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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Le grand projet européen de recherche sur le cerveau fait face à la démission de son directeur exécutif, sur fond de divergences avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, qui pilote le programme.
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Nouvelle crise au Human Brain Project

Le grand projet européen de recherche sur le cerveau fait face à la démission de son directeur exécutif, sur fond de divergences avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, qui pilote le programme.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h00
    |

                            Fabien Goubet (« Le Temps »)








                        



                                


                            
Décidément, le Human Brain Project (HBP) est un navire bien difficile à gouverner. Christoph Ebell, le directeur exécutif de cet ambitieux consortium de recherche sur le cerveau humain, a démissionné jeudi 16 août. « Les parties se séparent d’un commun accord suite à un changement de leadership universitaire et à des différends sur la gouvernance et la stratégie du HBP », indique un communiqué émanant du principal intéressé et du pilote du projet, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).
Dans le Landerneau des neurosciences, la nouvelle n’a pas surpris – même si personne, y compris l’EPFL, ne souhaite officiellement s’exprimer sur ce sujet sensible. « Chris Ebell n’avait pas assisté à plusieurs réunions stratégiques depuis juin, officiellement pour cause de burn-out, glisse une source contactée par Le Temps. Il se dit qu’il était surtout lassé des problèmes d’organisation inhérents au HBP. »« Nous avons appris sa démission lors de discussions internes, sans justification de la part de l’EPFL. C’est d’une opacité totale », s’étonne un autre spécialiste. Chris Ebell se contente de dire qu’il « se consacre désormais à des projets professionnels liés au calcul à haute performance, ainsi qu’à la création d’une entreprise de ­consulting et de capital-risque ».

Choisi par l’Union européenne en 2013 comme l’une des deux initiatives phares européennes (FET Flagships), ces projets « jackpot » à 1,2 milliard d’euros de budget ­répartis sur dix ans, le HBP visait à reproduire sur ordinateur le fonctionnement du cerveau humain. Cent seize partenaires, 800 chercheurs répartis dans 19 pays…
Des débuts houleux
Ce n’est rien de dire que les débuts ont été houleux. En juillet 2014, près de 800 neuroscientifiques cosignaient une lettre ouverte adressée à la Commission européenne, émettant de vives critiques quant à l’organisation de ce projet pharaonique. Ils s’inquiétaient de la vision « étroite »...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Aux Invalides, le Musée de l’Ordre de la Libération retrace l’épopée du couple d’archéologues à Begram, en Afghanistan.
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Exposition : Ria et Joseph Hackin, découvreurs de l’Alexandrie du Caucase

Aux Invalides, le Musée de l’Ordre de la Libération retrace l’épopée du couple d’archéologues à Begram, en Afghanistan.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h27
    |

            Florence Evin








                        



   


Aux Invalides, à Paris, une exposition passionnante du Musée de l’Ordre de la Libération met en scène les travaux de Joseph Hackin et Marie, dite Ria, sa femme, découvreurs, en Afghanistan, de Begram, l’Alexandrie du Caucase, située à cent kilomètres au nord-est de Kaboul – l’une des dizaines de villes fondées par Alexandre Le Grand en route vers l’Inde, au IVe siècle avant notre ère.
Fils de cocher, Joseph Hackin (1886-1941) est l’une des grandes figures de l’archéologie orientale. Il met au jour les trésors enfouis aux pieds des sommets vertigineux de l’Hindoukouch. Luxembourgeois naturalisé français, diplômé de sciences politiques à 20 ans, Hackin se passionne pour l’Asie, devient le secrétaire d’Emile Guimet, dans le musée éponyme de l’industriel lyonnais, et étudie la philologie, le sanscrit et le tibétain à l’Ecole pratique des hautes études. Nommé conservateur-adjoint à Guimet, il rejoint l’Afghanistan à l’appel d’Alfred Foucher, directeur de la toute nouvelle Délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA), créée en 1922 à la demande du roi Amanullah, et auquel il succède.

   


Lors de campagnes de fouilles successives (1924-1940), il explore le site bouddhiste de Bamiyan, ses monastères et grottes creusés par centaines dans la falaise sur un kilomètre de long, avec l’aide de l’architecte Jean Carl et de Ria. Les dessins et aquarelles d’Alexandre Iacovleff, qui est à leurs côtés, demeurent les rares preuves des décors disparus, comme les relevés des grands bouddhas détruits à l’explosif en 2001 par les talibans. Sur les peintures murales se lit le subtil mélange des codes et palettes des arts indien, sassanide et romain d’Orient, dans une exhubérance sensuelle.
Un énigmatique trésor
Ouvrant l’exposition, la carte de l’Afghanistan dessine le chaos de montagnes irriguées de voies d’eau, au carrefour entre la Chine, l’Inde, l’Iran et l’Asie centrale ; une contrée que les grandes puissances n’ont cessé de convoiter pour ses richesses minières – lapis lazuli, or, émeraude, terres rares, cuivre… (Le Monde, Grand format, Mes Aynak, 11 mai 2017). Les lettres, manuscrits et carnets de fouilles, de la petite écriture régulière de Joseph Hackin, complètent les films et photos pris par Ria et projetés dans l’exposition. Equipée d’un appareil Rolleiflex et d’une caméra, elle s’intéresse à la vie locale, aux populations dont elle est proche, relevant les légendes et contes dont elle fait un recueil.

