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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.
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Prélèvement à la source : Darmanin n’exclut pas un « arrêt » de la réforme

Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h34
   





                        



   


Deux jours après avoir réaffirmé sa volonté de mettre en place la grande réforme sur le prélèvement de l’impôt à la source, Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, a admis samedi 1er septembre que « l’arrêt » du prélèvement la source n’était pas exclu. Un alignement sur la position d’Emmanuel Macron, qui avait dit jeudi vouloir des « réponses précises » avant de trancher.
Interrogé sur France Inter, le ministre a évoqué des considérations sur les potentiels effets « psychologiques » de la réforme, censée entrer en vigueur au début de 2019, et qui embarrasse l’exécutif depuis plusieurs mois. « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt (…) de la réforme », a déclaré le ministre, qui rencontrera à ce sujet mardi le président de la République et le premier ministre afin de leur « apporter des réponses claires » avant qu’une décision ne soit prise. « C’est plutôt le calendrier du mois de septembre qui a été choisi par le président pour définitivement décider », a-t-il dit.
M. Darmanin a exclu toute crainte d’ordre technique, mais il a reconnu que les débats au sein de l’exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme.
Ces considérations portent notamment sur le fait que les particuliers verront arriver sur leur compte en banque un salaire ou une pension réduits par rapport à leur montant actuel, s’ils sont soumis à l’impôt sur le revenu. Pour autant, M. Darmanin a réitéré son scepticisme quant à un effet dévastateur sur la psychologie des ménages. « Je suis totalement opposé à cette affirmation », a-t-il dit, soulignant que beaucoup de ménages avaient déjà opté pour la mensualisation du versement de leur impôt.

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Pour Hollande, il faut « sauter le pas »
L’ancien secrétaire d’Etat chargé du budget (2014-2017) Christian Eckert a déclaré samedi dans une interview à Libération que les hésitations de l’exécutif sur le prélèvement à la source s’expliquent avant tout par des raisons « politiques ».
Pour M. Eckert « la majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pension avec des montants en baisse ». Il relève aussi que le Medef a « toujours été contre » la réforme.
Interrogé vendredi par la presse, en marge d’un déplacement à Cherbourg (Manche), l’ancien président de la République François Hollande a aussi évoqué en premier lieu un choix politique. « Je ne veux pas compliquer la tâche de ceux qui hésitent encore, mais cette réforme était prête… Les fonctionnaires du ministère à Bercy ont fait tout le travail, après c’est une affaire de choix politique », a-t-il dit. A un moment « il faut sauter le pas, il faut le faire », a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Au grand salon de l’électronique européen, Samsung et TCL ont annoncé le lancement de modèles s’appuyant sur une définition d’écran inégalée. Mais leur taille et leur prix s’annoncent rédhibitoires pour nombre de consommateurs.
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Téléviseurs 8K : à Berlin, les constructeurs font le buzz

Au grand salon de l’électronique européen, Samsung et TCL ont annoncé le lancement de modèles s’appuyant sur une définition d’écran inégalée. Mais leur taille et leur prix s’annoncent rédhibitoires pour nombre de consommateurs.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h45
    |

            Vincent Fagot








                        



   


8K. S’il est un terme qu’il faut retenir de l’édition de l’IFA, le grand salon de l’électronique européen, qui s’est ouvert au public vendredi 31 août à Berlin, c’est bien celui-là. Pour les non-initiés, la 8K est une définition d’écran qui permet d’afficher 33 millions de pixels sur un téléviseur, soit quatre fois plus que sur les appareils dits 4K, qui constituent actuellement la norme supérieure du marché. La technologie n’est pas nouvelle, mais elle restait inaccessible. Sharp, le constructeur qui fait figure de précurseur, en était resté à un moniteur de grande taille (70 pouces, soit 177 cm de diagonale) commercialisé au prix de 12 000 euros.

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La grande annonce du salon aura été faite par Samsung, qui lancera en octobre en Europe une télévision 8K de 65 pouces à « seulement » 5 000 euros, ainsi que des modèles de 75 et 85 pouces à 7 000 et 15 000 euros. L’argument 8K a aussi été brandi par TCL, qui doit proposer un écran de 75 pouces au premier semestre 2019 à un prix situé entre 6 000 et 7 000 euros. D’autres (Sharp, LG) promettent d’arriver sur le marché l’an prochain, sans plus de précision. Peu importe, l’essentiel est de dire qu’on est de la partie…
Presque aucun contenu vidéo tourné en 8K... et peu en 4K
L’empressement des constructeurs à se ruer sur ces nouveaux formats peut surprendre, dans la mesure où les consommateurs français dépensent en moyenne 500 euros pour l’achat d’un nouveau téléviseur. La taille de ces produits paraît également rédhibitoire pour beaucoup, sachant que le plus petit écran 8K a une diagonale de 165 cm.
Surtout, il n’existe à ce jour presque aucun contenu vidéo tourné en 8K, et bien peu en 4K. Pour contourner cet écueil, les constructeurs améliorent, grâce à différents procédés, la qualité de l’image, quelle qu’en soit la source. Chez Samsung, un processeur la retraite à partir d’une base de 9 millions d’images analysées en temps réel par une intelligence artificielle.

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Avec la 8K, les constructeurs font comme avec la 4K : ils lancent les produits avant même que les contenus ad hoc soient disponibles. « Les clients ne renouvellent leur télé que tous les six ou sept ans. Nous leur proposons des produits “future-proof” », se défend-on chez TCL. Comprendre : qui anticipent la généralisation annoncée de la 8K à un horizon encore… indéterminé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le nouveau PDG, Kenichiro Yoshida, souhaite poursuivre la mue du groupe japonais en un géant du divertissement.
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Sony veut renforcer la convergence entre ses contenus et ses produits

Le nouveau PDG, Kenichiro Yoshida, souhaite poursuivre la mue du groupe japonais en un géant du divertissement.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h27
    |

            Vincent Fagot








                        



   


C’était son baptême du feu européen. Arrivé à la tête de Sony en avril, Kenichiro Yoshida était attendu à Berlin, pour sa première apparition publique à l’IFA, le grand salon continental de l’électronique, le 30 août. Car succéder à Kazuo Hirai, qui a dirigé le fleuron japonais de l’électronique grand public pendant six années, n’est pas chose facile, surtout quand il s’agit de faire le show devant la presse internationale. Figé au milieu de la scène, lisant son prompteur, le style du nouveau PDG tranche avec son flamboyant prédécesseur.
Pour un temps encore, la comparaison entre les deux hommes s’imposera aux observateurs. D’autant que Kenichiro Yoshida prend les rênes d’un groupe au firmament. En avril, la société a publié les meilleurs résultats financiers de son histoire, avec un bénéfice de 6,7 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) pour l’année fiscale 2017. Un niveau de performance difficile à soutenir.
A eux seuls, le jeu vidéo et les services financiers – que Sony n’opère qu’au Japon – pèsent pour plus de la moitié des profits. Le secteur des semi-conducteurs (tous les composants que Sony fournit notamment à de nombreux fabricants de téléphones portables) affiche, lui, une croissance insolente de 172 % d’une année sur l’autre. Musique, cinéma, électroménager… Les indicateurs sont au vert. Et si la division mobile continue à accuser des pertes, cela ne suffit pas à assombrir le bilan de Kazuo Hirai.
Films, musique, jeux vidéo…
Dans ces conditions comment imprimer sa marque ou seulement penser à impulser une nouvelle stratégie ? « Sony n’a jamais été capable d’enchaîner deux années de résultats historiques », rappelle M. Yoshida. Pas question pour autant de remettre en cause les orientations prises jusque-là, et auxquelles le nouveau patron a longtemps été associé, dans l’ombre de M. Hirai, dont il fut le bras droit de 2015 à 2018 en tant que directeur financier.
Kenzo Hirai, défendait la philosophie dite du kando, qu’on pourrait traduire par « l’émotion par la technologie ». Kenichiro Yoshida veut poursuivre dans cette direction, voire l’étendre. Car, pour lui, Sony peut encore améliorer la convergence entre ses contenus – avec son immense catalogue de films (Sony Pictures), de musique (Sony Music, qui a absorbé cette année son concurrent EMI), et de jeux vidéo – et ses produits (téléviseurs, casques audio, consoles de jeux, etc.) et ainsi passer du rang de groupe d’électronique grand public qui a longtemps été le sien à celui de géant du divertissement.
Dans ce schéma, les revenus de Sony ont vocation à évoluer. « Nous devons dégager davantage de revenus récurrents », plaide ainsi le dirigeant japonais. Un défi dans un secteur de l’électronique, par nature cyclique. Pour cela, Kenichiro Yoshida peut compter sur des services comme PlayStation Network, la plate-forme de Sony, qui compte déjà 83 millions d’utilisateurs actifs mensuels auxquels sont proposés quantité de services payants, comme PlayStation Plus, auquel 34 millions de gamers souscrivent actuellement.
Idem dans la musique : « Auparavant, nous vendions des disques. Aujourd’hui, on fait fructifier notre catalogue de musique et de films auprès de plates-formes comme Spotify, Amazon… », se réjouit-il, même s’il conserve sur ces plates-formes un regard attentif : « Ce sont des partenaires, mais aussi des concurrents. »
Kenichiro Yoshida, un gestionnaire sourcilleux
Avec l’arrivée à la tête de Sony de ce gestionnaire sourcilleux, qui n’avait pas hésité à couper dans les effectifs ou à se débarrasser de branches au nom de la rentabilité (la division informatique Vaio) lorsqu’il était directeur financier, les observateurs ne donnaient pas cher de la peau de l’activité téléphonie mobile. Celle-ci enchaîne d’année en année les pertes (250 millions de dollars en 2017) et ses ventes devraient encore baisser. Mais il n’en est rien.
Certes, Sony a réduit ses ambitions dans ce domaine – il renonce à la production de masse et vise désormais seulement un segment de haut de gamme –, mais le travail effectué dans la téléphonie est crucial à bien des égards. En particulier pour ce qui est du développement de la 5G, auquel le groupe japonais travaille activement et qui doit permettre d’augmenter très fortement les débits de communication mobile.
Cette technologie est primordiale pour ce qui semble être l’un des principaux paris d’avenir de la société. Sony ne cache pas son vif intérêt pour le développement des véhicules autonomes, qui auront besoin de la technologie 5G pour ajuster en temps réel leurs trajectoires.
S’appuyant sur l’expertise de l’entreprise en matière de capteurs optiques, Kenichiro Yoshida est persuadé qu’il y a là une carte à jouer. « A mon poste, je veux avoir une vision à long terme. C’est pourquoi il nous faut d’ores et déjà nous saisir des nouveaux défis technologiques qui se présentent à nous. » Pas question pour lui de se tourner vers le passé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.
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Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »

La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h55
    |

            Ariane Chemin et 
François Bougon








                        



                                


                            

L’été fut chaud au Média. En juillet, Sophia Chikirou, l’une des figures de cette web télévision de la gauche alternative lancée en janvier, a été poussée vers la sortie à l’issue d’un séminaire mouvementé, provoquant un grand déballage sur les réseaux sociaux. Sophia Chikirou, qui a dit qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, s’exprime publiquement pour la première fois et répond aux accusations.
La télévision que vous avez créée a donné cet été le spectacle d’un psychodrame et d’un déballage public. Pourquoi ?
Sophia Chikirou : J’ai deviné dès les premières heures le tour que ce séminaire allait prendre. J’avais pris soin d’envoyer le planning de ces rencontres à tous les participants, direction et rédaction. Mais, dès le premier jour, Gérard Miller [cofondateur du Média], le président de l’association [qui a démissionné depuis], a lancé : « On ne va pas faire ça du tout. » Je connais bien ce procédé politique, où l’on décide, comme dans les AG des années 1970, de tout « bordéliser »…
On vous accuse d’avoir mis en péril l’existence du Média. Vos adversaires évoquent un possible abus de bien social. Que répondez-vous ?
Ma société de communication, Mediascop, n’a réalisé aucun gain dans cette affaire : elle en a même perdu, car en raison de mon engagement, je n’ai pas pu réaliser par exemple une campagne de communication politique au Mexique ni travailler avec La France insoumise. On prétend que la facture que j’ai présentée [pour un montant de 67 146 euros TTC] met en danger Le Média ? Le chiffre d’affaires de cette télévision est de 2,6 millions d’euros, elle possède une trésorerie de 300 000 euros. Juste avant d’être révoquée, le 24 juillet, j’avais signé un contrat de prêt leasing avec la banque pour un montant de près de 200 000 euros. Il n’y a eu aucun abus de bien social....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.
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Le Média : la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines

La journaliste Aude Lancelin, qui dirige désormais la rédaction, donne rendez-vous pour un « grand live » le 16 septembre.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h11
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le Média avait pour objectif de révolutionner la façon d’informer, en proposant une structure alternative qui soit de gauche « par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement ». Telles étaient en tout cas les ambitions affichées dans son acte de naissance : un manifeste publié dans Le Monde en septembre 2017.
Un an plus tard, la plate-forme alternative, lancée officiellement à la mi-janvier, a défrayé la chronique par des départs successifs, des luttes intestines et des polémiques à répétition. Et, pour ceux qui voulaient s’affranchir de la « dictature de l’urgence », par la diffusion d’une fausse information : en avril, le site avait annoncé que l’évacuation policière de l’université de Tolbiac, à Paris, avait provoqué un blessé grave.
De plus, à l’aube d’une nouvelle saison, les trois cofondateurs – la communicante proche de Jean-Luc Mélenchon Sophia Chikirou, le psychanalyste Gérard Miller et le réalisateur Henri Poulain – se sont entre-déchirés sur la place publique durant tout l’été.
Mises en demeure
A l’issue d’un séminaire de quinze jours, la première, qui occupait la présidence des deux sociétés – celle de presse et celle de production – à titre bénévole, a été poussée vers la sortie, accusée d’autoritarisme, de gouvernance solitaire et d’avoir vidé les caisses. Elle nie toutes ces attaques et menace de saisir la justice.
Le Média, soutient-elle, doit lui régler pour plus de 130 000 euros de prestations assurées par sa société de communication, Médiascop, et encadrées, selon elle, par une « convention ». Une affirmation réfutée par ses deux anciens camarades, qui affirment n’avoir jamais signé ni vu un tel document. Une première facture a été encaissée par Mme Chikirou avant qu’elle quitte Le Média ; la deuxième a été refusée par la banque.

Aujourd’hui, les deux parties en sont au stade des mises en demeure. Mme Chikirou et ses anciens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Outre-Atlantique, de plus en plus de figures de la presse dénoncent l’agressivité qui règne sur le réseau social. Certaines n’ont pas hésité à le quitter.
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Les doutes des journalistes américains à propos de Twitter

Outre-Atlantique, de plus en plus de figures de la presse dénoncent l’agressivité qui règne sur le réseau social. Certaines n’ont pas hésité à le quitter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h26
    |

            François Bougon








                        



   


Une certaine fatigue semble avoir gagné les journalistes américains présents sur Twitter, où règnent en maître le président Donald Trump et ses imprécations incessantes – près de 40 000 Tweet et plus de 54 millions d’abonnés. Il y a quelques années, le réseau social était vu comme une planche de salut pour une presse traditionnelle bousculée par Internet, en quête d’audience et de renouveau. On parlait d’« engagement » avec le public. Le participatif était mis à toutes les sauces. Bref, Twitter était le lieu où il fallait être pour tout reporter ne voulant pas rater le train de la révolution numérique.
Ces derniers temps, cependant, plusieurs défections ont marqué les esprits. En juillet, la correspondante du New York Times à la Maison Blanche, Maggie Haberman, a annoncé, après « presque neuf ans et 187 000 Tweet », qu’elle ne tweeterait plus qu’en cas de forte actualité et pour signaler ses articles. Dans un texte publié par son journal, elle s’est expliquée plus longuement qu’en 240 signes (la taille d’un Tweet).

