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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Benoit Assémat, inspecteur général de santé, explique dans une tribune au « Monde » que le moment est venu de renforcer la gouvernance de la gestion des risques sur la chaîne alimentaire.
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Après le scandale Lactalis, il est urgent de « créer une autorité unique de contrôle sanitaire »

Benoit Assémat, inspecteur général de santé, explique dans une tribune au « Monde » que le moment est venu de renforcer la gouvernance de la gestion des risques sur la chaîne alimentaire.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h18
    |

Benoît Assémat (Conseiller sécurité sanitaire à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice)







                        



                                


                            

Tribune. Au début du mois de décembre 2017, la révélation de la mise sur le marché de laits infantiles contaminés par des salmonelles par l’entreprise Lactalis a mis en évidence des dysfonctionnements dans le dispositif de sécurisation sanitaire de la chaîne alimentaire. Des propositions visant à améliorer le fonctionnement des autorités compétentes, voire à mettre en place une autorité unique de contrôle, ont été formulées dans un rapport d’information du Sénat (n° 403 du 5 avril 2018) ainsi que par la commission d’enquête mise en place par l’Assemblée nationale (n° 1179 du 19 juillet 2018).
Ces propositions rejoignent les dispositions prévues par le règlement européen du 15 mars 2017, qui fixe le cadre des contrôles officiels sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, et dont l’entrée en application est prévue pour le 14 décembre 2019.

L’article 1er de ce règlement précise que les contrôles officiels doivent prendre en compte une approche globale des risques, associant aux enjeux de sécurité et de salubrité ceux qui visent à garantir, par des pratiques commerciales loyales, la protection et l’information des consommateurs.
En effet, pour des raisons liées à la mondialisation des échanges, à la complexification des circuits commerciaux et à une pression toujours plus forte sur les prix, ces deux enjeux sont devenus étroitement liés. Un problème sanitaire peut révéler l’existence d’une fraude (ce fut le cas des œufs contaminés au fipronil à l’été 2017), de la même façon qu’une fraude peut soulever des questions sur la sécurité de la chaîne alimentaire (comme dans le cas du scandale de la viande de cheval en 2013).
Dilution des responsabilités
Ainsi, la création d’une autorité unique de contrôle pose immédiatement la question de son périmètre : souhaite-t-on limiter son champ d’action aux enjeux de sécurité sanitaire ou l’élargir à la lutte contre les pratiques frauduleuses ou trompeuses ? En réalité,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’homme, âgé de 25 ans et placé en garde à vue le 27 août, a également été identifié par la victime, mercredi matin.
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Jeune femme frappée à Paris : le suspect a reconnu être l’homme sur la vidéo

L’homme, âgé de 25 ans et placé en garde à vue le 27 août, a également été identifié par la victime, mercredi matin.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h17
   





                        



Le suspect accusé d’avoir frappé une étudiante en pleine rue en juillet à Paris a reconnu être l’homme figurant sur la vidéo de l’agression, a-t-on appris mercredi 29 août. Outre son aveu, il a également été identifié par la victime dans le commissariat du 19e arrondissement parisien où il avait été placé en garde à vue. Il n’y a toutefois pas eu de confrontation. « Je ne l’ai pas souhaité, et cela n’était pas nécessaire », les photos comme les premières déclarations du suspect montrant clairement qu’il s’agissait de son agresseur, a-t-elle dit à l’Agence France-Presse.
Le suspect, âgé de 25 ans, avait été arrêté lundi 27 août à Paris dans le cadre d’une enquête ouverte fin juillet pour des faits qualifiés de « harcèlement sexuel » et « violences avec arme » – en l’occurrence un cendrier – ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours. Il a été interpellé à la sortie d’un hôpital psychiatrique parisien où il avait été placé le 4 août, quelques heures après avoir été une première fois arrêté pour avoir jeté des cailloux sur une voiture près des Champs-Elysées, selon une source proche du dossier à l’AFP. Il tenait alors des propos incohérents.
« Ta gueule ! »
Les faits s’étaient déroulés le 24 juillet. Marie Laguerre, étudiante en architecture de 22 ans, est importunée dans la rue par un homme qu’elle croise en marchant et qui lui adresse des réflexions salaces et des grognements lubriques. Elle lui lance un « Ta gueule ! » tout en poursuivant son chemin, « car je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire », a relaté cette étudiante dans un billet sur Facebook publié le lendemain. L’homme d’une trentaine d’années aux cheveux mi-longs lui jette alors un cendrier avant de la suivre et de la gifler violemment.
Des clients et le patron du bar devant lequel la scène se déroule se précipitent vers l’homme, qui tourne rapidement les talons. La caméra de vidéosurveillance du café a tout enregistré. L’étudiante récupère les images peu après les faits, va porter plainte et poste le tout sur Facebook. Cette dénonciation et les images ont été relayées massivement sur les réseaux sociaux. Marie Laguerre avait alors enchaîné les interviews dans les médias français et internationaux.
Avec le soutien de militantes féministes telles que l’association Les Effrontées, elle a, depuis, lancé une nouvelle plateforme en ligne – #NousToutesHarcèlement – pour partager les témoignages similaires de femmes agressées dans la rue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.
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Sur 1,1 million de chasseurs, moins de 10 % possèdent un permis national

Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 16h26
    |

            Laura Motet et 
Anne-Aël Durand








                        


La baisse du prix du permis de chasse est un « cadeau » qui coûte cher à Emmanuel Macron, puisqu’il fait sans doute partie des raisons qui ont provoqué la démission de Nicolas Hulot, ex-ministre de la transition écologique et solidaire. Mais la ristourne ne s’applique qu’aux permis nationaux et non aux permis départementaux, moins coûteux et délivrés bien plus fréquemment.
Qui sont les chasseurs dont le gouvernement tient à s’assurer le soutien ? Portrait-robot à partir des chiffres publiés par la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
1,1 million de licenciés
La chasse représente un lobby non négligeable, puisque l’on comptait 1,139 million détenteurs d’un permis valide durant la campagne de chasse 2016-2017, selon des chiffres fournis par la Fédération. Ce loisir rassemble donc plus de licenciés que des sports comme le tennis, l’équitation ou le judo.


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La chasse compte 1,2 million de licenciés, moins que le football mais plus que le tennis
Comparaison entre les principales licences sportives en 2015 et les licences de chasse

Sources : FNC, Injep



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Un effectif en baisse
Si les chasseurs sont nombreux, la pratique est en déclin continu, puisque leur nombre a été divisé par deux en une quarantaine d’années. Ils étaient 1,8 million pour 39 millions d’habitants en 1945, et plus de 2,2 millions en 1975. La baisse du coût du permis pourrait ainsi permettre d’obtenir de nouveaux licenciés.


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Deux fois moins de permis de chasse qu'en 1975
Nombre de permis validés depuis la fin de la seconde querre mondiale (l'année indiquée correspond à la campagne débutée à l'automne)

Source : FNC



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      ],
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      ],
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        "",
        1778003
      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        1542399
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ]
    ],
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    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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    }
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	tooltip: {
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		shared: false,
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		valueSuffix: "",
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		},
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Plutôt des hommes de plus de 55 ans
La pratique de la chasse est très masculine : on compte moins de 25 000 chasseuses, soit 2,2 % des licenciés. C’est aussi un hobby qui plaît à une population vieillissante, puisque 53 % des chasseurs sont âgés de 55 ans ou plus, et 29 % ont même plus de 65 ans.


	#container_15354638718{
		padding:5px 5px 0px 10px;
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		background-color:#f5f6f8;
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	{
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	#container_15354638718 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



Plus de la moitié des chasseurs dépassent les 55 ans


Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354638718",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			dataLabels:{
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			}
		}
	},
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		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
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		},
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
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			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
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				verticalAlign: "top",
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["15-24 ans","25-34 ans","35-44 ans","45-54 ans","55-64 ans","65-74 ans","75 ans et plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Population des chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % ",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La Sologne et la Corse, territoires de chasseurs
S’il existe des chasseurs partout en France, les données de la FNC font apparaître des écarts de pratique selon les régions : il y a ainsi trois fois plus de chasseurs par habitant en Corse ou dans le Centre-Val de Loire qu’en Bretagne ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15354654731{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15354654731 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_source15354654731{font-size:12px;text-align:right;}


La Corse et le Centre-Val de Loire, régions de chasseurs




Source : FNC




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15354654731").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 1,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15354654731").append("svg").attr("id", "mapSVG15354654731").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15354654731");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15354654731");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15354654731");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/regions.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Région","Proportion de chasseurs"],["Corse",6.49],["Centre-Val de Loire",5.18],["Nouvelle Aquitaine",4.42],["Bourgogne-Franche-Comté",3.26],["Occitanie",3.26],["Normandie",3.08],["Hauts-de-France",2.58],["Pays de la Loire",2.48],["Auvergne-Rhône-Alpes",2.21],["Grand Est",1.99],["Provence-Alpes-Côte d'Azur",1.91],["Bretagne",1.87],["Ile-de-France",1.85]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [1.85,2,3,4,5,6,6.5];
var color=["#eff3ff","#c6dbef","#9ecae1","#6baed6","#3182bd","#08519c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([2,3,4,5,6])
.range(d3.range(6).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.regions).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#fff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Part des chasseurs");
var rect = document.getElementById("legende15354654731").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15354654731").width();
var h = $("#dcdr_map15354654731").height();
var x = w * 3 / 100, y = h * 52 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Région","Proportion de chasseurs"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15354654731").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Région}}";
var content = "{{Proportion de chasseurs}} % de titulaires du permis de chasse dans la population totale";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15354654731 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Un hobby de professions libérales et de cadres
Les chasseurs vantent volontiers leur ancrage populaire et rural, mais cette image est en partie contredite par les chiffres. S’il est vrai que les agriculteurs sont surreprésentés (ils sont 8,5 % parmi les chasseurs, pour seulement 2 % de la population active), les premiers détenteurs des permis de chasse sont des professions libérales et cadres (36 % des permis, pour seulement 17 % de la population active).


