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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Une troisième journée de manifestations de l’extrême droite est attendue cette après-midi dans cette ville de Saxe, où la tension est très forte, d’autant qu’une contre-manifestation est également prévue.
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L’extrême droite s’apprête à défiler à nouveau dans les rues de Chemnitz

Une troisième journée de manifestations de l’extrême droite est attendue cette après-midi dans cette ville de Saxe, où la tension est très forte, d’autant qu’une contre-manifestation est également prévue.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 16h10
   





                        



   


Deux manifestations d’extrême droite hostiles à la politique migratoire d’Angela Merkel sont attendues dans les rues de Chemnitz, en Saxe, samedi 1er septembre, après les rassemblements agités de lundi et de jeudi, qui avaient réuni plusieurs milliers de sympathisants xénophobes dans la même ville.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et le groupe Pegida coorganisent une marche silencieuse, tandis que le collectif Pro Chemnitz organise un second rassemblement. Un troisième, contre l’extrême droite, devrait se tenir sous la bannière « le cœur plutôt que la provocation ».
C’est la troisième fois en une semaine que l’extrême droite défile dans les rues de cette ville de 245 000 habitants située à 80 km à l’ouest de Dresde, dans l’est de l’Allemagne, où le mouvement Pegida avait manifesté massivement en 2015 contre l’accueil de réfugiés. Lundi, un premier rassemblement avait réuni près de 2 000 personnes et provoqué des échauffourées entre sympathisants d’extrême droite, de gauche radicale et forces de l’ordre ayant fait vingt blessés. Dimanche, plusieurs centaines de ces sympathisants d’extrême droite ont lancé dans les rues de la ville une « chasse collective » aux étrangers réfugiés. Une action qui a été vivement condamnée par la classe politique et par la chancelière, Angela Merkel, dénonçant des événements qui « n’ont pas leur place dans notre Etat de droit », et qui faisait suite au meurtre d’un Allemand d’origine cubaine de 35 ans, pour lequel deux jeunes suspects — un Irakien et un Syrien — ont été arrêtés par la police.

L’endroit où Daniel H., Allemand d’origine cubaine de 35 ans, a été tué il y a une semaine, au centre de #Chemnitz.… https://t.co/r1qpfXUDRb— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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        Lire aussi :
         

                A Chemnitz, soupçon de collusion entre autorités locales et extrême droite



Un important dispositif de sécurité a été prévu pour éviter les débordements. A tel point qu’un match de deuxième division allemande prévu samedi à Dresde a été reporté par manque d’effectifs policiers, qui seront occupés à sécuriser les manifestations à Chemnitz. La rencontre entre le Dynamo Dresde et Hambourg, qui devait se jouer à guichets fermés, soit 30 000 places, devra être jouée à une date ultérieure, qui n’a pas encore été décidée. « Il s’agit d’un ordre du ministère de l’intérieur selon lequel, en raison des manifestations à Chemnitz samedi, les forces de police prévues pour le match à Dresde ne peuvent pas être disponibles sur place », a expliqué la ligue de football allemande vendredi.

Pour l’instant, le centre de #Chemnitz est encore très calme. Beaucoup de policiers mobilisés : gros enjeu pour les… https://t.co/E6In6AeRA0— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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L’extrême droite fait depuis des mois campagne sur le thème des crimes commis par des étrangers en Allemagne, accusant la chancelière Angela Merkel d’en être responsable pour avoir ouvert les portes de son pays à plus de un million de demandeurs d’asile en 2015 et en 2016, provenant principalement de Syrie et d’Irak. Elle accuse le gouvernement de relativiser ce phénomène et se saisit de tous les faits divers impliquant des demandeurs d’asile pour marteler son message.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : les menaces de l’extrême droite



Thomas Wieder, correspondant du Monde en Allemagne, est à Chemnitz pour suivre les trois manifestations du jour :

Tweets de Thomas Wieder 




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les visas pour les joueurs non européens sont aujourd’hui limités. Si le système était étendu aux Européens après le Brexit, la plupart des équipes anglaises ne pourraient plus recruter.
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Brexit : les visas des footballeurs en danger

Les visas pour les joueurs non européens sont aujourd’hui limités. Si le système était étendu aux Européens après le Brexit, la plupart des équipes anglaises ne pourraient plus recruter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h29
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Les habitants de Burnley, dans le nord-ouest de l’Angleterre, n’y avaient sans doute pas pensé quand ils ont voté à 66 % pour le Brexit, mais leur équipe de football pourrait souffrir de la sortie de l’Union européenne. Mike Garlick, le président de leur club, a tiré la sonnette d’alarme mi-août.

« La voie destructrice que le gouvernement poursuit avec le Brexit risque d’avoir un effet négatif très important sur les clubs de football à travers le pays. » Peter Coates, le président du club de Stoke City (Stoke-on-Trent a voté Brexit à 69 %) s’est joint à lui : « La Premier League, qui représente un succès pour notre pays, peut être endommagée par la restriction des mouvements [des footballeurs]. Cela peut aussi toucher le Championship [deuxième division, où évolue son club]. »
Actuellement, les clubs peuvent faire venir autant d’Européens qu’ils le souhaitent. Pour les non-Européens, les visas sont en revanche relativement restreints. Ils sont réservés aux footballeurs qui évoluent au moins de temps en temps dans leur équipe nationale (par exemple, un joueur qui vient d’une nation classée par la FIFA parmi les dix premières du monde doit avoir joué au moins 30 % des matchs de son équipe nationale lors des deux années précédentes).
N’Golo Kanté n’aurait pas obtenu de visa
Au lendemain du Brexit, si les joueurs européens obéissaient soudain à ces règles, nombre d’entre eux ne pourraient plus rejoindre les équipes anglaises. Le Français N’Golo Kanté, champion du monde cet été, n’aurait ainsi pas obtenu de visa quand il est arrivé à Leicester City en 2015, n’ayant alors jamais joué pour la France.
Pour les clubs les plus riches, faire venir des stars qui évoluent déjà en compétitions internationales ne sera pas forcément trop difficile. Ceux de deuxième catégorie risquent d’être les plus touchés.

Une solution peut cependant être trouvée relativement facilement. Un changement de règles d’immigration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.
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Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord

Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h33
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

On entre dans la dernière ligne droite du Brexit. Alors que Michel Barnier et Dominic Raab, les deux négociateurs du Brexit, se sont rencontrés une nouvelle fois à Bruxelles vendredi 31 août, il ne reste que quelques mois pour trouver un accord.
Quelle que soit l’issue des négociations, le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne le 29 mars à minuit, une fois les deux années légales écoulées depuis la notification de son retrait par Londres. Dans cet objectif, le sommet européen du 18 octobre est officiellement la date butoir. Celle-ci a été déterminée par M. Barnier, afin de laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte. En vérité, les deux chambres ont besoin d’environ trois mois pour faire leur travail. Un dérapage du calendrier jusqu’au sommet européen de la mi-décembre ne serait pas une catastrophe. Ensuite, l’urgence deviendrait réelle.

Déjà, les négociateurs préparent les esprits. M. Barnier a parlé de « début novembre, mais certainement pas beaucoup plus tard ». « Il est possible que ça dépasse [le sommet d’octobre] », ajoute M. Raab.
Quelles chances ont-ils de trouver un accord ? Il n’est pas inutile de rappeler que chacun des deux camps continue d’afficher un certain optimisme. M. Barnier se dit « confiant », M. Raab estime que l’accord est « en vue ». Lundi, Emmanuel Macron disait « souhaiter un accord d’ici à la fin de l’année ».
La discussion bute sur la question irlandaise
Simple affichage ? La majorité des observateurs parient aussi sur un accord. « Nous pensons que le Royaume-Uni évitera le non-accord », estime l’agence de notation Fitch. « Notre scénario de base est que le gouvernement trouvera un compromis politique peu clair [« political fudge »] afin de sortir de l’impasse actuelle », abondent les analystes de la banque Nomura. « Un accord demeure le scénario le plus probable », ajoute...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.
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Le Brexit, un obstacle pour les courses hippiques

Depuis que le Royaume-Uni a rejoint l’Union européenne, en 1973, les chevaux de course franchissaient les frontières sans vérifications. Sa prochaine sortie de l’UE entraînera des restrictions de mouvements.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 10h32
    |

            Eric Albert (Hippodrome de Sandown (Royaume-Uni), correspondance)








                        



                                


                            

Chemisette sur son ventre rebondi, cou de taureau et cheveux gris coupés court, Mike prend l’air de celui à qui on ne la fait pas. « On a très bien vécu avant d’entrer dans l’Union européenne et on vivra très bien après en être sorti. Franchement, faire croire que le Brexit pourrait avoir un impact sur les courses de chevaux, c’est agiter le “projet de la peur”. » A 58 ans, l’homme est venu ce vendredi 31 août pour regarder les courses hippiques de l’hippodrome de Sandown, au sud de Londres, et il n’a pas l’intention de gâcher une après-midi ensoleillée à regretter son vote en faveur du Brexit.

