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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Publiées régulièrement, les statistiques sur les crimes et délits comportent plusieurs biais qui peuvent en altérer l’interprétation.
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Pourquoi les chiffres sur la délinquance sont à prendre avec précaution

Publiées régulièrement, les statistiques sur les crimes et délits comportent plusieurs biais qui peuvent en altérer l’interprétation.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h04
    |

            Alexandre Pouchard








                        



   


Les faits de violence volontaires constatés par la police et la gendarmerie ? En augmentation. Les faits constatés de violences sexuelles ? En augmentation. Le bilan de la délinquance pour le premier semestre 2018, établi par le ministère de l’intérieur et rapporté, lundi 27 août, par Le Figaro, dépeint une situation noire. Ce genre de statistiques est régulièrement publié et mérite explications afin que les chiffres soient utilisés à bon escient.
Un reflet de l’activité policière
Les chiffres rapportés dans les « bilans des crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie » (au doux nom officiel « d’état 4001 ») ne sont pas un comptage des faits qui se sont produits — il est impossible de le savoir avec exactitude — mais de ceux qui ont été portés à la connaissance des forces de l’ordre. Il s’agit donc soit de faits directement constatés par des policiers ou des gendarmes, soit de ceux qui ont fait l’objet d’une plainte de victime.
Ces statistiques comportent deux biais principaux :
Une priorité des services de police. Une hausse des faits constatés peut être issue d’une consigne donnée pendant une certaine période aux forces de l’ordre pour lutter plus activement contre tel ou tel type de délinquance. Mécaniquement, le nombre de cas concernés augmente.Les victimes ne portent pas toujours plainte. Parce qu’elles pensent que cela ne servirait à rien, parce qu’elles craignent des représailles, parce qu’elles préfèrent oublier…, quelle que soit la raison, les victimes d’un crime ou d’un délit ne portent pas toujours plainte, et les faits ne sont donc pas comptabilisés dans les statistiques.
C’est notamment le cas des violences sexuelles, qui sont sous-déclarées. Le bilan annuel 2017 des crimes et délits rapportait une augmentation de 12 % des viols par rapport à l’année précédente, et de 10 % d’autres agressions sexuelles. Le bilan du premier semestre 2018 confirme cette tendance (+ 19 %). Pourtant, on ne peut pas déduire de cette seule statistique que le nombre de violences sexuelles a « explosé » ces derniers mois : entre-temps, le phénomène #MeToo a libéré la parole de femmes confrontées au harcèlement sexuel, mais également aux agressions sexuelles et aux viols. Le contexte a incité certaines victimes à aller porter plainte quand elles ne l’auraient pas fait quelques années auparavant, comme l’avançait également un rapport du ministère de l’intérieur en début d’année.
Attention aux variations saisonnières
Enfin, un autre biais des statistiques de la délinquance est la temporalité : la date de constat du fait n’est pas forcément celle à laquelle il s’est produit. Autrement dit, une personne victime d’un délit à la fin de décembre 2017 et portant plainte au début de 2018 sera comptabilisée dans cette dernière année. Certains faits ne sont fournis par la direction centrale de la police judiciaire que chaque semestre.
C’est pour cela qu’il est inutile de faire des calculs jour par jour à partir de ces statistiques. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiait, jusqu’en 2012, des bulletins mensuels et mettait en garde contre la comparaison par rapport au mois précédent, compte tenu de variations saisonnières (il y a davantage de cambriolages en juillet, période de vacances d’été, qu’en juin) — cela vaut aussi pour d’autres statistiques comme la mortalité routière. Il est préférable d’observer l’évolution sur plusieurs années pour comparer des périodes similaires et saisir la tendance.
Les statistiques doivent être complétées
Prises seules, ces statistiques ne suffisent donc pas à dresser un tableau net de la délinquance en France. Certaines doivent être complétées par d’autres statistiques, comme les violences volontaires, dont presque la moitié (44 %) a été commise dans la sphère familiale en 2017. Cette année-là, une violence sexuelle sur quatre enregistrée par la police ou la gendarmerie avait été commise dans un cadre familial.
L’enquête « Cadre de vie et sécurité », publiée chaque année par l’ONDRP, est utile pour compléter le paysage de la délinquance en France. Elle est constituée « d’enquêtes de victimation » menées directement auprès de Français en les interrogeant sur les actes de violence ou les vols subis pendant l’année. Tous n’ayant pas porté plainte, le nombre de crimes et délits signalés est ainsi plus important.
L’ONDRP a changé en 2017 sa méthodologie pour mieux évaluer le nombre de violences sexuelles, rendant impossible toute comparaison avec les années précédentes.

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                Cybercriminalité, vols, violences... l’évolution de la délinquance en France en 2017 en graphiques






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le président a abordé les principaux dossiers internationaux devant 250 ambassadeurs français.
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Les orientations diplomatiques d’Emmanuel Macron : « sécurité » en Europe et « crise humanitaire » en Syrie

Le président a abordé les principaux dossiers internationaux devant 250 ambassadeurs français.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 13h12
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h34
   





                        



   


Sécurité dans l’Union européenne, nouvelle crise humanitaire en Syrie ou encore situation politique en Libye… Le président de la République Emmanuel Macron a livré ses orientations aux 250 ambassadeurs français sur les dossiers diplomatiques au cours d’un discours, lundi 27 août, à l’Elysée.
Cette prise de parole intervient alors que la rentrée du chef de l’Etat sera surtout marquée par les sujets européens, à neuf mois des élections continentales, qui ont lieu en mai 2019. M. Macron s’envole ainsi mardi pour trois jours au Danemark et en Finlande. Avant de se rendre le 6 septembre au Luxembourg, où il participera à une consultation citoyenne sur l’Europe avec le premier ministre belge, Charles Michel, et son homologue luxembourgeois, Xavier Bettel.

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Macron souhaite un renforcement de la sécurité en Europe
Au cours de son discours, lundi, le chef de l’Etat a annoncé qu’il présenterait « dans les prochains mois » un projet de renforcement de la sécurité en Europe, estimant qu’elle ne peut plus reposer uniquement sur les Etats-Unis.
« L’Europe ne peut plus remettre sa sécurité aux seuls Etats-Unis. C’est à nous aujourd’hui de prendre nos responsabilités et de garantir la sécurité et donc la souveraineté européenne », a-t-il lancé. « Nous devons tirer toutes les conséquences de la fin de la guerre froide », a-t-il ajouté, précisant souhaiter le lancement d’une « réflexion exhaustive sur ces sujets avec tous les partenaires de l’Europe et donc avec la Russie ».

