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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Il y a cinquante ans commençait l’expansion internationale d’une mesure fiscale conçue en France : la taxe à la valeur ajoutée, rappelle Antoine Pavamani dans une tribune au « Monde ».
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Les vertus de « la TVA, une invention française qu’ont imitée la quasi-totalité des autres nations »

Il y a cinquante ans commençait l’expansion internationale d’une mesure fiscale conçue en France : la taxe à la valeur ajoutée, rappelle Antoine Pavamani dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h51
    |

Antoine Pavamani (Entrepreneur dans le secteur du numérique)







                        



                                


                            

Le cinquantième anniversaire de Mai 68 a été une manifestation discrète, à l’image de ses héros fatigués et de son bilan contrasté. Le vingtième anniversaire de la victoire française à la Coupe du monde de football 1998 a été célébré de la plus belle des manières par les hommes de Didier Deschamps. Il nous reste à célébrer le centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale, en novembre.
Il est pourtant une commémoration oubliée cette année. Le 1er janvier 1968, l’Allemagne est le premier pays des six membres fondateurs de la Communauté européenne, après la France, à introduire dans sa législation fiscale la taxe à la valeur ajoutée (TVA), qui n’a cessé depuis de se propager de manière quasi universelle, dans 153 pays aujourd’hui, de l’Afghanistan au Vietnam. Les Etats-Unis y résistent encore, mais l’Inde et l’Arabie saoudite figurent parmi les derniers grands pays à l’avoir adoptée.
Imaginée en 1952, expérimentée en 1954 avant d’y être généralisée en 1966, adoptée par la Commission européenne en avril 1967 comme principal outil de son financement pour être étendue à tous ses membres à partir de 1968, la TVA a pourtant mauvaise presse dans son propre berceau. Principale ressource publique en France (206,4 milliards d’euros en 2018, soit près de trois fois plus que les recettes de l’impôt sur le revenu), la TVA est un outil fiscal dénigré, sinon haï, dans le débat public français.
Une taxe discrète
Son inventeur, Maurice Lauré, disparu en 2001 et qui appartient à ces grands commis de l’Etat qui alliaient sens de l’intérêt général et passion de l’innovation, n’a pas donné son nom à la moindre rue. Il mériterait pourtant d’être célébré tout autant que son invention.
Les vertus originelles de la TVA sont pourtant colossales. D’abord, elle ne ponctionne chaque opérateur que sur la richesse qu’il ajoute à un bien ou à un service et non sur l’intégralité de sa valeur. C’est une taxe qui encourage donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Valérie Guillard, chercheuse en management, a enquêté sur notre réticence à participer à l’économie du recyclage, constatant que le risque de pénurie est resté gravé dans les mémoires.
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« Pourquoi les gens sont-ils si nombreux à vivre avec un bric-à-brac au-dessus de leur tête ? »

Valérie Guillard, chercheuse en management, a enquêté sur notre réticence à participer à l’économie du recyclage, constatant que le risque de pénurie est resté gravé dans les mémoires.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h25
    |

Valérie Guillard (Professeur des universités, chercheuse à Dauphine Recherches en Management)







                        



                                


                            

Tribune. La rentrée scolaire est une période de tri dans nombre de familles. Les cartables, les trousses, les classeurs : on garde, ou bien on jette ? Quant aux vêtements trop petits, aux vieux jouets, aux vieux livres, on les élimine le plus souvent sans pitié. Quand on y arrive… Car de nombreuses personnes ont tendance à tout garder, bourrant caves, placards et greniers. En moyenne, chaque Français possède aujourd’hui pas moins de 100 objets qu’il n’utilise pas, conservés pieusement sans jamais servir…
Pourtant, l’économie circulaire est à la mode. Les sites de vente en ligne d’objets de seconde main rencontrent un vrai succès. Des applications mettent en relation localement ceux qui ont des besoins et ceux qui cherchent à se débarrasser de leurs surplus. Des associations comme Emmaüs prospèrent sur ce créneau. Mais des richesses potentielles considérables continuent, malgré ce mouvement de fond, à sédimenter dans des millions de « mines domestiques », bien cachées à l’abri des regards.
Comment mettre en circulation davantage de ces ressources ? Comment inciter les « écureuils » à accepter de se séparer d’une partie de leurs stocks ? C’est aujourd’hui un enjeu économique et écologique majeur, qui nécessite une compréhension fine des ressorts psychologiques menant tant d’esprits sensés à l’accumulation.

Pourquoi les gens sont-ils si nombreux à vivre avec un bric-à-brac au-dessus de leur tête ou sous leurs pieds ? Quelle logique y a-t-il à conserver quinze ans ce nécessaire à raclette reçu en cadeau ou ce vélo presque neuf, ce mini-mixeur, ce canapé, ces trois matelas récupérés lors d’un déménagement ? Pourquoi ? C’est la question que nous avons posée à tous ceux qui ont accepté de nous ouvrir leurs placards, dans le cadre de notre recherche (« Anti-Consumption Consciousness in Pursuit of Sustainability », Journal of Public Policy and Marketing, 2018, à paraître).
On garde, au cas où…
Stocker, ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Loin des dogmes bruxellois et de la politique budgétaire française, la réussite du Portugal repose sur la relance de l’investissement et sur les baisses d’impôt, explique l’économiste Sébastien Laye dans une tribune au « Monde ».
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Les raisons du « miracle portugais actuel »

Loin des dogmes bruxellois et de la politique budgétaire française, la réussite du Portugal repose sur la relance de l’investissement et sur les baisses d’impôt, explique l’économiste Sébastien Laye dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 13h54
    |

Sébastien Laye (Entrepreneur et chercheur associé à l’Institut Thomas More, groupe de réflexion basé à Bruxelles et Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Il nous faut faire fi de toute forme de vénération servile en matière de politique économique, afin de mieux cerner les linéaments de la réussite de chaque pays. « Prenons le cas de Singapour. On dirait un miracle économique. Mais le miracle est moins celui de l’inspiration que celui de la transpiration. » Ces mots de l’économiste Paul Krugman en 1996 doivent nous conduire à relativiser les différents modèles économiques : le modèle japonais, le modèle anglo-saxon, le modèle scandinave.
Or il est un pays en Europe qui, non content d’être sorti des abysses de la crise financière, présente désormais un état insolent : il s’agit du Portugal. A bien des égards, analyser les tenants du succès économique portugais actuel fourbit des armes intellectuelles qui font cruellement défaut à l’actuelle majorité pour enfin vaincre le chômage et sortir d’une croissance poussive.

Les faits en premier lieu : alors qu’en 2013 le chômage culminait à près de 17,5 %, il est désormais de 7,9 %, alors qu’en France le chômage paraît stagner aux alentours de 9 %. On peine à se rappeler une époque ou le différentiel entre les deux pays était à l’avantage du Portugal… S’agissant des finances publiques, le déficit est de 2 % du PIB en moyenne contre un peu moins de 3 % en France, même si le stock de dette publique de Lisbonne, hérité de la crise et des gabegies antérieures, culmine encore à 122 % du PIB.
Remise à plat des finances publiques
Après des taux de croissance négatifs entre 2011 et 2013, le Portugal a enregistré une croissance de 1,6 % en 2016 et de 2,7 % en 2017 : à l’inverse de la France, ce rythme ne faiblit pas, puisque au premier semestre 2018, l’acquis de croissance était de 0,9 % (0,4 % en France) avec ainsi la certitude d’avoir une croissance finale encore bien supérieure à 2 % en 2018 ; et ce alors même que l’économie portugaise n’a pas besoin du même niveau de croissance que la France pour créer des emplois.
Sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Allégorie d’un système politique italien en plein dysfonctionnement, l’effondrement du pont Morandi, il y a deux semaines, révèle des enjeux bien plus importants pour la planète, explique, dans sa chronique l’historien Jean-Baptiste Fressoz.
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Gênes, ou « la réalité d’un monde de béton »

Allégorie d’un système politique italien en plein dysfonctionnement, l’effondrement du pont Morandi, il y a deux semaines, révèle des enjeux bien plus importants pour la planète, explique, dans sa chronique l’historien Jean-Baptiste Fressoz.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 13h36
    |

Jean-Baptiste Fressoz (Chercheur au CNRS et au centre Alexandre-Koyré de l’EHESS)







                        



                                


                            

Transformations. Après l’écroulement du pont Morandi, à Gênes, mardi 14 août, le débat public italien a rapidement porté sur les responsabilités politiques des uns et des autres, sur la crise économique, sur le déclin national et, bien sûr, sur les responsabilités de l’Union européenne. L’effondrement, comme toute catastrophe, est devenu une allégorie pour un système politique italien en plein dysfonctionnement. Mais elle révèle des enjeux bien plus importants pour l’Italie et même pour la planète en général.
Le viaduc qui s’est effondré était en béton. Or le béton est, en masse, le matériau le plus abondant fabriqué par l’humanité, loin devant l’acier. Le chercheur Vaclav Smil a calculé, dans son livre Making of The Modern World (Wiley, 2013), que 60 milliards de tonnes de ciment ont été produites depuis 1945 dans le monde, ciment qui aura permis de couler au moins 500 milliards de tonnes de béton (mélange de sable, de gravier et de ciment). Le processus que les économistes appellent couramment « développement » ou « modernisation » pourrait s’appeler « bétonisation ».

