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Football : le recours au TAS qu’impose la FIFA est illégal, selon la Cour d’appel de Bruxelles

La justice belge statuait sur un litige opposant le club belge RFC Seraing à la FIFA et à l’UEFA.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 17h55
   





                        



   


La Fédération internationale de football (FIFA) n’avait pas à imposer au club belge RFC Seraing une procédure devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). C’est ce que la Cour d’appel de Bruxelles a déclaré, dans un arrêt publié vendredi 31 août. Pour la justice belge, les clauses des statuts de la FIFA, de l’Union européenne de football (UEFA) et des fédérations nationales de football imposant le recours au TAS sont illégales.
Cet arrêt est rendu dans le cadre d’un litige opposant le RFC Seraing et le fonds d’investissement Doyen Sports à la FIFA, à l’UEFA, à l’Union belge de football et au FIFPro, le syndicat mondial des joueurs de football. Le club avait été sanctionné par la FIFA pour un contrat dit « de tierce propriété » (cession d’une partie des droits économiques sur un joueur), conclu avec Doyen Sports, pratique interdite depuis janvier 2015 par la FIFA.
Le RFC Seraing et Doyen Sports avaient mis en cause la légalité d’un tribunal arbitral comme le TAS, en partie financé par la FIFA. Ce tribunal, qui siège à Lausanne, avait confirmé en mars 2017 la sanction d’interdiction de recrutement pendant quatre « mercatos » infligée le 4 septembre 2015 par la FIFA au RFC Seraing.
« FIFA et UEFA pourront être assignées devant tout juge étatique »
La Cour d’appel de Bruxelles avait estimé qu’il fallait examiner la légalité du TAS en regard du droit européen et de la Convention européenne des droits de l’homme, et s’interroger sur l’« interdiction générale de s’adresser aux juridictions ordinaires » édictée par la FIFA, dans le cadre de litiges entre un club et la FIFA ou l’UEFA.
Dans son arrêt, la Cour d’appel estime que l’arbitrage ne peut exister que s’il existe un véritable consentement des parties. L’arbitrage ne peut donc pas porter, de manière générale, sur tous les litiges qui pourraient survenir entre les fédérations et un club ou un joueur.
« En clair, non seulement la FIFA et l’UEFA ne pourront plus se cacher derrière le TAS, mais de plus elles pourront être assignées devant tout juge étatique », ont réagi les avocats du RFC Seraing, ajoutant : « Au vu de cet arrêt et pour le futur, il est illusoire pour les fédérations internationales de tenter d’imposer à tous et pour tout un arbitrage devant le TAS. De plus, concernant le passé, il est fort probable que la validité de nombreuses sentences rendues par le TAS puisse être remise en cause, en raison de l’illégalité des clauses qui imposaient la compétence du TAS »

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Sur le fond du dossier, le RFC Seraing et Doyen Sports demandent la levée de cette sanction. Les débats se poursuivront le 4 octobre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le vice-champion du monde a été contrôlé positif à un stéroïde anabolisant lors d’un contrôle antidopage.
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Jarrion Lawson, le champion américain de saut en longueur, provisoirement suspendu

Le vice-champion du monde a été contrôlé positif à un stéroïde anabolisant lors d’un contrôle antidopage.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 17h09
   





                        



   


Le champion américain de saut en longueur, Jarrion Lawson, vice-champion du monde, a été provisoirement suspendu après un contrôle antidopage, selon l’Unité d’intégrité de l’athlétisme.
Le jeune athlète de 24 ans a été contrôlé positif à l’épitrenbolone, un stéroïde anabolisant. La notification de son contrôle lui a été faite le 3 août, selon L’Equipe.
Jarrion Lawson, suspendu jusqu’à une audience disciplinaire, était arrivé deuxième aux derniers championnats du monde, à Londres, en 2017. Il avait raté le podium aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, terminant à la quatrième place.
Dans un communiqué, Lawson a évoqué la thèse d’une contamination via l’ingestion de viande de bœuf traité à l’épitrenbolone. « Je suis un athlète 100 % propre et un défenseur du sport propre, a-t-il expliqué. Je suis absolument confiant sur le fait qu’une décision juste sera rendue dans cette affaire et que je serai blanchi de tout mauvais comportement. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le marché des transferts, ouvert le 9 juin, sera clos vendredi à minuit. Certains clubs effectuent des achats de dernière minute, qui ne s’avèrent pas toujours opportuns.
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Mercato : quand les clubs de football cèdent aux « achats panique »

Le marché des transferts, ouvert le 9 juin, sera clos vendredi à minuit. Certains clubs effectuent des achats de dernière minute, qui ne s’avèrent pas toujours opportuns.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h36
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Dans le petit monde du football professionnel, il y a les recrutements pensés et maîtrisés, ceux que l’on annonce avant une Coupe du monde par exemple, ou au cœur du Tour de France, calendrier idéal pour que les recrues s’intègrent plus vite et que les supporteurs maintiennent un lien avec leur club préféré pendant l’été. Et puis il y a les achats de dernière minute, faits dans l’urgence, avec une pression démesurée et le risque accentué de faire des erreurs de casting. Les Anglais, dont les clubs sont les grands spécialistes devant l’éternel de cette pratique, lui ont donné un nom : panic buy ou « achat panique ».
« L’achat panique est celui réalisé au dernier moment, sans que cela soit préparé, pour répondre à la pression des supporteurs, des sponsors, des médias ou même du staff technique, résume le célèbre agent de joueurs Christophe Hutteau. C’est l’illusion de prendre ce joueur en plus qui va améliorer radicalement les résultats. » A ne pas confondre avec les belles occasions qui peuvent se présenter en fin de mercato — le marché des transferts — lorsque, par exemple, un footballeur a changé d’avis parce qu’il n’a pas trouvé chaussure à son pied ou qu’un club accepte de prêter un joueur sur lequel il ne compte finalement pas dans l’immédiat.
Alors que le mercato touche à sa fin — ouvert le 9 juin, il sera clos vendredi 31 août à minuit — les clubs de la Ligue 1 française ne sont pas épargnés par ce phénomène du panic buy. « Ce n’est pas commun à tous les clubs, c’est l’apanage de ceux qui bossent mal. Quand vous faites des achats de dernière minute, alors que vous avez des mois pour préparer, c’est que quelque chose ne va pas. Vous devez avoir identifié les profils désirés. Après, ça peut se concrétiser ou non, c’est autre chose », lance Christophe Hutteau.

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Lyon dans l’urgence
Cette année, c’est plutôt l’Olympique lyonnais (OL) qui s’est compliqué la tâche. Avec la vente imprévue de son buteur Mariano Diaz, à laquelle le club de Jean-Michel Aulas n’a pas résisté devant l’envie du joueur (raison officielle) ou bien la plus-value (raison officieuse), l’OL se trouve dans l’obligation de trouver un remplaçant.
Les négociations de dernière minute avec le Celtic Glasgow pour le Français Moussa Dembélé sont plus acharnées que prévu ,et à quelques heures de la fermeture du marché, rien n’est encore fait. On parle aussi de deux autres pistes de remplacement : le Colombien Luis Muriel ou le Brésilien Pedro. Cette impréparation conférera à un éventuel transfert avant minuit le statut d’« achat panique ».

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L’an dernier, l’Olympique de Marseille avait cédé à l’affolement. Le 31 août 2017, alors que le club cherchait depuis des semaines le grand attaquant qui devait remplacer Bafétimbi Gomis, parti pour la Turquie, l’arrivée in extremis du Grec Kostas Mitroglou avait toutes les saveurs de la panique.
Payé 15 millions d’euros pour seulement 50 % des droits du joueur, avec une possible rallonge de 12,5 millions d’euros pour éviter de devoir reverser la moitié d’un futur transfert au club vendeur (Benfica), l’avant-centre a eu bien du mal à commencer la saison et a longtemps traîné comme un boulet la relative déception qu’avait engendrée son recrutement.

