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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France a reconduit le même groupe pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations, à l’exception de Steve Mandanda, blessé.
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Equipe de France : Didier Deschamps rappelle les champions du monde

Le sélectionneur de l’équipe de France a reconduit le même groupe pour affronter l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations, à l’exception de Steve Mandanda, blessé.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h09
   





                        



   


Surfer sur la vague russe et fêter devant le public français les joueurs qui ont décroché le Graal cet été : Didier Deschamps a rappelé sans surprise 22 des 23 membres de son groupe champion du monde pour la reprise en septembre, excepté le gardien no 2 Steve Mandanda, blessé, remplacé par Benoît Costil. Les Bleus affrontent l’Allemagne et les Pays-Bas les 6 et 9 septembre dans le cadre de la nouvelle Ligue des nations.

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« DD » a misé sur la notion de groupe en le reconduisant, sachant que cet effectif est particulièrement jeune, comme il l’avait lui-même plusieurs fois souligné durant le Mondial en Russie. « C’est logique, dans le sens où après notre sacre du mois de juillet, c’est la rentrée avec deux matches, un contre l’Allemagne et le deuxième au Stade de France devant notre public [face aux Pays-Bas]. Steve [Mandanda], s’il n’avait pas été blessé, aurait été là aussi », a-t-il expliqué.
Costil à la place de Mandanda, blessé
Costil, le gardien de Bordeaux (31 ans), faisait partie du groupe à l’Euro 2016, achevé en finale (défaite 1-0 a.p. face au Portugal). Il s’était ensuite fait doubler par le Parisien Alphonse Areola, puis faisait partie de la liste de suppléants, censés remplacer au pied levé un Bleu en cas de blessure jusqu’à la veille de l’entrée en lice dans le Mondial (un cas de figure qui ne s’est pas produit).
D’autres suppléants comme le milieu Adrien Rabiot (qui avait refusé ce statut) ou l’attaquant Alexandre Lacazette devront donc encore patienter pour revoir la sélection. Deschamps a donc rappelé le défenseur central Adil Rami, qui avait pourtant annoncé sa retraite internationale le soir de la finale du Mondial remportée face à la Croatie le 15 juillet à Moscou (4-2).

La liste des joueurs retenus pour les matches de l’UEFA Nations League face à l'Allemagne et les Pays-Bas… https://t.co/cZBFuRQuOJ— equipedefrance (@Equipe de France ⭐⭐)


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« Il était dans l’euphorie, on le connaît. Il est dans une tranche d’âge où il est encore évidemment compétitif. C’est lui qui aura la décision, mais à partir du moment où il est au niveau, il est dans un grand club français, il est compétitif... Il faudra que je discute avec lui. Mais il n’a pas hésité une seconde pour venir à ce rassemblement, au contraire, il est très heureux de venir, a dit le sélectionneur. L’attente va être plus forte, mais ça ne doit pas être une pression, on ne va pas se plaindre d’être champions du monde. Il peut y avoir de la décompression, pour certains ça peut être un booster formidable qui donne encore plus de confiance et de force. »
Il reste un week-end de championnat pour se roder, car certains ont (très) peu joué en ce début de saison en club (Djibril Sidibé, Steven N’Zonzi, Corentin Tolisso, Nabil Fekir, Olivier Giroud). « Ils ne sont pas tous à 100 % », a reconnu « DD », qui a aussi évoqué les « vacances relativement courtes ». « Il s’est passé quelque chose de très important avec ce titre, il est acquis, mais ça ne s’arrête pas là pour autant », a-t-il néanmoins prévenu. Il le sait d’expérience : pour lui, après la première étoile décrochée à l’été 1998 en tant que capitaine, ça n’avait « pas été facile ». « La saison qui a suivi, ç’avait été un peu laborieux, mais ça n’a pas été le cas pour tout le monde. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le seul absent est le gardien de Marseille, blessé. Les Bleus joueront contre l’Allemagne et les Pays-Bas en Ligue des nations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ En tirant le bilan du mercato d’été, l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », éclaire les arcanes du « business model » du football qui repose de plus en plus sur l’arme stratégique du transfert des joueurs.
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Les « records » sonnants et trébuchants de l’économie du football

En tirant le bilan du mercato d’été, l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », éclaire les arcanes du « business model » du football qui repose de plus en plus sur l’arme stratégique du transfert des joueurs.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h00
    |

Bastien Drut (Stratégiste senior chez CPR Asset ­Management)







                        



                                


                            

Tribune. Le mercato d’été des échanges de joueurs entre clubs de football se termine vendredi 31 août, et de nouveaux records ont été battus. Recruté pour 117 millions d’euros par la Juventus, Cristiano Ronaldo est devenu le premier joueur trentenaire transféré pour plus de 100 millions d’euros : jusqu’à maintenant, les transferts à plus de 100 millions concernaient des joueurs de moins de 25 ans, car ces derniers conservent une valeur marchande pendant plusieurs saisons après leur arrivée.
Le record du gardien le plus cher de l’histoire a lui aussi été battu deux fois cet été, avec le transfert de Kepa Arrizabalaga à Chelsea et celui du gardien de la Seleção, Alisson Becker, à Liverpool pour respectivement 80 et 75 millions d’euros. Quant à Vinicius Junior, arrivé cet été au Real Madrid alors que le club madrilène l’avait recruté il y un an, à l’âge de 17 ans, pour 45 millions d’euros, il est devenu, avec ce montant, l’adolescent le plus cher de l’histoire du ballon rond.

Pourtant, le total des indemnités de transfert versé par les clubs cet été a légèrement baissé par rapport à l’été 2017. Il reste toutefois bien au-delà de celui de l’été 2016, et le montant total a progressé à un rythme de 15 % par an en moyenne depuis 2010. L’une des raisons de la légère baisse cette année est liée au raccourcissement de la période active du mercato, car la Coupe du monde a retardé la recomposition des effectifs des grands clubs européens.
La Ligue 1 a vendu ses pépites à l’étranger
De même, s’il est vrai que le record du transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain (222 millions d’euros en 2017) n’a pas été battu cet été, ce serait une erreur de ne se concentrer que sur les « méga-transferts ». Car le nombre de transferts intermédiaires a explosé. Pour la première fois, plus de 60 transferts de 20 millions d’euros ou plus ont été réalisés en Europe, alors qu’il y en avait à peine une dizaine il y a cinq ans. En réalité, la hausse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Didier Deschamps a rappelé les champions du monde titrés en juillet pour disputer cette nouvelle compétition.
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La Ligue des nations, nouveau tournoi avec vue sur l’Euro

Didier Deschamps a rappelé les champions du monde titrés en juillet pour disputer cette nouvelle compétition.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h49
   





                        


Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, a livré jeudi sa première liste depuis le sacre mondial à Moscou, tournée vers l’Euro 2020 et, à plus court terme, un match de gala contre l’Allemagne pour la première journée de la Ligue des nations, nouvelle compétition sur la planète foot.

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          Suivez l’annonce par Deschamps de la première liste de l’équipe de France depuis la Coupe du monde



Ce tournoi, qui débute le 6 septembre par un alléchant Allemagne-France à Munich, est un mini-championnat avec quatre divisions opposant, dans chacune d’elles, des nations européennes de niveau équivalent. Elle vise notamment à réduire le nombre des fastidieux matchs amicaux. Disputée tous les deux ans, la compétition offre par ailleurs une porte d’entrée inédite pour l’Euro, avec quatre billets en jeu.
Jusqu’ici, tout va bien. Mais pour comprendre le fonctionnement de ce nouveau tournoi, il vous faut être titulaire, au minimum, d’un doctorat en mathématiques appliquées, ou pénétrer les cerveaux torturés de Michel Platini et Gianni Infantino, les deux initiateurs de la Ligue des nations. Tentative d’explications :
Cinquante-cinq équipes européennes réparties dans quatre groupes
Cinquante-cinq équipes européennes sont réparties dans quatre ligues, selon leur niveau, déterminé par les coefficients UEFA. La Ligue A regroupe les douze meilleures nations ; la Ligue B, les douze suivantes ; la Ligue C, les quinze suivantes ; la Ligue D, les seize dernières. Chaque ligue est composée de quatre groupes de trois ou quatre équipes, qui s’affrontent en matchs aller-retour, de septembre à novembre 2018 pour la première édition.
Le tirage au sort effectué en janvier a placé les champions du monde français dans le groupe 1 de la Ligue A avec l’Allemagne, sacrée en 2014, et les Pays-Bas. Seule la Ligue A, celles des meilleures nations, met un titre en jeu, de manière honorifique : un tournoi final (demi-finales, match pour la 3e place, finale) mettra aux prises les quatre vainqueurs des poules, du 5 au 9 juin 2019.

The official result of the #NationsLeague draw! ✅ https://t.co/H1fPteK7M1— UEFAEURO (@UEFA Nations League)


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Pour le reste, un système de montées et descentes a été élaboré par l’UEFA. Les équipes finissant à la dernière place des groupes au sein des ligues A, B et C sont reléguées en division inférieure. A l’inverse, celles qui terminent en tête dans les ligues B, C et D montent à l’échelon supérieur.
Quatre places pour l’Euro 2020
L’UEFA a décidé d’innover en ne faisant plus des traditionnelles phases éliminatoires, disputées de mars à novembre 2019, l’unique strapontin pour l’Euro 2020. Seulement vingt places seront délivrées par cette voie classique, aux deux meilleures équipes de chaque groupe. Les quatre places restantes sont distribuées plus tard, en mars 2020, pendant les barrages de la Ligue des nations, et c’est ici que ça se complique.
Chaque ligue (A, B, C et D) organise ses propres barrages, soit deux demi-finales et une finale disputées en match simple (pas d’aller-retour). Les équipes qui y participent sont celles qui ont fini, à l’automne, premières de leur groupe en Ligue des nations. A titre d’exemple, les barrages les plus relevés devraient ainsi opposer les leaders des groupes 1, 2, 3 et 4 de la Ligue A. En pratique, certaines de ces nations auront déjà obtenu leur qualification via les éliminatoires de l’Euro. Dans ce cas, leur place de barragiste est remise au meilleur deuxième de la Ligue concernée.
La fin des matchs amicaux ?
Non, les matchs amicaux ne sont pas en voie de disparition. L’UEFA a laissé quelques trous dans le calendrier international afin que les nations européennes puissent, notamment, se mesurer à des équipes d’autres continents. Dans une logique différente, l’équipe de France a choisi d’affronter l’Islande à Guingamp le 11 octobre, soit cinq jours avant son match retour de Ligue des nations contre l’Allemagne au stade de France.

