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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’augmentation de la concentration atmosphérique de gaz carbonique risque d’entraîner des carences en protéines et en minéraux pour des centaines de millions de personnes supplémentaires.
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Les émissions de CO2 menacent l’alimentation humaine

L’augmentation de la concentration atmosphérique de gaz carbonique risque d’entraîner des carences en protéines et en minéraux pour des centaines de millions de personnes supplémentaires.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 18h28
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Le CO2 ou la double peine. On savait déjà que la hausse de la teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre – et singulièrement en dioxyde de carbone – menaçait la sécurité alimentaire de la planète en induisant des sécheresses plus fréquentes, plus sévères et plus durables, des précipitations torrentielles plus intenses, une submersion des zones littorales par des eaux salines, et une recrudescence des attaques de ravageurs et de pathogènes. Or, cette hausse risque aussi de réduire la qualité nutritionnelle de l’alimentation de plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde.
C’est l’alerte que lance une étude menée par deux chercheurs américains de l’université Harvard, publiée lundi 27 août dans la revue Nature Climate Change. Ses auteurs concluent que, dans les prochaines décennies, l’augmentation de la concentration atmosphérique de CO2 pourrait entraîner l’appauvrissement d’un grand nombre de cultures de base en protéines, en fer et en zinc, avec des effets délétères sur la santé humaine.
« L’impact d’un niveau élevé de CO2 atmosphérique sur la qualité nutritionnelle des cultures a été mis en évidence depuis plus de vingt ans, d’abord dans le cadre de tests en laboratoire ou sous serre, puis par de très nombreux essais en plein champ, indique Alain Gojon, directeur du laboratoire de biochimie et physiologie moléculaire des plantes (CNRS-INRA-SupAgro-université de Montpellier), qui n’a pas contribué à cette étude. Il existe aujourd’hui un très large consensus scientifique, étayé par des dizaines de publications et des milliers de données, sur le fait que cet impact est massif et global : il touche la majorité des espèces végétales, partout dans le monde. »
Ces essais, consistant à injecter du CO2 sur des plantations à l’air libre pour les maintenir dans une sorte de bulle enrichie en gaz carbonique, ont montré, précise le chercheur, « une réduction de 10 % à 20 % de la teneur en protéines, une baisse de moindre importance des taux de minéraux comme le fer, le zinc, le magnésium ou le calcium, mais aussi, plus récemment, une diminution de 20 % à 40 % pour les vitamines ».
Risque de carences en nutriments
Les auteurs de la nouvelle publication ont pris comme point de départ une concentration de CO2 de 550 parties par million (ppm), unité de mesure indiquant le nombre de molécules de gaz carbonique pour un million de molécules de l’atmosphère. Le chiffre n’a rien de virtuel. La concentration atmosphérique de CO2, qui a atteint en 2016 le niveau record de 405 ppm, devrait en effet grimper à 550 ppm entre 2050 et 2100, en fonction des scénarios d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Seule une baisse drastique des émissions anthropiques (produites par l’homme) permettrait de rester en dessous de ce seuil.
De précédents travaux ont montré que, à ce niveau de concentration de CO2, la quantité de protéines, de fer et de zinc est globalement réduite de 3 % à 17 %, pour beaucoup de végétaux. Les chercheurs ont alors fait tourner un modèle pour calculer, à partir des ressources alimentaires disponibles par habitant, ainsi que des projections de croissance démographique (soit une population mondiale de 9,7 milliards d’individus en 2050), le nombre de personnes supplémentaires exposées, au milieu du siècle, à un risque de carences en nutriments. Cela, pour 151 pays et 225 espèces végétales, ce qui donne à leur travail une portée beaucoup plus vaste que celles des études antérieures.
Il apparaît qu’aux quelque 660 millions de personnes qui souffrent actuellement d’une insuffisance de protéines s’en ajouteraient 122 millions. Le 1,5 milliard d’individus déjà en manque de zinc s’accroîtrait de 175 millions. Et pour le 1,4 milliard d’enfants de moins de 5 ans et de femmes en âge de procréer vivant dans des régions où le taux d’anémie est déjà supérieur à 20 %, la perte d’apport en fer serait de plus de 4 %.

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                COP23 : l’urgence climatique en dix chiffres



Les plus pauvres sont les plus vulnérables
Comme toujours, la peine se répartira inégalement. Les pays les plus affectés seraient ceux d’Asie du Sud et du Sud-Est – à commencer par l’Inde –, d’Afrique et du Moyen-Orient. Rien d’étonnant à ce que les aires géographiques parmi les plus pauvres soient aussi les plus vulnérables, dans la mesure où l’essentiel de leur apport en protéines est d’origine végétale. L’Amérique du Nord ou l’Europe, aux régimes plus carnés, se trouvent, de ce fait, moins exposées.
Le risque est à grande échelle, puisqu’un très grand nombre d’aliments auront une moindre valeur nutritive, qu’il s’agisse de céréales comme le riz – base de l’alimentation de la moitié de l’humanité –, le blé ou l’orge, ou de légumineuses telles que lentilles, pois ou haricots. En revanche, d’autres plantes qui font appel à un type de photosynthèse différent, dont le maïs, le millet et le sorgho, ne réagissent pas, ou peu, à l’accroissement de la concentration de CO2.
Les végétaux fournissant aujourd’hui 63 % des protéines consommées sur la planète, ainsi que 81 % des rations de fer et 68 % de celles de zinc, le danger est celui d’une extension de la malnutrition, entraînant troubles de la croissance, du métabolisme, du système immunitaire ou du développement cognitif. Cela, alors que plus de 2 milliards d’humains présentent déjà une carence en nutriments.
Sans doute ces résultats ne sont-ils qu’une modélisation. Les auteurs précisent qu’ils font l’hypothèse de régimes alimentaires inchangés, sans prendre en compte les mutations socio-économiques qui se produiront dans les pays concernés, ni les conséquences plus globales du réchauffement sur les ressources alimentaires. Leur étude n’en appelle pas moins, soulignent-ils, une « surveillance active des besoins nutritionnels des populations » dans les pays les plus à risque.
« Les pays développés aussi concernés »
« Le grand intérêt de ce travail est d’alarmer sur un phénomène dont l’ampleur n’avait pas été anticipée, juge Alain Gojon. Les pays développés sont eux aussi concernés. D’une part parce que la diminution de la teneur en protéines et minéraux des végétaux s’accompagne d’une augmentation de leur teneur en sucres, ce qui peut provoquer des déséquilibres alimentaires. D’autre part parce que des régions déjà déficitaires en protéines végétales pour l’alimentation animale, comme l’Europe, vont le devenir encore plus. »
Reste que les mécanismes par lesquels un haut niveau de CO2 atmosphérique dégrade la qualité nutritive des plantes demeurent mystérieux. « Il existe deux familles d’hypothèses, indique l’agronome français. Soit le taux élevé de CO2 altère la physiologie générale des végétaux, qui sont moins aptes à prélever dans le sol l’azote nécessaire à la fabrication des protéines et les différents minéraux ; soit il réduit la disponibilité de ces éléments dans les sols, peut-être en raison d’une compétition accrue entre les plantes et les micro-organismes. »
Le laboratoire qu’il dirige va lancer, cet automne, un programme collaboratif de recherche, financé par le projet Montpellier université d’excellence, pour tenter de comprendre comment le CO2, cause du dérèglement climatique, peut aussi être fauteur de carences alimentaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le Mouvement 5 étoiles s’est juré, avec son allié au pouvoir, la Ligue, de démanteler la législation existante, alors que le pays connaît, selon l’OMS, un fort risque infectieux
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En Italie, le gouvernement veut défaire la vaccination obligatoire