Pourtant, le secteur offre une passionnante plongée dans les retombées imprévues de la sortie de l’Union européenne (UE). A tous les niveaux – transport des chevaux, élevage des pur-sang, recrutement de la main-d’œuvre et organisation des bookmakers ? le Brexit apporte de profonds changements. Un chamboulement inévitable puisqu’il faut détricoter quarante-quatre ans de réglementations faites dans le cadre européen, depuis que le Royaume-Uni est devenu membre en 1973.
« Le Brexit nous a singulièrement compliqué la vie, alors qu’on a un système qui marche actuellement du tonnerre », maugrée Paul-Marie Gadot, directeur opérationnel des courses à France Galop, l’organisme qui gère la filière des courses en France. Le cœur du problème concerne le déplacement des chevaux entre la France, le Royaume-Uni et l’Irlande, les trois pays où le secteur hippique est le plus développé.
25 000 mouvements de chevaux par an
Actuellement, un accord tripartite reconnaît que les règles sanitaires entre les pays sont équivalentes et que le mouvement des pur-sang peut s’opérer sans vérification aux frontières. Pour assurer la traçabilité, il faut juste enregistrer sur Internet le départ du cheval et son arrivée. Chaque année, 25 000 mouvements de chevaux sont réalisés entre les trois pays. Le premier accord tripartite a été signé avant l’accession...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le projet européen de « plate-forme régionale » de débarquement de migrants se heurte à la résistance de Tunis.
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La Tunisie face aux pressions de l’Europe sur le dossier migratoire

Le projet européen de « plate-forme régionale » de débarquement de migrants se heurte à la résistance de Tunis.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h39
    |

            Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)








                        



                                


                            

C’est pour l’instant insidieux, subtil. Une « petite musique », des messages implicites, des sous-entendus appuyés. La Tunisie va devoir s’y faire : la pression de l’Europe qui s’esquisse va aller, selon les connaisseurs du dossier à Tunis, s’intensifiant autour du fameux projet de « plates-formes régionales de débarquement » envisagé par le conseil européen consacré fin juin à Bruxelles à la crise migratoire.
A l’instar d’autres pays d’Afrique du Nord, la Tunisie est citée par des responsables européens comme un possible centre de réception, hors de l’Union européenne (UE), où serait opéré le tri entre candidats éligibles à l’asile et simples migrants économiques. Les dirigeants de Tunis ont eu beau afficher très rapidement leur hostilité à un tel projet, qui concerne par définition des ressortissants non tunisiens, l’affaire n’en est qu’à ses prémices. « Les requêtes sont de plus en plus coordonnées, confirme une source diplomatique tunisienne. Les Européens nous les transmettent par la porte ou par la fenêtre. Cela nourrit un climat de tension. »
Pour l’heure, ce sont surtout les représentants des Etats membres qui se manifestent, les Français et les Allemands en particulier. Mais l’UE s’apprête à entrer en scène. « On va devoir soulever la question sans trop tarder auprès de nos interlocuteurs tunisiens », assure un officiel de l’UE.

C’est parce qu’elle se sait dans le champ de vision d’une Europe impatiente d’externaliser la gestion des flux migratoires que la Tunisie a attendu près de deux semaines avant d’autoriser le 28 juillet l’accostage à Zarzis (sud-est) du Sarost-5. Ce navire commercial battant pavillon tunisien avait secouru 40 migrants au large de la Libye mais ni Malte, ni l’Italie, ni la France n’avaient souhaité l’accueillir. Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed avait finalement donné son feu vert « pour des raisons humanitaires ».
Sollicitations diplomatiques
Toutefois,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Au moins 1 800 personnes ont été temporairement évacuées après une explosion survenue sur un site de Bayernoil, près d’Ingolstadt, en Bavière
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Huit blessés dans l’explosion d’une raffinerie en Allemagne

Au moins 1 800 personnes ont été temporairement évacuées après une explosion survenue sur un site de Bayernoil, près d’Ingolstadt, en Bavière



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h04
   





                        



   


Un incendie s’est déclaré samedi 1er septembre au matin à la suite d’une explosion dans une raffinerie du sud de l’Allemagne, près d’Ingolstadt. Au moins huit personnes ont été blessées, dont trois hospitalisées, et 1 800 habitants évacués, selon la police locale. L’explosion s’est produite dans un secteur de production de gaz et d’essence liquides de ce site de la compagnie Bayernoil, situé le long du Danube en Bavière, peu avant 5 h 30.
Selon la chaîne de radio-télévision publique locale Bayerischer Rundfunk, « l’onde de choc a été ressentie à plusieurs kilomètres » lors de l’explosion. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent d’importantes flammes s’élever au-dessus de la raffinerie aux premières lueurs du jour.
Environ 400 pompiers ont été mobilisés, et les autorités locales ont déclenché un plan « catastrophe ». Les secours ont aussi invité la population à « garder portes et fenêtres fermées en raison de la fumée » dans un rayon de 20 kilomètres autour du foyer de l’incendie.
1 800 personnes évacuées
Environ 1 800 habitants des localités de Vohburg et d’Irsching, à une quinzaine de kilomètres à l’est d’Ingolstadt, ont été évacués par mesure de sécurité et conduits vers des gymnases aux alentours.  Toutefois, quatre heures après l’explosion environ, l’intensité du nuage de fumée au-dessus du site avait beaucoup baissé, permettant aux secours d’autoriser le retour à leur domicile des personnes évacuées.
La compagnie locale Bayernoil, propriétaire de la raffinerie de Vohburg, emploie 790 personnes sur deux sites en Bavière. Elle produit différents carburants, dont de l’essence, du diesel et du fioul domestique, ainsi que du bitume. Le dernier incendie dans une raffinerie en Allemagne, en juillet, dans un site de la compagnie Shell, n’avait pas fait de blessé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Un Afghan de 19 ans a été interpellé vendredi, selon la police, qui n’écarte pas le motif terroriste.
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Attaque au couteau dans la gare d’Amsterdam : les blessés sont deux touristes américains

Un Afghan de 19 ans a été interpellé vendredi, selon la police, qui n’écarte pas le motif terroriste.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 08h14
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h37
   





                        



   


La police prend « sérieusement en compte la possibilité d’un motif terroriste » dans son enquête sur l’attaque au couteau perpétrée vendredi 31 août vers 12 heures à la gare centrale d’Amsterdam, au cours de laquelle deux touristes américains ont été grièvement blessés.
L’agresseur présumé, qui a été blessé par les balles de la police, a été identifié tard vendredi soir comme étant un Afghan de 19 ans avec un permis de résidence allemand. Selon un porte-parole de la police, il a été placé « sous garde policière à l’hôpital [et est] interrogé sur son mobile ». Les enquêteurs néerlandais travaillent en étroite coopération avec leurs homologues allemands afin d’obtenir des informations sur de possibles antécédents du suspect.