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                « Le moment n’est pas à une grande réforme de l’UE », selon le premier ministre danois



Pour lui, si « les alliances ont aujourd’hui encore toute leur pertinence, (…) les équilibres, parfois les automatismes, sur lesquels elles s’étaient bâties sont à revisiter ». Pour « revisiter l’architecture européenne de défense et de sécurité », il entend lancer « un dialogue rénové sur la cybersécurité, les armes chimiques, les armements classiques, les conflits territoriaux, la sécurité spatiale ou la protection des zones polaires, tout particulièrement avec la Russie ».
Syrie : le régime « menace de créer une nouvelle crise humanitaire »
Une situation « alarmante » en Syrie. Pour le président de la République, le régime de Bachar Al-Assad « menace de créer une nouvelle crise humanitaire dans la région [d’Idlib] », la dernière contrôlée par les rebelles. Et selon M. Macron, le dictateur syrien « ne montre jusqu’à présent aucune volonté pour négocier la moindre transition politique ».
« Si je considère depuis le premier jour que notre premier ennemi est Daech [acronyme arable de l’organisation Etat islamique] et que je n’ai jamais fait de la destitution de Bachar Al-Assad une condition préalable à notre action diplomatique ou humanitaire en Syrie, je pense qu’un tel scénario serait néanmoins une erreur funeste. »
« Qui a provoqué ces milliers de réfugiés ? Qui a massacré son propre peuple ? Il n’appartient pas à la France de désigner les futurs dirigeants de la Syrie pas plus qu’à un autre pays, mais c’est notre devoir et notre intérêt de nous assurer que le peuple syrien sera bien en situation de le faire », a-t-il ajouté.
Libye : Macron espère l’application de l’accord de Paris
Devant les ambassadeurs, le chef de l’Etat a exprimé sa détermination à « faire cheminer » l’accord de Paris, signé à l’Elysée en mai dernier par les quatre principaux acteurs de la crise politique libyenne. Ils avaient convenu de mettre en place « la base constitutionnelle » pour les élections et d’adopter les « lois électorales nécessaires » d’ici au 16 septembre avant la tenue d’élections le 10 décembre.

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                La diplomatie de Macron menacée par l’unilatéralisme et la montée des populismes



« Je crois très profondément à la restauration de la souveraineté libyenne et à l’unité du pays, c’est une composante essentielle de la stabilisation de la région », a-t-il déclaré.
« Les prochains mois seront à cet égard décisifs, ils nécessiteront notre mobilisation pour soutenir le remarquable travail du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies Ghassan Salamé, pour éviter toutes les tentations de division de ce pays devenu au fond le théâtre de toutes les influences, de tous les intérêts de l’extérieur. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président français voudrait transformer le scrutin européen en un combat entre nationalistes et progressistes pour faire éclater la droite européenne. Un pari loin d’être gagné.
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La marche contrariée de Macron sur l’Europe

Le président français voudrait transformer le scrutin européen en un combat entre nationalistes et progressistes pour faire éclater la droite européenne. Un pari loin d’être gagné.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h30
    |

            Cédric Pietralunga et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



                                


                            

Officiellement, pas question de parler de « campagne ». Mais dans les faits, cela y ressemble beaucoup. Mardi 28 août, Emmanuel Macron reprend à Copenhague son marathon diplomatique européen – il s’est déjà rendu dans 14 des 28 pays de l’Union depuis le début de son mandat – destiné à préparer les élections européennes du 26 mai 2019. Un scrutin stratégique pour le chef de l’Etat français, dont ce sera le premier véritable test électoral depuis son élection surprise il y a un peu plus d’un an.
« La rentrée européenne sera active et de combat, reconnaît l’Elysée. En un an, le monde a beaucoup changé. On assiste à une montée du nationalisme, à une crise du multilatéralisme. Il faut être encore plus réactif, encore plus actif. » Après une visite d’Etat de deux jours au Danemark – la première depuis trente-six ans –, le président français se rendra en Finlande le 30 août. Il sera aussi le 6 septembre au Luxembourg, au côté de Xavier Bettel, le premier ministre du Grand-Duché, et de Charles Michel, le premier ministre belge. Il accueillera la chancelière allemande, Angela Merkel, à Paris le lendemain, puis se rendra à Salzbourg (Autriche) le 20 septembre, pour une réunion informelle des chefs d’Etat européens.
Yves Bertoncini, Mouvement européen
Objectif de cette tournée : convaincre les partenaires de la France qu’il faut agir, car l’heure est grave. Alors que l’élection de M. Macron avait soulevé un vent d’espoir parmi les europhiles, différents scrutins ont depuis refroidi les ardeurs. En Autriche, en Italie ou en République tchèque, les partis eurosceptiques ont progressé et même accédé au pouvoir. A Rome notamment, la coalition entre La Ligue et le Mouvement 5 étoiles a fait du « bashing » anti-UE un mode de fonctionnement. En Hongrie, Viktor Orban...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Contraitrement à ce que dit le ministre, la hausse des pensions de retraite sera trop faible pour compenser l’inflation en 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Bruno Le Maire nie « l’évidence » sur le pouvoir d’achat des retraités

Contraitrement à ce que dit le ministre, la hausse des pensions de retraite sera trop faible pour compenser l’inflation en 2019.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h01
    |

            Adrien Sénécat








                        


Bruno Le Maire n’en démord pas : les retraités ne sont « pas perdants » dans les arbitrages budgétaires du gouvernement. Le ministre de l’économie et des finances a réfuté, lundi 27 août, toute baisse à venir du pouvoir d’achat des retraités, une classe d’âge déjà échaudée, au début de 2018, par la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG, prélèvement sur les revenus qui finance la Sécurité sociale). C’est pourtant bien ce qu’il faut retenir des annonces d’Edouard Philippe, dimanche 26 août. Explications.
Ce qu’il a dit

   


Invité de RTL, Bruno Le Maire a été interrogé sur la hausse limitée des pensions de retraite par la journaliste Elizabeth Martichoux :
— Elizabeth Martichoux : « L’an prochain, vous limiterez leur revalorisation à 0,3 % quand l’inflation sera autour de 2 %. De fait, vous leur demandez encore un effort ? »
— Bruno Le Maire : « Mais aucune prestation sociale, Elizabeth Martichoux, ne sera réduite. Pour les retraités qui sont les plus en difficulté, le minimum vieillesse nous l’augmentons. »
— Elizabeth Martichoux : « Ils seront perdants à cause de l’inflation… »
— Bruno Le Maire : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. »
Un peu plus tard dans l’échange, la journaliste de RTL insiste sur le fait que les retraités dont la pension augmentera de 0,3 % en 2019 seront perdants en pouvoir d’achat, accusant le ministre de « nier l’évidence ». « L’évidence, c’est que les retraites continueront à être revalorisées en 2019 », lui a répliqué l’intéressé. 
POURQUOI C’EST FAUX
Le pouvoir d’achat des retraités va bel et bien diminuer. Les pensions de retraite augmenteront bien de 0,3 % au début de 2019 et en 2020, a annoncé Edouard Philippe dimanche au JDD. La dernière hausse remontait à octobre 2017.
Le problème, c’est que cette hausse en soi n’a guère de sens. Pour l’apprécier, encore faut-il savoir si elle correspondra à un pouvoir d’achat plus élevé. Pour cela, il faut tenir compte de l’évolution des prix, lesquels ont augmenté ces derniers mois : l’Insee estime qu’en juillet 2018, les prix à la consommation étaient de 2,3 % supérieurs à leur niveau d’un an plus tôt.
Lorsque la hausse des prix est supérieure à la hausse des revenus, cela se traduit bien par une perte de pouvoir d’achat. Prenons, par exemple, un couple de retraités qui percevait des pensions totales de 3 000 euros par mois jusqu’ici. A partir de janvier 2019, ils toucheront 3 009 euros. Mais avec une inflation autour de 2 %, il faudrait que la pension de notre couple passe à 3 060 euros mensuels pour compenser la hausse moyenne des prix.
C’est ce phénomène que soulignait, à juste titre, la journaliste de RTL, et que Bruno Le Maire a refusé de valider, contre toute évidence.
Si la hausse moyenne des pensions de retraite devrait bien être inférieure à l’inflation, la perte de pouvoir d’achat réelle sera cependant variable d’un foyer concerné à un autre en fonction de leurs habitudes de consommation. Certains prix ont fortement augmenté ces derniers mois (comme l’énergie, de 14,3 % sur un an en juillet 2018, ou les produits frais d’alimentation, de 6,3 %), tandis que d’autres ont stagné voire baissé, tels les produits manufacturés.
Le cas particulier du « minimum vieillesse »
Derrière le cas général, Bruno Le Maire était en revanche dans le vrai lorsqu’il a mentionné la hausse de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), autrefois appelée « minimum vieillesse ».
Cette aide, qui garantit un revenu minimal à plus de 550 000 personnes âgées modestes, a été revalorisée de 30 euros en avril 2018, passant de 803 à 833 euros (+ 3,7 %) pour une personne seule. Elle continuera d’augmenter de 35 euros en 2019 (+ 4,2 %), puis de 35 euros encore en 2020 (+ 4 %). Ce qui garantit une réelle hausse de pouvoir d’achat, même en tenant compte d’une inflation autour de 2 %.

