pollutions industrielles, notamment le plomb et les polychlorobiphényles. En janvier, les deux Américains ont mis en ligne des milliers de documents internes de firmes (« Toxic Docs ») qui dévoilent les stratégies des industriels pour dissimuler ces crimes environnementaux. Ils lancent une mise en garde sur les conséquences tragiques de notre usage de la planète.]
La planète est un endroit remarquablement résilient. Au fil des siècles, l’homme en a détruit les forêts naturelles, brûlé les sols et pollué les eaux pour finalement constater que, dans l’ensemble, la planète s’en remettait. Longtemps, les villes se débarrassaient de leurs déchets dans les rivières, tandis que les premières usines construites le long de leurs rives disposaient de ces cours d’eau comme de leurs propres égouts ; autrefois sans vie, ces rivières peuvent retrouver une vie foisonnante pour peu qu’on leur en laisse le temps.
Ceux d’entre nous qui ont atteint un certain âge et ont grandi à New York se souviennent sans doute des bancs de poissons morts qui venaient s’échouer sur les rives de notre fleuve Hudson, zone morte il y a peu encore, et aujourd’hui si belle. Les forêts, rasées pour laisser place à des champs, reviendront vite une fois l’homme parti. Il suffit de se promener dans les bois verdoyants de la Nouvelle-Angleterre et d’imaginer, comme le poète Robert Frost, être les premiers à s’émerveiller de leur beauté pour tomber aussitôt sur des ruines des murets de pierre qui clôturaient autrefois les pâturages.
Une nouvelle réalité ébranle les fondements de notre droit de polluer à volonté en croyant que la nature finira par triompher
C’est alors seulement que nous en prenons conscience : ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le 14e Grand Prix de la saison se déroule sous la pluie, à Monza, en Italie.
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F1 : l’avenir incertain du Français Esteban Ocon

Le 14e Grand Prix de la saison se déroule sous la pluie, à Monza, en Italie.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 15h28
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Alors que le « grand barnum » de la F1 a pris place, sous la pluie, à Monza, en Italie, où se court dimanche 2 septembre le 14e Grand Prix de la saison, un sujet agite les conversations : l’avenir incertain d’Esteban Ocon. En plein jeu de chaises musicales parmi les pilotes, le Français, qui roule actuellement sous les couleurs de Force India, n’est pas assuré d’avoir un volant dans la catégorie reine la saison prochaine.
L’intéressé a révélé lui-même sa situation le week-end dernier à Spa, face caméra, dans un dialogue inédit avec le quadruple champion du monde Sebastian Vettel (Ferrari).

Discussion entre Vettel et Ocon après les qualifs en 🇫🇷

V : L'année prochaine ? Toujours rien ?
O : Non
— Secteur_F1 (@Secteur F1 🏎🇫🇷)


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A l’origine du « problème », le rachat de l’écurie Force India par le consortium Racing Point, mené par l’homme d’affaires canadien Lawrence Stroll. Or, ce dernier est le père du pilote Lance Stroll (qui court actuellement au sein de l’écurie Williams) et il a décidé d’y faire venir son fils. Aux dépens d’Esteban Ocon.
L’autre pilote, le Mexicain Sergio Pérez, serait gardé par Racing Point FI, parce qu’il peut apporter un financement, grâce au soutien du milliardaire Carlos Slim.
Les pilotes payants, « une des réalités de la F1 »
Le cas d’Ocon a suscité une sorte d’élan de sympathie. Il est vrai que ce jeune pilote (21 ans) se montre plutôt talentueux : à Spa, il s’est hissé à la 3e place sur la grille du Grand Prix de Belgique au volant de sa monoplace rose.
Ce pilote au mérite séduit ses aînés. Les deux quadruples champions du monde en tête : Lewis Hamilton et Sebastian Vettel ont les premiers pris sa défense, relayés massivement par les réseaux sociaux, sur le thème « c’est scandaleux ».
Mais, pour l’instant, Esteban Ocon, qui fait partie de la « pépinière » Mercedes (la marque gère sa carrière), se retrouve sans point de chute pour 2019. Ce qui rouvre le débat sur les « pilotes payants » de la F1 et, plus largement, sur la difficulté d’accéder à un baquet dans l’élite.
Le phénomène des pilotes payants n’est toutefois pas nouveau. Même Fernando Alonso, Michaël Schumacher, ou Ayrton Senna ont bénéficié de soutiens financiers. « C’est une des réalités de la F1 aujourd’hui, témoigne Cyril Abiteboul, patron de Renault F1 Team. On avait d’ailleurs été beaucoup critiqués [par Force India notamment] lorsque l’on est revenus en F1 sur notre line-up de pilotes initial. » Allusion au pilote payant de Renault d’alors, le Britannique Jolyon Palmer.
Renégocier la répartition des revenus
Depuis 2017, les hautes instances tentent de réagir à cet état de fait, qu’elles jugent incompatible avec l’image de la F1 de demain. « Nous devrions avoir les vingt meilleurs pilotes du monde, mais la réalité c’est qu’en bas de la grille, les considérations commerciales liées aux budgets apportés par les pilotes sont devenues trop importantes », déplorait, en avril 2017, Ross Brawn, directeur sportif de la F1.
Le nouveau propriétaire de la F1, Liberty Media, propose de renégocier en 2021 les accords, particulièrement inégalitaires, qui fixent la répartition des revenus de la F1 entre les écuries. Actuellement, les plus anciennes, Ferrari en tête, bénéficient de grosses dotations, quand de jeunes écuries ne perçoivent rien.
« Les premiers bénéficiaires seraient les pilotes, et en particulier les pilotes talentueux qui n’ont pas de soutien économique », poursuit Cyril Abiteboul. Ainsi, si Esteban Ocon a bénéficié et bénéficie encore du soutien de Mercedes, c’est parce que l’écurie en a les moyens. En 2015, le patron de Mercedes AMG, Toto Wolff, chiffrait entre 7 et 8 millions d’euros le coût de la formation d’un jeune pilote, du kart à la F1. Pour justifier ces dépenses, encore faut-il des débouchés pour ces jeunes pilotes.
Or, la formule 1, c’est « la loi de l’offre et de la demande », rappelle un agent de pilote. En l’occurrence, pour les pilotes, l’offre mondiale se limite à vingt places. Fait conjoncturel aggravant, les carrières s’allongent, ce qui réduit le turnover et limite la place pour les jeunes. A 38 ans, Kimi Räikkönen est par exemple en passe de resigner un an chez Ferrari ; le jeune Monégasque Charles Leclerc devra patienter.
McLaren, Williams, Haas…, options encore possibles pour Ocon
Pour Esteban Ocon, plusieurs options sont encore possibles. « Avant la trêve, on le voyait chez Renault », rappelle un proche de la FIA. Cela ne s’est pas fait « pour de nombreuses raisons, explique Cyril Abiteboul. Outre l’arrivée de Daniel Ricciardo [débauché chez Red Bull], la principale étant que Renault est un constructeur qui souhaite garder une certaine autonomie dans la gestion de ses pilotes » Or, Esteban est sous contrat avec Mercedes.

