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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le président de la République a dit jeudi attendre des réponses précises avant de trancher définitivement sur la mise en œuvre de cette réforme.
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Prélèvement de l’impôt à la source : Emmanuel Macron hésite encore

Le président de la République a dit jeudi attendre des réponses précises avant de trancher définitivement sur la mise en œuvre de cette réforme.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 15h53
   





                        



   


La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source le 1er janvier 2019 n’est pas encore définitivement décidée. Emmanuel Macron a déclaré, jeudi 30 août, attendre des « réponses précises » avant de trancher.
« J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme, mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », dans les prochaines semaines, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse à Helsinki.
« J’ai besoin d’une série de réponses très précises et d’être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place », a-t-il ajouté. « Il est normal que nous nous assurions que les détails soient bien clairs », a-t-il déclaré au côté du premier ministre finlandais, Juha Sipilä, qui a vanté le prélèvement de l’impôt à la source, en vigueur dans son pays depuis des décennies.
Confirmation de Gérald Darmanin
Jeudi matin sur France Bleu, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a, lui, confirmé l’application de cette réforme le 1er janvier 2019.
Le ministre a également appelé les entreprises à se mobiliser pour participer à la mise en place du prélèvement de l’impôt à la source. « Après les baisses d’impôt très importantes que nous faisons pour les sociétés, et parfois ça nous est reproché par l’aile gauche du pays, nous demandons que tous les employeurs fassent quelque chose pour les salariés. C’est une mesure pour les salariés », a-t-il dit.
La mise en œuvre du dispositif préoccupe chefs d’entreprise et syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts. Elle est aussi critiquée par des responsables de l’opposition, comme Laurent Wauquiez (LR), qui a demandé mercredi à l’exécutif d’y renoncer, jugeant qu’il était « encore temps » d’arrêter une réforme « qui va dans le mur ».
La veille, le premier ministre, Edouard Philippe, avait promis de faire « le point » sur ce dossier d’ici à quelques semaines.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ En visite au Danemark, Emmanuel Macron s’est amusé le 29 août à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, et les Français, « Gaulois réfractaires au changement ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’affaire porte sur le bien immobilier acquis à Brest par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était alors le directeur général (1998-2012).
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L’enquête sur l’opération immobilière de Richard Ferrand délocalisée à Lille

L’affaire porte sur le bien immobilier acquis à Brest par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était alors le directeur général (1998-2012).



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h42
   





                        



   


« En vue de préserver la sérénité du débat judiciaire », l’enquête sur l’opération immobilière mettant en cause Richard Ferrand a été délocalisée à Lille, a révélé France Inter jeudi 30 août. Selon la radio publique, la Cour de cassation « a validé le 25 juillet la requête que la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, avait formulée ».
L’affaire, qui avait écourté le passage du chef de file des députés La République en marche (LRM) au gouvernement, porte sur le bien immobilier acquis à Brest par sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, puis loué aux Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était alors le directeur général (1998-2012).
Réagissant à cette information, Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor, a dénoncé « des manœuvres dilatoires ». « Depuis le début, M. Ferrand multiplie les embûches à l’ouverture d’une information judiciaire, a-t-il dit au Monde. On a perdu presque un an dans ce dossier depuis la plainte avec constitution de partie civile. » 
« Il y a quand même un paradoxe, souligne-t-il. De multiples magistrats sont régulièrement jugés et mis en cause devant la juridiction à laquelle ils appartiennent, sans que cela ne fasse sourciller personne. » Et de conclure : « On arrive à une situation ubuesque : Anticor est privé du pôle financier, qui a une compétence nationale, sur un prétexte totalement ahurissant. » 

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                L’affaire Richard Ferrand résumée en cinq points



Information judiciaire ouverte en janvier
En octobre 2017, le procureur de Brest avait annoncé le classement sans suite de l’enquête, notamment pour prescription. L’association Anticor avait alors déposé une nouvelle plainte en novembre, avec constitution de partie civile. Ce qui a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire, le 12 janvier, pour « prise illégale d’intérêts » au pôle financier de Paris par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke.
Mais les avocats de M. Ferrand ont fait en mars une demande de dépaysement de l’instruction. « Le fait qu’Anticor était représentée au moment de son audition de partie civile le 28 février, auprès du juge Van Ruymbeke, par le vice-président d’Anticor, Eric Alt, qui se trouve aussi être premier vice-président adjoint au TGI de Paris, a surpris et choqué », avaient-ils expliqué.
« Il n’est pas juge dans l’affaire, il défend les intérêts d’Anticor », avait ensuite rétorqué le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard. A la suite de cette demande, le juge Van Ruymbeke avait reporté sine die l’audition de M. Ferrand qui avait été prévue le 26 mars.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le premier ministre poursuit jeudi ses entretiens avec syndicats et patronat pour discuter des chantiers potentiellement explosifs de l’automne.
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Rencontres avec Edouard Philippe : les syndicats dans l’expectative

Le premier ministre poursuit jeudi ses entretiens avec syndicats et patronat pour discuter des chantiers potentiellement explosifs de l’automne.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 14h18
   





                        



   


Le gouvernement fait sa rentrée. L’occasion de retisser les liens avec des partenaires sociaux qui ont eu le sentiment, ces derniers mois, de n’être pas considérés par l’exécutif.
Après avoir été reçus à l’Elysée à la mi-juillet par le président de la République, Emmanuel Macron, syndicats et patronat s’apprêtent donc à rencontrer, chacun à son tour, du 29 août au 4 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, qui sera accompagné de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et de sa collègue du travail, Muriel Pénicaud.
Au menu de cette rentrée sociale à haut risque : assurance-chômage, plan pauvreté, retraites…

        Synthèse :
         

          Notre point sur les dossiers abordés dans cette rentrée sociale



Inquiétudes quant à l’assurance-chômage
Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a été reçu dès 8 heures par le premier ministre et la ministre du travail. Au sortir de la réunion, il a dit qu’il refuserait de se « faire hara-kiri » si la nouvelle réforme de l’assurance-chômage consistait à supprimer le principe assurantiel du régime :
Si la lettre de cadrage [préalable à une négociation officielle] devait être de nous demander de supprimer [...] le principe assurantiel, le tout dans un cadre contraint budgétaire, j’ai dit au premier ministre : « On n’est pas la secte du temple du Soleil, on ne va pas tous se réunir dans un coin pour se faire hara-kiri sur demande du gouvernement ! »
 
Le tabou de la dégressivité des allocations chômage
Autre pierre d’achoppement concernant le chômage, la dégressivité des allocations des cadres, avancée la semaine dernière par le député proche de l’exécutif Aurélien Taché (La République en marche), au sujet de laquelle Edouard Philippe avait dit dimanche 26 août qu’il n’avait « ni tabou ni présupposé ».
François Hommeril, président de la CFE-CGC, reçu à 11 h 30 par le premier ministre, s’est insurgé à la sortie de la réunion contre cette idée, évoquant « du populisme » :
Nous considérons que ceux qui se sont exprimés sur le sujet ont fait du populisme au sens propre du terme : ils désignent à la vindicte des autres catégories une catégorie particulière pour éviter que chacun regarde les vrais problèmes. [...] Pour nous, c’est un tabou. Sur tous les autres sujets, nous n’avons pas de tabou.
« Rien d’arrêté » sur la santé au travail
Sur la santé au travail, M. Pavageau a dit « que pour l’instant il n’y avait rien d’arrêté, y compris jour(s) de carence » ou transfert aux entreprises de la prise en charge des premiers jours d’arrêt pour maladie après le délai de carence.
Un sujet qui inquiète fortement le dirigeant du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, reçu à 9 h 30 par le premier ministre :
[Je lui] ai rappelé très fortement notre opposition au déremboursement éventuel des indemnités journalières. [...] Il faut essayer de réfléchir à des solutions en prenant le temps du diagnostic.
Si le premier ministre a assuré dimanche écarter l’idée d’un « transfert brutal » du financement des arrêts de courte durée de la Sécurité sociale vers les entreprises, il souhaite que les partenaires sociaux trouvent des solutions pour que l’absentéisme cesse d’augmenter.
La réforme des CDD préoccupe le patronat
Geoffroy Roux de Bézieux souhaite également que soit rejeté le projet du gouvernement visant à instaurer un bonus-malus pour pénaliser les entreprises abusant de contrats courts.
« On a rappelé notre opposition au système du bonus-malus, quels qu’en soient les paramètres, non pas pour des raisons dogmatiques ou idéologiques (mais) parce que c’est la nature de l’activité qui amène à avoir des contrats courts ou un turn-over important », a-t-il déclaré, citant par exemple « les extras dans la restauration ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ En autorisant le rachat par La Poste de CNP Assurances, le gouvernement confirme l’évolution massive de l’opérateur postal vers les activités de banque et assurance.
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« Pour la première fois de son existence, le premier métier de La Poste ne sera plus le courrier mais la finance »

