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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ En visite au Danemark, Emmanuel Macron s’est amusé le 29 août à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, et les Français, « Gaulois réfractaires au changement ».
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Editorial. La poussée du parti AfD déstabilise les institutions démocratiques allemandes en appelant à faire triompher la force sur le droit. Une nouvelle manifestation est prévue à Chemnitz ce soir.
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Allemagne : les menaces de l’extrême droite

Editorial. La poussée du parti AfD déstabilise les institutions démocratiques allemandes en appelant à faire triompher la force sur le droit. Une nouvelle manifestation est prévue à Chemnitz ce soir.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h51
   





                        


Editorial du « Monde ». C’était il y a un an. Candidate à un quatrième mandat de chancelière, Angela Merkel s’était lancée dans une campagne minimale, confortée par des sondages lui prédisant une victoire confortable aux élections législatives du 24 septembre 2017. « Pour une Allemagne où il fait bon vivre », pouvait-on lire sur ses affiches. Aucune réforme ambitieuse au programme. Juste la promesse d’un avenir tranquille dans un pays prospère, à l’abri des tumultes du monde.
Un an plus tard, Mme Merkel est toujours au pouvoir, mais son slogan de campagne bute sur une réalité de plus en plus inquiétante, dont Chemnitz (Saxe) est aujourd’hui le symbole. Proche de la frontière tchèque, cette ville de 240 000 habitants fait la « une » de l’actualité depuis le meurtre, dimanche 26 août, d’un Allemand de 35 ans. Un crime dont sont soupçonnés deux réfugiés d’une vingtaine d’années, un Syrien et un Irakien, et à la suite duquel l’extrême droite a organisé d’importantes manifestations jalonnées de saluts hitlériens et d’agressions à l’encontre de personnes d’origine étrangère. Des manifestations dont l’ampleur a été largement sous-estimée par les autorités et que la police n’a pas su encadrer, au risque de donner le sentiment d’être dépassée par les événements.

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Dans cette région de l’ex-Allemagne de l’Est, de telles démonstrations de force de la part de groupuscules d’extrême droite ne sont pas nouvelles. Plus préoccupant encore est le fait que ceux-ci aient été rejoints et soutenus par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Un parti qui, aux élections législatives de 2017, a remporté une centaine de sièges au Bundestag. Un parti alors arrivé en tête dans la Saxe. Un parti, enfin, dont l’un des députés, Markus Frohnmaier, bien loin de condamner les débordements de Chemnitz, les a, au contraire, légitimés. « Quand l’Etat ne peut plus protéger les citoyens, les gens vont dans la rue et se protègent eux-mêmes. C’est aussi simple que cela. Aujourd’hui, c’est un devoir citoyen que d’aller dans la rue pour faire barrage à cette immigration qui répand la mort à coups de couteau. »
Agir vite
L’AfD, aujourd’hui, semble loin du pouvoir. Dans les sondages, elle n’en est pas moins créditée de plus de 20 % des voix dans trois Länder de l’ex-Allemagne de l’Est où auront lieu des élections régionales d’ici tout juste un an. Or, face à la poussée de ce parti présent au Parlement mais qui n’hésite pas à déstabiliser les institutions démocratiques en appelant à descendre dans la rue et à faire triompher la force sur le droit, aucune figure ne semble aujourd’hui en mesure de s’imposer. Au pouvoir depuis treize ans, Mme Merkel n’est pas parvenue à enrayer sa poussée, au contraire. De leur côté, les sociaux-démocrates sont inaudibles, anémiés, à court d’idées et de leaders pour assurer une relève et incarner une alternative.

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« Nous avons vu des chasses collectives, nous avons vu de la haine dans la rue, et cela n’a rien à voir avec un Etat de droit », a commenté Mme Merkel, mardi, depuis Berlin. Le diagnostic est juste, mais la chancelière ne peut se contenter de mots. Désormais son gouvernement doit agir, et vite, s’il veut montrer qu’il a vraiment la main. Pour la chancelière, l’enjeu n’est plus de promettre une Allemagne où « il fait bon vivre » mais, plus fondamentalement, d’assurer à tous ses habitants – quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau – qu’ils se trouvent dans un pays où ils n’ont pas peur de vivre.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.
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Au Portugal, l’électricité est plus verte

Le pays, qui vise la neutralité carbone en 2050, mise sur l’énergie de l’eau, du vent et du soleil.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 15h37
    |

            Pierre Le Hir (Barrages d’Alto Rabagão et de Venda Nova, parc éolien d’Alto Minho (Portugal), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Gorgés de soleil, les panneaux photovoltaïques étincellent au milieu d’un immense bassin bleu azur, entouré de vallons verdoyants. Eau et feu, ombre et lumière. Ici, tout au nord du Portugal, avec le réservoir d’Alto Rabagão, le groupe Energias de Portugal (EDP) teste une technologie unique en Europe : l’association d’un barrage hydroélectrique et d’une centrale solaire flottante. Une innovation qui symbolise les ambitions de ce petit pays de 10 millions d’habitants, devenu l’un des champions européens des énergies renouvelables. En mars 2018, sa production d’électricité verte a même dépassé la consommation nationale, le surplus étant exporté vers l’Espagne.

Le démonstrateur d’Alto Rabagão est de petite taille : 840 modules photovoltaïques qui, bout à bout, occupent la surface d’un demi-terrain de football, noyé dans une cuvette huit mille fois plus vaste. D’une puissance de 220 kilowatts, ils ne peuvent guère alimenter en courant qu’une centaine de foyers. Mais l’expérimentation, lancée à l’automne 2016, pour un coût de 450 000 euros, se révèle prometteuse.
« Le milieu aquatique refroidit les cellules photovoltaïques, ce qui accroît leur rendement de 4 à 10 %, indique Rui Teixeira, vice-président exécutif d’EDP. En outre, le système n’a pas d’impact sur l’environnement, puisqu’il est intégré au barrage : il n’accapare pas de terres et ne nécessite pas de lignes électriques supplémentaires. » Un atout d’autant plus précieux qu’Alto Rabagão se trouve à l’intérieur du parc national de Peneda-Gerês. Mieux, la centrale flottante réduit l’évaporation du réservoir et limite la prolifération d’algues, tout en servant de refuge aux alevins.

