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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les enjeux sont immenses : il s’agit de doter d’un cadre juridique la conservation de la biodiversité marine.
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Négociations à l’ONU pour protéger la haute mer

Les enjeux sont immenses : il s’agit de doter d’un cadre juridique la conservation de la biodiversité marine.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h34
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Elle n’appartient – encore – à personne, mais suscite bien des convoitises. La haute mer recouvre près de la moitié de la planète, constitue près des deux tiers de l’océan mondial, qui lui-même produit une bonne partie de notre oxygène et l’essentiel des protéines de populations entières, et recèle des ressources biologiques ignorées. Et pourtant, la haute mer ne bénéficie jusqu’à présent d’aucune protection ou presque.
Voilà dix ans qu’est débattue l’idée de doter d’un cadre juridique les eaux internationales – c’est-à-dire l’immensité située au-delà des zones économiques exclusives (ZEE) régies par les pays côtiers. Ce dossier, très sensible, aurait pu se perdre dans les méandres de l’actualité diplomatique mondiale ; il a pourtant fini par aboutir à l’ouverture officielle de négociations sous l’égide des Nations unies.
Une première session de discussion est programmée du 4 au 17 septembre. L’objectif est de parvenir d’ici à 2020 à établir « un instrument juridiquement contraignant sur la conservation et l’utilisation durables de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales ». Au ministère des affaires étrangères, on fait remarquer que le seul grand accord international actuellement en gestation à l’ONU a donc trait à l’océan.
Brevets à foison
Une autre façon de présenter la haute mer consiste à rappeler qu’elle représente 95 % de l’espace habité par des formes de vie sur cette planète. Et il serait étonnant que l’homme n’y trouve pas quelques ressources à puiser en plus des richesses halieutiques qu’il y prélève déjà sans ménagement.

Des chercheurs du Centre universitaire de résilience et de l’Académie royale des sciences de Stockholm ainsi que de l’université de Colombie britannique, au Canada, ont créé une base de données avec 13 000 séquences génétiques provenant de 862 espèces marines (plancton, mollusques, poissons) associées à un brevet, parmi les 38 millions collectées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.
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Au Portugal, l’électricité est plus verte

Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h37
    |

            Pierre Le Hir (Barrages d’Alto Rabagão et de Venda Nova, parc éolien d’Alto Minho (Portugal), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Gorgés de soleil, les panneaux photovoltaïques étincellent au milieu d’un immense bassin bleu azur, entouré de vallons verdoyants. Eau et feu, ombre et lumière. Ici, tout au nord du Portugal, avec le réservoir d’Alto Rabagão, le groupe Energias de Portugal (EDP) teste une technologie unique en Europe : l’association d’un barrage hydroélectrique et d’une centrale solaire flottante. Une innovation qui symbolise les ambitions de ce petit pays de 10 millions d’habitants, devenu l’un des champions européens des énergies renouvelables. En mars 2018, sa production d’électricité verte a même dépassé la consommation nationale, le surplus étant exporté vers l’Espagne.

Le démonstrateur d’Alto Rabagão est de petite taille : 840 modules photovoltaïques qui, bout à bout, occupent la surface d’un demi-terrain de football, noyé dans une cuvette huit mille fois plus vaste. D’une puissance de 220 kilowatts, ils ne peuvent guère alimenter en courant qu’une centaine de foyers. Mais l’expérimentation, lancée à l’automne 2016, pour un coût de 450 000 euros, se révèle prometteuse.
« Le milieu aquatique refroidit les cellules photovoltaïques, ce qui accroît leur rendement de 4 à 10 %, indique Rui Teixeira, vice-président exécutif d’EDP. En outre, le système n’a pas d’impact sur l’environnement, puisqu’il est intégré au barrage : il n’accapare pas de terres et ne nécessite pas de lignes électriques supplémentaires. » Un atout d’autant plus précieux qu’Alto Rabagão se trouve à l’intérieur du parc national de Peneda-Gerês. Mieux, la centrale flottante réduit l’évaporation du réservoir et limite la prolifération d’algues, tout en servant de refuge aux alevins.

Le site n’a pas été choisi au hasard. Aménagé à 800 mètres d’altitude et battu par les vents qui y soulèvent des vagues d’un mètre de hauteur, il subit aussi, du fait du fonctionnement du barrage, des variations de 30 mètres du niveau d’eau. Ce qui permet d’éprouver la robustesse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement chinois demande aux 46 plus grandes villes de mettre en place des collectes sélectives de leurs déchets.
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A Shanghaï, des volontaires aident au tri des ordures à la source

Le gouvernement chinois demande aux 46 plus grandes villes de mettre en place des collectes sélectives de leurs déchets.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h05
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Il est 17 h 30 à Shanghaï et le soleil tape. Les volontaires de la vieille résidence de Qishancun, dans le centre-ville, portent tous une casquette. L’après-midi jusqu’à 19 h 30 et le matin entre 7 heures et 9 heures, ils sont quatre à se tenir à côté des conteneurs. Quand un habitant se présente, sacs-poubelle à la main, ils les ouvrent et mettent chaque déchet dans la poubelle adéquate : recyclables, ordures sèches (papiers sales, sacs en plastique…) et restes organiques.
Une fois ce tri effectué, le résident tend une petite carte en plastique sur laquelle est imprimé un code-barres. Un éboueur, seul employé municipal parmi les volontaires, scanne le code avec un smartphone, le résident reçoit alors 10 points sur un compte lié à la Banque de Chine. Avec 100 points, il pourra dépenser trois yuans, soit 0,37 euro, en produits ménagers !
Depuis mi-juin, la ville de Shanghaï, submergée par les ordures, tente d’améliorer le tri à la source. Une tâche difficile dans un pays où la consommation augmente, mais où la conscience environnementale des citoyens fait souvent défaut. Alors que les livraisons de repas à domicile, en plein boom, produisent 60 millions d’emballages par jour, 71,6 % des personnes interrogées n’ont pas idée des conséquences environnementales de ce mode de consommation, selon un sondage du quotidien d’Etat Global Times.
Les 24 millions d’habitants produisent chaque jour 25 280 tonnes d’ordures
Le système actuel n’encourage pas les bonnes âmes : « Les résidents se plaignent que, même s’ils trient bien, les services municipaux mettent tous les déchets dans le même camion. De leur côté, les employés disent qu’ils trouvent des ordures trop mélangées. C’est une chaîne brisée », décrit Lin Youzhi, chargée de campagne sur le recyclage pour l’ONG environnementale chinoise Les Amis de la nature. Un cercle vicieux que Shanghaï espère enrayer avec cette initiative lancée dans quelques résidences de la ville.
Ses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Ce document recommande la relance de la construction de centrales. « Si je m’en vais, il va y avoir trois EPR de plus », avait confié début août Nicolas Hulot.
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Nucléaire : un rapport préconise la construction de six nouveaux EPR

Ce document recommande la relance de la construction de centrales. « Si je m’en vais, il va y avoir trois EPR de plus », avait confié début août Nicolas Hulot.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h23
    |

            Jean-Michel Bezat








                        


Le départ de Nicolas Hulot aurait-il libéré les esprits et les initiatives ? Au lendemain de la démission du ministre de la transition écologique, qui dénonçait notamment le nucléaire comme « une folie inutile où l’on s’entête », Les Echos révèlent un rapport dans lequel deux industriels pronucléaires recommandent au gouvernement la relance d’un programme de construction de centrales. Une conclusion d’autant plus surprenante que ce document avait été commandé au printemps par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et par… Nicolas Hulot.
« Si je m’en vais, il va y avoir trois EPR de plus dans les prochaines années », confiait ce dernier début août à Libération, qui a publié ses propos après sa démission. En réalité, il faudrait construire six de ces réacteurs à partir de 2025 pour un premier démarrage dix ans plus tard, selon le rapport. Ses auteurs sont Yannick d’Escatha, conseiller du PDG d’EDF et ex-administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique, et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement jusqu’en juin 2017.

