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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Invitée depuis douze ans à jouer outre-Manche, l’équipe de Perpignan a remporté samedi la Coupe d’Angleterre, dans le stade gigantesque de Wembley.
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Dragons catalans : « La plus grande réussite d’un club français de rugby à XIII »

Invitée depuis douze ans à jouer outre-Manche, l’équipe de Perpignan a remporté samedi la Coupe d’Angleterre, dans le stade gigantesque de Wembley.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 18h52
    |

            Adrien Pécout








                        


Les Dragons catalans de Perpignan se sont frayé un chemin en « une » du Midi olympique, le journal du rugby, et c’est dire la portée de leur exploit. D’ordinaire écrasés sous le poids du rugby à XV, les meilleurs joueurs français de rugby à XIII ont fait parler d’eux, samedi 25 août, pour leur victoire en finale de la Coupe… d’Angleterre, face à Warrington (20-14), dans le stade gigantesque de Wembley.
Leur meilleure performance depuis leurs débuts outre-Manche, il y a douze ans, sur invitation. Et une belle lueur d’espoir, selon l’Anglais Mike Rylance, auteur d’un livre référence sur l’histoire tourmentée du rugby à XIII en France (Le rugby interdit, 2006), ancien responsable de l’hebdomadaire anglais League Express… et ancien professeur de français au lycée de Wakefield, en Angleterre.

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Que représente la victoire des Dragons, dans l’histoire du rugby à XIII en France ?
Mike Rylance : Il s’agit peut-être de la plus grande réussite d’un club français dans l’histoire du rugby à XIII, si je peux me permettre. Une victoire emblématique. Gagner la Coupe d’Angleterre représente un exploit énorme, immense, quelque chose de vraiment significatif. Pour la première fois depuis sa création [1897], la « Cup » va donc à un club hors d’Angleterre.
Je voudrais quand même ajouter que ce n’est pas la première fois qu’une équipe de rugby française gagne à Wembley. La première fois, c’était l’équipe de France de rugby à XIII, en 1949. Mais bon, il est toujours difficile de comparer le succès d’un club aux succès d’une équipe nationale.
Essayons tout de même.
La France a aussi déjà fini deux fois en finale de la Coupe du monde, en 1954 et en 1968. Après la première finale perdue, il se disait que si l’équipe de Francer avait gagné, elle aurait donné une grande impulsion à ce sport en France. Après la seconde guerre mondiale [et la spoliation du XIII sous le régime de Vichy], les treizistes français partaient de rien : ils jouaient avec la volonté de montrer que leur sport existait encore, sinon avec un esprit de revanche.
Quels effets pourrait maintenant avoir le titre des Dragons ? 
J’aimerais bien le savoir, moi aussi ! Déjà, le fait que nous nous parlions prouve que les médias « parisiens » commencent à s’intéresser. Est-ce que cela va durer ? Tout dépend si les Dragons peuvent rivaliser à long terme avec les clubs anglais.

   


Les deux meilleurs clubs français jouent aujourd’hui en championnat d’Angleterre, Perpignan en première division, Toulouse, en seconde. Est-ce un avantage pour la France ? 
En 2006, j’étais favorable à l’entrée des Dragons en Super League. C’était un moyen de professionnaliser au moins un club français. Pour Toulouse, en 2016, j’étais plus réservé au départ. Le club venait de gagner le championnat de France et son départ vers l’Angleterre allait diminuer encore le niveau du championnat français.
Comment expliquer la présence de ces deux clubs français en Angleterre ? 
Au moment où la Super League a été créée, en 1996, les dirigeants de la Rugby League avaient une grosse ambition : donner une image européenne à la Super League. Le Paris-Saint-Germain avait alors été intégré, mais l’expérience n’a pas duré. Dans l’immédiat, je pense que l’intérêt n’est pas forcément financier : peu de spectateurs français vont régulièrement en Angleterre pour les matchs, et il n’y en a pas eu non plus beaucoup à Wembley pour la Coupe d’Angleterre.
En invitant une équipe française, il y a aussi et surtout la volonté d’étendre le rugby à XIII à d’autres pays. C’est dans l’intérêt international de tout le monde d’avoir une équipe de France forte, capable de rivaliser avec l’Australie, l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, comme par le passé.
A Wembley, par exemple, la victoire des Dragons a été bien accueillie : dans le stade, à part ceux de Warrington, les spectateurs anglais encourageaient plutôt les Dragons. Il faut aussi ajouter que si Toronto monte en première division, le championnat d’Angleterre pourrait bientôt compter des clubs de trois nationalités : anglaise, française et canadienne ! Mais je me demande si le Brexit permettra, à l’avenir, d’inviter aussi facilement de nouveaux clubs français…
A terme, peut-on imaginer un retour des Dragons dans le championnat de France ? 
Cela reste possible, mais pas dans un avenir immédiat. Aujourd’hui, à part l’équipe des Dragons et le club de Toulouse, les autres clubs français sont, au mieux, de niveau semi-professionnel. Ils n’ont pas les mêmes structures. En réalité, la plupart de leurs joueurs sont surtout amateur et touchent des primes de match.
Il faudrait d’abord beaucoup d’argent pour professionnaliser le championnat de France. La plupart des autres clubs se trouvent dans le Sud-Ouest et, vu le contexte économique, il semble difficile pour eux de mettre en place des équipes pros.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Pour la première fois de son histoire, la franchise française, inscrite dans les compétitions de la League anglaise, a décroché un titre.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », s’interroge sur les réactions opposées que suscitent les salaires du sport et ceux du CAC40.
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« Drôles de Français, qui encensent le footballeur et conspuent le patron »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », s’interroge sur les réactions opposées que suscitent les salaires du sport et ceux du CAC40.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 18h42
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. La fête du Mondial russe à peine finie, les affaires ont repris leurs droits : l’exubérance financière des grands clubs européens n’a pas faibli sur le mercato du football. L’Espagnol Kepa Arrizabalaga vient de rejoindre les Blues de Chelsea pour 80 millions d’euros, un record chez les gardiens de but. Loin, bien sûr, du faramineux transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain en 2016 (220 millions), puis de Kylian Mbappé dans le club parisien en 2017 (180 millions). Le montant des transferts 2018 dans le monde n’est pas encore connu, mais il est passé de 3,5 milliards en 2014 à 5,5 milliards l’an dernier. Tout indique que cette course folle se poursuivra avec l’intérêt croissant de la Chine – et de son président Xi Jinping – pour le beautiful game.
Mais un autre « transfert » a attiré l’attention cet été, accompagné – cette fois – d’une volée de critiques indignées. Transfuge d’Air Canada, Benjamin Smith prendra en septembre la direction générale d’Air France-KLM, nanti d’une rémunération annuelle qui pourra atteindre 4,2 millions d’euros, quatre fois celle qui avait été octroyée à son prédécesseur démissionnaire, Jean-Marc Janaillac.

Un tel amalgame entre les superstars du ballon rond et les PDG de multinationale est peu pertinent, diront les économistes. C’est entendu, il n’y a pas de marché global des grands patrons comme il existe une Bourse des joueurs où s’échangent ces actifs incorporels qui font la richesse en trompe-l’œil des clubs européens. Les premiers sont le plus souvent liés à un pays et une culture qui les rendent incapables de jouer dans n’importe quelle équipe ; les seconds vont souvent aux plus offrants et s’adaptent à leur nouveau club, qui ne sont pas des entreprises comme les autres.
Bulle spéculative
Ils ont au moins en commun un rapport à l’argent assez proche : tous se comparent. Ronaldo voulait gagner autant que Messi, Ibrahimovic se rapprocher d’eux. Smith avait pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Six semaines après la demi-finale entre la France et la Belgique, notre chroniqueur Jérôme Latta signe une paix honorable entre les deux nations.
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Lettre à nos amis belges après la Coupe du monde

Six semaines après la demi-finale entre la France et la Belgique, notre chroniqueur Jérôme Latta signe une paix honorable entre les deux nations.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h07
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Ce genre de plaie ne se referme pas en quelques semaines – quand elle se referme –, mais elle devient moins vive, surtout quand la saison nouvelle tourne la page de la précédente. Pour ne pas rester sur de méchants sentiments, invitons nos amis belges à une conférence de paix pour dissiper les malentendus et maintenir cette rivalité footballistique assez neuve dans des proportions raisonnables.
Commençons, de part et d’autre, par faire abstraction de tout ce qui a été dit de plus bête, des deux côtés de la frontière. On se sent tout de suite plus léger, et dans l’élan, on pourrait même replacer les déclarations des uns et des autres dans leur contexte. On ne peut toutefois pas retirer les moqueries, qui font partie du jeu. Cette demi-finale a ainsi provoqué la spectaculaire popularisation du terme seum (de l’arabe sm [sèm], « poison » ou « venin »), qui baptisa l’amertume de certains joueurs et supporteurs belges.
Mais l’honnêteté devrait nous obliger à reconnaître que cette amertume, nous la connaissons parfaitement. Mieux : nous la comprenons très bien. L’histoire de notre football est jalonnée d’infinies variantes de votre défaite, qui ont même longtemps été ses principaux faits de gloire. Et même après nos triomphes, il a encore fallu remplir nos coupes de ce poison, jusqu’à tout récemment.
Poteaux carrés ou barres transversales, tirs au but tragiques ou gardiens criminels, sortie précoce du meilleur joueur ou vilains coups francs fatals, main diabolique et autre péripétie : une très belle collection, le Louvre de la lose. Comme nous avons honni les vainqueurs habiles, vicieux, laids ou simplement efficaces ! Comme nous nous drapions dans la beauté du geste, le panache de nos équipes à quatre milieux offensifs, la fierté des justes… Non sans victimisme, mais avec l’orgueil pas si mal placé, à être ainsi du côté du beau jeu. Comme vous.
Dans la peau du vainqueur cynique
Et puis, 1998 nous a guéris de ce complexe, avant vaccination définitive : 2006 sur un coup de tonnerre, 2016 sur un coup d’Eder – le football est facétieux. Gagner moche (ou gagner en se faisant traiter de moches), ce n’est plus du tout un problème. Nous avons quand même respecté la tradition du no 10 génial, fût-ce à un poste inattendu. Il était bien temps d’être enfin dans la peau du vainqueur cynique. On s’en accommode très bien.
Notre défaite la plus proche de la vôtre est probablement celle du quart de finale de la Coupe du monde 2014. Un match équilibré face à l’Allemagne, une tête imparable sur un coup de pied arrêté, l’impression qu’on ne marquera pas malgré les occasions. Le vainqueur laisse au vaincu une impression de fatalité. Bien sûr, la Belgique de 2018 était plus brillante que la France de 2014 et elle peut nourrir un sentiment de défaite imméritée. Ce fut un privilège de voir Hazard et De Bruyne jouer dans une équipe qui aura laissé sa trace dans la compétition.
Il faut cependant s’en prendre au football pour cette « injustice », pas au vainqueur. L’équipe de France a battu des équipes qui se sont senties supérieures sur le terrain, parfois à juste titre, mais qui ne l’ont pas été face au but. Elle a fait pleurer d’impuissance des défenseurs uruguayens. Elle a même remporté une finale qu’elle a ratée. Elle avait autre chose que de la chance ou du vice, quelque chose qui a manqué à votre sélection.
Justice vous sera rendue
On vous aurait bien lancé un « sorry, good game », mais ce qui passe pour de l’élégance narquoise chez les Britanniques risquerait d’être encore pris pour de l’arrogance de notre part. Il n’y a pourtant pas de quoi faire de la querelle un casus belli. Nous, on vous aime toujours. Et si vous tenez à nous détester, sachez que nul ne déteste plus les Français que les Français eux-mêmes. Sauf quand ils gagnent la Coupe du monde, bien entendu.
Votre heure viendra immanquablement. Peut-être bientôt : cette élimination cruelle ressemble à d’autres, qui ont précédé des consécrations lors du tournoi suivant. Cela peut aussi n’arriver que dans vingt ou trente ans : si la justice des hommes est lente, celle du football prend parfois une éternité.
Une chose est sûre cependant, les victoires sont un formidable baume pour les blessures anciennes. Désormais, 2006 est moins un regret éternel qu’un pieux souvenir, et la désillusion de 2016 est lavée par ce titre mondial. Il aura fallu ça pour connaître la félicité et lui accorder toute sa valeur. C’est si bon que la France et moi, nous vous souhaitons sincèrement de connaître une telle revanche – sur le sort, pas sur nous, si possible.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Serbe, revenu sur le devant de la scène après son sacre à Wimbledon, s’annonce comme le favori de l’US Open qui débute lundi.
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Tennis : Djokovic veut prolonger son bain de jouvence à l’US Open

