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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le président de la République a dit jeudi attendre des réponses précises avant de trancher définitivement sur la mise en œuvre de cette réforme.
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Prélèvement de l’impôt à la source : Emmanuel Macron hésite encore

Le président de la République a dit jeudi attendre des réponses précises avant de trancher définitivement sur la mise en œuvre de cette réforme.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 15h53
   





                        



   


La mise en place du prélèvement de l’impôt à la source le 1er janvier 2019 n’est pas encore définitivement décidée. Emmanuel Macron a déclaré, jeudi 30 août, attendre des « réponses précises » avant de trancher.
« J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme, mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », dans les prochaines semaines, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse à Helsinki.
« J’ai besoin d’une série de réponses très précises et d’être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place », a-t-il ajouté. « Il est normal que nous nous assurions que les détails soient bien clairs », a-t-il déclaré au côté du premier ministre finlandais, Juha Sipilä, qui a vanté le prélèvement de l’impôt à la source, en vigueur dans son pays depuis des décennies.
Confirmation de Gérald Darmanin
Jeudi matin sur France Bleu, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a, lui, confirmé l’application de cette réforme le 1er janvier 2019.
Le ministre a également appelé les entreprises à se mobiliser pour participer à la mise en place du prélèvement de l’impôt à la source. « Après les baisses d’impôt très importantes que nous faisons pour les sociétés, et parfois ça nous est reproché par l’aile gauche du pays, nous demandons que tous les employeurs fassent quelque chose pour les salariés. C’est une mesure pour les salariés », a-t-il dit.
La mise en œuvre du dispositif préoccupe chefs d’entreprise et syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts. Elle est aussi critiquée par des responsables de l’opposition, comme Laurent Wauquiez (LR), qui a demandé mercredi à l’exécutif d’y renoncer, jugeant qu’il était « encore temps » d’arrêter une réforme « qui va dans le mur ».
La veille, le premier ministre, Edouard Philippe, avait promis de faire « le point » sur ce dossier d’ici à quelques semaines.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Au-delà d’un certain seuil, l’augmentation de l’internationalisation des échanges est préjudiciable à l’économie mondiale, estime l’économiste Pierre-André Buigues dans une tribune au « Monde ».
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« Ne sommes-nous pas arrivés à un seuil au-delà duquel les coûts engendrés par plus de mondialisation deviennent trop élevés »

Au-delà d’un certain seuil, l’augmentation de l’internationalisation des échanges est préjudiciable à l’économie mondiale, estime l’économiste Pierre-André Buigues dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 15h34
    |

                            Pierre-André Buigues (Professeur d’économie à Toulouse Business School (Université de Toulouse) et ancien conseiller économique de la Commission Européenne)








                        



                                


                            

Tribune. Les économistes considèrent que le commerce international est favorable à la croissance, car la mondialisation permet de localiser la production là où les coûts de production sont les plus faibles et de baisser les prix au bénéfice des consommateurs des pays où produire ces biens serait plus coûteux. La mondialisation permet aussi à des centaines de millions de travailleurs de pays pauvres de sortir du sous-développement, en Chine en particulier.
C’est pourquoi la majorité des économistes sont favorables à la signature de nouveaux accords de libre-échange, comme en témoigne la récente note du Conseil d’analyse économique (Avis de tempête sur le commerce international : quelle stratégie pour l’Europe ?, par Sébastien Jean, Philippe Martin et André Sapir, CAE, 2 juillet 2018). En effet, l’augmentation de la mondialisation des échanges ne peut que renforcer les effets bénéfiques de cette « mondialisation heureuse ».
Cependant, à l’opposé, les sondages montrent qu’en Europe, les populations sont majoritairement contre la mondialisation, responsable, selon elles, d’une stagnation des salaires et d’une augmentation du chômage et des inégalités. Certes, les économistes reconnaissent que gagnants et perdants sont géographiquement inégalement répartis – les gagnants sont, essentiellement, les travailleurs localisés dans les pays à bas coût ; les perdants sont les ouvriers peu qualifiés des pays développés. Mais, disent-ils, il y a un gain net : les perdants perdent moins que les gagnants ne gagnent, et cela même dans les pays riches, car les consommateurs y bénéficient de prix plus bas.
L’Europe la grande perdante
Les entreprises multinationales sont au cœur de la mondialisation et en sont les plus fermes soutiens. Leur stratégie d’internationalisation vise à rechercher les lieux de production les plus compétitifs avant leurs concurrents.
Pourtant, comme le montrent de nombreux travaux académiques, au-delà...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Donald Trump justifie sa « guerre commerciale » par des statistiques qui ne représentent plus la réalité des échanges économiques à l’heure de la mondialisation, observe l’économiste Stéphane Madaule, dans une tribune au « Monde ».
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« La balance courante est le seul indicateur pertinent pour nous renseigner sur la compétitivité de l’appareil productif d’un pays »

Donald Trump justifie sa « guerre commerciale » par des statistiques qui ne représentent plus la réalité des échanges économiques à l’heure de la mondialisation, observe l’économiste Stéphane Madaule, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 14h42
    |

Stéphane Madaule (Economiste)







                        



                                


                            

Tribune. Les statistiques des douanes parues le 7 août laissent apparaître pour la France un déficit du commerce extérieur record de 33,5 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2018. L’Allemagne a enregistré sur la même période, malgré la hausse du pétrole, un excédent de 121,5 milliards d’euros. Ces chiffres sont-ils pour autant révélateurs d’un affaiblissement drastique de l’économie française ? Peut-on pour autant faire une corrélation étroite entre la performance ou la compétitivité d’une économie et les résultats de sa balance commerciale ?
Au début des années 1980, lorsque l’économie de chaque pays était peu internationalisée, le solde de la balance commerciale de marchandises avait encore un sens. En effet, on comparait les exportations de biens en volume et en valeur aux importations pour savoir si un pays était compétitif ou non. On jugeait ainsi, par l’évolution de cet indicateur, de la performance de l’outil de production d’un pays au regard de ses exportations et de ses importations de biens.
Bien entendu, ce solde n’avait déjà qu’une signification partielle sur les performances d’une économie à l’international. Il ne prenait pas en compte les échanges de capitaux et les services, soit la balance courante qui, dans certains cas, permettait à des pays de rééquilibrer leur solde financier externe. Car l’important en dernier ressort pour une économie, c’est que les flux en devises qui rentrent dans le pays soient à peu près équivalents aux flux qui en sortent, de manière à ne pas vivre au-dessus de ses moyens en se mettant à emprunter et donc s’endetter pour boucler ses fins de mois.
Le solde commercial déficitaire de la Grande-Bretagne
Le solde de la balance courante est bien plus éclairant que celui de la balance commerciale. A titre d’exemple, un pays comme la Grande-Bretagne a toujours eu tendance à connaître un solde commercial déficitaire, mais il est plus que compensé par des entrées nettes de capitaux,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le premier ministre poursuit jeudi ses entretiens avec syndicats et patronat pour discuter des chantiers potentiellement explosifs de l’automne.
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Rencontres avec Edouard Philippe : les syndicats dans l’expectative