Le calendrier de la France
Jeudi 6 septembre (20h45) 
Allemagne – France à Munich
Dimanche 9 septembre (20h45) 
France – Pays-Bas à Saint-Denis
Mardi 16 octobre (20h45) 
France – Allemagne à Saint-Denis
Vendredi 16 novembre (20h45) 
Pays-Bas – France à Rotterdam
La France, si elle termine en tête de ce mini-championnat à trois, affrontera les vainqueurs des autres groupes de la Ligue A en phase finale de la Ligue des nations, du 5 au 9 juin 2019.
L’équipe de France a par ailleurs programmé un match amical contre l’Islande, à Guingamp le 11 octobre (21h00).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le skipper français a rallié depuis Le Havre la baie de Saint-Brieuc, dont il est originaire, en 3 jours, 9 heures, 54 minutes et 28 secondes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Solitaire du Figaro : Anthony Marchand remporte la première étape

Le skipper français a rallié depuis Le Havre la baie de Saint-Brieuc, dont il est originaire, en 3 jours, 9 heures, 54 minutes et 28 secondes.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 07h59
   





                        



   


Anthony Marchand (Royer-Secours Populaire) a remporté mercredi 29 août la première étape de la Solitaire du Figaro, qui se déroulait entre Le Havre et Saint-Brieuc, signant son premier succès en huit participations.
Le skipper français a rallié la baie de Saint-Brieuc, dont il est originaire, en 3 jours, 9 heures, 54 minutes et 28 secondes.
Arrivé à 20 h 54 min 28 sec GMT, il devance de 3 min 6 sec Thierry Chabagny (Gédimat) et Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) de 3 min 38 sec.
Cette première étape a notamment été marquée par les abandons, de trois skippers, dont celui de Gildas Mahé (Breizh Cola), l’un des sérieux prétendants à la victoire finale, à la suite d’une grosse tempête dans le sud de l’Angleterre qui a endommagé plusieurs bateaux.
Il s’agit pour ces trois skippers d’un abandon d’étape et non de la course. Ils seront pénalisés en temps mais seront néanmoins au départ de la 2e étape. Celle-ci s’élancera dimanche en direction de Ria de Muros-Noia, en Espagne.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’US Open est le premier Grand Chelem à mettre en place l’« horloge de service », qui donne 25 secondes, pas une de plus, pour servir.
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Tennis : la pression du chronomètre

L’US Open est le premier Grand Chelem à mettre en place l’« horloge de service », qui donne 25 secondes, pas une de plus, pour servir.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 16h10
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


C’est toujours les mêmes gestes. D’abord, s’essuyer les bras et le visage avec la serviette, côté gauche puis côté droit. Toujours dans cet ordre. Faire rebondir la balle. Puis, ajuster le short, les épaules, et chasser la sueur des ailes du nez, toujours. Remettre ses cheveux derrière les oreilles. Visualiser le coup, puis à nouveau des rebonds. Cinq ou six, rarement plus. Et puis, enfin, expédier la balle dans les airs.
Qui ignore encore les rituels de Rafael Nadal avant de servir ? Ils agacent l’adversaire autant que le spectateur, mais surtout, s’éternisent de longues secondes, dépassant parfois allègrement la minute. Au deuxième tour de l’US Open contre Vasek Pospisil, mercredi 29 août, le numéro un mondial a été contraint malgré lui, comme au premier tour, d’écourter sa chorégraphie. Mais cela ne l’a pas empêché de s’imposer (6-3, 6-4, 6-2).
Le tournoi est le premier Grand Chelem à mettre en place le serve clock (littéralement « horloge de service »). Un petit cadran posé discrètement de chaque côté en fond de court pour contrôler le temps mis par le joueur avant de servir, à savoir, vingt-cinq secondes maximum.
L’arbitre déclenche le chronomètre immédiatement après l’annonce du point au micro. Mais désormais il n’est plus le seul juge de paix, les spectateurs peuvent eux aussi attester que le joueur enfreint la limite de temps. En cas de dépassement, le contrevenant reçoit dans un premier temps un avertissement, puis à chaque récidive, perd automatiquement son premier service.

   


Accélérer le jeu
La mesure, qui avait déjà été testée l’an passé en qualifications à Flushing Meadows, a été appliquée lors de la tournée nord-américaine précédant le tournoi (la limite est de vingt secondes dans les tournois autres que ceux du Grand Chelem), afin que les joueurs puissent s’y accoutumer.
Elle ne devrait plus être en vigueur jusqu’à la fin de l’année, mais les hautes instances du tennis réfléchissent à la généraliser dès la saison 2019. Officiellement, il s’agit d’accélérer le jeu. Officieusement, de satisfaire les diffuseurs TV et capter l’attention de téléspectateurs de moins en moins concentrés sur la seule petite lucarne.
Beaucoup y ont surtout vu une sanction contre les cumulards des « time violations ». Et contre le premier d’entre eux : Nadal. C’est donc sans surprise que le tenant du titre l’a l’accueillie avec un enthousiasme modéré. « Tout dépend de ce que veulent les fans. S’ils veulent des échanges abrégés et des joueurs sans cerveau, juste des coups frappés sans réfléchir, alors très bien », a-t-il cinglé à la veille de son entrée en lice, lui qui construit ses points avec la stratégie d’un maître d’échecs.
Avis divergents
L’Espagnol, résigné, n’y voit que des inconvénients : outre un abrutissement, la mesure conduirait à la précipitation, l’imprécision et, au bout du compte, à un jeu formaté. « Dans l’histoire du tennis, les grands matchs ne sont pas ceux qui ont duré une heure trente… Ceux dont les gens se souviennent sont épiques. Ce que je constate, c’est que le public exulte quand on a des échanges de quinze ou vingt coups. Or, après de tels rallyes, vous ne pouvez pas être physiquement prêt pour jouer un autre point comme ça en vingt-cinq secondes. »
Si l’initiative risque, selon lui, de nuire à la qualité du spectacle proposé aux spectateurs, Roger Federer, lui, est persuadé du contraire. En 2012, le Suisse avait égratigné son rival en critiquant sa lenteur excessive : « Je me plains rarement, mais je ne comprends pas que Rafa puisse jouer quatre heures sans prendre un seul avertissement. Les arbitres devraient être plus sévères, car je crains que les fans soient frustrés s’il faut cinq minutes pour disputer cinq points. »
L’ex-patron du circuit avait épargné un autre spécialiste du genre, champion du monde du nombre de rebonds : Novak Djokovic, qui en cumule jusqu’à… une trentaine avant de servir. Le Serbe a regretté que l’US Open ait introduit la mesure sans vraiment consulter les joueurs. Mais il est convaincu que son jeu n’en sera pas affecté négativement.

« Au contraire, je pense qu’on aura, en réalité, encore plus de temps qu’avant, car le décompte démarre après que l’arbitre de chaise a annoncé le score. Or, il arrive que sur de très longs échanges ou un point de folie où le public bouillonne à la fin, il attende que ça se calme avant de parler au micro », disait-il il y a quelques semaines.
« Transparent pour tout le monde »
« Certains joueurs de tennis pensent que cela va spécifiquement à leur encontre, s’est défendu Gayle David Bradshaw, vice-président exécutif des règles et de la compétition de l’ATP il y a quelques jours. Mais ils vont s’adapter. Ce n’est pas un changement de règles, c’est juste que désormais l’écoulement est transparent pour tout le monde. »
Mais si certains jugent l’initiative salutaire pour redynamiser le jeu, d’autres y voient une pression supplémentaire. « Ça ne va pas être facile pour moi, déplore Kei Nishikori, finaliste malheureux à New York en 2014. Je ne vais plus avoir le temps de réfléchir à mon coup, et avec la chaleur, cela risque d’être encore un peu plus compliqué. »
Les températures suffocantes de ces deux derniers jours (le thermomètre affichait jusqu’à 43,3 °C mercredi), couplées à une humidité oppressante, n’ont pourtant pas incité les organisateurs à assouplir la règle.
Les avis sont excessivement partagés chez les joueurs… comme chez les joueuses. Serena Williams y voit « une distraction » : « C’est un élément de plus que l’on regarde. Même quand ce n’est pas à vous de servir, vous vous demandez si votre adversaire n’est pas en train de dépasser le temps imparti… Je ne suis pas fan du tout. »
Les gros serveurs, eux, se sont logiquement faits discrets sur la question. A Monte-Carlo, en avril, lorsque l’US Open ébruita l’information, Alexander Zverev fut l’un des premiers invités à réagir. L’Allemand n’y voyait alors aucun inconvénient : « Je suis l’un des serveurs les plus rapides du circuit, donc, ce n’est pas moi que ça va gêner. »
Début août, Washington a été le premier tournoi à expérimenter officiellement le dispositif. Inutile de préciser le nom du joueur à avoir reçu le tout premier avertissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Il a été reconnu coupable de corruption et prise de pots-de-vin à la fin de décembre. Il s’agit de la peine la plus lourde rendue par la justice américaine dans cette affaire.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

FIFAgate : neuf ans de prison pour l’ex-patron de la confédération sud-américaine Juan Angel Napout

Il a été reconnu coupable de corruption et prise de pots-de-vin à la fin de décembre. Il s’agit de la peine la plus lourde rendue par la justice américaine dans cette affaire.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 22h10
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 07h32
   





                        



   


Juan Angel Napout, ancien président de la confédération de football d’Amérique du Sud, la Conmebol, a été condamné mercredi 29 août à une peine de neuf ans de prison, la plus lourde sentence rendue par la justice américaine contre un baron du football sud-américain dans l’affaire dite « FIFAgate ».
Comme l’ex-patron de la fédération brésilienne José Maria Marin, condamné mercredi dernier à quatre ans de prison, le Paraguayen Juan Angel Napout, 60 ans, avait été reconnu coupable de corruption et prise de pots-de-vin à la fin de décembre, au terme d’un procès à New York.
Six semaines d’audience avaient exposé les millions de dollars de pots-de-vin versés par des sociétés de marketing sportif aux responsables du football d’Amérique latine, en échange des droits de retransmission télévisée et de promotion de tournois du continent, dont la Copa America et la Copa Libertadores.
« Il avait une personnalité cachée, une vie cachée », réussissant à perpétuer « l’idée qu’il était un gentil, tout en touchant des pots-de-vin », a déclaré mercredi la juge fédérale Pamela Chen, chargée du dossier FIFA, lors d’une audience de près de cinq heures.
1 million de dollars d’amende
Outre les neuf ans de prison, M. Napout a été condamné à une amende de 1 million de dollars et à restituer les 3,3 millions de dollars de pots-de-vin perçus. Le procureur avait réclamé une peine minimale de vingt ans ans de prison.
Il avait qualifié Juan Angel Napout de « l’un des plus coupables » parmi les quarante-deux responsables du football accusés de corruption par la justice américaine, et fait valoir que le Paraguayen méritait, à 60 ans, moins de clémence que José Maria Marin, 86 ans. « Il est personnellement responsable d’avoir perpétué et élargi la corruption dans le football à un moment où le système avait le plus besoin de réforme », avait déclaré le procureur dans un mémorandum au juge avant la sentence.
La défense avait demandé « la clémence » pour ce père de trois enfants, plusieurs fois grand-père, arguant de sa « vie exemplaire, à l’exception de cette condamnation ». Ses avocats avaient avancé que la corruption endémique au sein des fédérations sud-américaines et la volonté de compromis de M. Napout avaient « dicté ses actes ».
Juan Angel Napout, qui était également président de la fédération paraguayenne, a été accusé d’avoir reçu plus 3,3 millions de dollars de pots-de-vin et d’avoir accepté d’en recevoir 20 millions de dollars supplémentaires. Il a touché cet argent au gré de versements quasi mensuels entre octobre 2010 et mars 2015.
Détenu à Brooklyn
Il a aussi voulu détruire les preuves de son implication dans cette corruption en tentant de dissimuler son ordinateur, après l’arrestation de sept responsables de la FIFA en mai 2015 à Zurich, qui avait révélé l’enquête américaine.
Arrêté en Suisse le 3 décembre 2015, puis extradé aux Etats-Unis et assigné à résidence en Floride, Juan Angel Napout n’avait pas témoigné au procès. Ses avocats avaient déclaré qu’il n’y avait aucune preuve tangible qu’il ait touché illégalement de l’argent. Il était détenu à la prison fédérale de Brooklyn depuis le verdict de culpabilité rendu contre lui le 22 décembre.
Les quarante-deux personnes inculpées par la justice américaine sont surtout des Sud-Américains, même s’il y a aussi quelques Etats-Uniens, tel Chuck Blazer, témoin clé du FBI, mort en juillet 2017. D’autres encore ont réussi à éviter leur extradition aux Etats-Unis, comme l’ancien vice-président de la FIFA Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, ou Marco Polo del Nero, toujours en liberté au Brésil, et qui a été exclu à vie de toute activité dans le football.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’Olympique lyonnais a annoncé un accord avec le Real Madrid pour un montant de 33 millions d’euros.
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Football : Lyon transfère son attaquant Mariano au Real Madrid