Le Serbe, revenu sur le devant de la scène après son sacre à Wimbledon, s’annonce comme le favori de l’US Open qui débute lundi.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h32
   





                        



   


Déconfit après Roland-Garros, Novak Djokovic est plongé dans un bain de jouvence depuis son sacre de la renaissance à Wimbledon, qui le positionne en favori de l’US Open, avec Rafael Nadal, à partir de lundi 27 août à New York. Impensable il y a quelques mois seulement.
Et dire qu’à Paris, au début de juin, sous le coup de l’immense désillusion de son quart de finale perdu face à la surprise italienne Marco Cecchinato, « Djoko » était apparu au trente-sixième dessous devant les journalistes et doutait même de sa participation à la saison sur herbe !
A ce moment-là, le Serbe (31 ans) court après l’envie et la forme depuis deux ans, et sa victoire sur la terre battue française, qui l’a laissé à bout de souffle mentalement. Après une saison 2017 écourtée suivie d’une opération au coude au début de 2018, il vient d’être éjecté du top 20 pour la première fois depuis près de douze ans (octobre 2006). Moins de trois mois plus tard, le voilà remonté au sixième rang mondial, le résultat d’un été fructueux.
Retour avec son coach historique
A Wimbledon, après une demi-finale épique — cinq sets et plus de cinq heures de jeu — face à Nadal, Djokovic a conquis son treizième titre en Grand Chelem. A Cincinnati, il y a une semaine, il est devenu le premier joueur à inscrire son nom au palmarès des neuf Masters 1000 du calendrier en s’offrant en prime Roger Federer en finale (6-4, 6-4). « C’est une sensation incroyable !, s’est réjoui Djoko, dont la rage de vaincre s’est enfin réveillée. J’ai connu des mois difficiles avec ma blessure. »

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Depuis Roland-Garros, Djokovic n’a plus perdu que deux matchs, en juin, en finale du Queen’s (face à Cilic), et en août, au troisième tour à Toronto, contre la révélation de l’été américain, le jeune Grec Stefanos Tsitsipas, futur finaliste au Canada. Sa résurrection valide son choix d’avoir renoué au printemps avec son entraîneur historique, le Slovaque Marian Vajda, après un an de séparation, et, au contraire, d’avoir pris ses distances d’avec son controversé conseiller mental, l’Espagnol Pepe Imaz.
Le « Big Four » réuni
« Il a montré combien il est exceptionnel en gagnant Wimbledon », a commenté Federer, qui ne voit pas le Serbe, victorieux de l’US Open en 2011 et en 2015, s’arrêter en si bon chemin. « Je pense qu’il peut encore mieux jouer, qu’il en a encore sous le pied, disons, ce qui est encore plus encourageant pour lui », poursuit le Suisse aux vingt couronnes en Grand Chelem, qui pourrait l’affronter dès les quarts de finale.
On peut toutefois compter sur Nadal pour vendre chèrement sa peau. Battu par Djokovic à Wimbledon et absent à Cincinnati, le numéro un mondial et vainqueur sortant — assuré de rester sur le trône s’il rallie le dernier carré — s’est, entre-temps, imposé à Toronto. A désormais 37 ans, Federer, titré sans discontinuer entre 2004 et 2008, mettra-t-il fin à dix ans de disette à New York, lui qui a trébuché dès les quarts de finale sur son gazon chéri à la mi-juillet ? Tout à fait possible, selon l’Américain John Isner : « C’est un alien, il n’est pas comme les autres. »
Avec le retour d’Andy Murray, opéré de la hanche en début d’année, le « Big Four » est réuni en Grand Chelem pour la première fois depuis Wimbledon 2017. Mais le Britannique, ex-numéro un mondial, ne se classe plus qu’au 378e rang !
Serena Williams en quête d’un 24e titre majeur

   


Comme Djokovic et Murray, Serena Williams avait manqué la précédente édition de l’US Open, pour cause de maternité imminente. « Tout est différent, ma vie a changé », dit l’Américaine (36 ans), 26e mondiale, mais qui s’est vu octroyer la tête de série no 17.
Depuis son retour sur le circuit, au début de mars, Serena, en quête d’un 24e titre majeur, qui lui permettrait d’égaler le record absolu de Margaret Court, a connu des hauts — finale à Wimbledon — et des bas — défaite la plus sèche de sa carrière, 6-1, 6-0, contre la Britannique Johanna Konta au début d’août à San José, forfait avant les huitièmes de finale à Roland-Garros.
Mais que ses adversaires, potentiellement sa sœur aînée Venus Williams, au troisième tour, puis la numéro un mondiale, Simona Halep, au suivant, soient prévenues : « Je ne viens pas ici en pensant que je vais perdre. Ce n’est pas être Serena, ça », déclare-t-elle dans une interview au magazine Time. « Si la naissance de ma fille a changé quelque chose, c’est que j’ai encore plus ce feu en moi », a-t-elle renchéri samedi.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’OM, qui a arraché le match nul sur sa pelouse (2-2) face à Rennes après avoir été mené de deux buts, peine à trouver son jeu en ce début de saison.
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Ligue 1 : Marseille tâtonne encore

L’OM, qui a arraché le match nul sur sa pelouse (2-2) face à Rennes après avoir été mené de deux buts, peine à trouver son jeu en ce début de saison.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 23h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 07h56
   





                        



   


Le naufrage collectif chez les promus nîmois n’était peut-être pas qu’un faux pas : l’Olympique de Marseille a échoué dans son opération rachat dimanche soir, tenu en échec par Rennes (2-2) au Vélodrome, malgré un probant retour en seconde mi-temps.
Un penalty provoqué par Adil Rami (37e), puis une erreur monumentale du gardien Johann Pelé (45e) : les hommes de Rudi Garcia semblaient perdus en rentrant aux vestiaires. Et devant sa télévision, le milieu de terrain néerlandais Kevin Strootman, qui pourrait s’engager avec l’OM dès lundi, a pu comprendre qu’on attendra beaucoup de lui dans le Vieux-Port.
Le Romain a peut-être été rassuré par la seconde période de feu des Olympiens. D’abord avec le but de l’espoir signé Ocampos (54e), à la reprise d’un ballon repoussé par Koubek après une tête de Luiz Gustavo. Puis devant l’égalisation grâce à un but contre son camp d’une magnifique tête décroisée signée Bensebaini (72e), pressé par Konstantinos Mitroglou, entré en jeu quelques minutes plus tôt à la place d’un Valère Germain transparent.
Un OM encore fragile
Le 4-0 inaugural contre Toulouse le 10 août n’était-il qu’un feu de paille ? Croqués il y a une semaine chez les « Crocodiles » gardois (3-1), les Marseillais ont été trop fragiles en défense et trop brouillons en attaque devant plus de 55 000 spectateurs. Battu par ces mêmes Rennais au Vélodrome (3-1) l’an passé, fin août, l’OM n’a pas su prendre sa revanche.
Sabri Lamouchi, l’entraîneur rennais, avait vu la lenteur et la lourdeur de la défense centrale marseillaise à Nîmes. Rudi Garcia a bien tenté d’y remédier en alignant finalement Boubacar Kamara à la place du Croate Duje Caleta-Car, mais rien n’y a fait. Et c’est d’ailleurs le jeune Kamara qui est à l’origine du premier but rennais. Mystifié à l’angle de la surface par Lea-Siliki, il laisse celui-ci servir Ismaïla Sarr, lancé. Rami, en retard, est contraint à la faute. Le penalty est transformé par Benjamin Bourigeaud.
Et le coup de massue est venu juste avant la mi-temps. Vendredi, en conférence de presse, Garcia s’était déclaré « très, très tranquille » avec Yohann Pelé, le suppléant du champion du monde Steve Mandanda, blessé à Nîmes. Mais l’ancien Manceau s’est complètement troué sur un centre à ras de terre de Bensebaini, offrant le ballon à Ismaïla Sarr, qui n’avait plus qu’à le pousser dans le but vide.
Monaco, prochain défi pour les Phocéens
Tête de Rami sur le poteau sur un corner de Payet (57e), but refusé à Mitroglou pour hors-jeu d’Ocampos (66e) : l’OM, ultra-dominateur durant toute la seconde période, a longtemps cru arracher la victoire. Sans jamais conclure.
Double buteur contre Toulouse, Payet n’a jamais vraiment pesé, excepté sur les coups de pieds placés, à l’exemple de cette belle échappée où il sert Thauvin trop en profondeur (58e). Mais Thauvin lui aussi n’a pas retrouvé la forme qui lui avait permis de rejoindre l’équipe de France en Russie : double buteur en à peine une heure de jeu contre Toulouse puis à Nîmes, « Flotov » n’a pas su récidiver dimanche, comme sur ces deux tirs trop écrasés aux 7e et 80e minutes.
Avec quatre points en trois rencontres, l’OM est déjà à cinq longueurs du PSG et des surprenants Dijonnais. Et c’est un sacré obstacle qui va se présenter aux Marseillais dans une semaine : Monaco. L’an dernier, l’OM avait été humilié 6-1 au Rocher… avant de céder à domicile une semaine plus tard contre Rennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les Bordelais se sont relancés face à Monaco (2-1) après un début de saison compliqué. Les Nordistes se sont quant à eux facilement imposés à domicile (3-0) face à Guingamp.
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Ligue 1 : Bordeaux marque ses premiers points face à Monaco, Lille confirme son renouveau

Les Bordelais se sont relancés face à Monaco (2-1) après un début de saison compliqué. Les Nordistes se sont quant à eux facilement imposés à domicile (3-0) face à Guingamp.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 19h16
   





                        



   


L’AS Monaco, submergé par Bordeaux, a été battu 2-1 pour la première fois de la saison à la suite d’un doublé du Guinéen François Kamano (48e s.p., 90+2) et malgré un but de l’Italien Pietro Pellegri (63e), dimanche, lors de la 3e journée de Ligue 1.
Les Monégasques, deuxièmes de L1 la saison dernière, se retrouvent en 9e position au classement. De son côté Bordeaux, toujours en quête d’un entraîneur qui pourrait être le champion du monde 1998 Thierry Henry, marque ses premiers points de la saison après deux défaites.

