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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Des altercations se sont produites en mer mardi entre pêcheurs normands et britanniques. Les marins français dénoncent une concurrence déloyale des Britanniques.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’assaillant a été blessé par balle par les forces de l’ordre néerlandaises. La gare a été fermée et le trafic ferroviaire interrompu. La police dit envisager « tous les scénarios ».
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La gare d’Amsterdam fermée après une attaque au couteau, qui a fait deux blessés

L’assaillant a été blessé par balle par les forces de l’ordre néerlandaises. La gare a été fermée et le trafic ferroviaire interrompu. La police dit envisager « tous les scénarios ».



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Un homme armé d’un couteau a blessé deux personnes à la gare centrale d’Amsterdam, vendredi 31 août, a annoncé la police néerlandaise. L’individu a été blessé par balle par des policiers.
« Vers 12 h 10 (heure locale), dans le tunnel ouest de la gare centrale, un homme a poignardé deux personnes et, juste après, a été blessé par balle par la police », selon le porte-parole de la police d’Amsterdam Rob van der Veen.
Les deux victimes, dont l’identité n’est pas connue, « sont très gravement blessées et ont été emmenées à l’hôpital », a-t-il précisé. Leur agresseur présumé « est également blessé mais ses jours ne sont pas en danger ».
« Nous ne connaissons pas encore les motivations du suspect », a-t-il dit, et la police « envisage tous les scénarios, y compris le pire… celui du terrorisme ».
La zone où s’est produite l’agression reste fermée, et des experts de la police scientifique y travaillent. Un service spécial de la police a aussi ouvert une enquête de routine sur les raisons pour lesquelles les policiers ont fait feu.
« Grande panique »
Un témoin a vu un jeune homme « s’écrouler » dans son échoppe de fleuriste, la main en sang. « Peu après, j’ai entendu des coups de feu et j’ai compris qu’il s’était produit quelque chose de grave », a dit Richard Snelders à l’agence de presse néerlandaise ANP.
Un peu plus tard, il a dit avoir aperçu un autre homme allongé sur le sol près de là. « La première chose qui vous vient à l’esprit, c’est que c’est un attentat terroriste. Après tout, vous êtes dans la gare centrale d’Amsterdam, a-t-il dit. Il y avait une grande panique. »
La police, arrivée rapidement sur les lieux, a ordonné en anglais à un homme de « rester à terre » après lui avoir tiré dessus, selon le témoin. « Tout s’est passé très vite. »
Le vendredi est un des jours les plus denses en nombre de voyageurs pour la gare d’Amsterdam, fréquentée quotidiennement, en moyenne, par 250 000 personnes, selon des statistiques fournies par le site Amsterdam. info.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Editorial. En se revendiquant l’« opposant principal » aux nationalistes, Emmanuel Macron veut reproduire, en vue des européennes de 2019, le positionnement qui lui a réussi à la présidentielle. Une stratégie à double tranchant.
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Macron face à l’axe Salvini-Orban

Editorial. En se revendiquant l’« opposant principal » aux nationalistes, Emmanuel Macron veut reproduire, en vue des européennes de 2019, le positionnement qui lui a réussi à la présidentielle. Une stratégie à double tranchant.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 13h26
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est l’un des paradoxes de cette délicate rentrée politique : Viktor Orban et Matteo Salvini, les porte-drapeaux du nationalisme en Europe, ont rendu un fier service, mercredi 29 août, à un président Macron dont la position sur la scène européenne s’est considérablement fragilisée depuis un an.
Réunis à Milan, le premier ministre hongrois et le vice-président du conseil italien, chef du parti d’extrême droite la Ligue, ont désigné Emmanuel Macron comme leur ennemi numéro un : « Il y a actuellement deux camps en Europe, a dit M. Salvini. Macron est à la tête des forces soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous, qui voulons arrêter l’immigration illégale. Nous travaillerons ensemble pour créer une future alliance afin de mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité – tout ce que les élites européennes dirigées par Macron nous refusent. »

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                Migrants : Viktor Orban et Matteo Salvini prennent Emmanuel Macron pour cible



Le cadeau était inespéré. Depuis le Danemark, où il se trouvait en visite officielle, Emmanuel Macron a aussitôt saisi la perche ainsi tendue : confirmant l’émergence du clivage entre « nationalistes et progressistes », le chef de l’Etat s’est engagé à ne « céder en rien aux nationalistes et à ceux qui prônent un discours de haine ». « Donc, a-t-il ajouté, s’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant principal, ils ont raison. »
De la haute voltige
C’est exactement le cadre idéologique dans lequel M. Macron veut aborder la campagne pour les élections européennes du 26 mai. Lundi, devant les ambassadeurs de France réunis à Paris, il avait déjà épinglé les incohérences européennes des gouvernements hongrois et polonais. Mercredi, son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a enfoncé le clou en brocardant « l’approche utilitariste » qu’ont les gouvernements « populistes » de l’UE, et en prônant une position franco-allemande commune face à ces « marchands d’illusions ».

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                Le Drian : la France « pas prête à payer » pour une Europe des populistes



La démarche de M. Macron est claire : il veut reproduire au niveau européen, en 2019, les lignes de fracture politiques qui lui ont permis de battre Marine Le Pen et de remporter les élections françaises de 2017. Dans un contexte où, comme il le reconnaît lui-même, les difficultés de la chancelière allemande, Angela Merkel, ont brisé la dynamique qui l’avait propulsé sur le devant de la scène européenne en 2017, une offensive coordonnée des nationalistes, de plus en plus nombreux au pouvoir dans les pays de l’UE, permettrait au président français de mobiliser les « progressistes » européens autour de lui.
Cette stratégie est à double tranchant. D’une part, elle contredit les appels à l’unité européenne sur la scène géostratégique mondiale. D’autre part, elle met en porte-à-faux Mme Merkel, dont le parti, la CDU, est le chef de file du PPE (Parti populaire européen), formation qui regroupe au Parlement européen de nombreux partis de droite, dont celui de M. Orban. M. Macron aimerait, précisément, faire voler en éclats cette alliance de plus en plus inconfortable pour les tenants d’une droite modérée. Y parvenir tout en préservant le précieux partenariat franco-allemand va tenir de la haute voltige.
La grande bataille européenne de 2019 ne fait que commencer. On voit déjà sur quelle base confuse elle s’engage. Ainsi, « L’Europe qui protège », dont les leaders européens de la droite nationaliste se sont emparés, était le slogan d’Emmanuel Macron lors de sa campagne de 2017. Chacun y met aujourd’hui des contenus diamétralement opposés.

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                La marche contrariée de Macron sur l’Europe






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le ministre de l’intérieur italien a tout simplement coupé les fonds à ce village de Calabre, célèbre pour son accueil des migrants .
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En Italie, Salvini menace l’utopie migratoire du village de Riace

Le ministre de l’intérieur italien a tout simplement coupé les fonds à ce village de Calabre, célèbre pour son accueil des migrants .



