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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les journalistes du service Planète du « Monde » ont répondu à vos questions après l’annonce du ministre de la transition écologique et solidaire.
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Démission de Nicolas Hulot : « Le ministre a sans doute sous-estimé le poids réel des lobbys »

Les journalistes du service Planète du « Monde » ont répondu à vos questions après l’annonce du ministre de la transition écologique et solidaire.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h56
   





                        



Nicolas Hulot a annoncé, mardi 28 août, lors de la matinale de France Inter, son départ du ministère de la transition écologique et solidaire. Simon Roger, Pierre Le Hir et Rémi Barroux, journalistes au service Planète du Monde, ont répondu, dans un tchat, aux questions d’internautes sur les raisons et les enseignements de cette démission.
Dojat : Est-ce que la place des lobbyistes proches du gouvernement sera remise en cause ? Peut-on penser que le pouvoir en place est influencé par ces derniers ?
Pierre Le Hir : Sur la première partie de la question, on peut en douter ; sur la seconde partie, oui à l’évidence. Emmanuel Macron entretient en effet une relation décomplexée avec les différents groupes d’influence. Cela vaut par exemple dans le domaine de l’énergie, pour lequel EDF bénéficie — comme cela a toujours été le cas par le passé — de l’oreille attentive du chef de l’Etat et de son premier ministre, Edouard Philippe, ancien d’Areva. Cela vaut aussi, comme on l’a vu, avec les chasseurs.
L’un des éléments qui ont fini par décider Nicolas Hulot à démissionner, même si ce n’est sans doute pas le plus fondamental, a été la présence, lors d’une réunion organisée lundi 27 août, à l’Elysée, sur la réforme de la chasse, du lobbyiste attitré de la Fédération nationale des chasseurs, Thierry Coste. Une présence très mal vécue par M. Hulot.

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Tom : Ce gouvernement a-t-il réellement le meilleur bilan écologique de la Ve République, comme le prétend l’Elysée ?
Simon Roger : La phrase « meilleur bilan écologique de la Ve République » est sans doute flatteuse pour l’exécutif actuel, mais elle n’a pas sens. D’abord, parce qu’il est prématuré de tirer le « bilan écologique » d’un président qui entame seulement sa deuxième année d’exercice du pouvoir. Ensuite, parce que les enjeux écologiques ont traversé les différentes mandatures de la Ve République !
La conférence climat de décembre 2015 (COP21), par exemple, qu’on peut considérer comme un marqueur fort de l’action de la France contre le réchauffement climatique, est à porter au crédit de François Hollande…, alors qu’Emmanuel Macron n’a de cesse de répéter que Paris est leader de l’ambition climatique.
Dans le bilan de Nicolas Hulot, on retiendra sans doute le choix gouvernemental d’abandonner le projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes, un dossier vieux de plus de vingt ans.
MF : Nicolas Hulot a-t-il fait mention du projet de Bure ? Il en était un opposant avant son arrivée au gouvernement.
P. L. H. : Non, M. Hulot n’a pas évoqué le dossier du stockage de déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse. Il avait en effet affiché, par le passé, son opposition à ce projet. Depuis qu’il est ministre, il a déclaré que l’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux était « la moins mauvaise solution », même si elle n’est pas vraiment satisfaisante.
En tout état de cause, le gouvernement et le Parlement n’ont pas à se prononcer à court terme sur ce dossier, qui devra faire l’objet d’une demande d’autorisation de création avant le début des travaux.

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Alice : Qui sont les successeurs potentiels de Nicolas Hulot ?
Rémi Barroux : Emmanuel Macron et Edouard Philippe devront trouver une personne qui leur permette d’affirmer leurs « ambitions » environnementales. Leurs premiers propos insistent sur leur volonté de maintenir le cap. Dans cette optique, ils pourraient se tourner vers des personnalités crédibles sur le plan de l’écologie, telle Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie du gouvernement Fillon, que M. Macron vient de nommer à la tête de la Commission nationale du débat public.
Les deux actuels secrétaires d’Etat auprès du ministre démissionnaire de l’écologie, Brune Poirson et Sébastien Lecornu, sont plus récents sur ces dossiers, mais travaillent dessus depuis plus d’un an.
Oryza : Face au premier ministre, Edouard Philippe, ou au ministre de l’agriculture, Stéphane Travers, Nicolas Hulot avait-il le sens politique nécessaire ? Autrement dit, aurait-il pu mieux faire ?
R. B. : Nicolas Hulot fréquente le monde politique depuis longtemps, et a parlé à l’oreille de MM. Chirac, Sarkozy et Hollande. Il a aussi été le candidat malheureux d’une primaire écologiste lors de la présidentielle. Il avait donc un certain sens politique, sans pour autant avoir jamais endossé le costume ministériel. Mais, conseiller, avocat, militant…, Nicolas Hulot a sans doute sous-estimé le poids réel des lobbys sur les décideurs politiques.
Daniel : M. Castaner dit que le « gouvernement peut être fier d’avoir un bilan écologique à la hauteur des enjeux », mais n’est-ce pas pour cette raison que M. Hulot est parti ?
P. L. H. : La décision de M. Hulot traduit, plus qu’un désaccord particulier sur un point précis, son sentiment plus global que le gouvernement n’a pas pris conscience des enjeux qui, à ses yeux, conditionnent tout le reste, à savoir la crise climatique, la crise de la biodiversité, la crise sanitaire et environnementale…
Il a néanmoins évoqué, parmi les sujets de dissension, la question du nucléaire. Elle est brûlante puisque le gouvernement doit présenter, d’ici à la fin de l’année, une nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie. M. Hulot voulait qu’elle entérine une baisse du nucléaire, avec le calendrier, le nombre de réacteurs à fermer et leurs noms. Le chef de l’Etat et celui du gouvernement veulent au contraire repousser à plus tard les arbitrages sur la baisse du nucléaire. On peut imaginer que, sur ce dossier sensible, Nicolas Hulot a perdu et en a donc pris acte.

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A venir, un certain… : Quel est le bilan de M. Hulot sur la mise en place des actions post-COP21 ?
S. R. : Dans ce domaine, on doit faire l’addition des actions engagées par le ministère de Nicolas Hulot, mais également des initiatives de l’exécutif, car Emmanuel Macron s’est assez vite emparé de ce sujet hautement diplomatique. M. Hulot est à l’origine d’un « plan climat », dévoilé en juillet 2017, qui se voulait ambitieux, en cherchant à mettre la France sur la voie de la neutralité carbone d’ici à 2050.
L’Elysée a joué sa partition avec son opération « Make our planet great again », dont l’objectif est notamment d’héberger et de financer les travaux de chercheurs étrangers, ou encore avec l’organisation d’un sommet sur les finances climat, le One Planet Summit, le 12 décembre 2017, pour les deux ans de l’accord de Paris conclu à la COP21.
Mais en dépit de ces efforts, la France ne parvient pas à respecter ses propres engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ni à convaincre ses partenaires européens de rehausser leurs ambitions dans la lutte contre le réchauffement planétaire.

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Brioche : M. Hulot a annoncé avoir peur que sans sa présence il y ait trois projets d’EPR de plus dans les prochaines années. Cette crainte est-elle justifiée, malgré le fiasco de celui de Flamanville ?
P. L. H. : Trois EPR peut-être pas. Mais il est vrai qu’EDF souhaite que la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie prévoie la mise en chantier d’un second EPR, en sus de celui de Flamanville. Cette perspective peut sembler étonnante à certains, si l’on regarde les retards et les surcoûts accumulés par ce réacteur de troisième génération. Mais il est vital pour EDF, s’il veut exporter des EPR, de montrer que la France s’équipe elle-même de ce type de réacteurs. Comment vendre à des pays étrangers une technologie à laquelle la France elle-même renoncerait ?
EDF a toujours dit qu’il voulait construire dans l’Hexagone un nouveau parc nucléaire, une fois que les 58 réacteurs actuellement en activité seront arrivés en fin de vie. Et la France a prévu de réduire la part du nucléaire dans son mix électrique…, pas de sortir du nucléaire.
Hicolas Nulot : Macron perd une prise de guerre ; est-ce un tournant négatif qui s’annonce pour La République en marche, déjà empêtrée dans plusieurs affaires ?
R. B. : A l’évidence, la démission de M. Hulot n’est pas une bonne nouvelle ni à la tête de l’Etat ni pour la majorité présidentielle. S’agissant de politique écologique, là encore, il faut attendre de voir qui sera nommé en remplacement du ministre démissionnaire, et quelles seront les prochaines étapes législatives, notamment.
Il faudra observer aussi quel sera le périmètre du prochain ministère. Sera-t-il toujours chargé de secteurs aussi lourds que l’énergie, les transports… ? Les députés LRM, tels MM. Orphelin, Lambert ou Mme Pompili, engagés sur les questions écologistes, vont-ils se trouver dans une situation plus inconfortable ? L’avenir le dira rapidement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le ministre de la transition écologique a démissionné mardi. En quinze mois, il a obtenu quelques avancées, mais a aussi dû faire de nombreuses concessions.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Démission de Nicolas Hulot : quel est son bilan écologique ?

Le ministre de la transition écologique a démissionné mardi. En quinze mois, il a obtenu quelques avancées, mais a aussi dû faire de nombreuses concessions.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 14h42
    |

                            Les Décodeurs








                        



« Make our planet great again », lançait Emmanuel Macron en juin 2017. En paraphrasant le slogan de Donald Trump (« Make America great again »), le jeune chef d’Etat français veut s’afficher comme le leader de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais un an et quelques mois plus tard, lassé des « petits pas » et de se « résigner », le ministre de la transition écologique et numéro trois du gouvernement, Nicolas Hulot, claque la porte.
Entre ces deux dates, quelques avancées mais surtout beaucoup d’aménagements et de concessions.

        Démission de Nicolas Hulot en direct :
         

          « Notre bilan finira par lui faire regretter sa décision », dit l’Elysée



Les concessions
De possibles dérogations à l’interdiction du glyphosate dans trois ans
Après la décision de l’Union européenne, en novembre 2017, de renouveler la licence de l’herbicide controversé pour cinq ans, le président de la République promet que la substance, principe actif du Roundup de la firme Monsanto, sera bien interdite en France « au plus tard dans trois ans ». Nicolas Hulot, qui soutient cette position, réaffirme plusieurs fois cette échéance avant de devoir la nuancer en évoquant des « exceptions si, dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans ». Fin janvier, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert – avec lequel le ministre de l’écologie était en conflit ouvert sur de nombreux sujets – a déclaré que la France allait « essayer de sortir » du glyphosate dans les trois ans, ajoutant que « tant qu’il n’y a pas de substitution, il n’y a pas de suppression ».
Les députés ont par ailleurs rejeté un amendement, publiquement soutenu par Nicolas Hulot, visant à inscrire dans la loi l’interdiction du pesticide.

        Notre article sur
         

          les alternatives au glyphosate selon l’INRA



Un texte jugé laxiste sur les perturbateurs endocriniens
A son arrivée au pouvoir, le gouvernement d’Edouard Philippe prend le contre-pied de la position de son prédécesseur sur le dossier des perturbateurs endocriniens. Après des mois d’opposition, notamment par la ministre de l’environnement d’alors, Ségolène Royal, la France vote finalement, le 4 juillet 2017 au niveau européen, pour une définition jugée laxiste et inefficace par la communauté scientifique de ces substances chimiques omniprésentes dans l’environnement humain. Ce premier renoncement environnemental du quinquennat sera finalement de courte durée : le Parlement européen a depuis rejeté ce texte, forçant la Commission à revoir sa copie.

        L’éclairage des Décodeurs :
         

          Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est ?



Le report de l’objectif de réduction du nucléaire
Emmanuel Macron avait promis de respecter la loi sur la transition écologique de 2015, qui prévoit une baisse à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’énergie. Mais encore faut-il y parvenir : suite à un rapport insistant sur les difficultés à approvisionner la France en électricité en cas de fermeture de quatre centrales à charbon et de réacteurs nucléaires, Nicolas Hulot doit admettre lui-même, fin 2017 qu’il sera « difficile » de tenir l’objectif, et qu’une nouvelle date sera proposée.

        Comprendre
         

          comment Nicolas Hulot monte au front sur le nucléaire



L’adoption du CETA sans véritables garde-fous
Un an avant l’adoption du CETA, Nicolas Hulot, qui n’était pas encore ministre, avait signé une tribune dans Le Monde pour exprimer ses craintes sur ce traité commercial Europe-Canada, jugé dangereux pour l’environnement par de nombreuses ONG. Malgré sa nomination, il n’a pu faire échouer son approbation et son entrée en vigueur provisoire, à l’automne 2017. Tout juste le gouvernement français a-t-il annoncé un « plan d’action » sans réelle substance, censé encadrer la mise en œuvre de l’accord. Ainsi, le « veto climatique » promis par la France pour protéger les mesures pro-environnement du mécanisme d’arbitrage privé n’a toujours pas été concrétisé.
Les promesses vagues des états généraux de l’alimentation
Ce sera l’un des « coups de blues » publics de Nicolas Hulot : au sortir de cette rencontre avec le secteur de l’alimentation, fin décembre, le ministre confie au Monde que « le compte n’y est pas ». Et pour cause : c’est le ministère de l’agriculture de Stéphane Travert qui mène débats et conclusions, soucieux avant tout de ne pas brusquer le monde agricole. Les quelques annonces issues des rencontres sont essentiellement des vœux pieux : « objectif de 15 % de surface utile agricole » d’ici 2022, « objectif de 50 % de produits bio » dans la restauration collective publique d’ici à la fin du quinquennat… Mais rien sur le climat, ni les pesticides, déplorent associations et ONG.
La fin de la subvention pour les vélos électriques
C’est un petit renoncement, mais il est exemplaire : lancé en février 2017 par Ségolène Royal, ce bonus de 200 euros maximum pour l’achat d’un vélo électrique est victime de son succès, avec 150 000 demandes d’accès au dispositif. Trop cher, estime Bercy, qui le rabote dans le cadre du projet de loi de finances 2018, le réservant aux ménages non imposables, au grand dam du secteur, ravi de cette aide qui dopait les ventes.
Le refus de généraliser l’étiquetage alimentaire
Dans la loi agriculture et alimentation, plusieurs amendements avaient été déposés pour rendre obligatoire l’étiquetage Nutri-Score sur les produits alimentaires, destiné à visualiser leur valeur nutritionnelle, qui était testé depuis novembre 2017. Mais sur ce sujet, c’est le ministère de l’agriculture qui a eu le dernier mot et le projet de généralisation a été abandonné pour éviter de « fragiliser l’expérimentation au niveau européen ».

        Notre article sur
         

          le logo nutritionnel



La baisse du coût du permis de chasse
L’annonce du 27 août 2018 a-t-elle été le coup de grâce ? Emmanuel Macron a confirmé une forte baisse (de 400 à 200 euros) du permis de chasse national pour contenter le lobby des chasseurs, alors que Nicolas Hulot y était opposé. Pour faire passer la mesure, le dossier avait été confié non pas au ministre mais à son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu.