	#container_15354641175{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
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		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		display:block;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus d'un tiers des chasseurs sont des cadres ou professions libérales
Catégorie socioprofessionnelle des détenteurs du permis de chasse

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354641175",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
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		text: ""
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		text: ""
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	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				allowOverlap: true,
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
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			dataLabels:{
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			}
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	},
	yAxis:[{
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		title: {
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		},
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			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
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		 categories:["Cadre, profession libérale","Employé","Ouvrier","Artisan, commerçant","Agriculteur","Profession intermédiaire ou assimilée","Etudiant"],
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		},
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		},
		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        36.3
      ],
      [
        "",
        23.4
      ],
      [
        "",
        15.1
      ],
      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        8.5
      ],
      [
        "",
        6.8
      ],
      [
        "",
        0.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
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		valueSuffix: " %",
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le permis national reste minoritaire
Seule une minorité de chasseurs profitera de la réduction du coût du permis après la réforme du gouvernement. En effet, la plupart des licenciés se contentent du permis départemental, moins cher, destiné à une pratique locale. Au total, moins de 10 % détiennent un permis national, mais on constate d’importantes disparités en fonction de la catégorie socioprofessionnelle : près de 15 % des cadres ont un permis national, contre moins de 5 % des ouvriers.


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	{
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	{
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15354704103 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



Trois fois plus de cadres que d'ouvriers ont un permis de chasse national
Type de permis de chasse détenu par les licenciés selon leur catégorie socioprofessionnelle

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354704103",
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	title: {
		text: ""
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	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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					color: '#333'
				}
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				symbol:"circle",
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
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				useHTML: false,
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			text:""
		},
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		type: "linear",
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			text: ""
		},
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		},
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			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
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				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Permis national",
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    "data": [
      [
        "",
        14.61
      ],
      [
        "",
        12.77
      ],
      [
        "",
        10.61
      ],
      [
        "",
        8.57
      ],
      [
        "",
        6.52
      ],
      [
        "",
        4.65
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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    "dataLabels": {
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    }
  }
],
	tooltip: {
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un loisir coûteux
La Fédération nationale des chasseurs a salué avec enthousiasme le passage de 400 euros à 200 euros du permis national. Mais ce coût ne représente qu’une partie minime des dépenses engagées pour pratiquer la chasse. En effet, en additionnant le transport, l’équipement, les cotisations à des sociétés de chasse, l’entretien du terrain et les assurances, la facture moyenne s’élève à 2 800 euros par an, selon une étude d’impact réalisée en 2014 pour la FNC. En incluant les emplois directs et indirects, la Fédération évalue les retombées économiques à 3,8 milliards d’euros.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
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Le budget moyen des chasseurs s'élève à plus de 2 800 euros par an
Données issues de l'étude sur l'impact économique et social de la Filière chasse par le BIPE, 2014-2016

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15355315443",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	title: {
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	subtitle: {
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	},
	plotOptions: {
		series: {
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					color: '#333'
				}
			},
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		},
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		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
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				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Transport/déplacement (voiture y compris entretien, train….)","Cotisation à une société de chasse ou actions de chasse","Munitions, entretien et accessoires pour armes (hors achat d'arme)","Restauration extérieure","Validation du permis de chasser","Achats d'auxiliaires de chasse (Chiens, appelants, etc.)","Equipements (bottes, veste, gilet)","Entretien du territoire de chasse ","Location personnelle d'un territoire de chasse","Aménagements du territoire (poste de tir, mirador, hutte,…)","Assurances (chasseur, auxiliaires, armes,…)","Naturalisation des trophées"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
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Des enfants de moins de 2 ans intoxiqués au cannabis

Des pédiatres s’alarment du nombre croissant d’accidents domestiques liés à la banalisation de cette drogue dite  douce.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h44
    |

                            Clara Tran








                        


Un nouveau type d’accident domestique inquiète les pédiatres. Les intoxications accidentelles au cannabis chez les enfants, principalement de moins de 2 ans, ne cessent d’augmenter, a alerté l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), lundi 20 août.
Quand il les voit débarquer avec des troubles neurologiques, le docteur Hervé Haas a peu de doutes. « On a pris l’habitude d’effectuer un dépistage du THC [le composant actif du cannabis] dans les urines et dans le sang », explique-t-il. Drôle de protocole, pour un médecin aux urgences pédiatriques de la Fondation Lenval (Nice), qui voit défiler chaque jour des petits plutôt accros à leur tétine. Seulement voilà, quand ils sont somnolents ou que leur démarche est « ébrieuse », le docteur Hervé Haas croit immédiatement déceler les symptômes d’une intoxication accidentelle au cannabis. L’habitude, sans doute.
Un peu plus d’un an a passé depuis que le chef de service des urgences pédiatriques de la Fondation Lenval (Nice) a pris en charge cinq nourrissons, âgés de un an à 18 mois, pour intoxication involontaire au cannabis. Cinq hospitalisations en moins de deux semaines, dans un même service. Du jamais vu dans les annales. En août, ce sont pas moins de deux bébés soignés, et toujours le même cas clinique inquiétant. Convulsions, coma : les symptômes peuvent être aigus. « Chez les bébés, l’impact est cent fois plus important que chez les adultes », explique le docteur Hervé Haas.
Explication générationnelle
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a tiré la sonnette d’alarme : rien qu’entre 2015 et 2017, 194 enfants ont été victimes de ces nouveaux accidents domestiques, d’après une étude réalisée sur trente-trois mois. C’est 2,5 fois plus qu’entre 2010 et 2014. Et sans doute moins que demain, prédisent les experts.
Un médecin français, Sonia Zitout, a tenté de comprendre les causes de l’augmentation des intoxications involontaires au cannabis chez les tout jeunes dans une thèse soutenue en 2017. Pour elle, l’explication est en partie générationnelle : « Cette hausse s’inscrit dans un contexte de net accroissement de l’offre de cannabis en France, diagnostique-t-elle. La consommation a doublé des années 1990 à 2000 (…). Cette génération entre dans la parentalité dans les années 2000-2010. » A l’hôpital Necker, à Paris, le professeur Gérard Chéron prévient : « Avec la généralisation du cannabis, la banalisation de cette drogue, les ennuis sont devant nous. »
Depuis une dizaine d’années, le chef de service des urgences pédiatriques de l’hôpital Necker observe de près la banalisation du cannabis chez les jeunes parents. Cette drogue, dite « douce », est consommée à l’aube de la vie active, et les adultes, devenus parents, continuent d’en faire un usage récréatif. Lors de l’admission de l’enfant, tous ne signalent pas l’origine de l’intoxication aux médecins. A peine si certains confessent fumer de temps à autre. Au CHU de Grenoble, il a même fallu attendre que l’intoxication au cannabis soit démontrée par analyse d’urines pour que les parents d’une fillette de 13 mois consentent à émettre l’hypothèse que la petite aurait « peut-être ingéré quelque chose au parc ». « Beaucoup de parents sont dans le déni », observe le docteur Hervé Haas, qui précise n’être « pas là pour juger ».
Coma profond
En 2016, une jeune mère de famille s’était défendue devant les juges : « Elle était en train de jouer, j’ai tourné la tête deux minutes », avait-elle raconté. Un an plus tôt, son bébé de 19 mois avait avalé un morceau de cannabis qui traînait dans le salon, avant de plonger dans un coma profond et de se réveiller quelques heures plus tard à l’hôpital.
Comme souvent, la frontière entre défaut de surveillance et négligence est ténue. En France, les cas d’intoxication involontaire au cannabis sont signalés auprès des différentes cellules de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP). Pendant plusieurs mois, des travailleurs sociaux rendent visite aux familles. La justice est saisie, si besoin. Mais, dans la plupart des cas, un travail d’aide éducative suffit.
Dans les tiroirs, sur la table basse, partout : c’est très facile d’en trouver. « Il y a une grande accessibilité du cannabis » dans les foyers, relève le professeur Gérard Chéron. Au mieux, il est placé dans des boîtes. Sur Internet, il en existe de toutes sortes et de toutes les matières, en bois, en plastique, en métal, en silicone. Des objets souvent ludiques, toujours présentés de manière dédramatisante, comme cette « brosse de toilettes » ou cette « horloge murale dissimulant un coffre » où placer son herbe. Or, même caché dans ces boîtes à malice, le cannabis reste plus facile d’accès que les produits classiquement impliqués dans les accidents domestiques. Le professeur Gérard Chéron est formel : aujourd’hui, ouvrir une plaquette de Doliprane ou une bouteille de Javel nécessitent une meilleure dextérité que retirer une boulette de cannabis de son sachet. « Depuis vingt-cinq ans, des mesures de protection et une standardisation des emballages ont pu être mises en place par l’industrie », remarque-t-il. Pas pour le cannabis, drogue illégale qui échappe aujourd’hui aux réglementations des autorités.