En autorisant le rachat par La Poste de CNP Assurances, le gouvernement confirme l’évolution massive de l’opérateur postal vers les activités de banque et assurance.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 12h49
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Le premier timbre-poste français figurait Cérès, déesse des moissons et de la fécondité. C’était en 1849 le début d’une aventure, celle du service universel de la poste, partout en France au même prix. Cent soixante-dix ans plus tard, Cérès change de métier. Du moins moissonnera-t-elle désormais en priorité des contrats d’assurance et des comptes-chèques plutôt que des lettres. Non pas qu’elle arrête de recueillir et distribuer les précieux mots doux et les irritantes factures, mais, pour la première fois de son existence, son premier métier ne sera plus le courrier mais la finance. Avec l’acquisition de CNP, l’un des premiers assureurs français, son activité dans la banque et l’assurance devrait représenter plus de la moitié de ses ventes et la grande majorité de ses bénéfices. Le seul résultat net de CNP Assurances représente deux fois celui de la totalité du groupe La Poste.

C’est le destin des grandes postes mondiales, presque toutes issues d’administrations publiques. Trois siècles après les premiers postillons et relais de poste, elles doivent se trouver d’urgence de nouvelles occupations pour pallier la disparition progressive des lettres tombées au champ d’honneur du numérique. Les particuliers échangent par mail ou SMS et même les impôts s’affranchissent du passage par la boîte aux lettres. Or la disparition progressive du courrier s’accélère. De 4 à 5 % de baisse annuelle au début des années 2000, le rythme est passé à 7 % en France en 2017. Le casse-tête est double. Pour continuer à assurer sa mission de service publique, il faut à la fois maintenir un nombre conséquent de facteurs et trouver de nouvelles sources de revenus pour les financer.
Les colis ou la finance
Trois pistes ont été testées en Europe : les colis, les services et la finance. Livrer des paquets est l’extension naturelle du métier de facteur et l’expansion du commerce électronique lui offre un avenir prometteur. Mais l’exigence de rapidité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, espère incarner une « droite des valeurs ».
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Bruno Retailleau : « La verticalité d’Emmanuel Macron est un narcissisme »

Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, espère incarner une « droite des valeurs ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h04
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, qui a repris la direction du microparti de François Fillon, Force républicaine, effectue sa rentrée politique à La Baule, samedi 1er septembre.
La démission de Nicolas Hulot sonne-t-elle le glas de l’engagement des ministres issus de la société civile ?
Elle est révélatrice, tout comme l’a été l’affaire Benalla, de la fin du nouveau monde. Emmanuel Macron a voulu imposer l’idée d’une République de l’exemple, de la vertu publique. L’affaire Benalla a montré au contraire que nous nous trouvons dans le règne du bon plaisir – cela nous ramène à l’ancien régime – et, pour ce qui concerne Nicolas Hulot, dans celui du double langage. Malgré son rang de ministre d’Etat, il a été choisi comme faire-valoir. C’est terrible qu’un ministre vienne devant un micro pour dire qu’il s’était menti à lui-même.
Les Français sont passés d’un espoir, il y a un an, à un doute, et désormais à la désillusion. La verticalité d’Emmanuel Macron n’est souvent que l’exaltation de sa propre personnalité, un narcissisme plutôt qu’une autorité de l’Etat rétablie. Elle devrait profiter à tous, mais elle n’est qu’à son seul service.

Vous retrouvez-vous néanmoins dans les réformes économiques du gouvernement ?
La désillusion des Français vient du fait qu’Emmanuel Macron avait dit pendant sa campagne que tous les politiques avaient échoué depuis trente ans. Or, sa propre politique ne produit pas de résultats. Sur le plan économique, nous sommes à la traîne en Europe, avec une croissance en baisse et un déficit public qui ne cesse d’augmenter. Nous avons le record mondial de la dépense publique et des impôts. Le chômage ne décroît pas. Emmanuel Macron se rêvait en grand transformateur, il fait la politique du petit raboteur.
Il est tenté par le modèle anglo-saxon, individualiste, qui allie une vision multiculturaliste de la société et une fragilisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Aussi bien du côté des recettes fiscales que des dépenses publiques, le compte n’y est pas, explique dans sa chronique la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier.
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Budget : « Le message brouillé du gouvernement envers les chefs d’entreprise »

Aussi bien du côté des recettes fiscales que des dépenses publiques, le compte n’y est pas, explique dans sa chronique la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h50
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Tendances France. Réunis mardi 28 et mercredi 29 août à Jouy-en-Josas (Yvelines) pour la 20e université d’été du Medef, les patrons, qui ont toujours un œil sur la conjoncture autant que sur leur propre activité, ont dû apprécier. Interrogé lundi devant l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF) sur la révision des objectifs de finances publiques, sur fond de croissance économique moins forte que prévu, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a eu cette phrase improbable : « Cela fait partie des charmes de la vie économique : elle vous surprend toujours. »
La veille, dans un long entretien accordé au Journal du dimanche, le premier ministre, Edouard Philippe, avait reconnu que le déficit public allait subir un « rebond » en 2019, alors même que Bercy avait amélioré ses hypothèses mi-juillet, au moment du débat d’orientation des finances publiques devant l’Assemblée nationale.
Lundi, le locataire de Bercy a abondé en ce sens, estimant qu’« il n’y aura pas 2,3 % de déficit en 2018 [comme annoncé en juillet] ». Celui-ci devrait être supérieur à 2,6 % cette année et proche de 3 % en 2019. En cause, d’abord, le ralentissement de la croissance du PIB : une hausse de 1,7 % cette année « semble raisonnable », a annoncé M. Le Maire, alors que début août son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin, assurait encore qu’elle ne serait « pas inférieure » à 1,8 %.
Le compte n’y est pas
Conséquence : les recettes fiscales qui en découleront devraient être moins abondantes que prévu. Enfin, la reprise dès cette année de 3,5 milliards d’euros de dettes de SNCF Réseau devrait peser à hauteur de 0,1 point de PIB sur le déficit 2018, a détaillé M. Le Maire.