        Le décryptage des Décodeurs :
         

          Les retraités, « privilégiés » ou « vaches à lait » ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le Medef, qui tient les 28  et 29  août sa 20e université d’été, réclame la poursuite des réformes.
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Les patrons et Macron  : un soutien vigilant et critique

Le Medef, qui tient les 28  et 29  août sa 20e université d’été, réclame la poursuite des réformes.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h21
    |

            Jean-Michel Bezat, 
Raphaëlle Besse Desmoulières et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

La « macronmania » de certains patrons n’est pas totalement morte, mais l’enthousiasme de l’été 2017 est retombé. Et c’est un soutien critique et vigilant qu’ils devraient afficher, mardi 28 et mercredi 29 août, lors des 20e Universités d’été du Medef organisées à Jouy-en-Josas (Yvelines), qui seront ouvertes par Geoffroy Roux de Bézieux, successeur de Pierre Gattaz début juillet à la tête de l’organisation patronale.

Le premier ministre, qui ne s’était pas rendu sur le campus d’HEC l’an dernier, lui succédera à la tribune pour rappeler le train de réformes lancé depuis un an (code du travail, impôt sur les sociétés et ISF, formation professionnelle, réforme du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi…), décliner ses projets (budget, heures supplémentaires, assurance-chômage, retraites…) et annoncer l’examen prioritaire au Parlement, fin septembre, de la loi Pacte de soutien à l’activité. 
Mais Edouard Philippe, relayé par neuf ministres, invitera aussi les chefs d’entreprise à se mobiliser pour l’emploi et l’apprentissage alors que près de 200 000 offres restent non pourvues, selon Pôle Emploi, dans une France comptant 3,5 millions de chômeurs. L’exercice n’est pas trop risqué pour le chef du gouvernement. Réforme du code du travail, baisse progressive de l’impôt sur les sociétés, suppression de l’ISF : nombre de mesures répondent à des revendications anciennes du Medef.
A la veille de la renégociation de la convention Unedic
« Globalement, Pacte, ça nous va », indique au Monde M. Roux de Bézieux. Mais le patron des patrons met en garde « contre tout ce qui pourrait renchérir le coût du travail », notamment en matière d’indemnisation du chômage, à la veille de la renégociation de la convention Unedic. Il se dit cependant prêt à « tout mettre sur la table » à condition que l’on fasse une « réforme en profondeur » qui « n’écarte aucun sujet dans les différents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les retraités, les familles, mais aussi les entreprises devront participer aux économies voulues par l’exécutif.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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La difficile équation budgétaire du gouvernement

Les retraités, les familles, mais aussi les entreprises devront participer aux économies voulues par l’exécutif.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h01
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Ils seront de nouveau mis à contribution. Pour boucler le budget de l’Etat en 2019, les retraités, déjà impactés par la hausse de la CSG décidée en 2017, verront leur pouvoir d’achat diminuer. Même chose pour les familles. A la recherche d’économies pour faire face à une conjoncture économique moins favorable que prévue, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a annoncé, dans un entretien au Journal du dimanche, le 26 août, que les pensions de retraite, les allocations familiales et l’aide personnalisée au logement (APL) augmenteront ces deux prochaines années moins vite que l’inflation. En revanche, une revalorisation des heures supplémentaires interviendra dès 2019 pour les ­salariés. « Nous faisons le choix du travail », martèle le premier ministre.
Un message nuancé lundi matin par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui a dévoilé une série de mesures supplémentaires pour les entreprises. « Tout le monde sera mis à contribution pour rétablir les équilibres des finances publiques, les entreprises aussi », a-t-il assuré. De quoi laisser entendre que le social ne sera pas le seul touché, au risque de brouiller le discours général du gouvernement.

L’équation budgétaire est délicate pour l’exécutif. Il s’agit de ficeler le projet de loi de finances pour 2019 en respectant les promesses faites à Bruxelles : contenir le déficit sous les 3 % du PIB, réduire la dette, la pression fiscale et la dépense publique. Et ce alors que, dans le même temps, l’Etat devra faire face à une dépense exceptionnelle de 20 milliards d’euros liée à la transformation du crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse pérenne de cotisations sociales pour les entreprises. Sans compter la croissance, qui faiblit. L’an dernier, la bonne santé de l’économie avait poussé l’Etat à envisager une croissance de 1,9 % du PIB en 2019. Dans Le JDD, Edouard Philippe annonce qu’après le trou d’air du début 2018,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Cette mesure interviendra au 1er septembre 2019 et concernera le privé comme le public
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Heures supplémentaires : le « travailler plus pour gagner plus » de Macron

Cette mesure interviendra au 1er septembre 2019 et concernera le privé comme le public



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h21
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
C’est une mesure qui rappelle très fortement « le travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Journal du dimanche, le 26 août, le premier ministre, Edouard Philippe, annonce que, « dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public ». Prévue à l’origine pour 2020, cette réforme, inscrite dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron, est donc avancée d’un an.

