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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’auteur d’« Un personnage de roman », consacré à Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates.
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L’écrivain Philippe Besson nommé consul de France à Los Angeles

L’auteur d’« Un personnage de roman », consacré à Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h58
    |

            Cédric Pietralunga et 
Solenn de Royer








                        



   


Ecrivain « embedded » dans le sillage d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, Philippe Besson, 51 ans, doit être nommé dans les prochains jours consul de France à Los Angeles. Il remplacera Christophe Lemoine, ex-chef de cabinet de Laurent Fabius, en poste depuis 2015. Des informations du Monde confirmées par l’Elysée, qui évoque une « politique d’élargissement des viviers de nomination, comme partout dans la fonction publique ».
Lors du conseil des ministres du 3 août, le ministre des affaires étrangères a en effet présenté un décret modifiant les règles concernant la nomination de certains « emplois supérieurs », dont une vingtaine de postes de consuls généraux (parmi lesquels celui de Los Angeles). Ces derniers ne relèveront plus seulement du Quai d’Orsay mais d’une décision du gouvernement, entérinée en conseil des ministres. Pour ces postes, le gouvernement est libre de nommer aussi bien des fonctionnaires que des non-fonctionnaires. « Ça vise à reprendre la main sur des postes honorifiques pour recaser des amis du pouvoir », analyse un haut fonctionnaire.

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                Macron sans ampleur romanesque



Confidences
L’auteur du très louangeur Un personnage de roman (Julliard, 2017), consacré à la campagne victorieuse d’Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates. Ce poste de consul général de France à Los Angeles avait notamment été occupé par le porte-parole de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, le diplomate de carrière David Martinon.
Proche de Brigitte Macron, Philippe Besson — qui est l’auteur d’une vingtaine de romans, dont plusieurs ont été adaptés pour le cinéma ou le théâtre — avait été séduit par l’ancien ministre de l’économie le jour où ce dernier avait présenté sa démission de Bercy, le 30 août 2016. Une journée qui avait suscité une « illumination » et déclenché le projet du livre qui retrace pas à pas la campagne présidentielle. « Je vais écrire sur une espérance, écrit M. Besson dans son livre. Et, dans l’espérance, on entend le souffle, l’exaltation, les bouillonnements, on redoute les désillusions. »
Pendant la campagne, M. Besson avait ainsi recueilli de nombreuses confidences du futur chef de l’Etat, qui lui avait notamment exposé sa conception « verticale » du pouvoir. Il était l’un des invités du couple présidentiel à La Rotonde, la brasserie parisienne où le candidat d’En marche ! avait fêté sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Cette problématique, soulevée par Nicolas Hulot au moment de sa démission du gouvernement, est récurrente dans la politique française.
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Les lobbys ont-ils leur place dans les cercles du pouvoir ?

Cette problématique, soulevée par Nicolas Hulot au moment de sa démission du gouvernement, est récurrente dans la politique française.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h27
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


C’est l’effet collatéral de la déflagration Hulot : avec sa démission surprise, le ministre de la transition écologique et solidaire a remis au cœur du débat la place des lobbys dans les cercles du pouvoir. Nicolas Hulot a regretté que son action ait été noyautée par ces puissants représentants d’intérêts. Ils ont, selon lui, gagné de nombreux arbitrages sur l’alimentation, le nucléaire ou les pesticides, au détriment de l’intérêt public qu’il entendait porter. Il a cité en exemple une réunion sur la réforme de la chasse à laquelle il avait participé la veille avec Emmanuel Macron, en présence de Thierry Coste, le « lobbyiste en chef » des chasseurs.

        Décryptage :
         

          la présence d’un lobbyiste prochasse à une réunion a « achevé de convaincre » Nicolas Hulot



Pourtant, avant de devenir ministre, M. Hulot fut lui-même pendant de nombreuses années un interlocuteur régulier des gouvernements sur les questions environnementales, avec sa fondation écologiste éponyme. Et donc, un représentant d’intérêts.
Peut-on comparer ces deux situations, comme l’a suggéré mardi 29 août Benjamin Griveaux sur France Inter ? Interrogé sur les accusations du ministre démissionnaire, le porte-parole du gouvernement s’est lancé dans un plaidoyer pour le dialogue avec tous les représentants d’intérêts :
« Est-ce que, quand on reçoit WWF, Greenpeace, les fédérations professionnelles qui représentent les secteurs, on a face à nous des gens à qui on cède tout ? Non. »
M. Griveaux estime qu’« un ministre enfermé avec son administration qui décide tout seul » serait « la pire des manières de construire des politiques publiques efficaces et acceptées par la population ». Un argumentaire qui évacue un peu rapidement la spécificité du lobbying exercé par Thierry Coste.
1. Oui, les lobbys participent à la décision publique
Il est fréquent que des syndicats de travailleurs ou des organisations patronales soient consultés par les pouvoirs publics en amont d’une réforme qui les concerne. Tout comme les ONG environnementales (comme Greenpeace ou le WWF) ont été reçues à l’Elysée pour discuter du plan climat il y a un an.
Il est donc assez logique que la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui représente plus d’un million de chasseurs, ait été sollicitée pour préparer la réforme de la chasse.
2. Il existe différentes catégories de lobbys
Contrairement à ce que suggère Benjamin Griveaux, Nicolas Hulot n’a pas remis en cause la participation de la FNC à cette réunion… mais celle de Thierry Coste, qui n’avait « pas été invité ». « Je ne comprends pas comment il est rentré », aurait même confié Emmanuel Macron à Nicolas Hulot.
Si M. Coste était présent en tant que « conseiller politique » de la FNC, il a en réalité un rôle plus ambigu. Contrairement au président de la FNC, Willy Schraen, il n’est pas un représentant élu des chasseurs. Il est rémunéré comme lobbyiste professionnel par la FNC (environ 200 000 euros par an, estimait la Cour des comptes en 2013).

        Lire notre enquête sur
         

          le lobby des chasseurs



Proche du sénateur macroniste François Patriat et d’Emmanuel Macron depuis la campagne de 2017, Thierry Coste a l’oreille du président. Il a pu rencontrer celui-ci en dehors des réunions officielles avec la FNC, comme à l’occasion de l’anniversaire du chef de l’Etat, à Chambord, en décembre 2017. Il est donc, aux yeux de l’Elysée, bien plus qu’un simple porte-parole des chasseurs de France.
De nombreux observateurs attribuent d’ailleurs à cette proximité la victoire de la FNC, qui a obtenu lundi d’Emmanuel Macron une baisse drastique du prix du permis de chasse national.

        Le portrait de Thierry Coste,
         

          le lobbyiste qui a chassé l’écologiste




Thierry Coste, un lobbyiste au service de nombreux intérêts
Il y a deux ans, Thierry Coste confiait à l’hebdomadaire Marianne que la FNC lui prenait la moitié de son temps, mais représentait seulement 10 % de son chiffre d’affaires.
Les déclarations qu’il a dû déposer auprès du Sénat et de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique renseignent sur les autres clients de son cabinet Lobbying et Stratégies :
la Fondation assistance aux animauxla fédération française du tirle comité Guillaume Tell (qui défend les utilisateurs d’armes à feu)l’Union nationale des huissiers de justicele groupe de casinos Tranchant (par l’intermédiaire de la holding Finindusco)la société qui porte le projet de centre commercial Grand Nord à Dunkerquele groupe de gestion des déchets Pizzornola branche Energies Nouvelles d’EDFla société Naturabuy, qui vend des articles de chasse et pêche
Selon les informations du Monde, Thierry Coste interviendrait également pour des fabricants d’armes ou des puissances étrangères (Russie, Tchad, Gabon, Arabie saoudite).


3. La présence de Thierry Coste pose un problème de transparence
Si la plupart des démocraties, y compris la nôtre, reconnaissent et valorisent le rôle des représentants d’intérêts dans la fabrique de la loi, elles imposent que celui-ci s’exerce dans la pleine lumière.
Quand les syndicats sont reçus à l’Elysée ou à Matignon pour discuter d’une réforme sociale, par exemple, le public est généralement au courant.
Or, la présence du lobbyiste Thierry Coste dans la fameuse réunion qui a fait craquer Nicolas Hulot n’avait pas été rendue publique. L’agenda officiel d’Emmanuel Macron évoque seulement une rencontre du président avec Willy Schraen (le président de la FNC), Nicolas Hulot et son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu.
On peut comprendre que l’Elysée ne mentionne pas la présence de leurs collaborateurs respectifs (Antoine Peillon, le conseiller environnement de M. Macron, et Alain Durand et Pascal Sécula, vice-président et trésorier de la FNC, ont participé à la rencontre). Il est plus étonnant que ne soit pas indiquée la présence du sénateur François Patriat, le « M. Chasse » du parti présidentiel, mais surtout de Thierry Coste.
La FNC elle-même a publié la photo de la réunion, de laquelle M. Coste est absent :

Nous sommes surpris que @NicolasHullot ait pris pour prétexte la rencontre d’hier avec @EmmanuelMacron pour démissi… https://t.co/jkpL8dBDz1— ChasseursFrance (@Chasseurs de France)


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En théorie, Thierry Coste aurait de toute façon dû révéler sa présence dans sa prochaine fiche déclarative à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qu’il devra déposer avant mars 2019. Mais à en juger par sa précédente déclaration, il n’est pas très prompt à livrer des détails sur ses activités, qu’il a décrites de manière très vague.

