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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Après une première plainte classée, un juge d’instruction parisien a estimé mi-août qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une nouvelle enquête dans cette même affaire.
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Plainte pour viol contre Darmanin : un juge ordonne un non-lieu

Après une première plainte classée, un juge d’instruction parisien a estimé mi-août qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une nouvelle enquête dans cette même affaire.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h37
   





                        



   


Un juge d’instruction parisien, saisi par la femme qui accuse Gérald Darmanin de viol, a estimé mi-août qu’il n’y avait pas lieu de relancer l’enquête, après le classement sans suite d’une première plainte.
Peu après le classement de sa plainte initiale par le parquet de Paris, au terme d’une enquête préliminaire, Sophie Patterson-Spatz, 46 ans, avait déposé le 28 février une plainte avec constitution de partie civile pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance.
Le 16 août, le juge a rendu une ordonnance de non-lieu, conforme aux réquisitions du parquet, selon les informations fournies à l’AFP par une source judiciaire. Le magistrat saisi a estimé qu’au vu des investigations menées au début de l’année, les faits reprochés n’avaient pas été commis et qu’il n’y avait pas lieu d’ouvrir une information judiciaire.
« Aucune confrontation »
Gérald Darmanin, l’actuel ministre de l’action et des comptes publics, âgé de 35 ans, est accusé par cette femme de l’avoir violée en 2009. A l’époque, elle s’était adressée à lui, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ex-compagnon. Selon elle, M. Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la chancellerie en échange de faveurs sexuelles. « Le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise », explique le juge dans sa décision.
« Cette manière d’appréhender le dossier est choquante en 2018, alors qu’on est soi-disant dans un mouvement de protection des femmes victimes, a réagi auprès de l’AFP Elodie Tuaillon-Hibon, avocate de la plaignante. Il n’y a eu aucune confrontation, on n’a même pas pris la peine de recevoir ma cliente dans un cabinet de juge d’instruction. » « J’ai l’impression très nette qu’on crache sur ma cliente depuis le début de cette affaire, c’est une parodie de justice », a dénoncé l’avocate, qui a fait appel vendredi de cette décision.
« Après avoir été victime d’un véritable acharnement qui se termine par un non-lieu définitif (…) s’ouvre pour Gérald Darmanin le temps de la procédure en dénonciation calomnieuse, a déclaré de son côté son avocat, Pierre-Olivier Sur. Car ainsi qu’il l’a toujours dit, et confiant en la justice, il ira jusqu’au bout. »

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                Accusation de viol  : la version de Gérald Darmanin






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Ils ont 15, 17, 18 ans, vont au lycée. Et séjournent des heures durant dans leur lit, où ils dorment, mangent, font leurs devoirs tout en restant connectés. Au grand dam de leurs parents. Témoignages et tentative d’explication.
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Pourquoi les ados passent leur temps au lit


                      Ils ont 15, 17, 18 ans, vont au lycée. Et séjournent des heures durant dans leur lit, où ils dorment, mangent, font leurs devoirs tout en restant connectés. Au grand dam de leurs parents. Témoignages et tentative d’explication.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 15h00
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Ce n’est pas encore la nuit et plus vraiment le jour. La chambre est noyée dans la pénombre et sous un désordre adolescent. Au fond du lit, Camille, 17 ans, fait le nem, roulée bien serrée dans sa couette, telle la farce d’un pâté impérial vietnamien dans sa galette de riz. Elle ne dort pas, puisqu’elle regarde une vidéo YouTube sur l’écran de son maxi-téléphone portable dont la lumière crée un halo bleuté. Il est 19 heures passées de quelques minutes. Camille ne quittera pas sa couche avant demain 13 heures, sauf le temps d’un raid sur la cuisine où elle remplira un bol Ikea ­Vardagen de céréales molles inondées de lait entier bio mais tiède. Et se recouchera vers 16 h 30 après une escale au bistrot avec ses amis. Vive les vacances !
« C’est devenu ma façon de vivre »
Quoique… A la rentrée, ce sera pareil, mis à part un séjour quotidien et parfaitement studieux dans les salles de classe d’un lycée de Châtellerault (Vienne), où elle vit avec sa famille. Le lit de Camille est la véritable maison de ­Camille. Elle ne s’en extrait qu’en cas d’urgence. Ses parents, qui furent amusés, puis compréhensifs, puis consternés, puis agacés et moralisateurs, puis franchement énervés, sont désormais effondrés.
« Quand je rentre des cours, je suis en état de mort avancée, explique l’adolescente, avec ce sens de la pondération lexicale qui fait le charme des jeunes gens. Jusqu’en 3e, une fois à la maison, je regardais la télé avec mon petit frère, mais ça m’a saoulée. Les programmes étaient nuls. Alors, je me mettais au lit. Peu à peu, j’ai pris l’habitude de faire ça aussi pendant les vacances. Et puis, c’est devenu ma façon de vivre. »
Au début, afin de ménager à ­Camille un confort tout-terrain, papa a repeint la chambre (trois murs roses, un mauve). Il a poncé puis vitrifié le parquet, installé des rayonnages pour les livres, un tapis pur laine au sol. Maman a choisi un grand lit, de beaux draps, un bureau, une lampe,...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Etienne X confie son appartement à une agence, qui le loue « de manière répétée, pour de courtes durées, à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile », sans avoir obtenu l’autorisation nécessaire de la ville de Paris.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ « Comment ce nouveau système est-il parvenu, en si peu de temps, à faire regretter l’ancien APB ? », se demande le sociologue Jules Donzelot. « Le droit de choisir sa filière suppose la garantie d’une place n’importe où, pour permettre le libre choix d’une place quelque part ».
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Que répondre aux « desperate candidates » de Parcoursup ?

« Comment ce nouveau système est-il parvenu, en si peu de temps, à faire regretter l’ancien APB ? », se demande le sociologue Jules Donzelot. « Le droit de choisir sa filière suppose la garantie d’une place n’importe où, pour permettre le libre choix d’une place quelque part ».



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 18h33
   





                        



   


Par Jules Donzelot, sociologue, chercheur rattaché au Cadis, pilote scientifique de Démo Campus à l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV). 
Point de vue. Source d’angoisse pour les uns et d’autosatisfaction pour les autres, ressource inespérée pour la presse en période estivale, la plate-forme Parcoursup a fourni le feuilleton de l’été ! Mis en scène quotidiennement, dramatisé à souhait, le show des « desperate candidates » n’en exprime pas moins une réalité qui appelle urgemment à être questionnée.
Comment ce nouveau système est-il parvenu en si peu de temps à faire regretter l’ancien ? Y va-t-il d’un défaut à la marge de Parcoursup, ou bien d’un problème structurel de gestion de l’accès aux études supérieures ? Peut-on envisager de « corriger le tir » en s’inspirant de ce qui se pratique à l’étranger en termes de démocratisation du supérieur ?
La promesse intenable de Parcoursup
Récapitulons les épisodes précédents. Il a été décidé de mettre fin au système Admission post-bac (APB), en raison principalement du recours au tirage au sort que celui-ci imposait, à la fin du processus, aux candidats en attente. Dorénavant, aucun élève ne se trouverait privé du droit de choisir sa filière. Comment ? La solution consiste à remplacer un algorithme chargé de l’attribution automatisée des places, par un autre, chargé d’une classification automatisée des candidatures. Une fois les candidatures classées, les élèves n’ont plus qu’à valider un choix final parmi les options qui leur sont proposées.

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                Du tirage au sort… au mérite, l’année où Parcoursup a remplacé APB



En théorie, un tel système semble parfaitement pertinent et cohérent. Il permet d’assurer la satisfaction des aspirations des candidats, tout en respectant les contraintes structurelles de l’enseignement supérieur. En théorie, oui, mais en pratique, non. Poussé à son extrême, le droit de choisir sa filière suppose la garantie d’une place n’importe où, pour permettre le libre choix d’une place quelque part. Le bon fonctionnement de Parcoursup suppose donc, dans l’absolu, le droit d’accès de tous les bacheliers à toutes les filières. Or, Parcoursup vise précisément à organiser la satisfaction des aspirations dans le cadre d’un nombre de places limitées.
Toutes ces conséquences sont l’effet mécanique d’une promesse intenable
Ce paradoxe se traduit par les conséquences observées cet été : les universitaires qui se plaignent des modifications opérées par Parcoursup dans leurs classements personnalisés ; les candidats acceptés dans plusieurs filières qui attendent le dernier moment avant de libérer les places que leur a temporairement réservées Parcoursup ; les candidats les moins bien classés qui attendent le dernier moment pour découvrir s’ils sont acceptés ou non dans quelque filière que ce soit ; ceux qui abandonnent tant l’attente est longue ; ceux qui, par dépit, s’inscrivent dans une formation privée, oublient de clore leur dossier sur Parcoursup et bloquent autant de places réservées. Toutes ces conséquences sont l’effet mécanique d’une promesse intenable : garantir le libre choix tout en restreignant l’accès.
L’enseignement supérieur n’a pas les moyens de satisfaire l’ambition rhétorique d’un « en même temps » généralisé dans le cadre des procédures d’accès : la liberté de choisir pour les candidats, et, en même temps, la liberté de classement par les universités, et, en même temps, la gestion territoriale des flux par l’algorithme de Parcoursup. Pour que la formule du « libre choix » puisse être pertinente, il faudrait que les aspirations des candidats coïncident quantitativement avec la disponibilité des places et qualitativement avec les classements. Soit un objectif impossible à atteindre en tant que tel.
Serait-il possible, toutefois, de se rapprocher de cet objectif d’une meilleure adéquation de l’offre et de la demande ? Tout en poursuivant une meilleure justice sociale ? Tel est en tout cas l’objectif explicite que se sont fixés plusieurs pays dans leurs efforts en faveur d’une massification réussie de l’enseignement supérieur.
Le besoin d’élever et de diversifier les aspirations
Parcoursup pose la question de la capacité du système à satisfaire ou non les aspirations des candidats. Mais qu’en est-il de la capacité du système à aider les élèves au moment où se forment leurs aspirations, soit bien avant l’entrée dans le supérieur ? N’y va-t-il pas, en la matière, d’une responsabilité des établissements d’enseignement supérieur, seuls à même d’informer correctement les futurs candidats sur les déroulés et les débouchés des différentes filières ?
Plusieurs pays se sont lancés dans la lutte contre les inégalités d’aspiration des élèves du secondaire. Certains expérimentent, depuis déjà plusieurs décennies, des actions visant à élever et diversifier les aspirations et à soutenir la participation aux études postsecondaires. La plupart convergent vers la mise en place d’un continuum d’interventions de l’école primaire jusqu’à l’accès aux études supérieures, afin de sécuriser par le bas la construction d’aspirations ambitieuses, mais aussi réalistes du point de vue des capacités d’accueil des filières ainsi qu’à l’égard des besoins de l’économie en termes de compétences.
En Grande-Bretagne, on ne parle pas d’« égalité des chances d’accès » mais d’« étendre et de diversifier la participation » (widening participation to higher education) en « élevant les aspirations » (raising aspirations). Cet objectif s’inscrit dans un système dont l’organisation repose sur la demande d’études supérieures (demand-led system), qui relève d’une philosophie d’action mêlant utilitarisme et justice sociale.
Les universités britanniques interviennent dès le collège
Pour que la demande soit à la fois plus massive et plus diversifiée à tous niveaux (social, ethnique, de genre, etc.), les universités britanniques interviennent dès le collège – parfois dès l’école primaire – et accompagnent des dizaines de milliers d’élèves dans l’élaboration de leur projet personnel et, pour cela, dans leur choix de matières, à 13 ans et 15 ans. Enfin, elles les aident dans leurs démarches d’accès à l’université. Et ciblent en priorité ceux dont les parents n’ont pas fait d’études supérieures.
Les politiques publiques d’élévation et de diversification des aspirations se retrouvent dans les programmes de nombreux pays : Aimhigher au Royaume-Uni (rebaptisé en 2014 NNCO, National Networks for Collaborative Outreach), Prometheus à Barcelone, Pathways to Education au Canada, HEPPP en Australie (Higher Education Participation Partnership Program), Upward Bound aux Etats-Unis… Elles diffèrent toutes de l’approche qui domine en France, avec les « cordées de la réussite et les parcours d’excellence », qui sont exclusivement centrées sur la promotion des élèves ayant les meilleurs résultats scolaires.