Le site n’a pas été choisi au hasard. Aménagé à 800 mètres d’altitude et battu par les vents qui y soulèvent des vagues d’un mètre de hauteur, il subit aussi, du fait du fonctionnement du barrage, des variations de 30 mètres du niveau d’eau. Ce qui permet d’éprouver la robustesse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Cette pratique marginale n’est plus remboursée depuis novembre 2017 par le National Health Service.
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En Angleterre, les services de santé ne financent plus l’homéopathie

Cette pratique marginale n’est plus remboursée depuis novembre 2017 par le National Health Service.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 11h02
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
L’homéopathie est en Angleterre une pratique marginale, qui n’est plus financée par les services de santé publics (National Health Service, NHS) depuis novembre 2017. A la suite de cette décision, l’Association homéopathique britannique (BHA) a porté le dossier devant les tribunaux. En mai, la Haute Cour de justice a rejeté sa demande. Le directeur du NHS pour l’Angleterre, Simon Stevens, regrettait à l’époque ce procès « coûteux et fallacieux ». L’Irlande du Nord et le Pays de Galles ont également arrêté de financer l’homéopathie. L’Ecosse demeure la seule exception du Royaume-Uni.
Si la décision anglaise est symbolique, elle n’aura guère d’impact. L’homéopathie a de longue date mauvaise presse au Royaume-Uni et sa pratique est rare. Jusqu’au procès, le BHA ne revendiquait que 400 médecins du NHS la pratiquant, sur un total de 33 000. Seuls trois hôpitaux en dispensaient, à Londres, Bristol et Glasgow. En 2016-2017, les médicaments homéopathiques n’ont coûté aux services publics que 92 412 livres (102 000 euros), une goutte d’eau dans un budget total de plus de 17 milliards de livres de médicaments. Si l’homéopathie reste autorisée, elle est désormais cantonnée à la médecine privée, très minoritaire outre-Manche.

Soutien du prince Charles
La décision des services de santé britanniques s’appuie sur les nombreuses études scientifiques concluant à l’inefficacité de cette pratique. « Il n’y a pas de preuves de qualité que l’homéopathie est efficace pour aucun traitement de problème de santé », affirme le NHS. En 2010, le comité parlementaire sur la science et la technologie arrivait à la même conclusion. « Selon nous, les méta-analyses démontrent de façon concluante que les produits homéopathiques n’ont pas de meilleur effet que les placebos. » Bien sûr, le comité « ne doute pas que l’homéopathie permette à certains patients de se sentir mieux, mais la satisfaction des patients peut se produire par l’effet placebo »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ La chancelière allemande, qui mise sur le développement du continent pour endiguer les flux migratoires, se rend au Sénégal, au Ghana et au Nigeria.
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Compte rendu

En visite en Afrique, Angela Merkel veut « combattre l’émigration illégale »

La chancelière allemande, qui mise sur le développement du continent pour endiguer les flux migratoires, se rend au Sénégal, au Ghana et au Nigeria.


LE MONDE
              datetime="2018-08-30T10:02:11+02:00"

        Le 30.08.2018 à 10h02






    
Le président sénégalais, Macky Sall, et la chancelière allemande, Angela Merkel, à l’aéroport Blaise-Diagne, près de Dakar, le 29 août 2018.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Alors que la première ministre britannique, Theresa May, se rend au Kenya, jeudi 30 août, après avoir fait étape en Afrique du Sud et au Nigeria, Angela Merkel a elle aussi commencé, mercredi, une mini-tournée africaine. La chancelière allemande était au Sénégal, avant le Ghana et le Nigeria, au moment où Berlin mise sur le développement du continent pour endiguer les flux migratoires et renforcer la lutte contre la menace djihadiste.
Mme Merkel, accompagnée d’une dizaine de capitaines d’industrie allemands, a été accueillie sur le tarmac de l’aéroport Blaise-Diagne, à une cinquantaine de kilomètres de Dakar, par le président sénégalais, Macky Sall. Ils se sont ensuite réunis au palais présidentiel de Dakar pour un entretien suivi d’un dîner. Au cours d’une conférence de presse conjointe, Macky Sall a annoncé l’électrification par le solaire de 300 villages sénégalais grâce à un financement de l’Allemagne dont le montant n’a pas été précisé.

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Interrogé par la presse, le dirigeant sénégalais a déploré le « lot de morts » de migrants africains « à travers le Sahara et la Méditerranée » et appelé à « trouver des solutions et des opportunités » pour la jeunesse africaine en Afrique. « La vocation de la jeunesse africaine n’est pas d’échouer dans la Méditerranée ou sur les rives de l’Europe ou de vivre dans la clandestinité », a-t-il dit, dénonçant les « réseaux de trafiquants et criminels ».
« Nous ne devons pas être les complices des trafiquants d’êtres humains et nous ne devons pas juste regarder » sans rien faire, a de son côté déclaré Mme Merkel. « Nous devons combattre l’émigration illégale d’une part et créer des opportunités légales d’autre part », a-t-elle estimé. La chancelière a renforcé ces dernières années le volet africain de sa diplomatie, comptant sur les pays du continent pour ralentir le flux de migrants vers l’Europe, un sujet extrêmement sensible en Allemagne.
Tirer profit du dynamisme africain
Le Sénégal, le Ghana et le Nigeria « sont confrontés à de grands défis en termes de développement économique et social », avait indiqué à Berlin un responsable gouvernemental, avant le départ de Mme Merkel, ajoutant que ces trois pays devaient faire en sorte que le renforcement de leurs économies profite à tous les citoyens, « ce qui n’est pas encore le cas partout ».
Il est important que « les gens arrêtent d’entreprendre le voyage illégal et extrêmement dangereux vers l’Europe », a estimé le responsable allemand, prônant à l’inverse une attention accrue à l’immigration légale, notamment celles des jeunes Africains désireux d’étudier en Europe avant de rentrer au pays pour mettre en œuvre leurs acquis.