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Ces derniers jours, Mercedes a cherché à décrocher un baquet chez McLaren. Esteban Ocon s’est rendu en Angleterre pour s’en faire mouler un. Las. Il est… trop grand. « Sa taille [1,86 m] pose problème », confirme un familier du quartier général de l’écurie, à Woking. Cela n’est pas insurmontable mais nécessite du temps : McLaren s’est donné jusqu’à la fin de septembre pour annoncer son second pilote, au côté de Carlos Sainz Jr.
Williams, motorisée par Mercedes, n’a pas non plus totalement fermé sa porte, même si, a priori, elle lui préfère le Russe Nikita Mazepin. Haas pourrait enfin offrir un volant à Ocon, mais à condition de se débarrasser d’un autre Français, Romain Grosjean.
Sous la forte pression de Mercedes, Esteban Ocon pourrait aussi, finalement, garder son volant chez Racing Point Force India.
Après son « coup de com » réussi à Spa, et dans un contexte de reconquête du public et de renouveau de la F1, le jeune pilote français assure garder confiance : « Ma carrière est gérée par Mercedes et ils ont pris d’excellentes décisions pour moi par le passé. Espérons qu’il en sera de même à l’avenir. » 

F1 : la grille du Grand Prix d’Italie
A l’issue des séances de qualifications, marquées par le spectaculaire accident du pilote Sauber Marcus Ericson, sorti indemne de son baquet après plusieurs tonneaux, c’est le pilote Ferrari Kimi Räikkönen qui part en pole position, dimanche 2 septembre, sous les vivas des Tifosi de Monza.
1. Kimi Raikkonen (FIN, Ferrari), 1 mn, 19’119. 2. Sebastian Vettel (GER, Ferrari), 1 min 19’280 3. Lewis Hamilton (GBR, Mercedes), 1 min 19’294 4. Valtteri Bottas (FIN, Mercedes), 1 min 19’656 5. Max Verstappen (NED, Red Bull), 1 min 20’615. 6. Romain Grosjean (FRA, Haas), 1 min 20’936. 7. Carlos Sainz (ESP, Renault), 1 min 21’041. 8. Esteban Ocon (FRA, Racing Point FI), 1 min 21’099. 9. Pierre Gasly (FRA, Toro Rosso), 1 min 21’350. 10. Lance Stroll (CAN, Williams), 1 min 21’627. 11. Kevin Magnussen (DAN, Haas), 1 min 21’669 12. Sergey Sirotkin (RUS, Williams), 1 min 21’732. 13. Fernando Alonso (ESP, McLaren), 1 min 22’568. 14. Nico Hulkenberg (GER, Renault), pas de temps. 15. Daniel Ricciardo, (AUS, Red Bull), pas de temps. 16. Sergio Perez (MEX, Racing Point FI), 1 min 21’888. 17. Charles Leclerc (MON, Sauber), 1 min 21’889. 18. Brendon Hartley (NZL, Toro Rosso), 1 min 21’934. 19. Marcus Ericsson (SUI, Sauber), 1 min 22’048. 20. Stoffel Vandoorne (BEL, McLaren), 1 min 22’085.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le psychothérapeute Pierre Lassus tient à rassurer tous les parents : si leur ado passe autant de temps au lit, ce n’est pas grave. Cette période de retrait est une étape nécessaire de construction.
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Pour les ados, « le lit est une parade assez maligne aux agressions de la modernité »


                      Le psychothérapeute Pierre Lassus tient à rassurer tous les parents : si leur ado passe autant de temps au lit, ce n’est pas grave. Cette période de retrait est une étape nécessaire de construction.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 12h09
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Que les ados passent leur vie au lit n’inquiète pas Pierre Lassus, 73 ans, psychothérapeute, directeur général honoraire de l’Union française pour le sauvetage de l’enfance, auteur, entre autres ouvrages, de Petit éloge de l’enfant (Editions François Bourin, 2017). Au contraire.
Beaucoup d’adolescents passent aujourd’hui le plus clair de leur temps au lit. Comment l’expliquez-vous ?
Pour bien répondre à cette question, il faut écarter d’emblée l’hypothèse de pathologies singulières, parfois lourdes, qui peuvent conduire à ce genre de comportement et provoquer une désocialisation, un isolement grave. Elles méritent un suivi attentif, voire un traitement. Dans les cas qui nous intéressent ici, il s’agit d’autre chose : c’est la période de retrait classique, observée chez les adolescents à ce moment de leur vie où dominent l’angoisse du devenir et les interrogations face au monde. Elle est aussi marquée par la volonté de ne pas succomber aux règles imposées par la société.