        Voir le grand format :
         

          Vus d’un drone, les trésors de Mes Aynak, en Afghanistan




   


C’est à Ria qu’est confiée la gestion du chantier de fouilles de Begram (1937-1939) dont elle exhume un énigmatique trésor. « Deux pièces étaient remplies de plusieurs centaines d’objets en verrerie provenant d’Alexandrie ou de Syrie, dont une représentation du phare d’Alexandrie –le meilleur document existant –, et un poisson en verre (Ier-IIe siècles), raconte Philippe Marquis, actuel directeur de la DAFA. Mais aussi, par milliers, des petits portraits de divinités ou donateurs, d’une facture délicate en argile polychrome, d’influence indienne, recouvertes de feuilles d’or pour les bouddhas. Et des milliers de petites pièces d’ivoire, des placages de meubles finement ciselés, une production indienne du Ier siècle dont on n’a aucune trace en Inde aujourd’hui ». Des objets prêtés la plupart par le Musée national des arts asiatiques Guimet (MNAAG).
En 1940, Ria et Joseph Hackin répondent à l’appel du général de Gaulle et rejoignent la France libre. Chargé d’une mission diplomatique en Inde, en Asie et au Moyen Orient, Joseph embarque en février 1941 avec Ria à Liverpool. Ce sera leur dernière mission, le steamer Jonathan Holt est torpillé par les Allemands au large des îles Féroé.
« De l’Asie à la France libre. Joseph et Marie Hackin, archéologues et compagnons de la Libération ». Musée de l’Ordre de la Libération, Hôtel des Invalides, place Vauban, Paris 7e. Tous les jours de 10 heures à 18 heures. Entrée de 10 € à 12 €. Jusqu’au 16 septembre. www.ordredelaliberation.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Lionel Naccache, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et parrain de la collection Les défis de la science nous dévoile les secrets du cerveau.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Plus de 1 % de la population visualiserait les paroles entendues, les pensées, voire les mélodies, sous forme écrite et en temps réel.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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Les « ticker tapers » voient la vie en sous-titres

Plus de 1 % de la population visualiserait les paroles entendues, les pensées, voire les mélodies, sous forme écrite et en temps réel.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 08h17
    |

                            Intissar El Hajj Mohamed








                        



                                


                            

Elle voit défiler en sous-titres les paroles entendues, ses pensées aussi. Tout s’imprime en lettres devant ses yeux. Elle possède une faculté rare, appelée « tickertaping » ou « ticker tape » en anglais, un terme qui fait référence aux bandes des anciens téléscripteurs.
Informaticienne âgée de 23 ans, Mathilde (son prénom a été changé) affirme que, depuis qu’elle a appris à lire, ses perceptions auditives et ses réflexions s’imposent à elle sous forme écrite : « Quand j’entends ou pense à des mots, je les vois disposés en sous-titres, que je lis en lecture rapide. Ils apparaissent toujours en clair sur un fond plus foncé, dans la même police sans empattement, et se déplacent de gauche à droite sur une faible portion du champ visuel. » Sans majuscules ni ponctuations, « à part le point d’interrogation qui s’ajoute à la fin des questions ambiguës », ­indique-t-elle. Adepte du solfège, elle visualise aussi les notes des partitions musicales qui lui sont connues, sans rien voir dans le cas contraire. Plus étrange : « Quand quelqu’un parle, je convertis directement son discours en mots écrits. Je lis ce que disent les gens pour les comprendre, autrement je n’entends que du bruit incompréhensible. » Pour la jeune femme, le tickertaping est un « déchiffrage naturel ».
Des causes inconnues
Les premiers textes mentionnant cette caractéristique méconnue, sans pour autant la baptiser, remontent à 1883, notamment dans un livre de l’anthropologue Francis Galton, cousin de Charles Darwin. C’est l’an dernier que Mathilde s’est résolue à trouver un nom à cette étrangeté : « Je lisais des témoignages quand je suis tombée sur “ticker tape synesthesia”. » La synesthésie est un phénomène physiologique qui consiste en l’association de deux ou plusieurs sens : un synesthète peut sentir ou entendre une couleur, par exemple.

La question de savoir si le tickertaping est une...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Le modèle de l’« individu générique » serait de plus en plus remplacé par celui de l’individu unique qui s’attache à être lui-même dans tous les aspects de sa vie, aussi bien privée que professionnelle.
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Des individus tous singuliers

Le modèle de l’« individu générique » serait de plus en plus remplacé par celui de l’individu unique qui s’attache à être lui-même dans tous les aspects de sa vie, aussi bien privée que professionnelle.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h14
    |

                            Baptiste Coulmont (Contributeur Sciences) et sociologue, maître de conférences à l’université Paris-VIII)








                        



                                