Le Mouvement 5 étoiles s’est juré, avec son allié au pouvoir, la Ligue, de démanteler la législation existante, alors que le pays connaît, selon l’OMS, un fort risque infectieux



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 10h47
    |

                            Margherita Nasi (Rome, correspondance)








                        



                                


                            

Le gouvernement italien prépare les esprits à une épidémie de rougeole. « Il ne faut pas s’illusionner et penser que personne ne mourra », a sereinement déclaré la ministre de la santé, Giulia Grillo, dans le Corriere della sera, le 8 août. Membre du Mouvement 5 étoiles (M5S), elle compte honorer les promesses électorales de sa coalition – le M5S et la Ligue – et reporter d’un an l’obligation vaccinale pour les écoliers.
Validé par le Sénat début juillet, un amendement en ce sens doit encore être examiné par les députés, qui ne se réuniront qu’à partir du 11 septembre, donc après la rentrée des classes, car celle-ci a lieu entre le 5 et le 11, selon les régions. D’ici là, chefs d’établissement, médecins et parents sont sur le pied de guerre.

Les prémices de cette bataille remontent à juillet 2017. Après une recrudescence de cas de rougeole et de méningite en Italie, la loi Lorenzin – du nom de la précédente ministre de la santé des gouvernements Renzi et Gentiloni – introduit dix vaccins obligatoires et gratuits pour les enfants de 0 à 16 ans (rougeole, rubéole, poliomyélite, diphtérie, tétanos, hépatite B, coqueluche, haemophilus de type B, varicelle et oreillons).
Pour être admis à la crèche ou à la maternelle, les enfants doivent présenter un certificat délivré par une unité sanitaire locale. Les parents d’élèves de primaire, collège et lycée sont passibles d’une amende de 100 euros à 500 euros en cas de manquement.
« La vaccination doit être un choix libre, pas une imposition soviétique », s’était alors plaint le chef de la Ligue, Matteo Salvini. Et d’ajouter : « Je ne souhaite pas que des multinationales ou des maisons pharmaceutiques prennent l’Italie pour un pays cobaye. » Depuis, devenu ministre de l’intérieur, il a remercié « pour leur courage » deux médecins qui lèvent actuellement des fonds en vue d’acquérir un microscope de 70 000 euros permettant de prouver, selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Une étude publiée le 1er août dans le « New York Times » révèle que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement !
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1979-1989, décennie verte

Une étude publiée le 1er août dans le « New York Times » révèle que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement !



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h22
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Cet été, toute l’Europe cuisait sous la canicule. Le 1er août, la National Oceanic and Atmospheric Administration expliquait que l’année 2017 a été la troisième année la plus chaude de l’histoire moderne après 2016 et 2015. Le 6 août, une équipe scientifique internationale publiait une inquiétante étude dans la revue PNAS prévenant que l’actuelle combinaison de la fonte de l’Antarctique de l’ouest – une perte de 2 720 milliards de tonnes de glace depuis 1992 d’après Nature du 13 juin –, de la déforestation et des émissions de gaz à effet de serre aggrave le risque de l’« effet domino » à partir d’un réchauffement à 2° Celsius – qui pourrait être atteint avant 2100. Ces « rétroactions auto-renforçantes », estime l’étude, pourraient pousser « le système terrestre vers un seuil planétaire » et « provoquer un réchauffement continu ».
La Terre deviendrait alors, « dans quelques décennies », une étuve avec « des températures de 4° à 5° supérieures à la période préindustrielle », tandis que le niveau des mers s’élèverait « de 10 à 60 mètres ». Des régions côtières, des villes entières seraient submergées, des îles disparaîtraient, le Sahara s’étendrait vers le sud, la pénurie d’eau deviendrait fatale, le régime de la mousson serait gravement perturbé, des milliers d’espèces disparaîtraient, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplieraient. Quant à la civilisation humaine, je vous laisse imaginer…
« Enjeu  “non partisan” »
Le plus dramatique peut-être dans notre impuissance actuelle face à cette catastrophe annoncée est que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement ! C’est ce que révèle une investigation de l’essayiste américain Nathaniel Rich, « Perdre la Terre », publiée le 1er août dans le New York Times, appuyée sur dix-huit mois d’enquêtes et plus de cent interviews de scientifiques, de politiciens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Un séisme de magnitude 6,0 a secoué dimanche les environs de Kermanshah, dans l’ouest du pays.
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Deux morts et plus de 200 blessés dans un fort séisme en Iran

Un séisme de magnitude 6,0 a secoué dimanche les environs de Kermanshah, dans l’ouest du pays.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 03h47
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 15h00
   





                        


Un séisme de magnitude 6,0, selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), a frappé dimanche 26 août l’ouest de l’Iran. Le gouverneur de la province, Houshang Bazvand, a annoncé à la télévision que deux personnes avaient été tuées et 255 blessées.
Selon le chef du département des urgences auprès de l’université des sciences médicales du Kermanshah, les deux personnes mortes sont une femme enceinte et un homme de 70 ans, qui a été victime d’une crise cardiaque au moment du séisme.
Le tremblement de terre, survenu à une faible profondeur, s’est produit à 26 kilomètres au sud-ouest de la ville de Javanroud, dans la province de Kermanshah, a indiqué l’USGS.
Gestion de crise
Un centre de gestion de crise, chargé de coordonner les secours, a été mis en place à Javanroud. Les hôpitaux et les organisations caritatives ont été mis en état d’alerte, a déclaré le gouverneur Bazvand àl’ IRNA. Mais le directeur du service des situations d’urgence, Reza Mahmoudian, a assuré que la situation était « sous contrôle » et qu’il n’avait pas été nécessaire de demander de l’aide dans les provinces voisines de celle de Kermanshah.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des personnes transportées en urgence vers les hôpitaux. Sur un plan matériel, les infrastructures semblent n’avoir subi que des dommages légers.
Des informations de presse indiquent que le séisme a été ressenti au-delà de la frontière, en territoire irakien. L’IRNA a rapporté que de nombreuses répliques avaient été ressenties.
L’Iran se trouve sur deux importantes plaques tectoniques, et d’importantes activités sismiques y sont fréquentes. En novembre 2017, un séisme de magnitude 7,3 avait fait 620 morts dans la province de Kermanshah, et huit morts en Irak.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Les météorologues craignent une aggravation ce week-end d’inondations déjà « catastrophiques » par endroits dans l’archipel américain.
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Hawaï sous les eaux alors que l’ouragan Lane faiblit

