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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La Ligue féminine reprend mercredi soir. Quinze des dix-sept Françaises sacrées championnes du monde, en décembre 2017, s’alignent dans ce championnat.
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Handball : ce qu’il faut savoir sur la reprise du championnat de France féminin

La Ligue féminine reprend mercredi soir. Quinze des dix-sept Françaises sacrées championnes du monde, en décembre 2017, s’alignent dans ce championnat.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h58
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            Clément Martel








                        


Alors que la France s’apprête à accueillir l’Euro féminin de handball à la fin de l’année, avec des Bleues championnes du monde, la Ligue féminine de handball (LFH), le championnat hexagonal, reprend ses droits mercredi 29 août.
La « Ligue des championnes du monde »
A l’occasion de la cérémonie de remise des trophées de la saison passée, lundi 27 août, dans la flambant neuve – et pas tout à fait achevée – maison du handball à Créteil (Val-de-Marne), le président de la Fédération française de handball (FFHB), Joël Delplanque, n’a pas manqué de se féliciter. « J’ai entendu la Ligue nationale de football présenter la Ligue 1 comme “le championnat des champions du monde”, et comme eux, cette saison, on peut vraiment dire qu’on est “la Ligue des championnes du monde” ».

        Notre récit de la finale du championnat du monde :
         

          Comment les handballeuses françaises ont braqué le monde



Et pour cause. Sur les dix-sept joueuses sacrées en décembre 2017 contre les « imbattables Norvégiennes » (les mots sont du sélectionneur Olivier Krumbholz), quinze Bleues entament la saison de LFH, mercredi 29 août.
Seules Amandine Leynaud (à Györ) et Estelle Nze Minko (à Siofok) évolueront à l’étranger (en Hongrie) cette année, après le retour au bercail de Siraba Dembélé (de Rostov-Don à Toulon), Alexandra Lacrabère (de Skopje à Fleury), Camille Ayglon (de Bucarest à Nantes) et Gnonsiane Niombla (de Bucarest à Metz).
Ce retour vise à « anticiper la reconversion » dans le cas de la trentenaire Alexandra Lacrabère, et de ses coéquipières Dembélé et Ayglon. Il s’inscrit également dans la perspective de l’Euro, que la France organise (du 29 novembre au 16 décembre).
En évoluant dans le championnat domestique, les joueuses d’Olivier Krumbholz seront plus à même d’être libérées pour les stages de préparation de la compétition européenne.
Soucieuse de la réussite de l’équipe de France, la LFH a ainsi mis en place un partenariat pour permettre aux Bleues de se réunir, même hors coupures internationales.
Un championnat qui se structure
Cette année, la Ligue féminine de handball entame sa dixième saison. Dix ans d’âge pour le championnat qui voulait, en 2008, « porter le développement du handball féminin professionnel français ».
« Je trouve que le championnat a vraiment progressé ces dernières années, souligne la capitaine des Bleues, Siraba Dembélé, rentrée à Toulon cet été. C’est une bonne chose car de nombreuses internationales étrangères veulent jouer en France. »
Car outre les deux locomotives du championnat, Metz et Brest, les internationales – de France et d’ailleurs – se retrouvent dans la plupart des douze clubs. Au total, plus de soixante joueuses ont déjà été appelées par leur équipe nationale.
Mieux structurés, plus stables et ne dissimulant plus leurs ambitions, les clubs français font de la LFH le second championnat européen le plus relevé, derrière le championnat hongrois, mais « devant ceux de Russie et de Macédoine », selon Dembélé.
Metz, Brest, Nantes et les autres
Longtemps - pendant 25 ans - le championnat national a été dominé par l’équipe de Metz. Mais cette saison plusieurs candidats lorgnent sur la couronne des Lorraines.
S’il possède six championnes du monde dans son effectif, l’entraîneur messin, Emmanuel Mayorade reconnaît que « l’heure de la défaite se rapproche », voyant tout particulièrement l’équipe de Brest grignoter cette domination.
Doté d’un budget de cinq millions d’euros (le double de celui de ses meilleurs rivaux), le club breton a affiché ses ambitions, recrutant notamment la Slovène Ana Gros chez son concurrent messin.
Outre les Brestoises, qui comptent dans leur effectif la gardienne Cléopâtre Darleux, sacrée meilleure joueuse (MVP) de la saison passée et la pièce maîtresse des Bleues, Allison Pineau, le club de Nantes s’est également renforcé, avec notamment les arrivées des championnes du monde Camille Ayglon, Blandine Dancette et Kalidiatou Niakaté.
Quant à Toulon, qui a vu le retour de Siraba Dembélé, « on vise le titre », promet la capitaine des Bleues.
« On s’apprête à vivre notre championnat le plus serré », conclut le président messin Thierry Weizman au Républicain Lorrain, qui ne dédaignerait pas décrocher cette année un premier trophée européen, à l’instar de Montpellier chez les hommes l’an passé.
L’Euro dans toutes les têtes
Si le championnat de France reprend ses droits mercredi, la plupart des joueuses de LFH auront dans un coin de la tête l’incontournable rendez-vous de fin d’année : l’Euro féminin qui se déroulera en France du 29 novembre au 16 décembre.
« C’est un objectif à moyen terme, le point d’orgue de la première partie de la saison, souligne la gardienne brestoise Cléopâtre Darleux. Mais il y a plein d’objectifs qui vont arriver les uns après les autres en ce début de saison. »
Ce que confirme sa partenaire des Bleues, l’ailière messine Manon Houette : « Jouer à la maison c’est super, mais il va falloir parvenir à gérer cette pression. » 
Equipe à battre après son titre mondial, la France est attendue : jamais les Bleues n’ont décroché le titre européen. Mais Olivier Krumbholz, le sélectionneur français, esquive d’une pirouette : « Si on s’était cassé la figure au Mondial, on aurait la pression. Comme on a gagné, on a la pression. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le coureur de la Groupama-FDJ a pris la tête du classement général de la Vuelta au terme de la 5e étape, disputée entre Grenade et Roquetas de Mar.
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Le Français Rudy Molard nouveau maillot rouge du Tour d’Espagne

Le coureur de la Groupama-FDJ a pris la tête du classement général de la Vuelta au terme de la 5e étape, disputée entre Grenade et Roquetas de Mar.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h53
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29.08.2018 à 18h27
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                            Alexandre Pedro








                        



   


Sept ans après Sylvain Chavanel, un Français endosse à nouveau le maillot rouge du Tour d’Espagne. Rudy Molard a pris la tête du classement général de la Vuelta à l’issue de la 5e étape, remportée mercredi 29 août à Roquetas de Mar par l’Australien Simon Clarke.
Au départ de l’étape, le coureur de la Groupama-FDJ pointait à la 28e place, à 3 min 46 s du leader, Michal Kwiatkowski. Mais une fois n’est pas coutume, l’équipe Sky n’a pas vraiment cherché à défendre la première place d’un de ses coureurs, assurant un train peu soutenu derrière l’échappée de vingt-cinq coureurs dans laquelle Rudy Molard s’était glissé.
A 30 kilomètres de l’arrivée, Alessandro De Marchi, Bauke Mollema et Simon Clarke ont faussé compagnie à leurs compagnons de fugue. En poursuite dans un second groupe, Molard s’est alors concentré sur le gain du maillot rouge. Sixième de l’étape, il compte désormais 1 min 1 s d’avance sur Kwiatkowski. « J’ai commencé à penser au maillot seulement à la fin de l’étape. J’ai plutôt pensé à la victoire d’étape, mais ce n’était pas facile à gérer », a expliqué après l’arrivée le nouveau leader.

⚡ Etapa 5 | Stage 5 #LaVuelta18 

— lavuelta (@La Vuelta)


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La Groupama-FDJ défendra le maillot
Agé de 28 ans, le Breton a longtemps été dans l’ombre des coureurs de sa génération comme Romain Bardet et Thibaut Pinot. Un bon coureur, un équipier apprécié, mais un palmarès modeste depuis ses débuts chez Cofidis en 2011. En début de saison, il avait remporté la plus belle victoire de sa carrière avec la 6e étape de Paris-Nice. Il n’était pas passé loin du titre de champion de France, le 1er juillet, repris dans les derniers kilomètres sur le parcours de Mantes-la-Jolie.
Rudy Molard devient le 25e leader français de l’histoire de la Vuelta et espère bien porter ce maillot rouge « jusqu’à dimanche ». Après trois étapes sans difficulté majeure, il lui faudra alors résister au meilleur grimpeur du peloton sur les pentes de l’Alto de la Covatilla (hors catégorie).
En attendant, son équipe a bien l’intention de défendre ce maillot, comme l’a annoncé sur Eurosport Thibaut Pinot (13e au classement général) : « C’est tellement rare pour un Francais, pour notre équipe. Il va se battre, toute l’équipe est derrière lui. » L’équipe dirigée par Marc Madiot n’avait pas eu un maillot de leader sur un grand tour depuis l’Australien Bradley McGee. C’était sur le Tour de France en 2013.

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— GroupamaFDJ (@Équipe Cycliste Groupama-FDJ)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La Ligue italienne a analysé des images du joueur de l’Udinese Rolando Mandragora, et estime qu’il a tenu des « propos blasphématoires »
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Football : un joueur italien suspendu pour avoir insulté la Vierge Marie

La Ligue italienne a analysé des images du joueur de l’Udinese Rolando Mandragora, et estime qu’il a tenu des « propos blasphématoires »



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 15h38
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Le milieu de terrain international italien Rolando Mandragora a reçu un match de suspension pour des « propos blasphématoires » lors du match opposant son équipe de l’Udinese à la Sampdoria, a annoncé la ligue italienne de football.
L’épisode avait échappé aux arbitres du match remporté par l’Udinese (1-0) mais la Lega Série A a analysé les images diffusées à la télévision et déterminé que le joueur de 21 ans avait insulté la Vierge Marie et comparé Dieu à un chien.

@FrSerieA La séquence en question:
— FrSerieAGoals (@FrSerieA Goals)


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« Il méritait tout au plus un avertissement »
Rolando Mandragora, qui compte une sélection avec la Squadra Azzurra (en juin dernier contre la France), a ainsi été « clairement vu [en train de] proférer des propos blasphématoires, identifiables visuellement en lisant sur ses lèvres », affirme la ligue dans un rapport disciplinaire rendu public mardi. Un constat qui « ne souffre d’aucun doute », dit-elle.
L’ancien milieu de la Juventus Turin manquera donc le prochain match de championnat contre la Fiorentina, dimanche. « Mandragora est une bonne personne. Il méritait tout au plus un avertissement », a pour sa part défendu son entraîneur à l’Udinese, Daniele Prade. Après avoir été prêté à Crotone la saison dernière (le club vient de descendre en Série B), le jeune joueur a signé cet été à l’Udinese.
Il ne s’agit toutefois pas d’une première en Italie : en 2010, l’attaquant de la Sampdoria Nicola Pozzi avait été suspendu un match pour avoir dit « Porco Dio ! » (littéralement : « cochon de Dieu »).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Deux semaines après la mort d’un joueur professionnel, le président de la FFR, Bernard Laporte, a annoncé des mesures censées « renforcer la sécurité de la pratique ».
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Le rugby applique des mesures de sécurité dans la pratique des jeunes pour rassurer les parents

Deux semaines après la mort d’un joueur professionnel, le président de la FFR, Bernard Laporte, a annoncé des mesures censées « renforcer la sécurité de la pratique ».