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Pays d’exportation comme la Chine et le Royaume-Uni, qui se prépare au Brexit, l’Allemagne veut également tirer profit du dynamisme croissant de l’Afrique, dont les pays disposent souvent d’importantes ressources en matières premières et d’une population jeune.
Le Sénégal connaît une croissance économique de 6 % ou 7 % depuis plusieurs années, tandis que le Ghana, dont l’économie est également en expansion, est considéré comme un havre de stabilité dans la région. Bien que confronté aux actions terroristes du groupe djihadiste Boko Haram et à la volatilité des prix du pétrole, le Nigeria reste le second partenaire économique de l’Allemagne en Afrique subsaharienne.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Un recours va être déposé devant l’administration américaine, qui leur a imposé des droits de douane de 34,75 %.
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Les producteurs d’olives espagnols en guerre contre Donald Trump

Un recours va être déposé devant l’administration américaine, qui leur a imposé des droits de douane de 34,75 %.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h35
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Les producteurs d’olives espagnols sont sur le pied de guerre, après la décision des Etats-Unis d’imposer des droits de douane de 34,75 % sur un produit qui fait vivre une bonne partie de l’Andalousie. Ils accusent le gouvernement américain de cibler le système de la politique agricole commune (PAC), et ont déjà demandé à la Commission européenne d’intervenir auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
« En nous attaquant, c’est à la PAC que les Etats-Unis s’attaquent, car nous recevons les mêmes aides que le reste des agriculteurs de l’Union européenne [UE] », affirme Antonio de Mora, président de l’Association espagnole des exportateurs d’olives de table, qui a annoncé son intention de présenter un recours devant les autorités américaines avant vendredi 31 août.
Commencé voici un an, l’affrontement s’est aggravé cet été. Fin juillet, la Commission américaine du commerce international a confirmé la décision prise en juin par le département de commerce américain d’imposer des droits antidumping de 20 % sur les olives espagnoles et des droits compensateurs de 14,75 %.
« Un risque systémique »
En novembre 2017, le DoC avait lancé une enquête pour déterminer si les producteurs et exportateurs espagnols recevaient des subventions passibles de mesures compensatoires. L’administration américaine répondait à une pétition présentée, en juin 2017, par la Coalition américaine pour le commerce équitable des olives noires, qui regroupe en fait deux producteurs californiens, Bell-Carter Foods et la Musco Family Olive Company, les plus importants des Etats-Unis. Ceux-ci se plaignaient d’être victimes d’une concurrence déloyale de la part de l’Espagne et demandaient l’imposition de mesures antidumping.
« Les agriculteurs californiens ont toujours essayé de limiter les importations espagnoles, cela n’a pas toujours fonctionné, mais ils ont trouvé un interlocuteur idéal dans le gouvernement actuel »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, estime que sur l’énergie et les gaz à effet de serre, son pays doit faire « mieux que l’objectif européen ».
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« Le Portugal vise la neutralité carbone en 2050 »

Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, estime que sur l’énergie et les gaz à effet de serre, son pays doit faire « mieux que l’objectif européen ».



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 08h22
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le ministre de l’environnement du Portugal, Joao Pedro Matos Fernandes, précise les objectifs énergétiques et climatiques de son pays.
Le Portugal vise la neutralité carbone au milieu du siècle. Comment comptez-vous y parvenir ?
Depuis le protocole de Kyoto [en 1997], le Portugal a toujours respecté ses engagements climatiques. Dans le cadre de l’accord de Paris de 2015, l’Union européenne a réitéré son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030, par rapport à leur niveau de 1990. Le Portugal a décidé d’aller plus loin. Le premier ministre, Antonio Costa, a fixé comme cap la neutralité carbone en 2050, avec une feuille de route sur laquelle la discussion publique va commencer à l’automne, pour une approbation au printemps 2019.
Le défi est énorme. En 2017, les émissions nationales de CO2 se sont élevées à 68 millions de tonnes. Notre forêt ayant la capacité d’en absorber 10 millions par an, nous allons devoir diviser nos émissions par sept. Cela suppose une transformation presque totale des modes de production et de consommation.
Le Portugal continue de développer les énergies renouvelables avec, désormais, un très gros effort d’investissement dans le solaire. Nous avons déjà un potentiel qui nous permettra de vivre avec une électricité d’origine entièrement renouvelable. Pour le mix énergétique global, nous visons 31 % de renouvelable en 2030. Nous ferons donc mieux que l’objectif européen, qui est de 32 % en 2040 seulement. Nous devons être plus ambitieux dans ce domaine. Mais il nous faut aussi agir dans tous les autres secteurs d’activité.
Quelles sont les priorités ?
La première est de décarboner les transports. Nous y avons consacré 150 millions d’euros en 2017, et nous y affecterons 450 millions en 2018. Nous allons mettre en place un réseau de bornes de rechargement pour les véhicules électriques dans tout le pays, petites communes comprises,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Analyse. Après huit ans de tutelle financière, le pays a retrouvé son autonomie. Mais il n’y a pas grand monde pour croire que la Grèce pourra tenir des objectifs qui la condamnent, de fait, à une austérité prolongée
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L’impossible leçon de la crise grecque

Analyse. Après huit ans de tutelle financière, le pays a retrouvé son autonomie. Mais il n’y a pas grand monde pour croire que la Grèce pourra tenir des objectifs qui la condamnent, de fait, à une austérité prolongée



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 10h52
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Analyse. Dans cinquante ans, lorsqu’ils se pencheront sur la fin du troisième plan d’aide à la Grèce, les historiens le liront peut-être comme l’ultime chapitre clôturant, enfin, une crise sans précédent. Ou à l’inverse, comme une farce tragique de plus, illustrant l’aveuglement d’une zone euro trop malade pour prendre la juste mesure de ses propres plaies.
Lundi 20 août, les dirigeants européens ont salué l’autonomie retrouvée d’Athènes, à nouveau libre de se financer seule sur les marchés après huit ans de tutelle financière. Le lendemain, le premier ministre, Alexis Tsipras, annonçait le début d’une « nouvelle ère ».