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 15h05
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

C’est une terre d’accueil et Ulysse, dit-on, y aurait trouvé refuge. A la Renaissance, le moine philosophe Tommaso Campanella s’y serait aussi caché, peu de temps avant de concevoir son grand projet de république, La Cité du soleil. Mercredi 22 août, Riace a reçu la visite d’un autre écrivain, Roberto Saviano, venu soutenir son inventive politique migratoire. Depuis 1998, les ruelles de ce bourg de Calabre qui risquait l’extinction se repeuplent au rythme des débarquements de réfugiés. En 2016, le magazine Forbes a même hissé le maire et héros de l’histoire, Domenico Lucano, parmi les 50 personnalités les plus influentes du monde.
D’où vient, alors, que Riace semble aujourd’hui si désert ? Seuls deux policiers mutiques patrouillent sous la chaleur torride. On n’entend pas même braire l’âne Bravo, compagnon des réfugiés chargés du ramassage des ordures. Quant aux ateliers de céramique, verrerie et couture où Italiens et étrangers font revivre les métiers d’antan, ils sont fermés. Et pourraient ne pas rouvrir de sitôt : l’expérience Riace, oasis rafraîchissante dans une Italie qui ferme ses ports, risque de ne pas survivre à cet été très particulier.
« Pôle de positivité »
« Riace est victime d’une terrible injustice ! On veut nous couper les financements, mettre à la rue 165 réfugiés, dont 50 enfants, et 80 travailleurs sociaux », s’emporte Domenico Lucano, avant de se laisser tomber sur sa chaise. Si les ruelles sont silencieuses, la place centrale du village gronde. En ce 9 août, une centaine de personnes s’y sont retrouvées : locaux, militants de tous âges et toutes obédiences – soixante-huitards milanais, altermondialistes bolognais, prêtres new age –, migrants venus des quatre coins du monde – Afghanistan, Somalie, Nigeria…
Coupe à la Paul Pogba et sourire désarmant, un jeune mannequin s’est joint à la cohorte. Son corps sculptural ferait pâlir jusqu’aux fameux bronzes découverts, en 1972, sur les rives de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le parti écologiste pourrait bénéficier dans les urnes des conditions climatiques extrêmes de cet été, qui ont remis la lutte contre le changement climatique à l’ordre du jour de la campagne.
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En Suède, la sécheresse et les incendies remettent les Verts en selle pour les législatives

Le parti écologiste pourrait bénéficier dans les urnes des conditions climatiques extrêmes de cet été, qui ont remis la lutte contre le changement climatique à l’ordre du jour de la campagne.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 11h25
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


25 000 hectares de forêts partis en fumée, 10 milliards de couronnes (1 milliard d’euros) de pertes pour les agriculteurs forcés d’abattre leurs bêtes faute de fourrage pour les nourrir, des interventions annulées dans les hôpitaux incapables de garantir la stérilité des instruments en salle d’opération, entre 300 et 400 décès dus à la canicule…
Ce ne sont là que quelques-unes des conséquences de la vague de chaleur qui a submergé le royaume scandinave cet été et qui a remis la lutte contre le changement climatique à l’ordre du jour d’une campagne législative jusque-là dominée par l’immigration et l’insécurité.
Les Verts assurent qu’ils auraient préféré « un été ordinaire » : des températures pointant à 25 degrés, les averses succédant aux belles journées. Mais le fait est que les conditions climatiques extrêmes observées ces dernières semaines pourraient bien sauver le parti écologiste d’une défaite cuisante, « comme en 1988, les phoques morts le long des côtes suédoises avaient permis au parti d’entrer au Parlement », note le quotidien Dagens Nyheter (DN).
Avant l’été, plusieurs sondages le donnaient ainsi à moins de 4 % des intentions de vote, soit en dessous du seuil nécessaire pour se maintenir au Parlement. Bien loin des 6,89 % obtenus en 2014, qui lui avaient permis d’entrer pour la première fois au gouvernement, au sein d’une coalition minoritaire avec les sociaux-démocrates.
« Les plus crédibles »
« Ils ont payé le prix de leur participation au gouvernement », note le politologue Sören Holmberg. Parmi les compromis les plus difficiles à digérer pour les électeurs : le durcissement des conditions d’accueil des réfugiés, après l’arrivée de 160 000 demandeurs d’asile en 2015, alors que le parti écologiste se présentait en porte-drapeau d’une politique généreuse de l’asile.
Peu importe que les Verts aient réalisé – en partie ou complètement – 85 % de leurs promesses électorales, selon une enquête de DN. Peu importe aussi qu’ils soient parvenus à faire adopter une loi-cadre historique, avec le soutien de sept partis au Parlement, obligeant les gouvernements futurs à mener une politique en accord avec l’objectif climatique fixé par le pays : la neutralité carbone d’ici à 2045.

        Lire aussi :
         

                Malmö, épouvantail de l’extrême droite



Le retour en force de la question climatique dans la campagne pourrait bien leur avoir sauvé la mise. « Comme les Verts sont les plus crédibles dans ce domaine, le débat leur a profité », constate M. Holmberg. La mobilisation de leurs électeurs pourrait avoir un effet secondaire, en permettant au « bloc de gauche » d’arriver en tête, devant la droite.
Sentant le vent tourner, Jimmie Akesson, le leader des Démocrates de Suède, le parti d’extrême droite donné à 20 % dans les sondages, estimait, le 11 août, qu’utiliser la météo à des fins politiques était « la pire sorte de populisme ». S’il ne nie pas l’impact des activités humaines sur le climat, M. Akesson défend le nucléaire, en cours de démantèlement en Suède.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Un fonctionnaire a avoué avoir transmis des documents confidentiels sur le meurtre d’un Allemand à un groupe d’extrême droite, à l’origine des manifestations.
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A Chemnitz, soupçon de collusion entre autorités locales et extrême droite

Un fonctionnaire a avoué avoir transmis des documents confidentiels sur le meurtre d’un Allemand à un groupe d’extrême droite, à l’origine des manifestations.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 12h32
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


L’atmosphère était encore tendue, jeudi 30 août, à Chemnitz (Saxe), quatre jours après la mort d’un Allemand de 35 ans tué au couteau, dans la nuit de samedi à dimanche, en marge des festivités organisées pour le 875e anniversaire de cette ville de 240 000 habitants proche de la frontière tchèque.
Pour la troisième fois depuis dimanche, plusieurs organisations d’extrême droite avaient appelé à manifester, cette fois devant le stade municipal où le ministre-président du Land de Saxe, le conservateur Michael Kretschmer (CDU), était venu participer à un « dialogue citoyen » avec les habitants de Chemnitz.
Bien moins importante que celle de lundi soir, qui avait réuni plus de 6 000 participants et donné lieu à des affrontements avec des groupes d’extrême gauche, causant au total une quinzaine de blessés, la manifestation de jeudi n’a rassemblé qu’un millier de personnes et s’est déroulée sans incident. Il faut dire que les autorités, sévèrement mises en cause ces derniers jours pour leur incapacité à faire respecter l’ordre public, s’étaient, cette fois, beaucoup mieux préparées. Plus de 1 200 policiers avaient ainsi été mobilisés, soit deux fois plus que lundi et alors que les manifestants étaient six fois moins nombreux.
Pour l’occasion, cinq Länder voisins avaient également envoyé des renforts. Enfin, des membres de la police fédérale avaient fait le déplacement. Une façon pour le ministre de l’intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer (CSU), qui avait été très critiqué pour son silence et son inaction en début de semaine, de montrer que le gouvernement fédéral a pris la mesure de la gravité des événements, au-delà des mots prononcés, mardi, par Angela Merkel. « Nous avons vu des chasses collectives, nous avons vu de la haine dans la rue, et cela n’a rien à voir avec un Etat de droit », avait alors déclaré la chancelière, à la veille d’un déplacement de trois jours au Sénégal, au Ghana et au Nigeria.