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 12h54
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            Adrien Pécout








                        



   


C’est un « message aux dirigeants de clubs » qui, en réalité, s’adresse à l’ensemble de l’Ovalie et au-delà. Bien obligé de réagir à l’urgence de la situation, après la mort, le 10 août, du joueur d’Aurillac, Louis Fajfrowski, 21 ans, à la suite d’un choc subi au cours d’un match amical, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), a rappelé, dans une lettre relayée sur les réseaux sociaux, mardi 28 août, plusieurs mesures destinées à « renforcer la sécurité de la pratique de notre sport ».
Ces mesures, regroupées sous le slogan « Rugby bien joué », seront effectives dès cette saison. Elles avaient déjà été présentées aux dirigeants, il y a deux mois, lors du congrès fédéral, à Perpignan. Parmi celles qui sont les plus commentées, figure la réduction des plaquages pour les jeunes joueurs jusqu’à l’âge de 12 ans, dans les écoles de rugby.
A défaut d’interdire tout plaquage, l’idée est d’appliquer peu à peu le jeu à toucher : chaque jeune a désormais obligation de faire une passe deux secondes après avoir été heurté par un adversaire.

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                Le rugby s’inquiète pour son avenir



Cette nouvelle réglementation est censée « encourager à la prise d’informations, de décisions, au travail des appuis », selon la lettre envoyée aux dirigeants des quelque 1 900 clubs du pays.
« Ce changement dans la formation doit permettre une future pratique cultivant plus encore l’évitement et la passe pour le franchissement. »
Dit autrement : plus les enfants apprendront à jouer dans les espaces, plus ils privilégieront le rugby en mouvement, et non le rugby de collisions qui a cours aujourd’hui chez les adultes, et en particulier chez les joueurs professionnels.
Erosion des licenciés
La mesure est un pari sur l’avenir. Elle constitue aussi un signal visant à rassurer les parents qui craindraient de laisser leur progéniture pratiquer un sport dont l’évolution inquiète.
L’enjeu est d’importance, à l’heure où la FFR lutte contre l’érosion du nombre de licenciés, aujourd’hui estimé à 272 000. En juin 2017, lors de l’assemblée générale organisée à Bourges, Bernard Laporte faisait déjà état d’une « perte de 16 000 gamins à l’école de rugby depuis 2012 », tout en insistant, avec ses mots bien à lui, sur la nécessité de bien « vendre notre sport » pour attirer à nouveau les vocations.

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                Le rugby en état de chocs



Au-delà de ces annonces concernant les jeunes pratiquants, la transformation du rugby se fait attendre au niveau professionnel, dont les matchs défilent de semaine en semaine à la télévision et inspirent les générations futures. Or, en Top 14 et Pro D2, les championnats de première et deuxième divisions, les retouches demeurent minimes.
Depuis cette saison, au moyen d’un carton bleu, les arbitres pourront imposer la sortie définitive du terrain de tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale ». Des pistes existent pourtant pour sécuriser les plaquages, y compris chez les professionnels. Florian Grill, l’un des principaux opposants à Bernard Laporte au sein du comité directeur de la FFR, entend, par exemple, « interdire et sanctionner sévèrement les plaquages » au-dessus de la poitrine, ou encore « matérialiser la ligne de plaquage » autorisée « par une couleur différente sur les maillots ou les shorts ».
Déjà publiées sur Internet, les propositions du président du comité Ile-de-France pourraient animer le débat dès le 31 août, à Lourdes, lors de la prochaine réunion mensuelle du comité directeur de la Fédération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’Ecossais, qui affronte l’Espagnol Fernando Verdasco au deuxième tour, bénéficie d’un nouveau capital sympathie depuis son retour de blessure.
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US Open : adieu Andy le Droopy, bonjour Murray le joyeux

L’Ecossais, qui affronte l’Espagnol Fernando Verdasco au deuxième tour, bénéficie d’un nouveau capital sympathie depuis son retour de blessure.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h31
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


Andy Murray a longtemps été boring. Du moins, dans l’esprit d’un grand nombre de suiveurs du circuit ATP. Le genre de joueur qui, sur le terrain, a une fâcheuse tendance à pester et chouiner plus que de raison. Certes, toujours contre lui-même, jamais envers l’adversaire. Et puis, il y a ce visage fermé et ce ton soporifique toujours de mise en conférence de presse, inversement proportionnel à la teneur de ses propos. Quand beaucoup se contentent du service minimum voire expédient l’exercice et les journalistes avec, Murray est l’un des joueurs les plus intéressants à écouter parler. Lymphatique, mais le verbe toujours pertinent. Bref, pendant longtemps, la forme ne collait pas avec le fond.
Mais ça, c’était avant. Avant une blessure à la hanche droite en juillet 2017 qui l’a contraint à rester scotché à son canapé pendant près d’un an. Après une longue hésitation, il s’est, finalement, résolu à passer sur le billard, à Melbourne, début janvier. « Je ne suis pas fini pour le tennis de haut niveau. Je redeviendrai compétitif, je suis très optimiste », voulait-il croire, quand beaucoup ne donnaient pas cher de sa carrière tant une opération de ce type conduit, pour un sportif de haut niveau, presque automatiquement à la case retraite. Les exemples en la matière sont légion : Lleyton Hewitt, Gustavo Kuerten, David Nalbandian, Fernando Gonzalez…
Longue introspection
Orphelin de sa raquette, Andy Murray a tiré profit de ce temps de cerveau soudainement disponible pour se livrer à une longue introspection. Il s’en est d’ailleurs épanché sur les réseaux sociaux : « Le gamin qui sommeille en moi n’a qu’une envie : rejouer au tennis et retrouver la compétition… Cela me manque terriblement et je donnerais n’importe quoi pour être de retour sur le circuit. Jusqu’à maintenant, je ne réalisais pas à quel point j’aime ce jeu. » 
L’Ecossais avait déjà subi une opération au dos, en 2013, « mais la blessure avait été plus facile parce que j’étais de retour sur le terrain et en compétition assez rapidement, développait-il dans le Washington Post, en avril. Cette fois, c’est plus compliqué. Lorsque vous traversez une blessure comme celle-ci, vous réalisez à quel point jouer vous manque, à quel point c’est important pour vous. J’aime la pression, ça me manque, c’est quelque chose qu’il est difficile de retrouver dans la vie de tous les jours, or, je vis avec depuis treize, quatorze ans. »
Depuis sa reprise au Queen’s, le 19 juin, le Murray nouveau est arrivé. Apaisé de « l’intérieur et cela se voit à l’extérieur », pour paraphraser un célèbre slogan publicitaire. Le garçon serre toujours le poing, coude serré quand il gagne un long échange, mais il a ajouté une mimique à sa panoplie : désormais, il lui arrive d’esquisser un sourire, comme les spectateurs du flambant neuf court Louis-Armstrong ont pu le constater, lundi, lors de son entrée en lice face au modeste australien James Duckworth, 448e mondial, maîtrisé en quatre sets (6-7, 6-3, 7-5, 6-3).
Moins revêche sur le court, plus expansif aussi. A Washington, début août, après un troisième marathon d’affilée victorieux en trois sets achevé au bout de la nuit, il s’est effondré sur sa chaise, la tête sous la serviette, dans une rare séquence lacrymale qui en disait long sur le chemin de croix de ces derniers mois. Sur son compte Instagram, il a ensuite eu ces mots, bien conscient de l’image du joueur froid et distant qu’il traîne à tort : « Chiant, triste à mourir, sans aucune personnalité. Mais un cœur énorme malgré tout. »
Il y a longtemps que ses camarades de vestiaire se délectent de cet humour pince-sans-rire prodigieux. Tous ceux qui ne soupçonnaient pas, en revanche, pareil potentiel d’autodérision ont pu y goûter au gré de ces onze mois loin des terrains, au court desquels il a régulièrement donné de ses nouvelles sur les réseaux sociaux. Sa blessure aura au moins été en cela salutaire.
Tombé de numéro un mondial à 838e, en douze mois
Quand il découvre en juillet qu’il est relégué au 838e rang mondial avec vingt maigres points ATP au compteur, lui qui caracolait encore en tête du classement un an plus tôt, il entoure ce chiffre au stylo d’un laconique : « FIER » (depuis, son quart de finale à Washington lui a permis de faire un bond à la 382e place). Toujours sur Instagram, il n’hésite pas à étaler sa nouvelle bromance avec le bad boy australien Nick Kyrgios, comme sur cette vidéo où l’on voit les deux comparses embarquer dans les montagnes russes d’un parc d’attractions de l’Ohio. Ces dernières semaines, la chronique était quasi quotidienne : Andy aux Nations unies, Andy à la Maison Blanche, Andy s’entraîne pour les JO de gymnastique, Andy fait de la peinture…

    Great fun with @k1ngkyrg1os today at @kingsislandohio... We weren't scared.. Honest😇.. I was only 🤢 once..Apologies for the language.. #rollercoaster Une publication partagée par  Andy Murray (@andymurray) le 10 Août 2018 à 11 :04 PDT 

Murray, 31 ans, a donc débarqué à New York auréolé d’une nouvelle image. Raquette en main, en revanche, les certitudes sont minces à l’heure où il s’apprête à disputer son deuxième tour, face à Fernando Verdasco (mercredi 29 août en deuxième match sur le court Arthur-Ashe). « Cet US Open est un peu différent, car chaque année, depuis dix ou onze ans, quand je venais ici, je me préparais pour essayer de gagner le titre. Alors que, cette année, ce n’est pas un objectif réaliste pour moi », a-t-il résumé en conférence de presse à la veille du tournoi.
Murray a déboulé à Flushing Meadows – où il a remporté en 2012 le premier de ses trois titres en Grand Chelem – avec seulement sept matchs dans les jambes et des défaites précoces au Queens, à Eastbourne et à Cincinatti. Initialement, il avait prévu sa reprise en Grand Chelem à Wimbledon avant de renoncer à la dernière minute, prétextant se sentir encore trop juste physiquement pour le format en cinq sets. Sans doute, la pression à domicile était-elle aussi trop forte.
S’il se déplace désormais sans gêne, il n’en a pas fini pour autant avec la rééducation. « La semaine dernière, j’en faisais encore deux heures et demie le matin, puis une heure et demie en piscine l’après-midi, sans compter tous les traitements qui peuvent prendre jusqu’à deux ou trois heures. Disons que c’est assez intense », détaillait-il, lundi, après sa victoire. Avec ce rictus en coin auquel il a visiblement pris goût.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Sacré champion de France de deuxième division en mai, l’ADA Blois s’est vu refuser son accession en première division. Il se bat pour faire reconnaître ses droits.
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La croisade juridique du club de basket de Blois, interdit d’élite

Sacré champion de France de deuxième division en mai, l’ADA Blois s’est vu refuser son accession en première division. Il se bat pour faire reconnaître ses droits.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 07h00
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29.08.2018 à 17h06
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            Clément Martel








