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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Cette problématique, soulevée par Nicolas Hulot au moment de sa démission du gouvernement, est récurrente dans la politique française.
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Les lobbys ont-ils leur place dans les cercles du pouvoir ?

Cette problématique, soulevée par Nicolas Hulot au moment de sa démission du gouvernement, est récurrente dans la politique française.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h27
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


C’est l’effet collatéral de la déflagration Hulot : avec sa démission surprise, le ministre de la transition écologique et solidaire a remis au cœur du débat la place des lobbys dans les cercles du pouvoir. Nicolas Hulot a regretté que son action ait été noyautée par ces puissants représentants d’intérêts. Ils ont, selon lui, gagné de nombreux arbitrages sur l’alimentation, le nucléaire ou les pesticides, au détriment de l’intérêt public qu’il entendait porter. Il a cité en exemple une réunion sur la réforme de la chasse à laquelle il avait participé la veille avec Emmanuel Macron, en présence de Thierry Coste, le « lobbyiste en chef » des chasseurs.

        Décryptage :
         

          la présence d’un lobbyiste prochasse à une réunion a « achevé de convaincre » Nicolas Hulot



Pourtant, avant de devenir ministre, M. Hulot fut lui-même pendant de nombreuses années un interlocuteur régulier des gouvernements sur les questions environnementales, avec sa fondation écologiste éponyme. Et donc, un représentant d’intérêts.
Peut-on comparer ces deux situations, comme l’a suggéré mardi 29 août Benjamin Griveaux sur France Inter ? Interrogé sur les accusations du ministre démissionnaire, le porte-parole du gouvernement s’est lancé dans un plaidoyer pour le dialogue avec tous les représentants d’intérêts :
« Est-ce que, quand on reçoit WWF, Greenpeace, les fédérations professionnelles qui représentent les secteurs, on a face à nous des gens à qui on cède tout ? Non. »
M. Griveaux estime qu’« un ministre enfermé avec son administration qui décide tout seul » serait « la pire des manières de construire des politiques publiques efficaces et acceptées par la population ». Un argumentaire qui évacue un peu rapidement la spécificité du lobbying exercé par Thierry Coste.
1. Oui, les lobbys participent à la décision publique
Il est fréquent que des syndicats de travailleurs ou des organisations patronales soient consultés par les pouvoirs publics en amont d’une réforme qui les concerne. Tout comme les ONG environnementales (comme Greenpeace ou le WWF) ont été reçues à l’Elysée pour discuter du plan climat il y a un an.
Il est donc assez logique que la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qui représente plus d’un million de chasseurs, ait été sollicitée pour préparer la réforme de la chasse.
2. Il existe différentes catégories de lobbys
Contrairement à ce que suggère Benjamin Griveaux, Nicolas Hulot n’a pas remis en cause la participation de la FNC à cette réunion… mais celle de Thierry Coste, qui n’avait « pas été invité ». « Je ne comprends pas comment il est rentré », aurait même confié Emmanuel Macron à Nicolas Hulot.
Si M. Coste était présent en tant que « conseiller politique » de la FNC, il a en réalité un rôle plus ambigu. Contrairement au président de la FNC, Willy Schraen, il n’est pas un représentant élu des chasseurs. Il est rémunéré comme lobbyiste professionnel par la FNC (environ 200 000 euros par an, estimait la Cour des comptes en 2013).

        Lire notre enquête sur
         

          le lobby des chasseurs



Proche du sénateur macroniste François Patriat et d’Emmanuel Macron depuis la campagne de 2017, Thierry Coste a l’oreille du président. Il a pu rencontrer celui-ci en dehors des réunions officielles avec la FNC, comme à l’occasion de l’anniversaire du chef de l’Etat, à Chambord, en décembre 2017. Il est donc, aux yeux de l’Elysée, bien plus qu’un simple porte-parole des chasseurs de France.
De nombreux observateurs attribuent d’ailleurs à cette proximité la victoire de la FNC, qui a obtenu lundi d’Emmanuel Macron une baisse drastique du prix du permis de chasse national.

        Le portrait de Thierry Coste,
         

          le lobbyiste qui a chassé l’écologiste




Thierry Coste, un lobbyiste au service de nombreux intérêts
Il y a deux ans, Thierry Coste confiait à l’hebdomadaire Marianne que la FNC lui prenait la moitié de son temps, mais représentait seulement 10 % de son chiffre d’affaires.
Les déclarations qu’il a dû déposer auprès du Sénat et de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique renseignent sur les autres clients de son cabinet Lobbying et Stratégies :
la Fondation assistance aux animauxla fédération française du tirle comité Guillaume Tell (qui défend les utilisateurs d’armes à feu)l’Union nationale des huissiers de justicele groupe de casinos Tranchant (par l’intermédiaire de la holding Finindusco)la société qui porte le projet de centre commercial Grand Nord à Dunkerquele groupe de gestion des déchets Pizzornola branche Energies Nouvelles d’EDFla société Naturabuy, qui vend des articles de chasse et pêche
Selon les informations du Monde, Thierry Coste interviendrait également pour des fabricants d’armes ou des puissances étrangères (Russie, Tchad, Gabon, Arabie saoudite).


3. La présence de Thierry Coste pose un problème de transparence
Si la plupart des démocraties, y compris la nôtre, reconnaissent et valorisent le rôle des représentants d’intérêts dans la fabrique de la loi, elles imposent que celui-ci s’exerce dans la pleine lumière.
Quand les syndicats sont reçus à l’Elysée ou à Matignon pour discuter d’une réforme sociale, par exemple, le public est généralement au courant.
Or, la présence du lobbyiste Thierry Coste dans la fameuse réunion qui a fait craquer Nicolas Hulot n’avait pas été rendue publique. L’agenda officiel d’Emmanuel Macron évoque seulement une rencontre du président avec Willy Schraen (le président de la FNC), Nicolas Hulot et son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu.
On peut comprendre que l’Elysée ne mentionne pas la présence de leurs collaborateurs respectifs (Antoine Peillon, le conseiller environnement de M. Macron, et Alain Durand et Pascal Sécula, vice-président et trésorier de la FNC, ont participé à la rencontre). Il est plus étonnant que ne soit pas indiquée la présence du sénateur François Patriat, le « M. Chasse » du parti présidentiel, mais surtout de Thierry Coste.
La FNC elle-même a publié la photo de la réunion, de laquelle M. Coste est absent :

Nous sommes surpris que @NicolasHullot ait pris pour prétexte la rencontre d’hier avec @EmmanuelMacron pour démissi… https://t.co/jkpL8dBDz1— ChasseursFrance (@Chasseurs de France)


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En théorie, Thierry Coste aurait de toute façon dû révéler sa présence dans sa prochaine fiche déclarative à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qu’il devra déposer avant mars 2019. Mais à en juger par sa précédente déclaration, il n’est pas très prompt à livrer des détails sur ses activités, qu’il a décrites de manière très vague.

La FNC absente du registre des lobbys
Tous les représentants d’intérêts agissant en France sont tenus de s’inscrire au répertoire des lobbys de la HATVP depuis le 30 avril 2018. Celui-ci comprend actuellement 1 611 lobbys (cabinets, consultants, avocats, associations, ONG, syndicats, organisations professionnelles, etc.)... mais pas la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Il est donc impossible de connaître précisément les activités de lobbying menées par la FNC et ses dirigeants.
Si la FNC semble à première vue correspondre aux critères fixés par la loi, son directeur général Nicolas Rivet explique que la fédération a considéré que ce n’était pas le cas : « Nous n’avons aucun salarié et l’ensemble de nos activités de lobbying sont réalisées par Thierry Coste ». « Mais nous allons nous repencher sur cette question », promet-il.
Sollicitée par Le Monde, la HATVP se refuse à commenter ce cas particulier. Elle précise que des contrôles sont en cours pour vérifier si certains lobbys ont failli à leurs obligations de déclaration. Un « oubli » qui peut coûter cher, puisqu’il est puni jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.



        Notre analyse :
         

          Macron, un rapport décomplexé avec les lobbys



Mise à jour : une première version de cet article indiquait par erreur que Thierry Coste apparaissait sur la photo de la réunion publiée lundi 28 août par la FNC.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Chercheur à l’ONG Amnesty International, Patrick Poon s’inquiète des conséquences du retour du leader incontesté des moteurs de recherche à Pékin.
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Questions sur le possible retour de Google en Chine

Chercheur à l’ONG Amnesty International, Patrick Poon s’inquiète des conséquences du retour du leader incontesté des moteurs de recherche à Pékin.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h34
    |

                            Bastien Lion








                        



   


Google est confronté depuis plusieurs semaines à de vives critiques, tant internes qu’externes, après la révélation par la presse américaine de l’existence d’un projet de moteur de recherche à destination de la Chine. Connu sous le nom de « DragonFly », ce projet signifierait un retour de Google dans le pays, que l’entreprise avait quitté en 2010 pour protester contre la censure. 
Dans un entretien au « Monde », Patrick Poon, chercheur à Amnesty International spécialisé dans les questions liées à la Chine, exprime son inquiétude quant à cette potentielle décision.
Comment se manifeste la censure en Chine ?
Patrick Poon : Pour le moment, ce que l’on constate, c’est une censure qui porte sur tous les termes sensibles, comme par exemple « Tiananmen » ou « 4 juin » (date du massacre de la place Tiananmen, en 1989, à Pékin). La censure s’applique sur tous les moteurs de recherche locaux, mais aussi sur Weibo ou sur WeChat, les Twitter et WhatsApp chinois [les réseaux sociaux occidentaux sont quasi tous bloqués en Chine continentale]. Ceux qui cherchent de l’information provenant de l’extérieur de la Chine utilisent des réseaux privés virtuels (VPN, outils de contournement de la censure). Ce sont souvent les mêmes qui ont étudié, travaillé ou simplement voyagé à l’étranger et ont découvert les plates-formes censurées.
Ceux qui ne sortent pas du pays, en revanche, sont en général très limités sur l’information qu’ils peuvent obtenir. C’est un phénomène très intéressant à observer. Par ailleurs, l’utilisation d’un VPN est risquée, car les autorités chinoises ont fait passer des lois visant à rendre cet outil illégal. Mais il s’avère qu’en fait, certains officiels chinois utilisent eux-mêmes des VPN pour accéder à certaines informations.

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                L’Internet chinois en voie de glaciation



Qu’avait pensé Amnesty International du départ de Google en 2010 ?
A l’époque, ils avaient déclaré ne pas pouvoir accepter les conditions imposées par le gouvernement chinois, qui voulait un moteur de recherche censuré. Cette décision avait été largement saluée, notamment par Amnesty International. C’est pourquoi les rumeurs autour du projet « DragonFly » sont à nos yeux très problématiques. Si Google revient sur le marché en acceptant la censure, cela pose de nombreuses questions sur le plan des droits humains, de la vie privée des utilisateurs, de leur accès à l’information, de leur liberté d’expression…
Comment a évolué la censure depuis 2010 ?
J’observe la situation tous les jours, et je vois bien qu’elle se dégrade. En 2015, le gouvernement a fait passer plusieurs lois sur la sécurité nationale, ainsi que de nouvelles réglementations locales. Ils ont cette idée d’une souveraineté numérique, d’un genre d’intranet chinois qui remplacerait Internet, où ils choisissent ce qu’il faut et ne faut pas dire, lire, regarder, écouter. Il y a aussi des mesures qui demandent aux entreprises de faire des rapports sur les contenus qui pourraient menacer la sécurité nationale.
Qu’impliquerait un retour de Google sur le plan éthique ?
Ce come-back pose de nombreuses questions. Où en est Google avec ce projet ? Est-ce qu’ils ont décidé de ne plus respecter la liberté d’expression ? De bafouer les principes qu’ils ont instaurés pour leurs propres employés ? Le problème, c’est que même si beaucoup de monde se pose la question, Google ne répond pas. Ils ne veulent pas commenter parce qu’il s’agit d’une fuite et non d’une vraie annonce. On doit continuer à pousser pour obtenir une réponse.