A l’heure où l’exécutif décide de ne plus indexer sur l’inflation certaines prestations sociales (pensions de retraite, allocations familiales et APL), le dispositif a pour but de donner du pouvoir d’achat aux travailleurs. « Pour une personne payée au smic, cette mesure représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an », assure le chef du gouvernement, qui revendique ce choix. « Nous assumons une politique de transformation et de maîtrise des dépenses qui privilégie, je le redis, la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations, souligne-t-il. C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère. »
« Contexte économique »
Le gouvernement ne va cependant pas aussi loin que Nicolas Sarkozy. En 2007, la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA) avait mis en place la défiscalisation et l’exonération de cotisations sociales des heures supplémentaires. A l’époque, au-delà des 35 heures hebdomadaires, leur rémunération était majorée de 25 %, quelle que soit la taille de l’entreprise. Elle n’était soumise ni à l’impôt sur le revenu, ni aux cotisations salariales, et bénéficiait d’une réduction de cotisations patronales. En 2012, le gouvernement Ayrault avait abrogé la loi TEPA, entraînant la fin des heures supplémentaires défiscalisées.
Le choix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En dépit de ses difficultés à trouver une tête de liste aux européennes, Olivier Faure fait des municipales le rendez-vous de « la renaissance »
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A La Rochelle, le PS affaibli tente de mettre le cap sur les municipales

En dépit de ses difficultés à trouver une tête de liste aux européennes, Olivier Faure fait des municipales le rendez-vous de « la renaissance »



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h11
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
Le ciel est aussi gris que l’ambiance. Pour la troisième année consécutive, le Parti socialiste n’a pas organisé d’université de rentrée pour ses militants à La Rochelle, mais un simple séminaire de formation sous la houlette de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) avec quatre cents élus locaux. « La Rochelle, c’est notre ADN. Les socialistes avaient envie de se réunir, de débattre et de reconstruire. On aurait pu être 2 000 si on l’avait organisée ! », a regretté dès l’ouverture le chef de file des sénateurs socialistes, Patrick Kanner.

« Nous retrouverons ce rendez-vous l’année prochaine », a répondu Olivier Faure lors de son discours de clôture samedi 25 août. Signe des difficultés que rencontre le parti à la rose : pas un de ses anciens concurrents du congrès d’Aubervilliers – le maire du Mans, Stéphane Le Foll, le député Luc Carvounas, l’eurodéputé Emmanuel Maurel – n’a assisté à son discours. M. Faure s’est retrouvé devant un amphithéâtre à moitié vide, avec seulement quelques cadres de sa majorité comme le député Boris Vallaud ou sa numéro deux, Corinne Narassiguin.
Manches retroussées
« Je cherche à restaurer un esprit collectif, je ne suis pas le Père Fouettard », avait commenté un peu plus tôt devant la presse le député de Seine-et-Marne, répondant aux divisions qui continuent de miner son parti. L’ex-candidat de l’aile gauche, Emmanuel Maurel, n’a pas fait le déplacement, préférant se rendre aux universités d’été de La France Insoumise dont il se rapproche de plus en plus.
Du côté de M. Le Foll, on réclame « plus de politique » : l’ancien ministre de François Hollande a écrit un texte avec plusieurs propositions pour contrer la politique d’Emmanuel Macron et a participé aux travaux du séminaire. « Il faut être plus offensif », conseillait en ouverture de ce rendez-vous un autre « hollandais », François Rebsamen.
Manches retroussées, le patron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le président de LR souhaite reconquérir les électeurs de droite séduits par le chef de l’Etat, mais peine à rassembler son propre camp
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Laurent Wauquiez dénonce « les illusions du macronisme »

Le président de LR souhaite reconquérir les électeurs de droite séduits par le chef de l’Etat, mais peine à rassembler son propre camp



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h08
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

En cette rentrée, Laurent Wauquiez croit apercevoir une lueur au bout du chemin. Englué dans les mauvais sondages et devant faire face à la division de son camp, le président du parti Les Républicains (LR) devine dans les difficultés récentes d’Emmanuel Macron – qui dévisse, lui aussi, dans l’opinion et pâtit d’un ralentissement de la conjoncture économique – l’opportunité de rebondir. Et de récompenser la stratégie d’opposition frontale au président de la République qu’il met en place depuis le début du quinquennat. « Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. (…) Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez à l’occasion de son discours de rentrée, dimanche 26 août, prononcé quelques minutes avant la traditionnelle ascension du mont Mézenc (Haute-Loire) qu’il effectue chaque année avec ses soutiens.
Très discret depuis plusieurs semaines, en particulier lors de l’affaire Benalla, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a maintenant l’intention d’occuper l’espace médiatique. « La capacité d’écoute des électeurs de droite séduits par Macron a changé », veut-on croire dans l’entourage de M. Wauquiez. Qui a donc décidé d’enfoncer le clou sur deux sujets : d’un côté, la lutte contre les impôts et la dépense publique, de l’autre, l’immigration. « Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, a estimé l’ancien ministre. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »
Envolées identitaires
La droite du mont Mézenc s’est ainsi levée comme un seul homme pour voler au secours d’une partie de son électorat traditionnel, les retraités et les familles nombreuses. Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé dans l’édition du 26 août du Journal du dimanche que l’augmentation des pensions de retraite et des allocations familiales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Lars Lokke Rasmussen prône le pragmatisme et exprime ses divergences avec Emmanuel Macron, avant la visite du président français au Danemark mardi et mercredi.
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« Le moment n’est pas à une grande réforme de l’UE », selon le premier ministre danois

Lars Lokke Rasmussen prône le pragmatisme et exprime ses divergences avec Emmanuel Macron, avant la visite du président français au Danemark mardi et mercredi.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 10h57
    |

            Anne-Françoise Hivert (Copenhague, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Emmanuel Macron se rend, mardi 28 et mercredi 29 août, au Danemark, pour la première visite d’un chef d’Etat français dans le royaume scandinave depuis 1982. Le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, président du Parti libéral, exprime ses divergences avec M. Macron sur les réformes européennes.
L’avenir de l’Union européenne est une des questions à l’agenda de la visite d’Emmanuel Macron au Danemark. Vous n’avez pas les mêmes vues sur le sujet ?
Tout d’abord, je tiens à souligner que nous sommes très satisfaits de l’énergie apportée par M. Macron sur la question européenne. Elle a déjà eu un impact, dans la façon, par exemple, dont nous conduisons nos réunions : l’idée du « programme des dirigeants », où nous nous rencontrons de façon informelle, en parlant sans notes, nous permettant d’avoir une vraie conversation politique. Mais il est vrai que nous avons des divergences sur la nécessité de réformer institutionnellement l’Union.
Quelles sont les positions du Danemark ?
Je crois que nous faisons preuve d’un peu plus de sang-froid. De pragmatisme, peut-être. Le moment est venu de fournir des résultats, pas de lancer une grande réforme institutionnelle. Aujourd’hui, nous pourrions faire plus, dans le cadre existant. Je suis un grand défenseur du marché commun. Nous pourrions le développer dans des domaines comme l’énergie ou le numérique. Les Danois sont attachés à la coopération européenne et au marché commun. Mais, quand on évoque des réformes institutionnelles, ils se soucient de la souveraineté nationale. Je préfère donc qu’on se concentre sur le fond, plutôt que sur la forme, même si j’ai bien conscience que la forme peut avoir un impact.
Votre ministre des finances a signé un texte, avec sept de ses homologues des pays du nord de l’Europe, qui s’opposait à une réforme de la zone euro, dont vous n’êtes pas membres. Pourquoi ?
Nous ne faisons peut-être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Trois ans après son lancement, l’offre commune d’informations entre Radio France et France Télévisions est présentée comme un exemple à suivre pour l’audiovisuel public.
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A Franceinfo, une rentrée placée sous le signe du « média global »