L’histoire économique se lit dans les courbes de la production de ciment. Aux Etats-Unis, elle est passée de 3 millions de tonnes par an en 1900 à 30 millions en 1928 ; elle chute brutalement pendant la Grande Dépression et explose après la seconde guerre mondiale, pour atteindre environ 80 millions de tonnes par an aujourd’hui. La construction de réseaux routiers et autoroutiers joue un rôle prééminent dans cette histoire.
Bétonisation de la Chine
Le plus spectaculaire reste la bétonisation de la Chine. En masse, il s’agit probablement du phénomène le plus important de l’histoire humaine : la Chine produit actuellement environ 2 milliards de tonnes de ciment par an, soit vingt fois plus que les Etats-Unis à leur pic de production. Autrement dit, en à peine trois ans, la Chine a coulé plus de béton que les Etats-Unis pendant tout le XXe siècle !
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Créée en 2016, cette aide permet aux jeunes diplômés qui touchaient une bourse du Crous avant de finir leurs études de continuer à en bénéficier jusqu’à ce qu’ils trouvent du travail, durant quatre mois au maximum.
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Aide à la recherche du premier emploi (ARPE) 2018 : les démarches à effectuer

Créée en 2016, cette aide permet aux jeunes diplômés qui touchaient une bourse du Crous avant de finir leurs études de continuer à en bénéficier jusqu’à ce qu’ils trouvent du travail, durant quatre mois au maximum.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h52
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h15
   





                        



   


D’ici à leur embauche, les jeunes diplômés de 2018 qui bénéficiaient durant leur dernière année comme étudiant d’une bourse de Crous sur critères sociaux peuvent toucher l’ARPE (aide à la recherche du premier emploi), d’un montant équivalent. Sont également concernés par cette aide créée en 2016 les diplômés par la voie de l’apprentissage aux revenus modestes, et les diplômés de l’enseignement scolaire à finalité professionnelle. Dans tous les cas, le demandeur doit être âgé de moins de 28 ans, chercher du travail et s’engager à ne pas reprendre de formation dans l’année.
Les demandes s’effectuent dans les quatre mois suivant l’obtention du diplôme, sur Internet : sont concernés les titulaires d’un CAP, d’un bac professionnel ou technologique, d’un brevet professionnel, d’un BTS, d’un DUT, d’une licence, d’un master, d’un diplôme d’ingénieur, etc., y compris si ces diplômes ont été obtenus en passant par l’apprentissage (consulter la liste des diplômes du supérieur concernés ainsi que la liste des diplômes de l’enseignement scolaire concernés).
Quel montant et quelle durée ?
Les diplômés de l’enseignement supérieur touchent un montant équivalent à celui de la bourse sur critères sociaux perçue l’année précédente (soit entre 100 euros par mois, pour l’échelon 0bis, et 551 euros par mois pour l’échelon 7). Pour les diplômés du supérieur par l’apprentissage, seuls sont concernés ceux dont le revenu brut global de leur foyer fiscal est inférieur à 33 100 euros (avis d’imposition 2017 sur les revenus 2016) et l’aide est fixée à 300 euros par mois. Pour les diplômés de l’enseignement scolaire à finalité professionnelle, l’ARPE est de 200 euros.
L’aide est versée à compter du mois suivant la demande, à chaque début de mois, mais l’an dernier, des demandeurs s’étaient plaints de retards de versement, selon cet article de L’Express. Sa durée maximale est de quatre mois. Si l’on trouve avant cette échéance un travail dont la rémunération mensuelle dépasse 78 % du smic net (soit 896 euros), il est obligatoire de prévenir l’organisme afin d’arrêter les paiements.
A savoir : cette aide ne peut pas se cumuler avec le revenu de solidarité active (RSA), la garantie jeunes ni un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
Comment faire sa demande ?
Les diplômés du supérieur doivent remplir un dossier en ligne sur Mes services.etudiant.gouv.fr (cliquer ensuite sur la case « ARPE »), tandis que les diplômés de l’enseignement scolaire doivent se connecter sur ce site.
Voici les pièces à fournir :
attestation de réussite au diplôme (relevé de notes…) délivrée par l’établissement ou le centre de formation d’apprentis (CFA) ;copie de l’avis fiscal 2017 sur les revenus 2016 si vous êtes diplômé par l’apprentissage : celui de votre foyer fiscal de rattachement ou le vôtre si vous effectuez votre propre déclaration fiscale ;attestation sur l’honneur, intégrée dans le formulaire de demande en ligne, précisant : - que l’on n’est plus en formation et que l’on s’engage à ne pas reprendre d’études dans l’année suivant l’obtention du diplôme ; - que l’on est à la recherche d’un premier emploi ; - que l’on ne cumule pas l’ARPE avec le RSA, la garantie jeunes, un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation ;coordonnées bancaires (IBAN) ;copie de la carte d’étudiant des métiers (recto verso) pour les diplômés par la voie de l’apprentissage, et de la carte d’identité pour les diplômés du secondaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le ministre de la transition écologique a démissionné mardi. En quinze mois, il a obtenu quelques avancées, mais a aussi dû faire de nombreuses concessions.
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Démission de Nicolas Hulot : quel est son bilan écologique ?

Le ministre de la transition écologique a démissionné mardi. En quinze mois, il a obtenu quelques avancées, mais a aussi dû faire de nombreuses concessions.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 14h42
    |

                            Les Décodeurs








                        



« Make our planet great again », lançait Emmanuel Macron en juin 2017. En paraphrasant le slogan de Donald Trump (« Make America great again »), le jeune chef d’Etat français veut s’afficher comme le leader de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais un an et quelques mois plus tard, lassé des « petits pas » et de se « résigner », le ministre de la transition écologique et numéro trois du gouvernement, Nicolas Hulot, claque la porte.
Entre ces deux dates, quelques avancées mais surtout beaucoup d’aménagements et de concessions.

        Démission de Nicolas Hulot en direct :
         

          « Notre bilan finira par lui faire regretter sa décision », dit l’Elysée



Les concessions
De possibles dérogations à l’interdiction du glyphosate dans trois ans
Après la décision de l’Union européenne, en novembre 2017, de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République promet que la substance, principe actif du Roundup de la firme Monsanto, sera bien interdite en France « au plus tard dans trois ans ». Nicolas Hulot, qui soutient cette position, réaffirme plusieurs fois cette échéance avant de devoir la nuancer en évoquant des « exceptions si, dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans ». Fin janvier, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert – avec lequel le ministre de l’écologie était en conflit ouvert sur de nombreux sujets – a déclaré que la France allait « essayer de sortir » du glyphosate dans les trois ans, ajoutant que « tant qu’il n’y a pas de substitution, il n’y a pas de suppression ».
Les députés ont par ailleurs rejeté un amendement, publiquement soutenu par Nicolas Hulot, visant à inscrire dans la loi l’interdiction du pesticide.

        Notre article sur
         

          les alternatives au glyphosate selon l’INRA



Un texte jugé laxiste sur les perturbateurs endocriniens
A son arrivée au pouvoir, le gouvernement d’Edouard Philippe prend le contre-pied de la position de son prédécesseur sur le dossier des perturbateurs endocriniens. Après des mois d’opposition, notamment par la ministre de l’environnement d’alors, Ségolène Royal, la France vote finalement, le 4 juillet 2017 au niveau européen, pour une définition jugée laxiste et inefficace par la communauté scientifique de ces substances chimiques omniprésentes dans l’environnement humain. Ce premier renoncement environnemental du quinquennat sera finalement de courte durée : le Parlement européen a depuis rejeté ce texte, forçant la Commission à revoir sa copie.

        L’éclairage des Décodeurs :
         

          Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est ?