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                Un projet de moteur de recherche pour la Chine déclenche une fronde chez Google



Y a-t-il eu, ces derniers mois, des signes d’un rapprochement de Google de Pékin ?
Je pense que Google prépare ce projet avec les autorités chinoises depuis un certain temps maintenant. Il y a des indices. Ils n’ont jamais vraiment quitté complètement le pays puisqu’ils ont continué à y faire des affaires et y ont maintenu l’application Google Translate, par exemple. Le PDG de l’entreprise, Sundar Pichai, s’est rendu en Chine en 2017 [lors d’une conférence gouvernementale sur Internet]. Ils négocient sur les termes menant au retour du moteur de recherche. Les employés de l’entreprise ont vite senti que ce projet devenait de plus en plus problématique.
Un potentiel retour de Google ouvrirait-il la voie à d’autres entreprises du même type ?
Il sera intéressant de voir comment les grandes puissances d’Internet répondront au choix final de Google. Facebook est en pourparlers depuis très longtemps pour débarquer sur le marché chinois. Mais le même problème se pose : Mark Zuckerberg concédera-t-il des changements dans le fonctionnement de son réseau social pour plaire à la Chine ?
Google aurait-il vraiment une chance de s’imposer en Chine ?
C’est la grande inconnue. Il y a déjà Baidu, et bien d’autres outils aux fonctionnalités proches de celles de Google. Il faut donc se poser la question du pourquoi. Pourquoi Google pense-t-il être en mesure de récupérer une partie du marché malgré la concurrence ? Comment compte-t-il changer les habitudes des utilisateurs ?

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                Baidu se prépare à accueillir fraîchement Google en Chine



Peut-être Google compte-t-il maintenir ses idéaux et imposer sa vision aux autorités chinoises ?
A court terme, c’est impossible. Le gouvernement actuel n’est pas prêt à laisser les citoyens chinois avoir accès à la liberté d’information et d’expression. Google est devant un énorme dilemme. On parle d’une entreprise ayant, par le passé, résisté à la censure, et qui, maintenant que la répression est plus forte que jamais, considère l’idée de revenir en mettant de l’eau dans son vin.
Si Google pénètre aujourd’hui le marché chinois, ils doivent accepter la censure, mais aussi les questions et requêtes du gouvernement sur n’importe quel sujet. Avec le temps et en restant strict sur ses idées fondatrices, peut-être que Google pourrait parvenir à convaincre les pays comme la Chine de s’ouvrir à l’international, aussi bien d’un point de vue économique qu’éthique. Mais s’ils s’installent en Chine en piétinant leurs propres principes, alors ils ne changeront pas le pays, mais risquent fortement d’en ressortir eux-mêmes changés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’auteur d’« Un personnage de roman », consacré à Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates.
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L’écrivain Philippe Besson nommé consul de France à Los Angeles

L’auteur d’« Un personnage de roman », consacré à Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 18h12
    |

            Cédric Pietralunga et 
Solenn de Royer








                        


Ecrivain « embedded » dans le sillage d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, Philippe Besson, 51 ans, doit être nommé dans les prochains jours consul de France à Los Angeles. Il remplacera Christophe Lemoine, ex-chef de cabinet de Laurent Fabius, en poste depuis 2015. Des informations du Monde confirmées par l’Elysée qui évoque une « politique d’élargissement des viviers de nomination, comme partout dans la fonction publique ».
Lors du conseil des ministres du 3 août, le ministre des affaires étrangères a en effet présenté un décret modifiant les règles concernant la nomination de certains « emplois supérieurs », dont une vingtaine de postes de consuls généraux (parmi lesquels celui de Los Angeles). Ces derniers ne relèveront plus seulement du quai d’Orsay mais d’une décision du gouvernement, entérinée au conseil des ministres. Pour ces postes, le gouvernement est libre de nommer aussi bien des fonctionnaires que des non-fonctionnaires. « Ça vise à reprendre la main sur des postes honorifiques pour recaser des amis du pouvoir », analyse un haut fonctionnaire.

        Lire aussi :
         

                Macron sans ampleur romanesque



Confidences
L’auteur du très louangeur Un personnage de roman (Julliard, 2017), consacré à la campagne victorieuse d’Emmanuel Macron, hérite d’une place très convoitée par les diplomates. Ce poste de consul général de France à Los Angeles avait notamment été occupé par l’ancien porte-parole de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, le diplomate de carrière David Martinon.
Proche de Brigitte Macron, Philippe Besson – qui est l’auteur d’une vingtaine de romans, dont plusieurs ont été adaptés pour le cinéma ou le théâtre – avait été séduit par l’ancien ministre de l’économie le jour où ce dernier avait présenté sa démission de Bercy, le 30 août 2016. Une journée qui avait suscité une « illumination » et déclenché le projet du livre qui retrace pas à pas la campagne présidentielle. « Je vais écrire sur une espérance, écrit M. Besson dans son livre. Et, dans l’espérance, on entend le souffle, l’exaltation, les bouillonnements, on redoute les désillusions. »
Pendant la campagne, M. Besson avait ainsi recueilli de nombreuses confidences du futur chef de l’Etat, qui lui avait notamment exposé sa conception « verticale » du pouvoir. Il était l’un des invités du couple présidentiel à la Rotonde, la brasserie parisienne ou le candidat d’En marche ! avait fêté sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’Ecossais, qui affronte l’Espagnol Fernando Verdasco au deuxième tour, bénéficie d’un nouveau capital sympathie depuis son retour de blessure.
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US Open : adieu Andy le Droopy, bonjour Murray le joyeux

L’Ecossais, qui affronte l’Espagnol Fernando Verdasco au deuxième tour, bénéficie d’un nouveau capital sympathie depuis son retour de blessure.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h31
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


Andy Murray a longtemps été boring. Du moins, dans l’esprit d’un grand nombre de suiveurs du circuit ATP. Le genre de joueur qui, sur le terrain, a une fâcheuse tendance à pester et chouiner plus que de raison. Certes, toujours contre lui-même, jamais envers l’adversaire. Et puis, il y a ce visage fermé et ce ton soporifique toujours de mise en conférence de presse, inversement proportionnel à la teneur de ses propos. Quand beaucoup se contentent du service minimum voire expédient l’exercice et les journalistes avec, Murray est l’un des joueurs les plus intéressants à écouter parler. Lymphatique, mais le verbe toujours pertinent. Bref, pendant longtemps, la forme ne collait pas avec le fond.
Mais ça, c’était avant. Avant une blessure à la hanche droite en juillet 2017 qui l’a contraint à rester scotché à son canapé pendant près d’un an. Après une longue hésitation, il s’est, finalement, résolu à passer sur le billard, à Melbourne, début janvier. « Je ne suis pas fini pour le tennis de haut niveau. Je redeviendrai compétitif, je suis très optimiste », voulait-il croire, quand beaucoup ne donnaient pas cher de sa carrière tant une opération de ce type conduit, pour un sportif de haut niveau, presque automatiquement à la case retraite. Les exemples en la matière sont légion : Lleyton Hewitt, Gustavo Kuerten, David Nalbandian, Fernando Gonzalez…
Longue introspection
Orphelin de sa raquette, Andy Murray a tiré profit de ce temps de cerveau soudainement disponible pour se livrer à une longue introspection. Il s’en est d’ailleurs épanché sur les réseaux sociaux : « Le gamin qui sommeille en moi n’a qu’une envie : rejouer au tennis et retrouver la compétition… Cela me manque terriblement et je donnerais n’importe quoi pour être de retour sur le circuit. Jusqu’à maintenant, je ne réalisais pas à quel point j’aime ce jeu. » 
L’Ecossais avait déjà subi une opération au dos, en 2013, « mais la blessure avait été plus facile parce que j’étais de retour sur le terrain et en compétition assez rapidement, développait-il dans le Washington Post, en avril. Cette fois, c’est plus compliqué. Lorsque vous traversez une blessure comme celle-ci, vous réalisez à quel point jouer vous manque, à quel point c’est important pour vous. J’aime la pression, ça me manque, c’est quelque chose qu’il est difficile de retrouver dans la vie de tous les jours, or, je vis avec depuis treize, quatorze ans. »
Depuis sa reprise au Queen’s, le 19 juin, le Murray nouveau est arrivé. Apaisé de « l’intérieur et cela se voit à l’extérieur », pour paraphraser un célèbre slogan publicitaire. Le garçon serre toujours le poing, coude serré quand il gagne un long échange, mais il a ajouté une mimique à sa panoplie : désormais, il lui arrive d’esquisser un sourire, comme les spectateurs du flambant neuf court Louis-Armstrong ont pu le constater, lundi, lors de son entrée en lice face au modeste australien James Duckworth, 448e mondial, maîtrisé en quatre sets (6-7, 6-3, 7-5, 6-3).
Moins revêche sur le court, plus expansif aussi. A Washington, début août, après un troisième marathon d’affilée victorieux en trois sets achevé au bout de la nuit, il s’est effondré sur sa chaise, la tête sous la serviette, dans une rare séquence lacrymale qui en disait long sur le chemin de croix de ces derniers mois. Sur son compte Instagram, il a ensuite eu ces mots, bien conscient de l’image du joueur froid et distant qu’il traîne à tort : « Chiant, triste à mourir, sans aucune personnalité. Mais un cœur énorme malgré tout. »
Il y a longtemps que ses camarades de vestiaire se délectent de cet humour pince-sans-rire prodigieux. Tous ceux qui ne soupçonnaient pas, en revanche, pareil potentiel d’autodérision ont pu y goûter au gré de ces onze mois loin des terrains, au court desquels il a régulièrement donné de ses nouvelles sur les réseaux sociaux. Sa blessure aura au moins été en cela salutaire.
Tombé de numéro un mondial à 838e, en douze mois
Quand il découvre en juillet qu’il est relégué au 838e rang mondial avec vingt maigres points ATP au compteur, lui qui caracolait encore en tête du classement un an plus tôt, il entoure ce chiffre au stylo d’un laconique : « FIER » (depuis, son quart de finale à Washington lui a permis de faire un bond à la 382e place). Toujours sur Instagram, il n’hésite pas à étaler sa nouvelle bromance avec le bad boy australien Nick Kyrgios, comme sur cette vidéo où l’on voit les deux comparses embarquer dans les montagnes russes d’un parc d’attractions de l’Ohio. Ces dernières semaines, la chronique était quasi quotidienne : Andy aux Nations unies, Andy à la Maison Blanche, Andy s’entraîne pour les JO de gymnastique, Andy fait de la peinture…

    Great fun with @k1ngkyrg1os today at @kingsislandohio... We weren't scared.. Honest😇.. I was only 🤢 once..Apologies for the language.. #rollercoaster Une publication partagée par  Andy Murray (@andymurray) le 10 Août 2018 à 11 :04 PDT 

Murray, 31 ans, a donc débarqué à New York auréolé d’une nouvelle image. Raquette en main, en revanche, les certitudes sont minces à l’heure où il s’apprête à disputer son deuxième tour, face à Fernando Verdasco (mercredi 29 août en deuxième match sur le court Arthur-Ashe). « Cet US Open est un peu différent, car chaque année, depuis dix ou onze ans, quand je venais ici, je me préparais pour essayer de gagner le titre. Alors que, cette année, ce n’est pas un objectif réaliste pour moi », a-t-il résumé en conférence de presse à la veille du tournoi.
Murray a déboulé à Flushing Meadows – où il a remporté en 2012 le premier de ses trois titres en Grand Chelem – avec seulement sept matchs dans les jambes et des défaites précoces au Queens, à Eastbourne et à Cincinatti. Initialement, il avait prévu sa reprise en Grand Chelem à Wimbledon avant de renoncer à la dernière minute, prétextant se sentir encore trop juste physiquement pour le format en cinq sets. Sans doute, la pression à domicile était-elle aussi trop forte.
S’il se déplace désormais sans gêne, il n’en a pas fini pour autant avec la rééducation. « La semaine dernière, j’en faisais encore deux heures et demie le matin, puis une heure et demie en piscine l’après-midi, sans compter tous les traitements qui peuvent prendre jusqu’à deux ou trois heures. Disons que c’est assez intense », détaillait-il, lundi, après sa victoire. Avec ce rictus en coin auquel il a visiblement pris goût.



