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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Une troisième journée de manifestations de l’extrême droite est attendue cette après-midi dans cette ville de Saxe, où la tension est très forte, d’autant qu’une contre-manifestation est également prévue.
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L’extrême droite s’apprête à défiler à nouveau dans les rues de Chemnitz

Une troisième journée de manifestations de l’extrême droite est attendue cette après-midi dans cette ville de Saxe, où la tension est très forte, d’autant qu’une contre-manifestation est également prévue.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 16h10
   





                        



   


Deux manifestations d’extrême droite hostiles à la politique migratoire d’Angela Merkel sont attendues dans les rues de Chemnitz, en Saxe, samedi 1er septembre, après les rassemblements agités de lundi et de jeudi, qui avaient réuni plusieurs milliers de sympathisants xénophobes dans la même ville.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et le groupe Pegida coorganisent une marche silencieuse, tandis que le collectif Pro Chemnitz organise un second rassemblement. Un troisième, contre l’extrême droite, devrait se tenir sous la bannière « le cœur plutôt que la provocation ».
C’est la troisième fois en une semaine que l’extrême droite défile dans les rues de cette ville de 245 000 habitants située à 80 km à l’ouest de Dresde, dans l’est de l’Allemagne, où le mouvement Pegida avait manifesté massivement en 2015 contre l’accueil de réfugiés. Lundi, un premier rassemblement avait réuni près de 2 000 personnes et provoqué des échauffourées entre sympathisants d’extrême droite, de gauche radicale et forces de l’ordre ayant fait vingt blessés. Dimanche, plusieurs centaines de ces sympathisants d’extrême droite ont lancé dans les rues de la ville une « chasse collective » aux étrangers réfugiés. Une action qui a été vivement condamnée par la classe politique et par la chancelière, Angela Merkel, dénonçant des événements qui « n’ont pas leur place dans notre Etat de droit », et qui faisait suite au meurtre d’un Allemand d’origine cubaine de 35 ans, pour lequel deux jeunes suspects — un Irakien et un Syrien — ont été arrêtés par la police.

L’endroit où Daniel H., Allemand d’origine cubaine de 35 ans, a été tué il y a une semaine, au centre de #Chemnitz.… https://t.co/r1qpfXUDRb— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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                A Chemnitz, soupçon de collusion entre autorités locales et extrême droite



Un important dispositif de sécurité a été prévu pour éviter les débordements. A tel point qu’un match de deuxième division allemande prévu samedi à Dresde a été reporté par manque d’effectifs policiers, qui seront occupés à sécuriser les manifestations à Chemnitz. La rencontre entre le Dynamo Dresde et Hambourg, qui devait se jouer à guichets fermés, soit 30 000 places, devra être jouée à une date ultérieure, qui n’a pas encore été décidée. « Il s’agit d’un ordre du ministère de l’intérieur selon lequel, en raison des manifestations à Chemnitz samedi, les forces de police prévues pour le match à Dresde ne peuvent pas être disponibles sur place », a expliqué la ligue de football allemande vendredi.

Pour l’instant, le centre de #Chemnitz est encore très calme. Beaucoup de policiers mobilisés : gros enjeu pour les… https://t.co/E6In6AeRA0— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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L’extrême droite fait depuis des mois campagne sur le thème des crimes commis par des étrangers en Allemagne, accusant la chancelière Angela Merkel d’en être responsable pour avoir ouvert les portes de son pays à plus de un million de demandeurs d’asile en 2015 et en 2016, provenant principalement de Syrie et d’Irak. Elle accuse le gouvernement de relativiser ce phénomène et se saisit de tous les faits divers impliquant des demandeurs d’asile pour marteler son message.

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Thomas Wieder, correspondant du Monde en Allemagne, est à Chemnitz pour suivre les trois manifestations du jour :

Tweets de Thomas Wieder 




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Dans les coulisses du premier reportage de notre série « Contaminations ». Anniston, ville américaine de 23 000 habitants, est irrémédiablement polluée par les déchets hautement toxiques de Monsanto.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le sénateur républicain, farouche opposant à l’actuel président américain, ne souhaitait pas qu’il assiste à la cérémonie organisée à Washington.
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Funérailles nationales pour John McCain, en présence d’Obama et de Bush, mais sans Trump

Le sénateur républicain, farouche opposant à l’actuel président américain, ne souhaitait pas qu’il assiste à la cérémonie organisée à Washington.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 14h22
   





                        



Les Etats-Unis organiseront samedi 1er septembre à la cathédrale de Washington des funérailles nationales pour le sénateur John McCain. Elles constitueront le point d’orgue d’une semaine d’hommages au « héros américain », que le président Donald Trump a ostensiblement ignorés.
L’ex-président démocrate Barack Obama et son prédécesseur républicain George W. Bush se succéderont pour prononcer l’oraison funèbre de l’ancien sénateur républicain et ancien prisonnier de guerre au Vietnam, connu pour son anticonformisme et pour sa capacité à transgresser les lignes politiques.

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Ni Trump ni Palin
La semaine d’hommages à John McCain suit un ordonnancement qu’il avait lui-même décidé. Mort le samedi 25 août à 81 ans dans son Etat de l’Arizona, après une année de combat contre un cancer du cerveau, il avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas que Donald Trump assistât à ses obsèques. Pas plus que Sarah Palin, sa colistière de l’élection présidentielle perdue de 2008, dont il écrit dans le dernier tome de ses Mémoire regretter le choix.
Aux yeux de ses amis, républicains comme démocrates, John McCain incarnait une tradition politique radicalement opposée à celle de Donald Trump. « Héros américain », fils et petit-fils d’amiraux, il fut prisonnier et torturé pendant la guerre du Vietnam, avant d’entamer une carrière de trente-cinq ans au Congrès.
Farouchement antirusse
« Nous partagions, malgré nos différences, une fidélité à quelque chose de plus élevé, les idéaux pour lesquels des générations entières d’Américains et d’immigrés se sont battues et se sont sacrifiées », a dit de lui Barack Obama, dont le discours devrait être le temps fort des cérémonies.
John McCain fut l’adversaire de Barack Obama en 2008. Il sauva néanmoins sa réforme du système de santé, l’Obamacare, une dizaine d’années plus tard au Sénat, en votant contre un projet de réforme voulu par Donald Trump. Mais c’est plus récemment qu’il avait décoché ses flèches les plus acérées contre l’actuel président, qualifiant à la mi-juillet sa rencontre controversée avec Vladimir Poutine à Helsinki d’« un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

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Donald Trump sera absent samedi à la cathédrale de Washington. Il y déléguera son plus proche collaborateur, le général John Kelly, ainsi que son ministre de la défense, Jim Mattis, et son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.
L’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger, 94 ans, ainsi que des amis parlementaires de John McCain doivent également s’exprimer lors de cette cérémonie, qui débutera à 10 heures (16 heures à Paris) à la cathédrale de Washington, qui est à la fois le siège du diocèse épiscopalien et l’un des plus grands édifices religieux du pays.
Parmi les porteurs du cercueil de John McCain, grand critique du régime de Vladimir Poutine, figurera aussi l’historien et dissident russe Vladimir Kara-Murza.
L’hommage de 10 000 personnes
Vendredi, déjà, Donald Trump s’était fait représenter par le vice-président, Mike Pence, pour une cérémonie d’hommages au Capitole, cérémonie également marquée par la présence, digne et stoïque, de la mère du sénateur, Roberta McCain, 106 ans, au côté de la veuve du sénateur, Cindy McCain, et de leurs sept enfants. Selon le Capitole, plus de 10 000 personnes sont venues s’incliner devant sa dépouille.
L’ancien sénateur et ancien pilote de chasse sera inhumé dimanche lors d’une cérémonie privée à l’Académie navale d’Annapolis, non loin de Washington, dont il fut dans les années 1950 un élève turbulent et indiscipliné, se signalant déjà par son anticonformisme et son franc-parler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les Nîmois accueillent Neymar, Mbappé et l’ensemble des Parisiens à 17 heures à l’occasion de la quatrième journée du championnat de France de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Il n’y aura pas de prix Nobel de littérature en octobre. Depuis le scandale d’agressions sexuelles révélé en 2017, les Suédois se délectent des déboires de la célèbre Académie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/08/2018
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Prix Nobel : l’Académie suédoise en plein soap opera