Peu de Grecs ont à cœur de célébrer celle-ci. Faut-il réciter la litanie de chiffres illustrant leur désespoir ? En dépit de trois plans d’assistance et de 289 milliards d’euros de prêts, le produit intérieur brut (PIB) hellène a reculé de 25 %, le chômage frôle toujours les 20 %, et plus de 400 000 personnes ont quitté le pays depuis 2009. Las, malgré les restructurations, la dette publique culmine toujours à 180 % du PIB.
D’autres chiffres interpelleront peut-être plus encore les historiens de demain. Athènes, qui restera sous surveillance étroite, est convenue avec ses créanciers de dégager un excédent primaire de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022, puis de 2,2 % du PIB au-delà. A condition qu’elle continue d’appliquer les réformes demandées, on ne lui demandera de rembourser le gros de sa dette qu’au-delà de 2032.
Aide européenne mal calibrée
Seulement voilà : pas un économiste sérieux n’ose croire que la Grèce sera en mesure de tenir ces objectifs la condamnant, de fait, à une austérité prolongée. Le Fonds monétaire international lui-même doute de la soutenabilité de sa dette. A quel jeu jouent donc les Européens ? Imaginent-ils vraiment qu’un sursaut miraculeux de croissance inondera Athènes de recettes fiscales nouvelles ces dix prochaines années ? Ou bien se sont-ils contentés de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Devant les ambassadeurs réunis à Paris, le chef de la diplomatie française a dénoncé les pays qui ne respectent pas les « principes fondamentaux » de l’Union.
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Le Drian : la France « pas prête à payer » pour une Europe des populistes

Devant les ambassadeurs réunis à Paris, le chef de la diplomatie française a dénoncé les pays qui ne respectent pas les « principes fondamentaux » de l’Union.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 02h58
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 08h58
   





                        



   


A neuf mois des élections européennes, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a averti, mercredi 29 août, que la France n’est « pas prête à payer » pour des pays qui ne respectent pas les « principes fondamentaux » de l’Union. « Il faut le dire clairement », a insisté le patron du Quai d’Orsay, visant notamment la Pologne et la Hongrie.
M. Le Drian s’exprimait devant les ambassadeurs de France réunis à Paris.
« Chaque Etat membre est libre d’élire les dirigeants qu’il souhaite, mais notre vision de l’UE comme cercle premier d’alliances et de valeurs n’est pas compatible avec des gouvernements qui (...) ne se sentent aucunement liés par la solidarité communautaire. Au fond, ils ont une approche utilitariste de l’Union dans laquelle ils ne choisiraient que ce qui les intéresse et en premier lieu la redistribution d’argent ».

        Lire aussi l’éditorial du Monde :
         

          La priorité européenne d’Emmanuel Macron



« Marchands d’illusion »
Sur la question de l’accueil des migrants, Jean-Yves Le Drian a souhaité qu’une position commune soit esquissée avec l’Allemagne avant le sommet de Salzbourg (Autriche), le 20 septembre.
« Nous souhaitons pouvoir parvenir à une position franco-allemande (...) afin de ne pas laisser ce sujet aux populistes, aux marchands d’illusion et parce que nous savons que la relation franco-allemande est le moteur de la relance européenne. »
Les tensions sont vives entre l’UE et l’Italie, qui se reprochent mutuellement un manque de solidarité sur ce dossier, une situation qui vient de s’aggraver avec les menaces de Rome sur sa participation au financement de l’Union.

        Lire aussi :
         

                A la peine, l’extrême droite française se verrait bien profiter d’un « effet Salvini »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Alex Salmond a expliqué qu’il prenait cette décision pour empêcher les attaques de l’opposition et les divisions au sein du parti indépendantiste.
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Accusé d’« inconduite sexuelle », l’ancien premier ministre écossais quitte le SNP

Alex Salmond a expliqué qu’il prenait cette décision pour empêcher les attaques de l’opposition et les divisions au sein du parti indépendantiste.



LE MONDE
 |    30.08.2018 à 02h16
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 09h37
   





                        



   


L’ancien premier ministre écossais Alex Salmond a annoncé, mercredi 29 août, qu’il quittait le Parti national écossais (Scottish National Party, SNP), qu’il a dirigé pendant près de vingt ans, après des accusations d’« inconduite sexuelle » (sexual misconduct, en anglais, des termes qui désignent des comportements allant du harcèlement à l’agression sexuelle). La semaine dernière, le SNP a annoncé que deux plaintes avaient été déposées en janvier, des accusations que rejette M. Salmond.
Alex Salmond, qui a dirigé le gouvernement décentralisé écossais entre 2007 et 2014, a remis sa démission pour empêcher les attaques de l’opposition et les divisions au sein du parti s’il était suspendu.
« Je ne me suis pas engagé en politique pour faciliter les attaques contre le SNP et, avec la rentrée parlementaire la semaine prochaine, j’ai remis ma démission pour retirer cette ligne d’attaque de l’opposition », explique-t-il dans un communiqué.
« Une grande tristesse »
Figure de proue des indépendantistes, il avait contribué à la tenue d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse en septembre 2014, que les Ecossais avaient rejeté à 55 %.
La première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, qui a aussi succédé à M. Salmond à la tête du SNP, a été mise sous pression par l’opposition qui réclame, en outre, que l’adhésion de M. Salmond au SNP soit suspendue le temps de l’enquête.
Mme Sturgeon a dit ressentir « une grande tristesse à propos de toute la situation » mais comprendre la décision de son prédécesseur.