        Voir le portrait de Thierry Coste,
         

          le lobbyiste des chasseurs auprès de Macron



Les avancées
L’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes
Le 17 janvier 2018, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’abandon du projet d’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes, mettant fin à cinquante années de tergiversations. Dans un entretien au Parisien, Nicolas Hulot, opposant de longue date au projet d’aéroport, avait déclaré être « convaincu que c’est la moins mauvaise des solutions qui a été retenue ». Cependant, l’avenir des terres agricoles reste encore en suspens. Le ministre de la transition écologique et la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, ne sont pas parvenus à trouver un accord lors de la médiation organisée avec les habitants historiques de la ZAD (zone à défendre). En avril, Hulot implorait ces derniers « de ne pas rater la dernière marche » vers la régularisation de leur situation.
La fin de la vente de véhicules essence ou diesel à l’horizon 2040
Engagement du candidat Macron pendant la campagne présidentielle, la fiscalité du diesel va progressivement être alignée sur celle de l’essence jusqu’en 2021. La mesure a été votée par les députés à l’automne dernier. Nicolas Hulot a également fixé en juillet 2017 un objectif de fin de commercialisation des véhicules roulant à l’essence ou au gazole d’ici à 2040.
L’extension de la prime à la casse
C’était l’une des promesses les plus visibles du programme transport d’Emmanuel Macron : la prime à la casse étendue à l’achat d’un véhicule d’occasion plus récent et moins polluant. Depuis début 2018, tous les propriétaires d’un véhicule ancien peuvent toucher une prime de 1 000 euros, voire de 2 000 euros s’ils sont non imposables, en achetant une voiture neuve ou un véhicule d’occasion récent.
La rénovation énergétique des logements
Nicolas Hulot a annoncé au printemps 2018 un plan quinquennal de rénovation énergétique des bâtiments. Il contient une série de mesures censées permettre d’atteindre les 500 000 rénovations annuelles promises par Emmanuel Macron pendant sa campagne.
Toutefois, après avoir annoncé sa démission, le 28 août, l’ex-ministre a lui-même mis en doute la crédibilité de cet objectif, en regrettant que les aides à la rénovation aient été réduites « de moitié ». Il a également échoué à imposer son idée de bonus-malus modulé en fonction des performances énergétiques sur la vente des logements.
La fin de nouveaux permis d’hydrocarbures en France d’ici à 2040
Nicolas Hulot a fait voter fin 2017 une loi qui programme la fin de la production pétrolière et gazière sur le sol français. Cette extinction sera toutefois très progressive : certes, plus aucun permis de recherche ou d’exploitation ne peut être aujourd’hui délivré. Mais les 62 concessions déjà attribuées pourront potentiellement être renouvelées jusqu’en 2040 – voire plus tard, si leurs titulaires démontrent qu’ils ne les ont pas encore rentabilisées.
La portée de ce projet de loi était très symbolique, puisque l’extraction de pétrole du sous-sol français (800 000 tonnes en 2016) et celle de gaz (400 millions de mètres cubes) ne couvrent qu’environ 1 % de la consommation nationale.

        Notre bilan de la démission de M. Hulot :
         

          l’icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la tête de liste écologiste pour les élections européennes de mai 2019 revient sur les causes et les implications de la démission de Nicolas Hulot.
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Yannick Jadot : « Macron cajole les lobbys »

Dans un entretien au « Monde », la tête de liste écologiste pour les élections européennes de mai 2019 revient sur les causes et les implications de la démission de Nicolas Hulot.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 16h55
    |

            Abel Mestre








                        



   


Le député européen d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a souvent critiqué le bilan du gouvernement en matière environnementale. Il juge que le départ de Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, est un « moment de clarification » nécessaire.
Comment expliquez-vous le départ de Nicolas Hulot du gouvernement ?
C’est l’accumulation de frustrations, de défaites, d’arbitrages qui se sont faits systématiquement au profit des lobbys, du vieux monde et au détriment de l’environnement et de la santé. L’arrivée de Nicolas Hulot était une belle promesse : qu’il y ait un changement de paradigme sur la transition énergétique, la biodiversité, l’agriculture, la santé… C’est la fin d’une illusion. Emmanuel Macron incarne un vieux monde ripoliné dont la dernière touche de vert a définitivement disparu. C’est un moment de vérité pour les Françaises et les Français. Il y a ceux qui parlent d’écologie et ceux qui la font. Nicolas Hulot a été manipulé par Emmanuel Macron qui lui a promis de grandes ruptures. Le président de la République a cajolé Nicolas Hulot dans la communication. Mais dès qu’il s’agit d’agir, il cajole les lobbys.
De quels lobbys parlez-vous ?
Ceux du vieux monde. De la chasse, du nucléaire, de l’industrie…

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La décision de Nicolas Hulot rappelle celle de Delphine Batho en 2013. Est-ce impossible de défendre l’écologie dans un gouvernement qui n’est pas issu de cette famille politique ?
Il y a une grande différence, même si tous les deux partent frustrés. Delphine Batho n’était pas écolo quand elle est rentrée au gouvernement. Hulot était numéro 3 du gouvernement, ministre le plus populaire, écologiste le plus populaire… La désillusion est d’autant plus forte.
Il y a une réalité : même avec une telle personnalité, il y a d’un côté l’écologie de l’affichage et celle du courage qu’au Parlement européen, au Sénat, dans les collectivités, EELV incarne. C’est un moment de vérité et de clarification. Il y a des gouvernements qui agissent, d’autres pas. Des ministres se battent pour prolonger des systèmes polluants et maltraitants, il y a des intérêts extrêmement puissants qui continuent d’agir pour que rien ne change.
La République en marche vient de perdre la principale figure écologiste française. Est-ce un avantage pour vous à neuf mois des élections européennes ?
Que Nicolas Hulot soit contraint de démissionner n’est pas une bonne nouvelle. Au regard de la crise que nous traversons, l’écologie ne peut pas attendre les alternances. Il n’y a qu’une liste écologiste. Le statu-quo, confier la responsabilité politique aux lobbys, confier l’Europe au marché, c’est faire monter les populistes. C’est aggraver les situations.
J’entends rassembler les écologistes pour les élections européennes, sur une ligne sans ambiguïté. Tous ceux qui soutiennent nos propositions sont les bienvenus. L’écologie est au cœur du débat public. Finalement, contre les lobbys, le vieux monde, pour la recherche, l’innovation, la nouvelle industrie et des territoires ruraux vivants, c’est le programme écologiste qu’il faut suivre.
Vous n’êtes plus seul à tenir ce discours. Génération.s et La France insoumise le tiennent aussi. Comment allez-vous vous différencier ?
C’est la question des solutions. Il ne suffit pas d’être pour la biodiversité et contre les pesticides. Il faut avoir une ligne claire, cohérente. Quand Jean-Luc Mélenchon délègue aux extrêmes droites la destruction de l’Europe en faisant des européennes un scrutin national, il ne nous donne pas les moyens de sortir des pesticides avec une réforme de la PAC [politique agricole commune ]. Qui va porter l’industrie, la recherche, avec des moyens, pour avoir la transition énergétique ? Cela doit se faire à l’échelle continentale, pas derrière nos frontières. Je crois dans les convictions de Jean-Luc Mélenchon sur l’écologie. C’est bien qu’après quarante ans de productivisme, il réalise qu’il était dans l’erreur ! Mais nos solutions divergent.
Et par rapport à Benoît Hamon ?
Vous connaissez le programme de Benoît Hamon, vous ? Au regard de la crise démocratique, sociale, écologique européenne, je ne veux pas que ce scrutin soit instrumentalisé à des fins de politique nationale, que ce soit la revanche de 2017 ou la préparation de 2022. Que ce soit la refondation de la gauche. Je ne veux pas d’accords d’appareil qui créent la confusion.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180828"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180828"><AAMMJJHH="2018082818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Un an, trois mois et treize jours après son entrée au gouvernement, et après nombre de renoncements, l’écologiste a quitté le gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Démission de Nicolas Hulot : combien de temps ont « tenu » les autres ministres de l’écologie ?

Un an, trois mois et treize jours après son entrée au gouvernement, et après nombre de renoncements, l’écologiste a quitté le gouvernement.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h45
    |

                            Thibaut Faussabry, 
Pierre Breteau et 
Maxime Ferrer








                        



   


Il s’était donné un an pour juger de son utilité au gouvernement, il n’aura pas attendu beaucoup plus : quinze mois. En démissionnant, mardi 28 août, Nicolas Hulot aura tenu neuf mois de moins que la moyenne de ses prédécesseuses et prédécesseurs.

 #longevite { border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; min-height: 600px; } #longevite .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #longevite .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #longevite .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #longevite .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.4rem; an-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 0; padding: 2rem 1.5rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 1px solid #ccd0d3!important; border-top: 4px solid #2E3942!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } #longevite .source { padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #longevite .passelect, #longevite .axis { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #longevite .graphelongevite { padding: 4px; text-align: center; } #longevite .barre:hover { cursor: pointer; } #longevite .y path, #longevite .y stroke, #longevite .y line { display: none; } #longevite .x path, #longevite .x stroke { display: none; } .graphelongevite label { margin: 2rem; cursor: pointer; font-weight: bold; border-bottom: 0px dotted #FFF; background-color: #f5f6f8; padding: .8rem 1.2rem; border-radius: 5px; font-size: 1.3rem; } .graphelongevite label:hover { background-color: #dcdddf; } .graphelongevite .tick text { font-size: 1.1rem; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } .graphelongevite span.dessus:hover { border-bottom: 0px solid #FFF; } }

g.tick:nth-child(12) text {
  text-transform: uppercase;
font-weight:bold;

                                                                                
              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


De la longévité des ministres
Ce graphique représente la longévité à leurs fonctions des ministres, secrétaires d'État ou ministres d'État de l'écologie ou de l'environnement de 1971 à 2018.


Source : Le Monde, ministère de la transition écologique


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, moment) {

    /*  La localisation de Moment.js  */

er' : ''); }, });

    /* Les variables */

    var largeur = document.getElementById("longevite").offsetWidth;
    var margin = {
        top: 40,
        right: 20,
        bottom: 30,
        left: largeur / 3
    };
 500) {
        ratio = 1
    } else {
        ratio = 1.3
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right;
    var height = (largeur * ratio) - margin.top - margin.bottom;

    var svg = d3.select(".graphelongevite").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);

    var y = d3.scaleBand()
        .range([height, 0]);

    var xAxis = d3.axisTop(x)
        .ticks(6)
        .tickFormat(function(d) {
 500) ? " jours" : "")*/
        });

    var yAxis = d3.axisLeft(y);

    var data = [{ "nom": "Alain Bombard", "parti": "sans étiquette", "tendance": "droite", "duree": 31, "en année": 0.08 }, { "nom": "Alain Juppé", "parti": "UMP", "tendance": "droite", "duree": 31, "en année": 0.08 }, { "nom": "Nicole Bricq", "parti": "PS", "tendance": "gauche", "duree": 33, "en année": 0.09 }, { "nom": "Alain Peyrefitte", "parti": "UDR", "tendance": "droite", "duree": 87, "en année": 0.24 }, { "nom": "Paul Dijoud", "parti": "UDR", "tendance": "droite", "duree": 87, "en année": 0.24 }, { "nom": "Gabriel Péronnet", "parti": "RDS", "tendance": "droite", "duree": 150, "en année": 0.41 }, { "nom": "Paul Granet", "parti": "UDR", "tendance": "droite", "duree": 226, "en année": 0.62 }, { "nom": "Philippe Martin", "parti": "PS", "tendance": "gauche", "duree": 272, "en année": 0.75 }, { "nom": "Yves Cochet", "parti": "Les Verts", "tendance": "ecolo", "duree": 300, "en année": 0.82 }, { "nom": "Delphine Batho", "parti": "PS", "tendance": "gauche", "duree": 379, "en année": 1.04 }, { "nom": "Nicolas Hulot", "parti": "sans étiquette", "tendance": "ecolo", "duree": 470, "en année": 1.29 }, { "nom": "Chantal Jouanno", "parti": "UMP", "tendance": "droite", "duree": 583, "en année": 1.60 }, { "nom": "Michel Crépeau", "parti": "MRG", "tendance": "centre gauche", "duree": 670, "en année": 1.84 }, { "nom": "Corinne Lepage", "parti": "Cap21", "tendance": "centre droit", "duree": 753, "en année": 2.06 }, { "nom": "Michel Barnier", "parti": "RPR", "tendance": "droite", "duree": 773, "en année": 2.12 }, { "nom": "Alain Carignon", "parti": "RPR", "tendance": "droite", "duree": 782, "en année": 2.14 }, { "nom": "Nathalie Kosciusko-Morizet", "parti": "UMP", "tendance": "droite", "duree": 1041, "en année": 2.85 }, { "nom": "Huguette Bouchardeau", "parti": "PSU", "tendance": "gauche", "duree": 1094, "en année": 3.00 }, { "nom": "Robert Poujade", "parti": "UDR", "tendance": "droite", "duree": 1138, "en année": 3.12 }, { "nom": "François Delmas", "parti": "UDF", "tendance": "droite", "duree": 1141, "en année": 3.13 }, { "nom": "Jean-Louis Borloo", "parti": "UMP", "tendance": "centre droit", "duree": 1245, "en année": 3.41 }, { "nom": "Brice Lalonde", "parti": "Génération écologie", "tendance": "ecolo", "duree": 1411, "en année": 3.87 }, { "nom": "Dominique Voynet", "parti": "Les Verts", "tendance": "ecolo", "duree": 1499, "en année": 4.11 }, { "nom": "Ségolène Royal", "parti": "PS", "tendance": "gauche", "duree": 1502, "en année": 4.12 }, { "nom": "Michel d'Ornano", "parti": "UDF", "tendance": "droite", "duree": 1511, "en année": 4.14 } ],
        dico = {
            "centre droit": "#a2c4db",
            "centre gauche": "#f9aed4",
            "droite": "#4a99ce",
            "ecolo": "#58a855",
            "gauche": "#ed95c1",
            "": "#c1c1c1"
        };


    /* on range par année */
    data.sort(function(a, b) {
        return a.duree - b.duree;
    });

    x.domain([0, d3.max(data, function(d) {
        return d.duree;
    })]);

    y.domain(data.map(function(d) {
            return d.nom;
        }))
        .paddingInner(0.1);

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(0," + -2 + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
        .attr("class", "barre")
        .attr("x", 0)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
            return y(d.nom);
        })
        .attr("width", function(d) {
            return x(d.duree);
        })
 dico[d.tendance])
        .attr("title", function(d) {
" + d.nom + " (" + d.parti + ") " + String(milliers(d.duree)).replace(" ", " ") + " jours"
"
En fonction pendant " + duree(d.duree) + ""
            return html
        })
        .on("mouseover", function() {
            d3.select(this).style("fill", function(d) {
                return d3.rgb(dico[d.tendance]).darker(1)
            })
        })
        .on("mouseout", function() {
            d3.select(this).style("fill", function(d) {
                return dico[d.tendance]
            })
        });


    /* Fonction pour les milliers */

    function milliers(p) {
        if (p             return p
        } else {
            renvoi = String((p / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
            return renvoi
        }
    };


    function duree(dur) {
        var duration = moment.duration(dur * 86400000),
            years = duration.years(),
            months = duration.months(),
            days = duration.days(),
            readableyears = "",
            readablemonths = "",
            readabledays = "";

 0) {
 1) ? " ans" : " an") + ", "
        }
 0) {
            readablemonths += months + " mois"
        }
 0) {
            if (readablemonths != "") readabledays += " et "
 1) ? " jours" : " jour")
        }

        return readableyears + readablemonths + readabledays
    };

    /* La gestion du tooltip, ici sur la classe "rect.barre"  */
    $("#longevite").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobil e*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#longevite a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


Depuis la création de la fonction au sein du gouvernement UDR de Jacques Chaban-Delmas, lors du remaniement du 7 janvier 1971, ils et elles ont été vingt-cinq à se succéder rue Saint-Germain à Paris.
La palme de la longévité revient à Michel d’Ornano, resté à son ministère pendant plus de quatre ans ; il est talonné par Ségolène Royal, à une semaine près. A l’inverse, Alain Bombard et Alain Juppé n’auront occupé les lieux que pendant seulement trente et un jours.