   


Selon la police, « les victimes n’ont pas été choisies de manière délibérée ou pour une raison très claire ». Toutes deux « sont très gravement blessées et ont été admises à l’hôpital ». L’ambassade des Etats-Unis aux Pays-Bas a annoncé samedi dans un communiqué qu’il s’agissait de deux Américains venus visiter le pays.
Après l’attaque, la gare a été brièvement fermée mais pas évacuée, et deux quais ont été temporairement fermés. Le trafic des trams au départ de la gare a cependant été interrompu.
Contexte de menace
Les autorités ont refusé de spéculer sur les raisons de l’attaque, alors que les talibans afghans, dans un communiqué publié jeudi, ont appelé à attaquer les troupes néerlandaises en raison de la tentative de l’homme politique d’extrême droite Geert Wilders d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet. M. Wilders a depuis annulé le concours, qui a fortement irrité les musulmans et suscité des protestations au-delà des Pays-Bas, « afin d’éviter tout risque de victimes de la violence islamique ».
Plusieurs attaques à l’arme blanche ont été perpétrées en Europe ces dernières années. Les Pays-Bas, limitrophes ou proches de certains pays touchés (France, Belgique, Allemagne) avaient été jusqu’ici épargnés. La gare d’Amsterdam, située dans le centre historique, est un lieu fréquenté par plus de 250 000 personnes par jour, et le vendredi est un jour particulièrement chargé en raison de l’afflux de touristes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Les militants associatifs Louis Boillot et Quentin Sauzay considèrent, dans une tribune au « Monde », que le vote des jeunes en faveur des partis extrémistes est moins motivé par le rejet de l’immigration ou de la mondialisation que par la baisse des revenus et des opportunités.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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« Les jeunes européens expriment un attachement à la redistribution de la richesse »

Les militants associatifs Louis Boillot et Quentin Sauzay considèrent, dans une tribune au « Monde », que le vote des jeunes en faveur des partis extrémistes est moins motivé par le rejet de l’immigration ou de la mondialisation que par la baisse des revenus et des opportunités.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 05h30
    |

Louis Boillot (Economiste) et Quentin Sauzay (Avocat)







                        



                                


                            

[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… Le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par les experts.]
Tribune. Une grande majorité des enquêtes électorales menées en Europe de l’Ouest depuis 2015 dressent le constat suivant : les jeunes de 18 à 30 ans votent – lorsqu’ils votent – pour des forces politiques radicales, critiques du projet européen et du libre-échange.
Il existe aujourd’hui une littérature importante sur l’attrait des populations vulnérables pour les thèses protectionnistes. En revanche, les analyses du comportement électoral des jeunes se limitent à une approche sociologique ou décrivent un « effet âge » les portant à voter très à gauche… ou très à droite. La jeunesse resterait ce corps social indéfini, aux aspirations contradictoires et sans identité politique forte. Elle se donnerait, par romantisme, au premier tribun venu.
Le traitement médiatique du vote des jeunes ne permet pas non plus de se rendre compte des tendances lourdes à l’œuvre. Au Royaume-Uni, beaucoup a été écrit sur la jeunesse « ouverte et connectée » qui a voté contre le Brexit (2016) et pour le Labour (2015). En France, c’est le désamour de la jeunesse pour les partis traditionnels qui a fait l’objet d’un traitement important (seulement 9 % des jeunes inscrits ont voté pour les candidats LR et PS), tandis que l’élection d’un président jeune a infusé l’idée d’un soutien juvénile fort. En Italie, près de 40 % des 18-24 ans ont choisi le Mouvement 5 étoiles (M5S), une audience comparable à la mobilisation des jeunes pour Podemos en Espagne en 2015 et 2016.
Si l’on s’intéresse aux motivations de ces jeunes, une préoccupation semble cependant s’exprimer majoritairement : l’attachement à la redistribution de la richesse. Il s’agit, par exemple, de la question des revenus décents pour les jeunes (Espagne, Italie) ou de l’accès à l’enseignement supérieur et à la...




                        

                        


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Alena : les négociations avec le Canada suspendues

Les négociateurs des deux pays sont toutefois convenus de reprendre leurs tractations dès mercredi prochain.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 23h15
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 23h31
   





                        


Les négociations entre le Canada et les Etats-Unis pour moderniser l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) ont été brutalement interrompues vendredi 31 août. Les négociateurs des deux pays sont toutefois convenus de reprendre leurs tractations dès mercredi prochain.
Les discussions semblaient sur le point de déboucher sur un accord quand Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en affichant une ligne intransigeante envers Ottawa. « Nous reprendrons les négociations la semaine prochaine », a annoncé un haut responsable canadien, proche des discussions.

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Le représentant américain au commerce (USTR), Robert Lighthizer, a fait savoir par un communiqué que les discussions reprendraient mercredi 5 septembre, évoquant « des discussions constructives » et « des progrès » accomplis au cours des réunions qui se sont tenues cette semaine à Washington.
Propos très durs
Le président états-unien avait confirmé plus tôt dans un tweet des propos très durs tenus à l’égard de son principal partenaire commercial ayant fuité, malgré lui, dans la presse. Le locataire de la Maison Blanche s’est indigné que ses propos tenus en toute confidence devant des journalistes aient été publiés, mais « au moins, le Canada sait à quoi s’en tenir ! », a-t-il dit.
Selon le quotidien canadien Toronto Star, le président républicain a confié à ses interlocuteurs que l’administration entendait ne faire aucun compromis avec le Canada et qu’un accord potentiel se ferait « uniquement à [ses] conditions ». Donald Trump souligne qu’il s’abstient de le dire publiquement, car « ce serait si insultant qu’ils ne pourr[aient] pas trouver d’accord ». « Le Canada est un pays habile pour trouver des compromis gagnant-gagnant. Cela étant dit, dans une négociation, nous nous battons toujours dans l’intérêt national », avait déclaré dans la matinée Chrystia Freeland, la ministre des affaires étrangères canadienne. « C’est ce que nous continuerons à faire. Nous cherchons un bon accord, pas n’importe quel accord », avait-elle dit en forme de mise au point.
Pas de concession
« Nous n’accepterons qu’un accord qui est un bon accord pour le Canada. Nous n’y sommes pas encore », avait-elle également fait savoir. Son ton tranchait déjà très nettement avec celui de la veille, quand elle parlait d’« optimisme » et soulignait la bonne volonté des deux parties d’arriver à un accord.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a estimé qu’il était toujours « très possible d’avoir un accord qui fonctionne pour tout le monde ». Il a toutefois immédiatement réaffirmé que « pas d’accord est mieux qu’un mauvais accord ».
Alors qu’Ottawa et Washington semblaient proches d’un accord jeudi, les propos de Donald Trump ont fait dérailler les tractations. « Il faut qu’ils se débarrassent de ces barrières et de ces tarifs », avait-il déjà dit jeudi soir lors d’un meeting électoral, jetant un premier froid sur les discussions en cours.
Pour la première fois depuis le début des pourparlers intenses que tiennent les deux pays depuis mardi dans la capitale américaine, les services de Robert Lighthizer ont communiqué sur les négociations, soulignant que le Canada n’avait fait « aucune concession sur l’agriculture », à savoir le mécanisme de protection du secteur laitier.
Ce secteur est actuellement en grande partie exclu de l’Alena, et Ottawa se montre inflexible sur sa volonté de défendre « la gestion de l’offre », un système contrôlant la production et le prix du lait, des œufs et de la volaille produits par les éleveurs canadiens.
Mis en place dans les années 1970, il assure des revenus stables et prévisibles aux fermiers canadiens. Mais les Etats-Unis, dont la production de lait est excédentaire, souhaitent un plus grand accès au marché canadien.
Echéance politique
Le président américain avait imposé comme date butoir vendredi pour trouver un compromis.
C’est lui aussi qui avait imposé de manière unilatérale au Canada et au Mexique la renégociation de l’Alena il y a un peu plus d’un an, jugeant cet accord « désastreux » pour l’économie américaine et dénonçant un traité qui s’est traduit par un important déficit commercial avec Mexico (63,6 milliards de dollars en 2017).

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Vendredi est une échéance butoir à double titre : d’une part, un nouveau texte doit être soumis au Congrès américain pour respecter un délai de quatre-vingt-dix jours donnant la possibilité d’une approbation d’un nouveau texte par la majorité actuelle. Et, d’autre part, au Mexique, pour permettre au gouvernement sortant de donner son aval avant de laisser la place au président nouvellement élu, Andrés Manuel Lopez Obrador, qui doit prendre ses fonctions le 1er décembre.
Washington et Mexico s’étaient entendus dès lundi sur toute une série d’aménagements du traité. Les grandes lignes d’un nouvel Alena comprennent de nouvelles dispositions sur le commerce de l’automobile, avec un pourcentage plus élevé de composants produits localement, des protections plus strictes pour les travailleurs et une disposition permettant de revoir l’accord tous les six ans.
Chrystia Freeland avait révélé que le Canada et les Etats-Unis étaient déjà arrivés « à un accord de haut niveau » concernant l’automobile au printemps. C’était l’un des points essentiels de l’accord commercial entre le Mexique et les Etats-Unis annoncés lundi par Donald Trump. Outre le secteur laitier, Ottawa entend maintenir un dispositif de règlement des différends qui lui a été favorable par le passé pour défendre son bois de construction.
Sur le front politique, l’équation est à haut risque pour le chef du gouvernement canadien, Justin Trudeau. Des élections doivent avoir lieu dans un an, et il lui faut éviter d’apparaître comme capitulant devant le président américain.