                            
Carte blanche. Dans une scène de La Vie de Brian (Monty Python, 1979), Brian – qui, on le rappelle, est né dans l’étable voisine de celle du Christ – est pris par ­erreur pour le Messie. Une foule le suit. Cherchant à se débarrasser de ces fidèles, il implore leur libre arbitre : « Ne me suivez pas, pensez par vous-mêmes ! Vous êtes tous des individus ! Vous êtes tous différents ! » Et la foule de répondre en chœur : « Oui ! Nous sommes tous des individus, nous sommes tous différents ! » Seul un fidèle ose dire : « Pas moi », mais il est vertement réprimandé par la foule. Tout le monde ne peut pas être individu-individu. C’est trop tôt : dans la Judée des Monty Python, l’individu moderne n’est pas encore né.
Sans l’humour britannique, dont ils manquent cruellement, une partie des sociologues décrivent un phénomène similaire. Ils opposent des sociétés dans lesquelles l’individu est secondaire à des sociétés dans lesquelles l’individu a pris de la valeur, et peut s’affirmer.
Cette affirmation est vue comme le résultat d’un processus de très longue durée. Processus qui implique le droit (la reconnaissance des droits subjectifs), mais aussi des pratiques aussi diverses que la signature individuelle ou la confession qui oblige à l’introspection, et des ­dispositifs pratiques comme l’isoloir, qui détache physiquement le citoyen de ses groupes d’appartenance au moment de choisir pour qui voter.
Processus qui implique aussi des institutions qui travaillent à créer des individus autonomes en les détachant d’affiliations vues comme traditionnelles. Le modèle : l’école, qui visait à produire des citoyens, égaux. Cet « individu générique », plutôt conformiste, a intériorisé les normes qui sont associées au personnage social qu’il doit être (travailleur, citoyenne, élève…).
Injonction à être soi
Mais, aujourd’hui, il semble bien que ce ­modèle soit entré en crise. Les institutions sont confrontées,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Vanté pour ses propriétés thérapeutiques, dérivé du cannabis, le cannabidiol (CBD) demeure dans un flou juridique, qui fait de lui un produit ni autorisé ni interdit. Des boutiques ont fleuri en 2018, avant de fermer brutalement. Explications.
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Depuis une décennie, chercheurs, étudiants et bénévoles fouillent un des plus grands gisements de dinosaures d’Europe à Angeac-Charente.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Plusieurs milliers de fragments osseux ont été découverts sur le site, indiquant la présence de 49 ornithomimosaures. Plusieurs questions se posent : que faisaient-il tous en ce lieu ? Comment sont-ils décédés et pourquoi leurs squelettes sont-ils autant dispersés ?
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L’énigme d’une mort en masse à Angeac-Charente

Plusieurs milliers de fragments osseux ont été découverts sur le site, indiquant la présence de 49 ornithomimosaures. Plusieurs questions se posent : que faisaient-il tous en ce lieu ? Comment sont-ils décédés et pourquoi leurs squelettes sont-ils autant dispersés ?



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h18
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            

L’animal fétiche d’Angeac-Charente est l’ornithomimosaure. Ce petit dinosaure de cinq ­mètres de long au maximum a laissé quantité de traces de son passage dans le gisement. Des milliers de fragments ­osseux parmi lesquels des morceaux de tibias droits qui, une fois dénombrés, ont mis en évidence la présence de 49 individus sur le site.

Que font tous ces animaux réunis en ce lieu ? Comment sont-ils décédés et pourquoi retrouve-t-on les éléments de leurs squelettes cassés, mélangés et dispersés sur une surface de 150 m2 ? Lee Rozada tente de le déterminer dans le cadre de la thèse qu’il soutiendra au printemps 2019. Ce doctorant en paléoécologie et en taphonomie au Muséum national d’histoire naturelle a voulu tester l’hypothèse d’une mort en masse. On sait, par la découverte d’autres gisements dans le monde, que les ornithomimosaures formaient, à l’image des autruches actuelles, de grands troupeaux de juvéniles. On connaît même un cas, à Suhongtu, en Chine, où il a pu être établi qu’un de ces groupes s’était fait piéger dans de la boue, entraînant la mort de 26 de ces théropodes.
Ce sinistre drame s’est-il répété en Charente ? C’est ce qu’a cherché à savoir Lee Rozada. Il a d’abord constaté que les tibias d’ornithomimosaures charentais se répartissaient en quatre catégories de taille, correspondant chacune à des individus d’âges différents, allant du juvénile au subadulte. Puis, après analyse de la position et des dimensions de l’ensemble des débris osseux récupérés, il a écarté la possibilité qu’un cours d’eau ait, sous l’effet du courant, rassemblé à cet endroit des ossements issus de squelettes isolés. Enfin, Lee Rozada a étudié les traces de morsures visibles sur plusieurs spécimens.
Piétinés par des plus gros
Sa conclusion ? Un événement ayant entraîné la mort simultanée d’un groupe d’ornithomimosaures juvéniles, dont les cadavres auraient été, par la suite, dévorés par des crocodiles nécrophages, constitue une bonne...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Avec ses 46 familles de vertébrés répertoriées, le gisement livre un aperçu unique de la faune qui occupait l’Europe, voici 140 millions d’années.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Angeac-Charente : un site riche en indices

Avec ses 46 familles de vertébrés répertoriées, le gisement livre un aperçu unique de la faune qui occupait l’Europe, voici 140 millions d’années.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h16
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            

La France ne manque pas de dinosaures dans son sous-sol. Loin s’en faut ! Œufs ­fossilisés et Rhabdodon dans la réserve géologique de la Sainte-Victoire, près d’Aix-en-Provence. Ampelosaurus à Campagne-sur-Aude. Titanosaure et ankylosaure à Cruzy, près de Béziers. Et piste de sauropodes de 155 mètres de long à Plagne, dans le Jura. Près d’une demi-douzaine de chantiers de fouilles, couvrant la période ­allant de la fin du jurassique à la fin du crétacé, sont actifs dans l’Hexagone. Tous ont livré d’intéressantes découvertes. Même si, par leur nombre et par leur diversité, celles d’Angeac-Charente demeurent exceptionnelles.