 #ministresecolo { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #ministresecolo .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #ministresecolo .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #ministresecolo .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #ministresecolo .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } #ministresecolo .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #ministresecolo .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } /* CSS strictement de la chronologie */ .contenantministres { font-size: 1.4rem; position: relative; margin-top: 2rem; } .ministre { position: relative; border-top: 2px dotted #ccd0d3; padding: 1rem .5rem 1rem 1rem; } .ministre>div { vertical-align: top; } .ministre.pareil { border-top: 0px dotted #FFF; } .ministre .oncache { display: none; } .ministre .nom { font-size: 1.5rem; font-weight: bold; letter-spacing: .1rem; } .contenantministres .madate { color: #a3a6a8; font-weight: bold; text-align:right; } .ministre.pareil .datedebut { display: none; } .madate.datefin.oncache { display: none; } .contenantministres .madate.datefin { padding: 0 .5rem 1rem 1rem; } .ministre .mesuresphares { font-size: 1.3rem; padding-left:2rem; padding:.5rem; background-color:rgba(0,0,0,.02); color:rgba(0,0,0,.75); margin:1rem 5%; } .ministre .mesuresphares ul { margin-left:.5rem; } .ministre .mesuresphares li { margin-bottom:0; } .ministre .mesuresphares li:before { content: ''; color: #d2d6db; font-weight: bold; position: absolute; left: 0; top: 0; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { }
                                                                                
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Près de 50 ans de ministère de l'écologie
Cette chronologie présente les différent·e·s ministres de l'écologie ou de l'environnement depuis la création de la fonction en 1971 au sein du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas. 
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Source : Le Monde, ministère de la transition écologique


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{"nom":"Paul Dijoud","type":"secrétaire d'État","poste":"Secrétaire d'Etat chargé de l'Environnement","parti":"UDR","tendance":"droite","gvt":"Pierre Messmer 4","Présidence":"Georges Pompidou","mesure phare":"","debut":"01/03/1974","fin":"27/05/1974","duree":87,"debut_ok":"01/03/1974","fin_ok":"27/05/1974"},
{"nom":"Gabriel Péronnet","type":"secrétaire d'État","poste":"Secrétaire d'Etat à l'Environnement","parti":"RDS","tendance":"droite","gvt":"Jacques Chirac","Présidence":"Valéry Giscard d'Estaing","mesure phare":"","debut":"08/06/1974","fin":"05/11/1974","duree":150,"debut_ok":"08/06/1974","fin_ok":"05/11/1974"},
{"nom":"Paul Granet","type":"secrétaire d'État","poste":"Secrétaire d'Etat (Environnement)","parti":"UDR","tendance":"droite","gvt":"Jacques Chirac","Présidence":"Valéry Giscard d'Estaing","mesure phare":"Loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature, texte fondateur de la protection de la faune et de la flore","debut":"12/01/1976","fin":"25/08/1976","duree":226,"debut_ok":"12/01/1976","fin_ok":"25/08/1976"},
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{"nom":"Michel d'Ornano","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Environnement et du Cadre de vie","parti":"UDF","tendance":"droite","gvt":"Raymond Barre 3","Présidence":"Valéry Giscard d'Estaing","mesure phare":"","debut":"05/04/1978","fin":"21/05/1981","duree":1142,"debut_ok":"30/03/1977","fin_ok":"21/05/1981"},
{"nom":"François Delmas","type":"secrétaire d'État","poste":"Secrétaire d'Etat à l'Environnement","parti":"UDF","tendance":"droite","gvt":"Raymond Barre 3","Présidence":"Valéry Giscard d'Estaing","mesure phare":"","debut":"06/04/1978","fin":"21/05/1981","duree":1141,"debut_ok":"06/04/1978","fin_ok":"21/05/1981"},
{"nom":"Michel Crépeau","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Environnement","parti":"MRG","tendance":"centre gauche","gvt":"Mauroy 1","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"","debut":"21/05/1981","fin":"23/06/1981","duree":33,"debut_ok":"21/05/1981","fin_ok":"22/03/1983"},
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{"nom":"Huguette Bouchardeau","type":"secrétaire d'État","poste":"Secrétaire d'état chargé de l'Environnement et Qualité de la Vie","parti":"PSU","tendance":"gauche","gvt":"Mauroy 3","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"Loi « Bouchardeau » du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection de l'environnement|Loi « pêche » du 29 juin 1984 relative à la pêche en eau douce et à la gestion des ressources piscicoles.","debut":"22/03/1983","fin":"17/07/1984","duree":483,"debut_ok":"22/03/1983","fin_ok":"20/03/1986"},
{"nom":"Huguette Bouchardeau","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Environnement","parti":"PSU","tendance":"gauche","gvt":"Fabius","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"Loi du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral|Loi du 4 décembre 1985 relative à la gestion, la valorisation et la protection de la forêt|Loi « montagne » du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne ","debut":"17/07/1984","fin":"20/03/1986","duree":611,"debut_ok":"22/03/1983","fin_ok":"20/03/1986"},
{"nom":"Alain Carignon","type":"ministre délégué","poste":"Ministre délégué à l'Environnement","parti":"RPR","tendance":"droite","gvt":"Chirac","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"Loi du 22 juillet 1987 relative à l'organisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l'incendie et à la prévention des risques majeurs","debut":"20/03/1986","fin":"10/05/1988","duree":782,"debut_ok":"20/03/1986","fin_ok":"10/05/1988"},
{"nom":"Brice Lalonde","type":"secrétaire d'État","poste":"Secrétaire d'état chargé de l'Environnement","parti":"","tendance":"ecolo","gvt":"Rocard 1","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"Obligation du pot catalytique à partir de 1989|Création de l'Ademe","debut":"13/05/1988","fin":"22/06/1988","duree":40,"debut_ok":"13/05/1988","fin_ok":"02/04/1992"},
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{"nom":"Brice Lalonde","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Environnement","parti":"Génération Écologie","tendance":"ecolo","gvt":"Cresson","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"Décret du 23 septembre 1991 interdisant tout acte de chasse dans une réserve de chasse et de faune sauvage|Loi du 3 janvier 1992 sur l'eau garantissant le gestion équilibrée des ressources en eau|Création des directions régionales de l'environnement","debut":"16/05/1991","fin":"02/04/1992","duree":322,"debut_ok":"13/05/1988","fin_ok":"02/04/1992"},
{"nom":"Ségolène Royal","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Environnement","parti":"PS","tendance":"gauche","gvt":"Bérégovoy","Présidence":"François Mitterrand","mesure phare":"Loi du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages","debut":"02/04/1992","fin":"29/03/1993","duree":361,"debut_ok":"02/04/1992","fin_ok":"29/03/1993"},
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{"nom":"Corinne Lepage","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Environnement","parti":"Cap21","tendance":"centre droit","gvt":"Juppé 1","Présidence":"Jacques Chirac","mesure phare":"","debut":"11/05/1995","fin":"07/11/1995","duree":180,"debut_ok":"11/05/1995","fin_ok":"02/06/1997"},
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{"nom":"Dominique Voynet","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement","parti":"Les Verts","tendance":"ecolo","gvt":"Jospin","Présidence":"Jacques Chirac","mesure phare":"Loi du 9 mai 2001 créant l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement |Loi Voynet d'orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire|Loi du 19 février 2001 tendant à conférer à la lutte contre l'effet de serre et à la prévention des risques liés au réchauffement climatique la qualité de priorité nationale et portant création d'un observatoire national des effets du réchauffement climatique en France métropolitaine et dans les départements et territoires d'outre-mer ","debut":"02/06/1997","fin":"10/07/2001","duree":1499,"debut_ok":"02/06/1997","fin_ok":"10/07/2001"},
{"nom":"Yves Cochet","type":"ministre","poste":"Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement","parti":"Les Verts","tendance":"ecolo","gvt":"Jospin","Présidence":"Jacques Chirac","mesure phare":"","debut":"10/07/2001","fin":"06/05/2002","duree":300,"debut_ok":"10/07/2001","fin_ok":"06/05/2002"},
{"nom":"Roselyne Bachelot","type":"ministre","poste":"Ministre de l'écologie et du developpement durable","parti":"UMP","tendance":"droite","gvt":"Raffarin 1","Présidence":"Jacques Chirac","mesure phare":"","debut":"07/05/2002","fin":"17/06/2002","duree":41,"debut_ok":"07/05/2002","fin_ok":"30/03/2004"},
{"nom":"Roselyne Bachelot","type":"ministre","poste":"Ministre de l'écologie et du developpement durable","parti":"UMP","tendance":"droite","gvt":"Raffarin 2","Présidence":"Jacques Chirac","mesure phare":"Loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages|Loi du 13 août 2004 sur la modernisation de la sécurité civile","debut":"17/06/2002","fin":"30/03/2004","duree":652,"debut_ok":"07/05/2002","fin_ok":"30/03/2004"},
er mars 2005 relative à la charte de l'environnement qui énonce les principes de prévention, de précaution, et le principe pollueur-payeur.","debut":"31/03/2004","fin":"01/06/2005","duree":427,"debut_ok":"31/03/2004","fin_ok":"01/06/2005"},
{"nom":"Nelly Ollin","type":"ministre","poste":"Ministre de l'écologie et du developpement durable","parti":"UMP","tendance":"droite","gvt":"Villepin","Présidence":"Jacques Chirac","mesure phare":"Loi du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques renforçant la transparence du service public de l'eau et rénovant l'organisation de la pêche en eau douce","debut":"02/06/2005","fin":"15/05/2007","duree":712,"debut_ok":"02/06/2005","fin_ok":"15/05/2007"},
{"nom":"Alain Juppé","type":"ministre d'État","poste":"Ministre d'Etat, Ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables","parti":"UMP","tendance":"droite","gvt":"Fillon 1","Présidence":"Nicolas Sarkozy","mesure phare":"","debut":"18/05/2007","fin":"18/06/2007","duree":31,"debut_ok":"18/05/2007","fin_ok":"18/06/2007"},
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La démission de Nicolas Hulot : « Je ne veux plus me mentir »

« Je me suis surpris à des moments à abaisser mon seuil d’exigence », s’est justifié l’ex-ministre, qui n’a prévenu ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 13h25
   





                        



Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, a annoncé son départ du gouvernement sur France Inter mardi 28 août. « Je prends la décision de quitter le gouvernement », a-t-il affirmé, ajoutant : « Je ne veux plus me mentir. »
Il a assuré ne pas avoir prévenu ni le président de la République Emmanuel Macron ni le premier ministre Edouard Philippe de sa décision de quitter son poste : « C’est une décision entre moi et moi. »
Tout en estimant que, s’il leur en avait parlé, ceux-ci auraient tenté de le dissuader, Nicolas Hulot a cependant dit son profond respect et son « amitié » pour M. Macron.
« J’espère qu’il tirera les leçons [de ma démission]. J’espère que ce geste sera utile, pour que chacun se pose la question de sa responsabilité. »

        Suivez en direct les réactions à cette annonce :
         

          après la démission de Nicolas Hulot



Quelques heures après son annonce, l’Elysée, dans un communiqué, estime que M. Hulot peut être « fier de son bilan » à la tête du ministère. La présidence a fait savoir qu’il y aurait « un remaniement mais pas dans l’immédiat ».
L’ex-ministre assure avoir longuement mûri sa décision pendant l’été et s’être finalement décidé lundi soir. Pour autant, il n’avait initialement pas prévu de le dire en direct à la radio. Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter, raconte les coulisses de cette annonce :
« Il avait décidé de démissionner et de l’annoncer dans quelque temps, histoire de faire fructifier ce moment d’influence politique. Mais en rentrant dans le studio, il a visiblement changé d’avis. Ses collaborateurs se sont décomposés. A la sortie du studio il m’a dit qu’il avait décidé de l’annoncer tout de suite. On a senti pendant l’interview qu’il arrivait au bout de ses contradictions. (…) On a vécu un moment de vérité politique. »

        Notre analyse :
         

          Nicolas Hulot, une icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle



« Parce que les lobbys sont là »

   


Interrogé sur ses motivations, Nicolas Hulot a dit qu’il avait le sentiment que l’écologie n’était pas la priorité de ce gouvernement, alors que « ce sujet conditionne tous les autres ». Et d’ajouter :
« On s’évertue à entretenir un modèle économique cause de tous ces désordres climatiques. (…) Nous faisons des petits pas, et la France en fait beaucoup plus que d’autres pays, mais est-ce que les petits pas suffisent… la réponse, elle est non. »
Et de citer ses batailles avec le ministre de l’agriculture :
« Je ne peux pas passer mon temps dans des querelles avec Stéphane Travert. »
Il a confié, las, qu’il se sentait « tout seul à la manœuvre » sur les enjeux environnementaux au sein du gouvernement. Et de déplorer que son poste était « à la croisée des lobbys. Parce que les lobbys sont là ». Interrogé sur la manière dont il avait vécu son poste, Nicolas Hulot a répondu :
« Puisque je suis dans un moment de vérité… oui, [ces douze derniers mois ont été une souffrance], sauf à basculer dans ce que j’allais devenir, c’est-à-dire cynique. (…) Je me suis surpris à des moments à abaisser mon seuil d’exigence (…) et là je me suis dit c’est le moment d’arrêter. »

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                Démission de Nicolas Hulot : quel est son bilan écologique ?



Le gouvernement regrette un manque de « courtoisie »
Dès l’annonce de son départ, les réactions politiques se sont multipliées. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a regretté sur BFM-TV « sa manière de faire. Je pense que la plus élémentaire des courtoisies aurait été effectivement de prévenir le président de la République et le premier ministre ».
Sur RTL, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, « peut comprendre » que Nicolas Hulot « se sente trahi » par Emmanuel Macron :
« Nicolas Hulot, je ne partage pas nécessairement ses opinions, mais je peux comprendre qu’il se sente trahi comme aujourd’hui pas mal de Français par des promesses fortes qui avaient été faites, et le sentiment à l’arrivée que ce n’est pas très tenu ».
Chez les écologistes d’Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot a estimé que « le départ de Nicolas Hulot est la conséquence de l’absence de politique écologique de ce gouvernement ». Interrogé sur les propos des uns et des autres, Nicolas Hulot les a « suppliés d’éviter la récupération » :
Une démission évoquée de nombreuses fois
Nommé pour la première fois ministre en mai 2017, après avoir renoncé à une candidature à la présidentielle un an plus tôt, Nicolas Hulot avait dû accepter bien des décisions contraires à ses convictions, au-delà de certaines victoires symboliques comme l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la fin de la production d’hydrocarbures en France ou l’interdiction progressive de l’utilisation du glyphosate dans l’agriculture.
Il avait également dû endosser le report de l’objectif consistant à ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025, ou l’entrée en vigueur provisoire de l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA). La possibilité de sa démission avait donc été sous-entendue à de nombreuses reprises.
Dernièrement, Nicolas Hulot a particulièrement peu apprécié la présence de Thierry Coste, lobbyiste pro-chasse proche de M. Macron, lors de réunion à l’Elysée sur la réforme de ce loisir, lundi 27 août soir. L’ancien ministre a déclaré lui « avoir clairement signifié qu’il n’avait pas sa place » aux côtés du président de la République et du premier ministre lors de cette réunion.
Proche de la Fédération nationale des chasseurs, Thierry Coste conseille régulièrement Emmanuel Macron sur les dossiers cygénétiques, et plus largement sur les questions de ruralité. Il était également proche de Nicolas Sarkozy en 2007, et de François Hollande en 2012.

        Le portrait :
         

          Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs auprès d’Emmanuel Macron






                            


                        

                        


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Démission de Nicolas Hulot : une icône de l’écologie impuissante à imposer un nouveau modèle

Le ministre de la transition écologique a démissionné du gouvernement avec un bilan décevant sur beaucoup des grands dossiers environnementaux et climatiques.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 13h23
    |

            Rémi Barroux, 
Sophie Landrin, 
Simon Roger et 
Pierre Le Hir








                        



C’est Nicolas Hulot lui-même qui en fait l’aveu : la politique écologique et climatique du gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux. « Est-ce que les petits pas suffisent à endiguer, inverser et même à s’adapter, parce que nous avons basculé dans la tragédie climatique, et bien la réponse est non », a déclaré le désormais ex-ministre de la transition écologique et solidaire, sur France Inter, mardi 28 août.
Sur les principaux dossiers de son ministère, Nicolas Hulot dit sa déception, voire son impuissance : « Est-ce que nous avons commencé à réduire les émissions de gaz à effet de serre ? La réponse est non », a-t-il reconnu avant d’égrener la liste de ses échecs : la réduction de l’utilisation des pesticides, l’enrayement de l’érosion de la biodiversité, l’artificialisation des sols… Alors que tous les signaux du réchauffement sont au rouge et appellent des solutions urgentes, Emmanuel Macron n’a pas fait de l’environnement la priorité de son quinquennat. Le chef de l’Etat s’est contenté de paroles fortes et de gestes symboliques, mais n’a jamais fait la démonstration qu’il souhaitait changer de modèle économique.