L’Olympique lyonnais a annoncé un accord avec le Real Madrid pour un montant de 33 millions d’euros.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 21h14
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 07h20
   





                        



   


L’Olympique lyonnais a annoncé, mercredi 29 août, avoir trouvé un accord avec le Real Madrid pour le transfert de son attaquant hispano-dominicain Mariano Diaz contre un montant de 33 millions d’euros dont 3 millions de bonus. Ces bonus sont liés à des qualifications européennes de l’équipe espagnole, a précisé le club rhodanien.
« Des 33 millions d’euros seront déduits 35 % de la plus-value réalisée par Lyon sur ce transfert conformément aux conditions définies l’an passé avec le Real », a poursuivi l’OL. Le club rappelle « qu’aucune clause de rachat en faveur du club madrilène n’était prévue, mais une clause réservant au Real Madrid un droit de priorité en cas d’accord de transfert avec un autre club. »
Mariano devait initialement rejoindre le Séville FC, avec qui il avait trouvé un accord, avant que le Real décide d’activer son droit de priorité. En outre, l’Olympique lyonnais percevra 15 % de la plus-value d’un éventuel futur transfert de Mariano.
Agé de 25 ans, Mariano Diaz, formé au Real Madrid, était arrivé à Lyon l’été 2017 pour un transfert de 8 millions d’euros. Il y a inscrit 21 buts, dont 18 en Ligue 1, pour 7 passes décisives.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La joueuse française a reçu un avertissement en vertu d’un article du règlement du tournoi new-yorkais qui ne s’appliquait qu’aux femmes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/08/2018
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US Open : Alizé Cornet sanctionnée pour avoir retiré son tee-shirt qui était à l’envers

La joueuse française a reçu un avertissement en vertu d’un article du règlement du tournoi new-yorkais qui ne s’appliquait qu’aux femmes.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 18h47
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 09h26
   





                        



   


La tenue des joueuses de tennis sur les courts est décidément l’objet de toutes les attentions. Mardi 28 août, Alizé Cornet en a fait la cruelle expérience : pour avoir brièvement retiré son tee-shirt, qui était à l’envers, lors de son premier tour à l’US Open, la joueuse française a été sanctionnée d’un avertissement.
Après une pause accordée par l’arbitre pour permettre aux joueurs de se rafraîchir, les fortes chaleurs new-yorkaises mettant les organismes à rude épreuve, Alizé Cornet, qui affrontait la Suédoise Larsson, est revenue sur le court et s’est aperçue qu’elle avait mis son maillot à l’envers.
Elle a alors décidé de le remettre rapidement à l’endroit, de dos et au fond du court, pour ne pas retarder la reprise, laissant apparaître une brassière.



Une faute, selon l’arbitre, qui a sanctionné la joueuse d’un avertissement. Le règlement du tournoi interdit en effet aux joueuses d’enlever leur haut sur le terrain, les obligeant à se rendre dans les vestiaires. « Il était à l’envers. Je ne vais pas jouer comme ça ! », a rétorqué la Française, visiblement agacée.
Ce règlement ne concerne pas les joueurs. Les tennismen sont libres de se rafraîchir, torse nu, au bord du court, et de changer leur tee-shirt à leur guise sans gagner les vestiaires.

   


Le lendemain de cet incident, l’organisation de l’US Open a exprimé ses regrets sur Twitter : « Heureusement, [Alizé Cornet] a seulement reçu un avertissement et pas une pénalité plus importante. » Désormais, les joueuses pourront changer de maillot « dans un espace privé près du court ».

US Open Statement on Change of Attire Policy https://t.co/Kt7EcuPz1S— usopen (@US Open Tennis)


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Mercredi, lors d’une conférence de presse, la Française est revenue sur l’incident, qu’elle a tenu à minimiser : « Je suis très surprise par l’ampleur que cela prend. Quand je me suis réveillée ce matin, je ne pensais pas que cet avertissement aurait fait le tour du monde en moins de vingt-quatre heures. C’était une maladresse de la part de l’arbitre, sans doute dépassé par les événements, rien d’autre. »
Soutiens dans le vestiaire
Interrogée par un parterre de journalistes américains sur le sexisme ambiant, la joueuse n’a pas accablé son sport : « Bien sûr les femmes sont traitées un peu différemment que les hommes et il y a encore des progrès à faire en la matière, mais je suis convaincue qu’on est sur la bonne voie et que les choses s’améliorent, surtout en tennis. Je crois que nous, joueuses de la WTA [le circuit féminin], sommes très chanceuses parce qu’il y a beaucoup d’équité dans notre sport et je m’en félicite », a déclaré la Française, qui a reçu le soutien de nombreuses joueuses et ex-joueuses comme Tracy Austin dans le vestiaire.
Quant à Serena Williams, impliquée malgré elle dans une polémique liée à sa combinaison portée à Roland-Garros, elle a opté lundi, à New York, pour le tutu. Le président de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, avait déclaré que sa combinaison noire, conçue pour améliorer sa circulation sanguine, ne serait « plus acceptée » à l’avenir dans la compétition française.
Ce tutu était-il une réponse à cette polémique vestimentaire ? « Je me suis sentie tellement féminine dans ce tutu, c’est ce que je préfère dans cette tenue. Il incarne vraiment ce que je dis toujours : qu’on peut être belle et forte à la fois », a simplement déclaré l’Américaine au journal britannique Metro.

   


Interrogée sur cette affaire, Alizé Cornet a jugé « les propos du président de la Fédération française sur Serena 10 000 fois pires que ce qui [lui] est arrivé sur le court hier ». « Il vit dans une autre époque que la nôtre. C’est le genre de personne qui va à l’encontre de tout ce que nous sommes en train de faire pour remédier aux inégalités envers les femmes », a-t-elle cinglé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La Ligue féminine reprend mercredi soir. Quinze des dix-sept Françaises sacrées championnes du monde, en décembre 2017, s’alignent dans ce championnat.
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Handball : ce qu’il faut savoir sur la reprise du championnat de France féminin

La Ligue féminine reprend mercredi soir. Quinze des dix-sept Françaises sacrées championnes du monde, en décembre 2017, s’alignent dans ce championnat.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h37
    |

            Clément Martel








                        


Alors que la France s’apprête à accueillir l’Euro féminin de handball à la fin de l’année, avec des Bleues championnes du monde, la Ligue féminine de handball (LFH), le championnat hexagonal, reprend ses droits mercredi 29 août.
La « Ligue des championnes du monde »
A l’occasion de la cérémonie de remise des trophées de la saison passée, lundi 27 août, dans la flambant neuve – et pas tout à fait achevée – maison du handball à Créteil (Val-de-Marne), le président de la Fédération française de handball (FFHB), Joël Delplanque, n’a pas manqué de se féliciter. « J’ai entendu la Ligue nationale de football présenter la Ligue 1 comme “le championnat des champions du monde”, et comme eux, cette saison, on peut vraiment dire qu’on est “la Ligue des championnes du monde” ».

        Notre récit de la finale du championnat du monde :
         

          Comment les handballeuses françaises ont braqué le monde



Et pour cause. Sur les dix-sept joueuses sacrées en décembre 2017 contre les « imbattables Norvégiennes » (les mots sont du sélectionneur Olivier Krumbholz), quinze Bleues entament la saison de LFH, mercredi 29 août.
Seules Amandine Leynaud (à Györ) et Estelle Nze Minko (à Siofok) évolueront à l’étranger (en Hongrie) cette année, après le retour au bercail de Siraba Dembélé (de Rostov-Don à Toulon), Alexandra Lacrabère (de Skopje à Fleury), Camille Ayglon (de Bucarest à Nantes) et Gnonsiane Niombla (de Bucarest à Metz).
Ce retour vise à « anticiper la reconversion » dans le cas de la trentenaire Alexandra Lacrabère, et de ses coéquipières Dembélé et Ayglon. Il s’inscrit également dans la perspective de l’Euro, que la France organise (du 29 novembre au 16 décembre).
En évoluant dans le championnat domestique, les joueuses d’Olivier Krumbholz seront plus à même d’être libérées pour les stages de préparation de la compétition européenne.
Soucieuse de la réussite de l’équipe de France, la LFH a ainsi mis en place un partenariat pour permettre aux Bleues de se réunir, même hors coupures internationales.
Un championnat qui se structure
Cette année, la Ligue féminine de handball entame sa dixième saison. Dix ans d’âge pour le championnat qui voulait, en 2008, « porter le développement du handball féminin professionnel français ».
« Je trouve que le championnat a vraiment progressé ces dernières années, souligne la capitaine des Bleues, Siraba Dembélé, rentrée à Toulon cet été. C’est une bonne chose car de nombreuses internationales étrangères veulent jouer en France. »
Car outre les deux locomotives du championnat, Metz et Brest, les internationales – de France et d’ailleurs – se retrouvent dans la plupart des douze clubs. Au total, plus de soixante joueuses ont déjà été appelées par leur équipe nationale.
Mieux structurés, plus stables et ne dissimulant plus leurs ambitions, les clubs français font de la LFH le second championnat européen le plus relevé, derrière le championnat hongrois, mais « devant ceux de Russie et de Macédoine », selon Dembélé.
Metz, Brest, Nantes et les autres
Longtemps - pendant 25 ans - le championnat national a été dominé par l’équipe de Metz. Mais cette saison plusieurs candidats lorgnent sur la couronne des Lorraines.
S’il possède six championnes du monde dans son effectif, l’entraîneur messin, Emmanuel Mayorade reconnaît que « l’heure de la défaite se rapproche », voyant tout particulièrement l’équipe de Brest grignoter cette domination.
Doté d’un budget de cinq millions d’euros (le double de celui de ses meilleurs rivaux), le club breton a affiché ses ambitions, recrutant notamment la Slovène Ana Gros chez son concurrent messin.
Outre les Brestoises, qui comptent dans leur effectif la gardienne Cléopâtre Darleux, sacrée meilleure joueuse (MVP) de la saison passée et la pièce maîtresse des Bleues, Allison Pineau, le club de Nantes s’est également renforcé, avec notamment les arrivées des championnes du monde Camille Ayglon, Blandine Dancette et Kalidiatou Niakaté.
Quant à Toulon, qui a vu le retour de Siraba Dembélé, « on vise le titre », promet la capitaine des Bleues.
« On s’apprête à vivre notre championnat le plus serré », conclut le président messin Thierry Weizman au Républicain Lorrain, qui ne dédaignerait pas décrocher cette année un premier trophée européen, à l’instar de Montpellier chez les hommes l’an passé.
L’Euro dans toutes les têtes
Si le championnat de France reprend ses droits mercredi, la plupart des joueuses de LFH auront dans un coin de la tête l’incontournable rendez-vous de fin d’année : l’Euro féminin qui se déroulera en France du 29 novembre au 16 décembre.
« C’est un objectif à moyen terme, le point d’orgue de la première partie de la saison, souligne la gardienne brestoise Cléopâtre Darleux. Mais il y a plein d’objectifs qui vont arriver les uns après les autres en ce début de saison. »
Ce que confirme sa partenaire des Bleues, l’ailière messine Manon Houette : « Jouer à la maison c’est super, mais il va falloir parvenir à gérer cette pression. » 
Equipe à battre après son titre mondial, la France est attendue : jamais les Bleues n’ont décroché le titre européen. Mais Olivier Krumbholz, le sélectionneur français, esquive d’une pirouette : « Si on s’était cassé la figure au Mondial, on aurait la pression. Comme on a gagné, on a la pression. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le coureur de la Groupama-FDJ a pris la tête du classement général de la Vuelta au terme de la 5e étape, disputée entre Grenade et Roquetas de Mar.
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Le Français Rudy Molard nouveau maillot rouge du Tour d’Espagne