                            


                        

                        


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Au Chili, le scandale de la pédophilie au sein de l’Eglise prend de l’ampleur

Les enquêtes ouvertes sur des agressions sexuelles commises par des membres du clergé catholique sont passées de 38 à 119 à la fin d’août.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 22h34
   





                        


Le scandale lié à la pédophilie au sein de l’Eglise catholique chilienne prend de l’ampleur. Le parquet a annoncé vendredi 31 août par un communiqué que « le nombre actualisé des enquêtes ouvertes pour des agressions sexuelles commises par des membres de l’Eglise catholique au 31 août est de cent dix-neuf », visant notamment sept évêques. Il était précédemment de trente-huit.
Les autorités chiliennes ont procédé ces dernières semaines à des perquisitions dans des institutions de l’Eglise, dont les sièges de la Conférence épiscopale et de la Congrégation des frères maristes, toutes deux à Santiago. Ce sont les preuves réunies qui ont permis d’ouvrir ces nouvelles enquêtes, d’après des sources judiciaires.
Selon les derniers chiffres, ces enquêtes visent cent soixante-sept personnes, dont sept évêques et quatre-vingt-seize prêtres. Figurent aussi sur les registres du ministère public quatre diacres, trente religieux qui ne « sont pas des prêtres », dix laïcs et vingt personnes dont on ne précise pas le statut. Au total, le nombre de victimes de ces affaires en cours s’élève à cent soixante-dix-huit, dont soixante-dix-neuf mineurs.

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Parmi les personnes mises en cause par la justice, on trouve l’archevêque de Santiago, Ricardo Ezzati. Son audition par la justice, initialement prévue en août, avait été reportée sine die à la demande de ses avocats. Né en Italie, Ricardo Ezzati avait été convoqué le 21 août par le procureur régional de Rancagua (Centre), Emiliano Arias, afin de répondre aux accusations de dissimulation de sévices sexuels, en plein scandale de pédophilie et d’omerta qui ébranle le clergé chilien.
La plupart des preuves qui ont permis d’accuser Mgr Ezzati ont été saisies au cours d’une perquisition à l’archidiocèse de Santiago, l’Eglise catholique ayant refusé jusqu’alors de remettre à la justice des documents demandés, invoquant le respect des victimes. Par ailleurs, le Parlement chilien envisage de retirer sa nationalité au cardinal Ezzati, italien, naturalisé en 2006.
Tourmente et excuses
Au début d’août, les évêques chiliens se sont excusés d’avoir « manqué à leurs devoirs de pasteurs » et de ne pas avoir « écouté, cru, reçu ou accompagné les victimes des graves péchés et des injustices commises par les prêtres et par les membres de l’Eglise », au terme d’une assemblée extraordinaire de la Conférence épiscopale.
L’Eglise catholique chilienne est en pleine tourmente depuis la visite du pape en début d’année et la multiplication d’enquêtes par la justice dans les mois qui ont suivi sur des agressions sexuelles présumées de mineurs et d’adultes depuis les années 1960.

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Au cours d’un voyage au Chili, en janvier, le pape François avait défendu avec force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné d’avoir tu les crimes d’un vieux prêtre pédophile, se disant persuadé de son innocence et demandant aux victimes présumées des preuves de culpabilité. Il avait ensuite présenté des excuses, puis avait dépêché au Chili Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, chargé d’enquêter sur les cas de pédophilie parmi les prêtres, afin de s’entretenir avec les victimes. En mai, il avait invité à Rome certaines des victimes et avait convoqué l’ensemble des évêques chiliens. Ces derniers avaient présenté leur démission en bloc à l’issue de la rencontre, une première.
Pour l’heure, la démission de cinq évêques a été acceptée par le souverain pontife dans le cadre de ce scandale. Le prêtre Oscar Muñoz, ancien bras droit de l’archevêque Ezzati, est en détention préventive pour agression sexuelle d’au moins sept mineurs. Les autorités de l’Eglise catholique chilienne « auraient pu et auraient dû » éviter de nombreuses agressions sexuelles d’enfants, a déploré le président chilien, Sebastian Piñera. Selon un sondage de la société Cadem, 96 % des Chiliens considèrent que l’institution protège les prêtres accusés de sévices sexuels et 83 % d’entre eux estiment que le clergé n’est ni honnête ni transparent.

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Alexandre Zakhartchenko, le principal chef séparatiste ukrainien, tué à Donetsk

Le chef rebelle est mort dans l’explosion d’une bombe dans un café. Les forces de sécurité des séparatistes dénoncent un acte « terroriste »



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 19h23
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 09h44
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


Le principal chef des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine, Alexandre Zakhartchenko, a été tué, vendredi 31 août, dans son fief de Donetsk. La mort du chef rebelle, annoncée par les agences de presse russes, a été confirmée par la hiérarchie de la « République populaire de Donetsk » (RPD), l’entité autoproclamée dont il était le dirigeant depuis novembre 2014.
Selon ces sources, M. Zakhartchenko est mort à l’hôpital après avoir été touché par l’explosion d’une bombe placée dans le café Separ, dans le centre de la « capitale » séparatiste. Cet établissement de la rue Pouchkine, nommé ironiquement en référence aux « séparatistes », est situé à proximité de la résidence du dirigeant prorusse. Un autre responsable séparatiste, Alexandre Timofeev, « ministre des finances » de cette entité, a également été blessé dans l’explosion.
Les forces de sécurité des séparatistes ont dénoncé un acte « terroriste » et ont rapidement annoncé l’arrestation de plusieurs personnes, parmi lesquelles des « saboteurs ukrainiens ». Ceux-ci se seraient trouvés dans une voiture stationnant à proximité des lieux de l’explosion. L’un des gardes du corps du chef de guerre, subitement introuvable, est également suspecté, et les « frontières » de la RPD avec l’Ukraine et la Russie ont été fermées. Le ministère russe des affaires étrangères a lui aussi accusé le « régime de Kiev » d’être derrière cette action.
Etoile pâlissante du chef rebelle
Alexandre Zakhartchenko, 42 ans, n’est pas le premier chef rebelle tué dans des circonstances similaires. Depuis le passage de la région sous la coupe des séparatistes, au printemps 2014, près d’une quinzaine de responsables et de chefs militaires de Donetsk et de Louhansk ont été assassinés dans des attentats ou des embuscades. Les autorités locales ont systématiquement attribué ces actions à l’action des services secrets ukrainiens, mais sans convaincre.
Ces attentats ont été le plus souvent attribués – y compris par d’anciens responsables de la rébellion – à des règlements de comptes internes aux séparatistes, sur fond de luttes pour le contrôle des ressources, ou à la volonté de Moscou de se débarrasser d’acteurs turbulents ou désobéissants. M. Zakhartchenko avait lui-même contribué à écarter du pouvoir son homologue de la République populaire autoproclamée de Louhansk, en novembre 2017.
A Kiev, l’un des dirigeants du SBU, les services ukrainiens de sécurité, Igor Gouskov, a démenti l’implication de ses troupes, évoquant un conflit « entre les terroristes et leurs sponsors russes ». En juin, la presse ukrainienne évoquait l’étoile pâlissante du chef rebelle, dans le sillage de celle son principal soutien au Kremlin, Vladislav Sourkov.

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Alexandre Zakhartchenko devait son ascension et sa longévité au pouvoir à une combinaison rare : fils de mineur natif de Donetsk, il jouissait d’une autorité réelle au sein de la mouvance séparatiste, tout en étant perçu comme loyal et obéissant par la Russie, qui contrôle et finance les territoires séparatistes prorusses du Donbass.
Après avoir placé la région sous le contrôle de représentants directement envoyés de Moscou, dans les débuts de la rébellion, le Kremlin avait fait de Zakhartchenko son homme lige à Donetsk. Le 2 novembre 2014, il avait été confirmé dans ses fonctions de « président » de la RPD en obtenant 81 % des suffrages lors d’élections organisées par les séparatistes.

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Réputé pour sa poigne
Ancien mécanicien, puis homme d’affaires lié au Parti des régions de l’ex-président Viktor Ianoukovitch, Alexandre Zakhartchenko était devenu chef de guerre dès le début du conflit, transformant un groupuscule prorusse confidentiel, Oplot, en un bataillon puissant. Selon son dossier au ministère ukrainien de l’intérieur, que Le Monde avait pu consulter en 2015, M. Zakhartchenko a pris part dans sa jeunesse à des activités de contrebande avec la Russie.
Echappant à plusieurs tentatives d’assassinat, cet homme peu expansif mais réputé pour sa poigne, qui continuait à apparaître en toute occasion en uniforme militaire, avait su s’imposer à ses rivaux, écartés les uns après les autres des cercles dirigeants.
Lui et sa garde rapprochée avaient également mis la main sur une grande partie des actifs économiques de la région, soit en en prenant le contrôle direct soit en recevant des paiements d’entrepreneurs locaux. Il figurait sur la liste des personnes sanctionnées par les Etats-Unis et l’Union européenne.
Alexandre Zakhartchenko avait signé les accords de paix de Minsk, en février 2015, sous l’égide de Paris et de Berlin, mais il avait aussitôt refusé de respecter le cessez-le-feu dans la région de Debaltseve, où il avait été blessé au combat.