Côté freinage des dépenses publiques, le compte n’y est pas non plus. Le gouvernement conserve son objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Parmi les annonces « managériales » du gouvernement : la baisse de 10 % du budget des agents à l’étranger et un triplement des aides au développement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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Le Quai d’Orsay réduit sa masse salariale et redéploie ses aides

Parmi les annonces « managériales » du gouvernement : la baisse de 10 % du budget des agents à l’étranger et un triplement des aides au développement.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 13h34
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

L’objectif est celui d’une « diplomatie agile », formule qu’affectionnent aussi bien Emmanuel Macron que son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Cette vision très managériale signifie des moyens plus limités mais théoriquement mieux ciblés, et surtout plus efficaces, ce qui ne suffit pas à dissiper les inquiétudes de nombre de diplomates. Si la « conférence des ambassadeurs et des ambassadrices », selon son nouvel intitulé, est l’occasion pour le chef de l’Etat de rappeler les grandes orientations de la politique extérieure du pays, il s’agit aussi d’en fixer les modalités.
Avant la conclusion des travaux le 29 août par le patron du Quai d’Orsay, le premier ministre, Edouard Philippe, avait présenté la veille un vaste projet de réorganisation des réseaux de l’Etat à l’étranger, en redonnant de l’autonomie de gestion aux ambassadeurs, mais aussi en appelant à une économie de 10 % de la masse salariale des agents à l’étranger d’ici à 2022, ce qui représente 110 millions d’euros.
Devant les ambassadeurs, le premier ministre a justifié ce sérieux coup de rabot et fustigé la « complexité » de l’administration du réseau, constituée d’une « addition de strates », et a plaidé pour « revenir aux fondamentaux » en gérant de « de façon plus harmonieuse, transversale, cohérente et peut-être plus managériale » les quelque 20 000 agents déployés à l’étranger, dont la moitié dépendent directement du Quai d’Orsay.
« Paupérisation »
Evoquées depuis juin, ces coupes claires suscitent l’inquiétude d’une grande majorité des fonctionnaires d’un ministère qui pèse pour à peine 1 % du budget de l’Etat. Le Quai d’Orsay a perdu en trente ans 53 % de ses effectifs, dont un tiers ces dix dernières années. Avec 13 791 emplois à temps plein pour l’ensemble du réseau diplomatique, il compte moins de fonctionnaires qu’une ville comme Toulouse. Une note interne à diffusion restreinte, intitulée « Augmenter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Désaccord avec sa direction, règlement de comptes et refus de rédiger une « newsletter de l’Elysée »…, le directeur de la rédaction a quitté son poste.
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Au « Nouveau Magazine littéraire », Glucksmann paie ses critiques envers Macron

Désaccord avec sa direction, règlement de comptes et refus de rédiger une « newsletter de l’Elysée »…, le directeur de la rédaction a quitté son poste.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h21
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
C’est une crise qui fut d’abord feutrée, cantonnée aux couloirs d’une revue littéraire avant d’éclater au grand jour. L’essayiste Raphaël Glucksmann, qui était directeur de la rédaction du Nouveau Magazine littéraire depuis décembre 2017, a décidé d’en claquer la porte. Dans le numéro de septembre, en kiosques le 30 août, trois éditoriaux expliquent pourquoi la situation est bloquée. L’un est signé de Raphaël Glucksmann, l’autre de Nicolas Domenach, son successeur, le troisième a été écrit par Claude Perdriel, l’actionnaire majoritaire du titre. Tous conviennent d’un désaccord politique. Autour de la personne d’Emmanuel Macron.
« Le président de la République n’était pas au cœur de nos préoccupations. Il était même le cadet de nos soucis. Pourtant, c’est bien notre façon de l’aborder qui suscita les désaccords menant aujourd’hui au divorce avec l’actionnaire majoritaire, écrit M. Glucksmann. Le Nouveau Magazine littéraire est à ses yeux hostile au pouvoir en place. Toute critique d’Emmanuel Macron se voit taxée de “faire le jeu des populistes”. » 
Claude Perdriel lui répond ainsi :
« Je suis de gauche, mais pas comme vous. (…) Contrairement à vous, je ne crois pas que défendre la liberté nécessite une rupture (…). Il serait absurde, cher Raphaël, de croire que nous pouvons être pro ou anti-Macron. Ce n’est pas notre affaire. Oui, nous pensons que certaines réformes sont à la fois courageuses, difficiles et plutôt positives. »

Ce règlement de comptes est en fait le résultat d’un long conflit interne de basse intensité, engagé depuis les débuts de la nouvelle formule de la revue. Le matin de la présentation du numéro 1, le 14 décembre 2017, une étrange réunion a lieu entre les dirigeants du magazine, dont Raphaël Glucksmann et Claude Perdriel mais aussi Maurice Szafran, le directeur éditorial, et Nicolas Domenach, membre du comité éditorial. « Dans ce numéro, il y a Michel Onfray...




                        

                        


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Nucléaire : un rapport préconise la construction de six nouveaux EPR

Ce document recommande la relance de la construction de centrales. « Si je m’en vais, il va y avoir trois EPR de plus », avait confié début août Nicolas Hulot.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h23
    |

            Jean-Michel Bezat








                        


Le départ de Nicolas Hulot aurait-il libéré les esprits et les initiatives ? Au lendemain de la démission du ministre de la transition écologique, qui dénonçait notamment le nucléaire comme « une folie inutile où l’on s’entête », Les Echos révèlent un rapport dans lequel deux industriels pronucléaires recommandent au gouvernement la relance d’un programme de construction de centrales. Une conclusion d’autant plus surprenante que ce document avait été commandé au printemps par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et par… Nicolas Hulot.
« Si je m’en vais, il va y avoir trois EPR de plus dans les prochaines années », confiait ce dernier début août à Libération, qui a publié ses propos après sa démission. En réalité, il faudrait construire six de ces réacteurs à partir de 2025 pour un premier démarrage dix ans plus tard, selon le rapport. Ses auteurs sont Yannick d’Escatha, conseiller du PDG d’EDF et ex-administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique, et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement jusqu’en juin 2017.

        Lire aussi :
         

                L’écologie, ministère de l’impossible ?



« Ce n’est pas un rapport qui décide de la politique du gouvernement »
Il faut maintenir les compétences dans ce secteur, plaident les rapporteurs. Sans la vente de nouveaux réacteurs de troisième génération (seulement six ont été vendus depuis 2003), c’est l’avenir de la troisième filière industrielle française (plus de 200 000 salariés) qui serait menacé. « Ce n’est pas un rapport qui décide de la politique du gouvernement », a réagi M. Le Maire jeudi matin, sur Radio Classique. Le ministre a renvoyé au plan de programmation pluriannuelle de l’énergie, qui fixera à l’automne la feuille de route du gouvernement pour les cinq prochaines années.
Le choix d’une relance – ou non – du nucléaire est au cœur des arbitrages. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est toujours prononcé en faveur de cette énergie. Tout comme le premier ministre, Edouard Philippe, directeur des affaires publiques d’Areva entre 2007 et 2010. M. Le Maire y voit, de son côté, « un atout pour la France ». Il faudra néanmoins, prévient-il, attendre la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) avant d’envisager de nouveaux chantiers. Celui-ci ne sera pas raccordé au réseau avant début 2020, pour un coût qui a déjà plus que triplé (11 milliards) et un chantier qui a près de huit ans de retard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Avant Nicolas Hulot, nombreux sont les ministres de l’environnement à avoir été confrontés aux limites de la fonction.
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L’écologie, ministère de l’impossible ?