Comme Alexandre le Bienheureux, éponyme du film d’Yves Robert (1968), qui, après la mort de son épouse tyrannique, décide de ne plus jamais travailler, de ne plus rien subir et de rester au lit ?
Exactement. Cet Alexandre refuse les conventions et prouve qu’on peut vivre en toute liberté. A sa manière, il résiste. Mais c’est aussi un nonchalant naturel. Ce n’est pas toujours le cas de nos adolescents : au lit, ils travaillent, ils échangent, ils consomment. Ils y sont actifs, productifs même.
Est-ce aussi une façon de se mettre à l’écart ?
Physiquement et spatialement, oui. Mais cela n’a rien à voir avec un repli autistique. Il n’y a pas de douleur. Les ados restent connectés au monde et décident de leur mode de communication, du moment et du rythme de son usage.
« Etre adolescent aujourd’hui, c’est bien plus éreintant et déstabilisant que dans les années 1970 ou 1980. »
Le lit...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les Etats-Unis collaborent avec la branche yéménite d’Al-Qaida, directement ou par l’intermédiaire des Emirats arabes unis, explique le spécialiste du Proche-Orient sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le club breton a officialisé l’arrivée du fougueux milieu de terrain ce dimanche, laissé libre depuis la fin de son contrat au PSG en juin, après un long feuilleton sur sa venue.
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Hatem Ben Arfa rejoint le Stade rennais

Le club breton a officialisé l’arrivée du fougueux milieu de terrain ce dimanche, laissé libre depuis la fin de son contrat au PSG en juin, après un long feuilleton sur sa venue.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 15h10
   





                        



   


Le Stade rennais a officialisé dimanche l’arrivée du milieu de terrain Hatem Ben Arfa, libre depuis la fin de son contrat fin juin au PSG, dans une petite vidéo postée sur son compte Twitter.

Expo "Debout !" - Un nouvel artiste à Rennes ! https://t.co/AADDQLs536— staderennais (@Stade Rennais F.C.)


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Laissé libre de tout contrat après la fin de son aventure au Paris-Saint-Germain en juin dernier, le milieu de 31 ans a choisi le club breton pour se relancer après une année compliquée dans la capitale, où il n’a quasiment pas joué. La perspective de jouer la Ligue Europa, pour laquelle Rennes est qualifiée, et la jeunesse du groupe rennais ont attiré le joueur, visiblement désireux de rester sur les pelouses de Ligue 1, malgré l’insistance du club anglais de West Ham, et de Nice, son ancien club.
Samedi soir, le site de la Ligue de football professionnel (LFP) faisait déjà état de la signature d’Hatem Ben Arfa à Rennes, pas encore officialisée mais sur toutes les lèvres.
Le joueur a signé un contrat d’un an plus une en option, mais le président Olivier Létang n’a pas voulu en préciser le contenu devant les journalistes. « Je suis vraiment content d’être ici, c’est un projet qui m’a intéressé au niveau sportif, niveau ambition et comme je suis quelqu’un de très ambitieux, je pense que j’arrive dans le club qu’il me faut », a déclaré le joueur.
« Rennes est rentré dans une nouvelle dimension »
Interrogé sur le temps qu’il a mis à faire son choix, Ben Arfa a expliqué avoir « eu beaucoup de sollicitations ». « Il fallait que j’étudie vraiment toutes les propositions [pour choisir le] un projet qui me corresponde à tous les niveaux », a-t-il expliqué.
La participation à la Ligue Europa a notamment fait pencher la balance par rapport à Nice par exemple. « C’est assez compliqué de retourner dans un club où on a été. On a passé une année exceptionnelle, mais c’est compliqué de retourner avec son ex », a-t-il plaisanté.
« Rennes est rentré dans une nouvelle dimension et on va pouvoir faire du bon boulot parce que c’est une terre de football. J’ai toujours aimé venir jouer ici, j’ai même été ovationné », a-t-il encore rappelé en référence au 4-1 que Nice était venu infliger à Rennes en octobre 2015.
Le joueur est également revenu sur son expérience au PSG. « Ça a été une aventure avec beaucoup de positif et j’ai beaucoup appris. Ça fait partie de mon histoire. Aujourd’hui j’écris une autre histoire au Stade rennais. Aujourd’hui je suis un homme plus fort », a-t-il estimé.
« Je sais que je suis à un très bon niveau, j’ai fait les tests physiques et j’étais bien, hein ? », a-t-il demandé en se tournant vers Olivier Létang. « Il est très affûté », a confirmé le dirigeant, qui en a parlé avec le médecin du club et avec le coordinateur sportif Sylvain Armand, présent lors de la visite médicale. Il espère d’ailleurs faire partie du groupe retenu pour le premier match après la trêve internationale, contre… Nice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Vingt-sept personnalités suggèrent dans le « JDD » d’attribuer 164 millions d’euros par an pour les écoles et 330 millions pour l’hôpital afin de changer les pratiques.
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Audrey Pulvar, Nagui et Sophie Marceau réclament « un bonus pour des cantines bio et locales »

Vingt-sept personnalités suggèrent dans le « JDD » d’attribuer 164 millions d’euros par an pour les écoles et 330 millions pour l’hôpital afin de changer les pratiques.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 12h26
   





                        


Former les cuisiniers et les acteurs publics, installer une légumerie, soutenir les dépenses d’approvisionnement : le bio dans les cantines a un coût, que l’Etat devrait en partie financer, estiment vingt-sept personnalités dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche (JDD).
Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, le photographe Yann Arthus-Bertrand, l’animateur Nagui, l’actrice Sophie Marceau et des représentants de plusieurs structures (Secours catholique, Agence bio, Génération future, Restau’Co…) demandent le versement par les pouvoirs publics d’un « bonus » pour les « structures souhaitant changer de pratiques ».
164 millions d’euros pour les cantines
Ce bonus, estimé à 164 millions d’euros par an pour le secteur scolaire, 330 millions d’euros en incluant le secteur médico-social, permettrait à ces structures « de développer et d’inscrire leur projet alimentaire dans la durée ». Il pourrait être instauré sur trois ans.