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Son décès ouvre une période d’incertitude dans le Donbass, où le conflit a déjà fait plus de 10 000 morts, et où les négociations de paix sont dans une impasse. A Donetsk, l’état d’urgence a été décrété, et la disparition de l’homme fort des séparatistes pourrait être un prélude à un nouvel embrasement. Denis Pouchiline, perçu comme un successeur potentiel, a promis « vengeance » pour son son chef. Le président du Parlement russe, Viatcheslav Volodine, a quant à lui estimé que cette mort « réduisait à néant l’idée des accords de paix ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les Etats-Unis envisagent par ailleurs d’exiger de l’UNRWA une réduction drastique du nombre de Palestiniens considérés comme des réfugiés
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Washington ne financera plus l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens

Les Etats-Unis envisagent par ailleurs d’exiger de l’UNRWA une réduction drastique du nombre de Palestiniens considérés comme des réfugiés



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h47
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        


La menace s’est concrétisée vendredi 31 août pour l’Autorité palestinienne. Après des mois de tensions, Washington a annoncé, par la voix du département d’Etat, qu’il allait réduire à néant sa participation financière au fonctionnement de l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA).
Cette suppression s’ajoute à celle de 200 millions de dollars (172 millions d’euros) d’aide bilatérale décidée le 25 août. L’aide globale des Etats-Unis aux Palestiniens s’élevait en 2017 à plus de 350 millions de dollars. Une somme liée au rôle longtemps prépondérant de Washington dans le conflit israélo-palestinien.


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Les Etats-Unis financent plus du tiers du budget de l'UNRWA
Vingt plus importantes contributions gouvernementales au budget 2017 de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

Source : UNRWA



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Un peu plus tôt, Berlin avait annoncé une augmentation « substantielle » de sa contribution à l’UNRWA et appelait ses partenaires européens à faire de même. L’agence aide plus de 3 millions de Palestiniens, parmi les 5 millions enregistrés comme réfugiés, notamment à travers ses écoles et ses centres de santé. Sa capacité de travail est en « jeu », a écrit le ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas, dans une lettre à ses homologues européens, réunis à Vienne.
Ces ressources, poursuit-il dans cette lettre, ne suffiront pas à compenser le retrait américain et, par conséquent, l’Union européenne (UE) doit « faire de nouveaux efforts ». La présence de cette agence est « un facteur-clé pour la stabilité, en particulier dans la bande de Gaza ». Sa paralysie pourrait « déclencher une réaction en chaîne incontrôlable », met en garde Heiko Maas.
« Expansion sans fin et exponentielle »
Au début de 2018, l’administration de Donald Trump avait déjà réduit de moitié sa participation à l’UNRWA, à environ 60 millions de dollars. Le 25 août, le département d’Etat avait annoncé son intention de réorienter vers « des programmes hautement prioritaires ailleurs » la somme de 200 millions de dollars prévue pour des programmes en Cisjordanie et à Gaza. Cinq jours plus tard, le Washington Post assurait, sans être démenti, que la dernière tranche d’aide à l’UNRWA serait également supprimée prochainement.
S’exprimant le 30 août devant la Foundation for Defense of Democracies, un think tank pro-israélien de Washington, l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Nikki Haley, avait laissé entendre que son pays interromprait cette aide jusqu’à ce que l’agence des Nations unies se réforme, citant le contenu des enseignements qu’elle dispense dans ses très nombreux établissements scolaires, jugés agressifs envers Israël.
Tout en invitant les pays arabes du Golfe à s’impliquer davantage financièrement auprès de l’agence, elle avait également ajouté comme condition la définition par l’UNRWA d’un « nombre juste » de réfugiés palestiniens. Vendredi, la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, a déclaré que « l’expansion sans fin et exponentielle de la communauté de bénéficiaires n’[était] pas viable ».
Modifier les paramètres de la négociation
Cette mention renvoie aux courriers internes à l’administration de Donald Trump publiés le 3 août par le magazine Foreign Policy. Chargé depuis l’arrivée de son beau-père à la Maison Blanche de la préparation d’un plan de paix israélo-palestinien, le gendre et conseiller de M. Trump, Jared Kushner, y fait état de son intention de liquider « une agence qui perpétue le statu quo, qui est corrompue, inefficace et qui n’aide pas à la paix ».
Selon le Washington Post, les Etats-Unis envisagent d’exiger de l’UNRWA une réduction drastique du nombre de Palestiniens considérés comme des réfugiés, qui s’élève aujourd’hui à 5 millions de personnes. L’administration Trump souhaiterait que ce statut soit limité aux personnes en vie au moment de la création de l’agence, il y aura bientôt soixante-dix ans, soit environ un dixième du total. « Il ne revient pas à l’administration américaine de définir le statut des réfugiés palestiniens », a réagi le représentant de l’Autorité palestinienne à Washington, Husam Zomlot.
Il ne s’agit pas de la première tentative des Etats-Unis de modifier les paramètres de la négociation entre Israël et les Palestiniens en violation des résolutions de l’ONU. En décembre 2017, le locataire de la Maison Blanche avait ainsi reconnu unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, alors que les Palestiniens souhaitent établir la leur dans la partie annexée par la force en 1967.
Donald Trump a estimé, le 28 janvier, au côté du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Davos, en Suisse, que cette décision avait retiré la question du partage de Jérusalem, particulièrement délicate, de la table d’éventuelles négociations. « Nous n’avons plus à en parler », a-t-il dit.
La mesure « la plus anti-israélienne » de Trump
La réduction du nombre de réfugiés palestiniens s’inscrit dans la même logique qui épouse fidèlement les positions israéliennes. Elle est accompagnée par l’accord tacite donné par Washington à l’expansion de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, une autre rupture de taille avec les administrations précédentes, démocrates comme républicaines.
Le coup de force américain sur Jérusalem a cependant entraîné une crise sans précédent avec l’Autorité palestinienne. La préparation du plan de paix de Jared Kushner, annoncé de longue date, mais qui tarde à se concrétiser, se limite pour l’instant au dialogue du gendre du président des Etats-Unis avec les autorités israéliennes, élargi ponctuellement aux capitales arabes alliées de Washington.
Redoutant une déstabilisation des territoires palestiniens, l’ancien négociateur américain Aaron David Miller écrivait jeudi sur son compte Twitter que l’assèchement des fonds de l’UNRWA serait la mesure « la plus anti-israélienne » prise par Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Médias et officiels russes ont multiplié des déclarations cherchant à avertir de possibles bombardements au chlore par des « terroristes » qui chercheraient à « piéger » Bachar Al-Assad.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Attaques chimiques en Syrie : les intox de la Russie

Médias et officiels russes ont multiplié des déclarations cherchant à avertir de possibles bombardements au chlore par des « terroristes » qui chercheraient à « piéger » Bachar Al-Assad.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 19h12
    |

            Madjid Zerrouky








                        


« Des terroristes prépareraient une attaque chimique en Syrie dans deux jours pour piéger Al-Assad. » Cette attaque à Kafr Zita, dans la province d’Idlib, « annoncée » — au conditionnel — par des médias russes n’a finalement pas eu lieu. Mais la prochaine serait imminente, si l’on en croit Moscou. Où ? A Saraqeb ou « dans le sud », comme l’annonce l’ambassade de Russie en Israël ? Ou au contraire dans l’Ouest, près de Jisr al-Choughour, où des djihadistes ouïgours en auront la responsabilité avec l’aide de mercenaires britanniques, selon l’ambassade de Russie à Washington ?

Several sources in #Idlib province of #Syria say to #Russia military that #whitehelmets bandits delivered large loa… https://t.co/0AdJBvdZ2S— israel_mid_ru (@Russia🇷🇺 in Israel)


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Depuis que les bruits de bottes se font entendre autour de la province, dernier fief rebelle promis à une offensive militaire imminente, des responsables, ambassades russes, médias gouvernementaux et pro-Bachar Al-Assad multiplient les informations faisant état de préparatifs d’attaques chimiques dans la région. L’objectif serait de légitimer, selon eux, une intervention occidentale contre les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés.