La FNC absente du registre des lobbys
Tous les représentants d’intérêts agissant en France sont tenus de s’inscrire au répertoire des lobbys de la HATVP depuis le 30 avril 2018. Celui-ci comprend actuellement 1 611 lobbys (cabinets, consultants, avocats, associations, ONG, syndicats, organisations professionnelles, etc.)... mais pas la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Il est donc impossible de connaître précisément les activités de lobbying menées par la FNC et ses dirigeants.
Si la FNC semble à première vue correspondre aux critères fixés par la loi, son directeur général Nicolas Rivet explique que la fédération a considéré que ce n’était pas le cas : « Nous n’avons aucun salarié et l’ensemble de nos activités de lobbying sont réalisées par Thierry Coste ». « Mais nous allons nous repencher sur cette question », promet-il.
Sollicitée par Le Monde, la HATVP se refuse à commenter ce cas particulier. Elle précise que des contrôles sont en cours pour vérifier si certains lobbys ont failli à leurs obligations de déclaration. Un « oubli » qui peut coûter cher, puisqu’il est puni jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.



        Notre analyse :
         

          Macron, un rapport décomplexé avec les lobbys



Mise à jour : une première version de cet article indiquait par erreur que Thierry Coste apparaissait sur la photo de la réunion publiée lundi 28 août par la FNC.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La présidente de la région Ile-de-France accuse le futur système d’imposition de dévoiler à votre patron certaines informations personnelles.
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Le prélèvement à la source, une menace pour la « vie privée » ? Valérie Pécresse exagère

La présidente de la région Ile-de-France accuse le futur système d’imposition de dévoiler à votre patron certaines informations personnelles.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h28
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le prélèvement à la source fait-il planer une menace sur la vie privée des contribuables français ? C’est ce qu’a laissé entendre la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, sur France Inter, mercredi 29 août. L’élue des Républicains (LR) a affirmé qu’avec ce nouveau système les employeurs pourraient facilement avoir des informations sur la vie de leurs salariés, en découvrant par exemple le salaire de leur conjoint ou le nombre d’enfants au foyer. Une critique exagérée.
Ce qu’elle a dit
« Je pense qu’il aurait fallu passer à une mensualisation systématique et obligatoire. Cela aurait évité de venir s’immiscer dans la vie privée des Français. Aujourd’hui, tous les patrons vont savoir combien gagne votre conjoint, combien vous avez d’enfants… Enfin, ils vont avoir accès à des informations qui sont de la vie privée. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
Oui, l’employeur saura combien vous versez aux impôts chaque mois…
Pour comprendre ce débat, il faut repartir du principe même de la réforme qui doit être appliquée à partir de janvier 2019. Jusqu’ici, le paiement de l’impôt sur le revenu était décalé dans le temps. Par exemple, en 2018, les contribuables ont déclaré leurs revenus pour l’année 2017 et paient alors leur impôt sur ceux-ci.
Le principe du futur système d’imposition est de changer de logique : en 2020, par exemple, les contribuables paieront leur impôt sur leurs revenus de l’année 2020. Chaque mois, une fraction du montant estimé des impôts sera directement prélevée sur le salaire des contribuables. La déclaration de revenus servira ensuite à corriger l’écart entre la prévision et la réalité (sur le même principe, par exemple, que les régularisations de consommation des factures d’électricité). Si ce concept ne vous est pas familier, vous retrouverez nos explications détaillées ici.
Le problème que pointe Valérie Pécresse, c’est qu’avec ce système les employeurs connaîtront le montant mensuel des impôts de leurs salariés. Les montants apparaîtront sur les fiches de paie et les entreprises devront de surcroît collecter et reverser ces sommes au Trésor public.
… mais il est possible de ne rien faire transparaître de votre situation personnelle
Avec ce mécanisme, un employeur peut, en théorie, tenter d’en déduire des informations sur la vie privée de ses salariés. Pour ce faire, il peut comparer le montant de l’impôt qu’un de ses employés devrait payer en théorie, s’il était seul et n’avait pas d’autres sources de revenus, avec celui qu’il paie réellement. Comme l’impôt sur le revenu est calculé à l’échelle du foyer, qui englobe conjoint et personnes à charge, il est possible de constater d’éventuelles « anomalies ». Prenons deux exemples fictifs :
1. Sandra gagne 1 500 euros nets par mois. Seule, elle devrait en théorie régler moins de 100 euros d’impôts par mois. Pourtant, l’administration fiscale lui en prélève 300 sur sa fiche de paie. Son employeur peut en déduire qu’elle partage sa vie avec quelqu’un dont le salaire est confortable et/ou qu’elle a d’autres sources de revenus ;2. Pierre gagne 3 000 euros nets par mois. Il devrait en principe payer au bas mot 200 euros par mois. Et pourtant, seuls 50 euros sont prélevés sur sa fiche de paie. Sa DRH peut en déduire qu’il partage sa vie avec quelqu’un qui gagne nettement moins que lui et/ou a plusieurs enfants à charge, par exemple.
Il y a toutefois plusieurs raisons de relativiser ces craintes. D’abord, il faut des écarts de revenus assez conséquents pour qu’il y ait vraiment matière à s’interroger à la lecture d’une fiche de paie. De plus, ce mécanisme ne fait apparaître qu’une tendance et ne permet pas de déduire qu’une situation fiscale est plus ou moins avantageuse que prévue. Quoi qu’il en soit, rien ne permet de savoir si la différence est liée à la composition du foyer, aux revenus du conjoint, à des crédits d’impôt, etc. Bref, le détail n’apparaît pas.
Surtout, Valérie Pécresse occulte le fait qu’il est possible d’éviter ce problème. Pour cela, tout contribuable peut choisir entre plusieurs options sur le site des impôts, à la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

   


Par défaut, l’administration fiscale applique le même taux de prélèvement à la source à tous les membres du foyer. Mais il est aussi possible…
d’individualiser le prélèvement, pour que chaque conjoint paie ses impôts en proportion de ses revenus déclarés ;de ne pas transmettre son taux de prélèvement personnalisé à son employeur et d’appliquer ainsi le taux d’imposition qui correspond à ses stricts revenus professionnels (dans ce cas, la différence est calculée par la suite via une transaction entre le contribuable et l’administration fiscale).

   


Le risque pointé par Valérie Pécresse existe bel et bien dans une certaine mesure, mais il est donc exagéré. Tout citoyen peut s’en prémunir, s’il le souhaite, à condition d’anticiper le problème.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’homme, âgé de 25 ans et placé en garde à vue le 27 août, a également été identifié par la victime, mercredi matin.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Jeune femme frappée à Paris : le suspect a reconnu être l’homme sur la vidéo

L’homme, âgé de 25 ans et placé en garde à vue le 27 août, a également été identifié par la victime, mercredi matin.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h17
   





                        



Le suspect accusé d’avoir frappé une étudiante en pleine rue en juillet à Paris a reconnu être l’homme figurant sur la vidéo de l’agression, a-t-on appris mercredi 29 août. Outre son aveu, il a également été identifié par la victime dans le commissariat du 19e arrondissement parisien où il avait été placé en garde à vue. Il n’y a toutefois pas eu de confrontation. « Je ne l’ai pas souhaité, et cela n’était pas nécessaire », les photos comme les premières déclarations du suspect montrant clairement qu’il s’agissait de son agresseur, a-t-elle dit à l’Agence France-Presse.
Le suspect, âgé de 25 ans, avait été arrêté lundi 27 août à Paris dans le cadre d’une enquête ouverte fin juillet pour des faits qualifiés de « harcèlement sexuel » et « violences avec arme » – en l’occurrence un cendrier – ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours. Il a été interpellé à la sortie d’un hôpital psychiatrique parisien où il avait été placé le 4 août, quelques heures après avoir été une première fois arrêté pour avoir jeté des cailloux sur une voiture près des Champs-Elysées, selon une source proche du dossier à l’AFP. Il tenait alors des propos incohérents.
« Ta gueule ! »
Les faits s’étaient déroulés le 24 juillet. Marie Laguerre, étudiante en architecture de 22 ans, est importunée dans la rue par un homme qu’elle croise en marchant et qui lui adresse des réflexions salaces et des grognements lubriques. Elle lui lance un « Ta gueule ! » tout en poursuivant son chemin, « car je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire », a relaté cette étudiante dans un billet sur Facebook publié le lendemain. L’homme d’une trentaine d’années aux cheveux mi-longs lui jette alors un cendrier avant de la suivre et de la gifler violemment.
Des clients et le patron du bar devant lequel la scène se déroule se précipitent vers l’homme, qui tourne rapidement les talons. La caméra de vidéosurveillance du café a tout enregistré. L’étudiante récupère les images peu après les faits, va porter plainte et poste le tout sur Facebook. Cette dénonciation et les images ont été relayées massivement sur les réseaux sociaux. Marie Laguerre avait alors enchaîné les interviews dans les médias français et internationaux.
Avec le soutien de militantes féministes telles que l’association Les Effrontées, elle a, depuis, lancé une nouvelle plateforme en ligne – #NousToutesHarcèlement – pour partager les témoignages similaires de femmes agressées dans la rue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ A l’instar de Nicolas Hulot, d’autres ministres de l’environnement ont regretté le poids des lobbys ces dernières années.
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Démission de Nicolas Hulot : le ministère de l’écologie, un « ministère de l’impossible »

A l’instar de Nicolas Hulot, d’autres ministres de l’environnement ont regretté le poids des lobbys ces dernières années.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h50
   





                        


C’est un ouvrage au titre prémonitoire. En 1975, Robert Poujade, premier ministre de l’environnement (1971-1974), publie Le Ministère de l’impossible pour revenir sur son expérience, et évoque déjà « les capacités de blocage et la force d’inertie des administrations traditionnelles ». Plus de quarante ans après, les mots sont différents, mais les reproches sont les mêmes lorsque Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, annonce sa démission mardi 28 août sur France Inter.