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                Cantines publiques : 50 % au moins de produits bio ou écologiques en 2022



La loi agriculture et alimentation prévoit l’introduction de 20 % de produits bio en restauration collective publique d’ici à 2022. Les initiatives se multiplient déjà dans des écoles ou d’autres établissements, mais « la généralisation de leurs actions est limitée par le manque de moyens ». La création d’un bonus cantine bio et locale permettrait de réussir « la transition vers une alimentation saine », sans pour autant en faire peser le coût sur les familles.

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                Des légumes bio du potager à la cantine




Carrefour instaure un « comité d’orientation alimentaire »
Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a précisé samedi les contours de la nouvelle stratégie du groupe. Après avoir annoncé en janvier un vaste plan d’économies, qui s’est concrétisé par la fermeture de centaines de magasins et la suppression de milliers d’emplois, l’enseigne se positionne en faveur d’une « transformation de [son] modèle alimentaire » en faveur de la protection de la planète. Dans une tribune publiée sur LinkedIn, Alexandre Bompard appelle à gâcher moins de nourriture, à améliorer le bien-être animal et à mieux rémunérer les producteurs. Pour y parvenir, il a annoncé dimanche l’instauration d’un comité d’orientation alimentaire, composé de sept « experts indépendants (…) à la croisée de tous ces enjeux ». La liste a été précisée dimanche dans Le Journal du dimanche. Il s’agit de Lucie Basch, créatrice d’une start-up contre le gaspillage alimentaire, Myriam Bouré, fondatrice d’Open Food France, Emmanuel Faber, président de Danone, Jean Imbert, cuisinier et animateur, Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, François Mandin, agriculteur, et Caroline Robert, cancérologue.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Diffusée sur les réseaux sociaux, une vidéo de vacances dans laquelle Adam Catzavelos parle des Noirs en des termes extrêmement racistes a suscité un tollé médiatique. L’homme a perdu son travail et risque la prison.
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En Afrique du Sud, une insulte raciste ruine la vie de son auteur


                      Diffusée sur les réseaux sociaux, une vidéo de vacances dans laquelle Adam Catzavelos parle des Noirs en des termes extrêmement racistes a suscité un tollé médiatique. L’homme a perdu son travail et risque la prison.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 06h23
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                              

                        

Chapeau de paille, lunettes aviateur, un homme blanc de 39 ans se promène sur une plage grecque en plein mois d’août, son téléphone en mode selfie, et s’élance en anglais d’une voix grave. « Laissez-moi vous donner le bulletin météo : ciel bleu, belle journée, mer magnifique. Pas un kaffir en vue, un putain de paradis sur terre ! » 
Quelques secondes de vidéo envoyées à des amis sur WhatsApp qui, malheureusement pour son auteur, se retrouvent sur les réseaux sociaux : le voilà au cœur d’un ouragan médiatique dans son pays d’origine, l’Afrique du Sud.
« Le mot en k », un crime d’injure
Au pays de Nelson Mandela, « le mot en k » est l’insulte raciste suprême, bien plus grave que « le mot en n » (nigger), utilisé aux Etats-Unis. Emprunté à l’arabe, le terme servait à désigner les Noirs au temps de la colonisation, avant d’être banni du langage courant car trop péjoratif. Depuis 2000, son emploi constitue un crime d’injure. En mars, à Johannesburg, une agente immobilière blanche, Vicki Momberg, a été condamnée à deux ans de prison ferme pour avoir traité plus de quarante fois un policier de « kaffir » lors d’un contrôle routier.

Dans un contexte où les tensions raciales sont ravivées, en Afrique du Sud comme ailleurs, il était prévisible que la diatribe raciste du touriste blanc, bien qu’adressée à ses amis, enflammât les réseaux sociaux.
La réaction ne s’est pas fait attendre. En quelques heures, le 21 août, Adam Catzavelos est identifié, et son adresse, une photo de sa maison, et son numéro de téléphone sont rendus publics. Le couperet tombe : ses proches se désolidarisent dans un communiqué et le licencient de l’entreprise familiale qui fabrique des sauces pour la grande distribution. Même l’école de ses enfants lui interdit d’y remettre les pieds.
« J’ai causé une douleur innommable à chaque personne en Afrique du Sud », a-t-il tenté de s’excuser. Mais pas une fois il n’emploie le mot « raciste »...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Des médecins allemands rapportent la survenue d’une défaillance rénale aiguë sévère chez un adepte du SM, indique Marc Gozlan sur son blog Réalités Biomédicales.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Chaque dimanche, « La Matinale » vous invite au voyage. Cette semaine, on garde la tête en été ! Petit tour du monde des cinq meilleurs spots pour amoureux de la glisse (et adeptes d’apéros en bord de mer).
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Ça farte ? Cinq destinations surf


                      Chaque dimanche, « La Matinale » vous invite au voyage. Cette semaine, on garde la tête en été ! Petit tour du monde des cinq meilleurs spots pour amoureux de la glisse (et adeptes d’apéros en bord de mer).