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                Parcoursup : ailleurs en Europe, quels critères pour accéder à l’université ?



Le défi du prochain épisode de Parcoursup : la justice sociale
Côté français, les initiatives les plus proches de ce modèle « aspirationnel » commencent à apparaître dans les pratiques d’un certain nombre d’associations. On peut citer le programme « Démo Campus » de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV), ainsi que les actions d’Article 1 (fusion des associations Fratelli et Passeport Avenir), ou encore les ateliers de la Zone d’expression prioritaire.
Les démarches de ces associations posent principalement la question de la responsabilité sociale des établissements d’enseignement supérieur. Comment penser leur rôle en matière de développement local ? Que peuvent apporter ceux-ci aux territoires défavorisés ? En prenant appui sur quels partenaires dans ces territoires ? En attribuant quel rôle aux volontaires qui constituent la base d’action de ces associations ? Avec quels bénéfices possibles sur le déroulement de la prochaine saison de Parcoursup ?

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                Parcoursup : le gouvernement au pied du mur à l’approche de la rentrée






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les enquêteurs ont de plus en plus recours aux techniques de pointe.
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La police scientifique confrontée à l’ère du big data

Les enquêteurs ont de plus en plus recours aux techniques de pointe.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 16h22
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            

C’était il y a à peine une dizaine d’années, autant dire une éternité dans le monde en constante évolution de la police scientifique. L’utilisation en 2007 de prélèvements ADN pour résoudre l’enquête sur le vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, avait provoqué un tollé. L’utilisation de techniques de pointe pour un délit mineur ? La marque d’odieux privilèges ! L’anecdote fait rire aujourd’hui au Service central de la police technique et scientifique (SCPTS), créé en 2017 pour gérer une tendance de fond : la transformation de cette discipline d’exception en police du quotidien qui peut se « transporter » désormais sur toutes les scènes d’effraction, sans distinction, de l’acte terroriste au simple vol d’un deux-roues, en passant par le crime de sang.
Les défis posés par cette démocratisation du champ d’action de la police scientifique étaient au cœur des échanges du congrès de l’EAFS (European Academy of Forensic Science), le forum européen des « experts », qui se déroulait à Lyon du 27 au 31 août. « Les évolutions en matière de police scientifique ne doivent pas seulement servir la police de l’exceptionnel, elles doivent aussi être au service de l’efficacité de la police du quotidien, celle qui traite du contentieux de masse, qui alimente le sentiment d’insécurité », résume le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, devant les participants venus échanger aussi bien leurs retours d’expérience sur les attaques terroristes de ces dernières années que les meilleures méthodes pour traiter au mieux une scène de cambriolage.
Gageure budgétaire
« Depuis les sept dernières années, on est en adaptation permanente pour suivre cette expansion, avec une croissance d’activité de 20 % par an », explique Philippe Schaad, directeur adjoint de l’Institut national de police scientifique (INPS), qui chapeaute les cinq laboratoires du pays effectuant les analyses et les examens nécessaires aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ En plus des évaluations instaurées à l’entrée du CP et de la sixième en 2017, Jean-Michel Blanquer a souhaité mettre en place des tests en milieu de CP, en CE1 et en seconde.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Le ministère de l’éducation veut déployer une « culture de l’évaluation »

En plus des évaluations instaurées à l’entrée du CP et de la sixième en 2017, Jean-Michel Blanquer a souhaité mettre en place des tests en milieu de CP, en CE1 et en seconde.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 11h34
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Jean-Michel Blanquer l’a souligné, mercredi 29 août, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée : il ne souhaite pas que la montée en puissance des évaluations – instaurées à l’entrée du CP et de la 6e en 2017, et dès cette rentrée aussi en milieu de CP, en CE1 et en seconde – distille « le venin de l’angoisse » au sein de la communauté éducative. La publication ce même mercredi, dans la foulée de la prise de parole du ministre de l’éducation, des résultats des premiers tests passés, à l’automne 2017, par 810 000 élèves à leur entrée du collège, envoie le même message : pas d’alarmisme.
On a coutume de dire que 20 % des enfants quittent le CM2 sans le bagage suffisant pour réussir en 6e. Sans démentir ce ratio, la note d’informations mise en ligne, mercredi, par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP, le service statistiques du ministère) insiste sur le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide : plus de 8 élèves sur 10 arrivent au collège avec une maîtrise « satisfaisante ou très bonne » des connaissances et compétences en français, peut-on y lire ; ils sont un peu moins nombreux – 7 sur 10 – en mathématiques.
A y regarder de plus près, la photographie d’ensemble se ternit un peu : dans les réseaux les plus fragiles de l’éducation prioritaire, les lacunes en français concernent plus du tiers des adolescents ; en maths, on approche de la moitié. « Ce n’est pas l’éducation prioritaire qui est en cause, tempère la directrice de la DEPP, Fabienne Rosenwald : les évaluations disent que les enfants arrivent en ZEP avec leurs difficultés, pas qu’elles sont le fait des ZEP. »
Rue de Grenelle, on entend rassurer les esprits inquiets : l’objectif de ces tests élaborés par « nos meilleurs cerveaux », fait valoir M. Blanquer, n’est pas de tomber dans une « surenchère » d’ores et déjà dénoncée par certains enseignants, mais de diffuser une « culture de l’évaluation » qui profite à...




                        

                        


<article-nb="2018/08/31/18-7">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Pour parer à la menace d’Ebola, de Marburg ou encore de Lassa, l’armée ouvrira, fin 2019, un laboratoire de recherche de haute sécurité à Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Les militaires préparent leur riposte contre les virus émergents

Pour parer à la menace d’Ebola, de Marburg ou encore de Lassa, l’armée ouvrira, fin 2019, un laboratoire de recherche de haute sécurité à Brétigny-sur-Orge, dans l’Essonne.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h52
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Pour abriter les virus les plus mortels de la planète, l’armée française a son écrin : deux élégants bâtiments ocre et gris, percés de meurtrières transparentes, dont le reflet colore les eaux d’un bassin. Cet îlot contemporain, inauguré en 2016, a été aménagé au cœur de la base militaire de Brétigny-sur-Orge, où l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) a regroupé la quasi-totalité de ses activités il y a quelques années. Ses murs abritent un laboratoire de haute sécurité (P-4 dans le jargon), où les militaires pourront dès la fin de l’année 2019 manipuler les pathogènes les plus dangereux : Ebola, Marburg, ou encore Lassa.

Depuis l’envoi, en 2001 aux Etats-Unis, de lettres piégées à l’anthrax, le risque biologique est dans la ligne de mire de l’armée, tout comme le risque nucléaire, radiologique et chimique (NRBC). L’épidémie d’Ebola, qui avait fait 11 300 morts en Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone et Liberia) entre 2014 et 2016, et celle en cours en République démocratique du Congo (RDC), ont aussi rendu plus concrète la menace. « Nos troupes peuvent être exposées à des épidémies. Et Ebola fait partie, parmi d’autres, des virus qui auraient pu être militarisés ou qui pourraient l’être », souligne le pharmacien chef des services, Frédéric Dorandeu, chef de la division défense NRBC. Pendant la guerre froide, l’ex-URSS avait ainsi développé un programme pour transformer des virus en armes biologiques. « La recherche, c’est éviter la surprise stratégique », ajoute-t-il

Dans les couloirs du bâtiment encore désert, un alignement de mannequins en tenue de protection verte, blanche, jaune et orange pose le décor. L’accès au P-4 se fait par une lourde porte orange, scellée par un joint rempli d’air comprimé. A l’intérieur, l’atmosphère n’est troublée que par le ronronnement des souffleries qui maintiennent une pression négative dans le laboratoire, pour éviter toute...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’éducation expose les nouveautés de la rentrée comme l’instauration de nouvelles évaluations et « une autre façon de penser l’éducation prioritaire ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Jean-Michel Blanquer : « L’ensemble des mesures prises sont des mesures sociales »

Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’éducation expose les nouveautés de la rentrée comme l’instauration de nouvelles évaluations et « une autre façon de penser l’éducation prioritaire ».