        Lire aussi :
         

                Publicité ou responsabilité, le dilemme de Twitter



« Jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers »
« Twitter a cessé d’être le lieu où je pouvais apprendre des choses que je ne savais pas, glaner des informations sans erreur sur une grosse actualité ou m’engager dans une discussion et avoir raisonnablement confiance dans le fait que les critiques des gens étaient de bonne foi », a-t-elle expliqué. Pour elle, le réseau social est désormais envahi par « la méchanceté », la « colère partisane toxique », la « malhonnêteté intellectuelle » et le « sexisme ». C’est devenu un « jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers »,« un énorme et inutile gaspillage de temps et d’énergie mentale ».
D’autres ont fait un choix plus radical : quitter purement et simplement Twitter et ses gazouillis délétères. A l’image de Jay Caspian Kang, qui travaille pour le magazine du New York Times et le site Vice News. Lui a supprimé son compte sans fournir d’explications. Le patron du réseau social, Jack Dorsey, a répondu en personne – sur Twitter bien sûr – à Maggie Haberman. A cette dernière, qui s’inquiétait du fait que la plate-forme était un endroit où la nuance et les « discussions sérieuses » n’avaient pas leur place, il a répondu : « C’est ce que nous aimerions le plus corriger. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Depuis 2016, un grain de folie souffle sur le marché de la précieuse épice. La vanille se négocie à 540 voire 550 euros le kilo, contre seulement 55 euros il y a trois ans.
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Matières premières : coup de chaud sur la vanille

Depuis 2016, un grain de folie souffle sur le marché de la précieuse épice. La vanille se négocie à 540 voire 550 euros le kilo, contre seulement 55 euros il y a trois ans.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h04
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. « Une boule de glace vanille, s’il vous plaît. » Dans la bouche des estivants, écrasés de chaleur, cette phrase est revenue tel un leitmotiv. Elle résonne comme une douce musique aux oreilles des vendeurs de plaisirs glacés, mais sonne comme le tocsin à celles des fabricants. Surtout aux meilleurs d’entre eux – les puristes –, pour qui la vanille ne saurait être que naturelle, laissant à certains industriels les arômes et goûts vanille, pâles ersatz synthétiques de la gousse brune.
« Je choisis des gousses de 20 centimètres de long avec 90 jours de maturation », affirme Denis Lavaud, patron de la PME L’Angélys, sise près de Saintes, en Charente-Maritime. Une exigence qui grève les finances de son entreprise. En effet, depuis 2016, un grain de folie souffle sur le marché de la précieuse épice. La vanille se négocie à 540 voire 550 euros le kilo, contre seulement 55 euros il y a trois ans. « Cela représente un manque à gagner de 80 000 euros cette année et de 230 000 euros au total », souligne M. Lavaud. Un calcul qui jette un froid.

Comme d’autres, L’Angélys a tenté de modifier ses recettes, en réduisant de 10 % ou 20 % les volumes de gousses dans les turbines à glace ou en testant d’autres origines de l’épice. Mais les papilles du patron sont formelles : pas question de barguigner avec le goût et la qualité. Quand d’autres ont sauté le pas, opté pour des arômes de synthèse, lui maintient le cap. « La mada [la vanille de Madagascar], c’est la meilleure », assure-t-il.
L’île est le plus gros pourvoyeur de cette épice, avec près de 80 % des volumes mondiaux. De quoi alimenter la spéculation qui agite la filière. La petite récolte de 2016, qui n’avait pas excédé les 1 200 tonnes, a mis le feu aux poudres. Le cyclone Enawo, qui a frappé Madagascar en mars 2017, a soufflé sur les braises.
Spéculation et pratiques abusives
Pourtant, comme le souligne le rapport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Accusé de colporter des fake news, de censurer les contenus conservateurs, critiqué par les utilisateurs pour la gestion de l’affaire Alex Jones, le réseau social doit se réformer en profondeur. Au risque de pénaliser son audience ?
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Publicité ou responsabilité, le dilemme de Twitter

Accusé de colporter des fake news, de censurer les contenus conservateurs, critiqué par les utilisateurs pour la gestion de l’affaire Alex Jones, le réseau social doit se réformer en profondeur. Au risque de pénaliser son audience ?



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h00
    |

            Vincent Fagot et 
Damien Leloup








                        



                                


                            

Sur Twitter, Alex Jones a repris sa logorrhée haineuse comme si de rien n’était. Deux semaines après la suspension provisoire, pour sept jours, de son compte sur le réseau social, l’animateur conspirationniste, très populaire au sein de l’extrême droite américaine, a repris langue avec ses près de 900 000 abonnés, libre de dénoncer la censure dont il estime être victime. Twitter est le dernier réseau social où il peut le faire : banni de Facebook, de YouTube et de bien d’autres plates-formes, il n’a écopé que d’une tape sur les doigts sur Twitter.
Les atermoiements de la direction de la plate-forme ont été mal vécus par les utilisateurs, qui ont manifesté leur mécontentement. Pour encourager Twitter à sanctionner Alex Jones, l’activiste Shannon Coulter – à l’origine du mouvement de boycott GrabYourWallet visant les entreprises en lien avec Donald Trump – a appelé les utilisateurs du réseau social à bloquer sur leur profil les comptes de toutes les sociétés du S&P 500, autant de potentiels annonceurs de Twitter, qui se finance quasi exclusivement par la publicité. Le malaise s’est propagé jusque dans les rangs de l’entreprise, deux employés ayant évoqué publiquement leur embarras… sur le réseau social.
Pour éteindre l’incendie provoqué par son indécision, le PDG de Twitter, Jack Dorsey, forçant son naturel, a multiplié les interviews, laissant apparaître une certaine fébrilité. « De plus en plus de personnes ont peur de compagnies telles que la nôtre et du pouvoir qu’elles nous attribuent sur la manière dont elles peuvent vivre ou penser… Nous devons être plus transparents et expliquer comment et pourquoi nous prenons nos décisions », s’est défendu l’entrepreneur.
Sous pression
La crédibilité de Twitter est plus que jamais en jeu. L’affaire Alex Jones est intervenue alors que les soupçons d’influence étrangère (Russie, Iran) sur la plate-forme ne se sont pas éteints. L’imminence des élections de mi-mandat aux Etats-Unis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les visas pour les joueurs non européens sont aujourd’hui limités. Si le système était étendu aux Européens après le Brexit, la plupart des équipes anglaises ne pourraient plus recruter.
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Brexit : les visas des footballeurs en danger

Les visas pour les joueurs non européens sont aujourd’hui limités. Si le système était étendu aux Européens après le Brexit, la plupart des équipes anglaises ne pourraient plus recruter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h29
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Les habitants de Burnley, dans le nord-ouest de l’Angleterre, n’y avaient sans doute pas pensé quand ils ont voté à 66 % pour le Brexit, mais leur équipe de football pourrait souffrir de la sortie de l’Union européenne. Mike Garlick, le président de leur club, a tiré la sonnette d’alarme mi-août.

« La voie destructrice que le gouvernement poursuit avec le Brexit risque d’avoir un effet négatif très important sur les clubs de football à travers le pays. » Peter Coates, le président du club de Stoke City (Stoke-on-Trent a voté Brexit à 69 %) s’est joint à lui : « La Premier League, qui représente un succès pour notre pays, peut être endommagée par la restriction des mouvements [des footballeurs]. Cela peut aussi toucher le Championship [deuxième division, où évolue son club]. »
Actuellement, les clubs peuvent faire venir autant d’Européens qu’ils le souhaitent. Pour les non-Européens, les visas sont en revanche relativement restreints. Ils sont réservés aux footballeurs qui évoluent au moins de temps en temps dans leur équipe nationale (par exemple, un joueur qui vient d’une nation classée par la FIFA parmi les dix premières du monde doit avoir joué au moins 30 % des matchs de son équipe nationale lors des deux années précédentes).
N’Golo Kanté n’aurait pas obtenu de visa
Au lendemain du Brexit, si les joueurs européens obéissaient soudain à ces règles, nombre d’entre eux ne pourraient plus rejoindre les équipes anglaises. Le Français N’Golo Kanté, champion du monde cet été, n’aurait ainsi pas obtenu de visa quand il est arrivé à Leicester City en 2015, n’ayant alors jamais joué pour la France.
Pour les clubs les plus riches, faire venir des stars qui évoluent déjà en compétitions internationales ne sera pas forcément trop difficile. Ceux de deuxième catégorie risquent d’être les plus touchés.

Une solution peut cependant être trouvée relativement facilement. Un changement de règles d’immigration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.
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Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord

Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h33
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

On entre dans la dernière ligne droite du Brexit. Alors que Michel Barnier et Dominic Raab, les deux négociateurs du Brexit, se sont rencontrés une nouvelle fois à Bruxelles vendredi 31 août, il ne reste que quelques mois pour trouver un accord.
Quelle que soit l’issue des négociations, le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne le 29 mars à minuit, une fois les deux années légales écoulées depuis la notification de son retrait par Londres. Dans cet objectif, le sommet européen du 18 octobre est officiellement la date butoir. Celle-ci a été déterminée par M. Barnier, afin de laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte. En vérité, les deux chambres ont besoin d’environ trois mois pour faire leur travail. Un dérapage du calendrier jusqu’au sommet européen de la mi-décembre ne serait pas une catastrophe. Ensuite, l’urgence deviendrait réelle.