        Lire aussi :
         

                L’écologie, ministère de l’impossible ?



« Ce n’est pas un rapport qui décide de la politique du gouvernement »
Il faut maintenir les compétences dans ce secteur, plaident les rapporteurs. Sans la vente de nouveaux réacteurs de troisième génération (seulement six ont été vendus depuis 2003), c’est l’avenir de la troisième filière industrielle française (plus de 200 000 salariés) qui serait menacé. « Ce n’est pas un rapport qui décide de la politique du gouvernement », a réagi M. Le Maire jeudi matin, sur Radio Classique. Le ministre a renvoyé au plan de programmation pluriannuelle de l’énergie, qui fixera à l’automne la feuille de route du gouvernement pour les cinq prochaines années.
Le choix d’une relance – ou non – du nucléaire est au cœur des arbitrages. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est toujours prononcé en faveur de cette énergie. Tout comme le premier ministre, Edouard Philippe, directeur des affaires publiques d’Areva entre 2007 et 2010. M. Le Maire y voit, de son côté, « un atout pour la France ». Il faudra néanmoins, prévient-il, attendre la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche) avant d’envisager de nouveaux chantiers. Celui-ci ne sera pas raccordé au réseau avant début 2020, pour un coût qui a déjà plus que triplé (11 milliards) et un chantier qui a près de huit ans de retard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Avant Nicolas Hulot, nombreux sont les ministres de l’environnement à avoir été confrontés aux limites de la fonction.
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L’écologie, ministère de l’impossible ?

Avant Nicolas Hulot, nombreux sont les ministres de l’environnement à avoir été confrontés aux limites de la fonction.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h15
    |

            Rémi Barroux, 
Pierre Le Hir et 
Martine Valo








                        



                                


                            
Au ministère de la transition écologique et solidaire, l’effervescence règne ce mercredi 29 août. Nicolas Hulot, démissionnaire, n’a pas encore quitté l’Hôtel de Roquelaure. Le futur ex-ministre de la transition écologique est plongé dans le parapheur pour signer d’ultimes textes et s’emploie à trouver des points de chute aux membres de son cabinet. Les nombreuses directions centrales rattachées à ce ministère – l’énergie et le climat, la prévention des risques, le commissariat général au développement durable, l’aménagement, le logement et la nature, etc. – s’activent, car elles doivent rendre dans les prochaines heures le « dossier du ministre », un document complet présentant leurs actions et, surtout, un échéancier des mesures inscrites dans l’agenda, leur degré d’urgence. C’est ce dossier qui permettra au successeur, ou à la successeure, de prendre la mesure du travail qui l’attend.
La tâche du futur ministre en charge de l’écologie sera ardue après l’aveu d’échec formulé par Nicolas Hulot, mardi 28 août sur les ondes de France Inter. Mais le démissionnaire n’est pas le seul à avoir éprouvé la dureté de ce ministère. Ses prédécesseurs, pas moins d’une quinzaine en vingt ans, témoignent de la difficulté à imposer l’environnement dans l’agenda de leur gouvernement respectif.
Dans son ultime témoignage médiatique, M. Hulot dénonce « la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ». L’accusation rappelle les propos de Delphine Batho, évincée du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le 2 juillet 2013, un an après avoir pris la tête du ministère de l’écologie. Officiellement limogée pour avoir critiqué le budget en préparation, la ministre socialiste avait mis en cause la puissance tenace des lobbys. Et quand Nicolas Hulot s’interroge – « c’est un problème de démocratie, qui a le pouvoir ? qui gouverne ? » –, la présidente de Génération Ecologie appuie : « On est bien sur un problème démocratique structurel qui s’est posé sous tous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La démission de Nicolas Hulot a été diversement commentée du côté de LR, qui peine à se positionner sur les sujets environnementaux.
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Entre écologie et électoralisme, le cœur de la droite balance

La démission de Nicolas Hulot a été diversement commentée du côté de LR, qui peine à se positionner sur les sujets environnementaux.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 09h13
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Il y a eu deux manières, à droite, de réagir à l’annonce de la démission de Nicolas Hulot de son poste de ministre de la transition écologique : l’empathie et la défiance. L’empathie, tout d’abord, dans le cas de Valérie Pécresse, qui s’est dite « triste » de ce choix. « Nicolas Hulot refusait le sectarisme et cherchait des solutions, à la hauteur de ses convictions. Est-ce la fin des ambitions écologiques du gouvernement ? » s’est interrogée la présidente de la région Ile-de-France. Alain Juppé, qu’elle soutenait lors de la primaire de la droite, en 2016, s’est montré tout aussi généreux dans la louange envers l’ancien animateur de télévision : « Je suis impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche. J’espère qu’au-delà du buzz politique inévitable, cette décision nous incitera tous à réfléchir et à changer. »
Schizophrénie
La défiance, ensuite. Qui s’est exprimée, notamment, dans la bouche de Laurent Wauquiez. « Moi, c’est quelqu’un dont je ne partage pas les idées », a d’emblée prévenu sur RTL le président du parti Les Républicains (LR), avant d’attaquer bille en tête l’exécutif : « Ce que je constate, surtout, c’est qu’au fond cette démission est le reflet des conséquences des ambiguïtés des politiques de Macron. » L’ancien mentor du patron de LR, Nicolas Sarkozy, ne s’est pas montré plus tendre. « Qu’il y ait M. Hulot ou pas, la question de l’immigration est centrale. Qu’il y ait M. Hulot ou pas, la question du montant des impôts qu’on paie est centrale », a estimé l’ancien président de la République, sur France Culture, où il était invité à raconter la crise financière de 2008. Comme il disait, en 2011 : l’environnement, « ça commence à bien faire ».
La situation résume toute la schizophrénie de la droite sur le sujet. Conscients de l’ampleur du problème, Les Républicains n’entendent pas non plus se couper d’un électorat – chasseurs, agriculteurs, etc. –...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ « Sa volonté de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique cohérente ».
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« Gouverner, c’est choisir » : dix ONG demandent à Emmanuel Macron de « changer de cap » après la démission de Hulot

« Sa volonté de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique cohérente ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 10h32
   





                        



   


Dix ONG écologistes interpellent le président Emmanuel Macron sur la question de la transition écologique et lui demandent de « changer de cap » après la démission de Nicolas Hulot, dans une tribune publiée jeudi 30 août sur France Info.
La démission de Nicolas Hulot mardi « est une invitation à changer de cap tout en osant rompre avec la facilité des trente glorieuses et “cinquante” gaspilleuses » et « invite à un sursaut », écrivent ces ONG.
Emmanuel Macron « aurait tort de mésestimer le symbole que représente cette démission surprise » qui est « le symptôme d’une immense incompréhension », conseillent-elles en observant que « la transition écologique n’est ni une promenade de santé ni un supplément d’âme pour politiciens sans imagination ».

