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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les Nîmois accueillent Neymar, Mbappé et l’ensemble des Parisiens à 17 heures à l’occasion de la quatrième journée du championnat de France de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Kinésithérapeute et vigneron, le meilleur ultra-traileur français revendique son droit au plaisir. Au point de ne pas courir cette année l’Ultra-Trail du mont Blanc, qu’il a remporté trois fois.
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François D’Haene, libre traileur

Kinésithérapeute et vigneron, le meilleur ultra-traileur français revendique son droit au plaisir. Au point de ne pas courir cette année l’Ultra-Trail du mont Blanc, qu’il a remporté trois fois.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 15h17
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Meilleur traileur français, 6e mondial en ultra-trail, des « courses sur sentier » d’une distance supérieure à 155 km, François D’Haene renie toutefois le titre de sportif de haut niveau. D’abord parce qu’il exerce un « vrai » métier, kinésithérapeute, ensuite parce qu’il vit pour une autre passion, dans son vignoble du Beaujolais, en famille.
Qualifié d’« ovni » ou d’extraterrestre, c’est selon, il court plus vite que les autres, plus longtemps avec une aisance qui désarçonne, tout en revendiquant son droit au plaisir. C’est d’ailleurs au nom de cette liberté qu’il ne participe pas à l’Ultra-Trail du mont Blanc (UTMB) qui se tient jusqu’au 2 septembre.
Par ces choix de vie même, il incarne mieux qu’un autre ce jeune sport, né en 1974 aux Etats-Unis, mais qui ne s’est réellement développé que dans les années 2000. Pour François D’Haene, le trail n’est pas un sport à proprement parler. « C’est le fait de courir dans la nature, en montagne ou pas, de partir à l’aventure en milieu naturel. » 

   


« J’ai toujours couru »
La montagne n’était pourtant pas une évidence pour François D’Haene, né à Lille (Nord), avant de déménager enfant à Novalaise, petite ville savoyarde au bord du lac d’Aiguebelette. Il y passera vingt ans.
« Je n’ai pas fait d’escalade tout petit, mais je faisais de l’athlétisme. J’ai commencé à courir vers 5-6 ans. J’ai toujours couru. » La montagne, il la regarde d’en bas jusqu’à la fin de l’adolescence. Il ressent alors le besoin de sortir des sentiers balisés, tâte de l’alpinisme, du VTT, du ski… et court, de plus en plus longtemps. Au point de s’inscrire à son premier trail en 2006, les 73 km de la Vanoise. A sa grande surprise, il gagne !
« L’épreuve durait alors huit heures. J’ai constaté qu’au bout de quatre-cinq heures, quelque chose se passait qui me plaisait. Par rapport à mes amis, quand ils en avaient un peu marre, avaient faim et mal aux jambes, moi, je trouvais qu’on entre dans un monde différent et que l’aventure commence vraiment. C’est quelque chose qui m’excitait. » 
François D’Haene a envie de creuser ce « quelque chose ». Son métier va l’y aider. Diplôme en poche, c’est en tant que kinésithérapeute qu’il découvre l’Ultra-Trail du mont Blanc. « Je me suis dit : “[L’UTMB], c’est infaisable.” Et déjà le fait de se dire ça… Depuis, j’ai eu la chance de le gagner trois fois [2012, 2014, 2017]. Je n’aurais jamais pensé arriver à ce niveau ni avoir cette carrière. »

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Exercer en tant que kinésithérapeute le libère également des soucis matériels. « En France, c’est une profession où il y a beaucoup de travail. J’ai pu prendre des remplacements, m’arrêter, reprendre des remplacements, aller à La Réunion…. Quand je reviens, je sais que j’aurai du travail. »
Cela l’a également convaincu de se lancer dans le vin en 2012. « D’accord, c’est une prise de risque, mais avec un filet. » Avec Carline, sa femme, ils reprennent le domaine du Germain, un vignoble qui appartenait à sa belle-famille et devait être arraché. « A ce moment-là, on cherchait un projet commun en rapport avec la nature. On a toujours aimé le vin, c’était l’idéal. »
Ils produisent en AOC (appellation d’origine contrôlée) beaujolais, beaujolais villages, moulin à vent et chénas. Avec la naissance de Sarah, 4 ans, puis de Siméon, 2 ans, le couple s’investit à fond. Carline suit une formation d’œnologue, tandis que son mari quitte son métier de kiné.
« Préparer l’avenir »
Après deux années sans vin, la production décolle, grâce à l’aide des voisins : « Les vignerons nous ont vachement aidés. » Néanmoins, « des 20 000 bouteilles que faisait le vignoble avant, on est passés à 3 000 bouteilles », proposées en vente directe. « L’idée avec le vin était de ne pas perdre trop d’argent, de se constituer une expérience et, pourquoi pas, de préparer l’avenir. » Sur le site du domaine du Germain, François D’Haene ne mentionne pas son palmarès en trail : « Je ne suis pas très Internet ! »
Pour faire connaître son vin, il organise des dégustations. Lors de l’une d’entre elles, il croise le président de Salomon, Jean-Marc Pambet, avec lequel il a scellé un partenariat « libre » en 2010. Autre passionné de montagne et diplômé de HEC, le manageur est alors en passe de réussir la reconversion industrielle de l’entreprise, du ski au trail.
Cette rencontre scelle d’emblée la double vie de viticulteur et d’athlète de François D’Haene. Une dichotomie que le trail autorise. « Certains sports sont très structurés, comme le ski, explique M. Pambet, avec un comité, une fédération. En trail, il y a juste l’athlète, la marque et l’événement. »
Depuis, tout est allé ultra vite. « Je n’ai pas vu le temps passer, s’amuse D’Haene. J’essaye de réfléchir plus professionnellement. » Il travaille avec un coach, Jean-Michel Faure-Vincent, mais à sa manière, sans programme fixe. « C’est quelqu’un de confiance, qui me permet de prendre un peu de recul sur ma pratique, avec qui j’ai toujours fonctionnement. »
Records
Les records s’enchaînent, dont son premier UTMB, en 2012. En 2014, il se lance un défi inédit : « Finir les trois grands ultras que sont l’UTMB en août, l’ultra-trail du mont Fuji, au Japon, en septembre, et le Grand Raid de La Réunion en octobre. » Il remporte les trois courses. En 2016, il bat le record du GR20… trois ans seulement après l’avoir découvert avec sa femme.
Chaque hiver, le couple fait une pause pour « voir ce qui me motive vraiment, ce qui va m’exciter », outre la traditionnelle Pierra Menta de mars, à laquelle il participe depuis neuf ans, pour s’échauffer.
Cette saison, le planning choisi comprend deux gros morceaux : la Western States en juin (166 km) et le Grand Raid, ex-Diagonale du Fou, à La Réunion (165 km) en octobre. Est-ce juste physiquement possible ? « Justement je ne sais pas. C’est ça qui est motivant. »

   


Avec la Western, qu’il découvrait, François D’Haene s’est mis en danger, relégué à 1 h 24 du vainqueur, l’Américain Jim Walmsley, qui a couvert les 166 km en 14 h 30. Le Français regarde désormais vers La Réunion, « une autre course mythique, parce que tous les ans c’est différent, et l’on n’arrive pas à s’y faire. Un jour, il fait chaud, un autre froid. Le corps est en super forme et puis, on ne sait pourquoi, à un moment, il vous lâche. La fin est très dure au niveau des pieds. C’est atroce [il sourit]… Mais on le cherche ! Donc il ne faut pas se plaindre. » 
François D’Haene continue de creuser son sillon, d’approfondir la question. Pour trouver quoi ? « Je ne sais pas, je cherche toujours. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le marché des transferts s’est fermé vendredi à minuit. Premier bilan d’un été plutôt économe pour les clubs français, à commencer par Paris et Marseille.
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A l’image du PSG, la Ligue 1 a été sage lors du mercato

Le marché des transferts s’est fermé vendredi à minuit. Premier bilan d’un été plutôt économe pour les clubs français, à commencer par Paris et Marseille.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 01h26
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h40
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Le marché des transferts s’est fermé vendredi 31 août à minuit. Premier bilan d’un été plutôt économe pour les clubs français, à commencer par Paris et Marseille.
L’été raisonnable du PSG
Ce n’est pas encore l’austérité, mais le PSG a été plus fourmi que cigale cet été. Fair-play financier oblige, le club parisien a d’abord pensé à vendre avant d’acheter. Et l’opération dégraissage s’est poursuivie jusqu’à la fermeture du marché des transferts. Jeudi, Gonçalo Guedes est enfin devenu un joueur du FC Valence (où il était prêté la saison dernière) pour 40 millions d’euros, Giovanni Lo Celso a été prêté au Bétis Séville avec une option d’achat à 30 millions. Relégué au troisième échelon dans la hiérarchie des gardiens, Kevin Trapp retourne dans son ancien club de Francfort, là aussi sous forme de prêt. En tout, Paris a vendu pour 105 millions d’euros, suffisamment pour éviter — pour l’instant — de passer sous les fourches caudines de l’UEFA et du fair-play financier.