                      Il n’y aura pas de prix Nobel de littérature en octobre. Depuis le scandale d’agressions sexuelles révélé en 2017, les Suédois se délectent des déboires de la célèbre Académie.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 16h15
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        

« Si quelqu’un m’avait dit qu’on en serait là un jour, je ne l’aurais pas cru. » Assis dans un fauteuil vert, dans son bureau de la rue ­Sturegatan, au cœur de Stockholm, Lars Heikensten s’éponge le front. Teint hâlé, mise élégante, cet économiste de 67 ans a été nommé en 2010 à la tête de la Fondation Nobel, chargée de gérer l’héritage de l’inventeur de la dynamite, philanthrope et créateur des prix du même nom. Après deux années agitées à la direction de la banque de Suède, puis cinq à la Cour des comptes européenne, il tablait sur un répit bien mérité. Raté.
Le Suédois passe son temps à gérer les crises. Il y a d’abord eu le scandale « Macchiarini ». Fin 2016, le secrétaire du comité chargé de décerner le prix Nobel de médecine a dû démissionner après avoir couvert les pratiques frauduleuses du chirurgien Paolo Macchiarini, dont sept patients au moins sont décédés. Il y a aussi cet épineux dossier de la construction du Nobel Centre, un centre d’exposition de 3 000 m2, paralysé depuis des mois dans un imbroglio judiciaire.
Démissions en cascade
Mais tout cela est peu de chose à côté du scandale qui désormais le tourmente. En cette chaude matinée de juin, comme à peu près chaque jour depuis que l’affaire a éclaté, c’est le sort de l’Académie suédoise qui lui donne des sueurs froides.
Les membres éminents de cette instance, conçue sur le modèle de l’Académie française et datant du XVIIIe siècle, sont chargés de délivrer le prix Nobel de littérature depuis 1901. Ils se sont toujours acquittés sans faillir de cette mission, sauf en 1935 et ­pendant les deux guerres mondiales. Mais une cascade de démissions vaut aujourd’hui à l’Académie le surnom d’« académie résiduelle ».

Le 4 mai, face à la crise, il a donc fallu se résoudre à l’impensable : le report d’un an du prix 2018. Un fiasco, alors que la question n’est plus de savoir qui succédera au Britannique Kazuo Ishiguro, lauréat en 2017. Mais...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.
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Prélèvement à la source : Darmanin n’exclut pas un « arrêt » de la réforme

Le ministre des comptes publics a nuancé ses propos après avoir affirmé jeudi que le prélèvement de l’impôt à la source entrerait bien en application en janvier 2019.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 12h34
   





                        



   


Deux jours après avoir réaffirmé sa volonté de mettre en place la grande réforme sur le prélèvement de l’impôt à la source, Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, a admis samedi 1er septembre que « l’arrêt » du prélèvement la source n’était pas exclu. Un alignement sur la position d’Emmanuel Macron, qui avait dit jeudi vouloir des « réponses précises » avant de trancher.
Interrogé sur France Inter, le ministre a évoqué des considérations sur les potentiels effets « psychologiques » de la réforme, censée entrer en vigueur au début de 2019, et qui embarrasse l’exécutif depuis plusieurs mois. « Nous choisirons ensemble politiquement l’avancée ou l’arrêt (…) de la réforme », a déclaré le ministre, qui rencontrera à ce sujet mardi le président de la République et le premier ministre afin de leur « apporter des réponses claires » avant qu’une décision ne soit prise. « C’est plutôt le calendrier du mois de septembre qui a été choisi par le président pour définitivement décider », a-t-il dit.
M. Darmanin a exclu toute crainte d’ordre technique, mais il a reconnu que les débats au sein de l’exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme.
Ces considérations portent notamment sur le fait que les particuliers verront arriver sur leur compte en banque un salaire ou une pension réduits par rapport à leur montant actuel, s’ils sont soumis à l’impôt sur le revenu. Pour autant, M. Darmanin a réitéré son scepticisme quant à un effet dévastateur sur la psychologie des ménages. « Je suis totalement opposé à cette affirmation », a-t-il dit, soulignant que beaucoup de ménages avaient déjà opté pour la mensualisation du versement de leur impôt.

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                Prélèvement à la source : les quatre risques qui font hésiter l’exécutif



Pour Hollande, il faut « sauter le pas »
L’ancien secrétaire d’Etat chargé du budget (2014-2017) Christian Eckert a déclaré samedi dans une interview à Libération que les hésitations de l’exécutif sur le prélèvement à la source s’expliquent avant tout par des raisons « politiques ».
Pour M. Eckert « la majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pension avec des montants en baisse ». Il relève aussi que le Medef a « toujours été contre » la réforme.
Interrogé vendredi par la presse, en marge d’un déplacement à Cherbourg (Manche), l’ancien président de la République François Hollande a aussi évoqué en premier lieu un choix politique. « Je ne veux pas compliquer la tâche de ceux qui hésitent encore, mais cette réforme était prête… Les fonctionnaires du ministère à Bercy ont fait tout le travail, après c’est une affaire de choix politique », a-t-il dit. A un moment « il faut sauter le pas, il faut le faire », a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.
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Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »

La cofondatrice du Média s’exprime dans un entretien au « Monde » sur le conflit qui agite la Web TV proche de la gauche alternative.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h55
    |

            Ariane Chemin et 
François Bougon








                        



                                


                            

L’été fut chaud au Média. En juillet, Sophia Chikirou, l’une des figures de cette web télévision de la gauche alternative lancée en janvier, a été poussée vers la sortie à l’issue d’un séminaire mouvementé, provoquant un grand déballage sur les réseaux sociaux. Sophia Chikirou, qui a dit qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes de mai 2019, s’exprime publiquement pour la première fois et répond aux accusations.
La télévision que vous avez créée a donné cet été le spectacle d’un psychodrame et d’un déballage public. Pourquoi ?
Sophia Chikirou : J’ai deviné dès les premières heures le tour que ce séminaire allait prendre. J’avais pris soin d’envoyer le planning de ces rencontres à tous les participants, direction et rédaction. Mais, dès le premier jour, Gérard Miller [cofondateur du Média], le président de l’association [qui a démissionné depuis], a lancé : « On ne va pas faire ça du tout. » Je connais bien ce procédé politique, où l’on décide, comme dans les AG des années 1970, de tout « bordéliser »…
On vous accuse d’avoir mis en péril l’existence du Média. Vos adversaires évoquent un possible abus de bien social. Que répondez-vous ?
Ma société de communication, Mediascop, n’a réalisé aucun gain dans cette affaire : elle en a même perdu, car en raison de mon engagement, je n’ai pas pu réaliser par exemple une campagne de communication politique au Mexique ni travailler avec La France insoumise. On prétend que la facture que j’ai présentée [pour un montant de 67 146 euros TTC] met en danger Le Média ? Le chiffre d’affaires de cette télévision est de 2,6 millions d’euros, elle possède une trésorerie de 300 000 euros. Juste avant d’être révoquée, le 24 juillet, j’avais signé un contrat de prêt leasing avec la banque pour un montant de près de 200 000 euros. Il n’y a eu aucun abus de bien social....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le groupe djihadiste a attaqué des forces nigérianes sur la base militaire de Zari, dans le nord du pays, une zone où son emprise est importante.
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Compte rendu

Nigeria : 30 soldats tués dans une attaque de Boko Haram

Le groupe djihadiste a attaqué des forces nigérianes sur la base militaire de Zari, dans le nord du pays, une zone où son emprise est importante.