Déjà, les négociateurs préparent les esprits. M. Barnier a parlé de « début novembre, mais certainement pas beaucoup plus tard ». « Il est possible que ça dépasse [le sommet d’octobre] », ajoute M. Raab.
Quelles chances ont-ils de trouver un accord ? Il n’est pas inutile de rappeler que chacun des deux camps continue d’afficher un certain optimisme. M. Barnier se dit « confiant », M. Raab estime que l’accord est « en vue ». Lundi, Emmanuel Macron disait « souhaiter un accord d’ici à la fin de l’année ».
La discussion bute sur la question irlandaise
Simple affichage ? La majorité des observateurs parient aussi sur un accord. « Nous pensons que le Royaume-Uni évitera le non-accord », estime l’agence de notation Fitch. « Notre scénario de base est que le gouvernement trouvera un compromis politique peu clair [« political fudge »] afin de sortir de l’impasse actuelle », abondent les analystes de la banque Nomura. « Un accord demeure le scénario le plus probable », ajoute...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.
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Le Brexit, un obstacle pour les courses hippiques

Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h32
    |

            Eric Albert (Hippodrome de Sandown (Royaume-Uni), correspondance)








                        



                                


                            

Chemisette sur son ventre rebondi, cou de taureau et cheveux gris coupés court, Mike prend l’air de celui à qui on ne la fait pas. « On a très bien vécu avant d’entrer dans l’Union européenne et on vivra très bien après en être sorti. Franchement, faire croire que le Brexit pourrait avoir un impact sur les courses de chevaux, c’est agiter le “projet de la peur”. » A 58 ans, l’homme est venu ce vendredi 31 août pour regarder les courses hippiques de l’hippodrome de Sandown, au sud de Londres, et il n’a pas l’intention de gâcher une après-midi ensoleillée à regretter son vote en faveur du Brexit.

Pourtant, le secteur offre une passionnante plongée dans les retombées imprévues de la sortie de l’Union européenne (UE). A tous les niveaux – transport des chevaux, élevage des pur-sang, recrutement de la main-d’œuvre et organisation des bookmakers ? le Brexit apporte de profonds changements. Un chamboulement inévitable puisqu’il faut détricoter quarante-quatre ans de réglementations faites dans le cadre européen, depuis que le Royaume-Uni est devenu membre en 1973.
« Le Brexit nous a singulièrement compliqué la vie, alors qu’on a un système qui marche actuellement du tonnerre », maugrée Paul-Marie Gadot, directeur opérationnel des courses à France Galop, l’organisme qui gère la filière des courses en France. Le cœur du problème concerne le déplacement des chevaux entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, les trois pays où le secteur hippique est le plus développé.
25 000 mouvements de chevaux par an
Actuellement, un accord tripartite reconnaît que les règles sanitaires entre les pays sont équivalentes et que le mouvement des pur-sang peut s’opérer sans vérification aux frontières. Pour assurer la traçabilité, il faut juste enregistrer sur Internet le départ du cheval et son arrivée. Chaque année, 25 000 mouvements de chevaux sont réalisés entre les trois pays. Le premier accord tripartite a été signé avant l’accession...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans cette chronique, le professeur d’économie Loïc Charles revient sur le récurrent et stérile débat qui oppose depuis le XVIIIe siècle les naturalistes et la plupart des économistes à Adams Smith et à ses héritiers.
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L’éternelle « réflexion sur les rapports entre le “commerce” et la nature »

Dans cette chronique, le professeur d’économie Loïc Charles revient sur le récurrent et stérile débat qui oppose depuis le XVIIIe siècle les naturalistes et la plupart des économistes à Adams Smith et à ses héritiers.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h00
    |

Loïc Charles (Professeur d’économie à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            
Recherches. La démission de Nicolas Hulot souligne encore plus, s’il en était besoin, la place de l’impact environnemental des activités économiques dans le débat public. Réchauffement climatique, pollution et recyclage sont autant d’enjeux liés directement à des concepts économiques fondamentaux comme la croissance économique et la valeur. Ces questions font régulièrement l’actualité, mais elles ne sont presque jamais envisagées au regard de leur profondeur historique.
diriger ou rediriger le développement des activités économiques dans une direction compatible avec le maintien de la biomasse et de la biodiversité
Pourtant, comme l’a montré l’historien Fredrik Albritton Jonsson dès 2010, l’adoption d’une telle perspective permet de clarifier le cadre conceptuel de ces débats récurrents (« Rival Ecologies of Global Commerce : Adam Smith and the Natural Historians », The American Historical Review, décembre 2010).
Le siècle des Lumières voit naître une réflexion sur les rapports entre le « commerce » – c’est-à-dire les activités économiques dans le sens de l’époque – et la nature. La mise en exploitation intensive des espaces coloniaux, la circulation globale des savoirs, des plantes et des marchandises mettaient en danger le fragile équilibre écologique qui existait jusqu’alors. Selon F. A. Jonsson, les hommes des Lumières ont élaboré deux types de discours économique pour répondre aux anxiétés nées de ces risques liés à la modernité.
Les naturalistes et la plupart des économistes proposent d’intervenir pour diriger ou rediriger le développement des activités économiques dans une direction compatible avec le maintien de la biomasse et de la biodiversité. A l’inverse, Adam Smith, dans son ouvrage Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), affirme que les marchés accompliront cette tâche de la manière la plus efficace.
Planification environnementale
En Nouvelle-Angleterre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le 1er septembre, le bus devient totalement gratuit dans l’agglomération de Dunkerque. L’expérience, déjà tentée ailleurs, a ses défenseurs et ses détracteurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Pour ou contre la gratuité des transports en commun ? Les arguments en discussion

Le 1er septembre, le bus devient totalement gratuit dans l’agglomération de Dunkerque. L’expérience, déjà tentée ailleurs, a ses défenseurs et ses détracteurs.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h41
   





                        



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Le débat sur la gratuité des transports


Note : les arguments qui sont retranscrits ici sont réels et n'ont été que peu ré-écrits. Cliquez sur le lien au dessus de chaque bulle pour accéder au contexte.