Le report de l’objectif de réduction du nucléaire
Emmanuel Macron avait promis de respecter la loi sur la transition écologique de 2015, qui prévoit une baisse à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’énergie. Mais encore faut-il y parvenir : suite à un rapport insistant sur les difficultés à approvisionner la France en électricité en cas de fermeture de quatre centrales à charbon et de réacteurs nucléaires, Nicolas Hulot doit admettre lui-même, fin 2017 qu’il sera « difficile » de tenir l’objectif, et qu’une nouvelle date sera proposée.

        Comprendre
         

          comment Nicolas Hulot monte au front sur le nucléaire



L’adoption du CETA sans véritables garde-fous
Un an avant l’adoption du CETA, Nicolas Hulot, qui n’était pas encore ministre, avait signé une tribune dans Le Monde pour exprimer ses craintes sur ce traité commercial Europe-Canada, jugé dangereux pour l’environnement par de nombreuses ONG. Malgré sa nomination, il n’a pu faire échouer son approbation et son entrée en vigueur provisoire, à l’automne 2017. Tout juste le gouvernement français a-t-il annoncé un « plan d’action » sans réelle substance, censé encadrer la mise en œuvre de l’accord. Ainsi, le « veto climatique » promis par la France pour protéger les mesures pro-environnement du mécanisme d’arbitrage privé n’a toujours pas été concrétisé.
Les promesses vagues des états généraux de l’alimentation
Ce sera l’un des « coups de blues » publics de Nicolas Hulot : au sortir de cette rencontre avec le secteur de l’alimentation, fin décembre, le ministre confie au Monde que « le compte n’y est pas ». Et pour cause : c’est le ministère de l’agriculture de Stéphane Travert qui mène débats et conclusions, soucieux avant tout de ne pas brusquer le monde agricole. Les quelques annonces issues des rencontres sont essentiellement des vœux pieux : « objectif de 15 % de surface utile agricole » d’ici 2022, « objectif de 50 % de produits bio » dans la restauration collective publique d’ici à la fin du quinquennat… Mais rien sur le climat, ni les pesticides, déplorent associations et ONG.
La fin de la subvention pour les vélos électriques
C’est un petit renoncement, mais il est exemplaire : lancé en février 2017 par Ségolène Royal, ce bonus de 200 euros maximum pour l’achat d’un vélo électrique est victime de son succès, avec 150 000 demandes d’accès au dispositif. Trop cher, estime Bercy, qui le rabote dans le cadre du projet de loi de finances 2018, le réservant aux ménages non imposables, au grand dam du secteur, ravi de cette aide qui dopait les ventes.
Le refus de généraliser l’étiquetage alimentaire
Dans la loi agriculture et alimentation, plusieurs amendements avaient été déposés pour rendre obligatoire l’étiquetage Nutri-Score sur les produits alimentaires, destiné à visualiser leur valeur nutritionnelle, qui était testé depuis novembre 2017. Mais sur ce sujet, c’est le ministère de l’agriculture qui a eu le dernier mot et le projet de généralisation a été abandonné pour éviter de « fragiliser l’expérimentation au niveau européen ».

        Notre article sur
         

          le logo nutritionnel



La baisse du coût du permis de chasse
L’annonce du 27 août 2018 a-t-elle été le coup de grâce ? Emmanuel Macron a confirmé une forte baisse (de 400 à 200 euros) du permis de chasse national pour contenter le lobby des chasseurs, alors que Nicolas Hulot y était opposé. Pour faire passer la mesure, le dossier avait été confié non pas au ministre mais à son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu.

        Voir le portrait de Thierry Coste,
         

          le lobbyiste des chasseurs auprès de Macron



Les avancées
L’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes
Le 17 janvier 2018, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’abandon du projet d’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, mettant fin à cinquante années de tergiversations. Dans un entretien au Parisien, Nicolas Hulot, opposant de longue date au projet d’aéroport, avait déclaré être « convaincu que c’est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue ». Cependant, l’avenir des terres agricoles reste encore en suspens. Le ministre de la transition écologique et la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, ne sont pas parvenus à trouver un accord lors de la médiation organisée avec les habitants historiques de la ZAD (zone à défendre). En avril, Hulot implorait ces derniers « de ne pas rater la dernière marche » vers la régularisation de leur situation.
La fin de la vente de véhicules essence ou diesel à l’horizon 2040
Engagement du candidat Macron pendant la campagne présidentielle, la fiscalité du diesel va progressivement être alignée sur celle de l’essence jusqu’en 2021. La mesure a été votée par les députés à l’automne dernier. Nicolas Hulot a également fixé en juillet 2017 un objectif de fin de commercialisation des véhicules roulant à l’essence ou au gazole d’ici à 2040.
L’extension de la prime à la casse
C’était l’une des promesses les plus visibles du programme transport d’Emmanuel Macron : la prime à la casse étendue à l’achat d’un véhicule d’occasion plus récent et moins polluant. Depuis début 2018, tous les propriétaires d’un véhicule ancien peuvent toucher une prime de 1 000 euros, voire de 2 000 euros s’ils sont non imposables, en achetant une voiture neuve ou un véhicule d’occasion récent.
La rénovation énergétique des logements
Nicolas Hulot a annoncé au printemps 2018 un plan quinquennal de rénovation énergétique des bâtiments. Il contient une série de mesures censées permettre d’atteindre les 500 000 rénovations annuelles promises par Emmanuel Macron pendant sa campagne.
Toutefois, après avoir annoncé sa démission, le 28 août, l’ex-ministre a lui-même mis en doute la crédibilité de cet objectif, en regrettant que les aides à la rénovation aient été réduites « de moitié ». Il a également échoué à imposer son idée de bonus-malus modulé en fonction des performances énergétiques sur la vente des logements.
La fin de nouveaux permis d’hydrocarbures en France d’ici à 2040
Nicolas Hulot a fait voter fin 2017 une loi qui programme la fin de la production pétrolière et gazière sur le sol français. Cette extinction sera toutefois très progressive : certes, plus aucun permis de recherche ou d’exploitation ne peut être aujourd’hui délivré. Mais les 62 concessions déjà attribuées pourront potentiellement être renouvelées jusqu’en 2040 – voire plus tard, si leurs titulaires démontrent qu’ils ne les ont pas encore rentabilisées.
La portée de ce projet de loi était très symbolique, puisque l’extraction de pétrole du sous-sol français (800 000 tonnes en 2016) et celle de gaz (400 millions de mètres cubes) ne couvrent qu’environ 1 % de la consommation nationale.

        Notre bilan de la démission de M. Hulot :
         

          l’icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’achat par l’Inde, en 2016, de 36 Rafale de Dassault suscite la colère de l’opposition. Le Parti du Congrès dénonce le rôle joué dans ce contrat par un proche de Modi.
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En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique

L’achat par l’Inde, en 2016, de 36 Rafale de Dassault suscite la colère de l’opposition. Le Parti du Congrès dénonce le rôle joué dans ce contrat par un proche de Modi.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h57
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Deux ans après l’achat par New Delhi de 36 avions de combat Rafale, en septembre 2016, le contrat signé avec le français Dassault Aviation se retrouve au cœur d’une tempête politique en Inde. Pas un jour ne passe sans que le Parti du Congrès, dans l’opposition, n’attaque le gouvernement de Narendra Modi sur son manque de transparence et sa connivence avec Anil Ambani, le partenaire indien de Dassault. Rahul Gandhi, le président du Parti du Congrès, a qualifié le contrat d’« escroquerie ». Une polémique qui pourrait ternir l’image de l’avionneur français alors qu’il est en concurrence pour fournir à l’Inde 110 avions de combat supplémentaires. Six avionneurs avaient répondu, vendredi 6 juillet, à la demande d’informations (« Request for Information ») déposée par New Delhi pour ce nouveau contrat.
L’« affaire Rafale », comme on la surnomme désormais dans les médias indiens, est née de l’annonce surprise faite par M. Modi d’acheter 36 avions de combat lors de sa visite à Paris en avril 2015. L’appel d’offres remporté en 2012 par Dassault prévoyait la livraison de 126 appareils, dont 108 assemblés sur le sol indien. Mais en ce mois d’avril 2015, les négociations piétinent depuis trois ans. Elles butent sur le prix final et le partage des responsabilités pour les avions assemblés en Inde. Or les escadrons de l’armée de l’air indienne se rapprochent dangereusement de l’obsolescence, au risque de compromettre la sécurité du pays. M. Modi, pourtant si attaché au « Make in India », enterre le « contrat du siècle » qui prévoyait la construction d’une chaîne d’assemblage Rafale en Inde. Les 36 avions, dont les premières livraisons sont prévues en 2019, seront produits en France.
Le nouveau contrat, signé quelques mois plus tard dans le cadre d’un accord intergouvernemental, est assorti d’une clause d’« offset », c’est-à-dire qu’une partie du montant de l’acquisition doit être réinvesti sous forme de compensations industrielles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les augmentations sont supérieures à l’inflation pour les cadres et les non-cadres. L’étude annuelle du cabinet Deloitte souligne un effet « reprise » et la confiance des entreprises pour 2019.
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La reprise économique de 2017 se retrouve dans les hausses de salaire de 2018

