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Décryptage

Au Cap, Theresa May annonce le « come-back » du Royaume-Uni en Afrique

La première ministre britannique a promis un plan d’investissement de 4,4 milliards d’euros pour soutenir les économies du continent.

Par                                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-28T17:36:27+02:00"

        Le 28.08.2018 à 17h36






    
La première ministre britannique, Theresa May, lors d’une rencontre avec des lycéens au Cap, en Afrique du Sud, le 28 août 2018.
Crédits : POOL New / REUTERS


Cela faisait cinq ans qu’un premier ministre britannique n’avait pas mis les pieds au sud du Sahara. Pour sa première visite africaine, Theresa May a annoncé, mardi 28 août au Cap, en Afrique du Sud, un « come-back » du Royaume-Uni sur le continent, des promesses d’investissement et un nouveau partenariat motivé avant tout par le Brexit.
Devant un parterre d’hommes d’affaires, la première ministre a affiché un objectif présenté comme ambitieux : « Que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique d’ici à 2022 ». Ambitieux, mais atteignable : avec 55 milliards de dollars investis en 2016 (soit 52 milliards d’euros à l’époque), le Royaume-Uni suit de près les Etats-Unis, qui ont investi 57 milliards de dollars la même année, d’après les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

    
Investissements en Afrique, en milliards de dollars.
Crédits : Cnuced


Mme May a également promis un plan d’investissement de 4,4 milliards d’euros pour soutenir les économies africaines, centré sur la création d’emplois pour les jeunes. « Les défis auxquels l’Afrique est confrontée dépassent la seule Afrique. Il est dans l’intérêt du monde entier que ces emplois soient créés pour s’attaquer aux causes et aux symptômes de l’extrémisme et de l’instabilité, pour gérer les flux migratoires et pour encourager une croissance propre », a-t-elle affirmé, sans préciser quel montant serait alloué à chaque pays.
« De long terme et de haute qualité »
Plutôt mesuré, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, s’est déclaré « ravi de la contribution du Royaume-Uni à notre quête d’investissements ». Depuis son arrivée au pouvoir, en février, l’ex-homme d’affaires a lancé une campagne pour attirer 100 milliards de dollars d’investissements étrangers en cinq ans et soutenir l’économie sud-africaine, en difficulté. En quelques mois, un tiers de cette somme a déjà été engagé par la Chine, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Mercredi, le dirigeant sud-africain s’envole d’ailleurs pour Pékin, en amont du Forum sur la coopération sino-africaine, les 3 et 4 septembre. Le président Xi Jinping rend l’invitation, après avoir annoncé plus de 12 milliards d’euros d’investissements chinois pour la seule Afrique du Sud lors de sa visite à Johannesburg en juillet.

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En comparaison, les annonces de Mme May paraissent modestes. « On ne peut pas concurrencer la puissance économique de certains pays, a t-elle concédé. Mais nous pouvons offrir des investissements de long terme et de haute qualité. » A un journaliste britannique qui lui faisait remarquer que le président français, Emmanuel Macron, s’était rendu neuf fois en Afrique depuis le début de son mandat, elle a platement répondu : « Nous avons travaillé avec des nations et des gouvernements africains par le passé. »
Etapes au Nigeria et au Kenya
Sur le plan commercial, le Royaume-Uni post-Brexit se profile comme un nain en Afrique, avec des échanges avoisinant les 36 milliards de dollars en 2015, contre 305 milliards pour l’Union européenne (UE) et 188 milliards pour la Chine. L’ancien empire colonial arrive en retard sur un continent courtisé de toutes parts, par les grandes puissances comme par les pays émergents.
La visite de la première ministre avait justement pour objectif de montrer qu’elle est capable de nouer des accords commerciaux à l’étranger. Mardi, avant son tête-à-tête avec le président Ramaphosa, la première ministre a signé des accords économiques avec l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) et le Mozambique, destinés à remplacer ceux en vigueur pour l’UE et qui ne s’appliqueront plus lorsque le Royaume-Uni en sortira.

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Dans l’avion l’emmenant en Afrique du Sud, Mme May a réitéré son mantra selon lequel pas d’accord sur le Brexit vaut mieux qu’un mauvais accord. « Ça ne serait pas la fin du monde », a t-elle déclaré aux reporters qui l’accompagnaient, d’après la BBC. Une saillie adressée au chancelier de l’échiquier, Philip Hammond, qui la semaine dernière alertait sur les dégâts que causerait l’absence d’accord pour l’économie britannique.
Pour la deuxième étape de sa tournée africaine, Theresa May se rendra mercredi au Nigeria, où elle doit évoquer avec le président Muhammadu Buhari des enjeux sécuritaires comme Boko Haram. Enfin, jeudi au Kenya, elle rendra visite aux troupes britanniques qui combattent les Chabab en Somalie. La dernière fois que l’ancienne colonie avait reçu un premier ministre britannique, c’était Margaret Thatcher, en 1988.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Loin des dogmes bruxellois et de la politique budgétaire française, la réussite du Portugal repose sur la relance de l’investissement et sur les baisses d’impôt, explique l’économiste Sébastien Laye dans une tribune au « Monde ».
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Les raisons du « miracle portugais actuel »

Loin des dogmes bruxellois et de la politique budgétaire française, la réussite du Portugal repose sur la relance de l’investissement et sur les baisses d’impôt, explique l’économiste Sébastien Laye dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 13h54
    |

Sébastien Laye (Entrepreneur et chercheur associé à l’Institut Thomas More, groupe de réflexion basé à Bruxelles et Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Il nous faut faire fi de toute forme de vénération servile en matière de politique économique, afin de mieux cerner les linéaments de la réussite de chaque pays. « Prenons le cas de Singapour. On dirait un miracle économique. Mais le miracle est moins celui de l’inspiration que celui de la transpiration. » Ces mots de l’économiste Paul Krugman en 1996 doivent nous conduire à relativiser les différents modèles économiques : le modèle japonais, le modèle anglo-saxon, le modèle scandinave.
Or il est un pays en Europe qui, non content d’être sorti des abysses de la crise financière, présente désormais un état insolent : il s’agit du Portugal. A bien des égards, analyser les tenants du succès économique portugais actuel fourbit des armes intellectuelles qui font cruellement défaut à l’actuelle majorité pour enfin vaincre le chômage et sortir d’une croissance poussive.

Les faits en premier lieu : alors qu’en 2013 le chômage culminait à près de 17,5 %, il est désormais de 7,9 %, alors qu’en France le chômage paraît stagner aux alentours de 9 %. On peine à se rappeler une époque ou le différentiel entre les deux pays était à l’avantage du Portugal… S’agissant des finances publiques, le déficit est de 2 % du PIB en moyenne contre un peu moins de 3 % en France, même si le stock de dette publique de Lisbonne, hérité de la crise et des gabegies antérieures, culmine encore à 122 % du PIB.
Remise à plat des finances publiques
Après des taux de croissance négatifs entre 2011 et 2013, le Portugal a enregistré une croissance de 1,6 % en 2016 et de 2,7 % en 2017 : à l’inverse de la France, ce rythme ne faiblit pas, puisque au premier semestre 2018, l’acquis de croissance était de 0,9 % (0,4 % en France) avec ainsi la certitude d’avoir une croissance finale encore bien supérieure à 2 % en 2018 ; et ce alors même que l’économie portugaise n’a pas besoin du même niveau de croissance que la France pour créer des emplois.
Sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Avec plus de 20 % d’intentions de vote dans les sondages pour les Démocrates de Suède, le scrutin du 9 septembre en Scanie pourrait chambouler le paysage politique suédois.
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En Suède, l’extrême droite en ordre de marche

Avec plus de 20 % d’intentions de vote dans les sondages pour les Démocrates de Suède, le scrutin du 9 septembre en Scanie pourrait chambouler le paysage politique suédois.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h42
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