        Lire aussi :
         

                Démission de Nicolas Hulot : une icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle



L’impossible « en même temps » du président
« Face aux conservatismes qui s’expriment à tous les niveaux de l’Etat, la démission de Nicolas Hulot appelle un sursaut » et « nul doute (...) qu’Emmanuel Macron devra faire sien l’aphorisme de Pierre Mendès-France “gouverner c’est choisir” », insistent les signataires.
« Face aux menaces climatiques, militaires et l’effondrement des écosystèmes, l’action n’est plus une option mais une nécessité, une urgence, une éthique », pressent ces ONG
Selon elles, « la volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente ».
« En matière écologique, nous ne pouvons plus soutenir l’agriculture biologique et “en même temps” le glyphosate, la sobriété énergétique et “en même temps” le nucléaire, une redynamisation des centres-villes et “en même temps” (le mégacomplexe) Europacity et l’artificialisation des terres agricoles, la nécessaire préservation de la biodiversité et “en même temps” la baisse du prix du permis de chasse, la mise en œuvre de la COP21 et “en même temps” la multiplication des projets autoroutiers, les fermes-usines et “en même temps” une agriculture paysanne, le libéralisme et “en même temps” l’écologie ».

        Lire aussi :
         

                José Bové : « La démission de Nicolas Hulot est un appel à la mobilisation »



Ces ONG sont : la Fondation pour la nature et l’homme, Agir pour l’environnement, France nature environnement, Générations futures, les Amis de la Terre, Réseau sortir du nucléaire, Action des citoyens pour le désarmement nucléaire, Association pour la protection des animaux sauvages, Virage énergies et Société nationale de protection de la nature.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, estime que sur l’énergie et les gaz à effet de serre, son pays doit faire « mieux que l’objectif européen ».
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« Le Portugal vise la neutralité carbone en 2050 »

Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, estime que sur l’énergie et les gaz à effet de serre, son pays doit faire « mieux que l’objectif européen ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h22
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, précise les objectifs énergétiques et climatiques de son pays.
Le Portugal vise la neutralité carbone au milieu du siècle. Comment comptez-vous y parvenir ?
Depuis le protocole de Kyoto [en 1997], le Portugal a toujours respecté ses engagements climatiques. Dans le cadre de l’accord de Paris de 2015, l’Union européenne a réitéré son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030, par rapport à leur niveau de 1990. Le Portugal a décidé d’aller plus loin. Le premier ministre, Antonio Costa, a fixé comme cap la neutralité carbone en 2050, avec une feuille de route sur laquelle la discussion publique va commencer à l’automne, pour une approbation au printemps 2019.
Le défi est énorme. En 2017, les émissions nationales de CO2 se sont élevées à 68 millions de tonnes. Notre forêt ayant la capacité d’en absorber 10 millions par an, nous allons devoir diviser nos émissions par sept. Cela suppose une transformation presque totale des modes de production et de consommation.
Le Portugal continue de développer les énergies renouvelables avec, désormais, un très gros effort d’investissement dans le solaire. Nous avons déjà un potentiel qui nous permettra de vivre avec une électricité d’origine entièrement renouvelable. Pour le mix énergétique global, nous visons 31 % de renouvelable en 2030. Nous ferons donc mieux que l’objectif européen, qui est de 32 % en 2040 seulement. Nous devons être plus ambitieux dans ce domaine. Mais il nous faut aussi agir dans tous les autres secteurs d’activité.
Quelles sont les priorités ?
La première est de décarboner les transports. Nous y avons consacré 150 millions d’euros en 2017, et nous y affecterons 450 millions en 2018. Nous allons mettre en place un réseau de bornes de rechargement pour les véhicules électriques dans tout le pays, petites communes comprises,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Ces tortues ont été tuées par des filets de pêche de 120 mètres, pourtant interdits.
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Mexique : trois cents tortues trouvées mortes dans le Pacifique

Ces tortues ont été tuées par des filets de pêche de 120 mètres, pourtant interdits.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h03
   





                        



   


Les autorités environnementales mexicaines ont trouvé 300 tortues marines de l’espèce golfina (menacée d’extinction), flottant mortes dans les eaux mexicaines du Pacifique, a rapporté le parquet fédéral chargé de la protection de l’environnement.
« Elles sont mortes noyées il y a environ huit jours car elles étaient immobilisées dans des filets de pêche interdits d’environ 120 mètres de long », a ajouté le parquet. Les cadavres « étaient dans un état avancé de décomposition », a-t-il précisé. Pour éviter tout risque de contamination, « les tortues marines ont été enterrées dans deux fosses ».
Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit. Le 17 août, le gouvernement mexicain a signalé que 122 tortues avaient été trouvées mortes sur des plages de l’Etat de Chiapas. Environ 10 % des cadavres portaient des signes de coups à la tête et sur la carapace. Les peines pour le trafic de produits émanant de tortues marines peuvent aller jusqu’à neuf ans de prison. Néanmoins, un commerce illégal d’œufs persiste, certains leur attribuant des propriétés aphrodisiaques.




                            


                        

                        


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Strasbourg : le projet de rocade ouest relancé

Le Conseil départemental de l’environnement et des risques technologiques du Bas-Rhin s’est prononcé mardi pour le démarrage des travaux malgré une forte opposition locale.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h50
   





                        


La rocade ouest de Strasbourg verra-t-elle le jour ? Suspendu il y a près d’un an par le ministère des transports qui demandait des éléments supplémentaires au concessionnaire Vinci, le projet de « grand contournement ouest » (GCO) pourrait bientôt être relancé. Mardi 29 août, le conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques du Bas-Rhin s’est prononcé en faveur du démarrage des travaux.
Cette décision approuve deux projets d’arrêtés conçus par les services de l’Etat, qui autorisent le concessionnaire Arcos, une filiale de Vinci, et la Sanef, chargée d’un échangeur, à engager des travaux en vue de la construction d’une rocade de 24 kilomètres, essentiellement payante, à l’ouest de la ville, selon la préfecture.
Ce projet, régulièrement abandonné et relancé depuis les années 1970, suscite une forte opposition locale. Les élus écologistes locaux espéraient d’ailleurs avoir le soutien du ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot contre ce projet, avant qu’il ne quitte ses fonctions. « Peut-être que Nicolas Hulot, maintenant qu’il a démissionné, pourra prendre une position plus claire sur le dossier », a fait remarquer Daniel Reininger, président d’Alsace Nature.
Avis défavorable d’une commission d’enquête
Le GCO est censé délester l’actuelle autoroute A35 en absorbant le trafic du nord au sud de l’Alsace. Mais de nombreux élus des communes situées à proximité du tracé de la future autoroute, des agriculteurs et des militants associatifs et écologistes s’opposent farouchement à sa construction. Une « zone à défendre » occupée par quelques dizaines de militants s’est également développée à Kolbsheim (Bas-Rhin), commune voisine du tracé.
« Le dossier a été amélioré certes, mais il n’est toujours pas recevable en matière de respect de l’environnement », a expliqué Daniel Reininger. « On sait très bien que cette autoroute ne va rien résoudre, ni les problèmes de pollution ni les problèmes de circulation », a-t-il affirmé, s’inquiétant d’une signature « prochaine » des arrêtés par le préfet, feu vert ultime au lancement des travaux.
En juin, une commission d’enquête a émis un avis défavorable, par crainte « d’une augmentation des niveaux de pollution atmosphérique », « des impacts (…) sur la consommation des espaces agricoles », et « des atteintes aux espèces (…) protégées ».
Le préfet du Bas-Rhin tiendra une conférence de presse vendredi pour évoquer les « prochaines étapes en vue de la réalisation de l’autoroute » tandis que les opposants ont annoncé une manifestation le samedi 8 septembre.

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                « Que pèsent les champs de la plaine de France face à des rêves de bâtisseur ? »






                            


                        

                        


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Reportage

Comment une antilope aquatique pourrait doper l’écotourisme au Bénin

Dans le sud du pays, une ONG a créé une réserve naturelle en associant étroitement la population locale à son fonctionnement.