        Lire aussi :
         

                Légalisé, dépénalisé, prescrit… le cannabis dans le monde en neuf graphiques






                            


                        

                        


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Nos réponses aux parents inquiets des prétendus dangers de la loi Schiappa pour les enfants

Vidéos, pétitions… vous nous avez signalé des messages alarmistes sur les conséquences « dramatiques » de la loi. Ils sont presque tous faux.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h18
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Vous êtes nombreux à avoir alerté l’équipe des Décodeurs ces derniers jours au sujet de messages alarmistes évoquant la loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes », dite « loi Schiappa », présentée comme une « loi de la perversité », un « danger imminent pour nos enfants ». Vous êtes plus nombreux encore à avoir vu, commenté ou partagé ces articles, vidéos, tracts et pétitions sur les réseaux sociaux.
Ces publications dénoncent deux dérives supposées : la première serait une protection affaiblie des mineurs face aux abus sexuels, voire que la pédophilie serait en passe d’être « légalisée » en France ; la seconde, que les écoliers devront suivre des cours d’éducation sexuelle inappropriés, pervertissant leur esprit avec des informations à caractère pornographique.
L’écho de ces messages témoigne d’un profond malaise. A lui seul, le cri d’alarme en vidéo d’une femme a été visionnée plus trois millions de fois sur Facebook en quelques jours (deux posts différents). Peur, colère, incompréhension… l’intervention (de neuf minutes) de cette « mère de deux enfants » résume bien ce que peut ressentir tout parent ou citoyen bombardé d’informations selon lesquelles les enfants seraient en danger, dans la plus grande indifférence.

   


Ces sujets sont tout ce qu’il y a de plus sérieux et suscitent des débats légitimes. Comment rédiger la loi pour protéger au mieux les mineurs des violences sexuelles ? Comment et à quel âge apporter aux enfants des repères sur la sexualité ? Ces questions méritent une réflexion approfondie et une vigilance particulière. C’est précisément pour cette raison qu’il nous apparaît nécessaire d’apporter un maximum d’informations factuelles à ce débat.
L’écrasante majorité des publications qui nous ont été signalées véhiculent, en effet, des affirmations mensongères, détournent des documents de leur contexte, travestissent des écrits à des fins de propagande. Autant de mensonges et manipulations qui appellent quelques précisions.
1. Qu’est-ce que la loi Schiappa ?
A l’origine de la controverse, on trouve la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes portée par Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Voté par les parlementaires cet été, ce texte a été promulgué au Journal officiel le 5 août – il est consultable en intégralité ici.
Les principales dispositions de cette loi sont :
Le délai de prescription des crimes de nature sexuelle ou violente commis sur des mineurs est allongé à trente ans à compter de la majorité des victimes (article 1).Des mesures concernant la répression des abus sexuels sur les mineurs, avec notamment des peines alourdies (articles 2 à 10).Des dispositions qui visent à durcir la lutte contre le harcèlement sexuel et moral, notamment en augmentant les peines de prison prévues selon les cas, ainsi qu’un volet sur le harcèlement en ligne (articles 11 à 14).La création d’une contravention pour « outrage sexiste » qui peut donner lieu à des amendes (articles 15 à 18).
2. Avancée ou déception ? Pourquoi les experts sont divisés
Ainsi résumée, on pourrait penser que cette loi a tout pour faire consensus. Elle a pourtant divisé les observateurs, suscitant de vives critiques de la part d’associations féministes, de juristes ou encore d’experts de la protection de l’enfance. On peut notamment citer à ce titre une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, le 19 août, dont les 84 signataires estiment que la loi Schiappa « ne protégera pas mieux les enfants ».
Pour comprendre ces critiques, il faut revenir à la genèse de la loi. En droit français, un viol est défini comme « tout acte de pénétration sexuelle » commis « par violence, contrainte, menace ou surprise ». Les relations sexuelles d’un majeur « sans violence, contrainte, menace ni surprise » sur un mineur relèvent, quant à elles, du délit d’atteinte sexuelle. Pour certains observateurs, cette distinction ne se justifie pas : au-dessous d’un certain seuil, toute relation sexuelle avec un mineur devrait, selon eux, être considérée par la loi comme un viol.
Le gouvernement avait promis une « présomption » de viol pour les mineurs de moins de 15 ans, mais a buté sur des difficultés juridiques
A l’origine, la loi Schiappa devait répondre à cette demande. La version initiale de l’article 2 de la loi établissait que toute relation sexuelle avec pénétration sur un mineur de moins de 15 ans serait considérée comme un viol, dès lors que l’auteur « connaissait ou ne pouvait ignorer l’âge de la victime ». Sauf que le Conseil d’Etat a émis de sérieuses réserves sur la manière dont le projet de loi était rédigé, invitant le gouvernement à revoir sa copie pour éviter des écueils juridiques (notamment de conformité avec la Constitution).
Le gouvernement a donc revu sa copie et l’article 2, tel qu’il a été voté, se contente de préciser les circonstances dans lesquelles un acte sexuel commis sur un mineur peut être considéré comme un viol. Il ajoute notamment que dans le cas d’un mineur, la contrainte morale peut être caractérisée par « la différence d’âge existant entre la victime et l’auteur des faits ». Dans le cas des mineurs de moins de 15 ans, le texte ajoute également « l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ».
Pour résumer, on peut dire que la loi précise les conditions dans lesquelles un acte sexuel commis par un majeur sur un mineur peut être considéré comme un viol. Mais pas que tout acte de ce type serait « présumé » comme étant un viol, contrairement à ce qu’a affirmé Marlène Schiappa à plusieurs reprises pour défendre sa loi.
C’est ce que critiquent beaucoup d’observateurs, pour qui la rédaction finale de l’article 2 est loin de constituer une avancée, engendrant une certaine frustration après des mois de débats.

        Lire aussi :
         

          Comprendre la polémique autour de l’article 2 de la « loi Schiappa »



3. Pourquoi la thèse de la complaisance face à la pédophilie ne tient pas
Derrière la controverse sur la rédaction de l’article 2 de la loi Schiappa, des accusations d’une tout autre gravité ont commencé à circuler. La rumeur a ainsi commencé à instiller l’idée suivante : puisque la loi ne fixe pas d’âge au-dessous duquel une relation sexuelle avec un enfant est un viol, la pédophilie serait en fin de compte « légalisée ».
Toute relation sexuelle sur un mineur peut être poursuivie
Cette affirmation est complètement mensongère. Rappelons, en effet, l’existence du délit d’atteinte sexuelle (article 227-25 du code pénal), qui concerne les relations sexuelles d’une personne majeure avec un mineur de 15 ans ou moins. Cette disposition fait que toute relation sexuelle d’un majeur avec un mineur peut être poursuivie, même s’il existe des différences entre les deux procédures : les peines sont moins sévères et des spécialistes estiment que la reconnaissance symbolique du traumatisme de la victime est insuffisante dans cette procédure.
Quoi qu’il en soit, la loi Schiappa est loin de remettre en cause le délit d’atteinte sexuelle. Elle a, au contraire, durci la sanction maximum prévue, passant de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende. Si elle reste discutable et perfectible, la nouvelle législation représente à ce titre une forme de durcissement, et pas d’assouplissement, de l’arsenal répressif.
Ce texte a, par ailleurs, contribué à combler, au moins en partie, une forme de vide juridique. Dans le cas où un viol sur mineur ne peut être démontré en justice, la question subsidiaire sur le délit d’atteinte sexuelle sera à l’avenir obligatoirement posée par les juges. Ce qui a pour vocation d’éviter que des relations sexuelles sur des enfants restent impunies.
Il faut également préciser que tout viol (y compris sur une personne majeure) et toute atteinte sexuelle entraînent l’inscription de la personne condamnée au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

        Lire aussi :
         

                Non, la loi Schiappa n’a pas « légalisé la pédophilie » ni assoupli les règles de consentement



4. Des intox en série sur l’éducation sexuelle à l’école
Autre thèse largement répandue sur les réseaux sociaux : la loi Schiappa créerait des enseignements d’éducation sexuelle à l’école qui pervertiront les esprits des écoliers. En réalité, le sujet n’est quasiment pas abordé dans la loi. L’article 10 ajoute simplement au code de l’éducation une « obligation de sensibilisation des personnels enseignants aux violences sexistes et sexuelles et à la formation au respect du non-consentement ».
Par ailleurs, Marlène Schiappa a annoncé une prochaine circulaire qui demanderait à mettre en application des dispositions déjà prévues dans les textes (depuis 2016) pour qu’il y ait « trois séances par an d’éducation à la vie sexuelle et affective » à l’école. L’éducation sexuelle en tant que telle existe à l’école depuis 2001.
Aucune des publications alarmistes qui nous a été signalée ne relatait des informations avérées
L’objet de ces séances sera notamment de parler « du consentement, du respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes ». En pratique, l’éducation à la sexualité à l’école englobait déjà, selon les âges, des thématiques comme « la sexualité humaine », « loi et sexualité, violences sexuelles », « la puberté » ou encore « identité sexuée — rôles et stéréotypes — orientation sexuelle » (pour se faire une idée sur le contenu des séances déjà existantes, vous pouvez consulter la page de ressources dédiées sur le site du ministère de l’éducation).
Qu’importe si la démarche n’est pas nouvelle et si le contenu des enseignements en lui-même ne va guère évoluer : des sites peu scrupuleux ont sauté sur l’occasion pour relancer une longue litanie de rumeurs malveillantes. Une déferlante qui n’est pas sans rappeler la polémique sur les ABCD de l’égalité, un programme de promotion de l’égalité femmes-hommes à l’école. Face au feu nourri des rumeurs, le ministre de l’éducation nationale, Benoît Hamon, en 2014, avait abandonné ce projet.
Ici encore, on fait feu de tout bois sans se soucier des faits. On tronque un extrait d’un rapport suisse en le présentant comme un support pédagogique utilisé dans les classes françaises. On affirme sans fondement que la masturbation sera enseignée à l’école maternelle. Ou encore on prend des planches d’une bande dessinée à succès, Le Guide du zizi sexuel, d’Hélène Bruller et Zep, publiée en 2001, pour la présenter comme un livre scolaire :

   


Après examen minutieux, nous avons constaté que les publications, dans leur ensemble, dont nous avons eu connaissance ces dernières semaines n’ont pas de lien avec la réalité des classes françaises, ou ont été tronquées.