Le premier ministre poursuit jeudi ses entretiens avec syndicats et patronat pour discuter des chantiers potentiellement explosifs de l’automne.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 14h18
   





                        



   


Le gouvernement fait sa rentrée. L’occasion de retisser les liens avec des partenaires sociaux qui ont eu le sentiment, ces derniers mois, de n’être pas considérés par l’exécutif.
Après avoir été reçus à l’Elysée à la mi-juillet par le président de la République, Emmanuel Macron, syndicats et patronat s’apprêtent donc à rencontrer, chacun à son tour, du 29 août au 4 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, qui sera accompagné de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et de sa collègue du travail, Muriel Pénicaud.
Au menu de cette rentrée sociale à haut risque : assurance-chômage, plan pauvreté, retraites…

        Synthèse :
         

          Notre point sur les dossiers abordés dans cette rentrée sociale



Inquiétudes quant à l’assurance-chômage
Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a été reçu dès 8 heures par le premier ministre et la ministre du travail. Au sortir de la réunion, il a dit qu’il refuserait de se « faire hara-kiri » si la nouvelle réforme de l’assurance-chômage consistait à supprimer le principe assurantiel du régime :
Si la lettre de cadrage [préalable à une négociation officielle] devait être de nous demander de supprimer [...] le principe assurantiel, le tout dans un cadre contraint budgétaire, j’ai dit au premier ministre : « On n’est pas la secte du temple du Soleil, on ne va pas tous se réunir dans un coin pour se faire hara-kiri sur demande du gouvernement ! »
 
Le tabou de la dégressivité des allocations chômage
Autre pierre d’achoppement concernant le chômage, la dégressivité des allocations des cadres, avancée la semaine dernière par le député proche de l’exécutif Aurélien Taché (La République en marche), au sujet de laquelle Edouard Philippe avait dit dimanche 26 août qu’il n’avait « ni tabou ni présupposé ».
François Hommeril, président de la CFE-CGC, reçu à 11 h 30 par le premier ministre, s’est insurgé à la sortie de la réunion contre cette idée, évoquant « du populisme » :
Nous considérons que ceux qui se sont exprimés sur le sujet ont fait du populisme au sens propre du terme : ils désignent à la vindicte des autres catégories une catégorie particulière pour éviter que chacun regarde les vrais problèmes. [...] Pour nous, c’est un tabou. Sur tous les autres sujets, nous n’avons pas de tabou.
« Rien d’arrêté » sur la santé au travail
Sur la santé au travail, M. Pavageau a dit « que pour l’instant il n’y avait rien d’arrêté, y compris jour(s) de carence » ou transfert aux entreprises de la prise en charge des premiers jours d’arrêt pour maladie après le délai de carence.
Un sujet qui inquiète fortement le dirigeant du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, reçu à 9 h 30 par le premier ministre :
[Je lui] ai rappelé très fortement notre opposition au déremboursement éventuel des indemnités journalières. [...] Il faut essayer de réfléchir à des solutions en prenant le temps du diagnostic.
Si le premier ministre a assuré dimanche écarter l’idée d’un « transfert brutal » du financement des arrêts de courte durée de la Sécurité sociale vers les entreprises, il souhaite que les partenaires sociaux trouvent des solutions pour que l’absentéisme cesse d’augmenter.
La réforme des CDD préoccupe le patronat
Geoffroy Roux de Bézieux souhaite également que soit rejeté le projet du gouvernement visant à instaurer un bonus-malus pour pénaliser les entreprises abusant de contrats courts.
« On a rappelé notre opposition au système du bonus-malus, quels qu’en soient les paramètres, non pas pour des raisons dogmatiques ou idéologiques (mais) parce que c’est la nature de l’activité qui amène à avoir des contrats courts ou un turn-over important », a-t-il déclaré, citant par exemple « les extras dans la restauration ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le réseau social généralise son service, dont il vante l’« interactivité », et qui permet de regarder et commenter à plusieurs des vidéos de meilleure qualité.
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Facebook lance son service de vidéos « Watch » dans le monde entier

Le réseau social généralise son service, dont il vante l’« interactivité », et qui permet de regarder et commenter à plusieurs des vidéos de meilleure qualité.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h55
    |

            Alexandre Piquard








                        


Facebook rend accessible son service de vidéos Watch en France et partout dans le monde. Désormais, cet onglet ne sera plus réservé aux seuls Etats-Unis, comme c’était le cas depuis son lancement il y a un an, a annoncé mercredi 29 août Fidji Simo, la responsable de la vidéo pour le réseau social. On peut y trouver de l’info, du divertissement ou du sport, avec des vidéos publiées par la chaîne CNN ou encore Jada Pinkett Smith, la femme de l’acteur Will Smith, ainsi que certains matchs de base-ball.
Facebook poursuit ainsi son offensive dans la vidéo. Face à ses concurrents, comme YouTube, Netflix, Amazon ou encore Instagram (qui appartient à Facebook), sa stratégie est hybride : avec Watch, l’entreprise cherche à créer un espace proposant des vidéos de meilleure qualité que celles publiées par tout un chacun dans le newsfeed, le fil sur lequel chaque utilisateur consulte les contenus de ses amis et des pages qu’il suit.