Les météorologues craignent une aggravation ce week-end d’inondations déjà « catastrophiques » par endroits dans l’archipel américain.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h52
   





                        



   


Des pluies torrentielles s’abattaient, vendredi 24 août, sur Hawaï, contraignant plusieurs milliers de personnes à évacuer l’archipel américain et faisant craindre un risque important d’inondations et de glissements de terrain.
Depuis vendredi soir, Lane n’est plus officiellement un ouragan : ses vents, qui atteignaient encore 140 km/h plus tôt dans l’après-midi ont suffisamment diminué (de 100 à 110 km/h) pour être rétrogradé en tempête tropicale, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans du Pacifique. La tempête, qui se déplace à la très faible vitesse de 4 km/h, vers le nord, devrait toutefois, selon les prévisions, bifurquer vers l’ouest à partir de samedi.
« Des précipitations excessives (…) continueront d’affecter les îles hawaïennes au cours du week-end, provoquant des inondations catastrophiques et potentiellement mortelles et des glissements de terrain », ont prévenu les météorologues du National Weather Service (NWS).
Près de 60 centimètres d’eau
Plusieurs parties de l’archipel, dont les deux îles les plus peuplées, Oahu et Maui, restaient en « alerte ouragan » et les autorités multipliaient les appels à la prudence. « Il est très dangereux de rester dehors, particulièrement dans les zones où nous savons qu’il y a des inondations », a averti, vendredi, le chef de l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA) Brock Long, promettant de la « casse ». « Il faut que les gens s’attendent à être privés d’électricité pendant un certain temps et à ce que les infrastructures soient durement touchées », a-t-il ajouté.
Les effets de Lane ont déjà commencé à se faire sentir. Près de 60 centimètres d’eau sont tombés au cours des dernières trente-six heures sur la célèbre plage de Waikiki, provoquant sa fermeture alors que commerçants et hôteliers tentaient de protéger leurs bâtiments à l’aide de sacs de sable. L’île principale d’Hawaï a été la plus touchée jusqu’ici, avec plus de 75 centimètres d’eau en l’espace de vingt-quatre heures. Et le niveau de la mer devrait atteindre jusqu’à 1,20 mètre de plus que son niveau habituel de marée haute, avec des vagues potentiellement destructrices.
Etat d’urgence décrété
La Croix-Rouge américaine a fait savoir que plus de 2 000 résidents de l’archipel avaient été accueillis dans des centres d’évacuation temporaires mis en place par les comtés.
Face au risque potentiellement dévastateur de l’ouragan, les autorités se tiennent prêtes. Nos équipes coopèrent étroitement avec l’Etat [de Hawaï] et avec les autorités locales », avait tweeté jeudi Donald Trump. Mercredi, le président américain avait décrété l’état d’urgence, ouvrant le déblocage de fonds fédéraux et permettant à la FEMA d’apporter une aide adéquate pour soutenir les mesures d’urgence nécessaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’épidémie déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu, à l’est du pays, a déjà fait 61 morts. De nombreuses zones sont inaccessibles aux soignants.
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La lutte contre Ebola en RDC compromise par les conflits armés

L’épidémie déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu, à l’est du pays, a déjà fait 61 morts. De nombreuses zones sont inaccessibles aux soignants.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 09h44
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



   


La dixième épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a pris tout le monde par surprise. Elle a été déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu (est), une semaine après la fin de l’épidémie qui a sévi dans le nord-ouest du pays, dans la province de l’Equateur. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bilan s’élève déjà à 63 morts sur un total de 103 malades et le nombre de personnes infectées ne cesse de progresser.
« Même si le virus est bien moins contagieux que la grippe ou la rougeole, il faut s’attendre au moins à un doublement des cas dans les huit à dix jours à venir », estime Gwenala Seroux, responsable de la cellule des urgences pour Médecins sans frontières (MSF), qui revient d’une mission sur place. Dans cette région de forte densité, où s’affrontent de nombreux groupes armés, bien des zones sont inaccessibles et l’étendue réelle de l’épidémie n’est pas connue. « Elle a sans doute démarré en mai, et lorsque nous sommes arrivés à Mangina [l’épicentre], il y avait déjà beaucoup de cas, notamment parmi le personnel soignant de l’hôpital », précise Mme Seroux.
Vendredi 24 août, l’OMS a annoncé qu’un malade avait été diagnostiqué dans la ville d’Oicha, dans un territoire contrôlé par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées. « Pour la première fois, nous avons un cas confirmé (…) dans une zone de grande insécurité, a souligné Peter Salama, directeur général adjoint de l’OMS chargé des réponses d’urgence. C’était vraiment le problème que l’on anticipait et que l’on redoutait en même temps. » Un grand nombre de civils ont été tués lors de troubles dans les environs d’Oicha et des travailleurs humanitaires, des prêtres et des employés du gouvernement sont actuellement retenus en otage par les rebelles, a-t-il rappelé.

        Lire aussi l’entretien :
         

          « Les groupes rebelles doivent être intégrés au réseau de surveillance contre Ebola »



Deux centres de traitements ont été ouverts : à Beni (250 000 habitants) et Mangina (40 000). Un troisième centre devrait ouvrir à Makeke, sur le même axe routier, en direction de la région d’Ituri, où un cas a été détecté. En attendant son ouverture d’ici deux à trois semaines, MSF a installé des tentes où sont accueillis les patients suspects. « Ils y seront isolés jusqu’à la confirmation du diagnostic. Cela permet de ne pas trop les éloigner de leur communauté, et de ne pas susciter davantage d’inquiétude, souligne Gwenola Seroux. Jusqu’à présent, la population a vu davantage de cercueils sortir des hôpitaux que de malades guéris, donc cela suscite de la peur. »
Molécules expérimentales
Les officiels congolais et les humanitaires ont été la cible de caillassages par des habitants inquiets et en colère. « Comme à chaque épidémie, des rumeurs abracadabrantes circulent », témoigne le docteur Claude Mahoudeau, de l’ONG Alima qui gère le centre de Beni. « Nous devons établir des relations avec les familles et leur donner des réponses », insiste le médecin.
La bonne organisation des soins va de pair avec la mise à disposition de plusieurs molécules expérimentales. Outre le Mab 114, développé par l’Institut national de recherche biomédicale congolais, quatre médicaments ont été autorisés par le ministère de la santé congolais : deux cocktails d’anticorps monoclonaux – le ZMapp et le REGN-EB3 – et deux antiviraux – le Remdesivir et le Favipiravir. Un classement par ordre d’intérêt a été réalisé en mai par l’OMS sur la base des résultats publiés, et la mise en place d’un essai clinique pour les comparer entre eux est en cours de discussion.
Le candidat national, le Mab 114, a été le premier administré, à dix patients. Le vaccin rVSV-Zebov du laboratoire américain Merck a lui aussi été déployé : plus de 2 600 personnes ont été vaccinées, parmi les contacts et les contacts de contacts des malades. Cette vaccination « en anneau » aurait contribué à la maîtrise de l’épidémie en Equateur, mais cette stratégie ne pourra pas être répliquée dans le Nord-Kivu, où le suivi des contacts est compliqué. « En Afrique de l’Ouest, la chaîne de transmission avait pu être cassée. Là, le virus risque de continuer à circuler dans la communauté », souligne le Dr Denis Malvy, chercheur à l’INSERM et chef de service des maladies tropicales au CHU de Bordeaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les organisateurs redoutent des débordements après des menaces émanant « des chasseurs et des éleveurs ».
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La mairie de Calais annule un festival végan en raison de menaces