        Lire aussi :
         

                Nouvelle rumeur mensongère sur des cours d’éducation sexuelle à l’école



Au-delà des fausses informations, c’est l’esprit même des enseignements d’éducation sexuelle qui est dévoyé par la « propagande ». L’exemple le plus emblématique étant la propension de militants à mettre en exergue sur les réseaux sociaux, hors de tout contexte, des mots isolés comme « comportement sexuel » dans des livres à destination des enfants, pour présenter ces ouvrages comme « pornographiques ».
Or, si le terme « sexualité » peut, du point de vue de certains adultes, se résumer à des activités génitales, ce n’est évidemment pas à cela que font référence les publications pour enfants. Autour de cinq ans ou six ans, l’expression désigne le fait de se tenir la main, se caresser ou encore se prendre dans les bras. N’en déplaise à ceux qui dénoncent hâtivement la « perversité » supposée des enseignements sexuels à l’école, c’est bien souvent leur regard d’adulte qui donne des connotations inappropriées à des expressions qui, à l’origine, en sont dépourvues.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils des Décodeurs pour éviter les fausses informations :
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Correction, le 29 août à 13 h 30 : les ABCD de l’égalité ont été abandonnés en 2017 et pas en 2014, comme l’indiquait une version précédente de cet article.



                            


                        

                        


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Ponts, routes : le drame de Gènes va-t-il accélerer les travaux en France ?

Depuis des mois, les alertes se multiplient sur le mauvais état du réseau routier et le coût faramineux de sa remise à niveau.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h26
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Le viaduc de Gennevilliers va finalement être réparé. Après l’effondrement meurtrier du pont Morandi à Gênes, en Italie, le 14 août, l’ouvrage d’art qui permet à l’autoroute A15 d’enjamber la Seine entre Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et Argenteuil (Val-d’Oise) était devenu le symbole en France de la fragilité des infrastructures routières. Un mur de soutènement de ce pont en béton précontraint s’était partiellement écroulé le 15 mai, entraînant la fermeture de deux voies de circulation.
Depuis, rien n’avait été entrepris, à la colère des élus locaux et des riverains. La catastrophe italienne et une série de reportages télévisés plus tard, le préfet du Val-d’Oise vient d’annoncer que les travaux débuteraient en septembre et dureraient jusqu’à la mi-mars 2019.

Le gouvernement, qui doit présenter à l’automne une loi d’orientation sur les mobilités comportant un important volet sur les infrastructures, est sous pression. La ministre des transports, Elisabeth Borne, devait s’entretenir mercredi 29 août avec le président du Conseil d’orientation des infrastructures, Philippe Duron, et le président de la Fédération nationale des travaux publics, Bruno Cavagne. Car les alertes se sont multipliées ces derniers mois sur l’état du réseau routier et le coût faramineux de sa remise à niveau.
« Des pathologies inquiétantes »
« Cela fait longtemps qu’on avertit les pouvoirs publics sur cette “dette grise” créée par le manque d’entretien », soupire Pierre de Thé, le directeur de la communication de Routes de France, l’organisme qui réunit les acteurs de l’industrie routière. Après des années de sous-investissement et plus d’une décennie de décentralisation routière, les voiries et les ponts de l’Etat, des départements et des communes font grise mine.
Première inquiétude : les 10 000 kilomètres de routes nationales et leurs 12 000 ponts. Un audit remis en juin au ministère des transports estime que 17 % des chaussées et un tiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Bernard, 84 ans, fait appel à une entreprise de dépannage trouvée sur Internet. L’ouvrier, au lieu de chercher à ouvrir la porte par un moyen quelconque puis, en cas d’échec, de proposer un devis, détruit la serrure.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les élèves font leur rentrée le 3 septembre. Voici ce qui changera pour eux cette année.
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Programmes, portables, classes dédoublées… Les nouveautés de la rentrée 2018

Les élèves font leur rentrée le 3 septembre. Voici ce qui changera pour eux cette année.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 11h44
    |

                            Mattea Battaglia, 
Violaine Morin et 
Camille Stromboni








                        



   


Plus de 12 millions d’élèves reprendront, lundi 3 septembre, le chemin de l’école. Poursuite des dédoublements de classes en éducation prioritaire, interdiction du téléphone portable, nouvelles évaluations, premières inflexions au lycée préfigurant la réforme du bac promise à l’horizon 2021… voici un aperçu des changements qui se dessinent pour cette rentrée scolaire 2018, avant les précisions attendues lors de la traditionnelle conférence de presse de rentrée du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, programmée mercredi 29 août.
200 000 enfants dans des « classes à douze »
Mesure-phare de ce gouvernement sur le plan éducatif, les « CP à douze » vont être complétés de « CE1 à douze ». Cette montée en puissance des dédoublements promis par le candidat Macron doit toucher 200 000 élèves cette année, 300 000 en 2019-2020.
Si la cible est l’éducation prioritaire, la répartition est complexe : aux 2 200 classes de CP d’ores et déjà dédoublées dans les réseaux d’éducation les plus prioritaires (REP +) doivent venir s’ajouter, en septembre, 3 200 classes de CP dans les réseaux REP (non renforcés) ainsi que de « 60 % à 70 % des CE1 en REP + et une soixantaine en REP », précisait-on au ministère de l’éducation, avant les congés d’été.
La mesure est plébiscitée par les enseignants concernés, même s’ils dénoncent dans le même temps son impact sur les effectifs dans les autres classes (en CM1 et CM2 notamment), y compris en zone d’éducation prioritaire (ZEP), ainsi que dans bon nombre d’écoles rurales – ce que le ministère de l’éducation dément.

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Retour de la semaine de quatre jours
En matière de rythmes scolaires, la « réforme Peillon » (qui, en 2013-2014, a instauré la semaine de quatre jours et demi d’école) semble avoir vécu : 70 % des villes – et 60 % des écoles – sont d’ores et déjà revenues à la semaine de quatre jours, selon les estimations ministérielles ; 80 % avance-t-on dans les rangs de l’Association des maires de France. Le recensement détaillé, ville par ville, reste à faire.
Si le « libre choix » en la matière donné aux communes constitue, pour elles, une source d’économies certaines, les conséquences pour les élèves, sur le plan des apprentissages, mais aussi du rythme de vie, restent à établir. En attendant, la France se distingue de nouveau des autres pays européens par son faible nombre de jours d’école dans l’année, associé à des journées très denses.

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Plus d’évaluations, plus d’aide à l’orientation
Aux évaluations introduites, l’an passé, à l’entrée du CP et de la classe de sixième, doivent s’ajouter des tests en CE1. Les lycéens de seconde passeront, eux, « un test de positionnement » sur tablette numérique, en français et en mathématiques. A ce même niveau du lycée, l’emploi du temps des élèves comprend désormais cinquante-quatre heures, sur l’année, consacrées à de l’aide à l’orientation. Auparavant, l’aide à l’orientation était prise sur les heures d’accompagnement personnalisé. Cet accompagnement est introduit avec la réforme du lycée (menée en parallèle de celle du baccalauréat) et est censé démarrer après les vacances de la Toussaint.
Téléphone portable interdit au collège
La loi a été promulguée le 3 août : comme promis par le candidat Macron pendant la campagne présidentielle, le téléphone portable est désormais interdit dans les écoles et collèges, sauf pour les usages pédagogiques (en classe), et dans des cas spécifiques pour les enfants en situation de handicap. En certains lieux – le bureau de la vie scolaire par exemple –, des appels téléphoniques pourront toujours être passés en cas d’urgence. Sur proposition du Sénat, le texte adopté prévoit également que l’interdiction puisse être introduite dans le règlement intérieur des lycées.
Précisons que c’est l’utilisation du téléphone, et non sa possession, qui est proscrite : les élèves pourront entrer dans leur établissement avec un téléphone éteint dans leur sac, ou bien le laisser dans des casiers prévus à cet effet ; les modalités d’application de la nouvelle loi sont de la responsabilité du chef d’établissement.