LE MONDE
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        Le 01.09.2018 à 16h29

     •
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        Mis à jour le 01.09.2018 à 16h32





Le groupe djihadiste Boko Haram a tué au moins trente soldats jeudi 30 août dans l’attaque d’une base militaire dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé samedi 1er septembre des sources militaires.
« Nous avons perdu au moins trente hommes dans des combats avec des terroristes de Boko Haram qui ont attaqué nos troupes à Zari [près de la frontière avec le Niger] vers 16 heures [17 heures, heure française] jeudi », a confié un officier sous couvert de l’anonymat, dans un contexte de forte recrudescence des attaques contre l’armée nigériane.
« Les insurgés sont arrivés en grand nombre dans des camions et transportaient des armes lourdes, a expliqué l’officier. Ils ont engagé des soldats dans une bataille qui a duré une heure. » « Leur force de frappe a été si puissante que les troupes ont été contraintes de se replier temporairement avant l’arrivée des renforts » terrestres et aériens, a-t-il ajouté.
Des assaillants équipés de matériel militaire
Les assaillants étaient équipés de « matériel militaire », sans doute dérobé au cours de précédentes attaques de bases de l’armée, selon une autre source militaire contactée, qui donne un bilan similaire de victimes. Il a toutefois dit que « les "terroristes" ont également subi de lourdes pertes suite au bombardement ».

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Zari est située à 27 km de la ville de Damasak, à la frontière avec la République du Niger : il s’agit d’une zone où opère une faction de Boko Haram, le groupe de l’Etat islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), dont le chef Abou Mosab Al Barnaoui a fait sécession de la branche traditionnelle dirigée par Abubakar Shekau.
S’attaquant rarement aux civils, cette faction cible principalement l’armée nigériane ou la force conjointe régionale, qui ont subi de lourdes pertes dans une accélération des attaques ces dernières semaines. Dans un court communiqué, ISWAP avait affirmé mercredi avoir tué « plusieurs » soldats nigérians dans une attaque au mortier contre la base militaire d’Arge, dans la région du Lac Tchad, sans que l’AFP n’ait pu jusqu’à présent confirmer l’information.
Le 16 juillet dernier, Boko Haram avait également attaqué une base militaire forte de 700 soldats dans le nord-est du pays, faisant, selon une source militaire, une trentaine de morts. Mi-août, des centaines de soldats ont protesté en tirant en l’air à l’aéroport de Maiduguri, dans la capitale de l’Etat du Borno (nord-est), pour signifier leur refus d’être envoyés sur une base militaire dans la région reculée du lac Tchad. Le 8 août, les insurgés ont tué 17 soldats et un civil dans une attaque contre une base militaire près du village de Garunda. Fin juillet, des hommes armés ont mené un raid avec des explosifs contre un poste de contrôle militaire près de Monguno, tuant au moins 11 soldats et trois civils.
L’insurrection et sa répression par l’armée ont fait plus de 20 000 morts et quelque 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Selon des ONG, 11 millions de Nigérians ont un besoin urgent d’aide humanitaire.





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les Etats-Unis envisagent par ailleurs d’exiger de l’UNRWA une réduction drastique du nombre de Palestiniens considérés comme des réfugiés
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/08/2018
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Washington ne financera plus l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens

Les Etats-Unis envisagent par ailleurs d’exiger de l’UNRWA une réduction drastique du nombre de Palestiniens considérés comme des réfugiés



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h47
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        


La menace s’est concrétisée vendredi 31 août pour l’Autorité palestinienne. Après des mois de tensions, Washington a annoncé, par la voix du département d’Etat, qu’il allait réduire à néant sa participation financière au fonctionnement de l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA).
Cette suppression s’ajoute à celle de 200 millions de dollars (172 millions d’euros) d’aide bilatérale décidée le 25 août. L’aide globale des Etats-Unis aux Palestiniens s’élevait en 2017 à plus de 350 millions de dollars. Une somme liée au rôle longtemps prépondérant de Washington dans le conflit israélo-palestinien.


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Les Etats-Unis financent plus du tiers du budget de l'UNRWA
Vingt plus importantes contributions gouvernementales au budget 2017 de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

Source : UNRWA



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Un peu plus tôt, Berlin avait annoncé une augmentation « substantielle » de sa contribution à l’UNRWA et appelait ses partenaires européens à faire de même. L’agence aide plus de 3 millions de Palestiniens, parmi les 5 millions enregistrés comme réfugiés, notamment à travers ses écoles et ses centres de santé. Sa capacité de travail est en « jeu », a écrit le ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas, dans une lettre à ses homologues européens, réunis à Vienne.
Ces ressources, poursuit-il dans cette lettre, ne suffiront pas à compenser le retrait américain et, par conséquent, l’Union européenne (UE) doit « faire de nouveaux efforts ». La présence de cette agence est « un facteur-clé pour la stabilité, en particulier dans la bande de Gaza ». Sa paralysie pourrait « déclencher une réaction en chaîne incontrôlable », met en garde Heiko Maas.
« Expansion sans fin et exponentielle »
Au début de 2018, l’administration de Donald Trump avait déjà réduit de moitié sa participation à l’UNRWA, à environ 60 millions de dollars. Le 25 août, le département d’Etat avait annoncé son intention de réorienter vers « des programmes hautement prioritaires ailleurs » la somme de 200 millions de dollars prévue pour des programmes en Cisjordanie et à Gaza. Cinq jours plus tard, le Washington Post assurait, sans être démenti, que la dernière tranche d’aide à l’UNRWA serait également supprimée prochainement.
S’exprimant le 30 août devant la Foundation for Defense of Democracies, un think tank pro-israélien de Washington, l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Nikki Haley, avait laissé entendre que son pays interromprait cette aide jusqu’à ce que l’agence des Nations unies se réforme, citant le contenu des enseignements qu’elle dispense dans ses très nombreux établissements scolaires, jugés agressifs envers Israël.
Tout en invitant les pays arabes du Golfe à s’impliquer davantage financièrement auprès de l’agence, elle avait également ajouté comme condition la définition par l’UNRWA d’un « nombre juste » de réfugiés palestiniens. Vendredi, la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, a déclaré que « l’expansion sans fin et exponentielle de la communauté de bénéficiaires n’[était] pas viable ».
Modifier les paramètres de la négociation
Cette mention renvoie aux courriers internes à l’administration de Donald Trump publiés le 3 août par le magazine Foreign Policy. Chargé depuis l’arrivée de son beau-père à la Maison Blanche de la préparation d’un plan de paix israélo-palestinien, le gendre et conseiller de M. Trump, Jared Kushner, y fait état de son intention de liquider « une agence qui perpétue le statu quo, qui est corrompue, inefficace et qui n’aide pas à la paix ».
Selon le Washington Post, les Etats-Unis envisagent d’exiger de l’UNRWA une réduction drastique du nombre de Palestiniens considérés comme des réfugiés, qui s’élève aujourd’hui à 5 millions de personnes. L’administration Trump souhaiterait que ce statut soit limité aux personnes en vie au moment de la création de l’agence, il y aura bientôt soixante-dix ans, soit environ un dixième du total. « Il ne revient pas à l’administration américaine de définir le statut des réfugiés palestiniens », a réagi le représentant de l’Autorité palestinienne à Washington, Husam Zomlot.
Il ne s’agit pas de la première tentative des Etats-Unis de modifier les paramètres de la négociation entre Israël et les Palestiniens en violation des résolutions de l’ONU. En décembre 2017, le locataire de la Maison Blanche avait ainsi reconnu unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, alors que les Palestiniens souhaitent établir la leur dans la partie annexée par la force en 1967.
Donald Trump a estimé, le 28 janvier, au côté du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Davos, en Suisse, que cette décision avait retiré la question du partage de Jérusalem, particulièrement délicate, de la table d’éventuelles négociations. « Nous n’avons plus à en parler », a-t-il dit.
La mesure « la plus anti-israélienne » de Trump
La réduction du nombre de réfugiés palestiniens s’inscrit dans la même logique qui épouse fidèlement les positions israéliennes. Elle est accompagnée par l’accord tacite donné par Washington à l’expansion de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, une autre rupture de taille avec les administrations précédentes, démocrates comme républicaines.
Le coup de force américain sur Jérusalem a cependant entraîné une crise sans précédent avec l’Autorité palestinienne. La préparation du plan de paix de Jared Kushner, annoncé de longue date, mais qui tarde à se concrétiser, se limite pour l’instant au dialogue du gendre du président des Etats-Unis avec les autorités israéliennes, élargi ponctuellement aux capitales arabes alliées de Washington.
Redoutant une déstabilisation des territoires palestiniens, l’ancien négociateur américain Aaron David Miller écrivait jeudi sur son compte Twitter que l’assèchement des fonds de l’UNRWA serait la mesure « la plus anti-israélienne » prise par Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Halogènes, « sécu » étudiante, gaz, normes antipollution : ce qui change au 1er septembre

Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h04
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h19
   





                        


Tour d’horizon des mesures et interdictions qui entrent en vigueur samedi 1er septembre.
Les ampoules halogènes ne sont plus vendues
Interdites à la vente dans quelques jours en Europe, car trop gourmandes en électricité, les ampoules halogènes laisseront le champ libre aux LED (diodes électroluminescentes), qui ont déjà conquis une large part du marché.
Six ans après la fin des lampes à incandescence, la quasi-totalité des lampes halogènes seront interdites à la vente à partir du 1er septembre. Trop gourmandes en électricité, elles sont supplantées par les LED (diodes électroluminescentes), dont la durée de vie est de 15 000 à 40 000 heures, contre 2 000 heures pour les halogènes.
Les stocks d’halogènes présents chez les distributeurs pourront continuer d’être écoulés. Deux modèles d’halogènes (R7s et G9) bénéficieront en outre d’une exemption.
Les étudiants ne paient plus la « sécu »
A compter de samedi, les étudiants n’ont donc plus à acquitter 217 euros de cotisation à la Sécurité sociale. D’ici à la fin du régime spécifique étudiant, programmée pour le 1er septembre 2019 par la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), « l’année universitaire 2018-2019 sera une période transitoire », explique l’Assurance-maladie. Les nouveaux étudiants continueront automatiquement d’être affiliés à leur régime de protection sociale actuel, le plus souvent celui de leurs parents (régime général, régime agricole ou autres régimes spéciaux) et n’auront aucune démarche particulière à effectuer.

        Lire aussi :
         

                Ce que changera la fin de la Sécurité sociale étudiante



Pour les étudiants qui avaient déjà ce statut l’an passé, l’Assurance-maladie rappelle qu’ils resteront provisoirement dans leur mutuelle étudiante pour l’année 2018-2019, sans avoir à faire aucune démarche. Dans un an, ils basculeront automatiquement au régime général et seront rattachés à la caisse de leur lieu de résidence.
Le gaz augmente de 0,9 %
Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie augmentent en moyenne de 0,9 %, dans le sillage de la hausse des prix de gros.
L’augmentation sera de 0,3 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 0,5 % pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude, et de 0,9 % pour les utilisateurs se chauffant au gaz, détaille la Commission de régulation de l’énergie.
Depuis le 1er janvier 2015, les tarifs réglementés de vente de gaz ont en moyenne baissé de 3,6 %, mais ils sont globalement en hausse depuis l’automne 2017. Les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, mais le gouvernement envisage une fin progressive de ces tarifs réglementés du gaz, avec leur extinction à l’horizon 2023 pour les particuliers, afin de se conformer au droit européen.
Les pesticides tueurs d’abeilles sont interdits
En application de la loi biodiversité de 2016, les néonicotinoïdes sont interdits dans les champs français. Ces insecticides neurotoxiques, disponibles depuis le milieu des années 1990 et massivement utilisés dans les cultures, affectent le système nerveux des pollinisateurs et sont jugés responsables de la surmortalité des abeilles et des bourdons.

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                Les pesticides néonicotinoïdes désormais interdits pour protéger les abeilles



Les cinq substances jusqu’alors autorisées en Europe (clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride, thiaclopride et acétamipride) sont désormais interdites. Des dérogations sont possibles au cas par cas jusqu’au 1er juillet 2020, uniquement pour les produits à base d’acétamipride, et dans de « faibles volumes », selon le ministère de la transition écologique. Inacceptable aux yeux d’ONG qui demandent l’interdiction de nouvelles substances.
Les tests de consommation des voitures neuves sont durcis
Des tests européens plus sévères d’homologation des automobiles neuves sont généralisés à l’ensemble de la gamme des constructeurs. Ils avaient été introduits l’an dernier dans l’Union européenne, mais seulement pour les nouveaux modèles.
Ces tests en laboratoire mesurent la consommation de carburant, mais aussi les émissions de CO2, de particules, d’oxydes d’azote (NOx) et autres produits nocifs. Ils reflètent désormais beaucoup mieux les consommations et rejets réels des véhicules.
Ces nouveaux tests ont probablement dopé l’immatriculation de voitures neuves en France, qui ont progressé de 39,97 % en août, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Certains constructeurs sont en effet soupçonnés d’avoir accordé de gros rabais en août sur des véhicules qui n’auraient pas pu être commercialisés à partir de septembre, ou bien de les faire immatriculer auprès de leurs propres concessionnaires afin de les écouler plus tard. Ces volumes anticipés devraient peser sur les immatriculations des mois suivants.
Les transports en commun sont gratuits à Dunkerque
Les 200 000 habitants des dix-sept villes de la communauté urbaine de Dunkerque bénéficieront des transports en commun gratuits tous les jours de l’année, après l’avoir expérimenté pour les week-ends. Une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), mais la sous-préfecture du Nord devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. L’offre est plus ouverte que celle de Tallinn, capitale de l’Estonie, qui réserve la gratuité à ses 420 000 habitants.

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                Dunkerque parie sur la gratuité des transports






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Outre-Atlantique, de plus en plus de figures de la presse dénoncent l’agressivité qui règne sur le réseau social. Certaines n’ont pas hésité à le quitter.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Les doutes des journalistes américains à propos de Twitter

Outre-Atlantique, de plus en plus de figures de la presse dénoncent l’agressivité qui règne sur le réseau social. Certaines n’ont pas hésité à le quitter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h26
    |

            François Bougon








                        



   


Une certaine fatigue semble avoir gagné les journalistes américains présents sur Twitter, où règnent en maître le président Donald Trump et ses imprécations incessantes – près de 40 000 Tweet et plus de 54 millions d’abonnés. Il y a quelques années, le réseau social était vu comme une planche de salut pour une presse traditionnelle bousculée par Internet, en quête d’audience et de renouveau. On parlait d’« engagement » avec le public. Le participatif était mis à toutes les sauces. Bref, Twitter était le lieu où il fallait être pour tout reporter ne voulant pas rater le train de la révolution numérique.
Ces derniers temps, cependant, plusieurs défections ont marqué les esprits. En juillet, la correspondante du New York Times à la Maison Blanche, Maggie Haberman, a annoncé, après « presque neuf ans et 187 000 Tweet », qu’elle ne tweeterait plus qu’en cas de forte actualité et pour signaler ses articles. Dans un texte publié par son journal, elle s’est expliquée plus longuement qu’en 240 signes (la taille d’un Tweet).