Avant Nicolas Hulot, nombreux sont les ministres de l’environnement à avoir été confrontés aux limites de la fonction.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h15
    |

            Rémi Barroux, 
Pierre Le Hir et 
Martine Valo








                        



                                


                            
Au ministère de la transition écologique et solidaire, l’effervescence règne ce mercredi 29 août. Nicolas Hulot, démissionnaire, n’a pas encore quitté l’Hôtel de Roquelaure. Le futur ex-ministre de la transition écologique est plongé dans le parapheur pour signer d’ultimes textes et s’emploie à trouver des points de chute aux membres de son cabinet. Les nombreuses directions centrales rattachées à ce ministère – l’énergie et le climat, la prévention des risques, le commissariat général au développement durable, l’aménagement, le logement et la nature, etc. – s’activent, car elles doivent rendre dans les prochaines heures le « dossier du ministre », un document complet présentant leurs actions et, surtout, un échéancier des mesures inscrites dans l’agenda, leur degré d’urgence. C’est ce dossier qui permettra au successeur, ou à la successeure, de prendre la mesure du travail qui l’attend.
La tâche du futur ministre en charge de l’écologie sera ardue après l’aveu d’échec formulé par Nicolas Hulot, mardi 28 août sur les ondes de France Inter. Mais le démissionnaire n’est pas le seul à avoir éprouvé la dureté de ce ministère. Ses prédécesseurs, pas moins d’une quinzaine en vingt ans, témoignent de la difficulté à imposer l’environnement dans l’agenda de leur gouvernement respectif.
Dans son ultime témoignage médiatique, M. Hulot dénonce « la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ». L’accusation rappelle les propos de Delphine Batho, évincée du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le 2 juillet 2013, un an après avoir pris la tête du ministère de l’écologie. Officiellement limogée pour avoir critiqué le budget en préparation, la ministre socialiste avait mis en cause la puissance tenace des lobbys. Et quand Nicolas Hulot s’interroge – « c’est un problème de démocratie, qui a le pouvoir ? qui gouverne ? » –, la présidente de Génération Ecologie appuie : « On est bien sur un problème démocratique structurel qui s’est posé sous tous...




                        

                        


<article-nb="2018/08/30/16-12">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Depuis 2014, près de 1 000 édiles ont quitté leurs fonctions, un chiffre en augmentation par rapport à la précédente mandature.
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De plus en plus de maires français démissionnent depuis dix ans

Depuis 2014, près de 1 000 édiles ont quitté leurs fonctions, un chiffre en augmentation par rapport à la précédente mandature.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 10h26
    |

                            Thibaut Faussabry








                        



   


Baisse de dotations, diminution des contrats aidés, suppression de la taxe d’habitation, réforme territoriale… L’évolution de la législation ces dernières années a eu des conséquences sur les budgets de fonctionnement des communes.
En proie à des difficultés financières toujours plus importantes, les maires français sont de plus en plus nombreux à rendre leur écharpe tricolore. Depuis les dernières élections municipales en 2014, le nombre de démissions a bondi de 32 % par rapport à l’ensemble de la précédente mandature (2008-2014). Tour d’horizon en chiffres.


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De plus en plus de maires démissionnent chaque année
Evolution du nombre de maires démissionnaires en France entre 2009 et 2017. Seules les démissions volontaires de maires recensées au sein du registre national des élus ont été prises en compte.

Source : Ministère de l'intérieur



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De plus en plus d’édiles rendent les clés de leur mairie en France et l’année 2018 devrait voir se poursuivre la hausse des démissions volontaires constatée depuis 2014. En effet, le ministère de l’intérieur a déjà enregistré 153 démissions sur les six premiers mois de l’année. Si le nombre de démissions en hausse est symptomatique d’un certain mal-être au sein de la fonction, il ne représente qu’une infime proportion par rapport au nombre de communes en France, 35 502 en 2017, selon l’Association des maires de France (AMF).

        Lire aussi :
         

                Usés par la fonction, de plus en plus de « petits maires » jettent l’éponge



Des petites communes, dans le nord et l’est de la France
Chaque année ou presque, les maires dénoncent une diminution de la dotation globale de fonctionnement (DGF) avec des conséquences directes sur le budget de la commune. Selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL), la DGF représentait 14,8 % des recettes de fonctionnement des communes en 2017, contre 21 % en 2013. Le montant global (distribué à l’ensemble des collectivités territoriales) de la DGF a augmenté en 2018 pour la première fois depuis 2013 mais, pour près de la moitié des communes, la dotation diminue tout de même cette année, assure l’AMF. A cette difficulté s’ajoute, pour les maires, la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers fiscaux d’ici à 2020. Certes, les coûts de cette mesure seront pris en charge par l’Etat, mais ce changement accentue la dépendance des communes vis-à-vis de l’Etat.


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57 % des maires démissionnaires dirigeaient une commune de moins de 500 habitants
Répartition des démissions de maires selon la taille de la commune dont ils avaient la charge. Seules les démissions volontaires de maires recensées au sein du registre national des élus ont été prises en compte.

Source : Ministère de l'intérieur



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		},
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Les petites communes souffrent particulièrement des orientations budgétaires choisies par les différents gouvernements successifs. La loi du 7 août 2015 portant la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) a renforcé les compétences des régions et des intercommunalités au détriment des communes. Le gouvernement d’Edouard Philippe a, depuis son entrée en fonctions, diminué le nombre de contrats aidés, trajectoire qu’il entend poursuivre en 2019. Ces contrats subventionnés par l’Etat sont particulièrement utilisés par les petites communes. Or, en 2015, les communes de moins de 500 habitants représentaient près de la moitié des communes françaises selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

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Un phénomène plus présent dans le Nord et l'Est du pays
Répartition selon le département du nombre de maires qui ont démissionné de leurs fonctions depuis 2014. Seules les démissions volontaires de maires recensées au sein du registre national des élus ont été prises en compte.



Source : MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR




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d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15355471054").width()/10)*9.8,
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var svg = d3.select("#dcdr_map15355471054").append("svg").attr("id", "mapSVG15355471054").attr("width", width).attr("height", height);

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d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/fr_dept.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Département","Nombre de maires démissionnaires depuis le 23 mars 2014"],["Ain",16],["Aisne",19],["Allier",11],["Alpes-de-Haute-Provence",8],["Alpes-Maritimes",6],["Ardèche",13],["Ardennes",18],["Ariège",2],["Aube",12],["Aude",26],["Aveyron",6],["Bas-Rhin",9],["Bouches-du-Rhône",1],["Calvados",13],["Cantal",2],["Charente",12],["Charente-Maritime",8],["Cher",10],["Corrèze",7],["Côte-d'Or",18],["Côtes-d'Armor",5],["Creuse",5],["Deux-Sèvres",14],["Dordogne",8],["Doubs",22],["Drôme",16],["Essonne",5],["Eure",15],["Eure-et-Loir",4],["Finistère",8],["Gard",14],["Gers",15],["Gironde",8],["Haut-Rhin",9],["Haute-Corse",6],["Haute-Garonne",16],["Haute-Loire",7],["Haute-Marne",16],["Haute-Saône",19],["Haute-Savoie",3],["Haute-Vienne",3],["Hautes-Alpes",5],["Hautes-Pyrénées",14],["Hauts-de-Seine",3],["Hérault",5],["Ille-et-Vilaine",5],["Indre",5],["Indre-et-Loire",1],["Isère",22],["Jura",16],["La Réunion",1],["Landes",6],["Loir-et-Cher",3],["Loire",19],["Loire-Atlantique",8],["Loiret",13],["Lot",6],["Lot-et-Garonne",3],["Lozère",7],["Maine-et-Loire",5],["Manche",7],["Marne",22],["Martinique",2],["Mayenne",12],["Mayotte",1],["Meurthe-et-Moselle",16],["Meuse",20],["Morbihan",13],["Moselle",10],["Nièvre",11],["Nord",20],["Oise",15],["Orne",7],["Pas-de-Calais",25],["POLYNÉSIE-FRANÇAISE",2],["Puy-de-Dôme",17],["Pyrénées-Atlantiques",5],["Pyrénées-Orientales",5],["Rhône",7],["Saône-et-Loire",15],["Sarthe",6],["Savoie",6],["Seine-et-Marne",13],["Seine-Maritime",10],["Seine-Saint-Denis",1],["Somme",15],["Tarn",11],["Tarn-et-Garonne",2],["Territoire de Belfort",2],["Val-d'Oise",5],["Val-de-Marne",4],["Var",4],["Vaucluse",3],["Vendée",5],["Vienne",7],["Vosges",21],["Yonne",12],["Yvelines",7]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
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.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
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return "dcdr_pays"}
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.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
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if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
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var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
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return i*14 + 11
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.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
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.style("font-size", "11px")
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.text("");
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.attr("height", rect.height + 5 * 2);

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tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
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= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
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Les petites communes sont plus présentes dans le nord et l’est de la France, d’après l’Insee. Ce sont ces deux parties du pays qui concentrent également le plus de démissions volontaires de maires ces dernières années, même si le phénomène touche l’ensemble des départements français. Le gouvernement décidera prochainement des prochains arbitrages budgétaires pour l’année prochaine, le montant de la dotation globale de fonctionnement pour 2019 sera forcément scruté par les maires qui doivent encore tenir un peu moins de deux ans avant les prochaines élections municipales de 2020.