                        


Dans quelle division le champion de France de Pro B va-t-il entamer la saison, mi-septembre ? Acquise sur le terrain début mai, la montée de l’Abeille des Aydes Blois Basket (ADA Blois) en première division est pour le moins incertaine. Faute de centre de formation agréé par le ministère des sports – structure obligatoire pour évoluer au plus haut niveau –, la Ligue nationale de basket (LNB) a refusé l’inscription du club ligérien en Pro A, conformément à son règlement. Une décision que n’accepte pas Blois, engagé dans une croisade juridique avec l’appui d’un ancien secrétaire d’Etat aux sports pour obtenir le droit de disputer la première saison de son histoire au plus haut échelon du basket.
L’aventure était belle. Dès sa seconde saison en Pro B, Blois a tenu la dragée haute aux favoris toute l’année, avant de décrocher le Graal. Le club avait à peine fêté le titre qu’une douche froide s’est abattue sur la cité des rois : l’accession en Pro A du club n’est pas validée. Et ses demandes de dérogation ont trouvé porte close.
Une « injustice » que dénonce Paul Seignolle, le président blésois. « Les joueurs se sont défoncés sur le terrain, et n’ont perdu que sept matchs la saison passé. Et pour un problème de règlement ou d’interprétation, on empêche le club de continuer à prospérer. » Après que la chambre d’appel de la Fédération française de basket-ball (FFBB) puis le CNOSF ont refusé d’arbitrer en sa faveur, c’est à Paris, devant le tribunal administratif saisi en référé, fin août, que l’avenir du club se jouera.
« Pas d’états d’âme à avoir » côté instances
« Les règlements sont faits pour être appliqués », défend Alain Béral, le président de la LNB. Et de rappeler que les quatre clubs qui n’avaient pas de centre de formation (Blois, Charleville-Mézières, Saint-Chamond et Denain) ont été « avertis plusieurs fois cette année » de la nécessité d’obtenir un agrément du ministère, en vain. « Et dès l’instant où Blois a été champion, ils sont venus nous demander les conditions d’accès à la Jeep Elite [Pro A] », s’étonne-t-il, insistant sur « l’engagement pris auprès du ministère des sports à former des jeunes. Donc il n’y a pas d’états d’âme à avoir. »

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En cours de saison, tout a été mis en place, rétorque-t-on au club, pour ouvrir un tel centre à la rentrée. Mais début mai, les employés ministériels ont refusé d’octroyer l’agrément officiel, précieux sésame, jugeant le projet « virtuel ». Une décision qui hérisse Paul Seignolle, qui espérait un délai de « deux ou trois mois » avant une nouvelle visite, assurant qu’au « 30 août tous les critères seront respectés ». Trop tard, pour Alain Béral, qui rappelle la date limite : « La saison sportive s’achève au 30 juin à minuit ».
Blois a-t-il, tel la cigale, « chanté tout l’été » avant de « se retrouver fort dépourvu quand [l’accession] fut venue » ? Pour le président de la FFBB, Jean-Pierre Siutat, aucun doute. « Le club a fait le choix de ne pas avoir de centre de formation pendant les deux années de Pro B, et je pense qu’il a été agréablement surpris par son accession. Aujourd’hui ils ont envie de monter en Jeep Elite, et je les comprends. Mais c’est dans les règlements depuis le début. » 
Décision du tribunal administratif de Paris vendredi
Un argument qui ne passe pas auprès de Thierry Braillard. Avocat de Blois, l’ancien secrétaire d’Etat chargé des sports de François Hollande dénonce une « hypocrisie ». Car il y a un autre problème : en vue d’obtenir l’agrément d’un centre de formation, un club doit inscrire une équipe de moins de 18 ans en championnat de France élite. Or, la FFBB, qui décide de l’attribution de ces « wild-card », l’a refusée à Blois depuis deux ans (avant de l’octroyer cet été, après un changement de règles). Par conséquent, « même si Blois s’était préparé bien en amont, ils n’aurait pas eu l’agrément parce qu’ils n’avaient pas d’équipe U 18 nationale », s’insurge-t-il.
Petit Poucet ayant validé son accession sur le terrain mais interdit de promotion par les instances de son sport, Blois évoque le cas de Luzenac, au football. Une comparaison que balaie Thierry Braillard, qui avait suivi de près le sort du club ariégeois depuis son ministère. « Le seul point commun avec Luzenac, c’est qu’on est dans une forme de David contre Goliath. » Car le club ariégeois avait maille à partir avec la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) autour de son budget, là où Blois s’est au contraire vu octroyer début juin le « Label de bronze » de la LNB, récompensant les bons élèves. Une première pour un club n’ayant jamais évolué en Pro A, notifiée deux jours avant que cette même Ligue ne refuse l’accession du club.
Outre les arbitrages contre son club, Paul Seignolle déplore l’absence de soutien de ses collègues. « Une fois de plus dans ce pays, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous », soupire le président, soulignant n’avoir reçu de message « que de Pau et l’ASVEL », deux clubs historiques de Pro A. Manager général et ancien joueur du club béarnais, Didier Gadou salue « l’ascension fulgurante » de Blois : « Quand on gagne le droit d’accès sur le terrain, il serait juste de pouvoir monter. » Et de regretter la disparition « au profit de textes de lois, du côté un peu magique du sport rendant possible les histoires de petits ».
Chargé d’arbitrer cette partie où chaque partie se renvoie la balle, le tribunal administratif de Paris rendra sa décision vendredi 31 août dans l’après-midi. Un jour après l’inauguration du centre de formation de Blois, où, bien entendu, « les présidents de la FFBB et de la LNB sont invités ».



                            


                        

                        


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Avec la retraite de l’Argentin Manu Ginobili, une page se tourne en NBA

L’artiste argentin des San Antonio Spurs, quadruple champion NBA et champion olympique, quitte, à l’âge de 41 ans, un sport et une ligue qu’il aura marqués par son jeu élégant et imprévisible.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 08h10
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            Clément Martel








                        



   


Il est parti comme il avait débarqué aux Etats-Unis…, discrètement, et au cours de l’été. Après quelques mois de tergiversation, le basketteur argentin des San Antonio Spurs, Emanuel « Manu » Ginobili, a annoncé mettre fin à sa carrière, lundi 27 août, par un communiqué sur Twitter.
A 41 ans, et après « vingt-trois ans d’un fabuleux voyage » l’ayant vu atteindre les sommets de son sport. A ce jour, Ginobili est l’un des deux seuls joueurs de l’histoire (avec Bill Bradley) à avoir remporté l’Euroligue, le titre NBA (à quatre reprises) et les Jeux olympiques. Quant à celui de champion du monde, il a manqué quelques longueurs à son Argentine en 2002 : après avoir défait les « invincibles » Américains sur leurs terres, « Gino » et les siens ont échoué en finale face à la Yougoslavie.
Autant que par son palmarès, c’est par son élégance et sa faculté à surprendre l’adversaire — il était un artiste de la feinte — que Ginobili aura marqué le basket du début de siècle. Après le départ du Français Tony Parker pour Charlotte, cet été, la retraite de Ginobili sonne la fin d’une époque pour les San Antonio Spurs, également privés de leur star Kawhi Leonard, parti pour Toronto.

Si l’Argentine est une terre de football, la ville de Bahia Blanca, sur la côte au sud de Buenos Aires, vibre pour le basket-ball. C’est là que Ginobili, alors gamin chétif, touche ses premières balles. Et se fait rapidement remarquer, par sa ténacité et la spontanéité de son jeu. A 19 ans, il quitte son pays natal, direction le sud de l’Europe, Reggio de Calabre, et la seconde division italienne.
Il participe à la montée du club dans l’élite et attire l’œil de R. C. Buford, le general manager des San Antonio Spurs, en NBA, à une époque où rares sont les franchises américaines à s’intéresser au Vieux Continent. Avec le 57e et antépénultième choix de la draft — processus de sélection par les franchises NBA des meilleurs espoirs du basket mondial —, le club texan mise, en 1999, sur cet arrière inconnu et choisit de le laisser mûrir en Europe.
En deux ans, Manu Ginobili atteint les sommets en décrochant l’Euroligue avec l’armada du Kinder Bologne, assortie du titre de meilleur joueur. Et lorsqu’il franchit l’Atlantique pour rejoindre la NBA, à l’été 2002, c’est auréolé d’une belle réputation. Pourtant, le défi est de taille : au début des années 2000, si la ligue américaine s’est déjà résolue à faire confiance aux grands intérieurs venus d’Europe, elle ne fait guère confiance aux arrières.
Sous le maillot des Spurs, « El Manu » remporte quatre titres (2003, 2005, 2007 et 2014), et forme avec le Français Tony Parker et Tim Duncan l’un des « big three » les plus importants de l’histoire. Le plus atypique, aussi, le trio n’hésitant pas à se moquer de lui-même dans des spots publicitaires texans.

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« Laisser Manu être Manu »
« Si le génie est folie, c’est Manu Ginobili. » Lâchée, tel un haïku, après un numéro de funambule conclu d’un dunk de l’Argentin lors des finales NBA 2014, l’expression de l’entraîneur et consultant Jacques Monclar exprime le caractère unique du joueur. Un joueur spontané, capable, à ce titre, de tenir tête à son entraîneur, l’autoritaire Gregg Popovich, à ses débuts dans la ligue nord-américaine.
Après que le natif de Bahia Blanca a, une fois de plus, laissé libre court à son inspiration, oubliant les consignes du très ordonné « Pop », ce dernier s’exclame : « Je ne pense pas pouvoir le coacher ! ». Avant d’apprendre à cohabiter avec son joueur, laissant « Manu être Manu », mantra qu’il répétera à longueur d’années.
Ce dernier le lui rend bien, plaçant l’équipe au-dessus de tout. Alors que son statut et ses statistiques lui assureraient d’être titulaire dans la plupart des équipes NBA— avec une substantifique revalorisation salariale à l’appui —, le joueur s’épanouit dans un rôle de sixième homme (premier remplaçant).
Parallèlement à sa carrière aux Spurs, Manu Ginobili est le porte-étendard de la « generacion dorada » argentine. International depuis 1998, il amène l’Albiceleste au plus haut niveau. En 2002, lui et ses coéquipiers défont, en Argentine, les héritiers de la Dream Team américaine, première défaite de l’équipe américaine depuis le retour des professionnels de la NBA. Mais les Argentins échouent en finale, battus en prolongations par la Yougoslavie.
Deux ans plus tard, un Ginobili au sommet de son art mène ses partenaires à l’or olympique à Athènes — une médaille de bronze suivra en 2008 —, titre qui contribue à faire de l’artiste une icône en son pays. Fidèle à son maillot numéro 5 de la sélection, le joueur met un terme à sa carrière internationale après les JO 2016, qu’il boucle à plus de quinze points de moyenne, à 39 ans passés.