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Ajustements dans les programmes de primaire et du collège
Ils concernent les mathématiques, le français et l’éducation morale et civique, et ont été rendus publics en juin. Suivant l’ambition du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, qui souhaitait renforcer l’apprentissage des fondamentaux, ces « ajustements » des contenus d’enseignement, élaborés par le Conseil supérieur des programmes au printemps, ont aussi pour but de simplifier la compréhension des programmes réécrits sous la gauche et entrés en vigueur en 2016.
Ils insistent sur la familiarisation avec les quatre opérations de calcul dès le CP, le recours quotidien à la dictée – sur lequel avait déjà communiqué la précédente ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem –, ainsi que sur la lecture d’un nombre minimum d’œuvres complètes, chaque année, en primaire et au collège. La plupart des points d’ajustement reprennent le contenu des circulaires envoyées, au printemps, dans les écoles. 

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                Education : le Conseil supérieur des programmes publie des « ajustements » à la réforme de 2016




Des évolutions sur Parcoursup
Pour les lycéens qui entrent en terminale, les règles d’admission dans l’enseignement supérieur, par la nouvelle plateforme Parcoursup, devraient évoluer. Parmi les principales problématiques soulevées cette année : l’extrême lenteur du nouveau système d’affectation. Certains acteurs de la communauté universitaire appellent déjà à rétablir la hiérarchisation des vœux des candidats, comme du temps du portail Admission post bac (APB), pour corriger cette difficulté. L’option a, pour l’instant, été écartée par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui n’en a pas moins reconnu la nécessité d’un bilan et d’« ajustements ».





                            


                        

                        


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La France « condamnée » par l’ONU dans l’affaire Baby-Loup ? Une affirmation à nuancer

L’ONU n’a pas exactement dit cela, sur l’affaire d’une salariée de crèche licenciée pour avoir porté le voile dans une crèche. La réalité est plus complexe.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h28
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        



   


La France a-t-elle été condamnée par l’Organisation des Nations unis (ONU) à la suite de l’affaire Baby-Loup ? C’est ce qu’affirmaient de nombreux titres de presse, lundi 27 août. Comme nous le rapportions le 25 août, le comité des droits de l’homme de l’ONU a effectivement rendu, le 10 août, un avis sur la confirmation, par la justice française, du licenciement d’une salariée de la crèche Baby-Loup. La plaignante, Mme Afif, souhaitait porter un voile au sein de l’établissement, et ce malgré l’interdiction du port de signes religieux ostensibles dans le règlement intérieur de la crèche.
Dans ses conclusions, le comité des droits de l’homme a estimé que le licenciement de Mme Afif ne reposait pas sur « un critère raisonnable ». Il a par ailleurs indiqué que la France était « tenue » d’indemniser la plaignante « de manière adéquate et de prendre des mesures de satisfaction appropriées, incluant une compensation pour la perte d’emploi sans indemnité et le remboursement de tout coût légal ». Nombreux sont les titres ayant repris cette information en affirmant que la France avait été condamnée par l’ONU dans l’affaire Baby-Loup.
Pourquoi c’est imprécis
Mais les recommandations du conseil des droits de l’homme de l’ONU n’ont aucune valeur contraignante ni obligatoire. De ce fait, il est faux d’affirmer que la France a été condamnée par cette institution. En effet, seule une juridiction a le pouvoir de condamner : le comité des droits de l’homme n’en étant pas une, il est erroné de parler de « condamnation » pour évoquer les recommandations du comité à l’endroit de la France.
« Ce comité ne fait pas du droit, ce n’est pas contradictoire, la France n’a pas été entendue. Ce n’est qu’un avis univoque, dépourvu de légitimité et de pouvoir de condamner. Ses recommandations n’ont pas force de loi et ne font pas jurisprudence », explique Richard Malka, avocat de la crèche Baby-Loup.
Une observation à nuancer : la France en effet fait part de sa version par une « note orale » qui est résumée dans la procédure.
Contrairement à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), juridiction internationale chargée de veiller au respect des droits de l’homme et dotée de l’autorité de la chose jugée, le comité des droits de l’homme ne rend pas des arrêts, mais délivre des constatations. La CEDH a validé, en 2014, la loi française prohibant le port du voile intégral dans l’espace public, ainsi que le licenciement, en 2000, d’une assistante sociale française qui contestait son licenciement prononcé en raison de son refus d’ôter son voile islamique.
L’Egypte et l’Ouganda membres du comité des droits de l’homme
Une jurisprudence qui explique le refus de la défense de Mme Afif de porter son cas devant la CEDH. Dans les colonnes de L’Obs, les avocats de la plaignante, Claire Waquet et Michel Henry, affirment avoir décidé de saisir le comité des droits de l’homme de l’ONU, « moins directement efficace mais plus constant dans ses décisions que la Cour européenne des droits de l’homme, qui a tendance à laisser une large marge d’appréciation aux Etats ».
Le comité des droits de l’homme de l’ONU est composé de dix-huit experts indépendants. Si leur origine n’est pas supposée influencer la manière dont ils rendent leurs avis, certains proviennent de pays peu connus pour leur respect des droits de l’homme, à l’instar de l’Egypte ou de l’Ouganda. Ces deux pays sont respectivement classés 110e et 104e sur 113 pays dans le palmarès 2018 du World Justice Project, évaluant la primauté du droit sur le pouvoir politique, et se basant pour ce faire sur plusieurs indicateurs comprenant les droits fondamentaux, la justice civile et pénale ou encore l’absence de corruption.
« Ce comité ne s’est jamais préoccupé des millions de femmes obligées de porter le voile et considérées comme des semi-êtres humains en Iran ou en Arabie saoudite. Il se préoccupe beaucoup, en revanche, du port du voile en Occident, estime Me Malka, pour qui  « La défense de Mme Afif cherche, par des moyens détournés, à faire plier le droit français et européen. » Il est cependant à noter que l’Arabie Saoudite n’est pas signataire de la convention instituant le comité des droits de l’homme, et n’entre donc pas dans son champ de compétences.
Mis à jour le 29 août, à 12 h 20 : ajout du fait que la France a bien pu répondre aux observations du comité. 
Mis à jour le 29 août à 13 h 30 : ajout d’une précision sur l’origine des membres du comité des droits de l’homme



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les situations sont très disparates d’une branche à l’autre. Tout dépend de la convention collective à laquelle les salariés sont rattachés.
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Est-il permis d’arriver en retard au travail le jour de la rentrée scolaire ?

Les situations sont très disparates d’une branche à l’autre. Tout dépend de la convention collective à laquelle les salariés sont rattachés.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 10h52
   





                        



   


La question agite les parents à l’approche de la rentrée scolaire : peuvent-ils se rendre plus tard au travail pour accompagner leur enfant à l’école ce jour-là ? « La question ne se pose que pour les salariés qui ont des horaires précis, explique Marine Sonnerat, juriste aux Editions Tissot. Ceux qui sont au forfait jour peuvent arriver plus tard le matin, tant que leur travail est fait. »
Pour les autres, aux horaires imposés, le code du travail ne prévoit rien concernant la rentrée des classes, tout dépend de la convention collective à laquelle ils sont rattachés. Les situations sont très disparates d’une branche à l’autre. Parmi les mieux lotis, les salariés qui relèvent de la convention collective des sociétés d’assurance : celle-ci leur octroie « une journée par an » d’absence rémunérée « pour la rentrée scolaire d’un ou plusieurs enfants de moins de 7 ans ».
Dans d’autres activités, comme la pâtisserie ou les espaces de loisir, les accords de branches accordent une demi-journée d’absence exceptionnelle sans réduction de rémunération. Et un certain nombre d’autres prévoient des aménagements d’horaires à cette occasion : c’est le cas dans les entreprises de vente à distance ou dans l’esthétique-cosmétique par exemple.
L’employeur n’a aucune obligation
Mais beaucoup de conventions collectives ne prévoient rien du tout concernant la rentrée des classes. Les salariés doivent alors se référer à leur accord d’entreprise, quand il existe. Les autorisations d’absences dépendent alors souvent de l’âge de l’enfant ou du niveau de la classe dans laquelle il fait sa rentrée.
En l’absence d’accord d’entreprise, ou s’il ne mentionne pas cette situation, il peut exister un usage d’entreprise (inscrit ni dans la loi ni dans les différents accords collectifs) permettant un aménagement des horaires.
« Il n’y a pas de formalisme, mais souvent quelque temps avant la rentrée, l’employeur communique un rappel par e-mail aux salariés ou les tient informés par un affichage », détaille Marine Sonnerat. « Si rien n’est prévu, le salarié peut demander une autorisation d’absence exceptionnelle, poursuit-elle. L’employeur n’a aucune obligation : il peut refuser, offrir les heures d’absence ou demander qu’elles soient récupérées plus tard. »
Dans le cas spécifique de la fonction publique, une circulaire de 2008 accorde « des facilités d’horaires » aux « fonctionnaires ou agents de l’Etat ou de ses établissements publics » le jour de la rentrée scolaire de leurs enfants jusqu’à l’entrée en sixième.