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Nicolas Hulot l’a sans doute compris dès les premiers instants de son arrivée à l’hôtel de Roquelaure, avalant au fil des mois des couleuvres de plus en plus grosses. « Je ne veux plus me mentir », a-t-il confié au micro de France Inter. L’affaire de la chasse est peut-être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Lundi 27 août, Emmanuel Macron, qui recevait le président de la puissante Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, en présence de Nicolas Hulot et de son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, aurait arbitré en faveur d’une division par deux du prix du permis de chasse (qui est actuellement de 400 euros pour la validation nationale incluant petit et grand gibier).
Défaite du nucléaire
La réforme de la chasse, promise par M. Macron aux porteurs de fusil, avait déjà donné lieu, avant l’été, à une passe d’armes entre M. Hulot et M. Lecornu. Elle ne se limite pas à la baisse du prix du permis, puisqu’elle prévoit aussi la mise en place d’une gestion adaptative des espèces, ainsi qu’un renforcement de la police de l’environnement, dans le cadre d’un regroupement, au sein d’une nouvelle structure, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et de l’Agence française pour la biodiversité. Mais la baisse du coût du permis, dont les chasseurs espèrent qu’elle permettra de « démocratiser » leur « loisir », était sans doute inacceptable pour M. Hulot, qui s’est toujours présenté comme un défenseur de la cause animale.
Depuis un an, le ministre de la transition écologique et solidaire a perdu la plupart des arbitrages, notamment contre Bercy et contre le ministère de l’agriculture. Dans la liste de ses défaites figure, bien sûr, le nucléaire. Nicolas Hulot était apparu à contre-emploi quand, en novembre 2017, à l’issue d’un conseil des ministres, il avait dû par lui-même annoncer l’abandon de l’échéance de 2025 pour la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans le « mix » électrique national. Un objectif pourtant gravé dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, qui constituait le legs principal que lui avait laissé Ségolène Royal et qu’Emmanuel Macron s’était engagé à respecter. M. Hulot avait alors expliqué vouloir faire preuve de « pragmatisme », rien n’ayant été fait par le gouvernement précédent pour préparer la baisse du nucléaire.
Depuis un an, Nicolas Hulot a perdu la plupart des arbitrages, notamment contre Bercy et le ministère de l’agriculture
Les discussions sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit fixer la trajectoire des renouvelables et du nucléaire pour les dix prochaines années, montraient combien le ministre de la transition écologique était isolé au sein de l’exécutif, face à un chef de l’Etat et un premier ministre ouvertement pronucléaires. Alors que M. Hulot souhaitait que cette PPE comporte un échéancier précis, avec le calendrier et le nombre des arrêts de réacteurs nécessaires pour descendre à 50 % du « mix » électrique, les arbitrages en cours laissaient prévoir un texte beaucoup plus flou, repoussant une nouvelle fois à plus tard la baisse du nucléaire. Le comble est que M. Hulot risquait, dans ce domaine, de ne pouvoir afficher comme seul bilan que la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim, déjà promise par François Hollande avant la fin de son quinquennat, mais qui, liée à la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), n’a cessé d’être différée et n’est plus attendue avant 2020.
L’un des échecs les plus humiliants de Nicolas Hulot fut son éviction de la tenue et du suivi des Etats généraux de l’alimentation, à l’automne 2017. Alors qu’il en avait fait un marqueur de son action, voulant « redéfinir un modèle agricole et alimentaire », plus sain et respectueux de l’environnement, la tenue de ce rendez-vous comme la loi qui en a découlé ont été entièrement maîtrisées par le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert. Avec lequel les rapports étaient plus que tendus. Sur le dossier emblématique du glyphosate, Nicolas Hulot avait affirmé son regret de n’avoir pas imposé son interdiction dans la loi sur l’alimentation, votée fin mai, justifiant de ne pouvoir tout réussir en un an.

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Petite victoire
Bien sûr, le ministre de la transition écologique peut se targuer de quelques succès, ou à tout le moins, d’avoir pu limiter les dégâts. La décision d’abandonner la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à proximité de Nantes, alors que, depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements en avaient défendu la nécessité, sans pour autant en démarrer le chantier, fut considérée comme une preuve évidente de son poids auprès d’Emmanuel Macron.
Au début de l’été, l’ex-président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme savourait une autre petite victoire. Dans le vaste chantier, désormais reporté, de la réforme des institutions, il obtient de l’exécutif que les mots « environnement, climat et biodiversité » figurent dans l’article premier de la Constitution, et non dans l’article 34, comme l’avait pourtant annoncé le premier ministre, Edouard Philippe, en avril.
Sur le dossier de la biodiversité, il laisse un plan mais le ministre ne nourrit aucune illusion. « Je vous présenterai un plan pour la biodiversité, mais tout le monde s’en fiche, à part quelques-uns », avait lancé M. Hulot aux parlementaires, en rappelant le rythme catastrophique de l’érosion du vivant. Un plan en faveur de la biodiversité a bien été présenté début juillet, porté par un comité interministériel. Mais, donnant l’impression d’un vaste catalogue de mesures, il a été critiqué par les associations environnementales, qui jugent qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux et qu’il ne bénéficie pas de moyens financiers suffisants pour lutter efficacement contre la disparition des espèces et la dégradation des milieux naturels.
Le 6 juillet, à l’occasion du premier anniversaire de son ambitieux « plan climat », destiné à mettre la France sur la voie de la neutralité carbone au mitan du siècle, Nicolas Hulot dressait déjà un constat d’échec : « Malgré la mobilisation de tous les acteurs, le découplage entre les activités économiques et les émissions de gaz à effet de serre n’est toujours pas là », convenait publiquement le ministre.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ A la surprise générale, le ministre de l’écologie a annoncé sa démission du gouvernement, sans même avoir prévenu Emmanuel Macron ou Edouard Philippe.
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Démission de Nicolas Hulot : « Vous êtes sérieux, là ? », les coulisses de son annonce

A la surprise générale, le ministre de l’écologie a annoncé sa démission du gouvernement, sans même avoir prévenu Emmanuel Macron ou Edouard Philippe.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 16h55
   





                        



« Vous êtes sérieux, là ? » Lorsque Nicolas Hulot annonce sa décision de quitter le ministère de la transition écologique et solidaire, mardi 28 août, la surprise est totale pour la journaliste Léa Salamé, en train de l’interviewer en direct avec Nicolas Demorand dans le studio de France Inter.
« Je tiens à préciser que vous ne l’aviez absolument pas dit avant de rentrer dans ce studio, bien au contraire », fait savoir d’emblée la journaliste. « On le découvre », renchérit dans la foulée Nicolas Demorand. L’éditorialiste politique de France Inter Thomas Legrand est revenu pour BFM-TV sur les coulisses de cette décision.

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« Ses collaborateurs se sont décomposés »
« On l’a invité hier soir [lundi soir], et il a accepté. Ce matin on a pris un café avec lui, avec Léa Salamé, explique-t-il. Il était en colère, on avait bien compris qu’il voulait pousser un coup de gueule. »
« Il nous a raconté de lui-même la réunion d’hier soir sur la chasse, où il a eu la surprise de voir Thierry Coste, un lobbyiste de la chasse et des armes, venir. Il avait prévenu Emmanuel Macron : “Je ne veux pas voir de lobbyiste à ce genre de réunion.” Et quand il l’a vu, il était furieux. Il s’en est entretenu avec Macron juste après, qui lui a dit : “Je ne sais pas comment ce monsieur est rentré.” Là, il a eu le sentiment qu’on se foutait un petit peu de lui. »
« Il avait décidé de démissionner et de l’annoncer dans quelque temps, histoire de faire fructifier ce moment d’influence politique », poursuit M. Legrand.
« Mais en rentrant dans le studio, il a visiblement changé d’avis. Ses collaborateurs se sont décomposés. A la sortie du studio, il m’a dit qu’il avait décidé de l’annoncer tout de suite. On a senti pendant l’interview qu’il arrivait au bout de ses contradictions. (…) On a vécu un moment de vérité politique. »
La surprise était d’autant plus grande que M. Hulot n’avait pas averti le président de la République, Emmanuel Macron, et le premier ministre, Edouard Philippe, de sa décision.
« Un moment unique »
« C’était un moment de grâce, un moment unique », a raconté Léa Salamé lors d’un entretien diffusé par France Inter, parlant du « moment le plus fort » qu’elle ait vécu en tant que journaliste de radio et de télévision.
« Il était en colère, une colère froide, mais à aucun moment on a senti qu’il allait nous annoncer sa décision. Il n’avait pas prévenu son épouse, il n’avait pas prévenu le premier ministre, il n’avait pas prévenu le président de la République, et même son assistant, il ne lui avait pas dit cinq minutes avant. »
Invitée de Radio Classique au moment de l’annonce de Nicolas Hulot sur France Inter, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, n’y a pas cru dans un premier temps. « C’est une plaisanterie ? », s’est-elle ainsi étonnée lorsque le journaliste, en direct, lui a annoncé la nouvelle.

#Classiquematin A 8h15, @MarleneSchiappa était l'invitée de @guillaum_durand. Voici en exclusivité sa réaction à l'… https://t.co/ThFxFz39VX— radioclassique (@Radio Classique)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’inquiétude est d’autant plus profonde que l’inflation grève le budget des foyers. Au premier rang desquels les retraités, déjà affectés par la hausse de la CSG.
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Les choix du gouvernement pèsent sur le pouvoir d’achat

L’inquiétude est d’autant plus profonde que l’inflation grève le budget des foyers. Au premier rang desquels les retraités, déjà affectés par la hausse de la CSG.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 18h28
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

« La bataille du pouvoir d’achat, on ne la gagnera jamais. Il y aura toujours des mécontents et on entend leur colère. Mais notre cap à nous, c’est le travail. Le travail qui paie et doit mieux payer. Et c’est le travail, au final, qui redonnera du pouvoir d’achat aux Français », confiait-on lundi 27 août à Bercy, dans l’entourage du ministre de l’économie. Une clarification décomplexée des annonces faites par le chef du gouvernement, Edouard Philippe, au Journal du dimanche.
Ce dernier a eu beau arrondir les angles, la revalorisation de 0,3 % des pensions de retraite, des allocations familiales et de l’aide personnalisée au logement (APL), alors que la hausse des prix devrait atteindre 1,7 % cette année, va faire des perdants. Au premier rang desquels les retraités, déjà affectés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et le report d’octobre à janvier 2019 de la revalorisation de leurs pensions. Certains vont bénéficier de la baisse de la taxe d’habitation et de la mise en place du reste à charge zéro. Mais l’inquiétude est d’autant plus profonde que les craintes apparues fin 2017 sur le pouvoir d’achat sont loin d’être éteintes. Cet indicateur a baissé de 0,6 % au premier trimestre.
Le gouvernement pourra, certes, objecter que d’autres prestations sociales comme le RSA, la prime d’activité, le minimum vieillesse et l’allocation pour les adultes handicapés augmenteront bien, elles, l’an prochain, en fonction de l’inflation. Que la suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires pour tous les actifs en septembre 2019 rapportera, en sus, « 200 euros supplémentaires par an » pour une personne payée au smic. Il y a peu de chance qu’il rassure.
Pour Patrick Artus, chef économiste chez Natixis :
« C’est un jeu à somme nulle. On prend aux uns pour donner aux autres en opérant un transfert entre ménages : les retraités, les familles et les locataires à faibles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Pékin prépare un code civil ne faisant aucune référence à une limitation du nombre d’enfants, selon un journal officiel. La fin de quarante années de strict planning familial.
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La Chine va mettre fin à sa politique de contrôle des naissances

Pékin prépare un code civil ne faisant aucune référence à une limitation du nombre d’enfants, selon un journal officiel. La fin de quarante années de strict planning familial.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 18h23
   





                        



   


Après quarante décennies d’un contrôle drastique des naissances, Pékin s’apprête à renoncer à cette politique de planning familial. Selon un journal juridique officiel, un code civil en préparation en Chine ne devrait pas faire référence à la limitation du nombre d’enfants.
Affolé par le vieillissement de sa population, le pays avait officiellement abandonné fin 2015 sa politique dite de « l’enfant unique ». Depuis, tous les couples mariés sont autorisés à avoir un deuxième enfant… mais pas davantage. Le code civil actuellement en préparation doit être adopté lors d’un vote en 2020 par l’Assemblée nationale populaire, chambre d’enregistrement législative du régime.
Le Parti communiste avait commencé à imposer la politique de l’enfant unique en 1979 afin d’enrayer la forte poussée démographique du pays le plus peuplé du monde. Appliqué au prix d’avortements forcés, d’amendes et de stérilisations, ce strict contrôle des naissances est décrié en raison des déséquilibres provoqués : vieillissement de la population et baisse de la proportion de femmes, nombre de familles préférant avoir un garçon.
Vieillissement accéléré de la population
Avant le changement de politique de 2015, 50 millions de femmes bénéficiaient cependant déjà du droit d’avoir deux enfants, en raison de plusieurs exceptions accordées aux minorités ethniques, aux familles rurales dont le premier enfant était une fille, ainsi que, plus récemment, aux couples dont au moins un membre était enfant unique.
Mais la nouvelle loi peine à porter ses fruits : le nombre de naissances a ainsi stagné en 2017, avec 17,23 millions de bébés. De nombreux couples rechignent en effet à avoir un second enfant, mettant en avant l’envol des prix immobiliers et des coûts de l’éducation, ainsi que l’impact sur leurs carrières professionnelles. Les naissances devraient cependant repartir à la hausse cette année, à 20 millions, selon les prévisions officielles.
Dans ce contexte, le vieillissement accéléré de la population devient une bombe démographique à retardement pour le géant asiatique, qui compte actuellement environ 1,38 milliard d’habitants. La population en âge de travailler (de 16 à 59 ans) a chuté de près de 5,5 millions l’an dernier, déclinant pour la sixième année consécutive, tombant à 902 millions (65 % de la population totale).
Selon des estimations du gouvernement, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou davantage devrait atteindre 487 millions en 2050, soit 35 % de la population contre 241 millions (17,3 % de la population) fin 2017.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le président américain accuse le réseau social et le moteur de recherche de « censurer » les sites de droite et d’extrême droite. Google a fermement démenti ces accusations.
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Donald Trump accuse Twitter et Google actualités de « censure »

Le président américain accuse le réseau social et le moteur de recherche de « censurer » les sites de droite et d’extrême droite. Google a fermement démenti ces accusations.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h00
    |

            Damien Leloup








                        


Dans une série de tweets publiés mardi 28 août, Donald Trump s’en est pris directement au service d’actualités de Google, Google News, qu’il accuse de « censurer » les sites conservateurs : « Quatre-vingt-seize pour cent des recherches “actualités Trump” sur Google renvoient vers des médias de gauche, c’est très dangereux (…). Il n’y a que des “fake news”, ils ont truqué les résultats pour n’afficher que les mauvais résultats », affirme le président des Etats-Unis.
Google a fermement démenti ces accusations de partialité politique, soulignant que son moteur de recherche « ne classe jamais les résultats de recherche pour manipuler une opinion politique ». « La recherche n’est pas utilisée pour défendre un programme politique et nous ne dévions pas nos résultats vers une quelconque idéologie politique », a fait savoir Google, dans un communiqué au ton très ferme.