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Dans le sens des arrivées, le trafic a été plutôt fluide. Gianluigi Buffon a signé libre de Turin au début de juillet et il a fallu attendre le 16 août pour la première recrue payante, à savoir le jeune défenseur allemand de Schalke 04 Thilo Kehrer. Une venue pour 37 millions d’euros qui porte la signature de Thomas Tuchel. A défaut d’obtenir la fameuse « sentinelle » demandée en milieu de terrain, le nouvel entraîneur du PSG a mis une coloration Bundesliga au mercato parisien avec l’arrière gauche Juan Bernat (acheté 15 millions au Bayern Munich) et l’inattendu Maxim Choupo-Moting. S’il est arrivé libre de Stoke City, en Angleterre, l’attaquant camerounais est né en Allemagne et a évolué sous les ordres de Tuchel à Mayence entre 2012 et 2014.
Difficile de voir la patte du directeur sportif, Antero Henrique, dans ce mercato parisien. Le Portugais a bien tenté au dernier moment de glisser le nom de Renato Sanches — révélation de l’Euro 2016, en perdition depuis — la piste du milieu de terrain du Bayern a été abandonnée. Il était dit que le PSG serait raisonnable cet été.
Monaco, toujours aussi actif
Vendre cher et acheter beaucoup et jeune, l’AS Monaco ne dévie pas de sa ligne de conduite adoptée depuis quatre saisons. Depuis que Dmitri Rybolovlev (propriétaire russe du club) a réduit la voilure, l’ASM est devenue une place de négoce de joueurs. Officialisé vendredi, Nacer Chadli est la douzième et dernière recrue arrivée sur le Rocher. L’international belge détonne avec ses 29 ans, un vieillard au milieu des autres recrues dont la moyenne d’âge est de 21,5 ans. « Même s’il faut absolument des joueurs cadres, lancer de plus en plus de jeunes joueurs est la tendance », explique le vice-président Vadim Vasilyev.
En tout, Monaco a dépensé 140 millions d’euros. Le club pouvait se le permettre avec les 316 millions récupérés entre les transferts de Thomas Lemar, Fabinho et surtout les 135 millions récupérés de la vente différée de Kylian Mbappé au PSG. Si le Russe Aleksandr Golovin (acheté pour 30 millions au CSKA Moscou) est l’attraction principale, Willem Geubbels incarne parfaitement le projet monégasque. A 17 ans et du haut de ses sept minutes en Ligue 1, l’attaquant a été recruté pour 20 millions d’euros à Lyon. Maintenant charge à l’entraîneur, Leonardo Jardim, de « valoriser » une nouvelle fois cette jeunesse chèrement acquise tout en qualifiant l’ASM pour la prochaine Ligue des champions. Pour l’instant, la mayonnaise peine à prendre, et Monaco reste sur deux défaites en trois journées de Ligue 1. Il faut peut-être déjà digérer ce mercato roboratif ?

   


Fin de mercato agité pour Lyon
Dans le sens des arrivées comme des départs, l’OL a été le plus actif des « quatre gros » en cette fin de mercato. Mercredi, l’attaquant Mariano Diaz retournait au Real Madrid contre un peu plus de 20 millions d’euros. Le remplaçant du Dominicain était trouvé en la personne de Moussa Dembele, l’avant-centre français du Celic Glasgow. Mais l’affaire a bien failli capoter dans les dernières heures, les dirigeants écossais fermant la porte à un départ de l’international espoir. Le chèque de 22 millions paraphé par Jean-Michel Aulas a fini par les convaincre.
Histoire de ne pas être trop dépourvu en cas d’un échec de ce dossier, l’OL avait bloqué le départ de Maxwell Cornet pour Wolfsburg et signé pour 5 millions Lenny Pintor (18 ans) connu pour l’instant des supporteurs brestois et des suiveurs de la Ligue 2.
L’OL a connu moins de réussite sur son autre priorité de recrutement, à savoir l’arrivée d’un défenseur central. Le dossier Ruben Dias (Benfica) a traîné en longueur malgré les 35 millions mis sur la table. Ce qui aurait un record pour Lyon. A défaut du jeune international portugais, Lyon a opté pour le Belge Jason Denayer prêté entre la Turquie et l’Angleterre depuis trois saisons par Manchester City. Mais la principale recrue lyonnaise s’appelle Nabil Fékir. Tout prêt de rejoindre Liverpool au débutde juin, le récent champion du monde sera encore lyonnais pour une nouvelle saison.

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Marseille et le « grandtakan », saison 2
Dans un autre style que Plus belle la vie, c’est l’autre série marseillaise dont on ne compte plus les épisodes. Les supporteurs de l’OM l’ont surnommé — avec l’accent — « le grantakan ». La saison 1 s’était terminée dans les dernières minutes par l’arrivée de Kostas Mitroglou, qui mesure 1 m 88. Si en 2017 il n’y a pas eu deux jours sans qu’un nouveau nom filtre dans la rubrique mercato, Mario Balotelli a tenu seul l’affiche cet été. Un long flirt de deux mois qui s’est achevé le 24 août quand l’Italien a annoncé qu’il restait à Nice pour une troisième saison. Quelques jours plus tôt, le président marseillais Jacques-Henri Eyraud avait prévenu son homologue niçois, Jean-Pierre Rivère : « On va vous le laisser, il a l’air dur à gérer », comme le rapportait L’Equipe.
A défaut d’offrir Balotelli au Vélodrome — « c’était une opportunité et non une priorité » a-t-il répété —, Eyraud sortait son plus beau PowerPoint pour présenter les états de service du Néerlandais Kevin Strootman. Arrivé de l’AS Roma pour 25 millions d’euros, le milieu international pouvait apparaître comme un achat de consolation auprès des supporteurs olympiens après l’échec du dossier Balotelli. Cette signature prouve surtout que le principal décideur en matière de recrutement à l’OM s’appelle Rudi Garcia, et non le directeur sportif, Andoni Zubizarreta. L’entraîneur marseillais a pesé dans la venue d’un joueur qu’il a dirigé à Rome. Le défenseur Duje Caleta-Car (remplaçant avec la Croatie lors du dernier Mondial) et l’ailier serbe Nemanja Radonjic complètent le casting.

   


Recruter malin en attendant les nouveaux droits télés
Dès 2020, les clubs de Ligue 1 se répartiront plus d’un milliard d’euros par an, grâce au récent contrat signé par la LFP avec Mediapro. En attendant le pétrole, il s’agit d’avoir des idées et d’acheter malin, surtout quand on n’est pas un membre du « Big Four » à la française. Champion des « autres équipes », Rennes (5e) s’est attaché les services de Clément Grenier qui s’était relancé à Guingamp après plusieurs saisons gâchées par les blessures. Les Bretons devraient officialiser ce week-end l’arrivée d’un autre éternel espoir du football français, Hatem Ben Arfa, libre de tout contrat après sa dernière saison au PSG passée à regarder des matchs en tribune présidentielle.
D’autres clubs font aussi du neuf avec du vieux et des anciennes connaissances de la Ligue 1. C’est le cas de Caen avec l’attaquant Claudio Beauvue (prêté par le Celta Vigo), Toulouse qui tire Stéphane Mbia (champion de France avec l’OM en 2010) de sa préretraite en Chine. Nantes a cassé sa tirelire avec la signature du Belge, Anthony Limbombe, acheté 10 millions d’euros en provenance du FC Bruges.
Et quand on dispose d’un des plus petits budgets comme Amiens, il faut bien tenter des paris. Ganso est arrivé vendredi soir en Picardie, prêté par le FC Séville. Ex-grand espoir du football brésilien, l’ancien coéquipier de Neymar à Santos était annoncé avec insistance du côté du PSG tout juste passé sous pavillon qatarien. C’était… à l’été 2011.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’arbitre Mohamed Lahyani, qui était descendu de sa chaise en plein match pour s’adresser en tête-à-tête au joueur australien, va toutefois continuer à arbitrer pendant le tournoi.
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US Open : l’arbitre du match Kyrgios-Herbert « a outrepassé le protocole »

L’arbitre Mohamed Lahyani, qui était descendu de sa chaise en plein match pour s’adresser en tête-à-tête au joueur australien, va toutefois continuer à arbitrer pendant le tournoi.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 20h45
   





                        


La démarche était inhabituelle. Jeudi dernier, lors du tournoi de tennis de l’US Open, l’arbitre Mohamed Lahyani était descendu de sa chaise en plein match pour s’adresser en tête-à-tête au joueur australien, Nick Kyrgios, lors de son deuxième tour face à son adversaire, Pierre-Hugues Herbert. A l’issue d’une « enquête minutieuse », les organisateurs de l’US Open ont tranché, vendredi 31 août : l’arbitre a « outrepassé le protocole », mais « va continuer à officier pendant l’US Open 2018 ».