        Lire aussi les témoignages :
         

          Ces maires qui démissionnent en série






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La démission de Nicolas Hulot a été diversement commentée du côté de LR, qui peine à se positionner sur les sujets environnementaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Entre écologie et électoralisme, le cœur de la droite balance

La démission de Nicolas Hulot a été diversement commentée du côté de LR, qui peine à se positionner sur les sujets environnementaux.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 09h13
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Il y a eu deux manières, à droite, de réagir à l’annonce de la démission de Nicolas Hulot de son poste de ministre de la transition écologique : l’empathie et la défiance. L’empathie, tout d’abord, dans le cas de Valérie Pécresse, qui s’est dite « triste » de ce choix. « Nicolas Hulot refusait le sectarisme et cherchait des solutions, à la hauteur de ses convictions. Est-ce la fin des ambitions écologiques du gouvernement ? » s’est interrogée la présidente de la région Ile-de-France. Alain Juppé, qu’elle soutenait lors de la primaire de la droite, en 2016, s’est montré tout aussi généreux dans la louange envers l’ancien animateur de télévision : « Je suis impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche. J’espère qu’au-delà du buzz politique inévitable, cette décision nous incitera tous à réfléchir et à changer. »
Schizophrénie
La défiance, ensuite. Qui s’est exprimée, notamment, dans la bouche de Laurent Wauquiez. « Moi, c’est quelqu’un dont je ne partage pas les idées », a d’emblée prévenu sur RTL le président du parti Les Républicains (LR), avant d’attaquer bille en tête l’exécutif : « Ce que je constate, surtout, c’est qu’au fond cette démission est le reflet des conséquences des ambiguïtés des politiques de Macron. » L’ancien mentor du patron de LR, Nicolas Sarkozy, ne s’est pas montré plus tendre. « Qu’il y ait M. Hulot ou pas, la question de l’immigration est centrale. Qu’il y ait M. Hulot ou pas, la question du montant des impôts qu’on paie est centrale », a estimé l’ancien président de la République, sur France Culture, où il était invité à raconter la crise financière de 2008. Comme il disait, en 2011 : l’environnement, « ça commence à bien faire ».
La situation résume toute la schizophrénie de la droite sur le sujet. Conscients de l’ampleur du problème, Les Républicains n’entendent pas non plus se couper d’un électorat – chasseurs, agriculteurs, etc. –...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ « Sa volonté de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique cohérente ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

« Gouverner, c’est choisir » : dix ONG demandent à Emmanuel Macron de « changer de cap » après la démission de Hulot

« Sa volonté de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique cohérente ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 10h32
   





                        



   


Dix ONG écologistes interpellent le président Emmanuel Macron sur la question de la transition écologique et lui demandent de « changer de cap » après la démission de Nicolas Hulot, dans une tribune publiée jeudi 30 août sur France Info.
La démission de Nicolas Hulot mardi « est une invitation à changer de cap tout en osant rompre avec la facilité des trente glorieuses et “cinquante” gaspilleuses » et « invite à un sursaut », écrivent ces ONG.
Emmanuel Macron « aurait tort de mésestimer le symbole que représente cette démission surprise » qui est « le symptôme d’une immense incompréhension », conseillent-elles en observant que « la transition écologique n’est ni une promenade de santé ni un supplément d’âme pour politiciens sans imagination ».

        Lire aussi :
         

                Démission de Nicolas Hulot : une icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle



L’impossible « en même temps » du président
« Face aux conservatismes qui s’expriment à tous les niveaux de l’Etat, la démission de Nicolas Hulot appelle un sursaut » et « nul doute (...) qu’Emmanuel Macron devra faire sien l’aphorisme de Pierre Mendès-France “gouverner c’est choisir” », insistent les signataires.
« Face aux menaces climatiques, militaires et l’effondrement des écosystèmes, l’action n’est plus une option mais une nécessité, une urgence, une éthique », pressent ces ONG
Selon elles, « la volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente ».
« En matière écologique, nous ne pouvons plus soutenir l’agriculture biologique et “en même temps” le glyphosate, la sobriété énergétique et “en même temps” le nucléaire, une redynamisation des centres-villes et “en même temps” (le mégacomplexe) Europacity et l’artificialisation des terres agricoles, la nécessaire préservation de la biodiversité et “en même temps” la baisse du prix du permis de chasse, la mise en œuvre de la COP21 et “en même temps” la multiplication des projets autoroutiers, les fermes-usines et “en même temps” une agriculture paysanne, le libéralisme et “en même temps” l’écologie ».

        Lire aussi :
         

                José Bové : « La démission de Nicolas Hulot est un appel à la mobilisation »



Ces ONG sont : la Fondation pour la nature et l’homme, Agir pour l’environnement, France nature environnement, Générations futures, les Amis de la Terre, Réseau sortir du nucléaire, Action des citoyens pour le désarmement nucléaire, Association pour la protection des animaux sauvages, Virage énergies et Société nationale de protection de la nature.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ « Notre histoire intellectuelle et politique. 1968-2018 », le nouvel essai de Pierre Rosanvallon est une ambitieuse interprétation générale de la modernité.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le troisième âge de la modernité et l’enlisement de la gauche selon Pierre Rosanvallon

« Notre histoire intellectuelle et politique. 1968-2018 », le nouvel essai de Pierre Rosanvallon est une ambitieuse interprétation générale de la modernité.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 07h00
    |

                            Serge Audier (Philosophe et collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Notre histoire intellectuelle et politique. 1968-2018, de Pierre Rosanvallon, Seuil, « Les livres du nouveau monde », 448 p., 22,50 €.
Avec Notre histoire intellectuelle et politique, Pierre ­Rosanvallon signe un de ses ­livres les plus singuliers. Combinant des éléments autobiographiques, une analyse des mutations politiques et intellectuelles depuis 1968 et une théorie de l’histoire de l’émancipation, il tresse les fils d’une interprétation générale de la modernité. En ce 50e anniversaire de Mai 68, il soutient que ce qui s’est joué ­durant la rébellion des années 1960-1970 fut essentiel non seulement dans l’histoire du XXe siècle, mais encore dans celle du projet moderne d’autonomie depuis les Lumières. Certes, les idéaux soixante-huitards ont peiné à se concrétiser, au-delà des mœurs. Mais cet inachèvement, ajoute-t-il, était prévisible dans un contexte politique et économique défavorable.