En ce début d’après-midi, Marita Westerström s’affaire devant un petit chalet blanc installé dans le centre de Hörby, une paisible commune rurale de 15 000 habitants au cœur de la Scanie, dans le sud de la Suède. Ancienne consultante en management, la retraitée assure la permanence du local de campagne de son parti, dont elle porte les initiales brodées sur sa casquette bleu marine : SD, pour Sverigedemokraterna (Démocrates de Suède).
Avec 20 % au moins d’intentions de vote aux législatives du 9 septembre, et plus encore dans certains scrutins municipaux et régionaux organisés le même jour, la formation d’extrême droite, créée en 1988, est déjà annoncée comme le grand vainqueur de ces élections dominées par le thème de l’immigration et de l’intégration.
En 2014, les SD avaient remporté 12,9 % des voix aux législatives. Entre-temps, il y a eu la crise des réfugiés et l’arrivée de 250 000 demandeurs d’asile en Suède, en 2014 et 2015. La fermeture des frontières et le durcissement de la politique d’asile, décidés fin 2015 par le gouvernement composé des Verts et des sociaux-démocrates, n’ont rien changé. Malgré une économie florissante, les SD ont su capitaliser.
« C’est un parti comme les autres »
Dans les terres agricoles de Scanie, berceau historique de l’extrême droite suédoise, où vit 13 % de la population du royaume, la formation pourrait même arriver en tête des régionales. « C’est ici, rappelle le politologue Anders Sannerstedt, basé à Lund, que la modernisation du parti a commencé à la fin des années 1990. » A l’époque, le patron des SD, Jimmie Akesson, et ses trois lieutenants sont encore étudiants à l’université de Lund, quand ils ébauchent la stratégie visant à dédiaboliser le parti.
A en juger par l’affluence autour de la cabane du parti à Hörby, vingt ans plus tard, ils ont réussi. Marita a à peine eu le temps de préparer le café qu’une femme l’interpelle déjà, passant sans s’arrêter devant les chalets...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Le chef de l’Etat a appelé à « revisiter les tabous ». Mais, pour concrétiser cette vision, il lui faut commencer par trouver des partenaires.
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La priorité européenne d’Emmanuel Macron

Editorial. Le chef de l’Etat a appelé à « revisiter les tabous ». Mais, pour concrétiser cette vision, il lui faut commencer par trouver des partenaires.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 12h32
   





                        



   


Editorial. Dans les derniers mots de son discours d’une heure et demie prononcé le 27 août devant les ambassadeurs français, Emmanuel Macron a cité Soljenitsyne qui, il y a quarante ans, dans une conférence à Harvard, évoquait le « déclin du courage » et la fragilité de l’Occident.
Cette gravité de ton contrastait avec le volontarisme enthousiaste d’août 2017, pour ce même rendez-vous annuel de la diplomatie française, où le président à peine élu, incarnant l’espoir d’un grand retour de la France sur la scène internationale, semblait destiné à devenir figure de référence naturelle d’un monde euro-atlantique déboussolé par l’imprévisibilité de Donald Trump, l’affaiblissement d’Angela Merkel et celui de Theresa May, engluée dans le Brexit. Ce qui était son atout est devenu son handicap. Emmanuel Macron semble toujours plus seul pour porter le « renforcement de l’ordre mondial » qu’il appelle de ses vœux et sa priorité européenne avec une « refondation de l’Union ».

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                La marche contrariée de Macron sur l’Europe



La crise du multilatéralisme, le choix de Donald Trump de se détourner du système des relations internationales construit après 1945 et la montée des nationalismes créent des défis inédits. Ebranlée par les doutes des peuples sur le projet communautaire, menacée par la montée des tensions au Moyen-Orient comme au Sahel, l’Europe est au cœur de cette crise, même si elle en incarne aussi la possible solution. C’est le pari d’Emmanuel Macron.
Les « forces progressistes et celles du repli »
« Ce combat européen ne fait que commencer, il sera long et difficile et il sera au cœur de l’action de la France tout au long de mon mandat », a martelé le président devant les ambassadeurs. Ce combat est celui qui, en Europe, peut-être encore plus qu’ailleurs dans le monde, oppose les « forces progressistes et celles du repli ».
A neuf mois des élections européennes, Emmanuel Macron espère cristalliser les suffrages de tous ceux qui, en France, refusent la vision d’un Viktor Orban ou d’un Matteo Salvini. Il les épingle dans son discours, même s’il reconnaît que de tels mouvements sont nés de l’affadissement du rêve européen et de la sous-estimation « de l’identité profonde des peuples et de leur imaginaire collectif ». Le chef de l’Etat espère recomposer les alliances politiques à l’échelle européenne, comme il l’avait fait dans le champ politique national.
Il faut reconnaître à M. Macron une véritable vision de l’Europe qu’il a longuement réaffirmée lundi, notamment dans la dernière partie de son discours, où le ton s’est fait vibrant et plus personnel, rompant avec ce que cet exercice du discours annuel aux ambassadeurs peut avoir de convenu dans la longue énumération des grands dossiers et des prochains rendez-vous de la diplomatie tricolore.

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                Les orientations diplomatiques d’Emmanuel Macron : « sécurité » en Europe et « crise humanitaire » en Syrie



Son projet, déjà évoqué il y a un an lors de son discours à la Sorbonne, est une « vision humaniste de la mondialisation », portée par une Europe capable d’assumer pleinement sa souveraineté et son autonomie stratégique, qui doit compter toujours plus sur elle-même pour sa sécurité. La force d’Emmanuel Macron est le refus du renoncement. Il appelle ainsi à « revisiter les tabous européens », y compris par une révision des traités. Il veut affirmer la France comme « puissance médiatrice » – ce qui ne signifie pas pour autant moyenne. Au-delà des effets de tribune, le véritable défi est celui de concrétiser cette vision ambitieuse. Pour cela, il faut commencer par trouver des partenaires et, surtout, parvenir à les convaincre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Jardinage, bridge, tennis, théâtre, golf… Les riches seniors pensionnaires de ce village pas comme les autres situé au nord-ouest de Londres n’ont pas le temps de s’ennuyer. Le photographe Thurstan Redding les a rencontrés.
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Heureux comme un retraité anglais à Castle Village 
               


LE MONDE
 |
                  28.08.2018 à 08h45


Jardinage, bridge, tennis, théâtre, golf… Les riches seniors pensionnaires de ce village pas comme les autres situé au nord-ouest de Londres n’ont pas le temps de s’ennuyer. Le photographe Thurstan Redding les a rencontrés.

Par             Philippe Bernard (Londres, correspondant)






   


Quand on a 25 ans, il est rare que l’on s’intéresse à sa retraite, même à celle de ses parents. Thurstan Redding fait exception car la vie lui a donné des parents âgés. En les regardant s’étioler, s’isoler dans la mégapole londonienne, « trop rapide pour eux », il s’est mis à la recherche d’autre chose.
Né à Hongkong d’un père anglais et d’une mère vietnamienne, éduqué à Fontainebleau puis à Cambridge, le photographe de mode est plus à l’aise dans une Fashion Week que dans un foyer-logement. Mais quand sa mère, de retour du Minnesota, lui parle avec enthousiasme du « village de retraités » où elle vient de rendre visite à une amie américaine, il cherche à savoir si la formule a essaimé au Royaume-Uni.
Un « senior wonderland »
Sa quête d’une meilleure qualité de vie pour ses parents l’a conduit à Berkhamsted, petite ville nichée dans la verdure du Hertfordshire, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Londres. À l’entendre, Castle Village, une « communauté » réunissant quelque 150 personnes âgées dans des maisons cossues et des pavillons disposés autour d’un manoir, a tout du « senior wonderland ». Il dit y avoir rencontré des retraités heureux, naviguant entre atelier jardinage, club d’échecs, parties de bridge ou de tennis, buffet plantureux et soirée théâtre. Thurstan Redding y a tant pris goût qu’il y a posé son sac toute une semaine.
Ses clichés ressemblent davantage à un reportage sur un club de vacances que sur une maison de retraite. Cette semaine-là, marquée par des festivités particulières, des messieurs au front dégarni jouaient une pièce de théâtre, des dames se préparaient pour une soirée costumée, une très sérieuse assemblée de cheveux blancs votait démocratiquement sur le menu du dîner de gala. Rien d’exceptionnel, mais une atmosphère de tranquillité et de convivialité appréciée.
Castle Village se targue aussi de son jardin japonais et de son étang à carpes. Aux beaux jours, le green qui s’étend devant le manoir est particulièrement propice aux tea parties et au croquet. Le « village de retraités » du Hertfordshire n’est pas construit sur un golf, contrairement à beaucoup de retirement communities américaines dont il s’inspire, mais les résidents disposent d’un 18 trous à Berkhamsted.
« Dîner pris en commun, clubs, groupes de discussion : le village permet de maintenir des relations sociales riches sans s’enfermer dans une maison de retraite morbide. » Thurstan Redding
Ghetto de vieux ? Ghetto de riches ? La vie entre personnes de son âge n’est pas forcément du goût de tous et les maisons du paradis pour retraités ne sont pas données pour un lieu relativement isolé : 735 000 livres (quelque 821 000 euros) pour un trois-pièces cuisine de brique assez banal. La presse britannique souligne aussi la difficulté de revente dans ce type de lotissement et les frais de cession, souvent prohibitifs, exigés alors par le promoteur.