   


Recruter sur CV ou vidéo peut être source d’erreur
A Angers, club qui possède l’avant-dernier budget de Ligue 1, 30 millions d’euros, on a cette année anticipé autant que possible le recrutement. Dès le premier jour du mercato, l’attaquant de Strasbourg en fin de contrat Cédric Bahoken est arrivé. Le 22 juin, c’était au tour du Stéphanois Vincent Pajot de rejoindre le club de Maine-et-Loire. Le 16 août, ce dernier sautait sur l’occasion de faire revenir son ancien joueur, le Sénégalais Cheikh Ndoye, qui s’était perdu à Birmingham.
« Avec le manageur général Olivier Pickeu, on essaie de travailler le recrutement en amont. Parfois, même si on les repère deux à trois mois avant, certains joueurs nous échappent car d’autres clubs plus fortunés font de la surenchère. On se rabat alors sur des choix numéro deux ou trois », explique Axel Lablatinière, responsable du recrutement du SCO.
Après trois journées de championnat, le club angevin s’est toutefois aperçu qu’il était un peu juste au poste d’attaquant. Et Axel Lablatinière a dû chercher un joueur (l’Espagnol Cristian Lopez, ex-joueur du RC Lens) qui devrait signer aujourd’hui in extremis : « Bahoken a été absent deux matchs. Wilfried Kanga a pu jouer attaquant mais on n’avait personne sur le banc. Le coach a demandé que l’on prenne un troisième attaquant. »
Par le passé, Angers n’a pas toujours évité cet écueil. « On se rend compte que dans la précipitation, on ne fait jamais rien de bon. Quand vous recrutez sur un CV ou une vidéo, que vous n’avez pas observé de visu le joueur en match, ça peut être source d’erreur », reconnaît le recruteur.
Encore à la traîne par rapport à leurs concurrents européens, les clubs français ne sont pas tous réputés pour l’efficacité de leur cellule de recrutement, au fonctionnement encore trop souvent archaïque. « Je ne veux pas être donneur de leçon mais les faits me conduisent à constater qu’il y a un problème de compétence au sein des cellules de recrutement en France », dit Christophe Hutteau.
Un avis nuancé par Axel Lablatinière : « Il y a des progrès à faire au niveau des moyens humains et financiers alloués. A Angers, le président est content de nous, et depuis mon arrivée, où j’étais seul, la cellule s’est développée. J’ai désormais un adjoint, quatre scouts pour les jeunes et deux superviseurs. » 
Parfois, ces « achats panique » ont peu de conséquences. C’est particulièrement vrai lorsque, pour un club, l’argent n’est pas un souci. Il est alors plus facile de faire des paris, quitte à prêter les joueurs qui ne s’intègrent pas, à l’image du fonctionnement des clubs anglais qui ont des effectifs à rallonge. Un éventuel panic buy n’a alors pas grande importance. Cela vaut pour Monaco, qui à chaque intersaison recrute à tour de bras.
Cette année, l’ASM a recruté onze nouveaux joueurs en début, au milieu et en fin de mercato. Ce n’est pas non plus le PSG qui contredira ce constat. Les Parisiens sont sur le point de faire signer l’inattendu Camerounais Eric Maxim Choupo-Moting (qui évoluait à Stoke City, club anglais relégué de Premier League).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Il y a quarante et un ans, le jeune Michael Fishbach, 200e joueur mondial, connaît un soudain succès à l’US Open. Avec une arme secrète.
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US Open : en 1977, une étrange raquette « spaghetti » défie les règles du tennis

Il y a quarante et un ans, le jeune Michael Fishbach, 200e joueur mondial, connaît un soudain succès à l’US Open. Avec une arme secrète.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h18
   





                        


Deux polémiques ont été déclenchées coup sur coup ces derniers jours par les tenues vestimentaires de deux joueuses de tennis : l’Américaine Serena Williams, dont la combinaison noire a été jugée indésirable à Roland-Garros par le président de la Fédération française de tennis, et la Française Alizé Cornet, sanctionnée d’un avertissement à l’US Open pour avoir brièvement retiré son tee-shirt, qui était à l’envers, pendant un match.
Ces deux incidents sont venus rappeler que les organisateurs des tournois du Grand Chelem pouvaient parfois se montrer fort scrupuleux sur certains points. Pour autant, les règles du tennis n’ont pas toujours été aussi tatillonnes, et sujettes à de nombreuses évolutions. La preuve avec la raquette « spaghetti » du joueur américain Michael Fishbach. Un épisode surprenant que le New York Times a déterré de ses archives, vendredi 31 août, alors que se joue le troisième tour du tournoi new-yorkais.

Great Backstory from today’s @nytimes on Michael Fishbach’s Spaghetti Racquet at the 1977 #USOpen #tennis @usopen 🎾 pic.twitter.com/bcmEofbBu3— 𝙰𝚌𝚝𝚞𝚊𝚕 𝙷𝚞𝚖𝚊𝚗™ (@lynnlovestennis) 31 août 2018


C’est à la fin du mois d’août 1977 que ce jeune joueur de 23 ans est arrivé sur les courts de l’US Open. Connu pour son caractère fantasque et sa manière de jouer singulière, Fishbach pense avoir enfin trouvé la solution pour quitter le rang sans éclat qu’il occupe (200e mondial) : une raquette iconoclaste, dont le tamis a été enguirlandé de cordons de store vénitien, de tubes en plastique et de ruban adhésif. Le joueur a lui-même confectionné ce curieux outil en suivant les plans d’un horticulteur allemand mordu de tennis, Werner Fischer.
« On ne sait jamais ce qu’il va se passer avec ce foutu truc »
Le résultat est à la hauteur de ses espérances, du moins pour les premiers tours du prestigieux tournoi américain : Fishbach bat ses deux premiers adversaires, pourtant bien mieux classés que lui, grâce aux rebonds imprévisibles créés par les aspérités de sa raquette. Il est finalement sorti au troisième tour par John Feaver, qui déclarera à l’issue du match : « On ne sait jamais ce qu’il va se passer avec ce foutu truc. »
D’autres joueurs adopteront brièvement cet étrange ustensile, comme Ilie Nastase au grand prix d’Aix-en-Provence en octobre 1977. De rage, son adversaire quittera le court. La colère des « antispaghettis » remonte rapidement jusqu’aux instances du tennis : la fédération américaine de tennis interdit temporairement la raquette spaghetti, bientôt suivie par la fédération internationale, dont le verdict tombe en mai 1978 : le cordage de la raquette « doit être uniforme ». C’est la mort de la raquette spaghetti de Michael Fishbach.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le club phocéen jouera notamment la Lazio Rome et l’Eintracht Francfort. Le tirage a été plus clément pour les Girondins de Bordeaux et le Stade rennais.
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Ligue Europa : tirage compliqué pour l’Olympique de Marseille, dernier finaliste

Le club phocéen jouera notamment la Lazio Rome et l’Eintracht Francfort. Le tirage a été plus clément pour les Girondins de Bordeaux et le Stade rennais.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 15h07
   





                        


Du lourd pour l’Olympique de Marseille. Le club phocéen, finaliste de la dernière édition de la Ligue Europa, a hérité de la Lazio Rome et de l’Eintracht Francfort à l’occasion du tirage au sort effectué vendredi 31 août.
Ces deux clubs ont fini respectivement 5e de la Série A et 8e de la Bundesliga l’année dernière. Ils affronteront également les Chypriotes de Limassol, adversaire le plus abordable de cette poule.
« C’est un groupe relevé et je vais retrouver Rome avec plaisir pour y affronter la Lazio avec une autre équipe, sous d’autres couleurs, a réagi l’entraîneur de Marseille, Rudi Garcia, qui a dirigé l’AS Rome de 2013 à 2016. Quand on doit affronter un adversaire italien et allemand, on ne peut pas parler de cadeau. Mais nous n’en ferons pas un non plus. Notre groupe est plus relevé que la saison dernière. »
Le Zénith pour Bordeaux
Le tirage a en revanche été plus clément pour les Girondins de Bordeaux et le Stade rennais. Le club aquitain, qui n’a pas trouvé d’entraîneur après le départ de Gustavo Poyet et le refus de Thierry Henry, affrontera le Zénith Saint-Pétersbourg, le FC Copenhague et le Slavia Prague. De son côté, le Stade rennais est dans la poule du Dynamo Kiev, d’Astana et des Tchèques de Jablonec.
A noter également dans ce tirage au sort, la confrontation dans le groupe B de deux clubs détenus par Red Bull, les Autrichiens de Salzbourg et les Allemands de Leipzig. Chelsea, un des favoris de la compétition, s’en sort bien en héritant des Grecs du PAOK Salonique, des Biélorusses du BATE Borisov et des Hongrois de Vidi.