Reste que le chantier d’une réinvention de la démocratie a été ouvert et que nous serions aujourd’hui en train de vivre la maturation de ce « troisième âge de la modernité » révélé en 1968. Le premier âge était celui de l’idéal universel d’indépendance, formulé dans le libéralisme et dans le républicanisme des ­Lumières. Face à la révolution ­industrielle, le deuxième temps a cherché à donner aux individus les conditions concrètes de leur émancipation, avec la construction de l’Etat social et la social-démocratie.
Un idéal de « singularité »
Quant au troisième moment, il serait celui du mûrissement et de la démocratisation d’un idéal de « singularité » reconnue et respectée – le désir d’inventer sa vie et de participer à la société sur ces ­bases. Pour Rosanvallon, emblématique de la brèche prémonitoire de Mai 68 fut ainsi, entre autres, la ­réception des visions du Karl Marx des Fondements de la critique de l’économie politique (1857-1858),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’historien et théoricien signe « Notre histoire intellectuelle et politique. 1968-2018 », bilan d’un demi-siècle d’évolution de la gauche française et ouverture vers l’avenir.
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Pierre Rosanvallon : « Une société d’égalité est celle dans laquelle on a la possibilité de vivre des libertés ensemble »

L’historien et théoricien signe « Notre histoire intellectuelle et politique. 1968-2018 », bilan d’un demi-siècle d’évolution de la gauche française et ouverture vers l’avenir.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 09h14
    |

                            Serge Audier (Philosophe et collaborateur du « Monde des livres ») et 
                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

Professeur au Collège de France, responsable des collections « La république des idées » et « Les livres du nouveau monde » au Seuil, directeur du site Laviedes­idées.fr, auteur de vingt-cinq livres d’histoire sociale et politique (Le Capitalisme utopique, Seuil, 1979, La Démocratie inachevée, Gallimard, 2000) ou de théorie politique (La Contre-Démocratie, Le Bon Gouvernement, Seuil, 2006, 2015), Pierre Rosanvallon est un témoin et acteur central de la gauche française.

Son nouvel essai, Notre histoire intellectuelle et politique. 1968-2018 (Seuil, « Les livres du nouveau monde », 448 p., 22,50 €), tire les leçons d’un demi-siècle d’engagement, de débats et d’affrontements, pour tenter d’ouvrir, en un moment d’atonie, le chemin d’une refondation.
On peut commencer par définir ce livre touffu à travers ce que, malgré tout, il ne contient pas. En particulier : une analyse de la présidence d’Emmanuel Macron…
Ce livre essaie de retracer une histoire collective en l’éclairant à partir d’un itinéraire singulier. Ce ne sont pas des ­Mémoires, qui ont toujours quelque chose de funèbre. L’enjeu est de réarmer l’avenir : j’ai senti le besoin de repartir d’un bon pied, de retrouver la voie d’une réflexion positive, et pas seulement réactive, ballottée par les événements.
C’est pour cela que je n’ai pas voulu que le livre soit parasité par une analyse du macronisme qui braquerait l’attention sur l’immédiat et qui, en outre, me semble encore prématurée. La seule chose qu’on peut dire de sûr à son sujet, c’est que, après un an de pouvoir, il n’est plus ce qu’il paraissait être au moment de l’élection où, pour le dire rapidement, on pouvait le rattacher à la notion de social-libéralisme.
C’est le mot « social » qui fait défaut ?
Oui, mais aussi, en partie, le mot « libéralisme ». On peut en effet considérer Emmanuel Macron comme un être hybride : européen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ « Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux », s’est-il justifié, après sa phrase sur la capacité de transformation des Français.
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« Gaulois réfractaires » : critiqué pour ses propos, Emmanuel Macron plaide « l’humour »

« Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux », s’est-il justifié, après sa phrase sur la capacité de transformation des Français.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 21h21
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 14h31
   





                        



Devant la reine de Danemark, Margrethe II, Emmanuel Macron s’est amusé, mercredi 29 août, à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, aux Français, des « Gaulois réfractaires au changement ». Evoquant son admiration pour le modèle danois de « flexisécurité », il a admis que les différences culturelles entre les deux nations ne permettaient pas de le répliquer à l’identique.
« Il ne s’agit pas d’être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire ».
Mais le président français pense avoir réussi depuis son élection à provoquer un « changement culturel » chez les Français.
« Vous verrez la France transformée par son peuple. Les gens changent d’état d’esprit, ils sont beaucoup plus ouverts au risque ».
Le député de La France insoumise Alexis Corbière a dénoncé des « propos d’une sottise confondante ». De son côté, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a réagi : « Au Danemark, Macron fustige le “Gaulois réfractaire au changement” : comme d’habitude, il méprise les Français depuis l’étranger ! Les “Gaulois” vont se faire un plaisir de répondre à son arrogance et à son mépris ! »
Pour le président des Républicains, Laurent Wauquiez, invité d’Europe 1 jeudi matin, « il est inadmissible d’entendre un président critiquer et caricaturer les Français ». Selon lui, ce n’est pas la première fois que M. Macron critique les Français à l’étranger :
« Il l’avait fait en Roumanie. En Grèce, il avait qualifié les Français de “fainéants”, et maintenant, devant la reine du Danemark, il nous caricature en “Gaulois réfractaires”. Ça n’est pas à la hauteur du rôle d’un président de la République. »
« Je les aime, ces tribus gauloises, j’aime ce que nous sommes »

   


Face à ces réactions, le chef de l’Etat a expliqué, jeudi au cours d’une conférence de presse en Finlande, que ces propos étaient « un trait d’humour ».
« Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux. J’aime la France et les Français, n’en déplaise, et je l’aime dans toutes ses composantes. Je les aime, ces tribus gauloises, j’aime ce que nous sommes. »
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait, lui, expliqué que M. Macron parlait en réalité des « partis politiques » et pas du tout des « Français [qui] ont démontré depuis un an qu’ils avaient fait le pari d’un changement profond »
« Les Gaulois réfractaires, ce sont les partis politiques qui depuis trente ans ne veulent rien changer, qui depuis quinze jours nous jouent la “surviolence” dans les mots, qui veulent retrouver le confortable clivage gauche-droite parce qu’ils l’ont toujours connu ».
« Le vrai Danois n’existe pas »

   


Comme en réponse aux nationalistes qui, de la Hongrie à l’Italie, le désignent comme leur adversaire principal, Emmanuel Macron a aussi tout au long de sa visite au Danemark beaucoup parlé d’identité. Dans une sorte d’« en même temps », il a défendu la place des identités nationales, mais qu’il veut combiner à un attachement à l’Europe.
Il a approuvé le Danemark pour être à la fois « complètement ouvert au reste du monde et attaché à sa culture propre ».
« La France aussi est profondément attachée à sa culture, à ses valeurs, cette identité profonde et complexe, qui s’est toujours pensée dans l’universalisme. Mais la France n’a jamais été elle-même en étant fermée au reste du monde ».
Dans la même veine, il avait déjà, lundi, lors de son discours devant les ambassadeurs, applaudi le « retour des identités des peuples ». Interpellé par une étudiante danoise sur l’avenir des identités en Europe, M. Macron lui avait répondu, provocateur :
« Le vrai Danois n’existe pas, il est déjà européen. C’est vrai aussi pour les Français ».

        Lire aussi :
         

                Margrethe II, l’inoxydable reine du Danemark



« La France n’est pas un pays réformable »
Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat tance les Français au cours d’un déplacement à l’étranger. En août 2017, lors d’un déplacement à Bucarest, il avait regretté que « les Français et les Françaises détestent les réformes ».
« La France n’est pas un pays réformable. Dès qu’on veut éviter les réformes, on ne les fait pas. C’est un peuple qui déteste cela. Il faut lui expliquer où on va, et il faut lui proposer de se transformer en profondeur...»
En septembre 2017, c’est en Grèce que M. Macron avait lancé : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’auteur d’« Un personnage de roman », consacré à Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates.
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Philippe Besson, écrivain et désormais consul de France à Los Angeles

L’auteur d’« Un personnage de roman », consacré à Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 12h21
    |

            Cédric Pietralunga et 
Solenn de Royer








                        



   


Ecrivain « embedded » dans le sillage d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, Philippe Besson, 51 ans, doit être nommé dans les prochains jours consul de France à Los Angeles. Il remplacera Christophe Lemoine, diplomate et ex-chef de cabinet de Laurent Fabius, en poste depuis 2015. Des informations du Monde confirmées par l’Elysée, qui évoque une « politique d’élargissement des viviers de nomination, comme partout dans la fonction publique ».
Lors du conseil des ministres du 3 août, le ministre des affaires étrangères a, en effet, présenté un décret modifiant les règles concernant la nomination de certains « emplois supérieurs », dont une vingtaine de postes de consuls généraux (parmi lesquels celui de Los Angeles). Ces derniers ne relèveront plus seulement du Quai d’Orsay mais d’une décision du gouvernement, entérinée en conseil des ministres. Pour ces postes, le gouvernement est libre de nommer aussi bien des fonctionnaires que des non-fonctionnaires. « Ça vise à reprendre la main sur des postes honorifiques pour recaser des amis du pouvoir », analyse un haut fonctionnaire.