                            


                        

                        


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Depuis des mois, les alertes se multiplient sur le mauvais état du réseau routier et le coût faramineux de sa remise à niveau.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h26
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Le viaduc de Gennevilliers va finalement être réparé. Après l’effondrement meurtrier du pont Morandi à Gênes, en Italie, le 14 août, l’ouvrage d’art qui permet à l’autoroute A15 d’enjamber la Seine entre Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et Argenteuil (Val-d’Oise) était devenu le symbole en France de la fragilité des infrastructures routières. Un mur de soutènement de ce pont en béton précontraint s’était partiellement écroulé le 15 mai, entraînant la fermeture de deux voies de circulation.
Depuis, rien n’avait été entrepris, à la colère des élus locaux et des riverains. La catastrophe italienne et une série de reportages télévisés plus tard, le préfet du Val-d’Oise vient d’annoncer que les travaux débuteraient en septembre et dureraient jusqu’à la mi-mars 2019.

Le gouvernement, qui doit présenter à l’automne une loi d’orientation sur les mobilités comportant un important volet sur les infrastructures, est sous pression. La ministre des transports, Elisabeth Borne, devait s’entretenir mercredi 29 août avec le président du Conseil d’orientation des infrastructures, Philippe Duron, et le président de la Fédération nationale des travaux publics, Bruno Cavagne. Car les alertes se sont multipliées ces derniers mois sur l’état du réseau routier et le coût faramineux de sa remise à niveau.
« Des pathologies inquiétantes »
« Cela fait longtemps qu’on avertit les pouvoirs publics sur cette “dette grise” créée par le manque d’entretien », soupire Pierre de Thé, le directeur de la communication de Routes de France, l’organisme qui réunit les acteurs de l’industrie routière. Après des années de sous-investissement et plus d’une décennie de décentralisation routière, les voiries et les ponts de l’Etat, des départements et des communes font grise mine.
Première inquiétude : les 10 000 kilomètres de routes nationales et leurs 12 000 ponts. Un audit remis en juin au ministère des transports estime que 17 % des chaussées et un tiers...




                        

                        


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Sur 1,1 million de chasseurs, moins de 10 % possèdent un permis national

Portrait-robot des titulaires du permis de chasse, alors que le gouvernement a annoncé la baisse de moitié du prix du titre national.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 16h26
    |

            Laura Motet et 
Anne-Aël Durand








                        


La baisse du prix du permis de chasse est un « cadeau » qui coûte cher à Emmanuel Macron, puisqu’il fait sans doute partie des raisons qui ont provoqué la démission de Nicolas Hulot, ex-ministre de la transition écologique et solidaire. Mais la ristourne ne s’applique qu’aux permis nationaux et non aux permis départementaux, moins coûteux et délivrés bien plus fréquemment.
Qui sont les chasseurs dont le gouvernement tient à s’assurer le soutien ? Portrait-robot à partir des chiffres publiés par la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
1,1 million de licenciés
La chasse représente un lobby non négligeable, puisque l’on comptait 1,139 million détenteurs d’un permis valide durant la campagne de chasse 2016-2017, selon des chiffres fournis par la Fédération. Ce loisir rassemble donc plus de licenciés que des sports comme le tennis, l’équitation ou le judo.


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La chasse compte 1,2 million de licenciés, moins que le football mais plus que le tennis
Comparaison entre les principales licences sportives en 2015 et les licences de chasse

Sources : FNC, Injep



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Un effectif en baisse
Si les chasseurs sont nombreux, la pratique est en déclin continu, puisque leur nombre a été divisé par deux en une quarantaine d’années. Ils étaient 1,8 million pour 39 millions d’habitants en 1945, et plus de 2,2 millions en 1975. La baisse du coût du permis pourrait ainsi permettre d’obtenir de nouveaux licenciés.


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Deux fois moins de permis de chasse qu'en 1975
Nombre de permis validés depuis la fin de la seconde querre mondiale (l'année indiquée correspond à la campagne débutée à l'automne)

Source : FNC



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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        1628267
      ],
      [
        "",
        1602784
      ],
      [
        "",
        1576399
      ],
      [
        "",
        1542399
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        1496302
      ],
      [
        "",
        1479567
      ],
      [
        "",
        1457538
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        1343926
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        1316764
      ],
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        "",
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ]
    ],
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    "lineWidth": 2,
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    "stack": "null",
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      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
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		shared: false,
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		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Plutôt des hommes de plus de 55 ans
La pratique de la chasse est très masculine : on compte moins de 25 000 chasseuses, soit 2,2 % des licenciés. C’est aussi un hobby qui plaît à une population vieillissante, puisque 53 % des chasseurs sont âgés de 55 ans ou plus, et 29 % ont même plus de 65 ans.


	#container_15354638718{
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		text-align: right;
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	}



Plus de la moitié des chasseurs dépassent les 55 ans


Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354638718",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["15-24 ans","25-34 ans","35-44 ans","45-54 ans","55-64 ans","65-74 ans","75 ans et plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Population des chasseurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % ",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La Sologne et la Corse, territoires de chasseurs
S’il existe des chasseurs partout en France, les données de la FNC font apparaître des écarts de pratique selon les régions : il y a ainsi trois fois plus de chasseurs par habitant en Corse ou dans le Centre-Val de Loire qu’en Bretagne ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15354654731{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15354654731 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_source15354654731{font-size:12px;text-align:right;}


La Corse et le Centre-Val de Loire, régions de chasseurs




Source : FNC




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/js/francedom.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

d3.geo.franceDom = franceDom;

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15354654731").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 1,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.franceDom().scale(width/0.173).translate([width/1.1, height/2.2]);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15354654731").append("svg").attr("id", "mapSVG15354654731").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15354654731");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15354654731");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15354654731");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/regions.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Région","Proportion de chasseurs"],["Corse",6.49],["Centre-Val de Loire",5.18],["Nouvelle Aquitaine",4.42],["Bourgogne-Franche-Comté",3.26],["Occitanie",3.26],["Normandie",3.08],["Hauts-de-France",2.58],["Pays de la Loire",2.48],["Auvergne-Rhône-Alpes",2.21],["Grand Est",1.99],["Provence-Alpes-Côte d'Azur",1.91],["Bretagne",1.87],["Ile-de-France",1.85]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [1.85,2,3,4,5,6,6.5];
var color=["#eff3ff","#c6dbef","#9ecae1","#6baed6","#3182bd","#08519c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([2,3,4,5,6])
.range(d3.range(6).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.regions).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#fff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + " %"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Part des chasseurs");
var rect = document.getElementById("legende15354654731").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15354654731").width();
var h = $("#dcdr_map15354654731").height();
var x = w * 3 / 100, y = h * 52 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1], data_modif_title = ["Région","Proportion de chasseurs"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15354654731").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name")); var titre = "{{Région}}";
var content = "{{Proportion de chasseurs}} % de titulaires du permis de chasse dans la population totale";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g);
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents)});

var str = "";
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15354654731 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Un hobby de professions libérales et de cadres
Les chasseurs vantent volontiers leur ancrage populaire et rural, mais cette image est en partie contredite par les chiffres. S’il est vrai que les agriculteurs sont surreprésentés (ils sont 8,5 % parmi les chasseurs, pour seulement 2 % de la population active), les premiers détenteurs des permis de chasse sont des professions libérales et cadres (36 % des permis, pour seulement 17 % de la population active).


	#container_15354641175{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15354641175{
		height:400px;
	}
	#container_15354641175 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15354641175 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15354641175.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15354641175.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15354641175 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus d'un tiers des chasseurs sont des cadres ou professions libérales
Catégorie socioprofessionnelle des détenteurs du permis de chasse

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
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		},
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      [
        "",
        36.3
      ],
      [
        "",
        23.4
      ],
      [
        "",
        15.1
      ],
      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        8.5
      ],
      [
        "",
        6.8
      ],
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        "",
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      ]
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	tooltip: {
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	function findLength(str) {
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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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	}

});


Le permis national reste minoritaire
Seule une minorité de chasseurs profitera de la réduction du coût du permis après la réforme du gouvernement. En effet, la plupart des licenciés se contentent du permis départemental, moins cher, destiné à une pratique locale. Au total, moins de 10 % détiennent un permis national, mais on constate d’importantes disparités en fonction de la catégorie socioprofessionnelle : près de 15 % des cadres ont un permis national, contre moins de 5 % des ouvriers.


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Trois fois plus de cadres que d'ouvriers ont un permis de chasse national
Type de permis de chasse détenu par les licenciés selon leur catégorie socioprofessionnelle

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15354704103",
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			}
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			}
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	legend:{
		enabled:"",
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		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
	},

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    "name": "Permis national",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        14.61
      ],
      [
        "",
        12.77
      ],
      [
        "",
        10.61
      ],
      [
        "",
        8.57
      ],
      [
        "",
        6.52
      ],
      [
        "",
        4.65
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
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    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un loisir coûteux
La Fédération nationale des chasseurs a salué avec enthousiasme le passage de 400 euros à 200 euros du permis national. Mais ce coût ne représente qu’une partie minime des dépenses engagées pour pratiquer la chasse. En effet, en additionnant le transport, l’équipement, les cotisations à des sociétés de chasse, l’entretien du terrain et les assurances, la facture moyenne s’élève à 2 800 euros par an, selon une étude d’impact réalisée en 2014 pour la FNC. En incluant les emplois directs et indirects, la Fédération évalue les retombées économiques à 3,8 milliards d’euros.


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	}



Le budget moyen des chasseurs s'élève à plus de 2 800 euros par an
Données issues de l'étude sur l'impact économique et social de la Filière chasse par le BIPE, 2014-2016

Source : FNC



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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		series: {
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				}
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Transport/déplacement (voiture y compris entretien, train….)","Cotisation à une société de chasse ou actions de chasse","Munitions, entretien et accessoires pour armes (hors achat d'arme)","Restauration extérieure","Validation du permis de chasser","Achats d'auxiliaires de chasse (Chiens, appelants, etc.)","Equipements (bottes, veste, gilet)","Entretien du territoire de chasse ","Location personnelle d'un territoire de chasse","Aménagements du territoire (poste de tir, mirador, hutte,…)","Assurances (chasseur, auxiliaires, armes,…)","Naturalisation des trophées"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "budget",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        583
      ],
      [
        "",
        562
      ],
      [
        "",
        304
      ],
      [
        "",
        256
      ],
      {
        color:"#ff3232",
        y:238
      },
      [
        "",
        227
      ],
      [
        "",
        198
      ],
      [
        "",
        143
      ],
      [
        "",
        122
      ],
      [
        "",
        104
      ],
      [
        "",
        62
      ],
      [
        "",
        48
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    "dataLabels": {
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  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
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		backgroundColor: '#FFF',
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{point.key}',
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	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

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Réchauffement climatique: en 1979, tout le monde savait déjà

Une étude révèle que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement !



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 16h03
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Rapport d’étonnement. Cet été, toute l’Europe cuisait sous la canicule. Le 1er août, la National Oceanic and Atmospheric Administration expliquait que l’année 2017 a été la troisième année la plus chaude de l’histoire moderne après 2016 et 2015. Le 6 août, une équipe scientifique internationale publiait une inquiétante étude dans la revue PNAS prévenant que l’actuelle combinaison de la fonte de l’Antarctique de l’ouest – une perte de 2 720 milliards de tonnes de glace depuis 1992 d’après Nature du 13 juin –, de la déforestation et des émissions de gaz à effet de serre aggrave le risque de l’« effet domino » à partir d’un réchauffement à 2° Celsius – qui pourrait être atteint avant 2100. Ces « rétroactions auto-renforçantes », estime l’étude, pourraient pousser « le système terrestre vers un seuil planétaire » et « provoquer un réchauffement continu ».
La Terre deviendrait alors, « dans quelques décennies », une étuve avec « des températures de 4° à 5° supérieures à la période préindustrielle », tandis que le niveau des mers s’élèverait « de 10 à 60 mètres ». Des régions côtières, des villes entières seraient submergées, des îles disparaîtraient, le Sahara s’étendrait vers le sud, la pénurie d’eau deviendrait fatale, le régime de la mousson serait gravement perturbé, des milliers d’espèces disparaîtraient, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplieraient. Quant à la civilisation humaine, je vous laisse imaginer…
« Enjeu  “non partisan” »
Le plus dramatique peut-être dans notre impuissance actuelle face à cette catastrophe annoncée est que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement ! C’est ce que révèle une investigation de l’essayiste américain Nathaniel Rich, « Perdre la Terre », publiée le 1er août dans le New York Times, appuyée sur dix-huit mois d’enquêtes et plus de cent interviews...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les élèves font leur rentrée le 3 septembre. Voici ce qui changera pour eux cette année.
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Programmes, portables, classes dédoublées… Les nouveautés de la rentrée 2018

Les élèves font leur rentrée le 3 septembre. Voici ce qui changera pour eux cette année.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 11h44
    |

                            Mattea Battaglia, 
Violaine Morin et 
Camille Stromboni








                        



   


Plus de 12 millions d’élèves reprendront, lundi 3 septembre, le chemin de l’école. Poursuite des dédoublements de classes en éducation prioritaire, interdiction du téléphone portable, nouvelles évaluations, premières inflexions au lycée préfigurant la réforme du bac promise à l’horizon 2021… voici un aperçu des changements qui se dessinent pour cette rentrée scolaire 2018, avant les précisions attendues lors de la traditionnelle conférence de presse de rentrée du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, programmée mercredi 29 août.
200 000 enfants dans des « classes à douze »
Mesure-phare de ce gouvernement sur le plan éducatif, les « CP à douze » vont être complétés de « CE1 à douze ». Cette montée en puissance des dédoublements promis par le candidat Macron doit toucher 200 000 élèves cette année, 300 000 en 2019-2020.
Si la cible est l’éducation prioritaire, la répartition est complexe : aux 2 200 classes de CP d’ores et déjà dédoublées dans les réseaux d’éducation les plus prioritaires (REP +) doivent venir s’ajouter, en septembre, 3 200 classes de CP dans les réseaux REP (non renforcés) ainsi que de « 60 % à 70 % des CE1 en REP + et une soixantaine en REP », précisait-on au ministère de l’éducation, avant les congés d’été.
La mesure est plébiscitée par les enseignants concernés, même s’ils dénoncent dans le même temps son impact sur les effectifs dans les autres classes (en CM1 et CM2 notamment), y compris en zone d’éducation prioritaire (ZEP), ainsi que dans bon nombre d’écoles rurales – ce que le ministère de l’éducation dément.

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                CP à douze élèves : « Je ne peux pas ne pas être fière ! »



Retour de la semaine de quatre jours
En matière de rythmes scolaires, la « réforme Peillon » (qui, en 2013-2014, a instauré la semaine de quatre jours et demi d’école) semble avoir vécu : 70 % des villes – et 60 % des écoles – sont d’ores et déjà revenues à la semaine de quatre jours, selon les estimations ministérielles ; 80 % avance-t-on dans les rangs de l’Association des maires de France. Le recensement détaillé, ville par ville, reste à faire.
Si le « libre choix » en la matière donné aux communes constitue, pour elles, une source d’économies certaines, les conséquences pour les élèves, sur le plan des apprentissages, mais aussi du rythme de vie, restent à établir. En attendant, la France se distingue de nouveau des autres pays européens par son faible nombre de jours d’école dans l’année, associé à des journées très denses.

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                Rythmes scolaires à Paris : les professeurs des écoles veulent rouvrir le débat



Plus d’évaluations, plus d’aide à l’orientation
Aux évaluations introduites, l’an passé, à l’entrée du CP et de la classe de sixième, doivent s’ajouter des tests en CE1. Les lycéens de seconde passeront, eux, « un test de positionnement » sur tablette numérique, en français et en mathématiques. A ce même niveau du lycée, l’emploi du temps des élèves comprend désormais cinquante-quatre heures, sur l’année, consacrées à de l’aide à l’orientation. Auparavant, l’aide à l’orientation était prise sur les heures d’accompagnement personnalisé. Cet accompagnement est introduit avec la réforme du lycée (menée en parallèle de celle du baccalauréat) et est censé démarrer après les vacances de la Toussaint.
Téléphone portable interdit au collège
La loi a été promulguée le 3 août : comme promis par le candidat Macron pendant la campagne présidentielle, le téléphone portable est désormais interdit dans les écoles et collèges, sauf pour les usages pédagogiques (en classe), et dans des cas spécifiques pour les enfants en situation de handicap. En certains lieux – le bureau de la vie scolaire par exemple –, des appels téléphoniques pourront toujours être passés en cas d’urgence. Sur proposition du Sénat, le texte adopté prévoit également que l’interdiction puisse être introduite dans le règlement intérieur des lycées.
Précisons que c’est l’utilisation du téléphone, et non sa possession, qui est proscrite : les élèves pourront entrer dans leur établissement avec un téléphone éteint dans leur sac, ou bien le laisser dans des casiers prévus à cet effet ; les modalités d’application de la nouvelle loi sont de la responsabilité du chef d’établissement.

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                L’Assemblée vote l’interdiction du téléphone portable dans les écoles et les collèges



Ajustements dans les programmes de primaire et du collège
Ils concernent les mathématiques, le français et l’éducation morale et civique, et ont été rendus publics en juin. Suivant l’ambition du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, qui souhaitait renforcer l’apprentissage des fondamentaux, ces « ajustements » des contenus d’enseignement, élaborés par le Conseil supérieur des programmes au printemps, ont aussi pour but de simplifier la compréhension des programmes réécrits sous la gauche et entrés en vigueur en 2016.
Ils insistent sur la familiarisation avec les quatre opérations de calcul dès le CP, le recours quotidien à la dictée – sur lequel avait déjà communiqué la précédente ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem –, ainsi que sur la lecture d’un nombre minimum d’œuvres complètes, chaque année, en primaire et au collège. La plupart des points d’ajustement reprennent le contenu des circulaires envoyées, au printemps, dans les écoles. 

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                Education : le Conseil supérieur des programmes publie des « ajustements » à la réforme de 2016




Des évolutions sur Parcoursup
Pour les lycéens qui entrent en terminale, les règles d’admission dans l’enseignement supérieur, par la nouvelle plateforme Parcoursup, devraient évoluer. Parmi les principales problématiques soulevées cette année : l’extrême lenteur du nouveau système d’affectation. Certains acteurs de la communauté universitaire appellent déjà à rétablir la hiérarchisation des vœux des candidats, comme du temps du portail Admission post bac (APB), pour corriger cette difficulté. L’option a, pour l’instant, été écartée par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui n’en a pas moins reconnu la nécessité d’un bilan et d’« ajustements ».





                            


                        

                        


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Le prélèvement à la source, une menace pour la « vie privée » ? Valérie Pécresse exagère

La présidente de la région Ile-de-France accuse le futur système d’imposition de dévoiler à votre patron certaines informations personnelles.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h28
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le prélèvement à la source fait-il planer une menace sur la vie privée des contribuables français ? C’est ce qu’a laissé entendre la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, sur France Inter, mercredi 29 août. L’élue des Républicains (LR) a affirmé qu’avec ce nouveau système les employeurs pourraient facilement avoir des informations sur la vie de leurs salariés, en découvrant par exemple le salaire de leur conjoint ou le nombre d’enfants au foyer. Une critique exagérée.
Ce qu’elle a dit
« Je pense qu’il aurait fallu passer à une mensualisation systématique et obligatoire. Cela aurait évité de venir s’immiscer dans la vie privée des Français. Aujourd’hui, tous les patrons vont savoir combien gagne votre conjoint, combien vous avez d’enfants… Enfin, ils vont avoir accès à des informations qui sont de la vie privée. »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
Oui, l’employeur saura combien vous versez aux impôts chaque mois…
Pour comprendre ce débat, il faut repartir du principe même de la réforme qui doit être appliquée à partir de janvier 2019. Jusqu’ici, le paiement de l’impôt sur le revenu était décalé dans le temps. Par exemple, en 2018, les contribuables ont déclaré leurs revenus pour l’année 2017 et paient alors leur impôt sur ceux-ci.
Le principe du futur système d’imposition est de changer de logique : en 2020, par exemple, les contribuables paieront leur impôt sur leurs revenus de l’année 2020. Chaque mois, une fraction du montant estimé des impôts sera directement prélevée sur le salaire des contribuables. La déclaration de revenus servira ensuite à corriger l’écart entre la prévision et la réalité (sur le même principe, par exemple, que les régularisations de consommation des factures d’électricité). Si ce concept ne vous est pas familier, vous retrouverez nos explications détaillées ici.
Le problème que pointe Valérie Pécresse, c’est qu’avec ce système les employeurs connaîtront le montant mensuel des impôts de leurs salariés. Les montants apparaîtront sur les fiches de paie et les entreprises devront de surcroît collecter et reverser ces sommes au Trésor public.
… mais il est possible de ne rien faire transparaître de votre situation personnelle
Avec ce mécanisme, un employeur peut, en théorie, tenter d’en déduire des informations sur la vie privée de ses salariés. Pour ce faire, il peut comparer le montant de l’impôt qu’un de ses employés devrait payer en théorie, s’il était seul et n’avait pas d’autres sources de revenus, avec celui qu’il paie réellement. Comme l’impôt sur le revenu est calculé à l’échelle du foyer, qui englobe conjoint et personnes à charge, il est possible de constater d’éventuelles « anomalies ». Prenons deux exemples fictifs :
1. Sandra gagne 1 500 euros nets par mois. Seule, elle devrait en théorie régler moins de 100 euros d’impôts par mois. Pourtant, l’administration fiscale lui en prélève 300 sur sa fiche de paie. Son employeur peut en déduire qu’elle partage sa vie avec quelqu’un dont le salaire est confortable et/ou qu’elle a d’autres sources de revenus ;2. Pierre gagne 3 000 euros nets par mois. Il devrait en principe payer au bas mot 200 euros par mois. Et pourtant, seuls 50 euros sont prélevés sur sa fiche de paie. Sa DRH peut en déduire qu’il partage sa vie avec quelqu’un qui gagne nettement moins que lui et/ou a plusieurs enfants à charge, par exemple.
Il y a toutefois plusieurs raisons de relativiser ces craintes. D’abord, il faut des écarts de revenus assez conséquents pour qu’il y ait vraiment matière à s’interroger à la lecture d’une fiche de paie. De plus, ce mécanisme ne fait apparaître qu’une tendance et ne permet pas de déduire qu’une situation fiscale est plus ou moins avantageuse que prévue. Quoi qu’il en soit, rien ne permet de savoir si la différence est liée à la composition du foyer, aux revenus du conjoint, à des crédits d’impôt, etc. Bref, le détail n’apparaît pas.
Surtout, Valérie Pécresse occulte le fait qu’il est possible d’éviter ce problème. Pour cela, tout contribuable peut choisir entre plusieurs options sur le site des impôts, à la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

   


Par défaut, l’administration fiscale applique le même taux de prélèvement à la source à tous les membres du foyer. Mais il est aussi possible…
d’individualiser le prélèvement, pour que chaque conjoint paie ses impôts en proportion de ses revenus déclarés ;de ne pas transmettre son taux de prélèvement personnalisé à son employeur et d’appliquer ainsi le taux d’imposition qui correspond à ses stricts revenus professionnels (dans ce cas, la différence est calculée par la suite via une transaction entre le contribuable et l’administration fiscale).