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                Alex Salmond, le « Robespierre » écossais converti au pragmatisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ « Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux », s’est-il justifié, après sa phrase sur la capacité de transformation des Français.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/08/2018
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« Gaulois réfractaires » : critiqué pour ses propos, Emmanuel Macron plaide « l’humour »

« Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux », s’est-il justifié, après sa phrase sur la capacité de transformation des Français.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 21h21
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 14h31
   





                        



Devant la reine de Danemark, Margrethe II, Emmanuel Macron s’est amusé, mercredi 29 août, à comparer les Danois, « peuple luthérien » ouvert aux transformations, aux Français, des « Gaulois réfractaires au changement ». Evoquant son admiration pour le modèle danois de « flexisécurité », il a admis que les différences culturelles entre les deux nations ne permettaient pas de le répliquer à l’identique.
« Il ne s’agit pas d’être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire ».
Mais le président français pense avoir réussi depuis son élection à provoquer un « changement culturel » chez les Français.
« Vous verrez la France transformée par son peuple. Les gens changent d’état d’esprit, ils sont beaucoup plus ouverts au risque ».
Le député de La France insoumise Alexis Corbière a dénoncé des « propos d’une sottise confondante ». De son côté, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a réagi : « Au Danemark, Macron fustige le “Gaulois réfractaire au changement” : comme d’habitude, il méprise les Français depuis l’étranger ! Les “Gaulois” vont se faire un plaisir de répondre à son arrogance et à son mépris ! »
Pour le président des Républicains, Laurent Wauquiez, invité d’Europe 1 jeudi matin, « il est inadmissible d’entendre un président critiquer et caricaturer les Français ». Selon lui, ce n’est pas la première fois que M. Macron critique les Français à l’étranger :
« Il l’avait fait en Roumanie. En Grèce, il avait qualifié les Français de “fainéants”, et maintenant, devant la reine du Danemark, il nous caricature en “Gaulois réfractaires”. Ça n’est pas à la hauteur du rôle d’un président de la République. »
« Je les aime, ces tribus gauloises, j’aime ce que nous sommes »

   


Face à ces réactions, le chef de l’Etat a expliqué, jeudi au cours d’une conférence de presse en Finlande, que ces propos étaient « un trait d’humour ».
« Il faut prendre un peu de distance avec la polémique et les réseaux sociaux. J’aime la France et les Français, n’en déplaise, et je l’aime dans toutes ses composantes. Je les aime, ces tribus gauloises, j’aime ce que nous sommes. »
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait, lui, expliqué que M. Macron parlait en réalité des « partis politiques » et pas du tout des « Français [qui] ont démontré depuis un an qu’ils avaient fait le pari d’un changement profond »
« Les Gaulois réfractaires, ce sont les partis politiques qui depuis trente ans ne veulent rien changer, qui depuis quinze jours nous jouent la “surviolence” dans les mots, qui veulent retrouver le confortable clivage gauche-droite parce qu’ils l’ont toujours connu ».
« Le vrai Danois n’existe pas »

   


Comme en réponse aux nationalistes qui, de la Hongrie à l’Italie, le désignent comme leur adversaire principal, Emmanuel Macron a aussi tout au long de sa visite au Danemark beaucoup parlé d’identité. Dans une sorte d’« en même temps », il a défendu la place des identités nationales, mais qu’il veut combiner à un attachement à l’Europe.
Il a approuvé le Danemark pour être à la fois « complètement ouvert au reste du monde et attaché à sa culture propre ».
« La France aussi est profondément attachée à sa culture, à ses valeurs, cette identité profonde et complexe, qui s’est toujours pensée dans l’universalisme. Mais la France n’a jamais été elle-même en étant fermée au reste du monde ».
Dans la même veine, il avait déjà, lundi, lors de son discours devant les ambassadeurs, applaudi le « retour des identités des peuples ». Interpellé par une étudiante danoise sur l’avenir des identités en Europe, M. Macron lui avait répondu, provocateur :
« Le vrai Danois n’existe pas, il est déjà européen. C’est vrai aussi pour les Français ».

        Lire aussi :
         

                Margrethe II, l’inoxydable reine du Danemark



« La France n’est pas un pays réformable »
Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat tance les Français au cours d’un déplacement à l’étranger. En août 2017, lors d’un déplacement à Bucarest, il avait regretté que « les Français et les Françaises détestent les réformes ».
« La France n’est pas un pays réformable. Dès qu’on veut éviter les réformes, on ne les fait pas. C’est un peuple qui déteste cela. Il faut lui expliquer où on va, et il faut lui proposer de se transformer en profondeur...»
En septembre 2017, c’est en Grèce que M. Macron avait lancé : « Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ L’universitaire William Ossipow constate, dans une tribune au « Monde », que la gauche et ses intellectuels n’offrent pas leur aide pour que les projets individuels d’émigration se convertissent en action collective afin que soient transformées, là-bas, les conditions de la vie politique et économique.
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« La gauche ne porte pas la solidarité politique avec les migrants à la source de leur errance »

L’universitaire William Ossipow constate, dans une tribune au « Monde », que la gauche et ses intellectuels n’offrent pas leur aide pour que les projets individuels d’émigration se convertissent en action collective afin que soient transformées, là-bas, les conditions de la vie politique et économique.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h46
    |

William Ossipow (Professeur honoraire à l’Université de Genève)







                        



                                


                            

Tribune. L’article d’Etienne Balibar intitulé « Pour un droit international de l’hospitalité » (Le Monde du 17 août 2018) ouvre de riches perspectives de réflexion.
Le cœur de l’article est la préoccupation que l’hospitalité ne soit pas une catégorie simplement morale mais qu’elle s’ancre dans le droit international.
Droit fondamental
Le philosophe suggère de disjoindre le concept en deux approches différentes, sans doute inspirées de la distinction entre le jus ad bellum (le droit de recourir à la guerre) et le jus in bello (le droit applicable en temps de guerre).