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 13h33
    |

            Violaine Morin, 
Nathalie Brafman et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, revient, dans un entretien accordé au Monde, sur les nouveautés de la rentrée, notamment l’instauration de nouvelles évaluations en CE1 et en 2de, défendant les mesures prises depuis son arrivée au gouvernement, notamment les classes de CP dédoublées.
De l’affaire Benalla à la démission de Nicolas Hulot, les crises se multiplient pour le gouvernement, sans parler de la situation économique moins bonne que prévue en cette rentrée. Au bout d’un an, le macronisme a-t-il mangé son pain blanc ?
Non, c’est même un peu le contraire. L’équation politique qui est celle d’Emmanuel Macron est de savoir prendre à bras-le-corps les problèmes pour mener des réformes qui s’inscrivent dans la durée. Ce sont des graines semées, qui vont germer ensuite. Le pain blanc ne peut se manger avant la moisson. Le tonnerre, les sauterelles durant les semailles… cela fait partie de la vie d’un agriculteur. Si vous me permettez de poursuivre la métaphore agricole, le gouvernement a tracé son sillon et avance avec patience, quoi qu’en disent les commentateurs politiques qui ont tendance à scénariser la situation.
Comme Hulot, avez-vous déjà eu l’impression de vous mentir à vous-même depuis que vous êtes ministre ?
Pas du tout. On doit toujours, évidemment, tracer une ligne reliant son idéal et le réel. Face à des enjeux de long terme, complexes, cela peut sembler frustrant de ne pas aller plus vite, plus droit, mais il ne sert à rien de s’impatienter : la direction donnée est la bonne. Nicolas Hulot est un homme que je respecte beaucoup ; les décisions qu’il a prises relèvent de sa conscience, et il a demandé que l’on n’instrumentalise pas son départ.
La politique d’Emmanuel Macron est jugée de plus en plus à droite par une majorité de Français. Le dédoublement d’une partie des classes de CP – et de certains CE1 en cette rentrée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le référendum se tiendra le 4 novembre. Deux cent cinquante fonctionnaires et une quinzaine d’observateurs de l’ONU seront présents.
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Nouvelle-Calédonie : 175 000 électeurs inscrits pour le référendum

Le référendum se tiendra le 4 novembre. Deux cent cinquante fonctionnaires et une quinzaine d’observateurs de l’ONU seront présents.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 10h52
   





                        



   


La liste électorale définitive pour le référendum sur l’indépendance en Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre, a été publiée vendredi 31 août dans les mairies et compte quelque 175 000 électeurs, a fait savoir le Haut-Commissariat de la République.
Le chiffre officiel exact du nombre d’électeurs n’est pas encore disponible, toutes les mairies n’ayant pas terminé de rentrer leurs données dans le logiciel prévu à cet effet, mais l’ordre de grandeur ne bougera plus, a confié le haut-commissaire Thierry Lataste.
Il s’agit d’une liste électorale spéciale pour la consultation (LESC) du 4 novembre, qui exige le respect d’une série de critères pour pouvoir y figurer et qui a fait l’objet de longs et parfois conflictuels débats entre non-indépendantistes et indépendantistes.
« Le souhait des partenaires politiques était que toutes les personnes qui réunissent les conditions pour être électeur (…) puissent voter. On est au bout de ce chemin et le but a été de faciliter la vie aux gens pour qu’ils soient effectivement inscrits », a-t-il également déclaré.
Aboutissement d’un accord signé en 1998
Sujet hautement sensible, le corps électoral pour ce référendum est notamment restreint, pour les non-Kanak, aux personnes résidant dans l’archipel sans discontinuer depuis au moins le 31 décembre 1993.
Une procédure exceptionnelle d’inscription d’office sur la liste électorale générale avait été, en revanche, mise en place pour tous les natifs, qui étaient ensuite autorisés, sous certaines conditions, à rejoindre la LESC.
A l’exception du Parti travailliste (indépendantistes radicaux), qui a appelé à « ne pas participer » au référendum, cette liste électorale spéciale ne suscite pas de contestation au sein des partis politiques locaux.
La liste générale (présidentielle, législatives, municipales) compte 210 105 électeurs, de sorte qu’environ 35 000 d’entre eux ne pourront pas voter lors du référendum sur l’indépendance, qui intervient au terme du processus de décolonisation progressif de l’accord de Nouméa (1998).

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Présidée par le conseiller d’Etat Francis Lamy, la commission de contrôle du référendum, chargée de veiller à la régularité et à la sincérité du scrutin, est par ailleurs actuellement en mission sur le Caillou.
Vendredi, M. Lamy a déclaré que « 250 délégués – magistrats, fonctionnaires des préfectures ou universitaires » seront déployés dans les bureaux de vote le 4 novembre pour surveiller le scrutin.
Une quinzaine d’observateurs de l’ONU seront aussi présents.
Francis Lamy a également précisé que « la répartition du temps d’antenne entre les partis habilités pour la campagne officielle » avait été arrêtée et que la commission irait à la rencontre des 33 maires de l’archipel en octobre pour préparer le vote.

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Des transports plus écolos, un défi pour le tourisme

L’explosion du transport aérien entraîne des conséquences catastrophiques pour l’environnement. Certains réfléchissent à des modes de déplacement plus « doux »



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h00
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



   


565 000 tours de la Terre. C’est la distance parcourue, chaque jour, par les touristes du monde entier. Les voyages exotiques, qui riment avec une dépendance accrue à l’égard de l’aviation, ont fait du tourisme une catégorie fortement émétrice de CO2. « Aujourd’hui, 70 % des émissions de gaz à effet de serre du tourisme proviennent du transport, dont plus de la moitié de l’aviation », explique Paul Peeters, chercheur spécialisé en transport touristique durable à l’université de Breda (Pays-Bas).
Dans le même temps, au moins 15 % des émissions mondiales liées au transport touristique ne sont actuellement pas visées par des objectifs de réduction contraignants, les émissions de l’aviation internationale et du transport de soute étant exclues de l’accord de Paris sur le climat, conclu en décembre 2015. « D’ici à la fin du siècle, le nombre de trajets touristiques va être multiplié par 4, alerte Paul Peeters. Il est urgent de développer des moyens de transport plus respectueux de l’environnement. »

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Alors que l’avion ne compte que pour 22 % des trajets touristiques, ce moyen de déplacement est le levier le plus important à actionner pour diminuer les émissions de CO2. Ainsi, plusieurs projets innovants sont à l’étude pour moderniser l’aviation. Tel l’E-Fan X, prototype d’avion à propulsion hybride, développé par Airbus, Rolls-Royce et Siemens. Il devrait voler en démonstration d’ici à 2020. La compagnie aérienne EasyJet a également présenté, en septembre 2017, le prototype du moteur d’un avion électrique. En partenariat avec la start-up américaine Wright Electric, la compagnie britannique prévoit de remplacer tous ses vols courts (Paris-Londres, New-York - Boston…) par des vols zéro émission d’ici à 2037. Malgré ces objectifs ambitieux, Paul Peeters reste pessimiste : « Les motorisations tout-électriques seront prêtes d’ici à 2035 pour des vols de moins de 1 000 km, précise-t-il. Mais les avions, design compris, ne seront pas opérationnels avant 2050. » Les avions électriques utilisés pour des long trajets ne devraient, eux, voler qu’à la fin du siècle.
Nouveau carburant
Des recherches sur le carburant, pouvant plus facilement être à l’origine de développements innovants, prennent donc de l’importance. Un fuel synthétique fait d’eau et de CO2 a été développé pour diminuer la concentration de kérosène dans les moteurs. Petit à petit, les avions pourraient voler uniquement grâce à ce nouveau carburant. « La technologie, nous l’avons, indique Bill Hemmings, directeur du pôle aviation au sein de l’organisation européenne Transport et environnement. En théorie, ces avions pourraient voler demain. »
Seul problème : ce fuel coute six fois plus cher que le kérosène. Pour le spécialiste, la seule solution est donc d’imposer de nouvelles réglementations pour obliger les compagnies à utiliser ce mélange. Entre la contrainte législative et le temps nécessaire à la construction d’usines produisant ce fuel, ces avions ne devraient pas voler avant vingt ans.
Selon Paul Peeters, « ce sera déjà trop tard ». En continuant d’utiliser l’aviation à ce rythme, l’objectif de limiter la hausse des température à 2° de l’accord de Paris ne sera pas atteint. Pour le spécialiste, la solution consiste à améliorer les autres moyens de transport pour dissuader les touristes de prendre l’avion :
« En Chine, par exemple, les chemins de fer s’améliorent très rapidement et les voyages en train augmentent de 10 % à 15 % par an. »
Ainsi des trains à très grande vitesse sont en projet dans beaucoup de start-up. C’est le cas de Spacetrain, un projet 100 % français.
« Slow tourisme »
Semblable au concept d’Hyperloop popularisé par Elon Musk, cette navette a repris le principe de l’aérotrain fonctionnant sur coussin d’air. Alimenté par une pile à hydrogène, ce moyen de transport devrait être zéro émission. Le premier prototype, prévu pour 2022, pourrait se déplacer à 500 km/h de moyenne. « La vitesse est un argument-clé de notre projet, explique Emeuric Gleizes, directeur général de Spacetrain. Nous voulons notamment relier Paris au Havre en 18 minutes. »
Mais en attendant ces innovations technologiques, certains voyageurs ont opté pour le « slow tourisme ». Cette tendance, dérivée du « slow food », par opposition au fast food, privilégie les moyens de transport dits « doux » : voyager à cheval, à vélo, à pieds, en roulotte. Ce besoin de ralentir séduit déjà près de la moitié des Européens, selon une étude Ipsos. Partir moins loin, ne pas prendre l’avion, et prendre le temps de découvrir une région, selon Paul Peeters, c’est pour l’instant « le seul moyen de faire réellement du tourisme responsable ».
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Les Entretiens internationaux du tourisme du futur



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans le milieu de la restauration, l’approvisionnement bio, local, recyclable est un nouvel argument de vente. Mais il est coûteux, et les chefs n’imaginent pas sa généralisation sans subventions.
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Les restaurants peinent à prendre la vague écolo

Dans le milieu de la restauration, l’approvisionnement bio, local, recyclable est un nouvel argument de vente. Mais il est coûteux, et les chefs n’imaginent pas sa généralisation sans subventions.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h00
    |

                            Camille Labro








                        