Les augmentations sont supérieures à l’inflation pour les cadres et les non-cadres. L’étude annuelle du cabinet Deloitte souligne un effet « reprise » et la confiance des entreprises pour 2019.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h00
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            
Les hausses de salaires en 2018 ont été de 2,5 % pour les cadres et de 2,2 % pour les non-cadres révèle l’étude annuelle du cabinet de conseil Deloitte, publiée lundi 27 août et réalisée à partir des bulletins de paie de 1 million de salariés de plus de 400 entreprises des principaux secteurs d’activité (grande distribution, industrie de la santé, assurance, énergie, distribution…).

En légère progression par rapport à 2017, cette évolution des rémunérations est supérieure à l’inflation et confirme une hausse du pouvoir d’achat pour les salariés augmentés en 2018. Elle inclut les augmentations générales et individuelles. Hors promotion, la hausse reste supérieure à l’inflation : les rémunérations ont alors augmenté de 2,2 % pour les cadres et de 1,9 % pour les non-cadres.
« La croissance du PIB, même revue à la baisse, est meilleure qu’il y a deux ou trois ans. La vision des entreprises est plutôt bonne et la tendance est à la confiance », commente Franck Chéron, associé chez Deloitte.
Budgets corrigés à la hausse pour 2019
L’écart salarial entre les femmes et les hommes demeure, à 3,3 % (hors temps partiel et à même niveau de responsabilité). Mais les entreprises semblent avoir anticipé le projet de loi sur « la liberté de choisir son avenir professionnel », qui prévoit une obligation de résultat sur l’égalité professionnelle.
En effet, les pratiques d’augmentation ont, cette année, légèrement favorisé les femmes (+ 0,5 point). Et dans les entreprises au chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros, l’écart salarial entre les hommes et les femmes est un peu moins marqué (3,1 %). Les politiques de rattrapage amorcées depuis des années commencent doucement à porter leurs fruits : dans cette même étude annuelle, il y a dix ans, toutes choses égales par ailleurs, l’écart salarial (hors temps partiel et à même niveau de responsabilité) entre les femmes et les hommes était supérieur à 4 %.

La reprise économique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’inquiétude est d’autant plus profonde que l’inflation grève le budget des foyers. Au premier rang desquels les retraités, déjà affectés par la hausse de la CSG.
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Les choix du gouvernement pèsent sur le pouvoir d’achat

L’inquiétude est d’autant plus profonde que l’inflation grève le budget des foyers. Au premier rang desquels les retraités, déjà affectés par la hausse de la CSG.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 18h28
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

« La bataille du pouvoir d’achat, on ne la gagnera jamais. Il y aura toujours des mécontents et on entend leur colère. Mais notre cap à nous, c’est le travail. Le travail qui paie et doit mieux payer. Et c’est le travail, au final, qui redonnera du pouvoir d’achat aux Français », confiait-on lundi 27 août à Bercy, dans l’entourage du ministre de l’économie. Une clarification décomplexée des annonces faites par le chef du gouvernement, Edouard Philippe, au Journal du dimanche.
Ce dernier a eu beau arrondir les angles, la revalorisation de 0,3 % des pensions de retraite, des allocations familiales et de l’aide personnalisée au logement (APL), alors que la hausse des prix devrait atteindre 1,7 % cette année, va faire des perdants. Au premier rang desquels les retraités, déjà affectés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et le report d’octobre à janvier 2019 de la revalorisation de leurs pensions. Certains vont bénéficier de la baisse de la taxe d’habitation et de la mise en place du reste à charge zéro. Mais l’inquiétude est d’autant plus profonde que les craintes apparues fin 2017 sur le pouvoir d’achat sont loin d’être éteintes. Cet indicateur a baissé de 0,6 % au premier trimestre.
Le gouvernement pourra, certes, objecter que d’autres prestations sociales comme le RSA, la prime d’activité, le minimum vieillesse et l’allocation pour les adultes handicapés augmenteront bien, elles, l’an prochain, en fonction de l’inflation. Que la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires pour tous les actifs en septembre 2019 rapportera, en sus, « 200 euros supplémentaires par an » pour une personne payée au smic. Il y a peu de chance qu’il rassure.
Pour Patrick Artus, chef économiste chez Natixis :
« C’est un jeu à somme nulle. On prend aux uns pour donner aux autres en opérant un transfert entre ménages : les retraités, les familles et les locataires à faibles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la présidente d’Arte France, Véronique Cayla, juge nécessaire de ne plus se focaliser sur l’antenne.
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« Arte n’est plus dans le carcan du menu obligatoire »

Dans un entretien au « Monde », la présidente d’Arte France, Véronique Cayla, juge nécessaire de ne plus se focaliser sur l’antenne.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h46
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

La chaîne Arte a un pied en France, l’autre en Allemagne. Une position particulière qui l’a très vite mise sur les rails de l’innovation (webdocumentaires, radio, podcasts…). Ses audiences modestes, tout comme son budget (279,50 millions d’euros en 2018), l’ont poussée à chercher des publics sur d’autres supports que l’antenne. A l’heure de la réforme de l’audiovisuel public, elle apparaît comme une pionnière. Sa présidente, Véronique Cayla, qui achèvera son deuxième mandat de cinq ans en avril 2021, expose ses ambitions européennes et ses projets pour la jeunesse.
Pourquoi Arte s’est-elle intéressée si tôt au numérique ?
« Pour compenser nos petites audiences, nous disséminons nos programmes sur tous les supports de diffusion possibles »   
Nous avons été les premiers à nous intéresser à la télévision de rattrapage, car les documentaires, qui constituent plus de 50 % de notre programmation, sont de nature à être vus et revus. Puis, nous avons développé successivement la webproduction, une radio, des podcasts, la réalité virtuelle, des jeux vidéo… Nous nous intéressons à tout ce qui est en marge de la télévision classique. Pour compenser nos petites audiences, nous avons mené une politique d’« hyperdistribution » : nous disséminons nos programmes sur tous les supports de diffusion possibles. Nous n’adhérons pas au slogan du rajeunissement de l’antenne. Il faut plutôt aller chercher les jeunes sur les supports qu’ils fréquentent. C’est pourquoi nous avons développé la délinéarisation : Arte Europe – disponible en six langues (allemand, français, espagnol, anglais, polonais et italien) – est uniquement sur Internet. C’est la télévision de demain. Bref, nous sommes un média « déchaîné » qui n’est plus dans le carcan d’un menu obligatoire.
Que devient alors l’antenne ?
Près de 80 % de notre audience nous découvrent encore par ce biais. Ce rapport va s’inverser, mais l’antenne sera toujours nécessaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le Royaume saoudien a transformé le droit d’exploitation perpétuel de son sous-sol par la compagnie pétrolière nationale en une concession de 40 ans. Pourtant, « la privatisation du siècle » ne semble plus à l’ordre du jour, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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Saudi Aramco : « L’éternité ou 40 ans, quelle différence ? »