Le coureur de la Groupama-FDJ a pris la tête du classement général de la Vuelta au terme de la 5e étape, disputée entre Grenade et Roquetas de Mar.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h27
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Sept ans après Sylvain Chavanel, un Français endosse à nouveau le maillot rouge du Tour d’Espagne. Rudy Molard a pris la tête du classement général de la Vuelta à l’issue de la 5e étape, remportée mercredi 29 août à Roquetas de Mar par l’Australien Simon Clarke.
Au départ de l’étape, le coureur de la Groupama-FDJ pointait à la 28e place, à 3 min 46 s du leader, Michal Kwiatkowski. Mais une fois n’est pas coutume, l’équipe Sky n’a pas vraiment cherché à défendre la première place d’un de ses coureurs, assurant un train peu soutenu derrière l’échappée de vingt-cinq coureurs dans laquelle Rudy Molard s’était glissé.
A 30 kilomètres de l’arrivée, Alessandro De Marchi, Bauke Mollema et Simon Clarke ont faussé compagnie à leurs compagnons de fugue. En poursuite dans un second groupe, Molard s’est alors concentré sur le gain du maillot rouge. Sixième de l’étape, il compte désormais 1 min 1 s d’avance sur Kwiatkowski. « J’ai commencé à penser au maillot seulement à la fin de l’étape. J’ai plutôt pensé à la victoire d’étape, mais ce n’était pas facile à gérer », a expliqué après l’arrivée le nouveau leader.

⚡ Etapa 5 | Stage 5 #LaVuelta18 

— lavuelta (@La Vuelta)


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La Groupama-FDJ défendra le maillot
Agé de 28 ans, le Breton a longtemps été dans l’ombre des coureurs de sa génération comme Romain Bardet et Thibaut Pinot. Un bon coureur, un équipier apprécié, mais un palmarès modeste depuis ses débuts chez Cofidis en 2011. En début de saison, il avait remporté la plus belle victoire de sa carrière avec la 6e étape de Paris-Nice. Il n’était pas passé loin du titre de champion de France, le 1er juillet, repris dans les derniers kilomètres sur le parcours de Mantes-la-Jolie.
Rudy Molard devient le 25e leader français de l’histoire de la Vuelta et espère bien porter ce maillot rouge « jusqu’à dimanche ». Après trois étapes sans difficulté majeure, il lui faudra alors résister au meilleur grimpeur du peloton sur les pentes de l’Alto de la Covatilla (hors catégorie).
En attendant, son équipe a bien l’intention de défendre ce maillot, comme l’a annoncé sur Eurosport Thibaut Pinot (13e au classement général) : « C’est tellement rare pour un Francais, pour notre équipe. Il va se battre, toute l’équipe est derrière lui. » L’équipe dirigée par Marc Madiot n’avait pas eu un maillot de leader sur un grand tour depuis l’Australien Bradley McGee. C’était sur le Tour de France en 2013.

̷1̷3̷ ̷a̷n̷s̷ ̷s̷a̷n̷s̷ ̷m̷a̷i̷l̷l̷o̷t̷ ̷d̷e̷ ̷l̷e̷a̷d̷e̷r̷ ̷s̷u̷r̷ ̷l̷e̷s̷ ̷g̷r̷a̷n̷d̷s̷ ̷t̷o̷u̷r̷s̷

— GroupamaFDJ (@Équipe Cycliste Groupama-FDJ)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La Ligue italienne a analysé des images du joueur de l’Udinese Rolando Mandragora, et estime qu’il a tenu des « propos blasphématoires »
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Football : un joueur italien suspendu pour avoir insulté la Vierge Marie

La Ligue italienne a analysé des images du joueur de l’Udinese Rolando Mandragora, et estime qu’il a tenu des « propos blasphématoires »



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h51
   





                        



   


Le milieu de terrain international italien Rolando Mandragora a reçu un match de suspension pour des « propos blasphématoires » lors du match opposant son équipe de l’Udinese à la Sampdoria, a annoncé la ligue italienne de football.
L’épisode avait échappé aux arbitres du match remporté par l’Udinese (1-0) mais la Lega Série A a analysé les images diffusées à la télévision et déterminé que le joueur de 21 ans avait insulté la Vierge Marie et comparé Dieu à un chien.

@FrSerieA La séquence en question:
— FrSerieAGoals (@FrSerieA Goals)


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« Il méritait tout au plus un avertissement »
Rolando Mandragora, qui compte une sélection avec la Squadra Azzurra (en juin dernier contre la France), a ainsi été « clairement vu [en train de] proférer des propos blasphématoires, identifiables visuellement en lisant sur ses lèvres », affirme la ligue dans un rapport disciplinaire rendu public mardi. Un constat qui « ne souffre d’aucun doute », dit-elle.
L’ancien milieu de la Juventus Turin manquera donc le prochain match de championnat contre la Fiorentina, dimanche. « Mandragora est une bonne personne. Il méritait tout au plus un avertissement », a pour sa part défendu son entraîneur à l’Udinese, Daniele Prade. Après avoir été prêté à Crotone la saison dernière (le club vient de descendre en Série B), le jeune joueur a signé cet été à l’Udinese.
Il ne s’agit toutefois pas d’une première en Italie : en 2010, l’attaquant de la Sampdoria Nicola Pozzi avait été suspendu un match pour avoir dit « Porco Dio ! » (littéralement : « cochon de Dieu »).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Deux semaines après la mort d’un joueur professionnel, le président de la FFR, Bernard Laporte, a annoncé des mesures censées « renforcer la sécurité de la pratique ».
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Le rugby applique des mesures de sécurité dans la pratique des jeunes pour rassurer les parents

Deux semaines après la mort d’un joueur professionnel, le président de la FFR, Bernard Laporte, a annoncé des mesures censées « renforcer la sécurité de la pratique ».



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 12h54
    |

            Adrien Pécout








                        



   


C’est un « message aux dirigeants de clubs » qui, en réalité, s’adresse à l’ensemble de l’Ovalie et au-delà. Bien obligé de réagir à l’urgence de la situation, après la mort, le 10 août, du joueur d’Aurillac, Louis Fajfrowski, 21 ans, à la suite d’un choc subi au cours d’un match amical, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), a rappelé, dans une lettre relayée sur les réseaux sociaux, mardi 28 août, plusieurs mesures destinées à « renforcer la sécurité de la pratique de notre sport ».
Ces mesures, regroupées sous le slogan « Rugby bien joué », seront effectives dès cette saison. Elles avaient déjà été présentées aux dirigeants, il y a deux mois, lors du congrès fédéral, à Perpignan. Parmi celles qui sont les plus commentées, figure la réduction des plaquages pour les jeunes joueurs jusqu’à l’âge de 12 ans, dans les écoles de rugby.
A défaut d’interdire tout plaquage, l’idée est d’appliquer peu à peu le jeu à toucher : chaque jeune a désormais obligation de faire une passe deux secondes après avoir été heurté par un adversaire.

        Lire aussi :
         

                Le rugby s’inquiète pour son avenir



Cette nouvelle réglementation est censée « encourager à la prise d’informations, de décisions, au travail des appuis », selon la lettre envoyée aux dirigeants des quelque 1 900 clubs du pays.
« Ce changement dans la formation doit permettre une future pratique cultivant plus encore l’évitement et la passe pour le franchissement. »
Dit autrement : plus les enfants apprendront à jouer dans les espaces, plus ils privilégieront le rugby en mouvement, et non le rugby de collisions qui a cours aujourd’hui chez les adultes, et en particulier chez les joueurs professionnels.
Erosion des licenciés
La mesure est un pari sur l’avenir. Elle constitue aussi un signal visant à rassurer les parents qui craindraient de laisser leur progéniture pratiquer un sport dont l’évolution inquiète.
L’enjeu est d’importance, à l’heure où la FFR lutte contre l’érosion du nombre de licenciés, aujourd’hui estimé à 272 000. En juin 2017, lors de l’assemblée générale organisée à Bourges, Bernard Laporte faisait déjà état d’une « perte de 16 000 gamins à l’école de rugby depuis 2012 », tout en insistant, avec ses mots bien à lui, sur la nécessité de bien « vendre notre sport » pour attirer à nouveau les vocations.