        Lire aussi :
         

                Chez Facebook, une poignée de salariés conservateurs accusent l’entreprise de partialité



Mais, pour autant, Facebook ne se lance pas à corps perdu dans la course au financement de « contenus originaux », séries ou films, comme Netflix, Amazon, HBO ou Disney. Contrairement à ces services payants ou à la section Discover de Snapchat, Watch se veut une « plate-forme ouverte » où les « créateurs » – célébrités, éditeurs indépendants ou médias traditionnels – pourront publier des vidéos. Sans toutefois proposer le foisonnement de contenus, souvent amateurs, présent sur YouTube (filiale de Google).
Un succès relatif aux Etats-Unis
L’originalité de Watch est son « interactivité », met en avant Mme Simo, citant la possibilité de regarder et commenter des vidéos à plusieurs ou de répondre à un quiz comme dans l’émission « Confetti ».
Il est difficile d’évaluer l’audience réelle de ce service depuis son lancement, car Facebook ne publie que certaines statistiques maison. Aux Etats-Unis, 50 millions d’utilisateurs regarderaient au moins une minute de contenus de Watch par mois, avance Facebook. Mais, selon une étude publiée le 21 août par l’institut The Diffusion Group, 50 % des utilisateurs américains de Facebook interrogés (sur 1 632 personnes) n’avaient jamais entendu parler de Watch, 24 % en avaient entendu parler sans l’utiliser.
Pour faire émerger Watch, Facebook compte sur l’évolution de son modèle économique : jusqu’ici, le réseau social a financé directement des contenus vidéo – avec, selon le Wall Street Journal, un budget de 1 milliard de dollars en 2018, un montant que Facebook refuse de confirmer ou infirmer. Ces investissements vont se poursuivre hors des Etats-Unis, précise Fidji Simo. Mais les éditeurs se rappellent que Facebook les avait au départ payés pour produire des vidéos en direct pour Facebook Live, avant d’arrêter, une fois le service bien établi.
Désormais, Facebook donne la possibilité aux créateurs de plusieurs pays, dont la France, d’insérer des coupures de publicité dans leurs vidéos sur Watch. Ils garderont 55 % des recettes, Facebook 45 %. Ce schéma vise à tenter d’intéresser certains médias ou des créateurs présents sur le rival YouTube.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ En tirant le bilan du mercato d’été, l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », éclaire les arcanes du « business model » du football qui repose de plus en plus sur l’arme stratégique du transfert des joueurs.
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Les « records » sonnants et trébuchants de l’économie du football

En tirant le bilan du mercato d’été, l’économiste Bastien Drut, dans une tribune au « Monde », éclaire les arcanes du « business model » du football qui repose de plus en plus sur l’arme stratégique du transfert des joueurs.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h00
    |

Bastien Drut (Stratégiste senior chez CPR Asset ­Management)







                        



                                


                            

Tribune. Le mercato d’été des échanges de joueurs entre clubs de football se termine vendredi 31 août, et de nouveaux records ont été battus. Recruté pour 117 millions d’euros par la Juventus, Cristiano Ronaldo est devenu le premier joueur trentenaire transféré pour plus de 100 millions d’euros : jusqu’à maintenant, les transferts à plus de 100 millions concernaient des joueurs de moins de 25 ans, car ces derniers conservent une valeur marchande pendant plusieurs saisons après leur arrivée.
Le record du gardien le plus cher de l’histoire a lui aussi été battu deux fois cet été, avec le transfert de Kepa Arrizabalaga à Chelsea et celui du gardien de la Seleção, Alisson Becker, à Liverpool pour respectivement 80 et 75 millions d’euros. Quant à Vinicius Junior, arrivé cet été au Real Madrid alors que le club madrilène l’avait recruté il y un an, à l’âge de 17 ans, pour 45 millions d’euros, il est devenu, avec ce montant, l’adolescent le plus cher de l’histoire du ballon rond.

Pourtant, le total des indemnités de transfert versé par les clubs cet été a légèrement baissé par rapport à l’été 2017. Il reste toutefois bien au-delà de celui de l’été 2016, et le montant total a progressé à un rythme de 15 % par an en moyenne depuis 2010. L’une des raisons de la légère baisse cette année est liée au raccourcissement de la période active du mercato, car la Coupe du monde a retardé la recomposition des effectifs des grands clubs européens.
La Ligue 1 a vendu ses pépites à l’étranger
De même, s’il est vrai que le record du transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain (222 millions d’euros en 2017) n’a pas été battu cet été, ce serait une erreur de ne se concentrer que sur les « méga-transferts ». Car le nombre de transferts intermédiaires a explosé. Pour la première fois, plus de 60 transferts de 20 millions d’euros ou plus ont été réalisés en Europe, alors qu’il y en avait à peine une dizaine il y a cinq ans. En réalité, la hausse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Si la baisse des cours des principaux métaux n’affecte pas, pour l’instant, la plupart des pays du continent, elle leur rappelle la nécessité de diversifier leurs économies.
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Analyse

La chute des matières premières, un avertissement pour l’Afrique

Si la baisse des cours des principaux métaux n’affecte pas, pour l’instant, la plupart des pays du continent, elle leur rappelle la nécessité de diversifier leurs économies.

Par                Nina Lambert



LE MONDE
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        Le 30.08.2018 à 12h06

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        Mis à jour le 30.08.2018 à 12h08






                        

Crédits : Siphiwe Sibeko / REUTERS


                    

Les chiffres ont de quoi inquiéter : – 27 % pour le zinc, – 16 % pour le platine et – 11 % pour l’or. Depuis le début de l’année, les cours des principaux métaux subissent une baisse importante. Sur les trois derniers mois, il en va de même pour le cobalt (– 29 %) et le cuivre (– 11 %), dont l’Afrique est un fournisseur mondial.