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Monaco prend du retard
Le match a été très ouvert et les Girondins, qui ont pourtant disputé un barrage aller d’Europa League jeudi, ont fini par l’emporter grâce à Kamano. En revanche, leur attaquant Samuel Kalu a raté un penalty alors que le score était de 1-1. Le résultat est préjudiciable pour les Monégasques qui se retrouvent à deux longueurs derrière l’Olympique lyonnais, l’un des principaux rivaux pour la qualification pour la Ligue des champions.
Plus tôt dans l’après-midi, Lille, dix-septième de Ligue 1 à l’issue de la dernière saison, a retrouvé le podium, derrière le PSG et Dijon, après sa victoire 3-0 contre des Guingampais derniers du classement.
Le Losc a vite éteint les Bretons - réduits à 10 après l’exclusion de Christophe Kerbrat en fin de match (82e) - grâce à un tir de loin du milieu portugais Xeka (7e), bonifié par un but de l’ancien Stéphanois Jonathan Bamba trois minutes plus tard (10e). Bamba s’est offert un doublé à un quart d’heure de la fin, parfaitement servi par l’international ivoirien Nicolas Pépé, très en jambes (74e).
Bien négocier la fin du mercato

   


Si la situation des Guingampais commence à devenir inquiétante, après des défaites contre le PSG (3-1) puis Saint-Etienne (2-1), les Lillois sont pour leur part bien loin de leurs débuts cauchemardesques la saison dernière. Tombeurs de Rennes (3-1) pour la première journée, capables de tenir Monaco en échec en Principauté (0-0), les Dogues ne comptent que deux points de retard sur le leader parisien.
Il leur reste toutefois à bien négocier la fin du mercato, alors que plusieurs joueurs sont convoités - Pépé, notamment - et que la situation financière du club lui impose de laisser partir certains d’entre eux.
« Il y aura éventuellement des sorties parce qu’on ne le dit pas assez mais on a 5 défenseurs centraux, 8 ou 9 joueurs d’attaque et 8 ou 9 milieux », a déclaré le président du club, Gérard Lopez, sur BeIn Sports. « J’ai demandé à ce qu’on équilibre les comptes du club et qu’on arrive pas loin de ce chiffre de 80 millions d’euros » de vente sur le marché des transferts.
La 3e journée de L1 se poursuit dimanche soir avec le choc entre Marseille et Rennes au Vélodrome.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le pilote Ferrari s’est imposé devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).
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F1 : Vettel remporte le Grand Prix de Belgique et se relance dans la course au titre

Le pilote Ferrari s’est imposé devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 07h53
   





                        



   


L’Allemand Sebastien Vettel (Ferrari) a remporté dimanche à Spa-Francorchamps le Grand Prix de Belgique de formule 1, devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).
La course a notamment été marquée par un spectaculaire accident, dès le premier virage entre l’Espagnol Fernando Alonso (McLaren), l’Allemand Nico Hülkenberg (Renault) et le Monégasque Charles Leclerc (Sauber), qui ont tous trois été contraints à l’abandon.
Vettel a décroché le 52e succès de sa carrière et compte cinq victoires cette saison, soit autant que son rival pour le titre. Au classement général, l’Allemand revient à 17 points du leader Hamilton, alors qu’il reste huit courses à disputer en 2018.
Accident au départ
De très bonne humeur, le pilote de 31 ans a poussé la chansonnette dans sa monoplace après avoir franchi la ligne. « C’était un très grand week-end », s’est réjoui l’ancien de Red Bull. L’Allemand a doublé peu après le départ Hamilton, parti en pole position, et a conservé ensuite la tête sans interruption jusqu’à l’arrivée d’une course globalement monotone. Peu après l’accident ayant impliqué Alonso, Hülkenberg et Leclerc, la voiture de sécurité a fait son apparition pour nettoyer les débris sur la piste. Lorsque celle-ci s’est écartée, Vettel a résisté avec autorité à Hamilton.
« Dès que je suis passé devant Lewis, je me suis senti soulagé et la voiture de sécurité m’a bien aidé », a souligné le quadruple champion du monde, désormais seul troisième au nombre de victoires devant Alain Prost mais derrière Michael Schumacher et Hamilton. « On va tout tenter pour essayer de combler l’écart, ils ont quelques petits trucs dans leur voiture », a assuré ce dernier, légitimement inquiet devant la puissance du moteur Ferrari.
Les Français bien placés
Le Finlandais Valtteri Bottas, parti en 17e position sur l’autre Mercedes, a fini au quatrième rang, devant le Mexicain Sergio Pérez (Racing Point Force India). Le Français Esteban Ocon (Racing Point Force India) a terminé en 6e position, devançant les Haas de son compatriote Romain Grosjean et du Danois Kevin Magnussen.
Le troisième pilote tricolore du plateau, Pierre Gasly (Toro Rosso), a réalisé une belle performance, avec une 9e place finale, malgré le déficit de puissance de son moteur Honda. Le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) et l’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull), qui se sont heurtés au premier tour, ont abandonné. Le prochain rendez-vous de la saison, le GP d’Italie aura lieu dans une semaine à Monza.

52ème victoire de Sebastian #Vettel qui remporte ce #BelgianGP 🇧🇪🏁🍾

— LaF1SurCanal (@La F1® sur CANAL)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le club parisien s’est imposé face à Angers (3-1) grâce à son trio Mbappé-Cavani-Neymar. Dijon poursuit son sans-faute avec une troisième victoire en trois matchs.
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Ligue 1 : le PSG retrouve son « MCN » ; Dijon surprend

Le club parisien s’est imposé face à Angers (3-1) grâce à son trio Mbappé-Cavani-Neymar. Dijon poursuit son sans-faute avec une troisième victoire en trois matchs.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 13h27
   





                        



   


Trois sur trois pour le PSG, tombeur d’Angers (3-1), et pour… Dijon qui, après avoir battu Nantes et Montpellier, a fait couler Nice (4-0) pour s’offrir un troisième succès d’affilée en Ligue 1, samedi 25 août, lors de la troisième journée de Ligue 1
Kylian Mbappé, Edinson Cavani, Neymar, saison deux : la triplette d’attaque la plus chère de l’histoire a disputé son premier match de la saison pour le PSG face à Angers. Et pour le plus grand plaisir du Parc des Princes, et elle a brillé, avec un but chacun (3-1) : Cavani, affamé, a ouvert le score dès la 12e minute pour son premier match depuis sa blessure au mollet, en huitièmes de finale de la Coupe du monde.
La recrue Thilo Kehrer a causé un penalty, transformé par Thomas Mangani (21e, s.p.) et les Parisiens sont rentrés aux vestiaires à 1-1. Mais après la sortie de l’Allemand et un retour à une défense à 4, le PSG a accéléré, et Kylian Mbappé (52e) et Neymar (66e) ont permis aux Parisiens de continuer leur sans-faute. Et le pire, c’est que Paris est encore en rodage, avec notamment ce schéma tactique à trois derrière cher à l’entraîneur Thomas Tuchel, mais pas forcément convaincant samedi.
Trois sur trois pour Dijon
Dijon réussit un sans faute, serti d’une victoire de prestige à Nice, chez Patrick Vieira. Le GYM s’est incliné 4-0 sur sa pelouse, sur des réalisations de Nayef Aguerd (67e), d’Oussama Haddadi (83e) et de Jules Keita (86e, 90 + 3). Avec un point pris en trois journées, les débuts sur la Côte d’Azur du champion du monde 1998 sont compliqués.
C’est aussi le cas de Miguel Cardoso sur le banc de Nantes : les Canaris ont galéré pour obtenir leur premier point sous la houlette du Portugais, samedi face à Caen (1-1). Enzo Crivelli a en effet ouvert le score dès la 37e minute pour Caen, et il a fallu un penalty d’Emiliano Sala (80e) pour que les Nantais égalisent.