   


L’« euro step », sa marque de fabrique
Outre son caractère de compétiteur acharné et son sens du collectif, « Manu » quitte la scène en léguant au basket un geste bien à lui. Deux longs appuis, l’un à droite du défenseur, l’autre à sa gauche, avant de conclure au cercle, laissant son adversaire impuissant. Surnommé « Euro step » (le pas européen), ce mouvement est la marque de fabrique de l’Argentin, et les plus grandes stars actuelles y ont fréquemment recours. A commencer par James Harden, le MVP (meilleur joueur) de la saison passée, ou LeBron James. Lequel n’a pas manqué de le rappeler, dans son hommage au joueur qu’il a affronté trois fois en finale NBA : « Notre sport doit te remercier pour le mouvement le plus swag du moment au basket, l’Euro step. »

S’il n’a pas inventé ce pas, « Gino » l’a perfectionné et associé à sa personne pour une génération de fans, à l’instar du fade away jump shoot de Michael Jordan ou du dream shake de Hakeem Olajuwon. « Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu recours à mes longs pas latéraux, rapportait l’Argentin, il y a quelques années. Je jouais comme ça petit, puis en Italie, et personne n’en parlait. C’est en arrivant [en NBA] qu’on a donné un nom à ce mouvement et que les joueurs ont commencé à le reproduire. »
A l’instar du football, où les termes de « madjer » ou « panenka » sont entrés dans le langage courant, un jour viendra peut-être où l’on parlera de « ginobili » quand un joueur effacera son défenseur d’un double pas létal. En attendant, avec la retraite d’Emanuel Ginobili des parquets, c’est un pan de l’histoire du basket-ball de ce début de siècle qui se referme. Désormais, il ne reste que deux joueurs — Dirk Nowitzki et Vince Carter — à avoir entamé leur carrière avant 2000.

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US Open : Ugo Humbert, l’éclaircie dans la grisaille du tennis français

Vainqueur de son premier match en Grand Chelem lundi à l’US Open, le Messin de 20 ans est la révélation de l’été dans un tennis français en crise.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 12h26
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


A la veille du dernier Grand Chelem de la saison, personne n’attendait grand-chose du tennis français masculin mal en point au début de la saison. Et puis lundi 27 août, pour le premier jour de l’US Open, le jeune Ugo Humbert, 20 ans et 700e il y a un an, s’est qualifié pour le deuxième tour. Pas encore de quoi (ou de nouveau) crier au successeur de Yannick Noah, mais comme les bonnes nouvelles sont aussi rares que les tournois remportés ces derniers mois, l’éclosion surprise du Messin se savoure.
Ces derniers jours, le seul représentant tricolore à faire couler de l’encre jusque dans la presse étrangère a été le premier d’entre eux. A savoir, le président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, bien mal inspiré en critiquant dans un entretien à Tennis Magazine la combinaison de Serena Williams lors du dernier Roland-Garros.

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Pour rester dans le textile, les tennismen français ont, eux, surtout pris des vestes depuis janvier. Le bilan est proche du néant. Aucune quart de finale lors des trois premiers tournois du Grand Chelem de la saison : le tennis tricolore n’avait plus connu pareille disette depuis dix-huit ans. Et seuls trois d’entre eux ont atteint la deuxième semaine : Gaël Monfils, Adrian Mannarino et Gilles Simon (tous à Wimbledon). En Masters 1000, les résultats ne sont guère plus brillants. Des « Mousquetaires » inexorablement sur le déclin, une série noire pour le numéro un, Lucas Pouille – depuis janvier, il s’est incliné dès son entrée en lice pratiquement un tournoi sur deux –, et une relève qui stagne au moment où la concurrence étrangère, elle, s’illustre avec fracas sur le circuit : Denis Shapovalov (19 ans, 28e), Stefanos Tsitsipas (20 ans, 15e), Félix Augier-Aliassime (18 ans, 117e), Alex de Minaur (19 ans, 45e).
« Mélange d’Henri Leconte et Guy Forget »
Alors, dans ce contexte, la trajectoire d’Ugo Humbert aimante les regards. Le Lorrain est le seul Français à s’être extirpé des qualifications. Opposé à un autre qualifié, l’Américain Collin Altamirano, 22 ans, lundi pour son premier match en Grand Chelem, il a dominé son sujet avec sérieux (victoire 6-3, 7-6, 6-3). Humbert a été moins rapide à venir en conférence de presse pour raconter cette première réussie. Mais même après deux heures et demie de retard, la dizaine de journalistes français présents avaient patienté pour recueillir le témoignage d’un jeune homme intimidé. « Je m’étais donné comme objectif d’arriver à me qualifier dans les Grands Chelems d’ici à la fin de la saison. Je ne suis pas euphorique et plus heureux que ça, je suis juste fier de moi », résuma-t-il, joues écarlates et voix fluette.
Malgré quelques trous d’air et un service sur courant alternatif, il a régulièrement pris de vitesse son adversaire avec son puissant revers. Le tout sous un soleil cuisant et les encouragements du directeur technique national, Thierry Champion, d’Amélie Mauresmo, future capitaine de Coupe Davis, de Marion Bartoli et d’Henri Leconte. Ce qui ne l’a nullement impressionné. « J’étais serein. Mais je suis d’une nature calme. J’aime être dans ma bulle avec mes proches, ma famille et mon coach », explique le gaucher au physique encore frêle (71 kg pour 1,88 m), qui définit son jeu comme « agressif. Je m’appuie beaucoup sur mon service et après, je sais à peu près tout faire, même s’il y a encore des secteurs où je dois progresser comme au filet… ».
Ugo Humbert, « mélange d’Henri Leconte et Guy Forget » selon ses proches, réalise peut-être la plus belle saison du tennis français. Classé 378e en janvier, il pointait à la 139e place mondiale avant le début de l’US Open. Une ascension éclair qu’il doit en grande partie à un été prolifique : trois finales de Challenger (la deuxième division du circuit) pour une victoire, à Ségovie, en Espagne.
Prêt à franchir le « mur du cent » ?
Les observateurs du circuit n’ont pas tardé à conjecturer : et s’il était le prochain à franchir le « mur du cent » ? Pierre-Hugues Herbert est le dernier à avoir intégré le top 100, il y a deux ans. Depuis, les déceptions chez les espoirs s’accumulent. Quentin Halys s’en est approché (102e en février) mais il a reculé entre-temps. Tout comme Calvin Hémery (116e en avril). L’incursion semblait promise à Corentin Moutet, 112e à l’ATP et bénéficiaire d’une wild-card à New York, mais Humbert pourrait bien lui griller la politesse.

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A la différence d’un Moutet, Humbert est longtemps passé hors des radars avant de décoller cette saison. « Je n’ai pas vraiment senti de déclic ces derniers temps, mais je me prends moins la tête qu’avant et j’ai progressé dans plein de secteurs, assure-t-il de son côté. Et c’est vrai qu’au début j’étais peut-être trop gentil sur le terrain, mon coach a essayé d’y remédier », concède-t-il. Cédric Raynaud, qui l’entraîne depuis quatre ans, d’abord à l’Insep au sein d’un groupe, a depuis deux ans mis en place un projet individualisé autour de lui. Raynaud avait dû insister auprès pour être détaché à plein temps auprès de son joueur. « J’ai dit au DTN de l’époque, Jean-Luc Cotard, ’c’est Ugo ou rien. Je crois en lui, je pense qu’il peut devenir très fort’», racontait-il à L’Equipe samedi.
Mercredi, au deuxième tour, son élève rencontrera le revenant Stan Wawrinka, tombeur de Grigor Dimitrov (tête de série numéro 8). Pour l’occasion, Ugo Humbert quittera l’anonymat des courts annexes pour l’un des trois courts principaux, électrisés par le public new-yorkais. « C’est un match qui va me faire progresser, c’est un joueur que je regardais jouer à la télé… » Le nouveau entend « jouer [sa] carte à fond » : « Il est comme moi, il a deux bras, deux jambes. » Et les deux pieds sur terre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Il y a un an, la FFR annonçait la création de cette « haute autorité ». Un projet aujourd’hui « abandonné », selon les informations du « Monde ».
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Promis après l’affaire Laporte, le projet d’autorité pour la transparence dans le rugby est « mort-né »

Il y a un an, la FFR annonçait la création de cette « haute autorité ». Un projet aujourd’hui « abandonné », selon les informations du « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 12h55
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

L’annonce est restée lettre morte. Il y a un an, le 28 août 2017, la Fédération française de rugby (FFR) communiquait sur son projet de créer une « haute autorité pour la transparence et l’équité dans le rugby ». Il fallait y voir, de sa part, une volonté de « restaurer sans tarder la confiance dans notre sport », au lendemain d’une seconde salve de révélations du Journal du dimanche sur les suspicions de conflits d’intérêts entre Bernard Laporte, président de la FFR, et Mohed Altrad, celui du club de Montpellier. A l’époque, on pouvait aussi y lire un effet d’annonce destiné à rassurer le ministère des sports, lequel a fini, malgré tout, par saisir le parquet national financier pour enquêter sur le dossier.

Un an plus tard, ce projet de haute autorité a été « abandonné », dit au Monde l’avocat Francis Szpiner, qui avait été chargé par la Fédération de préfigurer la future instance et de rendre de premières conclusions sur la viabilité du projet : « Ce projet est mort-né. Ses statuts n’ont même pas été actés. »
Comment expliquer cette volte-face ? D’après le communiqué fédéral, Me Szpiner devait rendre ses premières conclusions « au plus tard le 30 novembre 2017 ». Le délai ayant été prorogé, l’ancien membre du Conseil national des barreaux dit avoir, finalement, envoyé deux semaines plus tard son document de travail à Serge Simon, vice-président de la FFR : « Un document de trois pages amendables, prêtes à faire l’objet de discussions. » 
Dernière mention en mars
Au mois de mars, Christian Dullin, secrétaire général de la Fédération, annonçait lors d’un comité directeur qu’une proposition de haute autorité serait faite « très prochainement ». Depuis, toujours rien. Et pour cause. « J’ai beaucoup travaillé avec Serge Simon, mais nos derniers entretiens remontent à quelques mois maintenant », ajoute Francis Szpiner, sans préciser...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après une pause d’un mois, la saison de F1 a repris en Belgique dimanche. Avant le Grand Prix d’Italie à Monza le 2 septembre, retour sur les (nombreux) événements qui ont marqué la trêve estivale.
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Formule 1 : les dix infos de l’été

Après une pause d’un mois, la saison de F1 a repris en Belgique dimanche. Avant le Grand Prix d’Italie à Monza le 2 septembre, retour sur les (nombreux) événements qui ont marqué la trêve estivale.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h52
    |

            Catherine Pacary








                        


« Nous méritons nos vacances ! » Lewis Hamilton parle alors au nom de l’écurie Mercedes à Budapest, après sa victoire en Hongrie, le 29 juillet. Quatre semaines plus tard, la parenthèse estivale s’est refermée à Spa-Francorchamps, avec le Grand Prix de Belgique et la victoire de Sebastian Vettel. Entre-temps, le « mercato » des pilotes a marqué la pause d’août avec le départ surprise de Daniel Ricciardo pour Renault et ses conséquences en chaîne, l’annonce de la retraite à venir de Fernando Alonso ou encore le décès de Sergio Marchionne.
Reprise du duel Hamilton-Vettel 

   