Le Royaume saoudien a transformé le droit d’exploitation perpétuel de son sous-sol par la compagnie pétrolière nationale en une concession de 40 ans. Pourtant, « la privatisation du siècle » ne semble plus à l’ordre du jour, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h41
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. « L’éternité c’est long, surtout vers la fin. » Est-ce en pensant à Woody Allen que le Royaume saoudien a décidé de transformer le droit d’exploitation perpétuel de son sous-sol, octroyé à sa société pétrolière Aramco, en une concession de 40 ans ? Bien sûr, 40 ans, à l’échelle de beaucoup d’entreprises, c’est déjà une éternité, surtout si ce droit est renouvelable. Mais ce n’est tout de même pas pareil. C’est évidemment plus que la moyenne de 20 ans des concessions des grandes majors pétrolières occidentales comme Exxon, Shell ou Total, mais c’est moins que celles accordées pour les autoroutes françaises et qui dépassent les 60 ans.
Le ministère saoudien de l’énergie explique qu’il ne s’agit en aucune manière d’une marque de défiance vis-à-vis de la société d’Etat, mais d’une étape nécessaire à sa future mise en Bourse. Une forme d’alignement sur les standards de la profession. Mais c’est aussi une manière de reconnaître que le futur est de moins en moins prévisible, que nous entrons dans une période d’accélération. Que sera le marché du pétrole dans un demi-siècle ? A dix ans, les prévisions sont déjà un art bien difficile…
Le gouvernement saoudien fait ainsi semblant de rester ferme sur son projet de cotation de son joyau public, qui assure à lui seul plus de 80 % des recettes de l’Etat, mais cette option lui pose aujourd’hui plus de problèmes qu’elle n’en résout. L’introduction sur les marchés d’un tel monstre, la première compagnie pétrolière au monde, est extraordinairement complexe. L’Etat voulait en retirer 100 milliards de dollars (plus de 85 milliards d’euros) d’argent frais en ouvrant 5 % du capital de la société.
Il est urgent d’attendre
Cela valoriserait donc l’entreprise à 2 000 milliards de dollars, soit deux fois plus qu’Apple, la société cotée la plus riche du monde. On imagine l’infrastructure financière à mettre en place, avec une cotation sur plusieurs places internationales. D’autant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les organisations syndicales et patronales doivent être reçues à Matignon à partir de mercredi.
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L’assurance-chômage et la santé au travail à l’agenda social

Les organisations syndicales et patronales doivent être reçues à Matignon à partir de mercredi.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 14h35
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


C’est Philippe Martinez qui ouvre la marche, mercredi 29 août. Le secrétaire général de la CGT est le premier à être reçu à Matignon par le premier ministre, Edouard Philippe, accompagné pour l’occasion de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et de sa collègue des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn. Suivront, jusqu’au 4 septembre, Philippe Louis (CFTC), Pascal Pavageau (FO), François Homméril (CFE-CGC), Laurent Berger (CFDT), Eric Beynel (Solidaires), Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), François Asselin (CPME), Alain Griset (U2P) et Christiane Lambert (FNSEA).
Ces entretiens s’inscrivent dans la suite de la réunion qui s’est tenue à l’Elysée le 17 juillet et qui a rassemblé les principaux leaders syndicaux et patronaux. Une rencontre à la configuration inédite depuis le début du quinquennat qui signait un changement de méthode pour le président de la République, accusé jusqu’à présent de prendre pour quantité négligeable les corps intermédiaires.
Dans un courrier daté du 25 août, dévoilé par Le Journal du dimanche et que Le Monde s’est procuré, le premier ministre a exposé les priorités qu’il souhaitait voir abordées. En premier lieu, « la remise à plat » du régime d’assurance-chômage. Dans son discours devant le congrès, début juillet, Emmanuel Macron avait surpris en annonçant vouloir que les partenaires sociaux renégocient une nouvelle convention Unédic. L’idée est qu’après une « phase de diagnostic partagé » le gouvernement adresse une lettre de cadrage aux organisations syndicales et patronales, qui auront jusqu’à début 2019, février au plus tard, pour tenter de se mettre d’accord.
La question du bonus-malus qui vise à pénaliser les entreprises qui abusent de contrats courts sera discutée. Ce dispositif déplaît au patronat, mais le gouvernement a prévenu qu’il le mettrait en œuvre si aucune solution n’est trouvée. Les partenaires sociaux devront aussi travailler sur les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi en activité réduite, qui permettent de cumuler une allocation en complément d’un petit salaire, et sur une nouvelle allocation pour les chômeurs de longue durée. La dégressivité des allocations-chômage des cadres proposée par le député (LRM) Aurélien Taché sera aussi au programme. « Nous n’aurons ni tabous ni présupposés », a assuré le premier ministre au JDD, dimanche 26 août. M. Philippe souhaite « un système financièrement équilibré, qui garantisse la justice ­sociale et favorise le retour à l’emploi ».
« Empilement de sujets »
Autre thématique que le chef du gouvernement entend voir traiter : celle de la santé au travail, qui pourrait faire l’objet d’une négociation interprofessionnelle, après la remise d’un rapport parlementaire sur le sujet mardi. Egalement au menu, l’organisation du système d’indemnisation d’arrêt-maladie, jugé « coûteux, inéquitable et déresponsabilisant » par Edouard Philippe. Si ce dernier a annoncé écarter « l’hypothèse d’une mesure brutale de transfert vers les entreprises » du financement des arrêts de courte durée comme envisagé cet été, il entend que cette problématique soit réglée. « En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de 11 à 12 par an et par salarié du privé, a-t-il déclaré. C’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire ! »
Mais, après les annonces budgétaires dévoilées dimanche, il est peu probable que les partenaires sociaux se limitent à cet ordre du jour. Le choix de ne revaloriser que très faiblement les pensions de retraite, allocations familiales et APL en a hérissé plus d’un. A la CFDT, on indique aller à ce rendez-vous « en revendiquant une politique sociale claire faite de choix de solidarité et pas d’un empilement de sujets ayant une logique budgétaire » : « Il faut que ce gouvernement dise clairement quelle est sa vision du modèle social et de la société qu’il entend construire. » Sur Twitter, dimanche, Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, n’a pas mâché ses mots. « Après une année dédiée aux cadeaux pour les “premiers de cordée”, sous prétexte du budget 2019, le gouvernement poursuit sans états d’âme la destruction de notre modèle social et s’attaque maintenant frontalement à la capacité de survie des “derniers de corvée”. Honteux… », a-t-il réagi.
L’état d’esprit de la CGT n’est guère plus positif. « Quand on lit la lettre d’Edouard Philippe, on voit bien qu’il n’y a rien qui change : ce n’est pas un agenda social à bâtir, mais des injonctions et des directives du premier ministre », déplore Fabrice Angei, de la direction confédérale. Quant à François Homméril, le président de la CFE-CGC, il se dit « en colère » à la suite du choix de mettre en débat la dégressivité des allocations chômage des cadres – son cœur de cible. Du côté patronal, le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a précisé lundi se rendre à cette rencontre avec un « esprit assez ouvert », mais avec une « ligne rouge » : « Le coût du travail ne doit pas augmenter. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le placement phare de l’épargne populaire pâtit de la hausse de l’indice des prix, qui, en juillet, a progressé de 2,3 % sur un an.
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Le Livret A, grand perdant du retour de l’inflation

Le placement phare de l’épargne populaire pâtit de la hausse de l’indice des prix, qui, en juillet, a progressé de 2,3 % sur un an.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h27
    |

                            Véronique Chocron








                        



   


Le Livret A a perdu de sa superbe. Tant que l’inflation restait faible, comme cela a été le cas ces dernières années, les Français s’accommodaient de son taux de rémunération historiquement bas, ramené à 0,75 % en 2015. Mais l’indice des prix est reparti à la hausse, progressant même en juillet de 2,3 %, au plus haut depuis six ans. De quoi faire plonger en territoire négatif le rendement réel du placement phare de l’épargne populaire, sans perspective d’amélioration.
Dans son édition du 22 août, Le Canard enchaîné se faisait l’écho des inquiétudes d’un député de la majorité s’exclamant : « Quand les petits épargnants vont s’apercevoir que le taux d’intérêt de leur livret est trois fois inférieur au taux de l’inflation, ça va hurler. » Toutefois, ces craintes laissent de marbre le gouvernement, lequel a porté deux coups successifs à ce produit souscrit par 56 millions de personnes.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement porte un coup au Livret A