   


Mais Thurstan Redding a été séduit par la vie communautaire intense qui tranche avec la solitude dont souffrent ses parents à Londres. « Dîner pris en commun, clubs, groupes de discussion : le village permet de maintenir des relations sociales riches sans s’enfermer dans une maison de retraite morbide », estime-t-il. Les veufs et veuves qui y vivent témoignent de la solidarité dont ils bénéficient, loin de l’anonymat des grandes villes.
À l’évidence, le photographe, trop jeune pour penser à sa propre retraite, s’est réjoui et peut-être étonné de côtoyer tant de seniors actifs, vifs et même joyeux. La file de déambulateurs à l’entrée de la salle de spectacle lui a inspiré un cliché plein d’humour. Pour l’heure cependant, Thurstan ­Redding n’a pas réussi à convaincre ses géniteurs de quitter Londres pour s’installer dans ce paradis du Hertfordshire. Peut-être que, lorsqu’on a 25 ans, on peine à se glisser complètement dans la peau de ses vieux parents.




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Commissaire européen à la sécurité, Sir Julian King annonce, dans une tribune au « Monde », la publication prochaine d’une proposition législative européenne imposant aux plates-formes une série de normes pour entraver la propagande de l’organisation  Etat islamique sur Internet.
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Union européenne : « S’attaquer à la diffusion des contenus à caractère terroriste en ligne constitue une priorité absolue »

Commissaire européen à la sécurité, Sir Julian King annonce, dans une tribune au « Monde », la publication prochaine d’une proposition législative européenne imposant aux plates-formes une série de normes pour entraver la propagande de l’organisation  Etat islamique sur Internet.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 09h59
    |

Sir Julian King (Commissaire européen à la sécurité)







                        



                                


                            
Tribune. La menace que le terrorisme représente pour l’Europe est incontestable — le souvenir de ce dont j’ai été témoin lorsque je me suis rendu sur les lieux de l’attentat de Nice, il y a deux ans, est intact. Malheureusement, ce tragique événement est loin d’être isolé. Ces dernières années, l’Europe a été la cible de nombreux attentats terroristes – et la France fait partie des Etats membres qui ont payé un très lourd tribut avec un total de 245 victimes décédées entre 2015 et 2018 (Paris mais aussi, Marseille, Trèbes, etc.).
Dans presque tous les cas, les auteurs de ces attentats avaient utilisé Internet pour diffuser leur message de haine, fournir des informations sur la manière de commettre des atrocités et se vanter de leurs résultats mortels.
Les Etats membres restent en première ligne s’agissant de la lutte contre le terrorisme, mais l’Union européenne (UE) aussi a un rôle à jouer pour soutenir et compléter l’action au niveau national, en particulier quand il s’agit de s’attaquer aux contenus terroristes en ligne, un problème qui, par nature, transcende les frontières.
Le lien entre Internet et le terrorisme est manifeste, l’organisation Etat islamique (EI) ayant fait d’Internet un outil de propagande majeur. Malgré son récent recul sur le terrain, ses activités de propagande en ligne ne semblent guère faiblir – près de 700 nouveaux messages officiels de l’EI ont été produits durant le seul mois de janvier.
Priorité absolue
Selon Europol, plus de 150 plates-formes en ligne – établies pour la plupart hors de l’UE – sont exploitées afin d’héberger des contenus à caractère terroriste et d’en faciliter la diffusion. Parmi elles se trouvent des entreprises de toute taille allant de simples services d’hébergement et de partage de fichiers aux médias sociaux traditionnels.
Autre point important : les contenus terroristes se propagent avec une extrême rapidité sur la Toile : trois quarts des liens vers la propagande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Pour la deuxième soirée, des sympathisants d’extrême droite ont manifesté après le meurtre d’un homme. « La haine dans la rue » n’a pas sa place, a prévenu Angela Merkel.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 27/08/2018
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A Chemnitz, « Marx, c’est du passé. Les nations sont de retour »

Pour la deuxième soirée, des sympathisants d’extrême droite ont manifesté après le meurtre d’un homme. « La haine dans la rue » n’a pas sa place, a prévenu Angela Merkel.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 06h54
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 16h51
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            Thomas Wieder (Chemnitz (Allemagne), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Avec son mètre quatre-vingt-douze, son regard sombre et ses chaussures à épais crampons, Ali ne manque pas d’arguments pour faire réfléchir ceux qui voudraient lui chercher des embrouilles. Malgré cela, cet Afghan de 19 ans, réfugié en Allemagne depuis novembre 2015, le reconnaît sans détours : « Aujourd’hui, j’ai peur. Bien sûr, cela ne m’empêche pas de vivre. Mais je sais désormais que tout peut m’arriver d’un instant à l’autre. »
Lundi 27 août, Ali faisait partie du gros millier de manifestants qui se sont rassemblés dans le centre-ville de Chemnitz (Allemagne) afin de tenir tête à l’extrême droite venue battre le pavé, pour la deuxième journée consécutive. Des rassemblements dénoncés le lendemain par la chancelière Angela Merkel qui a fait savoir que « la haine dans la rue » n’a pas sa place en Allemagne.
« Ce que nous avons vu n’a pas sa place dans un Etat de droit », a déclaré la chancelière allemande lors d’une conférence de presse à Berlin avec son homologue croate. « Nous avons vu des chasses collectives, nous avons vu de la haine dans la rue, et cela n’a rien à voir avec un Etat de droit », a-t-elle insisté, évoquant les images des manifestations à Chemnitz de ces deux derniers jours, après qu’un Allemand de 35 ans a été tué au couteau, dans la nuit de samedi à dimanche. Un meurtre dont ont été immédiatement suspectés un Irakien et un Syrien d’une vingtaine d’années – les deux hommes ont été arrêtés lundi par la police –, et qui a été suivi de représailles.
Dimanche, des vidéos amateurs ont été diffusées sur les réseaux sociaux et à la télévision montrant des skinheads en train d’agresser des personnes d’origine étrangère. « Quand j’ai vu ces images et que j’ai su qu’une contre-manifestation était organisée, j’ai décidé de venir, mais c’est la première fois que je participe à ce genre de rassemblement. Je ne suis pas à l’aise avec la politique », raconte Ali, à l’évidence un peu perdu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ A 78 ans, celle qui règne depuis 1972 n’entend pas abdiquer et profite de sa forte popularité pour diffuser un message de tolérance en pleine crise migratoire. Les 28 et 29 août, elle reçoit Emmanuel Macron pour une visite d’Etat.
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Margrethe II, l’inoxydable reine du Danemark


                      A 78 ans, celle qui règne depuis 1972 n’entend pas abdiquer et profite de sa forte popularité pour diffuser un message de tolérance en pleine crise migratoire. Les 28 et 29 août, elle reçoit Emmanuel Macron pour une visite d’Etat.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 06h03
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            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        