        Lire aussi :
         

                Nicolas Hulot, un ministre perdant de nombreux arbitrages



« Je sais que seul je n’y arriverai pas. (…) J’ai un peu d’influence, je n’ai pas de pouvoir », a-t-il regretté, dénonçant « la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ». « C’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? », s’est-il interrogé. Comme MM. Poujade et Hulot, d’autres ministres de l’environnement ont déploré, au moment de quitter leur poste, le poids des lobbys et leur incapacité à mener des actions fortes. Le turnover est d’ailleurs important au sein de ce ministère : quatorze ministres de l’écologie se sont succédé en vingt ans.
Corinne Lepage fut chargée de ce portefeuille de 1995 à 1997 dans le gouvernement d’Alain Juppé. Elle a relaté son expérience dans un livre intitulé On ne peut rien faire Madame la ministre (Albin Michel, 1998). Elle y dénonce l’influence des lobbys industriels, des chasseurs et des technocrates de la haute administration. « Le ministère de l’environnement est un ministère très difficile », rappelait Corinne Lepage dans une interview aux Echos en 2017.
« Il faut avoir une personnalité forte, car, si vous n’êtes pas en capacité de défendre vos dossiers vous perdez tout. Tout simplement parce que vous vous heurtez à des intérêts économiques puissants et, surtout, vous vous heurtez à la dictature du court terme. »

        Lire aussi :
         

                Démission de Nicolas Hulot : combien de temps ont « tenu » les autres ministres de l’écologie ?



Nicole Bricq, Delphine Batho…
Sous le quinquennat de François Hollande, le constat est le même. La première ministre de l’écologie, Nicole Bricq, ne reste à son poste qu’un mois en 2012. Ce qui lui coûte son ministère, c’est sa décision de geler les permis de forage pétroliers en Guyane et de réformer le code minier, alors que Shell prospecte au large du département français d’outre-mer.
La ministre espérait obtenir davantage de garanties environnementales et mettre en concurrence les compagnies pétrolières pour l’exploitation des gisements découverts. Soutenue par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, Nicole Bricq avait fait part de ses intentions au premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault. Shell s’est alors employé à faire échouer les plans de la ministre.
Un mois après sa nomination, Mme Bricq est mutée au ministère du commerce extérieur et remplacée par Delphine Batho. Mais pour celle-ci aussi, l’aventure tourne court. La socialiste restera ministre de l’écologie à peine plus d’un an. Elle est débarquée pour avoir qualifié le budget 2014 de « mauvais » au cours d’un entretien sur RTL, car il prévoyait une baisse de 7 % des crédits du ministère de l’écologie.
Elle aussi est revenue sur son expérience de ministre dans un livre, publié en 2014, Insoumise (Grasset, 2014). Elle y dénonce le poids des lobbys en politique. « Les marges de manœuvre des ministres de l’écologie au sein de gouvernements qui ne le sont pas sont toujours limitées, se heurtent à des résistances, a-t-elle expliqué dans une interview au Monde. J’en sais quelque chose. »

        Lire aussi le portrait :
         

          Thierry Coste, le lobbyiste qui a chassé l’écologiste







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La hausse de la dépense publique devrait être de l’ordre de 0,6 % l’an prochain, et non de 0,4 %, comme le spécifiait le « programme de stabilité » envoyé par le gouvernement à Bruxelles en avril.
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En 2019, l’Etat dépensera plus que prévu

La hausse de la dépense publique devrait être de l’ordre de 0,6 % l’an prochain, et non de 0,4 %, comme le spécifiait le « programme de stabilité » envoyé par le gouvernement à Bruxelles en avril.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h59
    |

            Audrey Tonnelier et 
Benoît Floc'h








                        



                                


                            

C’est une nouvelle entorse aux engagements budgétaires de l’exécutif. Après l’annonce d’un dérapage du déficit pour 2018 et 2019 et la révision à la baisse des prévisions de croissance du PIB, il semble acquis que l’Etat dépensera plus que prévu l’année prochaine. Selon nos informations, l’augmentation de la dépense publique (hors inflation) devrait être de l’ordre de 0,6 % en 2019, et non de 0,4 % comme le spécifiait le « programme de stabilité » envoyé par le gouvernement à Bruxelles en avril.
« Tant que le budget n’est pas finalisé, les choses peuvent encore évoluer », relativise une source à Bercy. Le projet de loi de finances pour 2019 ne sera présenté qu’à la fin de septembre. Mais le gouvernement a déjà ouvert la voie à une telle révision.
Le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, interrogé lundi 27 août devant l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF) sur l’objectif d’évolution des dépenses publiques pour 2019, n’avait pas confirmé le chiffre de + 0,4 %. « Ce qui compte pour moi, c’est la trajectoire sur la durée du quinquennat. Sur la dépense publique, l’effort est maintenu, mais l’objectif est de tenir le cap de trois points de PIB de réduction de la dépense publique d’ici à la fin du quinquennat », avait répondu M. Le Maire.

Croissance moins bonne
Mi-juillet, lors du débat d’orientation des finances publiques à l’Assemblée nationale, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, avait déjà légèrement dévié de ces objectifs, évoquant dans l’hémicycle une hausse de « 0,8 % ou 0,9 % » des dépenses publiques cette année et de « 0,4 %, 0,5 % » en 2019.
Si le gouvernement peine à tenir ses engagements, c’est d’abord que le vent économique a tourné. La croissance devrait être moins bonne que prévu. Après avoir envisagé une hausse de 1,9 % du PIB en 2019, le premier ministre a dévoilé, dimanche 26 août, que le prochain budget...




                        

                        


<article-nb="2018/08/29/18-7">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.
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Sur 1,1 million de chasseurs, moins de 10 % possèdent un permis national

Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 16h26
    |

            Laura Motet et 
Anne-Aël Durand








                        


La baisse du prix du permis de chasse est un « cadeau » qui coûte cher à Emmanuel Macron, puisqu’il fait sans doute partie des raisons qui ont provoqué la démission de Nicolas Hulot, ex-ministre de la transition écologique et solidaire. Mais la ristourne ne s’applique qu’aux permis nationaux et non aux permis départementaux, moins coûteux et délivrés bien plus fréquemment.
Qui sont les chasseurs dont le gouvernement tient à s’assurer le soutien ? Portrait-robot à partir des chiffres publiés par la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
1,1 million de licenciés
La chasse représente un lobby non négligeable, puisque l’on comptait 1,139 million détenteurs d’un permis valide durant la campagne de chasse 2016-2017, selon des chiffres fournis par la Fédération. Ce loisir rassemble donc plus de licenciés que des sports comme le tennis, l’équitation ou le judo.


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La chasse compte 1,2 million de licenciés, moins que le football mais plus que le tennis
Comparaison entre les principales licences sportives en 2015 et les licences de chasse

Sources : FNC, Injep



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Un effectif en baisse
Si les chasseurs sont nombreux, la pratique est en déclin continu, puisque leur nombre a été divisé par deux en une quarantaine d’années. Ils étaient 1,8 million pour 39 millions d’habitants en 1945, et plus de 2,2 millions en 1975. La baisse du coût du permis pourrait ainsi permettre d’obtenir de nouveaux licenciés.


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Deux fois moins de permis de chasse qu'en 1975
Nombre de permis validés depuis la fin de la seconde querre mondiale (l'année indiquée correspond à la campagne débutée à l'automne)

Source : FNC



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      ],
      [
        "",
        2026376
      ],
      [
        "",
        2082645
      ],
      [
        "",
        2178100
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        2219051
      ],
      [
        "",
        2165472
      ],
      [
        "",
        2124371
      ],
      [
        "",
        2075369
      ],
      [
        "",
        2019206
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        1659224
      ],
      [
        "",
        1628267
      ],
      [
        "",
        1602784
      ],
      [
        "",
        1576399
      ],
      [
        "",
        1542399
      ],
      [
        "",
        1518214
      ],
      [
        "",
        1496302
      ],
      [
        "",
        1479567
      ],
      [
        "",
        1457538
      ],
      [
        "",
        1425163
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        1374183
      ],
      [
        "",
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      ],
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ]
    ],
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	tooltip: {
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		shared: false,
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		valueSuffix: "",
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		},
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Plutôt des hommes de plus de 55 ans
La pratique de la chasse est très masculine : on compte moins de 25 000 chasseuses, soit 2,2 % des licenciés. C’est aussi un hobby qui plaît à une population vieillissante, puisque 53 % des chasseurs sont âgés de 55 ans ou plus, et 29 % ont même plus de 65 ans.