Nouvelle formule de calcul
Fin 2017, l’exécutif a décidé de geler pendant deux ans (jusqu’à la fin du mois de janvier 2020) la rémunération du Livret A au taux de 0,75 %, afin de donner un coup de pouce aux organismes de logement social, financés par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, dont la ressource est indexée sur le taux du Livret A.
L’ancienne formule étant jugée obsolète, les pouvoirs publics ont élaboré dans la foulée un nouveau mode de calcul du taux du Livret A qui s’appliquera à l’issue de la période de gel. Or, cette nouvelle formule va supprimer l’un des attraits majeurs pour les épargnants, à savoir la promesse d’un rendement qui soit au moins égal à l’inflation.
A compter du 1er février 2020, le taux de rémunération combinera la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme, avec un taux plancher fixé à 0,5 %, largement en deçà du taux d’inflation actuel.
Le ministère des finances assume cette mesure impopulaire. En la rendant publique en avril, il avait souligné que, « pour les trois quarts des épargnants, une baisse de 0,5 % du taux du Livret A [représentait] un moindre rendement de 11 euros par an, soit moins de 1 euro par mois ». En dépit de la reprise de l’inflation, Bruno Le Maire a déclaré, lundi 27 août, à l’occasion d’une rencontre avec l’Association des journalistes économiques et financiers, que la réforme s’appliquerait « sans changement ».
A ce stade, ce placement plébiscité par les Français n’en souffre pas. Sa collecte (le montant des fonds déposés par les épargnants moins les sommes retirées) s’est redressée en juillet, après deux mois de tassement, à 880 millions d’euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Alors que Matignon dit vouloir rassurer les entreprises, Bercy a annoncé des économies ciblant ces dernières.
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Le zigzag du gouvernement sur le budget

Alors que Matignon dit vouloir rassurer les entreprises, Bercy a annoncé des économies ciblant ces dernières.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h26
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières, 
Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Cela ressemble à de la godille. Accusé durant le week-end de privilégier les entreprises au détriment des contribuables, le gouvernement a semblé vouloir redresser la barre, lundi 27 août. La veille, le premier ministre, Edouard Philippe, annonçait dans Le Journal du dimanche que les retraités et les familles seraient appelés à la rescousse pour boucler le budget 2019. Lundi, sur RTL, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a martelé que « tout le monde sera mis à contribution pour rétablir les équilibres des finances publiques, les entreprises aussi ».
Du côté de Matignon, on l’assure : « Il n’y a pas de changement de stratégie. En 2018, nous avions demandé de la patience aux Français en étalant les baisses de cotisations sur les salaires en deux fois [en janvier et en octobre]. Pour 2019, on demande la même chose aux entreprises. »
Pourtant, alors que devait s’ouvrir mardi l’université d’été du Medef, à Jouy-en-Josas (Yvelines), M. Philippe, qui devait y prononcer un discours, avait paru caresser les patrons dans le sens du poil. Dimanche, il avait écarté « l’hypothèse d’une mesure brutale de transfert vers les entreprises » du financement des arrêts-maladie de courte durée. « Nous avons pris beaucoup de mesures pour stimuler l’activité des entreprises et l’investissement ; on ne va pas envoyer de contre-message », justifiait-il. De quoi rassurer l’organisation patronale, pour qui un tel dispositif était considéré comme un « énorme chiffon rouge ».

« Aucun signe de cafouillage »
Bruno Le Maire a donc rafraîchi l’ambiance lundi en dévoilant des mesures visant spécifiquement les entreprises. L’exécutif compte ainsi décaler au 1er octobre 2019 l’entrée en vigueur de l’allégement de cotisations patronales de quatre points pour les salaires au niveau du smic. Initialement prévue pour le 1er janvier, la mesure doit permettre « d’économiser...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les points d’achoppement sont nombreux entre Ottawa et Washington, alors que les Etats-Unis et le Mexique viennent de conclure un accord.
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Alena : sous pression, le Canada retourne à la table des négociations

Les points d’achoppement sont nombreux entre Ottawa et Washington, alors que les Etats-Unis et le Mexique viennent de conclure un accord.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 12h14
    |

                            Agnès Chapsal (Montréal, correspondance)








                        



                                


                            

La pression s’accroît sur le Canada après l’annonce, lundi 27 août, d’un accord bilatéral entre les Etats-Unis et le Mexique. Immédiatement après la déclaration de Donald Trump, la ministre canadienne des affaires étrangères, Chrystia Freeland, en visite en Allemagne, a annulé son déplacement en Ukraine pour repartir aux Etats-Unis. Elle devait se rendre dès mardi à Washington pour relancer la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena). Le Canada, signataire de l’Alena en 1994, n’a pas participé depuis près de deux mois aux négociations, mais Ottawa était censé rejoindre les discussions une fois réglés les différends entre le Mexique et les Etats-Unis.
Au Canada, les observateurs peinent à s’accorder sur l’issue des négociations qui s’amorcent avec Washington, alors que les deux pays traversent une crise commerciale sans précédent depuis l’augmentation des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium, en mai. L’économiste en chef de la Banque de Montréal, Douglas Porter, juge que l’accord bilatéral conclu entre les Etats-Unis et le Mexique « soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponse au Canada ». Le Canada se retrouve dans une situation où « c’est à prendre ou à laisser ».
« La bonne nouvelle, c’est que le président Trump veut un deal », a réagi Raymond Bachand, négociateur en chef pour le Québec dans le dossier de l’Alena et ancien ministre des finances de la province. Optimiste, il s’attend à ce qu’un accord soit conclu avec Ottawa d’ici à la fin de la semaine, tout en reconnaissant que la pression sur le Canada sera « énorme ».

Une promesse de campagne de Donald Trump
Directeur de l’Observatoire sur les Etats-Unis de la chaire Raoul-Dandurand à l’université du Québec à Montréal (UQAM), Frédérick Gagnon estime que les agendas politiques des dirigeants américain et mexicain les pressent à trouver un nouvel accord. « M. Trump aimerait soumettre un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Plus de 1 700 employés de l’ex-enseigne Dia sont en attente de reclassement dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi signé en avril par FO, la CGC et la CFTC.
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L’inquiétude croît parmi les salariés de Carrefour

Plus de 1 700 employés de l’ex-enseigne Dia sont en attente de reclassement dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi signé en avril par FO, la CGC et la CFTC.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h13
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Fin janvier, la fermeture annoncée des 273 magasins Carrefour les plus déficitaires par le PDG du groupe, Alexandre Bompard, avait fait grand bruit. Sept mois plus tard, 244 magasins de l’ancien réseau de maxi-discompte Dia employant 2 100 salariés ont baissé le rideau, dans l’indifférence estivale. Les premiers licenciements interviendront en septembre, sauf pour ceux qui se verront proposer une autre activité.
L’échéance pour accepter ou non les offres de reclassement, adressées aux salariés jusqu’à fin juillet, était d’un mois à compter de leur réception. De sources syndicales, au 25 août, les taux de reclassement effectif n’étaient que de 6,11 % pour Paris et de moins de 10 % pour l’ensemble de la France. « On atteindra 300 reclassements au mieux, pronostique Sylvain Macé, délégué syndical CFDT Carrefour Groupe. On est loin des promesses de Bompard. C’est de la casse sociale », assène-t-il. Pourtant, en début d’année, le patron de l’enseigne avait fixé comme « objectif de reclasser au sein du groupe au moins la moitié des 2 100 collaborateurs concernés ».

Au total, ce sont plus de 1 700 salariés qui demeurent en attente de reconversion dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) signé en avril par FO, la CGC et la CFTC. « Le processus est toujours en cours », précise de son côté Carrefour. Force ouvrière dénonce pour sa part des propositions « indignes ». « Il y a de fortes disparités de qualification et des baisses de salaire allant jusqu’à 500 euros sur un salaire brut de 2 100 euros », affirme Bruno Biguet, délégué syndical FO Carrefour Proximité France.
Pour Sylvain Macé, « il y a clairement des offres qui sont faites pour être refusées, avec des postes qui ne correspondent pas aux profils, pas toujours à temps complet, car il n’y a pas assez de capacité de reclassement dans les magasins ». « La direction avait affiché une volonté de reclassement, mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les orientations exposées par le premier ministre, dimanche 26 août, prouvent que le président veut maintenir le cap qu’il s’est fixé, explique Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, dans une tribune au « Monde ».
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Budget 2019 : « Des choix courageux, mais il faut maintenant réformer la fonction publique »

Les orientations exposées par le premier ministre, dimanche 26 août, prouvent que le président veut maintenir le cap qu’il s’est fixé, explique Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 10h47
    |

Laurent Bigorgne (Directeur de l’Institut Montaigne, un think tank libéral)







                        



                                


                            
Tribune. Le projet de loi de finances 2019 concentre tous les regards politiques en cette fin d’été. Sur le plan économique, il s’inscrit en effet dans un contexte domestique plus morose que celui des 2,3 % de croissance de l’année 2017, puisqu’elle devrait atteindre seulement 1,7 % en 2018 et 2019, un peu moins que les 2 % espérés.
Notons néanmoins que c’est 60 % de plus que le maigre point enregistré lors de la dernière année du quinquennat Hollande… Sur le plan politique, si aucun projet de budget n’est facile à porter, celui-ci prend place dans un contexte sensiblement plus difficile pour l’exécutif qu’en 2017. L’affaire Benalla semble avoir laissé des traces dans l’opinion et les oppositions aimeraient exister avant le scrutin européen du printemps prochain.