Voilà bientôt dix ans que la gastronomie voit venir la vague verte. Sur les étals des supermarchés et magasins spécialisés, les ventes de produits biologiques ont augmenté de 40 % en 2016. Et le vegan fait florès avec une hausse fulgurante du chiffre d’affaires de 82 %. Les restaurants n’échappent au mouvement, même si le démarrage semble plus lent avec un accroissement de 7 % de l’offre.
Portée par une sémantique enveloppante et des mots génériques comme « green », « bio », « durable » ou « free from » (produits sans gluten, lactose, sucre, etc.), la restauration va devoir intégrer le respect de l’environnement, la santé et le bien-être animal dans sa stratégie. « Les “millennials” représenteront 50 % de la population dans trente ans. Ces nouveaux consommateurs sont hyperconnectés, changent d’avis souvent, veulent du local et des produits sourcés, des propositions culinaires prenant en compte allergies, intolérances, végétarisme : la gastronomie de demain sera “green” ou ne sera pas », affirme Marie-Odile Fondeur, directrice générale du Sirha, le Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation, dont la version « écolo », le Sirha Green, s’est tenue pour la première fois en juin à Lyon.
Le géographe et chercheur spécialiste de l’alimentation Gilles Fumey, coauteur de l’Atlas de l’alimentation (CNRS éditions, 240 pages, 24 euros), corrobore : « Les jeunes générations sont de plus en plus sensibles aux problématiques de gaspillage, pesticides, additifs, transparence et traçabilité. Les professionnels de la restauration sentent qu’ils doivent changer et faire évoluer les process, les produits et les mentalités de leurs équipes. »
Un engagement qui coûte cher
Les enseignes « healthy », bio et « végé » calquées sur celles que l’on voit fleurir en Californie commencent à faire leur apparition dans l’Hexagone. Mais, dans un pays à la tradition gastronomique très carnée et souvent gaspilleuse, la conscience écologique a du mal à s’installer dans les cuisines. A Paris, l’élégant bistrot Septime, ouvert en 2011, est un rare exemple de restaurant écoresponsable, autant sur le plan de l’approvisionnement (denrées de proximité, provenant d’une agriculture naturelle), que sur la réduction des déchets, le recyclage, le compostage, le traitement du personnel, la parité, l’économie sociale, solidaire et circulaire. Des efforts récompensés en 2017 par un « Sustainable Award », ou prix du développement durable, au « 50 Best », le classement anglais des 50 meilleurs restaurants du monde.
« C’est un engagement qui nous tient à cœur, mais qui coûte cher, confie Théo Pourriat, copropriétaire de Septime. Nous payons près de 10 000 euros supplémentaires par an à un opérateur privé pour le prélèvement et la valorisation de nos bio-déchets, tout en continuant à casquer pour la collecte des ordures. Les pouvoirs publics exhortent les restaurants à se responsabiliser, mais ne proposent rien pour les y inciter. » Or si Septime, qui ne désemplit pas, peut se permettre ces dépenses, ce n’est pas forcément le cas d’un comptoir à kebabs ou d’une brasserie de province. Résultat, même si quantité de chefs ne jurent que par le bon produit, ils sont encore très peu à s’engager sur toute la ligne. « Le sujet doit être étalonné et modélisé sur différentes échelles, de la maison étoilée au stand de rue, estime Théo Pourriat, afin de devenir une composante du restaurant de demain. Le coût ne peut pas retomber sur le client : tant que c’est plus cher d’être vertueux, il faut qu’il y ait des aides et des subventions externes. »
« Eduquer la clientèle »
Pour Olivier Reneau, le rédacteur en chef du magazine Cuisines (R) évolution, il faut éviter de tomber dans l’écueil du green-washing, l’affichage écolo sans actions, à seul but marketing. « Relais & Châteaux ou le Collège culinaire de France ont commencé à établir des chartes, mais ces prescripteurs de la gastronomie doivent aller plus loin, éduquer la clientèle, montrer la voie, s’engager sur tous les fronts, la pêche durable, le bio, le local… Retirer les nappes pour réduire les lessives, trier leurs déchets et proposer des doggy bags à leurs clients. Ce devrait être ça, les nouveaux codes de la gastronomie chic. »
Locavorisme, naturalité et authenticité seront aussi de la partie, comme l’atteste le succès de l’entrepreneur hôtelier Frédéric Biousse, du Domaine de Fontenille, dans le Luberon. « L’avenir du secteur de l’hospitalité, assure ce dernier, c’est un très bon service, un lieu sincère et personnalisé, mais aussi une cuisine ancrée dans le terroir. Le vrai luxe de demain, c’est le plaisir de manger une tomate cultivée à 30 mètres et de boire du vin issu des vignes que l’on voit depuis sa fenêtre. » Un hédonisme responsable et à portée de main, en quelque sorte.
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Les Entretiens internationaux du tourisme du futur



                            


                        

                        


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Les chasseurs, « premiers écologistes de France » ? Histoire d’une communication politique

Pour changer leur image, les chasseurs ont adopté une nouvelle stratégie : utiliser le vocabulaire des ONG qu’ils critiquaient jusqu’ici.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 14h30
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Depuis le 27 août, une question s’affiche en grand sur fond vert dans les couloirs du métro parisien, mais également à Lille, à Marseille, à Toulouse et à Lyon : « Les chasseurs, premiers écologistes de France ? » Sous le slogan de cette vaste campagne d’affichage de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), un début de réponse : « Ils participent bénévolement à la sauvegarde de la biodiversité de nos campagnes. »

https://t.co/PJhqgt0iib— ChasseursFrance (@Chasseurs de France)


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Outre ces affiches, une bande-son est diffusée sur 850 radios locales, ainsi qu’une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans ce petit film musical, les verbes « découvrir », « étudier », « protéger », « aimer » défilent à l’écran, sur fond de couchers de soleil, d’opérations de comptage d’oiseaux et d’animaux sauvages gambadant à travers de grands espaces : aucune image de fusils, pas le moindre cadavre de gibier. Le verbe « chasser » a lui-même été occulté.
Cette campagne, « sans précédent dans l’histoire » de la FNC, à en croire son président, Willy Schraen, vise à corriger l’image de la chasse, écornée par des critiques récurrentes visant la chasse à courre et les rappels au respect du bien-être animal. Ce dernier peut déjà se féliciter d’avoir obtenu de l’Elysée une division par deux du prix du permis de chasse, le 27 août, un épisode évoqué par Nicolas Hulot lors de l’annonce de sa démission sur France Inter, et qui a remis le lobby des chasseurs au cœur du débat.
Depuis quelques années, les chasseurs ont adopté une nouvelle stratégie de communication : ils utilisent désormais le vocabulaire des organisations environnementales, qu’ils n’ont pourtant eu de cesse de combattre depuis les années 1980. « Nous avons laissé le champ libre à nos détracteurs, qui utilisent les réseaux sociaux et le monde médiatique pour diffuser des contre-vérités et une image erronée de la chasse française », explique Willy Schraen en introduction du plan de communication, avant de claironner : « Nous sommes les premiers écologistes de France ! »

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Une réponse à l’échec du combat politique
Ce changement de discours s’est progressivement installé à la fin des années 2000. Investir l’écologie est alors apparu comme un nouveau moyen pour les 1,1 million de chasseurs français de porter leurs revendications. Cette approche constituait une réponse à l’échec des mobilisations massives : en 1998, 150 000 chasseurs avaient défilé à Paris contre les directives européennes encadrant la chasse des oiseaux migrateurs et instaurant les zones protégées Natura 2000, en vain.
« La création de Chasse, pêche, nature et tradition est clairement une réaction à l’entrée des Verts en politique » Paul Havet
Cette nouvelle stratégie vise également à compenser l’essoufflement des mouvements politiques affiliés aux chasseurs : à la fin des années 1990, l’opposition avec les partis écologistes se jouait encore sur le terrain politique. En 1989, « la création de Chasse, pêche, nature et tradition [CPNT] est clairement une réaction à l’entrée des Verts en politique », notait en 2003 Paul Havet, ancien directeur de l’Office nationale de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), dans une conférence intitulée « Comment réconcilier chasseurs et écologistes ? ». Mais depuis ses 4,23 % de voix obtenus lors de l’élection présidentielle de 2002, CPNT est en net déclin.
De l’eau a, depuis, coulé sous les ponts. Le combat s’est déplacé de l’arène politique aux sphères de la communication. Il s’agit aujourd’hui de gagner les cœurs. « On retrouve aujourd’hui des chasseurs qui contestaient, il y a vingt ans, la création des zones protégées Natura 2000, participant désormais à l’animation de ces mêmes territoires », explique au Monde le sociologue Ludovic Ginelli, membre de l’unité de recherche environnement, territoires et infrastructures de l’université de Bordeaux.
« Mais dans toutes ces nouvelles revendications, les chasseurs lambda ont gardé une ambiguïté sur leurs motivations, ajoute le sociologue. Ce positionnement se fait-il pour protéger la biodiversité ou pour développer l’activité cynégétique ? »
Légitimer une action sur l’environnement
Un scepticisme qui fait sourire Guy Guédon, président de la Fédération des chasseurs des Deux-Sèvres et administrateur de la fédération nationale, chargé de l’éducation à l’environnement : « Si notre engagement est aussi fort pour l’aménagement du territoire, c’est qu’il ne se limite pas à la chasse. Croyez-moi, on n’y passerait pas autant de temps. » 
Au sein de sa fédération, les chasseurs consacrent chaque année soixante-dix-huit heures à des activités de « protection et de gestion de la biodiversité » : entretien des haies et des bords de chemin, remise en état de zones humides, etc. Au niveau national, la FNC revendique même un temps bénévole passé à « s’occuper de la nature » de « trente mille équivalents temps plein ».
« Nous avons tout tenté… Il ne nous reste plus que les études scientifiques » Yves Butel
Afin de rendre audible leur message auprès de l’opinion et des responsables politiques, les chasseurs s’appuient désormais sur des études. « Nous avons tout tenté, expliquait le président de la Fédération départementale des chasseurs de la Somme, Yves Butel, en 2005. Les manifestations, la politique, le droit : il ne nous reste plus que les études scientifiques. »
La fédération nationale cite ainsi, à l’appui de ses campagnes de communication, trois instituts désignés comme « [ses] organismes scientifiques » : l’Institut scientifique nord-est Atlantique (Isnea), l’Institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique (IMPCF) et le Groupe d’investigation de la faune sauvage (GIFS). Principalement spécialisés dans l’observation et le comptage des oiseaux migrateurs, ces organismes sont amenés à produire les « faits quantifiables et vérifiables », voulus par Willy Schraen pour étayer l’argumentaire des chasseurs.