En effet, avec ses 46 familles de vertébrés répertoriées, le gisement livre un aperçu unique de la faune qui occupait l’Europe, voici 140 millions d’années, au début du crétacé inférieur. Bizarrement, celle-ci se révèle proche de celle qui prospère alors à d’autres ­endroits du globe, l’Asie exceptée. Diplodicidés, allosaures, stégosaures, sauropodes, mégalosaures, brachiosaures… les familles de dinosaures sont les mêmes, quoiqu’on les trouve sous la forme d’espèces différentes. Le matériel mis au jour à Angeac-Charente ne fait pas exception.
Echanges entre continents
« On sait que des formations géologiques, un peu plus anciennes, datant de la fin du jurassique, comme celles de Morrison, aux Etats-Unis, et de Tendaguru, en Tanzanie, sont très similaires en termes de contenu en fossiles, explique Ronan Allain, paléontologue au Muséum national d’histoire naturelle. L’idée a été avancée qu’il existait, à cette époque, une continuité faunique dans la zone séparant l’Amérique du Nord de l’Afrique. Le gisement d’Angeac-Charente, qui est géographiquement situé au milieu de ces deux ­sites, confirme cette hypothèse, à la suite d’autres découvertes réalisées en Espagne et au Portugal. »
Voici 140 millions d’années, l’océan Atlantique est déjà formé. L’Afrique et l’Amérique du Sud ne se sont...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une équipe franco-américaine a réussi à modifier en laboratoire les propriétés de cet élément en le soumettant à de très fortes pressions.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Bombarder l’hydrogène le rend métallique

Une équipe franco-américaine a réussi à modifier en laboratoire les propriétés de cet élément en le soumettant à de très fortes pressions.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 10h19
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Quelle est la mystérieuse source de jouvence à laquelle la planète géante gazeuse Saturne s’abreuve et qui la fait paraître près de deux milliards d’années plus jeune que sa cousine Jupiter, si l’on se fie à son éclat actuel ?
Depuis les années 1970, une hypothèse aussi thermodynamique que poétique a été formulée : des pluies d’hélium tombant dru au cœur de la planète apporteraient un flux d’énergie gravitationnelle suffisant pour maintenir le chauffage et la brillance de la planète. Ces averses expliqueraient aussi la carence en hélium de Saturne par rapport à Jupiter.
Problème, l’hélium et l’hydrogène, les deux éléments dominants de la planète, sont miscibles, comme l’eau et l’alcool. Le premier n’a aucune raison de se séparer du second. Sauf si ce dernier subit une métamorphose originale, qu’une équipe américano-française vient d’apercevoir, comme elle l’explique dans Science du 17 août. L’hydrogène liquide, à très fortes pression et température, se transformerait, comme le rustique et sale carbone devient diamant, passant d’un liquide isolant et transparent à un liquide conducteur et réfléchissant. Ce brusque changement d’état de l’hydrogène perturberait le mélange avec l’hélium, qui formerait, telle de l’huile dans l’eau, des gouttelettes tombant ensuite en pluie. Incidemment, le mélange deviendrait conducteur, alimentant la dynamo saturnienne et donc son champ magnétique, lui aussi encore mystérieux.
Les alchimistes ont frappé fort sur les atomes (qui sont en fait de l’hydrogène lourd) pour les transformer. Jusqu’à 5 millions de fois la pression atmosphérique terrestre ; ce qui est cependant deux fois moins que la pression gigantesque au cœur de Saturne. Pour ce faire ils ont eu recours aux 168 puissants faisceaux lasers du NIF (National Ignition Facility) du laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL), en Californie, qui sert à reproduire les conditions thermodynamiques du cœur des bombes nucléaires à fusion. La cible...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Passionné de science-fiction, illustrateur d’une centaine de livres du genre, il a mis en image les planètes extrasolaires qui échappent aux télescopes.
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Manchu, le peintre d’exoplanètes que personne n’a jamais vues