Trois ans après son lancement, l’offre commune d’informations entre Radio France et France Télévisions est présentée comme un exemple à suivre pour l’audiovisuel public.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 10h43
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Laboratoire à ses débuts, il y a trois ans, Franceinfo apparaît désormais comme un modèle pour l’audiovisuel public. A l’heure des synergies, l’alliance entre Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (INA), qui a créé un média global d’informations en continu – présent sur la radio, la télévision (canal 27 de la TNT) et le numérique avec un site unique et une application mobile – a ouvert la voie.
Les débuts n’ont pas été faciles. Encore aujourd’hui, des critiques subsistent. Dans un tract publié en juin, le Syndicat national des journalistes de Radio France raillait une « télévision qui coûte un pognon de dingue », évoquant les travaux prévus pour aménager un nouvel espace télé dans la rédaction. « Une dépense qui va s’ajouter aux 4,7 millions d’euros de charges annuelles que représente déjà la participation de Radio France à la chaîne Franceinfo. »

En cette rentrée, le patron de Franceinfo radio, Vincent Giret, est droit face à son micro : « Plus personne dans la rédaction ne ­conteste cette stratégie. Certains redoutaient que cela fragilise la radio. Au contraire, elle a profité de l’effet média global et du rapprochement avec France Télévisions. »
Franceinfo était une radio seule ; elle s’est intégrée dans un « écosystème » regroupant également France Bleu et France 24 – dont les programmes sont diffusés la nuit sur le canal 27. Au centre de ce dispositif, l’« Agence », une unité de Franceinfo créée en janvier 2016 et composée de 17 personnes chargées d’un travail de veille et de vérification de l’information. Elle produit des dépêches qui « vont jusqu’au prompteur du présentateur du canal 27 », note M. Giret.

L’une des grandes satisfactions est d’avoir imposé cette marque sur le numérique : « Il faut se rappeler que le site de Franceinfo était en vingtième place, celui de France Télévisions, qui s’appelait Francetvinfo.fr,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut du pays nordique de 5,3 millions d’habitants a progressé de 0,4 %.
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La remontée des cours de l’or noir profite à la Norvège

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut du pays nordique de 5,3 millions d’habitants a progressé de 0,4 %.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 09h48
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

L’optimisme est de retour à Stavanger. Il y a quatre ans, cette ville portuaire du comté de Rogaland, dans le sud-ouest de la Norvège, avait été durement frappée par la chute des cours du pétrole. Plus de 40 000 emplois avaient été détruits dans le pays, dont une bonne partie dans la région, centre de l’industrie pétrolière norvégienne. Beaucoup de travailleurs étrangers, attirés par les hauts salaires et les emplois, avaient plié bagage. « Mais, désormais, le coup de blues de Stavanger appartient au passé », observe Oystein Borsum, économiste en chef chez Swedbank, à Oslo. Les cours de l’or noir sont remontés. Les affaires tournent de nouveau. Et le taux de chômage dans le comté est tombé à 3,5 %, plus bas encore que la moyenne nationale (3,8 %).
La Norvège, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, va mieux. Au deuxième trimestre, son produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,4 %, selon les chiffres officiels publiés vendredi 24 août. Un chiffre à première vue un peu décevant : l’activité a été pénalisée par le déclin de l’investissement immobilier des ménages (− 12 % sur les trois derniers trimestres), sous le coup des mesures prises par les autorités monétaires pour limiter la surchauffe du secteur. « Mais, pour le reste, la reprise est solide depuis plusieurs mois », souligne Moritz Degler, spécialiste du pays chez Oxford Economics.
La croissance du pays nordique et de ses 5,3 millions d’habitants pourrait même surpasser celle de son voisin suédois en 2019. Un panel d’économistes interrogés mi-août par Reuters estiment qu’elle devrait augmenter de 2,2 %, contre 2 % en Suède. « Au-delà, elle devrait progressivement ralentir, notamment en raison de la plus faible activité chez les principaux partenaires du pays », explique Jack Allen, économiste chez Capital Economics. En particulier l’Union européenne, qui absorbe 80 % de ses exportations de biens.
Dynamisme de l’emploi
Sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Ce report, qui concerne les salaires au niveau du smic, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros » selon le ministre de l’économie.
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La baisse des cotisations patronales sera repoussée à octobre 2019, annonce Bruno Le Maire

Ce report, qui concerne les salaires au niveau du smic, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros » selon le ministre de l’économie.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 09h03
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 12h49
   





                        


Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a annoncé, lundi 27 août, le report au 1er octobre 2019 d’une baisse de cotisations patronales de quatre points, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier, afin de contenir le déficit public.
Ce report, décidé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, et qui concerne les salaires au niveau du smic, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros », a assuré sur RTL M. Le Maire.
Rassurer les entreprises
Selon le ministre, la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pérennes, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, aura, en revanche, bel et bien lieu au 1er janvier.
« En plus de cette transformation du crédit d’impôt en allégement de charge, nous avions prévu un nouvel allégement de quatre points supplémentaires des cotisations sociales au niveau du smic pour toutes les entreprises dès le 1er janvier 2019 », a rappelé M. Le Maire

        Lire aussi :
         

                Des mesures fiscales majeures repoussées par Edouard Philippe



« J’ai proposé au président de la République et au premier ministre que nous reportions cet allégement de quatre points supplémentaires du 1er janvier 2019 au 1er octobre 2019 », a-t-il ajouté. Ce report, décidé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros », a assuré M. Le Maire, estimant que « tout le monde » devait être « mis à contribution pour rétablir l’équilibre des finances publiques ».
« Aucune entreprise n’y perdra, mais c’est une question de justice », a déclaré le Bruno Le Maire, qui s’exprimait au lendemain de l’annonce par le premier ministre des arbitrages pour le budget 2019, marqué notamment par de nouvelles économies dans le champ des prestations sociales.
La grogne des retraités
Le gouvernement est régulièrement critiqué, notamment par la gauche, pour ses choix budgétaires jugés très favorables aux entreprises et pas assez aux salariés ou aux retraités, et donc au pouvoir d’achat.
En 2018, le gouvernement avait augmenté la CSG de 1,7 point pour 60 % des retraités afin de compenser la baisse des cotisations sociales des actifs.
Le ministre de l’économie, Bruno le Maire, a donc pris le temps de rassurer que les retraités, affirmant qu’ils ne seraient « pas perdants », malgré la faible hausse des prestations sociales prévue dans le budget 2019, notamment celle des pensions de retraite.
« Aucune prestation sociale ne sera réduite. [Les retraités] ne seront pas perdants, leur pension de retraite sera revalorisée moins vite, mais elle continuera à être revalorisée », a déclaré M. le Maire au micro de RTL.