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Au-delà de ces annonces concernant les jeunes pratiquants, la transformation du rugby se fait attendre au niveau professionnel, dont les matchs défilent de semaine en semaine à la télévision et inspirent les générations futures. Or, en Top 14 et Pro D2, les championnats de première et deuxième divisions, les retouches demeurent minimes.
Depuis cette saison, au moyen d’un carton bleu, les arbitres pourront imposer la sortie définitive du terrain de tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale ». Des pistes existent pourtant pour sécuriser les plaquages, y compris chez les professionnels. Florian Grill, l’un des principaux opposants à Bernard Laporte au sein du comité directeur de la FFR, entend, par exemple, « interdire et sanctionner sévèrement les plaquages » au-dessus de la poitrine, ou encore « matérialiser la ligne de plaquage » autorisée « par une couleur différente sur les maillots ou les shorts ».
Déjà publiées sur Internet, les propositions du président du comité Ile-de-France pourraient animer le débat dès le 31 août, à Lourdes, lors de la prochaine réunion mensuelle du comité directeur de la Fédération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’Ecossais, qui affronte l’Espagnol Fernando Verdasco au deuxième tour, bénéficie d’un nouveau capital sympathie depuis son retour de blessure.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

US Open : adieu Andy le Droopy, bonjour Murray le joyeux

L’Ecossais, qui affronte l’Espagnol Fernando Verdasco au deuxième tour, bénéficie d’un nouveau capital sympathie depuis son retour de blessure.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h31
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


Andy Murray a longtemps été boring. Du moins, dans l’esprit d’un grand nombre de suiveurs du circuit ATP. Le genre de joueur qui, sur le terrain, a une fâcheuse tendance à pester et chouiner plus que de raison. Certes, toujours contre lui-même, jamais envers l’adversaire. Et puis, il y a ce visage fermé et ce ton soporifique toujours de mise en conférence de presse, inversement proportionnel à la teneur de ses propos. Quand beaucoup se contentent du service minimum voire expédient l’exercice et les journalistes avec, Murray est l’un des joueurs les plus intéressants à écouter parler. Lymphatique, mais le verbe toujours pertinent. Bref, pendant longtemps, la forme ne collait pas avec le fond.
Mais ça, c’était avant. Avant une blessure à la hanche droite en juillet 2017 qui l’a contraint à rester scotché à son canapé pendant près d’un an. Après une longue hésitation, il s’est, finalement, résolu à passer sur le billard, à Melbourne, début janvier. « Je ne suis pas fini pour le tennis de haut niveau. Je redeviendrai compétitif, je suis très optimiste », voulait-il croire, quand beaucoup ne donnaient pas cher de sa carrière tant une opération de ce type conduit, pour un sportif de haut niveau, presque automatiquement à la case retraite. Les exemples en la matière sont légion : Lleyton Hewitt, Gustavo Kuerten, David Nalbandian, Fernando Gonzalez…
Longue introspection
Orphelin de sa raquette, Andy Murray a tiré profit de ce temps de cerveau soudainement disponible pour se livrer à une longue introspection. Il s’en est d’ailleurs épanché sur les réseaux sociaux : « Le gamin qui sommeille en moi n’a qu’une envie : rejouer au tennis et retrouver la compétition… Cela me manque terriblement et je donnerais n’importe quoi pour être de retour sur le circuit. Jusqu’à maintenant, je ne réalisais pas à quel point j’aime ce jeu. » 
L’Ecossais avait déjà subi une opération au dos, en 2013, « mais la blessure avait été plus facile parce que j’étais de retour sur le terrain et en compétition assez rapidement, développait-il dans le Washington Post, en avril. Cette fois, c’est plus compliqué. Lorsque vous traversez une blessure comme celle-ci, vous réalisez à quel point jouer vous manque, à quel point c’est important pour vous. J’aime la pression, ça me manque, c’est quelque chose qu’il est difficile de retrouver dans la vie de tous les jours, or, je vis avec depuis treize, quatorze ans. »
Depuis sa reprise au Queen’s, le 19 juin, le Murray nouveau est arrivé. Apaisé de « l’intérieur et cela se voit à l’extérieur », pour paraphraser un célèbre slogan publicitaire. Le garçon serre toujours le poing, coude serré quand il gagne un long échange, mais il a ajouté une mimique à sa panoplie : désormais, il lui arrive d’esquisser un sourire, comme les spectateurs du flambant neuf court Louis-Armstrong ont pu le constater, lundi, lors de son entrée en lice face au modeste australien James Duckworth, 448e mondial, maîtrisé en quatre sets (6-7, 6-3, 7-5, 6-3).
Moins revêche sur le court, plus expansif aussi. A Washington, début août, après un troisième marathon d’affilée victorieux en trois sets achevé au bout de la nuit, il s’est effondré sur sa chaise, la tête sous la serviette, dans une rare séquence lacrymale qui en disait long sur le chemin de croix de ces derniers mois. Sur son compte Instagram, il a ensuite eu ces mots, bien conscient de l’image du joueur froid et distant qu’il traîne à tort : « Chiant, triste à mourir, sans aucune personnalité. Mais un cœur énorme malgré tout. »
Il y a longtemps que ses camarades de vestiaire se délectent de cet humour pince-sans-rire prodigieux. Tous ceux qui ne soupçonnaient pas, en revanche, pareil potentiel d’autodérision ont pu y goûter au gré de ces onze mois loin des terrains, au court desquels il a régulièrement donné de ses nouvelles sur les réseaux sociaux. Sa blessure aura au moins été en cela salutaire.
Tombé de numéro un mondial à 838e, en douze mois
Quand il découvre en juillet qu’il est relégué au 838e rang mondial avec vingt maigres points ATP au compteur, lui qui caracolait encore en tête du classement un an plus tôt, il entoure ce chiffre au stylo d’un laconique : « FIER » (depuis, son quart de finale à Washington lui a permis de faire un bond à la 382e place). Toujours sur Instagram, il n’hésite pas à étaler sa nouvelle bromance avec le bad boy australien Nick Kyrgios, comme sur cette vidéo où l’on voit les deux comparses embarquer dans les montagnes russes d’un parc d’attractions de l’Ohio. Ces dernières semaines, la chronique était quasi quotidienne : Andy aux Nations unies, Andy à la Maison Blanche, Andy s’entraîne pour les JO de gymnastique, Andy fait de la peinture…

    Great fun with @k1ngkyrg1os today at @kingsislandohio... We weren't scared.. Honest😇.. I was only 🤢 once..Apologies for the language.. #rollercoaster Une publication partagée par  Andy Murray (@andymurray) le 10 Août 2018 à 11 :04 PDT 

Murray, 31 ans, a donc débarqué à New York auréolé d’une nouvelle image. Raquette en main, en revanche, les certitudes sont minces à l’heure où il s’apprête à disputer son deuxième tour, face à Fernando Verdasco (mercredi 29 août en deuxième match sur le court Arthur-Ashe). « Cet US Open est un peu différent, car chaque année, depuis dix ou onze ans, quand je venais ici, je me préparais pour essayer de gagner le titre. Alors que, cette année, ce n’est pas un objectif réaliste pour moi », a-t-il résumé en conférence de presse à la veille du tournoi.
Murray a déboulé à Flushing Meadows – où il a remporté en 2012 le premier de ses trois titres en Grand Chelem – avec seulement sept matchs dans les jambes et des défaites précoces au Queens, à Eastbourne et à Cincinatti. Initialement, il avait prévu sa reprise en Grand Chelem à Wimbledon avant de renoncer à la dernière minute, prétextant se sentir encore trop juste physiquement pour le format en cinq sets. Sans doute, la pression à domicile était-elle aussi trop forte.
S’il se déplace désormais sans gêne, il n’en a pas fini pour autant avec la rééducation. « La semaine dernière, j’en faisais encore deux heures et demie le matin, puis une heure et demie en piscine l’après-midi, sans compter tous les traitements qui peuvent prendre jusqu’à deux ou trois heures. Disons que c’est assez intense », détaillait-il, lundi, après sa victoire. Avec ce rictus en coin auquel il a visiblement pris goût.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Sacré champion de France de deuxième division en mai, l’ADA Blois s’est vu refuser son accession en première division. Il se bat pour faire reconnaître ses droits.
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La croisade juridique du club de basket de Blois, interdit d’élite

Sacré champion de France de deuxième division en mai, l’ADA Blois s’est vu refuser son accession en première division. Il se bat pour faire reconnaître ses droits.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h06
    |

            Clément Martel








                        


Dans quelle division le champion de France de Pro B va-t-il entamer la saison, mi-septembre ? Acquise sur le terrain début mai, la montée de l’Abeille des Aydes Blois Basket (ADA Blois) en première division est pour le moins incertaine. Faute de centre de formation agréé par le ministère des sports – structure obligatoire pour évoluer au plus haut niveau –, la Ligue nationale de basket (LNB) a refusé l’inscription du club ligérien en Pro A, conformément à son règlement. Une décision que n’accepte pas Blois, engagé dans une croisade juridique avec l’appui d’un ancien secrétaire d’Etat aux sports pour obtenir le droit de disputer la première saison de son histoire au plus haut échelon du basket.
L’aventure était belle. Dès sa seconde saison en Pro B, Blois a tenu la dragée haute aux favoris toute l’année, avant de décrocher le Graal. Le club avait à peine fêté le titre qu’une douche froide s’est abattue sur la cité des rois : l’accession en Pro A du club n’est pas validée. Et ses demandes de dérogation ont trouvé porte close.
Une « injustice » que dénonce Paul Seignolle, le président blésois. « Les joueurs se sont défoncés sur le terrain, et n’ont perdu que sept matchs la saison passé. Et pour un problème de règlement ou d’interprétation, on empêche le club de continuer à prospérer. » Après que la chambre d’appel de la Fédération française de basket-ball (FFBB) puis le CNOSF ont refusé d’arbitrer en sa faveur, c’est à Paris, devant le tribunal administratif saisi en référé, fin août, que l’avenir du club se jouera.
« Pas d’états d’âme à avoir » côté instances
« Les règlements sont faits pour être appliqués », défend Alain Béral, le président de la LNB. Et de rappeler que les quatre clubs qui n’avaient pas de centre de formation (Blois, Charleville-Mézières, Saint-Chamond et Denain) ont été « avertis plusieurs fois cette année » de la nécessité d’obtenir un agrément du ministère, en vain. « Et dès l’instant où Blois a été champion, ils sont venus nous demander les conditions d’accès à la Jeep Elite [Pro A] », s’étonne-t-il, insistant sur « l’engagement pris auprès du ministère des sports à former des jeunes. Donc il n’y a pas d’états d’âme à avoir. »