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          Allô maman bobo : dure, dure, la rentrée…






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Pour le cabinet d’études Xerfi, la croissance du secteur en France devrait tomber à 5 % par an en 2019 et 2020.
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Ralentissement en vue dans l’immobilier de luxe

Pour le cabinet d’études Xerfi, la croissance du secteur en France devrait tomber à 5 % par an en 2019 et 2020.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


« Euphorique, le marché de l’immobilier de luxe va se tasser », annonce le cabinet d’études Xerfi dans une note parue le 28 août. Soutenu par des conditions de financement très favorables, un meilleur climat des affaires en France et la hausse du nombre de riches, le marché français de l’immobilier de luxe paraît pourtant immarcescible.
Après un bond de 15 % en 2017, en ligne avec la hausse des transactions et des prix, Xerfi estime que le chiffre d’affaires des agences immobilières spécialistes des biens haut de gamme devrait encore augmenter de 17 %. Mais le cabinet d’études prévoit un net ralentissement à l’horizon 2019 et 2020 : la hausse de l’activité des acteurs du secteur devrait tomber à 5 % par an.

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« Les effets positifs du Brexit (arrivées de cadres dirigeants, de traders et de banquiers d’affaires venus de la City) ne compenseront pas la remontée progressive des taux des crédits immobiliers », écrit Vincent Desruelles, l’auteur de l’étude.
Une douzaine d’acteurs
En France, une douzaine de réseaux sont spécialisés dans l’immobilier de luxe. Ce marché de niche est dominé par des enseignes internationales comme Sotheby’s International Realty, Barnes ou Coldwell Banker, devant des acteurs français comme Daniel Féau, Emile Garcin ou Michael Zingraf. Loin derrière, on trouve des réseaux généralistes comme Orpi ou Century 21. « Les leaders réalisent un nombre réduit de ventes par an, mais ces opérations sont très rémunératrices, quand les agences généralistes jouent, elles, la carte du volume », indique M. Desruelles.
Les spécialistes des ventes aux enchères se développent sur ce marché à travers l’exploitation d’une licence de marque (Sotheby’s), en s’affiliant avec des acteurs locaux (Christie’s) ou par des rapprochements capitalistiques. La maison Artcurial a ainsi acheté à l’automne 2017 John Taylor, numéro trois de l’immobilier de prestige en France, très présent sur la Côte d’Azur.

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Malgré cette intensification de la concurrence, les marges du secteur restent élevées. Le marché des biens de prestige n’échappe pourtant pas à la révolution digitale. « Si l’intensité concurrentielle reste modérée sur le front des transactions, elle est franchement montée d’un cran en matière de locations saisonnières haut de gamme avec les nouvelles plates-formes de mise en relation spécialisées comme Le Collectionist ou Onefinestay », observe M. Desruelles. Le géant américain Airbnb a notamment pris pied sur ce marché en début d’année en lançant une offre baptisée « Beyond », qui rassemble une sélection de propriétés de luxe offrant des services de conciergerie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les autorités épiscopales américaines avaient partagé leurs archives secrètes avec des responsables à Rome, selon le procureur chargé de l’enquête.
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Pédophilie en Pennsylvanie : des documents accablent le Vatican

Les autorités épiscopales américaines avaient partagé leurs archives secrètes avec des responsables à Rome, selon le procureur chargé de l’enquête.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 05h28
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h33
   





                        



   


Le Vatican était au courant que des prêtres catholiques de l’Etat de Pennsylvanie dissimulaient les abus sexuels qu’ils commettaient sur des enfants, les autorités épiscopales partageant des archives secrètes avec des responsables à Rome, a déclaré, mardi 28 août, le procureur général de l’Etat de Pennsylvanie.
Si les diocèses de Pennsylvanie ont systématiquement nié les accusations d’abus sexuels sur des milliers d’enfants, ils ont secrètement documenté les cas d’abus et ont souvent envoyé les informations au Vatican, a déclaré Josh Shapiro lors d’entretiens donnés à deux émissions télévisées nationales.
Dans un rapport de 884 pages, découlant de deux années d’enquête et instruit le 14 août par le ministère public, Josh Shapiro a décrit dans le détail les sévices commis par près de 300 hommes d’église sur une période de soixante-dix ans.

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Le Vatican impliqué
Le dossier se fonde sur des archives conservées par les diocèses, des confessions manuscrites notamment, a expliqué le procureur général. « Il y a des exemples spécifiques pour lesquels, lorsque les abus ont eu lieu, les prêtres mentaient aux paroissiens, mentaient aux forces de l’ordre, au public, mais ils documentaient tous les abus dans des archives secrètes qu’ils partageaient souvent avec le Vatican », a-t-il déclaré à l’émission « The Morning Show », sur la chaîne CBS.
Dans certains cas, « le Vatican était au courant des abus et était impliqué dans leur dissimulation », a ajouté Shapiro, sans préciser si le pape François ou ses prédécesseurs étaient personnellement au courant.
Aucun commentaire n’a été fait par le porte-parole du Vatican, Greg Burke, après les déclarations de Josh Shapiro. Le Vatican, dans sa première réaction face au nouveau scandale de pédophilie frappant l’Eglise catholique aux Etats-Unis, a exprimé, le 16 août, « sa honte et son chagrin ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le pape François a recommandé le recours à la psychiatrie pour les enfants présentant des tendances homosexuelles. Les manifestants réclament qu’Emmanuel Macron condamne ces propos.
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Manifestation à Paris pour dénoncer les propos du pape sur l’homosexualité

Le pape François a recommandé le recours à la psychiatrie pour les enfants présentant des tendances homosexuelles. Les manifestants réclament qu’Emmanuel Macron condamne ces propos.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 22h06
   





                        



   


Une centaine de personnes se sont mobilisées mardi 28 août, dans la soirée, pour dénoncer les propos du pape François, recommandant le recours à la psychiatrie pour les enfants présentant des tendances homosexuelles, et exiger leur condamnation par Emmanuel Macron. Les manifestants se sont rassemblés devant la représentation du Saint-Siège à Paris, la nonciature apostolique.
Les manifestants se sont réunis aux cris de « L’homophobie tue, le pape la banalise » et munies de pancartes barrées des slogans : « C’est votre homophobie qui nous rend malades » ou « Le pape nous rend folles ». Ce rassemblement, qui a duré une heure, se tenait à l’appel de plusieurs associations de défense des droits LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) dont Acceptess Transgenres, Aides, Actu-Up Paris et le collectif Irrécupérables.

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Le silence de Macron condamné
« On est venu pour dénoncer les propos du pape », a déclaré Lou Depreaux-Kraviec, 29 ans, membre d’Act Up, au milieu des drapeaux noir et rose de l’association. Selon lui, le pape a fait ces déclarations pour « détourner l’attention des crimes pédophiles » de prêtres qui embarrassent l’Eglise.

Manifestation devant la Nonciature du Vatican à Paris contre les propos polémique du Pape. #nipapenipsychiatre https://t.co/VAHfw1dCzz— simonhimatic (@Simon Lambert)


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« Les propos du pape vont permettre une légitimation des attaques homophobes. C’est contraire au message d’amour qu’il est censé véhiculer », a de son côté souligné un autre manifestant, Patrick Lopez, fonctionnaire. « Les propos de l’Eglise m’ont angoissé. Aujourd’hui on demande une prise de position sérieuse du président » Macron pour condamner les propos du pape, a ajouté Fred Bladou, un homosexuel de 50 ans militant à l’association Aides.

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« On s’étonne qu’il n’y ait pas de réaction ni de déclaration publique ou même un tweet d’Emmanuel Macron », a abondé Florence Pic, cofondatrice du collectif Irrécupérables, en craignant que ces déclarations aient « un impact direct sur le taux de suicide des jeunes homosexuels ». Selon les études, le risque de suicide est deux à sept fois plus élevé chez les homosexuels que chez les hétérosexuels.
Les faits
Le pape François a suscité l’indignation de la communauté LGBT dimanche en déclarant à propos des orientations homosexuelles : « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie ».
Le Vatican a finalement supprimé lundi le terme de « psychiatrie » de cette déclaration en expliquant que le souverain pontife ne voulait pas assimiler l’homosexualité à « une maladie psychiatrique ».

        Lire aussi :
         

                Le pape François recommande la psychiatrie pour les enfants aux « orientations homosexuelles »



De son côté, le gouvernement, par la voix de Marlène Schiappa, a fustigé lundi des propos « incompréhensibles et indéfendables ». L’homosexualité ne figure plus sur la liste des maladies mentales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis 1990.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Il a été arrêté et mis en examen à Saint-Tropez. Jusqu’à présent, le chanteur, très populaire, a bénéficié d’importants soutiens, notamment du roi.
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Compte rendu

Saad Lamjarred, star de la pop marocaine, accusé d’agression sexuelle pour la 4e fois

Il a été arrêté et mis en examen à Saint-Tropez. Jusqu’à présent, le chanteur, très populaire, a bénéficié d’importants soutiens, notamment du roi.