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                Publicité ou responsabilité, le dilemme de Twitter



« Jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers »
« Twitter a cessé d’être le lieu où je pouvais apprendre des choses que je ne savais pas, glaner des informations sans erreur sur une grosse actualité ou m’engager dans une discussion et avoir raisonnablement confiance dans le fait que les critiques des gens étaient de bonne foi », a-t-elle expliqué. Pour elle, le réseau social est désormais envahi par « la méchanceté », la « colère partisane toxique », la « malhonnêteté intellectuelle » et le « sexisme ». C’est devenu un « jeu vidéo de la colère pour de nombreux usagers »,« un énorme et inutile gaspillage de temps et d’énergie mentale ».
D’autres ont fait un choix plus radical : quitter purement et simplement Twitter et ses gazouillis délétères. A l’image de Jay Caspian Kang, qui travaille pour le magazine du New York Times et le site Vice News. Lui a supprimé son compte sans fournir d’explications. Le patron du réseau social, Jack Dorsey, a répondu en personne – sur Twitter bien sûr – à Maggie Haberman. A cette dernière, qui s’inquiétait du fait que la plate-forme était un endroit où la nuance et les « discussions sérieuses » n’avaient pas leur place, il a répondu : « C’est ce que nous aimerions le plus corriger. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La justice électorale a estimé que la condamnation et l’incarcération de l’ex-chef de l’Etat pour corruption ne lui permettaient pas de se présenter.
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Brésil : la candidature de Lula à la présidentielle est invalidée

La justice électorale a estimé que la condamnation et l’incarcération de l’ex-chef de l’Etat pour corruption ne lui permettaient pas de se présenter.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 13h29
   





                        



   


Le Parti des travailleurs (PT) brésilien entend « lutter par tous les moyens pour garantir la candidature » de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle du 7 octobre. C’est ce qu’a annoncé vendredi 31 août la formation de gauche après la disqualification de son champion, qui purge depuis avril en prison une peine de plus de douze ans pour corruption passive et blanchiment d’argent. « Nous allons défendre Lula dans les rues, avec le peuple, parce que Lula est le candidat de l’espoir », a écrit la direction du PT dans un communiqué. 
Le Tribunal supérieur électoral (TSE) a invalidé dans la soirée la candidature de l’ex-chef de l’Etat (2003-2010). Sans même attendre le vote du dernier des sept juges, le PT a dénoncé « la violence commise » par la juridiction contre l’égérie de la gauche brésilienne et a annoncé qu’il allait « présenter tous les recours devant les tribunaux pour que soient reconnus les droits de Lula prévus dans la loi et les traités internationaux ratifiés par le Brésil ».

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« Un mensonge »
Grand favori des sondages, Luiz Inacio Lula da Silva a été déclaré inéligible en vertu d’une loi — appelée ficha limpa — qui interdit à toute personne condamnée en appel de se présenter à une élection. Des recours sont encore possibles, notamment auprès de la Cour suprême. « C’est un mensonge de dire que la loi ficha limpa empêche la candidature de toute personne ayant été condamnée en seconde instance », a fait valoir de son côté le Parti des travailleurs, invoquant le cas de 145 candidats aux municipales de 2016, dont plus de la moitié ont été élus.
Ce résultat du TSE était attendu, mais le vote du magistrat Edson Fachin, qui était le deuxième à s’exprimer, avait relancé momentanément le suspense. Celui-ci s’est appuyé sur une recommandation récente du comité des droits de l’homme de l’ONU pour préconiser de « respecter le droit de Lula à présenter sa candidature » le temps que tous les recours soient épuisés. Mais les espoirs de l’icône de la gauche ont pris fin, un peu plus tard, quand le résultat a été porté à 4-1 avant le vote des deux derniers magistrats, à l’issue de quelque six heures de débats. Au terme de la soirée, six des sept membres du tribunal se sont prononcés en faveur de l’inéligibilité.
Victime d’un complot politique
L’ex-ouvrier métallurgiste est accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d’une entreprise du bâtiment en échange de faveurs dans l’attribution de marchés publics.
Egalement visé par cinq autres procédures, Luiz Inacio Lula da Silva rejette farouchement toutes les accusations et se dit victime d’un complot politique visant à l’empêcher de reprendre la tête du pays. Sa défense considère que Lula ne peut être empêché de se présenter dans la mesure où des recours contre sa condamnation n’ont toujours pas été examinés par des instances judiciaires supérieures.
Le dernier sondage de l’institut Datafolha le créditait de 39 % des intentions de vote au premier tour, 20 points de plus que le deuxième, le député d’extrême droite Jair Bolsonaro. Le PT va désormais devoir choisir pour candidat l’ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad, qui brigue actuellement la vice-présidence.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’actrice et humoriste joue dans « Doubles vies », d’Olivier Assayas, présenté en sélection officielle.
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Mostra de Venise : les premières de Nora Hamzawi

L’actrice et humoriste joue dans « Doubles vies », d’Olivier Assayas, présenté en sélection officielle.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h39
    |

            Véronique Cauhapé (Venise (Italie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La crainte, même légère, qui l’agitait jeudi 30 août, veille de la présentation en sélection officielle du film d’Olivier Assayas, Doubles vies, était de ne pas parvenir à fouler le tapis rouge du Palais du cinéma en talons hauts sans avoir l’air ridicule. Nora Hamzawi est une inquiète, qui doute un peu de tout surtout d’elle-même. Elle aime aussi en rire. Dès lors, en dehors de ces petits soucis, elle s’employait à goûter, avec une concentration un peu éberluée, au plaisir de se retrouver à Venise : « Je n’arrive pas tout à fait à réaliser, tout est une première pour moi : être à la Mostra, tenir un vrai rôle et, qui plus est, dans le film d’un cinéaste tel qu’Assayas, avec Juliette Binoche, Guillaume Canet et Vincent Macaigne. Je profite à fond mais n’en reviens pas. »
Dans Doubles vies, elle tient le rôle d’une attachée parlementaire en couple avec un écrivain (Vincent Macaigne) qui ne sait pas très bien où il en est dans son travail, dans sa vie sentimentale et, plus généralement, dans cette société où l’on prédit la mort du livre. Des angoisses auxquelles sa compagne répond avec les moyens du bord, à savoir ceux que son caractère agité et bien trempé lui dicte spontanément. Dans ce registre de femme qui ne s’en laisse pas trop conter, Nora Hamzawi est impressionnante. Capable de contenir suffisamment l’autorité pour laisser croire à la tendresse qu’elle dissimule. Habile jusque dans sa diction, rapide et rythmée. Comique et troublante, comme par inadvertance. Selon ses dires, elle n’y est pas pour grand-chose. Pas plus qu’Olivier Assayas qui, dit-elle, ne lui a donné ni indication sur son personnage ni directive de jeu.
Nora Hamzawi, actrice : « Olivier [Assayas] est venu me voir sur scène. Il m’a dit : “J’aime bien comment tu parles.” »
Au risque de contredire Nora Hamzawi, il faut saluer le talent dont ces deux-là ont fait preuve pour parvenir à une telle justesse. Lui, en percevant chez cette actrice ce dont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Bêtes noires des apiculteurs, les produits phytosanitaires contenant des néonicotinoïdes sont interdits d’utilisation en France à partir de samedi. Retour en infographie sur ces molécules tant contestées.
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Qu’est-ce que les néonicotinoïdes ?