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En cours de saison, tout a été mis en place, rétorque-t-on au club, pour ouvrir un tel centre à la rentrée. Mais début mai, les employés ministériels ont refusé d’octroyer l’agrément officiel, précieux sésame, jugeant le projet « virtuel ». Une décision qui hérisse Paul Seignolle, qui espérait un délai de « deux ou trois mois » avant une nouvelle visite, assurant qu’au « 30 août tous les critères seront respectés ». Trop tard, pour Alain Béral, qui rappelle la date limite : « La saison sportive s’achève au 30 juin à minuit ».
Blois a-t-il, tel la cigale, « chanté tout l’été » avant de « se retrouver fort dépourvu quand [l’accession] fut venue » ? Pour le président de la FFBB, Jean-Pierre Siutat, aucun doute. « Le club a fait le choix de ne pas avoir de centre de formation pendant les deux années de Pro B, et je pense qu’il a été agréablement surpris par son accession. Aujourd’hui ils ont envie de monter en Jeep Elite, et je les comprends. Mais c’est dans les règlements depuis le début. » 
Décision du tribunal administratif de Paris vendredi
Un argument qui ne passe pas auprès de Thierry Braillard. Avocat de Blois, l’ancien secrétaire d’Etat chargé des sports de François Hollande dénonce une « hypocrisie ». Car il y a un autre problème : en vue d’obtenir l’agrément d’un centre de formation, un club doit inscrire une équipe de moins de 18 ans en championnat de France élite. Or, la FFBB, qui décide de l’attribution de ces « wild-card », l’a refusée à Blois depuis deux ans (avant de l’octroyer cet été, après un changement de règles). Par conséquent, « même si Blois s’était préparé bien en amont, ils n’aurait pas eu l’agrément parce qu’ils n’avaient pas d’équipe U 18 nationale », s’insurge-t-il.
Petit Poucet ayant validé son accession sur le terrain mais interdit de promotion par les instances de son sport, Blois évoque le cas de Luzenac, au football. Une comparaison que balaie Thierry Braillard, qui avait suivi de près le sort du club ariégeois depuis son ministère. « Le seul point commun avec Luzenac, c’est qu’on est dans une forme de David contre Goliath. » Car le club ariégeois avait maille à partir avec la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) autour de son budget, là où Blois s’est au contraire vu octroyer début juin le « Label de bronze » de la LNB, récompensant les bons élèves. Une première pour un club n’ayant jamais évolué en Pro A, notifiée deux jours avant que cette même Ligue ne refuse l’accession du club.
Outre les arbitrages contre son club, Paul Seignolle déplore l’absence de soutien de ses collègues. « Une fois de plus dans ce pays, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous », soupire le président, soulignant n’avoir reçu de message « que de Pau et l’ASVEL », deux clubs historiques de Pro A. Manager général et ancien joueur du club béarnais, Didier Gadou salue « l’ascension fulgurante » de Blois : « Quand on gagne le droit d’accès sur le terrain, il serait juste de pouvoir monter. » Et de regretter la disparition « au profit de textes de lois, du côté un peu magique du sport rendant possible les histoires de petits ».
Chargé d’arbitrer cette partie où chaque partie se renvoie la balle, le tribunal administratif de Paris rendra sa décision vendredi 31 août dans l’après-midi. Un jour après l’inauguration du centre de formation de Blois, où, bien entendu, « les présidents de la FFBB et de la LNB sont invités ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’artiste argentin des San Antonio Spurs, quadruple champion NBA et champion olympique, quitte, à l’âge de 41 ans, un sport et une ligue qu’il aura marqués par son jeu élégant et imprévisible.
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Avec la retraite de l’Argentin Manu Ginobili, une page se tourne en NBA

L’artiste argentin des San Antonio Spurs, quadruple champion NBA et champion olympique, quitte, à l’âge de 41 ans, un sport et une ligue qu’il aura marqués par son jeu élégant et imprévisible.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 08h10
    |

            Clément Martel








                        



   


Il est parti comme il avait débarqué aux Etats-Unis…, discrètement, et au cours de l’été. Après quelques mois de tergiversation, le basketteur argentin des San Antonio Spurs, Emanuel « Manu » Ginobili, a annoncé mettre fin à sa carrière, lundi 27 août, par un communiqué sur Twitter.
A 41 ans, et après « vingt-trois ans d’un fabuleux voyage » l’ayant vu atteindre les sommets de son sport. A ce jour, Ginobili est l’un des deux seuls joueurs de l’histoire (avec Bill Bradley) à avoir remporté l’Euroligue, le titre NBA (à quatre reprises) et les Jeux olympiques. Quant à celui de champion du monde, il a manqué quelques longueurs à son Argentine en 2002 : après avoir défait les « invincibles » Américains sur leurs terres, « Gino » et les siens ont échoué en finale face à la Yougoslavie.
Autant que par son palmarès, c’est par son élégance et sa faculté à surprendre l’adversaire — il était un artiste de la feinte — que Ginobili aura marqué le basket du début de siècle. Après le départ du Français Tony Parker pour Charlotte, cet été, la retraite de Ginobili sonne la fin d’une époque pour les San Antonio Spurs, également privés de leur star Kawhi Leonard, parti pour Toronto.

Si l’Argentine est une terre de football, la ville de Bahia Blanca, sur la côte au sud de Buenos Aires, vibre pour le basket-ball. C’est là que Ginobili, alors gamin chétif, touche ses premières balles. Et se fait rapidement remarquer, par sa ténacité et la spontanéité de son jeu. A 19 ans, il quitte son pays natal, direction le sud de l’Europe, Reggio de Calabre, et la seconde division italienne.
Il participe à la montée du club dans l’élite et attire l’œil de R. C. Buford, le general manager des San Antonio Spurs, en NBA, à une époque où rares sont les franchises américaines à s’intéresser au Vieux Continent. Avec le 57e et antépénultième choix de la draft — processus de sélection par les franchises NBA des meilleurs espoirs du basket mondial —, le club texan mise, en 1999, sur cet arrière inconnu et choisit de le laisser mûrir en Europe.
En deux ans, Manu Ginobili atteint les sommets en décrochant l’Euroligue avec l’armada du Kinder Bologne, assortie du titre de meilleur joueur. Et lorsqu’il franchit l’Atlantique pour rejoindre la NBA, à l’été 2002, c’est auréolé d’une belle réputation. Pourtant, le défi est de taille : au début des années 2000, si la ligue américaine s’est déjà résolue à faire confiance aux grands intérieurs venus d’Europe, elle ne fait guère confiance aux arrières.
Sous le maillot des Spurs, « El Manu » remporte quatre titres (2003, 2005, 2007 et 2014), et forme avec le Français Tony Parker et Tim Duncan l’un des « big three » les plus importants de l’histoire. Le plus atypique, aussi, le trio n’hésitant pas à se moquer de lui-même dans des spots publicitaires texans.

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« Laisser Manu être Manu »
« Si le génie est folie, c’est Manu Ginobili. » Lâchée, tel un haïku, après un numéro de funambule conclu d’un dunk de l’Argentin lors des finales NBA 2014, l’expression de l’entraîneur et consultant Jacques Monclar exprime le caractère unique du joueur. Un joueur spontané, capable, à ce titre, de tenir tête à son entraîneur, l’autoritaire Gregg Popovich, à ses débuts dans la ligue nord-américaine.
Après que le natif de Bahia Blanca a, une fois de plus, laissé libre court à son inspiration, oubliant les consignes du très ordonné « Pop », ce dernier s’exclame : « Je ne pense pas pouvoir le coacher ! ». Avant d’apprendre à cohabiter avec son joueur, laissant « Manu être Manu », mantra qu’il répétera à longueur d’années.
Ce dernier le lui rend bien, plaçant l’équipe au-dessus de tout. Alors que son statut et ses statistiques lui assureraient d’être titulaire dans la plupart des équipes NBA— avec une substantifique revalorisation salariale à l’appui —, le joueur s’épanouit dans un rôle de sixième homme (premier remplaçant).
Parallèlement à sa carrière aux Spurs, Manu Ginobili est le porte-étendard de la « generacion dorada » argentine. International depuis 1998, il amène l’Albiceleste au plus haut niveau. En 2002, lui et ses coéquipiers défont, en Argentine, les héritiers de la Dream Team américaine, première défaite de l’équipe américaine depuis le retour des professionnels de la NBA. Mais les Argentins échouent en finale, battus en prolongations par la Yougoslavie.
Deux ans plus tard, un Ginobili au sommet de son art mène ses partenaires à l’or olympique à Athènes — une médaille de bronze suivra en 2008 —, titre qui contribue à faire de l’artiste une icône en son pays. Fidèle à son maillot numéro 5 de la sélection, le joueur met un terme à sa carrière internationale après les JO 2016, qu’il boucle à plus de quinze points de moyenne, à 39 ans passés.

   


L’« euro step », sa marque de fabrique
Outre son caractère de compétiteur acharné et son sens du collectif, « Manu » quitte la scène en léguant au basket un geste bien à lui. Deux longs appuis, l’un à droite du défenseur, l’autre à sa gauche, avant de conclure au cercle, laissant son adversaire impuissant. Surnommé « Euro step » (le pas européen), ce mouvement est la marque de fabrique de l’Argentin, et les plus grandes stars actuelles y ont fréquemment recours. A commencer par James Harden, le MVP (meilleur joueur) de la saison passée, ou LeBron James. Lequel n’a pas manqué de le rappeler, dans son hommage au joueur qu’il a affronté trois fois en finale NBA : « Notre sport doit te remercier pour le mouvement le plus swag du moment au basket, l’Euro step. »

S’il n’a pas inventé ce pas, « Gino » l’a perfectionné et associé à sa personne pour une génération de fans, à l’instar du fade away jump shoot de Michael Jordan ou du dream shake de Hakeem Olajuwon. « Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu recours à mes longs pas latéraux, rapportait l’Argentin, il y a quelques années. Je jouais comme ça petit, puis en Italie, et personne n’en parlait. C’est en arrivant [en NBA] qu’on a donné un nom à ce mouvement et que les joueurs ont commencé à le reproduire. »
A l’instar du football, où les termes de « madjer » ou « panenka » sont entrés dans le langage courant, un jour viendra peut-être où l’on parlera de « ginobili » quand un joueur effacera son défenseur d’un double pas létal. En attendant, avec la retraite d’Emanuel Ginobili des parquets, c’est un pan de l’histoire du basket-ball de ce début de siècle qui se referme. Désormais, il ne reste que deux joueurs — Dirk Nowitzki et Vince Carter — à avoir entamé leur carrière avant 2000.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Vainqueur de son premier match en Grand Chelem lundi à l’US Open, le Messin de 20 ans est la révélation de l’été dans un tennis français en crise.
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US Open : Ugo Humbert, l’éclaircie dans la grisaille du tennis français

Vainqueur de son premier match en Grand Chelem lundi à l’US Open, le Messin de 20 ans est la révélation de l’été dans un tennis français en crise.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 12h26
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


A la veille du dernier Grand Chelem de la saison, personne n’attendait grand-chose du tennis français masculin mal en point au début de la saison. Et puis lundi 27 août, pour le premier jour de l’US Open, le jeune Ugo Humbert, 20 ans et 700e il y a un an, s’est qualifié pour le deuxième tour. Pas encore de quoi (ou de nouveau) crier au successeur de Yannick Noah, mais comme les bonnes nouvelles sont aussi rares que les tournois remportés ces derniers mois, l’éclosion surprise du Messin se savoure.
Ces derniers jours, le seul représentant tricolore à faire couler de l’encre jusque dans la presse étrangère a été le premier d’entre eux. A savoir, le président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, bien mal inspiré en critiquant dans un entretien à Tennis Magazine la combinaison de Serena Williams lors du dernier Roland-Garros.