The official result of the #UELdraw! 🤩

— EuropaLeague (@UEFA Europa League)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le buteur de Tottenham compte sur une victoire de l’équipe nationale face au Japon, en finale des Jeux asiatiques, pour éviter deux ans sous les drapeaux.
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Football : pour le Sud-Coréen Son Heung-min, la victoire ou le service militaire

Le buteur de Tottenham compte sur une victoire de l’équipe nationale face au Japon, en finale des Jeux asiatiques, pour éviter deux ans sous les drapeaux.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 14h31
    |

            Clément Guillou








                        



   


Si vous croisez, samedi 1er septembre, dans quelque pub anglais du cœur de Londres, des supporteurs de Tottenham passionnés par la finale des Jeux asiatiques de football entre la Corée du Sud et le Japon, ne vous étonnez pas : il en va de l’avenir proche de leur buteur, Son Heung-min.
Vedette du football sud-coréen, attaquant titulaire de Tottenham en Premier League anglaise, le joueur de 26 ans abat l’une de ses dernières cartes pour échapper au service militaire, obligatoire pour tous les hommes coréens avant leur 28e anniversaire. Une victoire aux Jeux asiatiques l’en délivrerait.
Pour faire face à son voisin du Nord, la Corée du Sud recourt encore à la conscription et demande à chacun de ses enfants de sexe masculin un service militaire de vingt et un à vingt-quatre mois, considéré dans la société comme un rite de passage incontournable.
En juin, la Cour constitutionnelle a prié le gouvernement de trouver une alternative au service militaire pour les objecteurs de conscience, relançant le débat sur la conscription. Selon Amnesty International, il y a plus d’objecteurs de conscience derrière les barreaux en Corée du Sud que dans le reste du monde.
Loi de 1981
Son Heung-min n’a, a priori, rien contre le principe de l’armée, les parcours dans la boue et les réveils au clairon, mais il mène une carrière à succès en Angleterre, où il gagne plusieurs millions de livres sterling par an, et vient de prolonger son contrat avec Tottenham jusqu’en 2023. Plusieurs millions de raisons, donc, de vouloir éviter d’apprendre le maniement du fusil pendant ses meilleures années de joueur.
En cas de victoire samedi, le service de Son Heung-min se limitera à un mois d’une formation militaire rudimentaire et cinq cent quarante-quatre heures de service civique, à effectuer dans les trois ans.
La question des exemptions pour les vedettes ou personnalités politiques agite régulièrement le pays du Matin calme, où la carrière de stars de la chanson, notamment, a pâti de leurs tentatives d’aménagement du service militaire. La loi autorise depuis 1981 les sportifs à échapper au service en cas de médaille d’or aux Jeux asiatiques ou de médaille, peu importe la couleur, aux Jeux olympiques.
En 2002, les héros sud-coréens demi-finalistes de la Coupe du monde avaient aussi bénéficié de la clémence gouvernementale mais, éliminés au premier tour cette année malgré une victoire mémorable contre l’Allemagne, Son Heung-min et ses coéquipiers n’étaient pas dans la même situation.
Une nouvelle occasion en Coupe d’Asie, en janvier 2019
Il reste deux occasions à Son Heung-min pour obtenir une dérogation : ces Jeux asiatiques et la Coupe d’Asie, en janvier 2019. L’attaquant peut aussi espérer une forme d’indulgence gouvernementale et tenter sa chance aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. Il aura alors dépassé l’âge limite, de quelques semaines.
Contrairement aux précédents clubs de Son Heung-min, en Allemagne, qui n’avaient pas libéré le joueur pour ces compétitions mineures, Tottenham fait tout pour favoriser la suite de la carrière de son joueur et s’est engagé, selon le Times, à le laisser rejoindre son équipe nationale pour toutes ces compétitions.
Le tournoi de football des Jeux asiatiques est phagocyté par la question de l’avenir du joueur. Lors de la demi-finale face au Vietnam, un supporteur vietnamien brandissait une pancarte figurant le buteur en militaire, avec la légende : « Son Heung-min dans l’armée coréenne ». Le joueur, qui ne veut pas donner l’impression de porter son maillot national dans le seul but d’échapper à la conscription, évite soigneusement toutes les questions sur le sujet.
Arrivé au dernier moment en Indonésie – sans avoir effectué la préparation physique avec ses jeunes coéquipiers –, il est par ailleurs loin de son meilleur niveau depuis le début du tournoi. Celui-ci serait toutefois largement suffisant pour briguer un poste de titulaire dans le club de l’armée, le Sangju Sangmu FC, où évoluent, en première division sud-coréenne, les meilleurs conscrits footballeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le tennisman français, qui a notamment remporté des titres en double, va devenir dès la saison prochaine le capitaine de l’équipe de France de Fed Cup.
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Tennis : après sa défaite à l’US Open, Julien Benneteau met un terme à sa carrière

Le tennisman français, qui a notamment remporté des titres en double, va devenir dès la saison prochaine le capitaine de l’équipe de France de Fed Cup.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 10h58
   





                        



   


Clap de fin pour Julien Benneteau. Une ultime défaite en cinq sets (6-2, 4-6, 6-1, 3-6, 6-3) contre l’Allemand Jan-Lennard Struff au deuxième tour de l’US Open, jeudi 30 août, marque la fin de la carrière du tennisman français.
« C’est d’ici quelques jours que je vais réaliser qu’une partie de ma vie s’est terminée ce soir, a réagi l’Auvergnat de 36 ans. Je pensais qu’il y aurait peut-être plus d’émotions. Mais pour l’instant, c’est trop tôt. » 
« Depuis vingt-sept, vingt-huit ans, ma vie et celle de mes proches est réglée en fonction du tennis. Ce que je mange, ce que je bois, quand je me couche, quand je me lève, quand je pars ou non en vacances, quand je loupe Noël… »
Si le dernier match de sa carrière a été disputé en simple, la carrière de Julien Benneteau a surtout été marquée par des titres en double. Il a notamment remporté le trophée à Roland-Garros en 2014, aux côtés d’Edouard Roger-Vasselin, en s’imposant face à la paire espagnole composée de Marcel Granollers et Marc Lopez en deux manches (6-3, 7-6 [7-1]).
Les JO de Tokyo à l’horizon
Il a également atteint la finale du prestigieux tournoi anglais de Wimbledon en 2016 avec Edouard Roger-Vasselin. Mais ils se sont inclinés contre une autre équipe de double française Nicolas Mahut-Pierre-Hugues Herbert. Benneteau remporta la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2012 à Londres avec Richard Gasquet. Il a également fait partie du groupe, en tant que remplaçant, de l’équipe de France qui a remporté la Coupe Davis en novembre contre la Belgique.
En simple, en revanche, malgré dix finales disputées il n’a jamais remporté de titre. En Grand Chelem, il a obtenu son meilleur résultat à Roland-Garros en atteignant les quarts de finale. Très attaché à ce tournoi, il a pu faire ses adieux au public parisien en juin dernier. Il a même réussi à décrocher une victoire contre l’Argentin Leonardo Mayer, la première à Roland-Garros depuis 2013. Submergé par l’émotion, il était resté de longues secondes prostré sur le court, en laissant couler quelques larmes, avant d’aller savourer sa victoire avec le public. Mais Benneteau s’inclina au second tour face à un autre Argentin, Juan-Martin del Potro.
Malgré sa retraite sportive, le Français ne va pas quitter le monde du tennis. Dès la saison prochaine il deviendra capitaine de l’équipe de France de Fed Cup. « Je vais m’y atteler à partir de la fin de ce tournoi quand les filles auront terminé et avant qu’elles partent en Asie. Je vais essayer de mettre à profit les mois de septembre, octobre et novembre pour bien avancer. C’est un beau défi avec la perspective des Jeux olympiques [à Tokyo en 2020] », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le 16e Ultra-Trail du mont Blanc se court ce week-end. Théoriquement, tout un chacun est capable de courir ainsi 100 km ou plus.
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L’ultra-trail, un sport extrême, mais qui peut être accessible à tous

Le 16e Ultra-Trail du mont Blanc se court ce week-end. Théoriquement, tout un chacun est capable de courir ainsi 100 km ou plus.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h02
    |

            Catherine Pacary








                        



   