« L’industrie minière est habituée à la volatilité et, sachant qu’il peut s’écouler sept à huit ans entre le lancement et la mise en production d’un projet, elle ne s’y arrête pas, souligne Rory Johnston, spécialiste des métaux chez Scotiabank. Cela dit, toute baisse est analysée de près. » Et suscite des interrogations. Comment l’Afrique du Sud, premier pays minier du continent, peut-elle faire face ? Quel est l’impact pour la République démocratique du Congo (RDC), qui produit 60 % du cobalt mondial ? Quelles sont les conséquences pour la Zambie et la Guinée, exportatrices de cuivre pour la première et de bauxite pour la seconde ?
Une chute qui doit être relativisée
La chute, si elle est bien réelle, doit d’abord être relativisée. « Les prix ont baissé par rapport à un point haut récent atteint en 2017, mais ils restent supérieurs aux niveaux bas de 2016 », note Patrice Christmann, spécialiste des ressources minérales et ancien directeur de la stratégie du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Ainsi, le cours moyen du cuivre en 2018 est de 6 816 dollars (5 835 euros) la tonne, soit 11 % au-dessus du chiffre moyen de 2017, note l’International Copper Study Group dans son dernier bulletin mensuel. De même, le prix de l’aluminium demeure supérieur à 2 000 dollars la tonne et celui du cobalt à 60 000 dollars la tonne, des niveaux historiquement élevés.

L’ajustement auquel on assiste s’explique par plusieurs facteurs. Il y a d’abord eu un classique effet dollar : le resserrement de la politique monétaire américaine a provoqué une appréciation du billet vert,...



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ En autorisant le rachat par La Poste de CNP Assurances, le gouvernement confirme l’évolution massive de l’opérateur postal vers les activités de banque et assurance.
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« Pour la première fois de son existence, le premier métier de La Poste ne sera plus le courrier mais la finance »

En autorisant le rachat par La Poste de CNP Assurances, le gouvernement confirme l’évolution massive de l’opérateur postal vers les activités de banque et assurance.



LE MONDE
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30.08.2018 à 12h49
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            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Le premier timbre-poste français figurait Cérès, déesse des moissons et de la fécondité. C’était en 1849 le début d’une aventure, celle du service universel de la poste, partout en France au même prix. Cent soixante-dix ans plus tard, Cérès change de métier. Du moins moissonnera-t-elle désormais en priorité des contrats d’assurance et des comptes-chèques plutôt que des lettres. Non pas qu’elle arrête de recueillir et distribuer les précieux mots doux et les irritantes factures, mais, pour la première fois de son existence, son premier métier ne sera plus le courrier mais la finance. Avec l’acquisition de CNP, l’un des premiers assureurs français, son activité dans la banque et l’assurance devrait représenter plus de la moitié de ses ventes et la grande majorité de ses bénéfices. Le seul résultat net de CNP Assurances représente deux fois celui de la totalité du groupe La Poste.

C’est le destin des grandes postes mondiales, presque toutes issues d’administrations publiques. Trois siècles après les premiers postillons et relais de poste, elles doivent se trouver d’urgence de nouvelles occupations pour pallier la disparition progressive des lettres tombées au champ d’honneur du numérique. Les particuliers échangent par mail ou SMS et même les impôts s’affranchissent du passage par la boîte aux lettres. Or la disparition progressive du courrier s’accélère. De 4 à 5 % de baisse annuelle au début des années 2000, le rythme est passé à 7 % en France en 2017. Le casse-tête est double. Pour continuer à assurer sa mission de service publique, il faut à la fois maintenir un nombre conséquent de facteurs et trouver de nouvelles sources de revenus pour les financer.
Les colis ou la finance
Trois pistes ont été testées en Europe : les colis, les services et la finance. Livrer des paquets est l’extension naturelle du métier de facteur et l’expansion du commerce électronique lui offre un avenir prometteur. Mais l’exigence de rapidité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Deux économistes de la Banque de France estiment que la croissance hexagonale pourrait passer du simple ou double à l’horizon 2060 en cas de nouveau choc technologique.
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La France est-elle condamnée à une croissance faible ?

Deux économistes de la Banque de France estiment que la croissance hexagonale pourrait passer du simple ou double à l’horizon 2060 en cas de nouveau choc technologique.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 12h19
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Ah, les « trente glorieuses » ! En France, la généreuse croissance de l’après-guerre, âge d’or où le chômage n’était pas un motif de préoccupation, est souvent évoquée avec une nostalgie toute parti­culière. Et parfois même avec angoisse, car, depuis le choc des subprimes, le doute est permis : revivrons-nous un jour une période aussi prospère ? Ou sommes-nous condamnés à une stagnation séculaire peu réjouissante ?
Dans une note publiée jeudi 30 août, les économistes Gilbert Cette et Rémy Lecat, qui exercent tous deux au sein de la Banque de France, examinent cette question sur laquelle les experts se déchirent. « La croissance a baissé par paliers depuis les années 1970 dans les pays avancés, en particulier en Europe, pour atteindre aujourd’hui un rythme historiquement faible », expliquent-ils en guise de propos liminaire.
A qui la faute ? Au vieillissement de la population, à la crise de 2008, et, surtout, à l’épuisement du progrès technique. Deux camps s’affrontent sur ce dernier point. Pour les « techno-pessimistes », tels que Robert J. Gordon, de l’université Northwestern (Illinois, Etats-Unis), les nouvelles technologies nées dans le sillage d’Internet, comme PayPal ou les imprimantes 3D, offrent moins de gains de productivité que celles des précédentes révolutions techniques, à l’image de l’électricité, du chemin de fer ou du moteur à combustion. Dès lors, tout concourt à une croissance anémique.
Au regard des progrès exponentiels de l’intelligence artificielle, les « techno-optimistes », à l’instar d’Andrew McAfee, chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), sont à l’inverse convaincus que des innovations majeures sont sur le point d’advenir. Il suffit donc d’être patient, car une fois diffusées, celles-ci relanceront productivité, croissance et emploi.