Bêtes noires des apiculteurs, les produits phytosanitaires contenant des néonicotinoïdes sont interdits d’utilisation en France à partir de samedi. Retour en infographie sur ces molécules tant contestées.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h37
    |

                            Audrey Lagadec et 
Sylvie Gittus








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’animateur de télévision, chargé d’une mission sur le patrimoine, déplore les assouplissements de la loi ÉLAN en matière d’architecture.
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Patrimoine : Stéphane Bern refuse d’être un « cache-misère » et menace de démissionner

L’animateur de télévision, chargé d’une mission sur le patrimoine, déplore les assouplissements de la loi ÉLAN en matière d’architecture.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 14h58
   





                        



   


L’animateur de télévision Stéphane Bern a menacé de quitter à la fin de l’année la mission sur le patrimoine que lui a confiée Emmanuel Macron s’il estimait n’être qu’un « cache-misère » ou un « pantin ».
Dans un entretien publié samedi 1er septembre par les journaux du groupe Ebra (Le Progrès, Le Bien public, Les DNA...), Stéphane Bern évoque « du bon et du moins bon » dans sa mission destinée à aider le patrimoine local en péril. Il se dit « satisfait d’avoir réveillé l’intérêt des Français pour cette cause » et de l’organisation du loto du patrimoine du 14 septembre et du lancement d’un jeu à gratter, qui devraient permettre de récolter 15 à 20 millions d’euros.

        La chronique :
         

          Patrimoine : « Stéphane Bern galope tel le chevalier inconscient face à une armada de problèmes »



« Si tout cela n’est qu’un effet d’annonce, je partirai »
Mais il insiste surtout sur ses frustrations. « J’entends qu’on est prêt à mobiliser 450 millions d’euros pour rénover le Grand Palais à Paris. Et pendant ce temps, on me laisse me décarcasser pour trouver 20 millions d’euros pour le patrimoine vernaculaire des petits villages. » Il attend la fin de l’année pour faire le bilan de l’opération et assure :
« Si tout cela n’est qu’un effet d’annonce, je partirai. Je ne veux pas être un cache-misère. »
L’animateur a également refusé d’« être associé » à une politique « en défaveur du patrimoine », faisant référence en particulier à la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ÉLAN) qui, selon lui, permettra « de détruire des quartiers entiers, protégés, sous prétexte qu’ils sont vétustes et dégradés » et qui assouplit les règles de rénovation en rendant les avis des Bâtiments de France non contraignants.

        Lire un entretien publié en février 2018 :
         

          Stéphane Bern : « J’ai le rôle de poil à gratter »



L’Elysée assure que « ses propos ont été mal compris »
Quelques jours après la démission fracassante du ministre de la transition énergétique, Nicolas Hulot, lui aussi ancien animateur de télévision, l’Elysée minimise les déclarations de Stéphane Bern, selon BFM-TV : « Ses propos ont été mal compris, Il voulait alerter et sensibiliser sur le patrimoine. Il fait sur ce sujet un formidable travail et a été soutenu par un véritable engagement du président de la République. »
La veille, la ministre de la culture avait aussi assuré de son engagement pour la préservation du patrimoine : « Le ministère pilote six mille opérations de restauration chaque année, pour préserver notre patrimoine riche de quarante-quatre mille monuments historiques, ce n’est pas exactement ce qu’on peut appeler de la misère », a déclaré Françoise Nyssen, évoquant une augmentation de 5 %  du budget consacré à ce sujet, soit « 326 millions d’euros chaque année ».

        Le portrait :
         

          Stéphane Bern, un M. Patrimoine « républicain »... et « monarchiste »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le président de la République a prévu de plancher tout le week-end sur le remaniement ministériel. Le gouvernement sera « au complet » mardi, a promis Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Elysée.
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Gouvernement Philippe : le remaniement, c’est pour quand ?

Le président de la République a prévu de plancher tout le week-end sur le remaniement ministériel. Le gouvernement sera « au complet » mardi, a promis Benjamin Griveaux, le porte-parole de l’Elysée.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h16
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Un « coup pour le gouvernement », mais qui ne laissera pas de traces. A l’issue d’un conseil des ministres qui s’est tenu vendredi 31 août à l’Elysée, Benjamin Griveaux l’a assuré : si la démission de Nicolas Hulot était « inattendue », elle ne change rien à la volonté de l’exécutif de « faire pour transformer le pays ». Pour preuve, le gouvernement sera « au complet » mardi 4 septembre, a promis le porte-parole, et les ministres se réuniront dès le lendemain en séminaire à l’Elysée, pour mettre sur les rails l’an II du quinquennat.
Ebranlé par le départ surprise du ministre de la transition écologique, annoncé mardi 28 août sur France Inter, Emmanuel Macron tente, depuis, d’en minimiser les conséquences. Le chef de l’Etat l’a encore répété vendredi devant ses ministres : si l’ex-animateur a claqué la porte, c’est par « choix personnel » et non à cause d’une divergence politique. D’ailleurs, son successeur reprendra la même feuille de route. « Ce n’est pas le départ d’une personnalité, aussi éminente soit-elle, qui remet en cause les politiques que vous conduisez », a insisté le porte-parole du gouvernement.

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N’empêche, la fébrilité semble bel et bien avoir gagné les rangs de l’exécutif. Interrogé sur un possible report voire un abandon du prélèvement à la source, censé entrer en vigueur le 1er janvier 2019, M. Griveaux a confirmé que les deux options étaient sur la table. « Il est évident que nous n’allons pas mettre en place une réforme dont nous pensons qu’elle peut générer des incompréhensions ou des difficultés pour nos concitoyens. Les Français ne le comprendraient pas », a indiqué le porte-parole, qui s’est dit néanmoins « optimiste » sur la capacité de l’administration à apporter des réponses « dans les quinze jours qui viennent ».
« Moment de doute »
Plus que tout, Emmanuel Macron craint d’être accusé de ne pas tenir sa promesse de revaloriser le pouvoir d’achat des Français. « Le fil rouge de l’action de l’exécutif depuis un an, c’est le travail, [il faut] que le travail paye mieux et que ceux qui n’en ont pas en trouvent un (…) Toute l’énergie du gouvernement est tournée vers cela », rappelle-t-on à l’Elysée.
C’est dans cette optique que la majorité réfléchit à une modulation du taux de revalorisation des retraites. Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé que les pensions n’augmenteraient que de 0,3 % en 2019 et 2020. Mais certains députés trouvent le coup de rabot trop sévère pour les petites retraites et plaident pour appliquer un taux différent selon son niveau de revenu.

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« Pas de croissance, un pouvoir d’achat en berne, des résultats assez contrastés sur le front de l’emploi ou du déficit… Les Français traversent un moment de doute, où le contexte n’accrédite pas l’idée que le président est en train de tenir sa promesse de déblocage, analyse Chloé Morin, de l’institut Ipsos. Plus qu’envoyer des signaux de justice, Emmanuel Macron doit rassurer sur le fait que le redressement est amorcé, que les efforts payent, et que sa détermination à avancer est intacte. »
En attendant, le président de la République a prévu de plancher tout le week-end sur le remaniement. Selon son entourage, le chef de l’Etat devrait partager son temps entre l’Elysée et sa résidence de la Lanterne, à Versailles. Remplacement de M. Hulot poste pour poste ou revue plus large de l’effectif gouvernemental ? Les spéculations agitaient la Macronie vendredi. « Mais ce sont souvent ceux qui en savent le moins qui parlent le plus », met en garde un proche de M. Macron. Fin du suspense prévue mardi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».
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Chômage, aide sociale : «  Il faut donner toute l’attention à l’accompagnement et à la lutte contre les freins à l’emploi »

En prônant la « mise au travail » des chômeurs et des exclus, le gouvernement dit suivre la voie des réformes menées ailleurs en Europe. Mais elles n’y ont pas fait leurs preuves, souligne le sociologue Jean-Claude Barbier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 11h53
    |