Comment doit-on s’adresser à la femme qui est à la tête de la plus ancienne monarchie d’Europe ? Assise dans un fauteuil d’époque, devant une table basse en verre où reposent tabatière et cendrier doré – la reine du Danemark est une fumeuse invétérée –, Margrethe II sourit et répond en français : « Madame ou Sa Majesté feront très bien l’affaire. »
Frêle dans son tailleur jupe droite et veste gris clair boutonnée sur un chemisier jaune poussin, les cheveux blancs ramassés en chignon, la souveraine danoise reçoit dans sa bibliothèque, plafond haut et murs couverts de livres, à l’étage du palais Christian IX, sa résidence d’hiver, à Copenhague.
Quarante-six ans de règne
A 78 ans, parmi les têtes couronnées européennes, au concours de longévité sur le trône (qu’elle occupe depuis 1972), Margrethe II affiche quatorze ans de moins au compteur qu’Elisabeth II, mais elle bat tous ses homologues masculins. A croire que l’abdication serait un luxe réservé aux hommes.
Comme la reine d’Angleterre, la Danoise a fait savoir qu’elle ne renoncerait pas à sa couronne, même après quarante-six ans de règne, qui font d’elle un témoin majeur de l’histoire de son pays et de l’Europe. Elle a ainsi rencontré tous les présidents français depuis René Coty, venu, en 1955, rendre visite à ses parents, le roi Frédéric IX et Ingrid de Suède. Ne manque à son carnet de bal que le nouveau locataire de l’Elysée – « Il est là depuis si peu de temps ! » Le mal sera réparé les 28 et 29 août, avec la première visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Danemark.
« J’étais intimidée. Mais je me disais quelle chance de pouvoir vivre toute ma vie au Danemark ! » Margrethe II, au sujet de son accession au trône
Margrethe II n’est pas née princesse héritière. Aînée de trois filles, elle l’est devenue à l’âge de 13 ans, quand la Constitution du royaume a été amendée et la loi de succession modifiée par référendum : 78 % des électeurs danois ont voté pour...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Un projet de loi d’habilitation qui doit ensuite être voté au Parlement d’ici à la fin de l’année. Ces mesures viseront à « atténuer les difficultés » d’un divorce sans accord.
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Brexit : Philippe demande au gouvernement de travailler au scénario sans accord

Un projet de loi d’habilitation qui doit ensuite être voté au Parlement d’ici à la fin de l’année. Ces mesures viseront à « atténuer les difficultés » d’un divorce sans accord.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 22h47
   





                        


Edouard Philippe a demandé lundi 27 août à ses ministres de travailler aux mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l’Union européenne échoueraient à trouver un accord sur le Brexit, a annoncé Matignon. Ces mesures devront viser à « atténuer les difficultés liées à ce défi inédit », a fait savoir Matignon dans un communiqué.
M. Philippe a réuni les membres du gouvernement lundi après-midi pour « faire le point sur la préparation du pays aux conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui sera effective le 30 mars 2019 ».

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                Brexit : Londres se prépare au scénario noir du divorce sans accord



A l’issue, il a été décidé que « le gouvernement présentera dans les prochaines semaines un projet de loi d’habilitation », qui doit ensuite être voté au Parlement, « afin de l’autoriser à adopter par ordonnances certaines de ces mesures ».
Accord d’ici à la fin de l’année
Il s’agirait notamment de « faciliter le séjour des ressortissants britanniques déjà présents en France » ou d’« assurer la plus grande fluidité possible des contrôles aux frontières lorsque le Royaume-Uni sera devenu un pays tiers à l’Union européenne », a précisé Matignon.
Devant les ambassadeurs réunis lundi, Emmanuel Macron a dit souhaiter que « l’accord se fasse d’ici la fin de l’année ». « Le gouvernement continue de travailler sur une hypothèse de conclusion positive des négociations », a insisté Matignon.

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                Brexit : le doute sur l’issue subsiste, mais la négociation va s’intensifier



Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici au sommet européen d’octobre pour pouvoir organiser le retrait britannique de l’UE mais les négociations patinent, suscitant des craintes d’une absence d’accord. Une éventualité toutefois jugée « improbable » par le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, qui doit s’entretenir cette semaine avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Près de 2 000 personnes se sont rassemblées. Cette manifestation intervient au lendemain d’une « chasse collective » aux immigrés dans la ville de Chemnitz.
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Allemagne : rassemblement d’extrême droite et « chasse » aux étrangers

Près de 2 000 personnes se sont rassemblées. Cette manifestation intervient au lendemain d’une « chasse collective » aux immigrés dans la ville de Chemnitz.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 21h44
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 08h03
   





                        



   


Des milliers de sympathisants d’extrême droite se sont rassemblés, lundi 27 août, dans la soirée, à Chemnitz (Allemagne) sous haute tension. Cette manifestation intervient au lendemain d’une « chasse collective » aux immigrés dans cette ville de l’ex-République démocratique allemande (RDA), dénoncée avec véhémence par la chancelière Angela Merkel.
La police a refusé de fournir une estimation du nombre de manifestants, mais les télévisions sur place ont parlé d’au moins 2 000 personnes. La police de Saxe a fait état « de quelques personnes blessées » à la suite de « jets d’articles pyrotechniques et autres objets » par des personnes au visage dissmulé, d’autres faisant le salut hitlérien. Mais elle a assuré que la situation était « sous contrôle ».
« Défendre l’Europe »
Dans cette cité de Saxe, région où l’extrême droite et les néo-nazis sont fortement implantés, les protestataires se sont retrouvés devant un immense buste de Karl Marx – Chemniz fut rebaptisée Karl-Marx-Stadt durant la période communiste – et sous une forte escorte policière après de violents incidents dimanche.

« Puisqu’un Brexit est possible, un Saxit doit l’être aussi ! » - À Chemnitz, sous la statue de Karl-Marx, un orate… https://t.co/tmjA69sbMt— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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Les forces de l’ordre, déployées en masse avec notamment des canons à eau, ont maintenu à distance un cortège de l’extrême gauche qui tentait de s’approcher du rassemblement d’extrême droite.
« Merkel doit partir », scandaient certains manifestants, arborant des drapeaux allemands, du parti d’extrême droite AfD (Alternative für Deutschland), et des pancartes telles que : « Arrêter le flot de demandeurs d’asile » ou « Défendre l’Europe ! »

A #Chemnitz, t-shirt « Rapefugees not welcome » - ou quand les réfugiés sont tout simplement assimilés à des violeu… https://t.co/6lz26J1n4J— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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Mot d’ordre de ce rassemblement organisé par le mouvement Pegida : exiger que le gouvernement garantisse « la sécurité de ses citoyens » après le meurtre d’un Allemand de 35 ans vraisemblablement commis par deux jeunes étrangers, un Syrien et un Irakien.

« Abschieben ! Abschieben ! » (Expulsions ! Expulsions !), scandent ces manifestants - ils sont plusieurs milliers… https://t.co/ZklbyXRtMf— ThomasWieder (@Thomas Wieder)


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Appels sur les réseaux sociaux
Quelque 800 personnes, dont une cinquantaine prêtes à en découdre avec la police, s’étaient rassemblées dimanche à la suite d’appels en ce sens sur les réseaux sociaux, selon Sonja Penzel, qui dirige la police de la ville. Ces sympathisants d’extrême droite avaient « attaqué à coups de jets de bouteilles et de pierres » des policiers qui ont dû faire usage de gaz lacrymogènes, selon Mme Penzel.
Ils avaient également lancé dans les rues des « chasses collectives » contre des étrangers que la chancelière a dénoncées promptement. Ces événements « n’ont pas leur place dans notre Etat de droit », a affirmé son porte-parole, Steffen Seibert.
« Il est important pour le gouvernement, pour tous les élus démocrates et, je pense, pour une large majorité de la population de dire clairement que de tels attroupements illégaux et chasses collectives visant des gens d’apparence ou d’origine différente, ou encore les tentatives de semer la haine dans les rues, n’ont pas leur place dans notre pays. »
Tensions ravivées
Cette affaire a ravivé les tensions autour de la question migratoire en Allemagne, quasi permanentes depuis trois ans et l’arrivée de plus d’un million de réfugiés. En Saxe, région qui ne compte que 4,4 % d’étrangers au sein de sa population, la communauté turque a dénoncé « des tentatives de pogrom ».
Cette affaire survient dans un contexte politique tendu pour la chancelière Angela Merkel. Elle se voit régulièrement accusée par ses détracteurs et le président américain, Donald Trump, d’avoir contribué à la hausse de la criminalité en Allemagne en ouvrant les portes du pays aux migrants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Devant les ambassadeurs, le président tire les leçons de l’unilatéralisme américain et appelle les Européens à prendre leurs responsabilités.
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Syrie, Iran, Europe : Emmanuel Macron contraint à la lucidité