        L’éditorial :
         

          Angela Merkel face aux violences d’extrême droite



Un « scandale »

   


Même si la manifestation de jeudi a permis aux autorités de montrer qu’elles gardaient la maîtrise de l’ordre public, la situation n’en reste pas moins très tendue sur le plan politique, en particulier à cause des soupçons, réveillés par cette affaire, d’une collusion entre l’extrême droite et les administrations régionales. Le problème n’est pas nouveau dans ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est où la CDU, qui dirige l’exécutif régional depuis la réunification du pays, en 1990, est régulièrement accusée de faiblesse, voire d’indulgence à l’égard de l’extrême  droite.
Les événements de Chemnitz ont remis le sujet au cœur de l’actualité. Jeudi après-midi, un fonctionnaire de l’administration pénitentiaire, dépendant du ministère saxon de la justice, a ainsi révélé avoir transmis à un groupe local d’extrême droite des documents judiciaires confidentiels – en l’occurrence deux mandats d’arrêt – concernant l’enquête ouverte après le meurtre de ce week-end. Ces documents, où figurent les noms des deux accusés, un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années qui ont été arrêtés lundi par la police, avaient été largement relayés par l’extrême droite sur les réseaux sociaux.
Jeudi, le fonctionnaire à l’origine de la fuite, a dit avoir agi « au nom de la vérité », accusant « les médias d’avoir beaucoup spéculé sur cette affaire ». Il a été suspendu, mais l’affaire est d’autant plus embarrassante pour les autorités régionales qu’elle survient après une autre mise à pied, celle d’un fonctionnaire de police qui avait violemment pris à partie une équipe de la chaîne de télévision ZDF, le 16 août, lors d’une manifestation organisée par le mouvement islamophobe Pegida, à l’occasion d’un déplacement de Mme Merkel à Dresde. L’homme était certes en congés, mais la révélation de son identité avait réveillé les accusations de noyautage des administrations régionales par l’extrême-droite.
D’autres manifestations sont annoncées samedi dans la Saxe, en particulier à Plauen, près de la frontière bavaroise, ainsi qu’à nouveau à Chemnitz, à l’appel de Pegida et du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD). Cette fois, les organisateurs espèrent mobiliser plusieurs milliers de personnes, en misant notamment sur les avancées de l’enquête, qui a révélé que l’un des deux accusés se trouvait illégalement en Allemagne depuis 2016, date à laquelle il aurait dû être expulsé en Bulgarie, où il avait été enregistré comme demandeur d’asile. Un « scandale » que l’AfD a largement commenté, jeudi, tout en réclamant « l’expulsion immédiate de tous les criminels étrangers ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Alors que des élections législatives se dérouleront en Suède le 9 septembre, la ville du sud du pays est devenue le symbole de l’échec du multiculturalisme pour les populistes du monde entier.
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Malmö, épouvantail de l’extrême droite

Alors que des élections législatives se dérouleront en Suède le 9 septembre, la ville du sud du pays est devenue le symbole de l’échec du multiculturalisme pour les populistes du monde entier.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 11h45
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Quand, après avoir battu froid aux Démocrates de Suède (SD) pendant des années, le chef de file du Parti populaire danois (DF), Kristian Thulesen Dahl, a souhaité officialiser son soutien à l’extrême droite suédoise au printemps, il a fallu trouver un lieu à la hauteur de l’événement. Sans grande surprise, le choix s’est porté sur Malmö. « Si le leader de DF veut venir voir l’échec de notre intégration, nous sommes évidemment prêts à l’accommoder », a réagi Jimmie Akesson, le patron des SD, dont le parti est donné à 20 % des voix avant les élections du 9 septembre en Suède.
La rencontre a finalement eu lieu à Rosengard, dans le sud de la ville, le 16 mai. Aux yeux des deux leaders politiques, aucun autre endroit n’incarne mieux les travers du multiculturalisme et de la politique libérale de l’immigration suédoise que ce quartier de Malmö, berceau du footballeur Zlatan Ibrahimovic, où 88 % des 24 000 habitants sont d’origine étrangère. « Un exemple terrifiant pour toute l’Europe du Nord », aime à répéter Jimmie Akesson.
En décembre 2008, des jeunes y avaient affronté pendant plusieurs jours les forces de l’ordre, venues les déloger d’un local qu’ils occupaient illégalement. Les violences avaient débuté après la fermeture d’une salle de prière, dans une cave d’un immeuble de Herrgarden, une des zones les plus défavorisées de Rosengard.
« Pas pire qu’ailleurs »
Dix ans plus tard, le quartier s’est apaisé. Mais les images de voiture brûlées et de jeunes jetant des cocktails Molotov contre la police sont restées, déplore Anas Ali, 23 ans : « On ne parle que de la criminalité, on nous présente comme des assistés, des gens qui ne veulent pas travailler, qui ne comprennent pas les valeurs suédoises. Mais je parle suédois, je fais des études, je paie mes impôts. Il y a des problèmes, bien sûr, mais ce n’est pas pire qu’ailleurs. Regardez-vous même ! »
Le jeune homme montre les tentes blanches dressées entre deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Pêcheurs français et britanniques s’insultent et se jettent des pierres au large de la baie de Seine depuis des années. Explications.
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Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques

Pêcheurs français et britanniques s’insultent et se jettent des pierres au large de la baie de Seine depuis des années. Explications.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 14h35
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            Faustine Vincent








                        



Insultes, jets de pierre, collisions navales… le différend qui oppose depuis des années les pêcheurs français et britanniques autour de la pêche des coquilles Saint-Jacques a pris un tour nouveau, mardi 28 août. Des altercations impliquant cinq bateaux anglais et trente-cinq français se sont produites au large de la baie de Seine (Normandie), dans les eaux communautaires, accessibles à tous les navires de l’Union européenne (UE).
Les Normands ont cherché à faire fuir les Britanniques d’un gisement de coquilles Saint-Jacques qu’ils tentent de préserver. Certains navires ont joué aux bateaux béliers en fonçant sur d’autres. Trois embarcations présenteraient des trous dans leur coque. Aucun blessé n’est à déplorer. Le maire du Tréport (Seine-Maritime), Laurent Jacques, a dit craindre, jeudi 30 août, que les incidents ne se reproduisent « très vite, car tout le monde est super remonté ».