        Vérification :
         

          quand Bruno Le Maire nie « l’évidence » sur le pouvoir d’achat des retraités



La veille, le premier ministre Edouard Philippe avait annoncé dans Le Journal du dimanche que le budget serait bâti sur une prévision de croissance de 1,7 % au lieu de 1,9 %.
En conséquence, l’aide personnalisée au logement, les allocations familiales et les pensions de retraite ne progresseront que de 0,3 % par an en 2019 et 2020, un chiffre bien en deçà de l’inflation attendue par l’Insee à 1,7 % en fin d’année.
« Nous revalorisons l’allocation adultes handicapés, ceux qui sont le plus en difficulté, de 50 euros par mois, nous allons revaloriser la prime d’activité, nous allons revaloriser le complément de garde pour les familles monoparentales », a précisé Bruno Le Maire, lundi, assurant que le gouvernement faisait « très attention à préserver les plus fragiles ».
Le ministre de l’économie et des finances s’est, par ailleurs, engagé sur l’absence d’augmentation des impôts pendant le quinquennat.

Il n’y aura aucune augmentation d’impôts pendant ce quinquennat et aucun nouvel impôt. Ce qu’il y aura, c’est surtout une baisse d’impôts ! #RTLMatin pic.twitter.com/ygPm5RnhhM— Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) 27 août 2018






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ En cherchant à dépasser les clivages partisans, le chef de file de La France insoumise se pose en pivot des oppositions au chef de l’Etat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/08/2018
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Mélenchon veut bâtir une coalition des colères contre Macron

En cherchant à dépasser les clivages partisans, le chef de file de La France insoumise se pose en pivot des oppositions au chef de l’Etat.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h09
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La vie des formations politiques − même de gauche − peut ressembler à celle des grandes entreprises. Ce qui compte est de battre la concurrence en absorbant, fusionnant, renommant de plus petites entités ou d’anciennes gloires devenues faibles.
Le week-end politique à gauche vient d’en faire une nouvelle démonstration. Pendant toute son université d’été (baptisée AmFis, qui a réuni 3 200 militants à Marseille du 23 au 26 août), La France insoumise (LFI) a tenu à rappeler qu’elle briguait le monopole de l’opposition à Emmanuel Macron. Elle en veut pour preuve sa capacité à faire discuter des personnalités allant du parti Les Républicains au Parti communiste (PCF), en passant par Génération.s et le Parti socialiste (PS).
Cette « ouverture » aux autres formations traduit en fait une volonté d’hégémonie de la part de Jean-Luc Mélenchon. En rassemblant un tel aréopage, le chef de file de LFI veut signifier qu’il est incontournable.
Et il fait coup double : il se place seul dans un face-à-face avec le président de la République, son adversaire principal, tout en tentant de revêtir une image rassembleuse. M. Mélenchon cherche ainsi à devenir le pivot des oppositions, construisant une sorte de coalition des colères qui dépasse les clivages partisans. Une stratégie qui rentre parfaitement dans la théorie du populisme de gauche qui entend « fédérer le peuple ».
« Référendum anti-Macron »
Ainsi, dans son discours fleuve, au cours duquel de nombreux thèmes ont été abordés − notamment un long passage sur l’écologie − prononcé samedi en fin de journée, le député des Bouches-du-Rhône a visé le chef de l’Etat à de nombreuses reprises. Et il a donné le la de la campagne à venir pour les élections européennes de mai 2019, où il appelle les Français à se servir de ce scrutin comme d’un « référendum anti-Macron ».
« Nous allons faire de cette élection un référendum anti-Macron. Nous allons inviter les Français à lui mettre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Budget 2019, négociations avec les syndicats : en cette rentrée politique, le premier ministre est sur tous les fronts.
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Edouard Philippe, premier de corvées

Budget 2019, négociations avec les syndicats : en cette rentrée politique, le premier ministre est sur tous les fronts.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h33
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Un petit rabiot de vacances. Pour son premier déplacement de rentrée, Edouard Philippe s’est offert, vendredi 24 août, une virée de près de cinq heures au Cabaret vert, un festival de musique qui se déroule chaque fin d’été à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. L’occasion, entre deux bières Meteor, de « saluer le travail des bénévoles » et de « rencontrer les Français », selon son entourage. Mais aussi d’écouter… Seasick Steve, un chanteur américain de blues apprécié par le premier ministre, grand amateur de rock.
Alors que l’exécutif a connu cet été, avec l’affaire Benalla, sa plus grave crise depuis le début du quinquennat, Edouard Philippe affiche en cette rentrée un visage pour le moins détendu. Le premier ministre est pourtant sur tous les fronts. A la présentation du budget pour 2019, dont il a dévoilé les grandes lignes dans Le Journal du dimanche (JDD) du 26 août. Mais aussi à la négociation avec les syndicats, qu’il va recevoir un par un à partir de mercredi, pour notamment discuter de la réforme des règles d’indemnisation de l’assurance-chômage, un sujet potentiellement explosif.
« Après la séquence de l’été, le premier ministre veut montrer qu’on repasse une vitesse, qu’il n’est pas question de ralentir ou de procrastiner », justifie-t-on à Matignon, où l’on évoque un chef de gouvernement déterminé à « prendre toute sa part » du travail de l’exécutif.

A écouter certains élus, Edouard Philippe aurait été excédé, cet été, par les commentaires présentant un pouvoir paralysé par l’affaire Benalla. « Il est de ceux qui poussent pour continuer les réformes. Il a très mal pris l’arrêt des discussions sur la réforme constitutionnelle », assure François Patriat, président du groupe La République en marche (LRM) au Sénat.
« Protéger un peu plus le président »
Cela tombe bien, Emmanuel Macron semble décidé à laisser plus d’espace à son chef de gouvernement. Omniprésent...




                        

                        


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Les petites lignes ferroviaires en sursis

Si le gouvernement n’a pas repris, au printemps, les conclusions du rapport Spinetta, l’éventuelle fermeture d’une partie du réseau secondaire est toujours d’actualité.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h48
    |

Julie de la Brosse







                        



                                


                            

Le train Béziers-Neussargues relie sur 277 kilomètres le Languedoc à l’Auvergne, empruntant le somptueux viaduc Eiffel de Garabit, qui déploie son arche rouge à 122 mètres au-dessus des gorges de la Truyère. Depuis des années, cette mythique et pittoresque ligne des Causses, mise en service en 1858 pour désenclaver les bassins miniers de l’Hérault, est en sursis. Un comité de défense a même vu le jour en 1995, après que la SNCF a pour la première fois menacé la ligne de fermeture. Mais le manque criant de voyageurs relance régulièrement ce scénario noir.
Alors que les Français semblent viscéralement attachés à leurs « tortillards », associés dans l’imaginaire collectif au romantisme ferroviaire du XIXe siècle et à l’épopée des congés payés, ils sont de moins en moins nombreux à les fréquenter, ravivant invariablement les plans de fermeture des « petites lignes ».
Moins de cinq allers-retours par jour
En février, l’émotion provoquée par le rapport Spinetta a montré combien le sujet était sensible. Piloté par l’ancien patron d’Air France, celui-ci recommandait de « se poser la question du dimensionnement du réseau français » en réalisant un audit précis de chacune de ces lignes, pour pouvoir réaliser des arbitrages. Mais face à l’agitation colère des médias et à la vindicte des élus locaux, le gouvernement a immédiatement fait machine arrière. « L’avenir des petites lignes ne sera pas tranché de Paris », a répliqué en substance le premier ministre, Edouard Philippe. Avant de préciser que rien ne serait décidé sans l’accord des régions. Une manière de renvoyer la patate chaude aux élus ? Ce qui est sûr, c’est que le sujet risque de revenir sur la table à l’automne avec la publication de l’audit de SNCF Réseau commandé par le gouvernement.