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                Syrie : derniers préparatifs avant la bataille d’Idlib



Le 26 août, le major général Igor Konashenkov, porte-parole du ministère de la défense russe, avait lancé l’offensive en assurant que « des spécialistes anglophones sont arrivés dans la zone de désescalade d’Idlib pour organiser une attaque chimique à l’aide de roquettes remplies de chlore. Les gens s’habilleront comme des casques blancs [les secouristes de la défense civile] pour tourner des vidéos les montrant en train de souffrir de prétendues munitions chimiques lancées par les forces gouvernementales syriennes ». 
Une déclaration naturellement relayée par RT (anciennement Russia Today) et Sputnik News, deux des principaux relais médiatiques d’influence de Moscou.
Igor Konashenkov avait précisé que l’opération devrait se dérouler dans le village de Kafr Zita « dans les deux prochains jours ». Si l’« opération » n’a pas eu lieu, son annonce a rappelé de mauvais souvenirs aux premiers intéressés, les habitants. La ville a en effet subi dix-sept attaques supposées au chlore depuis 2014…
« Le régime et la Russie veulent forcer la population à fuir et veulent salir la réputation de la défense civile, a réagi le conseil local de la ville (la municipalité). Cela suggère que le régime a délibérément l’intention de [nous] bombarder avec du gaz chimique. »
Des casques blancs se mettent en scène, selon le Kremlin
Les médias prorusses attribuent des attaques chimiques aux rebelles ou aux services de secours depuis 2013 et une attaque au sarin dans la Ghouta, près de Damas, qui a fait des centaines de morts. Mais ces campagnes se sont accélérées après celle, toujours au sarin, de Khan Cheikhoun en 2017. Les enquêteurs de l’ONU en ont attribué la responsabilité au régime syrien.
Pour appuyer la démonstration de « Kafr Zita », la semaine passée, des images d’une mise en scène ont une nouvelle fois été exposées comme « preuve » par des comptes Twitter d’ambassades russes.

   


Les auteurs de ce hoax, qui s’adresse de toute évidence à un public occidental, n’ont pas pris la peine d’effacer le nom inscrit en arabe sur le clap utilisé pendant le tournage : Najdat Anzour, réalisateur présumé, donc, de la « mise en scène » rebelle.
L’auteur comme le tournage sont bien réels. Il s’agit du film Revolution Man, une fresque sur la guerre, produite par le ministère de la culture syrien et financée par l’entreprise d’Etat de télécommunications Syriatel. L’image en question figure d’ailleurs sur le compte Facebook promotionnel du film.

   


Ironiquement, le film, sorti en mars 2018, a pour but affiché de contrer la propagande adverse : « La Syrie a été soumise à beaucoup de désinformation et de fausses allégations […] et le film vise cet aspect pour livrer son message… », expliquait le responsable média de Syriatel le 3 mars.
Difficile de ne pas déceler un fil conducteur dans la propagande russo-syrienne à la lecture du synopsis : « Le film raconte l’histoire d’un journaliste à la recherche de renommée et de prix internationaux qui entre illégalement en Syrie pour prendre des photos et des vidéos de la guerre. Après avoir échoué à atteindre son objectif, il aide les terroristes à fabriquer un incident avec des produits chimiques. » 
Une vidéo « preuve » issue d’un making-of
Le 13 février déjà : mêmes accusations, et mêmes éléments de langage. En se basant sur des « renseignements anonymes » parvenus aux militaires russes déployés en Syrie, un article publié par RT accusait les casques blancs et les djihadistes du Front al-Nosra de planifier une attaque à l’arme chimique. Lieu de l’attaque prévue : Saraqeb. Soit le site, là encore, d’une attaque qui avait déjà eu lieu… neuf jours plus tôt, le 4 février.
L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avait confirmé le 16 mai que du chlore avait été « vraisemblablement utilisé comme arme chimique ». « Du chlore a été libéré de cylindres par impact mécanique dans le quartier d’Al-Talil, à Saraqeb », affirmait un communiqué de l’institution.
En mars, dans la région d’Al-Tanf (Sud-Est), après une brusque montée des tensions entre des forces américaines et des rebelles locaux d’un côté, et des forces syriennes et pro-iraniennes de l’autre, Washington était cette fois accusé par le ministère de la défense russe de planifier des attaques chimiques dans le Sud.
« Nous disposons d’informations fiables selon lesquelles des instructeurs américains ont formé un certain nombre de groupes militants dans les environs de la ville d’At-Tanf pour organiser des provocations à l’aide d’agents chimiques dans le sud de la Syrie », déclarait alors le général Sergueï Rudskoy.
« Au début du mois de mars, les groupes de saboteurs ont été déployés dans la zone de désescalade sud vers la ville de Deraa, où sont stationnées les unités de la prétendue Armée syrienne libre. »
Des accusations là encore fantaisistes, non étayées et démenties par les faits. L’enclave de Deraa sera, elle, reprise par les forces gouvernementales quelques mois plus tard, au début de l’été.

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                Attaque chimique à Douma : le « faisceau de preuves » qui accusent le régime syrien



Le 7 avril, une attaque, bien réelle celle-là, visait la ville de Douma, dans la Ghouta orientale, et tuait une quarantaine de personnes. Le fait qu’elle ait impliqué des hélicoptères gouvernementaux n’a pas empêché le gouvernement russe d’affirmer que le gouvernement britannique avait ordonné aux casques blancs de simuler une attaque.
Le 9 avril, la télévision d’Etat Russia-1 avait présenté des preuves de la mise en scène : des images… elles aussi empruntées au making-of du film Revolution Man.

   


Si ces « annonces » ne sont pas toujours liées à des attaques réelles, elles anticipent souvent des opérations des forces gouvernementales. Comme si Mosocu cherchait à systématiquement brouiller les pistes de façon préventive alors que des dizaines d’attaques — majoritairement au chlore — ont été documentées dans le pays. Que Damas envisage, ou pas, d’utiliser des armes chimiques dans la province d’Idlib, le compte à rebours de l’offensive est bel et bien lancé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Des altercations se sont produites en mer mardi entre pêcheurs normands et britanniques. Les marins français dénoncent une concurrence déloyale des Britanniques.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’assaillant a été blessé par balle par les forces de l’ordre néerlandaises. La gare a été fermée et le trafic ferroviaire interrompu. La police dit envisager « tous les scénarios ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La gare d’Amsterdam fermée après une attaque au couteau, qui a fait deux blessés

L’assaillant a été blessé par balle par les forces de l’ordre néerlandaises. La gare a été fermée et le trafic ferroviaire interrompu. La police dit envisager « tous les scénarios ».



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Un homme armé d’un couteau a blessé deux personnes à la gare centrale d’Amsterdam, vendredi 31 août, a annoncé la police néerlandaise. L’individu a été blessé par balle par des policiers.
« Vers 12 h 10 (heure locale), dans le tunnel ouest de la gare centrale, un homme a poignardé deux personnes et, juste après, a été blessé par balle par la police », selon le porte-parole de la police d’Amsterdam Rob van der Veen.
Les deux victimes, dont l’identité n’est pas connue, « sont très gravement blessées et ont été emmenées à l’hôpital », a-t-il précisé. Leur agresseur présumé « est également blessé mais ses jours ne sont pas en danger ».
« Nous ne connaissons pas encore les motivations du suspect », a-t-il dit, et la police « envisage tous les scénarios, y compris le pire… celui du terrorisme ».
La zone où s’est produite l’agression reste fermée, et des experts de la police scientifique y travaillent. Un service spécial de la police a aussi ouvert une enquête de routine sur les raisons pour lesquelles les policiers ont fait feu.
« Grande panique »
Un témoin a vu un jeune homme « s’écrouler » dans son échoppe de fleuriste, la main en sang. « Peu après, j’ai entendu des coups de feu et j’ai compris qu’il s’était produit quelque chose de grave », a dit Richard Snelders à l’agence de presse néerlandaise ANP.
Un peu plus tard, il a dit avoir aperçu un autre homme allongé sur le sol près de là. « La première chose qui vous vient à l’esprit, c’est que c’est un attentat terroriste. Après tout, vous êtes dans la gare centrale d’Amsterdam, a-t-il dit. Il y avait une grande panique. »
La police, arrivée rapidement sur les lieux, a ordonné en anglais à un homme de « rester à terre » après lui avoir tiré dessus, selon le témoin. « Tout s’est passé très vite. »
Le vendredi est un des jours les plus denses en nombre de voyageurs pour la gare d’Amsterdam, fréquentée quotidiennement, en moyenne, par 250 000 personnes, selon des statistiques fournies par le site Amsterdam. info.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Editorial. En se revendiquant l’« opposant principal » aux nationalistes, Emmanuel Macron veut reproduire, en vue des européennes de 2019, le positionnement qui lui a réussi à la présidentielle. Une stratégie à double tranchant.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Macron face à l’axe Salvini-Orban