Passionné de science-fiction, illustrateur d’une centaine de livres du genre, il a mis en image les planètes extrasolaires qui échappent aux télescopes.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 19h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Lorsque l’illustrateur Manchu vient vous chercher en gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), c’est dans une grande Ford blanche de 1973 sur laquelle tout le monde se retourne. On croirait que le Scotty de Star Trek nous a téléportés dans une vieille série américaine, Mannix ou Les rues de San Francisco… « Quand j’ai retrouvé mes dessins de môme, confie Manchu en actionnant le levier de la boîte automatique, mes voitures, c’étaient déjà des américaines. J’ai une culture plus américaine que française… » Encore n’a-t-il pas pris son coupé Chrysler Imperial 1973 ou sa Ford Fairlane bicolore de 1958 – pneus à flancs blancs, aussi voyante que son propriétaire est humble et discret – dont le manuel d’atelier trône dans son salon.
Et quel salon ! Plutôt l’annexe d’un musée de la science-fiction. Entre autres : le haut de la combinaison spatiale de Kane, le malheureux personnage d’Alien interprété par John Hurt ; le casque de Bowman dans 2001 : l’Odyssée de l’espace ; l’arme du Rick Deckard de Blade Runner, immortalisé par Harrison Ford ; une peluche d’Alf, le comique extraterrestre velu de la sitcom du même nom ; des figurines des personnages d’On a marché sur la Lune de Hergé ; des maquettes de fusées et de vaisseaux spatiaux en tout genre. Et une invraisemblable collection de représentations de Darth Maul, le maléfique personnage de Star Wars, épisode I : La menace fantôme. « Seul méchant vraiment méchant de la saga », selon le maître des lieux, le redoutable seigneur Sith au ­visage rouge et noir prend toutes sortes de formes, y compris celle de nain de jardin… Bienvenue dans la quatrième dimension, au douzième et dernier étage d’un immeuble de Tours, antre d’un adolescent sexagénaire qui vient de donner corps, dans le livre Exoplanètes (Belin, 160 p. 26 euros) signé par le journaliste David Fossé, à ces planètes extrasolaires que les astronomes découvrent...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ La très exhaustive exposition « Les Sénons, archéologie et histoire d’un peuple gaulois », qui se déploie à Troyes et à Sens, fait revivre l’une des nations les plus puissantes de Gaule, aujourd’hui largement méconnue.
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Les Sénons doublement ressuscités

La très exhaustive exposition « Les Sénons, archéologie et histoire d’un peuple gaulois », qui se déploie à Troyes et à Sens, fait revivre l’une des nations les plus puissantes de Gaule, aujourd’hui largement méconnue.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 18h00
    |

                            Francis Gouge (Créteil, correspondant)








                        



                                


                            

En juillet de l’an 390 av. J.-C., les Sénons, dont le territoire s’étendait de Melun à Auxerre et de Troyes à Etampes, avec Sens pour capitale, surgissaient brusquement dans l’Histoire en participant au pillage de Rome et à la conquête de l’Italie du Nord, où certains s’étaient établis. Ils avaient pour chef le fameux Brennus, probablement sénon, célèbre pour son « Malheur aux vaincus ! ».
Ceux que César considérait comme « un des peuples gaulois les plus puissants et qui jouit, parmi les autres, d’une grande autorité » se rallièrent en – 52 à Vercingétorix, en dépêchant 12 000 guerriers à Alésia. Vaincus, les hommes furent massacrés, les femmes et les enfants réduits en esclavage. L’assimilation des élites et l’acculturation des jeunes qui s’ensuivirent provoquèrent la dilution de la société des Sénons dans le monde gallo-romain. Ils ne sortirent de l’oubli qu’au XIXe siècle. Mais c’est surtout à partir des années 1960, puis lors des fouilles préventives sur les chantiers de l’autoroute A5 et du TGV Paris-Marseille, qu’ils resurgissent.
Idées reçues battues en brèche
Pour la première fois, les musées de Sens et de Troyes se sont associés afin de leur consacrer une exposition qui se veut exhaustive. Elle nous plonge dans leur vie quotidienne du IVe au Ier siècle avant notre ère. Une trentaine de thèmes sont abordés. A Sens, la vie des guerriers, la place de la femme, les rituels funéraires, la splendeur des tombes… A Troyes, l’habitat, l’agriculture, l’artisanat… Pour l’occasion, les deux musées présentent leurs plus belles pièces, enrichies de prêts d’une cinquantaine de partenaires de l’antique territoire sénon (Nemours, Pithiviers, Auxerre, Tonnerre…). L’Institut national de recherches archéologiques préventives et d’autres organismes ont aussi confié des objets qui n’avaient encore jamais été exposés. Aux pièces archéologiques diverses (on y voit même une prothèse dentaire en fer) s’ajoutent...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.
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Quels alcools préfèrent boire les Européens ?

EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 22h04
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité n’est pas sans risque pour la santé. C’est une des principales conclusions d’une étude parue vendredi 24 août dans le magazine scientifique The Lancet. L’étude, qui a évalué les niveaux de consommation d’alcool et leurs effets sur la santé dans 195 pays entre 1990 et 2016, estime à 2,4 milliards le nombre de buveurs d’alcool dans le monde.

        Lire aussi :
         

                Non, la consommation d’alcool ne vous permettra pas de vivre plus vieux



Selon cette étude, l’alcool est surtout associé à 2,8 millions de morts dans le monde et constituait la première cause de décès des 15-49 ans en 2016. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Europe est « le continent où le niveau de consommation d’alcool par habitant est le plus haut dans le monde », avec en moyenne un peu plus de 9 litres d’alcool consommés en 2016. Un chiffre toutefois en baisse par rapport à l’année 2012 (10,7 litres).