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Pour rester dans le textile, les tennismen français ont, eux, surtout pris des vestes depuis janvier. Le bilan est proche du néant. Aucune quart de finale lors des trois premiers tournois du Grand Chelem de la saison : le tennis tricolore n’avait plus connu pareille disette depuis dix-huit ans. Et seuls trois d’entre eux ont atteint la deuxième semaine : Gaël Monfils, Adrian Mannarino et Gilles Simon (tous à Wimbledon). En Masters 1000, les résultats ne sont guère plus brillants. Des « Mousquetaires » inexorablement sur le déclin, une série noire pour le numéro un, Lucas Pouille – depuis janvier, il s’est incliné dès son entrée en lice pratiquement un tournoi sur deux –, et une relève qui stagne au moment où la concurrence étrangère, elle, s’illustre avec fracas sur le circuit : Denis Shapovalov (19 ans, 28e), Stefanos Tsitsipas (20 ans, 15e), Félix Augier-Aliassime (18 ans, 117e), Alex de Minaur (19 ans, 45e).
« Mélange d’Henri Leconte et Guy Forget »
Alors, dans ce contexte, la trajectoire d’Ugo Humbert aimante les regards. Le Lorrain est le seul Français à s’être extirpé des qualifications. Opposé à un autre qualifié, l’Américain Collin Altamirano, 22 ans, lundi pour son premier match en Grand Chelem, il a dominé son sujet avec sérieux (victoire 6-3, 7-6, 6-3). Humbert a été moins rapide à venir en conférence de presse pour raconter cette première réussie. Mais même après deux heures et demie de retard, la dizaine de journalistes français présents avaient patienté pour recueillir le témoignage d’un jeune homme intimidé. « Je m’étais donné comme objectif d’arriver à me qualifier dans les Grands Chelems d’ici à la fin de la saison. Je ne suis pas euphorique et plus heureux que ça, je suis juste fier de moi », résuma-t-il, joues écarlates et voix fluette.
Malgré quelques trous d’air et un service sur courant alternatif, il a régulièrement pris de vitesse son adversaire avec son puissant revers. Le tout sous un soleil cuisant et les encouragements du directeur technique national, Thierry Champion, d’Amélie Mauresmo, future capitaine de Coupe Davis, de Marion Bartoli et d’Henri Leconte. Ce qui ne l’a nullement impressionné. « J’étais serein. Mais je suis d’une nature calme. J’aime être dans ma bulle avec mes proches, ma famille et mon coach », explique le gaucher au physique encore frêle (71 kg pour 1,88 m), qui définit son jeu comme « agressif. Je m’appuie beaucoup sur mon service et après, je sais à peu près tout faire, même s’il y a encore des secteurs où je dois progresser comme au filet… ».
Ugo Humbert, « mélange d’Henri Leconte et Guy Forget » selon ses proches, réalise peut-être la plus belle saison du tennis français. Classé 378e en janvier, il pointait à la 139e place mondiale avant le début de l’US Open. Une ascension éclair qu’il doit en grande partie à un été prolifique : trois finales de Challenger (la deuxième division du circuit) pour une victoire, à Ségovie, en Espagne.
Prêt à franchir le « mur du cent » ?
Les observateurs du circuit n’ont pas tardé à conjecturer : et s’il était le prochain à franchir le « mur du cent » ? Pierre-Hugues Herbert est le dernier à avoir intégré le top 100, il y a deux ans. Depuis, les déceptions chez les espoirs s’accumulent. Quentin Halys s’en est approché (102e en février) mais il a reculé entre-temps. Tout comme Calvin Hémery (116e en avril). L’incursion semblait promise à Corentin Moutet, 112e à l’ATP et bénéficiaire d’une wild-card à New York, mais Humbert pourrait bien lui griller la politesse.

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A la différence d’un Moutet, Humbert est longtemps passé hors des radars avant de décoller cette saison. « Je n’ai pas vraiment senti de déclic ces derniers temps, mais je me prends moins la tête qu’avant et j’ai progressé dans plein de secteurs, assure-t-il de son côté. Et c’est vrai qu’au début j’étais peut-être trop gentil sur le terrain, mon coach a essayé d’y remédier », concède-t-il. Cédric Raynaud, qui l’entraîne depuis quatre ans, d’abord à l’Insep au sein d’un groupe, a depuis deux ans mis en place un projet individualisé autour de lui. Raynaud avait dû insister auprès pour être détaché à plein temps auprès de son joueur. « J’ai dit au DTN de l’époque, Jean-Luc Cotard, ’c’est Ugo ou rien. Je crois en lui, je pense qu’il peut devenir très fort’», racontait-il à L’Equipe samedi.
Mercredi, au deuxième tour, son élève rencontrera le revenant Stan Wawrinka, tombeur de Grigor Dimitrov (tête de série numéro 8). Pour l’occasion, Ugo Humbert quittera l’anonymat des courts annexes pour l’un des trois courts principaux, électrisés par le public new-yorkais. « C’est un match qui va me faire progresser, c’est un joueur que je regardais jouer à la télé… » Le nouveau entend « jouer [sa] carte à fond » : « Il est comme moi, il a deux bras, deux jambes. » Et les deux pieds sur terre.



                            


                        

                        


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Promis après l’affaire Laporte, le projet d’autorité pour la transparence dans le rugby est « mort-né »

Il y a un an, la FFR annonçait la création de cette « haute autorité ». Un projet aujourd’hui « abandonné », selon les informations du « Monde »



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h06
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

L’annonce est restée lettre morte. Il y a un an, le 28 août 2017, la Fédération française de rugby (FFR) communiquait sur son projet de créer une « haute autorité pour la transparence et l’équité dans le rugby ». Il fallait y voir, de sa part, une volonté de « restaurer sans tarder la confiance dans notre sport », au lendemain d’une seconde salve de révélations du Journal du dimanche sur les suspicions de conflits d’intérêts entre Bernard Laporte, président de la FFR, et Mohed Altrad, celui du club de Montpellier. A l’époque, on pouvait aussi y lire un effet d’annonce destiné à rassurer le ministère des sports, lequel a fini, malgré tout, par saisir le parquet national financier pour enquêter sur le dossier.

Un an plus tard, ce projet de haute autorité a été « abandonné », dit au Monde l’avocat Francis Szpiner, qui avait été chargé par la Fédération de préfigurer la future instance et de rendre de premières conclusions sur la viabilité du projet : « Ce projet est mort-né. Ses statuts n’ont même pas été actés. »
Comment expliquer cette volte-face ? D’après le communiqué fédéral, Me Szpiner devait rendre ses premières conclusions « au plus tard le 30 novembre 2017 ». Le délai ayant été prorogé, l’ancien membre du Conseil national des barreaux dit avoir, finalement, envoyé deux semaines plus tard son document de travail à Serge Simon, vice-président de la FFR : « Un document de trois pages amendables, prêtes à faire l’objet de discussions. » 
Dernière mention
Au mois de décembre 2017, Christian Dullin, secrétaire général de la Fédération, annonçait lors d’un comité directeur qu’une proposition de haute autorité serait faite « très prochainement ». Depuis, toujours rien. Et pour cause. « J’ai beaucoup travaillé avec Serge Simon, mais nos derniers entretiens remontent à quelques mois maintenant », ajoute Francis Szpiner, sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Après une pause d’un mois, la saison de F1 a repris en Belgique dimanche. Avant le Grand Prix d’Italie à Monza le 2 septembre, retour sur les (nombreux) événements qui ont marqué la trêve estivale.
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Formule 1 : les dix infos de l’été

Après une pause d’un mois, la saison de F1 a repris en Belgique dimanche. Avant le Grand Prix d’Italie à Monza le 2 septembre, retour sur les (nombreux) événements qui ont marqué la trêve estivale.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h52
    |

            Catherine Pacary








                        


« Nous méritons nos vacances ! » Lewis Hamilton parle alors au nom de l’écurie Mercedes à Budapest, après sa victoire en Hongrie, le 29 juillet. Quatre semaines plus tard, la parenthèse estivale s’est refermée à Spa-Francorchamps, avec le Grand Prix de Belgique et la victoire de Sebastian Vettel. Entre-temps, le « mercato » des pilotes a marqué la pause d’août avec le départ surprise de Daniel Ricciardo pour Renault et ses conséquences en chaîne, l’annonce de la retraite à venir de Fernando Alonso ou encore le décès de Sergio Marchionne.
Reprise du duel Hamilton-Vettel 

   


Lewis Hamilton (Mercedes) avait frappé fort en juillet. A la surprise générale, il s’était imposé le 22, sous la pluie de Hockenheim, en Allemagne, après être parti 14e sur la grille. Six jours plus tard, il signait une pole inattendue, toujours sous la pluie. En remportant le Grand Prix de Hongrie du 29, il devançait son rival Sebastian Vettel (Ferrari) de 24 confortables points au général. D’où son « Nous méritons nos vacances ! » Mais le 26 août, c’est Vettel (Ferrari), qui chantonne, sous son casque, pour fêter sa 52e victoire à Spa. La seconde partie de la saison devra donc compter avec la Scuderia.
Daniel Ricciardo quitte Red Bull pour Renault

   


Renault a réalisé le gros coup de l’été. Le 2 août, l’écurie débauchait de chez Red Bull, Daniel Ricciardo, actuel 5e du championnat. « C’était sans nul doute l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eue à prendre dans ma carrière, mais je pense que c’était le bon moment pour me lancer dans un nouveau défi », justifiait le pilote. Avec 29 podiums et sept victoires en quatre ans, l’Australien en a peut-être assez de cohabiter depuis 2016 avec le fougueux Max Verstappen. Le défi est toutefois de taille. Chez Renault, avec qui il a signé pour deux ans dont un optionnel, Ricciardo arrive au sein d’une écurie en reconstruction, actuelle 4e au Championnat constructeurs. A 60 ans, l’emblématique directeur technique Bob Bell confirme, en effet, « prendre du recul » dès la fin de la saison alors qu’arrive Marcin Budkowski, ex-directeur technique de la formule 1, dont le départ de la FIA avait fait grand bruit. Alain Prost, conseiller spécial Renault F1, compte sur Ricciardo pour bâtir et fédérer une nouvelle équipe.
Pierre Gasly chez Red Bull

   


C’est le second gros coup de mercato d’été. La place laissée vacante par Ricciardo sera occupée par le Français Pierre Gasly, actuellement chez Toro Rosso. Une annonce pas vraiment surprenante au regard de ses performances. Quatrième à Bahreïn, le « rookie » avait de nouveau étonné avec sa 6e place à Budapest. En intégrant une écurie du top 3 à 22 ans après seulement une saison en F1, le Rouennais réussit là où d’autres Français ont échoué, comme Jean-Eric Vergne, passé à la formule Electrique. Son ambition est claire : succéder à Olivier Panis dernier tricolore victorieux en formule 1 en 1996… Année de naissance de Pierre Gasly. Dimanche 26 août, sur le plus long tracé de la saison, le futur pilote Red Bull a signé une très belle 9e place.

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Regain de forme à confirmer pour Romain Grosjean

   


Après une première moitié de saison difficile, Romain Grosjean était sur la sellette pour conserver sa place en 2019 au sein de l’écurie américaine Haas. A Spa, il termine septième dimanche 26 août, devant son équipier Kevin Magnussen. Le Français serait pressenti chez Sauber en 2019 dans un échange possible avec le Monégasque Charles Leclerc. A Monza, les 2 et 3 septembre, il doit confirmer son regain de forme.