Par                Hermann Boko et Michaël Tchokpodo (contributeurs Le Monde Afrique, Cotonou)



LE MONDE
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        Le 29.08.2018 à 16h35

     •
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        Mis à jour le 29.08.2018 à 16h42






    
Le sitatunga, une espèce d’antilope en voie de disparition au Bénin.
Crédits : DR


Dans l’arrondissement de Zinvié, qui regroupe onze villages à 30 km de Cotonou, la capitale économique du Bénin, les deux tiers du territoire sont constitués de bas-fonds et de plaines inondables. Au milieu de ces marécages qui s’étendent à perte de vue, sur une trentaine d’îlots parsemés de bosquets, cohabitent plus de 900 espèces animales et végétales. C’est ici que le Béninois Martial Koudèrin et le Français Damien Martin ont fondé, en 2005, le Centre régional de recherche et d’éducation pour un développement intégré (Credi), une ONG qui promeut l’aquaculture intégrée, l’agriculture paysanne et la protection de l’environnement.

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Tout a commencé lorsque les deux amis ont ouvert une ferme aquacole. « Nous étions bien intégrés dans le village et les populations venaient régulièrement nous proposer des animaux tués à la chasse, se rappelle Martial Koudèrin. Au début, c’était amusant, mais petit à petit ça devenait trop, et cela nous a interpellés » L’appétence des villageois pour la viande de brousse menaçait surtout le sitatunga, une antilope aquatique en voie de disparition au Bénin et dans plusieurs pays africains. L’animal, au pelage brun foncé avec une tache blanche à la gorge, vit principalement dans cette partie humide du pays.
Crocodiles nains
Martial Koudèrin et Damien Martin décident alors de préserver cette vallée dite du « sitatunga », qui s’étend sur 670 km2. Ils y découvrent une grande biodiversité, avec plusieurs dizaines d’espèces de serpents, de mammifères, de poissons, et la présence de crocodiles nains – ainsi que de 80 sitatungas. « Nous avons des forêts, des marécages et des animaux de toutes sortes, constate Adèle, une autochtone. Mais nous ne savons pas comment exploiter et valoriser ces ressources végétales et animales. »
Le Credi a cherché à impliquer les populations locales dans la protection de l’environnement en développant l’écotourisme. A l’entrée de la vallée, l’ONG a érigé un refuge animalier qui recueille et soigne reptiles, singes, rongeurs, crocodiles blessés ou en danger. Un enclos a aussi été aménagé pour garder une dizaine de sitatungas, ce qui permet de présenter ces animaux aux jeunes scolaires et aux visiteurs. Selon les fondateurs du Credi, 5 000 touristes sont attendus sur l’année 2018.

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L’objectif de l’ONG, à terme, est que la réserve naturelle communautaire soit totalement gérée par la population. « Nous impliquons les autochtones dans toutes nos actions, nous leur offrons des formations et stages sur les différentes composantes de nos activités, pour leur permettre une meilleure gestion des ressources naturelles », précise Gisèle Soké, assistante chargée du tourisme. Ainsi, plus de 400 chasseurs ont été sensibilisés aux espèces protégées et à la législation en vigueur au Bénin, et c’est en partie grâce à eux que le Credi a pu faire un état des lieux de la faune dans la vallée.
Epargne villageoise
Au sein de la réserve, trois étangs servent de ferme aquacole pour l’élevage des tilapias et des clarias (une sorte de poissons-chats). Un système d’épargne villageoise a été mis en place pour financer l’agro-écologie et les activités génératrices de bénéfices des communautés paysannes. « Grâce au Credi, notre situation s’améliore et nous comprenons quelle doit être notre action pour préserver la nature », reconnaît Adèle. Un programme de salubrité a par ailleurs été mis en place, avec les concours « Maison verte » et « Village vert », pour récompenser les efforts de conservation des ressources naturelles et de gestion des déchets.
Le parc naturel communautaire se présente également comme un puits de carbone et favorise la production d’oxygène et le recyclage de la nécromasse (matière organique morte). Avec un budget annuel de 120 millions de francs CFA (183 000 euros), l’ONG espère faire de la vallée du sitatunga une destination touristique incontournable au Bénin.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Au Royaume-Uni, un système informatique a été mis au point pour permettre aux travailleurs humanitaires d’anticiper les épidémies de choléra, en surveillant la pluie.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ A l’instar de Nicolas Hulot, d’autres ministres de l’environnement ont regretté le poids des lobbys ces dernières années.
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Démission de Nicolas Hulot : le ministère de l’écologie, un « ministère de l’impossible »

A l’instar de Nicolas Hulot, d’autres ministres de l’environnement ont regretté le poids des lobbys ces dernières années.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h50
   





                        


C’est un ouvrage au titre prémonitoire. En 1975, Robert Poujade, premier ministre de l’environnement (1971-1974), publie Le Ministère de l’impossible pour revenir sur son expérience, et évoque déjà « les capacités de blocage et la force d’inertie des administrations traditionnelles ». Plus de quarante ans après, les mots sont différents, mais les reproches sont les mêmes lorsque Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, annonce sa démission mardi 28 août sur France Inter.

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« Je sais que seul je n’y arriverai pas. (…) J’ai un peu d’influence, je n’ai pas de pouvoir », a-t-il regretté, dénonçant « la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ». « C’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? », s’est-il interrogé. Comme MM. Poujade et Hulot, d’autres ministres de l’environnement ont déploré, au moment de quitter leur poste, le poids des lobbys et leur incapacité à mener des actions fortes. Le turnover est d’ailleurs important au sein de ce ministère : quatorze ministres de l’écologie se sont succédé en vingt ans.
Corinne Lepage fut chargée de ce portefeuille de 1995 à 1997 dans le gouvernement d’Alain Juppé. Elle a relaté son expérience dans un livre intitulé On ne peut rien faire Madame la ministre (Albin Michel, 1998). Elle y dénonce l’influence des lobbys industriels, des chasseurs et des technocrates de la haute administration. « Le ministère de l’environnement est un ministère très difficile », rappelait Corinne Lepage dans une interview aux Echos en 2017.
« Il faut avoir une personnalité forte, car, si vous n’êtes pas en capacité de défendre vos dossiers vous perdez tout. Tout simplement parce que vous vous heurtez à des intérêts économiques puissants et, surtout, vous vous heurtez à la dictature du court terme. »

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Nicole Bricq, Delphine Batho…
Sous le quinquennat de François Hollande, le constat est le même. La première ministre de l’écologie, Nicole Bricq, ne reste à son poste qu’un mois en 2012. Ce qui lui coûte son ministère, c’est sa décision de geler les permis de forage pétroliers en Guyane et de réformer le code minier, alors que Shell prospecte au large du département français d’outre-mer.
La ministre espérait obtenir davantage de garanties environnementales et mettre en concurrence les compagnies pétrolières pour l’exploitation des gisements découverts. Soutenue par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, Nicole Bricq avait fait part de ses intentions au premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault. Shell s’est alors employé à faire échouer les plans de la ministre.
Un mois après sa nomination, Mme Bricq est mutée au ministère du commerce extérieur et remplacée par Delphine Batho. Mais pour celle-ci aussi, l’aventure tourne court. La socialiste restera ministre de l’écologie à peine plus d’un an. Elle est débarquée pour avoir qualifié le budget 2014 de « mauvais » au cours d’un entretien sur RTL, car il prévoyait une baisse de 7 % des crédits du ministère de l’écologie.
Elle aussi est revenue sur son expérience de ministre dans un livre, publié en 2014, Insoumise (Grasset, 2014). Elle y dénonce le poids des lobbys en politique. « Les marges de manœuvre des ministres de l’écologie au sein de gouvernements qui ne le sont pas sont toujours limitées, se heurtent à des résistances, a-t-elle expliqué dans une interview au Monde. J’en sais quelque chose. »