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En 2016, chaque habitant en France a consommé en moyenne 11,7 litres d'alcool pur
Répartition par pays européen de la consommation moyenne d'alcool pur par habitant de plus de 15 ans en 2016. Les données pour la Belgique, la Hongrie, les Pays-Bas et la Roumanie concernent l'année 2015. 

Source : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE



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Les pays de l’est du continent portent la consommation d’alcool en Europe, notamment l’Estonie, la République tchèque et la Lituanie, dont les habitants ont été les plus gros consommateurs d’alcool en moyenne en 2016. Ce trio est talonné par la France, dont les citoyens sont par ailleurs les principaux consommateurs de vin en Europe avec 7 litres en moyenne par habitant en 2016.
Sept, c’est également le nombre de litres de bière consommés en moyenne par les Tchèques, ce qui en fait les plus grands buveurs de bière en Europe. Les spiritueux (whisky, vodka, rhum, etc.) sont très consommés dans les pays baltes, avec près de 8 litres par habitant en Estonie et 5 litres en Lituanie.
Méthodologie
Afin de présenter ces éléments d’analyse, l’OMS a rassemblé des données statistiques provenant des gouvernements de chaque pays, des données des industries nationales de l’alcool et les statistiques internes de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO). Afin d’évaluer la consommation moyenne d’alcool pur par habitant, l’OMS s’est appuyée sur des équivalences. Ainsi, la bière équivaut-elle à 5 % d’alcool, le vin, à 12 %, et les spiritueux à 40 %.

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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Partir ou rentrer de vacances en avion peut parfois être un vrai cauchemar. Certains passagers ressentent une violente et brutale douleur au niveau du front et des yeux, explique Marc Gozlan sur son blog.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ L’analyse de centaines d’études confirme qu’il n’y a pas de consommation sans risque et que l’alcool est la première cause de décès des 15 à 49 ans.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                

L’alcool associé à 2,8 millions de morts par an dans le monde

L’analyse de centaines d’études confirme qu’il n’y a pas de consommation sans risque et que l’alcool est la première cause de décès des 15 à 49 ans.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h01
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Les risques pour la santé liés à l’alcool sont modérés pour des consommations représentant l’équivalent de 20 à 30 centilitres de vin ou une canette de 37,5 cl de bière par jour, mais s’accroissent de manière importante pour des niveaux plus élevés.
Cette notion reçoit une confirmation de poids avec la parution, vendredi 24 août, dans The Lancet, d’un article émanant du réseau collaboratif international sur la charge mondiale des maladies, Global Burden of Disease. Cette vaste analyse de plusieurs centaines d’études montre que l’alcool est associé à 2,8 millions de morts chaque année dans le monde – un chiffre probablement en dessous de la réalité, estiment les auteurs eux-mêmes.
Les auteurs ont analysé près de 700 études dans le monde sur la fréquence de l’usage d’alcool entre 1990 et 2016. Il en ressort qu’une personne sur trois (32,5 %) dans le monde boit de l’alcool, soit 2,4 milliards d’individus (un quart des femmes et 39 % des hommes). En moyenne, les femmes consomment chaque jour 0,73 boisson alcoolisée et les hommes 1,7 boisson.
La palme du nombre de buveurs revient aux Danois (95,3 % des femmes et 97,1 % des hommes), la France se classant au sixième rang pour les hommes (avec un taux de 93,1 %) et au huitième pour les femmes (86,9 %). « Le taux de consommateurs est le plus élevé dans les pays occidentaux et particulièrement en Europe, le principal marché pour les alcooliers », remarque le professeur Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions.
Si, pour l’ensemble de la population mondiale, l’alcool représentait en 2016 le septième facteur de risque de décès prématuré et d’invalidité, il occupe la première position pour les 15 à 49 ans. Chez ces derniers, il est principalement associé à la tuberculose, aux accidents de la route et à l’automutilation, et 3,8 % des décès féminins et 12,2 % des décès masculins lui sont attribuables.

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                Non, la consommation d’alcool ne vous permettra pas de vivre plus vieux



Pas de bénéfices à une consommation modérée d’alcool
Chez les 50 ans et plus, l’alcool est surtout lié aux cancers. Il est impliqué dans 27,1 % des décès féminins et 18,9 % des décès masculins. Pour cette population, dans les pays à revenu élevé, les cancers sont la pathologie la plus associée à l’alcool, tandis que dans ceux à revenu faible, cette place est occupée par la tuberculose, devant les cirrhoses et autres maladies hépatiques chroniques. Dans les pays à revenu intermédiaire, la maladie la plus fréquemment liée à l’usage d’alcool est l’accident vasculaire cérébral (AVC).
Bien que les auteurs aient « retrouvé quelques effets protecteurs vis-à-vis de l’infarctus du myocarde et le diabète chez les femmes, ces effets sont contrebalancés lorsque l’on prend en compte les risques globaux pour la santé ». Un constat qui bat en brèche l’argument des bénéfices d’une consommation modérée d’alcool. « Les courbes présentées dans l’étude montrent qu’avec six verres d’alcool par jour, le risque relatif pour l’ensemble des problèmes de santé s’accroît de 50 % et qu’il double avec neuf verres, souligne Michel Reynaud. Les alcooliers font leurs bénéfices avec les gros buveurs. En France, 50 % de l’alcool vendu est consommé par 8 % des Français. »
La consommation d’alcool est, pour l’instant, plus faible dans les pays moins développés, remarquent les auteurs, pour qui il importe dès à présent d’y prendre des mesures concrètes pour « prévenir l’augmentation potentielle de la consommation d’alcool dans le futur ». M. Reynaud rappelle la stratégie suivie par l’industrie du tabac, qui a déplacé vers les pays en développement ses nouveaux marchés.