Les organisateurs redoutent des débordements après des menaces émanant « des chasseurs et des éleveurs ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h16
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h13
   





                        


Un festival végan, initialement prévu le 8 septembre, a été annulé, vendredi 25 août, par la mairie de Calais en raison de menaces proférées par « des chasseurs et des éleveurs » et de risque de débordements.
Sur leur page Facebook, les organisateurs déclarent que la maire de Calais, Natacha Bouchart, « a pris cette décision, car des chasseurs et des éleveurs se sont associés pour proférer des menaces très claires à propos de ce qui pouvait se passer si l’événement était maintenu. »

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                Pourquoi faudrait-il être végan ?



Crainte de perturbations de l’ordre public
Selon la mairie, « cette décision est consécutive à des informations annonçant une série d’opérations visant à semer le trouble et à perturber l’ordre public, en marge de l’organisation de ce festival ». « La multiplication de ces informations parvenues ces derniers jours en mairie a fait peser des incertitudes sur les conditions dans lesquelles le festival pourrait se tenir », ajoute-t-elle dans son communiqué.
« Afin de garantir la sécurité publique et de ne pas exposer les visiteurs, partenaires et organisateurs du salon à un risque de débordement, le choix a été fait d’annuler cet événement », explique la mairie, précisant que cette décision n’est pas liée à la nature ni au thème du festival.

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                Quand les consommateurs veulent concilier alimentation et santé



Tensions entre bouchers et végans
Cette décision intervient dans un contexte plus global de tensions avec la filière viande. Les végans ont suscité des crispations auprès des bouchers après une série d’attaques de boucheries en France ces derniers mois. Le président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), Jean-François Guihard, avait été reçu, le 2 juillet, au ministère de l’intérieur, réclamant « la vigilance, l’arrêt de l’impunité pour que les artisans puissent faire leur métier ». Il s’inquiétait « des conséquences de la surmédiatisation du mode de vie végan », selon une lettre adressée à Beauvau peu avant, et déplorait les « intimidations », dont ont fait l’objet des boucheries-charcuteries.
De leur côté, les militants végans rejettent la violence, dont ils sont accusés. Pour Claire Schweitzer, porte-parole des associations Liberté égalité animale 49 et L214, la violence est d’abord du côté des éleveurs « quand ils cassent du matériel ou déversent du fumier devant la préfecture, comme elle l’affirmait au Monde en juillet. Nous, ce n’est pas le genre d’actions qu’on mène. Nos méthodes sont systématiquement non violentes. » 
Le véganisme est un mode de vie consistant à ne consommer aucun produit issu des animaux ou de leur exploitation. L’adoption de ce mode de vie découle généralement d’une idéologie qui propose une redéfinition normative de ce que devraient être les relations des humains aux animaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La population de ce félin est passée de 94 individus à près de 600 ans en dix-sept ans, grâce à un plan de préservation.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Le lynx d’Espagne n’est plus menacé de disparition

La population de ce félin est passée de 94 individus à près de 600 ans en dix-sept ans, grâce à un plan de préservation.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 09h51
    |

            Isabelle Piquer (envoyée speciale, Andujar (Andalousie)








                        



                                


                            

Miguel Angel Simon vient d’apprendre la nouvelle : un lynx s’est fait écraser, tôt ce matin d’août, près de la petite municipalité de Vilches, à l’est de Cordoue. C’est le vingt et unième lynx d’Espagne (ou lynx pardelle) qui meurt cette année sur les routes d’Andalousie. « C’était une femelle, souligne, contrarié, M. Simon, responsable du programme de conservation Iberlince. Ces incidents sont toujours graves mais ils ne sont plus aussi dramatiques qu’il y a quelques années, lorsque l’on frôlait la mort de l’espèce. » 
En 2002, le lynx d’Espagne était considéré comme le félin le plus menacé au monde. Il n’en restait que 94 dans toute la péninsule ibérique, vivant dans les parcs naturels de Doñana, dans l’estuaire du Guadalquivir, et de la Sierra d’Andujar, dans le nord de l’Andalousie.
Il figure toujours sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, mais le lynx ibérique n’est plus menacé de disparition grâce à Iberlince, un vaste programme de reproduction et de relocalisation. Son dernier comptage recensait, fin 2017, 589 félins, dont 448 en Andalousie. Fin juillet, le ministère de la transition écologique annonçait que 39 petits lynx nés en captivité avaient passé le cap du sevrage, soit un taux de survie de 84 %. Un record.
Qu’est-ce qui a fait le succès d’Iberlince ? « Une approche très pragmatique qui a fait évoluer nos objectifs en fonction des résultats, et une petite équipe très motivée qui a su convaincre les partenaires locaux de s’engager », résume M. Simon, qui s’occupe du programme depuis sa création en 2002. Si dans un premier temps il a fallu « éviter la catastrophe », il s’agit aujourd’hui de réintroduire progressivement le lynx dans d’autres régions, notamment en Estrémadure, Castille-La Manche et en Algarve, au Portugal.
Beaucoup de lapins
Iberlince est financé à 60 % par le programme Life, l’instrument financier de la Commission européenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».
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Déforestation : « Le gouvernement doit définir des règles et les appliquer fermement »

Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h43
    |

Clément Sénéchal (Chargé de campagne et porte-parole de Greenpeace France)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a plus d’un an, le 6 juillet 2017, la France se dotait d’un plan Climat avec, parmi ses objectifs, celui de lutter contre la déforestation importée. Ce terme désigne la part des produits que nous importons de différentes régions du monde et qui contribuent à la déforestation dans les pays dont ils proviennent. La déforestation représente entre 12 % et 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (une part proche de celle du secteur des transports). La France est directement concernée, du fait qu’elle importe de nombreuses matières premières et produits transformés associés à la déforestation : bois, huile de palme, soja, cacao, café, caoutchouc…