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Les propos de Donald Trump semblent se fonder sur une « étude » publiée par le site conservateur PJ Media, qui a procédé à ses propres mesures des sites apparaissant dans Google News (Google Actualités) aux Etats-Unis. Un classement qui souffre de très nombreux biais méthodologiques.
Il étiquette ainsi comme site « de gauche » des agences d’information comme Reuters, peu suspecte d’être acquise à l’extrême gauche américaine. Il agglomère pêle-mêle comme médias des sites indépendants, des agences de presse, des télévisions et des quotidiens nationaux avec des blogs conspirationnistes comme celui d’Alex Jones – mais il ne comporte aucun média local. Enfin, la « mesure » par le site sur les « cent premiers résultats dans Google Actualités » ne compte que 70 résultats, et ne prend pas en compte le fait que les résultats de Google Actualités varient d’un utilisateur à l’autre, car Google les personnalise en fonction de différents critères, comme la géolocalisation.
Certains sites présents dans le « classement » de PJ Media sont effectivement absents de Google Actualités, notamment Infowars, le site d’Alex Jones, qui publie très régulièrement des théories du complot présentées comme des faits. Durant l’été, la plupart des comptes d’Infowars ont été supprimés par les grands réseaux sociaux, à la suite d’appels à la haine.
Fausses informations
Outre-Atlantique, les conservateurs, et plus particulièrement l’extrême droite, disent depuis des mois faire l’objet d’une « censure politique » permanente en ligne de la part des grandes sociétés de la Silicon Valley. Les cas avérés de blocage ou de filtrage de personnalités extrémistes, comme Alex Jones ou Milo Yiannopoulos, concernaient tous des appels à la violence ou à la haine. Mais certaines mesures prises par les grandes plates-formes après l’élection présidentielle de 2016 pour lutter contre les fausses informations ont aussi touché des sites et des pages conspirationnistes ou colportant de fausses informations appréciés de l’extrême droite américaine.
Dans l’un de ses messages publiés le 28 août, Donald Trump menace directement Google : « Cette situation est très grave, et nous allons nous en occuper. » Le 5 septembre, le PDG de Twitter, Jack Dorsey, est convoqué par la majorité républicaine devant une commission du Congrès, où il sera interrogé sur les règles de modération de son réseau social. La majeure partie des questions des élus de droite devrait concerner la prétendue « censure » visant les conservateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’achat par l’Inde, en 2016, de 36 Rafale de Dassault suscite la colère de l’opposition. Le Parti du Congrès dénonce le rôle joué dans ce contrat par un proche de Modi.
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En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique

L’achat par l’Inde, en 2016, de 36 Rafale de Dassault suscite la colère de l’opposition. Le Parti du Congrès dénonce le rôle joué dans ce contrat par un proche de Modi.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 17h57
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Deux ans après l’achat par New Delhi de 36 avions de combat Rafale, en septembre 2016, le contrat signé avec le français Dassault Aviation se retrouve au cœur d’une tempête politique en Inde. Pas un jour ne passe sans que le Parti du Congrès, dans l’opposition, n’attaque le gouvernement de Narendra Modi sur son manque de transparence et sa connivence avec Anil Ambani, le partenaire indien de Dassault. Rahul Gandhi, le président du Parti du Congrès, a qualifié le contrat d’« escroquerie ». Une polémique qui pourrait ternir l’image de l’avionneur français alors qu’il est en concurrence pour fournir à l’Inde 110 avions de combat supplémentaires. Six avionneurs avaient répondu, vendredi 6 juillet, à la demande d’informations (« Request for Information ») déposée par New Delhi pour ce nouveau contrat.
L’« affaire Rafale », comme on la surnomme désormais dans les médias indiens, est née de l’annonce surprise faite par M. Modi d’acheter 36 avions de combat lors de sa visite à Paris en avril 2015. L’appel d’offres remporté en 2012 par Dassault prévoyait la livraison de 126 appareils, dont 108 assemblés sur le sol indien. Mais en ce mois d’avril 2015, les négociations piétinent depuis trois ans. Elles butent sur le prix final et le partage des responsabilités pour les avions assemblés en Inde. Or les escadrons de l’armée de l’air indienne se rapprochent dangereusement de l’obsolescence, au risque de compromettre la sécurité du pays. M. Modi, pourtant si attaché au « Make in India », enterre le « contrat du siècle » qui prévoyait la construction d’une chaîne d’assemblage Rafale en Inde. Les 36 avions, dont les premières livraisons sont prévues en 2019, seront produits en France.
Le nouveau contrat, signé quelques mois plus tard dans le cadre d’un accord intergouvernemental, est assorti d’une clause d’« offset », c’est-à-dire qu’une partie du montant de l’acquisition doit être réinvesti sous forme de compensations industrielles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans son bulletin, Météo-France alerte sur les risques d’une « forte activité électrique » et de rafales « très fortes ».
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Orages : onze départements du Sud-Ouest en alerte orange

Dans son bulletin, Météo-France alerte sur les risques d’une « forte activité électrique » et de rafales « très fortes ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 17h13
   





                        



   


Onze départements du Sud-Ouest ont été placés mardi 28 août en alerte orange par Météo-France, qui a annoncé un « épisode pluvio-orageux » nécessitant une « vigilance particulière ».
Dans son bulletin de 16 heures, Météo-France a ajouté les Deux-Sèvres et la Vienne aux neuf départements déjà placés en alerte : Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées.
Il s’agit d’un « épisode pluvio-orageux estival, nécessitant une vigilance particulière, dans la mesure où il existe un risque fort de phénomènes violents », selon Météo-France.
Entre 20 et 40 mm de pluie en une heure
Les orages commenceront à se développer dans le golfe de Gascogne et prendront rapidement un caractère brusque et violent.
La « salve orageuse donnera de la grêle, une forte activité électrique, et des quantités de précipitations entre 20 et 40 mm voire un peu plus en moins d’une heure ». Il y aura des rafales « très fortes », « entre 100 km/h et 120 km/h localement, peut-être plus en pointe ».
Les orages se décaleront en cours de nuit vers le Massif central et la région Poitou-Charentes, où on attend une atténuation de la situation vers minuit.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Disponible sur de plus en plus de modèles, ce type de conduite est un nouvel argument de vente des constructeurs. Carnet de route à bord d’un Qashqai.
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Automobile : on a testé la conduite semi-autonome


                      Disponible sur de plus en plus de modèles, ce type de conduite est un nouvel argument de vente des constructeurs. Carnet de route à bord d’un Qashqai.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 16h59
    |

            Jean-Michel Normand








                              

                        

Déjà proposée chez Tesla, Mercedes, Audi, BMW, Volvo, Nissan ou DS (liste non exhaustive), la conduite semi-autonome est disponible à bord d’un nombre grandissant de modèles. Cette fonctionnalité, qui laisse le véhicule assurer son maintien en ligne et ajuster sa vitesse sans intervention humaine, s’impose comme un nouvel argument de vente. Pour en savoir plus sur les sensations de non-conduite que procure une telle voiture, nous avons pris en main le nouveau Nissan Qashqai Drive Edition sur plus de 500 km d’autoroutes et de quatre-voies, répartis en plusieurs trajets. Un moyen de tester les rapports de confiance que l’on peut nouer avec un conducteur robotisé.
On lâche les pédales mais pas le volant. La règle est stricte, il faut conserver un contact direct avec ses mains. Y déroger vaudra un rappel à l’ordre.
Equipé du système ProPILOT que Nissan a commercialisé à plus de 120 000 unités, surtout au Japon, et déjà implanté sur la Leaf électrique, le Qashqai Drive Edition reste assez cher (35 500 euros), mais il dispose d’une série d’équipements sophistiqués dont le stationnement autonome et un dispositif anticollision arrière avec détection des véhicules en mouvement. En pratique, ProPILOT fait fonctionner de concert le régulateur de vitesse « intelligent » (grâce à des capteurs, il adapte la vitesse à celle du véhicule qui précède) et un ensemble de caméras capables de repérer le marquage au sol afin de guider les mouvements de la direction. Bref, la Nissan suit la route, accélère et freine seule. Pour activer le pilotage semi-autonome, il faut simplement presser successivement avec le pouce droit deux boutons. Si l’on agit sur la direction, accélère ou freine, le système se déconnecte immédiatement.
A bord d’une automobile semi-autonome, on lâche les pédales mais pas le volant. La règle est stricte, il faut conserver un contact direct avec ses mains. Y déroger vaudra, au bout de dix secondes, un rappel à l’ordre sur l’écran de bord, rapidement...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le mois de septembre s’annonce chargé pour l’exécutif. Dans certaines entreprises, la rentrée est synonyme de mouvement social.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/08/2018
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Air France, SNCF, Ford Aquitaine… les dossiers minés de la rentrée

Le mois de septembre s’annonce chargé pour l’exécutif. Dans certaines entreprises, la rentrée est synonyme de mouvement social.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 06h04
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h40
    |

                            Éric Béziat et 
Philippe Jacqué








                        



   


Ford, SNCF, Air France, La Grande Récré ou Toys’R’Us… Les dossiers industriels et sociaux s’empilent sur le bureau du gouvernement. « La vie économique étant ce qu’elle est, il y a toujours des entreprises en difficulté, mais on tente de les régler de manière ordonnée. Au premier semestre, nous avons réussi à traiter plusieurs dossiers sans drame », assure-t-on dans l’entourage de Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances.
Ainsi, à Rodez (Aveyron), les syndicats et la direction de l’usine Bosch ont signé le 4 juillet un accord de compétitivité pour pérenniser les 1 600 emplois contre un engagement à investir 14 millions d’euros. Confronté à des problèmes récurrents, le volailler Doux a été repris le 18 mai et ce, sans mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Des solutions ont été trouvées dans d’autres dossiers comme celui de la menuiserie Grégoire, en Dordogne, ou du groupe AR Industries, à Châteauroux (Indre).
Le textile et la distribution en souffrance
Cela ne veut pas dire que tout est réglé. « Au deuxième trimestre, nous avons constaté une légère baisse des créations d’emploi et une petite hausse des suppressions, relève David Cousquer, du cabinet Trendeo. Ces deux indicateurs évoluent dans le mauvais sens, mais le solde net reste très positif. »
« Le nombre de défaillances d’entreprise s’est stabilisé », ajoute Benoît Desteract, le directeur général de la Banque Thémis, dotée d’un observatoire des entreprises en difficulté. Au cours des sept premiers mois de l’année, 844 sociétés réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros ont connu une procédure collective (redressement judiciaire ou plan de sauvegarde), contre 877 en 2017.
« Les secteurs les plus en souffrance sont le textile et la distribution, qui sont confrontés à une concurrence très forte et à un changement de modèle économique radical avec la croissance de la distribution numérique », précise Cédric Colaert, du cabinet Eight Advisory. Des groupes comme Toys’R’Us ou La Grande Récré sont depuis le premier semestre en redressement judiciaire, avec des milliers de postes menacés, tandis que d’autres comme Happychic (Jules, Brice, etc.) mènent des restructurations susceptibles d’aboutir à la suppression de plusieurs centaines d’emplois.
Menace de grève à Air France
Dans d’autres entreprises, la rentrée est synonyme de mouvement social, comme à Air France, où les syndicats font planer la menace d’une grève. L’intersyndicale de la compagnie, qui s’est réunie lundi 27 août, n’a pas encore annoncé de mouvement. Elle a seulement prévenu qu’une « déclaration unitaire » serait lue jeudi en comité central d’entreprise (CCE), après la nomination de Benjamin Smith au poste de directeur général d’Air France-KLM, dont l’arrivée est attendue pour le 30 septembre.

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« Petit à petit, on fait monter la pression. Jeudi, on va donner une date d’ultimatum. Soit la direction lance des signaux forts, soit on repart dans le conflictuel », explique un membre de l’intersyndicale. Les neuf syndicats maintiennent leur revendication d’un « rattrapage de 5,1 % des salaires, dans les plus brefs délais, correspondant à l’inflation 2012-2017 ». C’est cette revendication qui avait provoqué quinze jours de grève en début d’année. Le conflit avait entraîné le départ du PDG, Jean-Marc Janaillac, après le refus d’une proposition d’accord salarial par une majorité de salariés.
Le conflit couve à la SNCF
Faut-il envisager de nouvelles perturbations sociales à la SNCF ? Le mouvement contre la réforme ferroviaire du gouvernement s’est achevé début juillet, après trois mois d’une grève inédite. Malgré l’ire des syndicats cheminots, la réforme a été votée et promulguée dans son intégralité.
Pourtant, le bouillonnement pourrait bien reprendre. Deux organisations au moins – la CGT et SUD – n’ont pas renoncé au combat contre la réforme. « Il n’y a pas eu de trêve estivale de la lutte, assure Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD-Rail. Ne serait-ce que parce qu’il a fallu s’opposer à la direction, qui menace de licencier deux de nos collègues grévistes à Rennes et à Lyon. » 
La CGT, première organisation représentative à la SNCF, a invité ses homologues de l’UNSA, de SUD et de la CFDT à une réunion intersyndicale, jeudi 30 août. « Nous appellerons à faire grève lors de journées ciblées début septembre, a déclaré au Monde Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Nous pouvons, si le rapport de forces le permet, abolir le pacte ferroviaire. C’est encore possible ! »

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La négociation sur la future convention collective du ferroviaire reprend le mois prochain entre patronat et syndicats, avec deux journées-clés, les 18 et 27 septembre. Les sujets abordés sont explosifs : l’organisation, la rémunération des métiers du rail et les critères de désignation des salariés de la SNCF transférés à la concurrence. Autant d’occasions, pour les cheminots, d’afficher leur détermination. « Maintenant, le statut de cheminot, on le veut pour tous les travailleurs du rail », prévient M. Poncet. « SUD, FO et la CGT veulent en découdre avec le gouvernement, observe un négociateur. Au-delà des sujets purement ferroviaires, cette politisation va nourrir le conflit. »
Et ce, d’autant plus que, dans l’entreprise SNCF, le contexte social est dominé par la perspective des élections professionnelles qui se tiendront en novembre, une période préélectorale qui pèse sur le calendrier et le climat social. « Ce sont des sujets lourds, certes, mais nous ne sommes pas dans une agitation sociale anormale », tempère une source interne à la SNCF, où l’on n’a pas encore reçu, à ce jour, de préavis de grève pour la rentrée.
Ford Aquitaine entre angoisse et espoir
Fébriles, les 840 salariés de l’usine de boîtes de vitesses Ford Aquitaine Industries de Blanquefort (Gironde), dans la banlieue de Bordeaux, ont repris le travail le 20 août. Ils sont sous la menace d’un plan social depuis la mi-juin. Le constructeur américain a décidé que la boîte automatique actuellement produite ne serait pas remplacée. Ford s’est engagé à continuer l’activité et à payer les salaires jusqu’en 2019, mais pas au-delà.

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Toutefois, l’espoir existe : le groupe belge Punch, qui avait repris en 2013 une ancienne usine de boîtes de vitesse de General Motors à Strasbourg, serait sérieusement intéressé. « Les négociations sont confidentielles, mais elles avancent », précise un connaisseur du dossier. « Nos contacts à Strasbourg nous confirment cette information, note Philippe Poutou, délégué CGT à Ford Blanquefort. Mais il faut continuer à faire pression. Un rassemblement de toute la gauche est prévu le 4 septembre pour préparer une grande manifestation à Bordeaux le 22. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La première ministre britannique a promis un plan d’investissement de 4,4 milliards d’euros pour soutenir les économies du continent.
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Décryptage

Au Cap, Theresa May annonce le « come-back » du Royaume-Uni en Afrique

La première ministre britannique a promis un plan d’investissement de 4,4 milliards d’euros pour soutenir les économies du continent.

Par                                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-28T17:36:27+02:00"

        Le 28.08.2018 à 17h36






    
La première ministre britannique, Theresa May, lors d’une rencontre avec des lycéens au Cap, en Afrique du Sud, le 28 août 2018.
Crédits : POOL New / REUTERS


Cela faisait cinq ans qu’un premier ministre britannique n’avait pas mis les pieds au sud du Sahara. Pour sa première visite africaine, Theresa May a annoncé, mardi 28 août au Cap, en Afrique du Sud, un « come-back » du Royaume-Uni sur le continent, des promesses d’investissement et un nouveau partenariat motivé avant tout par le Brexit.
Devant un parterre d’hommes d’affaires, la première ministre a affiché un objectif présenté comme ambitieux : « Que le Royaume-Uni devienne le premier investisseur des pays du G7 en Afrique d’ici à 2022 ». Ambitieux, mais atteignable : avec 55 milliards de dollars investis en 2016 (soit 52 milliards d’euros à l’époque), le Royaume-Uni suit de près les Etats-Unis, qui ont investi 57 milliards de dollars la même année, d’après les chiffres de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

    
Investissements en Afrique, en milliards de dollars.
Crédits : Cnuced


Mme May a également promis un plan d’investissement de 4,4 milliards d’euros pour soutenir les économies africaines, centré sur la création d’emplois pour les jeunes. « Les défis auxquels l’Afrique est confrontée dépassent la seule Afrique. Il est dans l’intérêt du monde entier que ces emplois soient créés pour s’attaquer aux causes et aux symptômes de l’extrémisme et de l’instabilité, pour gérer les flux migratoires et pour encourager une croissance propre », a-t-elle affirmé, sans préciser quel montant serait alloué à chaque pays.
« De long terme et de haute qualité »
Plutôt mesuré, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, s’est déclaré « ravi de la contribution du Royaume-Uni à notre quête d’investissements ». Depuis son arrivée au pouvoir, en février, l’ex-homme d’affaires a lancé une campagne pour attirer 100 milliards de dollars d’investissements étrangers en cinq ans et soutenir l’économie sud-africaine, en difficulté. En quelques mois, un tiers de cette somme a déjà été engagé par la Chine, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Mercredi, le dirigeant sud-africain s’envole d’ailleurs pour Pékin, en amont du Forum sur la coopération sino-africaine, les 3 et 4 septembre. Le président Xi Jinping rend l’invitation, après avoir annoncé plus de 12 milliards d’euros d’investissements chinois pour la seule Afrique du Sud lors de sa visite à Johannesburg en juillet.

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En comparaison, les annonces de Mme May paraissent modestes. « On ne peut pas concurrencer la puissance économique de certains pays, a t-elle concédé. Mais nous pouvons offrir des investissements de long terme et de haute qualité. » A un journaliste britannique qui lui faisait remarquer que le président français, Emmanuel Macron, s’était rendu neuf fois en Afrique depuis le début de son mandat, elle a platement répondu : « Nous avons travaillé avec des nations et des gouvernements africains par le passé. »
Etapes au Nigeria et au Kenya
Sur le plan commercial, le Royaume-Uni post-Brexit se profile comme un nain en Afrique, avec des échanges avoisinant les 36 milliards de dollars en 2015, contre 305 milliards pour l’Union européenne (UE) et 188 milliards pour la Chine. L’ancien empire colonial arrive en retard sur un continent courtisé de toutes parts, par les grandes puissances comme par les pays émergents.
La visite de la première ministre avait justement pour objectif de montrer qu’elle est capable de nouer des accords commerciaux à l’étranger. Mardi, avant son tête-à-tête avec le président Ramaphosa, la première ministre a signé des accords économiques avec l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) et le Mozambique, destinés à remplacer ceux en vigueur pour l’UE et qui ne s’appliqueront plus lorsque le Royaume-Uni en sortira.