   


Le risque pointé par Valérie Pécresse existe bel et bien dans une certaine mesure, mais il est donc exagéré. Tout citoyen peut s’en prémunir, s’il le souhaite, à condition d’anticiper le problème.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Des pédiatres s’alarment du nombre croissant d’accidents domestiques liés à la banalisation de cette drogue dite  douce.
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Des enfants de moins de 2 ans intoxiqués au cannabis

Des pédiatres s’alarment du nombre croissant d’accidents domestiques liés à la banalisation de cette drogue dite  douce.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h44
    |

                            Clara Tran








                        


Un nouveau type d’accident domestique inquiète les pédiatres. Les intoxications accidentelles au cannabis chez les enfants, principalement de moins de 2 ans, ne cessent d’augmenter, a alerté l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), lundi 20 août.
Quand il les voit débarquer avec des troubles neurologiques, le docteur Hervé Haas a peu de doutes. « On a pris l’habitude d’effectuer un dépistage du THC [le composant actif du cannabis] dans les urines et dans le sang », explique-t-il. Drôle de protocole, pour un médecin aux urgences pédiatriques de la Fondation Lenval (Nice), qui voit défiler chaque jour des petits plutôt accros à leur tétine. Seulement voilà, quand ils sont somnolents ou que leur démarche est « ébrieuse », le docteur Hervé Haas croit immédiatement déceler les symptômes d’une intoxication accidentelle au cannabis. L’habitude, sans doute.
Un peu plus d’un an a passé depuis que le chef de service des urgences pédiatriques de la Fondation Lenval (Nice) a pris en charge cinq nourrissons, âgés de un an à 18 mois, pour intoxication involontaire au cannabis. Cinq hospitalisations en moins de deux semaines, dans un même service. Du jamais vu dans les annales. En août, ce sont pas moins de deux bébés soignés, et toujours le même cas clinique inquiétant. Convulsions, coma : les symptômes peuvent être aigus. « Chez les bébés, l’impact est cent fois plus important que chez les adultes », explique le docteur Hervé Haas.
Explication générationnelle
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a tiré la sonnette d’alarme : rien qu’entre 2015 et 2017, 194 enfants ont été victimes de ces nouveaux accidents domestiques, d’après une étude réalisée sur trente-trois mois. C’est 2,5 fois plus qu’entre 2010 et 2014. Et sans doute moins que demain, prédisent les experts.
Un médecin français, Sonia Zitout, a tenté de comprendre les causes de l’augmentation des intoxications involontaires au cannabis chez les tout jeunes dans une thèse soutenue en 2017. Pour elle, l’explication est en partie générationnelle : « Cette hausse s’inscrit dans un contexte de net accroissement de l’offre de cannabis en France, diagnostique-t-elle. La consommation a doublé des années 1990 à 2000 (…). Cette génération entre dans la parentalité dans les années 2000-2010. » A l’hôpital Necker, à Paris, le professeur Gérard Chéron prévient : « Avec la généralisation du cannabis, la banalisation de cette drogue, les ennuis sont devant nous. »
Depuis une dizaine d’années, le chef de service des urgences pédiatriques de l’hôpital Necker observe de près la banalisation du cannabis chez les jeunes parents. Cette drogue, dite « douce », est consommée à l’aube de la vie active, et les adultes, devenus parents, continuent d’en faire un usage récréatif. Lors de l’admission de l’enfant, tous ne signalent pas l’origine de l’intoxication aux médecins. A peine si certains confessent fumer de temps à autre. Au CHU de Grenoble, il a même fallu attendre que l’intoxication au cannabis soit démontrée par analyse d’urines pour que les parents d’une fillette de 13 mois consentent à émettre l’hypothèse que la petite aurait « peut-être ingéré quelque chose au parc ». « Beaucoup de parents sont dans le déni », observe le docteur Hervé Haas, qui précise n’être « pas là pour juger ».
Coma profond
En 2016, une jeune mère de famille s’était défendue devant les juges : « Elle était en train de jouer, j’ai tourné la tête deux minutes », avait-elle raconté. Un an plus tôt, son bébé de 19 mois avait avalé un morceau de cannabis qui traînait dans le salon, avant de plonger dans un coma profond et de se réveiller quelques heures plus tard à l’hôpital.
Comme souvent, la frontière entre défaut de surveillance et négligence est ténue. En France, les cas d’intoxication involontaire au cannabis sont signalés auprès des différentes cellules de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes (CRIP). Pendant plusieurs mois, des travailleurs sociaux rendent visite aux familles. La justice est saisie, si besoin. Mais, dans la plupart des cas, un travail d’aide éducative suffit.
Dans les tiroirs, sur la table basse, partout : c’est très facile d’en trouver. « Il y a une grande accessibilité du cannabis » dans les foyers, relève le professeur Gérard Chéron. Au mieux, il est placé dans des boîtes. Sur Internet, il en existe de toutes sortes et de toutes les matières, en bois, en plastique, en métal, en silicone. Des objets souvent ludiques, toujours présentés de manière dédramatisante, comme cette « brosse de toilettes » ou cette « horloge murale dissimulant un coffre » où placer son herbe. Or, même caché dans ces boîtes à malice, le cannabis reste plus facile d’accès que les produits classiquement impliqués dans les accidents domestiques. Le professeur Gérard Chéron est formel : aujourd’hui, ouvrir une plaquette de Doliprane ou une bouteille de Javel nécessitent une meilleure dextérité que retirer une boulette de cannabis de son sachet. « Depuis vingt-cinq ans, des mesures de protection et une standardisation des emballages ont pu être mises en place par l’industrie », remarque-t-il. Pas pour le cannabis, drogue illégale qui échappe aujourd’hui aux réglementations des autorités.

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                Légalisé, dépénalisé, prescrit… le cannabis dans le monde en neuf graphiques






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le coureur de la Groupama-FDJ a pris la tête du classement général de la Vuelta au terme de la 5e étape, disputée entre Grenade et Roquetas de Mar.
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Le Français Rudy Molard nouveau maillot rouge du Tour d’Espagne

Le coureur de la Groupama-FDJ a pris la tête du classement général de la Vuelta au terme de la 5e étape, disputée entre Grenade et Roquetas de Mar.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h27
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Sept ans après Sylvain Chavanel, un Français endosse à nouveau le maillot rouge du Tour d’Espagne. Rudy Molard a pris la tête du classement général de la Vuelta à l’issue de la 5e étape, remportée mercredi 29 août à Roquetas de Mar par l’Australien Simon Clarke.
Au départ de l’étape, le coureur de la Groupama-FDJ pointait à la 28e place, à 3 min 46 s du leader, Michal Kwiatkowski. Mais une fois n’est pas coutume, l’équipe Sky n’a pas vraiment cherché à défendre la première place d’un de ses coureurs, assurant un train peu soutenu derrière l’échappée de vingt-cinq coureurs dans laquelle Rudy Molard s’était glissé.
A 30 kilomètres de l’arrivée, Alessandro De Marchi, Bauke Mollema et Simon Clarke ont faussé compagnie à leurs compagnons de fugue. En poursuite dans un second groupe, Molard s’est alors concentré sur le gain du maillot rouge. Sixième de l’étape, il compte désormais 1 min 1 s d’avance sur Kwiatkowski. « J’ai commencé à penser au maillot seulement à la fin de l’étape. J’ai plutôt pensé à la victoire d’étape, mais ce n’était pas facile à gérer », a expliqué après l’arrivée le nouveau leader.

⚡ Etapa 5 | Stage 5 #LaVuelta18 

— lavuelta (@La Vuelta)


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La Groupama-FDJ défendra le maillot
Agé de 28 ans, le Breton a longtemps été dans l’ombre des coureurs de sa génération comme Romain Bardet et Thibaut Pinot. Un bon coureur, un équipier apprécié, mais un palmarès modeste depuis ses débuts chez Cofidis en 2011. En début de saison, il avait remporté la plus belle victoire de sa carrière avec la 6e étape de Paris-Nice. Il n’était pas passé loin du titre de champion de France, le 1er juillet, repris dans les derniers kilomètres sur le parcours de Mantes-la-Jolie.
Rudy Molard devient le 25e leader français de l’histoire de la Vuelta et espère bien porter ce maillot rouge « jusqu’à dimanche ». Après trois étapes sans difficulté majeure, il lui faudra alors résister au meilleur grimpeur du peloton sur les pentes de l’Alto de la Covatilla (hors catégorie).
En attendant, son équipe a bien l’intention de défendre ce maillot, comme l’a annoncé sur Eurosport Thibaut Pinot (13e au classement général) : « C’est tellement rare pour un Francais, pour notre équipe. Il va se battre, toute l’équipe est derrière lui. » L’équipe dirigée par Marc Madiot n’avait pas eu un maillot de leader sur un grand tour depuis l’Australien Bradley McGee. C’était sur le Tour de France en 2013.

̷1̷3̷ ̷a̷n̷s̷ ̷s̷a̷n̷s̷ ̷m̷a̷i̷l̷l̷o̷t̷ ̷d̷e̷ ̷l̷e̷a̷d̷e̷r̷ ̷s̷u̷r̷ ̷l̷e̷s̷ ̷g̷r̷a̷n̷d̷s̷ ̷t̷o̷u̷r̷s̷

— GroupamaFDJ (@Équipe Cycliste Groupama-FDJ)


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Au Japon, des auto-écoles se reconvertissent en drone-écoles

Selon l’association japonaise de pilotes de drones, il faudrait pouvoir former 140 000 télépilotes en 2020 pour répondre aux attentes de plusieurs secteurs de l’économie.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h27
    |

            Jean-Michel Normand








                        



   


Au Japon, les auto-écoles éprouvent la désagréable impression de ne pas s’inscrire dans le sens de l’histoire. On n’en dénombre guère plus d’un millier et, en presque trente ans, le nombre de personnes ayant décroché leur permis de conduire est passé de 2,6 à 1,6 million par an. La faute au vieillissement accéléré de la population, mais aussi au moindre intérêt des jeunes Japonais pour l’automobile.
Face à ce déclin, les auto-écoles regroupées au sein du Driving School Drone Consortium s’organisent pour dispenser, à côté des leçons de conduite, une formation de pilote de drone, qualification de plus en plus recherchée. Depuis quelques mois, seize établissements proposent de passer un diplôme, et vingt-quatre seront opérationnels en fin d’année. L’objectif est de parvenir à cent, soit près de 10 % du total des auto-écoles nippones, dans deux ans.
Basé sur des recommandations validées par les pouvoirs publics, le cursus proposé au sein d’une drone-école prévoit dix heures de formation pratique. On apprend à faire voler un multicoptère avec ou sans liaison GPS, mais aussi à programmer un vol autonome. S’y ajoutent six heures de formation théorique autour du fonctionnement de ces aéronefs et de la réglementation en vigueur (l’amende en cas de survol d’une zone non autorisée est de 500 000 yens, soit près de 4 000 euros). Le coût de ce programme avoisine les 2 000 euros.
Livraisons, imagerie aérienne et agriculture
Selon l’association japonaise de pilotes de drones, il faudrait pouvoir former 140 000 télépilotes en 2020, en particulier pour répondre aux attentes de secteurs où les pénuries de main-d’œuvre sont manifestes. Les activités de livraison urbaine, d’inspection de bâtiments ou d’ouvrages d’art, de photographie et imagerie aériennes utilisent toujours plus ces appareils.
Dans le domaine de l’agriculture, où la moyenne d’âge des exploitants ne cesse de croître, les drones (sous forme de minihélicoptères radiocommandés et de multicoptères, plus compacts et moins onéreux) sont devenus des engins agricoles à part entière. Ils sont utilisés pour assurer des travaux d’épandage et de surveillance des rizières.
Au Japon, les manifestations publiques recourent volontiers, elles aussi, aux drones. Sans que leur pilote parvienne toujours à les maîtriser : en novembre 2017, la chute d’un engin de 4 kilos qui larguait des bonbons au-dessus de la foule à Ogaki, à l’ouest de Tokyo, fit six blessés.



                            


                        

                        


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Décryptage

En Centrafrique, une médiation peut en cacher une autre

Invités à Bouar, dans le nord-ouest, par les négociateurs de l’UA, les chefs des groupes armés ont préféré se rencontrer à Khartoum sur proposition du Soudan et de la Russie.