Editorial. En se revendiquant l’« opposant principal » aux nationalistes, Emmanuel Macron veut reproduire, en vue des européennes de 2019, le positionnement qui lui a réussi à la présidentielle. Une stratégie à double tranchant.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 13h26
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est l’un des paradoxes de cette délicate rentrée politique : Viktor Orban et Matteo Salvini, les porte-drapeaux du nationalisme en Europe, ont rendu un fier service, mercredi 29 août, à un président Macron dont la position sur la scène européenne s’est considérablement fragilisée depuis un an.
Réunis à Milan, le premier ministre hongrois et le vice-président du conseil italien, chef du parti d’extrême droite la Ligue, ont désigné Emmanuel Macron comme leur ennemi numéro un : « Il y a actuellement deux camps en Europe, a dit M. Salvini. Macron est à la tête des forces soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous, qui voulons arrêter l’immigration illégale. Nous travaillerons ensemble pour créer une future alliance afin de mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité – tout ce que les élites européennes dirigées par Macron nous refusent. »

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Le cadeau était inespéré. Depuis le Danemark, où il se trouvait en visite officielle, Emmanuel Macron a aussitôt saisi la perche ainsi tendue : confirmant l’émergence du clivage entre « nationalistes et progressistes », le chef de l’Etat s’est engagé à ne « céder en rien aux nationalistes et à ceux qui prônent un discours de haine ». « Donc, a-t-il ajouté, s’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison. »
De la haute voltige
C’est exactement le cadre idéologique dans lequel M. Macron veut aborder la campagne pour les élections européennes du 26 mai. Lundi, devant les ambassadeurs de France réunis à Paris, il avait déjà épinglé les incohérences européennes des gouvernements hongrois et polonais. Mercredi, son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a enfoncé le clou en brocardant « l’approche utilitariste » qu’ont les gouvernements « populistes » de l’UE, et en prônant une position franco-allemande commune face à ces « marchands d’illusions ».

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                Le Drian : la France « pas prête à payer » pour une Europe des populistes



La démarche de M. Macron est claire : il veut reproduire au niveau européen, en 2019, les lignes de fracture politiques qui lui ont permis de battre Marine Le Pen et de remporter les élections françaises de 2017. Dans un contexte où, comme il le reconnaît lui-même, les difficultés de la chancelière allemande, Angela Merkel, ont brisé la dynamique qui l’avait propulsé sur le devant de la scène européenne en 2017, une offensive coordonnée des nationalistes, de plus en plus nombreux au pouvoir dans les pays de l’UE, permettrait au président français de mobiliser les « progressistes » européens autour de lui.
Cette stratégie est à double tranchant. D’une part, elle contredit les appels à l’unité européenne sur la scène géostratégique mondiale. D’autre part, elle met en porte-à-faux Mme Merkel, dont le parti, la CDU, est le chef de file du PPE (Parti populaire européen), formation qui regroupe au Parlement européen de nombreux partis de droite, dont celui de M. Orban. M. Macron aimerait, précisément, faire voler en éclats cette alliance de plus en plus inconfortable pour les tenants d’une droite modérée. Y parvenir tout en préservant le précieux partenariat franco-allemand va tenir de la haute voltige.
La grande bataille européenne de 2019 ne fait que commencer. On voit déjà sur quelle base confuse elle s’engage. Ainsi, « L’Europe qui protège », dont les leaders européens de la droite nationaliste se sont emparés, était le slogan d’Emmanuel Macron lors de sa campagne de 2017. Chacun y met aujourd’hui des contenus diamétralement opposés.

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En Italie, Salvini menace l’utopie migratoire du village de Riace

Le ministre de l’intérieur italien a tout simplement coupé les fonds à ce village de Calabre, célèbre pour son accueil des migrants .



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 15h05
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

C’est une terre d’accueil et Ulysse, dit-on, y aurait trouvé refuge. A la Renaissance, le moine philosophe Tommaso Campanella s’y serait aussi caché, peu de temps avant de concevoir son grand projet de république, La Cité du soleil. Mercredi 22 août, Riace a reçu la visite d’un autre écrivain, Roberto Saviano, venu soutenir son inventive politique migratoire. Depuis 1998, les ruelles de ce bourg de Calabre qui risquait l’extinction se repeuplent au rythme des débarquements de réfugiés. En 2016, le magazine Forbes a même hissé le maire et héros de l’histoire, Domenico Lucano, parmi les 50 personnalités les plus influentes du monde.
D’où vient, alors, que Riace semble aujourd’hui si désert ? Seuls deux policiers mutiques patrouillent sous la chaleur torride. On n’entend pas même braire l’âne Bravo, compagnon des réfugiés chargés du ramassage des ordures. Quant aux ateliers de céramique, verrerie et couture où Italiens et étrangers font revivre les métiers d’antan, ils sont fermés. Et pourraient ne pas rouvrir de sitôt : l’expérience Riace, oasis rafraîchissante dans une Italie qui ferme ses ports, risque de ne pas survivre à cet été très particulier.
« Pôle de positivité »
« Riace est victime d’une terrible injustice ! On veut nous couper les financements, mettre à la rue 165 réfugiés, dont 50 enfants, et 80 travailleurs sociaux », s’emporte Domenico Lucano, avant de se laisser tomber sur sa chaise. Si les ruelles sont silencieuses, la place centrale du village gronde. En ce 9 août, une centaine de personnes s’y sont retrouvées : locaux, militants de tous âges et toutes obédiences – soixante-huitards milanais, altermondialistes bolognais, prêtres new age –, migrants venus des quatre coins du monde – Afghanistan, Somalie, Nigeria…
Coupe à la Paul Pogba et sourire désarmant, un jeune mannequin s’est joint à la cohorte. Son corps sculptural ferait pâlir jusqu’aux fameux bronzes découverts, en 1972, sur les rives de...




                        

                        


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En Suède, la sécheresse et les incendies remettent les Verts en selle pour les législatives

Le parti écologiste pourrait bénéficier dans les urnes des conditions climatiques extrêmes de cet été, qui ont remis la lutte contre le changement climatique à l’ordre du jour de la campagne.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 11h25
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


25 000 hectares de forêts partis en fumée, 10 milliards de couronnes (1 milliard d’euros) de pertes pour les agriculteurs forcés d’abattre leurs bêtes faute de fourrage pour les nourrir, des interventions annulées dans les hôpitaux incapables de garantir la stérilité des instruments en salle d’opération, entre 300 et 400 décès dus à la canicule…
Ce ne sont là que quelques-unes des conséquences de la vague de chaleur qui a submergé le royaume scandinave cet été et qui a remis la lutte contre le changement climatique à l’ordre du jour d’une campagne législative jusque-là dominée par l’immigration et l’insécurité.
Les Verts assurent qu’ils auraient préféré « un été ordinaire » : des températures pointant à 25 degrés, les averses succédant aux belles journées. Mais le fait est que les conditions climatiques extrêmes observées ces dernières semaines pourraient bien sauver le parti écologiste d’une défaite cuisante, « comme en 1988, les phoques morts le long des côtes suédoises avaient permis au parti d’entrer au Parlement », note le quotidien Dagens Nyheter (DN).
Avant l’été, plusieurs sondages le donnaient ainsi à moins de 4 % des intentions de vote, soit en dessous du seuil nécessaire pour se maintenir au Parlement. Bien loin des 6,89 % obtenus en 2014, qui lui avaient permis d’entrer pour la première fois au gouvernement, au sein d’une coalition minoritaire avec les sociaux-démocrates.
« Les plus crédibles »
« Ils ont payé le prix de leur participation au gouvernement », note le politologue Sören Holmberg. Parmi les compromis les plus difficiles à digérer pour les électeurs : le durcissement des conditions d’accueil des réfugiés, après l’arrivée de 160 000 demandeurs d’asile en 2015, alors que le parti écologiste se présentait en porte-drapeau d’une politique généreuse de l’asile.
Peu importe que les Verts aient réalisé – en partie ou complètement – 85 % de leurs promesses électorales, selon une enquête de DN. Peu importe aussi qu’ils soient parvenus à faire adopter une loi-cadre historique, avec le soutien de sept partis au Parlement, obligeant les gouvernements futurs à mener une politique en accord avec l’objectif climatique fixé par le pays : la neutralité carbone d’ici à 2045.