        Lire aussi le portrait :
         

          Thierry Coste, le lobbyiste qui a chassé l’écologiste







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.
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Sur 1,1 million de chasseurs, moins de 10 % possèdent un permis national

Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 09h25
    |

            Laura Motet et 
Anne-Aël Durand








                        


La baisse du prix du permis de chasse est un « cadeau » qui coûte cher à Emmanuel Macron, puisqu’il fait sans doute partie des raisons qui ont provoqué la démission de Nicolas Hulot, ex-ministre de la transition écologique et solidaire. Mais la ristourne ne s’applique qu’aux permis nationaux et non aux permis départementaux, moins coûteux et délivrés bien plus fréquemment.
Qui sont les chasseurs dont le gouvernement tient à s’assurer le soutien ? Portrait-robot à partir des chiffres publiés par la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
1,1 million de licenciés
La chasse représente un lobby non négligeable, puisque l’on comptait 1,139 million détenteurs d’un permis valide durant la campagne de chasse 2016-2017, selon des chiffres fournis par la Fédération. Ce loisir rassemble donc plus de licenciés que des sports comme le tennis, l’équitation ou le judo.


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La chasse compte 1,2 million de licenciés, moins que le football mais plus que le tennis
Comparaison entre les principales licences sportives en 2015 et les licences de chasse

Sources : FNC, Injep



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      [
        "",
        513194
      ],
      [
        "",
        513727
      ],
      [
        "",
        407569
      ],
      [
        "",
        323571
      ],
      [
        "",
        287358
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: 0,
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un effectif en baisse
Si les chasseurs sont nombreux, la pratique est en déclin continu, puisque leur nombre a été divisé par deux en une quarantaine d’années. Ils étaient 1,8 million pour 39 millions d’habitants en 1945, et plus de 2,2 millions en 1975. La baisse du coût du permis pourrait ainsi permettre d’obtenir de nouveaux licenciés.


	#container_15354634552{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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		height:400px;
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		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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		display:block;
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		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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		z-index: 9998!important;
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	{
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	{
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	}
	#container_15354634552 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Deux fois moins de permis de chasse qu'en 1975
Nombre de permis validés depuis la fin de la seconde querre mondiale (l'année indiquée correspond à la campagne débutée à l'automne)

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354634552",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				lineColor:null
			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		title: {
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		},
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		},
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		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1945","1946","1947","1948","1949","1950","1951","1952","1953","1954","1955","1956","1957","1958","1959","1960","1961","1962","1963","1964","1965","1966","1967","1968","1969","1970","1971","1972","1973","1974","1975","1976","1977","1978","1979","1980","1981","1982","1983","1984","1985","1986","1987","1988","1989","1990","1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre de permis validés",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        1838124
      ],
      [
        "",
        1793595
      ],
      [
        "",
        1800430
      ],
      [
        "",
        1750560
      ],
      [
        "",
        1794200
      ],
      [
        "",
        1812602
      ],
      [
        "",
        1820270
      ],
      [
        "",
        1851884
      ],
      [
        "",
        1778003
      ],
      [
        "",
        1763269
      ],
      [
        "",
        1729899
      ],
      [
        "",
        1547672
      ],
      [
        "",
        1634671
      ],
      [
        "",
        1640455
      ],
      [
        "",
        1647535
      ],
      [
        "",
        1726224
      ],
      [
        "",
        1738569
      ],
      [
        "",
        1810824
      ],
      [
        "",
        1822041
      ],
      [
        "",
        1877309
      ],
      [
        "",
        1937734
      ],
      [
        "",
        1950528
      ],
      [
        "",
        1978158
      ],
      [
        "",
        1985837
      ],
      [
        "",
        1861602
      ],
      [
        "",
        1931119
      ],
      [
        "",
        1970785
      ],
      [
        "",
        2026376
      ],
      [
        "",
        2082645
      ],
      [
        "",
        2178100
      ],
      [
        "",
        2216557
      ],
      [
        "",
        2219051
      ],
      [
        "",
        2165472
      ],
      [
        "",
        2124371
      ],
      [
        "",
        2075369
      ],
      [
        "",
        2019206
      ],
      [
        "",
        1985946
      ],
      [
        "",
        1988545
      ],
      [
        "",
        1929360
      ],
      [
        "",
        1910645
      ],
      [
        "",
        1863926
      ],
      [
        "",
        1829200
      ],
      [
        "",
        1786183
      ],
      [
        "",
        1749933
      ],
      [
        "",
        1721471
      ],
      [
        "",
        1689272
      ],
      [
        "",
        1659224
      ],
      [
        "",
        1628267
      ],
      [
        "",
        1602784
      ],
      [
        "",
        1576399
      ],
      [
        "",
        1542399
      ],
      [
        "",
        1518214
      ],
      [
        "",
        1496302
      ],
      [
        "",
        1479567
      ],
      [
        "",
        1457538
      ],
      [
        "",
        1425163
      ],
      [
        "",
        1407874
      ],
      [
        "",
        1394341
      ],
      [
        "",
        1374183
      ],
      [
        "",
        1358999
      ],
      [
        "",
        1360984
      ],
      [
        "",
        1349489
      ],
      [
        "",
        1343926
      ],
      [
        "",
        1333921
      ],
      [
        "",
        1326100
      ],
      [
        "",
        1316764
      ],
      [
        "",
        1224695
      ],
      [
        "",
        1207715
      ],
      [
        "",
        1186040
      ],
      [
        "",
        1171337
      ],
      [
        "",
        1159928
      ],
      [
        "",
        1139814
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Plutôt des hommes de plus de 55 ans
La pratique de la chasse est très masculine : on compte moins de 25 000 chasseuses, soit 2,2 % des licenciés. C’est aussi un hobby qui plaît à une population vieillissante, puisque 53 % des chasseurs sont âgés de 55 ans ou plus, et 29 % ont même plus de 65 ans.


	#container_15354638718{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15354638718{
		height:350px;
	}
	#container_15354638718 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15354638718 .subtitle{
		display:block;
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		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15354638718.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15354638718 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus de la moitié des chasseurs dépassent les 55 ans


Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354638718",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
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			}
		}],
		plotBands: [{
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			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["15-24 ans","25-34 ans","35-44 ans","45-54 ans","55-64 ans","65-74 ans","75 ans et plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Population des chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % ",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La Sologne et la Corse, territoires de chasseurs
S’il existe des chasseurs partout en France, les données de la FNC font apparaître des écarts de pratique selon les régions : il y a ainsi trois fois plus de chasseurs par habitant en Corse ou dans le Centre-Val de Loire qu’en Bretagne ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15354654731{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15354654731 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_source15354654731{font-size:12px;text-align:right;}


La Corse et le Centre-Val de Loire, régions de chasseurs




Source : FNC




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15354654731").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 1,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15354654731").append("svg").attr("id", "mapSVG15354654731").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15354654731");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15354654731");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15354654731");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/regions.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Région","Proportion de chasseurs"],["Corse",6.49],["Centre-Val de Loire",5.18],["Nouvelle Aquitaine",4.42],["Bourgogne-Franche-Comté",3.26],["Occitanie",3.26],["Normandie",3.08],["Hauts-de-France",2.58],["Pays de la Loire",2.48],["Auvergne-Rhône-Alpes",2.21],["Grand Est",1.99],["Provence-Alpes-Côte d'Azur",1.91],["Bretagne",1.87],["Ile-de-France",1.85]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [1.85,2,3,4,5,6,6.5];
var color=["#eff3ff","#c6dbef","#9ecae1","#6baed6","#3182bd","#08519c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([2,3,4,5,6])
.range(d3.range(6).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.regions).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#fff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Part des chasseurs");
var rect = document.getElementById("legende15354654731").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15354654731").width();
var h = $("#dcdr_map15354654731").height();
var x = w * 3 / 100, y = h * 52 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Région","Proportion de chasseurs"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15354654731").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Région}}";
var content = "{{Proportion de chasseurs}} % de titulaires du permis de chasse dans la population totale";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15354654731 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Un hobby de professions libérales et de cadres
Les chasseurs vantent volontiers leur ancrage populaire et rural, mais cette image est en partie contredite par les chiffres. S’il est vrai que les agriculteurs sont surreprésentés (ils sont 8,5 % parmi les chasseurs, pour seulement 2 % de la population active), les premiers détenteurs des permis de chasse sont des professions libérales et cadres (36 % des permis, pour seulement 17 % de la population active).