Par                Gregory Leberger



LE MONDE
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        Le 29.08.2018 à 18h02

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        Mis à jour le 29.08.2018 à 18h05






    
Des drapeaux français, russe et européen flottent à l’entrée du village de Pissa, en Centrafrique, en mars 2018.
Crédits : FLORENT VERGNES / AFP


Noureddine Adam ou Mahamat Alkatim pour les groupes issus de l’ex-Séléka, Maxime Mocom pour les anti-balakas : les principaux leaders des groupes armés qui mettent la Centrafrique en coupe réglée depuis 2013 se sont finalement rencontrés, mardi 28 août, mais pas à l’endroit prévu… Selon le gouvernement centrafricain, c’est en effet à Karthoum que les chefs de guerre se sont rendus, à l’invitation de la Russie et du Soudan, alors qu’ils étaient invités du 27 au 30 août à Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, par les négociateurs de l’Union africaine (UA).

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« Personnellement, je ne m’intéresse qu’à ce qui me concerne directement, à savoir la réunion de Bouar, réagit Francis Che, le porte-parole du panel de négociateurs de l’UA. Mais nous ne rejetons aucune des initiatives pouvant permettre un retour à la paix. » Les négociateurs, qui depuis plusieurs mois ont recueilli l’ensemble des revendications des quatorze groupes armés, entendent proposer à Bouar la signature d’un texte synthétisant ces demandes. « C’est ce document unique que nous entendons remettre au président Touadéra et qui sera la base des négociations à venir », poursuit Francis Che. Si cette démarche aboutit, elle devrait ouvrir la voie à la reprise du dialogue politique en Centrafrique.
Pied-de-nez de Moscou
Malgré le court-circuitage de la réunion de Bouar, les porte-paroles des groupes armés contactés assurent que l’initiative africaine est toujours privilégiée. Dans un communiqué diffusé par le gouvernement mercredi, le ministre de la communication, Ange-Maxime Kazagui, a annoncé qu’à l’issue de la rencontre de Karthoum, les groupes armés ont fait une « déclaration d’entente » pour converger vers « la restauration de la paix et la libre circulation des personnes et des biens », invitant « les parties prenantes, y compris la Russie et le gouvernement centrafricain, à œuvrer ensemble pour la tenue des assises de l’Union africaine ».

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La rencontre de Karthoum intervient une semaine à peine après la signature d’un accord de coopération militaire entre Moscou et Bangui. Et il n’est pas interdit d’y voir un pied-de-nez de la diplomatie russe envers l’UA mais aussi la France, qui soutient l’initiative de l’organisation panafricaine. Et si officiellement le président Faustin-Archange Touadéra marque toujours son attachement à celle-ci, il semble désormais vouloir montrer que d’autres solutions peuvent être explorées. La médiation commencée par l’UA en juillet 2017 n’a pour le moment avancé qu’à petits pas. Or le président Touadéra a besoin de résultats, et la médiation proposée par la Russie semble désormais vue comme une alternative crédible.
Les négociateurs espèrent que les groupes armés, désormais réunis à Bouar, s’accorderont sur une liste de revendications communes. Les ONG internationales et nationales de défense des droits humains ont déjà prévenu que l’une de ces revendications, à savoir une amnistie générale concernant tous les combattants y compris les chefs de guerre, était inacceptable et ne saurait être tolérée par la population centrafricaine.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La Ligue féminine reprend mercredi soir. Quinze des dix-sept Françaises sacrées championnes du monde, en décembre 2017, s’alignent dans ce championnat.
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Handball : ce qu’il faut savoir sur la reprise du championnat de France féminin

La Ligue féminine reprend mercredi soir. Quinze des dix-sept Françaises sacrées championnes du monde, en décembre 2017, s’alignent dans ce championnat.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 18h37
    |

            Clément Martel








                        


Alors que la France s’apprête à accueillir l’Euro féminin de handball à la fin de l’année, avec des Bleues championnes du monde, la Ligue féminine de handball (LFH), le championnat hexagonal, reprend ses droits mercredi 29 août.
La « Ligue des championnes du monde »
A l’occasion de la cérémonie de remise des trophées de la saison passée, lundi 27 août, dans la flambant neuve – et pas tout à fait achevée – maison du handball à Créteil (Val-de-Marne), le président de la Fédération française de handball (FFHB), Joël Delplanque, n’a pas manqué de se féliciter. « J’ai entendu la Ligue nationale de football présenter la Ligue 1 comme “le championnat des champions du monde”, et comme eux, cette saison, on peut vraiment dire qu’on est “la Ligue des championnes du monde” ».

        Notre récit de la finale du championnat du monde :
         

          Comment les handballeuses françaises ont braqué le monde



Et pour cause. Sur les dix-sept joueuses sacrées en décembre 2017 contre les « imbattables Norvégiennes » (les mots sont du sélectionneur Olivier Krumbholz), quinze Bleues entament la saison de LFH, mercredi 29 août.
Seules Amandine Leynaud (à Györ) et Estelle Nze Minko (à Siofok) évolueront à l’étranger (en Hongrie) cette année, après le retour au bercail de Siraba Dembélé (de Rostov-Don à Toulon), Alexandra Lacrabère (de Skopje à Fleury), Camille Ayglon (de Bucarest à Nantes) et Gnonsiane Niombla (de Bucarest à Metz).
Ce retour vise à « anticiper la reconversion » dans le cas de la trentenaire Alexandra Lacrabère, et de ses coéquipières Dembélé et Ayglon. Il s’inscrit également dans la perspective de l’Euro, que la France organise (du 29 novembre au 16 décembre).
En évoluant dans le championnat domestique, les joueuses d’Olivier Krumbholz seront plus à même d’être libérées pour les stages de préparation de la compétition européenne.
Soucieuse de la réussite de l’équipe de France, la LFH a ainsi mis en place un partenariat pour permettre aux Bleues de se réunir, même hors coupures internationales.
Un championnat qui se structure
Cette année, la Ligue féminine de handball entame sa dixième saison. Dix ans d’âge pour le championnat qui voulait, en 2008, « porter le développement du handball féminin professionnel français ».
« Je trouve que le championnat a vraiment progressé ces dernières années, souligne la capitaine des Bleues, Siraba Dembélé, rentrée à Toulon cet été. C’est une bonne chose car de nombreuses internationales étrangères veulent jouer en France. »
Car outre les deux locomotives du championnat, Metz et Brest, les internationales – de France et d’ailleurs – se retrouvent dans la plupart des douze clubs. Au total, plus de soixante joueuses ont déjà été appelées par leur équipe nationale.
Mieux structurés, plus stables et ne dissimulant plus leurs ambitions, les clubs français font de la LFH le second championnat européen le plus relevé, derrière le championnat hongrois, mais « devant ceux de Russie et de Macédoine », selon Dembélé.
Metz, Brest, Nantes et les autres
Longtemps - pendant 25 ans - le championnat national a été dominé par l’équipe de Metz. Mais cette saison plusieurs candidats lorgnent sur la couronne des Lorraines.
S’il possède six championnes du monde dans son effectif, l’entraîneur messin, Emmanuel Mayorade reconnaît que « l’heure de la défaite se rapproche », voyant tout particulièrement l’équipe de Brest grignoter cette domination.
Doté d’un budget de cinq millions d’euros (le double de celui de ses meilleurs rivaux), le club breton a affiché ses ambitions, recrutant notamment la Slovène Ana Gros chez son concurrent messin.
Outre les Brestoises, qui comptent dans leur effectif la gardienne Cléopâtre Darleux, sacrée meilleure joueuse (MVP) de la saison passée et la pièce maîtresse des Bleues, Allison Pineau, le club de Nantes s’est également renforcé, avec notamment les arrivées des championnes du monde Camille Ayglon, Blandine Dancette et Kalidiatou Niakaté.
Quant à Toulon, qui a vu le retour de Siraba Dembélé, « on vise le titre », promet la capitaine des Bleues.
« On s’apprête à vivre notre championnat le plus serré », conclut le président messin Thierry Weizman au Républicain Lorrain, qui ne dédaignerait pas décrocher cette année un premier trophée européen, à l’instar de Montpellier chez les hommes l’an passé.
L’Euro dans toutes les têtes
Si le championnat de France reprend ses droits mercredi, la plupart des joueuses de LFH auront dans un coin de la tête l’incontournable rendez-vous de fin d’année : l’Euro féminin qui se déroulera en France du 29 novembre au 16 décembre.
« C’est un objectif à moyen terme, le point d’orgue de la première partie de la saison, souligne la gardienne brestoise Cléopâtre Darleux. Mais il y a plein d’objectifs qui vont arriver les uns après les autres en ce début de saison. »
Ce que confirme sa partenaire des Bleues, l’ailière messine Manon Houette : « Jouer à la maison c’est super, mais il va falloir parvenir à gérer cette pression. » 
Equipe à battre après son titre mondial, la France est attendue : jamais les Bleues n’ont décroché le titre européen. Mais Olivier Krumbholz, le sélectionneur français, esquive d’une pirouette : « Si on s’était cassé la figure au Mondial, on aurait la pression. Comme on a gagné, on a la pression. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Après le Louvre, l’école, et la Maison de la radio, le documentariste a filmé pendant des mois la formation d’élèves infirmières et infirmiers.
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« De chaque instant » : Nicolas Philibert à l’école de la douleur

Après le Louvre, l’école, et la Maison de la radio, le documentariste a filmé pendant des mois la formation d’élèves infirmières et infirmiers.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 07h36
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 16h36
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
De chaque instant commence comme un rituel. Sous la direction d’un homme, des jeunes filles apprennent à se laver les mains selon une procédure très précise, comme si ces ablutions annonçaient une cérémonie. Le noir se fait, un carton apparaît à l’écran : « Que saisir sinon qui s’échappe ? » Le vers du poète Yves Bonnefoy renforce encore la sensation d’avancer dans la découverte d’une liturgie inconnue.
Pourtant, De chaque instant, onzième long-métrage de Nicolas Philibert, ne se préoccupe pas de l’au-delà. La veille permanente qu’évoque le titre est celle que doivent apprendre les élèves infirmières et infirmiers dans le centre de formation de la Croix-Saint-Simon, à Montreuil, où le cinéaste a filmé pendant des mois. Il faut voir dans la solennité qui empreint bien des séquences, dans la division en trois temps du film scandée par les vers de Bonnefoy (« Que voir sinon qui s’obscurcit » puis « Que désirer sinon qui meurt ») comme une célébration du métier qu’apprennent les jeunes gens que l’on voit à l’écran, un appel à les prendre au sérieux, à leur donner dans notre monde l’importance qu’ils y méritent.
Ce titre peut aussi s’interpréter comme un conseil – amical mais ferme – au spectateur. Nicolas Philibert a réalisé un film presque sans personnages : de séquence en séquence, on a parfois le temps de deviner (ou plutôt d’imaginer) une personnalité, mais il ne s’agit pas de dessiner des portraits, ni même de suivre la trajectoire de telle ou tel de ces élèves, simplement de mettre en scène le processus collectif qui fera de ces jeunes des infirmières, des infirmiers.
Ascèse gestuelle
Il est donc divisé en trois actes. Le premier est tout entier consacré à l’apprentissage des gestes et des règles. A ce moment de leurs études, au début de la première année, les élèves suivent des cours, lors desquels on leur révèle les outils, mécaniques, chimiques ou éthiques, de leur métier. Ils s’exercent aussi, sur des volontaires en parfaite santé, sur des mannequins, avec des prothèses, à assimiler puis à perfectionner les gestes qu’ils répéteront des milliers de fois : piqûres, massages, pansements… Le contraste entre les enjeux essentiels de ces mouvements et les outils rudimentaires qui servent à leur apprentissage pourrait avoir quelque chose de burlesque, le réalisateur en fait une espèce d’ascèse gestuelle.
La partie centrale est occupée par les premiers contacts entre les élèves et les patients. C’est la plus intense, mais aussi la plus brève – elle dure moitié moins de temps que les deux autres. C’est peut-être là la seule faiblesse de ce beau film : le déséquilibre entre la réalité de l’hôpital et l’environnement préservé du centre de formation. On retient un moment volé dans le jardin d’un établissement psychiatrique, le désarroi masqué à grand-peine des élèves face à la mort qui approche.
Les paroles des élèves font comme un pont entre les idéaux et les théories de l’école et la réalité du milieu
On en retrouvera certains dans les bureaux des encadrants où ils rendent compte de leur stage. Ce dernier volet est moins gracieux que le premier, moins intense que le second. C’est lui qui donne tout son sens à De chaque instant. Qu’il s’agisse d’un élève de première année qui dit sa satisfaction d’avoir accompagné un malade en fin de vie ou d’une autre en fin d’études qui explique comment son origine l’a conduite à assumer les tâches d’interprétariat, en plus des soins, dans l’établissement où elle faisait son stage, ces paroles font comme un pont entre les idéaux et les théories de l’école et la réalité du milieu.
Après le musée de La Ville Louvre, l’école d’Etre et avoir, la ménagerie de Nénette ou La Maison de la radio, le centre de formation de la Croix-Saint-Simon prend sa place dans l’atlas de Nicolas Philibert, qui recense ces lieux qui sont à la fois des éléments essentiels de notre société et des refuges qui lui permettent (ou devraient lui permettre) de réfléchir sur elle-même, de se donner les règles et les structures qui l’empêcheraient de basculer tout à fait dans la déraison.