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Le retour en force de la question climatique dans la campagne pourrait bien leur avoir sauvé la mise. « Comme les Verts sont les plus crédibles dans ce domaine, le débat leur a profité », constate M. Holmberg. La mobilisation de leurs électeurs pourrait avoir un effet secondaire, en permettant au « bloc de gauche » d’arriver en tête, devant la droite.
Sentant le vent tourner, Jimmie Akesson, le leader des Démocrates de Suède, le parti d’extrême droite donné à 20 % dans les sondages, estimait, le 11 août, qu’utiliser la météo à des fins politiques était « la pire sorte de populisme ». S’il ne nie pas l’impact des activités humaines sur le climat, M. Akesson défend le nucléaire, en cours de démantèlement en Suède.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Un fonctionnaire a avoué avoir transmis des documents confidentiels sur le meurtre d’un Allemand à un groupe d’extrême droite, à l’origine des manifestations.
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A Chemnitz, soupçon de collusion entre autorités locales et extrême droite

Un fonctionnaire a avoué avoir transmis des documents confidentiels sur le meurtre d’un Allemand à un groupe d’extrême droite, à l’origine des manifestations.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 12h32
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


L’atmosphère était encore tendue, jeudi 30 août, à Chemnitz (Saxe), quatre jours après la mort d’un Allemand de 35 ans tué au couteau, dans la nuit de samedi à dimanche, en marge des festivités organisées pour le 875e anniversaire de cette ville de 240 000 habitants proche de la frontière tchèque.
Pour la troisième fois depuis dimanche, plusieurs organisations d’extrême droite avaient appelé à manifester, cette fois devant le stade municipal où le ministre-président du Land de Saxe, le conservateur Michael Kretschmer (CDU), était venu participer à un « dialogue citoyen » avec les habitants de Chemnitz.
Bien moins importante que celle de lundi soir, qui avait réuni plus de 6 000 participants et donné lieu à des affrontements avec des groupes d’extrême gauche, causant au total une quinzaine de blessés, la manifestation de jeudi n’a rassemblé qu’un millier de personnes et s’est déroulée sans incident. Il faut dire que les autorités, sévèrement mises en cause ces derniers jours pour leur incapacité à faire respecter l’ordre public, s’étaient, cette fois, beaucoup mieux préparées. Plus de 1 200 policiers avaient ainsi été mobilisés, soit deux fois plus que lundi et alors que les manifestants étaient six fois moins nombreux.
Pour l’occasion, cinq Länder voisins avaient également envoyé des renforts. Enfin, des membres de la police fédérale avaient fait le déplacement. Une façon pour le ministre de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU), qui avait été très critiqué pour son silence et son inaction en début de semaine, de montrer que le gouvernement fédéral a pris la mesure de la gravité des événements, au-delà des mots prononcés, mardi, par Angela Merkel. « Nous avons vu des chasses collectives, nous avons vu de la haine dans la rue, et cela n’a rien à voir avec un Etat de droit », avait alors déclaré la chancelière, à la veille d’un déplacement de trois jours au Sénégal, au Ghana et au Nigeria.

        L’éditorial :
         

          Angela Merkel face aux violences d’extrême droite



Un « scandale »

   


Même si la manifestation de jeudi a permis aux autorités de montrer qu’elles gardaient la maîtrise de l’ordre public, la situation n’en reste pas moins très tendue sur le plan politique, en particulier à cause des soupçons, réveillés par cette affaire, d’une collusion entre l’extrême droite et les administrations régionales. Le problème n’est pas nouveau dans ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est où la CDU, qui dirige l’exécutif régional depuis la réunification du pays, en 1990, est régulièrement accusée de faiblesse, voire d’indulgence à l’égard de l’extrême  droite.
Les événements de Chemnitz ont remis le sujet au cœur de l’actualité. Jeudi après-midi, un fonctionnaire de l’administration pénitentiaire, dépendant du ministère saxon de la justice, a ainsi révélé avoir transmis à un groupe local d’extrême droite des documents judiciaires confidentiels – en l’occurrence deux mandats d’arrêt – concernant l’enquête ouverte après le meurtre de ce week-end. Ces documents, où figurent les noms des deux accusés, un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années qui ont été arrêtés lundi par la police, avaient été largement relayés par l’extrême droite sur les réseaux sociaux.
Jeudi, le fonctionnaire à l’origine de la fuite, a dit avoir agi « au nom de la vérité », accusant « les médias d’avoir beaucoup spéculé sur cette affaire ». Il a été suspendu, mais l’affaire est d’autant plus embarrassante pour les autorités régionales qu’elle survient après une autre mise à pied, celle d’un fonctionnaire de police qui avait violemment pris à partie une équipe de la chaîne de télévision ZDF, le 16 août, lors d’une manifestation organisée par le mouvement islamophobe Pegida, à l’occasion d’un déplacement de Mme Merkel à Dresde. L’homme était certes en congés, mais la révélation de son identité avait réveillé les accusations de noyautage des administrations régionales par l’extrême-droite.
D’autres manifestations sont annoncées samedi dans la Saxe, en particulier à Plauen, près de la frontière bavaroise, ainsi qu’à nouveau à Chemnitz, à l’appel de Pegida et du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). Cette fois, les organisateurs espèrent mobiliser plusieurs milliers de personnes, en misant notamment sur les avancées de l’enquête, qui a révélé que l’un des deux accusés se trouvait illégalement en Allemagne depuis 2016, date à laquelle il aurait dû être expulsé en Bulgarie, où il avait été enregistré comme demandeur d’asile. Un « scandale » que l’AfD a largement commenté, jeudi, tout en réclamant « l’expulsion immédiate de tous les criminels étrangers ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Alors que des élections législatives se dérouleront en Suède le 9 septembre, la ville du sud du pays est devenue le symbole de l’échec du multiculturalisme pour les populistes du monde entier.
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Malmö, épouvantail de l’extrême droite

Alors que des élections législatives se dérouleront en Suède le 9 septembre, la ville du sud du pays est devenue le symbole de l’échec du multiculturalisme pour les populistes du monde entier.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 11h45
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Quand, après avoir battu froid aux Démocrates de Suède (SD) pendant des années, le chef de file du Parti populaire danois (DF), Kristian Thulesen Dahl, a souhaité officialiser son soutien à l’extrême droite suédoise au printemps, il a fallu trouver un lieu à la hauteur de l’événement. Sans grande surprise, le choix s’est porté sur Malmö. « Si le leader de DF veut venir voir l’échec de notre intégration, nous sommes évidemment prêts à l’accommoder », a réagi Jimmie Akesson, le patron des SD, dont le parti est donné à 20 % des voix avant les élections du 9 septembre en Suède.
La rencontre a finalement eu lieu à Rosengard, dans le sud de la ville, le 16 mai. Aux yeux des deux leaders politiques, aucun autre endroit n’incarne mieux les travers du multiculturalisme et de la politique libérale de l’immigration suédoise que ce quartier de Malmö, berceau du footballeur Zlatan Ibrahimovic, où 88 % des 24 000 habitants sont d’origine étrangère. « Un exemple terrifiant pour toute l’Europe du Nord », aime à répéter Jimmie Akesson.
En décembre 2008, des jeunes y avaient affronté pendant plusieurs jours les forces de l’ordre, venues les déloger d’un local qu’ils occupaient illégalement. Les violences avaient débuté après la fermeture d’une salle de prière, dans une cave d’un immeuble de Herrgarden, une des zones les plus défavorisées de Rosengard.
« Pas pire qu’ailleurs »
Dix ans plus tard, le quartier s’est apaisé. Mais les images de voiture brûlées et de jeunes jetant des cocktails Molotov contre la police sont restées, déplore Anas Ali, 23 ans : « On ne parle que de la criminalité, on nous présente comme des assistés, des gens qui ne veulent pas travailler, qui ne comprennent pas les valeurs suédoises. Mais je parle suédois, je fais des études, je paie mes impôts. Il y a des problèmes, bien sûr, mais ce n’est pas pire qu’ailleurs. Regardez-vous même ! »
Le jeune homme montre les tentes blanches dressées entre deux...




                        

                        