Jean-Claude Barbier (CNRS, professeur émérite de sociologie à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
[Minima sociaux, assurance-chômage, insertion des jeunes… le choix des coupes budgétaires et de la « mise au travail » est contesté par quatre experts.]
Tribune. Les buts des politiques de lutte contre le chômage et l’exclusion sociale sont a priori identiques dans la plupart des pays européens, et font d’ailleurs l’unanimité chez les économistes classiques : il faut plutôt fournir du travail aux chômeurs et aux personnes pauvres que de leur donner des subsides. Ce principe de l’« activation » réunit aussi la classe politique, à droite, à gauche et le « nouveau monde », pour rompre avec ce qu’on appelle en France l’« assistanat ». C’est aussi le mot d’ordre du premier ministre le 26 août lorsqu’il répète, dans Le Journal du dimanche : « Nous faisons le choix du travail. »
Pourtant, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements maintiennent en réalité leur assistance – certes réduite, mais encore significative – aux chômeurs et aux exclus, sans laquelle l’accès à un minimum de revenus serait impossible, pour des proportions significatives de la population. Sans cette assistance, la situation serait catastrophique compte tenu des taux de pauvreté déjà importants en Europe (près de 20 % en Allemagne, 22 % au Royaume Uni, 18, 2 % en France, 17,6 % au Danemark, selon le taux standardisé d’Eurostat en 2017).
Si les pays recourent aux mêmes techniques économico-administratives, leurs systèmes sont en fait très différents, par leur générosité, par leur histoire et par la légitimité politique dont ils jouissent dans le public. Les politiques danoise et suédoise sont plus efficaces et plus généreuses depuis plus de vingt ans. Les politiques britanniques sont les plus chiches et exigeantes vis-à-vis des chômeurs et des indigents, et ce depuis le XIXe siècle. Les politiques allemandes sont censées avoir trouvé le carré magique depuis la réforme Schröder de 2004 – c’est du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’avancement au 27 août de la date limite des inscriptions des candidats de Parcoursup dans les classes prépa, BTS ou DUT a permis de remplir ces formations.
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Filières sélectives sur Parcoursup : les craintes d’une rentrée décalée s’estompent

L’avancement au 27 août de la date limite des inscriptions des candidats de Parcoursup dans les classes prépa, BTS ou DUT a permis de remplir ces formations.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 10h39
    |

            Camille Stromboni








                        


Pour les filières sélectives de l’enseignement supérieur – classes préparatoires aux grandes écoles, BTS ou encore DUT –, la rentrée aura lieu dans les temps. Depuis des semaines, l’inquiétude montait chez les responsables. En cause : leurs classes étaient… toujours incomplètes.
Avant l’ancien système d’affectation APB, les listes de leurs élèves étaient bouclées en grande partie fin juillet. Mais avec l’instauration de Parcoursup, qui s’étale jusqu’au 5 septembre, de nombreux candidats ont pu valider une formation, tout en conservant d’autres vœux sur lesquels ils sont en liste d’attente, dans l’espoir d’y décrocher une place. Au 20 août, ils étaient encore près de 100 000 à avoir fait ce choix.
A cette date, selon les filières et les établissements, 10 %, 20 % ou même 30 % des admis n’avaient toujours pas validé définitivement leur admission, selon les représentants de BTS, DUT et classes prépas contactés par Le Monde. Même dans des lycées particulièrement attractifs, comme le très sélectif Louis-le-Grand, à Paris, ils étaient encore 15 % d’indécis en physique-chimie-sciences de l’ingénieur.

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La situation s’est décantée dans les tout derniers jours du mois d’août. C’est le constat des classes prépas, au regard des nombreux candidats qui se sont pressés dans les lycées pour s’y inscrire. « Depuis le début de la semaine, nous sommes dans le tourbillon des inscriptions », constate, soulagé, Jean Bastianelli, président de l’association des proviseurs de lycées ayant des classes préparatoires aux grandes écoles, et à la tête du lycée Louis-le-Grand – où toutes ses prépas sont désormais remplies de « oui » fermes. « Cela cache des disparités, mais globalement, nous faisons le plein », reconnaît le responsable. Un constat partagé du côté des BTS : « Le sursaut a eu lieu, en termes d’inscriptions », note Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN).
Mais pour en arriver là, il aura fallu compter sur la modification de la date limite des inscriptions dans les formations sélectives, avancée au 27 août. Mi-août, le ministère a en effet demandé aux formations dont la rentrée était prévue début septembre de fixer cette date limite, bien que la procédure de Parcoursup ne s’achève que le 5 septembre. « Depuis la semaine passée, plus de 15 000 candidats ont validé de manière définitive leur proposition [sur Parcoursup] », constate-t-on du côté du ministère de l’enseignement supérieur.
« Qui va vraiment venir, c’est le mystère »
Pour autant, la situation n’est pas rose partout. D’autres responsables rapportent encore des chiffres peu rassurants. Ainsi, dans les classes prépa scientifiques, 15 % des admis n’avaient toujours pas validé définitivement leur vœu, mercredi 29 août. « Nous avons des retours inhabituels d’effectifs en baisse dans certains lycées », confie également Mickaël Prost, à la tête de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques. En IUT, on relève toujours entre 10 et 20 % d’indécis, selon l’association des directeurs d’IUT (Adiut).
De plus, même si les classes ont fait le plein, encore faut-il que les étudiants soient bien présents le jour J. Un constat fait l’unanimité : la rentrée reste encore un grand point d’interrogation. « Qui va vraiment venir, c’est le mystère », reconnaît Philippe Vincent, du SNPDEN. S’il existe toujours une incertitude autour du nombre de candidats inscrits qui s’évaporent durant l’été, personne n’ose s’avancer sur le comportement à venir des futurs étudiants, pour cette année zéro de Parcoursup. D’autant que les chiffres sont difficiles à interpréter : des candidats ont pu s’inscrire dans un établissement, tout en gardant des vœux en attente sur Parcoursup…
« Peut-être qu’on aura une belle surprise, espère Eric de Saint Léger, vice-président de l’Adiut. Mais pour l’instant, le risque demeure de se retrouver avec des places vides lundi, alors que nous sommes jusqu’ici la filière sélective qui remplissait le plus, à 97 %. » Dans ces cursus universitaires attractifs, le responsable s’inquiète davantage des arrivées tardives que de ne pas pouvoir remplir ses classes avec la procédure complémentaire. « Cela peut paraître secondaire, mais les premières semaines de cours sont très importantes pour la réussite de l’étudiant », estime-t-il.
Tous ont bien l’intention de participer activement au bilan de Parcoursup, que la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a promis pour la fin du mois de septembre. Avec une critique unanime : le système est trop lent à affecter les candidats. « Qui peut se satisfaire d’une procédure où certains bacheliers ont, à coup sûr, dû accepter un vœu juste pour sortir d’une attente interminable ou parce qu’ils avaient besoin de s’organiser pour la rentrée ? », interroge le professeur de prépa scientifique Mickaël Prost.

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François D’Haene, libre traileur

Kinésithérapeute et vigneron, le meilleur ultra-traileur français revendique son droit au plaisir. Au point de ne pas courir cette année l’Ultra-Trail du mont Blanc, qu’il a remporté trois fois.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
01.09.2018 à 15h17
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Meilleur traileur français, 6e mondial en ultra-trail, des « courses sur sentier » d’une distance supérieure à 155 km, François D’Haene renie toutefois le titre de sportif de haut niveau. D’abord parce qu’il exerce un « vrai » métier, kinésithérapeute, ensuite parce qu’il vit pour une autre passion, dans son vignoble du Beaujolais, en famille.
Qualifié d’« ovni » ou d’extraterrestre, c’est selon, il court plus vite que les autres, plus longtemps avec une aisance qui désarçonne, tout en revendiquant son droit au plaisir. C’est d’ailleurs au nom de cette liberté qu’il ne participe pas à l’Ultra-Trail du mont Blanc (UTMB) qui se tient jusqu’au 2 septembre.
Par ces choix de vie même, il incarne mieux qu’un autre ce jeune sport, né en 1974 aux Etats-Unis, mais qui ne s’est réellement développé que dans les années 2000. Pour François D’Haene, le trail n’est pas un sport à proprement parler. « C’est le fait de courir dans la nature, en montagne ou pas, de partir à l’aventure en milieu naturel. » 

   