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Dans l’avion l’emmenant en Afrique du Sud, Mme May a réitéré son mantra selon lequel pas d’accord sur le Brexit vaut mieux qu’un mauvais accord. « Ça ne serait pas la fin du monde », a t-elle déclaré aux reporters qui l’accompagnaient, d’après la BBC. Une saillie adressée au chancelier de l’échiquier, Philip Hammond, qui la semaine dernière alertait sur les dégâts que causerait l’absence d’accord pour l’économie britannique.
Pour la deuxième étape de sa tournée africaine, Theresa May se rendra mercredi au Nigeria, où elle doit évoquer avec le président Muhammadu Buhari des enjeux sécuritaires comme Boko Haram. Enfin, jeudi au Kenya, elle rendra visite aux troupes britanniques qui combattent les Chabab en Somalie. La dernière fois que l’ancienne colonie avait reçu un premier ministre britannique, c’était Margaret Thatcher, en 1988.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Le chef de l’Etat a appelé à « revisiter les tabous ». Mais, pour concrétiser cette vision, il lui faut commencer par trouver des partenaires.
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La priorité européenne d’Emmanuel Macron

Editorial. Le chef de l’Etat a appelé à « revisiter les tabous ». Mais, pour concrétiser cette vision, il lui faut commencer par trouver des partenaires.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 12h32
   





                        



   


Editorial. Dans les derniers mots de son discours d’une heure et demie prononcé le 27 août devant les ambassadeurs français, Emmanuel Macron a cité Soljenitsyne qui, il y a quarante ans, dans une conférence à Harvard, évoquait le « déclin du courage » et la fragilité de l’Occident.
Cette gravité de ton contrastait avec le volontarisme enthousiaste d’août 2017, pour ce même rendez-vous annuel de la diplomatie française, où le président à peine élu, incarnant l’espoir d’un grand retour de la France sur la scène internationale, semblait destiné à devenir figure de référence naturelle d’un monde euro-atlantique déboussolé par l’imprévisibilité de Donald Trump, l’affaiblissement d’Angela Merkel et celui de Theresa May, engluée dans le Brexit. Ce qui était son atout est devenu son handicap. Emmanuel Macron semble toujours plus seul pour porter le « renforcement de l’ordre mondial » qu’il appelle de ses vœux et sa priorité européenne avec une « refondation de l’Union ».

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La crise du multilatéralisme, le choix de Donald Trump de se détourner du système des relations internationales construit après 1945 et la montée des nationalismes créent des défis inédits. Ebranlée par les doutes des peuples sur le projet communautaire, menacée par la montée des tensions au Moyen-Orient comme au Sahel, l’Europe est au cœur de cette crise, même si elle en incarne aussi la possible solution. C’est le pari d’Emmanuel Macron.
Les « forces progressistes et celles du repli »
« Ce combat européen ne fait que commencer, il sera long et difficile et il sera au cœur de l’action de la France tout au long de mon mandat », a martelé le président devant les ambassadeurs. Ce combat est celui qui, en Europe, peut-être encore plus qu’ailleurs dans le monde, oppose les « forces progressistes et celles du repli ».
A neuf mois des élections européennes, Emmanuel Macron espère cristalliser les suffrages de tous ceux qui, en France, refusent la vision d’un Viktor Orban ou d’un Matteo Salvini. Il les épingle dans son discours, même s’il reconnaît que de tels mouvements sont nés de l’affadissement du rêve européen et de la sous-estimation « de l’identité profonde des peuples et de leur imaginaire collectif ». Le chef de l’Etat espère recomposer les alliances politiques à l’échelle européenne, comme il l’avait fait dans le champ politique national.
Il faut reconnaître à M. Macron une véritable vision de l’Europe qu’il a longuement réaffirmée lundi, notamment dans la dernière partie de son discours, où le ton s’est fait vibrant et plus personnel, rompant avec ce que cet exercice du discours annuel aux ambassadeurs peut avoir de convenu dans la longue énumération des grands dossiers et des prochains rendez-vous de la diplomatie tricolore.

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Son projet, déjà évoqué il y a un an lors de son discours à la Sorbonne, est une « vision humaniste de la mondialisation », portée par une Europe capable d’assumer pleinement sa souveraineté et son autonomie stratégique, qui doit compter toujours plus sur elle-même pour sa sécurité. La force d’Emmanuel Macron est le refus du renoncement. Il appelle ainsi à « revisiter les tabous européens », y compris par une révision des traités. Il veut affirmer la France comme « puissance médiatrice » – ce qui ne signifie pas pour autant moyenne. Au-delà des effets de tribune, le véritable défi est celui de concrétiser cette vision ambitieuse. Pour cela, il faut commencer par trouver des partenaires et, surtout, parvenir à les convaincre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Selon le président de la Fédération nationale des chasseurs, Emmanuel Macron a donné son accord sur cette revendication, poussant Nicolas Hulot à la démission.
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Coût du permis de chasse : le cadeau de Macron aux chasseurs

Selon le président de la Fédération nationale des chasseurs, Emmanuel Macron a donné son accord sur cette revendication, poussant Nicolas Hulot à la démission.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 21h37
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h25
   





                        


Emmanuel Macron a donné son accord pour que le prix du permis national de chasse soit divisé par deux, revenant à 200 euros par an, a déclaré, lundi 28 août, le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Willy Schraen, après avoir été reçu à l’Elysée.
Cette décision a été prise au cours d’une réunion qui s’est tenue lundi après-midi en présence de M. Schraen, du ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, qui pilote la réforme. Mais une présence va rendre furieux M. Hulot, celle du lobbyiste de la chasse, Thierry Coste. Pour l’écologiste, qui a annoncé mardi matin sa démission sur France Inter, M. Coste « n’était pas invité à cette réunion » : « [Je lui] ai dit frontalement qu’il n’avait rien à faire là. »

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« Cela va paraître anecdotique, mais pour moi, c’était symptomatique et c’est probablement un élément qui a achevé de me convaincre que ça ne fonctionne pas comme ça devrait fonctionner », a-t-il ajouté.
« C’est symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir. Il faut à un moment ou à un autre poser ce problème sur la table parce que c’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir, qui gouverne ? »
Le gouvernement avait annoncé en mai qu’il préparait une réforme de la chasse comprenant une baisse du prix du permis, actuellement de 400 euros par an. Il compte aussi mener une « gestion adaptative des espèces » chassables pour adapter les pratiques et les prélèvements autorisés à l’état réel de conservation des espèces. M. Schraen a cité la tourterelle des bois, le courlis cendré ou le grand tétras parmi les espèces concernées. « Nous allons respecter parfaitement les demandes de quotas », a-t-il assuré.

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Un « piégeage cruel »
En février, le chef de l’Etat avait pris l’engagement d’étendre les dates de chasse de l’oie cendrée en 2019 et Nicolas Hulot avait lancé en août une concertation sur les quotas de chasse de plusieurs espèces.
La Ligue pour la protection des oiseaux s’est inquiétée de ces projets et a dénoncé le « piégeage cruel de centaines de milliers d’oiseaux en France ». Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a regretté lundi sur BFM-TV qu’« en France, on chasse soixante-quatre espèces différentes d’oiseaux » alors que dans « le reste de l’Europe, c’est quatorze espèces. (…) Et sur les soixante-quatre espèces, il y en a vingt qui sont sur la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature », a-t-il ajouté, en citant l’alouette des bois.
Emmanuel Macron s’est par ailleurs dit favorable à la réouverture des chasses présidentielles, remplacées en 2010 par des « battues de régulation », et était allé saluer des chasseurs mi-décembre près du château de Chambord (Loir-et-Cher). Plus d’un million de personnes pratiquent la chasse en France chaque année, avec un permis de chasse national ou départemental.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Un rapport de l’ONU, que « Le Monde » s’est procuré, rapporte que des membres des groupes armés contribuent à des attaques et à des trafics de migrants et de drogues.
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Enquête

Au Mali, des signataires de l’accord de paix accusés de terrorisme

Un rapport de l’ONU, que « Le Monde » s’est procuré, rapporte que des membres des groupes armés contribuent à des attaques et à des trafics de migrants et de drogues.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 28.08.2018 à 10h46

     •
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        Mis à jour le 28.08.2018 à 15h09






    
Des combattants de la Coordination des mouvements de l’Azawad, près de Kidal, au Mali, en septembre 2016.
Crédits : STRINGER / AFP


Le rapport est accablant et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Pour la première fois, l’ONU, via son groupe d’experts indépendants sur le Mali, dénonce, noms à l’appui, l’implication de membres de groupes armés signataires de l’accord de paix d’Alger ou désignés comme « coopératifs » dans des attaques terroristes, mais aussi dans le trafic de migrants et de drogues. L’accord de paix d’Alger avait été signé en 2015 par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), la Plateforme (groupes armés progouvernementaux) et l’Etat malien dans le but de mettre fin au conflit dans le nord du Mali.
En exclusivité, Le Monde Afrique a obtenu ce rapport qui devrait être rendu public prochainement. Ce document de 71 pages, daté du mercredi 8 août, révèle la participation d’Alkassoum Ag Abdoulaye, le chef d’état-major de la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA), dans la double attaque terroriste qui a visé le camp militaire de Soumpi, dans la région de Tombouctou, les 24 octobre 2017 et 27 janvier 2018. Près de 19 militaires ont été tués lors de ces deux attaques revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Or la CPA fait partie des groupes dits « coopératifs », qui gravitent autour de l’accord de paix d’Alger.

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Selon nos informations, le cas de Soumpi n’est pas isolé. Au moins trois autres attaques terroristes auraient été perpétrées avec l’aide de membres de groupes armés dits « coopératifs ». Pour le panel d’experts indépendants mis en place en février, le rôle d’Alkassoum Ag Abdoulaye ne s’arrête pas là : il aurait aussi « contribué à coordonner les katibas dans la région de Mopti ».
« Alkassoum Ag Abdoulaye n’est pas un terroriste en tant que tel, il a profité d’occasions pour récupérer des armes et des munitions. C’est tout l’objectif de ce rapport : montrer qu’il y a des stratégies opportunistes individuelles qui ne mettent pas en cause les groupes mais bien des individus. Des acteurs invisibles qui ont des intérêts particuliers et qui ralentissent la mise en œuvre de l’accord de paix pour les défendre », explique une source diplomatique.
Entraves au processus de paix
Le rapport devrait être transmis sous peu au Conseil de sécurité des Nations unies. « Le but étant de prendre appui sur ce document afin de proposer que des sanctions soient prises contre ces acteurs », poursuit notre source. Agacée par la lenteur de la mise en œuvre de l’accord, l’ONU avait fait monter la pression en septembre 2017. Le Conseil de sécurité avait alors adopté un régime de sanctions contre les individus entravant son application. Mais en un an, aucune sanction n’a été prise. Ce rapport pourrait changer la donne et transformer la menace en décision concrète.
Les auteurs s’attardent aussi sur le rôle joué par un certain Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, un autre leader de la CPA, dans les entraves au processus de paix dans les régions de Tombouctou et Gao. Ag Mohamedoune aurait eu pour rôle « d’imposer la Coordination des mouvements de l’entente [CME, une coalition formée de dissidents des groupes signataires] dans les différents mécanismes établis », afin notamment de voir ses soldats intégrés dans l’armée.
Pour les auteurs, l’objectif de certains membres de la CME est clair : user de la violence pour montrer leur capacité de nuisance au processus de paix, dans le but de s’imposer comme la quatrième partie de l’accord d’Alger. Selon le document, certains de ses membres auraient même menacé de « boycotter l’élection présidentielle [qui a vu la réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta, mi-août] en vue d’être inclus dans l’accord et ses mécanismes ».

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Selon le groupe d’experts, le gouvernement pourrait aussi avoir utilisé la CME. « Le gouvernement lui a aussi cédé officieusement la présidence d’autorités intérimaires », explique le rapport. « Pour certains, c’est la preuve absolue que la CME est un proxy [intermédiaire] gouvernemental », précise notre source, avant d’alerter sur les conséquences d’une telle stratégie : « Si le gouvernement perpétue cette tradition malienne d’utilisation des proxy, le risque est que les problèmes fondamentaux que l’accord de paix tente de régler ne soient jamais traités. »
D’autant que des membres de groupes qui ont directement signé l’accord d’Alger sont également mis en cause. Le maire de Talataye, dans la région de Gao, est l’un d’eux : « Salah Ag Ahmed a été présenté au panel par plusieurs sources indépendantes comme membre proéminent du HCUA [Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad], proche d’Iyad Ag Ghali […] et comme agent de liaison entre les groupes djihadistes Ansar Eddine et l’EIGS [Etat islamique dans le Grand Sahara]. » Le HCUA, en tant que membre de la CMA, est partie intégrante de l’accord d’Alger.
Exploitation sexuelle de migrants
Le rapport ne se limite pas à révéler les connexions avec les groupes terroristes. « Le cas de Mahamadou Ag Rhissa […] illustre le mieux les liens entre les passeurs de migrants et les activités des groupes armés », poursuivent les auteurs. Comme Salah Ag Ahmed, Ag Rhissa est membre du HCUA. « Il contrôle le passage des migrants à Talhandak, a détenu des femmes et facilité leur exploitation sexuelle, les libérant seulement après le paiement d’une somme allant de 150 000 à 175 000 francs CFA [de 228 à 267 euros] », souligne le rapport.
Un homme associé au Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, loyal à Bamako) est aussi pointé du doigt. Baye Coulibaly est cité comme étant l’un des principaux passeurs de Gao : « Il dirige un business de transport opérant entre Gao et Tamanrasset, en Algérie, et fournit des faux documents de transport maliens pour faciliter la traversée vers l’Algérie aux migrants non maliens. Il est aussi soupçonné de détenir des migrants rejetés d’Algérie, qui sont ensuite recrutés par le Gatia dans le but d’être intégrés au processus DDR [désarmement, démobilisation, réinsertion] de Gao. » Selon les auteurs, Baye Coulibaly bénéficierait de la protection de membres des forces de défense et de sécurité maliennes à travers des connexions familiales. 

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Des membres du Gatia sont aussi dénoncés comme étant impliqués dans la sécurisation de convois de plusieurs tonnes de cannabis dans le nord du Mali. Pour les trafiquants, le deal est avantageux : « La légitimité de la Plateforme et de la CMA en tant que groupes armés signataires a motivé les trafiquants de drogue à chercher la protection de leurs membres plutôt que celle des groupes armés terroristes en vue d’être moins exposés. »
« Tout ça, ce ne sont que quelques exemples concrets parmi tant d’autres, alerte notre source diplomatique. En réalité, il y a des dizaines de membres de groupes armés qui prennent part à des actions terroristes, au trafic de migrants et de drogues. » Autant d’individus censés officiellement œuvrer pour la paix mais qui, en sous-main, contribueraient à développer le terrorisme et les trafics, contre les intérêts de leur pays.


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Compte rendu

Le président algérien Bouteflika en Suisse pour des « contrôles médicaux périodiques »

Aucun détail n’a été donné sur la durée du séjour d’Abdelaziz Bouteflika, ni sur l’hôpital où auront lieu les examens.


LE MONDE
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        Le 28.08.2018 à 10h58

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        Mis à jour le 28.08.2018 à 14h27






    
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à Alger, le 9 avril 2018.
Crédits : RAMZI BOUDINA / REUTERS


Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013, a quitté Alger, lundi 27 août, pour des « contrôles médicaux périodiques » à Genève, a annoncé la présidence, citée par l’agence d’Etat APS. Aucun détail n’a été communiqué, notamment sur la durée du séjour présidentiel en Suisse ou sur l’hôpital où auront lieu ces contrôles médicaux.
Hospitalisé quatre-vingts jours à Paris en 2013 après son AVC, M. Bouteflika s’est depuis rendu plusieurs fois à l’étranger pour des « contrôles médicaux périodiques », à Paris, Grenoble ou Genève.