En quinze ans, l’Ultra-Trail du mont Blanc (UTMB), qui se court du 27 août au 2 septembre, s’est imposé comme l’épreuve emblématique de la discipline. Et en a suivi l’évolution : confidentiel à sa création, en 2003, alors que la « course sur sentier » débarquait de ce côté de l’Atlantique, il connaît un succès exponentiel depuis, avec dix mille participants pour huit cent mille pratiquants estimés en France, séduits par la liberté, le rapport à la nature et la convivialité qu’il induit. 
Cet engouement populaire peut surprendre lorsque l’on découvre les caractéristiques techniques de la course : 171,6 km courus en trois jours, 10 340 m de dénivelé positif… Des chiffres qui ont de quoi effrayer le sportif du dimanche.
A tort. Le trail et sa version ultra séduisent justement par leur côté « l’exploit humain à portée de tous et de toutes ». A condition de savoir exploiter au mieux ses ressources physiologiques, comme l’explique au Monde le docteur Jean-Charles Vauthier, traileur et médecin sur L’Infernale des Vosges, autre grand rendez-vous des amateurs, dont la 10e édition se tiendra du 7 au 9 septembre.
Un effort pas si intense, mais très long
L’ultra-trail ne demande pas forcément de puiser profondément dans ses réserves. Contrairement à des épreuves comme le sprint, ou comme les épreuves de demi-fond et de fond, voire les marathons.
« Notre corps utilise plusieurs carburants différents, en fonction de la nature de l’effort », détaille Jean-Charles Vauthier. Ils sont au nombre de trois, pour faire simple.
Lors d’un effort très bref et très intense, comme un 100-mètres, « l’athlète est en anaérobie [il court sans respirer]. C’est épuisant mais efficace, sur un temps maximal de trente secondes, pour les meilleurs. » 
Ensuite, sur des distances comprises entre 300 m et un marathon (42,195 km), « on parle d’un effort d’intensité moyenne sur une durée moyenne. Le corps utilise alors comme combustible le glycogène [un glucide complexe] qu’il a en stock, soit deux mille calories, qui lui permet de tenir trois heures environ. » 
Sur cette distance peut se manifester le fameux « second souffle », phénomène qui survient entre la 10e et la 30e minute d’effort. Il est dû à la sécrétion, en réaction à la douleur induite, d’une endorphine (morphine générée par l’organisme), qui envoie un message bienveillant à notre cerveau. Ainsi, douleur et stress s’atténuent-ils ; le coureur contrôle mieux sa respiration et ressent même un certain plaisir.
L’ultra-trail, quant à lui, « se classe parmi les efforts moins intenses, mais très longs, poursuit le docteur Vauthier. L’athlète puise alors dans son “gras”, une ressource quasi infinie de cent quarante mille calories que chacun possède, même les plus minces ! » 
Lors de l’épreuve, « le corps lipolyse, c’est-à-dire brûle du gras, poursuit le médecin. Sur cette phase de basse intensité, on peut tenir longtemps. François D’Haene [meilleur ultra-traileur français] a par exemple la capacité de passer rapidement, au bout de quatre ou cinq heures, en mode lipolyse. » 
D’où l’aisance souriante constatée chez cet athlète après cinq ou six heures de course. « C’est pour cela qu’il gagne ! »

   


Pas de prédisposition respiratoire particulière
Au niveau ventilation, l’ultra-trail ne nécessite pas, non plus, de prédisposition respiratoire particulière. « On est sur des durées d’effort qui ramènent à la vie normale. Le coureur est environ à 60 % de ventilation et suit une respiration classique, ventrale diaphragmatique, souple et détendue. »
Théoriquement, tout un chacun est ainsi capable de courir un ultra-trail au bout de trois ou cinq ans d’entraînement — tout de même.
L’ultra-trail s’apparente donc à une activité quasi normale. Les dernières recherches d’un groupe de médecins vosgiens, parmi lesquels le docteur Vauthier, vont dans ce sens. Ils ont étudié l’incidence de la course à pied sur les reins et ont démontré que, si ces organes souffrent lors de « runs » ou de marathons, ils ont une activité « normale » lors d’ultra-trails.
Ce qui fait dire à Jean-Charles Vauthier que courir un ultra-trail, « c’est juste un boulot », un travail physique, comme ouvrier sur un chantier, paysan ou artisan maçon. « Ce n’est pas si délirant que ça ! Il faut juste trouver un rythme compatible avec la durée. »
Encore faut-il préciser le mot « course ». En ultra-trail, on ne « court » pas, on « trotte ». « Plus c’est long, plus on trotte, s’amuse le docteur Vauthier. Sur 269 km [son dernier trail], en réalité, on marche dans les descentes, on marche dans les montées et on trottine sur le faux plat. [Beaucoup courent en réalité en descente] On fait des pauses toutes les trois ou quatre heures. On mange. On s’arrête même pour dormir — on a le droit ! — des minisiestes de sept minutes dans l’idéal, de trente minutes au maximum. Il nous arrive aussi de sortir l’appareil photo, devant un panorama fabuleux. »

   


Pas plus de risque d’addiction que dans d’autres sports
L’ultra-trail ne donne pourtant pas l’image du sport « pépère », décrit par Jean-Charles Vauthier. Les scènes d’épuisement y sont légion. « Mais là encore l’ultra-trail est ambivalent, précise le docteur, c’est une douleur qui fait du bien, une sensation que l’on a envie de retrouver », grâce à la fameuse endorphine.
N’y a-t-il pas en ce cas risque d’addiction ? Le docteur Vauthier réfute cette rumeur persistante. « Surtout pas ! Seuls 4 % des traileurs sont addicts, ce qui est la même proportion que dans tous les autres sports. »
Reste l’inexplicable. Lors de l’UTMB 2017, le vainqueur, François D’Haene, a couvert les 167 km et 9 618 m de dénivelé à la vitesse moyenne de 8,8 km/h ; à la mi-juin, l’Américain Jim Walmsley bouclait les 166 km de la Western State en 14 h 30 min, soit à 11,4 km/h de moyenne.
« L’être humain est naturellement endurant, commente M. Vauthier. Mais pour atteindre cette vitesse, il faut une prédisposition génétique. D’Haene ou Walmsley sont des ovnis ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Makis Solomos, journaliste et fan actif de l’AEK Athènes, revient sur la situation du supportérisme dans son club et dans son pays.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’Australien a presque été coaché par l’arbitre de chaise avant de retourner la situation et battre le Français, « un peu énervé » par ce comportement.
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US Open : encouragé par l’arbitre, Nick Kyrgios renverse Herbert

L’Australien a presque été coaché par l’arbitre de chaise avant de retourner la situation et battre le Français, « un peu énervé » par ce comportement.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 01h36
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h39
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


On ne peut pas dire que les joueuses et les joueurs français brillent jusqu’à présent par leurs résultats à l’US Open (ils ne sont plus que trois sur 17 engagés au départ), mais ils se retrouvent au centre de toutes les attentions, impliqués malgré eux dans des polémiques qui troublent les premiers jours du Grand Chelem new-yorkais.
Après l’imbroglio textile autour d’Alizé Cornet qui, lors de son premier tour (perdu) mardi, a failli recevoir une amende pour avoir remis son tee-shirt à l’endroit au fond du court, laissant entrevoir sa brassière, c’est au tour de Pierre-Hugues Herbert d’être victime d’un fait de match.
Jeudi 30 août, pour son deuxième tour, le Français menait 6-4, 3-0 face au fantôme de Nick Kyrgios. Connu pour ses sautes de concentration, l’Australien avait pratiquement arrêté de jouer, retournant les points sans même se déplacer et servant double faute sur double faute. L’arbitre suédois Mohamed Layani a alors profité d’un changement du côté pour descendre de sa chaise et se rendre au chevet du joueur de 23 ans, assis sur sa chaise, l’air hagard.

Never seen this before. Umpire had to get out of his chair and beg Nick Kyrgios to start trying in his match. https://t.co/nk9k56yTrB— BarstoolHubbs (@Eric Hubbs)