   


Pas de troisième victoire d’affilée pour les promus : après des débuts de rêve dans l’élite, Reims et Nîmes ont trébuché samedi. Après avoir battu Nice et Lyon, 1-0 à chaque fois, Reims a perdu 4-1 contre Amiens. Les Picards ont bénéficié de l’exclusion de Romain Métanire dès la 36e minute, même s’ils avaient ouvert le score auparavant, par Eddy Gnahoré (22e). La recrue iranienne Saman Ghoddos, à peine débarquée en France, a inscrit le deuxième but (58e) et Moussa Konaté (67e, 73e) les deux derniers. Après deux défaites, à Lyon (2-0) puis contre Montpellier (2-1), les Amiénois, qui disputent leur deuxième saison au plus haut niveau, lancent ainsi enfin leur opération maintien.
Quant aux Nîmois, ils ont perdu 1-0 sur la pelouse de Toulouse. L’homme fort des Toulousains, l’Ivoirien Max-Alain Gradel, a marqué à son deuxième essai sur penalty (80e). Les Gardois restaient sur des succès à Angers (4-3) et surtout contre le puissant voisin marseillais (3-1).
Enfin Saint-Etienne n’a pu faire mieux que match nul sur la pelouse de Montpellier (0-0), lors d’une troisième journée qui se poursuit dimanche avec, notamment, la réception de Rennes par Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les rugbymen parisiens, avec leur nouveau manageur, Heyneke Meyer, et clermontois, revanchards après une saison noire, se sont facilement imposés pour la reprise du championnat.
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Top 14 : Clermont et le Stade français flambent lors de la première journée

Les rugbymen parisiens, avec leur nouveau manageur, Heyneke Meyer, et clermontois, revanchards après une saison noire, se sont facilement imposés pour la reprise du championnat.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 13h32
   





                        



   


Débuts en fanfare pour le Stade français — avec son nouveau manageur, Heyneke Meyer — et pour Clermont-Ferrand — revanchard après une saison noire —, qui ont chacun commencé samedi 25 août la saison de Top 14 par une large victoire assortie du bonus offensif, respectivement à Perpignan (46-15) et à domicile contre Agen (67-23).
L’ASM, championne 2017 mais absente de la phase finale au printemps dernier pour la première fois depuis 2006, a mis le temps pour prendre la mesure du SUA, de nouveau promis à une âpre lutte pour le maintien mais en tête à la pause (16-15). Avant de faire la différence en seconde période, où elle a inscrit huit essais, dont deux par ses ailiers Samuel Ezeala et Alivereti Raka.

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Le premier, âgé de 19 ans, disputait son premier match chez les professionnels depuis son impressionnant K.-O. en janvier face au Racing 92 ; tandis que le Fidjien, pressenti pour intégrer le XV de France, retrouvait les terrains en match officiel huit mois après une grave blessure à un genou.
Opération rédemption pour le Stade français
Les Parisiens ont fait la différence en première période, avant le carton rouge sévère de leur capitaine Sergio Parisse (36e) : ils menaient 29 à 3 à la mi-temps face à des Catalans dépassés pour leur premier match dans l’élite après quatre ans de disette.
L’opération rédemption, après une saison dernière chaotique, est bien engagée pour le club du milliardaire suisse d’origine allemande Hans-Peter Wild, qui a fait venir cet été Meyer, ancien sélectionneur des Springboks, et plusieurs joueurs de premier plan (Fickou, Maestri et Sanchez).
Bordeaux-Bègles s’est également imposé avec le point de bonus offensif, à la maison face à Pau (41-19), qui tenait le match nul jusqu’au dernier quart d’heure.
Toulon sombre face au Racing
Le match nul, Lyonnais et Toulousains, tous deux présents en phase finale la saison passée, ont dû s’en contenter (16-16). Il devrait davantage frustrer le LOU, demi-finaliste surprise au printemps, qui menait à domicile avant que Thomas Ramos n’égalise d’un drop sous le déluge (73e), cinq minutes après que Jean-Marc Doussain (ancien de la maison rouge et noir), lui eut donné l’avantage.
La Rochelle a également vécu une fin de match sous tension, mais elle a fini par s’imposer à domicile face au promu Grenoble (28-21) pour son premier match officiel depuis le départ avec fracas cet été de Patrice Collazo, son manageur pendant sept ans.
Désormais à Toulon, il a vécu une soirée cauchemardesque pour sa première. le Racing 92 s’est imposé au stade Mayol (25-9), grâce à un Finn Russell de gala. L’ouvreur international écossais, recrue phare de l’intersaison, a inscrit un doublé coup sur coup pour gâcher la première du RCT à domicile, affaibli par le départ de plusieurs joueurs clés cet été (Ashton, Nonu, Vermeulen).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les deux youtubeurs Logan Paul et KSI, qui s’affrontent samedi sur un ring, se revendiquent comme des adeptes de « la boxe en col blanc ».
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KSI contre Logan Paul : combat des youtubeurs, mais « parodie de boxe »

Les deux youtubeurs Logan Paul et KSI, qui s’affrontent samedi sur un ring, se revendiquent comme des adeptes de « la boxe en col blanc ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 16h19
    |

            Clément Martel et 
                                Marie Slavicek








                        


Pour régler leurs différends, KSI et Logan Paul ont choisi les gants. Les célèbres (surtout dans le monde anglo-saxon) youtubeurs — qui « pèsent » à eux deux plus de 37 millions d’abonnés — monteront sur un ring samedi 25 août la Manchester Arena (20 000 places), en Angleterre, et s’affronteront à coups de directs et de crochets. A défaut d’être « le plus gros combat de boxe amateur de l’histoire », comme l’affirme un KSI péremptoire, ce match s’annonce comme le plus monétisé. A en croire Stuart Jones, le PDG de l’agence événementielle Upload Events, qui organise le show, chacun des apprentis combattants devrait empocher environ un million de dollars. Une somme démesurée pour ce qui tient plus de la parodie que du combat.

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Car les deux hommes n’ont rien de boxeurs aguerris. Et nul besoin d’être un expert du noble art pour s’en convaincre : regarder quelques secondes l’une des nombreuses vidéos d’entraînement qu’ils publient sur YouTube depuis plusieurs semaines, ou le premier « combat YouTube » de KSI, en février (face à Joe Weller), suffit. L’Anglais KSI — de son vrai nom Olajide Olatunji — et l’Américain Logan Paul se revendiquent pourtant comme des adeptes du « white collar boxing », littéralement de « la boxe en col blanc ».
Longtemps apparentée à un sport de voyou réservé aux jeunes de quartiers défavorisés et à des ex-taulards, la boxe se veut aujourd’hui plus élitiste. Depuis les années 1990, la tendance du « white collar boxing » a ainsi vu les tradeurs de Wall Street en quête de sensations fortes se coller des bourre-pifs entre quatre cordes. Le concept a rapidement séduit les jeunes loups de la City de Londres, puis les autres CSP + (avocats, chefs d’entreprise, artistes, journalistes…). Après s’être répandue dans tout le Royaume-Uni, où des clubs et des événements ont vu le jour, cette tendance commence à prendre en France.
Héritiers putatifs des « gentlemen boxers »
Exit l’image de Rocky Balboa s’entraînant en martyrisant une pièce de viande — même si les séances de Logan Paul contre un tronc d’arbre s’en inspirent à l’évidence —, place aux sacs de frappe fleurant bon le cuir neuf. Après une séance de « cardio training », les « white collar boxers » débriefent leurs combinaisons de coups… ou échangent leurs cartes de visite entre sparring partners. Symboliquement, la salle de boxe recrée l’intimité et l’entre-soi d’une salle de marché ou de n’importe quel autre environnement professionnel.

Et qu’ils soient débutants ou pugilistes confirmés, ces « gentlemen boxers » se cognent dans les règles. Celles dictées par le marquis de Queensberry, un aristocrate écossais qui codifia, en 1865, les combats de boxe anglaise. Bien loin du Fight Club psychotique imaginé par Chuck Palahniuk. Et si le « white collar boxing » n’a pas encore propulsé sur le devant de la scène un boxeur de la trempe de Mike Tyson ou de Sugar Ray Leonard, ses adeptes sont — dans l’immense majorité des cas — des amoureux du noble art.
« Singer McGregor et Mayweather »
De quoi relancer les critiques à l’encontre des deux youtubeurs combattants qui, jusqu’à récemment, n’avaient jamais fait état de leur passion pour la boxe. Fraîchement retraité de l’octogone, la star anglaise de la MMA (« Mixed Martial Art », qui inclut la boxe), Michael Bisping, n’a pas épargné les deux apprentis boxeurs. Dans son podcast « Believe You Me », le champion s’est agacé de la « parodie des sports de combat » offerte par les deux adversaires.
« Je n’ai pas de souci avec eux, ils font partie d’une nouvelle espèce, les youtubeurs, et se font une blinde d’argent. Mais restez à votre place ! Je trouve ça presque insultant pour tous ceux qui ont dédié leur vie au combat, ceux qui ont parcouru un chemin difficile pour devenir des champions. Et tout à coup, ces deux types, c’est presque comme s’ils se moquaient du sport, de la boxe ou du MMA. Il suffit de les voir dans ces énormes conférences de presse, à essayer de singer Conor McGregor et Floyd Mayweather, juste parce que de nombreuses personnes les suivent. »
S’il ne remet pas en question l’existence du combat, ou le fait « qu’ils se fassent en six rounds plus d’argent que 99 % des combattants professionnels », Michael Bisping, qui a entraîné à deux reprises KSI en marge d’événements organisés par l’UFC et EA Games, regrette que les deux youtubeurs « prétendent être des combattants ». Si les deux adversaires se sont sérieusement entraînés pour ce match, ses spectateurs ne doivent pas s’attendre à voir des boxeurs professionnels.
« Prouver » sa virilité
Si l’intérêt pugilistique de cette rencontre frôle le zéro, pourquoi KSI et Logan Paul ont-ils choisi cette discipline pour s’affronter ? Au-delà de l’aspect financier, le caractère intrinsèquement spectaculaire de la boxe est à prendre en compte. Même dénigré ou surmédiatisé, un combat de boxe suscite l’engouement — ou au minimum ne laisse pas indifférent. Pour Haude Rivoal, docteure en sociologie à l’université Paris-VIII, ce show est également l’occasion pour les deux hommes de « prouver » leur virilité en mettant en scène leur force physique. « Le genre est toujours une performance, autrement dit, chacun met en scène quotidiennement sa masculinité (ou sa féminité). Mais certaines performances de genre sont plus parodiques que d’autres, celle-ci en fait partie », dit-elle.
La société a beau évoluer petit à petit, « il y a toujours une fascination très persistante pour les masculinités “exceptionnelles”, de celles qui renvoient à des formes de virilisme (brutalité, excès de violence) », explique la chercheuse, pour qui il est important de « prendre en compte le contexte d’une société néolibérale où l’affrontement et la compétitivité font partie de notre quotidien. On joue donc ici sur des repères facilement compréhensibles par tous ».
Comme le montre le sociologue Akim Oualhaci dans ses travaux sur la boxe dans les quartiers populaires, ce sport est également un vecteur de construction d’une masculinité « respectable » où l’on apprend des valeurs (respect de l’adversaire, goût de l’effort etc.) et qui s’ouvre progressivement aux femmes. A des années-lumière des clichés portés par KSI et par Logan Paul qui, pour le moment, ne se partagent que le titre de champions du monde poids lourds du « trash talk ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Devant la polémique créée par Bernard Giudicielli, critique de la tenue portée par l’Américaine lors du dernier Roland-Garros, Serena Williams a prôné l’apaisement en rappelant ses bonnes relations avec le président de la FFT.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Les femmes s’habillent comme elles veulent » : Serena Williams et la combinaison de la discorde