Devant les ambassadeurs, le président tire les leçons de l’unilatéralisme américain et appelle les Européens à prendre leurs responsabilités.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 19h21
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 14h33
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

Le volontarisme enthousiaste de son premier discours aux ambassadeurs, en 2017, s’est teinté d’une part d’ombre. En ouvrant, le 27 août à l’Elysée, le rendez-vous annuel de la diplomatie française – intitulé pour la première fois « Conférence des ambassadeurs et des ambassadrices » –, où le chef de l’Etat fixe ce que seront les grandes orientations de la poli­tique extérieure, Emmanuel Macron a évoqué avec lucidité les défis d’une scène mondiale toujours plus complexe et incertaine.
Il y a la crise du multilatéralisme – « les Etats-Unis, les partenaires avec qui nous avons construit l’ordre de l’après-guerre, tournent le dos à cette histoire commune ». Il y a la montée du nationalisme en Europe et la nécessité de mieux comprendre « les identités profondes et les imaginaires collectifs qui conditionnent les peuples ». Il y a aussi, aux portes de l’Europe, les crises du Proche-Orient à commencer par celle en Syrie, où la situation est « alarmante », notamment dans la région d’Idlib, ultime refuge de la rébellion et des djihadistes, menacée par une offensive d’ampleur par les forces du régime et de leurs alliés russe et iranien.

Favoriser « la stabilité »
La sécurité et la lutte contre le terrorisme islamiste demeurent une des grandes priorités de l’action diplomatique d’Emmanuel Macron. Cela implique la stabilisation de la Syrie et de l’Irak, même si l’organisation Etat islamique (EI) a désormais perdu la quasi-totalité des territoires qu’elle ­contrôlait. Alors que se dessinent « l’heure de vérité » et les derniers mois du conflit avec la victoire du régime, Emmanuel Macron n’a cessé de tenter – sans grand succès – de remettre la France dans le jeu diplomatique sur la Syrie.
Le président a ainsi multiplié les gestes de bonne volonté vis-à-vis de Vladimir Poutine comme la distribution en commun, fin juillet, d’aides humanitaires dans la Ghouta orientale aux portes de Damas, précédemment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ L’opposant à Vladimir Poutine a été de nouveau condamné à deux semaines d’une vague de rassemblements contre un projet de réforme.
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Russie : Alexeï Navalny condamné à trente jours de prison

L’opposant à Vladimir Poutine a été de nouveau condamné à deux semaines d’une vague de rassemblements contre un projet de réforme.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 11h30
    |

                            Intérim (à Moscou)








                        



   


Alexeï Navalny passera la rentrée en prison. Le leader de l’opposition au Kremlin a été condamné par un tribunal moscovite, lundi 27 août, à trente jours de « détention provisoire » pour avoir enfreint, au mois de janvier, la loi sur les rassemblements non autorisés. Une routine pour l’avocat de 42 ans. Pourfendeur depuis dix ans de la corruption des élites au pouvoir, il s’était imposé lors des mouvements de rue anti-Kremlin de 2011-2012. Depuis, il est régulièrement arrêté. Dernière incarcération en date : au mois de mai, durant trente jours, pour avoir organisé des marches de protestation à travers le pays contre la réélection de Vladimir Poutine après dix-huit ans au pouvoir.

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                Russie : l’opposant Alexeï Navalny interpellé devant son domicile



Cette fois, Alexeï Navalny s’apprêtait à coordonner, le 9 septembre, des rassemblements dans de nombreuses villes contre la réforme qui, non inscrite dans le programme électoral du président, a depuis fait baisser sa popularité : la hausse de l’âge de départ à la retraite. Annoncée en catimini par le gouvernement quelques heures avant la cérémonie d’ouverture du Mondial de football en Russie, le 14 juin, cette réforme prévoit d’augmenter progressivement cette échéance à 63 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes, contre 55 et 60 actuellement. Ce relèvement, le premier en quatre-vingt-dix ans, est un choc pour les Russes. Depuis les communistes jusqu’à Alexeï Navalny, la plupart des organisations politiques ont organisé cet été la fronde contre cette réforme, actuellement en lecture au Parlement, de la sacro-sainte retraite, rare héritage social soviétique conservé et choyé.
Vrais-faux scrutins
« Le vieux Poutine a tellement peur de notre action du 9 septembre contre la hausse de l’âge de la retraite que je me vois infliger trente jours de prison et ne pourrai plus moi-même participer à l’organisation. Mais je ne doute pas que vous y arriverez sans moi… », a prévenu Alexeï Navalny sur son blog, quelques minutes après sa condamnation. Le scénario était écrit d’avance : pour cette manifestation, le dirigeant de l’opposition n’avait pas choisi par hasard la date du 9 septembre. Ce sera le jour des élections régionales dans toute la Russie, notamment la municipale à Moscou. De vrais-faux scrutins qui, bien orchestrés dans la capitale comme ailleurs, sans vraie candidature d’opposition, sont promis au parti du Kremlin, Russie unie. Faire descendre des gens dans la rue ce jour-là était donc une manière de protester, bien au-delà de la réforme des retraites.

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                Russie : la stratégie du boycottage de l’opposant Alexeï Navalny



Mais la mairie de Moscou, comme les autres autorités régionales, ont rappelé une évidence qu’Alexeï Navalny ne pouvait pas ignorer : il est interdit d’appeler à descendre dans la rue un jour d’élection. Le Parti communiste, mouvement d’opposition autorisé et partiellement contrôlé par le Kremlin, organisera son propre rassemblement sur les retraites dimanche 2 septembre, avec l’aval des autorités. Le mouvement d’Alexeï Navalny, lui, est triplement mis au ban. Ses manifestations sont interdites. Pour la troisième fois, l’enregistrement de son parti, Russie du futur, vient d’être rejeté par le ministère de la justice. Et son chef passera à nouveau un mois en prison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Accusant Moscou d’être responsable de l’empoisonnement d’un ex-agent double à Londres, Washington a interdit l’exportation de certains produits technologiques et les ventes d’armes.
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Empoisonnement au Novitchok : nouvelles sanctions commerciales américaines contre la Russie

Accusant Moscou d’être responsable de l’empoisonnement d’un ex-agent double à Londres, Washington a interdit l’exportation de certains produits technologiques et les ventes d’armes.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h39
   





                        



   


Les sanctions américaines contre Moscou, suite à l’attaque à l’agent chimique innervant Novitchok, au printemps dernier à Londres, sont entrées en vigueur lundi 27 août.
Début août, Washington est parvenu à la conclusion, comme Londres auparavant, que l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à l’agent Novitchok était imputable à la Russie. Selon un avis publié lundi au Journal officiel fédéral, les mesures punitives sont donc entrées en vigueur.
Elles portent notamment sur l’exportation de certains produits technologiques, comme des appareils ou de l’équipement électroniques, ou sur les ventes d’armes à la Russie. Mais Washington a exclu de la liste plusieurs types de produits, ainsi que ce qui est lien avec la coopération spatiale, au nom des « intérêts de sécurité nationale ». De la même manière, la fin de l’aide étrangère à la Russie, théoriquement prévue par les sanctions, est « suspendue ».