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D’où viennent les tensions ?
Ce différend entre pêcheurs français et britanniques autour des coquilles Saint-Jacques est lié à la différence de réglementation entre les deux pays. En France, la coquille Saint-Jacques ne peut être pêchée que du 1er octobre au 15 mai. Mais les Britanniques et les Irlandais, eux, n’ont pas de dates imposées.
Pour encadrer leur activité et éviter les tensions, un accord, reconductible chaque année, a été conclu en 2013 entre Français et Britanniques pour que ces derniers respectent les mêmes dates de pêche. Mais il ne s’applique pas aux bateaux britanniques de moins de 15 mètres. « Du coup, on en avait régulièrement qui venaient pêcher dans ces eaux. Cela créait déjà des tensions », explique Frédéric Gueudar-Delahaye, directeur de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, rattachée au ministère de l’agriculture.
Les Français demandent depuis plusieurs années à ce que l’accord soit étendu à ces navires de moins de 15 mètres, sans succès. Pour marquer leur mécontentement, ils ont refusé, cette année, de signer l’accord. Les Britanniques sont donc venus pêcher plus tôt que les années précédentes, et avec de plus gros bateaux, qui ne sont pas autorisés d’habitude.
La réglementation de la pêche des coquilles Saint-Jacques dépend-elle de l’UE ?
Non. L’interdiction de la pêche en dehors de la période s’étendant du 1er octobre au 15 mai a été décidée à l’initiative des organisations professionnelles françaises de pêcheurs, afin de protéger les ressources et laisser à la coquille le temps de grossir.
La Commission européenne réglemente toutefois la pêche d’autres espèces, notamment celles dont les stocks sont menacés. Les coquilles Saint-Jacques ne sont pas concernées parce qu’il s’agit d’une ressource côtière et sédentaire, pêchée principalement dans les eaux nationales – l’enjeu n’est donc pas communautaire. Son stock n’est, en outre, pas menacé.
La taille minimum des coquilles Saint-Jacques pêchées est, en revanche, encadrée par la législation européenne.
Les pêcheurs français ont-ils été sanctionnés ?
Non, aucune sanction n’a été prise à leur encontre, selon nos informations. M. Gueudar-Delahaye affirme toutefois qu’il « condamne » le comportement des pêcheurs français, qu’il juge « inadmissible » : « C’est une question de sécurité et d’ordre public. » Il travaille actuellement avec ses homologues britanniques pour « remettre tout le monde autour de la table afin de faire avancer les négociations, et éviter que ça se règle sur l’eau ». 
Côté britannique, Sheryll Murray, députée conservatrice de la région côtière des Cornouailles, a elle aussi dénoncé sur la BBC le comportement des pêcheurs français : « Ces pêcheurs [britanniques] étaient en train de travailler pour gagner honnêtement leur vie, et c’est absolument inacceptable que des pêcheurs issus d’autres pays membres [de l’Union européenne] puissent lancer des projectiles tels que des pierres ou des pièces en métal, puissent allumer des fumigènes et mettre en danger leur vie. »
La Commission européenne est intervenue mercredi, plaidant pour un règlement du litige « à l’amiable » entre les deux pays. Une solution que le ministère français de l’agriculture dit « soutenir ».
Le Brexit peut-il mettre un terme au blocage ?
Selon Dimitri Rogoff, président du comité des pêches de Normandie, en cas de Brexit dur les pêcheurs britanniques pourraient être exclus de ces eaux. « Normalement, après le 29 mars 2019, [les Britanniques] seront considérés comme un pays tiers et n’auront plus accès à ces zones-là », affirme-t-il.
Selon Frédéric Gueudar-Delahaye, il ne s’agit là que de « spéculations » : « On ne sait pas encore ce qu’il en sera pour la pêche, car les négociations n’ont pas encore commencé », rappelle-t-il.
En France, la pêche de la coquille Saint-Jacques mobilise environ 600 bateaux et emploie 2 400 marins, selon le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins. En 2017, la production était de 30 000 tonnes, pour un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros.

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Réunion « la semaine prochaine » entre les pêcheurs anglais et français
Les pêcheurs français et britanniques de coquilles Saint-Jacques se réuniront « la semaine prochaine » pour tenter de trouver un accord, a annoncé vendredi 31 août le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. L’objectif est de mettre un terme aux altercations qui se sont déroulées ces derniers jours, marquées par des jets de pierre, des insultes et des manœuvres dangereuses en haute mer.
« Ils se réuniront ensemble la semaine prochaine avec les industriels pour faire en sorte de trouver les bases d’un accord qui permette de revenir à une situation apaisée », a annoncé sur Europe 1 M. Travert, qui s’est entretenu jeudi soir avec son homologue britannique, George Eustice. « Nous avons tous les deux condamné ce qui s’est passé. (…) La semaine prochaine, nous souhaitons qu’il y ait un accord entre les pêcheurs français et les pêcheurs anglais », a-t-il poursuivi.
En attendant cette réunion et la conclusion d’un accord, il a demandé à son homologue « de faire en sorte que les pêcheurs ne viennent pas sous la ligne Barfleur-Antifer, c’est-à-dire la zone où se sont passés ces heurts ».





                            


                        

                        


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Changement d’heure : la Commission européenne veut « abolir » le passage à l’heure d’hiver

Selon une consultation en ligne, près de 80 % des Européens n’en veulent plus. Assez pour convaincre la Commission de lancer sa rentrée sur ce sujet.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 13h04
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Elargissement de l’Union aux Balkans, budget européen pluriannuel, réforme de la politique agricole commune… La Commission de Bruxelles, à neuf mois d’élections européennes cruciales pour l’avenir de l’Union, a conscience que ces enjeux mobilisent bien peu le grand public. C’est sans doute la raison pour laquelle l’institution communautaire a choisi de lancer sa rentrée, vendredi 31 août, sur un sujet bien plus trivial, en confirmant qu’elle souhaitait abolir le passage à l’heure d’hiver, un sujet qui manifestement mobilise bien davantage les citoyens de l’Union.
« Le changement d’heure sera aboli », a affirmé le président Jean-Claude Juncker à la chaîne allemande ZDF vendredi matin, au lendemain d’un séminaire du collège de la Commission, en partie consacré à cette question. « Les gens n’ont pas envie de continuer à changer leurs montres », a ajouté l’ex-premier ministre luxembourgeois.
Cette décision intervient alors que Bruxelles s’apprête à rendre public le résultat d’une consultation citoyenne organisée au cœur de l’été – entre le 4 juillet et le 16 août –, et qui a suscité un nombre de réponses totalement inédit pour un exercice de ce type, d’habitude confidentiel : 4,6 millions d’internautes ont rempli son questionnaire en ligne. Parmi les questions : souffrez-vous du passage à l’heure d’été-d’hiver ? Estimez-vous qu’il faut en finir avec ces changements ?
Abandonnée à la Libération
Or, à en croire le journal allemand Westfalenpost, jeudi 30 août, l’écrasante majorité des participants – 80 % ! – se sont dits favorables à l’abolition du changement d’heure. « Des millions de personnes ont répondu et sont d’avis qu’à l’avenir c’est l’heure d’été qui devrait être tout le temps la règle, et nous allons réaliser cela », a ainsi estimé le président de la Commission.
Depuis des décennies, dans la plupart des pays européens, les horloges avancent d’une heure l’un des derniers dimanches de mars et reculent d’une heure l’un des derniers dimanches d’octobre. De sorte que la clarté se prolonge en soirée durant l’été et que la nuit « tombe » plus vite à l’automne.
C’est l’Allemagne qui, la première, au tout début du XXe siècle, a instauré pour la première fois une heure d’été en Europe. La France suit, en 1916. L’heure d’été est abandonnée dans l’Hexagone à la Libération puis rétablie en 1976 à la suite du choc pétrolier de 1973. A l’époque, l’argument principal des autorités concerne les économies d’énergie censées être générées par cette disposition. L’ensemble des pays de l’Union suit le mouvement dans les années 1980 et une directive, datant de 2001, achève d’harmoniser les choix nationaux.
Ce texte dispose que les pays choisissant le changement d’horaire doivent tous le faire avec la même périodicité et à la même heure, le même jour. C’est cette directive que la Commission va proposer d’amender dans les semaines qui viennent. Eu égard au processus législatif européen, le projet de directive devra ensuite être approuvé au Conseil (les pays membres) et au Parlement européen, ce qui peut prendre plusieurs mois.
Mesure populaire
Cela devrait se faire sans trop de difficultés tant la mesure semble populaire. Côté Conseil, des pays membres militent depuis des années pour l’abandon du changement d’heure. Plusieurs gouvernements mènent déjà un lobbying actif à Bruxelles, ainsi qu’en Finlande, en Lituanie, en Suède ou en Pologne.
C’est le Parlement européen qui a le premier interpellé la Commission sur la question, réclamant lors d’une résolution votée à une forte majorité, en février dernier, qu’elle procède à la consultation publique, motivée par la montée des préoccupations citoyennes concernant d’éventuels dérèglements des rythmes chronobiologiques.
« Au total, 80 % des Européens ne veulent plus du changement d’heure : à nous responsables politiques de les entendre et d’en finir avec ce dispositif ! » estime Karima Delli, eurodéputée écologiste dans un Tweet, jeudi 30 août. L’élue a beaucoup fait ces derniers mois pour mettre le sujet à l’agenda de l’hémicycle.
Le paradoxe, c’est qu’à ce jour aucune étude scientifique n’a prouvé que le changement d’heure est réellement néfaste, ou au contraire vraiment utile, pour la santé, les économies d’énergie ou la sécurité routière… La commission le souligne d’ailleurs dans les propos liminaires à son questionnaire estival.
Les économies d’énergie ? « Des études montrent que l’effet global des économies d’énergie liées à l’heure d’été est marginal », souligne Bruxelles. La recrudescence des accidents de la route en raison du manque de sommeil ? « Les éléments de preuve ne sont pas concluants en ce qui concerne le rapport entre les dispositions relatives à l’heure d’été et les accidents de la route. » La santé ? « Les éléments de preuve concernant les effets globaux sur la santé (c’est-à-dire la mise en balance des effets négatifs et positifs présumés) ne sont pas concluants… »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ La cheffe du gouvernement britannique, Theresa May, veut que son pays devienne le premier investisseur occidental sur le continent d’ici à 2022.
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Les ambitions retrouvées du Royaume-Uni en Afrique