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 06h21
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 12h20
    |

            Tatiana Weimer








   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Planche sous le bras, direction Nazaré, au Portugal, pour glisser sur des vagues de trente mètres de haut ou pour simplement se prélasser sur ses plages propices au farniente, ou cap sur le berceau de la discipline, Hawaï, pour ses tubes légendaires et son aloha spirit.
A Biarritz, Néoprène, huîtres et vin blanc

   


C’est en 1956, sur les vagues de la côte des Basques, en plein cœur de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), que le surf a fait ses premiers pas en Europe. Soixante ans plus tard, les rues grouillent de silhouettes pieds nus vêtues de combinaisons Néoprène convergeant vers l’océan Atlantique, une planche calée sous le bras. Et c’est tout naturellement que la côte des Basques accueille de nombreuses écoles de surf, posées sur la promenade. De quoi découvrir la sensation de glisse en toute sécurité.
Pour ceux pour lesquels les premières tentatives de redressement sur la planche se sont soldées par un échec cuisant, les activités ne manquent pas alentour, d’un parcours de golf à une séance de thalasso dans un des centres qu’accueille la ville.
Pour une pause déjeuner bien méritée, ne ratez pas la section poissonnerie des Halles du centre-ville (ouvertes de 7 h 30 à 14 heures), où l’on peut, entre autres, déguster au comptoir le diptyque gagnant huîtres-vin blanc.
Pour finir la journée en beauté, pourquoi ne pas descendre un peu plus au sud, au food truck Le Bel Endroit (ouvert d’avril à octobre) pour un apéro bobo-les-pieds-dans-l’eau sur la plage de Cenitz, entre Guéthary et Saint-Jean-de-Luz, en admirant le spectacle des surfeurs locaux dansant sur les vagues dans le soleil couchant ?
Le Bel Endroit, de 9 heures à 22 heures (sauf jours de pluie), chemin de Senix, Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), tél. : 06-11-28-63-43.
A Saint-Sébastien, vagues en ville et pintxos

   


La baie de cette cité balnéaire espagnole, située à 45 kilomètres au sud de Biarritz, est juste assez ouverte sur l’océan pour voir les vagues se former, tout en restant à l’abri des plus grosses houles d’ouest hivernales. Et, logiquement, plus les conditions sont dantesques sur les spots alentour, plus la baie de la Concha est fréquentée.
Après une session en plein cœur de la ville, quoi de mieux que de se remettre de ses émotions en se lançant dans une étude comparative des innombrables variétés de pintxos, ces délicieux amuse-bouches miniatures, concentrés de l’art culinaire de la région. Dans la vieille ville, on trouve des bars à pintxos quasiment tous les deux mètres. Le Ganbara compte parmi les plus appréciés, à en juger par la foule qui l’investit tous les soirs.
Pour se mettre en appétit, une visite au Musée San Telmo, consacré à la culture basque, s’impose. Situé dans un ancien couvent dominicain du milieu du XVIe siècle, le plus ancien musée du Pays basque – il a été inauguré en 1902 –, a rouvert ses portes en 2011 après cinq ans de travaux de rénovation. Le résultat est une belle réussite et la preuve, s’il en fallait, que la cohabitation entre architecture ancienne et construction moderne peut être harmonieuse.
Ganbara, fermé le dimanche soir et le lundi, c/San Jeronimo 21.
Musée San Telmo, Plaza Zuloaga 1, 20003 Donostia - Saint Sébastien (Guipúzcoa - Espagne)
A Nazaré, monstres d’eau et farniente

   


C’est ici, au large du petit port de pêche de Nazaré, au Portugal, que les houles hivernales délivrent des vagues aussi gigantesques que dangereuses. Tous les ans, des milliers de curieux en quête de spectacle affluent vers le phare construit sur la falaise pour observer les exploits des surfeurs dévalant des monstres d’eau de trente mètres de haut. Une autre pratique du surf, confinant à la survie, réservée à une poignée d’athlètes, dont fait partie la Française Justine Dupont.
Pour un exercice de surf à taille humaine, cap vers Peniche, à une soixantaine de kilomètres plus au sud. En octobre (du 16 au 27), la ville accueille une étape du championnat du monde, qui voit les meilleurs surfeurs de la planète se disputer le titre suprême, sur le spot de Supertubos ou dans les environs. Une bonne occasion d’apercevoir, parmi d’autres athlètes de renom, la légende Kelly Slater.
Construite à l’extrémité d’une péninsule reliée au continent par un isthme de dunes et de marais, cette ville baignée de lumière présente de nombreux attraits autres que ses plages propices au surf et au farniente – la forteresse du XVIe siècle surplombant l’océan Atlantique, les sites géologiques dont les strates remontent jusqu’au Jurassique, les réserves ornithologiques… Seul bémol, l’eau est plutôt fraîche, et ce toute l’année.
Cm-nazare.pt/contactos/ ; Cm-peniche.pt/
A Agadir, Draculas et vallée du Paradis

   


A mesure que l’année calendaire touche à sa fin, les premiers frimas de l’hiver poussent le surfeur, quel que soit son niveau, à rechercher une météo plus clémente pour un budget raisonnable. Dans les environs d’Agadir, la côte marocaine regorge d’endroits peu peuplés où poser ses valises dans l’attente d’une houle favorable.
Cap sur la portion de côte qui s’étire depuis Agadir jusqu’à la baie d’Imessouane, en passant par le village de Tamraght. Tout au long de ces 70 km, on trouve une grande variété de fonds marins – sable, dalle rocheuse… – pour autant de vagues différentes, de faciles à techniques, et de forme plus ou moins creuse. Et pour chaque spot, un surnom évocateur, parfois glaçant : Draculas, pour ses rochers ressemblant aux dents d’un vampire, ou encore Killer Point, non pas à cause de sa dangerosité, mais en référence aux orques (killer whales, « baleines tueuses » en anglais) qui apprécient de s’attarder dans ces eaux.
Et quand les conditions pour pratiquer le surf seront mauvaises, on s’enfoncera dans les montagnes des environs de Taghazout, pour arriver jusqu’à une vallée qui porte bien son nom : la vallée du Paradis.
Visitagadir.com
A Hawaï, berceau historique et aloha spirit