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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Le chimiste allemand Bayer, en passe de prendre le contrôle de Monsanto, a annoncé vouloir « défendre énergiquement » l’image de l’herbicide.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                

Glyphosate : 8 000 procédures aux Etats-Unis contre Monsanto

Le chimiste allemand Bayer, en passe de prendre le contrôle de Monsanto, a annoncé vouloir « défendre énergiquement » l’image de l’herbicide.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h45
   





                        



   


Environ huit mille requêtes judiciaires visent actuellement l’herbicide au glyphosate de Monsanto aux Etats-Unis, récemment condamné à verser 289 millions de dollars à un jardinier qui utilisait ce produit, a annoncé jeudi 23 août le chimiste allemand Bayer.
Bayer, en passe d’avaler Monsanto après avoir bouclé un mariage historique pour 63 milliards de dollars — 54 milliards d’euros —, a mis à jour le dernier chiffre circulant sur ces procédures, qui était « d’environ cinq mille ».
« A la fin de juillet, environ huit mille requêtes avaient été déposées aux Etats-Unis » à propos du glyphosate, a dit lors d’une conférence téléphonique Werner Baumann, le patron de Bayer, déterminé à « défendre énergiquement » ce produit.
Condamné à indemniser un jardinier
Monsanto a été condamné au début d’août par un tribunal californien à indemniser un jardinier atteint d’un cancer incurable pour ne pas l’avoir suffisamment informé de la dangerosité de son herbicide au glyphosate, le Roundup.
Ce jugement retentissant a immédiatement fait plonger Bayer en Bourse, mettant en lumière l’important risque juridique associé au rachat de Monsanto, dont le groupe allemand a commencé l’intégration la semaine dernière.

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                Monsanto, un jugement salutaire



Mais Bayer martèle depuis que « rien n’a changé » dans sa stratégie et ses objectifs, et qu’il demeure « très optimiste pour l’avenir de son activité », basée sur le rôle croissant de la chimie dans l’agriculture, a répété jeudi M. Baumann.
Le groupe de Leverkusen (Allemagne), qui a jeté ses propres forces dans la bataille judiciaire, espère que le jugement de San Francisco sera invalidé en appel et répète que de nombreuses études scientifiques concluent à l’innocuité du glyphosate.
A la Bourse de Francfort, le titre Bayer lâchait encore 1,79 %, à 81,94 euros, jeudi, vers 17 heures, portant à 20 % son recul depuis le début de l’année.

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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ La construction du Stratolaunch, d’une envergure de 117 mètres, a pris plusieurs années de retard. D’autres innovations, apparues entre-temps, pourraient lui voler la vedette.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤ 
<article-nb="2018/08/28/18-18">
<filnamedate="20180828"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180828"><AAMMJJHH="2018082818">
<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                

Un fossile de tortue de 230 millions d’années découvert en Chine

La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 21h19
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 08h43
   





                        


Comment la tortue est-elle devenue tortue ? C’est une question que les scientifiques se posent depuis des années : un fossile décrit dans la revue Nature, dans son édition de mercredi 22 août, apporte quelques indices.
Les tortues possèdent des caractéristiques bien particulières : leur carapace est composée d’un plastron et d’une coquille, soudés au squelette de l’animal. Leurs mâchoires n’ont pas de dents, mais sont recouvertes d’un bec.
Comment ont-elles acquis ces caractéristiques ? C’est « l’une des énigmes les plus tenaces de l’évolution », selon les chercheurs.
Un nouveau fossile découvert dans le sud-ouest de la Chine, baptisé Eorhynchochelys sinensis et vieux de près de 230 millions d’années, donne de nouveaux éléments aux chercheurs, sans résoudre l’énigme de leur évolution.

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                122 tortues marines retrouvées mortes sur des plages du sud du Mexique



La tortue primitive présente des côtes larges et plates le long du dos, ce qui pourrait être un commencement de carapace.
Ce n’est pas tout, « il s’agit de la première tortue fossile à bec », déclare à l’Agence France-presse (AFP) Chun Li, chercheur à l’Académie chinoise des sciences de Pékin et coauteur de l’étude.
« Ce qui est intéressant, c’est que même si un bec s’est développé, les dents ont été préservées, c’est donc une mâchoire à demi-bec et à demi-dent, une excellente caractéristique de transition », a-t-il ajouté.
« Personne ne savait ce que c’était »
Les scientifiques disposent de très peu de fossiles de tortue et l’identification de leur ancêtre fait encore débat.
Une théorie soutient que les tortues partagent le même ancêtre que la plupart des reptiles, mais certains experts pensent que la forme du crâne des tortues modernes est une preuve du contraire.
Pour Chun Li, ce nouveau fossile fait pencher la balance vers la première théorie.
D’autres squelettes de tortues primitives ont été découverts ces dernières années, y compris un spécimen vieux de 220 millions d’années, sans coquille sur le dos mais avec un plastron entièrement formé.
Un autre fossile, vieux de 240 millions d’années, ne présente aucune trace de carapace.
Chun Li est tombé par hasard sur Eorhynchochelys sinensis, lorsqu’un musée lui a demandé en 2015 d’examiner ses fossiles de reptiles marins. Il était encore dans la roche. « Personne ne savait ce que c’était », explique le chercheur.