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On peut distinguer ces paroles : « Je veux t’aider, je veux t’aider », « je sais de quoi tu es capable, là, ce n’est pas toi. » Le règlement oblige l’arbitre à s’adresser au joueur s’il estime qu’il ne joue pas à son maximum, pour lui signifier qu’il encourt une sanction pour « manque de combativité ». L’Australien est d’ailleurs l’un des joueurs qui collectionne le plus d’amendes sur le circuit pour ce motif (quand ce n’est pas pour « obscénité »). Mais force est de constater que les mots prononcés par M. Layani s’apparentent davantage à du coaching proprement dit.
Intervention salvatrice
Après ces quarante-cinq secondes de tête à tête, manifestement reboosté, Kyrgios est reparti sur le court dans un tout autre état d’esprit : il a ensuite remporté 19 des 25 derniers jeux pour finalement battre le Français 4-6, 7-6, 6-3, 6-0.
La scène, inédite, n’a pas tardé à faire réagir dans les vestiaires comme sur les réseaux sociaux. L’ancien arbitre Richard Ings a fait part de sa stupéfaction sur Twitter :
« Je me creuse la tête pour essayer de me souvenir si un arbitre descendant de sa chaise pour parler à un joueur est une situation qui s’est déjà produite. J’ai arbitré des centaines de matchs, j’ai été chef de l’arbitrage à l’ATP. Aucun fait de ce genre ne me revient en mémoire. »
Sommé de donner des précisions après son match, Nick Kyrgios a tenu à dégonfler la polémique :
« [Ses paroles] ne m’ont pas du tout aidé. La même chose m’est déjà arrivée à Shanghaï [en 2016], où l’arbitre m’avait aussi dit que mon comportement nuisait au spectacle, et ça m’est encore arrivé il y a deux semaines à Cininnati contre Del Potro. M. Layani m’a dit qu’il m’aimait bien, je ne pense pas qu’on puisse assimiler ça à des encouragements. Il m’a juste répété que c’était du mauvais spectacle, il ne m’a pas du tout coaché. » 
Jeudi, tout comme Alizé Cornet la veille, Pierre-Hugues Herbert a eu les honneurs de la salle d’interview réservée d’ordinaire aux têtes d’affiche afin de répondre au parterre de journalistes pressés de recueillir sa réaction :
« Sur le moment, je n’ai pas écouté ce qu’ils se disaient, j’essayais de rester concentré sur moi. J’ai juste vu que ça faisait un set, un break pour moi, que lui n’était ni impliqué ni concentré et qu’à partir du moment où Mohamed est descendu, il s’est mis à serrer le poing, à plus s’encourager et surtout à jouer à un niveau que je ne pouvais plus suivre. »
« L’arbitre est allé trop loin »
Pour autant, Herbert n’en veut pas à son adversaire : « Ce n’est pas Nick le fautif, il a subi la situation. C’est un joueur touchant dans ses travers, c’est un artiste, on a plus envie de l’aider que de l’enfoncer. Mais sa petite faiblesse, c’est son mental et le mental, ça fait partie du jeu. » En revanche, le vaincu du jour s’est logiquement dit « un peu énervé » contre Mohamed Layani, d’ordinaire l’un des arbitres les plus respectés du circuit :
« Aujourd’hui, il a outrepassé son rôle. L’arbitre n’a pas à descendre de sa chaise. Et il n’a pas à dire à un joueur : “j’ai envie de t’aider.” J’espère qu’il viendra me voir pour s’excuser. Après coup, je lui en veux un peu car je ne sais pas ce qui se serait passé s’il n’était pas descendu de sa chaise. »
Réputé pour son esprit taquin, Pierre-Hugues Herbert n’en a pas pour autant perdu son sens de l’humour. Alors qu’un journaliste lui demandait quel serait le geste d’excuse de la part des organisateurs du tournoi qui le satisferait le plus, il a alors eu cette réponse en esquissant un large sourire : « Qu’ils me donnent le prize money promis au vainqueur. Voilà qui serait équitable. »
Pour l’heure, le Tournoi s’est contenté de publier un communiqué, tentant très maladroitement d’éteindre l’incendie : « M. Layani est descendu de sa chaise en raison du bruit sur le court durant le changement de côté pour être sûr de bien se faire entendre de Kyrgios. Il s’inquiétait de savoir si Kyrgios avait besoin d’une pause médicale. Il lui a aussi indiqué que si son manque de combativité manifeste perdurait, il lui faudrait prendre des mesures à son encontre. » Ledit communiqué n’a convaincu personne. A commencer par Herbert. Retrouvant son sérieux, il a exigé dans la soirée « des explications, voire des sanctions ».

My statement  @usopen @ATPWorldTour @usta https://t.co/5kia2HLbpV— p2hugz (@PH Herbert)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le Paris-Saint-Germain sera opposé à Naples et Liverpool en phase de poules de la Coupe d’Europe, tandis que l’OL se trouve dans un groupe abordable.
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Ligue des champions : tirage difficile pour le PSG et Monaco, un peu moins pour Lyon

Le Paris-Saint-Germain sera opposé à Naples et Liverpool en phase de poules de la Coupe d’Europe, tandis que l’OL se trouve dans un groupe abordable.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h01
   





                        



   


Le tirage au sort de la Ligue des champions 2018-2019 n’a pas gâté le Paris-Saint-Germain, jeudi 30 août, en lui proposant comme adversaires au premier tour Liverpool et Naples, deux autres outsiders de la compétition reine du football européen. L’Etoile rouge de Belgrade, qui n’a plus disputé la Ligue des champions depuis vingt-six ans, complète ce groupe C, le plus relevé de ce premier tour.
L’AS Monaco n’a pas été mieux loti, mais il s’y attendait, compte tenu de sa position dans le troisième chapeau : avec l’Atlético Madrid, vainqueur de la dernière Ligue Europa, et le Borussia Dortmund, éternel dauphin du Bayern Munich dans le championnat allemand, les Monégasques affronteront dans des stades pleins deux habitués des phases finales de Coupe d’Europe. Le club belge de Bruges, quatrième membre de ce groupe A, est moins effrayant.
« C’est un tirage compliqué mais ce sont de belles affiches, a estimé Vadim Vassilyev, vice-président de l’AS Monaco, sur RMC Sport. C’est un tirage au sort difficile mais en même temps très intéressant. L’objectif est de faire mieux que l’année passée [4e et dernier de son groupe], ce qui ne veut pas forcément dire passer la phase de poules. »
Enfin, l’Olympique lyonnais, qui pouvait craindre un groupe aussi difficile que Monaco, a été plus soigné, avec Manchester City comme seul adversaire de prestige. Le Shakhtar Donetsk fait moins peur qu’avant, mais il faudra se méfier de Hoffenheim, club allemand méconnu mais entraîné par le jeune prodige des bancs européen Julian Nagelsmann.
« C’est dans la moyenne des tirages de cette Champion’s League. Il y avait pire. On a envie de ne pas rester en rade. Il faut vraiment sortir de ce groupe », a dit sur RMC Sport Jean-Michel Aulas, président de l’OL, qui n’a jamais affronté aucun de ces trois clubs. « On sait toujours après si c’était un bon tirage ou non. Ça semble être un groupe avec un favori qui se détache, City, et ensuite trois équipes qui sont très proches », estime de son côté l’entraîneur Bruno Genesio sur le compte Twitter du club.
Dans les autres groupes, celui du FC Barcelone, avec Tottenham, l’Inter Milan et le PSV Eindhoven, semble le plus relevé. Moins tout de même moins que celui du PSG, qui saura dès l’automne si son nouvel entraîneur Thomas Tuchel a l’étoffe de la Ligue des champions.

The official result of the #UCLdraw! 🤩

— ChampionsLeague (@UEFA Champions League)


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Le PSG retrouvera Carlo Ancelotti
Les Parisiens n’ont jamais subi un tirage aussi difficile depuis qu’ils ont été rachetés par Qatar Sports Investment (QSI) en 2011, et prétendent à remporter le trophée. Jusqu’à présent, le PSG avait toujours réussi une première phase convaincante avant de sortir de la compétition au premier ogre européen venu. Le club de la capitale n’a pas dépassé les quarts de finale de C1 sous l’ère qatarie, alors qu’il avait atteint les demi-finales en 1995, lorsqu’il était propriété de Canal+.
Les supporteurs parisiens peuvent se réjouir de se déplacer à l’Anfield Road à Liverpool, au stade San Paolo de Naples et dans l’impressionnant et bouillant stade de l’Etoile rouge de Belgrade, surnommé le « Marakana ».
Thomas Tuchel, lui, se mesurera à deux grands entraîneurs actuels : Jürgen Klopp, à qui il avait succédé sur le banc de Dortmund et désormais installé à Liverpool, et Carlo Ancelotti, arrivé cet été à Naples et qui fera son retour au Parc des Princes, où il a entraîné une saison et demie (2012-2013) avant d’être attiré par le Real Madrid.
Liverpool fera figure de favori du groupe à égalité avec le PSG : déjà finaliste de la Ligue des champions l’an dernier grâce à l’exceptionnelle saison de son buteur Mohamed Salah, le club légendaire du nord de l’Angleterre a depuis recruté à prix d’or le gardien brésilien Alisson ainsi que les milieux de terrain Fabinho et Naby Keïta.
Naples visera aussi la phase éliminatoire, après avoir échoué à la troisième place de son groupe l’an dernier. Ancelotti constitue la principale recrue de l’été pour un club qui a surtout perdu sa plaque tournante du milieu de terrain, le Brésilien Jorginho.
Dans ce contexte très relevé, l’Etoile rouge de Belgrade (vainqueur de la C1 en 1991 contre l’OM) semble promis à la dernière place… et à un rôle d’arbitre entre ses trois adversaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La confédération européenne devrait attendre la saison prochaine pour mettre en place l’assistance à l’arbitrage vidéo lors de ses compétitions.
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Football : l’UEFA n’utilisera pas la VAR en Coupe d’Europe

La confédération européenne devrait attendre la saison prochaine pour mettre en place l’assistance à l’arbitrage vidéo lors de ses compétitions.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 17h17
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Lancée en grande pompe par la Fédération internationale de football (FIFA) lors de la Coupe du monde en Russie, l’assistance à l’arbitrage vidéo (VAR) ne sera pas utilisée, cette saison, par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en Coupe d’Europe. Ainsi en a décidé le président de la confédération du Vieux Continent, le Slovène Aleksander Ceferin.
Selon les informations de L’Equipe, confirmées par Le Monde, le dirigeant n’entend pas introduire dans l’immédiat le dispositif en Ligue des champions et en Ligue Europa. Et ce alors que la plupart des grands championnats européens (Ligue 1, Serie A, Liga, Bundesliga) l’ont déjà adopté.
A Nyon (Suisse), au siège de l’UEFA, on justifie cette décision par des paramètres « techniques et logistiques », la nécessité de former l’ensemble des arbitres concernés ainsi que par un souci de mettre en place la VAR de manière standardisée. L’instance n’est ainsi pas en mesure d’introduire le dispositif avant la saison prochaine. Du moins jusqu’à ce que son comité exécutif – son gouvernement – donne son aval.