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En prévision de l’élection présidentielle, en avril 2019, son camp multiplie les appels à un cinquième mandat de M. Bouteflika, qui dirige l’Algérie depuis 1999. Si le chef de l’Etat n’a pas fait part de ses intentions, de nombreux observateurs estiment sa candidature hautement probable.
La santé du président algérien fait l’objet de multiples spéculations dans son pays. L’AVC dont il a été victime a affecté sa mobilité et son élocution. Ses apparitions – en fauteuil roulant – sont rares et il ne s’exprime plus en public.

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M. Bouteflika a participé à deux événements publics, en avril et en mai. Il est également apparu à la télévision nationale, le 5 juillet, jour de la fête nationale algérienne, à l’occasion d’un dépôt de gerbe à la mémoire des « martyrs » de la guerre d’indépendance.
Par ailleurs, il a rencontré en avril l’ancien président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, en visite à Alger, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le mois précédent.


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En Suède, l’extrême droite en ordre de marche

Avec plus de 20 % d’intentions de vote dans les sondages pour les Démocrates de Suède, le scrutin du 9 septembre en Scanie pourrait chambouler le paysage politique suédois.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 15h42
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

En ce début d’après-midi, Marita Westerström s’affaire devant un petit chalet blanc installé dans le centre de Hörby, une paisible commune rurale de 15 000 habitants au cœur de la Scanie, dans le sud de la Suède. Ancienne consultante en management, la retraitée assure la permanence du local de campagne de son parti, dont elle porte les initiales brodées sur sa casquette bleu marine : SD, pour Sverigedemokraterna (Démocrates de Suède).
Avec 20 % au moins d’intentions de vote aux législatives du 9 septembre, et plus encore dans certains scrutins municipaux et régionaux organisés le même jour, la formation d’extrême droite, créée en 1988, est déjà annoncée comme le grand vainqueur de ces élections dominées par le thème de l’immigration et de l’intégration.
En 2014, les SD avaient remporté 12,9 % des voix aux législatives. Entre-temps, il y a eu la crise des réfugiés et l’arrivée de 250 000 demandeurs d’asile en Suède, en 2014 et 2015. La fermeture des frontières et le durcissement de la politique d’asile, décidés fin 2015 par le gouvernement composé des Verts et des sociaux-démocrates, n’ont rien changé. Malgré une économie florissante, les SD ont su capitaliser.
« C’est un parti comme les autres »
Dans les terres agricoles de Scanie, berceau historique de l’extrême droite suédoise, où vit 13 % de la population du royaume, la formation pourrait même arriver en tête des régionales. « C’est ici, rappelle le politologue Anders Sannerstedt, basé à Lund, que la modernisation du parti a commencé à la fin des années 1990. » A l’époque, le patron des SD, Jimmie Akesson, et ses trois lieutenants sont encore étudiants à l’université de Lund, quand ils ébauchent la stratégie visant à dédiaboliser le parti.
A en juger par l’affluence autour de la cabane du parti à Hörby, vingt ans plus tard, ils ont réussi. Marita a à peine eu le temps de préparer le café qu’une femme l’interpelle déjà, passant sans s’arrêter devant les chalets...




                        

                        


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Edouard Philippe se trompe en comparant arrêt maladie et congé

Le premier ministre a déploré la hausse des indemnisations journalières : des chiffres réels, mais qui donnent lieu à une interprétation biaisée.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 20h19
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 08h15
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Les salariés du privé s’octroient-ils un jour de congé supplémentaire aux frais de l’Assurance-maladie ? C’est ce que semble insinuer Edouard Philippe dans un entretien au Journal du dimanche, publié le 26 août. En présentant ses orientations budgétaires pour 2019, le premier ministre a alerté sur l’enjeu « considérable » de la hausse des arrêts maladie, qui « veut dire qu’on a moins d’argent pour les hôpitaux et les nouveaux traitements ».
Ce qu’il a dit :
« Chaque année, un peu plus de 10 milliards d’euros sont consacrés à l’indemnisation des salariés arrêtés, et ce volume progresse de plus de 4 % par an. En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé. C’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire. »

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                Edouard Philippe privilégie le travail plutôt que les prestations sociales dans son projet de loi de finances 2019



Pourquoi c’est trompeur
Les « 10 milliards d’euros » et « 4 % de hausse » évoqués par le premier ministre sont des chiffres exacts, issus des comptes de la Sécurité sociale pour 2017. On constate une hausse continue des indemnités journalières versées par l’Assurance-maladie dans les dernières années et l’augmentation atteint même 4,4 % entre 2016 et 2017.


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Les indemnités journalières ont augmenté depuis 2015, et dépassent désormais 10,3 milliards d'euros
Montant des indemnités journalières en fonction de la durée et du type d'arrêt (maladie, accident du travail).

Source : CCSS 2017



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Si l’on s’en tient aux arrêts pour maladie, hors accidents du travail et maladies professionnelles, l’augmentation est continue depuis 2012, passant de 6,3 milliards d’euros à 7,1 milliards d’euros, soit 15 % de hausse.
Pour affirmer que les arrêts maladie représentent « douze [journées] par an et par salarié du privé », le premier ministre a divisé le nombre de journées indemnisées (227 millions en 2016) par le nombre de salariés du privé, c’est-à-dire environ 19,5 millions de personnes.
Seul un salarié sur quatre bénéficie d’un arrêt maladie
C’est cette équation qui est trompeuse, car il s’agit d’une moyenne. Or, selon le rapport de la Sécurité sociale, ce ne sont pas 19,5 millions de salariés du privé qui ont bénéficié d’arrêts maladie indemnisés en 2016, mais seulement 4,9 millions, c’est-à-dire quatre fois moins. En revanche, leur durée est assez élevée, trente-cinq jours en moyenne.
Là encore, on constate de fortes disparités : 6 % des arrêts durent plus de six mois mais ils représentent 44 % des montants indemnisés, alors que les 44 % d’arrêts de moins de huit jours ne comptent que pour 4 % du total.


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Les arrêts maladie de longue durée pèsent lourdement sur les dépenses de la sécurité sociale
Répartition des arrêts et des montants indemnisés en fonction de leur durée en 2016

Source : CCSS



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Des arrêts plus longs liés à la réforme des retraites
Les arrêts de longue durée sont toujours plus nombreux et coûtent très cher. Mais à quoi sont-ils dus ? « Au décalage de l’âge légal de départ à la retraite de 60 ans à 62 ans », selon le rapport sur les comptes de la branche maladie pour 2017. Entre 2010 et 2016, parmi les bénéficiaires des indemnités journalières, la part des plus de 60 ans est passée de 4,6 % à 7,7 %.
La durée moyenne d’un arrêt indemnisé s’établit à soixante-seize jours pour les 60 ans et plus, contre cinquante-deux jours pour les 55-59 ans et seulement dix-huit jours pour les moins de 25 ans.


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La durée moyenne d'arrêt maladie indemnisé explose pour les bénéficiaires âgés de plus de 60 ans
Nombre de journées indemnisés en fonction de l'âge en 2016.

Source : CCSS



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
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			text: ""
		},
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		},
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        "",
        18
      ],
      [
        "",
        23
      ],
      [
        "",
        25
      ],
      [
        "",
        28
      ],
      [
        "",
        33
      ],
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        "",
        38
      ],
      [
        "",
        44
      ],
      [
        "",
        52
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});


La hausse des arrêts maladie n’est pas seulement liée à l’âge, mais aussi aux conditions de travail (pénibilité physique, pressions, burn-out, etc.). Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales demande ainsi un meilleur contrôle des arrêts maladie et davantage de précisions sur les motifs. Au début d’août, le gouvernement avait d’ailleurs proposé de transférer aux employeurs le financement des arrêts de courte durée, pour les responsabiliser sur les conditions de travail de leurs salariés. Une piste qu’Edouard Philippe semble avoir écartée.
Quant à la dernière phrase, qui insinue que la hausse des arrêts pour maladie correspondrait à « instaurer un jour de congé supplémentaire », elle semble bien exagérée. Même s’il existe des abus et des fraudes, on ne peut pas comparer un arrêt de travail prescrit par un médecin, pour des raisons médicales, et assorti de conditions précises (horaires de visite à respecter, traitement à suivre, visites de contrôle, etc.), à une journée de congé que chaque salarié serait libre de choisir à sa guise pour bronzer en bord de mer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/28/18-22">
<filnamedate="20180828"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180828"><AAMMJJHH="2018082818">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Pixels a testé la Famicom Mini Shônen Jump, réédition d’une console japonaise 8-bits de Nintendo et de vingt jeux d’époque, dédiés à des dessins animés de l’ère « Club Dorothée ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤                

« Olive & Tom », « Dragon Ball »… Réédition de jeux vidéo adaptés des mangas des années 1980

Pixels a testé la Famicom Mini Shônen Jump, réédition d’une console japonaise 8-bits de Nintendo et de vingt jeux d’époque, dédiés à des dessins animés de l’ère « Club Dorothée ».





LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 14h32
    |

            William Audureau






   


« Marty, prépare la DeLorean, nous repartons dans le passé ! (Et prends aussi ton passeport, on va au Japon). » Mi-juillet, Nintendo a commercialisé au pays de Tezuka la Nintendo Classic Mini Family Computer Shûkan Shonen Jump, ou Famicom Mini Jump pour les intimes, une machine au design des années 1980, intégrant vingt adaptations d’époque de dessins animés en jeux vidéo 8-bits.
Côté japonais, cette sortie commémore les 50 ans du Weekly Shonen Jump, magazine de prépublication culte au Japon, qui est à l’origine de la plupart des licences plus tard diffusées sur la Cinq et dans le Club Dorothée. Olive & Tom, Les Chevaliers du Zodiaque, Dragon Ball, Ken le survivant ou encore Muscle Man… Des franchises parmi les plus iconiques de la célèbre émission de jeunesse de l’époque sont ici jouables, déclinées en onze jeux différents, la plupart inédits en France.

        Rétrospective :
         

          « Weekly Shonen Jump », la machine à hits du manga



A ces onze-là s’ajoutent des titres plus confidentiels, comme le premier épisode de la série Dragon Quest (qui a inspiré le manga et dessin animé Fly) ; ainsi que les jeux inspirés de Talulu le magicien et Racaille Blues (deux mangas traduits à partir de 2002). Les autres productions sont encore plus obscures, car totalement inédites chez nous, comme les aventures du lycée privé de Sakigake !! Otokojuku, l’épopée militaire chinoise de Tenchi wo Kurau ou les histoires entre archéologie, surnaturel et horreur de Ankoku Shinwa.
Bip-bip, pixels saturés et univers fantaisistes
Dès la console allumée, la machine à voyager dans le temps et l’espace nous ramène à cette décennie de bip-bip entraînants, de pixels haut en couleur et d’univers fantaisistes. Evidemment, on y cherchera, en vain, les génériques français d’époque de Bernard Minet, mais les amateurs de version originale reconnaîtront avec plaisir les thèmes principaux de Captain Tsubasa (nom original d’Olive & Tom), « Moete Hero » ; de Dragon Ball, « Mashafushigi Adventure » ; et surtout l’inénarrable « Pegasus no Fantasy » de Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque), qui chaque fois qu’on l’écoute, donne envie d’envahir le temple du Taureau. En version chiptune – de la musique 8-bits, cela va de soi.

Les nostalgiques français de la NES retrouveront même en VO deux jeux qu’ils sont susceptibles d’avoir connu : Dragon Ball : le secret du dragon et Les Chevaliers du Zodiaque : la légende d’or. Ces deux titres ont, à l’époque, été commercialisés dans l’Hexagone, et même, fait rare, entièrement traduits dans la langue de Goscinny. Bandai était alors à la fois le distributeur officiel français de la NES et l’ayant droit de ces licences en jeux vidéo, et faisait tout pour les favoriser commercialement.
Mais le temps aux plus belles choses se plaît à faire un affront, et il a su faner nos skills en recherche de boules de dragon. On a ainsi vu un émérite collègue, d’ordinaire prompt à défendre les productions élitistes, se casser les dents contre le premier boss de Dragon Ball après avoir prétendu l’avoir fini dans une autre vie. La vieillesse est un naufrage, surtout manette en main.
Références nazies, gore et Monopoly
Mais l’intérêt de cette Famicom Mini Jump réside surtout dans la découverte des jeux inédits. Il y en a de plusieurs sortes. Certains auraient mérité de sortir chez nous, comme le premier Kinnikuman (Muscle Man en VF), sympathique petit jeu de catch avec jauges de vie, personnages loufoques et coups de pied planés des familles – accessoirement seul titre jouable à deux en même temps de cette compilation.

Il aurait pu voir le jour en France si le dessin animé n’avait pas été déprogrammé – la faute à la présence d’un personnage fictif de catcheur nazi pas franchement apprécié du CSA. Sa suite Kinnikuman : Kinniku-sei Ōi Sōdatsusen n’a pas eu plus de chance, pas plus que Hokuto no Ken (titre original de Ken le Survivant). Mais il y a moins lieu de les pleurer : il s’agit de banals jeux de castagne absurdement difficiles et répétitifs, dont l’unique originalité consiste, dans le second, à faire imploser les ennemis en lambeaux sanguinolents. Pouce rouge de Bandai.
Le plus étonnant, ce sont encore les concepts inattendus qui sont appliqués à certaines licences. Du combat dans « DBZ » ? Du football en temps réel dans Olive & Tom ? Que nenni. Dragon Ball : Daimaō Fukkatsu et Dragon Ball Z : Kyôshū ! Saiyan, consacrés aux arcs Piccolo et Vegeta, sont des jeux d’aventure au tour par tour avec des déplacements en case par case, façon Monopoly, et un système de combats par cartes guère excitant ni intuitif.
Quant à Captain Tsubasa et Captain Tsubasa II : Super Strike, ils mettent en scène des matchs de football très fidèles dans l’esprit à ceux du dessin animé, mais au tour par tour, façon jeu de rôle. Atypique et plus prenant qu’on le croirait, mais trop dissuasif pour les enfants français des années 1980, semblait-il, aux yeux des décideurs.

Un angle mort de l’histoire du jeu vidéo
D’une manière générale, là où la plupart des licences de mangas sont de nos jours traduites en jeux de combat – comme Dragon Ball Fighter Z, Jump Force ou encore Naruto to Boruto : Shinobi Striker –, à l’époque, le genre n’est pas encore développé. On ne compte que trois titres où le joueur avance à coups de poing, et aucun basé sur des face-à-face martiaux : Street Fighter II, le jeu qui lancera la mode en 1991, n’est tout simplement pas encore passé par là.

Le genre alors surreprésenté est celui du jeu de rôle, registre qui semble alors obséder les développeurs japonais. Importé en 1981 avec Wizardry et Ultima, deux productions anglo-saxonnes à l’influence majeure sur l’archipel, le genre décolle véritablement en 1986, grâce à l’arrivée des disquettes sur Famicom. Celles-ci permettent de stocker et d’afficher des idéogrammes complexes et d’enregistrer une partie en cours. Un boulevard s’ouvre pour les jeux narratifs et les aventures de longue haleine.
Dans le même temps, Weekly Shonen Jump, magazine-phare avec son tirage de plus de trois millions d’exemplaires, mandate son dessinateur star Akira Toriyama et son chroniqueur jeu vidéo, Yuji Horii, pour créer un jeu de rôle « typé manga ». Ce sera Dragon Quest, jeu phénomène qui lance la mode et le savoir-faire japonais.
Outre le tout premier Final Fantasy, il inspire de nombreuses adaptations de dessins animés en jeu vidéo, comme plusieurs Ken le Survivant, Olive & Tom et Chevaliers du Zodiaque présents dans cette compilation. En tout, onze des vingt jeux de la Famicom Mini Jump sont des jeux de rôle. Un genre bavard et complexe, quasi hermétique si on ne maîtrise pas la langue, et longtemps jugé inexportable. Il faudra attendre 1997 et le succès international de Final Fantasy VII pour que le très grand public français découvre le savoir-faire nippon en la matière.

Un rêve d’autrefois
Avec son packaging au format d’un authentique Weekly Shonen Jump des années 1980, la Famicom Mini Jump est donc un magnifique cadeau, mais pour collectionneur, archéologue du jeu vidéo, ou étudiant en deuxième année de japonais.