Lewis Hamilton (Mercedes) avait frappé fort en juillet. A la surprise générale, il s’était imposé le 22, sous la pluie de Hockenheim, en Allemagne, après être parti 14e sur la grille. Six jours plus tard, il signait une pole inattendue, toujours sous la pluie. En remportant le Grand Prix de Hongrie du 29, il devançait son rival Sebastian Vettel (Ferrari) de 24 confortables points au général. D’où son « Nous méritons nos vacances ! » Mais le 26 août, c’est Vettel (Ferrari), qui chantonne, sous son casque, pour fêter sa 52e victoire à Spa. La seconde partie de la saison devra donc compter avec la Scuderia.
Daniel Ricciardo quitte Red Bull pour Renault

   


Renault a réalisé le gros coup de l’été. Le 2 août, l’écurie débauchait de chez Red Bull, Daniel Ricciardo, actuel 5e du championnat. « C’était sans nul doute l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eue à prendre dans ma carrière, mais je pense que c’était le bon moment pour me lancer dans un nouveau défi », justifiait le pilote. Avec 29 podiums et sept victoires en quatre ans, l’Australien en a peut-être assez de cohabiter depuis 2016 avec le fougueux Max Verstappen. Le défi est toutefois de taille. Chez Renault, avec qui il a signé pour deux ans dont un optionnel, Ricciardo arrive au sein d’une écurie en reconstruction, actuelle 4e au Championnat constructeurs. A 60 ans, l’emblématique directeur technique Bob Bell confirme, en effet, « prendre du recul » dès la fin de la saison alors qu’arrive Marcin Budkowski, ex-directeur technique de la formule 1, dont le départ de la FIA avait fait grand bruit. Alain Prost, conseiller spécial Renault F1, compte sur Ricciardo pour bâtir et fédérer une nouvelle équipe.
Pierre Gasly chez Red Bull

   


C’est le second gros coup de mercato d’été. La place laissée vacante par Ricciardo sera occupée par le Français Pierre Gasly, actuellement chez Toro Rosso. Une annonce pas vraiment surprenante au regard de ses performances. Quatrième à Bahreïn, le « rookie » avait de nouveau étonné avec sa 6e place à Budapest. En intégrant une écurie du top 3 à 22 ans après seulement une saison en F1, le Rouennais réussit là où d’autres Français ont échoué, comme Jean-Eric Vergne, passé à la formule Electrique. Son ambition est claire : succéder à Olivier Panis dernier tricolore victorieux en formule 1 en 1996… Année de naissance de Pierre Gasly. Dimanche 26 août, sur le plus long tracé de la saison, le futur pilote Red Bull a signé une très belle 9e place.

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Regain de forme à confirmer pour Romain Grosjean

   


Après une première moitié de saison difficile, Romain Grosjean était sur la sellette pour conserver sa place en 2019 au sein de l’écurie américaine Haas. A Spa, il termine septième dimanche 26 août, devant son équipier Kevin Magnussen. Le Français serait pressenti chez Sauber en 2019 dans un échange possible avec le Monégasque Charles Leclerc. A Monza, les 2 et 3 septembre, il doit confirmer son regain de forme.

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Fernando Alonso quitte la F1…

   


A 37 ans (depuis le 29 juillet), le double champion du monde annonce, le 14 août, qu’il quittera la formule 1 pour se consacrer à la Triple Couronne, synonyme de victoire dans les trois courses les plus prestigieuses, soit le Grand Prix de Monte Carlo, les 24 Heures du Mans et les 500 Miles d’Indianapolis. Déjà vainqueur sur le Rocher et dans la Sarthe, il cible désormais la mythique épreuve américaine et court l’ensemble du championnat d’Endurance (WEC). Il vient d’ailleurs de remporter, le 19 août, les Six Heures de Silverstone, soit sa troisième victoire consécutive dans la discipline.
… et s’envole

Moins chanceux en F1, Fernando Alonso s’est fait percuter à Spa par la Renault de Nico Hülckenberg dès le premier virage, faisant littéralement décoller sa monoplace au-dessus de la Sauber de Charles Leclerc dans un crash spectaculaire. « Nico a un peu joué au bowling avec nous aujourd’hui », a commenté Alonso après la course. Le fautif a écopé de dix places de pénalités à Monza et de trois points en moins sur son permis à points – qui en compte douze. Quant à Fernando Alonso, il lui reste huit Grands Prix à courir sous les couleurs orange de McLaren, une écurie qui se cherche depuis le départ du responsable français Eric Boulier.

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Racing Point Force India reprise à zéro point

   


Placée en redressement judiciaire le 27 juillet, l’écurie indienne est rachetée par Racing Point UK Limited, un groupe d’investisseurs mené par le Canadien Lawrence Stroll, père du pilote Lance, a-t-on appris le 7 août. Si les détails financiers de l’accord n’ont pas été dévoilés, la FIA a toutefois annoncé que Force India devenait Racing Point Force India et que l’écurie perdait ses 59 points au classement constructeurs. Les pilotes, eux, conservent leurs points. Restent les conséquences à terme. Selon les propos tenus sur le tarmac de Spa par Esteban Ocon devant la caméra de Canal, Lawrence Stroll imposerait son fils Lance, aujourd’hui chez Williams, tandis que le Mexicain Sergio Pérez, capable d’apporter de l’argent en plus de son talent, serait préféré à Esteban Ocon.
Esteban Ocon incertain

   


Pour l’instant, le Français est le grand perdant de l’été. Couvé par Mercedes, Ocon peut espérer que l’écurie allemande lui trouve un baquet pour la saison prochaine. « Mercedes est l’écurie la plus droite, la plus honnête », a assuré Lewis Hamilton. L’écurie allemande tenterait de placer Ocon chez McLaren dès cette saison ou en 2019. Parti troisième sur la grille de Spa, dimanche, le Normand s’est bien « vendu », assurant une belle sixième place.
Niki Lauda subit une transplantation pulmonaire

   


Triple champion du monde de F1 et actuel président non exécutif de l’écurie Mercedes au côté de Toto Wolff, Niki Lauda était absent des paddocks à Hockenheim le 22 juillet, puis à Budapest le 29. On apprenait le 2 août qu’il avait subi, la veille, une transplantation pulmonaire. Les poumons fragilisés depuis son accident le 1er août 1976 au Nürburgring lors du Grand Prix d’Allemagne, au cours duquel il a brûlé vif près d’une minute avant d’être extrait de son baquet, défiguré. En villégiature à Ibiza cet été, l’Autrichien a contracté une infection pulmonaire. Rapatrié de l’île espagnole et transplanté « en priorité absolue » à l’hôpital général (AKH) de Vienne, il devrait y passer encore plusieurs semaines, selon le chirurgien Walter Klepetko.
Mort de Sergio Marchionne, artisan du sursaut de Ferrari

   


Sergio Marchionne, président de Fiat Chrysler, mort le 25 juillet 2018 à Zurich, à l’âge de 66 ans, n’était pas seulement l’homme qui a sauvé de la faillite Fiat, dont il avait pris les commandes en 2004. Moins de trois ans après son arrivée en septembre 2014 à la présidence de Ferrari, il a permis à la Scuderia de lutter à nouveau pour les titres mondiaux. Deux hommes lui succèdent : John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et PDG d’Exor, qui détient près de 30 % de Fiat ; et le PDG de Philip Morris, Louis Camilleri, nouveau président exécutif de Ferrari. Une tâche délicate. Allié hors des circuits aux dirigeants de Mercedes, Marchionne était en pointe dans la lutte contre la volonté du propriétaire de la F1, Liberty Media, et de la FIA de limiter les budgets des écuries dès 2021, allant jusqu’à menacer de quitter la F1 à cette date alors que Ferrari est présente depuis la saison inaugurale en 1950.

Classement des pilotes
Classement des pilotes avant la 14e course du championnat, le 2 septembre à Monza.
1. Lewis Hamilton (GBR, Mercedes) : 231 points  2. Sebastian Vettel (GER, Ferrari) : 214 3. Kimi Räikkönen (FIN, Ferrari) : 146 4. Valtteri Bottas (FIN, Mercedes) : 144 5. Max Verstappen (NED, Red Bull) : 120 6. Daniel Ricciardo (AUS, Red Bull) : 118 7. Nico Hülkenberg (GER, Renault) : 52 8. Kevin Magnussen (DEN, Haas) : 49 9. Fernando Alonso (ESP, McLaren) : 44 10. Sergio Pérez (MEX, Force India) : 40 11. Esteban Ocon (FRA, Force India) : 37 12. Carlos Sainz Jr. (ESP, Renault) : 30 13. Pierre Gasly (FRA, Toro Rosso) : 28 14. Romain Grosjean (FRA, Haas) : 27 15. Charles Leclerc (MON, Sauber) : 13 16. Stoffel Vandoorne (BEL, McLaren) : 8 17. Marcus Ericsson (SWE, Sauber) : 6 18. Lance Stroll (CAN, Williams) : 4 19. Brendon Hartley (NZL, Toro Rosso) : 2 20. Sergey Sirotkin (RUS, Williams) : 0.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Invitée depuis douze ans à jouer outre-Manche, l’équipe de Perpignan a remporté samedi la Coupe d’Angleterre, dans le stade gigantesque de Wembley.
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Dragons catalans : « La plus grande réussite d’un club français de rugby à XIII »

Invitée depuis douze ans à jouer outre-Manche, l’équipe de Perpignan a remporté samedi la Coupe d’Angleterre, dans le stade gigantesque de Wembley.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 20h28
    |

            Adrien Pécout








                        


Les Dragons catalans de Perpignan se sont frayé un chemin en « une » du Midi olympique, le journal du rugby, et c’est dire la portée de leur exploit. D’ordinaire écrasés sous le poids du rugby à XV, les meilleurs joueurs français de rugby à XIII ont fait parler d’eux, samedi 25 août, pour leur victoire en finale de la Coupe… d’Angleterre, face à Warrington (20-14), dans le stade gigantesque de Wembley.
Leur meilleure performance depuis leurs débuts outre-Manche, il y a douze ans, sur invitation. Et une belle lueur d’espoir, selon l’Anglais Mike Rylance, auteur d’un livre référence sur l’histoire tourmentée du rugby à XIII en France (Le rugby interdit, 2006), ancien responsable de l’hebdomadaire anglais League Express… et ancien professeur de français au lycée de Wakefield, en Angleterre.

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                Rugby : les Dragons catalans réchauffent le cœur des treizistes



Que représente la victoire des Dragons, dans l’histoire du rugby à XIII en France ?
Mike Rylance : Il s’agit peut-être de la plus grande réussite d’un club français dans l’histoire du rugby à XIII, si je peux me permettre. Une victoire emblématique. Gagner la Coupe d’Angleterre représente un exploit énorme, immense, quelque chose de vraiment significatif. Pour la première fois depuis sa création [1896], la « Cup » va donc à un club hors d’Angleterre.
Je voudrais quand même ajouter que ce n’est pas la première fois qu’une équipe de rugby française gagne à Wembley. La première fois, c’était l’équipe de France de rugby à XIII, lors d’un test-match en 1949. Mais bon, il est toujours difficile de comparer le succès d’un club aux succès d’une équipe nationale.
Essayons tout de même.
La France a aussi déjà fini deux fois en finale de la Coupe du monde, en 1954 et en 1968. Après la première finale perdue, certains disaient que si l’équipe de France avait gagné, elle aurait donné une grande impulsion à ce sport en France. A la fin de la seconde guerre mondiale, les treizistes français partaient de rien [le régime de Vichy avait interdit la pratique du XIII] : ils jouaient avec la volonté de montrer que leur sport existait encore, si ce n’est avec un esprit de revanche.
Quels effets pourrait maintenant avoir le titre des Dragons ? 
J’aimerais bien le savoir, moi aussi ! Déjà, le fait que nous nous parlions prouve que les médias « parisiens » commencent à s’intéresser. Est-ce que cela va durer ? Tout dépend si les Dragons peuvent rivaliser à long terme avec les clubs anglais.