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                Coupe du monde 2018 : la VAR prend le pouvoir



« De façon réaliste, on pourrait l’avoir en Ligue des champions et à l’Euro lors de la saison 2019-2020, assurait, en avril, M. Ceferin à la Gazzetta dello Sport. Pour le moment, tout n’est pas clair pour les supporteurs et les arbitres. On ne peut pas se le permettre. Et j’ai vu quelques situations comiques en Allemagne, en Coupe d’Angleterre et en Italie. Pour le top du top de notre sport, il faut le top du top (…). On doit résoudre les problèmes, pas essayer de plaire à quelqu’un. »
La FIFA à la pointe sur l’arbitrage vidéo
De manière générale, l’UEFA a toujours été à la remorque de la Fédération internationale sur les questions liées à l’arbitage vidéo. Au cours des dernières années du règne de Sepp Blatter (1998-2015) à la FIFA, le fossé s’était creusé sur ces sujets entre l’instance faîtière du ballon rond et la confédération européenne, alors dirigée par le Français Michel Platini (2007-2015). Au Mondial 2014, au Brésil, la FIFA avait lancé la goal-line technology (GLT), ce dispositif permettant de vérifier si le ballon a franchi la ligne de but. L’UEFA aura, elle, attendu 2016 pour adopter la GLT en Ligue des champions et à l’Euro, organisé cette année-là en France.
Ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA, Gianni Infantino est devenu un fervent partisan de la VAR sitôt élu à la présidence de la FIFA, en février 2016. L’Italo-Suisse en a fait l’une des réformes phares de son règne. Sa position « avant-gardiste » tranche avec celle d’Aleksander Ceferin, beaucoup plus prudente sur la question. Le 3 mars, l’International Football Association Board, instance chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, s’est prononcé en faveur de l’introduction de la VAR dans les lois du jeu.
Cette décision a ainsi ouvert la voie à son application lors de la Coupe du monde en Russie. Une innovation qui, si elle a largement profité aux Bleus en finale contre la Croatie, a suscité de vives controverses durant le grand barnum planétaire. Très réservé sur ce dispositif, Aleksander Ceferin n’a toutefois pas fermé la porte à son introduction et demeure plus souple sur ce sujet que son prédécesseur Michel Platini. « C’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice », a déclaré, mercredi 29 août dans L’Equipe, l’ex-no 10 des Bleus, opposant de longue date à la VAR.
Candidat à un deuxième mandat à la tête de l’UEFA lors du scrutin prévu le 7 février 2019, Aleksander Ceferin devrait attendre d’être réélu pour donner son feu vert à l’introduction de l’assistance à l’arbitrage vidéo lors des matchs de Coupe d’Europe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Sous couvert de « tenue appropriée », les tournois ont pu interdire à des tenniswomans certains vêtements, sans fondement juridique.
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Tennis : des règles floues permettent aux organisateurs de choisir les tenues des joueuses

Sous couvert de « tenue appropriée », les tournois ont pu interdire à des tenniswomans certains vêtements, sans fondement juridique.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 17h52
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Si les primes destinées aux gagnants et gagnantes d’un Grand Chelem (en défaveur des femmes) ont fini par être harmonisées (en 2006 à Roland-Garros et en 2007 à Wimbledon, contre 1973 pour l’US Open), les joueuses de tennis et leur corps sont toujours, en 2018, traités différemment de leurs homologues masculins.

        Notre article sur
         

          la sanction d’Alizé Cornet à l’US Open, pour avoir retiré son tee-shirt



Les propos du président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, sur la combinaison moulante portée par Serena Williams lors de l’US Open en août 2018 — et son souhait de l’interdire à Roland Garros — ont eu des précédents. Ainsi y avait-il eu lors de l’édition 1985 de Wimbledon une polémique sur la tenue de la joueuse Américaine Anne White, arrivée sur le court en combinaison blanche intégrale. Bien qu’elle eût respecté la règle du « jouer en blanc », le patron des arbitres du tournoi, Alan Mills, avait alors interdit la tenue, et Anne White avait joué ses autres matchs en jupe.

I think the French Open is being misogynist and stupid. However the Anne White/Serena comparisons don’t work. White… https://t.co/I5rUTR3sJz— TennisNerdPod (@Tennis Nerd Podcast)


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« Propre et appropriée »
Le règlement de l’Association des joueuses de tennis (WTA) dispose de sept pages entières consacrées à ce que les tenniswomans peuvent porter sur un court, allant jusqu’à préciser la taille maximale du logo de l’équipementier sur telle ou telle pièce de tissu. En revanche, pas un mot sur les combinaisons ou sur l’obligation de porter une jupe ; seule la règle suivante est édictée : « La joueuse doit porter une tenue de tennis propre et appropriée. » 
Le règlement dit simplement qu’un short de compression (« compression shorts ») peut être porté « sous une jupe, une robe ou un bermuda ». De là à considérer que la combinaison de Serena Williams est un « compression shorts », difficile à trancher.
« Compatible avec la pratique du tennis »
Nonobstant les déclarations récentes du président de la Fédération française de tennis (FFT), aucune règle vestimentaire n’existe dans les deux cent soixante-dix pages des « règlements sportifs » de la FFT, à l’exception de la première phrase de l’article 7, qui dit que les joueurs et les joueuses « doivent porter des vêtements compatibles avec la pratique du tennis ». Néanmoins, le directeur des Internationaux de France, Guy Forget, s’est dit favorable à l’approbation des tenues avant un tournoi. Mais cette règle ne pourrait pas être mise en place lors de l’édition 2019, les tenues étant déjà dessinées.
A Wimbledon, temple britannique du tennis depuis plus de cent quarante ans, la règle ne précise pas le type de vêtements à porter, simplement que côté teintes, « le blanc cassé ou la couleur crème » ne sont pas acceptés.
A l’Open d’Australie ou à l’US Open, comme aux deux autres tournois du Grand Chelem, les règles de la WTA s’appliquent. Là encore, étant donné l’aspect flou des règlements, les arbitres peuvent décider que telle ou telle tenue n’est pas correcte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le PSG a hérité d’un groupe compliqué avec le finaliste de la dernière édition et le vice-champion d’Italie. Monaco croisera la route de l’Atlético Madrid et Lyon celle de Manchester City.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France a reconduit le même groupe pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations, à l’exception de Steve Mandanda, blessé.
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Equipe de France : Didier Deschamps rappelle les champions du monde

Le sélectionneur de l’équipe de France a reconduit le même groupe pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations, à l’exception de Steve Mandanda, blessé.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h44
   





                        



   


Surfer sur la vague russe et fêter devant le public français les joueurs qui ont décroché le Graal cet été : Didier Deschamps a rappelé sans surprise 22 des 23 membres de son groupe champion du monde pour la reprise en septembre, excepté le gardien no 2 Steve Mandanda, blessé, remplacé par Benoît Costil. Les Bleus affrontent l’Allemagne et les Pays-Bas les 6 et 9 septembre dans le cadre de la nouvelle Ligue des nations.

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« DD » a misé sur la notion de groupe en le reconduisant, sachant que cet effectif est particulièrement jeune, comme il l’avait lui-même plusieurs fois souligné durant le Mondial en Russie. « C’est logique, dans le sens où après notre sacre du mois de juillet, c’est la rentrée avec deux matches, un contre l’Allemagne et le deuxième au Stade de France devant notre public [face aux Pays-Bas]. Steve [Mandanda], s’il n’avait pas été blessé, aurait été là aussi », a-t-il expliqué.
Costil à la place de Mandanda, blessé
Costil, le gardien de Bordeaux (31 ans), faisait partie du groupe à l’Euro 2016, achevé en finale (défaite 1-0 a.p. face au Portugal). Il s’était ensuite fait doubler par le Parisien Alphonse Areola, puis faisait partie de la liste de suppléants, censés remplacer au pied levé un Bleu en cas de blessure jusqu’à la veille de l’entrée en lice dans le Mondial (un cas de figure qui ne s’est pas produit).
D’autres suppléants comme le milieu Adrien Rabiot (qui avait refusé ce statut) ou l’attaquant Alexandre Lacazette devront donc encore patienter pour revoir la sélection. Deschamps a donc rappelé le défenseur central Adil Rami, qui avait pourtant annoncé sa retraite internationale le soir de la finale du Mondial remportée face à la Croatie le 15 juillet à Moscou (4-2).