Emojis fournis par EmojiOne


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    var data_conv =[{"type":"bulle","locuteur":"vergriete","detail":"Patrice Vergriete, maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine","position":"pour","texte":"A partir du 1er septembre, le réseau de bus devient gratuit dans l'agglomération de Dunkerque (17 communes, 200 000 habitants), toute la semaine et pour tous les usagers :bus: :bus:. Nous sommes la plus grande ville d'Europe à instaurer une gratuité totale.","lien":"https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/29/dunkerque-parie-sur-la-gratuite-des-transports_5323090_3234.html","Emoji":":bus:\n:flag_eu:"},
{"type":"renommer","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Est-ce que ça existe ailleurs ? ","lien":" ","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"decodeurs","detail":"Les Décodeurs","position":"decodeurs","texte":"Ce n'est pas une idée nouvelle. En France, la ville de Colomiers, près de Toulouse, a été précurseuse en 1971, suivie par Compiègne puis Chantilly, dans l'Oise. Depuis les années 2000, près d'une trentaine de villes ou d'agglomérations de toutes les tailles proposent des transports gratuits :money_with_wings:. Niort vient de se lancer en septembre 2017, alors que Dunkerque a d'abord rendu ses bus gratuits le week-end, avant une généralisation à l'automne 2018.","lien":"http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/07/18/a-dunkerque-laboratoire-social-du-transport-public-gratuit_5161875_3224.html","Emoji":":money_with_wings:"},
{"type":"bulle","locuteur":"briche","detail":"Henri Briche, auteur d'un rapport sur la gratuité à Dunkerque","position":"pour","texte":"Selon nos recherches, la pionnière mondiale a été Commerce, en banlieue de Los Angeles en 1962. On a noté deux vagues successives, durant les années 1970, puis les années 2000. En 2016, plus de 107 grands réseaux étaient entièrement gratuits dans le monde :map:. La plus grande ville à avoir fait ce choix est Tallinn (450 000 habitants), qui est la capitale de l'Estonie :flag_ee:, mais seulement pour ses résidents.","lien":"","Emoji":":map:\n:flag_ee:"},
{"type":"bulle","locuteur":"gart","detail":"Groupement des autorités responsables de transport (GART)","position":"contre","texte":"En tant qu'autorité de transport, nous n'encourageons pas la gratuité :unamused:. Sur plus de 300 autorités organisatrices de transport en France, seules une quinzaine pratiquaient en 2017 la gratuité totale et neuf la gratuité conditionnée ou partielle, surtout dans des villes de moins de 50 000 habitants. Par exemple, à Compiègne, les lignes du dimanche sont payantes, et à Libourne, en Gironde, la gratuité ne concerne que les résidents. ","lien":"https://www.gart.org/wp-content/uploads/2017/10/Gratuit%C3%A9-dans-les-transports-publics_Position-du-GART_Septembre-2017.pdf","Emoji":":unamused:"},
{"type":"renommer","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Quel effet sur la fréquentation ?","lien":" ","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"alakula","detail":"Allan Alaküla, représentant de Tallinn à l'Union européenne","position":"pour","texte":"La gratuité marche bien pour les grandes villes. A Tallinn, les transports sont gratuits pour les résidents depuis 2013. Depuis, la fréquentation a augmenté de 14 % :thumbsup:, et la circulation dans le centre-ville a baissé de 6 %.","lien":"http://www.tallinn.ee/eng/freepublictransport/Forum-Smart-City-du-Grand-Paris","Emoji":":thumbsup:"},
{"type":"bulle","locuteur":"utp","detail":"Union des transports publics et ferroviaires (UTP)","position":"contre","texte":"C'est vrai, la fréquentation augmente lorsque c'est gratuit. A Châteauroux, elle a été multipliée par 1,8. A Aubagne, elle a augmenté de 70 % durant les six premiers mois. Mais ce sont surtout d'anciens usagers qui intensifient leur usage, et des scolaires :school_satchel: ou des personnes âgées :older_woman:, qui avaient pour habitude de marcher et qui prennent désormais le bus pour de courts trajets, ce qui pose un problème de santé publique\n:woman_health_worker:. Le report de la voiture ou du deux-roues vers les transports resterait faible. ","lien":"https://utp.fr/sites/default/files/Publications/Fiches_Gratuite.pdf","Emoji":":school_satchel:\n:older_woman::woman_health_worker:"},
{"type":"bulle","locuteur":"ademe","detail":"Ademe","position":"pour","texte":"Selon nous, le « report modal » vers les transports en commun existe bien. Dans une étude publiée en 2007, nous avons vu qu'à Châteauroux plus de la moitié des nouveaux usagers du bus utilisaient la voiture auparavant (29 % de conducteurs, 22 % de passagers) et 12 % le deux roues, contre un quart (23 %) qui marchaient à pied. ","lien":"http://isidoredd.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/dri/PREDIT_0082.pdf","Emoji":":red_car:\n:motor_scooter::person_walking:"},
{"type":"renommer","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Est-ce qu'on attire de nouveaux usagers ?","lien":" ","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"briche","detail":"Henri Briche, auteur d'un rapport sur la gratuité à Dunkerque","position":"pour","texte":"A Dunkerque, on a déjà testé les transports gratuits le week-end depuis 2015. La fréquentation a augmenté de 40 % et même de 78 % le dimanche. Les conducteurs décrivent l'arrivée de nouveaux publics, qui n'avaient pas pour habitude de prendre le bus : des jeunes, des personnes âgées ou en situation de précarité... mais aussi des familles :family_mwgb:, y compris aisées, avec des enfants qui viennent flâner en centre-ville ou faire le marché.","lien":"http://vigs-conseil.com/wp-content/uploads/2017/04/Rapport-final-gratuit%C3%A9-Dunkerque.pdf","Emoji":":family_mwgb:"},
{"type":"bulle","locuteur":"sivardiere","detail":"Jean Sivardière, vice-président de la Fédération nationale des usagers des transports","position":"contre","texte":"Le transport public a un coût économique élevé, pourquoi subventionner intégralement les usagers qui peuvent payer ? Il existe des systèmes de tarification solidaire, cela suffit à garantir le droit au transport des usagers à faibles revenus, la gratuité totale étant réservée à ceux qui en ont vraiment besoin, dans le cadre d’une démarche de réinsertion sociale.","lien":"https://reporterre.net/Et-si-la-gratuite-des-transports-n","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"ademe","detail":"Ademe","position":"pour","texte":"A Châteauroux, la gratuité a diversifié les publics : 13 % des nouveaux clients gagnent plus de 2 000 euros, alors que 21 % font partie des ménages les plus modestes. Ces derniers auraient pu avoir droit à une carte gratuite :credit_card:, mais le système actuel est plus simple. ","lien":"http://isidoredd.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/dri/PREDIT_0082.pdf","Emoji":":credit_card:"},
{"type":"bulle","locuteur":"cst","detail":"Collectif sans ticket","position":"pour","texte":"La gratuité des transports est une mesure de solidarité et de justice sociale. Ni fraudeurs ni client, nous sommes usagers, des transports, de l'école, des services de santé et nous revendiquons le droit au libre déplacement. Actuellement, des réductions sont accordées parcimonieusement à certains « pauvres », moyennant un contrôle social accru :police_officer: et des dispositifs de distribution peu ou prou humiliants \n:pray:.","lien":"http://cst.collectifs.net/Droit-aux-transports-et-revenu","Emoji":":police_officer:\n:pray:"},
{"type":"renommer","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Combien ça coûte ?","lien":" ","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"griveaux","detail":"Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, potentiel candidat de LREM aux municipales à Paris","position":"contre","texte":"Anne Hidalgo a suggéré de rendre les transports gratuits à Paris, mais c’est un peu électoraliste :face_with_raised_eyebrow:. L’idée que l’on peut avoir un service demain rendu gratuitement, sans que cela coûte rien à personne, est une idée assez fausse. ","lien":"https://www.publicsenat.fr/article/politique/proposition-d-hidalgo-sur-la-gratuite-des-transports-a-paris-un-peu-electoraliste","Emoji":":face_with_raised_eyebrow:"},
{"type":"bulle","locuteur":"utp","detail":"Union des transports publics","position":"contre","texte":"Dans les petites villes, ce choix est souvent une promesse électorale. L’objectif est d’augmenter le nombre de voyageurs dans les transports publics et annuler les coûts engendrés par la billetterie (personnel de vente et de contrôle :police_officer:) au regard de la faiblesse des recettes tarifaires, souvent inférieures à 10 %.","lien":"https://utp.fr/sites/default/files/Publications/Fiches_Gratuite.pdf","Emoji":":police_officer:"},
   \nLa gratuité pourrait donc se traduire par une hausse des taxes pour les entreprises ou pour les particuliers. Mais l'idée est de rendre le territoire attractif pour renforcer le nombre d'entreprises. A Tallinn, le nombre de domiciliés fiscaux a augmenté, car c'est la condition pour ne pas payer les transports.","lien":"https://www.gart.org/wp-content/uploads/2017/10/Gratuit%C3%A9-dans-les-transports-publics_Position-du-GART_Septembre-2017.pdf\n","Emoji":":euro:"},
{"type":"image","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Qui paie pour les transports publics|//s1.lemde.fr/assets-redaction/soc/transportsgratuits/financementtransports.jpg","lien":"","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"pecresse","detail":"Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France","position":"contre","texte":"En Ile-de-France, la vente des tickets rapporte 3 milliards d'euros chaque année :euro: :euro: :euro:. Si ce ne sont pas les voyageurs qui paient, ce seront les contribuables qui paieront d'une manière ou d'une autre.","lien":"http://www.europe1.fr/societe/gratuite-des-transports-a-paris-anne-hidalgo-ne-peut-pas-faire-cavalier-seul-previent-valerie-pecresse-3604463","Emoji":":euro:\n:euro::euro:"},
{"type":"bulle","locuteur":"decodeurs","detail":"","position":"decodeurs","texte":"La capitale est en effet un cas particulier : le poids de la billetterie est bien supérieur à la moyenne : les voyageurs paient près de 30 % du coût total (2,6 milliards d'euros), sans compter les titres remboursés par les employeurs (860 millions d'euros ou 9 %). Le versement transport couvre 40 % et les contributions publiques, seulement 20 %.","lien":"https://www.iledefrance-mobilites.fr/wp-content/uploads/2017/04/ra_stif_2015.pdf","Emoji":""},
{"type":"renommer","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Quels effets sur l'offre de transports ? ","lien":" ","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"sivardiere","detail":"Jean Sivardière, président de la Fédération nationale des usagers des transports","position":"contre","texte":"Les économies sur la billettique et le contrôle sont très faibles. La conséquence la plus probable serait donc une stagnation et même une diminution de l’offre :chart_with_downwards_trend:, en particulier dans les grandes agglomérations, au moment où il faudrait la développer car les réseaux urbains sont souvent à la limite de la saturation \n:chart_with_upwards_trend:. Plusieurs villes ont instauré la gratuité puis l'ont abandonnée à cause du coût : Bologne, en Italie, Castellon, en Espagne...","lien":"https://reporterre.net/Et-si-la-gratuite-des-transports-n","Emoji":":chart_with_downwards_trend:\n:chart_with_upwards_trend:"},
{"type":"bulle","locuteur":"utp","detail":"Union des transports publics","position":"contre","texte":"Comment gérer la hausse de fréquentation liée à la gratuité ? A terme, c'est une menace pour la qualité du service rendu aux voyageurs. Autre risque : le peu de considération des usagers pour ce service qu'ils ne paient pas. On a constaté des dégradations. :cry: De nouveaux types d’incivilités sont apparues, comme les demandes de monter ou descendre entre les arrêts de bus.","lien":"https://utp.fr/sites/default/files/Publications/Fiches_Gratuite.pdf","Emoji":":cry:"},
{"type":"bulle","locuteur":"sagotduvauroux","detail":"Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe, auteur d'un livre sur les transports gratuits à Aubagne","position":"pour","texte":"Plus il y a de gens dans les bus, plus l’efficacité de l’argent public investi augmente : à Aubagne, en 2008, un voyage coûtait 3,93 euros à la collectivité ; en 2011, 2,04 euros. Et dans les bus, on passe d'une ambiance de contrôle à des rapports plus apaisés avec les chauffeurs :kissing_heart:. Les incivilités n'ont pas augmenté. Ce n’est pas parce que la rue est gratuite que les gens font des trous dedans, ce n’est pas parce que les massifs fleuris sont gratuits que les gens cueillent leurs tulipes pour les ramener chez eux… \n:tulip: Pour le bus, c’est pareil. ","lien":"A partir du 1er septembre, le réseau de bus devient gratuit dans l'agglomération de Dunkerque (17 communes, 200 000 habitants), toute la semaine et pour tous les usagers :bus: :bus:. Nous sommes la plus grande ville d'Europe :flag_eu: à instaurer une gratuité totale.","Emoji":":kissing_heart:\n:tulip:"},
{"type":"renommer","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"L'objectif écologique est-il atteint ?","lien":" ","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"decodeurs","detail":"","position":"decodeurs","texte":"Au-delà de l'aspect social, le premier argument en faveur des transports en commun gratuits est environnemental : désengorger la ville des voitures polluantes :foggy: en offrant à tous l'accès à la mobilité. Mais est-ce efficace ? ","lien":"","Emoji":":foggy:"},
{"type":"bulle","locuteur":"sivardiere","detail":"Jean Sivardière, président de la FNAUT","position":"contre","texte":"La gratuité n’intéresse pas l’automobiliste qui, en moyenne, dépense trois fois plus pour se déplacer en voiture plutôt qu’en transport collectif : 27 centimes par kilomètre lors des déplacements de proximité :oncoming_automobile:, contre 11 centimes en transport collectif en Ile-de-France et 13 centimes en province\n:oncoming_bus:, selon une étude que nous avions publiée en 2013. Il est illusoire d’espérer de la gratuité qu’elle provoque un report important des automobilistes sur le transport collectif. Mieux vaudrait améliorer l'offre : maillage du réseau, fréquence, vitesse, confort et ponctualité, intermodalité...","lien":"https://reporterre.net/Et-si-la-gratuite-des-transports-n","Emoji":":oncoming_automobile:\n:oncoming_bus:"},
{"type":"bulle","locuteur":"robert","detail":"Marcel Robert, Carfree","position":"pour","texte":"Les automobilistes s’entassent en ville sur des voies qu’ils ne paient pas en tant qu’automobilistes, mais en tant que contribuables, et que les piétons paient également avec leurs impôts. :angry: En même temps, on demande aux usagers des transports en commun de payer leur ticket. Il faut réaffecter l'argent public, et envisager un système intégré dans lequel les transports en commun seraient le moteur principal de la mobilité, les autres modes (voiture, vélo, marche, etc.) étant complémentaires.","lien":"https://reporterre.net/Si-la-gratuite-des-transports-en","Emoji":":angry:"},
{"type":"bulle","locuteur":"decodeurs","detail":"","position":"decodeurs","texte":"Selon une estimation réalisée en Ile-de-France et publiée par le STIF, le coût des nuisances (accidents, bruit, pollution :fog: et effet de serre) liées aux voitures particulières s'élevait à 2,7 milliards d'euros en 2003, soit dix fois plus que le coût des transports en commun (250 millions d'euros). \n:dash: Pour les seules émissions de CO2, le rapport était de 1 à 25.","lien":"http://www.omnil.fr/IMG/pdf/compte_deplacement_voyageurs_2005.pdf","Emoji":":fog:\n:dash:"},
{"type":"image","locuteur":"","detail":"","position":"","texte":"Peut-on mesurer l'impact de la voiture et des transports en commun ? |//s1.lemde.fr/assets-redaction/soc/transportsgratuits/coutnuissances.jpg","lien":"","Emoji":""},
{"type":"bulle","locuteur":"fnaut","detail":"FNAUT","position":"contre","texte":"Plutôt que la gratuité dans les transports, mieux vaudrait privilégier le péage urbain :no_entry_sign:, qui réduirait la place de la voiture en privilégiant la marche, le vélo ou le rail. ","lien":"https://www.fnaut.fr/2013-03-25-11-36-11/les-positions-de-la-fnaut/550-6-tarification-gratuite-et-tarification-en-cas-de-pollution","Emoji":":no_entry_sign:"},
{"type":"bulle","locuteur":"ademe","detail":"ADEME","position":"pour","texte":"Actuellement, les transports en commun sont bien plus chers que le coût du parking :euro:. Il faut augmenter le coût d'usage de la voiture, par la hausse des frais de stationnement :parking:, le péage urbain :x:, la taxation des parkings professionnels... l'argent ainsi récolté pourrait être affecté aux transports moins polluants :woman_shrugging:. ","lien":"http://isidoredd.documentation.developpement-durable.gouv.fr/documents/dri/PREDIT_0082.pdf","Emoji":":euro:\n:x::parking::woman_shrugging:"},
{"type":"bulle","locuteur":"decodeurs","detail":"","position":"decodeurs","texte":"La lutte contre la pollution atmosphérique ou le réchauffement climatique peuvent justifier de prendre des mesures drastiques, même si elles sont coûteuses à court terme. :city_dusk:Mais les obstacles ne sont pas seulement financiers. La situation est très différente lorsque les réseaux existants sont sous-utilisés (c'était le cas à Aubagne notamment), et lorsqu'ils sont au bord de la saturation. Les deux rapports commandés par la Ville de Paris et la région Ile-de-France permettront sans doute d'affiner les arguments sur la faisabilité du projet à Paris.  ","lien":"http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/12/12/comprendre-les-multiples-problemes-du-rer_5228277_4355770.html","Emoji":":city_dusk:"}];