Charlotte Bozonnet et 
Henri Seckel
    



LE MONDE
              datetime="2018-08-28T19:01:06+02:00"

        Le 28.08.2018 à 19h01

     •
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        Mis à jour le 29.08.2018 à 12h06






    
Saad Lamjarred en concert au festival de Carthage (Tunisie), le 31 juillet 2016.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


Saad Lamjarred, star marocaine de la pop music, placé en garde à vue à Saint-Tropez (Var) depuis dimanche, a été mis en examen mardi 28 août pour « viol », a fait savoir le parquet de Draguignan. Il a été laissé libre, sous contrôle judiciaire. Il avait été interpellé dimanche matin à la suite de la plainte d’une jeune femme, née en 1989, qui dénonce des faits commis dans un établissement de nuit de Saint-Tropez. 
Le chanteur, dont les clips ont été regardés des millions de fois sur Internet, n’en est pas à sa première affaire d’agression sexuelle. Trois autres femmes ont déjà saisi la justice, aux Etats-Unis et en France, pour des accusations similaires.
Février 2010, une accusation de viol aux Etats-Unis
En février 2010, à New York, une jeune Américaine dépose plainte pour agression sexuelle. Arrêté et incarcéré le 17 mars 2010, Saad Lamjarred, qui est alors beaucoup moins connu qu’aujourd’hui, est libéré sous caution et quitte le territoire américain.
L’affaire est relancée lorsque la plaignante et son avocat se rendent compte que le jeune chanteur est devenu célèbre dans le monde arabe. En mai 2016, Saad Lamjarred est sommé par la Cour suprême de l’Etat de New York de se présenter au tribunal dans un délai de trente jours – il encourt jusqu’à vingt-cinq ans de prison.
Le document enregistré par la Cour le 10 mai 2016, que Le Monde a pu consulter, reprend les termes de la plainte déposée en 2010. La jeune femme dit « avoir dîné avec Saad Lamjarred avant d’accepter de le suivre à son domicile de Brooklyn pour regarder son dernier clip ». Une fois sur place, elle déclare avoir refusé ses avances ; il l’aurait alors frappée et violée.
L’affaire sera finalement classée sans suite en 2016. Le procureur de Brooklyn avait demandé l’abandon des poursuites en raison du refus de la plaignante de continuer la procédure pénale. Selon le New York Post, les deux parties avaient trouvé un accord au civil. « En plus d’avoir initialement porté plainte [au pénal] contre Lamjarred, l’accusatrice l’avait également poursuivi au civil en mai. L’affaire a été réglée en dehors des tribunaux pour un montant non divulgué », écrivait le journal américain à la fin de 2016. 

        Lire le récit de la première plainte contre le chanteur :
         

          La superstar marocaine Saad Lamjarred passible de 25 ans de prison aux Etats-Unis pour viol



Octobre 2016, première mise en examen en France
Deux jours avant un concert qu’il devait donner au Palais des congrès à Paris, le 29 octobre 2016, Saad Lamjarred est accusé par une femme de 20 ans de l’avoir agressée dans sa chambre d’hôtel. Il est mis en examen le 28 octobre pour « viol aggravé » et « violences volontaires aggravées », puis écroué.
« Mon client conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés », avait alors réagi l’un des avocats du chanteur, Me Jean-Marc Fedida, ajoutant : « Ce qui s’est passé cette nuit-là dans cette chambre est ce qui se passe habituellement à 5 heures du matin entre un homme et une femme consentante. »
Dans une vidéo publiée sur YouTube en novembre 2017, soit un an après les faits, la plaignante, Laura Prioul, 21 ans, avait donné sa version des faits : « On était proches, on s’est tous les deux embrassés. Et il a voulu me réembrasser, et j’ai tourné la tête et ça lui a pas plu. Je me suis fait frapper d’un coup. J’ai voulu me défendre et cette personne m’a à nouveau frappée. (…) Cette personne a fini par me violer. »
Après six mois de détention provisoire à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, Saad Lamjarred, défendu par les avocats Eric Dupond-Moretti et Jean-Marc Fedida, est remis en liberté en avril 2017 et placé sous contrôle judiciaire. Il sera toutefois autorisé par la justice française à se rendre au Maroc en mars 2018 pour la promotion de son dernier succès, Ghazali Ghazali.
Avril 2017, nouvelle mise en examen pour des faits remontant à 2015
Alors qu’il était encore en détention provisoire, Saad Lamjarred a été entendu le 14 février 2017 par des enquêteurs de la police judiciaire, dans le cadre d’une autre enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris.
L’audition fait suite à une autre plainte déposée en novembre 2016 par une Franco-Marocaine de 28 ans qui dit avoir été violée par Saad Lamjarred en 2015 lors de vacances au Maroc. Il est de nouveau mis en examen pour viol le 11 avril 2017.
Selon une source judiciaire interrogée par Le Monde, les deux instructions ouvertes à Paris ont été jointes et sont aujourd’hui closes. Le parquet doit encore rendre ses réquisitions. Il peut requérir un renvoi aux assises, un renvoi en correctionnelle, ou un non-lieu.

        La troisième plainte contre Saad Lamjarred :
         

          le chanteur entendu dans une nouvelle affaire de viol



Août 2018, mis en examen à Saint-Tropez
Dimanche 26 août au matin, Saad Lamjarred a de nouveau été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Saint-Tropez (Var) dans le cadre d’une troisième affaire.
Une enquête en flagrance a été diligentée à la suite de la plainte d’une femme pour des « faits caractérisés de viol » qui se seraient déroulés dans un établissement de nuit de Saint-Tropez dans la nuit de samedi à dimanche. Il a été mis en examen mardi pour « viol », a déclaré le parquet de Draguignan.
Une star soutenue par le roi du Maroc
Issu d’une famille d’artistes, Saad Lamjarred a vu sa notoriété grandir à partir de 2013 et de son tube Mal Hbibi Malou, et pour avoir joué dans la série marocaine Ahlam Nassim. Ses titres Enty, en 2014, puis Lmaâlem, lui offrent une popularité dans tout le monde arabe.
Malgré ses démêlés judiciaires, il est resté populaire au Maroc. Son dernier tube, Casablanca, cumule plus de 55 millions de vues sur YouTube en trois semaines, et Ghazali, dépasse les 120 millions de vues.
Saad Lamjarred a aussi bénéficié jusqu’à présent d’importants soutiens au Maroc. Il a reçu en 2015 un Wissam (décoration royale) des mains du roi du Maroc, Mohammed VI, à l’occasion de la Fête de la jeunesse. A la fin d’octobre 2016, l’agence de presse officielle du royaume, la MAP, annonçait que le souverain prendrait en charge les frais de justice de Saad Lamjarred. Une aide dont on ignore si elle se poursuivra après cette nouvelle mise en cause de la star.

        Sur les soutiens royaux du chanteur :
         

          Le roi Mohammed VI va prendre en charge les frais de justice de Saad Lamjarred





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Douze écoles primaires ont fermé depuis quatre ans en raison de la chute du nombre d’élèves. Quatorze autres sont menacées.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Valérie Guillard, chercheuse en management, a enquêté sur notre réticence à participer à l’économie du recyclage, constatant que le risque de pénurie est resté gravé dans les mémoires.
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édition abonné


« Pourquoi les gens sont-ils si nombreux à vivre avec un bric-à-brac au-dessus de leur tête ? »

Valérie Guillard, chercheuse en management, a enquêté sur notre réticence à participer à l’économie du recyclage, constatant que le risque de pénurie est resté gravé dans les mémoires.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h25
    |

Valérie Guillard (Professeur des universités, chercheuse à Dauphine Recherches en Management)







                        



                                


                            

Tribune. La rentrée scolaire est une période de tri dans nombre de familles. Les cartables, les trousses, les classeurs : on garde, ou bien on jette ? Quant aux vêtements trop petits, aux vieux jouets, aux vieux livres, on les élimine le plus souvent sans pitié. Quand on y arrive… Car de nombreuses personnes ont tendance à tout garder, bourrant caves, placards et greniers. En moyenne, chaque Français possède aujourd’hui pas moins de 100 objets qu’il n’utilise pas, conservés pieusement sans jamais servir…
Pourtant, l’économie circulaire est à la mode. Les sites de vente en ligne d’objets de seconde main rencontrent un vrai succès. Des applications mettent en relation localement ceux qui ont des besoins et ceux qui cherchent à se débarrasser de leurs surplus. Des associations comme Emmaüs prospèrent sur ce créneau. Mais des richesses potentielles considérables continuent, malgré ce mouvement de fond, à sédimenter dans des millions de « mines domestiques », bien cachées à l’abri des regards.
Comment mettre en circulation davantage de ces ressources ? Comment inciter les « écureuils » à accepter de se séparer d’une partie de leurs stocks ? C’est aujourd’hui un enjeu économique et écologique majeur, qui nécessite une compréhension fine des ressorts psychologiques menant tant d’esprits sensés à l’accumulation.

Pourquoi les gens sont-ils si nombreux à vivre avec un bric-à-brac au-dessus de leur tête ou sous leurs pieds ? Quelle logique y a-t-il à conserver quinze ans ce nécessaire à raclette reçu en cadeau ou ce vélo presque neuf, ce mini-mixeur, ce canapé, ces trois matelas récupérés lors d’un déménagement ? Pourquoi ? C’est la question que nous avons posée à tous ceux qui ont accepté de nous ouvrir leurs placards, dans le cadre de notre recherche (« Anti-Consumption Consciousness in Pursuit of Sustainability », Journal of Public Policy and Marketing, 2018, à paraître).
On garde, au cas où…
Stocker, ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Comme plus d’une centaine de milliers de candidats à l’enseignement supérieur, vous avez attendu tout l’été, ou vous attendez encore, pour effectuer votre choix définitif. Racontez-nous.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Sur Parcoursup, vous avez attendu tout l’été pour choisir. Un pari gagnant ?