	#container_15354641175{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15354641175{
		height:400px;
	}
	#container_15354641175 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15354641175 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15354641175.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15354641175.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15354641175 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus d'un tiers des chasseurs sont des cadres ou professions libérales
Catégorie socioprofessionnelle des détenteurs du permis de chasse

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354641175",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Cadre, profession libérale","Employé","Ouvrier","Artisan, commerçant","Agriculteur","Profession intermédiaire ou assimilée","Etudiant"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        36.3
      ],
      [
        "",
        23.4
      ],
      [
        "",
        15.1
      ],
      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        8.5
      ],
      [
        "",
        6.8
      ],
      [
        "",
        0.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le permis national reste minoritaire
Seule une minorité de chasseurs profitera de la réduction du coût du permis après la réforme du gouvernement. En effet, la plupart des licenciés se contentent du permis départemental, moins cher, destiné à une pratique locale. Au total, moins de 10 % détiennent un permis national, mais on constate d’importantes disparités en fonction de la catégorie socioprofessionnelle : près de 15 % des cadres ont un permis national, contre moins de 5 % des ouvriers.


	#container_15354704103{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15354704103{
		height:400px;
	}
	#container_15354704103 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15354704103 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15354704103.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15354704103.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15354704103 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Trois fois plus de cadres que d'ouvriers ont un permis de chasse national
Type de permis de chasse détenu par les licenciés selon leur catégorie socioprofessionnelle

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354704103",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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Un loisir coûteux
La Fédération nationale des chasseurs a salué avec enthousiasme le passage de 400 euros à 200 euros du permis national. Mais ce coût ne représente qu’une partie minime des dépenses engagées pour pratiquer la chasse. En effet, en additionnant le transport, l’équipement, les cotisations à des sociétés de chasse, l’entretien du terrain et les assurances, la facture moyenne s’élève à 2 800 euros par an, selon une étude d’impact réalisée en 2014 pour la FNC. En incluant les emplois directs et indirects, la Fédération évalue les retombées économiques à 3,8 milliards d’euros.


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Le budget moyen des chasseurs s'élève à plus de 2 800 euros par an
Données issues de l'étude sur l'impact économique et social de la Filière chasse par le BIPE, 2014-2016

Source : FNC



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	Highcharts.setOptions({
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
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      ],
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<article-nb="2018/08/30/16-15">
<filnamedate="20180830"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180830"><AAMMJJHH="2018083016">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’idée d’un « développement durable » hante les discours des décideurs politiques, qui l’oublient au moment des choix difficiles, et des entreprises qui veulent redorer leur blason sans changer de modèle économique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Hulot-Facebook : « Concilier croissance et protection de la planète, un dilemme fondamental »

L’idée d’un « développement durable » hante les discours des décideurs politiques, qui l’oublient au moment des choix difficiles, et des entreprises qui veulent redorer leur blason sans changer de modèle économique.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h06
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Abattu au ras de l’eau comme une sarcelle de la baie de Somme, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, n’est pas seulement la dernière victime du lobby de la gâchette. Il est tombé dans un piège bien plus sournois, celui construit par sa propre ambition de changer le modèle économique de la France. Il n’est pas le premier à se casser les dents sur ce qui apparaît toujours comme un oxymore : concilier croissance économique et protection de la planète, de ses ressources, de sa biodiversité et de son climat. Depuis plus de vingt-cinq ans, l’idée d’un « développement durable », concept popularisé et promu par les Nations unies, hante les discours des décideurs politiques… qui l’oublient méthodiquement au moment des choix difficiles.
Cela se comprend aisément. Sans énergie pas de croissance et sans croissance, impossible de satisfaire les aspirations légitimes de ses électeurs à vivre dans un pays sûr et prospère. A l’inverse, une économie en récession conduit à d’inévitables conflits de redistribution. Hors de question pour le gouvernement français de tirer un trait sur son programme nucléaire, dont il reste fier, ni de se mettre à dos un monde agricole et rural aussi puissant économiquement que symboliquement.
Des entreprises plus responsables
Ce dilemme fondamental entre écologie et croissance, pointé dès 1972 par le Club de Rome, ne peut se résoudre que par une inclusion de l’une dans l’autre à un coût difficile à anticiper. Le prix de la transition énergétique allemande du nucléaire vers les renouvelables est estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros et s’est traduit par une consommation accrue de charbon. Et encore, il n’a été rendu possible que par la préservation et l’expansion de la puissante industrie allemande dont le bilan écologique est plus douteux.
Les Etats ne sont pas les seuls à se poser la question délicate de l’arbitrage entre exigences du court terme, boucler...




                        

                        


<article-nb="2018/08/30/16-16">
<filnamedate="20180830"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180830"><AAMMJJHH="2018083016">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Une majorité de la population des pays riches, par son travail, vit de ce qui détruit l’environnement. Là se pose le plus grand problème, que seule une véritable confrontation démocratique peut résoudre, estime le chercheur Salvador Juan.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Salvador Juan : « Il faut cesser de négliger les obstacles sociaux que suscitent les réformes écologiques »

Une majorité de la population des pays riches, par son travail, vit de ce qui détruit l’environnement. Là se pose le plus grand problème, que seule une véritable confrontation démocratique peut résoudre, estime le chercheur Salvador Juan.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h57
    |

Salvador Juan (Professeur à l’université de Caen-Normandie, Centre de recherche risques et vulnérabilités/CERREV)







                        



                                


                            

Tribune. La décision de Nicolas Hulot de démissionner du gouvernement était inévitable. On peut même considérer qu’elle aurait pu arriver plus tôt au vu des décisions prises au plus haut niveau de l’Etat. Cependant, et comme il le souligne lui-même, c’est moins l’aveuglement de l’actuel pouvoir – illustrant parfaitement la tendance de fond à la technocratisation libérale des systèmes les plus développés – que les contradictions de l’ensemble de la société française et de chacun de ses habitants qui l’ont découragé.
De quelle nature sont ces contradictions que nous portons tous intimement et qui écartèlent notre système socio-économique, comme l’affirme l’ex-ministre à juste titre en évoquant, notamment, les lobbies, la recherche effrénée de croissance ou l’impossible rupture avec l’électronucléaire ? On peut les résumer en quelques points.
Le réchauffement climatique, avec ses conséquences sur les littoraux et sur l’agriculture, est l’une des dimensions de la crise écologique planétaire. Celle-ci se traduit également par le déclin de la biodiversité associé aux pollutions et à l’artificialisation des milieux, par l’épuisement des ressources non renouvelables et par l’accroissement des risques technoscientifiques. Or, ces quatre types de problèmes écologiques sont liés. Mais le traitement des symptômes de ces différents défis, tel que les politiques le proposent, est segmentaire et intègre rarement les effets secondaires sur les autres dimensions de la crise.
Elus locaux à l’unisson
Par ailleurs, ces tentatives de réformes alternatives ne tiennent presque jamais compte des obstacles sociaux qu’elles suscitent et qui les invalident au plan démocratique. C’est là que se pose le plus grand problème : dans les pays riches, la majorité de la population, par son travail, vit aujourd’hui de ce qui détruit sa santé et obère tant la qualité du milieu actuel et futur que son avenir à long terme et celui de sa descendance.
Alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La coopérative espère que cette acquisition lui permettra d’accélérer son développement sur le marché du lait infantile en Chine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Sodiaal prête à acheter l’usine de lait du chinois Synutra en Bretagne