Deux scénarios envisagés
Qui a raison ? Puisqu’il est impossible de trancher, les auteurs de la note ont échafaudé deux scénarios. Dans le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Aussi bien du côté des recettes fiscales que des dépenses publiques, le compte n’y est pas, explique dans sa chronique la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier.
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Budget : « Le message brouillé du gouvernement envers les chefs d’entreprise »

Aussi bien du côté des recettes fiscales que des dépenses publiques, le compte n’y est pas, explique dans sa chronique la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h50
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Tendances France. Réunis mardi 28 et mercredi 29 août à Jouy-en-Josas (Yvelines) pour la 20e université d’été du Medef, les patrons, qui ont toujours un œil sur la conjoncture autant que sur leur propre activité, ont dû apprécier. Interrogé lundi devant l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF) sur la révision des objectifs de finances publiques, sur fond de croissance économique moins forte que prévu, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a eu cette phrase improbable : « Cela fait partie des charmes de la vie économique : elle vous surprend toujours. »
La veille, dans un long entretien accordé au Journal du dimanche, le premier ministre, Edouard Philippe, avait reconnu que le déficit public allait subir un « rebond » en 2019, alors même que Bercy avait amélioré ses hypothèses mi-juillet, au moment du débat d’orientation des finances publiques devant l’Assemblée nationale.
Lundi, le locataire de Bercy a abondé en ce sens, estimant qu’« il n’y aura pas 2,3 % de déficit en 2018 [comme annoncé en juillet] ». Celui-ci devrait être supérieur à 2,6 % cette année et proche de 3 % en 2019. En cause, d’abord, le ralentissement de la croissance du PIB : une hausse de 1,7 % cette année « semble raisonnable », a annoncé M. Le Maire, alors que début août son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin, assurait encore qu’elle ne serait « pas inférieure » à 1,8 %.
Le compte n’y est pas
Conséquence : les recettes fiscales qui en découleront devraient être moins abondantes que prévu. Enfin, la reprise dès cette année de 3,5 milliards d’euros de dettes de SNCF Réseau devrait peser à hauteur de 0,1 point de PIB sur le déficit 2018, a détaillé M. Le Maire.

Côté freinage des dépenses publiques, le compte n’y est pas non plus. Le gouvernement conserve son objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.
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Au Portugal, l’électricité est plus verte

Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h37
    |

            Pierre Le Hir (Barrages d’Alto Rabagão et de Venda Nova, parc éolien d’Alto Minho (Portugal), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Gorgés de soleil, les panneaux photovoltaïques étincellent au milieu d’un immense bassin bleu azur, entouré de vallons verdoyants. Eau et feu, ombre et lumière. Ici, tout au nord du Portugal, avec le réservoir d’Alto Rabagão, le groupe Energias de Portugal (EDP) teste une technologie unique en Europe : l’association d’un barrage hydroélectrique et d’une centrale solaire flottante. Une innovation qui symbolise les ambitions de ce petit pays de 10 millions d’habitants, devenu l’un des champions européens des énergies renouvelables. En mars 2018, sa production d’électricité verte a même dépassé la consommation nationale, le surplus étant exporté vers l’Espagne.

Le démonstrateur d’Alto Rabagão est de petite taille : 840 modules photovoltaïques qui, bout à bout, occupent la surface d’un demi-terrain de football, noyé dans une cuvette huit mille fois plus vaste. D’une puissance de 220 kilowatts, ils ne peuvent guère alimenter en courant qu’une centaine de foyers. Mais l’expérimentation, lancée à l’automne 2016, pour un coût de 450 000 euros, se révèle prometteuse.
« Le milieu aquatique refroidit les cellules photovoltaïques, ce qui accroît leur rendement de 4 à 10 %, indique Rui Teixeira, vice-président exécutif d’EDP. En outre, le système n’a pas d’impact sur l’environnement, puisqu’il est intégré au barrage : il n’accapare pas de terres et ne nécessite pas de lignes électriques supplémentaires. » Un atout d’autant plus précieux qu’Alto Rabagão se trouve à l’intérieur du parc national de Peneda-Gerês. Mieux, la centrale flottante réduit l’évaporation du réservoir et limite la prolifération d’algues, tout en servant de refuge aux alevins.

Le site n’a pas été choisi au hasard. Aménagé à 800 mètres d’altitude et battu par les vents qui y soulèvent des vagues d’un mètre de hauteur, il subit aussi, du fait du fonctionnement du barrage, des variations de 30 mètres du niveau d’eau. Ce qui permet d’éprouver la robustesse...




                        

                        


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Hier sans rivaux, Tesla voit la concurrence foncer sur lui

La firme d’Elon Musk, en situation de quasi-monopole sur la voiture électrique, fait face à une riposte venue d’Allemagne et de Chine.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h27
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Lundi 17 septembre, à San Francisco – soit à une poignée de kilomètres du siège de Tesla –, en Californie, la marque allemande Audi (filiale du groupe Volkswagen) révélera lors d’un show dont elle a le secret la première voiture électrique de son histoire : la e-tron, un SUV de luxe, 100 % à batterie, dotée d’une autonomie de plus 400 kilomètres. Autrement dit une première vraie rivale pour les Tesla Model S et Model X, seules voitures électriques haut de gamme actuellement sur le marché.

Car aujourd’hui, la firme d’Elon Musk est quasiment sans concurrence sur la planète. En 2017, selon les chiffres du site spécialisé EV-Volumes, la Tesla Model S a été la voiture électrique la plus écoulée au monde avec 54 800 ventes (si l’on excepte la petite citadine chinoise BJEV EC180 vendue à 78 000 exemplaires mais qui joue dans une tout autre catégorie). Quant à la Tesla Model X, elle n’est pas très loin avec près de 47 000 unités vendues, talonnant la Nissan Leaf, le best-seller de la marque japonaise. Une prouesse pour des véhicules dont le prix de base est de 70 000 euros.
Mais cette période enchantée touche probablement à sa fin. L’arrivée sur le marché de la e-tron ouvre le bal d’une série qui devrait permettre au riche amateur de belles voitures électriques d’avoir un choix confortable. Porsche, autre filiale luxe de Volkswagen, commercialisera sa Taycan 100 % électrique en 2019 ; tout comme Mercedes qui devrait vendre, cette même année son premier modèle électrique – un SUV là encore – vendu autour de 65 000 euros. Jaguar, lui, a sorti un véhicule tout électrique ce printemps dont les premières ventes semblent tailler quelques croupières – déjà – en Europe à la Model X.
Quant à BMW, la plus avancée dans l’électromobilité des firmes allemandes haut de gamme, elle a plutôt développé des berlines hybrides rechargeables et une petite citadine, la i3, vendue à plus de 31 000 exemplaires en 2017. Qu’à cela ne tienne, le constructeur bavarois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le premier ministre a annoncé une focalisation des aides sur les territoires ruraux, incapables de moderniser leurs réseaux, et l’expérimentation d’un « chèque eau » destiné aux ménages modestes.
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Matignon débloque des crédits pour moderniser les réseaux de distribution d’eau