En réalité, ces difficultés sont assez théoriques. En effet, on n’a pas découvert le ralentissement de la croissance à la fin de ce mois d’août. Il couvait depuis les chiffres médiocres du premier trimestre et la montée des difficultés sur la scène internationale. L’exercice très centralisé du pouvoir par le président de la République laissait craindre, même aux observateurs les moins avisés, une trop forte exposition de sa personne et de sa démarche politique aux premières difficultés. Tout cela était connu.
Philosophie du « en même temps »
Emmanuel Macron ne craint pas l’adversité, il nous a montré qu’il est crâne dans la difficulté et qu’il ne dévie pas de son chemin. Pour autant qu’on puisse en saisir les premiers contours, le projet de loi de finances (PLF) répondra donc à la philosophie qu’il a gravée au fronton de son quinquennat : « en même temps ». Un budget du pouvoir d’achat – poursuite de la baisse de la taxe d’habitation – et en même temps de la compétitivité – barémisation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Un budget en faveur de la « valeur travail » – suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les choix annoncés par Edouard Philippe dimanche 26 août concernant le budget devraient limiter le caractère redistributif du système français et pénaliser les personnes touchées par la précarité, estime l’économiste Mathieu Plane, dans une tribune au « Monde ».
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Budget 2019 : « Les mesures du gouvernement risquent d’accroître les inégalités »

Les choix annoncés par Edouard Philippe dimanche 26 août concernant le budget devraient limiter le caractère redistributif du système français et pénaliser les personnes touchées par la précarité, estime l’économiste Mathieu Plane, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 13h44
    |

Mathieu Plane (Economiste à l'OFCE, centre de recherche en économie de Sciences Po)







                        



                                


                            
Tribune. Face au ralentissement de l’activité prévu cette année et l’année prochaine, le gouvernement a revu sa copie budgétaire. Car, moins de croissance, c’est moins de revenus générés par les entreprises, moins d’emplois créés et de salaires distribués, mécaniquement moins de rentrées fiscales et sociales.
La croissance vigoureuse, qui était encore prévue par le gouvernement en avril 2018 – 2 % pour 2018 et 1,9 % en 2019 –, permettait à la fois de prendre des engagements forts sur les baisses de fiscalité tout en réduisant le déficit sans réaliser d’efforts drastiques sur les dépenses publiques. Mais la donne a changé en quelques mois et la croissance prévue par le gouvernement pourrait tourner autour de 1,7 % pour 2018 et 2019.

Cette moindre croissance conduirait à revoir à la hausse le déficit public de 0,3 point de PIB en 2019. Il était initialement évalué à 2,4 % du PIB cette année-là dans le cadre du programme de stabilité. A cela s’ajoute la reprise par l’Etat de la dette de SNCF Réseau, qui représente 0,1 point de PIB.
Ainsi, si rien n’est fait et si des mauvaises nouvelles venaient encore à surgir, le déficit public se rapprocherait à nouveau des 3 % en 2019, avec le risque pour la France de voir la Commission européenne réenclencher une procédure pour déficit excessif à son encontre – la sortie de cette situation avait été proposée par Bruxelles en mai alors que la procédure durait depuis 2009. Les annonces faites par le premier ministre mais aussi par le ministre des finances montrent bien que le gouvernement veut éviter cette situation, acceptant potentiellement une légère dérive du déficit public par rapport à ce qui était prévu en avril 2018 mais avec suffisamment de marges pour éviter le franchissement du seuil des 3 %.
Mesures fiscales coûteuses
Or, le président Macron et son gouvernement se sont engagés sur de nombreuses mesures fiscales dès le début du quinquennat dont les montants sont très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La sociologue Eva Illouz et le psychologue Edgar Cabanas expliquent, dans « Happycratie », comment l’industrie du bonheur façonne les individus.
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« L’injonction au bonheur est une trouvaille formidable pour le pouvoir »


                      La sociologue Eva Illouz et le psychologue Edgar Cabanas expliquent, dans « Happycratie », comment l’industrie du bonheur façonne les individus.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h56
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Comment, en contrôlant les pensées négatives, l’industrie du bonheur façonne les individus afin d’en tirer le meilleur parti. C’est ce qu’expliquent, dans « Happycratie », paru le 23 août, le psychologue Edgar Cabanas et la sociologue Eva Illouz, qui nous a accordé un entretien.
Comment définiriez-vous l’Happycratie ?
Eva Illouz : Kratia, en grec, c’est le pouvoir. L’aristocratie, la démocratie, la méritocratie, la bureaucratie… Autant de mots qui déclinent les modalités du pouvoir. Happycratie, c’est le pouvoir par l’injonction au bonheur. Nous montrons dans le livre que l’on gouverne aujourd’hui par la promesse du bonheur et par la norme des sentiments positifs. Promettre quelque chose à quelqu’un, c’est s’assurer de sa loyauté. La promesse du bonheur, c’est une promesse faite à condition de travailler et de transformer le moi. Travailler sur soi, c’est une façon d’être gouverné. Nous n’ajoutons rien à Foucault sur ce plan-là.
Vouloir que les gens soient heureux semble en soi quelque chose de positif : qu’est-ce qui vous dérange dans cette aspiration sociétale ?
Vous avez raison, le bonheur – ou la eudaimonia comme les Grecs l’appelait – a été au centre de la philosophie et de la sagesse grecque, et plus tard l’objet même du projet philosophique de Spinoza, qui marque le tournant vers la modernité. Mais si on fait une comparaison rapide avec l’eudaimonia aristotélienne, nous comprenons les différences avec le projet moderne du bonheur.
« Les individus désormais n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes pour améliorer non pas leurs conditions de vie mais leur sentiment vis-à-vis de leurs conditions de vie. »
Chez Aristote, on ne peut séparer la vertu du bien-être, le bien-être découle du fait que nous faisons la chose bonne. Chez Spinoza, le bonheur est inséparable de la raison et de la connaissance de la vérité. La quête contemporaine du bonheur n’a...




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Frais de tenue de compte, commissions sur les retraits, agios sur les découverts : utiliser les services de sa banque peut coûter cher. Voici des pistes pour diminuer les frais.
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Cinq règles pour maîtriser ses frais bancaires

Frais de tenue de compte, commissions sur les retraits, agios sur les découverts : utiliser les services de sa banque peut coûter cher. Voici des pistes pour diminuer les frais.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 09h21
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