Devant la polémique créée par Bernard Giudicielli, critique de la tenue portée par l’Américaine lors du dernier Roland-Garros, Serena Williams a prôné l’apaisement en rappelant ses bonnes relations avec le président de la FFT.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 11h40
   





                        



   


Neuf mois après avoir accouché, l’ancienne numéro 1 mondiale, Serena Williams, avait fait son retour en mai sur la terre battue de Roland-Garros. Pour sa tenue, l’Américaine avait choisi une impressionnante combinaison noire à ceinture rouge, qui avait fait couler beaucoup d’encre. « Ce n’est pas vraiment typique, mais qu’est-ce qui est typique ? Qui fixe les règles ? », s’interrogeait alors la sportive face aux critiques.
Mais le président de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, n’a guère apprécié cette excentricité vestimentaire. « Je crois qu’on est parfois allé trop loin. La combinaison de Serena cette année, par exemple, ça ne sera plus accepté. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Tennis Magazine, à paraître en septembre.
Des anciens joueurs, comme Andy Roddick ou Billie Jean King, se sont empressés de voler au secours de la tenniswoman. Sur Twitter, de nombreuses personnes se sont indignées des déclarations de Bernard Giudicelli, l’accusant de sexisme :

Parler d'une des plus grandes joueuses de l'histoire comme un proviseur parle d'une lycéenne indisciplinée. Considé… https://t.co/jAKTRJeRR9— monachollet (@Mona Chollet)


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The policing of women’s bodies must end. The “respect” that’s needed is for the exceptional talent ⁦@serenawilliams… https://t.co/oFUGZkql3t— BillieJeanKing (@Billie Jean King)


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Ça va @FFTennis, on vous dérange pas? Une jupe, on est des allumeuses, une combi, on respecte pas la tradition... B… https://t.co/O5rCn7YtG3— MarionLot (@Marion Lot)


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« Une relation merveilleuse »
Serena Williams a de son côté prôné l’apaisement, samedi après-midi, en rappelant ses bonnes relations avec le président de la FFT, qui avait été selon la sportive « vraiment fantastique » lorsqu’elle lui avait expliqué le concept de sa combinaison. « Je pense que les tournois du Grand Chelem ont le droit de faire ce qu’ils veulent », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse à deux jours du coup d’envoi de l’US Open (27 août-9 septembre).
« C’est quelqu’un avec qui il est facile de parler (...) toute mon équipe est française, donc nous avons une relation merveilleuse », a insisté Serena Williams, entraînée depuis 2012 par le Français Patrick Mouratoglou. « Je suis sûre qu’on va parvenir à un accord et que tout sera OK, ce n’est pas quelque chose de grave, tout va bien. »
Son équipementier sportif, Nike, avait défendu la sportive par un tweet et une publication sur Instagram, dans la matinée : « Vous pouvez retirer le costume du superhéros, mais vous ne pourrez jamais lui enlever ses superpouvoirs. »

You can take the superhero out of her costume, but you can never take away her superpowers. #justdoit https://t.co/dDB6D9nzaD— Nike (@Nike)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ A la suite d’un décès, cet été, après un placage, des joueurs appellent à une prise de conscience sur l’évolution de ce sport devenu dangereux. Le Top 14 reprend ce samedi.
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Le rugby s’inquiète pour son avenir

A la suite d’un décès, cet été, après un placage, des joueurs appellent à une prise de conscience sur l’évolution de ce sport devenu dangereux. Le Top 14 reprend ce samedi.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 16h25
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Pas la peine de faire un dessin ni même un graffiti, quoique le décor s’y prête, ce lundi 20 août à l’Aérosol, lieu d’exposition pour les cultures urbaines, dans le 18e arrondissement de Paris. Le rugby doit réagir s’il veut protéger la santé en péril de ses joueurs, « une priorité absolue pour l’avenir de notre sport », selon Paul Goze. Le président de la Ligue nationale de rugby (LNR), chargée des clubs professionnels, a maintes fois répété la formule en conférence de presse d’avant-saison.
Changer les règles ? Les comportements ? L’été a été marqué par le décès de Louis Fajfrowski, 21 ans, relançant le débat sur la dangerosité de ce sport et son évolution destructrice. Le 10 août, le joueur de deuxième division mourrait dans le vestiaire d’Aurillac, au terme d’un troisième malaise cardiaque : il venait de quitter le terrain après un plaquage au thorax en match de préparation. Un plaquage costaud, mais régulier, d’après les observateurs sur place. Faute de conclusions probantes à l’autopsie, l’institut médico-légal de Clermont-Ferrand cherche encore à établir la cause précise du décès. Pour la première journée du Top 14, samedi 25 et dimanche 26 août, une minute d’applaudissements précédera chaque match en hommage.
Certes, des précédents tragiques existent, tel celui de l’Agenais Michel Pradié : un ailier de 18 ans, décédé des suites d’un plaquage… en 1930. Mais le drame actuel s’inscrit dans l’évolution du rugby, où les professionnels courent de plus en plus vite, tapent de plus en plus fort, façonnés au rythme de leurs séances de musculation. Il y a un mois, l’un des meilleurs joueurs au monde lançait déjà l’alerte sur ce rugby moderne : le capitaine gallois Sam Warburton a préféré prendre sa retraite dès l’âge de 29 ans. « Une décision devenue évidente » à force d’endurer blessures et opérations, selon l’homme de Cardiff, qui désire maintenant préserver « [sa] santé » et « [son] bien-être ».
Stimuler « l’intelligence de jeu »
Les principaux intéressés, sur le terrain, en appellent aujourd’hui à une prise de conscience. Aveu courageux de Jefferson Poirot, rugbyman de l’Union Bordeaux-Bègles et du XV de France : « Pour être honnête, je ne suis pas totalement sûr de vouloir que mon fils de 9 mois fasse du rugby… » Si le pilier continue d’aimer ce sport « magnifique » et « les beaux moments passés à travers lui », il attend « des mesures pour améliorer les choses » : « Cette question de la santé des joueurs, on doit se la poser toute l’année. »
Comment limiter la casse ? Le Palois Malik Hamadache, lui aussi pilier, qui avoue ne pas avoir de solution ultime, pense surtout à la formation des générations futures. Il insiste sur la prévention auprès des plus jeunes, partant du constat que beaucoup de blessures surviennent « sur un défaut de technique, une tête mal placée » lors d’un plaquage, par exemple.
« Mon fils, s’il fait du rugby, je l’encouragerai à pratiquer ce rugby d’évitement qu’on ne voit plus assez »
Subsiste surtout une autre difficulté : là où ce sport de contacts célébrait autrefois les courses dans l’espace, les passes en mouvement, il donne aujourd’hui la part belle aux télescopages bêtes et méchants, aux collisions. « A la télé, on voit le ralenti d’un gros choc trois ou quatre fois, alors qu’un cadrage-débordement [contournement d’un adversaire], ça peut être bien plus efficace, suggère Jefferson Poirot, déjà habitué à ferrailler en mêlée. Mon fils, s’il fait du rugby, je l’encouragerai à pratiquer ce rugby d’évitement qu’on ne voit plus assez. »
Là encore, à terme, l’espoir pourrait venir des écoles de rugby. En France, sur le modèle de ce qui s’observe chez les Néo-Zélandais, certains clubs amateurs veulent déjà réhabiliter le rugby de passes et d’esquives. Prenons le Stade niortais : depuis une saison, ce club de troisième division réduit au minimum les plaquages jusqu’à l’âge de 12 ans, hormis lors d’entraînements spécifiques. Gilbert Nasarre, son président, souhaite stimuler « l’intelligence de jeu » : « On veut que le gamin se fasse plaisir, qu’il soit assez à l’aise dans les espaces, qu’il trouve des solutions ballon en main. » 
Des nouvelles règles ?
Sur le plan arbitral, de nouvelles règles accéléreraient un changement de paradigme. Pour l’heure, chez les professionnels, les retouches demeurent marginales. En juillet, avec la LNR, la Fédération française de rugby (FFR) a déjà introduit quelques expérimentations. Dans la limite de quatre remplacements par équipe, chaque club a maintenant « la possibilité de remplacer tout joueur blessé, quel que soit son poste, par un joueur déjà sorti pour raison tactique ». Cette règle valait jusque-là uniquement pour les joueurs de première ligne, surexposés en mêlée.
Un carton bleu oblige tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale » à une sortie définitive du terrain
Dorénavant, les arbitres du Top 14 ont aussi des cartons bleus à leur disposition. La saison passée, ce point de règlement se bornait aux terrains amateurs de Fédérale 1, la troisième division masculine, et de Top 8, l’élite féminine. Un tel carton oblige tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale » à une sortie définitive du terrain. Il renforce une règle internationale qui permettait déjà aux arbitres d’« ordonner que le joueur quitte l’aire de jeu » en cas de blessure « suffisamment grave ». 
Ces deux nouvelles réglementations ont reçu l’aval du World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport. Elles figuraient déjà parmi les quarante-cinq préconisations rendues au mois de mars par l’Observatoire médical du rugby, structure sous le patronage de la FFR et de la LNR depuis une décennie.
Un élu de la « fédé » française, membre de son comité directeur, entend maintenant aller encore plus loin dans les innovations. Il y a deux semaines, Florian Grill publiait sur Internet une batterie de propositions, toutes catégories confondues. Parmi elles, celle de « réfléchir à une limitation du poids total d’une équipe » ou encore de « systématiser le carton rouge en cas de déblayage dangereux ». Des pistes parmi tant d’autres, selon lui, « pour sauver notre rugby ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le gardien de but de 31 ans a été interpellé à la suite d’un contrôle de routine à Gloucester Place, dans le centre de la capitale britannique. Il a présenté ses « excuses » dans la soirée.
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Football : Hugo Lloris, capitaine des champions du monde, inculpé de conduite en état d’ivresse

Le gardien de but de 31 ans a été interpellé à la suite d’un contrôle de routine à Gloucester Place, dans le centre de la capitale britannique. Il a présenté ses « excuses » dans la soirée.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 20h56
   





                        



   


Hugo Lloris, capitaine de l’équipe de France championne du monde et de Tottenham, a été inculpé de conduite en état d’ivresse, vendredi 24 août, à Londres, selon Scotland Yard.
Le gardien de but de 31 ans a été interpellé à la suite d’un contrôle de routine à Gloucester Place, dans le centre de la capitale britannique, aux environs de 2 h 20, a déclaré un porte-parole de la police londonienne. Inculpé de conduite en état d’ivresse, « il a été libéré sous caution et comparaîtra devant le tribunal de Westminster le mardi 11 septembre ».
Peu avant 18 h 30, le capitaine de l’équipe de France a officiellement présenté ses excuses.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : Hugo Lloris, ce général inconnu