Le premier ministre a annoncé une focalisation des aides sur les territoires ruraux, incapables de moderniser leurs réseaux, et l’expérimentation d’un « chèque eau » destiné aux ménages modestes.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 12h16
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Nicolas Hulot était très soucieux, entre autres sujets, des différents enjeux de l’eau. Mais au lendemain de sa démission surprise, c’est sans son ministre de la transition écologique que le chef du gouvernement a annoncé, mercredi 29 août, en clôturant la première partie des Assises de l’eau à Chaillol (Hautes-Alpes), une série de mesures destinées à améliorer les réseaux, surtout en milieu rural.
Sans citer M. Hulot, Edouard Philippe a défendu sa politique de l’environnement, dont les « petits pas » étaient devenus insupportables à son ex-ministre. « Ce ne sera jamais assez rapide, (…) mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire », a-t-il souligné, ajoutant qu’il faut « expliquer les choix que nous faisons, en fixant des objectifs qui sont parfois ambitieux, en prenant en compte le réel, car nous n’avons pas d’autre choix ».

Emmanuel Macron avait lancé ces assises, en novembre, devant le 100e congrès de l’Association des maires de France, pour préparer une relance des investissements. La seconde partie des assises, qui doit débuter mi-septembre, sera consacrée à la préservation de cette ressource vitale.
Créer « une dynamique »
Au moment où l’effondrement du pont de Gênes (Italie) réveille des doutes sur la fiabilité des infrastructures françaises, le premier ministre a annoncé une hausse des aides de 50 % et une réorientation des financements des six agences de l’eau de l’Hexagone vers les territoires ruraux, incapables de financer un réseau d’adduction et d’assainissement vieillissant, voire hors d’âge.
Les professionnels estiment qu’il manque 1,5 à 3 milliards par an pour relancer la modernisation du réseau à un rythme suffisant. Les collectivités bénéficieront de meilleures conditions d’emprunt avec des prêts plus longs, a promis M. Philippe, mais celles-ci seront conditionnées à « de bonnes pratiques de gestion patrimoniale ».
« Un litre sur cinq serait...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Investisseurs et analystes s’inquiètent du comportement affiché par le dirigeant du constructeur automobile américain, qui a multiplié les coups d’éclat ces dernières semaines.
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Tesla : Elon Musk, un patron à la dérive

Investisseurs et analystes s’inquiètent du comportement affiché par le dirigeant du constructeur automobile américain, qui a multiplié les coups d’éclat ces dernières semaines.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h00
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Affaibli par sa volte-face sur son projet de retrait de la cote de Tesla, Elon Musk doit-il passer la main ? Naguère impensable, l’hypothèse est désormais ouvertement évoquée par certains investisseurs et analystes, inquiets du comportement récent du patron du constructeur américain de voitures électriques. Mardi 28 août, celui-ci a encore alimenté leurs craintes. Sur le réseau social Twitter, il a réitéré ses attaques à l’encontre de l’un des secouristes des jeunes footballeurs thaïlandais pris au piège en juillet dans une grotte, qu’il avait qualifié de pédophile.

« Le comportement de M. Musk, son style managérial et ses aptitudes opérationnelles sont-ils suffisants pour permettre à Tesla de franchir le prochain palier ? », s’interroge ainsi Jeffrey Osborne, analyste chez Cowen. Les derniers développements « illustrent parfaitement pourquoi même de belles entreprises nécessitent une direction différente, renchérit Jed Dorsheimer, de Canaccord. Tesla a besoin d’une direction plus forte et expérimentée pour minimiser les sujets de distraction ».
Importants appuis parmi les administrateurs
Au cours des dernières semaines, plusieurs membres du conseil d’administration ont exprimé leur frustration, regrettant notamment de ne pas avoir été informés du projet de retrait de la Bourse. Le remplacement de M. Musk n’est cependant pas d’actualité. L’entrepreneur, qui a rejoint Tesla quelques mois après sa création, en 2003, avant d’en prendre les rênes cinq ans plus tard, possède toujours 20 % du capital. En outre, il dispose d’importants appuis parmi les administrateurs du constructeur.

« Néanmoins, les investisseurs vont-ils continuer de soutenir un directeur général potentiellement impliqué dans une manipulation de cours ? », se demande M. Osborne. Selon la presse américaine, la Securities and Exchange Commission, le « gendarme » boursier américain, enquête en ­effet sur les Tweet de M. Musk...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le PEGI, l’organisme de classification européen des jeux vidéo, entend offrir plus de transparence aux acheteurs.
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Les contenus optionnels payants vont être signalés sur les boîtes de jeux vidéo

Le PEGI, l’organisme de classification européen des jeux vidéo, entend offrir plus de transparence aux acheteurs.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h52
   





                        



   


Le Pan European Games Information (PEGI), l’organisme privé en charge de la classification des productions de jeux vidéo, va introduire à partir de la fin d’année une nouvelle signalétique « achats intégrés ». L’annonce a été faite jeudi 30 août par le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisir (SELL), qui défend l’intérêt des éditeurs de jeux vidéo au niveau français et est membre du PEGI.
Cette signalétique apparaîtra aussi bien sur les boîtiers des jeux en magasin que sur les principales plates-formes de vente dématérialisées, dans le but « d’informer les parents de la possibilité de dépenser de l’argent dans certains jeux vidéo ». « DLC », lootboxes, « microtransactions »… Ces dernières années, sous différents noms et différentes formes, les jeux vidéo ont vu l’explosion de ces nouvelles techniques de monétisation. Acheter des tenues pour son avatar, des armes plus puissantes ou encore des nouveaux chapitres pour une aventure : tous ces bonus virtuels, facultatifs mais payants, peuvent, accumulés, dépasser le prix d’acquisition du jeu.
Réaction aux polémiques de 2017
Cette nouvelle vignette vient s’ajouter à celles indiquant du contenu effrayant, de la violence, un langage grossier, des références à la drogue, des insinuations à caractère sexuel, ou, plus récemment, la présence de jeux de hasard. En fin d’année 2017, l’industrie du jeu vidéo avait été vivement critiquée pour le développement des lootboxes, des objets virtuels payants au contenu aléatoire et parfois nécessaires pour finir un jeu vidéo.
Selon un exemple devenu célèbre, pour débloquer l’intégralité du jeu Star Wars : Battlefront II, son possesseur devait initialement y jouer quotidiennement six heures par jour durant deux ans ou dépenser 2 100 dollars. Son éditeur a, depuis, fait machine arrière, tandis que les lootboxes ont été interdits dans certains pays, comme la Chine et la Belgique. De son côté, les éditeurs avaient mis en avant la capacité d’autorégulation du secteur, notamment via le PEGI en Europe.