Documentaire français de Nicolas Philibert (1 h 45). Sur le Web : www.filmsdulosange.fr/fr/film/246/de-chaque-instant
Huit longs-métrages de Nicolas Philibert ressortiront en salle mercredi 5 septembre : La Ville Louvre (1990) ; Le Pays des sourds (1993) ; Un animal, des animaux (1995) ; La Moindre des choses (1997) ; Etre et avoir (2002) ; Retour en Normandie (2007) ; Nénette (2010) ; La Maison de la radio (2013).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Un message publié par un employé critique le supposé « problème avec la diversité politique » de l’entreprise, reprenant les arguments de Donald Trump.
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Chez Facebook, une poignée de salariés conservateurs accusent l’entreprise de partialité

Un message publié par un employé critique le supposé « problème avec la diversité politique » de l’entreprise, reprenant les arguments de Donald Trump.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 15h36
   





                        


Ils ne sont qu’une poignée : une centaine de personnes sur les 30 000 employés de Facebook dans le monde. Mais le simple fait qu’ils aient rejoint un groupe Facebook intitulé « FB’ers for Political Diversity » (soit les « employés de Facebook pour la diversité politique »), créé quelques remous. Ce groupe privé, dont l’existence a été révélée par le New York Times mardi 28 août, a été lancé par un ingénieur appelé Brian Amerige, travaillant au siège de Facebook à Menlo Park.
Il a expliqué la création de ce groupe par un message diffusé au sein des forums de discussion internes à Facebook, dont le contenu a été publié par le quotidien américain. Dans ce texte d’une page, cet ingénieur, proche idéologiquement des libertariens américains – qui mettent l’accent sur la liberté individuelle, et votent plutôt républicain – affirme que ses collègues et son entreprise ont « un problème avec la diversité politique ».
« Chasse aux sorcières »
« Nous affirmons que nous accueillons tous les points de vue, mais nous attaquons très vite –souvent en groupe – toutes les personnes qui présentent une opinion qui semble contraire aux idées de gauche », écrit-il en préambule d’une longue liste de critiques. « Nous proposons régulièrement d’exclure [l’investisseur Peter] Thiel de notre conseil d’administration parce qu’il a soutenu Trump. (…) Nous avons lancé une chasse aux sorcières contre Palmer Luckey [PDG d’Oculus Rift, qui appartient à Facebook] parce qu’il avait financé des publicités contre Hillary [Clinton]. (…) Nous demandons aux RH d’enquêter sur les salariés qui osent critiquer le rapport de l’islam avec les droits de l’homme parce qu’ils créent un “environnement non inclusif”. »
Selon le New York Times, plusieurs salariés se sont agacés de ce message, et se sont plaints à leur hiérarchie. Toujours selon le quotidien, Facebook a jugé qu’en l’état le message de M. Amerige n’était pas contraire aux règles de l’entreprise, qui, comme tous les grands groupes de la Silicon Valley, encourage ses employés à débattre sur des outils internes de discussion. Le New York Times explique enfin que le groupe Facebook « FB’ers for Political Diversity », dont le contenu est inaccessible à ceux qui n’y ont pas accès, rassemble actuellement une centaine d’employés de Facebook.
La publication de ce message intervient un an après un débat comparable au sein de Google. Mi-août, un ingénieur de Google, James Damore, avait déclenché une vive controverse en diffusant dans l’entreprise un long texte critiquant les pratiques de quotas et les mesures de lutte contre la discrimination sexiste dans l’entreprise. Le texte estimait également que les employés conservateurs étaient contraints à l’autocensure. M. Damore avait été licencié après plusieurs jours de controverse, et a porté plainte contre son ancien employeur pour licenciement injustifié.
Contexte politique tendu
La publication du message de M. Amerige intervient cependant dans un contexte politique américain très tendu. Ces derniers mois, l’extrême droite américaine a considérablement renforcé ses critiques contres les géants de la Silicon Valley, qu’elle accuse, sans preuves tangibles, de censurer les voix conservatrices. Lors de plusieurs auditions parlementaires houleuses, consacrées à l’enquête sur l’ingérence russe ou la diffusion de fausses informations, des représentants de Google, Facebook ou Twitter ont été pressés de questions sur leur supposé « biais libéral ». Une nouvelle audition doit avoir lieu ce 5 septembre au Congrès, consacrée aux règles de modération des grandes plateformes – mais qui devrait essentiellement porter sur ce sujet.
Le dossier semble également obséder Donald Trump, qui a publié le 28 août plusieurs messages incendiaires affirmant que Google donnait la priorité aux « fausses informations des médias de gauche », et menacé de prendre des mesures. Le président américain accuse également régulièrement Twitter, son réseau social favori, d’être acquis à la gauche américaine. Twitter est pourtant le seul réseau social qui ait refusé de bannir définitivement le conspirationniste Alex Jones, très suivi par l’extrême droite américaine et que Trump lui-même apprécie.
La Silicon Valley vote, de manière écrasante, à gauche. Ces dernières années, l’analyse des dons aux campagnes politiques a montré que les salariés des grands groupes technologiques sont très majoritairement démocrates. Jack Dorsey, le PDG de Twitter, a toujours reconnu que lui-même, comme la plupart de ses salariés, était libéral, mais il a assuré à plusieurs reprises avoir pleinement conscience de ce fait, et que son entreprise prenait toutes les mesures pour éviter d’introduire des biais dans le fonctionnement du réseau social.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Marine Le Pen espère bénéficier du vent italien dans la campagne pour le scrutin européen de mai 2019.
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édition abonné


A la peine, l’extrême droite française se verrait bien profiter d’un « effet Salvini »

Marine Le Pen espère bénéficier du vent italien dans la campagne pour le scrutin européen de mai 2019.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 17h44
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            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Un accent estival plane encore sur l’extrême droite française. Alors que la plupart des chefs de parti d’opposition à Emmanuel Macron ont repris leurs éléments de langage de rentrée le dernier week-end d’août, Marine Le Pen, elle, tweetait en italien.
« Sostegno a Matteo Salvini », a-t-elle posté, dimanche 26 août, dans un message de « soutien » au ministre de l’intérieur italien (Ligue, extrême droite), sans manquer de dénoncer au passage le « gouvernement des juges » qui voudraient « retirer le pouvoir au peuple » et « pas qu’en France ». Désormais sous le coup d’une enquête judiciaire dans son propre pays pour « séquestrations, arrestations illégales et abus de pouvoir », Matteo Salvini venait d’accepter de laisser finalement débarquer à Catane les quelque 150 migrants secourus par les gardes-côtes italiens… puis bloqués une semaine au port, à bord de leur patrouilleur. Le Rassemblement national (RN), lui, devra attendre le 26 septembre pour connaître l’issue de son recours contre la saisie par la justice française de ses 2 millions d’euros d’aides publiques, dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation des fonds européens par l’ex-Front national.

Salvini-Le Pen, même combat : voilà donc en substance le message envoyé par la présidente du RN, saisissant une nouvelle occasion de s’afficher aux côtés du « parti frère » transalpin, comme elle le présente si souvent à la tribune. Et ce d’autant plus depuis que le score historique de la Ligue italienne au scrutin de mars (17,4 %) a permis à son leader de jouer un rôle incontournable dans la formation du gouvernement, dont il est le vice-président, aux côtés de son allié du mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio.
Fondamentaux du Front national
Il n’y a pas si longtemps, les inspirations marinistes de Matteo Salvini étaient autrement plus soulignées que l’inverse, lui qui a collé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A la tête de France Culture depuis trois ans, Sandrine Treiner présente les nouveaux programmes de la rentrée et la stratégie de la station, notamment sur le numérique.
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Sandrine Treiner : « L’élitisme n’est pas une valeur positive pour France Culture »

A la tête de France Culture depuis trois ans, Sandrine Treiner présente les nouveaux programmes de la rentrée et la stratégie de la station, notamment sur le numérique.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 17h21
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                            Yassine El Azzaz








                        



   


Alors que France Culture poursuit son développement numérique et entame les synergies attendues avec les autres acteurs de l’audiovisuel public, Sandrine Treiner, sa directrice, détaille les chantiers mis en place depuis trois ans. Elle évoque également les futurs projets, évoqués lors de la conférence de presse de rentrée de Radio France mercredi 29 août.
Quel bilan dressez-vous de ces trois ans à la tête de France Culture ?
Tout d’abord nous avons réinventé de manière claire la promesse et l’identité éditoriale de France Culture. Nous avons développé une multitude de nouvelles émissions pour construire une radio culturelle de référence. Les voix qui font la grille de la station ont été renouvelées. Et nous avons engagé la mutation et le développement numériques de France Culture. Le numérique n’est plus un service à part avec une problématique technique ou technologique mais une problématique éditoriale.
Malgré tout, l’audience de France Culture a stagné et pâtit de son image élitiste…
Nous avons réfléchi à cette question d’image et de l’accessibilité de nos programmes. Nous savons que des gens se disent : « France Culture n’est pas pour moi ». Beaucoup ne savent pas qu’il y a de l’information et de l’actualité sur notre antenne et en quoi son traitement est spécifique. Nous avons travaillé là-dessus en rompant avec une certaine forme d’entre-soi. La qualité et l’exigence sont au centre de notre démarche mais l’élitisme n’est pas une valeur positive pour nous. Nous ne sommes pas un club. Les nouvelles générations sont très concernées par les questions liées à la mondialisation, à la citoyenneté ou encore à la responsabilité individuelle et collective, c’est aussi à eux que France Culture s’adresse.
Avec un peu plus de 23 millions de podcasts téléchargés au mois de mars, France Culture est désormais leader sur cette façon d’écouter la radio. Quels sont les futurs chantiers dans le numérique ?
Nous développerons des formats dont certains sont sous forme de collections de vidéos, de portraits… Chaque semaine, nous allons également créer des programmes spécifiquement pour le Web (fictions, documentaires…) à partir de « La Fabrique des histoires », des « Chemins de la philosophie », de la « Méthode scientifique »…
Ou en est l’offre culturelle que vous préparez avec France Télévisions ?
Nous pourrons j’espère dévoiler la première étape courant septembre. C’est une offre 100 % vidéo, tournée vers les nouveaux publics, composée de productions réalisées pour le numérique et de programmes développés entre autres par Radio France, France Télévision et France Médias Monde. Le tout avec une identité graphique et un label commun. Tous ces contenus seront diffusés sur les réseaux sociaux et non un site dédié, à l’ancienne. Il faut aller là où le public se trouve, ce sera donc un média social de la culture. Pour que la diffusion de nos productions soit amplifiée, chaque partenaire promouvra les contenus des autres.
Ces ajustements stratégiques s’accompagnent-ils de changements dans la grille des programmes ?
Il y aura de nouvelles émissions et de nouvelles voix, ainsi que de nouvelles formules, comme ce sera le cas pour la « Fabrique de l’histoire » , mais la grille n’est pas bouleversée. Il y a une demande manifeste d’appréhension du monde par la culture, puisque cette dernière est aussi une manière exceptionnelle et pertinente de regarder et de comprendre le monde. Cela s’incarne par la nouvelle émission « Signes des temps » dont le producteur – l’écrivain, essayiste, et journaliste Marc Weitzmann – n’a jamais fait de radio. Par ailleurs, l’historien Patrick Boucheron rejoindra « Les matières à penser », du lundi au vendredi à 22 h 15. Enfin, une nouvelle émission consacrée à la nourriture et à la gastronomie, le dimanche de 12 heures à 12 h 30 – qui s’appellera, a priori, « Les Bonnes choses » –, sera produite par Caroline Broué, notre productrice des « Matins du samedi ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le gouvernement met entre parenthèses l’atome et mise sur les énergies renouvelables pour atténuer sa dépendance au charbon.
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édition abonné