En Angleterre, l’alcoolémie légale au volant est de 0,8 g par litre de sang, et de 0,5 g en France. Selon le tabloïd The Sun, le joueur a passé sept heures en cellule avant d’être formellement inculpé.
Cette affaire survient à trois jours d’un déplacement, lundi, sur les terres de Manchester United, comptant pour le championnat d’Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ « Je crois qu’on est parfois allé trop loin », s’est justifié le président de la FFT, Bernard Giudicelli, qui souhaite « certaines limites vestimentaires ».
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Tennis : les tenues à Roland-Garros bientôt contrôlées

« Je crois qu’on est parfois allé trop loin », s’est justifié le président de la FFT, Bernard Giudicelli, qui souhaite « certaines limites vestimentaires ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h18
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Sa tenue est encore dans tous les esprits. Lors du dernier Roland-Garros, Serena Williams arborait une étrange combinaison noire moulante avec ceinture rose à la taille. « J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une », affirmait alors l’Américaine aux 23 titres du Grand Chelem. En plus de la faire rêver, cette tenue atypique lui évitait la formation de caillots de sang dont elle souffrait depuis son accouchement.
« Ce n’est pas vraiment typique, mais qu’est-ce qui est typique ? Qui fixe les règles ? », s’interrogeait alors Serena Williams face aux critiques. L’Américaine a dorénavant sa réponse, celle apportée par Bernard Giudicelli. Le président de la Fédération française de tennis (FFT) n’a que très peu apprécié cette extravagance vestimentaire et souhaite changer les mœurs de Roland-Garros. « Je crois qu’on est parfois allé trop loin », a déclaré le président de la FFT dans un entretien accordé à Tennis Magazine, avant de préciser que ce type de tenues atypiques « ne sera plus accepté », afin de « respecter le jeu et l’endroit ».
Cette annonce surprend alors que les jeux de couleur et autres fantaisies font partie de l’histoire du tournoi de Roland-Garros. La Fédération française de tennis a même consacré en 2016, dans son musée, une exposition intitulée « Jeu, set et mode » où étaient présentées toutes les tenues portées par les champions pour ce tournoi.
D’André Agassi à Venus Williams, les équipementiers et joueurs stars du tennis n’ont cessé de rivaliser d’imagination pour faire du tournoi parisien un rendez-vous sportif et culturel. Alors en charge de l’exposition au musée de Roland-Garros, Michaël Guittard estimait même, dans sa présentation de l’exposition, que « les joueurs pouvaient se permettre de faire un défilé de mode sur le central et ainsi apporter des révolutions en matière de tennis et de mode ».

   


La tenue « nuisette » de Venus Williams en 2006 ou encore le short « pyjama » de Wawrinka en 2015 se sont révélés être des coups de communication très efficaces. Pour écrire la légende du sportif mais aussi pour faire briller son équipementier. En 1990, Nike révolutionne ainsi le vêtement de sport en habillant André Agassi d’un short en jean et de tenues fluorescentes, se singularisant dans le marché du prêt-à-porter sportif. Le légendaire tournoi parisien devient le lieu des essais et des excès. En 2015, Adidas fournissait jusqu’à 17 joueurs, pour autant de modèles différents et originaux.
Alors, une révolution puriste est-elle en marche ? « Pas question d’aller aussi loin que Wimbledon », précise Bernard Giudicelli. Sur le gazon londonien, le blanc immaculé est de rigueur. Du bandeau aux chaussures en passant par les sous-vêtements, rien ne doit détonner. Une autre forme d’excès. « C’est très strict. Mon opinion ? C’est trop strict. J’adore Wimbledon, mais ils vont trop loin, leur dress code devient ridicule », avait même déclaré Roger Federer en 2013, reconnaissant que « pour les marques, ça oblige à être inventif et c’est un challenge ». Un casse-tête qu’elles ne connaissent pas à Paris.
Si les réglementations souhaitées par le président de la FFT ne s’appliqueront pas à l’édition 2019 du tournoi de la porte d’Auteuil, les modèles étant déjà dessinés, les équipements seront ensuite communiqués à l’avance à la fédération pour un contrôle. Un dress code plus classique devrait donc voir le jour en 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.
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Football américain : le candidat démocrate Beto O’Rourke défend la protestation à genoux

Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h54
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Le samedi 26 août marquera les deux ans de la naissance d’un nouveau symbole dans la lutte pour les droits de la communauté noire américaine. En refusant de se lever pour l’hymne national avant le début d’une rencontre de football américain, le joueur Colin Kaepernick a relancé en 2016 un mouvement de dénonciation des violences policières – et attisé la colère de Donald Trump, fréquemment excédé par ce qu’il considère être un « manque de respect au drapeau américain ».
Sur le terrain, la question continue de faire débat. Depuis le mois de mai, la fédération de football américain (NFL) interdit aux joueurs de s’agenouiller, mais leur laisse la possibilité de rester dans les vestiaires le temps du Star Spangled Banner. 
Le sujet vient de ressurgir à l’occasion des campagnes pour les élections de mi-mandat, qui doivent renouveler une partie du Sénat américain au mois de novembre. Le point de vue exprimé, le 21 août, par le candidat démocrate au poste de sénateur du Texas, Beto O’Rourke, a cumulé en deux jours plus de 15 millions de vues sur une vidéo publiée sur Twitter par le média américain NowThis.

‘I can think of nothing more American.’  — Beto O'Rourke — the man taking on Ted Cruz — brilliantly explains why NF… https://t.co/rrBJS3tzcq— nowthisnews (@NowThis)


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Dans une réponse de plus de quatre minutes à un électeur qui lui demande s’il trouve le geste des joueurs de la NFL « irrespectueux », l’actuel membre de la Chambre des représentants de la circonscription d’El Paso, à la frontière mexicaine, répond qu’il n’y a selon lui « rien de plus américain » que de protester de cette manière.
« Sans violence, pacifiquement, alors que tous les regards dans ce pays sont tournés vers ces matchs, ils s’agenouillent pour attirer notre attention sur ce problème et pour s’assurer qu’on y trouve une solution. Voilà pourquoi ils le font, et je ne peux penser à rien de plus américain que de se lever, ou de s’agenouiller pacifiquement, pour vos droits, partout et à n’importe quel moment. »

        Notre analyse :
         

          Ces Américains qui s’agenouillent pour protester



Plus que les talents d’orateur de Beto O’Rourke – et l’expression d’un point de vue fréquemment relayé côté démocrate –, c’est la manière dont l’adversaire de l’ultraconservateur Ted Cruz pose les termes du débat qui explique le succès de son intervention. « Des personnes raisonnables peuvent être en désaccord sur ce sujet, et ça ne fait pas d’eux des gens moins américains », explique l’élu de 45 ans, qui a pris soin de souligner à plusieurs reprises le « service à la nation américaine » rendu par les militaires et les vétérans, tout en mettant en avant les protestations pacifiques dans la lutte pour les droits civiques.

   


Beto O’Rourke fait référence aux combats de Martin Luther King, Rosa Park et John Lewis, à la résistance passive des quatre étudiants du « Woolworth’s Lunch Counter », qui se sont assis dans la section réservée aux blancs dans un restaurant, et aux « Freedom Riders », qui ont fait de même dans les autobus, pour les lier aux protestations des footballeurs et intégrer les violences policières actuelles à l’évolution du mythe américain. Il cite également le livre de Taylor Branch – America in the King Years, une trilogie (non traduite) sur l’histoire du mouvement des droits civiques noir américain –, une référence en la matière aux Etats-Unis.
Convaincu par l’habileté du discours, le basketteur Lebron James a relayé la vidéo, comme l’ancien footballeur américain Kurt Warner, qui souligne la capacité du démocrate à ne pas diviser les deux camps en expliquant son point de vue. Steve Kerr, l’entraîneur de l’équipe de basket des Golden State Warriors de San Francisco, y voit lui « un coup d’œil sur le futur », espérant que « les choses vont s’arranger » en la matière. Sur le terrain, et en dehors.

        Voir notre long format :
         

          la NFL, reflet d’une société américaine structurée par le racisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les 23 Bleus sacrés en Russie ont repris le chemin des pelouses et de leurs championnats respectifs avec le souci d’éviter les blessures et une saison blanche.
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Football : retour sur terre pour les champions du monde

Les 23 Bleus sacrés en Russie ont repris le chemin des pelouses et de leurs championnats respectifs avec le souci d’éviter les blessures et une saison blanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 12h00
    |

            Rémi Dupré








                        



   