   


Les deux meilleurs clubs français jouent aujourd’hui en championnat d’Angleterre, Perpignan en première division, Toulouse, en seconde. Est-ce un avantage pour la France ? 
En 2006, j’étais favorable à l’entrée des Dragons en Super League. C’était un moyen de professionnaliser au moins un club français. Pour Toulouse, en 2016, j’étais plus réservé au départ. Le club venait de gagner le championnat de France et son départ vers l’Angleterre a encore diminué le niveau du championnat français...
Comment expliquer la présence de ces deux clubs français en Angleterre ? 
Au moment de créer la Super League, en 1996, les dirigeants de la Rugby League avaient une grosse ambition : donner une image européenne à la Super League. Le Paris-Saint-Germain avait alors été intégré, mais l’expérience n’a pas duré.
En invitant une équipe française, il y a la volonté d’étendre le rugby à XIII à d’autres pays. C’est dans l’intérêt international de tout le monde d’avoir une équipe de France forte, capable de rivaliser avec l’Australie, l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, comme par le passé. Bien sûr, aujourd’hui encore, les résultats de la France restent décevants. Mais on peut aussi se demander ce qu’il en serait sans les Dragons.
A Wembley, leur victoire a été bien accueillie : dans le stade, à part ceux de Warrington, les spectateurs anglais encourageaient plutôt les Dragons. Il faut aussi ajouter que si Toronto monte en première division, le championnat d’Angleterre pourrait bientôt compter des clubs de trois nationalités : anglaise, française et canadienne ! Je me demande si le Brexit permettra, à l’avenir, d’inviter aussi facilement de nouveaux clubs français…
Dans l’immédiat, en revanche, je pense que l’intérêt n’est pas forcément financier : peu de spectateurs français vont régulièrement en Angleterre pour les matchs, et il n’y en a pas eu non plus beaucoup à Wembley pour la Coupe d’Angleterre.
A terme, peut-on imaginer un retour des Dragons dans le championnat de France ? 
Cela reste possible, mais pas dans un avenir immédiat. Aujourd’hui, à part l’équipe des Dragons et le club de Toulouse, les autres clubs français sont, au mieux, de niveau semi-professionnel. Ils n’ont pas les mêmes structures. En réalité, la plupart de leurs joueurs sont surtout amateurs et touchent des primes de match.
Il faudrait d’abord beaucoup d’argent pour professionnaliser le championnat de France. La plupart des autres clubs se trouvent dans le Sud-Ouest et, vu le contexte économique, il semble difficile pour eux de mettre en place des équipes pros. Faute d’implantation et de dirigeants, le rugby à XIII a disparu de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux, autrefois championnes de France [dans les années 1950].

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Pour la première fois de son histoire, la franchise française, inscrite dans les compétitions de la League anglaise, a décroché un titre.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », s’interroge sur les réactions opposées que suscitent les salaires du sport et ceux du CAC40.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/08/2018
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« Drôles de Français, qui encensent le footballeur et conspuent le patron »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », s’interroge sur les réactions opposées que suscitent les salaires du sport et ceux du CAC40.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 07h01
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. La fête du Mondial russe à peine finie, les affaires ont repris leurs droits : l’exubérance financière des grands clubs européens n’a pas faibli sur le mercato du football. L’Espagnol Kepa Arrizabalaga vient de rejoindre les Blues de Chelsea pour 80 millions d’euros, un record chez les gardiens de but. Loin, bien sûr, du faramineux transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain (PSG) en 2016 (220 millions d’euros), puis de Kylian Mbappé dans le club parisien en 2017 (180 millions).
Le montant des transferts 2018 dans le monde n’est pas encore connu, mais il est passé de 3,5 milliards d’euros en 2014 à 5,5 milliards en 2017. Et tout indique que cette course folle se poursuivra avec l’intérêt croissant de la Chine – et de son président Xi Jinping – pour le beautiful game.
Mais un autre « transfert » a attiré l’attention cet été, accompagné – cette fois – d’une volée de critiques indignées. Transfuge d’Air Canada, Benjamin Smith prendra en septembre la direction générale d’Air France-KLM, nanti d’une rémunération annuelle qui pourra atteindre 4,2 millions d’euros, quatre fois celle qui avait été octroyée à son prédécesseur démissionnaire, Jean-Marc Janaillac.

Un tel amalgame entre les superstars du ballon rond et les PDG de multinationale est peu pertinent, diront les économistes. C’est entendu, il n’y a pas de marché global des grands patrons comme il existe une Bourse des joueurs où s’échangent ces actifs incorporels qui font la richesse en trompe-l’œil des clubs européens.
Les premiers sont le plus souvent liés à un pays et à une culture qui les rendent incapables de jouer dans n’importe quelle équipe ; les seconds vont souvent aux plus offrants et s’adaptent à leur nouveau club, qui ne sont pas des entreprises comme les autres.
Bulle spéculative
Ils ont au moins en commun un rapport à l’argent assez proche : tous se comparent. Ronaldo voulait gagner autant que Messi, Ibrahimovic se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Six semaines après la demi-finale entre la France et la Belgique, notre chroniqueur Jérôme Latta signe une paix honorable entre les deux nations.
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Lettre à nos amis belges après la Coupe du monde

Six semaines après la demi-finale entre la France et la Belgique, notre chroniqueur Jérôme Latta signe une paix honorable entre les deux nations.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 18h59
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Ce genre de plaie ne se referme pas en quelques semaines – quand elle se referme –, mais elle devient moins vive, surtout quand la saison nouvelle tourne la page de la précédente. Pour ne pas rester sur de méchants sentiments, invitons nos amis belges à une conférence de paix pour dissiper les malentendus et maintenir cette rivalité footballistique assez neuve dans des proportions raisonnables.
Commençons, de part et d’autre, par faire abstraction de tout ce qui a été dit de plus bête, des deux côtés de la frontière. On se sent tout de suite plus léger, et dans l’élan, on pourrait même replacer les déclarations des uns et des autres dans leur contexte. On ne peut toutefois pas retirer les moqueries, qui font partie du jeu. Cette demi-finale a ainsi provoqué la spectaculaire popularisation du terme seum (de l’arabe sm [sèm], « poison » ou « venin »), qui baptisa l’amertume de certains joueurs et supporteurs belges.
Mais l’honnêteté devrait nous obliger à reconnaître que cette amertume, nous la connaissons parfaitement. Mieux : nous la comprenons très bien. L’histoire de notre football est jalonnée d’infinies variantes de votre défaite, qui ont même longtemps été ses principaux faits de gloire. Et même après nos triomphes, il a encore fallu remplir nos coupes de ce poison, jusqu’à tout récemment.
Poteaux carrés ou barres transversales, tirs au but tragiques ou gardiens criminels, sortie précoce du meilleur joueur ou vilains coups francs fatals, main diabolique et autre péripétie : une très belle collection, le Louvre de la lose. Comme nous avons honni les vainqueurs habiles, vicieux, laids ou simplement efficaces ! Comme nous nous drapions dans la beauté du geste, le panache de nos équipes à quatre milieux offensifs, la fierté des justes… Non sans victimisme, mais avec l’orgueil pas si mal placé, à être ainsi du côté du beau jeu. Comme vous.
Dans la peau du vainqueur cynique
Et puis, 1998 nous a guéris de ce complexe, avant vaccination définitive : 2006 sur un coup de tonnerre, 2016 sur un coup d’Eder – le football est facétieux. Gagner moche (ou gagner en se faisant traiter de moches), ce n’est plus du tout un problème. Nous avons quand même respecté la tradition du no 10 génial, fût-ce à un poste inattendu. Il était bien temps d’être enfin dans la peau du vainqueur cynique. On s’en accommode très bien.
Notre défaite la plus proche de la vôtre est probablement celle du quart de finale de la Coupe du monde 2014. Un match équilibré face à l’Allemagne, une tête imparable sur un coup de pied arrêté, l’impression qu’on ne marquera pas malgré les occasions. Le vainqueur laisse au vaincu une impression de fatalité. Bien sûr, la Belgique de 2018 était plus brillante que la France de 2014 et elle peut nourrir un sentiment de défaite imméritée. Ce fut un privilège de voir Hazard et De Bruyne jouer dans une équipe qui aura laissé sa trace dans la compétition.
Il faut cependant s’en prendre au football pour cette « injustice », pas au vainqueur. L’équipe de France a battu des équipes qui se sont senties supérieures sur le terrain, parfois à juste titre, mais qui ne l’ont pas été face au but. Elle a fait pleurer d’impuissance des défenseurs uruguayens. Elle a même remporté une finale qu’elle a ratée. Elle avait autre chose que de la chance ou du vice, quelque chose qui a manqué à votre sélection.
Justice vous sera rendue
On vous aurait bien lancé un « sorry, good game », mais ce qui passe pour de l’élégance narquoise chez les Britanniques risquerait d’être encore pris pour de l’arrogance de notre part. Il n’y a pourtant pas de quoi faire de la querelle un casus belli. Nous, on vous aime toujours. Et si vous tenez à nous détester, sachez que nul ne déteste plus les Français que les Français eux-mêmes. Sauf quand ils gagnent la Coupe du monde, bien entendu.
Votre heure viendra immanquablement. Peut-être bientôt : cette élimination cruelle ressemble à d’autres, qui ont précédé des consécrations lors du tournoi suivant. Cela peut aussi n’arriver que dans vingt ou trente ans : si la justice des hommes est lente, celle du football prend parfois une éternité.
Une chose est sûre cependant, les victoires sont un formidable baume pour les blessures anciennes. Désormais, 2006 est moins un regret éternel qu’un pieux souvenir, et la désillusion de 2016 est lavée par ce titre mondial. Il aura fallu ça pour connaître la félicité et lui accorder toute sa valeur. C’est si bon que la France et moi, nous vous souhaitons sincèrement de connaître une telle revanche – sur le sort, pas sur nous, si possible.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Serbe, revenu sur le devant de la scène après son sacre à Wimbledon, s’annonce comme le favori de l’US Open qui débute lundi.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Tennis : Djokovic veut prolonger son bain de jouvence à l’US Open

Le Serbe, revenu sur le devant de la scène après son sacre à Wimbledon, s’annonce comme le favori de l’US Open qui débute lundi.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h32
   





                        



   