La coopérative espère que cette acquisition lui permettra d’accélérer son développement sur le marché du lait infantile en Chine.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h47
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La coopérative Sodiaal a confirmé officiellement, mercredi 29 août, être entrée en discussion avec son partenaire chinois Synutra pour la reprise d’une partie du site de Carhaix (Finistère). Une usine de production de poudre de lait infantile qui a ouvert ses portes, il y a quasiment deux ans, en septembre 2016.
Lors de l’inauguration, l’heure était à l’optimisme. Comme d’autres, la coopérative, engagée à livrer 288 millions de litres de lait, voyait le marché chinois comme un eldorado et pensait avoir trouvé en Synutra le vecteur idéal pour profiter de l’aubaine. Sauf que le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu.
Dès la construction de cet ensemble de deux tours de séchage de 50 mètres de haut, les difficultés ont commencé à apparaître. Et l’investissement initial chiffré à 90 millions d’euros lors de la signature du partenariat entre Sodiaal et Synutra, en 2012, s’est transformé en une ardoise de 170 millions d’euros à la fin du chantier.
La moitié des volumes prévus
Puis, lors de la mise en route, les errements dans la gestion et l’organisation de l’usine se sont fait jour. Au point que, fin 2017, le syndicat CGT a dénoncé les conditions de travail des salariés. Des tensions qui ont conduit au départ du patron du site, Patrick Bischofberger, début 2018. Depuis, selon la société chinoise, Liang Zhang, le fondateur de Synutra, est à Carhaix.
Enfin, les résultats commerciaux de Synutra n’ont pas été à la hauteur des engagements, bien que l’usine bretonne ait décroché son agrément pour l’exportation des poudres de lait infantile vers l’ex-empire du Milieu dès septembre 2016. Une situation qui s’est traduite par des factures impayées pour Sodiaal qui, finalement, ne livre plus que la moitié des volumes de lait initialement prévus. Sachant que, dans le contrat, le volume de lait était fixe mais le prix variable, indexé sur celui du marché intérieur français avec une décote de 10 à 20 euros.
C’est cette dette que Sodiaal...




                        

                        


<article-nb="2018/08/30/16-18">
<filnamedate="20180830"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180830"><AAMMJJHH="2018083016">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Editorial. Par sa nomination au gouvernement, Nicolas Hulot apportait la garantie que la défense de la cause écologique ne resterait plus un vain mot. Son départ quinze mois plus tard démontre que c’était un vœu pieux.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Démission de Nicolas Hulot : le réquisitoire de l’ancien ministre

Editorial. Par sa nomination au gouvernement, Nicolas Hulot apportait la garantie que la défense de la cause écologique ne resterait plus un vain mot. Son départ quinze mois plus tard démontre que c’était un vœu pieux.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h42
   





                        



   


Editorial. Spectaculaire dans le ton, inédite dans la forme, la démission de Nicolas Hulot du gouvernement, annoncée en direct sur les ondes de France Inter, mardi 28 août, exprime d’abord un aveu d’échec de la part du ministre de la transition écologique et solidaire. Pas plus que ses douze prédécesseurs depuis vingt ans, il n’est parvenu à modifier en profondeur l’action de l’Etat face aux défis climatiques, environnementaux ou sanitaires du monde actuel. Indépendant et exigeant – trop anxieux et capricieux, disent déjà ses détracteurs –, il en tire la conséquence : il se retire en espérant, sans trop y croire, que ce geste provoquera un électrochoc et réveillera les consciences.
Mais cette décision singulière constitue surtout un revers cuisant pour le président de la République, qui plus est à l’orée d’une rentrée délicate. Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron avait réussi à convaincre cette personnalité atypique, symbole de l’engagement citoyen, de ne plus se contenter du pouvoir d’influence qu’il exerçait depuis longtemps, mais de mettre son talent et sa notoriété au service de l’action gouvernementale.
Par sa seule présence, son rang de ministre d’Etat et l’étendue de ses attributions, Nicolas Hulot apportait alors la garantie que la défense de la cause écologique ne resterait plus un vain mot. Comme un boomerang, son départ quinze mois plus tard démontre que, pour une large part, c’était un vœu pieux.

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C’est d’autant plus vrai que l’intéressé a justifié sa sortie dans des termes cinglants. Au-delà de l’hommage affectueux qu’il a rendu au chef de l’Etat, au premier ministre et à ses anciens collègues, exception faite de celui de l’agriculture, c’est en effet un véritable réquisitoire que M. Hulot a dressé contre la politique gouvernementale.
Avec trois griefs essentiels. D’abord, a-t-il plaidé, la politique des « petits pas » dans laquelle il a été cantonné n’est pas à la hauteur des enjeux de cette « tragédie » climatique et environnementale qui menace la planète. « Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? Non. Avons-nous commencé à réduire l’utilisation des pesticides ? Non. A enrayer l’érosion de la biodiversité ? Non », a-t-il martelé. A quoi s’ajoute « l’entêtement » des pouvoirs publics à préserver la filière nucléaire, « cette folie inutile ». Autant de sujets sur lesquels, à l’évidence, l’ancien ministre n’a pas réussi à convaincre et a été contraint, au contraire, à de peu glorieux renoncements.
« C’est un problème de démocratie »
S’il apparaîtra pour le moins naïf à beaucoup, le deuxième grief n’est pas moins sérieux et sévère. Il concerne le poids exercé sur les décisions publiques par les lobbys de toutes sortes, qu’il s’agisse du nucléaire, des chasseurs, de l’agro-industrie… La puissance de ces groupes d’intérêts, leur « présence dans les cercles du pouvoir » jusqu’au plus haut niveau a conduit M. Hulot à poser de rudes questions : « C’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? »
Mais, plus encore, parce que cela touche directement le chef de l’Etat, responsable en dernier ressort, l’ancien ministre a pointé le grand écart qui existe, à ses yeux, entre les paroles et les actes, entre les déclarations flamboyantes et les arbitrages effectifs, entre une diplomatie environnementale offensive et ambitieuse et une politique nationale trop défensive et timorée. Avec ce mot terrible pour conclure : Nicolas Hulot ne voulait plus participer à « une forme de mystification ».

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Enfin, le porte-voix de l’écologie a été au bout de ses convictions : comment affronter sérieusement les désordres de la planète, a-t-il questionné, si l’« on s’évertue à réanimer un modèle économique qui [en] est la cause » et si la dictature du court terme interdit de penser et de préparer les réorientations vitales à long terme ? En clair, peut-on être un libéral probusiness et un écologiste proplanète ? Cela revient à pointer les limites du « en même temps » macronien.
Nicolas Hulot reconnaît qu’il n’a pas les réponses à ces questions. Il revient désormais au chef de l’Etat d’en trouver.