Avec des mois de retard, une première mouture de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) a enfin été proposée, le 3 juillet, par le gouvernement, et une version finale est attendue pour la rentrée. Malheureusement, en l’état, ce texte condense tous les vices classiques des tentatives écologiques en milieu ultralibéral, pour aboutir in fine à une démission lamentable de la puissance publique.
Un problème global
Pour commencer, la SNDI vise l’horizon 2030. La France s’est pourtant engagée auprès de l’ONU à mettre un terme à la déforestation en 2020 (c’est l’Objectif de développement durable n° 15). Pourquoi, alors, repousser l’échéance ? Cela revient à dissoudre le sens de l’urgence, en repoussant la résolution du problème. C’est aussi se défausser de ses responsabilités : Nicolas Hulot sera-t-il encore ministre dans douze ans, quand il faudra rendre des comptes ?
La stratégie nationale souhaite encourager la « finance verte », mais refuse d’interdire ou même de pénaliser la finance dite « brune », celle qui porte atteinte à l’environnement
Autre exemple : la SNDI ne vise qu’un certain nombre de matières premières et en laisse d’autres de côté, comme… le bois, mais aussi le colza, le café, le coton, le cuir, etc. A quoi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.
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Aux Baléares, trafic de grande ampleur de tortues en voie de disparition

Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Dans la lutte contre le trafic d’espèces, il s’agit d’une opération de police de grande envergure à l’échelle européenne. Un important élevage illégal de tortues a été découvert mercredi 22 août sur l’île de Majorque. Trois personnes ont été arrêtées et trois autres placées en détention par la Garde civile. Elles sont accusées de délits à l’encontre de la faune et la flore sauvages, de contrebande d’espèces protégées et de blanchiment d’argent.
Selon l’agence de police criminelle européenne Europol, environ 750 oeufs et 1 100 tortues, dont 200 femelles en gestation, ont été saisis sur l’île des Baléares. L’élevage comprenait majoritairement des spécimens rares, dont 14 des 50 espèces de tortues les plus menacées au monde, en provenance du Canada, Mexique, des Etats-Unis et d’Asie du sud.
Antonio Galilea, en charge de l’antenne espagnole de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), souligne l’importance inédite du site mis en cause. Cette ferme d’un genre très particulier abritait un « très grand nombre d’animaux et d’espèces d’une grande valeur monétaire ». Les trafiquants pouvaient espérer obtenir jusqu’à 600 000 euros de toutes les tortues de mer et de terre secourues le 22 août.
Opération « Coahuila »
Selon l’expert, cet élevage industriel a été créé en 2009 aux Baléares et n’a cessé de croître jusqu’à son démantèlement neuf ans plus tard. C’est ce qu’a révélé l’enquête qui s’est appuyée sur des informations fournies par plusieurs Etats européens, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, dans le cadre des activités d’Europol, en collaboration avec des experts de la Cites. Toute l’affaire a débuté avec l’interception d’une cargaison de tortues à l’aéroport de Majorque, en février 2017, qu’accompagnaient des documents contenant de fausses déclarations.
L’opération « Coahuila », menée par la Garde civile, a permis de saisir de nombreux reptiles d’Amérique et d’Asie. Tortues d’Asie, tortues noires : Europol souligne qu’elles sont respectivement classées vulnérables et à haut risque d’extinction dans leurs pays d’origine, où elles sont pour certaines strictement protégées.
L’élevage illégal de ces animaux « accroît fortement leur risque de mortalité, il n’y a aucun moyen de savoir si leur bien-être est respecté », note David Morgan, au siège de la Cites à Genève, en Suisse. Formel, il appelle « à une plus grande surveillance des élevages existants pour éviter d’autres fraudes de cette ampleur ».
Le trafic qui passait par les Baléares utilisait des passeurs spécialisés dans le transport de reptiles et d’amphibiens. Puis les spécimens étaient acheminés jusqu’à une animalerie de Barcelone, spécialisée dans la faune exotique. Les tortues secourues à Majorque devraient être intégrées dans des programmes de conservation, qui sont pour la plupart assurés par des zoos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Son sable blanc et son eau turquoise qui attirent des milliers de touristes chaque été seraient en fait dus à des décennies de rejets toxiques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Quatre morts pour le seul mois d’août à cause d’effondrements de pans entiers de roches. Ce phénomène de plus en plus courant défigure les paysages et inquiète guides alpins et spécialistes de la haute montagne.
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Dans les Alpes, le réchauffement climatique fait dévisser les montagnes


                      Quatre morts pour le seul mois d’août à cause d’effondrements de pans entiers de roches. Ce phénomène de plus en plus courant défigure les paysages et inquiète guides alpins et spécialistes de la haute montagne.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 06h38
   





                              

                        

Ni imprudence ni erreur fatale du débutant, juste la faute à un rocher qui s’est décroché au mauvais moment, au mauvais endroit. Le 3 août, Olivier Bonnet est mort tandis qu’il pratiquait l’alpinisme accompagné d’un guide renommé dans le massif du Mont-Blanc, du côté de la dent du Géant (4 013 m). Olivier Bonnet était une personnalité à Chamonix (Haute-Savoie), le patron de la marque Simond, implantée dans la région depuis cent cinquante ans et spécialisée dans le matériel de montagne et d’escalade. Il disait : « J’aime la montagne 365 jours par an. »
Cette année encore, il fait trop chaud et trop sec dans les Alpes. Des températures parfois proches de zéro au sommet du mont Blanc (4 810 m), des 35 °C à Chamonix (1 000 m) et des montagnes qui partent en miettes s’en retrouvent défigurées et sont de plus en plus dangereuses pour l’homme. Partis le 7 août, trois Italiens, deux frères et la compagne de l’un des deux, ont aussi trouvé la mort dans le couloir Chevalier, le sol s’étant, semble-t-il, dérobé sous leurs pieds. Les gendarmes partis à leur recherche ont raconté s’être fait « mitrailler de pierres ».
Le permafrost se détériore
La dégradation du permafrost, c’est l’autre traduction dramatique, moins connue que la fonte des glaciers, du réchauffement climatique sur les hauts sommets. Le permafrost désigne un sol ou une roche dont la température se maintient en dessous de zéro degré sur de très longues périodes. En haute montagne, il permet la création de glace qui joue le rôle de ciment dans les fissures des parois. Or, depuis plus d’une quinzaine d’années, le permafrost se réchauffe et déstabilise les parois, qui se décrochent.

Parfois, un simple rocher tue des alpinistes chevronnés. D’autres fois, des pans entiers de montagne se détachent, arrachant tout sur leur passage. Comme en Suisse, le 23 août 2017 : trois millions de mètres cubes sont tombés sur le glacier situé en dessous, provoquant...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.
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Le manque d’eau menace 10 000 fermes en Allemagne

Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 13h52
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Petra Döhler a la voix fatiguée. L’agricultrice, qui exploite 1 100 hectares pour la culture et l’élevage en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, peine à reconnaître son exploitation : « Je reviens à l’instant du champ. On récolte le colza. Le tracteur travaille dans un nuage de poussière, comme si on était en Arizona dans un film américain. Mais on est en Allemagne, et ce sont nos bêtes qui souffrent. C’est très dur. »
A Altwigshagen où se trouve sa ferme, il n’a quasiment pas plu depuis le mois d’avril. Une seule courte période de précipitations a apporté tout juste 20 millimètres d’eau, contre 250 en temps normal. « Les dommages aux cultures sont énormes, nous avons perdu la moitié de la récolte de céréales et obtenu très peu de fourrage pour les vaches. Le maïs n’a pas assez poussé, les épis ne sont pas assez développés. On redoute une perte de 40 % de la récolte par rapport à la moyenne annuelle », poursuit-elle. A ces dommages s’ajoute un surplus de travail pour porter de l’eau aux cinq cents vaches de l’exploitation et à leurs veaux. « Il faut le dire : on n’y arrive plus », dit-elle.
Au bord de la faillite
Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est un des Länder qui a le plus souffert de la sécheresse exceptionnelle qui a touché l’Allemagne cet été. Dans la région, les récoltes sont inférieures de 25 % à la moyenne des trois dernières années. La fédération des agriculteurs allemande rapporte que, sur l’ensemble du pays, la production de céréales accuse une baisse de 22 % par rapport à 2017, et certaines zones accusent des pertes de 50 à 70 %. Les plantations de pommes de terre, de betteraves à sucre et le fourrage pour l’élevage sont concernés. L’est et le nord du pays sont particulièrement atteints. Dix mille exploitations sont au bord de la faillite.