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« Il a été demandé à Lahyani de respecter les protocoles établis dans tous les matches dans lesquels il va officier à l’avenir », écrivent-ils dans un communiqué, en précisant que « sa performance va continuer à être évaluée, comme celles de tous les arbitres de chaise tout au long de l’US Open ».
Vendredi, Lahyani arbitrera un match du deuxième tour du double messieurs, opposant les Allemands Philipp Petzschner et Tim Puetz aux Néerlandais Robin Haase et Matwe Middelkoop, sur le court N.13.
« Ils nous prennent tous pour des imbéciles »
Sur le court N.17, jeudi, Kyrgios (30e joueur mondial) était mené d’un set et d’un break (6-4, 3-0) par le Français Herbert (75e) quand l’arbitre a profité d’un changement de côté pour descendre de sa chaise et se poster devant l’Australien de 23 ans. « Je veux t’aider. (...) Tu es quelqu’un de formidable pour ce sport. Ce n’est pas toi, je le sais », l’entend-on lui dire.
Quelques jeux plus tard, Kyrgios débreakait et finissait par remporter le second set au jeu décisif (8 points à 6). Puis il empochait les deux manches suivantes pour s’imposer en quatre sets (4-6, 7-6 (8/6), 6-3, 6-0).
Si Kyrgios a affirmé que l’attitude de Lahyani n’avait « pas eu d’effet du tout », Herbert l’a lui déplorée. « Ce n’était pas son rôle, ce n’est pas un entraîneur, c’est un arbitre et il n’a pas à descendre de sa chaise », a considéré le joueur français. « Tout ce que je peux dire, c’est qu’à partir de ce moment-là, il est devenu un autre joueur », a-t-il souligné.
Les organisateurs du tournoi, eux, avaient justifié jeudi l’attitude de l’arbitre par son « inquiétude » que l’Australien ait besoin « d’aide médicale » et par le « bruit » régnant sur le court. Des explications qui n’avaient pas convaincu Herbert : ils « nous prennent tous pour des imbéciles en nous faisant croire que l’arbitre n’a absolument pas outrepassé ses fonctions », avait-il écrit dans la soirée sur Twitter.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La justice belge statuait sur un litige opposant le club belge RFC Seraing à la FIFA et à l’UEFA.
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Football : le recours au TAS qu’impose la FIFA est illégal, selon la Cour d’appel de Bruxelles

La justice belge statuait sur un litige opposant le club belge RFC Seraing à la FIFA et à l’UEFA.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 17h55
   





                        



   


La Fédération internationale de football (FIFA) n’avait pas à imposer au club belge RFC Seraing une procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). C’est ce que la Cour d’appel de Bruxelles a déclaré, dans un arrêt publié vendredi 31 août. Pour la justice belge, les clauses des statuts de la FIFA, de l’Union européenne de football (UEFA) et des fédérations nationales de football imposant le recours au TAS sont illégales.
Cet arrêt est rendu dans le cadre d’un litige opposant le RFC Seraing et le fonds d’investissement Doyen Sports à la FIFA, à l’UEFA, à l’Union belge de football et au FIFPro, le syndicat mondial des joueurs de football. Le club avait été sanctionné par la FIFA pour un contrat dit « de tierce propriété » (cession d’une partie des droits économiques sur un joueur), conclu avec Doyen Sports, pratique interdite depuis janvier 2015 par la FIFA.
Le RFC Seraing et Doyen Sports avaient mis en cause la légalité d’un tribunal arbitral comme le TAS, en partie financé par la FIFA. Ce tribunal, qui siège à Lausanne, avait confirmé en mars 2017 la sanction d’interdiction de recrutement pendant quatre « mercatos » infligée le 4 septembre 2015 par la FIFA au RFC Seraing.
« FIFA et UEFA pourront être assignées devant tout juge étatique »
La Cour d’appel de Bruxelles avait estimé qu’il fallait examiner la légalité du TAS en regard du droit européen et de la Convention européenne des droits de l’homme, et s’interroger sur l’« interdiction générale de s’adresser aux juridictions ordinaires » édictée par la FIFA, dans le cadre de litiges entre un club et la FIFA ou l’UEFA.
Dans son arrêt, la Cour d’appel estime que l’arbitrage ne peut exister que s’il existe un véritable consentement des parties. L’arbitrage ne peut donc pas porter, de manière générale, sur tous les litiges qui pourraient survenir entre les fédérations et un club ou un joueur.
« En clair, non seulement la FIFA et l’UEFA ne pourront plus se cacher derrière le TAS, mais de plus elles pourront être assignées devant tout juge étatique », ont réagi les avocats du RFC Seraing, ajoutant : « Au vu de cet arrêt et pour le futur, il est illusoire pour les fédérations internationales de tenter d’imposer à tous et pour tout un arbitrage devant le TAS. De plus, concernant le passé, il est fort probable que la validité de nombreuses sentences rendues par le TAS puisse être remise en cause, en raison de l’illégalité des clauses qui imposaient la compétence du TAS »

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Sur le fond du dossier, le RFC Seraing et Doyen Sports demandent la levée de cette sanction. Les débats se poursuivront le 4 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le vice-champion du monde a été contrôlé positif à un stéroïde anabolisant lors d’un contrôle antidopage.
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Jarrion Lawson, le champion américain de saut en longueur, provisoirement suspendu

Le vice-champion du monde a été contrôlé positif à un stéroïde anabolisant lors d’un contrôle antidopage.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 17h09
   





                        



   


Le champion américain de saut en longueur, Jarrion Lawson, vice-champion du monde, a été provisoirement suspendu après un contrôle antidopage, selon l’Unité d’intégrité de l’athlétisme.
Le jeune athlète de 24 ans a été contrôlé positif à l’épitrenbolone, un stéroïde anabolisant. La notification de son contrôle lui a été faite le 3 août, selon L’Equipe.
Jarrion Lawson, suspendu jusqu’à une audience disciplinaire, était arrivé deuxième aux derniers championnats du monde, à Londres, en 2017. Il avait raté le podium aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, terminant à la quatrième place.
Dans un communiqué, Lawson a évoqué la thèse d’une contamination via l’ingestion de viande de bœuf traité à l’épitrenbolone. « Je suis un athlète 100 % propre et un défenseur du sport propre, a-t-il expliqué. Je suis absolument confiant sur le fait qu’une décision juste sera rendue dans cette affaire et que je serai blanchi de tout mauvais comportement. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le marché des transferts, ouvert le 9 juin, sera clos vendredi à minuit. Certains clubs effectuent des achats de dernière minute, qui ne s’avèrent pas toujours opportuns.
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Mercato : quand les clubs de football cèdent aux « achats panique »

Le marché des transferts, ouvert le 9 juin, sera clos vendredi à minuit. Certains clubs effectuent des achats de dernière minute, qui ne s’avèrent pas toujours opportuns.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h36
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Dans le petit monde du football professionnel, il y a les recrutements pensés et maîtrisés, ceux que l’on annonce avant une Coupe du monde par exemple, ou au cœur du Tour de France, calendrier idéal pour que les recrues s’intègrent plus vite et que les supporteurs maintiennent un lien avec leur club préféré pendant l’été. Et puis il y a les achats de dernière minute, faits dans l’urgence, avec une pression démesurée et le risque accentué de faire des erreurs de casting. Les Anglais, dont les clubs sont les grands spécialistes devant l’éternel de cette pratique, lui ont donné un nom : panic buy ou « achat panique ».
« L’achat panique est celui réalisé au dernier moment, sans que cela soit préparé, pour répondre à la pression des supporteurs, des sponsors, des médias ou même du staff technique, résume le célèbre agent de joueurs Christophe Hutteau. C’est l’illusion de prendre ce joueur en plus qui va améliorer radicalement les résultats. » A ne pas confondre avec les belles occasions qui peuvent se présenter en fin de mercato — le marché des transferts — lorsque, par exemple, un footballeur a changé d’avis parce qu’il n’a pas trouvé chaussure à son pied ou qu’un club accepte de prêter un joueur sur lequel il ne compte finalement pas dans l’immédiat.
Alors que le mercato touche à sa fin — ouvert le 9 juin, il sera clos vendredi 31 août à minuit — les clubs de la Ligue 1 française ne sont pas épargnés par ce phénomène du panic buy. « Ce n’est pas commun à tous les clubs, c’est l’apanage de ceux qui bossent mal. Quand vous faites des achats de dernière minute, alors que vous avez des mois pour préparer, c’est que quelque chose ne va pas. Vous devez avoir identifié les profils désirés. Après, ça peut se concrétiser ou non, c’est autre chose », lance Christophe Hutteau.

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Lyon dans l’urgence
Cette année, c’est plutôt l’Olympique lyonnais (OL) qui s’est compliqué la tâche. Avec la vente imprévue de son buteur Mariano Diaz, à laquelle le club de Jean-Michel Aulas n’a pas résisté devant l’envie du joueur (raison officielle) ou bien la plus-value (raison officieuse), l’OL se trouve dans l’obligation de trouver un remplaçant.
Les négociations de dernière minute avec le Celtic Glasgow pour le Français Moussa Dembélé sont plus acharnées que prévu ,et à quelques heures de la fermeture du marché, rien n’est encore fait. On parle aussi de deux autres pistes de remplacement : le Colombien Luis Muriel ou le Brésilien Pedro. Cette impréparation conférera à un éventuel transfert avant minuit le statut d’« achat panique ».

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L’an dernier, l’Olympique de Marseille avait cédé à l’affolement. Le 31 août 2017, alors que le club cherchait depuis des semaines le grand attaquant qui devait remplacer Bafétimbi Gomis, parti pour la Turquie, l’arrivée in extremis du Grec Kostas Mitroglou avait toutes les saveurs de la panique.
Payé 15 millions d’euros pour seulement 50 % des droits du joueur, avec une possible rallonge de 12,5 millions d’euros pour éviter de devoir reverser la moitié d’un futur transfert au club vendeur (Benfica), l’avant-centre a eu bien du mal à commencer la saison et a longtemps traîné comme un boulet la relative déception qu’avait engendrée son recrutement.