Ainsi, suggère l’auteur, il faudrait distinguer conceptuellement un droit à l’hospitalité d’un droit international de l’hospitalité. Balibar pose une affirmation d’une grande importance philosophique : « Il n’y a pas de droit à l’hospitalité, car l’hospitalité est une disposition collective relevant de la liberté… » (souligné dans le texte).
A cet égard, relevons un flou, une contradiction dans l’article, puisque quelques paragraphes plus haut, il préconise la reconnaissance de l’hospitalité comme « droit fondamental » et le chapeau de l’article suggère que l’auteur propose de reconnaître « l’hospitalité comme un droit fondamental ».
Si j’interprète correctement sa pensée, Etienne Balibar préconise de reconnaître et de développer le droit de l’hospitalité, à savoir l’ensemble des dispositions juridiques qui devraient entourer et encadrer les migrations. Le droit de l’hospitalité devrait être une partie intégrante du droit humanitaire, sur lequel un travail sérieux s’accomplit d’ores et déjà au HCR et au CICR.
Une touche de pathétique
Il est regrettable que Balibar ne développe pas plus cette proposition qu’il pose « il n’y a pas de droit à l’hospitalité ». Quelles en sont les implications ? La première est claire et pourrait expliquer qu’un intellectuel humaniste et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Un collectif d’entrepreneurs français défend, dans une tribune au « Monde », l’inscription dans la loi Pacte d’un nouveau type de fondation, permettant à une entreprise de poursuivre à la fois une mission économique et une mission d’intérêt général.
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Suivons l’exemple danois « des fondations actionnaires »

Un collectif d’entrepreneurs français défend, dans une tribune au « Monde », l’inscription dans la loi Pacte d’un nouveau type de fondation, permettant à une entreprise de poursuivre à la fois une mission économique et une mission d’intérêt général.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 14h49
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 16h16
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. A l’occasion du voyage d’Etat du président de la République à Copenhague, mardi 28 et mercredi 29 août, mettons en lumière une spécificité méconnue du capitalisme danois : l’importance des fondations actionnaires.
Avec 1 360 fondations actionnaires, le Danemark est un modèle en Europe : les entreprises détenues par des fondations représentent 54 % de la capitalisation boursière, 10 % de la richesse nationale, 18 % de la création de valeur, 25 % des exportations et 60 % du budget de recherche et développement ! Des fleurons industriels (Carlsberg, Novo Nordisk, Velux, Maersk, Danfoss…), mais aussi de nombreuses PME, sont ainsi mieux protégés des effets du court-termisme grâce à un actionnariat stable, au cœur du système économique et redistributif danois. Les seuls dons des fondations actionnaires danoises dépassent le milliard d’euros par an.
Au-delà du Danemark, d’autres pays ont emboîté le pas. Elles sont près de 1 000 en Allemagne (Bosch, Bertelsmann, Playmobil), 1 000 en Suède (Electrolux, SEB…) et nombreuses aussi en Suisse (Rolex, Sandoz…), pour ne citer que ces exemples.
Les Laboratoires Pierre Fabre pionniers
Et en France ? Quelques pionniers font figure d’exception, en particulier les Laboratoires Pierre Fabre, qui appartiennent à 86 % à la fondation du même nom. Mais aucune fondation française ne peut avoir un rôle d’actionnaire aussi actif que dans les pays d’Europe du Nord ni concilier pleinement mission économique et mission d’intérêt général. Certains d’entre nous créent des fonds de dotation actionnaires, déjà plus agiles que les fondations d’utilité publique, mais ils restent dépourvus de toute mission économique explicite au-delà de l’action caritative.
Il est temps de dépasser le clivage entre économie et philanthropie pour inventer un capitalisme nouveau. Nous sommes donc nombreux à attendre la création par la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Après les manifestations qui ont rassemblé des milliers de Russes opposés au projet de loi, le président a proposé d’augmenter l’âge de la retraite des femmes à 60 ans, au lieu de 63 ans.
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En Russie, Vladimir Poutine assouplit sa réforme contestée des retraites

Après les manifestations qui ont rassemblé des milliers de Russes opposés au projet de loi, le président a proposé d’augmenter l’âge de la retraite des femmes à 60 ans, au lieu de 63 ans.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
30.08.2018 à 10h59
    |

                            Intérim (Moscou, correspondante)








                        



   


Ce n’est pas une reculade mais un « assouplissement ». Le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, a soigneusement choisi ses mots, mercredi 29 août, pour annoncer des changements dans la très impopulaire réforme de l’âge de départ à la retraite. Depuis que son gouvernement l’a lancée en catimini quelques heures avant la cérémonie d’ouverture du Mondial de football en Russie, le 14 juin, la colère est montée dans la population : l’âge de départ à la retraite devait passer à 63 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes, contre 55 et 60 actuellement.
Ce relèvement, après quatre-vingt-dix ans de statu quo, est un choc dans un pays où l’espérance de vie plafonne à 70 ans pour les femmes et à 66 ans pour les hommes. Face à la protestation sociale et au malaise du gouvernement pendant tout l’été, Vladimir Poutine, lui, s’est tu.
Le président s’est enfin exprimé mercredi lors d’une solennelle adresse télévisée. En président au-dessus de la mêlée, réaliste devant les réalités économiques d’une réforme devenue inévitable mais soucieux de défendre « les intérêts de la population », Vladimir Poutine a présenté un compromis. « Je propose une série de mesures qui nous permettront d’assouplir le plus possible les décisions prises », a-t-il déclaré, regard droit et compatissant, lors de sa longue intervention à la télévision, un format inhabituel pour le président.
L’âge de la retraite des hommes sera relevé comme prévu. Mais la réforme sera aménagée pour les femmes : pour elles, le relèvement sera de cinq ans, au lieu des huit ans prévus. De plus, M. Poutine propose un départ anticipé pour les mères de familles nombreuses, le maintien d’avantages pour certaines professions comme les mineurs et l’introduction de sanctions pénales pour les entreprises licenciant des employés proches de l’âge de la retraite ou celles refusant d’en embaucher.

        Lire aussi :
         

                En Russie, une réforme des retraites fait chuter la popularité de Vladimir Poutine