L’Afrique du Sud se détourne provisoirement du nucléaire

Le gouvernement met entre parenthèses l’atome et mise sur les énergies renouvelables pour atténuer sa dépendance au charbon.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 10h41
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

Très attendu et maintes fois repoussé, le plan de production électrique du gouvernement sud-africain a finalement été rendu public, lundi 27 août. Celui-ci met la priorité sur les énergies renouvelables pour réduire la dépendance de l’Afrique du Sud au charbon et n’inclut aucune nouvelle centrale nucléaire, tranchant des mois de débats et de controverses. « Jusqu’en 2030, nous n’envisageons pas d’augmenter nos capacités nucléaires », a précisé le ministre de l’énergie, Jeff Radebe, en présentant le plan à la presse.
Soutenu à bras-le-corps par l’ancien président de 76 ans Jacob Zuma (2009-2018), le programme nucléaire était vigoureusement combattu par l’opposition et les associations environnementales, jusque dans les rangs du parti au pouvoir, le Congrès national africain. D’abord pour son coût faramineux : 1 000 milliards de rands (60,2 milliards d’euros) pour la construction de 6 à 8 réacteurs d’une capacité installée de 9 600 mégawatts.
Prévue dans le précédent plan de production électrique de 2010, cette capacité ne reflète plus les besoins du pays, confronté, depuis, à un ralentissement de son économie. « La demande d’électricité continue de baisser chaque année. Pour l’année fiscale terminant en mars 2018, l’électricité consommée était inférieure de 30 % à celle anticipée dans le plan de production de 2010 », a justifié M. Radebe.
Soupçons de corruption
Les forts soupçons de corruption pesant sur la présidence Zuma ont ensuite achevé de décrédibiliser les ambitions sud-africaines. L’ancien chef d’Etat, qui pressait ses ministres des finances successifs d’avancer sur le projet, en dépit des avertissements sur sa soutenabilité financière, n’a pas hésité à limoger ceux qui s’y opposaient trop frontalement, minant durablement la confiance des investisseurs. Le septuagénaire était, en outre, accusé de marchandages secrets avec la Russie, la mieux placée – entre la Chine, les Etats-Unis, la France et la Corée du Sud...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’homme, âgé de 25 ans et placé en garde à vue le 27 août, a également été identifié par la victime, mercredi matin.
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Jeune femme frappée à Paris : le suspect a reconnu être l’homme sur la vidéo

L’homme, âgé de 25 ans et placé en garde à vue le 27 août, a également été identifié par la victime, mercredi matin.



LE MONDE
 |    29.08.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
29.08.2018 à 14h17
   





                        



Le suspect accusé d’avoir frappé une étudiante en pleine rue en juillet à Paris a reconnu être l’homme figurant sur la vidéo de l’agression, a-t-on appris mercredi 29 août. Outre son aveu, il a également été identifié par la victime dans le commissariat du 19e arrondissement parisien où il avait été placé en garde à vue. Il n’y a toutefois pas eu de confrontation. « Je ne l’ai pas souhaité, et cela n’était pas nécessaire », les photos comme les premières déclarations du suspect montrant clairement qu’il s’agissait de son agresseur, a-t-elle dit à l’Agence France-Presse.
Le suspect, âgé de 25 ans, avait été arrêté lundi 27 août à Paris dans le cadre d’une enquête ouverte fin juillet pour des faits qualifiés de « harcèlement sexuel » et « violences avec arme » – en l’occurrence un cendrier – ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours. Il a été interpellé à la sortie d’un hôpital psychiatrique parisien où il avait été placé le 4 août, quelques heures après avoir été une première fois arrêté pour avoir jeté des cailloux sur une voiture près des Champs-Elysées, selon une source proche du dossier à l’AFP. Il tenait alors des propos incohérents.
« Ta gueule ! »
Les faits s’étaient déroulés le 24 juillet. Marie Laguerre, étudiante en architecture de 22 ans, est importunée dans la rue par un homme qu’elle croise en marchant et qui lui adresse des réflexions salaces et des grognements lubriques. Elle lui lance un « Ta gueule ! » tout en poursuivant son chemin, « car je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire », a relaté cette étudiante dans un billet sur Facebook publié le lendemain. L’homme d’une trentaine d’années aux cheveux mi-longs lui jette alors un cendrier avant de la suivre et de la gifler violemment.
Des clients et le patron du bar devant lequel la scène se déroule se précipitent vers l’homme, qui tourne rapidement les talons. La caméra de vidéosurveillance du café a tout enregistré. L’étudiante récupère les images peu après les faits, va porter plainte et poste le tout sur Facebook. Cette dénonciation et les images ont été relayées massivement sur les réseaux sociaux. Marie Laguerre avait alors enchaîné les interviews dans les médias français et internationaux.
Avec le soutien de militantes féministes telles que l’association Les Effrontées, elle a, depuis, lancé une nouvelle plateforme en ligne – #NousToutesHarcèlement – pour partager les témoignages similaires de femmes agressées dans la rue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Premier volet de notre série qui raconte, à travers des histoires intimes, l’évolution des relations amoureuses et de la sexualité depuis cinquante ans.
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                L’amour dans le rétro : « Aujourd’hui j’ai un clitoris, je ne fais plus l’amour par devoir »


Premier volet de notre série qui raconte, à travers des histoires intimes, l’évolution des relations amoureuses et de la sexualité depuis cinquante ans.

LE MONDE
                 |                 29.08.2018 à 15h51
                 |

            Claire Legros

















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Un événement, un fait historique, a-t-il bouleversé votre vie amoureuse ? Pour Marie-Claire, c’est l’invention par le chirurgien français Pierre Foldès de la chirurgie réparatrice du clitoris qui a permis sa « renaissance ». Plus de 6000 femmes ont été opérées comme elle en utilisant cette technique. Pierre Foldès est l’invité du Monde Festival lors de la rencontre sur le plaisir féminin intitulée « Clitoris, le grand tabou », samedi 6 octobre 2018 de 16 heures à 17 h 30, à l’Opéra Bastille (studio).
Comment avez-vous pris conscience de votre différence ?
Je suis née dans le nord de la Côte d’Ivoire et j’ai été victime d’excision à l’âge de 9 ans. Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire, pour moi c’était normal de vivre comme ça.
Mon premier copain était ivoirien, il ne m’a pas fait de remarque. Le deuxième était italien. Tout de suite il m’a demandé : « Où est passé ton clitoris ? » Je lui ai raconté mes souvenirs, la fête où on m’avait emmenée, les filles qui attendaient avant d’entrer dans une pièce et qui pleuraient en ressortant. Il m’a dit : « Tu as subi une excision. »
Je ne l’ai jamais revu, il ne pouvait pas supporter que je ne sois pas une femme complète. Je me suis dit que j’étais hors jeu. J’avais 20 ans, j’ai réalisé que je n’aurais pas une vie sexuelle normale, que je n’aurais pas accès au plaisir.
Quand je rencontrais quelqu’un, j’appréhendais la première fois, je me demandais s’il fallait le dire ou s’il valait mieux attendre qu’il le découvre. J’avais une sensibilité sexuelle, j’arrivais à avoir un peu de plaisir, mais il y avait un blocage psychologique. Je vivais dans la crainte de ne pas avoir d’orgasme et d’être rejetée. Dès le début de l’acte sexuel, je me mettais la pression : il faut que ça vienne…
Quand avez-vous pris la décision de la réparation ?
L’idée est venue assez tard, il y a deux ans. Je suis longtemps restée ignorante.
Quand j’ai rencontré mon ex-mari, il ne m’a pas posé de question. Cela me taraudait : est-ce qu’il avait remarqué quelque chose ? Je lui ai parlé de l’excision, et il m’a dit qu’il s’en doutait, qu’il trouvait que c’était un peu petit. En 2012, j’ai divorcé et il m’a fallu plusieurs années pour penser à tout ça. La religion m’a beaucoup aidée à ce moment-là. Je suis catholique et je prie tous les jours. J’avais entendu parler de Pierre Foldès et de la chirurgie qu’il avait inventée. J’ai décidé de me faire opérer en décembre 2016 pour redevenir une vraie femme.

        Voir :
         

          Après des mutilations sexuelles, réparer les corps et les âmes



Comment s’est passée l’intervention ?
Le clitoris est un organe assez long. Dans mon cas, l’excision avait coupé le gland. Le chirurgien a rouvert la cicatrice pour aller chercher ce qui restait du clitoris.
Après l’opération, on a un truc tout rose qui pend entre les jambes, assez proéminent, c’est assez inquiétant. Au début, je me suis demandé si j’avais bien fait, si j’allais rester comme ça. J’avais peur aussi que cela modifie le plaisir que j’avais déjà. En fait, la couleur change et la taille diminue au bout d’un mois et demi.
Ensuite on doit apprendre comment ça marche, on est comme une enfant qui découvre son corps. Il y a une période de rééducation, pendant laquelle il faut se caresser tous les jours, on a différentes crèmes à mettre. Quand on est en couple, c’est le mari qui peut le faire, sinon il faut se caresser soi-même, être à l’aise avec ça. Moi j’étais seule et célibataire à ce moment-là. J’ai téléphoné au centre Women Safe, là où j’avais été opérée, j’ai demandé des conseils, je suis aussi venue une fois à un groupe de parole pour rencontrer d’autres femmes. C’est pour cela que j’en parle aujourd’hui, pour aider les autres. A Bordeaux, où j’habite, beaucoup de femmes ne connaissent pas cette chirurgie, elles ne savent pas que c’est remboursé par la Sécurité sociale.

        Lire :
         

          L’excision touche des millions de femmes dans le monde, des milliers en France



Qu’est-ce qui a changé avec l’opération ?
C’est comme une renaissance. Il y a un avant et un après. J’ai repris confiance en moi, je suis une femme comme toutes les autres avec un corps normal. J’avais en moi une douleur intérieure liée à tout ce que j’avais vécu, l’opération a débloqué quelque chose. Je n’ai plus honte de me mettre nue, je ne fais plus l’amour par devoir mais pour le plaisir. J’ai un clitoris, je n’ai plus besoin de me justifier.
J’ai rencontré mon compagnon assez vite après l’opération, il ne s’est aperçu de rien. Je me sentais à l’aise, normale, j’étais moi. J’ai pensé « une nouvelle vie commence ». Je lui en ai parlé quelques mois plus tard. Aujourd’hui, je vis la plus belle histoire d’amour de ma vie, je me sens en harmonie avec moi-même. Je suis une femme qui veut prendre du plaisir, tout simplement.
« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre sur le plaisir féminin intitulée « Clitoris, le grand tabou ». Animée par Catherine Vincent, journaliste au « Monde », la conférence se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 16 heures à 17 h 30, à l’Opéra Bastille (studio).

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra.
Un rendez-vous porté par les journalistes du Monde, qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles.
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Claire Legros
    