Pour venir à leur secours, l’Etat a décidé de débloquer une aide d’urgence exceptionnelle, justifiée par une anomalie climatique « de dimension...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.
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Les vendanges 2018 débutent sous de bons auspices

Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 06h33
    |

            Laurence Girard








                        



   


Maxime Toubart s’apprête à donner son premier coup de sécateur samedi 25 août. Les pinots noirs seront les premiers à tomber dans les cuves. Le coprésident du Comité Champagne, vigneron au Breuil, dans la Marne, a le sourire. « La vendange s’annonce très bonne tant en quantité qu’en qualité. Certains vignerons disent ne pas se souvenir d’une année comparable », affirme-t-il.

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                En 2017, l’agriculture française a repris du poil de la bête



La satisfaction champenoise illustre le rebond attendu de la récolte viticole française 2018. Selon les chiffres publiés, vendredi 24 août, par Agreste, le service des statistiques du ministère de l’agriculture, la production hexagonale pourrait s’élever à 46,1 millions d’hectolitres. Soit un rebond de près de 25 % par rapport à celle de 2017, une vendange maigrelette, il est vrai, de 37,2 millions d’hectolitres, décimée par des épisodes calamiteux de gel, de grêle et de sécheresse. Dans les annales, 2017 restera comme la plus petite récolte depuis 1945.
C’est dire si le retour à meilleure fortune était espéré. Toutefois, les chiffres ministériels, issus de sondages, sont encore à prendre avec beaucoup de précaution. Les professionnels attendent la fin de la collecte des raisins, qui vient à peine de commencer, pour se prononcer.
Du mildiou dans le Sud
Ainsi, Bernard Farges, vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), prudent, se refuse à avancer des chiffres. D’autant que les vendanges progressent lentement et que le gros des rouges ne sera coupé qu’entre le 15 et le 20 septembre. « Entre les épisodes de grêle et le mildiou, ce ne sera pas une grosse récolte », affirme M. Farges. Mais les viticulteurs bordelais espèrent qu’elle sera bien plus volumineuse que celle de 2017, limitée à 3,5 millions d’hectolitres.
La grêle a touché plus ou moins méchamment près de 10 000 hectares de vignes en Gironde. Mais, surtout, les fortes pluies en mai et en juin ont favorisé le développement du mildiou. Bordeaux a l’habitude de batailler avec cet ennemi du raisin. Fait nouveau cette année, cette maladie a pris ses aises dans les vignobles du Sud de la France. Comme dans le Languedoc, plus grosse région productrice française.
« Le printemps a été très pluvieux et il ne s’est mis à faire beau que début août, il y a eu des attaques de mildiou », explique Jérôme Villaret, directeur général du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. Il ne se prononce pas sur les volumes attendus, mais table sur « une récolte moyenne, au-dessous des 13 millions d’hectolitres ». Comme chaque année, c’est le village de Fitou, dans l’Aude, qui a donné le coup d’envoi des vendanges en France, le 7 août.

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Dans d’autres régions, c’est la sécheresse qui préoccupe. Comme en Alsace. « Notre coopérative regroupe 1 200 hectares étalés sur 80 kilomètres, donc, nous avons une bonne vision d’ensemble », souligne Hervé Schwendenmann, président de Wolfberger. Il ajoute : « Qualitativement, les raisins sont bien mûrs. Quantitativement, le potentiel était là. Mais des secteurs ont souffert de la sécheresse. Les raisins se vident de leur eau et l’acidité est en chute libre. Il n’a pas plu depuis début juin, à l’exception de quelques orages. » Les températures élevées contraignent aussi les vendangeurs à travailler en horaire décalé, de 6 h 30 à 12 h 30.
Dans le Beaujolais et en Bourgogne, les premières coupes sont attendues la semaine prochaine. Le moral est au beau fixe. « Le vignoble est sain, il n’a pas souffert de la grêle, cette année. Avec un été très favorable, nous devrions avoir dans l’ensemble une belle récolte en quantité. Même si, ici ou là, des raisins souffrent de la chaleur », raconte Louis-Fabrice Latour, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.
« Tous les voyants au vert »
Dans la dernière ligne droite avant l’entrée en scène des vendangeurs, Inter Beaujolais est optimiste : « Aucun incident climatique n’ayant entamé le potentiel de récolte, nous sommes dans le cadre d’une récolte équitable, du sud jusqu’au nord, en termes de quantité. » Et l’union interprofessionnelle d’ajouter : « Un état sanitaire excellent, un sol très sec et une météo à quinze jours qui semble bienveillante… A ce jour, tous les voyants sont au vert pour faire en 2018 de grands vins en Beaujolais ! »
Tout aussi satisfaite, la Champagne se distingue cette année par la précocité de la vendange. Dans certaines communes, elles ont débuté le 20 août. Dans ce vignoble très organisé, le Comité Champagne a fixé les rendements en fonction des prévisions de vente des maisons de négoce. « Nous avons fixé le rendement cette année à 10 800 kg de raisin par hectare, ce qui correspond à 310 millions de bouteilles. Nous en avons vendu 307 millions en 2017 », explique M. Toubart.
Surtout, les vignerons champenois vont pouvoir reconstituer leur réserve individuelle, composée d’une production additionnelle de 3 100 kg à l’hectare. Ceux qui avaient été touchés par le gel et la grêle en 2017 avaient dû puiser dans cette réserve. « Cela va remettre tout le monde à flot », se réjouit M. Toubart. Et le prix du raisin champenois ne devrait pas baisser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.
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Biodiversité : « Le gouvernement doit agir avec détermination »

Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 07h04
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Chacun le comprend : nos sociétés ne peuvent rester passives devant l’ampleur de l’érosion actuelle de la biodiversité, son caractère multiforme et planétaire. Toute action individuelle en ce domaine, sans nul doute nécessaire, sera insuffisante. Une vision d’ensemble et une détermination politique sont seules à même d’aider à enrayer ce phénomène et à en atténuer les conséquences pour nos sociétés.
Devant la gravité des enjeux, nous attendions, en tant que scientifiques, un engagement fort de l’Etat. Au début de l’été, le 4 juillet, s’est réuni un conseil interministériel consacré à la biodiversité, suivi de la présentation, le lendemain, par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, d’un plan décliné en plus de 90 projets.