        Lire aussi :
         

                Macron sans ampleur romanesque



Face aux accusations de « copinage », le président de la République a justifié sa décision jeudi au cours d’une conférence de presse à Helsinki. « Il n’y a chez moi aucun copinage pour services rendus. Regardez le gouvernement, si je servais les gens en fonction de leur implication dans la campagne présidentielle qui était la mienne, aurais-je choisi le premier ministre que j’ai nommé il y a quinze mois ? », a-t-il lancé.
« Que chacun revienne à la raison. Je souhaite et je continuerai à ouvrir l’ensemble des postes de responsabilité de l’administration, en particulier, de la haute fonction publique à des gens de talents et de mérites venant d’autres horizons. C’est une bonne chose. En matière diplomatique, ça a toujours été une tradition. »
Confidences
L’auteur du très louangeur Un personnage de roman (Julliard, 2017), consacré à la campagne victorieuse d’Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates. Ce poste de consul général de France à Los Angeles avait notamment été occupé par le porte-parole de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, le diplomate de carrière David Martinon.
Proche de Brigitte Macron, Philippe Besson – qui est l’auteur d’une vingtaine de romans, dont plusieurs ont été adaptés pour le cinéma ou le théâtre – avait été séduit par l’ancien ministre de l’économie le jour où ce dernier avait présenté sa démission de Bercy, le 30 août 2016. Une journée qui avait suscité une « illumination » et déclenché le projet du livre qui retrace pas à pas la campagne présidentielle. « Je vais écrire sur une espérance, écrit M. Besson dans son livre. Et, dans l’espérance, on entend le souffle, l’exaltation, les bouillonnements, on redoute les désillusions. »
Pendant la campagne, M. Besson avait ainsi recueilli de nombreuses confidences du futur chef de l’Etat, qui lui avait notamment exposé sa conception « verticale » du pouvoir. Il était l’un des invités du couple présidentiel à La Rotonde, la brasserie parisienne où le candidat d’En marche ! avait fêté sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle.



                            


                        

                        


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Les lobbys ont-ils leur place dans les cercles du pouvoir ?

Cette problématique, soulevée par Nicolas Hulot au moment de sa démission du gouvernement, est récurrente dans la politique française.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h27
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


C’est l’effet collatéral de la déflagration Hulot : avec sa démission surprise, le ministre de la transition écologique et solidaire a remis au cœur du débat la place des lobbys dans les cercles du pouvoir. Nicolas Hulot a regretté que son action ait été noyautée par ces puissants représentants d’intérêts. Ils ont, selon lui, gagné de nombreux arbitrages sur l’alimentation, le nucléaire ou les pesticides, au détriment de l’intérêt public qu’il entendait porter. Il a cité en exemple une réunion sur la réforme de la chasse à laquelle il avait participé la veille avec Emmanuel Macron, en présence de Thierry Coste, le « lobbyiste en chef » des chasseurs.

        Décryptage :
         

          la présence d’un lobbyiste prochasse à une réunion a « achevé de convaincre » Nicolas Hulot



Pourtant, avant de devenir ministre, M. Hulot fut lui-même pendant de nombreuses années un interlocuteur régulier des gouvernements sur les questions environnementales, avec sa fondation écologiste éponyme. Et donc, un représentant d’intérêts.
Peut-on comparer ces deux situations, comme l’a suggéré mardi 29 août Benjamin Griveaux sur France Inter ? Interrogé sur les accusations du ministre démissionnaire, le porte-parole du gouvernement s’est lancé dans un plaidoyer pour le dialogue avec tous les représentants d’intérêts :
« Est-ce que, quand on reçoit WWF, Greenpeace, les fédérations professionnelles qui représentent les secteurs, on a face à nous des gens à qui on cède tout ? Non. »
M. Griveaux estime qu’« un ministre enfermé avec son administration qui décide tout seul » serait « la pire des manières de construire des politiques publiques efficaces et acceptées par la population ». Un argumentaire qui évacue un peu rapidement la spécificité du lobbying exercé par Thierry Coste.
1. Oui, les lobbys participent à la décision publique
Il est fréquent que des syndicats de travailleurs ou des organisations patronales soient consultés par les pouvoirs publics en amont d’une réforme qui les concerne. Tout comme les ONG environnementales (comme Greenpeace ou le WWF) ont été reçues à l’Elysée pour discuter du plan climat il y a un an.
Il est donc assez logique que la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui représente plus d’un million de chasseurs, ait été sollicitée pour préparer la réforme de la chasse.
2. Il existe différentes catégories de lobbys
Contrairement à ce que suggère Benjamin Griveaux, Nicolas Hulot n’a pas remis en cause la participation de la FNC à cette réunion… mais celle de Thierry Coste, qui n’avait « pas été invité ». « Je ne comprends pas comment il est rentré », aurait même confié Emmanuel Macron à Nicolas Hulot.
Si M. Coste était présent en tant que « conseiller politique » de la FNC, il a en réalité un rôle plus ambigu. Contrairement au président de la FNC, Willy Schraen, il n’est pas un représentant élu des chasseurs. Il est rémunéré comme lobbyiste professionnel par la FNC (environ 200 000 euros par an, estimait la Cour des comptes en 2013).

        Lire notre enquête sur
         

          le lobby des chasseurs



Proche du sénateur macroniste François Patriat et d’Emmanuel Macron depuis la campagne de 2017, Thierry Coste a l’oreille du président. Il a pu rencontrer celui-ci en dehors des réunions officielles avec la FNC, comme à l’occasion de l’anniversaire du chef de l’Etat, à Chambord, en décembre 2017. Il est donc, aux yeux de l’Elysée, bien plus qu’un simple porte-parole des chasseurs de France.
De nombreux observateurs attribuent d’ailleurs à cette proximité la victoire de la FNC, qui a obtenu lundi d’Emmanuel Macron une baisse drastique du prix du permis de chasse national.

        Le portrait de Thierry Coste,
         

          le lobbyiste qui a chassé l’écologiste




Thierry Coste, un lobbyiste au service de nombreux intérêts
Il y a deux ans, Thierry Coste confiait à l’hebdomadaire Marianne que la FNC lui prenait la moitié de son temps, mais représentait seulement 10 % de son chiffre d’affaires.
Les déclarations qu’il a dû déposer auprès du Sénat et de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique renseignent sur les autres clients de son cabinet Lobbying et Stratégies :
la Fondation assistance aux animauxla fédération française du tirle comité Guillaume Tell (qui défend les utilisateurs d’armes à feu)l’Union nationale des huissiers de justicele groupe de casinos Tranchant (par l’intermédiaire de la holding Finindusco)la société qui porte le projet de centre commercial Grand Nord à Dunkerquele groupe de gestion des déchets Pizzornola branche Energies Nouvelles d’EDFla société Naturabuy, qui vend des articles de chasse et pêche
Selon les informations du Monde, Thierry Coste interviendrait également pour des fabricants d’armes ou des puissances étrangères (Russie, Tchad, Gabon, Arabie saoudite).