La liste des joueurs retenus pour les matches de l’UEFA Nations League face à l'Allemagne et les Pays-Bas… https://t.co/cZBFuRQuOJ— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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« Il était dans l’euphorie, on le connaît. Il est dans une tranche d’âge où il est encore évidemment compétitif. C’est lui qui aura la décision, mais à partir du moment où il est au niveau, il est dans un grand club français, il est compétitif... Il faudra que je discute avec lui. Mais il n’a pas hésité une seconde pour venir à ce rassemblement, au contraire, il est très heureux de venir, a dit le sélectionneur. L’attente va être plus forte, mais ça ne doit pas être une pression, on ne va pas se plaindre d’être champions du monde. Il peut y avoir de la décompression, pour certains ça peut être un booster formidable qui donne encore plus de confiance et de force. »
Il reste un week-end de championnat pour se roder, car certains ont (très) peu joué en ce début de saison en club (Djibril Sidibé, Steven N’Zonzi, Corentin Tolisso, Nabil Fekir, Olivier Giroud). « Ils ne sont pas tous à 100 % », a reconnu « DD », qui a aussi évoqué les « vacances relativement courtes ». « Il s’est passé quelque chose de très important avec ce titre, il est acquis, mais ça ne s’arrête pas là pour autant », a-t-il néanmoins prévenu. Il le sait d’expérience : pour lui, après la première étoile décrochée à l’été 1998 en tant que capitaine, ça n’avait « pas été facile ». « La saison qui a suivi, ç’avait été un peu laborieux, mais ça n’a pas été le cas pour tout le monde. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le seul absent est le gardien de Marseille, blessé. Les Bleus joueront contre l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ En tirant le bilan du mercato d’été, l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », éclaire les arcanes du « business model » du football qui repose de plus en plus sur l’arme stratégique du transfert des joueurs.
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Les « records » sonnants et trébuchants de l’économie du football

En tirant le bilan du mercato d’été, l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », éclaire les arcanes du « business model » du football qui repose de plus en plus sur l’arme stratégique du transfert des joueurs.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h00
    |

Bastien Drut (Stratégiste senior chez CPR Asset ­Management)







                        



                                


                            

Tribune. Le mercato d’été des échanges de joueurs entre clubs de football se termine vendredi 31 août, et de nouveaux records ont été battus. Recruté pour 117 millions d’euros par la Juventus, Cristiano Ronaldo est devenu le premier joueur trentenaire transféré pour plus de 100 millions d’euros : jusqu’à maintenant, les transferts à plus de 100 millions concernaient des joueurs de moins de 25 ans, car ces derniers conservent une valeur marchande pendant plusieurs saisons après leur arrivée.
Le record du gardien le plus cher de l’histoire a lui aussi été battu deux fois cet été, avec le transfert de Kepa Arrizabalaga à Chelsea et celui du gardien de la Seleção, Alisson Becker, à Liverpool pour respectivement 80 et 75 millions d’euros. Quant à Vinicius Junior, arrivé cet été au Real Madrid alors que le club madrilène l’avait recruté il y un an, à l’âge de 17 ans, pour 45 millions d’euros, il est devenu, avec ce montant, l’adolescent le plus cher de l’histoire du ballon rond.

Pourtant, le total des indemnités de transfert versé par les clubs cet été a légèrement baissé par rapport à l’été 2017. Il reste toutefois bien au-delà de celui de l’été 2016, et le montant total a progressé à un rythme de 15 % par an en moyenne depuis 2010. L’une des raisons de la légère baisse cette année est liée au raccourcissement de la période active du mercato, car la Coupe du monde a retardé la recomposition des effectifs des grands clubs européens.
La Ligue 1 a vendu ses pépites à l’étranger
De même, s’il est vrai que le record du transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain (222 millions d’euros en 2017) n’a pas été battu cet été, ce serait une erreur de ne se concentrer que sur les « méga-transferts ». Car le nombre de transferts intermédiaires a explosé. Pour la première fois, plus de 60 transferts de 20 millions d’euros ou plus ont été réalisés en Europe, alors qu’il y en avait à peine une dizaine il y a cinq ans. En réalité, la hausse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Didier Deschamps a rappelé les champions du monde titrés en juillet pour disputer cette nouvelle compétition.
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Football : la Ligue des nations, nouveau tournoi avec vue sur l’Euro

Didier Deschamps a rappelé les champions du monde titrés en juillet pour disputer cette nouvelle compétition.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h42
   





                        


Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, a livré jeudi sa première liste depuis le sacre mondial à Moscou, tournée vers l’Euro 2020 et, à plus court terme, un match de gala contre l’Allemagne pour la première journée de la Ligue des nations, nouvelle compétition sur la planète foot.

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          Suivez l’annonce par Deschamps de la première liste de l’équipe de France depuis la Coupe du monde



Ce tournoi, qui débute le 6 septembre par un alléchant Allemagne-France à Munich, est un mini-championnat avec quatre divisions opposant, dans chacune d’elles, des nations européennes de niveau équivalent. Elle vise notamment à réduire le nombre des fastidieux matchs amicaux. Disputée tous les deux ans, la compétition offre par ailleurs une porte d’entrée inédite pour l’Euro, avec quatre billets en jeu.
Jusqu’ici, tout va bien. Mais pour comprendre le fonctionnement de ce nouveau tournoi, il vous faut être titulaire, au minimum, d’un doctorat en mathématiques appliquées, ou pénétrer les cerveaux torturés de Michel Platini et Gianni Infantino, les deux initiateurs de la Ligue des nations. Tentative d’explications :
Cinquante-cinq équipes européennes réparties dans quatre groupes
Cinquante-cinq équipes européennes sont réparties dans quatre ligues, selon leur niveau, déterminé par les coefficients UEFA. La Ligue A regroupe les douze meilleures nations ; la Ligue B, les douze suivantes ; la Ligue C, les quinze suivantes ; la Ligue D, les seize dernières. Chaque ligue est composée de quatre groupes de trois ou quatre équipes, qui s’affrontent en matchs aller-retour, de septembre à novembre 2018 pour la première édition.
Le tirage au sort effectué en janvier a placé les champions du monde français dans le groupe 1 de la Ligue A avec l’Allemagne, sacrée en 2014, et les Pays-Bas. Seule la Ligue A, celles des meilleures nations, met un titre en jeu, de manière honorifique : un tournoi final (demi-finales, match pour la 3e place, finale) mettra aux prises les quatre vainqueurs des poules, du 5 au 9 juin 2019.

The official result of the #NationsLeague draw! ✅ https://t.co/H1fPteK7M1— UEFAEURO (@UEFA Nations League)


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Pour le reste, un système de montées et descentes a été élaboré par l’UEFA. Les équipes finissant à la dernière place des groupes au sein des ligues A, B et C sont reléguées en division inférieure. A l’inverse, celles qui terminent en tête dans les ligues B, C et D montent à l’échelon supérieur.
Quatre places pour l’Euro 2020
L’UEFA a décidé d’innover. Elle ne fait plus des traditionnelles phases éliminatoires, disputées de mars à novembre 2019, l’unique qualification pour l’Euro 2020. Seulement vingt places seront attribuées par cette voie classique aux deux meilleures équipes de chaque groupe. C’est ici que ça se complique.
Comment sont attribuées ces places ? Les quatre places restantes seront attribuées en mars 2020 lors des barrages de la Ligue des nations.Combien y a-t-il de matchs de barrage ? Chaque Ligue (A, B, C et D) organise ses propres barrages, répartis en deux demi-finales et une finale disputées en match simple (pas de match aller et de match retour, comme dans certaines compétitions).Qui y participe ? Les équipes qui ont fini, à l’automne, premières de leur groupe en Ligue des nations. A titre d’exemple, les barrages les plus relevés devraient ainsi opposer les leaders des groupes 1, 2, 3 et 4 de la Ligue A.Et si le gagnant était déjà qualifié à l’Euro ? En ce cas, la place est remise au deuxième de la Ligue concernée.
La fin des matchs amicaux ?
Non, les matchs amicaux ne sont pas en voie de disparition. L’UEFA a laissé quelques trous dans le calendrier international afin que les nations européennes puissent, notamment, se mesurer à des équipes d’autres continents. Dans une logique différente, l’équipe de France a choisi d’affronter l’Islande à Guingamp le 11 octobre, soit cinq jours avant son match retour de Ligue des nations contre l’Allemagne au stade de France.