Discussion lancée le 28 août 2018

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Valider la formation obtenue sur la plate-forme Parcoursup, ou attendre qu’une place plus intéressante sur liste d’attente se libère ailleurs… Bachelier ou étudiant en réorientation, comme plus d’une centaine de milliers de candidats à l’enseignement supérieur, vous avez attendu tout l’été, ou vous attendez encore, pour effectuer votre choix définitif. Racontez-nous.
Comment avez-vous finalement fait votre choix ? Pour quelle formation ? L’attente a-t-elle fait évoluer votre projet d’orientation ? Le jeu en valait-il chandelle ? Comment se présente la rentrée ?
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Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent ou un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour quelques précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles et vos témoignages anonymes, si vous le demandez.                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Créée en 2016, cette aide permet aux jeunes diplômés qui touchaient une bourse du Crous avant de finir leurs études de continuer à en bénéficier jusqu’à ce qu’ils trouvent du travail, durant quatre mois au maximum.
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Aide à la recherche du premier emploi (ARPE) 2018 : les démarches à effectuer

Créée en 2016, cette aide permet aux jeunes diplômés qui touchaient une bourse du Crous avant de finir leurs études de continuer à en bénéficier jusqu’à ce qu’ils trouvent du travail, durant quatre mois au maximum.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h15
   





                        



   


D’ici à leur embauche, les jeunes diplômés de 2018 qui bénéficiaient durant leur dernière année comme étudiant d’une bourse de Crous sur critères sociaux peuvent toucher l’ARPE (aide à la recherche du premier emploi), d’un montant équivalent. Sont également concernés par cette aide créée en 2016 les diplômés par la voie de l’apprentissage aux revenus modestes, et les diplômés de l’enseignement scolaire à finalité professionnelle. Dans tous les cas, le demandeur doit être âgé de moins de 28 ans, chercher du travail et s’engager à ne pas reprendre de formation dans l’année.
Les demandes s’effectuent dans les quatre mois suivant l’obtention du diplôme, sur Internet : sont concernés les titulaires d’un CAP, d’un bac professionnel ou technologique, d’un brevet professionnel, d’un BTS, d’un DUT, d’une licence, d’un master, d’un diplôme d’ingénieur, etc., y compris si ces diplômes ont été obtenus en passant par l’apprentissage (consulter la liste des diplômes du supérieur concernés ainsi que la liste des diplômes de l’enseignement scolaire concernés).
Quel montant et quelle durée ?
Les diplômés de l’enseignement supérieur touchent un montant équivalent à celui de la bourse sur critères sociaux perçue l’année précédente (soit entre 100 euros par mois, pour l’échelon 0bis, et 551 euros par mois pour l’échelon 7). Pour les diplômés du supérieur par l’apprentissage, seuls sont concernés ceux dont le revenu brut global de leur foyer fiscal est inférieur à 33 100 euros (avis d’imposition 2017 sur les revenus 2016) et l’aide est fixée à 300 euros par mois. Pour les diplômés de l’enseignement scolaire à finalité professionnelle, l’ARPE est de 200 euros.
L’aide est versée à compter du mois suivant la demande, à chaque début de mois, mais l’an dernier, des demandeurs s’étaient plaints de retards de versement, selon cet article de L’Express. Sa durée maximale est de quatre mois. Si l’on trouve avant cette échéance un travail dont la rémunération mensuelle dépasse 78 % du smic net (soit 896 euros), il est obligatoire de prévenir l’organisme afin d’arrêter les paiements.
A savoir : cette aide ne peut pas se cumuler avec le revenu de solidarité active (RSA), la garantie jeunes ni un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
Comment faire sa demande ?
Les diplômés du supérieur doivent remplir un dossier en ligne sur Mes services.etudiant.gouv.fr (cliquer ensuite sur la case « ARPE »), tandis que les diplômés de l’enseignement scolaire doivent se connecter sur ce site.
Voici les pièces à fournir :
attestation de réussite au diplôme (relevé de notes…) délivrée par l’établissement ou le centre de formation d’apprentis (CFA) ;copie de l’avis fiscal 2017 sur les revenus 2016 si vous êtes diplômé par l’apprentissage : celui de votre foyer fiscal de rattachement ou le vôtre si vous effectuez votre propre déclaration fiscale ;attestation sur l’honneur, intégrée dans le formulaire de demande en ligne, précisant : - que l’on n’est plus en formation et que l’on s’engage à ne pas reprendre d’études dans l’année suivant l’obtention du diplôme ; - que l’on est à la recherche d’un premier emploi ; - que l’on ne cumule pas l’ARPE avec le RSA, la garantie jeunes, un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation ;coordonnées bancaires (IBAN) ;copie de la carte d’étudiant des métiers (recto verso) pour les diplômés par la voie de l’apprentissage, et de la carte d’identité pour les diplômés du secondaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Lionel Naccache, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et parrain de la collection Les défis de la science nous dévoile les secrets du cerveau.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ 
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<filnamedate="20180829"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180829"><AAMMJJHH="2018082918">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’ex-ministre a affirmé que la présence de Thierry Coste était « symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Démission de Nicolas Hulot : la présence d’un lobbyiste prochasse à une réunion a « achevé de le convaincre »

L’ex-ministre a affirmé que la présence de Thierry Coste était « symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 12h28
   





                        



   


Nicolas Hulot a dénoncé, mardi 28 août, sur France Inter la « présence des lobbys dans les cercles du pouvoir », illustrée par celle du conseiller politique des chasseurs Thierry Coste lors d’une réunion importante lundi soir à l’Elysée, qui a « achevé » de le convaincre de quitter le gouvernement. Selon Thomas Legrand, éditorialiste politique de France Inter, il « avait décidé de démissionner et de l’annoncer dans quelque temps. (…) Mais en rentrant dans le studio, il a visiblement changé d’avis. »

        Lire aussi :
         

                Démission de Nicolas Hulot : une « décision personnelle » selon Macron



Un « putain de dilemme »
Lundi après-midi, Emmanuel Macron avait, en effet, organisé une deuxième réunion de haut niveau sur la chasse en six mois, avec le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen, Nicolas Hulot et son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu qui pilote la réforme.

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Or, à sa grande surprise, Nicolas Hulot a « découvert la présence d’un lobbyiste qui n’était pas invité à cette réunion », raconte l’ex-ministre sur France Inter, faisant référence à Thierry Coste, conseiller politique de la FNC. « [Je lui] ai dit frontalement qu’il n’avait rien à faire là. »
« Ça va paraître anecdotique, mais pour moi, c’était symptomatique et c’est probablement un élément qui a achevé de me convaincre que ça ne fonctionne pas comme ça devrait fonctionner », a-t-il ajouté. « C’est symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir. Il faut à un moment ou à un autre poser ce problème sur la table parce que c’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir, qui gouverne ? »
Outre ses fonctions à la FNC, Thierry Coste conseille, en effet, régulièrement Emmanuel Macron sur les dossiers cygénétiques, et plus largement sur les questions de ruralité. Il était également proche de Nicolas Sarkozy en 2007 et de François Hollande en 2012.

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          Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs auprès d’Emmanuel Macron



Mais cette présence des lobbys est également l’une des raisons qui l’a fait rester jusqu’à présent, craignant que « ça soit pire » après sa démission, comme il s’en était ouvert à Libération le 2 août :
« Je suis dans un putain de dilemme. Mon problème est très simple : soit je m’en vais et ce sera bien pire, soit je reste et il n’y aura pas le grand soir. (…) Si je m’en vais, il va y avoir trois EPR de plus dans les prochaines années. »
Un « moment de vérité politique »
L’éditorialiste politique de France Inter, Thomas Legrand, est revenu sur BFM-TV sur le moment où Nicolas Hulot a pris sa décision soudaine d’annoncer sa démission :
« On l’a invité hier soir et il a accepté. Ce matin, on a pris un café avec lui, avec Léa Salamé [journaliste de France Inter]. (…) On avait bien compris qu’il voulait pousser un coup de gueule [après la réunion d’hier]. »
Et de décrire la scène :
« Il avait prévenu Emmanuel Macron : “je ne veux pas voir de lobbyiste à ce genre de réunion.” Et quand il l’a vu, il était furieux. Il s’en est entretenu avec Macron juste après qui lui a dit : “Je ne sais pas comment ce monsieur est rentré.” Là, il a eu le sentiment qu’on se foutait un petit peu de lui. »

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« Accumulation de déceptions »
Nicolas Hulot a, toutefois, assuré que sa décision de démissionner n’avait pas été provoquée par cette réunion sur une réforme qui « peut être importante pour les chasseurs, mais surtout pour la biodiversité ». « C’est une accumulation de déceptions, mais c’est surtout parce que je n’y crois plus », a-t-il déclaré.
La réforme de la chasse est en effet plutôt à l’avantage des chasseurs, qui ont notamment obtenu du président Macron (qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse) une baisse du permis national de chasse de 400 à 200 euros. Une revendication ancienne.
La possibilité de sa démission avait, cependant, été sous-entendue à de nombreuses reprises depuis sa nomination pour la première fois ministre en mai 2017. Nicolas Hulot avait, en effet, dû accepter bien des décisions contraires à ses convictions, au-delà de certaines victoires symboliques comme l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la fin de la production d’hydrocarbures en France ou sur l’interdiction progressive de l’utilisation du glyphosate dans l’agriculture. Il avait également dû endosser le report de l’objectif consistant à ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025, ou l’entrée en vigueur provisoire de l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA).

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