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                De nouvelles sanctions américaines seraient une « déclaration de guerre économique », selon Medvedev



Ultimatum de 90 jours
L’impact réel des mesures est donc difficile à évaluer, mais un haut responsable américain avait estimé début août qu’elles pourraient coûter « des centaines de millions de dollars » à l’économie russe. Surtout, elles pourraient être suivies d’autres plus sévères, et l’annonce de cette décision avait suffi à faire chuter les marchés financiers russes et le rouble.
Une loi américaine de 1991 sur l’élimination de l’usage des armes chimiques et biologiques oblige le président américain à imposer des sanctions contre toute personne étrangère s’il « détermine qu’elle a sciemment contribué aux efforts d’un pays pour acquérir ou faire l’usage d’armes chimiques ou biologiques ».
La Russie a désormais 90 jours pour déclarer qu’elle n’utilise plus d’armes chimiques ou biologiques, s’engager à ne plus le faire à l’avenir et permettre des inspections pour s’assurer de leur élimination.
En cas de non-respect de ces exigences, une deuxième salve de sanctions « draconiennes » sera décrétée, avait prévenu début août l’administration américaine, notant qu’elles pourraient aller jusqu’à interdire les aéroports américains aux compagnies aériennes russes ou même suspendre les relations diplomatiques entre les deux pays.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Cette annonce survient au moment où une attaque militaire du régime syrien contre la province d’Idlib, ultime fief insurgé du pays, semble imminente.
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Syrie : sommet entre Moscou, Téhéran et Ankara pour sortir de la crise

Cette annonce survient au moment où une attaque militaire du régime syrien contre la province d’Idlib, ultime fief insurgé du pays, semble imminente.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 14h27
   





                        



   


Les chefs de l’Etat turc, russe et iranien s’entretiendront le 7 septembre en Iran pour leur troisième sommet tripartite sur la Syrie, a annoncé lundi 27 août la TRT, télévision d’Etat turque. Cette annonce survient au moment où une attaque du régime syrien contre la province d’Idlib, ultime fief insurgé du pays, semble imminente.
Cette région était une des « zones de désescalade » mises en place en Syrie à l’issue des négociations de paix d’Astana, parrainées par la Russie et l’Iran, soutiens du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles. Lors d’une visite à Moscou la semaine dernière, le ministre turc des affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mis en garde contre une possible « catastrophe » en cas de « solution militaire » à Idlib.
Paris et Berlin absents
La dernière rencontre de ce type entre les présidents russe, turc et iranien a eu lieu à Ankara en avril, et avant cela à Sotchi, en Russie, en novembre dernier. Selon la chaîne privée NTV, le sommet aura lieu à Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran. Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, avait annoncé mi-août que ce sommet aurait lieu « au cours de la première semaine de septembre ».

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M. Erdogan avait toutefois indiqué fin juillet qu’il souhaitait organiser le 7 septembre un sommet sur la Syrie en Turquie avec Moscou, Paris et Berlin. Mais selon des informations parues dans la presse ces dernières semaines, il semblait de plus en plus probable qu’un tel sommet ne se tiendrait finalement pas et serait remplacé par le sommet tripartite en Iran.

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Accord de coopération militaire Iran-Syrie
Cette annonce intervient alors que l’Iran et la Syrie ont signé un accord de coopération militaire, a rapporté lundi 27 août l’agence de presse iranienne Tasnim. La visite à Damas du ministre iranien de la défense, Amir Hatami, apparaît d’ailleurs comme un pied-de-nez à l’adresse des Etats-Unis, qui ont réclamé avec insistance ces derniers temps, et encore la semaine dernière par la voix du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, le retrait des forces iraniennes de Syrie, où elles soutiennent Assad.
De hauts responsables iraniens ont déclaré que leurs forces étaient présentes en Syrie à l’invitation du gouvernement de Damas et qu’ils n’avaient pas le projet de les retirer à court terme. Plus de 1 000 combattants iraniens, dont des officiers de haut rang de l’unité d’élite des gardiens de la révolution, sont morts en Syrie depuis le début du conflit en 2012.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le président reprend à Copenhague son marathon diplomatique pour préparer les élections européennes, son premier véritable test électoral.
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La marche contrariée de Macron sur l’Europe

Le président reprend à Copenhague son marathon diplomatique pour préparer les élections européennes, son premier véritable test électoral.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 08h14
    |

            Cédric Pietralunga et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Officiellement, pas question de parler de « campagne ». Mais dans les faits, cela y ressemble beaucoup. Mardi 28 août, Emmanuel Macron reprend à Copenhague son marathon diplomatique au sein de l’Union européenne (UE) – il s’est déjà rendu dans quatorze des vingt-huit pays de l’UE depuis le début de son mandat – destiné à préparer les élections européennes du 26 mai 2019. Un scrutin stratégique pour le chef de l’Etat français, dont ce sera le premier véritable test électoral depuis son élection surprise il y a un peu plus d’un an.
« La rentrée européenne sera active et de combat, reconnaît l’Elysée. En un an, le monde a beaucoup changé. On assiste à une montée du nationalisme, à une crise du multilatéralisme. Il faut être encore plus réactif, encore plus actif. »
Après une visite d’Etat de deux jours au Danemark – la première depuis trente-six ans –, M. Macron se rendra en Finlande le 30 août. Il sera aussi le 6 septembre au Luxembourg, au côté de Xavier Bettel, le premier ministre du Grand-Duché, et de Charles Michel, le chef du gouvernement belge. Il accueillera la chancelière allemande, Angela Merkel, à Paris le lendemain, puis se rendra à Salzbourg (Autriche) le 20 septembre, pour une réunion informelle des chefs d’Etat européens.
Yves Bertoncini, Mouvement européen
Objectif de cette tournée : convaincre les partenaires de la France qu’il faut agir, car l’heure est grave. Alors que l’élection de M. Macron avait soulevé un vent d’espoir parmi les europhiles, différents scrutins ont depuis refroidi les ardeurs.
En Autriche, en Italie ou en République tchèque, les partis eurosceptiques ont progressé et même accédé au pouvoir. A Rome notamment, la coalition entre La Ligue et le Mouvement 5 étoiles a fait du « bashing » anti-UE un mode...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Lars Lokke Rasmussen prône le pragmatisme et exprime ses divergences avec Emmanuel Macron, avant la visite du président français au Danemark mardi et mercredi.
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« Le moment n’est pas à une grande réforme de l’UE », selon le premier ministre danois

Lars Lokke Rasmussen prône le pragmatisme et exprime ses divergences avec Emmanuel Macron, avant la visite du président français au Danemark mardi et mercredi.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 10h57
    |

            Anne-Françoise Hivert (Copenhague, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Emmanuel Macron se rend, mardi 28 et mercredi 29 août, au Danemark, pour la première visite d’un chef d’Etat français dans le royaume scandinave depuis 1982. Le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, président du Parti libéral, exprime ses divergences avec M. Macron sur les réformes européennes.
L’avenir de l’Union européenne est une des questions à l’agenda de la visite d’Emmanuel Macron au Danemark. Vous n’avez pas les mêmes vues sur le sujet ?
Tout d’abord, je tiens à souligner que nous sommes très satisfaits de l’énergie apportée par M. Macron sur la question européenne. Elle a déjà eu un impact, dans la façon, par exemple, dont nous conduisons nos réunions : l’idée du « programme des dirigeants », où nous nous rencontrons de façon informelle, en parlant sans notes, nous permettant d’avoir une vraie conversation politique. Mais il est vrai que nous avons des divergences sur la nécessité de réformer institutionnellement l’Union.
Quelles sont les positions du Danemark ?
Je crois que nous faisons preuve d’un peu plus de sang-froid. De pragmatisme, peut-être. Le moment est venu de fournir des résultats, pas de lancer une grande réforme institutionnelle. Aujourd’hui, nous pourrions faire plus, dans le cadre existant. Je suis un grand défenseur du marché commun. Nous pourrions le développer dans des domaines comme l’énergie ou le numérique. Les Danois sont attachés à la coopération européenne et au marché commun. Mais, quand on évoque des réformes institutionnelles, ils se soucient de la souveraineté nationale. Je préfère donc qu’on se concentre sur le fond, plutôt que sur la forme, même si j’ai bien conscience que la forme peut avoir un impact.
Votre ministre des finances a signé un texte, avec sept de ses homologues des pays du nord de l’Europe, qui s’opposait à une réforme de la zone euro, dont vous n’êtes pas membres. Pourquoi ?
Nous ne faisons peut-être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le ministre de l’intérieur italien a finalement laissé descendre les passagers du « Diciotti ».
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Matteo Salvini visé par une enquête pour « séquestration » de migrants

Le ministre de l’intérieur italien a finalement laissé descendre les passagers du « Diciotti ».