Le calendrier de la France
Jeudi 6 septembre (20h45) 
Allemagne – France à Munich
Dimanche 9 septembre (20h45) 
France – Pays-Bas à Saint-Denis
Mardi 16 octobre (20h45) 
France – Allemagne à Saint-Denis
Vendredi 16 novembre (20h45) 
Pays-Bas – France à Rotterdam
La France, si elle termine en tête de ce mini-championnat à trois, affrontera les vainqueurs des autres groupes de la Ligue A en phase finale de la Ligue des nations, du 5 au 9 juin 2019.
L’équipe de France a par ailleurs programmé un match amical contre l’Islande, à Guingamp le 11 octobre (21h00).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le skipper français a rallié depuis Le Havre la baie de Saint-Brieuc, dont il est originaire, en 3 jours, 9 heures, 54 minutes et 28 secondes.
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Solitaire du Figaro : Anthony Marchand remporte la première étape

Le skipper français a rallié depuis Le Havre la baie de Saint-Brieuc, dont il est originaire, en 3 jours, 9 heures, 54 minutes et 28 secondes.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 07h59
   





                        



   


Anthony Marchand (Royer-Secours Populaire) a remporté mercredi 29 août la première étape de la Solitaire du Figaro, qui se déroulait entre Le Havre et Saint-Brieuc, signant son premier succès en huit participations.
Le skipper français a rallié la baie de Saint-Brieuc, dont il est originaire, en 3 jours, 9 heures, 54 minutes et 28 secondes.
Arrivé à 20 h 54 min 28 sec GMT, il devance de 3 min 6 sec Thierry Chabagny (Gédimat) et Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) de 3 min 38 sec.
Cette première étape a notamment été marquée par les abandons, de trois skippers, dont celui de Gildas Mahé (Breizh Cola), l’un des sérieux prétendants à la victoire finale, à la suite d’une grosse tempête dans le sud de l’Angleterre qui a endommagé plusieurs bateaux.
Il s’agit pour ces trois skippers d’un abandon d’étape et non de la course. Ils seront pénalisés en temps mais seront néanmoins au départ de la 2e étape. Celle-ci s’élancera dimanche en direction de Ria de Muros-Noia, en Espagne.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’US Open est le premier Grand Chelem à mettre en place l’« horloge de service », qui donne 25 secondes, pas une de plus, pour servir.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Tennis : la pression du chronomètre

L’US Open est le premier Grand Chelem à mettre en place l’« horloge de service », qui donne 25 secondes, pas une de plus, pour servir.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 04h31
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


C’est toujours les mêmes gestes. D’abord, s’essuyer les bras et le visage avec la serviette, côté gauche puis côté droit. Toujours dans cet ordre. Faire rebondir la balle. Puis, ajuster le short, les épaules, et chasser la sueur des ailes du nez, toujours. Remettre ses cheveux derrière les oreilles. Visualiser le coup, puis à nouveau des rebonds. Cinq ou six, rarement plus. Et puis, enfin, expédier la balle dans les airs.
Qui ignore encore les rituels de Rafael Nadal avant de servir ? Ils agacent l’adversaire autant que le spectateur, mais surtout, s’éternisent de longues secondes, dépassant parfois allègrement la minute. Au deuxième tour de l’US Open contre Vasek Pospisil, mercredi 29 août, le numéro un mondial a été contraint malgré lui, comme au premier tour, d’écourter sa chorégraphie. Mais cela ne l’a pas empêché de s’imposer (6-3, 6-4, 6-2).
Le tournoi est le premier Grand Chelem à mettre en place le serve clock (littéralement « horloge de service »). Un petit cadran posé discrètement de chaque côté en fond de court pour contrôler le temps mis par le joueur avant de servir, à savoir, vingt-cinq secondes maximum.
L’arbitre déclenche le chronomètre immédiatement après l’annonce du point au micro. Mais désormais il n’est plus le seul juge de paix, les spectateurs peuvent eux aussi attester que le joueur enfreint la limite de temps. En cas de dépassement, le contrevenant reçoit dans un premier temps un avertissement, puis à chaque récidive, perd automatiquement son premier service.

   


Accélérer le jeu
La mesure, qui avait déjà été testée l’an passé en qualifications à Flushing Meadows, a été appliquée lors de la tournée nord-américaine précédant le tournoi (la limite est de vingt secondes dans les tournois autres que ceux du Grand Chelem), afin que les joueurs puissent s’y accoutumer.
Elle ne devrait plus être en vigueur jusqu’à la fin de l’année, mais les hautes instances du tennis réfléchissent à la généraliser dès la saison 2019. Officiellement, il s’agit d’accélérer le jeu. Officieusement, de satisfaire les diffuseurs TV et capter l’attention de téléspectateurs de moins en moins concentrés sur la seule petite lucarne.
Beaucoup y ont surtout vu une sanction contre les cumulards des « time violations ». Et contre le premier d’entre eux : Nadal. C’est donc sans surprise que le tenant du titre l’a l’accueillie avec un enthousiasme modéré. « Tout dépend de ce que veulent les fans. S’ils veulent des échanges abrégés et des joueurs sans cerveau, juste des coups frappés sans réfléchir, alors très bien », a-t-il cinglé à la veille de son entrée en lice, lui qui construit ses points avec la stratégie d’un maître d’échecs.
Avis divergents
L’Espagnol, résigné, n’y voit que des inconvénients : outre un abrutissement, la mesure conduirait à la précipitation, l’imprécision et, au bout du compte, à un jeu formaté. « Dans l’histoire du tennis, les grands matchs ne sont pas ceux qui ont duré une heure trente… Ceux dont les gens se souviennent sont épiques. Ce que je constate, c’est que le public exulte quand on a des échanges de quinze ou vingt coups. Or, après de tels rallyes, vous ne pouvez pas être physiquement prêt pour jouer un autre point comme ça en vingt-cinq secondes. »
Si l’initiative risque, selon lui, de nuire à la qualité du spectacle proposé aux spectateurs, Roger Federer, lui, est persuadé du contraire. En 2012, le Suisse avait égratigné son rival en critiquant sa lenteur excessive : « Je me plains rarement, mais je ne comprends pas que Rafa puisse jouer quatre heures sans prendre un seul avertissement. Les arbitres devraient être plus sévères, car je crains que les fans soient frustrés s’il faut cinq minutes pour disputer cinq points. »
L’ex-patron du circuit avait épargné un autre spécialiste du genre, champion du monde du nombre de rebonds : Novak Djokovic, qui en cumule jusqu’à… une trentaine avant de servir. Le Serbe a regretté que l’US Open ait introduit la mesure sans vraiment consulter les joueurs. Mais il est convaincu que son jeu n’en sera pas affecté négativement.

« Au contraire, je pense qu’on aura, en réalité, encore plus de temps qu’avant, car le décompte démarre après que l’arbitre de chaise a annoncé le score. Or, il arrive que sur de très longs échanges ou un point de folie où le public bouillonne à la fin, il attende que ça se calme avant de parler au micro », disait-il il y a quelques semaines.
« Transparent pour tout le monde »
« Certains joueurs de tennis pensent que cela va spécifiquement à leur encontre, s’est défendu Gayle David Bradshaw, vice-président exécutif des règles et de la compétition de l’ATP il y a quelques jours. Mais ils vont s’adapter. Ce n’est pas un changement de règles, c’est juste que désormais l’écoulement est transparent pour tout le monde. »
Mais si certains jugent l’initiative salutaire pour redynamiser le jeu, d’autres y voient une pression supplémentaire. « Ça ne va pas être facile pour moi, déplore Kei Nishikori, finaliste malheureux à New York en 2014. Je ne vais plus avoir le temps de réfléchir à mon coup, et avec la chaleur, cela risque d’être encore un peu plus compliqué. »
Les températures suffocantes de ces deux derniers jours (le thermomètre affichait jusqu’à 43,3 °C mercredi), couplées à une humidité oppressante, n’ont pourtant pas incité les organisateurs à assouplir la règle.
Les avis sont excessivement partagés chez les joueurs… comme chez les joueuses. Serena Williams y voit « une distraction » : « C’est un élément de plus que l’on regarde. Même quand ce n’est pas à vous de servir, vous vous demandez si votre adversaire n’est pas en train de dépasser le temps imparti… Je ne suis pas fan du tout. »
Les gros serveurs, eux, se sont logiquement faits discrets sur la question. A Monte-Carlo, en avril, lorsque l’US Open ébruita l’information, Alexander Zverev fut l’un des premiers invités à réagir. L’Allemand, sûr de lui, n’y voyait alors aucun inconvénient : « Je suis l’un des serveurs les plus rapides du circuit, donc, ce n’est pas moi que ça va gêner. » Début août, Washington a été le premier tournoi à expérimenter officiellement le dispositif. Inutile de préciser le nom du joueur à avoir reçu le tout premier avertissement.



                            


                        

                        