La cheffe du gouvernement britannique, Theresa May, veut que son pays devienne le premier investisseur occidental sur le continent d’ici à 2022.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 09h37
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 10h49
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                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

Trente ans se sont écoulés depuis la dernière visite d’un chef de gouvernement britannique au Kenya et, jeudi 30 août, le président Uhuru Kenyatta ne s’est pas privé de le faire remarquer à son hôte, Theresa May : « Je suis ravi que vous soyez venue par vous-même voir un pays et un continent qui ont tellement changé en presque quatre décennies. » La première ministre terminait à Nairobi sa première tournée africaine, qui l’a d’abord menée en Afrique du Sud, puis au Nigeria. Une visite pour courtiser trois anciennes colonies phares de l’Empire britannique et colmater les brèches ouvertes par le Brexit, après un été où les négociations sur le divorce avec l’Union européenne (UE) se sont enlisées.
« Alors que le Royaume-Uni se prépare à quitter l’UE, nous sommes déterminés à assurer une transition souple qui garantit la continuité de nos relations commerciales, a assuré Mme May, lors d’une conférence de presse, en présence de son homologue kényan. Aujourd’hui, nous avons regardé vers l’avenir, vers un partenariat renouvelé qui va débloquer l’incroyable potentiel de la prochaine génération pour nos deux pays. »
47 milliards d’euros investis en 2016

A la tête d’une délégation comptant une trentaine de chefs d’entreprise, la visite de la première ministre visait naturellement à trouver de nouveaux débouchés pour les entreprises britanniques. A son arrivée en Afrique du Sud, mardi 28 août, Mme May a affiché un objectif se voulant ambitieux : « Que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique d’ici à 2022. » Une cible néanmoins atteignable, à l’heure du désengagement américain : avec 47 milliards d’euros investis en 2016, le Royaume-Uni suit de près les Etats-Unis, qui ont investi 49 milliards d’euros la même année, d’après les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).
Pour le grand come-back britannique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ « C’est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C’est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années », a expliqué Ketil Solvik-Olsen.
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Un ministre norvégien démissionne au profit de la carrière de sa femme

« C’est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C’est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années », a expliqué Ketil Solvik-Olsen.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 08h25
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 09h25
   





                        



   


Le ministre des transports norvégien, Ketil Solvik-Olsen, a annoncé, jeudi 30 août, sa démission pour donner la priorité, pendant un an, à la carrière de son épouse médecin, un geste salué comme exemplaire pour la parité hommes-femmes.
« Cela a été fantastique d’être ministre des transports et des communications et, en fait, j’aurais bien continué toute ma vie », a déclaré M. Solvik-Olsen, membre du parti du Progrès (droite anti-immigration) à ce poste depuis 2013.
« Mais je suis maintenant arrivé à un carrefour dans la vie, où c’est au tour de ma femme de poursuivre son rêve. C’est un accord que nous avions conclu il y a de nombreuses années », a-t-il expliqué à la chaîne TV2 Nyhetskanalen.
Sa femme, Tone Solvik-Olsen, a accepté pour un an un poste de médecin dans un hôpital pour enfants aux Etats-Unis, a-t-il précisé. Cette décision a été applaudie sur les réseaux sociaux : « Respectable », « un exemple fantastique », ont réagi des internautes sur Twitter.
La Norvège, pionnière de l’égalité
Pionnière comme les autres pays nordiques en la matière, la Norvège arrive en deuxième position derrière l’Islande dans le dernier rapport du Forum économique mondial sur l’égalité hommes-femmes.
Selon les médias norvégiens, le ministre du pétrole et de l’énergie, Terje Søviknes, issu lui aussi du Parti du progrès, devrait également céder son portefeuille pour se consacrer à des responsabilités politiques locales.
Les services du premier ministre ont confirmé qu’un remaniement gouvernemental serait annoncé vendredi, sans préciser la nature des changements.
Le Parti du progrès siège depuis 2013 aux côtés des conservateurs de la première ministre, Erna Solberg, au sein d’une coalition élargie depuis au petit parti libéral (centre-droit). Des formations toutes trois dirigées par des femmes.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Des groupuscules d’extrême droite se sont à nouveau rassemblés, jeudi, dans cette ville de l’ex-RDA pour protester contre la politique migratoire du gouvernement.
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A Chemnitz, l’extrême droite maintient la tension

Des groupuscules d’extrême droite se sont à nouveau rassemblés, jeudi, dans cette ville de l’ex-RDA pour protester contre la politique migratoire du gouvernement.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 21h08
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 09h25
   





                        



   


Nouvelle soirée agitée à Chemnitz : l’extrême droite allemande s’est à nouveau rassemblée jeudi soir dans cette ville de l’ex-RDA pour protester contre la politique migratoire d’Angela Merkel. Quelques centaines de personnes brandissant des drapeaux allemands ont commencé en début de soirée à se regrouper dans le calme, à l’appel d’un groupuscule local d’extrême droite baptisé « Pro Chemnitz ».
Plusieurs centaines de policiers ont été mobilisés pour l’occasion, dans la crainte d’incidents similaires à ceux qui ont émaillé les précédents rassemblements du même type, dimanche, avec des « chasses collectives » à l’étranger dans la rue, puis lundi lorsque des échauffourées entre sympathisants de l’extrême droite et de la gauche radicale ont fait 20 blessés.
La manifestation se déroule en marge d’un « dialogue citoyen » organisé par les autorités locales avec des habitants de cette cité de Saxe en ébullition depuis le week-end dernier. L’élément déclencheur de cette tension est la mort d’un Allemand de 35 ans, tué à coups de couteau en marge d’une fête locale. La police a arrêté deux suspects, un Irakien et un Syrien de 22 et 23 ans, accusés d’avoir agi après une « altercation verbale ».