Déconfit après Roland-Garros, Novak Djokovic est plongé dans un bain de jouvence depuis son sacre de la renaissance à Wimbledon, qui le positionne en favori de l’US Open, avec Rafael Nadal, à partir de lundi 27 août à New York. Impensable il y a quelques mois seulement.
Et dire qu’à Paris, au début de juin, sous le coup de l’immense désillusion de son quart de finale perdu face à la surprise italienne Marco Cecchinato, « Djoko » était apparu au trente-sixième dessous devant les journalistes et doutait même de sa participation à la saison sur herbe !
A ce moment-là, le Serbe (31 ans) court après l’envie et la forme depuis deux ans, et sa victoire sur la terre battue française, qui l’a laissé à bout de souffle mentalement. Après une saison 2017 écourtée suivie d’une opération au coude au début de 2018, il vient d’être éjecté du top 20 pour la première fois depuis près de douze ans (octobre 2006). Moins de trois mois plus tard, le voilà remonté au sixième rang mondial, le résultat d’un été fructueux.
Retour avec son coach historique
A Wimbledon, après une demi-finale épique — cinq sets et plus de cinq heures de jeu — face à Nadal, Djokovic a conquis son treizième titre en Grand Chelem. A Cincinnati, il y a une semaine, il est devenu le premier joueur à inscrire son nom au palmarès des neuf Masters 1000 du calendrier en s’offrant en prime Roger Federer en finale (6-4, 6-4). « C’est une sensation incroyable !, s’est réjoui Djoko, dont la rage de vaincre s’est enfin réveillée. J’ai connu des mois difficiles avec ma blessure. »

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Depuis Roland-Garros, Djokovic n’a plus perdu que deux matchs, en juin, en finale du Queen’s (face à Cilic), et en août, au troisième tour à Toronto, contre la révélation de l’été américain, le jeune Grec Stefanos Tsitsipas, futur finaliste au Canada. Sa résurrection valide son choix d’avoir renoué au printemps avec son entraîneur historique, le Slovaque Marian Vajda, après un an de séparation, et, au contraire, d’avoir pris ses distances d’avec son controversé conseiller mental, l’Espagnol Pepe Imaz.
Le « Big Four » réuni
« Il a montré combien il est exceptionnel en gagnant Wimbledon », a commenté Federer, qui ne voit pas le Serbe, victorieux de l’US Open en 2011 et en 2015, s’arrêter en si bon chemin. « Je pense qu’il peut encore mieux jouer, qu’il en a encore sous le pied, disons, ce qui est encore plus encourageant pour lui », poursuit le Suisse aux vingt couronnes en Grand Chelem, qui pourrait l’affronter dès les quarts de finale.
On peut toutefois compter sur Nadal pour vendre chèrement sa peau. Battu par Djokovic à Wimbledon et absent à Cincinnati, le numéro un mondial et vainqueur sortant — assuré de rester sur le trône s’il rallie le dernier carré — s’est, entre-temps, imposé à Toronto. A désormais 37 ans, Federer, titré sans discontinuer entre 2004 et 2008, mettra-t-il fin à dix ans de disette à New York, lui qui a trébuché dès les quarts de finale sur son gazon chéri à la mi-juillet ? Tout à fait possible, selon l’Américain John Isner : « C’est un alien, il n’est pas comme les autres. »
Avec le retour d’Andy Murray, opéré de la hanche en début d’année, le « Big Four » est réuni en Grand Chelem pour la première fois depuis Wimbledon 2017. Mais le Britannique, ex-numéro un mondial, ne se classe plus qu’au 378e rang !
Serena Williams en quête d’un 24e titre majeur

   


Comme Djokovic et Murray, Serena Williams avait manqué la précédente édition de l’US Open, pour cause de maternité imminente. « Tout est différent, ma vie a changé », dit l’Américaine (36 ans), 26e mondiale, mais qui s’est vu octroyer la tête de série no 17.
Depuis son retour sur le circuit, au début de mars, Serena, en quête d’un 24e titre majeur, qui lui permettrait d’égaler le record absolu de Margaret Court, a connu des hauts — finale à Wimbledon — et des bas — défaite la plus sèche de sa carrière, 6-1, 6-0, contre la Britannique Johanna Konta au début d’août à San José, forfait avant les huitièmes de finale à Roland-Garros.
Mais que ses adversaires, potentiellement sa sœur aînée Venus Williams, au troisième tour, puis la numéro un mondiale, Simona Halep, au suivant, soient prévenues : « Je ne viens pas ici en pensant que je vais perdre. Ce n’est pas être Serena, ça », déclare-t-elle dans une interview au magazine Time. « Si la naissance de ma fille a changé quelque chose, c’est que j’ai encore plus ce feu en moi », a-t-elle renchéri samedi.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’OM, qui a arraché le match nul sur sa pelouse (2-2) face à Rennes après avoir été mené de deux buts, peine à trouver son jeu en ce début de saison.
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Ligue 1 : Marseille tâtonne encore

L’OM, qui a arraché le match nul sur sa pelouse (2-2) face à Rennes après avoir été mené de deux buts, peine à trouver son jeu en ce début de saison.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 23h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 07h56
   





                        



   


Le naufrage collectif chez les promus nîmois n’était peut-être pas qu’un faux pas : l’Olympique de Marseille a échoué dans son opération rachat dimanche soir, tenu en échec par Rennes (2-2) au Vélodrome, malgré un probant retour en seconde mi-temps.
Un penalty provoqué par Adil Rami (37e), puis une erreur monumentale du gardien Johann Pelé (45e) : les hommes de Rudi Garcia semblaient perdus en rentrant aux vestiaires. Et devant sa télévision, le milieu de terrain néerlandais Kevin Strootman, qui pourrait s’engager avec l’OM dès lundi, a pu comprendre qu’on attendra beaucoup de lui dans le Vieux-Port.
Le Romain a peut-être été rassuré par la seconde période de feu des Olympiens. D’abord avec le but de l’espoir signé Ocampos (54e), à la reprise d’un ballon repoussé par Koubek après une tête de Luiz Gustavo. Puis devant l’égalisation grâce à un but contre son camp d’une magnifique tête décroisée signée Bensebaini (72e), pressé par Konstantinos Mitroglou, entré en jeu quelques minutes plus tôt à la place d’un Valère Germain transparent.
Un OM encore fragile
Le 4-0 inaugural contre Toulouse le 10 août n’était-il qu’un feu de paille ? Croqués il y a une semaine chez les « Crocodiles » gardois (3-1), les Marseillais ont été trop fragiles en défense et trop brouillons en attaque devant plus de 55 000 spectateurs. Battu par ces mêmes Rennais au Vélodrome (3-1) l’an passé, fin août, l’OM n’a pas su prendre sa revanche.
Sabri Lamouchi, l’entraîneur rennais, avait vu la lenteur et la lourdeur de la défense centrale marseillaise à Nîmes. Rudi Garcia a bien tenté d’y remédier en alignant finalement Boubacar Kamara à la place du Croate Duje Caleta-Car, mais rien n’y a fait. Et c’est d’ailleurs le jeune Kamara qui est à l’origine du premier but rennais. Mystifié à l’angle de la surface par Lea-Siliki, il laisse celui-ci servir Ismaïla Sarr, lancé. Rami, en retard, est contraint à la faute. Le penalty est transformé par Benjamin Bourigeaud.
Et le coup de massue est venu juste avant la mi-temps. Vendredi, en conférence de presse, Garcia s’était déclaré « très, très tranquille » avec Yohann Pelé, le suppléant du champion du monde Steve Mandanda, blessé à Nîmes. Mais l’ancien Manceau s’est complètement troué sur un centre à ras de terre de Bensebaini, offrant le ballon à Ismaïla Sarr, qui n’avait plus qu’à le pousser dans le but vide.
Monaco, prochain défi pour les Phocéens
Tête de Rami sur le poteau sur un corner de Payet (57e), but refusé à Mitroglou pour hors-jeu d’Ocampos (66e) : l’OM, ultra-dominateur durant toute la seconde période, a longtemps cru arracher la victoire. Sans jamais conclure.
Double buteur contre Toulouse, Payet n’a jamais vraiment pesé, excepté sur les coups de pieds placés, à l’exemple de cette belle échappée où il sert Thauvin trop en profondeur (58e). Mais Thauvin lui aussi n’a pas retrouvé la forme qui lui avait permis de rejoindre l’équipe de France en Russie : double buteur en à peine une heure de jeu contre Toulouse puis à Nîmes, « Flotov » n’a pas su récidiver dimanche, comme sur ces deux tirs trop écrasés aux 7e et 80e minutes.
Avec quatre points en trois rencontres, l’OM est déjà à cinq longueurs du PSG et des surprenants Dijonnais. Et c’est un sacré obstacle qui va se présenter aux Marseillais dans une semaine : Monaco. L’an dernier, l’OM avait été humilié 6-1 au Rocher… avant de céder à domicile une semaine plus tard contre Rennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les Bordelais se sont relancés face à Monaco (2-1) après un début de saison compliqué. Les Nordistes se sont quant à eux facilement imposés à domicile (3-0) face à Guingamp.
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Ligue 1 : Bordeaux marque ses premiers points face à Monaco, Lille confirme son renouveau

Les Bordelais se sont relancés face à Monaco (2-1) après un début de saison compliqué. Les Nordistes se sont quant à eux facilement imposés à domicile (3-0) face à Guingamp.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 19h16
   





                        



   


L’AS Monaco, submergé par Bordeaux, a été battu 2-1 pour la première fois de la saison à la suite d’un doublé du Guinéen François Kamano (48e s.p., 90+2) et malgré un but de l’Italien Pietro Pellegri (63e), dimanche, lors de la 3e journée de Ligue 1.
Les Monégasques, deuxièmes de L1 la saison dernière, se retrouvent en 9e position au classement. De son côté Bordeaux, toujours en quête d’un entraîneur qui pourrait être le champion du monde 1998 Thierry Henry, marque ses premiers points de la saison après deux défaites.