   


Recruter sur CV ou vidéo peut être source d’erreur
A Angers, club qui possède l’avant-dernier budget de Ligue 1, 30 millions d’euros, on a cette année anticipé autant que possible le recrutement. Dès le premier jour du mercato, l’attaquant de Strasbourg en fin de contrat Cédric Bahoken est arrivé. Le 22 juin, c’était au tour du Stéphanois Vincent Pajot de rejoindre le club de Maine-et-Loire. Le 16 août, ce dernier sautait sur l’occasion de faire revenir son ancien joueur, le Sénégalais Cheikh Ndoye, qui s’était perdu à Birmingham.
« Avec le manageur général Olivier Pickeu, on essaie de travailler le recrutement en amont. Parfois, même si on les repère deux à trois mois avant, certains joueurs nous échappent car d’autres clubs plus fortunés font de la surenchère. On se rabat alors sur des choix numéro deux ou trois », explique Axel Lablatinière, responsable du recrutement du SCO.
Après trois journées de championnat, le club angevin s’est toutefois aperçu qu’il était un peu juste au poste d’attaquant. Et Axel Lablatinière a dû chercher un joueur (l’Espagnol Cristian Lopez, ex-joueur du RC Lens) qui devrait signer aujourd’hui in extremis : « Bahoken a été absent deux matchs. Wilfried Kanga a pu jouer attaquant mais on n’avait personne sur le banc. Le coach a demandé que l’on prenne un troisième attaquant. »
Par le passé, Angers n’a pas toujours évité cet écueil. « On se rend compte que dans la précipitation, on ne fait jamais rien de bon. Quand vous recrutez sur un CV ou une vidéo, que vous n’avez pas observé de visu le joueur en match, ça peut être source d’erreur », reconnaît le recruteur.
Encore à la traîne par rapport à leurs concurrents européens, les clubs français ne sont pas tous réputés pour l’efficacité de leur cellule de recrutement, au fonctionnement encore trop souvent archaïque. « Je ne veux pas être donneur de leçon mais les faits me conduisent à constater qu’il y a un problème de compétence au sein des cellules de recrutement en France », dit Christophe Hutteau.
Un avis nuancé par Axel Lablatinière : « Il y a des progrès à faire au niveau des moyens humains et financiers alloués. A Angers, le président est content de nous, et depuis mon arrivée, où j’étais seul, la cellule s’est développée. J’ai désormais un adjoint, quatre scouts pour les jeunes et deux superviseurs. » 
Parfois, ces « achats panique » ont peu de conséquences. C’est particulièrement vrai lorsque, pour un club, l’argent n’est pas un souci. Il est alors plus facile de faire des paris, quitte à prêter les joueurs qui ne s’intègrent pas, à l’image du fonctionnement des clubs anglais qui ont des effectifs à rallonge. Un éventuel panic buy n’a alors pas grande importance. Cela vaut pour Monaco, qui à chaque intersaison recrute à tour de bras.
Cette année, l’ASM a recruté onze nouveaux joueurs en début, au milieu et en fin de mercato. Ce n’est pas non plus le PSG qui contredira ce constat. Les Parisiens sont sur le point de faire signer l’inattendu Camerounais Eric Maxim Choupo-Moting (qui évoluait à Stoke City, club anglais relégué de Premier League).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Il y a quarante et un ans, le jeune Michael Fishbach, 200e joueur mondial, connaît un soudain succès à l’US Open. Avec une arme secrète.
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US Open : en 1977, une étrange raquette « spaghetti » défie les règles du tennis

Il y a quarante et un ans, le jeune Michael Fishbach, 200e joueur mondial, connaît un soudain succès à l’US Open. Avec une arme secrète.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h18
   





                        


Deux polémiques ont été déclenchées coup sur coup ces derniers jours par les tenues vestimentaires de deux joueuses de tennis : l’Américaine Serena Williams, dont la combinaison noire a été jugée indésirable à Roland-Garros par le président de la Fédération française de tennis, et la Française Alizé Cornet, sanctionnée d’un avertissement à l’US Open pour avoir brièvement retiré son tee-shirt, qui était à l’envers, pendant un match.
Ces deux incidents sont venus rappeler que les organisateurs des tournois du Grand Chelem pouvaient parfois se montrer fort scrupuleux sur certains points. Pour autant, les règles du tennis n’ont pas toujours été aussi tatillonnes, et sujettes à de nombreuses évolutions. La preuve avec la raquette « spaghetti » du joueur américain Michael Fishbach. Un épisode surprenant que le New York Times a déterré de ses archives, vendredi 31 août, alors que se joue le troisième tour du tournoi new-yorkais.

Great Backstory from today’s @nytimes on Michael Fishbach’s Spaghetti Racquet at the 1977 #USOpen #tennis @usopen 🎾 pic.twitter.com/bcmEofbBu3— 𝙰𝚌𝚝𝚞𝚊𝚕 𝙷𝚞𝚖𝚊𝚗™ (@lynnlovestennis) 31 août 2018


C’est à la fin du mois d’août 1977 que ce jeune joueur de 23 ans est arrivé sur les courts de l’US Open. Connu pour son caractère fantasque et sa manière de jouer singulière, Fishbach pense avoir enfin trouvé la solution pour quitter le rang sans éclat qu’il occupe (200e mondial) : une raquette iconoclaste, dont le tamis a été enguirlandé de cordons de store vénitien, de tubes en plastique et de ruban adhésif. Le joueur a lui-même confectionné ce curieux outil en suivant les plans d’un horticulteur allemand mordu de tennis, Werner Fischer.
« On ne sait jamais ce qu’il va se passer avec ce foutu truc »
Le résultat est à la hauteur de ses espérances, du moins pour les premiers tours du prestigieux tournoi américain : Fishbach bat ses deux premiers adversaires, pourtant bien mieux classés que lui, grâce aux rebonds imprévisibles créés par les aspérités de sa raquette. Il est finalement sorti au troisième tour par John Feaver, qui déclarera à l’issue du match : « On ne sait jamais ce qu’il va se passer avec ce foutu truc. »
D’autres joueurs adopteront brièvement cet étrange ustensile, comme Ilie Nastase au grand prix d’Aix-en-Provence en octobre 1977. De rage, son adversaire quittera le court. La colère des « antispaghettis » remonte rapidement jusqu’aux instances du tennis : la fédération américaine de tennis interdit temporairement la raquette spaghetti, bientôt suivie par la fédération internationale, dont le verdict tombe en mai 1978 : le cordage de la raquette « doit être uniforme ». C’est la mort de la raquette spaghetti de Michael Fishbach.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le club phocéen jouera notamment la Lazio Rome et l’Eintracht Francfort. Le tirage a été plus clément pour les Girondins de Bordeaux et le Stade rennais.
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Ligue Europa : tirage compliqué pour l’Olympique de Marseille, dernier finaliste

Le club phocéen jouera notamment la Lazio Rome et l’Eintracht Francfort. Le tirage a été plus clément pour les Girondins de Bordeaux et le Stade rennais.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 15h07
   





                        


Du lourd pour l’Olympique de Marseille. Le club phocéen, finaliste de la dernière édition de la Ligue Europa, a hérité de la Lazio Rome et de l’Eintracht Francfort à l’occasion du tirage au sort effectué vendredi 31 août.
Ces deux clubs ont fini respectivement 5e de la Série A et 8e de la Bundesliga l’année dernière. Ils affronteront également les Chypriotes de Limassol, adversaire le plus abordable de cette poule.
« C’est un groupe relevé et je vais retrouver Rome avec plaisir pour y affronter la Lazio avec une autre équipe, sous d’autres couleurs, a réagi l’entraîneur de Marseille, Rudi Garcia, qui a dirigé l’AS Rome de 2013 à 2016. Quand on doit affronter un adversaire italien et allemand, on ne peut pas parler de cadeau. Mais nous n’en ferons pas un non plus. Notre groupe est plus relevé que la saison dernière. »
Le Zénith pour Bordeaux
Le tirage a en revanche été plus clément pour les Girondins de Bordeaux et le Stade rennais. Le club aquitain, qui n’a pas trouvé d’entraîneur après le départ de Gustavo Poyet et le refus de Thierry Henry, affrontera le Zénith Saint-Pétersbourg, le FC Copenhague et le Slavia Prague. De son côté, le Stade rennais est dans la poule du Dynamo Kiev, d’Astana et des Tchèques de Jablonec.
A noter également dans ce tirage au sort, la confrontation dans le groupe B de deux clubs détenus par Red Bull, les Autrichiens de Salzbourg et les Allemands de Leipzig. Chelsea, un des favoris de la compétition, s’en sort bien en héritant des Grecs du PAOK Salonique, des Biélorusses du BATE Borisov et des Hongrois de Vidi.