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Le gardien de prison et la fuite sur Internet
Depuis plusieurs jours, les forces de police et la justice de Saxe sont elles-mêmes accusées de collusion avec la mouvance d’extrême droite. En cause : une fuite de documents judiciaires confidentiels, qui a mis le feu aux poudres dimanche.
Un gardien de prison, employé par le ministère saxon de la justice, a révélé jeudi soir être à l’origine de cette fuite. Dans un communiqué rendu public par son avocat, l’homme, Daniel Zabel, a dit avoir voulu ainsi faire en sorte que « le public sache ce qui s’est passé », accusant les médias de « manipuler » la vérité et les autorités de « mentir » à la population.
Il a précisé avoir photographié le mandat d’arrêt dans la prison où venait d’être envoyé le principal suspect irakien et l’avoir transmis notamment au groupuscule d’extrême droite Pro Chemnitz, qui l’a ensuite diffusé sur les réseaux sociaux. Le document donnait des détails sur l’agression – la victime a été frappée de cinq coups de couteau au thorax –, mais aussi l’identité et l’adresse du suspect ainsi que les noms de témoins.

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Stratégie de la tension
L’extrême droite fait depuis des mois campagne sur le thème des crimes commis par des étrangers en Allemagne, accusant la chancelière Angela Merkel d’en être responsable pour avoir ouvert les portes de son pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016, provenant principalement de Syrie et d’Irak. Elle accuse le gouvernement de relativiser ce phénomène et se saisit de tous les faits divers impliquant des demandeurs d’asile pour marteler son message.
Cette stratégie de la tension semble porter électoralement ses fruits : l’AfD (Alternative pour l’Allemagne, extrême droite) talonne désormais le Parti social-démocrate dans les sondages derrière les conservateurs d’Angela Merkel, dans un contexte d’élections régionales qui se profilent en Bavière et en Hesse en octobre.
Le suspect irakien du meurtre de Chemnitz est arrivé en 2015 en Allemagne en provenance du Kurdistan irakien. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour violences et détention de drogues. Censé être expulsé, il avait fait appel de cette décision et obtenu gain de cause en 2016, affirme le quotidien Bild. Samedi, l’extrême droite de Chemnitz prévoit une « marche funèbre » en l’honneur de la victime des coups de couteau.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Des protections périodiques seront désormais gratuitement fournies aux 395 000 élèves et étudiantes du pays. Une première mondiale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/08/2018
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Les protections hygiéniques seront bientôt gratuites en Ecosse

Des protections périodiques seront désormais gratuitement fournies aux 395 000 élèves et étudiantes du pays. Une première mondiale.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h05
   





                        



   


Le gouvernement écossais a annoncé la mise en place d’un programme destiné à fournir gratuitement des protections périodiques aux 395 000 élèves et étudiantes du pays. Une première mondiale, qui coûtera 6,4 millions d’euros.
« Dans un pays aussi riche que l’Ecosse, il est inacceptable que des personnes soient obligées de lutter pour s’acheter des produits sanitaires de base, a déclaré le 24 août Aileen Campbell, membre du Parlement. Je suis fière que l’Ecosse prenne la tête du mouvement contre la pauvreté liée aux règles et je salue le soutien des autorités locales, des écoles et des universités. »
Protections de fortune
Selon l’association Plan International UK, des milliers de jeunes femmes britanniques manquent régulièrement l’école car elles n’ont pas les moyens de se procurer des protections périodiques. Une sur dix doit utiliser des protections de fortune, comme de vieux vêtements ou du papier journal.
Deirdre Kingston, porte-parole sur l’égalité pour le Parti travailliste en Irlande du Nord, a appelé à l’application de ce programme dans son pays.
La question du prix de ces produits de première nécessité avait également suscité une mobilisation en France en 2015. L’Assemblée nationale avait alors adopté en décembre, après de multiples rebondissements, la baisse de la TVA sur les protections hygiéniques, de 20 à 5,5 %.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ En visite au Danemark, Emmanuel Macron s’est amusé le 29 août à qualifier les Français de « Gaulois réfractaires au changement ». Ce n’est pas la première fois que le président évoque à l’étranger les difficultés à réformer en France.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Editorial. La poussée du parti AfD déstabilise les institutions démocratiques allemandes en appelant à faire triompher la force sur le droit. Une nouvelle manifestation est prévue à Chemnitz ce soir.
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Allemagne : les menaces de l’extrême droite

Editorial. La poussée du parti AfD déstabilise les institutions démocratiques allemandes en appelant à faire triompher la force sur le droit. Une nouvelle manifestation est prévue à Chemnitz ce soir.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h33
   





                        


Editorial du « Monde ». C’était il y a un an. Candidate à un quatrième mandat de chancelière, Angela Merkel s’était lancée dans une campagne minimale, confortée par des sondages lui prédisant une victoire confortable aux élections législatives du 24 septembre 2017. « Pour une Allemagne où il fait bon vivre », pouvait-on lire sur ses affiches. Aucune réforme ambitieuse au programme. Juste la promesse d’un avenir tranquille dans un pays prospère, à l’abri des tumultes du monde.
Un an plus tard, Mme Merkel est toujours au pouvoir, mais son slogan de campagne bute sur une réalité de plus en plus inquiétante, dont Chemnitz (Saxe) est aujourd’hui le symbole. Proche de la frontière tchèque, cette ville de 240 000 habitants fait la « une » de l’actualité depuis le meurtre, dimanche 26 août, d’un Allemand de 35 ans. Un crime dont sont soupçonnés deux réfugiés d’une vingtaine d’années, un Syrien et un Irakien, et à la suite duquel l’extrême droite a organisé d’importantes manifestations jalonnées de saluts hitlériens et d’agressions à l’encontre de personnes d’origine étrangère. Des manifestations dont l’ampleur a été largement sous-estimée par les autorités et que la police n’a pas su encadrer, au risque de donner le sentiment d’être dépassée par les événements.