        Lire aussi le reportage, en 2011 :
         

          Le chasseur, meilleur ami des bêtes...



Une estimation difficile
La difficulté qu’il y a à définir précisément ce qu’est l’écologie et à évaluer rigoureusement les atteintes de la chasse à la biodiversité profite largement au discours des chasseurs. Ces derniers ne font d’ailleurs jamais mention, dans leur campagne, des animaux abattus chaque année, préférant le terme de « prélèvement ».
« Où sont les chiffres précis sur les prélèvements ? » Pierre Maigre
« Il faut arrêter de prendre les résultats des études uniquement quand ils leur conviennent », soupire Pierre Maigre, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de l’Hérault : « Nous avons des éléments de mesure des populations par espèces, notamment fournis par les chasseurs. Mais où sont les chiffres précis sur les prélèvements ? »
L’ONCFS possède bien des tableaux de chasse annuels pour le gros gibier (sanglier, cerf, etc.) mais la mesure est plus difficile pour les autres animaux. Lors d’une enquête nationale sur la saison 2013-2014, seules soixante espèces sur quatre-vingt-dix chassables ont pu faire l’objet d’une estimation de « prélèvements ». Avec des écarts parfois importants : pour le faisan vénéré, l’estimation se situe par exemple dans une fourchette entre 78 029 et 143 477 animaux abattus. Du simple au double.
Cette évaluation est d’autant plus difficile à chiffrer qu’un type de chasse tend à échapper aux statistiques officielles : celle organisée dans les parcs de chasse, qui désignent les domaines dans lesquels sont organisées des battues privées. « On assiste à des locations, voire à de la sous-location de terrain, pour la chasse, pendant lesquelles les prélèvements sont souvent beaucoup plus nombreux », souligne Pierre Maigre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ « C’est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C’est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années », a expliqué Ketil Solvik-Olsen.
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Un ministre norvégien démissionne au profit de la carrière de sa femme

« C’est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C’est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années », a expliqué Ketil Solvik-Olsen.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 08h25
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 09h25
   





                        



   


Le ministre des transports norvégien, Ketil Solvik-Olsen, a annoncé, jeudi 30 août, sa démission pour donner la priorité, pendant un an, à la carrière de son épouse médecin, un geste salué comme exemplaire pour la parité hommes-femmes.
« Cela a été fantastique d’être ministre des transports et des communications et, en fait, j’aurais bien continué toute ma vie », a déclaré M. Solvik-Olsen, membre du parti du Progrès (droite anti-immigration) à ce poste depuis 2013.
« Mais je suis maintenant arrivé à un carrefour dans la vie, où c’est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C’est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années », a-t-il expliqué à la chaîne TV2 Nyhetskanalen.
Sa femme, Tone Solvik-Olsen, a accepté pour un an un poste de médecin dans un hôpital pour enfants aux Etats-Unis, a-t-il précisé. Cette décision a été applaudie sur les réseaux sociaux : « Respectable », « un exemple fantastique », ont réagi des internautes sur Twitter.
La Norvège, pionnière de l’égalité
Pionnière comme les autres pays nordiques en la matière, la Norvège arrive en deuxième position derrière l’Islande dans le dernier rapport du Forum économique mondial sur l’égalité hommes-femmes.
Selon les médias norvégiens, le ministre du pétrole et de l’énergie, Terje Søviknes, issu lui aussi du Parti du progrès, devrait également céder son portefeuille pour se consacrer à des responsabilités politiques locales.
Les services du premier ministre ont confirmé qu’un remaniement gouvernemental serait annoncé vendredi, sans préciser la nature des changements.
Le Parti du progrès siège depuis 2013 aux côtés des conservateurs de la première ministre, Erna Solberg, au sein d’une coalition élargie depuis au petit parti libéral (centre-droit). Des formations toutes trois dirigées par des femmes.

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L’hôtel du futur sera écologique et convivial

L’hôtellerie cherche à se renouveler sans sacrifier le confort des clients. Produits équitables, prêt de vélos, les services évoluent.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h35
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


« Ecologique et convivial. » Tel sera l’hôtel du futur, Cyril Aouizerate en est persuadé. Cet ancien professeur de philosophie est passé par la promotion immobilière chez Altarea avant de contribuer à l’invention du concept des hôtels Mama Shelter, « un restaurant avec des chambres au-dessus », comme il le décrit lui-même. Le premier établissement a ouvert en 2008, rue de Bagnolet dans le 20e arrondissement de Paris, un quartier populaire, ce qui était innovant à l’époque pour un hôtel de cette catégorie.
En avril 2017, il récidive avec le très original Mob Hôtel, à Saint-Ouen. Première caractéristique, on quitte l’hypercentre et on passe le périphérique parisien. « Nos clients n’ont pas peur de s’aventurer en Seine-Saint-Denis, au contraire, soutient l’entrepreneur. Ils savent que c’est là où ça se passe, là qu’il y aura le village olympique, qu’ils sont dans le Brooklyn parisien et où, surtout, le foncier est moins cher pour permettre de proposer des chambres à prix abordable. » Ils vont trouver un bâtiment original, dans d’anciens bureaux de General Electric, avec, surtout, des parties communes surdimensionnées pour favoriser les rencontres, les activités – cours de yoga, de pilates.
Pas de télévision dans les chambres, mais une généreuse Wi-Fi, pas de baignoires mais des douches plus économes en eau, des cafetières avec dosettes en papier de marque équitable, aucun plastique, des produits – savon, shampooing – bio, des meubles issus du recyclage. « A quelques mètres du Marché aux puces, c’est un exemple d’économie circulaire », rappelle M. Aouizerate, et, au centre de tout cela, un restaurant dont les produits proviennent de coopératives agricoles bio.

   


« Ecolo sans culpabiliser »
L’écologie se marie aussi avec l’ouverture au quartier : le toit devient un jardin potager confié aux bons soins de voisins tirés au sort chaque année, et le bâtiment abrite des innovations sociales, comme une école des métiers de la mode ouverte aux jeunes du département. La clientèle, à 55 % d’affaires et 45 % touristique, familles, globe-trotters, mais pas de groupes, pas de tourisme de masse ni de cars garés devant le bâtiment. Selon M. Aouizerate, après un an de fonctionnement, de 15 % à 18 % des clients adhèrent à sa démarche environnementale et sociale et viennent au Mob Hôtel pour cette raison. Une deuxième Mob House devrait ouvrir d’ici un an, toujours à Saint-Ouen, puis d’autres à Bordeaux – dans le quartier Brazza, avec jardin tropical et piscine écologique –, Washington, Los Angeles et peut-être New York.
« Ecologique, sans doute, mais pas sur le mode culpabilisant ni en sacrifiant le confort que nos clients réclament en vacances et en déplacement, durant lesquels ils ne veulent pas de contrainte », précise Grégory Pourrin, directeur général de Paris Inn Group, qui gère, en France, une trentaine d’hôtels 4 et 5 étoiles sous les marques Holiday Inn, Best Western et Maison Albar Hotel.
« Le geste écologique, c’est l’affaire de l’hôtelier, pas du client », résume-t-il.
L’hôtellerie a très tôt adopté des démarches écoresponsables : dans la conception même des bâtiments sur les aspects énergétique et acoustique, dans l’exploitation en encourageant la lutte contre le gaspillage avec des économiseurs d’eau, des coupe-circuits quand la chambre est vide ; en choisissant, pour les restaurants, des produits locaux et régionaux. « Nous mettons notamment à disposition des clients de notre hôtel de Vélizy [Yvelines] des vélos qui sont, à notre étonnement, très utilisés », observe M. Pourrin.
« La bataille de l’hôtellerie se joue, aujourd’hui, sur le terrain des applications pour smartphone fournies par l’hôtel et permettant, dans une ville inconnue, de réserver sans peine un espace de travail ou une place de concert, de louer un taxi, d’acheter un billet d’avion, estime, pour sa part, Georges Panayotis, expert hôtelier chez MKG Consulting. C’est sans doute pour cette raison que le groupe hôtelier Accor cherche à rentrer au capital d’Air France afin de disposer de sa base de données des voyageurs. »
« La demande de base : un accueil »
« Attention à la déshumanisation des hôtels, prévient Mark Watkins, président de Coach Omnium, cabinet de conseil spécialisé. Je ne crois pas que les clients veuillent aller plus loin dans la robotisation, certes tentante pour réduire les coûts de personnel. Ils sont fatigués de devoir tout anticiper, tout réserver à l’avance par Internet, remplir ensuite un questionnaire de satisfaction et se retrouver sans cesse sollicités par des mails de rappel… Ils se méfient de cette technologie intrusive et désirent voir des êtres humains ». 
« Les clients ont-ils vraiment besoin que la porte de la chambre s’ouvre avec leur empreinte digitale ou leur smartphone, et envie de dialoguer avec une borne interactive ? Le côté “James Bond” peut amuser, mais il ne faut pas oublier la demande de base : un accueil, des conseils sur l’environnement, comme les bons restaurants du quartier, et du confort, notamment une literie performante comme on n’en a pas chez soi… », souligne-t-il.