Au fond, que disait précisément le rapport Spinetta ? Rien de très neuf en réalité. En 2005, l’audit de l’Ecole polytechnique de Lausanne a le premier déclenché la prise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des universités d’été qui se sont achevées dimanche 26 août.
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LFI, PS, LR, PC : les partis politiques font leur rentrée

Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des universités d’été qui se sont achevées dimanche 26 août.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h10
   





                        



   


Alors que tous les partis se préparent pour les élections européennes, prévues en mai 2019, quatre formations ont organisé leur rentrée politique samedi 25 et dimanche 26 août. Voici ce qu’il faut en retenir.
La France insoumise
Comme l’année dernière, Jean-Luc Mélenchon a choisi de réunir les militants et les élus de La France insoumise dans sa ville d’élection, Marseille. Samedi 25 août, dans un discours de près de deux heures aux allures de discours de politique générale, le député des Bouches-du-Rhône a visé Emmanuel Macron à de nombreuses reprises.
Profitant de l’échéance des élections européennes, qui auront lieu en mai 2019, il a notamment appelé les Français à se servir de ce scrutin comme d’un « référendum anti-Macron ». « Nous allons inviter les Français à lui mettre une raclée, c’est la démocratie ! Je parle d’une raclée démocratique », a lancé Jean-Luc Mélenchon.
Pour le dirigeant des insoumis, voter « contre Macron » est une manière de voter « contre l’Europe libérale », « l’Europe [de la chancelière allemande] Angela Merkel », dont le président de la République ne serait que « le petit copiste ».

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Les Républicains
Laurent Wauquiez a tenté une démonstration de force à droite à l’occasion de sa rentrée politique, dimanche 26 août, au mont Mézenc (Massif central), avec comme point d’appui une critique virulente de l’immigration et des annonces budgétaires d’Edouard Philippe.
« Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. Le pouvoir d’achat n’a pas progressé, l’insécurité n’a pas reculé, la bureaucratie n’a pas été réduite, l’immigration massive n’a pas été arrêtée, l’islamisme n’a pas été endigué. Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez.
« Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, les Français ploient sous ce fardeau, les classes moyennes ploient sous cette charge, selon l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »
De son côté, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a organisé la rentrée de son mouvement, Libres !, à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, vendredi. Elle y a défendu sa propre ligne au sein du parti Les Républicains et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.

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Le Parti socialiste
Pendant près d’une heure, samedi à La Rochelle, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a détaillé sa feuille de route pour les prochaines années et a répondu point par point à toutes les critiques qui viennent de son aile gauche — Emmanuel Maurel n’avait pas fait le déplacement, préférant aller à l’université d’été de Jean-Luc Mélenchon — et de son aile droite, avec des hollandistes qui réclament « plus de politique », selon Stéphane Le Foll, et surtout moins de critiques envers l’ex-président de la République.
Le premier secrétaire, souvent accusé de ne pas être « à l’offensive » sur le plan politique, a cette fois pris les devants en proposant aux autres formations politiques de gauche « des combats communs ». Sur la question des réfugiés, chère à Benoît Hamon, il a proposé « à tous les élus de gauche un engagement commun pour l’accueil et l’accompagnement des réfugiés ».

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Le Parti communiste
Le Parti communiste, réuni en université d’été à Angers jusqu’à dimanche, se veut déterminé à combattre la politique « libérale et d’austérité dévastatrice » menée par Emmanuel Macron et par l’Union européenne. « Il faut sortir de l’austérité en France, en Europe, récupérer l’argent disponible, notamment celui de la Banque centrale européenne, pour financer des politiques sociales et écologiques », a déclaré le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent.
Devant un amphithéâtre comble, il a promis que la rentrée serait « chaude ». « La saison 2 de Macron ne va pas ressembler à la saison 1. Plus de la moitié des textes adoptés au Parlement l’ont été en procédé accéléré ou par ordonnance, c’est une méthode brutale et autoritaire et il veut continuer. Mais il a laissé des plumes avec la mobilisation du printemps et l’affaire Benalla. » Hôpitaux, retraites, gel annoncé des prestations sociales, « Macron veut passer à l’offensive ». « Pas question de laisser passer ! », a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.
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Pour sa rentrée au mont Mézenc, Wauquiez garde le cap à droite toute

Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h55
    |

            Olivier Faye (Mont Mézenc (Haute-Loire), envoyé spécial)








                        



   


« La route est droite, mais la pente est forte », disait en son temps Jean-Pierre Raffarin. En cette rentrée, Laurent Wauquiez croit apercevoir une lueur au bout (tout au bout) du chemin. Englué dans les mauvais sondages, devant faire face à la division de son camp, le président du parti Les Républicains (LR) devine dans les difficultés actuelles d’Emmanuel Macron — qui dévisse, lui aussi, dans l’opinion, et pâtit d’un ralentissement de la conjoncture économique — l’occasion de rebondir. Et de récompenser la stratégie d’opposition frontale qu’il met en place face au président de la République depuis le début du quinquennat.
« Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. Le pouvoir d’achat n’a pas progressé, l’insécurité n’a pas reculé, la bureaucratie n’a pas été réduite, l’immigration massive n’a pas été arrêtée, l’islamisme n’a pas été endigué. Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez à l’occasion de son discours de rentrée, dimanche 26 août, juste avant la traditionnelle ascension du mont Mézenc (Haute-Loire) qu’il effectue chaque année avec ses soutiens.
Profiter du trou d’air de l’exécutif
Très discret depuis plusieurs semaines, en particulier lors de l’affaire Benalla, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a désormais l’intention d’occuper l’espace médiatique pour tenter de profiter du trou d’air de l’exécutif. « La capacité d’écoute des électeurs de droite séduits par Macron a changé », veut-on croire dans son entourage. M. Wauquiez a donc décidé d’enfoncer le clou sur deux sujets : d’un côté, la lutte contre les impôts et la dépense publique, et de l’autre, l’immigration.
« Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, les Français ploient sous ce fardeau, les classes moyennes ploient sous cette charge, selon l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »

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                Wauquiez en chef contesté d’une famille éclatée



La droite du Mont-Mézenc s’est donc levée comme un seul homme pour voler au secours d’une partie de son électorat traditionnel, les retraités et les familles nombreuses. Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le matin même dans le Journal du dimanche que l’augmentation des pensions de retraite et des allocations familiales se ferait, en 2019, à un niveau inférieur à celui de l’inflation. « Injuste », a dénoncé Laurent Wauquiez.