On les avait quittés, le 15 juillet, en lévitation après leur triomphe contre la Croatie, en finale de la Coupe du monde. Près de six semaines ont passé depuis cette divine soirée et les vingt-trois champions du monde ont repris le chemin des pelouses. Les vacances ont été très courtes (trois semaines en moyenne) et les joueurs de l’équipe de France ont rechaussé les crampons avec leurs clubs. Un retour aux affaires courantes avant d’étrenner leur nouveau (et déjà mythique) maillot à deux étoiles le 6 septembre, contre l’Allemagne, à Munich, pour l’ouverture de la Ligue des nations, cette compétition créée de toutes pièces – en marge des qualifications à l’Euro 2020 – par l’Union des associations européennes de football (UEFA).
A chacun son calendrier de rentrée. A l’instar du Marseillais Florian Thauvin et des Barcelonais Ousmane Dembélé et Samuel Umtiti, déjà très affûtés sur les terrains, certains ont anticipé leur reprise de plusieurs jours pour ne pas laisser un temps d’avance à la concurrence. Quand d’autres, comme Corentin Tolisso (Bayern Munich) et Benjamin Pavard (VfB Stuttgart), ont été ménagés, bénéficiant d’un programme allégé.
Etats de forme disparates
Vu des tribunes, les états de forme sont disparates. Inévitablement, les « coiffeurs » abonnés au banc des remplaçants en ont davantage sous le pied en cette entame de saison. Parmi ces suppléants, l’ailier Thomas Lemar, tout juste recruté (contre 72 millions d’euros) par l’Atlético Madrid, et l’arrière gauche Benjamin Mendy (Manchester City) carburent déjà à plein régime.
Mais, parfois, le nombre de minutes disputées en Russie ne semble pas être à l’origine de ces écarts de performance et de fraîcheur. Héroïque sur sa ligne lors du Mondial, le gardien et capitaine Hugo Lloris reste sur sa lancée et multiplie les arrêts décisifs avec le club londonien de Tottenham. Cadres de Didier Deschamps, les milieux Paul Pogba (Manchester United) et N’Golo Kanté (Chelsea) continuent d’irradier les pelouses de la Premier League anglaise.
D’ordinaire, la qualité de la préparation et le calendrier de la reprise sont déterminants pour la suite de la saison. « Un sportif de haut niveau, c’est de la biologie pas de la mécanique. Quand les gènes s’arrêtent, cela prend du temps de les rendre de nouveau actifs, de relancer la machine, explique Didier Reiss, l’ex-préparateur physique personnel de Paul Pogba. Alors, décrocher des entraînements longtemps est sûrement le plus mauvais choix que l’on puisse faire sur le plan physique. L’arrêt brutal et prolongé est le pire scénario. » 
« Lorsque le train est en marche, il vaut mieux décélérer légèrement que de le relancer, poursuit cet expert. C’est plus économique, cela demande moins d’efforts. Et surtout, si vous voulez repartir très fort, vous risquez la blessure. »
« Une lassitude physique et morale »
Ce n’est donc pas un hasard si la plupart des champions du monde ont repris en douceur sur leur lieu de villégiature. Après deux semaines de pause, Hugo Lloris – inculpé vendredi 24 août pour conduite en état d’ivresse à Londres – s’est ainsi précautionneusement « dérouillé » chaque matin avec un préparateur physique détaché par les Spurs. Seul joueur à avoir annoncé la fin de sa carrière internationale, le défenseur marseillais Adil Rami a lui aussi fait appel à un spécialiste durant ses congés à Los Angeles.
« Tout dépend du temps de récupération, du type de championnat, de l’âge, de l’expérience, du mental des joueurs : il n’y a pas de règle, estime-t-on dans l’entourage d’un taulier des Bleus. S’il n’y a pas remise à niveau progressive, il y a le risque d’avoir un pépin. » Doublure d’Hugo Lloris en sélection, le gardien marseillais Steve Mandanda est le seul champion du monde à s’être blessé. Le portier phocéen a vécu une rentrée cauchemardesque à Nîmes, dimanche 19 août, lors de la deuxième journée de Ligue 1. Battu par le promu gardois, il a été victime d’une lésion à la cuisse – sa quatrième blessure en un an – et sera indisponible durant un mois.
De mémoire de champion du monde, les saisons qui suivent le grand barnum planétaire sont rarement les plus abouties. Méforme, pépins physiques, sautes de concentration : il est souvent difficile de redescendre de son piédestal. Sur le toit du monde en juillet 1998, la bande à Zinédine Zidane avait, à de rares exceptions près, ramé lors de son retour sur les terrains. L’ex-numéro 10 des Bleus avait d’ailleurs raté sa saison avec la Juventus Turin et s’était même blessé au genou au printemps 1999. En difficulté avec les Bianconeri à cette époque, son partenaire Didier Deschamps a reconnu avoir ressenti « une lassitude physique et morale » après avoir soulevé la Coupe du monde comme capitaine des Tricolores.
« Pas le temps de glander » pour Mbappé
« Je reste inquiet de voir autant de joueurs débuter si fort au mois d’août, observe l’agent d’un joueur sacré en Russie. Il y a encore de l’euphorie, de la fraîcheur, de la joie avec ce titre si spécial. Je m’interroge juste sur cela et sur l’impact sur leur corps. Arriveront-ils à tenir la saison à un très haut niveau avec une préparation si courte ? Y aura-t-il de la casse physique plus que d’ordinaire ? »
Sur le plan mental, les Bleus auront-ils encore faim ou traverseront-ils cet exercice 2018-2019 repus et branchés sur courant alternatif ? « Champion du monde, ce n’est pas un statut, ce n’est pas quelque chose de figé. En règle générale, quand vous êtes sportif de haut niveau, l’insatisfaction vous fait avancer. Même quand vous avez poussé très haut, confiait au Monde, en avril, Lilian Thuram, champion du monde en 1998 et auteur d’une saison 1998-1999 éclatante avec Parme (une victoire en Coupe de l’UEFA et en Coupe d’Italie). Mais vous pouvez aller encore plus haut. Si vous pensez que c’est une finalité, vous ne progressez plus. »
A 19 ans, le prodige Kylian Mbappé ne semble, lui, pas rassasié par son sacre en Coupe du monde et ses quatre buts inscrits en Russie. Couvé par son nouvel entraîneur, Thomas Tuchel, l’attaquant du Paris-Saint-Germain a d’emblée sorti ses griffes, le 18 août, en inscrivant un doublé en une mi-temps contre Guingamp (1-3), lors de la deuxième journée de Ligue 1. « Je n’ai pas le temps de rester à glander », a déclaré la jeune star des Bleus, bien résolue à ne pas redescendre de son nuage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La mue du club bordelais est en marche. Si le rachat du club par un fonds américain semble acté, la venue de Thierry Henry comme entraîneur est espérée.
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Ligue 1 : le fol été des Girondins de Bordeaux

La mue du club bordelais est en marche. Si le rachat du club par un fonds américain semble acté, la venue de Thierry Henry comme entraîneur est espérée.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 15h39
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Jeudi soir, Bordeaux affronte le club belge de La Gantoise en barrages d’accession à la phase de groupes de la Ligue Europa. Un retour au terrain salvateur pour les Girondins, tant les remous sont nombreux au sein de la direction bordelaise. Entre l’imminence de la vente du club à un fonds d’investissement américain, la mise à pied de l’entraîneur Gustavo Poyet et la rumeur grandissante de l’arrivée de Thierry Henry sur le banc, le club du sud-ouest de la France traverse une période agitée, auquel le début de championnat compliqué, deux défaites en deux matchs, n’ajoute rien de positif.
Acté depuis plusieurs mois, le rachat des Girondins de Bordeaux par le fonds d’investissement GACP (General American Capital Partners) est censé faire basculer le club dans une nouvelle dimension économique. Pour la somme de 100 millions d’euros, Nicolas de Tavernost, président du groupe M6, cède son club de football après dix-neuf ans de règne. Une décision enfin prise après plusieurs années de réflexion et de résultats en demi-teinte (aucune qualification en Ligue des champions depuis 2009-2010). Après des dernières négociations avec la ville de Bordeaux concernant la location du stade, les Girondins passeront officiellement le 28 septembre prochain sous pavillon américain.

   


Comme si cette intersaison cruciale, pleine de changements et d’incertitudes, ne suffisait pas, une crise sportive a également frappé un club pourtant réputé pour son calme et sa sérénité. A l’issue de la qualification de Bordeaux pour les barrages de la Ligue Europa, l’entraîneur Gustavo Poyet est apparu furieux en conférence de presse. En désaccord avec la direction bordelaise quant à la politique de transferts, il a lavé son linge sale en public, une chose plutôt rare en Gironde et en Ligue 1 : « Je me fous des dirigeants bordelais qui parlent par derrière. Ça ne marche pas comme ça. »
Le gros coup Thierry Henry ?
Même sur le départ, le futur ex-propriétaire Nicolas de Tavernost se devait de réagir : « Poyet n’est pas le patron du club et tant que nous serons là, il en sera ainsi. » Le lendemain, l’Uruguayen était mis à pied avant son probable licenciement. Pompier de service habituel, le préparateur physique Eric Bedouet assure en attendant l’intérim à la tête de l’équipe première. Son premier match s’est soldé par une défaite le week-end dernier à Toulouse. Après deux journées, Bordeaux est 18e, et le calendrier à venir est difficile avec la réception de Monaco et un déplacement à Rennes. Il n’y a pas bien sûr pas encore d’urgence mais les ambitions européennes des Bordelais ne souffriront pas une entame de saison trop catastrophique.

Dans ce contexte tendu, la rumeur persistante de la venue prochaine de Thierry Henry sur le banc bordelais a tout pour plaire. L’ancien attaquant français, désireux d’obtenir enfin son premier poste d’entraîneur principal, s’est rapidement dit intéressé par le challenge proposé en Gironde. Deuxième adjoint de la sélection de Belgique pendant la Coupe du monde, Henry s’est rappelé au bon souvenir du football français lors de la demi-finale qui a opposé les Bleus aux Diables rouges. A l’image de son ex-coéquipier, Patrick Vieira, qui a rejoint Nice et la Ligue 1 cet été, Henry pourrait devenir le septième champion du monde 1998 à devenir entraîneur.
Mais la volonté de l’ancien attaquant d’Arsenal ne suffit pas. Son arrivée doit faire l’objet d’une double validation de la part des actuels et futurs propriétaires du club. Et c’est bien le fonds d’investissement américain qui aura le dernier mot. Une rencontre entre Thierry Henry et GAPC est prévue aujourd’hui. Dans le même temps, les joueurs tenteront de qualifier le club pour une campagne européenne qui permettrait d’apporter un peu de réconfort dans un début de saison compliqué. Il est grand temps que les bonnes nouvelles arrivent en Gironde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Il avait été déclaré coupable de six chefs d’inculpation pour participation à la corruption de la fédération, fraude bancaire et blanchiment d’argent.
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FIFAgate : quatre ans de prison pour l’ex-patron du foot brésilien José Maria Marin

Il avait été déclaré coupable de six chefs d’inculpation pour participation à la corruption de la fédération, fraude bancaire et blanchiment d’argent.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 20h44
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 22h54
   





                        


L’ex-patron de la puissante fédération de football brésilienne José Maria Marin a été condamné mercredi 22 août à quatre ans de prison. C’est le premier grand patron du ballon rond à écoper d’une peine de prison par la justice américaine dans le scandale du « FIFAgate ».
José Maria Marin, 86 ans, avait été déclaré coupable en décembre dernier de six chefs d’inculpation, pour participation à la corruption de la fédération, fraude bancaire et blanchiment d’argent, au terme d’un procès-fleuve à Brooklyn sur la corruption au sein de la puissante instance de direction du football mondial.