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		text-align: right;
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	}



Plus de la moitié des chasseurs dépassent les 55 ans


Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354638718",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["15-24 ans","25-34 ans","35-44 ans","45-54 ans","55-64 ans","65-74 ans","75 ans et plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Population des chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % ",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La Sologne et la Corse, territoires de chasseurs
S’il existe des chasseurs partout en France, les données de la FNC font apparaître des écarts de pratique selon les régions : il y a ainsi trois fois plus de chasseurs par habitant en Corse ou dans le Centre-Val de Loire qu’en Bretagne ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15354654731{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15354654731 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_source15354654731{font-size:12px;text-align:right;}


La Corse et le Centre-Val de Loire, régions de chasseurs




Source : FNC




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15354654731").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 1,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15354654731").append("svg").attr("id", "mapSVG15354654731").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15354654731");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15354654731");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15354654731");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/regions.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Région","Proportion de chasseurs"],["Corse",6.49],["Centre-Val de Loire",5.18],["Nouvelle Aquitaine",4.42],["Bourgogne-Franche-Comté",3.26],["Occitanie",3.26],["Normandie",3.08],["Hauts-de-France",2.58],["Pays de la Loire",2.48],["Auvergne-Rhône-Alpes",2.21],["Grand Est",1.99],["Provence-Alpes-Côte d'Azur",1.91],["Bretagne",1.87],["Ile-de-France",1.85]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [1.85,2,3,4,5,6,6.5];
var color=["#eff3ff","#c6dbef","#9ecae1","#6baed6","#3182bd","#08519c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([2,3,4,5,6])
.range(d3.range(6).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.regions).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#fff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Part des chasseurs");
var rect = document.getElementById("legende15354654731").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15354654731").width();
var h = $("#dcdr_map15354654731").height();
var x = w * 3 / 100, y = h * 52 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Région","Proportion de chasseurs"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15354654731").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Région}}";
var content = "{{Proportion de chasseurs}} % de titulaires du permis de chasse dans la population totale";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15354654731 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Un hobby de professions libérales et de cadres
Les chasseurs vantent volontiers leur ancrage populaire et rural, mais cette image est en partie contredite par les chiffres. S’il est vrai que les agriculteurs sont surreprésentés (ils sont 8,5 % parmi les chasseurs, pour seulement 2 % de la population active), les premiers détenteurs des permis de chasse sont des professions libérales et cadres (36 % des permis, pour seulement 17 % de la population active).


	#container_15354641175{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15354641175{
		height:400px;
	}
	#container_15354641175 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15354641175 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus d'un tiers des chasseurs sont des cadres ou professions libérales
Catégorie socioprofessionnelle des détenteurs du permis de chasse

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354641175",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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		type: "bar",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	title: {
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	},
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		text: ""
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		series: {
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					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		title: {
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		},
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		plotLines: [{
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			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Cadre, profession libérale","Employé","Ouvrier","Artisan, commerçant","Agriculteur","Profession intermédiaire ou assimilée","Etudiant"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        36.3
      ],
      [
        "",
        23.4
      ],
      [
        "",
        15.1
      ],
      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        8.5
      ],
      [
        "",
        6.8
      ],
      [
        "",
        0.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le permis national reste minoritaire
Seule une minorité de chasseurs profitera de la réduction du coût du permis après la réforme du gouvernement. En effet, la plupart des licenciés se contentent du permis départemental, moins cher, destiné à une pratique locale. Au total, moins de 10 % détiennent un permis national, mais on constate d’importantes disparités en fonction de la catégorie socioprofessionnelle : près de 15 % des cadres ont un permis national, contre moins de 5 % des ouvriers.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
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		background-color:#f5f6f8;
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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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	.highcharts-tooltip span {
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		min-width: 170px;
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	{
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
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	}
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		text-align: right;
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	}



Trois fois plus de cadres que d'ouvriers ont un permis de chasse national
Type de permis de chasse détenu par les licenciés selon leur catégorie socioprofessionnelle

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354704103",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
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				lineWidth: 2,
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			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		title: {
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		},
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			useHTML: false,
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		},
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		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
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				useHTML: false,
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Cadre, profession libérale","Artisan, commerçant","Agriculteur","Profession intermédiaire ou assimilée","Employé","Ouvrier"],
		title: {
			text: ""
		},
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			useHTML: false,
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		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Permis national",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        14.61
      ],
      [
        "",
        12.77
      ],
      [
        "",
        10.61
      ],
      [
        "",
        8.57
      ],
      [
        "",
        6.52
      ],
      [
        "",
        4.65
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un loisir coûteux
La Fédération nationale des chasseurs a salué avec enthousiasme le passage de 400 euros à 200 euros du permis national. Mais ce coût ne représente qu’une partie minime des dépenses engagées pour pratiquer la chasse. En effet, en additionnant le transport, l’équipement, les cotisations à des sociétés de chasse, l’entretien du terrain et les assurances, la facture moyenne s’élève à 2 800 euros par an, selon une étude d’impact réalisée en 2014 pour la FNC. En incluant les emplois directs et indirects, la Fédération évalue les retombées économiques à 3,8 milliards d’euros.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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		display:block;
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}
	.highcharts-tooltip span {
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		text-align: right;
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	}



Le budget moyen des chasseurs s'élève à plus de 2 800 euros par an
Données issues de l'étude sur l'impact économique et social de la Filière chasse par le BIPE, 2014-2016

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15355315443",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
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		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Transport/déplacement (voiture y compris entretien, train….)","Cotisation à une société de chasse ou actions de chasse","Munitions, entretien et accessoires pour armes (hors achat d'arme)","Restauration extérieure","Validation du permis de chasser","Achats d'auxiliaires de chasse (Chiens, appelants, etc.)","Equipements (bottes, veste, gilet)","Entretien du territoire de chasse ","Location personnelle d'un territoire de chasse","Aménagements du territoire (poste de tir, mirador, hutte,…)","Assurances (chasseur, auxiliaires, armes,…)","Naturalisation des trophées"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "budget",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        583
      ],
      [
        "",
        562
      ],
      [
        "",
        304
      ],
      [
        "",
        256
      ],
      {
        color:"#ff3232",
        y:238
      },
      [
        "",
        227
      ],
      [
        "",
        198
      ],
      [
        "",
        143
      ],
      [
        "",
        122
      ],
      [
        "",
        104
      ],
      [
        "",
        62
      ],
      [
        "",
        48
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " euros",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
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Affaire Nyssen : la police mène des constatations dans les locaux d’Actes Sud

Une « visite de constatation », organisée en amont avec l’ancienne maison d’édition de la ministre de la culture, doit permettre de faire l’état des lieux de travaux d’agrandissement à Paris.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h40
   





                        


La police menait mercredi 29 août au matin une opération « de constatation » dans les bureaux parisiens d’Actes Sud, dans le cadre de l’enquête préliminaire sur les travaux controversés menés par la maison d’édition alors dirigée par l’actuelle ministre de la culture, Françoise Nyssen.
« Une équipe de la brigade de répression de la délinquance contre la personne est en train de visiter nos bureaux parisiens. Il s’agit d’une visite de constatation de l’état des lieux » et non d’une perquisition, a déclaré à l’AFP Estelle Lemaître, directrice de la communication de la maison d’édition. « Cette opération ne s’est pas faite à l’improviste, mais à la suite d’une prise de rendez-vous », a-t-elle précisé.
Elle s’inscrit dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris le 23 août pour déterminer si les travaux d’agrandissement des bureaux parisiens d’Actes Sud en 1997 et à partir de 2012 respectaient le code de l’urbanisme.

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                La ministre Françoise Nyssen accusée d’avoir fait agrandir les bureaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud



Agrandissements des locaux de 150 m²
L’enquête fait suite à une information du Canard enchaîné révélant que Françoise Nyssen, qui a dirigé Actes Sud avant de devenir ministre en 2017, avait augmenté de 150 m2 la surface des locaux de la maison d’édition à Paris « sans autorisation de travaux ni déclaration au fisc ». Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 m2.
Ces travaux, réalisés dans un bâtiment du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques. « Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier [la cotisation foncière des entreprises] qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien », estime Le Canard enchaîné. Concernant cette nouvelle affaire, la ministre, déjà critiquée sur son bilan, a affirmé qu’elle se tenait à la disposition du parquet.
Dans une interview au Journal du dimanche, le premier ministre, Edouard Philippe, a assuré que la justice suivrait son cours s’il y a lieu : « Rien ne sera bloqué. » Tandis que Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur notamment les exigences de transparence ».
En juin, le Canard enchaîné avait déjà dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud à Arles, réalisé en 2011 sans les autorisations nécessaires, cette situation ayant été régularisée avant l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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                Actes Sud : le parquet de Paris ouvre une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’idée d’un « développement durable » hante les discours des décideurs politiques, qui l’oublient au moment des choix difficiles, et des entreprises qui veulent redorer leur blason sans changer de modèle économique.
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Hulot-Facebook : « Concilier croissance et protection de la planète, un dilemme fondamental »