    var tt = {
            "hidalgo": { "position": "pour", "role": "militant", "nom": "Anne Hidalgo", "detail": "maire PS de Paris" },
            "pecresse": { "position": "? ", "role": "militant", "nom": "Valérie Pécresse", "detail": "présidente Les Républicains, de la région Ile-de-France" },
            "decodeurs": { "position": "decodeurs", "role": "dec", "nom": "Les Décodeurs", "detail": "" },
            "briche": { "position": "pour", "role": "expert", "nom": "Henri Briche", "detail": "auteur d'un rapport sur la gratuité à Dunkerque" },
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            "alakula": { "position": "pour", "role": "militant", "nom": "Allan Alaküla", "detail": "représentant de Tallinn à l'Union européenne" },
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            "ademe": { "position": "pour", "role": "expert", "nom": "Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)", "detail": "" },
            "sivardiere": { "position": "contre", "role": "militant", "nom": "Jean Sivardière", "detail": "vice-président de la Fédération nationale des usagers des transports" },
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Halogènes, « sécu » étudiante, gaz, normes antipollution : ce qui change au 1er septembre

Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h04
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h19
   





                        


Tour d’horizon des mesures et interdictions qui entrent en vigueur samedi 1er septembre.
Les ampoules halogènes ne sont plus vendues
Interdites à la vente dans quelques jours en Europe, car trop gourmandes en électricité, les ampoules halogènes laisseront le champ libre aux LED (diodes électroluminescentes), qui ont déjà conquis une large part du marché.
Six ans après la fin des lampes à incandescence, la quasi-totalité des lampes halogènes seront interdites à la vente à partir du 1er septembre. Trop gourmandes en électricité, elles sont supplantées par les LED (diodes électroluminescentes), dont la durée de vie est de 15 000 à 40 000 heures, contre 2 000 heures pour les halogènes.
Les stocks d’halogènes présents chez les distributeurs pourront continuer d’être écoulés. Deux modèles d’halogènes (R7s et G9) bénéficieront en outre d’une exemption.
Les étudiants ne paient plus la « sécu »
A compter de samedi, les étudiants n’ont donc plus à acquitter 217 euros de cotisation à la Sécurité sociale. D’ici à la fin du régime spécifique étudiant, programmée pour le 1er septembre 2019 par la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), « l’année universitaire 2018-2019 sera une période transitoire », explique l’Assurance-maladie. Les nouveaux étudiants continueront automatiquement d’être affiliés à leur régime de protection sociale actuel, le plus souvent celui de leurs parents (régime général, régime agricole ou autres régimes spéciaux) et n’auront aucune démarche particulière à effectuer.