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Fernando Alonso quitte la F1…

   


A 37 ans (depuis le 29 juillet), le double champion du monde annonce, le 14 août, qu’il quittera la formule 1 pour se consacrer à la Triple Couronne, synonyme de victoire dans les trois courses les plus prestigieuses, soit le Grand Prix de Monte Carlo, les 24 Heures du Mans et les 500 Miles d’Indianapolis. Déjà vainqueur sur le Rocher et dans la Sarthe, il cible désormais la mythique épreuve américaine et court l’ensemble du championnat d’Endurance (WEC). Il vient d’ailleurs de remporter, le 19 août, les Six Heures de Silverstone, soit sa troisième victoire consécutive dans la discipline.
… et s’envole

Moins chanceux en F1, Fernando Alonso s’est fait percuter à Spa par la Renault de Nico Hülckenberg dès le premier virage, faisant littéralement décoller sa monoplace au-dessus de la Sauber de Charles Leclerc dans un crash spectaculaire. « Nico a un peu joué au bowling avec nous aujourd’hui », a commenté Alonso après la course. Le fautif a écopé de dix places de pénalités à Monza et de trois points en moins sur son permis à points – qui en compte douze. Quant à Fernando Alonso, il lui reste huit Grands Prix à courir sous les couleurs orange de McLaren, une écurie qui se cherche depuis le départ du responsable français Eric Boulier.

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Racing Point Force India reprise à zéro point

   


Placée en redressement judiciaire le 27 juillet, l’écurie indienne est rachetée par Racing Point UK Limited, un groupe d’investisseurs mené par le Canadien Lawrence Stroll, père du pilote Lance, a-t-on appris le 7 août. Si les détails financiers de l’accord n’ont pas été dévoilés, la FIA a toutefois annoncé que Force India devenait Racing Point Force India et que l’écurie perdait ses 59 points au classement constructeurs. Les pilotes, eux, conservent leurs points. Restent les conséquences à terme. Selon les propos tenus sur le tarmac de Spa par Esteban Ocon devant la caméra de Canal, Lawrence Stroll imposerait son fils Lance, aujourd’hui chez Williams, tandis que le Mexicain Sergio Pérez, capable d’apporter de l’argent en plus de son talent, serait préféré à Esteban Ocon.
Esteban Ocon incertain

   


Pour l’instant, le Français est le grand perdant de l’été. Couvé par Mercedes, Ocon peut espérer que l’écurie allemande lui trouve un baquet pour la saison prochaine. « Mercedes est l’écurie la plus droite, la plus honnête », a assuré Lewis Hamilton. L’écurie allemande tenterait de placer Ocon chez McLaren dès cette saison ou en 2019. Parti troisième sur la grille de Spa, dimanche, le Normand s’est bien « vendu », assurant une belle sixième place.
Niki Lauda subit une transplantation pulmonaire

   


Triple champion du monde de F1 et actuel président non exécutif de l’écurie Mercedes au côté de Toto Wolff, Niki Lauda était absent des paddocks à Hockenheim le 22 juillet, puis à Budapest le 29. On apprenait le 2 août qu’il avait subi, la veille, une transplantation pulmonaire. Les poumons fragilisés depuis son accident le 1er août 1976 au Nürburgring lors du Grand Prix d’Allemagne, au cours duquel il a brûlé vif près d’une minute avant d’être extrait de son baquet, défiguré. En villégiature à Ibiza cet été, l’Autrichien a contracté une infection pulmonaire. Rapatrié de l’île espagnole et transplanté « en priorité absolue » à l’hôpital général (AKH) de Vienne, il devrait y passer encore plusieurs semaines, selon le chirurgien Walter Klepetko.
Mort de Sergio Marchionne, artisan du sursaut de Ferrari

   


Sergio Marchionne, président de Fiat Chrysler, mort le 25 juillet 2018 à Zurich, à l’âge de 66 ans, n’était pas seulement l’homme qui a sauvé de la faillite Fiat, dont il avait pris les commandes en 2004. Moins de trois ans après son arrivée en septembre 2014 à la présidence de Ferrari, il a permis à la Scuderia de lutter à nouveau pour les titres mondiaux. Deux hommes lui succèdent : John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et PDG d’Exor, qui détient près de 30 % de Fiat ; et le PDG de Philip Morris, Louis Camilleri, nouveau président exécutif de Ferrari. Une tâche délicate. Allié hors des circuits aux dirigeants de Mercedes, Marchionne était en pointe dans la lutte contre la volonté du propriétaire de la F1, Liberty Media, et de la FIA de limiter les budgets des écuries dès 2021, allant jusqu’à menacer de quitter la F1 à cette date alors que Ferrari est présente depuis la saison inaugurale en 1950.

Classement des pilotes
Classement des pilotes avant la 14e course du championnat, le 2 septembre à Monza.
1. Lewis Hamilton (GBR, Mercedes) : 231 points  2. Sebastian Vettel (GER, Ferrari) : 214 3. Kimi Räikkönen (FIN, Ferrari) : 146 4. Valtteri Bottas (FIN, Mercedes) : 144 5. Max Verstappen (NED, Red Bull) : 120 6. Daniel Ricciardo (AUS, Red Bull) : 118 7. Nico Hülkenberg (GER, Renault) : 52 8. Kevin Magnussen (DEN, Haas) : 49 9. Fernando Alonso (ESP, McLaren) : 44 10. Sergio Pérez (MEX, Force India) : 40 11. Esteban Ocon (FRA, Force India) : 37 12. Carlos Sainz Jr. (ESP, Renault) : 30 13. Pierre Gasly (FRA, Toro Rosso) : 28 14. Romain Grosjean (FRA, Haas) : 27 15. Charles Leclerc (MON, Sauber) : 13 16. Stoffel Vandoorne (BEL, McLaren) : 8 17. Marcus Ericsson (SWE, Sauber) : 6 18. Lance Stroll (CAN, Williams) : 4 19. Brendon Hartley (NZL, Toro Rosso) : 2 20. Sergey Sirotkin (RUS, Williams) : 0.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Invitée depuis douze ans à jouer outre-Manche, l’équipe de Perpignan a remporté samedi la Coupe d’Angleterre, dans le stade gigantesque de Wembley.
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Dragons catalans : « La plus grande réussite d’un club français de rugby à XIII »

Invitée depuis douze ans à jouer outre-Manche, l’équipe de Perpignan a remporté samedi la Coupe d’Angleterre, dans le stade gigantesque de Wembley.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 20h28
    |

            Adrien Pécout








                        


Les Dragons catalans de Perpignan se sont frayé un chemin en « une » du Midi olympique, le journal du rugby, et c’est dire la portée de leur exploit. D’ordinaire écrasés sous le poids du rugby à XV, les meilleurs joueurs français de rugby à XIII ont fait parler d’eux, samedi 25 août, pour leur victoire en finale de la Coupe… d’Angleterre, face à Warrington (20-14), dans le stade gigantesque de Wembley.
Leur meilleure performance depuis leurs débuts outre-Manche, il y a douze ans, sur invitation. Et une belle lueur d’espoir, selon l’Anglais Mike Rylance, auteur d’un livre référence sur l’histoire tourmentée du rugby à XIII en France (Le rugby interdit, 2006), ancien responsable de l’hebdomadaire anglais League Express… et ancien professeur de français au lycée de Wakefield, en Angleterre.

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                Rugby : les Dragons catalans réchauffent le cœur des treizistes



Que représente la victoire des Dragons, dans l’histoire du rugby à XIII en France ?
Mike Rylance : Il s’agit peut-être de la plus grande réussite d’un club français dans l’histoire du rugby à XIII, si je peux me permettre. Une victoire emblématique. Gagner la Coupe d’Angleterre représente un exploit énorme, immense, quelque chose de vraiment significatif. Pour la première fois depuis sa création [1896], la « Cup » va donc à un club hors d’Angleterre.
Je voudrais quand même ajouter que ce n’est pas la première fois qu’une équipe de rugby française gagne à Wembley. La première fois, c’était l’équipe de France de rugby à XIII, lors d’un test-match en 1949. Mais bon, il est toujours difficile de comparer le succès d’un club aux succès d’une équipe nationale.
Essayons tout de même.
La France a aussi déjà fini deux fois en finale de la Coupe du monde, en 1954 et en 1968. Après la première finale perdue, certains disaient que si l’équipe de France avait gagné, elle aurait donné une grande impulsion à ce sport en France. A la fin de la seconde guerre mondiale, les treizistes français partaient de rien [le régime de Vichy avait interdit la pratique du XIII] : ils jouaient avec la volonté de montrer que leur sport existait encore, si ce n’est avec un esprit de revanche.
Quels effets pourrait maintenant avoir le titre des Dragons ? 
J’aimerais bien le savoir, moi aussi ! Déjà, le fait que nous nous parlions prouve que les médias « parisiens » commencent à s’intéresser. Est-ce que cela va durer ? Tout dépend si les Dragons peuvent rivaliser à long terme avec les clubs anglais.

   


Les deux meilleurs clubs français jouent aujourd’hui en championnat d’Angleterre, Perpignan en première division, Toulouse, en seconde. Est-ce un avantage pour la France ? 
En 2006, j’étais favorable à l’entrée des Dragons en Super League. C’était un moyen de professionnaliser au moins un club français. Pour Toulouse, en 2016, j’étais plus réservé au départ. Le club venait de gagner le championnat de France et son départ vers l’Angleterre a encore diminué le niveau du championnat français...
Comment expliquer la présence de ces deux clubs français en Angleterre ? 
Au moment de créer la Super League, en 1996, les dirigeants de la Rugby League avaient une grosse ambition : donner une image européenne à la Super League. Le Paris-Saint-Germain avait alors été intégré, mais l’expérience n’a pas duré.
En invitant une équipe française, il y a la volonté d’étendre le rugby à XIII à d’autres pays. C’est dans l’intérêt international de tout le monde d’avoir une équipe de France forte, capable de rivaliser avec l’Australie, l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, comme par le passé. Bien sûr, aujourd’hui encore, les résultats de la France restent décevants. Mais on peut aussi se demander ce qu’il en serait sans les Dragons.
A Wembley, leur victoire a été bien accueillie : dans le stade, à part ceux de Warrington, les spectateurs anglais encourageaient plutôt les Dragons. Il faut aussi ajouter que si Toronto monte en première division, le championnat d’Angleterre pourrait bientôt compter des clubs de trois nationalités : anglaise, française et canadienne ! Je me demande si le Brexit permettra, à l’avenir, d’inviter aussi facilement de nouveaux clubs français…
Dans l’immédiat, en revanche, je pense que l’intérêt n’est pas forcément financier : peu de spectateurs français vont régulièrement en Angleterre pour les matchs, et il n’y en a pas eu non plus beaucoup à Wembley pour la Coupe d’Angleterre.
A terme, peut-on imaginer un retour des Dragons dans le championnat de France ? 
Cela reste possible, mais pas dans un avenir immédiat. Aujourd’hui, à part l’équipe des Dragons et le club de Toulouse, les autres clubs français sont, au mieux, de niveau semi-professionnel. Ils n’ont pas les mêmes structures. En réalité, la plupart de leurs joueurs sont surtout amateurs et touchent des primes de match.
Il faudrait d’abord beaucoup d’argent pour professionnaliser le championnat de France. La plupart des autres clubs se trouvent dans le Sud-Ouest et, vu le contexte économique, il semble difficile pour eux de mettre en place des équipes pros. Faute d’implantation et de dirigeants, le rugby à XIII a disparu de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux, autrefois championnes de France [dans les années 1950].

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