3. La présence de Thierry Coste pose un problème de transparence
Si la plupart des démocraties, y compris la nôtre, reconnaissent et valorisent le rôle des représentants d’intérêts dans la fabrique de la loi, elles imposent que celui-ci s’exerce dans la pleine lumière.
Quand les syndicats sont reçus à l’Elysée ou à Matignon pour discuter d’une réforme sociale, par exemple, le public est généralement au courant.
Or, la présence du lobbyiste Thierry Coste dans la fameuse réunion qui a fait craquer Nicolas Hulot n’avait pas été rendue publique. L’agenda officiel d’Emmanuel Macron évoque seulement une rencontre du président avec Willy Schraen (le président de la FNC), Nicolas Hulot et son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu.
On peut comprendre que l’Elysée ne mentionne pas la présence de leurs collaborateurs respectifs (Antoine Peillon, le conseiller environnement de M. Macron, et Alain Durand et Pascal Sécula, vice-président et trésorier de la FNC, ont participé à la rencontre). Il est plus étonnant que ne soit pas indiquée la présence du sénateur François Patriat, le « M. Chasse » du parti présidentiel, mais surtout de Thierry Coste.
La FNC elle-même a publié la photo de la réunion, de laquelle M. Coste est absent :

Nous sommes surpris que @NicolasHullot ait pris pour prétexte la rencontre d’hier avec @EmmanuelMacron pour démissi… https://t.co/jkpL8dBDz1— ChasseursFrance (@Chasseurs de France)


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En théorie, Thierry Coste aurait de toute façon dû révéler sa présence dans sa prochaine fiche déclarative à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qu’il devra déposer avant mars 2019. Mais à en juger par sa précédente déclaration, il n’est pas très prompt à livrer des détails sur ses activités, qu’il a décrites de manière très vague.

La FNC absente du registre des lobbys
Tous les représentants d’intérêts agissant en France sont tenus de s’inscrire au répertoire des lobbys de la HATVP depuis le 30 avril 2018. Celui-ci comprend actuellement 1 611 lobbys (cabinets, consultants, avocats, associations, ONG, syndicats, organisations professionnelles, etc.)... mais pas la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Il est donc impossible de connaître précisément les activités de lobbying menées par la FNC et ses dirigeants.
Si la FNC semble à première vue correspondre aux critères fixés par la loi, son directeur général Nicolas Rivet explique que la fédération a considéré que ce n’était pas le cas : « Nous n’avons aucun salarié et l’ensemble de nos activités de lobbying sont réalisées par Thierry Coste ». « Mais nous allons nous repencher sur cette question », promet-il.
Sollicitée par Le Monde, la HATVP se refuse à commenter ce cas particulier. Elle précise que des contrôles sont en cours pour vérifier si certains lobbys ont failli à leurs obligations de déclaration. Un « oubli » qui peut coûter cher, puisqu’il est puni jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.



        Notre analyse :
         

          Macron, un rapport décomplexé avec les lobbys



Mise à jour : une première version de cet article indiquait par erreur que Thierry Coste apparaissait sur la photo de la réunion publiée lundi 28 août par la FNC.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La présidente de la région Ile-de-France accuse le futur système d’imposition de dévoiler à votre patron certaines informations personnelles.
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Le prélèvement à la source, une menace pour la « vie privée » ? Valérie Pécresse exagère

La présidente de la région Ile-de-France accuse le futur système d’imposition de dévoiler à votre patron certaines informations personnelles.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h28
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le prélèvement à la source fait-il planer une menace sur la vie privée des contribuables français ? C’est ce qu’a laissé entendre la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, sur France Inter, mercredi 29 août. L’élue des Républicains (LR) a affirmé qu’avec ce nouveau système les employeurs pourraient facilement avoir des informations sur la vie de leurs salariés, en découvrant par exemple le salaire de leur conjoint ou le nombre d’enfants au foyer. Une critique exagérée.
Ce qu’elle a dit
« Je pense qu’il aurait fallu passer à une mensualisation systématique et obligatoire. Cela aurait évité de venir s’immiscer dans la vie privée des Français. Aujourd’hui, tous les patrons vont savoir combien gagne votre conjoint, combien vous avez d’enfants… Enfin, ils vont avoir accès à des informations qui sont de la vie privée. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
Oui, l’employeur saura combien vous versez aux impôts chaque mois…
Pour comprendre ce débat, il faut repartir du principe même de la réforme qui doit être appliquée à partir de janvier 2019. Jusqu’ici, le paiement de l’impôt sur le revenu était décalé dans le temps. Par exemple, en 2018, les contribuables ont déclaré leurs revenus pour l’année 2017 et paient alors leur impôt sur ceux-ci.
Le principe du futur système d’imposition est de changer de logique : en 2020, par exemple, les contribuables paieront leur impôt sur leurs revenus de l’année 2020. Chaque mois, une fraction du montant estimé des impôts sera directement prélevée sur le salaire des contribuables. La déclaration de revenus servira ensuite à corriger l’écart entre la prévision et la réalité (sur le même principe, par exemple, que les régularisations de consommation des factures d’électricité). Si ce concept ne vous est pas familier, vous retrouverez nos explications détaillées ici.
Le problème que pointe Valérie Pécresse, c’est qu’avec ce système les employeurs connaîtront le montant mensuel des impôts de leurs salariés. Les montants apparaîtront sur les fiches de paie et les entreprises devront de surcroît collecter et reverser ces sommes au Trésor public.
… mais il est possible de ne rien faire transparaître de votre situation personnelle
Avec ce mécanisme, un employeur peut, en théorie, tenter d’en déduire des informations sur la vie privée de ses salariés. Pour ce faire, il peut comparer le montant de l’impôt qu’un de ses employés devrait payer en théorie, s’il était seul et n’avait pas d’autres sources de revenus, avec celui qu’il paie réellement. Comme l’impôt sur le revenu est calculé à l’échelle du foyer, qui englobe conjoint et personnes à charge, il est possible de constater d’éventuelles « anomalies ». Prenons deux exemples fictifs :
1. Sandra gagne 1 500 euros nets par mois. Seule, elle devrait en théorie régler moins de 100 euros d’impôts par mois. Pourtant, l’administration fiscale lui en prélève 300 sur sa fiche de paie. Son employeur peut en déduire qu’elle partage sa vie avec quelqu’un dont le salaire est confortable et/ou qu’elle a d’autres sources de revenus ;2. Pierre gagne 3 000 euros nets par mois. Il devrait en principe payer au bas mot 200 euros par mois. Et pourtant, seuls 50 euros sont prélevés sur sa fiche de paie. Sa DRH peut en déduire qu’il partage sa vie avec quelqu’un qui gagne nettement moins que lui et/ou a plusieurs enfants à charge, par exemple.
Il y a toutefois plusieurs raisons de relativiser ces craintes. D’abord, il faut des écarts de revenus assez conséquents pour qu’il y ait vraiment matière à s’interroger à la lecture d’une fiche de paie. De plus, ce mécanisme ne fait apparaître qu’une tendance et ne permet pas de déduire qu’une situation fiscale est plus ou moins avantageuse que prévue. Quoi qu’il en soit, rien ne permet de savoir si la différence est liée à la composition du foyer, aux revenus du conjoint, à des crédits d’impôt, etc. Bref, le détail n’apparaît pas.
Surtout, Valérie Pécresse occulte le fait qu’il est possible d’éviter ce problème. Pour cela, tout contribuable peut choisir entre plusieurs options sur le site des impôts, à la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

   


Par défaut, l’administration fiscale applique le même taux de prélèvement à la source à tous les membres du foyer. Mais il est aussi possible…
d’individualiser le prélèvement, pour que chaque conjoint paie ses impôts en proportion de ses revenus déclarés ;de ne pas transmettre son taux de prélèvement personnalisé à son employeur et d’appliquer ainsi le taux d’imposition qui correspond à ses stricts revenus professionnels (dans ce cas, la différence est calculée par la suite via une transaction entre le contribuable et l’administration fiscale).

   


Le risque pointé par Valérie Pécresse existe bel et bien dans une certaine mesure, mais il est donc exagéré. Tout citoyen peut s’en prémunir, s’il le souhaite, à condition d’anticiper le problème.



                            


                        

                        