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                Des hôtels à géométrie variable, ou la nouvelle stratégie d’AccorHotels



Un autre défi est de renouveler les établissements dits « économiques », type Formule 1 et Ibis budget, qui périclitent. Ainsi, Accor a récemment cédé une soixantaine d’hôtels à Adoma, filiale de CDC Habitat, qui les transforme en centres d’hébergement d’urgence. Une nouvelle génération d’établissements mi-hôtels mi-auberges de jeunesse, situés en centre-ville, à prix accessible, comme le St Christopher’s Inn, près de la gare du Nord à Paris, ou la chaîne Eklo Hotels, avec une offre diversifiée, des lits en dortoirs, « à la découpe », selon M. Panayotis, pour des familles ou des voyageurs acceptant le mélange, des chambres familiales pour cinq ou plus classiques.
L’hôtel du futur pourrait aussi être démontable et éphémère, pour faire face à une affluence temporaire lors d’un événement – Coupe du monde de football ou jeux olympiques –, voire flottant, comme l’hôtel Off Paris Seine, sur le quai d’Austerlitz.
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Les Entretiens internationaux du tourisme du futur



                            


                        

                        


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Consommation : louer au lieu d’acheter

De l’électroménager aux outils de bricolage en passant par les meubles ou les vêtements, tout se loue, ou presque. Pratique, mais pas forcément économique.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h04
    |

                            Frédérique Lehmann








                        



                                


                            

L’instinct de propriété n’aurait-il donc plus la cote ? A l’heure de l’économie collaborative et du recyclage, de plus en plus de Français préfèrent louer plutôt qu’acheter. « L’idée selon laquelle l’usage prime sur la propriété semble désormais bien ancrée dans une très large partie de la population », note Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-Diderot et coprésident de L’Observatoire société et consommation (L’ObSoCo).
D’abord dans le secteur de l’automobile, où la location avec option d’achat (LOA) remporte un succès croissant : 73 % des voitures neuves en France sont financées ainsi, contre 42 % il y a cinq ans, selon l’Association française des sociétés financières.
L’acheteur n’est pas immédiatement propriétaire du véhicule, il en est simplement locataire pendant 12 à 72 mois, durée pendant laquelle il paie un loyer chaque mois à une société de financement. L’entretien courant est soit inclus dans le contrat de LOA, soit proposé en option (pour environ 20 euros par mois). A la fin de la période, l’automobiliste a alors le choix d’acheter le véhicule contre le paiement d’une valeur résiduelle ou de le rendre. Les avantages ? Un budget auto connu d’avance et lissé sur une ou plusieurs années.
Matelas en LOA
Le mécanisme est attrayant, à tel point qu’il existe aussi pour nombre d’objets de notre quotidien. Par exemple, la Maison de la literie propose d’acheter son lit (matelas, sommier et tête de lit) en LOA. Le client paie un loyer mensuel, qui varie selon la literie choisie, pendant six ans. Compter au minimum 15 euros par mois. Libre à lui, à la fin de la période, de l’acheter en payant 5 % de son prix initial.
La Fnac Darty, par son Pass Location, permet, quant à elle, de louer pendant 24 ou 36 mois ordinateurs, tablettes, smartphones, appareils photo reflex, consoles de jeu… Avec, là encore, la possibilité d’acheter, en payant selon les produits (et les marques) concernés de...




                        

                        


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Hors contrat : comment comprendre le succès des écoles alternatives ?

Des établissements dits « hors contrat » scolarisent 73 000 élèves dans le primaire et le secondaire. Ils verront leurs règles évoluer à la rentrée.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h09
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 17h37
    |

            Mathilde Damgé








                        


La rentrée 2018 verra un renforcement inédit des conditions d’ouverture des écoles hors contrat — c’est-à-dire ni publiques ni privées sous contrat —, dans un contexte où le succès de ces établissements alternatifs se confirme depuis dix ans.
Au printemps, le Parlement a allongé le délai pour s’opposer à l’ouverture d’une école hors contrat et a étoffé la liste des motifs d’opposition : la sécurité et l’accessibilité des locaux ; l’expérience du directeur (cinq ans au moins d’encadrement ou d’enseignement)… Les sanctions sont en outre alourdies (amende jusqu’à 15 000 euros) si un établissement brave une interdiction d’ouverture.
Ce durcissement de la loi est la suite d’une intensification des inquiétudes autour des écoles musulmanes, renforcées par le long feuilleton toulousain de l’école Al-Badr. Le Conseil constitutionnel a certes validé le 1er juin l’article de loi sur lequel s’était appuyée la justice en décembre 2016 pour ordonner la fermeture de cette école pour « enseignement non conforme ». Mais cet avis n’a pas valeur d’obligation de fermeture et, en affirmant attendre des indications pour se mettre en conformité, Al-Badr prévoit de rouvrir à la rentrée.
Une situation qui a de quoi agacer les autorités : la loi du printemps vise notamment les écoles de confession musulmane et a été soutenue par le gouvernement, par la voix du premier ministre, Edouard Philippe, comme un outil contre « l’embrigadement » islamiste. Dans quelle mesure ces écoles représentent-elles un danger ? Quel est le poids du hors contrat en France ? Comment se répartissent ces établissements sur le territoire ? De quelle obédience sont-ils ? Le point sur ce secteur dans l’ombre de l’école « officielle ».
1. Le succès des « écoles indépendantes »
Les écoles hors contrat, qui scolarisent quelque 73 000 élèves dans le primaire et le secondaire sur un total de 12,5 millions, sont des établissements qui n’ont pas signé d’accord de convention avec l’Etat, contrairement aux écoles privées sous contrat et, bien sûr, à l’école publique.
Le code de l’éducation prévoit que les accords de convention soient passés par classe et non par établissement. Il existe donc des établissements privés qui comprennent à la fois des classes sous contrat et des classes hors contrat. « A la rentrée scolaire 2017, 151 étaient dans ce cas », précise le rapport sénatorial qui a précédé la loi du printemps.
Dans ces classes, l’enseignement est libre, mais elles doivent assurer la diffusion d’un « socle commun de connaissances ». Elles ne reçoivent aucune subvention de l’éducation nationale. La formation y est donc payante, de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros par an. L’inscription à certains établissements, tous niveaux confondus, peut atteindre 30 000 euros par an. Chez Ipesup-Prepasup, « boîte à bac » (et à concours) parisienne rachetée en début d’année par un investisseur boursier, la prépa HEC coûte plus de 10 000 euros l’année.
Malgré les coûts supplémentaires d’une scolarité dans le hors-contrat, le secteur connaît un succès non démenti ces dernières années : le nombre de nouvelles écoles hors contrat a été multiplié par quatre en sept ans.


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Hors contrat : le nombre de nouveaux établissements multiplié par quatre en 7 ans
Selon la Fondation pour l'école, qui promeut ce modèle, on compte 887 groupes scolaires sans contrat regroupant 1 305 écoles (maternelle, élémentaire, collège, lycée) en activité.

Source : Fondation pour l'école



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2. De plus en plus d’écoles par rapport aux collèges et aux lycées
Le hors-contrat concerne majoritairement l’enseignement primaire (57 % des effectifs d’élèves) ; le reste des élèves se répartit entre le second degré scolaire (34 %) et post-baccalauréat (9 %), détaille le rapport sénatorial.
La dernière rentrée illustre bien l’attrait du hors-contrat dans les classes des plus jeunes : les écoles publiques, dans le primaire, ont perdu 30 000 élèves en 2017 par rapport à la rentrée 2016. Les écoles privées en ont quant à elles gagné 7 000, dont 5 000 dans le privé hors contrat. En maternelle, ce dernier a gagné 300 enfants de plus, quand le privé sous contrat en perdait 1 300 et le public 2 600.


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Hors contrat : le primaire a augmenté de 75 % en 6 ans
Nombre d'élèves scolarisés dans les établissements hors contrat en France à la rentrée de septembre

Source : Ministère de l'éducation



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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        29772
      ],
      [
        "",
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      ]
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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	}

});


Au total, ce sont plus de 39 300 élèves qui ont été accueillis en septembre 2017 dans les établissements hors contrat du premier degré, répartis dans 725 écoles, soit 15 % de hausse par rapport à l’année précédente.
3. Une répartition inégale sur le territoire
Les académies d’Ile-de-France regroupent 34,6 % des élèves hors contrat, dont 16,5 % dans la seule académie de Versailles, établit le rapport sénatorial.
La Fondation pour l’école, qui promeut le modèle des écoles libres, recense l’ensemble de ces quelque 900 groupes scolaires. La carte ci-dessous (des informations apparaissent au survol pour chaque école) montre en effet leur concentration dans la région parisienne et dans les grandes zones urbaines : Lyon, Aix-Marseille, Toulouse, Nice, Grenoble et Bordeaux…



« Dans les académies de Nice et de Versailles, plus d’un élève sur dix dans le privé est scolarisé dans un établissement hors contrat », ajoute le ministère dans son document « Répères et références statistiques pour 2017 ».
Mais on constate aussi que plusieurs de ces écoles sont dans des zones plus isolées : « La création d’écoles indépendantes permet d’assurer la continuité du service public d’éducation dans les zones les plus mises à mal, comme en milieu rural », explique Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, citant l’exemple de maires « convertis au hors-contrat » dans l’Ariège ou le Puy-de-Dôme. On en trouve aussi un nombre important, rapporté à la population, dans les DOM-COM.
4. Des écoles musulmanes très visibles… mais minoritaires
Même si la trentaine d’écoles musulmanes hors contrat qui existent en France focalisent l’attention, en réalité l’offre du hors-contrat est surtout laïque. Contacté, le ministère refuse de confier des données confessionnelles ; ces statistiques sont pourtant présentes dans le rapport sénatorial, qui confirme la prédominance d’un enseignement laïque dans le hors-contrat.


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L'enseignement laïque majoritaire dans le hors contrat
Les chiffres présentés ci-dessous sur la répartition des élèves dans les différents réseaux ou catégories d'établissements doivent être pris avec prudence, en ce qu'ils résultent d'une enquête annuelle à visée budgétaire menée depuis peu par le ministère de l'éducation nationale, précise le rapport sénatorial.

Source : Rapport sénatorial



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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        "",
        42
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        15.8
      ],
      [
        "",
        8.8
      ],
      [
        "",
        5.1
      ],
      [
        "",
        3.2
      ],
      [
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      ]
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		}	
	}

});


Les élèves de confession musulmane ne représentent que 8,8 % du hors-contrat et 0,05 % du total des élèves scolarisés en France. « Le vrai problème, c’est l’école clandestine, à la maison… ou à la mosquée. La communauté s’organise pour aider les jeunes filles déscolarisées à cause du port du voile ; mais personne ne contrôle ces écoles parallèles », selon la Fondation pour l’école.
Ces écoles musulmanes « cachées » sont aussi l’effet collatéral d’oppositions au sein de l’islam en France, qui peine à s’organiser. « La Fédération nationale de l’enseignement privé musulman ne publie pas la liste des écoles adhérentes. Sans doute parce que cela montrerait qu’une majorité des écoles musulmanes s’abstient de faire allégeance à cette structure », juge Anne Coffinier. Contactée, la FNEM ne nous a pas répondu.
Côté catholique, des courants extrémistes comme celui de la Fraternité Saint-Pie-X pèsent un peu plus lourd, avec une soixantaine d’établissements, soit environ un tiers du total des écoles de profession catholique hors contrat.
5. Pédagogies alternatives et « éducation à l’ancienne »
La Fondation pour l’école, qui distingue le choix confessionnel de la pédagogie, souligne la prédominance des écoles ayant opté pour une pédagogie « classique » (c’est alors le plus souvent le choix confessionnel qui importe), à côté des écoles revendiquant d’autres pédagogies : écocitoyenne (avec un enseignement environnemental important), démocratique (pour l’autogestion), inversée (l’élève apprend chez lui et applique à l’école), Steiner-Waldorf…
Cette dernière pédagogie a été dans le collimateur des autorités pour dérives sectaires il y a quelques années. Elle est fondée sur un mouvement de pensée controversé, qui implique notamment le refus de la vaccination.