   


En 1778, James Cook, capitaine de la marine britannique, jette l’ancre dans les eaux d’un archipel au beau milieu de l’océan Pacifique, qu’il baptisera « îles Sandwich », en l’honneur du comte du même nom. Dans son journal de bord, il décrit des autochtones semblant prendre un « plaisir suprême » à glisser sur l’eau sur des grandes planches en bois.
Bienvenue à Hawaï, berceau du « sport des rois hawaïens » tel qu’on le connaît aujourd’hui. Sur l’île principale d’Oahu et sa plage de Waikiki, à Honolulu, le surf est omniprésent. Aux abords de la plage se dresse une statue monumentale, hommage à l’enfant du pays, Duke Kahanamoku, qui joua un rôle majeur, au début du XXe siècle, dans la propagation de la discipline dans le monde. Les stands de location de planches fleurissent sur le sable.
Les moins sportifs pourront se laisser porter par le spectacle de hula, cette danse gracieuse qui conte la culture hawaïenne et l’aloha spirit. Les amateurs de sensations (plus) fortes attendront les houles hivernales pour se rendre sur la côte Nord de l’île, au surnom évocateur de « Seven-Mile Miracle » (« le miracle de 11 km »), où des tubes comme ceux qui déferlent à Banzai Pipeline leur permettront de faire la démonstration de leur maîtrise technique…
Kbhulashow.wixsite.com/



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.
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Le maire de Besançon édulcore un arrêté qui interdisait la mendicité

Pris le 3 juillet, le précédent arrêté avait scandalisé une grande partie de la gauche ainsi que de nombreuses personnalités politiques locales.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 11h55
   





                        


Le maire (La République en marche) de Besançon Jean-Louis Fousseret a remplacé un arrêté controversé qui interdisait la mendicité en centre-ville par un autre, édulcoré mais « dont les objectifs restent inchangés », a-t-on appris samedi auprès de la ville. « Il ne s’agit en aucun cas d’un arrêté anti-mendicité, mais d’un arrêté destiné à assurer la tranquillité publique », explique le maire dans un communiqué.
Dans cette nouvelle mouture, signée vendredi, l’article portant sur l’interdiction de « la mendicité, accompagné ou non d’animaux » a été supprimé, le maire interdisant désormais « l’occupation de manière prolongée en station debout, allongée ou assise » des voies publiques « lorsqu’elle est de nature à porter atteinte à la tranquillité publique ».
Et ceci « que cette occupation soit accompagnée ou non de sollicitation à l’égard des passants », précise le nouvel arrêté. « Besançon n’a jamais voulu interdire la mendicité mais améliorer une situation connue de tous », ajoute M. Fousseret.
Un arrêté ayant « porté atteinte à la liberté d’aider autrui »
Le précédent arrêté, pris le 3 juillet, avait soulevé les protestations des associations caritatives et de nombreuses personnalités politiques locales. Le 18 août, quelque 150 personnes avaient participé à un sit-in dans le centre de Besançon pour protester contre cet « arrêté anti-SDF ».
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté mardi une requête d’un militant associatif qui évoquait « une atteinte grave et manifestement illégale au principe de fraternité inscrit à l’article 2 de la Constitution ». Selon le tribunal, « l’atteinte portée par l’arrêté litigieux à la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire [n’était] ni suffisamment grave, ni manifestement illégale » pour justifier son annulation.
Le juge a néanmoins relevé que l’arrêté du maire a « indirectement mais nécessairement porté atteinte à la liberté d’aider autrui ». Un recours contre la décision du tribunal administratif a été déposé mercredi devant le Conseil d’Etat. Celui-ci ne s’est pas encore prononcé sur sa recevabilité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Deux rassemblements d’extrême droite et de gauche étaient organisés samedi, après les violences qui a suivi le meurtre d’un homme par des étrangers.
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A Chemnitz, des manifestations parallèles révèlent les deux visages de l’Allemagne

Deux rassemblements d’extrême droite et de gauche étaient organisés samedi, après les violences qui a suivi le meurtre d’un homme par des étrangers.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 08h01
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 11h03
    |

            Thomas Wieder (Chemnitz (Saxe), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Hussein et Margot ont beaucoup de choses en commun. Ils ont la quarantaine, habitent à Chemnitz (Saxe), et, samedi 1er septembre, ils ont eu la même idée : aller déposer une fleur à l’endroit même où, six jours plus tôt, Daniel Hillig, un Allemand de 35 ans, s’est fait poignarder en pleine rue, en marge des festivités organisées à l’occasion du 875e anniversaire de cette ville de 240 000 habitants voisine de la frontière tchèque.
Si Hussein et Margot ont tenu à accomplir ce geste simple, c’est aussi parce qu’ils ont chacun deux enfants et qu’ils ont « de plus en plus peur pour eux ». Encore un point commun ? Oui et non, car cette « peur » qu’ils ont en partage les oppose au lieu de les rapprocher. Syrien arrivé en Allemagne il y a une quinzaine d’années, Hussein en fait le constat : « Ici, ça devient parfois compliqué de se sentir tranquille quand on est musulman. On entend des réflexions et on sent des regards qu’il n’y avait pas avant. »
Née dans le Land voisin du Brandebourg mais installée en Saxe depuis son adolescence, Margot, elle, voit les choses autrement. « Avant, il n’y avait pas de criminalité ici. Mais depuis que tous ces Syriens, ces Irakiens et ces Afghans sont arrivés, ça a complètement changé. Nos gamins se font emmerder dans la rue, moi-même j’hésite à sortir la nuit. Regardez ce qui est arrivé à ce pauvre homme le week-end dernier, je n’invente rien : c’est bien un Irakien et un Syrien qui ont été arrêtés ! », explique-t-elle en désignant la photo de Daniel Hillig, posée sur le trottoir au milieu d’un tapis de fleurs.
Importants barrages policiers
Venus se recueillir à quelques minutes d’intervalle, Hussein et Margot ne se sont pas croisés. Ils sont d’ailleurs repartis dans deux directions opposées, le premier pour rejoindre un rassemblement auquel avaient appelé plusieurs associations et partis de gauche, sous le mot d’ordre « Le cœur plutôt que la haine » ; la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ En début d’année, les Américains avaient déjà gelé des centaines de millions de dollars destinés à l’aide sécuritaire fournie à Islamabad.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/09/2018
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Les Etats-Unis annulent 300 millions de dollars d’aide au Pakistan