The official result of the #UELdraw! 🤩

— EuropaLeague (@UEFA Europa League)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le buteur de Tottenham compte sur une victoire de l’équipe nationale face au Japon, en finale des Jeux asiatiques, pour éviter deux ans sous les drapeaux.
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Football : pour le Sud-Coréen Son Heung-min, la victoire ou le service militaire

Le buteur de Tottenham compte sur une victoire de l’équipe nationale face au Japon, en finale des Jeux asiatiques, pour éviter deux ans sous les drapeaux.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 14h31
    |

            Clément Guillou








                        



   


Si vous croisez, samedi 1er septembre, dans quelque pub anglais du cœur de Londres, des supporteurs de Tottenham passionnés par la finale des Jeux asiatiques de football entre la Corée du Sud et le Japon, ne vous étonnez pas : il en va de l’avenir proche de leur buteur, Son Heung-min.
Vedette du football sud-coréen, attaquant titulaire de Tottenham en Premier League anglaise, le joueur de 26 ans abat l’une de ses dernières cartes pour échapper au service militaire, obligatoire pour tous les hommes coréens avant leur 28e anniversaire. Une victoire aux Jeux asiatiques l’en délivrerait.
Pour faire face à son voisin du Nord, la Corée du Sud recourt encore à la conscription et demande à chacun de ses enfants de sexe masculin un service militaire de vingt et un à vingt-quatre mois, considéré dans la société comme un rite de passage incontournable.
En juin, la Cour constitutionnelle a prié le gouvernement de trouver une alternative au service militaire pour les objecteurs de conscience, relançant le débat sur la conscription. Selon Amnesty International, il y a plus d’objecteurs de conscience derrière les barreaux en Corée du Sud que dans le reste du monde.
Loi de 1981
Son Heung-min n’a, a priori, rien contre le principe de l’armée, les parcours dans la boue et les réveils au clairon, mais il mène une carrière à succès en Angleterre, où il gagne plusieurs millions de livres sterling par an, et vient de prolonger son contrat avec Tottenham jusqu’en 2023. Plusieurs millions de raisons, donc, de vouloir éviter d’apprendre le maniement du fusil pendant ses meilleures années de joueur.
En cas de victoire samedi, le service de Son Heung-min se limitera à un mois d’une formation militaire rudimentaire et cinq cent quarante-quatre heures de service civique, à effectuer dans les trois ans.
La question des exemptions pour les vedettes ou personnalités politiques agite régulièrement le pays du Matin calme, où la carrière de stars de la chanson, notamment, a pâti de leurs tentatives d’aménagement du service militaire. La loi autorise depuis 1981 les sportifs à échapper au service en cas de médaille d’or aux Jeux asiatiques ou de médaille, peu importe la couleur, aux Jeux olympiques.
En 2002, les héros sud-coréens demi-finalistes de la Coupe du monde avaient aussi bénéficié de la clémence gouvernementale mais, éliminés au premier tour cette année malgré une victoire mémorable contre l’Allemagne, Son Heung-min et ses coéquipiers n’étaient pas dans la même situation.
Une nouvelle occasion en Coupe d’Asie, en janvier 2019
Il reste deux occasions à Son Heung-min pour obtenir une dérogation : ces Jeux asiatiques et la Coupe d’Asie, en janvier 2019. L’attaquant peut aussi espérer une forme d’indulgence gouvernementale et tenter sa chance aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. Il aura alors dépassé l’âge limite, de quelques semaines.
Contrairement aux précédents clubs de Son Heung-min, en Allemagne, qui n’avaient pas libéré le joueur pour ces compétitions mineures, Tottenham fait tout pour favoriser la suite de la carrière de son joueur et s’est engagé, selon le Times, à le laisser rejoindre son équipe nationale pour toutes ces compétitions.
Le tournoi de football des Jeux asiatiques est phagocyté par la question de l’avenir du joueur. Lors de la demi-finale face au Vietnam, un supporteur vietnamien brandissait une pancarte figurant le buteur en militaire, avec la légende : « Son Heung-min dans l’armée coréenne ». Le joueur, qui ne veut pas donner l’impression de porter son maillot national dans le seul but d’échapper à la conscription, évite soigneusement toutes les questions sur le sujet.
Arrivé au dernier moment en Indonésie – sans avoir effectué la préparation physique avec ses jeunes coéquipiers –, il est par ailleurs loin de son meilleur niveau depuis le début du tournoi. Celui-ci serait toutefois largement suffisant pour briguer un poste de titulaire dans le club de l’armée, le Sangju Sangmu FC, où évoluent, en première division sud-coréenne, les meilleurs conscrits footballeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le tennisman français, qui a notamment remporté des titres en double, va devenir dès la saison prochaine le capitaine de l’équipe de France de Fed Cup.
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Tennis : après sa défaite à l’US Open, Julien Benneteau met un terme à sa carrière

Le tennisman français, qui a notamment remporté des titres en double, va devenir dès la saison prochaine le capitaine de l’équipe de France de Fed Cup.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 10h58
   





                        



   


Clap de fin pour Julien Benneteau. Une ultime défaite en cinq sets (6-2, 4-6, 6-1, 3-6, 6-3) contre l’Allemand Jan-Lennard Struff au deuxième tour de l’US Open, jeudi 30 août, marque la fin de la carrière du tennisman français.
« C’est d’ici quelques jours que je vais réaliser qu’une partie de ma vie s’est terminée ce soir, a réagi l’Auvergnat de 36 ans. Je pensais qu’il y aurait peut-être plus d’émotions. Mais pour l’instant, c’est trop tôt. » 
« Depuis vingt-sept, vingt-huit ans, ma vie et celle de mes proches est réglée en fonction du tennis. Ce que je mange, ce que je bois, quand je me couche, quand je me lève, quand je pars ou non en vacances, quand je loupe Noël… »
Si le dernier match de sa carrière a été disputé en simple, la carrière de Julien Benneteau a surtout été marquée par des titres en double. Il a notamment remporté le trophée à Roland-Garros en 2014, aux côtés d’Edouard Roger-Vasselin, en s’imposant face à la paire espagnole composée de Marcel Granollers et Marc Lopez en deux manches (6-3, 7-6 [7-1]).
Les JO de Tokyo à l’horizon
Il a également atteint la finale du prestigieux tournoi anglais de Wimbledon en 2016 avec Edouard Roger-Vasselin. Mais ils se sont inclinés contre une autre équipe de double française Nicolas Mahut-Pierre-Hugues Herbert. Benneteau remporta la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2012 à Londres avec Richard Gasquet. Il a également fait partie du groupe, en tant que remplaçant, de l’équipe de France qui a remporté la Coupe Davis en novembre contre la Belgique.
En simple, en revanche, malgré dix finales disputées il n’a jamais remporté de titre. En Grand Chelem, il a obtenu son meilleur résultat à Roland-Garros en atteignant les quarts de finale. Très attaché à ce tournoi, il a pu faire ses adieux au public parisien en juin dernier. Il a même réussi à décrocher une victoire contre l’Argentin Leonardo Mayer, la première à Roland-Garros depuis 2013. Submergé par l’émotion, il était resté de longues secondes prostré sur le court, en laissant couler quelques larmes, avant d’aller savourer sa victoire avec le public. Mais Benneteau s’inclina au second tour face à un autre Argentin, Juan-Martin del Potro.
Malgré sa retraite sportive, le Français ne va pas quitter le monde du tennis. Dès la saison prochaine il deviendra capitaine de l’équipe de France de Fed Cup. « Je vais m’y atteler à partir de la fin de ce tournoi quand les filles auront terminé et avant qu’elles partent en Asie. Je vais essayer de mettre à profit les mois de septembre, octobre et novembre pour bien avancer. C’est un beau défi avec la perspective des Jeux olympiques [à Tokyo en 2020] », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le 16e Ultra-Trail du mont Blanc se court ce week-end. Théoriquement, tout un chacun est capable de courir ainsi 100 km ou plus.
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L’ultra-trail, un sport extrême, mais qui peut être accessible à tous

Le 16e Ultra-Trail du mont Blanc se court ce week-end. Théoriquement, tout un chacun est capable de courir ainsi 100 km ou plus.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h02
    |

            Catherine Pacary








                        



   