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 10h37
    |

                            Margherita Nasi (Rome, correspondance)








                        



                                


                            

« Matteo, ça suffit maintenant, il faut trouver une solution. Je ne tiens plus mes troupes. » Passé le 25 août au ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, le coup de fil de Luigi Di Maio, tel que retranscrit par le Corriere della Sera, traduit, sinon un désaccord, du moins un malaise. Plusieurs cadres de son parti, le Mouvement cinq étoiles (M5S)- qui gouverne en coalition avec La Ligue (extrême droite) de M. Salvini -, réclament la libération des passagers du Diciotti, bloqués depuis près d’une semaine dans le port de Catane. A l’avant-poste de la fronde figure même le président de la Chambre des députés, Roberto Fico.
Le 26 août au matin, leur supplique est enfin entendue : les 137 migrants qui se trouvaient à bord du patrouilleur des gardes-côtes italiens ont tous pu débarquer. Une vingtaine sont accueillis par l’Albanie, une vingtaine par l’Irlande, le reste par le clergé italien. « On ne peut pas faire de la politique sur le dos des pauvres », justifie Mgr Maffeis, de la Conférence épiscopale italienne.

La miséricorde ecclésiastique a sauvé la coalition gouvernementale de l’implosion, mais pas de la justice des hommes : le 25 août, le parquet a ouvert une enquête pour « séquestration, arrestations illégales et abus de pouvoir », visant notamment Matteo Salvini.
L’occasion pour Luigi Di Maio de se livrer à un subtil exercice de casuistique. S’il salue le « travail d’équipe du gouvernement », qui a su se montrer « soudé », le vice-premier ministre absout dans le même temps la magistrature : « Ne laissons pas le pays retomber dans des affrontements entre le parquet, les magistrats et les politiques », met-il en garde sur Facebook. Un prêche de jésuite, selon l’opposition. « Nous ne demandons pas à Di Maio de faire démissionner Salvini “en cinq minutes”. Non, on dit juste à Di Maio que sa double morale est une honte civile »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le Mouvement 5 étoiles s’est juré, avec son allié au pouvoir, la Ligue, de démanteler la législation existante, alors que le pays connaît, selon l’OMS, un fort risque infectieux
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En Italie, le gouvernement veut défaire la vaccination obligatoire

Le Mouvement 5 étoiles s’est juré, avec son allié au pouvoir, la Ligue, de démanteler la législation existante, alors que le pays connaît, selon l’OMS, un fort risque infectieux



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 10h47
    |

                            Margherita Nasi (Rome, correspondance)








                        



                                


                            

Le gouvernement italien prépare les esprits à une épidémie de rougeole. « Il ne faut pas s’illusionner et penser que personne ne mourra », a sereinement déclaré la ministre de la santé, Giulia Grillo, dans le Corriere della sera, le 8 août. Membre du Mouvement 5 étoiles (M5S), elle compte honorer les promesses électorales de sa coalition – le M5S et la Ligue – et reporter d’un an l’obligation vaccinale pour les écoliers.
Validé par le Sénat début juillet, un amendement en ce sens doit encore être examiné par les députés, qui ne se réuniront qu’à partir du 11 septembre, donc après la rentrée des classes, car celle-ci a lieu entre le 5 et le 11, selon les régions. D’ici là, chefs d’établissement, médecins et parents sont sur le pied de guerre.

Les prémices de cette bataille remontent à juillet 2017. Après une recrudescence de cas de rougeole et de méningite en Italie, la loi Lorenzin – du nom de la précédente ministre de la santé des gouvernements Renzi et Gentiloni – introduit dix vaccins obligatoires et gratuits pour les enfants de 0 à 16 ans (rougeole, rubéole, poliomyélite, diphtérie, tétanos, hépatite B, coqueluche, haemophilus de type B, varicelle et oreillons).
Pour être admis à la crèche ou à la maternelle, les enfants doivent présenter un certificat délivré par une unité sanitaire locale. Les parents d’élèves de primaire, collège et lycée sont passibles d’une amende de 100 euros à 500 euros en cas de manquement.
« La vaccination doit être un choix libre, pas une imposition soviétique », s’était alors plaint le chef de la Ligue, Matteo Salvini. Et d’ajouter : « Je ne souhaite pas que des multinationales ou des maisons pharmaceutiques prennent l’Italie pour un pays cobaye. » Depuis, devenu ministre de l’intérieur, il a remercié « pour leur courage » deux médecins qui lèvent actuellement des fonds en vue d’acquérir un microscope de 70 000 euros permettant de prouver, selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Nicky Verstappen, onze ans, avait disparu d’un camp de jeunesse dans la nuit du 9 au 10 août 1998 dans le sud des Pays-Bas. Une recherche ADN a trahi le suspect.
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Un homme soupçonné du meurtre d’un garçon néerlandais arrêté en Espagne

Nicky Verstappen, onze ans, avait disparu d’un camp de jeunesse dans la nuit du 9 au 10 août 1998 dans le sud des Pays-Bas. Une recherche ADN a trahi le suspect.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 03h58
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h14
   





                        


Un suspect dans une affaire de meurtre d’un jeune garçon, commis aux Pays-Bas il y a vingt ans et qui continue d’ébranler ce pays, a été arrêté en Espagne, a déclaré la police néerlandaise, dimanche 26 août au soir. Il a été interpellé dans une zone montagneuse près de Castellterçol, à 50 kilomètres de Barcelone, « alors qu’il sortait couper du bois », a fait savoir la police espagnole dans communiqué.
Il a été présenté lundi devant la justice espagnole. Le tribunal, chargé de décider de son extradition, a indiqué lundi après-midi que le suspect « a accepté d’être remis aux Pays-Bas ».
L’homme, un Néerlendais de 55 ans, avait été vu pour la dernière fois en France. Le suspect, qui travaillait auparavant chez les scouts et qui serait un expert en survie, y possède un chalet dans les Vosges, dans le nord-est de la France.
Nicky Verstappen, onze ans, avait disparu d’un camp de jeunesse dans la nuit du 9 au 10 août 1998 dans la province de Limbourg, dans le sud des Pays-Bas. Ce camp d’été se tenait dans la réserve naturelle de Brunssummerheide, près de la frontière avec l’Allemagne.
Recherches de grande envergure
Le corps de l’enfant, agressé sexuellement avant d’être tué, avait été découvert le lendemain soir près du camp. Selon des médias néerlandais, le suspect est originaire de Simpelveld, une petite ville du sud des Pays-Bas.
Au moment des faits, la police avait effectué des recherches de grande envergure, suivies de près par les médias et le public néerlandais. Mais le tueur n’avait jamais été découvert. En février dernier, la police du Limbourg a lancé la plus grande recherche sur l’ADN jamais effectuée aux Pays-Bas. « Dans une ultime tentative pour obtenir une réponse à la question de savoir qui a laissé des traces [sur les vêtements de l’enfant] est mené un prélèvement ADN à grande échelle », a alors expliqué la police néerlandaise.
Elle a invité 21 500 hommes, âgés de 18 à 75 ans, à venir donner leur ADN dans six lieux de prélèvement.
Tracer par la famille
La police a souligné que ces hommes n’étaient pas des suspects : il s’agit, a-t-elle dit, de savoir « si celui qui donne son ADN est un membre de la famille de celui qui a laissé des traces sur le lieu de la découverte de Nicky ».
En fouillant son chalet dans les Vosges, la police a découvert des traces d’ADN sur ses affaires personnelles. Et cela correspondait avec celles mises au jour sur les affaires du jeune garçon. Porté disparu par sa famille en avril, le suspect a été arrêté « grâce à un témoin qui l’a reconnu après avoir vu sa photo dans les médias ces derniers jours », ont ajouté les enquêteurs, saluant la « bonne coopération » avec la police espagnole.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’ancien nonce Carlo Maria Vigano affirme avoir averti François dès 2013 sur les dérives de Theodore McCarrick, qui a démissionné au mois de juillet, à l’âge de 88 ans.
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Pédophilie dans l’Eglise : un prélat accuse le pape d’avoir couvert un cardinal américain

L’ancien nonce Carlo Maria Vigano affirme avoir averti François dès 2013 sur les dérives de Theodore McCarrick, qui a démissionné au mois de juillet, à l’âge de 88 ans.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h21
    |

            Cécile Chambraud (Dublin, envoyée spéciale)








                        



Les accusations concernant les scandales sexuels et leur « gestion » par l’Eglise catholique visent désormais directement les plus hauts responsables du Vatican et alimentent la bataille entre les partisans et les adversaires du pape François.
Diffusée dimanche 26 août au petit matin, une charge virulente a eu pour effet de parasiter la seconde journée de la visite du pontife argentin en Irlande, pays où des milliers d’enfants, de jeunes et de femmes ont été concernés par diverses formes de violence commises par des prêtres ou des religieux, et où l’Eglise catholique s’échine à retrouver une crédibilité morale.