En début d’année, les Américains avaient déjà gelé des centaines de millions de dollars destinés à l’aide sécuritaire fournie à Islamabad.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 04h14
 • Mis à jour le
02.09.2018 à 10h31
   





                        


L’armée américaine a déclaré, samedi 1er septembre, avoir réaffecté 300 millions de dollars (258 millions d’euros) d’aide au Pakistan en raison de l’absence d’« actions décisives » d’Islamabad envers la stratégie américaine dans la région.
« En raison de l’absence d’actions décisives du Pakistan en appui à la stratégie pour l’Asie du Sud (…), 300 millions de dollars [en réalité 323,6 millions, incluant des fonds non pakistanais] ont été reprogrammés par [le ministère de la défense] en juin-juillet pour d’autres priorités urgentes », a déclaré le lieutenant-colonel Kone Faulkner, dans un e-mail envoyé à l’Agence France-Presse (AFP).
Les responsables américains accusent les autorités pakistanaises d’ignorer ou même de collaborer avec des groupes de combattants islamistes qui lancent des opérations en Afghanistan à partir de zones de non-droit, le long de la frontière entre les deux pays.
En début d’année, les Etats-Unis avaient déjà gelé des centaines de millions de dollars destinés à l’aide sécuritaire fournie au Pakistan, allant dans le sens des menaces proférées par le président Donald Trump sur Twitter au tournant de l’année 2018.
« Ils ne nous ont rien donné en retour »
Dans son premier tweet de l’année, le 1er janvier, il avait écrit : « Les Etats-Unis ont bêtement donné 33 milliards de dollars d’aide au Pakistan ces quinze dernières années, et ils ne nous ont rien donné en retour si ce n’est des mensonges et de la duplicité, prenant nos dirigeants pour des idiots. » « Ils abritent les terroristes que nous chassons en Afghanistan, sans grande aide. C’est fini ! », avait lancé M. Trump.

The United States has foolishly given Pakistan more than 33 billion dollars in aid over the last 15 years, and they… https://t.co/TuiaWGtnbR— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le Pakistan a mené d’intenses campagnes contre certains groupes de combattants islamistes qui menacent sa sécurité nationale, mais les Etats-Unis jugent cette action insuffisante. Ces groupes menacent le gouvernement afghan soutenu par les Etats-Unis et ont attaqué et tué de nombreux soldats américains, envoyés après les attentats du 11 septembre 2001.
« Nous continuons à faire pression sur le Pakistan pour qu’il cible sans discrimination tous les groupes terroristes », a dit M. Faulkner, qui a ajouté qu’il fallait désormais attendre « que le Congrès décide si cette demande de reprogrammation sera approuvée ou refusée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.
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Une association dénonce le manque de moyens pour les élèves handicapés

Dans une tribune publiée par le « JDD », l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles, évoque le « désarroi » de celles-ci et la « réalité cruelle » de milliers d’élèves handicapés sans solutions de scolarisation.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 15h07
   





                        



   


Des « milliers » d’élèves handicapés « n’ont aucune solution de scolarisation » ou « bénéficient d’un temps faible d’école », dénonce dimanche, à la veille de la rentrée scolaire, une des principales associations de parents concernés, affichant ses « doutes » face aux propos rassurants du gouvernement.
« Comme chaque année », à l’occasion de la rentrée, « on passera sous silence le scandale de milliers de jeunes handicapés qui n’ont aucune solution de scolarisation, bénéficient d’un temps faible d’école ou doivent patienter sur les listes d’attente des établissements spécialisés », affirme, dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, l’Unapei, qui regroupe plus de 55 000 familles ayant un enfant porteur d’un handicap mental.
« On vend aux Français le rêve d’une école ouverte à tous qui ne se réalise pas dans les faits, à cause du manque de moyens humains et financiers », affirme encore l’association dans cette lettre ouverte adressée aux parlementaires, évoquant une « réalité cruelle » et le « désarroi » des familles.
Un nombre croissant d’élèves en situation de handicap en 2018
Dans un récent entretien à l’AFP, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a affirmé que les pouvoirs publics avaient essayé « d’anticiper au maximum », plusieurs mois avant cette rentrée 2018, les besoins d’accompagnants à l’école. Pour ce faire, 3 584 postes supplémentaires d’accompagnants d’enfant en situation de handicap (AESH) en équivalent temps plein ont été créés cette année, a-t-elle souligné.
Certes, « tous les recrutements ne sont pas encore faits », si bien qu’il pourrait y avoir « quelques couacs » dans les premiers jours de septembre, a-t-elle convenu. Toutefois de telles situations devraient rester « marginales », a espéré Mme Cluzel. Une ligne téléphonique non surtaxée a été mise en place (0800 730 123) pour recenser les situations problématiques, et les parents « ne doivent pas hésiter à tirer la sonnette d’alarme », a-t-elle encore dit.
Selon les chiffres fournis par Mme Cluzel, 340 000 élèves en situation de handicap sont attendus à l’école lundi, soit 6 % de plus que l’an dernier. Parmi eux, 175 000 ont besoin d’un accompagnement (+ 13 % par rapport à l’an dernier). Pour eux, il est prévu un total de 110 000 accompagnants, certains mutualisés entre plusieurs élèves.
« On ne nie pas les efforts consentis, mais il y a effectivement des difficultés qui persistent qui ne seront pas levées à la rentrée ni même à court terme », a déclaré à l’AFP Emmanuel Jacob, chargé des questions de scolarisation à l’Unapei. « En théorie, le nombre d’accompagnants devrait pouvoir suffire, mais on n’en est pas sûr, car il est très complexe de faire en sorte que l’offre réponde précisément à chaque besoin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Des chercheurs de l’université de Berkeley, en Californie, ont réussi à copier des mouvements de danse d’un corps sur un autre.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La Japonaise Rikako Ikee a décroché six médailles d’or en natation, dans la compétition qui se terminait dimanche à Djakarta.
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Pour la première fois, les Jeux asiatiques désignent une femme comme meilleur athlète