En quinze ans, l’Ultra-Trail du mont Blanc (UTMB), qui se court du 27 août au 2 septembre, s’est imposé comme l’épreuve emblématique de la discipline. Et en a suivi l’évolution : confidentiel à sa création, en 2003, alors que la « course sur sentier » débarquait de ce côté de l’Atlantique, il connaît un succès exponentiel depuis, avec dix mille participants pour huit cent mille pratiquants estimés en France, séduits par la liberté, le rapport à la nature et la convivialité qu’il induit. 
Cet engouement populaire peut surprendre lorsque l’on découvre les caractéristiques techniques de la course : 171,6 km courus en trois jours, 10 340 m de dénivelé positif… Des chiffres qui ont de quoi effrayer le sportif du dimanche.
A tort. Le trail et sa version ultra séduisent justement par leur côté « l’exploit humain à portée de tous et de toutes ». A condition de savoir exploiter au mieux ses ressources physiologiques, comme l’explique au Monde le docteur Jean-Charles Vauthier, traileur et médecin sur L’Infernale des Vosges, autre grand rendez-vous des amateurs, dont la 10e édition se tiendra du 7 au 9 septembre.
Un effort pas si intense, mais très long
L’ultra-trail ne demande pas forcément de puiser profondément dans ses réserves. Contrairement à des épreuves comme le sprint, ou comme les épreuves de demi-fond et de fond, voire les marathons.
« Notre corps utilise plusieurs carburants différents, en fonction de la nature de l’effort », détaille Jean-Charles Vauthier. Ils sont au nombre de trois, pour faire simple.
Lors d’un effort très bref et très intense, comme un 100-mètres, « l’athlète est en anaérobie [il court sans respirer]. C’est épuisant mais efficace, sur un temps maximal de trente secondes, pour les meilleurs. » 
Ensuite, sur des distances comprises entre 300 m et un marathon (42,195 km), « on parle d’un effort d’intensité moyenne sur une durée moyenne. Le corps utilise alors comme combustible le glycogène [un glucide complexe] qu’il a en stock, soit deux mille calories, qui lui permet de tenir trois heures environ. » 
Sur cette distance peut se manifester le fameux « second souffle », phénomène qui survient entre la 10e et la 30e minute d’effort. Il est dû à la sécrétion, en réaction à la douleur induite, d’une endorphine (morphine générée par l’organisme), qui envoie un message bienveillant à notre cerveau. Ainsi, douleur et stress s’atténuent-ils ; le coureur contrôle mieux sa respiration et ressent même un certain plaisir.
L’ultra-trail, quant à lui, « se classe parmi les efforts moins intenses, mais très longs, poursuit le docteur Vauthier. L’athlète puise alors dans son “gras”, une ressource quasi infinie de cent quarante mille calories que chacun possède, même les plus minces ! » 
Lors de l’épreuve, « le corps lipolyse, c’est-à-dire brûle du gras, poursuit le médecin. Sur cette phase de basse intensité, on peut tenir longtemps. François D’Haene [meilleur ultra-traileur français] a par exemple la capacité de passer rapidement, au bout de quatre ou cinq heures, en mode lipolyse. » 
D’où l’aisance souriante constatée chez cet athlète après cinq ou six heures de course. « C’est pour cela qu’il gagne ! »

   


Pas de prédisposition respiratoire particulière
Au niveau ventilation, l’ultra-trail ne nécessite pas, non plus, de prédisposition respiratoire particulière. « On est sur des durées d’effort qui ramènent à la vie normale. Le coureur est environ à 60 % de ventilation et suit une respiration classique, ventrale diaphragmatique, souple et détendue. »
Théoriquement, tout un chacun est ainsi capable de courir un ultra-trail au bout de trois ou cinq ans d’entraînement — tout de même.
L’ultra-trail s’apparente donc à une activité quasi normale. Les dernières recherches d’un groupe de médecins vosgiens, parmi lesquels le docteur Vauthier, vont dans ce sens. Ils ont étudié l’incidence de la course à pied sur les reins et ont démontré que, si ces organes souffrent lors de « runs » ou de marathons, ils ont une activité « normale » lors d’ultra-trails.
Ce qui fait dire à Jean-Charles Vauthier que courir un ultra-trail, « c’est juste un boulot », un travail physique, comme ouvrier sur un chantier, paysan ou artisan maçon. « Ce n’est pas si délirant que ça ! Il faut juste trouver un rythme compatible avec la durée. »
Encore faut-il préciser le mot « course ». En ultra-trail, on ne « court » pas, on « trotte ». « Plus c’est long, plus on trotte, s’amuse le docteur Vauthier. Sur 269 km [son dernier trail], en réalité, on marche dans les descentes, on marche dans les montées et on trottine sur le faux plat. [Beaucoup courent en réalité en descente] On fait des pauses toutes les trois ou quatre heures. On mange. On s’arrête même pour dormir — on a le droit ! — des minisiestes de sept minutes dans l’idéal, de trente minutes au maximum. Il nous arrive aussi de sortir l’appareil photo, devant un panorama fabuleux. »

   


Pas plus de risque d’addiction que dans d’autres sports
L’ultra-trail ne donne pourtant pas l’image du sport « pépère », décrit par Jean-Charles Vauthier. Les scènes d’épuisement y sont légion. « Mais là encore l’ultra-trail est ambivalent, précise le docteur, c’est une douleur qui fait du bien, une sensation que l’on a envie de retrouver », grâce à la fameuse endorphine.
N’y a-t-il pas en ce cas risque d’addiction ? Le docteur Vauthier réfute cette rumeur persistante. « Surtout pas ! Seuls 4 % des traileurs sont addicts, ce qui est la même proportion que dans tous les autres sports. »
Reste l’inexplicable. Lors de l’UTMB 2017, le vainqueur, François D’Haene, a couvert les 167 km et 9 618 m de dénivelé à la vitesse moyenne de 8,8 km/h ; à la mi-juin, l’Américain Jim Walmsley bouclait les 166 km de la Western State en 14 h 30 min, soit à 11,4 km/h de moyenne.
« L’être humain est naturellement endurant, commente M. Vauthier. Mais pour atteindre cette vitesse, il faut une prédisposition génétique. D’Haene ou Walmsley sont des ovnis ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Makis Solomos, journaliste et fan actif de l’AEK Athènes, revient sur la situation du supportérisme dans son club et dans son pays.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’Australien a presque été coaché par l’arbitre de chaise avant de retourner la situation et battre le Français, « un peu énervé » par ce comportement.
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US Open : encouragé par l’arbitre, Nick Kyrgios renverse Herbert

L’Australien a presque été coaché par l’arbitre de chaise avant de retourner la situation et battre le Français, « un peu énervé » par ce comportement.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 01h36
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h39
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


On ne peut pas dire que les joueuses et les joueurs français brillent jusqu’à présent par leurs résultats à l’US Open (ils ne sont plus que trois sur 17 engagés au départ), mais ils se retrouvent au centre de toutes les attentions, impliqués malgré eux dans des polémiques qui troublent les premiers jours du Grand Chelem new-yorkais.
Après l’imbroglio textile autour d’Alizé Cornet qui, lors de son premier tour (perdu) mardi, a failli recevoir une amende pour avoir remis son tee-shirt à l’endroit au fond du court, laissant entrevoir sa brassière, c’est au tour de Pierre-Hugues Herbert d’être victime d’un fait de match.
Jeudi 30 août, pour son deuxième tour, le Français menait 6-4, 3-0 face au fantôme de Nick Kyrgios. Connu pour ses sautes de concentration, l’Australien avait pratiquement arrêté de jouer, retournant les points sans même se déplacer et servant double faute sur double faute. L’arbitre suédois Mohamed Layani a alors profité d’un changement du côté pour descendre de sa chaise et se rendre au chevet du joueur de 23 ans, assis sur sa chaise, l’air hagard.

Never seen this before. Umpire had to get out of his chair and beg Nick Kyrgios to start trying in his match. https://t.co/nk9k56yTrB— BarstoolHubbs (@Eric Hubbs)


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On peut distinguer ces paroles : « Je veux t’aider, je veux t’aider », « je sais de quoi tu es capable, là, ce n’est pas toi. » Le règlement oblige l’arbitre à s’adresser au joueur s’il estime qu’il ne joue pas à son maximum, pour lui signifier qu’il encourt une sanction pour « manque de combativité ». L’Australien est d’ailleurs l’un des joueurs qui collectionne le plus d’amendes sur le circuit pour ce motif (quand ce n’est pas pour « obscénité »). Mais force est de constater que les mots prononcés par M. Layani s’apparentent davantage à du coaching proprement dit.
Intervention salvatrice
Après ces quarante-cinq secondes de tête à tête, manifestement reboosté, Kyrgios est reparti sur le court dans un tout autre état d’esprit : il a ensuite remporté 19 des 25 derniers jeux pour finalement battre le Français 4-6, 7-6, 6-3, 6-0.
La scène, inédite, n’a pas tardé à faire réagir dans les vestiaires comme sur les réseaux sociaux. L’ancien arbitre Richard Ings a fait part de sa stupéfaction sur Twitter :
« Je me creuse la tête pour essayer de me souvenir si un arbitre descendant de sa chaise pour parler à un joueur est une situation qui s’est déjà produite. J’ai arbitré des centaines de matchs, j’ai été chef de l’arbitrage à l’ATP. Aucun fait de ce genre ne me revient en mémoire. »
Sommé de donner des précisions après son match, Nick Kyrgios a tenu à dégonfler la polémique :
« [Ses paroles] ne m’ont pas du tout aidé. La même chose m’est déjà arrivée à Shanghaï [en 2016], où l’arbitre m’avait aussi dit que mon comportement nuisait au spectacle, et ça m’est encore arrivé il y a deux semaines à Cininnati contre Del Potro. M. Layani m’a dit qu’il m’aimait bien, je ne pense pas qu’on puisse assimiler ça à des encouragements. Il m’a juste répété que c’était du mauvais spectacle, il ne m’a pas du tout coaché. » 
Jeudi, tout comme Alizé Cornet la veille, Pierre-Hugues Herbert a eu les honneurs de la salle d’interview réservée d’ordinaire aux têtes d’affiche afin de répondre au parterre de journalistes pressés de recueillir sa réaction :
« Sur le moment, je n’ai pas écouté ce qu’ils se disaient, j’essayais de rester concentré sur moi. J’ai juste vu que ça faisait un set, un break pour moi, que lui n’était ni impliqué ni concentré et qu’à partir du moment où Mohamed est descendu, il s’est mis à serrer le poing, à plus s’encourager et surtout à jouer à un niveau que je ne pouvais plus suivre. »
« L’arbitre est allé trop loin »
Pour autant, Herbert n’en veut pas à son adversaire : « Ce n’est pas Nick le fautif, il a subi la situation. C’est un joueur touchant dans ses travers, c’est un artiste, on a plus envie de l’aider que de l’enfoncer. Mais sa petite faiblesse, c’est son mental et le mental, ça fait partie du jeu. » En revanche, le vaincu du jour s’est logiquement dit « un peu énervé » contre Mohamed Layani, d’ordinaire l’un des arbitres les plus respectés du circuit :
« Aujourd’hui, il a outrepassé son rôle. L’arbitre n’a pas à descendre de sa chaise. Et il n’a pas à dire à un joueur : “j’ai envie de t’aider.” J’espère qu’il viendra me voir pour s’excuser. Après coup, je lui en veux un peu car je ne sais pas ce qui se serait passé s’il n’était pas descendu de sa chaise. »
Réputé pour son esprit taquin, Pierre-Hugues Herbert n’en a pas pour autant perdu son sens de l’humour. Alors qu’un journaliste lui demandait quel serait le geste d’excuse de la part des organisateurs du tournoi qui le satisferait le plus, il a alors eu cette réponse en esquissant un large sourire : « Qu’ils me donnent le prize money promis au vainqueur. Voilà qui serait équitable. »
Pour l’heure, le Tournoi s’est contenté de publier un communiqué, tentant très maladroitement d’éteindre l’incendie : « M. Layani est descendu de sa chaise en raison du bruit sur le court durant le changement de côté pour être sûr de bien se faire entendre de Kyrgios. Il s’inquiétait de savoir si Kyrgios avait besoin d’une pause médicale. Il lui a aussi indiqué que si son manque de combativité manifeste perdurait, il lui faudrait prendre des mesures à son encontre. » Ledit communiqué n’a convaincu personne. A commencer par Herbert. Retrouvant son sérieux, il a exigé dans la soirée « des explications, voire des sanctions ».