L’idée d’un « développement durable » hante les discours des décideurs politiques, qui l’oublient au moment des choix difficiles, et des entreprises qui veulent redorer leur blason sans changer de modèle économique.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h06
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Abattu au ras de l’eau comme une sarcelle de la baie de Somme, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, n’est pas seulement la dernière victime du lobby de la gâchette. Il est tombé dans un piège bien plus sournois, celui construit par sa propre ambition de changer le modèle économique de la France. Il n’est pas le premier à se casser les dents sur ce qui apparaît toujours comme un oxymore : concilier croissance économique et protection de la planète, de ses ressources, de sa biodiversité et de son climat. Depuis plus de vingt-cinq ans, l’idée d’un « développement durable », concept popularisé et promu par les Nations unies, hante les discours des décideurs politiques… qui l’oublient méthodiquement au moment des choix difficiles.
Cela se comprend aisément. Sans énergie pas de croissance et sans croissance, impossible de satisfaire les aspirations légitimes de ses électeurs à vivre dans un pays sûr et prospère. A l’inverse, une économie en récession conduit à d’inévitables conflits de redistribution. Hors de question pour le gouvernement français de tirer un trait sur son programme nucléaire, dont il reste fier, ni de se mettre à dos un monde agricole et rural aussi puissant économiquement que symboliquement.
Des entreprises plus responsables
Ce dilemme fondamental entre écologie et croissance, pointé dès 1972 par le Club de Rome, ne peut se résoudre que par une inclusion de l’une dans l’autre à un coût difficile à anticiper. Le prix de la transition énergétique allemande du nucléaire vers les renouvelables est estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros et s’est traduit par une consommation accrue de charbon. Et encore, il n’a été rendu possible que par la préservation et l’expansion de la puissante industrie allemande dont le bilan écologique est plus douteux.
Les Etats ne sont pas les seuls à se poser la question délicate de l’arbitrage entre exigences du court terme, boucler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Une majorité de la population des pays riches, par son travail, vit de ce qui détruit l’environnement. Là se pose le plus grand problème, que seule une véritable confrontation démocratique peut résoudre, estime le chercheur Salvador Juan.
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Salvador Juan : « Il faut cesser de négliger les obstacles sociaux que suscitent les réformes écologiques »

Une majorité de la population des pays riches, par son travail, vit de ce qui détruit l’environnement. Là se pose le plus grand problème, que seule une véritable confrontation démocratique peut résoudre, estime le chercheur Salvador Juan.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h57
    |

Salvador Juan (Professeur à l’université de Caen-Normandie, Centre de recherche risques et vulnérabilités/CERREV)







                        



                                


                            

Tribune. La décision de Nicolas Hulot de démissionner du gouvernement était inévitable. On peut même considérer qu’elle aurait pu arriver plus tôt au vu des décisions prises au plus haut niveau de l’Etat. Cependant, et comme il le souligne lui-même, c’est moins l’aveuglement de l’actuel pouvoir – illustrant parfaitement la tendance de fond à la technocratisation libérale des systèmes les plus développés – que les contradictions de l’ensemble de la société française et de chacun de ses habitants qui l’ont découragé.
De quelle nature sont ces contradictions que nous portons tous intimement et qui écartèlent notre système socio-économique, comme l’affirme l’ex-ministre à juste titre en évoquant, notamment, les lobbies, la recherche effrénée de croissance ou l’impossible rupture avec l’électronucléaire ? On peut les résumer en quelques points.
Le réchauffement climatique, avec ses conséquences sur les littoraux et sur l’agriculture, est l’une des dimensions de la crise écologique planétaire. Celle-ci se traduit également par le déclin de la biodiversité associé aux pollutions et à l’artificialisation des milieux, par l’épuisement des ressources non renouvelables et par l’accroissement des risques technoscientifiques. Or, ces quatre types de problèmes écologiques sont liés. Mais le traitement des symptômes de ces différents défis, tel que les politiques le proposent, est segmentaire et intègre rarement les effets secondaires sur les autres dimensions de la crise.
Elus locaux à l’unisson
Par ailleurs, ces tentatives de réformes alternatives ne tiennent presque jamais compte des obstacles sociaux qu’elles suscitent et qui les invalident au plan démocratique. C’est là que se pose le plus grand problème : dans les pays riches, la majorité de la population, par son travail, vit aujourd’hui de ce qui détruit sa santé et obère tant la qualité du milieu actuel et futur que son avenir à long terme et celui de sa descendance.
Alors...




                        

                        


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Devant le Medef, Edouard Philippe fait la réclame de sa politique économique

Le premier ministre s’est employé à rassurer le patronat échaudé par les annonces budgétaires.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h52
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


A l’université d’été du Medef, à chaque premier ministre son style. Quelques mois après sa prise de fonctions en 2014, Manuel Valls avait lancé un tonitruant « J’aime l’entreprise » qui avait marqué les esprits. A l’ouverture de la 20e édition de cette rentrée patronale, mardi 28 août à Jouy-en-Josas (Yvelines), Edouard Philippe a fait plus sobre, mais le message se voulait le même sur le fond.
Pour sa première prestation devant ce parterre de patrons – il n’était pas venu en 2017 –, l’ancien maire du Havre s’est présenté en VRP de la politique économique menée depuis un an par son gouvernement. Un exercice seulement entrecoupé par quelques mots sur la crise qui a rattrapé l’exécutif depuis le matin : la démission surprise du ministre de la transition écologique et solidaire. « J’ai aimé travailler avec Nicolas Hulot, j’ai appris beaucoup de choses », a glissé M. Philippe, sans rien laisser paraître. Juste une parenthèse, presque comme si de rien n’était, avant de prendre son temps pour égrener les mesures probusiness prises par son équipe ministérielle. Sans annonces nouvelles dans sa besace, il s’est surtout longuement employé à cajoler son auditoire.
Le premier ministre était attendu après les mesures budgétaires dévoilées ces derniers jours qui ont brouillé la communication gouvernementale. Dans une interview au Journal du dimanche, le 26 août, M. Philippe avait, en effet, indiqué que son gouvernement n’aurait pas recours à une « mesure brutale de transfert vers les entreprises » du financement des arrêts maladie de courte durée, en débat cet été. De quoi rassurer les chefs d’entreprise pour qui un tel dispositif faisait office d’« énorme chiffon rouge ». A lire l’entretien, les intéressés avaient également compris que les entreprises ne seraient pas mises à contribution pour boucler le budget 2019.
« Très mauvais signal »
Mais dès le lendemain, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait surpris en annonçant plusieurs mesures visant spécifiquement les sociétés dont le report d’un allégement de cotisations patronales de quatre points pour les salariés au niveau du smic du 1er janvier au 1er octobre 2019. De quoi rafraîchir l’ambiance. En introduction, le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, ne s’est pas privé de souligner, sous les applaudissements, « le très mauvais signal » envoyé. « Certes, nous ne sommes pas revenus aux temps que nous avons connus du zig et du zag mais la stabilité, c’est en soi une politique fiscale probusiness », a lancé le successeur de Pierre Gattaz.
Ce dernier a cependant rappelé la volonté du gouvernement de redonner de la confiance aux entrepreneurs par plusieurs réformes dont celle du code du travail, le projet de loi avenir professionnel ou encore la suppression d’une « anomalie française, la surtaxation du capital ». Le nouveau numéro un du Medef a également voulu imprimer sa marque, appelant ses troupes « à se saisir de ces réformes pour les utiliser à plein » et à « être capable de renvoyer la balle sur la fiscalité du capital et d’investir dans les entreprises ». S’adressant au chef du gouvernement, M. Roux de Bézieux a assuré : « Nous prendrons notre part au redressement du pays quand les outils nous seront donnés. » Et de lancer, en référence aux propos de M. Valls : « Monsieur le premier ministre, nous préférons les preuves d’amour aux déclarations d’amour. »
Edouard Philippe ne les a pas nommées ainsi, mais il les a soigneusement listées : à celles citées par M. Roux de Bézieux, il a ajouté l’impôt sur les sociétés « ramené de 33,3 % à 25 % d’ici 2022 », la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires, la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse pérenne de cotisations sociales ou le projet de loi Pacte… Des mesures qui ne sont des « cadeaux » faits aux entreprises mais des réponses aux « besoins » exprimés par celles-ci.
Le premier ministre a également défendu les choix budgétaires annoncés par M. Le Maire, affirmant qu’il ne s’agit pas d’« une forme de zigzag » : « Nous mettons en œuvre les choses sérieusement, au regard de la croissance dont nous disposons », s’est-il justifié. M. Philippe, qui devait entamer mercredi une série de rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur l’agenda social à venir, a conclu son propos sur les deux thématiques qu’il entend voir abordées : l’assurance-chômage, pour « faire en sorte qu’il soit toujours plus intéressant de revenir vers le travail, toujours et de façon systématique » et la santé au travail, en s’attardant longuement sur la question du financement des arrêts maladie. Une façon de rappeler que s’il a écarté un transfert « brutal » vers les entreprises, il entend que des solutions soient trouvées.