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Monaco prend du retard
Le match a été très ouvert et les Girondins, qui ont pourtant disputé un barrage aller d’Europa League jeudi, ont fini par l’emporter grâce à Kamano. En revanche, leur attaquant Samuel Kalu a raté un penalty alors que le score était de 1-1. Le résultat est préjudiciable pour les Monégasques qui se retrouvent à deux longueurs derrière l’Olympique lyonnais, l’un des principaux rivaux pour la qualification pour la Ligue des champions.
Plus tôt dans l’après-midi, Lille, dix-septième de Ligue 1 à l’issue de la dernière saison, a retrouvé le podium, derrière le PSG et Dijon, après sa victoire 3-0 contre des Guingampais derniers du classement.
Le Losc a vite éteint les Bretons - réduits à 10 après l’exclusion de Christophe Kerbrat en fin de match (82e) - grâce à un tir de loin du milieu portugais Xeka (7e), bonifié par un but de l’ancien Stéphanois Jonathan Bamba trois minutes plus tard (10e). Bamba s’est offert un doublé à un quart d’heure de la fin, parfaitement servi par l’international ivoirien Nicolas Pépé, très en jambes (74e).
Bien négocier la fin du mercato

   


Si la situation des Guingampais commence à devenir inquiétante, après des défaites contre le PSG (3-1) puis Saint-Etienne (2-1), les Lillois sont pour leur part bien loin de leurs débuts cauchemardesques la saison dernière. Tombeurs de Rennes (3-1) pour la première journée, capables de tenir Monaco en échec en Principauté (0-0), les Dogues ne comptent que deux points de retard sur le leader parisien.
Il leur reste toutefois à bien négocier la fin du mercato, alors que plusieurs joueurs sont convoités - Pépé, notamment - et que la situation financière du club lui impose de laisser partir certains d’entre eux.
« Il y aura éventuellement des sorties parce qu’on ne le dit pas assez mais on a 5 défenseurs centraux, 8 ou 9 joueurs d’attaque et 8 ou 9 milieux », a déclaré le président du club, Gérard Lopez, sur BeIn Sports. « J’ai demandé à ce qu’on équilibre les comptes du club et qu’on arrive pas loin de ce chiffre de 80 millions d’euros » de vente sur le marché des transferts.
La 3e journée de L1 se poursuit dimanche soir avec le choc entre Marseille et Rennes au Vélodrome.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le pilote Ferrari s’est imposé devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).
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F1 : Vettel remporte le Grand Prix de Belgique et se relance dans la course au titre

Le pilote Ferrari s’est imposé devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 07h53
   





                        



   


L’Allemand Sebastien Vettel (Ferrari) a remporté dimanche à Spa-Francorchamps le Grand Prix de Belgique de formule 1, devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).
La course a notamment été marquée par un spectaculaire accident, dès le premier virage entre l’Espagnol Fernando Alonso (McLaren), l’Allemand Nico Hülkenberg (Renault) et le Monégasque Charles Leclerc (Sauber), qui ont tous trois été contraints à l’abandon.
Vettel a décroché le 52e succès de sa carrière et compte cinq victoires cette saison, soit autant que son rival pour le titre. Au classement général, l’Allemand revient à 17 points du leader Hamilton, alors qu’il reste huit courses à disputer en 2018.
Accident au départ
De très bonne humeur, le pilote de 31 ans a poussé la chansonnette dans sa monoplace après avoir franchi la ligne. « C’était un très grand week-end », s’est réjoui l’ancien de Red Bull. L’Allemand a doublé peu après le départ Hamilton, parti en pole position, et a conservé ensuite la tête sans interruption jusqu’à l’arrivée d’une course globalement monotone. Peu après l’accident ayant impliqué Alonso, Hülkenberg et Leclerc, la voiture de sécurité a fait son apparition pour nettoyer les débris sur la piste. Lorsque celle-ci s’est écartée, Vettel a résisté avec autorité à Hamilton.
« Dès que je suis passé devant Lewis, je me suis senti soulagé et la voiture de sécurité m’a bien aidé », a souligné le quadruple champion du monde, désormais seul troisième au nombre de victoires devant Alain Prost mais derrière Michael Schumacher et Hamilton. « On va tout tenter pour essayer de combler l’écart, ils ont quelques petits trucs dans leur voiture », a assuré ce dernier, légitimement inquiet devant la puissance du moteur Ferrari.
Les Français bien placés
Le Finlandais Valtteri Bottas, parti en 17e position sur l’autre Mercedes, a fini au quatrième rang, devant le Mexicain Sergio Pérez (Racing Point Force India). Le Français Esteban Ocon (Racing Point Force India) a terminé en 6e position, devançant les Haas de son compatriote Romain Grosjean et du Danois Kevin Magnussen.
Le troisième pilote tricolore du plateau, Pierre Gasly (Toro Rosso), a réalisé une belle performance, avec une 9e place finale, malgré le déficit de puissance de son moteur Honda. Le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) et l’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull), qui se sont heurtés au premier tour, ont abandonné. Le prochain rendez-vous de la saison, le GP d’Italie aura lieu dans une semaine à Monza.

52ème victoire de Sebastian #Vettel qui remporte ce #BelgianGP 🇧🇪🏁🍾

— LaF1SurCanal (@La F1® sur CANAL)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le club parisien s’est imposé face à Angers (3-1) grâce à son trio Mbappé-Cavani-Neymar. Dijon poursuit son sans-faute avec une troisième victoire en trois matchs.
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Ligue 1 : le PSG retrouve son « MCN » ; Dijon surprend

Le club parisien s’est imposé face à Angers (3-1) grâce à son trio Mbappé-Cavani-Neymar. Dijon poursuit son sans-faute avec une troisième victoire en trois matchs.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 13h27
   





                        



   


Trois sur trois pour le PSG, tombeur d’Angers (3-1), et pour… Dijon qui, après avoir battu Nantes et Montpellier, a fait couler Nice (4-0) pour s’offrir un troisième succès d’affilée en Ligue 1, samedi 25 août, lors de la troisième journée de Ligue 1
Kylian Mbappé, Edinson Cavani, Neymar, saison deux : la triplette d’attaque la plus chère de l’histoire a disputé son premier match de la saison pour le PSG face à Angers. Et pour le plus grand plaisir du Parc des Princes, et elle a brillé, avec un but chacun (3-1) : Cavani, affamé, a ouvert le score dès la 12e minute pour son premier match depuis sa blessure au mollet, en huitièmes de finale de la Coupe du monde.
La recrue Thilo Kehrer a causé un penalty, transformé par Thomas Mangani (21e, s.p.) et les Parisiens sont rentrés aux vestiaires à 1-1. Mais après la sortie de l’Allemand et un retour à une défense à 4, le PSG a accéléré, et Kylian Mbappé (52e) et Neymar (66e) ont permis aux Parisiens de continuer leur sans-faute. Et le pire, c’est que Paris est encore en rodage, avec notamment ce schéma tactique à trois derrière cher à l’entraîneur Thomas Tuchel, mais pas forcément convaincant samedi.
Trois sur trois pour Dijon
Dijon réussit un sans faute, serti d’une victoire de prestige à Nice, chez Patrick Vieira. Le GYM s’est incliné 4-0 sur sa pelouse, sur des réalisations de Nayef Aguerd (67e), d’Oussama Haddadi (83e) et de Jules Keita (86e, 90 + 3). Avec un point pris en trois journées, les débuts sur la Côte d’Azur du champion du monde 1998 sont compliqués.
C’est aussi le cas de Miguel Cardoso sur le banc de Nantes : les Canaris ont galéré pour obtenir leur premier point sous la houlette du Portugais, samedi face à Caen (1-1). Enzo Crivelli a en effet ouvert le score dès la 37e minute pour Caen, et il a fallu un penalty d’Emiliano Sala (80e) pour que les Nantais égalisent.

   


Pas de troisième victoire d’affilée pour les promus : après des débuts de rêve dans l’élite, Reims et Nîmes ont trébuché samedi. Après avoir battu Nice et Lyon, 1-0 à chaque fois, Reims a perdu 4-1 contre Amiens. Les Picards ont bénéficié de l’exclusion de Romain Métanire dès la 36e minute, même s’ils avaient ouvert le score auparavant, par Eddy Gnahoré (22e). La recrue iranienne Saman Ghoddos, à peine débarquée en France, a inscrit le deuxième but (58e) et Moussa Konaté (67e, 73e) les deux derniers. Après deux défaites, à Lyon (2-0) puis contre Montpellier (2-1), les Amiénois, qui disputent leur deuxième saison au plus haut niveau, lancent ainsi enfin leur opération maintien.
Quant aux Nîmois, ils ont perdu 1-0 sur la pelouse de Toulouse. L’homme fort des Toulousains, l’Ivoirien Max-Alain Gradel, a marqué à son deuxième essai sur penalty (80e). Les Gardois restaient sur des succès à Angers (4-3) et surtout contre le puissant voisin marseillais (3-1).
Enfin Saint-Etienne n’a pu faire mieux que match nul sur la pelouse de Montpellier (0-0), lors d’une troisième journée qui se poursuit dimanche avec, notamment, la réception de Rennes par Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les rugbymen parisiens, avec leur nouveau manageur, Heyneke Meyer, et clermontois, revanchards après une saison noire, se sont facilement imposés pour la reprise du championnat.
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Top 14 : Clermont et le Stade français flambent lors de la première journée

Les rugbymen parisiens, avec leur nouveau manageur, Heyneke Meyer, et clermontois, revanchards après une saison noire, se sont facilement imposés pour la reprise du championnat.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 13h32
   





                        



   


Débuts en fanfare pour le Stade français — avec son nouveau manageur, Heyneke Meyer — et pour Clermont-Ferrand — revanchard après une saison noire —, qui ont chacun commencé samedi 25 août la saison de Top 14 par une large victoire assortie du bonus offensif, respectivement à Perpignan (46-15) et à domicile contre Agen (67-23).
L’ASM, championne 2017 mais absente de la phase finale au printemps dernier pour la première fois depuis 2006, a mis le temps pour prendre la mesure du SUA, de nouveau promis à une âpre lutte pour le maintien mais en tête à la pause (16-15). Avant de faire la différence en seconde période, où elle a inscrit huit essais, dont deux par ses ailiers Samuel Ezeala et Alivereti Raka.

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Le premier, âgé de 19 ans, disputait son premier match chez les professionnels depuis son impressionnant K.-O. en janvier face au Racing 92 ; tandis que le Fidjien, pressenti pour intégrer le XV de France, retrouvait les terrains en match officiel huit mois après une grave blessure à un genou.
Opération rédemption pour le Stade français
Les Parisiens ont fait la différence en première période, avant le carton rouge sévère de leur capitaine Sergio Parisse (36e) : ils menaient 29 à 3 à la mi-temps face à des Catalans dépassés pour leur premier match dans l’élite après quatre ans de disette.
L’opération rédemption, après une saison dernière chaotique, est bien engagée pour le club du milliardaire suisse d’origine allemande Hans-Peter Wild, qui a fait venir cet été Meyer, ancien sélectionneur des Springboks, et plusieurs joueurs de premier plan (Fickou, Maestri et Sanchez).
Bordeaux-Bègles s’est également imposé avec le point de bonus offensif, à la maison face à Pau (41-19), qui tenait le match nul jusqu’au dernier quart d’heure.
Toulon sombre face au Racing
Le match nul, Lyonnais et Toulousains, tous deux présents en phase finale la saison passée, ont dû s’en contenter (16-16). Il devrait davantage frustrer le LOU, demi-finaliste surprise au printemps, qui menait à domicile avant que Thomas Ramos n’égalise d’un drop sous le déluge (73e), cinq minutes après que Jean-Marc Doussain (ancien de la maison rouge et noir), lui eut donné l’avantage.
La Rochelle a également vécu une fin de match sous tension, mais elle a fini par s’imposer à domicile face au promu Grenoble (28-21) pour son premier match officiel depuis le départ avec fracas cet été de Patrice Collazo, son manageur pendant sept ans.
Désormais à Toulon, il a vécu une soirée cauchemardesque pour sa première. le Racing 92 s’est imposé au stade Mayol (25-9), grâce à un Finn Russell de gala. L’ouvreur international écossais, recrue phare de l’intersaison, a inscrit un doublé coup sur coup pour gâcher la première du RCT à domicile, affaibli par le départ de plusieurs joueurs clés cet été (Ashton, Nonu, Vermeulen).



                            


                        

                        