My statement  @usopen @ATPWorldTour @usta https://t.co/5kia2HLbpV— p2hugz (@PH Herbert)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Paris-Saint-Germain sera opposé à Naples et Liverpool en phase de poules de la Coupe d’Europe, tandis que l’OL se trouve dans un groupe abordable.
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Ligue des champions : tirage difficile pour le PSG et Monaco, un peu moins pour Lyon

Le Paris-Saint-Germain sera opposé à Naples et Liverpool en phase de poules de la Coupe d’Europe, tandis que l’OL se trouve dans un groupe abordable.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h01
   





                        



   


Le tirage au sort de la Ligue des champions 2018-2019 n’a pas gâté le Paris-Saint-Germain, jeudi 30 août, en lui proposant comme adversaires au premier tour Liverpool et Naples, deux autres outsiders de la compétition reine du football européen. L’Etoile rouge de Belgrade, qui n’a plus disputé la Ligue des champions depuis vingt-six ans, complète ce groupe C, le plus relevé de ce premier tour.
L’AS Monaco n’a pas été mieux loti, mais il s’y attendait, compte tenu de sa position dans le troisième chapeau : avec l’Atlético Madrid, vainqueur de la dernière Ligue Europa, et le Borussia Dortmund, éternel dauphin du Bayern Munich dans le championnat allemand, les Monégasques affronteront dans des stades pleins deux habitués des phases finales de Coupe d’Europe. Le club belge de Bruges, quatrième membre de ce groupe A, est moins effrayant.
« C’est un tirage compliqué mais ce sont de belles affiches, a estimé Vadim Vassilyev, vice-président de l’AS Monaco, sur RMC Sport. C’est un tirage au sort difficile mais en même temps très intéressant. L’objectif est de faire mieux que l’année passée [4e et dernier de son groupe], ce qui ne veut pas forcément dire passer la phase de poules. »
Enfin, l’Olympique lyonnais, qui pouvait craindre un groupe aussi difficile que Monaco, a été plus soigné, avec Manchester City comme seul adversaire de prestige. Le Shakhtar Donetsk fait moins peur qu’avant, mais il faudra se méfier de Hoffenheim, club allemand méconnu mais entraîné par le jeune prodige des bancs européen Julian Nagelsmann.
« C’est dans la moyenne des tirages de cette Champion’s League. Il y avait pire. On a envie de ne pas rester en rade. Il faut vraiment sortir de ce groupe », a dit sur RMC Sport Jean-Michel Aulas, président de l’OL, qui n’a jamais affronté aucun de ces trois clubs. « On sait toujours après si c’était un bon tirage ou non. Ça semble être un groupe avec un favori qui se détache, City, et ensuite trois équipes qui sont très proches », estime de son côté l’entraîneur Bruno Genesio sur le compte Twitter du club.
Dans les autres groupes, celui du FC Barcelone, avec Tottenham, l’Inter Milan et le PSV Eindhoven, semble le plus relevé. Moins tout de même moins que celui du PSG, qui saura dès l’automne si son nouvel entraîneur Thomas Tuchel a l’étoffe de la Ligue des champions.

The official result of the #UCLdraw! 🤩

— ChampionsLeague (@UEFA Champions League)


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Le PSG retrouvera Carlo Ancelotti
Les Parisiens n’ont jamais subi un tirage aussi difficile depuis qu’ils ont été rachetés par Qatar Sports Investment (QSI) en 2011, et prétendent à remporter le trophée. Jusqu’à présent, le PSG avait toujours réussi une première phase convaincante avant de sortir de la compétition au premier ogre européen venu. Le club de la capitale n’a pas dépassé les quarts de finale de C1 sous l’ère qatarie, alors qu’il avait atteint les demi-finales en 1995, lorsqu’il était propriété de Canal+.
Les supporteurs parisiens peuvent se réjouir de se déplacer à l’Anfield Road à Liverpool, au stade San Paolo de Naples et dans l’impressionnant et bouillant stade de l’Etoile rouge de Belgrade, surnommé le « Marakana ».
Thomas Tuchel, lui, se mesurera à deux grands entraîneurs actuels : Jürgen Klopp, à qui il avait succédé sur le banc de Dortmund et désormais installé à Liverpool, et Carlo Ancelotti, arrivé cet été à Naples et qui fera son retour au Parc des Princes, où il a entraîné une saison et demie (2012-2013) avant d’être attiré par le Real Madrid.
Liverpool fera figure de favori du groupe à égalité avec le PSG : déjà finaliste de la Ligue des champions l’an dernier grâce à l’exceptionnelle saison de son buteur Mohamed Salah, le club légendaire du nord de l’Angleterre a depuis recruté à prix d’or le gardien brésilien Alisson ainsi que les milieux de terrain Fabinho et Naby Keïta.
Naples visera aussi la phase éliminatoire, après avoir échoué à la troisième place de son groupe l’an dernier. Ancelotti constitue la principale recrue de l’été pour un club qui a surtout perdu sa plaque tournante du milieu de terrain, le Brésilien Jorginho.
Dans ce contexte très relevé, l’Etoile rouge de Belgrade (vainqueur de la C1 en 1991 contre l’OM) semble promis à la dernière place… et à un rôle d’arbitre entre ses trois adversaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La confédération européenne devrait attendre la saison prochaine pour mettre en place l’assistance à l’arbitrage vidéo lors de ses compétitions.
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Football : l’UEFA n’utilisera pas la VAR en Coupe d’Europe

La confédération européenne devrait attendre la saison prochaine pour mettre en place l’assistance à l’arbitrage vidéo lors de ses compétitions.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 17h17
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Lancée en grande pompe par la Fédération internationale de football (FIFA) lors de la Coupe du monde en Russie, l’assistance à l’arbitrage vidéo (VAR) ne sera pas utilisée, cette saison, par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en Coupe d’Europe. Ainsi en a décidé le président de la confédération du Vieux Continent, le Slovène Aleksander Ceferin.
Selon les informations de L’Equipe, confirmées par Le Monde, le dirigeant n’entend pas introduire dans l’immédiat le dispositif en Ligue des champions et en Ligue Europa. Et ce alors que la plupart des grands championnats européens (Ligue 1, Serie A, Liga, Bundesliga) l’ont déjà adopté.
A Nyon (Suisse), au siège de l’UEFA, on justifie cette décision par des paramètres « techniques et logistiques », la nécessité de former l’ensemble des arbitres concernés ainsi que par un souci de mettre en place la VAR de manière standardisée. L’instance n’est ainsi pas en mesure d’introduire le dispositif avant la saison prochaine. Du moins jusqu’à ce que son comité exécutif – son gouvernement – donne son aval.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : la VAR prend le pouvoir