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Les doutes du gouvernement sur le prélèvement à la source

Le gouvernement veut faire le point en septembre sur cette réforme à hauts risques censée entrer en vigueur au 1er janvier 2019.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 13h57
    |

            Benoît Floc'h (Avec Cédric Pietralunga)








                        


La réforme du prélèvement à la source aura-t-elle lieu ? « On se donne jusqu’au 15 septembre pour voir si on le fait ou pas », aurait répondu le président de la République il y a quelques jours, selon Le Canard enchaîné du mercredi 29 août. Mêmes signes de fébrilité à Matignon. Interrogé sur les propos rapportés d’Emmanuel Macron, l’entourage du premier ministre assure certes qu’aucun report n’est à l’ordre du jour. Mais, de même source, on ajoute aussitôt : « On passe les jalons un à un et, en septembre, on appuiera sur le bouton si tout continue d’aller bien. » Bref, à quatre mois de l’entrée en vigueur de ce que Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, présente comme la plus grande réforme de l’impôt sur le revenu depuis sa création, le gouvernement reconnaît qu’il n’est pas absolument sûr de la lancer.
Dans l’entretien qu’il a accordé il y a quelques jours au Journal du dimanche, Edouard Philippe ne disait d’ailleurs pas autre chose. « Nous ferons le point sur la préparation de cette réforme dans les prochaines semaines », avait-il déclaré, semant le doute sur les intentions du gouvernement.
« Nous ferons l’impôt à la source à partir de janvier parce que c’est une grande réforme sociale, une grande réforme qui améliore la trésorerie des Français », a cependant martelé M. Darmanin, mercredi 29 août sur Europe 1, précisant : « Il n’y a aucun bug administratif ou informatique. Il est normal que le président de la République et le premier ministre surveillent que les choses se passent bien. »
L’exécutif sait qu’il ne peut pas rater cette réforme qui concerne 38 millions de foyers fiscaux. Certes, ce n’est pas l’impôt sur le revenu qui est réformé, mais seulement sa collecte. Dorénavant, les Français ne paieront plus eux-mêmes l’impôt qu’ils doivent sur les revenus de l’année passée. C’est leur entreprise ou leur caisse de retraite qui le prélèvera tous les mois sur leur salaire pour le compte de l’Etat.
Le prélèvement à la source représente deux enjeux pour le gouvernement. Le premier est technique : c’est une grosse machine à la tuyauterie compliquée qu’il faut régler et les risques de cafouillages ne sont pas négligeables.
Mais l’enjeu est également politique. Au moindre faux pas, le gouvernement sait qu’il sera sur la sellette. Cette réforme à tiroirs a déjà réservé des surprises. Les particuliers qui recourent à des employés à domicile ou les contribuables qui bénéficient de crédits ou de réductions d’impôt se sont ainsi aperçus qu’ils étaient dans un angle mort de la réforme. Le gouvernement a dû, dans l’urgence, trouver des solutions.

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« Interrogation sur le pouvoir d’achat »
Surtout, quelle sera la réaction des contribuables qui percevront, fin janvier, une paye amputée de quelques dizaines ou quelques centaines d’euros ? Le gouvernement craint que cela n’ait des conséquences en termes de consommation, et donc de croissance, alors que celle-ci donne déjà des signes de faiblesse.
« Je ne serais pas étonné si [la réforme] était démontée », confie Albéric de Montgolfier. Le sénateur Les Républicains de l’Eure-et-Loir, qui a beaucoup travaillé sur le prélèvement à la source, assure que les doutes au sommet de l’Etat « sont réels ». « L’interrogation du président de la République porte sur le pouvoir d’achat, justifie-t-il. La feuille de paye aura un impact psychologique. » 
Mais, répond, Cendra Motin, députée La République en marche de l’Isère, dans la plupart des cas, « il s’agira de montants supportables. Pour tout un tas de métiers de l’artisanat, par exemple, le salaire ne sera amputé que de 20 à 60 euros ». Pour l’élue, elle aussi experte sur cette question, « aujourd’hui, il n’y a pas de raison de ne pas y aller ». « Tout le monde est prêt, dit-elle : Bercy, les entreprises, les éditeurs de logiciel de paye… Je m’en suis assurée moi-même auprès de Bercy. Ils m’ont confirmé que tout était en ordre. S’il y avait le moindre doute, ils ne seraient pas aussi catégoriques. » Reste à en convaincre le chef de l’Etat et le premier ministre.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Editorial. Par sa nomination au gouvernement, Nicolas Hulot apportait la garantie que la défense de la cause écologique ne resterait plus un vain mot. Son départ quinze mois plus tard démontre que c’était un vœu pieux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Démission de Nicolas Hulot : le réquisitoire de l’ancien ministre

Editorial. Par sa nomination au gouvernement, Nicolas Hulot apportait la garantie que la défense de la cause écologique ne resterait plus un vain mot. Son départ quinze mois plus tard démontre que c’était un vœu pieux.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h42
   





                        



   


Editorial. Spectaculaire dans le ton, inédite dans la forme, la démission de Nicolas Hulot du gouvernement, annoncée en direct sur les ondes de France Inter, mardi 28 août, exprime d’abord un aveu d’échec de la part du ministre de la transition écologique et solidaire. Pas plus que ses douze prédécesseurs depuis vingt ans, il n’est parvenu à modifier en profondeur l’action de l’Etat face aux défis climatiques, environnementaux ou sanitaires du monde actuel. Indépendant et exigeant – trop anxieux et capricieux, disent déjà ses détracteurs –, il en tire la conséquence : il se retire en espérant, sans trop y croire, que ce geste provoquera un électrochoc et réveillera les consciences.
Mais cette décision singulière constitue surtout un revers cuisant pour le président de la République, qui plus est à l’orée d’une rentrée délicate. Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron avait réussi à convaincre cette personnalité atypique, symbole de l’engagement citoyen, de ne plus se contenter du pouvoir d’influence qu’il exerçait depuis longtemps, mais de mettre son talent et sa notoriété au service de l’action gouvernementale.
Par sa seule présence, son rang de ministre d’Etat et l’étendue de ses attributions, Nicolas Hulot apportait alors la garantie que la défense de la cause écologique ne resterait plus un vain mot. Comme un boomerang, son départ quinze mois plus tard démontre que, pour une large part, c’était un vœu pieux.

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C’est d’autant plus vrai que l’intéressé a justifié sa sortie dans des termes cinglants. Au-delà de l’hommage affectueux qu’il a rendu au chef de l’Etat, au premier ministre et à ses anciens collègues, exception faite de celui de l’agriculture, c’est en effet un véritable réquisitoire que M. Hulot a dressé contre la politique gouvernementale.
Avec trois griefs essentiels. D’abord, a-t-il plaidé, la politique des « petits pas » dans laquelle il a été cantonné n’est pas à la hauteur des enjeux de cette « tragédie » climatique et environnementale qui menace la planète. « Avons-nous commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ? Non. Avons-nous commencé à réduire l’utilisation des pesticides ? Non. A enrayer l’érosion de la biodiversité ? Non », a-t-il martelé. A quoi s’ajoute « l’entêtement » des pouvoirs publics à préserver la filière nucléaire, « cette folie inutile ». Autant de sujets sur lesquels, à l’évidence, l’ancien ministre n’a pas réussi à convaincre et a été contraint, au contraire, à de peu glorieux renoncements.
« C’est un problème de démocratie »
S’il apparaîtra pour le moins naïf à beaucoup, le deuxième grief n’est pas moins sérieux et sévère. Il concerne le poids exercé sur les décisions publiques par les lobbys de toutes sortes, qu’il s’agisse du nucléaire, des chasseurs, de l’agro-industrie… La puissance de ces groupes d’intérêts, leur « présence dans les cercles du pouvoir » jusqu’au plus haut niveau a conduit M. Hulot à poser de rudes questions : « C’est un problème de démocratie. Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ? »
Mais, plus encore, parce que cela touche directement le chef de l’Etat, responsable en dernier ressort, l’ancien ministre a pointé le grand écart qui existe, à ses yeux, entre les paroles et les actes, entre les déclarations flamboyantes et les arbitrages effectifs, entre une diplomatie environnementale offensive et ambitieuse et une politique nationale trop défensive et timorée. Avec ce mot terrible pour conclure : Nicolas Hulot ne voulait plus participer à « une forme de mystification ».

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Enfin, le porte-voix de l’écologie a été au bout de ses convictions : comment affronter sérieusement les désordres de la planète, a-t-il questionné, si l’« on s’évertue à réanimer un modèle économique qui [en] est la cause » et si la dictature du court terme interdit de penser et de préparer les réorientations vitales à long terme ? En clair, peut-on être un libéral probusiness et un écologiste proplanète ? Cela revient à pointer les limites du « en même temps » macronien.
Nicolas Hulot reconnaît qu’il n’a pas les réponses à ces questions. Il revient désormais au chef de l’Etat d’en trouver.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a annoncé que l’examen de cette réforme phare pour l’exécutif est décalé « de quelques mois ».
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Le report tactique mais risqué de la révision constitutionnelle

Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a annoncé que l’examen de cette réforme phare pour l’exécutif est décalé « de quelques mois ».