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M. Marin « aurait pu et dû dire “non” au lieu de tendre la main et d’entrer dans le jeu » de la corruption qui minait les responsables du football d’Amérique latine, a déclaré la juge fédérale de Manhattan Pamela Chen en annonçant sa sentence. Il « dit aimer le sport, mais lui et ses coconspirateurs étaient le cancer du sport qu’il dit aimer », a ajouté la juge, qui a présidé au dossier FIFA. L’accusation avait requis contre lui dix ans de prison, tandis que la défense voulait limiter la peine à treize mois de détention, vu son âge et sa santé fragile.
Des témoins avaient affirmé lors du procès que M. Marin et son numéro deux, Marco Polo del Nero, avaient touché à eux deux quelque 6,55 millions de dollars de pots-de-vin, versés par des sociétés de marketing sportif en échange de l’octroi des droits de diffusion télévisée et de promotion de grands tournois de football sud-américains.
Mourir en prison
Les dépositions avaient étalé au grand jour la corruption entourant le sport le plus populaire au monde, exposant le train de vie luxueux de M. Marin et d’autres barons du football d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Détenu depuis le 22 décembre à la prison de Brooklyn, M. Marin a comparu mercredi en tenue beige de prisonnier.
Il n’a pas demandé pardon à l’audience, ni exprimé de remords. Mais il a lu une lettre, assurant qu’il ne savait pas au moment des faits que ce qu’il faisait été répréhensible. Evoquant son épouse de presque soixante ans devant la juge, il a éclaté en sanglots : « Je peux mourir en prison (...) L’héritage de ma femme et de ma famille, ne leur enlevez pas les moyens de survivre ! » « Je suis très malade, je suis un homme sans avenir », a-t-il dit.
M. Marin a aussi été condamné à payer 1,2 million de dollars d’amende et à rembourser les 3,3 millions de dollars de pots-de-vin qu’il a perçus.
Une audience devrait avoir lieu en octobre pour arrêter les sommes à restituer aux victimes — la FIFA, la confédération sud-américaine Conmebol et la Concacaf, confédération pour l’Amérique du Nord, centrale et les Caraïbes.
Les avocats de M. Marin avaient tenté de faire valoir au procès qu’en dépit de son titre formel de président de la puissante fédération brésilienne, il ne décidait rien sans Marco Polo del Nero, également inculpé par la justice américaine, mais qui a réussi à éviter l’extradition.
Corruption toujours d’actualité
Le procès a couronné des années d’enquête internationale par la police fédérale (FBI) et les services fiscaux américains, partis sur la trace de la FIFA en 2010, après l’attribution du Mondial 2022 au Qatar au détriment de la candidature américaine.
L’enquête avait été révélée au grand jour en mai 2015, avec l’arrestation à Zurich de M. Marin et d’autres responsables du football, en marge du congrès de la FIFA. Si elle a provoqué la démission de l’ex-président de la Fédération internationale Sepp Blatter, la question de la corruption autour des juteux droits télévisés continue d’ébranler les grands du football.
Le patron du PSG et de BeIN Media, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, et l’ex-adjoint de M. Blatter, le Français Jérôme Valcke, sont aujourd’hui accusés par la justice suisse de corruption autour de l’attribution de droits télévisés des Coupes du monde 2026 et 2030. Des accusations qu’ils démentent.
Au total, la justice américaine a inculpé quarante-deux responsables du football mondial, essentiellement des Sud-Américains, mais aussi des Américains comme Chuck Blazer, témoin-clé du FBI, mort en juillet 2017.
D’autres encore ont réussi à éviter leur extradition aux Etats-Unis, comme l’ancien vice-président de la FIFA Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, ou Marco Polo del Nero, toujours en liberté au Brésil, même s’il a été exclu à vie de toute activité dans le football.
M. Marin avait été déclaré coupable en décembre en même temps que Juan Angel Napout, un Paraguayen ex-président de la Conmebol, accusé d’avoir perçu 10,5 millions de dollars de pots-de-vin. Napout, 60 ans, devrait connaître sa peine le 29 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’entraîneur portugais gagne des trophées avec toutes les équipes qu’il dirige, mais il ne parvient jamais à rester plus de trois ans dans un même club. Son début de saison chaotique avec Manchester United tend à perpétuer la tradition.
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Football : José Mourinho, la malédiction des trois saisons

L’entraîneur portugais gagne des trophées avec toutes les équipes qu’il dirige, mais il ne parvient jamais à rester plus de trois ans dans un même club. Son début de saison chaotique avec Manchester United tend à perpétuer la tradition.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 19h23
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Il n’en finit plus de se faire remarquer. José Mourinho, l’entraîneur de Manchester United, a fait de la polémique sa marque de fabrique depuis qu’il a conquis l’Europe du football au début des années 2000. Et ces dernières semaines ne dérogent pas à la règle. Fin juillet, il s’en est pris à ses dirigeants, fustigeant le manque de renforts malgré ses demandes répétées : « Il y a quelques mois ; j’ai transmis une liste de cinq joueurs. Je ne commence pas le championnat avec l’équipe souhaitée. »
Ajouter à cela les critiques acerbes sur « le manque de classe » du grand rival Manchester City et reviennent à l’esprit le souvenir de sa dernière année chaotique au Real Madrid et ses attaques répétées envers le FC Barcelone.
Efficace à son arrivée, la gestion humaine du Portugais s’essouffle avec le temps. A l’aube de ses troisièmes saisons en club, le « Special One » comme il s’est lui-même surnommé à son arrivée à Chelsea en 2004, ne parvient plus à fédérer ses joueurs autour d’une cause commune.
L’univers clos qu’il met en place, sa volonté de contrôle total et cette tendance à la victimisation finissent par se retourner contre lui. Retour sur les expériences du « Mou » à Porto, Chelsea, Milan et Madrid où les nombreux trophées remportés en peu de temps par celui qui a fait de la psychologie une arme footballistique, cachent les bouleversements que provoquent ses passages.
FC Porto (2002-2004)
José Mourinho accomplit, en ce début de siècle, l’un des plus grands exploits du football européen. Il remporte, en 2004, avec le FC Porto, la Ligue des champions en éliminant notamment Manchester United, match durant lequel sa course effrénée pour fêter le but décisif, est restée dans les mémoires.

Le mythe Mourinho est né. Et l’homme est pressé. Quelques heures après sa victoire en Ligue des champions, il est à Londres pour signer avec Chelsea, club ambitieux qui vient d’être racheté par un milliardaire russe, Roman Abramovitch.
Les adieux de Mourinho au FC Porto auraient pu être couronnés d’une cérémonie au stade du Dragão et de quelques coupes de champagne partagées avec les supporteurs. Mais ce genre de cérémonie n’intéresse pas José Mourinho. Il abandonne les siens le soir même du sacre pour préparer son avenir.
Deux ans et demi dans le championnat portugais auront suffi au jeune entraîneur. Mais en quittant le club qui l’a fait roi, Mourinho le dépouille de ses meilleurs joueurs, de Paulo Fereira à Maniche en passant par Ricardo Carvalho. Dans ses valises pour Londres, il emmène aussi l’entraîneur des gardiens et son adjoint. Après lui, le néant.
Chelsea (2004-2007)
Les deux premières années de José Mourinho à la tête de Chelsea ressemblent à un conte de fée. Fascinant l’Angleterre par son discours et par sa méthode, il remporte deux titres de champion. Elu deux fois manageur de l’année, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Le show Mourinho insuffle un vent de fraîcheur.

Mais la troisième saison est celle de trop. Les tensions se multiplient avec le propriétaire du club. Son discours s’enraye et sa volonté de contrôle inquiète le club. A la recherche de soutien parmi les joueurs, le « Special One » divise le vestiaire, et Chelsea perd de sa superbe.
Loin de paniquer, il déclare : « Si le club décide de me virer parce que les résultats sont mauvais, cela fait partie du jeu. Dans ce cas, avec les indemnités, je serai millionnaire. Et je trouverai un club dans les deux mois. » Pourtant, pour la première fois de sa carrière, José Mourinho est viré au début de sa quatrième saison.
Inter Milan (2008-2010)
Quelques minutes après avoir remporté la Ligue des champions avec l’Inter Milan en 2010, José Mourinho fait comprendre qu’il est déjà passé à autre chose. « Je suis un entraîneur qui a gagné la Ligue des champions avec deux clubs différents. Mais je veux aussi être le premier à le faire avec trois clubs. Je ne m’arrête pas. L’Inter m’a donné beaucoup, mais moi, en retour, j’ai aussi tout donné et c’est pour ça que je me sens libre de prendre le choix que je désire. »

Comme un air de Porto, Mourinho évoque dans la presse son avenir une semaine avant la finale de la Ligue des champions, au grand désarroi du président de l’Inter Milan, Massimo Moratti : « Il n’y a jamais eu de dialogue direct, pas même une tentative de me faire comprendre directement la chose. (…) C’était à moi de comprendre et de ne pas m’énerver, car on tenait trop à ce que la saison se termine bien » déclare-t-il quelques jours après la victoire en Ligue des Champions. Ajoutant même : « Mourinho est plus attiré par l’argent que par le défi. » Jamais Mourinho n’a souhaité faire une troisième année à l’Inter.

Real Madrid (2010-2013)
Habitué à mettre une pression énorme sur ses joueurs et à électriser les relations entre son club et les parties adverses, le style Mourinho va atteindre une nouvelle dimension lors de son passage à Madrid. S’il permet au Real de remporter la Liga en 2012 et de briser l’hégémonie de Barcelone, ses accusations répétées sur la connivence entre l’UEFA et le Barça et ses mauvaises relations avec Cristiano Ronaldo et l’icône Iker Casillas, qu’il écarte sans ménagement, rendent sa troisième année au Real pénible, lors de laquelle il ne remporte aucun trophée.
Parti en croisade contre la presse et les arbitres, il rythme la Liga de polémiques. Cette façon de détourner les regards, d’allumer des contre-feux et de trouver des responsables extérieurs aux résultats décevants mine la maison tranquille et sereine qu’est le Real.

Chelsea (2013-2015)
Pour la première fois de sa carrière, José Mourinho retourne dans un club qui l’a fait roi. Accueilli en héros par des supporteurs qui ne l’ont jamais oublié, Mourinho leur offre un titre de champion en 2016, non sans déclencher de nouvelles polémiques. Cette pique envoyée à Samuel Etoo, alors qu’il se sait filmer par les caméras du Canal Football Club est révélatrice de sa méthode.

La troisième année est encore celle de trop. Une longue agonie, même, pour celui qui se bat d’ordinaire chaque année pour le titre et qui lors de la première partie de la saison 2015-2016 doit lutter pour que Chelsea ne sombre pas dans la zone de relégation. Dès la première journée, les difficultés se font sentir. L’affaire Carneiro, du nom de cette médecin entrée sur la pelouse pour soigner Eden Hazard sans l’autorisation du coach et virée par la suite, divise le club en interne.
Pour se protéger des mauvais résultats, Mourinho évoque une campagne menée contre Chelsea par la presse et une conspiration arbitrale. En décembre 2015, il est licencié alors que les Blues sont 16es. Quelques jours auparavant, il déclarait : « S’ils me virent, ils virent le meilleur entraîneur de leur histoire. »
Le refrain semble se répéter à chaque fois : Après deux ans de succès vient l’année des polémiques qui précipitent sa chute. La défaite de Manchester United face à Brighton lors de la deuxième journée de Premier League a fait ressurgir le spectre de l’année de trop. Le rendez-vous face à Tottenham ce week-end s’avère déjà décisif pour un « Special One » en danger.



                            


                        

                        