   


Pris pour eux-mêmes, à l’exception de Kinnikuman : Muscle Tag Match et des adaptations d’Olive & Tom avec quelques notions rudimentaires de japonais, la plupart des titres sont difficiles à jouer, la faute à la barrière de la langue autant qu’à des mécaniques de jeu vieillies, certains concepts contre-intuitifs et une difficulté aride.
De passage devant le téléviseur, un confrère, né après 1993, nous a fait cette remarque très juste : « Les joueurs de l’époque sont des héros. Ils ont accepté de jouer à ça, pour qu’on ait les bons jeux que l’on a aujourd’hui. » Factuellement, c’est exact : la Famicom Mini Jump est une console de héros. Autant que les joueurs en soient un peu aussi.
La machine, miniature, ultralégère et dorée, rappelle, par ailleurs, en de nombreux points la NES Mini, dont elle est la cousine, mais avec un design inédit en France. De ce point de vue, elle le charme de cet exotisme mâtiné d’élitisme des pages import des magazines de jeux vidéo d’antan, à la différence qu’il n’est pas exagérément compliqué de se la procurer ou de la brancher. Elle se trouve aisément en ligne ou dans les boutiques d’import, tourne parfaitement sur une télévision française et fonctionne avec n’importe quel bloc d’alimentation de smartphone. Et ça, c’était inespéré à l’époque.




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« Le Monde » refait son site

« Le Monde » fait évoluer son site Web, en commençant par sa page d’accueil.



LE MONDE
 |    16.08.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 14h15
   





                        



   


Le site Internet du Monde est en train de changer. Avant de lire cet article, peut-être êtes-vous arrivé sur une page d’accueil que vous ne connaissiez pas. Cela signifie que vous faites partie du faible pourcentage de lecteurs qui commencent à avoir accès à la nouvelle page d’accueil du site. Ce pourcentage ne cessera d’augmenter jusqu’à l’automne, moment à partir duquel tous les lecteurs du Monde auront accès à la nouvelle version.
Pendant le mois d’août, cette nouvelle page d’accueil ne sera mise à jour ni le soir ni la nuit, de 16 heures à 8 h 30, ni le week-end. Lors de ces périodes, vous serez donc automatiquement redirigé sur l’ancienne version.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Vanessa Paradis oiseau en cage pour Chanel, Laetitia Casta en homme pour les Galeries Lafayette… Ancrées dans l’imaginaire collectif, les publicités de Jean-Paul Goude sont aussi décalées et audacieuses que leur créateur. Retour sur cinquante ans d’une carrière toujours prolifique.
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édition abonné


Jean-Paul Goude : « Pour vendre la mode, je mets les femmes sur un piédestal »


                      Vanessa Paradis oiseau en cage pour Chanel, Laetitia Casta en homme pour les Galeries Lafayette… Ancrées dans l’imaginaire collectif, les publicités de Jean-Paul Goude sont aussi décalées et audacieuses que leur créateur. Retour sur cinquante ans d’une carrière toujours prolifique.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 12h27
    |

                            Elvire von Bardeleben








                              

                        

« Je n’ai jamais autant travaillé que maintenant », affirme Jean-Paul Goude, 77 ans. Ces derniers mois, il a tourné des films pour Chanel, Saint Laurent, a photographié Rihanna pour la « une » du Vogue français, les joueurs de l’équipe de France de football pour Nike, a conçu des vêtements pour la marque de prêt-à-porter espagnole Desigual… Et on ne peut pas dire qu’il ait chômé auparavant. Sa carrière tentaculaire a pris des formes si variées qu’aucun qualificatif ne saurait résumer ses activités. On connaît surtout ses talents de publicitaire, pour Chanel, les Galeries Lafayette ou Kodak, qui se sont exprimés avec des illustrations ou des films. Mais Jean-Paul Goude a aussi été directeur artistique du magazine Esquire, a dessiné des logos, a chorégraphié la cérémonie du bicentenaire de la Révolution française, a publié des livres… Son parcours est suffisamment riche pour avoir déjà fait l’objet de rétrospectives aux musées, qui gardent d’ordinaire leurs distances avec les créatifs trop associés à la réclame.
Jean-Paul Goude est fidèle à l’image qu’on se fait de lui. En marinière, pantalon noir et souliers blancs, il reçoit à domicile, dans son perchoir parisien près des Buttes-Chaumont. Et prévient en préambule : « D’un côté, vous avez les gens brillants qui se foutent de dire des conneries. De l’autre, les prudents, pour qui le contenu est très important. Je fais partie de cette famille-là. » Ce qui ne l’empêche pas d’être très disert et de faire preuve d’une franchise revigorante sur le monde de la mode, qu’il côtoie depuis plus de cinquante ans.
Votre collaboration avec Desigual commencée en 2017 a surpris tout le monde. Comment ce projet est-il né ?
Le patron de la marque [Thomas Meyer], un milliardaire très sympathique, est venu me voir. Il m’a dit honnêtement que sa marque avait perdu de l’argent l’année précédente et m’a demandé ce que je pouvais faire pour eux. Il...




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Pornographie non consentie, messages haineux… Tumblr durcit ses règles de modération

La plateforme veut mieux « tracer la ligne entre ce qui est désagréable et ce qui est inacceptable ».



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 13h05
   





                        


Jusqu’ici relativement permissive, la plateforme Tumblr a annoncé, lundi 27 août, un durcissement de ses règles de modération. Ces modifications prendront effet le 10 septembre. « Il faut que notre règlement reflète la réalité de l’Internet et des réseaux sociaux d’aujourd’hui et reconnaître que les choses que les gens publient et partagent en ligne influencent la façon dont les autres pensent et se comportent », écrit le site, à la frontière entre la plate-forme de blogs et le réseau social.
Dans son nouveau règlement, Tumblr précise notamment les contours des discours haineux et violents qu’elle sanctionnera. Elle souhaite « tracer la ligne entre ce qui est désagréable et ce qui est inacceptable », écrit le site. Jusqu’ici, elle interdisait la violence et les menaces de violence – pour le reste, elle incitait les utilisateurs à « démonter les discours négatifs par l’argumentation plutôt que par la censure ».
Désormais, tout contenu « incitant ou faisant la promotion de la haine, ou de la déshumanisation d’individus ou de groupes basés sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la religion, le genre, l’identité de genre, l’âge, le statut de vétéran, l’orientation sexuelle, le handicap ou la maladie » sera interdit.
La plate-forme souligne également que « la glorification de tueries de masse comme Columbine, Sandy Hook ou Parkland » sera sanctionnée. Enfin, elle interdit la publication « de contenus violents ou gore juste dans le but de choquer ». Des règles qui ressemblent à celles mises en place par d’autres grandes plates-formes numériques comme Facebook ou Twitter.
« Deepfake » et vengeance porno
Tumblr a aussi décidé de devenir plus ferme sur la question de la pornographie. Celle-ci n’a jamais été interdite sur la plate-forme, mais celle-ci a décidé d’écrire noir sur blanc que « la sexualisation non consentie des autres » était interdite. En cause notamment : la vengeance pornographique (revenge porn), qui consiste à publier en ligne et sans son consentement des photos érotiques ou pornographiques d’un ancien partenaire sexuel. Tumblr évoque aussi « l’invention des deepfakes », des vidéos pornographiques par exemple, dans lesquelles est inséré le visage d’une autre personne de façon réaliste. La technologie permettant ce genre de montage s’est démocratisée ces derniers mois.

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Cette nouvelle règle reste tout de même suffisamment vague pour inquiéter une partie des utilisateurs de Tumblr. Sur cette plate-forme se rassemblent, en effet, de grandes communautés de fans, très actives, qui publient en masse des fictions (sous forme de textes, de dessins ou de montages) mettant en scène leurs idoles, parfois dans des postures pornographiques.
Désormais, souligne Tumblr, si la plate-forme estime qu’un message ou un blog « promeut la haine, glorifie la violence ou sexualise une autre personne sans son consentement, il sera supprimé ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Toutes les parties prenantes au conflit au Yémen ont potentiellement commis des « crimes de guerre », selon des experts mandatés par l’ONU.
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Yémen : une mission d’enquête de l’ONU évoque des « crimes de guerre »

Toutes les parties prenantes au conflit au Yémen ont potentiellement commis des « crimes de guerre », selon des experts mandatés par l’ONU.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 14h08
   





                        



   


Toutes les parties prenantes au conflit au Yémen ont potentiellement commis des « crimes de guerre », a affirmé, mardi 28 août, une mission d’experts mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Dans son rapport allant de septembre 2014, date du début des hostilités dans ce pays, jusqu’à juin 2018, le groupe d’experts présidé par le Tunisien Kamel Jendoubi relève que les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite « ont causé le plus de victimes civiles directes », touchant des « zones résidentielles », des « marchés » et « même des installations médicales ».
Cette coalition militaire est intervenue en mars 2015 au Yémen pour aider le pouvoir face aux rebelles houthistes qui s’étaient emparés de vastes pans du territoire, dont la capitale Sanaa.
Jeudi, 26 enfants ont été tués dans des frappes de cette coalition, ont annoncé des responsables de l’ONU.

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Le 9 août, un raid aérien, déjà attribué à cette coalition militaire, dans la province de Saada, fief des rebelles, avait frappé un bus qui transportait des enfants, tuant 40 d’entre eux.

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« Le groupe d’experts a des motifs raisonnables de croire que des membres du gouvernement yéménite et de la coalition ont pu mener des attaques en violation des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution pouvant constituer des crimes de guerre », souligne-t-il dans un communiqué.
Lors d’une conférence de presse à Genève, M. Jendoubi a précisé que les enquêteurs avaient identifié un certain nombre de responsables présumés. « Une liste confidentielle de ces individus va être présentée aujourd’hui au haut commissaire » aux droits de l’homme de l’ONU, a-t-il ajouté.
Enfants soldats
Dans ce « conflit oublié », comme le désigne M. Jendoubi, les enfants paient un lourd tribut, car ils sont également enrôlés par les différentes parties en présence.
Les experts disposent d’« informations substantielles » leur permettant d’affirmer que « le gouvernement du Yémen, les forces soutenues par la coalition, ainsi que les forces houthistes » utilisent des enfants « pour participer activement aux hostilités ».
« Dans la plupart des cas, ces enfants étaient âgés de 11 à 17 ans, mais il y a eu des indications régulières sur le recrutement et l’utilisation d’enfants âgés de huit ans », relèvent les experts.
« Les enfants sont les plus vulnérables. La pauvreté, associée à la violence et à l’insécurité, les rend sans défense et les expose à l’exploitation et aux abus par les parties au conflit », a souligné Charles Garraway, membre du groupe d’experts, devant les journalistes.
Les blocus imposés par la coalition dans les ports yéménites ainsi qu’à l’aéroport de Sanaa peuvent, par ailleurs, revêtir le statut de crimes au regard du droit international, soulignent les experts.
« J’exhorte toutes les parties à prendre les mesures nécessaires pour supprimer les restrictions disproportionnées à l’entrée sécurisée et rapide au Yémen de fournitures humanitaires et d’autres biens indispensables à la population civile, et à la circulation des personnes, notamment via l’aéroport international de Sanaa », a déclaré M. Jendoubi.
L’ONU a convoqué des pourparlers sur le Yémen le 6 septembre à Genève, alors que, jusque-là, toutes les tentatives de règlement politique ont échoué.
Depuis mars 2015, le conflit a fait plus de 10 000 morts et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations unies.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ Une publication alarmiste, partagée des milliers de fois sur Facebook, a affirmé, à tort, dévoiler le contenu de séances d’éducation sexuelle.
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Nouvelle rumeur mensongère sur des cours d’éducation sexuelle à l’école

Une publication alarmiste, partagée des milliers de fois sur Facebook, a affirmé, à tort, dévoiler le contenu de séances d’éducation sexuelle.



LE MONDE
 |    28.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 10h29
    |

            Adrien Sénécat








                        


Une page Facebook intitulée Roubaix News a partagé, dimanche 26 août, un message prétendant dévoiler le contenu « des cours d’éducation sexuelle qui seront appliqués à la rentrée ». Cette publication, qui a suscité de nombreuses réactions hostiles dans les commentaires, a été partagée environ 10 000 fois sur Facebook en un peu plus d’une journée. Il s’agit pourtant d’un cas d’école de désinformation.
Ce que dit la rumeur
Le message en question est accompagné d’une capture d’écran du début d’un article de BFM-TV et de deux pages tirées d’un document, dont certains extraits sont surlignés en rouge. Il s’agit, à en croire la note de bas de page, d’un « document établissant les bases d’une éducation sexuelle à l’école », pages 36 et 37. Ces dernières présentent un tableau à trois colonnes : « âge », « étapes du développement » et enfin « comportement et vécu ».

   


Parmi les passages soulignés en rouge, on trouve, dans la ligne « 4 ans », des mentions comme « premières questions sur la sexualité ». Ou aussi, à « 5 ans », « faire l’expérience des premières amitiés sincères et relations amoureuses avec des êtres du même sexe ou de l’autre sexe ». Et ainsi de suite.
POURQUOI C’EST MENSONGER
1. Un document manipulé et sans rapport avec l’école française
Le tableau reproduit dans ce message alarmiste est authentique, mais il n’en a pas moins été sorti de son contexte, en en dévoyant au passage largement le sens. Il s’agit en réalité d’un extrait d’un dossier de cinquante-trois pages datant de 2008, qui détaille des réflexions et des recommandations à destination d’enseignants en Suisse, pas d’un support utilisable en classe.
Contrairement à ce qu’affirme la page Roubaix News, ce document n’a donc aucun rapport avec l’école française et n’a rien d’une révélation.
2. Le tableau en question a été sorti de son contexte
Si certains extraits du tableau mentionné dans le message publié sur Facebook ont pu interpeller des parents d’élèves, la démarche est plus évidente si on le lit dans son contexte. Comme expliqué en préambule, les informations qu’il contient sont « une liste des étapes du développement psychosexuel des enfants et des adolescents » fondée sur la littérature scientifique, qui analyse les comportements des enfants aux différents stades de leur développement.
Les mots n’ont également pas le même sens selon qu’ils sont employés pour décrire une « sexualité » adulte ou infantile, comme l’expliquent les auteurs dans le texte qui suit :
« La curiosité sexuelle et les expériences n’apparaissent pas à la puberté mais existent dès l’enfance, chez les garçons et les filles, sous des formes différentes en fonction de l’âge. La sexualité infantile se différencie cependant de la sexualité des adultes sur des points essentiels [comme] l’importance attribuée au sentiment de plaisir sexuel. Le développement sexuel et la socialisation sexuelle s’effectuent ainsi en grande partie et en premier lieu dans des domaines non sexuels qui peuvent être des événements ou des expériences qui n’ont rien de proprement sexuel au sens restreint du terme.
Il est par conséquent important de comprendre la sexualité infantile dans sa spécificité et sa différence et de permettre une éducation répondant à l’importance de la sexualité sur le développement de la personnalité des enfants. Pour ce groupe d’âge il s’agit en premier lieu d’une éducation sociale dans la mesure où la réalité vécue à cette étape du développement consiste avant tout dans le contact et la relation aux autres. »
Les rumeurs malveillantes sur l’éducation sexuelle qui ont fleuri ces dernières semaines, comme celle lancée par Roubaix News, prospèrent d’autant mieux que de tels discours peuvent interpeller lorsqu’on les tronque et qu’on les sort de leur contexte.

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3. Ce qui est vraiment prévu en France
Autre tromperie : en accolant un article de BFM-TV au tableau, la page Facebook Roubaix News a fait le lien entre le contexte français et celui-ci, tout en pouvant donner l’impression que la chaîne d’information validait sa thèse. Mais l’article en question ne mentionne pas ledit tableau, et reprend simplement des déclarations de la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

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                Non, les cours d’éducation sexuelle ne sont pas une mesure de la loi Schiappa



Cette dernière évoquait l’envoi d’une circulaire aux recteurs français concernant les cours d’éducation sexuelle, qui existent depuis 2001. Selon la secrétaire d’Etat, ces séances ont notamment pour objet d’aborder « le consentement, le respect d’autrui, les rapports entre les femmes et les hommes ». Marlène Schiappa précise également que « ces interventions seront dispensées par des associations ayant des agréments IMS — intervention en milieu scolaire ».
Les trois séances prévues par les textes ne concernent en outre pas des enfants de 4 à 5 ans, comme l’évoquait la rumeur. Elles ne débuteront pas avant le CP (à partir de 6 ans). Pour celles et ceux qui se demandent à quoi pourront ressembler de telles séances, une page officielle de « ressources thématiques sur l’éducation à la sexualité » est consultable sur le site du ministère de l’éducation nationale. On y trouve une série de documents et de fiches thématiques qui correspondent aux textes officiels.
Contactée, la page Roubaix News n’a pas donné suite à nos sollicitations pour l’heure.

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