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Dans cette région de l’ex-Allemagne de l’Est, de telles démonstrations de force de la part de groupuscules d’extrême droite ne sont pas nouvelles. Plus préoccupant encore est le fait que ceux-ci aient été rejoints et soutenus par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Un parti qui, aux élections législatives de 2017, a remporté une centaine de sièges au Bundestag. Un parti alors arrivé en tête dans la Saxe. Un parti, enfin, dont l’un des députés, Markus Frohnmaier, bien loin de condamner les débordements de Chemnitz, les a, au contraire, légitimés. « Quand l’Etat ne peut plus protéger les citoyens, les gens vont dans la rue et se protègent eux-mêmes. C’est aussi simple que cela. Aujourd’hui, c’est un devoir citoyen que d’aller dans la rue pour faire barrage à cette immigration qui répand la mort à coups de couteau. »
Agir vite
L’AfD, aujourd’hui, semble loin du pouvoir. Dans les sondages, elle n’en est pas moins créditée de plus de 20 % des voix dans trois Länder de l’ex-Allemagne de l’Est où auront lieu des élections régionales d’ici tout juste un an. Or, face à la poussée de ce parti présent au Parlement mais qui n’hésite pas à déstabiliser les institutions démocratiques en appelant à descendre dans la rue et à faire triompher la force sur le droit, aucune figure ne semble aujourd’hui en mesure de s’imposer. Au pouvoir depuis treize ans, Mme Merkel n’est pas parvenue à enrayer sa poussée, au contraire. De leur côté, les sociaux-démocrates sont inaudibles, anémiés, à court d’idées et de leaders pour assurer une relève et incarner une alternative.

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« Nous avons vu des chasses collectives, nous avons vu de la haine dans la rue, et cela n’a rien à voir avec un Etat de droit », a commenté Mme Merkel, mardi, depuis Berlin. Le diagnostic est juste, mais la chancelière ne peut se contenter de mots. Désormais son gouvernement doit agir, et vite, s’il veut montrer qu’il a vraiment la main. Pour la chancelière, l’enjeu n’est plus de promettre une Allemagne où « il fait bon vivre » mais, plus fondamentalement, d’assurer à tous ses habitants – quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau – qu’ils se trouvent dans un pays où ils n’ont pas peur de vivre.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.
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Le Portugal, la pays où l’électricité est plus verte

Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 18h03
    |

            Pierre Le Hir (Barrages d’Alto Rabagão et de Venda Nova, parc éolien d’Alto Minho (Portugal), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Gorgés de soleil, les panneaux photovoltaïques étincellent au milieu d’un immense bassin bleu azur, entouré de vallons verdoyants. Eau et feu, ombre et lumière. Ici, tout au nord du Portugal, avec le réservoir d’Alto Rabagão, le groupe Energias de Portugal (EDP) teste une technologie unique en Europe : l’association d’un barrage hydroélectrique et d’une centrale solaire flottante. Une innovation qui symbolise les ambitions de ce petit pays de 10 millions d’habitants, devenu l’un des champions européens des énergies renouvelables. En mars 2018, sa production d’électricité verte a même dépassé la consommation nationale, le surplus étant exporté vers l’Espagne.

Le démonstrateur d’Alto Rabagão est de petite taille : 840 modules photovoltaïques qui, bout à bout, occupent la surface d’un demi-terrain de football, noyé dans une cuvette huit mille fois plus vaste. D’une puissance de 220 kilowatts, ils ne peuvent guère alimenter en courant qu’une centaine de foyers. Mais l’expérimentation, lancée à l’automne 2016, pour un coût de 450 000 euros, se révèle prometteuse.
« Le milieu aquatique refroidit les cellules photovoltaïques, ce qui accroît leur rendement de 4 à 10 %, indique Rui Teixeira, vice-président exécutif d’EDP. En outre, le système n’a pas d’impact sur l’environnement, puisqu’il est intégré au barrage : il n’accapare pas de terres et ne nécessite pas de lignes électriques supplémentaires. » Un atout d’autant plus précieux qu’Alto Rabagão se trouve à l’intérieur du parc national de Peneda-Gerês. Mieux, la centrale flottante réduit l’évaporation du réservoir et limite la prolifération d’algues, tout en servant de refuge aux alevins.

Le site n’a pas été choisi au hasard. Aménagé à 800 mètres d’altitude et battu par les vents qui y soulèvent des vagues d’un mètre de hauteur, il subit aussi, du fait du fonctionnement du barrage, des variations de 30 mètres du niveau d’eau. Ce qui permet d’éprouver la robustesse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Cette pratique marginale n’est plus remboursée depuis novembre 2017 par le National Health Service.
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En Angleterre, les services de santé ne financent plus l’homéopathie

Cette pratique marginale n’est plus remboursée depuis novembre 2017 par le National Health Service.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h02
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
L’homéopathie est en Angleterre une pratique marginale, qui n’est plus financée par les services de santé publics (National Health Service, NHS) depuis novembre 2017. A la suite de cette décision, l’Association homéopathique britannique (BHA) a porté le dossier devant les tribunaux. En mai, la Haute Cour de justice a rejeté sa demande. Le directeur du NHS pour l’Angleterre, Simon Stevens, regrettait à l’époque ce procès « coûteux et fallacieux ». L’Irlande du Nord et le Pays de Galles ont également arrêté de financer l’homéopathie. L’Ecosse demeure la seule exception du Royaume-Uni.
Si la décision anglaise est symbolique, elle n’aura guère d’impact. L’homéopathie a de longue date mauvaise presse au Royaume-Uni et sa pratique est rare. Jusqu’au procès, le BHA ne revendiquait que 400 médecins du NHS la pratiquant, sur un total de 33 000. Seuls trois hôpitaux en dispensaient, à Londres, Bristol et Glasgow. En 2016-2017, les médicaments homéopathiques n’ont coûté aux services publics que 92 412 livres (102 000 euros), une goutte d’eau dans un budget total de plus de 17 milliards de livres de médicaments. Si l’homéopathie reste autorisée, elle est désormais cantonnée à la médecine privée, très minoritaire outre-Manche.

Soutien du prince Charles
La décision des services de santé britanniques s’appuie sur les nombreuses études scientifiques concluant à l’inefficacité de cette pratique. « Il n’y a pas de preuves de qualité que l’homéopathie est efficace pour aucun traitement de problème de santé », affirme le NHS. En 2010, le comité parlementaire sur la science et la technologie arrivait à la même conclusion. « Selon nous, les méta-analyses démontrent de façon concluante que les produits homéopathiques n’ont pas de meilleur effet que les placebos. » Bien sûr, le comité « ne doute pas que l’homéopathie permette à certains patients de se sentir mieux, mais la satisfaction des patients peut se produire par l’effet placebo »....




                        

                        


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Compte rendu

En visite en Afrique, Angela Merkel veut « combattre l’émigration illégale »

La chancelière allemande, qui mise sur le développement du continent pour endiguer les flux migratoires, se rend au Sénégal, au Ghana et au Nigeria.