Cibler les femmes pour atténuer les méfaits de la réforme est habile. Ce sont elles qui, comme souvent en Russie où l’apathie des hommes est notoire, se sont le plus mobilisées depuis l’annonce de la réforme. D’autant plus que la « babouchka » est une figure centrale dans la société russe, quittant traditionnellement son emploi tôt afin de s’occuper des petits-enfants.
Croissante indignation
Pour Vladimir Poutine, il y avait donc urgence à répondre à la croissante indignation. Organisées par les communistes, surnommés « le parti des futurs retraités », mais aussi par le leader de l’opposition, Alexeï Navalny, condamné lundi à 30 jours de prison pour un rassemblement non autorisé, les manifestations se sont multipliées. De Saint-Pétersbourg à Vladivostok, des foules de centaines voire de plusieurs milliers de personnes ont scandé cet été « Ne touchez pas à nos retraites ! ».
A Moscou, un homme a protesté en se mettant nu sur la place Rouge et en cachant ses parties intimes avec une pancarte « On me vole jusqu’au caleçon ». Sur Internet, quelques jours après l’annonce de la réforme, une pétition a recueilli plus de 2,5 millions de signatures.
La colère vise le gouvernement, initiateur du changement. Mais elle n’a pas épargné Vladimir Poutine. Malgré ses silences, il semblait approuver une réforme annoncée trois mois après sa large réélection le 18 mars, alors qu’il ne l’avait pas incluse dans son programme et avait promis de ne jamais la conduire. Du coup, sa cote de popularité a baissé, passant de 80 % à 60 %. De nouvelles manifestations sont prévues en septembre lors de la lecture du projet de loi au Parlement.
Mais M. Poutine a prévenu que la réforme ne serait pas davantage modifiée. A la télévision, il s’est voulu pédagogue pour rappeler que le vieillissement de la population rendait impossible le statu quo. Sans mesure face à la réalité des courbes démographiques et à la hausse de l’espérance de vie, « nous détruirons tôt ou tard nos finances, nous serons contraints de nous empêtrer dans les dettes ou d’imprimer de l’argent sans provision, avec pour conséquences hyperinflation et pauvreté », a expliqué le président pour convaincre du bien-fondé d’une réforme dont la persistante impopularité pourrait se faire sentir dès les résultats des élections locales du 9 septembre. Un test pour Vladimir Poutine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Avec plus de 20 % des intentions de vote pour les Démocrate de Suède, les législatives du 9 septembre pourraient bouleverser le paysage politique du pays.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ La Commission Juncker peine à construire une véritable Europe de l’énergie.
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A Bruxelles, une prise de conscience timide

La Commission Juncker peine à construire une véritable Europe de l’énergie.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Ces dix-huit derniers mois, les dirigeants européens ont progressivement pris conscience de l’importance des investissements chinois en Europe et de la nécessité de les refréner, du moins de les contrôler. Mais dans le secteur de l’énergie, l’Union européenne peine toujours à faire front commun, ayant jusqu’à présent échoué à se doter d’une stratégie globale et de long terme.

Certains pays ont durci leurs positions ces derniers mois, à l’image de l’Allemagne. Même Londres a changé d’optique, contrairement à sa tradition libérale. Longtemps considéré par la Chine comme « le pays le plus ouvert d’Europe », selon Cui Hongjian, expert de l’Institut des études internationales à Pékin, cité récemment par le Financial Times, le Royaume-Uni vient d’engager une réflexion pour réformer ses règles en matière d’investissements étrangers. Dès que la « sécurité nationale » est en jeu, la notification de tout investissement étranger aux autorités londoniennes deviendrait systématique.
Très en pointe sur ce sujet, le président français Emmanuel Macron a par ailleurs fait cause commune avec Angela Merkel pour obtenir que Bruxelles planche sur un système européen de surveillance des investissements étrangers. Le texte, exposé en septembre 2017 par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a survécu aux discussions du Conseil européen, malgré les réticences des pays du Nord à toutes velléités d’entraves au commerce et aux investissements.
Obligation d’échanger les informations
Ce projet de règlement oblige les capitales de l’Union européenne à échanger leurs informations en cas d’intérêt étranger pour un actif national. Le texte en est désormais au stade des « trilogues », les négociations terminales entre Parlement européen et Conseil, prélude à son adoption définitive.
« La présidence autrichienne de l’UE nous a assuré qu’elle voulait conclure ces négociations avant la fin de l’année »,...




                        

                        


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Ebranlée par l’extrême droite, la CSU recentre sa campagne en Bavière

Le ministre-président Markus Söder se fait plus discret sur les questions d’identité et de sécurité.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h01
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Le sondage est passé presque inaperçu, tant l’actualité allemande de ces derniers jours a été écrasée par les violentes manifestations organisées par l’extrême droite à Chemnitz après la mort d’un homme de 35 ans, dans la nuit de samedi 25 à dimanche 26 août. Publiée mardi par le quotidien Bild, cette étude de l’institut Insa est pourtant un vrai coup de tonnerre. A six semaines des élections régionales bavaroises du 14 octobre, les conservateurs de la CSU n’y sont en effet crédités que de 36 % des voix.
Voilà déjà des mois que la CSU sait qu’elle fera moins bien qu’en 2013 (47,7 %). Avant l’été, elle semblait toutefois pouvoir encore dépasser les 40 %. Depuis, tous les instituts semblent dire que ce cap n’est même plus à portée. Chez Insa, les conservateurs ont ainsi perdu 5 points entre fin juin et fin août.

Afin d’éviter un score trop humiliant dans un Land où elle n’a perdu qu’une fois en un demi-siècle la majorité absolue au parlement régional de Munich, la CSU a discrètement changé de stratégie au cœur de l’été. Candidat à sa réélection, le ministre-président Markus Söder a décidé de se faire plus discret sur les questions identitaires et sécuritaires, comme s’il avait acté que la « droitisation » du discours de la CSU, destinée à reconquérir ceux de ses électeurs tentés par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), ne faisait que renforcer ce dernier, tout en faisant fuir la partie plus modérée de son électorat vers d’autres partis, à commencer par les Verts. Dans les sondages, ceux-ci ont enregistré une sensible progression depuis le début de l’été. Crédités d’environ 15 %, ils font aujourd’hui quasiment jeu égal avec l’AfD, avec qui ils se disputeront à l’évidence la deuxième place.
Pour cette campagne engagée à droite toute et qu’il semble désormais vouloir ancrer au centre, M. Söder paraît en tout cas pour l’instant convaincu d’une chose : la nécessité de tenir Angela Merkel le plus à distance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Marine Le Pen espère bénéficier du vent italien dans la campagne pour le scrutin européen de mai 2019.
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A la peine, l’extrême droite française se verrait bien profiter d’un « effet Salvini »