Ces deux événements sans précédent répondent à notre attente : la préservation de la biodiversité y est clairement affichée comme une priorité nationale. Mais il ne faut pas se leurrer, les obstacles seront nombreux pour traduire ces engagements dans les faits. A tous les niveaux, aussi bien national que local, et dans tous les secteurs économiques, les associations de protection de la nature et les décideurs devront travailler ensemble pour faire de la biodiversité l’affaire de tous.
Des enjeux vitaux
Rappelons brièvement l’importance des enjeux : la biodiversité nous rend d’innombrables services. Les productions agricoles dépendent étroitement de la diversité microbienne des sols, de la résistance des variétés cultivées aux ravageurs et aux aléas météorologiques, de la bonne santé des populations de pollinisateurs. Les pêcheries reposent sur une intégrité des écosystèmes aquatiques. L’approvisionnement en eau de qualité dépend largement de la biodiversité, de la capacité des sols cultivés et de leurs abords à limiter la pollution jusqu’au fonctionnement des écosystèmes microbiens que constituent nos stations d’épuration.

A cela s’ajoutent de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La réforme de l’activité cynégétique préparée par le gouvernement devrait entériner une baisse du prix du permis de chasse.
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Lobbying : les chasseurs caressés dans le sens du poil par le gouvernement

La réforme de l’activité cynégétique préparée par le gouvernement devrait entériner une baisse du prix du permis de chasse.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h48
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Un permis de chasse à prix réduit : ce devrait être la mesure la plus percutante de la réforme promise par Emmanuel Macron aux porteurs de fusil. Avec l’espoir, décryptent certains, de capter des voix dans le monde rural, quitte à mécontenter les associations de défense de l’environnement, ulcérées à l’idée d’un cadeau aux tueurs de gibier. Le dossier sent la poudre. Ce n’est du reste pas au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qu’il a été confié, mais à son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu. Après avoir consulté tous les acteurs, celui-ci a remis ses propositions au chef de l’Etat et au premier ministre, qui devraient arbitrer prochainement.
Parmi tous les groupes d’influence, celui des chasseurs, représenté par l’influent lobbyiste Thierry Coste, possède il est vrai une puissance de feu considérable. Par leur nombre d’abord : 1,2 million de pratiquants selon leur fédération nationale (FNC), ce qui fait de cette activité, vante-t-elle, « le troisième loisir des Français », après le football et la pêche. Cela, même si leurs effectifs ont fondu de moitié au cours des quatre dernières décennies, un déclin qu’ils veulent enrayer en « démocratisant » l’accès à la gâchette.
Ensuite, par les très efficaces relais dont ils disposent chez les élus locaux et au Parlement – à l’Assemblée nationale, où le groupe d’études Chasse et territoires fédère 118 membres de tous bords politiques, comme au Sénat, où le groupe Chasse et pêche compte 68 affiliés.
Dès la mi-février, le président de la FNC, Willy Schraen, reçu à l’Elysée par le chef de l’Etat, claironnait victoire : « Dans un échange extrêmement cordial et constructif, le président de la République a donné son feu vert pour ouvrir le chantier de la réforme du permis de chasser à 200 euros », affirmait-il. Deux cents euros pour la validation annuelle nationale, contre 400 euros aujourd’hui pour la formule complète « petit et grand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le manque d’eau et de foin est tel en cet hiver austral que des agriculteurs en sont arrivés à achever leurs bêtes d’une balle dans la tête.
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En Australie, la pire sécheresse depuis un demi-siècle désespère les fermiers

Le manque d’eau et de foin est tel en cet hiver austral que des agriculteurs en sont arrivés à achever leurs bêtes d’une balle dans la tête.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h24
    |

                            Isabelle Dellerba (envoyée spéciale dans la Upper Hunter Valley)








                        



                                


                            

Quand les époux Green ont vu des nuages gorgés d’eau obscurcir le ciel au-dessus de leur petite exploitation agricole de la Hunter Valley, à environ deux cents kilomètres au nord de Sydney, ils ont cru qu’ils étaient tirés d’affaire. « Cela faisait des mois que nous attendions la pluie et tout d’un coup, une série d’averses s’est abattue sur nos terres », se souvient Selby, un solide gaillard de 72 ans.
« Je me suis dit que j’allais pouvoir remettre en état mes pâturages desséchés et nourrir mes vaches. J’ai semé des graines absolument partout ». C’était fin juin. Deux mois plus tard, le seigle n’a pas poussé, sa centaine de bovins a quasiment épuisé ses réserves de foin et il est tombé à peine 0,5 millimètre d’eau.
Le couple, comme l’ensemble des agriculteurs de la Nouvelle-Galles du Sud – l’Etat le plus peuplé d’Australie et qui fournit un quart de tous les produits agricoles de l’île-continent –, est confronté à la pire sécheresse qu’ait connue l’est du pays depuis un demi-siècle. Cet épisode, qui survient en plein hiver austral, frappe déjà 99 % de la Nouvelle-Galles du Sud et 60 % de l’Etat voisin du Queensland. Il menace de s’étendre et de gagner en intensité dans les mois à venir.
« Les conditions actuelles, caractérisées par des températures particulièrement élevées et un faible niveau de précipitation, vont perdurer pendant au moins trois mois », prévient Karl Braganza, chargé de la surveillance climatologique au Bureau de la météorologie. « Ensuite, si un épisode El Niño débute, les chances de pluie seront très réduites ». Un scénario catastrophe pour les agriculteurs australiens et dont la probabilité est estimée à 50 %.
Pour les époux Green, pas besoin d’attendre davantage pour prendre une décision. « Nous avons eu notre dose de désastres. Nous arrêtons », lâche Gloria en tournant nerveusement les pages d’un petit cahier d’écolier où elle a méticuleusement consigné, mois après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Après une série de séismes dévastateurs, le bilan est quasi définitif. 1 500 personnes ont aussi été blessées.
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Indonésie : les multiples séismes ont fait 555 morts

Après une série de séismes dévastateurs, le bilan est quasi définitif. 1 500 personnes ont aussi été blessées.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 07h35
   





                        



   


Les séismes qui ont secoué l’île indonésienne de Lombok ces dernières semaines ont fait au total 555 morts et environ 1 500 blessés, selon un bilan quasi définitif annoncé vendredi 24 août par les autorités de l’archipel d’Asie du Sud-Est.
Cette île touristique voisine de celle de Bali, dans le sud de l’Indonésie, a été frappée par deux puissants tremblements de terre les 29 juillet et 5 août, suivis de répliques et d’une nouvelle secousse de magnitude 6,9, le 19 août.
Au total, 555 personnes ont été tuées, la plupart dans le nord de l’île de Lombok, proche de l’épicentre de la plupart des séismes, a fait savoir l’Agence nationale de gestion des catastrophes. D’autres ont péri sur l’île voisine de Sumbawa, elle aussi touchée par les secousses telluriques. Les zones touristiques sont situées principalement dans l’ouest et le sud de Lombok.