« De façon réaliste, on pourrait l’avoir en Ligue des champions et à l’Euro lors de la saison 2019-2020, assurait, en avril, M. Ceferin à la Gazzetta dello Sport. Pour le moment, tout n’est pas clair pour les supporteurs et les arbitres. On ne peut pas se le permettre. Et j’ai vu quelques situations comiques en Allemagne, en Coupe d’Angleterre et en Italie. Pour le top du top de notre sport, il faut le top du top (…). On doit résoudre les problèmes, pas essayer de plaire à quelqu’un. »
La FIFA à la pointe sur l’arbitrage vidéo
De manière générale, l’UEFA a toujours été à la remorque de la Fédération internationale sur les questions liées à l’arbitage vidéo. Au cours des dernières années du règne de Sepp Blatter (1998-2015) à la FIFA, le fossé s’était creusé sur ces sujets entre l’instance faîtière du ballon rond et la confédération européenne, alors dirigée par le Français Michel Platini (2007-2015). Au Mondial 2014, au Brésil, la FIFA avait lancé la goal-line technology (GLT), ce dispositif permettant de vérifier si le ballon a franchi la ligne de but. L’UEFA aura, elle, attendu 2016 pour adopter la GLT en Ligue des champions et à l’Euro, organisé cette année-là en France.
Ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA, Gianni Infantino est devenu un fervent partisan de la VAR sitôt élu à la présidence de la FIFA, en février 2016. L’Italo-Suisse en a fait l’une des réformes phares de son règne. Sa position « avant-gardiste » tranche avec celle d’Aleksander Ceferin, beaucoup plus prudente sur la question. Le 3 mars, l’International Football Association Board, instance chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, s’est prononcé en faveur de l’introduction de la VAR dans les lois du jeu.
Cette décision a ainsi ouvert la voie à son application lors de la Coupe du monde en Russie. Une innovation qui, si elle a largement profité aux Bleus en finale contre la Croatie, a suscité de vives controverses durant le grand barnum planétaire. Très réservé sur ce dispositif, Aleksander Ceferin n’a toutefois pas fermé la porte à son introduction et demeure plus souple sur ce sujet que son prédécesseur Michel Platini. « C’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice », a déclaré, mercredi 29 août dans L’Equipe, l’ex-no 10 des Bleus, opposant de longue date à la VAR.
Candidat à un deuxième mandat à la tête de l’UEFA lors du scrutin prévu le 7 février 2019, Aleksander Ceferin devrait attendre d’être réélu pour donner son feu vert à l’introduction de l’assistance à l’arbitrage vidéo lors des matchs de Coupe d’Europe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Sous couvert de « tenue appropriée », les tournois ont pu interdire à des tenniswomans certains vêtements, sans fondement juridique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Tennis : des règles floues permettent aux organisateurs de choisir les tenues des joueuses

Sous couvert de « tenue appropriée », les tournois ont pu interdire à des tenniswomans certains vêtements, sans fondement juridique.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 17h52
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Si les primes destinées aux gagnants et gagnantes d’un Grand Chelem (en défaveur des femmes) ont fini par être harmonisées (en 2006 à Roland-Garros et en 2007 à Wimbledon, contre 1973 pour l’US Open), les joueuses de tennis et leur corps sont toujours, en 2018, traités différemment de leurs homologues masculins.

        Notre article sur
         

          la sanction d’Alizé Cornet à l’US Open, pour avoir retiré son tee-shirt



Les propos du président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, sur la combinaison moulante portée par Serena Williams lors de l’US Open en août 2018 — et son souhait de l’interdire à Roland Garros — ont eu des précédents. Ainsi y avait-il eu lors de l’édition 1985 de Wimbledon une polémique sur la tenue de la joueuse Américaine Anne White, arrivée sur le court en combinaison blanche intégrale. Bien qu’elle eût respecté la règle du « jouer en blanc », le patron des arbitres du tournoi, Alan Mills, avait alors interdit la tenue, et Anne White avait joué ses autres matchs en jupe.

I think the French Open is being misogynist and stupid. However the Anne White/Serena comparisons don’t work. White… https://t.co/I5rUTR3sJz— TennisNerdPod (@Tennis Nerd Podcast)


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« Propre et appropriée »
Le règlement de l’Association des joueuses de tennis (WTA) dispose de sept pages entières consacrées à ce que les tenniswomans peuvent porter sur un court, allant jusqu’à préciser la taille maximale du logo de l’équipementier sur telle ou telle pièce de tissu. En revanche, pas un mot sur les combinaisons ou sur l’obligation de porter une jupe ; seule la règle suivante est édictée : « La joueuse doit porter une tenue de tennis propre et appropriée. » 
Le règlement dit simplement qu’un short de compression (« compression shorts ») peut être porté « sous une jupe, une robe ou un bermuda ». De là à considérer que la combinaison de Serena Williams est un « compression shorts », difficile à trancher.
« Compatible avec la pratique du tennis »
Nonobstant les déclarations récentes du président de la Fédération française de tennis (FFT), aucune règle vestimentaire n’existe dans les deux cent soixante-dix pages des « règlements sportifs » de la FFT, à l’exception de la première phrase de l’article 7, qui dit que les joueurs et les joueuses « doivent porter des vêtements compatibles avec la pratique du tennis ». Néanmoins, le directeur des Internationaux de France, Guy Forget, s’est dit favorable à l’approbation des tenues avant un tournoi. Mais cette règle ne pourrait pas être mise en place lors de l’édition 2019, les tenues étant déjà dessinées.
A Wimbledon, temple britannique du tennis depuis plus de cent quarante ans, la règle ne précise pas le type de vêtements à porter, simplement que côté teintes, « le blanc cassé ou la couleur crème » ne sont pas acceptés.
A l’Open d’Australie ou à l’US Open, comme aux deux autres tournois du Grand Chelem, les règles de la WTA s’appliquent. Là encore, étant donné l’aspect flou des règlements, les arbitres peuvent décider que telle ou telle tenue n’est pas correcte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le PSG a hérité d’un groupe compliqué avec le finaliste de la dernière édition et le vice-champion d’Italie. Monaco croisera la route de l’Atlético Madrid et Lyon celle de Manchester City.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France a reconduit le même groupe pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations, à l’exception de Steve Mandanda, blessé.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Equipe de France : Didier Deschamps rappelle les champions du monde

Le sélectionneur de l’équipe de France a reconduit le même groupe pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations, à l’exception de Steve Mandanda, blessé.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h44
   





                        



   


Surfer sur la vague russe et fêter devant le public français les joueurs qui ont décroché le Graal cet été : Didier Deschamps a rappelé sans surprise 22 des 23 membres de son groupe champion du monde pour la reprise en septembre, excepté le gardien no 2 Steve Mandanda, blessé, remplacé par Benoît Costil. Les Bleus affrontent l’Allemagne et les Pays-Bas les 6 et 9 septembre dans le cadre de la nouvelle Ligue des nations.

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« DD » a misé sur la notion de groupe en le reconduisant, sachant que cet effectif est particulièrement jeune, comme il l’avait lui-même plusieurs fois souligné durant le Mondial en Russie. « C’est logique, dans le sens où après notre sacre du mois de juillet, c’est la rentrée avec deux matches, un contre l’Allemagne et le deuxième au Stade de France devant notre public [face aux Pays-Bas]. Steve [Mandanda], s’il n’avait pas été blessé, aurait été là aussi », a-t-il expliqué.
Costil à la place de Mandanda, blessé
Costil, le gardien de Bordeaux (31 ans), faisait partie du groupe à l’Euro 2016, achevé en finale (défaite 1-0 a.p. face au Portugal). Il s’était ensuite fait doubler par le Parisien Alphonse Areola, puis faisait partie de la liste de suppléants, censés remplacer au pied levé un Bleu en cas de blessure jusqu’à la veille de l’entrée en lice dans le Mondial (un cas de figure qui ne s’est pas produit).
D’autres suppléants comme le milieu Adrien Rabiot (qui avait refusé ce statut) ou l’attaquant Alexandre Lacazette devront donc encore patienter pour revoir la sélection. Deschamps a donc rappelé le défenseur central Adil Rami, qui avait pourtant annoncé sa retraite internationale le soir de la finale du Mondial remportée face à la Croatie le 15 juillet à Moscou (4-2).

La liste des joueurs retenus pour les matches de l’UEFA Nations League face à l'Allemagne et les Pays-Bas… https://t.co/cZBFuRQuOJ— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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« Il était dans l’euphorie, on le connaît. Il est dans une tranche d’âge où il est encore évidemment compétitif. C’est lui qui aura la décision, mais à partir du moment où il est au niveau, il est dans un grand club français, il est compétitif... Il faudra que je discute avec lui. Mais il n’a pas hésité une seconde pour venir à ce rassemblement, au contraire, il est très heureux de venir, a dit le sélectionneur. L’attente va être plus forte, mais ça ne doit pas être une pression, on ne va pas se plaindre d’être champions du monde. Il peut y avoir de la décompression, pour certains ça peut être un booster formidable qui donne encore plus de confiance et de force. »
Il reste un week-end de championnat pour se roder, car certains ont (très) peu joué en ce début de saison en club (Djibril Sidibé, Steven N’Zonzi, Corentin Tolisso, Nabil Fekir, Olivier Giroud). « Ils ne sont pas tous à 100 % », a reconnu « DD », qui a aussi évoqué les « vacances relativement courtes ». « Il s’est passé quelque chose de très important avec ce titre, il est acquis, mais ça ne s’arrête pas là pour autant », a-t-il néanmoins prévenu. Il le sait d’expérience : pour lui, après la première étoile décrochée à l’été 1998 en tant que capitaine, ça n’avait « pas été facile ». « La saison qui a suivi, ç’avait été un peu laborieux, mais ça n’a pas été le cas pour tout le monde. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le seul absent est le gardien de Marseille, blessé. Les Bleus joueront contre l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations.
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