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Démission de Hulot : « L’écologie, ça n’est pas des individualités »

Entre déception, agacement, voire quasi-satisfaction, les réactions sont contrastées  chez les élus de La République en marche, après la décision de l’ex-ministre.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 11h35
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Entre vraie déception, léger agacement et quasi-satisfaction, la démission de Nicolas Hulot a suscité des réactions contrastées au sein de la majorité, après l’annonce de son départ du gouvernement, mardi 28 août.
La plupart des députés La République en marche (LRM) ont veillé à ménager l’ex-ministre de la transition écologique en assurant « respecter » sa décision. « Nous avons beaucoup fait avec Nicolas Hulot. Je respecte profondément sa personnalité comme sa décision personnelle », a ainsi déclaré le chef de file des élus macronistes à l’Assemblée, Richard Ferrand, en assurant que ses troupes « continueron [t] à agir pour la transition écologique et solidaire avec énergie et détermination ». Un message relayé par d’autres piliers du groupe. « Sa décision, je la regrette. Elle renforcera notre volonté d’agir et notre niveau d’exigence », affirme Hugues Renson, député (LRM) de Paris. Même tonalité chez sa collègue des Yvelines Yaël Braun-Pivet : « Nous poursuivrons inlassablement son action, avec détermination et conviction. »

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Au-delà de ces déclarations consensuelles, plusieurs élus macronistes ont mal digéré que M. Hulot reproche à Emmanuel Macron de ne pas avoir fait de l’environnement la priorité de son quinquennat. Comme si les fidèles du chef de l’Etat estimaient infondé d’intenter un tel procès à ce dernier après un an seulement d’exercice du pouvoir. Le patron des sénateurs LRM, François Patriat, a ainsi jugé que la décision du ministre démissionnaire n’était « pas justifiée ». « Nicolas Hulot ne mesure pas le chemin parcouru, les succès qu’il a obtenus, et le nombre d’arbitrages rendus en sa faveur avec le soutien constant du président de la République », a affirmé le vice-président du groupe d’étude chasse et pêche au Sénat.
Patience
A son tour, le patron du mouvement LRM et secrétaire aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a critiqué à demi-mot la démission de M. Hulot, en notant que les effets de la politique « n’étaient pas toujours immédiats », mais se mesuraient « sur le long terme ». Et qu’il fallait donc savoir faire preuve de patience, au lieu de jeter l’éponge de manière hâtive. Dans la même veine, le député LRM des Hauts-de-Seine Gabriel Attal a souligné la « fragilité » de cet ex-ministre venu de la société civile. Et de lancer, avec une pointe d’amertume, en direction de M. Hulot : « Je suis sûr que notre bilan lui fera, dans quelques années, regretter sa décision. »
Deux des porte-parole du groupe à l’Assemblée ont présenté son départ comme une décision strictement personnelle, n’entamant en rien la détermination de la Macronie en matière d’écologie. « Il choisit de ne plus servir le gouvernement, mais nous continuerons à servir la cause », a affirmé la députée de Paris Olivia Grégoire. « L’écologie, ça n’est pas des individualités, c’est un enjeu majeur que nous partageons et pour lequel nous sommes mobilisés », a abondé sa collègue des Yvelines Aurore Bergé.

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Si la majorité des troupes macronistes ont pesé leurs mots, le député LRM de Seine-Maritime Xavier Batut, lui, assume « ne pas regretter » le départ de M. Hulot, avec lequel il « partage peu de convictions ». Vice-président du groupe d’étude chasse et territoires à l’Assemblée, ce partisan du nucléaire reproche à l’ex-animateur d’« Ushuaïa » d’avoir « une vision uniquement écologiste des sujets, sans prendre en compte les aspects économiques et les modes de vie des Français ». Avant de fustiger son attitude : « On ne peut pas faire avancer un pays avec un ministre qui est prêt à démissionner à chaque arbitrage ! »
Vigilants
La tonalité n’est évidemment pas la même chez les écologistes de la majorité, qui se disent sincèrement déçus par le départ du militant Hulot. Et en profitent pour appeler à la mobilisation sur l’environnement. « Plus que jamais, des transformations écologiques profondes doivent être accomplies avec engagement, persévérance et détermination », a souligné le président de l’Assemblée, François de Rugy. Autre ex-écologiste convertie au macronisme, la députée de la Somme Barbara Pompili‏ voit dans la décision de M. Hulot « un appel à la réflexion et à l’action ».
Le député LRM des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert va plus loin, en attribuant sa démission à un manque de prise en compte des enjeux environnementaux par l’exécutif. « Le gouvernement n’a pas érigé la transition écologique au cœur de sa politique et n’en a pas fait sa priorité, alors qu’il y a urgence à changer le système en profondeur », déplore cet ex-membre d’EELV. « On a laissé Nicolas Hulot seul pendant plus d’un an. Or ce ne sont pas un ministre et deux secrétaires d’Etat qui peuvent réussir à eux seuls à sauver l’humanité », se désole celui qui a proposé – en vain – la création d’un poste de vice-premier ministre en charge de la transition écologique.

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Pour autant, aucun des soutiens de M. Hulot au sein de la majorité n’a prévu de quitter les rangs de la Macronie. Cela ne les empêche pas de se montrer vigilants, comme l’explique la députée LRM de la Haute-Marne Bérangère Abba, membre de la commission du développement durable à l’Assemblée : « Nous allons regarder avec attention qui va remplacer Nicolas Hulot et les prochains arbitrages du budget. » A défaut de pouvoir compter sur un champion de l’écologie, populaire auprès des Français, au sein du gouvernement.



                            


                        

                        


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Démission de Hulot : la fin d’une illusion politique

Pour la journaliste Françoise Fressoz, le départ de l’écologiste du gouvernement Philippe représente un échec du « nouveau monde » plébiscité par Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h23
    |

            Françoise Fressoz








                        


                                                        
Chronique. L’histoire, parfois, bégaie. Avec le départ de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron vient de perdre son ministre d’ouverture, exactement comme Nicolas Sarkozy avait fini par perdre les siens, lui qui était pourtant si fier de les avoir débauchés en 2007 des rangs de la gauche ou de la société civile. Ils avaient pour noms Jean-Pierre Jouyet, Bernard Kouchner, Martin Hirsch, Fadela Amara ou encore Eric Besson et Jean-Marie Bockel. Ils étaient là pour déstabiliser le camp dont ils étaient issus mais pas seulement.
Nicolas Sarkozy attendait d’eux qu’ils créent la surprise, engendrent le mouvement, pallient les lacunes de la droite, fabriquent du neuf le temps d’un quinquennat qui se voulait résolument novateur, après l’interminable règne chiraquien. Jouyet et l’Europe, Kouchner et les droits de l’homme, Hirsch et le revenu de solidarité active, Amara et les banlieues. Que l’affiche était belle ! Trois ans plus tard, l’édifice était en lambeaux, certains avaient démissionné, d’autres avaient été limogés. L’ouverture n’avait pas résisté à la grave crise économique de 2008, ni à l’illusion qu’avaient caressée ses acteurs de faire vivre leurs convictions. Or, ils n’étaient là que pour servir un président dont la marge de manœuvre ne cessait de se rétrécir.
Poussif et décevant
Aujourd’hui, on assiste à la même désillusion à travers ce cri du cœur de Nicolas Hulot, poussé sur France Inter mardi 28 août. « Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur les enjeux » écologiques. Et pourtant, feu le ministre de la transition écologique et solidaire avait voulu, à son tour, croire à l’ouverture, fasciné par Emmanuel Macron, ce jeune président qui annonçait être « et de gauche et de droite » et prétendait présider le pays sur les ruines du vieux système avec promesse de tout reconstruire en plus...




                        

                        