Marine Le Pen espère bénéficier du vent italien dans la campagne pour le scrutin européen de mai 2019.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h44
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Un accent estival plane encore sur l’extrême droite française. Alors que la plupart des chefs de parti d’opposition à Emmanuel Macron ont repris leurs éléments de langage de rentrée le dernier week-end d’août, Marine Le Pen, elle, tweetait en italien.
« Sostegno a Matteo Salvini », a-t-elle posté, dimanche 26 août, dans un message de « soutien » au ministre de l’intérieur italien (Ligue, extrême droite), sans manquer de dénoncer au passage le « gouvernement des juges » qui voudraient « retirer le pouvoir au peuple » et « pas qu’en France ». Désormais sous le coup d’une enquête judiciaire dans son propre pays pour « séquestrations, arrestations illégales et abus de pouvoir », Matteo Salvini venait d’accepter de laisser finalement débarquer à Catane les quelque 150 migrants secourus par les gardes-côtes italiens… puis bloqués une semaine au port, à bord de leur patrouilleur. Le Rassemblement national (RN), lui, devra attendre le 26 septembre pour connaître l’issue de son recours contre la saisie par la justice française de ses 2 millions d’euros d’aides publiques, dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation des fonds européens par l’ex-Front national.

Salvini-Le Pen, même combat : voilà donc en substance le message envoyé par la présidente du RN, saisissant une nouvelle occasion de s’afficher aux côtés du « parti frère » transalpin, comme elle le présente si souvent à la tribune. Et ce d’autant plus depuis que le score historique de la Ligue italienne au scrutin de mars (17,4 %) a permis à son leader de jouer un rôle incontournable dans la formation du gouvernement, dont il est le vice-président, aux côtés de son allié du mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio.
Fondamentaux du Front national
Il n’y a pas si longtemps, les inspirations marinistes de Matteo Salvini étaient autrement plus soulignées que l’inverse, lui qui a collé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Berlin s’inquiète du manque de réciprocité de la Chine.
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En Allemagne, la nouvelle fermeté vis-à-vis de Pékin

Berlin s’inquiète du manque de réciprocité de la Chine.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h51
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Cette fois-ci, Berlin a opposé un veto ferme à Pékin. Fin juillet, le gouvernement allemand a pour la première fois bloqué le projet d’un investisseur chinois qui souhaitait acquérir une participation dans une entreprise allemande. La compagnie en question, 50Hertz, est une société qui exploite 10 000 km de réseau électrique dans le nord et l’est de l’Allemagne et assure l’approvisionnement de 18 millions de personnes. Le groupe d’Etat State Grid Corporation of China (SGCC), premier exploitant de réseau électrique du monde, ambitionnait de se porter acquéreur de 20 % de 50Hertz. C’est la seconde fois que SGCC tentait de mettre un pied dans le réseau électrique allemand, en vain.

Le cas en dit long sur le nouveau volontarisme de Berlin en matière d’investissements chinois sur son sol. Formellement, le droit en vigueur sur les participations étrangères ne s’opposait pas à cette opération : selon une nouvelle loi votée en juillet 2017, le gouvernement peut certes s’opposer à un investissement étranger dans une infrastructure dite « critique » (eau, électricité, infrastructures de santé, informatique), mais à condition que celui-ci dépasse 25 % de la valeur du bien. Soit au-dessus de celui visé par les Chinois dans le groupe 50Hertz.
Pour bloquer le deal, le gouvernement a donc dû effectuer une pirouette inédite : c’est la banque publique d’investissement KfW qui a fait l’acquisition des parts. Autrement dit, le contribuable allemand. « C’est une solution transitoire », s’empresse de préciser un porte-parole du ministère de l’économie. Berlin n’entend pas se mettre à nationaliser les infrastructures pour les protéger des appétits chinois, pas plus qu’il ne compte remettre en cause son attachement au libre-échange.
Un tournant
Mais le cas 50Hertz est un tournant. Plus question pour l’Allemagne de laisser les entreprises des secteurs stratégiques ou sensibles passer entre des mains chinoises sans examen préalable des conséquences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ A peine rentrée, la chancelière allemande est confrontée à la stratégie de tensions orchestrée par l’AfD.
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Angela Merkel face aux violences d’extrême droite

A peine rentrée, la chancelière allemande est confrontée à la stratégie de tensions orchestrée par l’AfD.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h37
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

C’était seulement ce week-end et cela paraît déjà très loin. Invitée de la chaîne ARD pour son traditionnel entretien télévisé de rentrée, Angela Merkel s’est efforcée, dimanche 26 août, de s’étendre le moins possible sur les questions sécuritaires et migratoires, sur lesquelles elle est en désaccord avec une partie de sa famille politique, préférant évoquer d’autres dossiers qui ont l’avantage d’être plus consensuels à l’intérieur de la droite conservatrice allemande, comme la réforme des retraites ou l’avenir de l’Union européenne.
L’actualité en a décidé autrement : mardi 28 août, après deux jours marqués par de violentes manifestations organisées par l’extrême droite à Chemnitz (Saxe), la chancelière allemande a été ramenée aux deux sujets sur lesquels elle aurait préféré ne pas intervenir.
Double gêne
C’est lors d’une conférence de presse au côté du premier ministre croate, qu’elle recevait à Berlin, que Mme Merkel a commenté ces événements. « Nous avons vu des chasses collectives, nous avons vu de la haine dans la rue, et cela n’a rien à voir avec un Etat de droit », a-t-elle réagi en référence aux agressions qui ont visé plusieurs personnes d’origine étrangère, à Chemnitz, après le meurtre d’un Allemand de 35 ans tué au couteau dans la nuit de samedi à dimanche. La police a arrêté deux suspects pour ce crime, lundi, un Syrien et un Irakien d’une vingtaine d’années, accusés d’avoir agi après une « altercation verbale » en marge des festivités organisées pour le 875e anniversaire de Chemnitz, la troisième ville la plus peuplée de Saxe.
Ces événements sont doublement gênants pour Mme Merkel. D’abord parce qu’ils cadrent parfaitement avec le discours de l’extrême droite, à commencer par le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui ne manque pas une occasion de mobiliser ses sympathisants dès qu’un Allemand est victime d’un crime commis par un étranger, martelant à chaque fois qu’un...




                        

                        