        Lire aussi :
         

          Les autorités se penchent sur les « loot boxes »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’image avait été publiée par le Anne Frank Center for Mutual Respect, une organisation américaine consacrée à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Facebook supprime par erreur une photo montrant des victimes de la Shoah

L’image avait été publiée par le Anne Frank Center for Mutual Respect, une organisation américaine consacrée à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h26
   





                        



   


« Bonjour Facebook, vous avez supprimé notre post sur la nécessité d’enseigner la Shoah, parce qu’apparemment, cela enfreint votre règlement. » Mercredi 29 août, le Anne Frank Center for Mutual Respect, une organisation américaine consacrée à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a publié sur Twitter ce message contrarié.
En cause : le retrait par Facebook, deux jours plus tôt, d’un message dans lequel le centre relayait une étude sur la méconnaissance des Américains sur la Shoah, l’extermination des juifs d’Europe. Ce message était accompagné d’une photo d’époque sur laquelle apparaissent des enfants nus victimes des camps de concentration.
Le centre avait alors réclamé, en vain, des explications à Facebook, avant d’interpeller publiquement le réseau social, qui a fini par réagir. Quelques heures plus tard, celui-ci a remis en ligne la publication et le Anne Frank Center affirme avoir obtenu des excuses.
Facebook reconnaît « un intérêt historique »
« Comme on peut le lire dans notre règlement, nous n’autorisons pas les utilisateurs à publier des images d’enfants nus sur Facebook », a expliqué un porte-parole de Facebook au site spécialisé The Verge. « Nous reconnaissons que l’image partagée par le Anne Frank Center a un intérêt historique important, et c’est la raison pour laquelle nous l’avons remise en ligne. »
Ce n’est pas la première fois que Facebook supprime par erreur une image historique. En 2016, le réseau social avait ainsi fait disparaître, avant de faire machine arrière, une célèbre photo de la guerre du Vietnam montrant une enfant nue fuyant un bombardement au napalm.
Le Anne Frank Center for Mutual Respect n’en est pas à son premier accrochage avec Facebook. Il y a quelques semaines, il avait ainsi lancé une pétition demandant à Mark Zuckerberg de supprimer toutes les pages négationnistes. En juillet, le patron du réseau social avait déclaré qu’il refusait de supprimer les messages négationnistes sur Facebook. La pétition a depuis recueilli plus de 180 000 signatures. Après la suppression de la photo de la Shoah, le Anne Frank Center avait dénoncé une « hypocrisie » de Facebook.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Après plusieurs ratés, le constructeur automobile américain doit encore démontrer la viabilité de son ambitieuse stratégie de développement.
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Tesla engagé dans une course contre la montre déterminante

Après plusieurs ratés, le constructeur automobile américain doit encore démontrer la viabilité de son ambitieuse stratégie de développement.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h46
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

La parenthèse est refermée, mais les défis subsistent pour Tesla. Le constructeur américain de voitures électriques, qui a renoncé vendredi 24 août à son projet de retrait de la cote, demeure engagé dans une course contre la montre pour augmenter les cadences de production du Model 3, sa berline grand public. Cette étape est primordiale pour atteindre la rentabilité, promise dès ce trimestre aux investisseurs de Wall Street.
En optant pour une sortie des marchés financiers, Elon Musk, le patron de Tesla, espérait pouvoir se concentrer sur sa vision à long terme, sans se soucier des pressions et des obligations qui s’imposent aux sociétés cotées. L’opération s’annonçait cependant très difficile à financer.

Dans l’incapacité de s’endetter davantage, l’entreprise aurait dû trouver des investisseurs souhaitant prendre une importante participation et auxquels elle aurait dû rendre des comptes. « Ce qui était au mieux une annonce prématurée a généré trois semaines de distraction au cours d’un des trimestres les plus importants de l’histoire de Tesla », regrette Jed Dorsheimer, analyste chez le courtier Canaccord.
Les prochains mois seront cruciaux pour Tesla, qui doit encore démontrer la viabilité de son ambitieuse stratégie de développement. Fin juin, le constructeur a franchi un premier cap important, en produisant 5 000 Model 3 en une semaine. Un objectif qu’il avait repoussé à plusieurs reprises. Les analystes s’interrogent sur sa capacité à maintenir cette cadence de production, voire à la doubler d’ici à la fin de l’année, comme l’a promis M. Musk.
Problèmes avec les robots
Pour atteindre la barre des 5 000 unités hebdomadaires, Tesla a érigé une gigantesque tente, grande comme deux terrains de football, sur le parking de son usine de Fremont (Californie), dans laquelle a été installée une troisième chaîne d’assemblage. Cette structure symbolise les ratés du modèle de production.

Si l’entreprise a rempli...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les syndicats de la compagnie aérienne réclament un rattrapage général de 5,1 % des salaires, correspondant à l’inflation 2012-2017.
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Air France : l’intersyndicale annonce « un fort durcissement du conflit »

Les syndicats de la compagnie aérienne réclament un rattrapage général de 5,1 % des salaires, correspondant à l’inflation 2012-2017.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 11h34
   





                        


Vers un retour à la grève chez Air France ? L’intersyndicale de la compagnie aérienne a regretté « l’attitude totalement irresponsable des dirigeants » et a menacé d’un « fort durcissement du conflit », dans un communiqué commun diffusé jeudi 30 août. Les syndicats regrettent que près de quatre mois sans grève n’aient permis aucune reprise des discussions sur leur demande de hausse des salaires. Ils réclament un rattrapage général de 5,1 % des salaires, correspondant à l’inflation 2012-2017.
C’est cette revendication qui avait provoqué quinze jours de grève en début d’année. Le conflit avait entraîné en mai le départ du PDG, Jean-Marc Janaillac, après le refus d’une proposition d’accord salarial par une majorité de salariés.