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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ L’analyse du génome de l’os trouvé dans une grotte de l’Altaï suggère qu’il provient d’une adolescente dont la mère était néandertalienne et le père dénisovien.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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Paléontologie : découverte en Sibérie d’une jeune métisse de 90 000 ans

L’analyse du génome de l’os trouvé dans une grotte de l’Altaï suggère qu’il provient d’une adolescente dont la mère était néandertalienne et le père dénisovien.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h28
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Nous sommes tous métis, issus de brassages de populations immémoriaux. Mais Denisova 11 l’est d’une manière toute singulière. Cette ado vivait il y a environ 90 000 ans en Sibérie. Elle est morte vers l’âge de 13 ans, d’une cause inconnue, et a été enterrée dans la grotte de Denisova dans les montagnes de l’Altaï, où un fragment de ses os a été trouvé en 2012.
Son ADN a été extrait et analysé, et son génome reconstitué a stupéfié les chercheurs : sa mère était une néandertalienne, et son père un dénisovien, deux lignées humaines disparues, dont il ne subsiste que quelques traces dans le patrimoine génétique d’une partie des hommes d’aujourd’hui.
« Notre réaction ? La surprise », raconte Benjamin Vernot, qui a participé à ces analyses à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig, en Allemagne, la Mecque de l’étude de l’ADN ancien, dirigé par le pionnier Svante Pääbo.
« C’était tellement fou qu’on a passé plusieurs mois à vérifier que ce n’était pas une erreur. » Les vérifications ont été jugées suffisamment solides pour que la découverte soit publiée, jeudi 23 août, dans la revue Nature.
Précision confondante
La grotte de Denisova est célèbre dans les cercles de la paléontologie humaine depuis qu’elle a livré un fragment d’une phalange dont l’ADN a révélé, en 2010, l’existence d’une lignée humaine inédite, à qui a été donné le nom de cette grotte.
Cette lignée est différente des néandertaliens qui peuplaient alors l’Europe, et d’Homo sapiens qui n’allait pas tarder à supplanter toutes ces populations. Les dénisoviens ne nous sont connus que par quelques ossements et quelques dents retrouvés dans la grotte de l’Altaï : on ne sait pas à quoi ils ressemblaient, mais on a pu retrouver des fragments de leur ADN dans le génome de populations actuelles de Papouasie ou d’aborigènes australiens. Mais aussi dans celui de populations arctiques, pour lesquelles la version dénisovienne...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Un halo lumineux, bien connu des observateurs du ciel du Grand Nord, commence à intéresser les scientifiques. Contre toute attente, ce ne serait pas une simple aurore boréale.
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Confondu avec une aurore boréale, « Steve » est un phénomène lumineux inexpliqué

Un halo lumineux, bien connu des observateurs du ciel du Grand Nord, commence à intéresser les scientifiques. Contre toute attente, ce ne serait pas une simple aurore boréale.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 16h07
   





                        



   


Il fascine depuis des décennies les photographes amateurs du Grand Nord, qui y voient une aurore boréale atypique, s’étirant d’est en ouest en une ligne fine rosée.
Cela ne fait pourtant que deux ans que l’existence de ce phénomène lumineux, affectueusement baptisé Steve (en référence au film d’animation Nos voisins les hommes), est parvenue aux oreilles des scientifiques, qui cherchent depuis à comprendre ce qui provoque cet étrange halo lumineux, rare sans être exceptionnel, parfois aperçu au-delà des cercles polaires.
Qu’est ce que Steve ? L’équipe de la physicienne Bea Gallardo-Lacourt n’a peut-être pas encore répondu à cette question, mais avec son étude De l’origine de Steve, publiée lundi 20 août dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, elle permet en tout cas de savoir ce que Steve… n’est pas.
Mieux comprendre la haute atmosphère
Les chercheurs ont en effet comparé les conditions d’apparition d’un Steve apparu dans l’est canadien la nuit du 28 mars avec celles d’une aurore boréale.
Or, si les aurores boréales sont provoquées par l’interaction entre des vents solaires et les gaz de la haute atmosphère terrestre, les satellites n’ont détecté aucun vent solaire cette nuit-là.
Contre toute attente, Steve ne serait donc pas une aurore boréale, mais un phénomène lumineux totalement distinct et, pour le moment, inexpliqué.
Les chercheurs de l’équipe de Bea Gallardo-Lacourt ont cependant une piste : les courants d’ions et d’électrons chauds plus rapides que la normale qui accompagnent l’apparition d’un Steve dans l’ionosphère, pour tenter de déterminer s’ils en sont la cause, ou une conséquence.
Selon les auteurs de l’étude, comprendre Steve aiderait les scientifiques à mieux comprendre la haute atmosphère terrestre, et les processus générant de la lumière dans le ciel.



                            


                        

                        