Les frais bancaires se multiplient. Inexistants il y a dix ans, les frais de tenue de compte sont désormais généralisés tandis que certaines opérations comme les retraits effectués sur les distributeurs de billets peuvent être payants. Sans compter les découverts qui peuvent engendrer des commissions importantes. Voici quelques pistes pour réduire la note.
Etre vigilant sur les retraits
Une fois réglée votre cotisation annuelle, l’utilisation de la carte bancaire pour vos opérations du quotidien est gratuite. Du moins pour vos paiements, qu’il s’agisse d’achats en ligne ou chez un commerçant, en utilisant la fonction sans contact ou en tapant votre code confidentiel.
Mais attention, la gratuité est de moins en moins de mise pour les retraits d’espèces au distributeur de billet (DAB). Ainsi, de nombreuses banques facturent 1 euro par retrait au-delà du troisième, quatrième ou cinquième retrait par mois dans un DAB d’une autre banque. Ainsi, LCL facture 1,05 euro à partir du 4e retrait dans un distributeur externe, tout comme la Banque populaire occitane. A noter, La Banque postale facture 0,65 euro par retrait à partir du 4e retrait par mois et le Crédit agricole du Nord-Est prélève 0,50 euro à partir du 3e retrait.
Certaines banques prélèvent même des frais dès le premier retrait hors distributeur maison par mois. C’est le cas, par exemple, de la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse et de la Caisse d’épargne Lorraine-Champagne-Ardenne. Les banques en ligne, quant à elles, ne facturent pas les retraits.
Les clients détenant une carte haut de gamme ne sont pas concernés : ils peuvent donc réaliser autant de retraits qu’ils le souhaitent, quel que soit le DAB. Est-ce une raison suffisante pour souscrire une carte Gold ? Mieux vaut s’interroger sur vos véritables besoins.
Utilisez correctement son découvert
Le découvert de façon perverse, enfonce le compte du client encore un peu plus dans le rouge puisqu’il génère des frais. La commission d’intervention est facturée en cas de dépassement du découvert autorisé, ou en son absence, à chaque fois qu’une nouvelle opération se présente sur le compte dans le rouge. Autrement dit, il est possible de faire l’objet de plusieurs commissions d’intervention le même jour.
Depuis 2014, la réglementation encadre toutefois cette pratique : les commissions d’intervention sont plafonnées à 8 euros par opération et 80 euros par mois. La plupart des établissements se sont d’ailleurs alignés sur ce montant, à quelques exceptions près. Ainsi, la Banque postale facture 6,90 euros, plafonnés à 20,70 euros par jour et 75,90 euros par mois. De son côté, le Crédit mutuel Maine-Anjou-Basse-Normandie prélève 7,65 euros, plafonnés à une commission d’intervention par jour et 80 euros par mois. A noter, les banques en ligne ne facturent pas de commission d’intervention.
Quelle que soit votre banque, un compte dans le rouge implique aussi le paiement d’agios. Comptez entre 10 % et 15 % pour un découvert autorisé et entre 15 % et 20 % pour un découvert non autorisé. Il est donc indispensable de négocier une enveloppe de découvert avec votre conseiller pour limiter les frais.
Autre possibilité, certains particuliers souscrivent une carte à autorisation systématique plutôt qu’une carte bancaire classique. Dès lors, les opérations ne sont autorisées que si le compte est suffisamment approvisionné.
S’interroger sur la nécessité de souscrire un « package »
Affinea, Esprit Libre, Jazz, Bouquet Liberté : un client sur deux détient un package, c’est-à-dire une offre de produits et services bancaires groupés. Il s’agit de souscrire en une seule fois un certain nombre de produits comme la carte bancaire, l’assurance moyen de paiement, un découvert autorisé, etc. Comme au restaurant, vous souscrivez un menu « tout compris » plutôt que de payer à la carte.
Le coût de la prestation globale est inférieur à la somme des services pris individuellement. Mais, c’est là que le bât blesse, vous n’avez en réalité pas besoin de toute la palette des produits inclus dans le package. Ainsi, les packages incluent généralement une assurance moyen de paiement… parfaitement inutile.
En effet, la réglementation impose aux banques de rembourser intégralement le client en cas d’utilisation frauduleuse de sa carte bancaire. Les assurances couvrent aussi la perte des papiers d’identité ou des clés, ce qui brouille les pistes pour le client et justifie la souscription de ce service aux yeux des banques.
Mais, dans la pratique, vous n’avez pas besoin de cette assurance pourtant systématiquement comprise dans votre package. De même, de nombreux packages incluent un ou deux chèques de banque par an alors que, dans la pratique, peu de consommateurs les utilisent. Le seul véritable avantage des offres groupées est d’intégrer les frais de tenue de compte.
Soyez vigilant avec les paiements et les retraits à l’étranger
Aucune crainte si vous voyagez dans la zone euro : les paiements par carte sont gratuits, tout comme les retraits (jusqu’à trois, quatre ou cinq par mois selon les banques).
A l’extérieur de la zone euro, en revanche, les banques prévoient des frais à chaque utilisation de la carte bancaire. Pour un paiement, comptez entre 1 et 2 euros de frais fixes, auxquels s’ajoutent 2,30 % à 2,90 % de frais variables.
Pour un retrait de devises au distributeur, les banques facturent généralement 3 euros plus 2,2 % à 3 % du montant. Soit, par exemple des frais de 4,87 euros (3 euros + 2,2 % x 85 euros) pour un retrait de 100 dollars à Miami (Etats-Unis). Un touriste réalisant cinq retraits de 100 dollars pendant son séjour en Floride réglera donc 24,35 euros de frais, sans compter ceux sur les paiements.
Quelle que soit votre destination, il faut vérifier avant de partir les tarifs en vigueur dans votre banque. Car des spécificités existent. Ainsi, BNP Paribas ne facture pas les retraits hors zone euro s’ils sont réalisés dans un distributeur appartenant au réseau partenaire Global Alliance comprenant 52 000 distributeurs dans 50 pays.
Par ailleurs, certains établissements affichent un tarif spécial pour les 31 pays de l’Espace économique européen (EEE), qu’ils soient ou non dans la zone euro. Ainsi, les clients du Crédit agricole Centre Loire et du Crédit mutuel Océan ne règlent pas de frais sur leurs retraits et paiement dans l’EEE, donc y compris en Islande et en Norvège. Idéal si vous voyagez dans ces pays.
Notons par ailleurs quelques bonnes initiatives dans les réseaux : au Crédit agricole Ile-de-France, les jeunes disposant d’une carte 18-29 ne règlent pas de frais sur les paiements et les retraits hors zone euro. Enfin, certaines banques comme LCL, BNP Paribas et Société générale prévoient des frais réduits sur ces opérations pour les clients équipés d’une carte haut de gamme Visa Infinite.
De leur côté, les banques en ligne sont plus avantageuses que les réseaux : elles facturent entre 1,94 % (Boursorama, Fortuneo) et 2 % (ING Direct, Hello Bank, Orange Bank) pour les retraits et les paiements, sans frais fixes.
Les néobanques mettent aussi l’accent sur l’étranger pour séduire une clientèle jeune de plus en plus mobile. Ainsi, N26 ne facture pas les paiements et ne prélève que 1,70 % pour les retraits hors zone euro. Quant à Revolut, elle facture 0,50 % les paiements au-delà de 6 000 euros par mois, tandis que les retraits sont gratuits jusqu’à 200 euros par mois.
Eviter les doublons en matières d’assurance
Votre carte bancaire vous couvre contre de nombreux dommages. Mieux vaut vérifier votre contrat avant de partir, à la fois pour éviter de souscrire une nouvelle assurance inutile, mais aussi afin d’utiliser au mieux le service de votre carte si nécessaire.
Côté assurance, votre carte vous couvre lors de vos déplacements à plus de 100 km de votre domicile, ainsi que votre conjoint, vos enfants et petits-enfants. Condition prérequise pour en bénéficier : il faut avoir réglé la prestation avec sa carte. Le niveau de couverture de ces assurances varie bien entendu en fonction du type de carte.
Seules les assurances des cartes Visa Premier ou Gold MasterCard incluent ainsi l’assurance annulation de voyage, le retard de transport, le vol ou la perte de bagages ou l’assurance d’un véhicule de location. Les cartes standards comme la Visa Classic ou la MasterCard sont bien moins généreuses : elles ne couvrent que les accidents entraînant le décès ou l’invalidité.
Ainsi, en cas de décès ou d’invalidité permanente suite à un accident de voyage ou dans les transports publics à destination, une carte standard garantit 46 000 euros maximum s’il s’agit d’un Visa classique (mais 95 000 euros chez La Banque postale, au Crédit agricole et au Crédit mutuel-CIC), 95 000 euros si vous détenez une MasterCard classique et 310 000 euros pour les Visa Premier et Gold MasterCard. Si les contrats se ressemblent, de petites variations existent donc en fonction du choix de la banque émettrice de la carte. Il faut donc vérifier, avant votre départ, la liste des dommages couverts par votre contrat.

Un comparateur pour calculer les frais
Meilleurebanque.com a mis en ligne un calculateur de frais de carte bancaire. Cinq étapes permettent de chiffrer rapidement le coût de ces opérations. Il suffit d’indiquer sa destination, sa banque, éventuellement sa caisse régionale, sa carte, ses opérations… il n’est pas besoin de savoir si le pays est en zone euro ou non, d’avoir à distinguer la carte que l’on possède ou de connaître la politique tarifaire de sa banque. Tout est déjà programmé dans le calculateur.


De son côté, American Express propose aussi des assurances sur toutes ses cartes, en particulier sur ses versions Gold et Platinum. Exemple avec la carte Gold : en cas d’annulation d’un voyage suite à la maladie soudaine ou à un accident d’un proche, le détenteur de la carte est remboursé des prestations non encore utilisées (billets d’avion, hôtels, excursions déjà réglées) à hauteur de 4 500 euros par assuré et 7 000 euros par famille. C’est plus que la couverture proposée par les Visa Premier et Gold MasterCard (5 000 euros maximum en général). Là encore, il faut avoir payé les prestations avec sa carte American Express pour bénéficier de cette assurance annulation.
Les cartes proposent aussi des services d’assistance joignable 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 lors de vos déplacements de moins de 90 jours. Cette fois, il n’est pas nécessaire d’avoir réglé le voyage avec la carte pour bénéficier du service : il suffit de détenir la carte.



                            


                        

                        