        Lire :
         

          Hors contrat : le refus de vaccination de certaines écoles



Mais c’est bien sûr la pédagogie Montessori, où l’adulte se met à l’écoute de l’enfant, lequel doit apprendre par lui-même et à son rythme, qui s’octroie la part du lion. L’Association Montessori de France ne communique pas de chiffres sur ses adhérents, mais une part grandissante d’écoles « libres » s’en inspire : si quelque deux cents groupes scolaires sont « pur Montessori », au total ils sont plus de trois cents à s’en revendiquer, certains proposant jusqu’à dix pédagogies…


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		text-align: right;
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	}



Hors contrat : la méthode Montessori talonne la pédagogie classique
Nombre de groupes scolaires (un groupe peut réunir plusieurs écoles ou plusieurs niveaux) selon la pédagogie telle qu'enregistrée par la Fondation pour l'école, qui milite pour l'école libre

Source : Fondation pour l'école



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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Dans le primaire, les écoles sont choisies pour leur pédagogie différente ; en revanche, « choisir une école secondaire hors contrat relève souvent de l’ultime solution pour échapper à une réorientation professionnelle, à un redoublement non souhaité, pour remédier à un manque d’engagement dans le travail scolaire compromettant les chances de réussite au bac », résume Thomas Jallaud, directeur des éditions spécialisées Fabert.
Dans d’autres cas, c’est un retour à « l’éducation à l’ancienne », avec uniforme, levée du drapeau ou encore patrouilles d’élèves qui attire. Cette tendance est représentée par le réseau d’écoles Espérance banlieues — notamment subventionné par la région Ile-de-France de Valérie Pécresse et dont le porte-parole avait été convié à une convention sur l’école organisée par le mouvement En marche !, d’Emmanuel Macron, en décembre 2016.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          L’école privée hors contrat s’invite de nouveau dans le débat politique



6. Des contrôles peu fréquents
Dérives confessionnelles, indigences pédagogiques, abus commerciaux… avec la nouvelle loi, les écoles hors contrat pourront être inspectées à tout moment. Dans les faits, elles ne l’étaient que peu jusqu’à présent, faute de moyens. Les établissements privés doivent être inspectés au moins la première année et la cinquième année de leur fonctionnement ; selon le rapport sénatorial, ce n’est le cas que de respectivement 73 et 26 % des établissements.
Un rapport rédigé en 2016 par l’académie de Versailles à la suite de contrôles inopinés dans une trentaine d’écoles avait révélé qu’aucune des écoles inspectées n’enseignait le socle commun de connaissances. Paradoxalement, ce que soulignait aussi ce rapport, c’était le manque d’initiative laissée aux élèves, alors qu’une grande partie de ces écoles affirment laisser une plus grande place à l’enfant, grâce à des classes plus petites et à une pédagogie adaptée.

« Ecole libre », de quoi parle-t-on ?
La liberté d’enseignement, et la liberté d’en jouir, ne datent pas d’hier : selon l’historien de l’éducation Bruno Poucet, en 1959, au moment du vote de la loi Michel Debré — qui régit les rapports entre les établissements privés et l’Etat —, on recensait quelque 100 000 élèves dans des établissements hors contrat.
La loi Jules Ferry du 28 mars 1882 rend obligatoire l’instruction pour tous les enfants, filles et garçons, de 6 à 13 ans, un âge porté à 16 ans en 1959 – l’âge d’entrée en maternelle sera ramené à 3 ans par Emmanuel Macron à la rentrée 2019. Mais cela ne signifie pas forcément que tous doivent fréquenter les écoles liées à l’Etat.

Ces dernières, publiques ou privées sous contrat, passent un accord avec l’Etat par lequel elles s’engagent à respecter les horaires et le programme scolaire déterminés par l’éducation nationale. Les écoles hors contrat, privées par définition, doivent toutefois assurer un socle commun de connaissances et respecter certains critères : respect de l’ordre public, avoir un directeur diplômé et sans casier judiciaire…

Elles sont en principe soumises à un régime d’inspection, limité dans les faits. C’est d’ailleurs pour tenter de mieux les encadrer que l’ex-ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem (2014-2017) avait souhaité faire passer l’ouverture de ces écoles d’un simple régime de déclaration à un régime d’autorisation préalable. Finalement, le Conseil constitutionnel avait censuré cette disposition.
La nouvelle loi qui s’impose à partir de la rentrée est critiquée par l’association Montessori France (dont la quasi-totalité des adhérents sont des écoles hors contrat) : parmi les nouveaux critères imposés pour une ouverture (intérêt de l’ordre public, notion de protection de l’enfance et de la jeunesse, qui remplace l’hygiène et les bonnes mœurs, expérience de cinq ans, etc.), des dérogations seront possibles, mais sans visibilité, selon elle.
« Le gouvernement doit faire des propositions dans ce sens, mais rien n’est gagné, car le code de l’éducation aujourd’hui pour l’enseignement secondaire (sur lequel s’aligne l’enseignement primaire dans cette loi) est très flou. Il existe donc un risque que ces dérogations au cas par cas soient arbitraires et sans fondement », regrette l’association.





                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 30/08/2018
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Certaines écoles hors contrat sont des foyers de refus de vaccination

Une étude révèle que l’obligation vaccinale est peu respectée au sein de certains groupes religieux et de certaines communautés spirituelles.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h07
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 12h20
   





                        



   


Depuis neuf mois, les autorités sanitaires observent une résurgence de la rougeole en France (3 morts et plus de 2 500 cas détectés depuis novembre 2017). Le retour de cette maladie très contagieuse est lié à un déficit de couverture vaccinale, elle-même en partie due à une défiance des parents à l’endroit des vaccins.

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          En Europe, le nombre de cas de rougeole atteint un record



La docteure en géopolitique Lucie Guimier a travaillé sur la dernière grande épidémie de rougeole, entre 2008 et 2012. Publié dans le cadre du rapport annuel de 2017 de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), son travail montre que l’obligation vaccinale est peu respectée au sein de certains groupes religieux et de certaines communautés spirituelles.
Ce refus serait particulièrement fort au sein de la Fraternité Saint-Pie-X (catholique) ; le site de cette dernière comptabilise une soixantaine d’écoles « catholiques de tradition » en France. En cartographiant les données épidémiques de la rougeole à partir des données de Santé publique France, la chercheuse note une propagation de la maladie à partir des établissements de la Fraternité Saint-Pie-X.
Selon Lucie Guimier, « la dispersion rapide de la rougeole à l’échelle intrafamiliale dans le réseau d’obédience lefebvriste résulte de toute évidence d’une couverture vaccinale insuffisante des enfants de la communauté, des carences possiblement liées aux aspirations spirituelles de leur famille ».

   


Dans les faits, plusieurs écoles et centres de vacances de la Fraternité ont été des foyers de propagation de l’épidémie de 2008. La suite de l’enquête épidémiologique a permis d’identifier le patient zéro de l’infection, ajoute Lucie Guimier. Il s’agissait d’une élève d’origine suisse, qui n’avait pas reçu les deux doses du vaccin et qui, lors d’une visite familiale en Autriche, est entrée en contact avec un cousin infecté par la rougeole, lui aussi scolarisé dans un établissement affilié à la même communauté religieuse.
Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, seuls trois vaccins – contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite – sont obligatoires pour qu’ils puissent être admis en crèche, à l’école, en garderie, en colonie de vacances ou dans toute autre collectivité d’enfants. Onze vaccins obligatoires sont en revanche désormais nécessaires pour les enfants nés après le 1er janvier 2018. Contactée, la Fraternité Saint-Pie-X ne nous a pas répondu.

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                Saint-Pie-X, l’école où Marion Maréchal-Le Pen a trouvé la foi



L’anthroposophie et les vaccins
Autre type d’établissements visé par la chercheuse : les écoles Steiner-Waldorf et leur doctrine fondatrice, l’anthroposophie, une mouvance créée au début du XXe siècle dans un esprit de retour à la nature (le mouvement possède notamment la majorité des droits de vote des laboratoires Weleda).
En 2015, l’Alsace avait dû faire face à une recrudescence de cas, dont une centaine dans l’école hors contrat Steiner-Waldorf Mathias-Grünewald, où plus de la moitié des élèves n’étaient pas vaccinés. Le virus avait été ramené d’Allemagne au mois de mars au cours d’un voyage scolaire.
« Sous l’effet de l’expansion du mouvement anthroposophique ces dernières années, de nombreuses études (…) menées après l’apparition d’épidémies de maladies prévisibles par la vaccination ont mis en évidence que les parents adeptes de ce courant de pensée sont moins enclins que les autres à vacciner leurs enfants », affirme Lucie Guimier. Une observation constatée en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suède, en Suisse, en Autriche, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Cependant, aujourd’hui, la Fédération rappelle sa position « très claire » en faveur du respect des règles vaccinales en vigueur. De fait, en France, on compte une trentaine d’établissements qui se revendiquent de cette pédagogie, et leur répartition dans l’Hexagone (plutôt dans le nord-est) ne correspond pas aux actuels foyers épidémiques (plutôt au sud-ouest).
La pédagogie Steiner n’est pas seule en cause, et d’autres écoles alternatives ont vu des cas de rougeole, affirme Lucie Guimier. Parmi les témoignages qu’elle a recueillis, certains parents d’élèves manifestaient une forte défiance envers la vaccination : « A l’école, les parents vont voir un médecin dans la Drôme (…). Ils ne vont pas là-bas pour obtenir l’avis de quelqu’un. Le médecin en question leur fournit des attestations de contre-indication pour ne pas faire vacciner les enfants au cas où la préfecture les contrôle », racontait ainsi l’un d’eux cité dans le rapport de Lucie Guimier.