        Lire aussi :
         

                Ce que changera la fin de la Sécurité sociale étudiante



Pour les étudiants qui avaient déjà ce statut l’an passé, l’Assurance-maladie rappelle qu’ils resteront provisoirement dans leur mutuelle étudiante pour l’année 2018-2019, sans avoir à faire aucune démarche. Dans un an, ils basculeront automatiquement au régime général et seront rattachés à la caisse de leur lieu de résidence.
Le gaz augmente de 0,9 %
Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie augmentent en moyenne de 0,9 %, dans le sillage de la hausse des prix de gros.
L’augmentation sera de 0,3 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 0,5 % pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude, et de 0,9 % pour les utilisateurs se chauffant au gaz, détaille la Commission de régulation de l’énergie.
Depuis le 1er janvier 2015, les tarifs réglementés de vente de gaz ont en moyenne baissé de 3,6 %, mais ils sont globalement en hausse depuis l’automne 2017. Les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, mais le gouvernement envisage une fin progressive de ces tarifs réglementés du gaz, avec leur extinction à l’horizon 2023 pour les particuliers, afin de se conformer au droit européen.
Les pesticides tueurs d’abeilles sont interdits
En application de la loi biodiversité de 2016, les néonicotinoïdes sont interdits dans les champs français. Ces insecticides neurotoxiques, disponibles depuis le milieu des années 1990 et massivement utilisés dans les cultures, affectent le système nerveux des pollinisateurs et sont jugés responsables de la surmortalité des abeilles et des bourdons.

        Lire aussi :
         

                Les pesticides néonicotinoïdes désormais interdits pour protéger les abeilles



Les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe (clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride, thiaclopride et acétamipride) sont désormais interdites. Des dérogations sont possibles au cas par cas jusqu’au 1er juillet 2020, uniquement pour les produits à base d’acétamipride, et dans de « faibles volumes », selon le ministère de la transition écologique. Inacceptable aux yeux d’ONG qui demandent l’interdiction de nouvelles substances.
Les tests de consommation des voitures neuves sont durcis
Des tests européens plus sévères d’homologation des automobiles neuves sont généralisés à l’ensemble de la gamme des constructeurs. Ils avaient été introduits l’an dernier dans l’Union européenne, mais seulement pour les nouveaux modèles.
Ces tests en laboratoire mesurent la consommation de carburant, mais aussi les émissions de CO2, de particules, d’oxydes d’azote (NOx) et autres produits nocifs. Ils reflètent désormais beaucoup mieux les consommations et rejets réels des véhicules.
Ces nouveaux tests ont probablement dopé l’immatriculation de voitures neuves en France, qui ont progressé de 39,97 % en août, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Certains constructeurs sont en effet soupçonnés d’avoir accordé de gros rabais en août sur des véhicules qui n’auraient pas pu être commercialisés à partir de septembre, ou bien de les faire immatriculer auprès de leurs propres concessionnaires afin de les écouler plus tard. Ces volumes anticipés devraient peser sur les immatriculations des mois suivants.
Les transports en commun sont gratuits à Dunkerque
Les 200 000 habitants des dix-sept villes de la communauté urbaine de Dunkerque bénéficieront des transports en commun gratuits tous les jours de l’année, après l’avoir expérimenté pour les week-ends. Une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), mais la sous-préfecture du Nord devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. L’offre est plus ouverte que celle de Tallinn, capitale de l’Estonie, qui réserve la gratuité à ses 420 000 habitants.

        Lire aussi :
         

                Dunkerque parie sur la gratuité des transports






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Un Afghan de 19 ans a été interpellé vendredi, selon la police, qui n’écarte pas le motif terroriste.
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Attaque au couteau dans la gare d’Amsterdam : les blessés sont deux touristes américains

Un Afghan de 19 ans a été interpellé vendredi, selon la police, qui n’écarte pas le motif terroriste.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h37
   





                        



   


La police prend « sérieusement en compte la possibilité d’un motif terroriste » dans son enquête sur l’attaque au couteau perpétrée vendredi 31 août vers 12 heures à la gare centrale d’Amsterdam, au cours de laquelle deux touristes américains ont été grièvement blessés.
L’agresseur présumé, qui a été blessé par les balles de la police, a été identifié tard vendredi soir comme étant un Afghan de 19 ans avec un permis de résidence allemand. Selon un porte-parole de la police, il a été placé « sous garde policière à l’hôpital [et est] interrogé sur son mobile ». Les enquêteurs néerlandais travaillent en étroite coopération avec leurs homologues allemands afin d’obtenir des informations sur de possibles antécédents du suspect.

   


Selon la police, « les victimes n’ont pas été choisies de manière délibérée ou pour une raison très claire ». Toutes deux « sont très gravement blessées et ont été admises à l’hôpital ». L’ambassade des Etats-Unis aux Pays-Bas a annoncé samedi dans un communiqué qu’il s’agissait de deux Américains venus visiter le pays.
Après l’attaque, la gare a été brièvement fermée mais pas évacuée, et deux quais ont été temporairement fermés. Le trafic des trams au départ de la gare a cependant été interrompu.
Contexte de menace
Les autorités ont refusé de spéculer sur les raisons de l’attaque, alors que les talibans afghans, dans un communiqué publié jeudi, ont appelé à attaquer les troupes néerlandaises en raison de la tentative de l’homme politique d’extrême droite Geert Wilders d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet. M. Wilders a depuis annulé le concours, qui a fortement irrité les musulmans et suscité des protestations au-delà des Pays-Bas, « afin d’éviter tout risque de victimes de la violence islamique ».
Plusieurs attaques à l’arme blanche ont été perpétrées en Europe ces dernières années. Les Pays-Bas, limitrophes ou proches de certains pays touchés (France, Belgique, Allemagne) avaient été jusqu’ici épargnés. La gare d’Amsterdam, située dans le centre historique, est un lieu fréquenté par plus de 250 000 personnes par jour, et le vendredi est un jour particulièrement chargé en raison de l’afflux de touristes.



                            


                        

                        


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Plafonnement des allocations chômage des cadres : « Il vaut mieux utiliser le levier du délai de carence »

L’économiste Bertrand Martinot, dans une tribune au « Monde », met en garde contre le procès fait au niveau élevé des allocations versées aux cadres en recherche d’emploi.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h52
    |

Bertrand Martinot (Ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (2008-2012), collaborateur à l’Institut Montaigne)







                        



                                


                            
Tribune. L’assurance-chômage, on le sait, est un sujet techniquement et politiquement redoutable. Ce dossier comporte un invariant : tout bon débat politique sur ce thème commence par la question de l’indemnisation des salariés à haut salaire. Cette rentrée ne fait pas exception à cette règle, avec les propositions portées récemment par certains députés La République en marche (LRM) de diminuer le plafond des allocations.
Plus précisément, le débat se focalise sur le niveau maximal des allocations-chômage pour les salariés à hauts revenus antérieurs, soit 6 200 euros net mensuels. Un tel montant interpelle naturellement s’agissant d’une dépense sociale et c’est, de loin, le plafond le plus élevé de toute l’Union européenne. Dès lors, les propositions visant à abaisser ce plafond semblent pleines de bon sens : faire des économies, diminuer une allocation pour les « riches » (on se rappelle que pour François Hollande, en 2011, la richesse commençait avec un revenu de 4 000 euros par mois ), diminuer les effets d’aubaine (éviter que des chômeurs richement dotés, facilement employables, « prennent des vacances » sur le dos de l’assurance-chômage). Il reste qu’elles soulèvent quelques redoutables questions de principe.
Baisser les allocations en laissant inchangé le niveau de cotisation serait assez inique, surtout s’agissant de salariés déjà largement contributeurs net au système
Premièrement, le niveau très élevé du plafonnement des allocations pour les cadres n’est que la contrepartie du niveau de plafonnement des cotisations elles-mêmes : en France, un employeur paye les plus lourdes cotisations d’assurance-chômage d’Europe (4 % du salaire brut), dans la limite du plafond de salaire le plus élevé d’Europe (12 860 euros par mois, contre 6 000 en Allemagne, 4 300 aux Pays-Bas, 3 600 en Espagne…). Quant au cadre français, il finance dorénavant l’assurance-chômage par la CSG, donc sans aucun plafond.
Par conséquent, une discussion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».
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Chômage, aide sociale : «  Il faut donner toute l’attention à l’accompagnement et à la lutte contre les freins à l’emploi »