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h33
    |

            Alexandre Lemarié et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

C’est la première fois que le gouvernement se voit contraint de repousser une réforme depuis le début du quinquennat. Ni les manifestations syndicales ni les protestations de l’opposition n’étaient parvenues, jusque-là, à ralentir la cadence d’adoption des textes impulsés par l’exécutif. L’affaire Benalla, elle, a entraîné le report d’un chantier pourtant présenté comme prioritaire par Emmanuel Macron.
L’examen de la révision constitutionnelle, qui avait été interrompu à la fin du mois de juillet par la polémique suscitée par les images de l’ex-collaborateur du chef de l’Etat en train de malmener des manifestants le 1er mai, n’est pas prévu pour la rentrée, comme certains l’espéraient dans la majorité. Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé dans un entretien au Journal du dimanche, le 26 août, qu’il sera décalé « de quelques mois tout au plus », compte tenu de la volonté de l’exécutif de faire des dossiers économiques la priorité de la rentrée.

A l’Assemblée nationale, la session extraordinaire reprendra donc par l’examen en commission du projet de loi Pacte sur les entreprises dès le 5 septembre, avant que soient étudiés ceux sur l’agriculture et l’alimentation, ainsi que sur la lutte contre la fraude fiscale, à partir du 12 septembre dans l’Hémicycle. La session ordinaire, qui commencera début octobre, sera quant à elle accaparée par le budget. Difficile dès lors de trouver une place pour la réforme constitutionnelle dans le calendrier parlementaire, même si le premier ministre a affiché sa volonté qu’elle soit présentée « dès que possible au cours de la session ordinaire ».
« La réforme pourra être examinée en novembre ou en janvier », se projette le chef de file des députés La République en marche (LRM), Richard Ferrand, qui se réjouit du « choix de priorité » opéré par l’exécutif. « Il me paraît plus utile d’attaquer la rentrée avec les sujets économiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Entre déception, agacement, voire quasi-satisfaction, les réactions sont contrastées  chez les élus de La République en marche, après la décision de l’ex-ministre.
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Démission de Hulot : « L’écologie, ça n’est pas des individualités »

Entre déception, agacement, voire quasi-satisfaction, les réactions sont contrastées  chez les élus de La République en marche, après la décision de l’ex-ministre.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 11h35
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Entre vraie déception, léger agacement et quasi-satisfaction, la démission de Nicolas Hulot a suscité des réactions contrastées au sein de la majorité, après l’annonce de son départ du gouvernement, mardi 28 août.
La plupart des députés La République en marche (LRM) ont veillé à ménager l’ex-ministre de la transition écologique en assurant « respecter » sa décision. « Nous avons beaucoup fait avec Nicolas Hulot. Je respecte profondément sa personnalité comme sa décision personnelle », a ainsi déclaré le chef de file des élus macronistes à l’Assemblée, Richard Ferrand, en assurant que ses troupes « continueron [t] à agir pour la transition écologique et solidaire avec énergie et détermination ». Un message relayé par d’autres piliers du groupe. « Sa décision, je la regrette. Elle renforcera notre volonté d’agir et notre niveau d’exigence », affirme Hugues Renson, député (LRM) de Paris. Même tonalité chez sa collègue des Yvelines Yaël Braun-Pivet : « Nous poursuivrons inlassablement son action, avec détermination et conviction. »

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Au-delà de ces déclarations consensuelles, plusieurs élus macronistes ont mal digéré que M. Hulot reproche à Emmanuel Macron de ne pas avoir fait de l’environnement la priorité de son quinquennat. Comme si les fidèles du chef de l’Etat estimaient infondé d’intenter un tel procès à ce dernier après un an seulement d’exercice du pouvoir. Le patron des sénateurs LRM, François Patriat, a ainsi jugé que la décision du ministre démissionnaire n’était « pas justifiée ». « Nicolas Hulot ne mesure pas le chemin parcouru, les succès qu’il a obtenus, et le nombre d’arbitrages rendus en sa faveur avec le soutien constant du président de la République », a affirmé le vice-président du groupe d’étude chasse et pêche au Sénat.
Patience
A son tour, le patron du mouvement LRM et secrétaire aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a critiqué à demi-mot la démission de M. Hulot, en notant que les effets de la politique « n’étaient pas toujours immédiats », mais se mesuraient « sur le long terme ». Et qu’il fallait donc savoir faire preuve de patience, au lieu de jeter l’éponge de manière hâtive. Dans la même veine, le député LRM des Hauts-de-Seine Gabriel Attal a souligné la « fragilité » de cet ex-ministre venu de la société civile. Et de lancer, avec une pointe d’amertume, en direction de M. Hulot : « Je suis sûr que notre bilan lui fera, dans quelques années, regretter sa décision. »
Deux des porte-parole du groupe à l’Assemblée ont présenté son départ comme une décision strictement personnelle, n’entamant en rien la détermination de la Macronie en matière d’écologie. « Il choisit de ne plus servir le gouvernement, mais nous continuerons à servir la cause », a affirmé la députée de Paris Olivia Grégoire. « L’écologie, ça n’est pas des individualités, c’est un enjeu majeur que nous partageons et pour lequel nous sommes mobilisés », a abondé sa collègue des Yvelines Aurore Bergé.

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Si la majorité des troupes macronistes ont pesé leurs mots, le député LRM de Seine-Maritime Xavier Batut, lui, assume « ne pas regretter » le départ de M. Hulot, avec lequel il « partage peu de convictions ». Vice-président du groupe d’étude chasse et territoires à l’Assemblée, ce partisan du nucléaire reproche à l’ex-animateur d’« Ushuaïa » d’avoir « une vision uniquement écologiste des sujets, sans prendre en compte les aspects économiques et les modes de vie des Français ». Avant de fustiger son attitude : « On ne peut pas faire avancer un pays avec un ministre qui est prêt à démissionner à chaque arbitrage ! »
Vigilants
La tonalité n’est évidemment pas la même chez les écologistes de la majorité, qui se disent sincèrement déçus par le départ du militant Hulot. Et en profitent pour appeler à la mobilisation sur l’environnement. « Plus que jamais, des transformations écologiques profondes doivent être accomplies avec engagement, persévérance et détermination », a souligné le président de l’Assemblée, François de Rugy. Autre ex-écologiste convertie au macronisme, la députée de la Somme Barbara Pompili‏ voit dans la décision de M. Hulot « un appel à la réflexion et à l’action ».
Le député LRM des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert va plus loin, en attribuant sa démission à un manque de prise en compte des enjeux environnementaux par l’exécutif. « Le gouvernement n’a pas érigé la transition écologique au cœur de sa politique et n’en a pas fait sa priorité, alors qu’il y a urgence à changer le système en profondeur », déplore cet ex-membre d’EELV. « On a laissé Nicolas Hulot seul pendant plus d’un an. Or ce ne sont pas un ministre et deux secrétaires d’Etat qui peuvent réussir à eux seuls à sauver l’humanité », se désole celui qui a proposé – en vain – la création d’un poste de vice-premier ministre en charge de la transition écologique.

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Pour autant, aucun des soutiens de M. Hulot au sein de la majorité n’a prévu de quitter les rangs de la Macronie. Cela ne les empêche pas de se montrer vigilants, comme l’explique la députée LRM de la Haute-Marne Bérangère Abba, membre de la commission du développement durable à l’Assemblée : « Nous allons regarder avec attention qui va remplacer Nicolas Hulot et les prochains arbitrages du budget. » A défaut de pouvoir compter sur un champion de l’écologie, populaire auprès des Français, au sein du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Pour la journaliste Françoise Fressoz, le départ de l’écologiste du gouvernement Philippe représente un échec du « nouveau monde » plébiscité par Emmanuel Macron.
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Démission de Hulot : la fin d’une illusion politique

Pour la journaliste Françoise Fressoz, le départ de l’écologiste du gouvernement Philippe représente un échec du « nouveau monde » plébiscité par Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h23
    |

            Françoise Fressoz








                        


                                                        
Chronique. L’histoire, parfois, bégaie. Avec le départ de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron vient de perdre son ministre d’ouverture, exactement comme Nicolas Sarkozy avait fini par perdre les siens, lui qui était pourtant si fier de les avoir débauchés en 2007 des rangs de la gauche ou de la société civile. Ils avaient pour noms Jean-Pierre Jouyet, Bernard Kouchner, Martin Hirsch, Fadela Amara ou encore Eric Besson et Jean-Marie Bockel. Ils étaient là pour déstabiliser le camp dont ils étaient issus mais pas seulement.
Nicolas Sarkozy attendait d’eux qu’ils créent la surprise, engendrent le mouvement, pallient les lacunes de la droite, fabriquent du neuf le temps d’un quinquennat qui se voulait résolument novateur, après l’interminable règne chiraquien. Jouyet et l’Europe, Kouchner et les droits de l’homme, Hirsch et le revenu de solidarité active, Amara et les banlieues. Que l’affiche était belle ! Trois ans plus tard, l’édifice était en lambeaux, certains avaient démissionné, d’autres avaient été limogés. L’ouverture n’avait pas résisté à la grave crise économique de 2008, ni à l’illusion qu’avaient caressée ses acteurs de faire vivre leurs convictions. Or, ils n’étaient là que pour servir un président dont la marge de manœuvre ne cessait de se rétrécir.
Poussif et décevant
Aujourd’hui, on assiste à la même désillusion à travers ce cri du cœur de Nicolas Hulot, poussé sur France Inter mardi 28 août. « Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur les enjeux » écologiques. Et pourtant, feu le ministre de la transition écologique et solidaire avait voulu, à son tour, croire à l’ouverture, fasciné par Emmanuel Macron, ce jeune président qui annonçait être « et de gauche et de droite » et prétendait présider le pays sur les ruines du vieux système avec promesse de tout reconstruire en plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Chirac, Sarkozy, Hollande... autant de présidents pour qui il a été un conseiller de l’ombre, et qui avaient tenté de l’attirer dans l’exécutif.
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Nicolas Hulot, la fin d’une aventure politique