        Notre enquête :
         

          comment comprendre le succès des écoles alternatives ?




Les Décodeurs répondent à vos questions sur les vaccins
Le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires en 2018 a relancé le débat sur la vaccination. Pour vous aider à y voir plus clair entre questions légitimes et fausses informations, Les Décodeurs proposent plusieurs analyses sur le sujet :
Question n°1 : la justice européenne a-t-elle reconnu le lien entre sclérose en plaques et vaccination contre l’hépatite B ?Question n°2 : l’obligation vaccinale est-elle contraire aux droits du patient ?Question n°3 : si presque tout le monde est vacciné, pourquoi rendre les vaccins obligatoires ?Question n°4 : pourquoi s’inquiéter de l’aluminium dans les déodorants et pas dans les vaccins ?Question n°5 : la Suède a-t-elle rejeté l’obligation vaccinale à cause « de graves problèmes de santé » ?Question n°6 : les vaccins sont-ils « contaminés par des nanoparticules toxiques » ?Question n°7 : est-il vraiment dangereux de briser un flacon de vaccin ? Question n°8 : le vaccin contre le papillomavirus va-t-il aussi devenir obligatoire ?Question n°9 : les vaccins contiennent-ils « du porc, du chien et du fœtus humain » ?Question n°10 : y a-t-il des agents anti-fertilité dans les vaccins envoyés en Afrique ?Question n°11 : l’allaitement peut-il remplacer les vaccins chez les nouveau-nés ?Question n°12 : multiplier les vaccins nuit-il à l’immunité des enfants ?Question n°13 : Bill Gates a-t-il déclaré que les vaccins sont la meilleure solution pour faire baisser la population ?Antivaccins : des mensonges dans un débat légitimeVrai du faux : les vaccins sont-ils vraiment dangereux pour la santé ?L’efficacité des 11 vaccins obligatoires, maladie par maladie 





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le militaire est soupçonné d’avoir blessé, avec une grenade, une militante écologiste lors d’une opération d’évacuation en octobre 2014.
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Sivens : un gendarme renvoyé devant la justice dans l’autre affaire de grenade

Le militaire est soupçonné d’avoir blessé, avec une grenade, une militante écologiste lors d’une opération d’évacuation en octobre 2014.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 03h52
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h06
   





                        


Accusé d’avoir blessé une manifestante écologiste sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn, en 2014, un gendarme est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Une source judiciaire a confirmé, jeudi 30 août, les informations de Mediapart. L’ordonnance de renvoi est datée de mardi.
Le militaire soupçonné est poursuivi pour « violences volontaires ayant entraîné une ITT de quinze jours avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique », a détaillé à l’Agence France-Presse Me Claire Dujardin, l’avocate de la victime, Elsa Moulin.
La jeune femme, aujourd’hui âgée de 29 ans, avait été touchée à la main en ramassant une grenade de désencerclement jetée par un gendarme à l’intérieur d’une caravane, où elle s’était « réfugiée » avec deux autres opposants au projet.
« A trois, je vous laisse partir »
Les faits se sont déroulés en octobre 2014 lors d’une opération des forces de l’ordre pour expulser les personnes qui occupaient une parcelle du site du barrage contesté. Sur une vidéo filmée de l’intérieur de la caravane et diffusée sur YouTube par un des trois occupants, on pouvait apercevoir un des militaires faire une sommation une grenade dans la main : « A trois, je vous laisse partir. »
Selon l’enregistrement, le décompte allait jusqu’à huit, avant que ne retentissent un bruit d’explosion et des cris.
Non-lieu dans la mort de Rémi Fraisse
Le projet de Sivens avait fait l’objet d’une très forte mobilisation d’opposants et le chantier avait été le théâtre d’affrontements avec les forces de l’ordre. En marge de l’un d’eux, Rémi Fraisse, un militant écologiste de 21 ans, a été tué par une grenade. Après sa mort, qui avait provoqué une onde de choc en France, le gouvernement avait annoncé l’interdiction des grenades offensives.
Le projet de barrage avait, lui, finalement été abandonné. En janvier 2018, la justice a délivré un non-lieu en faveur du gendarme qui avait tiré la grenade ayant entraîné la mort du militant écologiste.

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Article sélectionné dans La Matinale du 30/08/2018
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« Mobilisation » le 9 octobre contre la politique sociale « idéologique » du gouvernement

Les syndicats CGT et FO, les étudiants de l’UNEF et les lycéens de l’UNL dénoncent « la destruction de notre modèle social ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 09h28
   





                        



   


Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, ont appelé à faire du 9 octobre « une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne ». Ils entendent ainsi protester, en cette rentrée sociale, contre la politique « idéologique » du gouvernement.
L’organisation de cette journée d’action a été décidée par les organisations de salariés CGT et FO, les étudiants de l’UNEF et les lycéens de l’UNL à l’issue d’une réunion au siège de Force ouvrière. Solidaires en a approuvé le principe mais doit valider la date du 9 octobre « lors de son instance nationale la semaine prochaine », selon un communiqué commun.
« Un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs », écrivent ces cinq organisations.

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Retraités mobilisés
« Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement », notamment la sous-indexation des pensions de retraite et des allocations familiales ou logement par rapport à l’inflation, vont fragiliser « une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis », accuse l’intersyndicale.
Neuf organisations de retraités affiliées à la CGT, FO, à la FSU, Solidaires, à la CGC ou encore à la CFTC avaient déjà décidé de faire du 9 octobre une journée de protestation contre une revalorisation des pensions jugée trop faible.

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Lors de la dernière journée de mobilisation interprofessionnelle, le 28 juin, qui avait signé la fin de la grève unitaire à la SNCF contre la réforme ferroviaire mais aussi les retrouvailles de FO et de la CGT dans la rue, ces deux centrales avaient invité les autres syndicats à « se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale » afin d’« envisager » des initiatives unitaires.
Rejoints par les cheminots
Le cycle de consultations sociales qui s’est ouvert mercredi à Matignon n’a pas apaisé leurs inquiétudes concernant les intentions du gouvernement. Le numéro un de FO, Pascal Pavageau, a plaidé jeudi sur BFM-TV la nécessité d’une grève interprofessionnelle pour « empêcher » une « casse du modèle social (…) tous azimuts », citant la Sécurité sociale, l’assurance-chômage, la réforme des retraites, le statut de la fonction publique et le « service public républicain ».
Interrogé sur CNews, le patron de la CGT, Philippe Martinez, a pour sa part mis en avant les sujets « des salaires, de la revalorisation des pensions, de l’augmentation des minima sociaux, parce que si on veut qu’il y ait de la consommation, il faut donner de l’argent à ceux qui consomment ».
Après un mouvement social historique par sa durée au printemps – trente-six jours en cumulé – contre la réforme ferroviaire, la CGT-Cheminots et SUD-Rail ont également repris date jeudi pour maintenir la pression sur le gouvernement, avec une grève envisagée le 18 septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le tribunal a demandé une expertise psychiatrique du prévenu, âgé de 25 ans, qui a été placé en détention provisoire.
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Le procès de l’homme filmé en train d’agresser Marie Laguerre renvoyé au 4 octobre

Le tribunal a demandé une expertise psychiatrique du prévenu, âgé de 25 ans, qui a été placé en détention provisoire.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 20h04
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h16
   





                        



Le procès d’un homme qui avait été filmé en juillet giflant violemment une femme à Paris a été renvoyé au 4 octobre, le tribunal ayant demandé une expertise psychiatrique du prévenu, qui a été placé en détention provisoire. L’homme de 25 ans, qui est poursuivi pour « harcèlement sexuel » et « violence aggravée », a reconnu être celui que l’on voit sur la vidéo de l’agression. Il a été interpellé lundi 27 août à Paris.
Cette affaire a éclaté le 25 juillet, lorsque Marie Laguerre a publié sur Facebook le récit de son agression, images de vidéosurveillance à l’appui. Alors qu’elle rentrait chez elle, un homme lui a adressé des bruits humiliants et des remarques obscènes. Après qu’elle lui eut dit « ta gueule », l’homme lui a jeté un cendrier, puis l’a giflée, devant des témoins, en pleine journée. Les images ont suscité une indignation, aussi bien en France qu’à l’étranger, sur fond de débat sur le harcèlement de rue.

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Le prévenu, visage émacié, cheveux bouclés mi-longs, a déclaré au tribunal avoir dit à Marie Laguerre que le rouge lui allait « super bien », puis s’être énervé parce qu’elle lui avait « mal répondu ». Marie Laguerre, 22 ans, diplômée d’une école d’ingénieurs, dément avoir reçu « un compliment ».
« Je m’excuse pour la gifle qui a été mise, a dit l’homme à l’attention de sa victime. J’aurais dû lui donner une meilleure leçon de vie, juste avec des mots », suscitant l’exaspération de Mme Laguerre.
Déjà condamné
Le prévenu, sans domicile fixe, arrivé en France de Tunisie à l’âge de 8 ans, a été condamné huit fois par la justice, dont trois pour des faits de violence, notamment contre sa mère. Il a déjà passé plusieurs années en prison.
Le tribunal a ordonné une expertise psychiatrique. « Il n’y a pas d’élément dans le dossier permettant de comprendre » pourquoi il a été placé trois semaines en août dans un hôpital psychiatrique, a regretté la présidente.
Pour son avocate, Karima Tadjine, il s’agit d’un « dossier classique en comparution immédiate », marqué par « une surmédiatisation ». « Il ne faut pas lui donner plus d’importance uniquement parce que des vidéos sont passées en boucle. Elles ne doivent pas peser sur mon client », a-t-elle dit à la presse.
Marie Laguerre, « déçue » de ce renvoi, a déclaré à des journalistes : « J’aimerais passer à autre chose. J’invite tous les témoins qui voient une scène telle que celle que j’ai vécue […] à toujours essayer de réagir, c’est très, très important de ne pas baisser les yeux, de ne pas regarder ailleurs. »



                            


                        

                        