   


« Nous, nous sommes les défenseurs des retraités, de la politique familiale, des classes moyennes. Il y en a deux sur trois qui sont touchés, souligne son conseiller spécial, Brice Hortefeux. Les retraités sont à ce quinquennat ce que les classes moyennes étaient à celui de François Hollande. »
Fidèle à sa ligne dure sur les questions d’immigration — « cela va être le point majeur des européennes en 2019 », veut croire un de ses proches —, le président des Républicains a dressé un tableau sombre de l’avenir de l’Europe, qui serait confrontée à une « immigration de masse devenue aujourd’hui une menace culturelle pour la civilisation européenne ».
Les représentants de la droite dure dans son sillage
Celui qui ne cache pas son ambition de faire revenir à droite les électeurs du Rassemblement national (ex-FN) a justifié ses envolées identitaires par le fait, qu’à ses yeux, « les Français refusent de devenir étrangers dans leur propre pays ». « Défendre son identité, être attaché à son pays, aimer sa culture, croire à la nécessité des frontières, c’est tout cela qu’Emmanuel Macron a qualifié de “passions tristes” », a dénoncé M. Wauquiez.
Difficile, néanmoins, de masquer le fait que le rassemblement autour de sa personne se fait de plus en plus homogène. Il y a un an, Laurent Wauquiez se félicitait ainsi de gravir le mont Mézenc au côté de la juppéiste Virginie Calmels, son bras gauche, qu’il a congédiée de son poste de vice-présidente en juin. Aujourd’hui, en dehors des anciens centristes Jean Leonetti et Damien Abad, ce sont principalement les représentants de la droite dure qui s’inscrivent dans le sillage du quadragénaire : Eric Ciotti, Nadine Morano, Brice Hortefeux, etc.
Vendredi 24 août, sa rivale Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, s’est pour sa part félicitée lors de la rentrée de son mouvement, Libres !, à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), de bénéficier du soutien du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et de celui du maire de Nice, Christian Estrosi. « Microparti, microrassemblement, microfamille » pour « la duchesse de Corrèze », raille-t-on dans l’entourage de M. Wauquiez. « C’est le trio des gens qui n’ont pas accepté qu’un homme de 43 ans réussisse à faire ce qu’eux n’ont pas réussi. Cela leur donne sans doute un coup de vieux », cingle la porte-parole des Républicains, Lydia Guirous. L’union est un combat, et tout le monde ne semble pas décidé à le mener.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Les signataires répondent à une tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent un « statu quo » dans la protection des mineurs.
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Face aux critiques, 79 parlementaires LRM défendent la loi Schiappa contre les violences sexuelles et sexistes

Les signataires répondent à une tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent un « statu quo » dans la protection des mineurs.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h23
   





                        



   


Face aux critiques visant la loi contre les violences sexuelles et sexistes, notamment concernant la protection des mineurs, 79 députés et sénateurs de la République en marche (LRM) défendent une « loi de progrès », dans une tribune au Journal du dimanche, dimanche 26 août.
Les signataires, au premier rang desquels Alexandra Louis, rapporteuse du texte à l’Assemblée, répondent à une autre tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénonçaient un « statu quo » dans la protection des mineurs dans la précédente livraison du JDD.

Aucune question n’est et ne sera éludée. C’est pourquoi nous vous donnons rdv près de chez vous pour des ateliers c… https://t.co/VKGPHtbn2k— ALouisDeputee13 (@Alexandra Louis)


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« Nous regrettons et ne comprenons pas cette prise de position », écrivent les parlementaires, qui énumèrent toutes les mesures qui en font, selon eux, une « loi de progrès » : allongement de la durée de prescription des viols de mineurs, sanctions contre les « raids numériques » dont sont victimes des enfants, sanctions plus sévères envers les violences conjugales en présence de mineurs, etc.

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Les élus regrettent que les détracteurs de la loi « n’évoquent quasiment aucune de ces mesures mais concentrent leurs griefs sur l’article 2 de la loi », relatif aux abus sexuels visant des mineurs. L’article prévoit que lorsque les faits sont commis à l’encontre d’« un mineur de quinze ans », « la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l’intention initiale d’instaurer une « présomption de non-consentement », qui considérait comme un viol toute pénétration d’un mineur de moins de 15 ans.
« En tant que femme, mère et élue, j’ai honte ! »
Les parlementaires LRM rappellent que cette proposition « n’a pas été retenue » parce qu’elle courait un « risque réel d’inconstitutionnalité ». Et sur le fond, ils estiment que la « présomption n’empêcherait pas le débat sur l’existence d’une contrainte ou d’une surprise (...) puisque le propre d’une présomption est de pouvoir être renversée ». Selon eux, « les débats autour de cette présomption traduisent semble-t-il une certaine défiance à l’égard du juge qui garde une marge d’appréciation ».

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Mais au sein de la majorité, tout le monde n’est pas sur la même ligne. « En tant que femme, mère et élue, j’ai honte ! » lâche Nathalie Elimas, députée Modem, qui avait défendu des amendements en faveur d’une présomption de contrainte, dans une tribune au Parisien.
Elle dédie son texte à Sarah, collégienne de 11 ans, dont la relation sexuelle avec un homme de 28 ans avait, dans un premier temps, été qualifiée d’atteinte sexuelle, le parquet ayant estimé que la préadolescente était consentante. Une information judiciaire pour viol avait finalement été ouverte par la suite.
Pour la députée, la loi française « a fait de Sarah une double victime », « victime de son bourreau » et « victime des législateurs, qui n’ont su protéger les enfants de leurs agresseurs ». Selon elle, l’Assemblée a « échoué » à adopter « un texte à la hauteur des enjeux ». Elle prévient, dans sa tribune, qu’elle saisira « toutes les occasions possibles et pourquoi pas la réforme judiciaire à venir pour aller plus loin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, assure que « rien ne sera bloqué » dans l’enquête sur des travaux supposés illégaux menés lorsque Françoise Nyssen dirigeait les éditions Actes Sud.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Affaire Nyssen : la ministre de la culture n’a « pas songé à démissionner »

Le premier ministre, Edouard Philippe, assure que « rien ne sera bloqué » dans l’enquête sur des travaux supposés illégaux menés lorsque Françoise Nyssen dirigeait les éditions Actes Sud.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 11h02
   





                        


Visée par une enquête sur des travaux supposés illégaux effectués lorsqu’elle dirigeait les éditions Actes Sud, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, assure au Journal du dimanche, dimanche 26 août, qu’elle n’a « pas songé à démissionner ». Elle souligne « le soutien immédiat » du président de la République, du premier ministre et du gouvernement. « L’enquête ne vise pas Françoise Nyssen ministre de la culture, elle vise une société, Actes Sud », insiste-t-elle.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer si les travaux d’agrandissement des bureaux parisiens d’Actes Sud en 1997 et à partir de 2012 respectaient le code de l’urbanisme.
« Rien ne sera bloqué »
« Rien ne sera bloqué » dans le cadre de l’enquête, assure de son côté le premier ministre, Edouard Philippe, dans une interview au même JDD. « Vouloir l’exemplarité, c’est garantir que la justice puisse être saisie s’il y a lieu. »
M. Philippe dit avoir téléphoné jeudi à Françoise Nyssen, après l’ouverture de l’enquête. « Je lui ai redit mon soutien et les règles s’agissant de l’appartenance au gouvernement. »

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