LE MONDE
              datetime="2018-08-30T10:02:11+02:00"

        Le 30.08.2018 à 10h02






    
Le président sénégalais, Macky Sall, et la chancelière allemande, Angela Merkel, à l’aéroport Blaise-Diagne, près de Dakar, le 29 août 2018.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Alors que la première ministre britannique, Theresa May, se rend au Kenya, jeudi 30 août, après avoir fait étape en Afrique du Sud et au Nigeria, Angela Merkel a elle aussi commencé, mercredi, une mini-tournée africaine. La chancelière allemande était au Sénégal, avant le Ghana et le Nigeria, au moment où Berlin mise sur le développement du continent pour endiguer les flux migratoires et renforcer la lutte contre la menace djihadiste.
Mme Merkel, accompagnée d’une dizaine de capitaines d’industrie allemands, a été accueillie sur le tarmac de l’aéroport Blaise-Diagne, à une cinquantaine de kilomètres de Dakar, par le président sénégalais, Macky Sall. Ils se sont ensuite réunis au palais présidentiel de Dakar pour un entretien suivi d’un dîner. Au cours d’une conférence de presse conjointe, Macky Sall a annoncé l’électrification par le solaire de 300 villages sénégalais grâce à un financement de l’Allemagne dont le montant n’a pas été précisé.

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Interrogé par la presse, le dirigeant sénégalais a déploré le « lot de morts » de migrants africains « à travers le Sahara et la Méditerranée » et appelé à « trouver des solutions et des opportunités » pour la jeunesse africaine en Afrique. « La vocation de la jeunesse africaine n’est pas d’échouer dans la Méditerranée ou sur les rives de l’Europe ou de vivre dans la clandestinité », a-t-il dit, dénonçant les « réseaux de trafiquants et criminels ».
« Nous ne devons pas être les complices des trafiquants d’êtres humains et nous ne devons pas juste regarder » sans rien faire, a de son côté déclaré Mme Merkel. « Nous devons combattre l’émigration illégale d’une part et créer des opportunités légales d’autre part », a-t-elle estimé. La chancelière a renforcé ces dernières années le volet africain de sa diplomatie, comptant sur les pays du continent pour ralentir le flux de migrants vers l’Europe, un sujet extrêmement sensible en Allemagne.
Tirer profit du dynamisme africain
Le Sénégal, le Ghana et le Nigeria « sont confrontés à de grands défis en termes de développement économique et social », avait indiqué à Berlin un responsable gouvernemental, avant le départ de Mme Merkel, ajoutant que ces trois pays devaient faire en sorte que le renforcement de leurs économies profite à tous les citoyens, « ce qui n’est pas encore le cas partout ».
Il est important que « les gens arrêtent d’entreprendre le voyage illégal et extrêmement dangereux vers l’Europe », a estimé le responsable allemand, prônant à l’inverse une attention accrue à l’immigration légale, notamment celles des jeunes Africains désireux d’étudier en Europe avant de rentrer au pays pour mettre en œuvre leurs acquis.

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Pays d’exportation comme la Chine et le Royaume-Uni, qui se prépare au Brexit, l’Allemagne veut également tirer profit du dynamisme croissant de l’Afrique, dont les pays disposent souvent d’importantes ressources en matières premières et d’une population jeune.
Le Sénégal connaît une croissance économique de 6 % ou 7 % depuis plusieurs années, tandis que le Ghana, dont l’économie est également en expansion, est considéré comme un havre de stabilité dans la région. Bien que confronté aux actions terroristes du groupe djihadiste Boko Haram et à la volatilité des prix du pétrole, le Nigeria reste le second partenaire économique de l’Allemagne en Afrique subsaharienne.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Un recours va être déposé devant l’administration américaine, qui leur a imposé des droits de douane de 34,75 %.
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Les producteurs d’olives espagnols en guerre contre Donald Trump

Un recours va être déposé devant l’administration américaine, qui leur a imposé des droits de douane de 34,75 %.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h35
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Les producteurs d’olives espagnols sont sur le pied de guerre, après la décision des Etats-Unis d’imposer des droits de douane de 34,75 % sur un produit qui fait vivre une bonne partie de l’Andalousie. Ils accusent le gouvernement américain de cibler le système de la politique agricole commune (PAC), et ont déjà demandé à la Commission européenne d’intervenir auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
« En nous attaquant, c’est à la PAC que les Etats-Unis s’attaquent, car nous recevons les mêmes aides que le reste des agriculteurs de l’Union européenne [UE] », affirme Antonio de Mora, président de l’Association espagnole des exportateurs d’olives de table, qui a annoncé son intention de présenter un recours devant les autorités américaines avant vendredi 31 août.
Commencé voici un an, l’affrontement s’est aggravé cet été. Fin juillet, la Commission américaine du commerce international a confirmé la décision prise en juin par le département de commerce américain d’imposer des droits antidumping de 20 % sur les olives espagnoles et des droits compensateurs de 14,75 %.
« Un risque systémique »
En novembre 2017, le DoC avait lancé une enquête pour déterminer si les producteurs et exportateurs espagnols recevaient des subventions passibles de mesures compensatoires. L’administration américaine répondait à une pétition présentée, en juin 2017, par la Coalition américaine pour le commerce équitable des olives noires, qui regroupe en fait deux producteurs californiens, Bell-Carter Foods et la Musco Family Olive Company, les plus importants des Etats-Unis. Ceux-ci se plaignaient d’être victimes d’une concurrence déloyale de la part de l’Espagne et demandaient l’imposition de mesures antidumping.
« Les agriculteurs californiens ont toujours essayé de limiter les importations espagnoles, cela n’a pas toujours fonctionné, mais ils ont trouvé un interlocuteur idéal dans le gouvernement actuel »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, estime que sur l’énergie et les gaz à effet de serre, son pays doit faire « mieux que l’objectif européen ».
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« Le Portugal vise la neutralité carbone en 2050 »

Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, estime que sur l’énergie et les gaz à effet de serre, son pays doit faire « mieux que l’objectif européen ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h22
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h34
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, précise les objectifs énergétiques et climatiques de son pays.
Le Portugal vise la neutralité carbone au milieu du siècle. Comment comptez-vous y parvenir ?
Depuis le protocole de Kyoto [en 1997], le Portugal a toujours respecté ses engagements climatiques. Dans le cadre de l’accord de Paris de 2015, l’Union européenne a réitéré son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030, par rapport à leur niveau de 1990. Le Portugal a décidé d’aller plus loin. Le premier ministre, Antonio Costa, a fixé comme cap la neutralité carbone en 2050, avec une feuille de route sur laquelle la discussion publique va commencer à l’automne, pour une approbation au printemps 2019.
Le défi est énorme. En 2017, les émissions nationales de CO2 se sont élevées à 68 millions de tonnes. Notre forêt ayant la capacité d’en absorber 10 millions par an, nous allons devoir diviser nos émissions par sept. Cela suppose une transformation presque totale des modes de production et de consommation.
Le Portugal continue de développer les énergies renouvelables avec, désormais, un très gros effort d’investissement dans le solaire. Nous avons déjà un potentiel qui nous permettra de vivre avec une électricité d’origine entièrement renouvelable. Pour le mix énergétique global, nous visons 31 % de renouvelable en 2030. Nous ferons donc mieux que l’objectif européen, qui est de 32 % en 2040 seulement. Nous devons être plus ambitieux dans ce domaine. Mais il nous faut aussi agir dans tous les autres secteurs d’activité.
Quelles sont les priorités ?
La première est de décarboner les transports. Nous y avons consacré 150 millions d’euros en 2017, et nous y affecterons 450 millions en 2018. Nous allons mettre en place un réseau de bornes de rechargement pour les véhicules électriques dans tout le pays, petites communes comprises,...




                        

                        