        Lire aussi :
         

                Air France, SNCF, Ford Aquitaine… les dossiers minés de la rentrée



Arrivée en septembre de Benjamin Smith
Cette attitude « amène les organisations syndicales à conclure que seul un fort durcissement du conflit (…) est susceptible de forcer ces dirigeants à y mettre définitivement un terme », écrivent les neuf signataires (CGT, FO, SUD, SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF, SNPL et Alter), dans le texte. Les organisations syndicales rendront publiques « sous peu » les actions envisagées. Air France a connu quinze jours de grève entre le 22 février et le 8 mai.
Et l’annonce de l’arrivée du nouveau directeur général, le Canadien Benjamin Smith, « n’a absolument pas réglé la question du rattrapage de nos salaires bloqués de 2012 à 2017 », regrettent les syndicats.
Fin juillet, l’intersyndicale avait annoncé qu’avec ou sans PDG pour succéder à Jean-Marc Janaillac, qui avait démissionné en mai, le conflit pour les salaires reprendrait en septembre. M. Smith doit prendre ses fonctions au plus tard le 30 septembre.

        L’analyse sur la réforme d’Air France
         

          : une mission impossible ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le professeur d’innovation à l’ESCP Europe explique dans une tribune au « Monde » que si les patrons d’entreprises ne transforment pas leur mode organisationnel pour que leurs salariés soient engagés, y compris pour faire réussir l’intelligence artificielle, en reconsidérant leur métier traditionnel, cette technologie échouera.
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Isaac Getz : « Si l’entreprise n’implique pas les personnes dont l’activité est impactée par les technologies, elle court à l’échec »

Le professeur d’innovation à l’ESCP Europe explique dans une tribune au « Monde » que si les patrons d’entreprises ne transforment pas leur mode organisationnel pour que leurs salariés soient engagés, y compris pour faire réussir l’intelligence artificielle, en reconsidérant leur métier traditionnel, cette technologie échouera.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 09h10
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 10h38
    |

                            Isaac Getz (Professeur à l’ESCP Europe)








                        



                                


                            

Tribune. L’intelligence artificielle (IA) — l’ensemble des technologies qui étendent les capacités humaines de percevoir, de comprendre et d’agir — frappe à la porte des entreprises. Ce n’est pas la première fois que les technologies le font.
Certains lecteurs se rappelleront des systèmes d’aide à la décision, des systèmes experts — intégrant déjà l’IA — ou de la gestion des connaissances, qui monopolisait l’intérêt des entreprises à la fin des années 1990. Et pourtant, malgré les bénéfices qu’elle offrait, l’intérêt pour cette technologie s’est effondré. L’histoire ne se répète pas, mais présente des leçons à tirer pour l’arrivée de l’IA dans l’entreprise.
En janvier, Amazon Go, le premier supermarché équipé de dispositifs d’IA a ouvert au public, à Seattle, au pied du siège d’Amazon. Le consommateur est contrôlé à l’entrée du magasin, en scannant le code de l’application Amazon Go sur son smartphone.
En revanche, il n’est pas contrôlé à la sortie — il n’y a ni caisses ni vigiles. Mais des centaines de dispositifs fixés aux plafonds ou sur les étalages enregistrent que le consommateur prend un produit et l’ajoutent à sa liste des achats. Une fois le client sorti du magasin, la somme des produits enregistrés est débitée de son compte.

Cette technologie n’est pas encore parfaite. Par exemple, aucun produit n’est vendu au poids. Au départ, seuls les salariés d’Amazon pouvaient y faire des achats. Grâce à leurs retours d’information sur les imperfections initiales, ils ont contribué à rôder les dispositifs IA de ce magasin pendant plusieurs mois. C’était une première collaboration entre les salariés d’Amazon et les dispositifs d’intelligence artificielle, mais ce ne fut pas la seule.
Bien qu’il n’y ait pas de caissières dans ce magasin, des nouveaux métiers y sont présents. Par exemple, des salariés regardent les images des caméras pour s’assurer que le client est identifié même si une écharpe cache...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Un recours va être déposé devant l’administration américaine, qui leur a imposé des droits de douane de 34,75 %.
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Les producteurs d’olives espagnols en guerre contre Donald Trump

Un recours va être déposé devant l’administration américaine, qui leur a imposé des droits de douane de 34,75 %.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h35
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Les producteurs d’olives espagnols sont sur le pied de guerre, après la décision des Etats-Unis d’imposer des droits de douane de 34,75 % sur un produit qui fait vivre une bonne partie de l’Andalousie. Ils accusent le gouvernement américain de cibler le système de la politique agricole commune (PAC), et ont déjà demandé à la Commission européenne d’intervenir auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
« En nous attaquant, c’est à la PAC que les Etats-Unis s’attaquent, car nous recevons les mêmes aides que le reste des agriculteurs de l’Union européenne [UE] », affirme Antonio de Mora, président de l’Association espagnole des exportateurs d’olives de table, qui a annoncé son intention de présenter un recours devant les autorités américaines avant vendredi 31 août.
Commencé voici un an, l’affrontement s’est aggravé cet été. Fin juillet, la Commission américaine du commerce international a confirmé la décision prise en juin par le département de commerce américain d’imposer des droits antidumping de 20 % sur les olives espagnoles et des droits compensateurs de 14,75 %.
« Un risque systémique »
En novembre 2017, le DoC avait lancé une enquête pour déterminer si les producteurs et exportateurs espagnols recevaient des subventions passibles de mesures compensatoires. L’administration américaine répondait à une pétition présentée, en juin 2017, par la Coalition américaine pour le commerce équitable des olives noires, qui regroupe en fait deux producteurs californiens, Bell-Carter Foods et la Musco Family Olive Company, les plus importants des Etats-Unis. Ceux-ci se plaignaient d’être victimes d’une concurrence déloyale de la part de l’Espagne et demandaient l’imposition de mesures antidumping.
« Les agriculteurs californiens ont toujours essayé de limiter les importations espagnoles, cela n’a pas toujours fonctionné, mais ils ont trouvé un interlocuteur idéal dans le gouvernement actuel »,...




                        

                        