Chirac, Sarkozy, Hollande... autant de présidents pour qui il a été un conseiller de l’ombre, et qui avaient tenté de l’attirer dans l’exécutif.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 11h48
    |

            Sophie Landrin et 
Simon Roger








                        



                                


                            

Sans doute a-t-il mis un terme définitif à son expérience en politique. Nicolas Hulot, 63 ans, quitte le ministère de la transition écologique et solidaire un peu plus d’an après avoir gagné l’hôtel de Roquelaure. Un passage éclair pour ce militant écologiste qui longtemps hésita à franchir le pas.
Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande, avaient tenté en vain d’accrocher ce trophée au fronton de leur gouvernement. Si Nicolas Hulot a finalement accepté l’offre d’Emmanuel Macron en mai 2017, c’est qu’il y voyait « la dernière occasion » pour lui de construire « un nouveau modèle » de société plus durable. Combien de temps allait-il tenir ? Les doutes sur sa longévité ont surgi sitôt sa nomination. Une question de jours ou de mois, affirmait-on. Trop torturé, trop exigeant, trop impulsif, expliquaient ses amis comme ses détracteurs. Quinze mois ont emporté sa décision.

Conseiller de l’ombre
La politique et Nicolas Hulot, c’est une longue histoire d’attirance et de répulsion, d’envie et de blessure, d’engagement et de renoncement. L’ancien présentateur d’« Ushuaïa » prend son bâton de pèlerin à la fin des années 1990. Ses voyages autour du monde pour ses émissions télévisées l’ont convaincu de la dégradation accélérée de l’environnement et de la nécessité d’alerter l’opinion publique et de mobiliser les responsables politiques.
Au faîte de sa popularité, il commence à chuchoter à l’oreille du président Jacques Chirac. Ce dernier considère que Nicolas Hulot « est le seul qui sait de quoi il parle ». Lorsqu’il était maire de Paris, il a fait voter une subvention à la Fondation Ushuaïa créée par l’ancien animateur en 1990.
Les deux hommes qui se tutoient se rencontrent désormais régulièrement à l’Elysée les dimanches après-midi. Nicolas Hulot accompagne le chef de l’Etat au Sommet de la Terre à Johannesburg (Afrique du Sud), en 2002, où le président français met en garde les leaders mondiaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Marine Le Pen espère bénéficier du vent italien dans la campagne pour le scrutin européen de mai 2019.
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A la peine, l’extrême droite française se verrait bien profiter d’un « effet Salvini »

Marine Le Pen espère bénéficier du vent italien dans la campagne pour le scrutin européen de mai 2019.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h44
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Un accent estival plane encore sur l’extrême droite française. Alors que la plupart des chefs de parti d’opposition à Emmanuel Macron ont repris leurs éléments de langage de rentrée le dernier week-end d’août, Marine Le Pen, elle, tweetait en italien.
« Sostegno a Matteo Salvini », a-t-elle posté, dimanche 26 août, dans un message de « soutien » au ministre de l’intérieur italien (Ligue, extrême droite), sans manquer de dénoncer au passage le « gouvernement des juges » qui voudraient « retirer le pouvoir au peuple » et « pas qu’en France ». Désormais sous le coup d’une enquête judiciaire dans son propre pays pour « séquestrations, arrestations illégales et abus de pouvoir », Matteo Salvini venait d’accepter de laisser finalement débarquer à Catane les quelque 150 migrants secourus par les gardes-côtes italiens… puis bloqués une semaine au port, à bord de leur patrouilleur. Le Rassemblement national (RN), lui, devra attendre le 26 septembre pour connaître l’issue de son recours contre la saisie par la justice française de ses 2 millions d’euros d’aides publiques, dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation des fonds européens par l’ex-Front national.

Salvini-Le Pen, même combat : voilà donc en substance le message envoyé par la présidente du RN, saisissant une nouvelle occasion de s’afficher aux côtés du « parti frère » transalpin, comme elle le présente si souvent à la tribune. Et ce d’autant plus depuis que le score historique de la Ligue italienne au scrutin de mars (17,4 %) a permis à son leader de jouer un rôle incontournable dans la formation du gouvernement, dont il est le vice-président, aux côtés de son allié du mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio.
Fondamentaux du Front national
Il n’y a pas si longtemps, les inspirations marinistes de Matteo Salvini étaient autrement plus soulignées que l’inverse, lui qui a collé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les dirigeants hongrois et italien esquissent un front antimigrants. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant, ils ont raison », a répondu le président.
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Migrants : Viktor Orban et Matteo Salvini prennent Emmanuel Macron pour cible

Les dirigeants hongrois et italien esquissent un front antimigrants. « S’ils ont voulu voir en ma personne leur opposant, ils ont raison », a répondu le président.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h33
    |

            Jean-Baptiste Chastand, 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Margherita Nasi (à Rome)








                        



                                


                            

La droite radicale avait rendez-vous avec l’extrême droite. Mardi 28 août, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, chef de la Ligue (extrême droite), a accueilli dans son fief lombard de Milan le premier ministre ultraconservateur hongrois, Viktor Orban. Tout sourire, les deux hommes forts du moment sur la scène politique de la droite anti-immigration européenne ont fait de cette rencontre un moment fondateur dans l’optique des élections européennes de mai 2019. Avec une cible principale : Emmanuel Macron, qualifié de « chef des partis promigrants » en Europe par M. Orban.
« Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale », a déclaré le premier ministre hongrois. « Nous sommes au bord d’un tournant historique pour l’Europe, a abondé le chef de la Ligue. Aujourd’hui commence un parcours commun qui sera suivi de nombreuses autres étapes dans les prochains mois, pour mettre au premier plan le droit au travail, à la santé et à la sécurité. Tout ce que les élites européennes financées par [le philanthrope américain d’origine hongroise] Soros et gouvernées par le Macron du moment nous refusent. »
Entre 5 000 et 15 000 personnes se sont retrouvées sur la place San Babila, en plein centre-ville, pour protester contre les positions xénophobes et souverainistes des deux politiciens. Mais dans le salon feutré de la préfecture de Milan, M. Salvini, arrivé au pouvoir en juin à la faveur d’une coalition inédite avec « l’antisystème » Mouvement 5 étoiles (M5S), et M. Orban, homme fort de la Hongrie depuis 2010, ont affiché leur convergence sur le sujet. Connu pour avoir chassé presque tous les demandeurs d’asile de son territoire, M. Orban a qualifié son alter ego, qui a fermé les ports aux navires de sauvetage en Méditerranée, de « compagnon de route » et même de « héros » :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’exécutif a tenté de minimiser la démission du ministre de l’écologie. Le chef de l’Etat affronte la première crise gouvernementale majeure de son quinquennat.
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La rentrée de Macron frappée par la tempête Hulot

L’exécutif a tenté de minimiser la démission du ministre de l’écologie. Le chef de l’Etat affronte la première crise gouvernementale majeure de son quinquennat.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 12h13
    |

            Cédric Pietralunga (A Copenhague) et 
Patrick Roger








                        



                                


                            

Ancien ou nouveau monde, l’adage popularisé par Jacques Chirac selon lequel « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille » continue de se vérifier. L’affaire Benalla a explosé mi-juillet, produisant des effets dévastateurs et obligeant même l’exécutif à suspendre l’examen de la révision constitutionnelle dont Emmanuel Macron avait fait un des marqueurs emblématiques de son quinquennat. Et voilà que, moins d’une semaine après la rentrée de l’exécutif, le numéro trois du gouvernement, le plus populaire de ses ministres, Nicolas Hulot, annonce sa démission de manière fracassante, mardi 28 août, en direct à la radio, sans en avoir prévenu personne, à commencer par le président de la République et le premier ministre. Du jamais-vu !
Certes, le départ de Nicolas Hulot couvait depuis plusieurs mois. « Il a toujours dit qu’il ne prenait aucun plaisir dans cette fonction ministérielle, minimisait son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, mardi après-midi sur RTL. La question de sa démission a toujours été quelque part présente. » Il n’empêche que, au-delà de la forme, qui confère à ce départ une dimension inédite, celui-ci agit comme un révélateur des ambiguïtés de la politique mise en œuvre depuis quinze mois, de ses limites, voire de ses impasses.
Après sa victoire présidentielle, M. Macron avait pris grand soin de composer un casting gouvernemental des plus séduisants sur le papier, amalgamant figures politiques et personnalités issues de la société civile. Avec deux figures de proue, promues ministres d’Etat : François Bayrou, côté politique, et Nicolas Hulot, courtisé de longue date par les prédécesseurs de M. Macron à l’Elysée et qui avait jusque-là constamment refusé d’entrer au gouvernement. Sa « plus belle prise », s’extasiaient les proches du président de la République.
Colmater les brèches
Un an après, les deux ont dû jeter l’éponge. Mais autant la démission contrainte de l’ancien garde des sceaux...




                        

                        