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Manque d’eau et de nourriture
Nombre de victimes ont été tuées par la chute de débris. Des dizaines de milliers de maisons, de mosquées et d’autres bâtiments ont été endommagés ou détruits. Quelque 390 000 personnes sont logées dans des abris temporaires, a précisé l’agence.
Des organisations humanitaires participant aux opérations d’assistance aux personnes touchées par ces catastrophes naturelles ont fait état d’une insuffisance de vivres et d’eau potable pour les personnes déplacées.
« Nous avons déployé des troupes dans des villages isolés qui sont difficiles d’accès », a déclaré le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. « Beaucoup de villages sont difficiles à atteindre avec des motocyclettes. L’aide doit être en partie acheminée à pied », a-t-il ajouté.
Le coût de la reconstruction devrait dépasser les 7 000 milliards de roupies (416 millions d’euros), selon les autorités indonésiennes. L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le typhon a déversé de fortes pluies dans l’ouest de l’archipel et a provoqué des retards dans les transports, mais sans faire de gros dégâts.
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Trois disparus au Japon après le passage du typhon Cimaron

Le typhon a déversé de fortes pluies dans l’ouest de l’archipel et a provoqué des retards dans les transports, mais sans faire de gros dégâts.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 04h57
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 08h48
   





                        



   


Le typhon Cimaron a déversé de fortes pluies dans l’ouest du Japon, vendredi 24 août, avant de repartir en mer et de se diriger vers Hokkaido, l’île du nord de l’archipel. Trois étudiants ont été emportés par les vagues sur une plage de Shizuoka (île de Honshu), a annoncé la chaîne de télévision publique NHK. Leurs sandales, sacs à dos, smartphones et portefeuilles ont été retrouvés sur la plage.
Malgré des retards importants dans les transports et quelques dégâts, la région semble avoir échappé aux ravages qui étaient redoutés. Les vents, qui ont atteint plus de 200 km/h sur un large rayon, ont été ressentis jusque dans la région pourtant éloignée de Tokyo toute la nuit et encore vendredi matin.
Les trains circulaient à peu près normalement dans la capitale et alentour, mais dans l’ouest de l’archipel, les compagnies ferroviaires et aériennes avaient décidé par précaution de suspendre de nombreuses liaisons.
Circonstances exceptionnelles
Dans cette région, où au vent se sont ajoutées des pluies diluviennes, les autorités locales avaient demandé à de nombreux foyers, notamment ceux de personnes âgées et invalides, de rejoindre pour la nuit des refuges aménagés dans des bâtiments publics.
Quelques toits ont été emportés, des rideaux de magasin arrachés et autres dégâts matériels constatés, mais pas de crues exceptionnelles ni coulées de boue ravageuses. En revanche, près de 45 000 foyers restaient encore, vendredi matin, privés d’électricité.
Le Japon subit tous les ans le passage de typhons parfois meurtriers mais, cette année, l’arrivée de ces perturbations s’inscrit dans un contexte exceptionnel qui incite, désormais, les autorités à prendre davantage de précautions. Il y a un mois et demi, des pluies records dans le Sud-Ouest ont provoqué des inondations inédites et des éboulements terribles qui ont tué quelque 220 personnes.
En juillet, une étouffante vague de chaleur humide s’est abattue ensuite sur le Japon, tuant plus de 119 personnes dans le mois, tandis que 49 000 autres ont dû être hospitalisées.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Une partie du sud du département est confrontée à la plus importante anazootie de fièvre du charbon observée en France depuis près de vingt ans.
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Anthrax dans les Hautes-Alpes : un syndicat agricole porte plainte contre X

Une partie du sud du département est confrontée à la plus importante anazootie de fièvre du charbon observée en France depuis près de vingt ans.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 06h36
   





                        


Deux mois après le début de l’épidémie de fièvre charbonneuse dans les Hautes-Alpes, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) a déposé plainte jeudi 23 août contre X pour « connaître la vérité » sur la résurgence de cette maladie transmissible à l’homme. Le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) doit faire de même vendredi.
Une partie du sud du département est confrontée à la plus importante anazootie – une épidémie au cours de laquelle des animaux se contaminent à partir d’une même source – de fièvre du charbon (anthrax en anglais) observée en France depuis près de vingt ans, une maladie potentiellement mortelle pour l’homme dans ses formes les plus rares. « Vu le préjudice moral et financier que subissent les éleveurs, ils sont en droit de savoir d’où est sortie cette bactérie », résume René Laurans, président de la FDSEA des Hautes-Alpes, majoritaire dans le département.
« Situation critique »
La bactérie Bacillus anthracis survit des dizaines d’années sous forme de spores dans les terres où ont été enterrés par le passé des animaux morts du charbon ou porteurs de la maladie : des « champs maudits », non cartographiés dans le département.

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Le vaccin est le moyen le plus efficace pour enrayer l’épidémie. Mais, face à une pénurie temporaire, due à la fermeture en août du laboratoire espagnol qui le produit, les éleveurs espèrent « que l’Etat fera le nécessaire pour trouver le plus grand nombre de vaccins, dans les plus brefs délais », ajoute Alexandre Lagier, président de Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes. « Nous avons acheté les deux cents flacons disponibles et commandé quatre cents flacons supplémentaires qui seront livrés fin septembre », précise-t-il. 
« L’Etat a entamé des discussions avec ses partenaires européens pour évoquer la disponibilité et le rachat des vaccins » dont ils disposent, disait en début de semaine à La Provence Agnès Chavanon, secrétaire générale de la préfecture des Hautes-Alpes. Pour Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et député européen, qui a interpellé le gouvernement, « l’enjeu est considérable et la situation critique ».
Soupçons sur des travaux d’une ligne haute tension
Les autorités dénombrent vingt-trois foyers sur treize communes et cinquante bêtes mortes, (bovins, ovins et équins). Selon l’Agence régionale de santé (ARS), cent trois personnes entrées possiblement en contact avec la maladie ont été recensées. La moitié bénéficie d’un traitement antibiotique préventif. Aucun malade, aucun nouveau cas n’a été depuis observé, selon l’ARS.
Le monde agricole soupçonne « d’importants travaux concernant une ligne haute tension du Réseau de transport d’électricité (RTE). » Les premiers cas de bêtes mortes sont survenus en dessous des pylônes « dans les communes du départ de la maladie », selon Sandrine Hauser, secrétaire générale de la FDSEA.
Ces travaux « ne semblent pas à l’origine de la résurgence de la bactérie », assurait en début de semaine Mme Chavanon. Une enquête épidémiologique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) est en cours. Dès qu’un foyer est confirmé, les animaux concernés sont vaccinés et des mesures de blocage de l’exploitation, d’au moins vingt et un jours, prises par les autorités. Le lait collecté doit être pasteurisé et détruit.



                            


                        

                        