En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h53
    |

Jean-Claude Barbier (CNRS, professeur émérite de sociologie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. Les buts des politiques de lutte contre le chômage et l’exclusion sociale sont a priori identiques dans la plupart des pays européens, et font d’ailleurs l’unanimité chez les économistes classiques : il faut plutôt fournir du travail aux chômeurs et aux personnes pauvres que de leur donner des subsides. Ce principe de l’« activation » réunit aussi la classe politique, à droite, à gauche et le « nouveau monde », pour rompre avec ce qu’on appelle en France l’« assistanat ». C’est aussi le mot d’ordre du premier ministre le 26 août lorsqu’il répète, dans Le Journal du dimanche : « Nous faisons le choix du travail. »
Pourtant, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements maintiennent en réalité leur assistance – certes réduite, mais encore significative – aux chômeurs et aux exclus, sans laquelle l’accès à un minimum de revenus serait impossible, pour des proportions significatives de la population. Sans cette assistance, la situation serait catastrophique compte tenu des taux de pauvreté déjà importants en Europe (près de 20 % en Allemagne, 22 % au Royaume Uni, 18, 2 % en France, 17,6 % au Danemark, selon le taux standardisé d’Eurostat en 2017).
Si les pays recourent aux mêmes techniques économico-administratives, leurs systèmes sont en fait très différents, par leur générosité, par leur histoire et par la légitimité politique dont ils jouissent dans le public. Les politiques danoise et suédoise sont plus efficaces et plus généreuses depuis plus de vingt ans. Les politiques britanniques sont les plus chiches et exigeantes vis-à-vis des chômeurs et des indigents, et ce depuis le XIXe siècle. Les politiques allemandes sont censées avoir trouvé le carré magique depuis la réforme Schröder de 2004 – c’est du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les dispositifs qui s’adressent aux jeunes doivent privilégier l’accès de tous les jeunes au droit commun, estime le haut fonctionnaire et documentariste Quentin Jagorel, dans une tribune au « Monde ».
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« Il faut favoriser la mobilité des jeunes comme moyen d’échapper aux déterminants territoriaux »

Les dispositifs qui s’adressent aux jeunes doivent privilégier l’accès de tous les jeunes au droit commun, estime le haut fonctionnaire et documentariste Quentin Jagorel, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h45
    |

Quentin Jagorel (Haut fonctionnaire, responsable du pôle politique de la ville et des territoires au sein du think tank Démocratie vivante)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. La jeunesse est souvent affichée comme une priorité politique et constitue une cible privilégiée des réformes sociales lancées ou proposées, comme l’apprentissage, la garantie jeunes, les plans de formation ou le service civique.
Le plus souvent pourtant, la question des jeunes est posée en termes généraux, sans tentative de la croiser avec les déterminants territoriaux qui façonnent la diversité d’une catégorie trop souvent présentée comme un bloc. Car le territoire est une expérience concrète que vit chaque jeune dans son parcours personnel : il est tout à la fois un catalyseur et un révélateur des inégalités sociales, tant en matière de parcours scolaire et universitaire que d’accès à l’emploi et au logement.
Tension entre centre et périphérie
Aujourd’hui en France, les activités, les savoirs et les richesses se concentrent dans quelques grandes métropoles, elles-mêmes situées dans les régions les plus dynamiques. La question territoriale s’intéresse de plus en plus à la tension entre centre et périphérie. Or, les deux tiers des jeunes vivent aujourd’hui dans un espace qui peut être qualifié de périphérique : banlieue, espace péri-urbain, villes petites ou moyennes, ruralité.
« La mobilité quotidienne des jeunes est la condition de leur insertion et de leur autonomie. »
La mobilité quotidienne des jeunes est la condition de leur insertion et de leur autonomie. Et leur mobilité résidentielle, à des fins professionnelles ou académiques, leur permet de construire un parcours de vie individuel. Or, ils ne sont pas égaux face à la mobilité : certains sont parfaitement mobiles (notamment dans les centres), d’autres sont contraints par l’insuffisance des moyens de locomotion dans leur territoire, d’autres cumulent freins matériels et psychologiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Avec son bassin d’emploi dynamique, son vivier d’étudiants et son goût pour la construction, la préfecture de l’Occitanie a tout du jardin d’Eden pour qui souhaite investir.
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Immobilier : à Toulouse, « la vie en rose » des investisseurs

Avec son bassin d’emploi dynamique, son vivier d’étudiants et son goût pour la construction, la préfecture de l’Occitanie a tout du jardin d’Eden pour qui souhaite investir.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h00
    |

                            Ludovic Clerima








                        



                                


                            

C’est celle qui monte dans le cœur des investisseurs immobiliers. La ville de Toulouse, dont la population ne cesse de croître (+ 19 % en quinze ans selon l’Insee), séduit par sa douceur de vivre, ses bâtisses de briques roses et sa proximité avec la mer et la montagne.
La ville possède en prime l’un des bassins d’emploi les plus actifs du Sud-Ouest. Entre Airbus, Thalès et l’ensemble de l’industrie aéronautique, il y a de quoi faire. De 2003 à 2013, le produit intérieur brut par habitant a ainsi augmenté de 31,6 % selon une étude européenne, faisant de Toulouse la cité où l’on s’est le plus enrichi en France sur cette période.

Outre son attractivité économique, la Ville rose brille par sa jeunesse. Les étudiants représentent près de 18,5 % de l’ensemble de la population. « Soixante-dix pour cent de demandes de location sont générées par ces mêmes jeunes et l’on compte en moyenne cinq à dix demandes pour un seul logement », précise Patrick Saint-Agne, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie Toulouse Métropole. Avec un taux de vacance locative estimé à 8,4 %, les perspectives de rendement pour une petite surface louée sont excellentes. Compter 5,7 % bruts pour un studio en location à 13,70 euros/m².

Reste que, comme dans toutes les métropoles françaises, les prix toulousains, s’ils sont encore contenus, commencent à augmenter. En dix ans, ils ont grimpé de 13,4 % en moyenne. « On est à près de 2 610 euros/m² en moyenne dans l’ancien, avec une hausse de 4,2 % sur un an, et 3 940 euros dans le neuf, en progression également de 4 % sur l’année, détaille Boris Vienne, notaire à Cornebarrieu, dans la banlieue de Toulouse. Il y a de fortes disparités entre les quartiers. Par exemple, du côté de Saint-Georges, le mètre carré dans l’existant est proche des 4 500 euros en hausse de 8,5 %, et il n’est pas rare, dans le neuf, d’avoir des programmes d’exception qui frisent les 7 000 euros...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les militants associatifs Louis Boillot et Quentin Sauzay considèrent, dans une tribune au « Monde », que le vote des jeunes en faveur des partis extrémistes est moins motivé par le rejet de l’immigration ou de la mondialisation que par la baisse des revenus et des opportunités.
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« Les jeunes européens expriment un attachement à la redistribution de la richesse »

Les militants associatifs Louis Boillot et Quentin Sauzay considèrent, dans une tribune au « Monde », que le vote des jeunes en faveur des partis extrémistes est moins motivé par le rejet de l’immigration ou de la mondialisation que par la baisse des revenus et des opportunités.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 05h30
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Louis Boillot (Economiste) et Quentin Sauzay (Avocat)







                        



                                


                            

[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… Le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par les experts.]
Tribune. Une grande majorité des enquêtes électorales menées en Europe de l’Ouest depuis 2015 dressent le constat suivant : les jeunes de 18 à 30 ans votent – lorsqu’ils votent – pour des forces politiques radicales, critiques du projet européen et du libre-échange.
Il existe aujourd’hui une littérature importante sur l’attrait des populations vulnérables pour les thèses protectionnistes. En revanche, les analyses du comportement électoral des jeunes se limitent à une approche sociologique ou décrivent un « effet âge » les portant à voter très à gauche… ou très à droite. La jeunesse resterait ce corps social indéfini, aux aspirations contradictoires et sans identité politique forte. Elle se donnerait, par romantisme, au premier tribun venu.
Le traitement médiatique du vote des jeunes ne permet pas non plus de se rendre compte des tendances lourdes à l’œuvre. Au Royaume-Uni, beaucoup a été écrit sur la jeunesse « ouverte et connectée » qui a voté contre le Brexit (2016) et pour le Labour (2015). En France, c’est le désamour de la jeunesse pour les partis traditionnels qui a fait l’objet d’un traitement important (seulement 9 % des jeunes inscrits ont voté pour les candidats LR et PS), tandis que l’élection d’un président jeune a infusé l’idée d’un soutien juvénile fort. En Italie, près de 40 % des 18-24 ans ont choisi le Mouvement 5 étoiles (M5S), une audience comparable à la mobilisation des jeunes pour Podemos en Espagne en 2015 et 2016.
Si l’on s’intéresse aux motivations de ces jeunes, une préoccupation semble cependant s’exprimer majoritairement : l’attachement à la redistribution de la richesse. Il s’agit, par exemple, de la question des revenus décents pour les jeunes (Espagne, Italie) ou de l’accès à l’enseignement supérieur et à la...




                        

                        