« J’ai toujours couru »
La montagne n’était pourtant pas une évidence pour François D’Haene, né à Lille (Nord), avant de déménager enfant à Novalaise, petite ville savoyarde au bord du lac d’Aiguebelette. Il y passera vingt ans.
« Je n’ai pas fait d’escalade tout petit, mais je faisais de l’athlétisme. J’ai commencé à courir vers 5-6 ans. J’ai toujours couru. » La montagne, il la regarde d’en bas jusqu’à la fin de l’adolescence. Il ressent alors le besoin de sortir des sentiers balisés, tâte de l’alpinisme, du VTT, du ski… et court, de plus en plus longtemps. Au point de s’inscrire à son premier trail en 2006, les 73 km de la Vanoise. A sa grande surprise, il gagne !
« L’épreuve durait alors huit heures. J’ai constaté qu’au bout de quatre-cinq heures, quelque chose se passait qui me plaisait. Par rapport à mes amis, quand ils en avaient un peu marre, avaient faim et mal aux jambes, moi, je trouvais qu’on entre dans un monde différent et que l’aventure commence vraiment. C’est quelque chose qui m’excitait. » 
François D’Haene a envie de creuser ce « quelque chose ». Son métier va l’y aider. Diplôme en poche, c’est en tant que kinésithérapeute qu’il découvre l’Ultra-Trail du mont Blanc. « Je me suis dit : “[L’UTMB], c’est infaisable.” Et déjà le fait de se dire ça… Depuis, j’ai eu la chance de le gagner trois fois [2012, 2014, 2017]. Je n’aurais jamais pensé arriver à ce niveau ni avoir cette carrière. »

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Exercer en tant que kinésithérapeute le libère également des soucis matériels. « En France, c’est une profession où il y a beaucoup de travail. J’ai pu prendre des remplacements, m’arrêter, reprendre des remplacements, aller à La Réunion…. Quand je reviens, je sais que j’aurai du travail. »
Cela l’a également convaincu de se lancer dans le vin en 2012. « D’accord, c’est une prise de risque, mais avec un filet. » Avec Carline, sa femme, ils reprennent le domaine du Germain, un vignoble qui appartenait à sa belle-famille et devait être arraché. « A ce moment-là, on cherchait un projet commun en rapport avec la nature. On a toujours aimé le vin, c’était l’idéal. »
Ils produisent en AOC (appellation d’origine contrôlée) beaujolais, beaujolais villages, moulin à vent et chénas. Avec la naissance de Sarah, 4 ans, puis de Siméon, 2 ans, le couple s’investit à fond. Carline suit une formation d’œnologue, tandis que son mari quitte son métier de kiné.
« Préparer l’avenir »
Après deux années sans vin, la production décolle, grâce à l’aide des voisins : « Les vignerons nous ont vachement aidés. » Néanmoins, « des 20 000 bouteilles que faisait le vignoble avant, on est passés à 3 000 bouteilles », proposées en vente directe. « L’idée avec le vin était de ne pas perdre trop d’argent, de se constituer une expérience et, pourquoi pas, de préparer l’avenir. » Sur le site du domaine du Germain, François D’Haene ne mentionne pas son palmarès en trail : « Je ne suis pas très Internet ! »
Pour faire connaître son vin, il organise des dégustations. Lors de l’une d’entre elles, il croise le président de Salomon, Jean-Marc Pambet, avec lequel il a scellé un partenariat « libre » en 2010. Autre passionné de montagne et diplômé de HEC, le manageur est alors en passe de réussir la reconversion industrielle de l’entreprise, du ski au trail.
Cette rencontre scelle d’emblée la double vie de viticulteur et d’athlète de François D’Haene. Une dichotomie que le trail autorise. « Certains sports sont très structurés, comme le ski, explique M. Pambet, avec un comité, une fédération. En trail, il y a juste l’athlète, la marque et l’événement. »
Depuis, tout est allé ultra vite. « Je n’ai pas vu le temps passer, s’amuse D’Haene. J’essaye de réfléchir plus professionnellement. » Il travaille avec un coach, Jean-Michel Faure-Vincent, mais à sa manière, sans programme fixe. « C’est quelqu’un de confiance, qui me permet de prendre un peu de recul sur ma pratique, avec qui j’ai toujours fonctionnement. »
Records
Les records s’enchaînent, dont son premier UTMB, en 2012. En 2014, il se lance un défi inédit : « Finir les trois grands ultras que sont l’UTMB en août, l’ultra-trail du mont Fuji, au Japon, en septembre, et le Grand Raid de La Réunion en octobre. » Il remporte les trois courses. En 2016, il bat le record du GR20… trois ans seulement après l’avoir découvert avec sa femme.
Chaque hiver, le couple fait une pause pour « voir ce qui me motive vraiment, ce qui va m’exciter », outre la traditionnelle Pierra Menta de mars, à laquelle il participe depuis neuf ans, pour s’échauffer.
Cette saison, le planning choisi comprend deux gros morceaux : la Western States en juin (166 km) et le Grand Raid, ex-Diagonale du Fou, à La Réunion (165 km) en octobre. Est-ce juste physiquement possible ? « Justement je ne sais pas. C’est ça qui est motivant. »

   


Avec la Western, qu’il découvrait, François D’Haene s’est mis en danger, relégué à 1 h 24 du vainqueur, l’Américain Jim Walmsley, qui a couvert les 166 km en 14 h 30. Le Français regarde désormais vers La Réunion, « une autre course mythique, parce que tous les ans c’est différent, et l’on n’arrive pas à s’y faire. Un jour, il fait chaud, un autre froid. Le corps est en super forme et puis, on ne sait pourquoi, à un moment, il vous lâche. La fin est très dure au niveau des pieds. C’est atroce [il sourit]… Mais on le cherche ! Donc il ne faut pas se plaindre. » 
François D’Haene continue de creuser son sillon, d’approfondir la question. Pour trouver quoi ? « Je ne sais pas, je cherche toujours. »




                            


                        

                        


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LE MONDE
 |    31.08.2018 à 13h00
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31.08.2018 à 13h43
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            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Professeur à l’Essec Business School, Xavier Pavie est également chercheur associé à l’Institut de recherches philosophiques (IRePH) de l’université ­Paris-Nanterre. C’est sous cette double casquette qu’il publie L’Innovation à l’épreuve de la philosophie (PUF, 400 p., 22 euros), dans lequel il préconise le recours aux exercices spirituels issus de la philosophie antique pour promouvoir une innovation « responsable ».
Pourquoi estimez-vous urgent de soumettre l’innovation à l’épreuve de la philosophie ?
Parce que les innovations récentes auront des conséquences peut-être irréversibles, il est urgent de les questionner, et il n’y a pas de discipline plus pertinente que la philosophie pour cela. Les bonnes voies de la philosophie – les voies vers la sagesse, la maîtrise des passions, la mesure et la ­tempérance – peuvent nous conduire vers un avenir humainement durable en termes d’innovation.
De quelles innovations parlez-vous ?
Aussi bien des manipulations génétiques que des promesses du transhumanisme, des nanotechnologies ou de la généralisation d’Internet. Ces avancées nous ont donné des pouvoirs nouveaux depuis un demi-siècle, car l’humanité s’est libérée de deux contraintes majeures.
La première, technique et scientifique, a été levée par la convergence de ce que l’on appelle les NBIC [pour « nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives »], qui nous donne désormais la capacité d’augmenter la condition humaine. La seconde contrainte, d’ordre moral, était jusqu’alors maintenue par les institutions, notamment religieuses : il était condamnable de chercher à modifier l’humain et la nature. Or, même si les voix des Eglises n’ont pas disparu, elles ne sont plus audibles sur ce sujet auprès des scientifiques.
Par ailleurs, l’innovation se joue désormais, pour l’essentiel, dans un monde libéral : elle est avant tout considérée comme une perspective de...




                        

                        


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