La Japonaise Rikako Ikee a décroché six médailles d’or en natation, dans la compétition qui se terminait dimanche à Djakarta.



LE MONDE
 |    02.09.2018 à 13h57
   





                        



   


La révélation de la natation japonaise, Rikako Ikee, a établi un record en remportant six médailles d’or aux Jeux asiatiques, qui se sont terminés dimanche 2 septembre à Djakarta, en Indonésie. Elle est aussi devenue la première femme à être désignée « meilleur athlète » (most valuable player ou MVP) dans cette compétition.
« On a toujours pensé qu’en natation, c’était plus facile de gagner des médailles avec le nombre d’épreuves [au programme] mais devenir la première Japonaise à en remporter six en or… Cela a donné une place à la natation japonaise sur la carte », a déclaré Rikako Ikee lors de la dernière journée des Jeux dimanche.
Huit médailles au total
La jeune Japonaise a été la plus rapide sur 50 m et 100 m papillon, 50 m et 100 m libre ainsi que dans les relais 4 × 100 m libre et 4 × 100 m quatre nages. Elle totalise huit médailles avec les deux d’argent décrochées avec les relais 4 × 200 m libre et 4 × 100 m 4 nages mixte.
Cette collecte record a été réalisée dans la foulée des Championnats pan-pacifiques où elle avait glané une médaille d’or, deux d’argent et une de bronze. Les résultats de la nageuse sont de bon augure à deux ans des Jeux olympiques de Tokyo. Rikako Ikee a aussi évoqué les Championnats du monde 2019 à Gwangju, en Corée du Sud : « Je n’ai pas encore gagné un titre mondial et c’est mon prochain objectif. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Loin du safari et du tourisme de masse, le pays peut aussi se découvrir en train. De Dar es-Salaam à la réserve de Selous, un périple comme une ode à la lenteur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/08/2018
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La Tanzanie, à langueur de temps


                      Loin du safari et du tourisme de masse, le pays peut aussi se découvrir en train. De Dar es-Salaam à la réserve de Selous, un périple comme une ode à la lenteur.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h56
    |

                            Julie Bienvenu








                              

                        

Samaki ! Samaki ! » Des cris nous parviennent aux oreilles. On ouvre un œil sans trop savoir où l’on se trouve. Une odeur de fumée, des silhouettes portant des plateaux de poisson séché dans la nuit noire... Il est 4 heures du matin, en gare de Mlimba. On se souvient alors qu’on a embarqué la veille à bord du Kilimanjaro Ordinary, l’un des deux trains qui relient deux fois par semaine Dar es-Salaam, capitale économique de la Tanzanie, à New Kapiri Mposhi, en Zambie, à 1 860 km.
A chaque arrêt, quelle que soit l’heure, le même rituel. Bananes (ndizi), poulet (kuku), poisson séché s’échangent contre quelques shillings à travers les fenêtres toujours baissées.
Le voyage a commencé dans l’imposant bâtiment de la Tanzania-Zambia Railway Authority (Tazara), à une dizaine de kilomètres du centre de Dar es-Salaam. Il faut arriver à l’avance pour être sûr d’avoir une place. La ligne qui transporte 12 000 passagers par semaine et dessert pas moins de 147 gares affiche souvent complet. Direction Makambako, grande ville étape où le Kilimanjaro Ordinary devrait croiser le Mukuba Express le lendemain soir, nous permettant d’être de retour à Dar es-Salaam dans moins de trois jours – en théorie tout du moins, car notre train du retour arrivera à destination avec plus de douze heures de retard. Objectif : traverser la réserve de Selous pour apercevoir les big five (lion, léopard, éléphant, rhinocéros noir et buffle) et découvrir les paysages du sud de la Tanzanie.
Dans ce compartiment de première classe, l’équipement est sommaire : quatre couchettes de cuir usé, une petite table, un ventilateur, des couvertures épaisses, un oreiller et des draps bleu ciel floqués Tazara. On fait rapidement la connaissance de nos deux partenaires de voyage, Neema et « Mama ». Si Neema parle couramment l’anglais, l’une des deux langues officielles du pays, ce n’est pas le cas de la majorité des Tanzaniens, comme « Mama », qui parlent plutôt swahili.
Le...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie. Parcourez en musique l’intégralité de la série d’été parue dans « Le Monde » du 16 juillet au 19 août.
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