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Dans un texte de onze pages publié par le site américain National Catholic Register, un ancien diplomate du Saint-Siège accuse le sommet de l’Eglise d’avoir été informé de l’inconduite sexuelle du cardinal américain, Theodore McCarrick, dès 2000 et de l’avoir malgré tout nommé archevêque de Washington en novembre de cette année-là, puis cardinal.
L’auteur de ce brûlot est l’archevêque émérite Carlo Maria Vigano, 77 ans, qui fut nonce (ambassadeur du Vatican) à Washington. Il met en cause nommément une série de très hauts responsables en poste au Vatican sous l’un des trois plus récents pontificats, parmi lesquels les secrétaires d’Etat (numéro deux du Vatican) de Jean Paul II et de Benoît XVI. Il va jusqu’à demander à François de démissionner pour montrer « le bon exemple » et permettre à l’Eglise de sortir de « la conspiration du silence ».
Sortir de « la conspiration du silence »
Il affirme que François aurait été, quant à lui, informé de la conduite du cardinal McCarrick au plus tard en juin 2013, soit trois mois après son élection, mais qu’il aurait cependant levé une sanction infligée au prélat américain par Benoît XVI. Ce n’est qu’au mois d’août 2018, après des révélations dans la presse américaine, que le pape argentin a demandé à Theodore McCarrick de rendre son titre de cardinal.
Cet ancien poids lourd de l’Eglise américaine avait, semble-t-il, pour habitude de conduire des séminaristes dans son lit, dans sa maison de bord de mer. Certains d’entre eux l’ont accusé de les y avoir forcés. Un l’accuse d’avoir abusé de lui à partir de l’âge de 11 ans, une accusation jugée crédible par une enquête de l’Eglise américaine.

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On ignore pour l’instant dans quel cadre Mgr Vigano, qui fut proche de Benoît XVI, a écrit ce texte. Quant à son intention, elle n’est évidemment pas d’aider le pape François, un pape dont il est notoirement éloigné et dont, avec d’autres, il fustige les signaux d’ouverture adressés, de loin en loin, à des publics longtemps bannis par le catholicisme, au premier rang desquels les homosexuels. Son texte est un étrange mélange de faits qui sembleraient être assez faciles à vérifier, du moins pour ceux qui ont accès aux archives de la curie romaine, de choses dont il dit avoir été le témoin ou l’acteur, et d’insinuations formulées sous formes de on-dit et de questions rhétoriques.
« Un dossier épais comme ça »
Une bonne partie du texte est une dénonciation virulente et aux forts relents homophobes de ce qu’il appelle « des réseaux homosexuels », comparés aux « tentacules d’une pieuvre », qui, dans l’ombre, tireraient les ficelles dans la haute hiérarchie catholique. Il dénonce l’existence, autour du pape, d’un « courant homosexuel désireux de subvertir la doctrine catholique sur l’homosexualité » et cite une ribambelle de noms de dignitaires censés en faire partie, notamment dans l’entourage de François. Il attribue une grande partie des abus sexuels commis dans le cadre de l’Eglise à la présence de prêtres homosexuels.

   


Mgr Vigano affirme que les autorités vaticanes auraient été informées de la conduite de Theodore McCarrick par un premier courrier en novembre 2000, qui a transité par un nonce précédent, puis par un second rapport, que lui-même aurait transmis à la secrétairerie d’Etat en décembre 2006, puis par un troisième texte en 2008. « Tous les rapports, lettres et autres documents mentionnés ici sont disponibles à la secrétairerie d’Etat du Saint-Siège ou à la nonciature apostolique à Washington », précise l’auteur dans une note en bas de page.
Le pape François a achevé sa visite en Irlande en demandant pardon pour les nombreuses sortes d’abus commis au cours de plusieurs décennies
L’ancien nonce fait une autre affirmation pour le moins insolite. Selon lui, Benoît XVI aurait finalement pris des sanctions contre Theodore McCarrick en « 2009 ou 2010 ». Le pontife allemand lui aurait imposé de ne plus vivre au séminaire, de ne plus dire la messe, de ne pas tenir de réunions en public, de ne plus voyager et l’aurait astreint à une vie de prière et de pénitence. Le problème, c’est que de telles mesures ne semblent jamais avoir été en vigueur.

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Concernant François, il raconte que lors d’une rencontre avec le nouveau pape, il lui aurait dit qu’au département chargé des évêques, il y avait « un dossier épais comme ça » sur le cardinal McCarrick et sur son comportement avec les séminaristes et que Benoît XVI l’avait sanctionné. Mais le pontife argentin, accuse-t-il, a « continué à le couvrir » et n’a pas fait appliquer les sanctions.
Un « hiver irlandais »
Interrogé au sujet de cette note lors de la conférence de presse tenue dans l’avion qui le ramenait à Rome, dimanche soir, le pape François n’a même pas pris la peine de réfuter les assertions de l’ancien diplomate. « Lisez attentivement le document et faites-vous votre propre jugement. Je ne dirai pas un mot là-dessus. Je pense que le document parle de lui-même. (…) Quand un peu de temps aura passé et que vous aurez vos conclusions, peut-être je parlerai », a déclaré le chef de l’Eglise catholique, entre agacement et dédain.

   


François a achevé sa visite en Irlande comme il l’a commencée : en demandant pardon pour les nombreuses sortes d’abus commis en Irlande au cours de plusieurs décennies, et qui ont été mis au jour dans les années 1990 et, surtout, 2000. A l’occasion de la messe finale organisée à Phoenix Park, à Dublin, il a longuement demandé « pardon pour les abus commis » et « pour quelques membres de la hiérarchie qui ne se sont pas préoccupés de ces situations douloureuses et ont gardé le silence ».
Quelque 300 000 personnes ont assisté à cette cérémonie sous un ciel bas, giflé par la pluie et le vent. L’archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, a rappelé, dans un bref discours, qu’il y a quarante ans, ils étaient plus d’un million lors de la messe dite, au même endroit, par Jean Paul II. C’était avant que les crimes alors en cours ne soient connus. La foule a été souvent clairsemée lors de ce voyage.

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Depuis, l’institution a connu un « hiver irlandais », a résumé l’archevêque, qui espère « un nouveau printemps pour l’Eglise d’Irlande ». Dans le centre de Dublin, environ 5 000 victimes d’abus de religieux et leurs sympathisants ont, à la même heure, participé à une manifestation intitulée « Debout pour la vérité ».
Le pape recommande la psychiatrie pour les enfants aux « orientations homosexuelles » Le pape François a recommandé, dimanche 26 août, dans l’avion qui le ramenait d’Irlande à Rome, le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent des penchants homosexuels dès l’enfance chez leur progéniture. Un journaliste lui a demandé ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant. « Je leur dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille », a répondu le pontife. Il a aussi estimé qu’il fallait tenir compte de l’âge des personnes. « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après 20 ans », a dit Jorge Bergoglio. « Je ne dirai jamais que le silence est un remède. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité », a-t-il déclaré.



                            


                        

                        

