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Compte rendu

L’Afrique du Sud renonce à construire de nouveaux réacteurs nucléaires

Pour sortir de sa dépendance au charbon, le pays privilégiera les énergies renouvelables.


LE MONDE
              datetime="2018-08-27T17:54:20+02:00"

        Le 27.08.2018 à 17h54

     •
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        Mis à jour le 27.08.2018 à 18h01






    
La centrale nucléaire de Koeberg, en Afrique du Sud, en 2007.
Crédits : STRINGER / AFP


L’Afrique du Sud a décidé de mettre entre parenthèses son projet controversé de relance de son parc nucléaire civil et privilégiera les énergies renouvelables pour sortir de sa dépendance au charbon, a annoncé, lundi 27 août, son ministre de l’énergie, Jeff Radebe.
« Nous allons lancer une étude pour déterminer s’il nous faudra plus de nucléaire après 2030 », a déclaré M. Radebe à la presse en présentant son très attendu plan de production d’électricité. « Mais jusque-là, nous n’envisageons pas d’augmenter notre capacité de production d’électricité nucléaire », a-t-il ajouté.

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Le gouvernement sud-africain évoque régulièrement depuis 2010 la perspective d’une relance de son programme nucléaire civil pour faire face à ses besoins de production d’électricité, fournie à 90 % par de polluantes centrales à charbon. Le pays dispose actuellement à Koeberg (sud), près du Cap, de deux réacteurs atomiques, les seuls du continent africain.
Projet pharaonique
Au pouvoir jusqu’en février, l’ex-président Jacob Zuma avait lancé un projet pharaonique de six à huit nouveaux réacteurs d’une capacité totale de 9 600 MW. Mais son prix estimé, supérieur à 1 000 milliards de rands (environ 70 milliards d’euros), faisait polémique dans un pays à l’économie toujours fragile. Plusieurs pays, dont la Russie, la France, la Corée du Sud et les Etats-Unis, s’étaient déjà mis sur les rangs.

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Le successeur de Jacob Zuma, Cyril Ramaphosa, a depuis plusieurs fois exprimé ses réticences. « Nous avons des capacités de production suffisantes et nous n’avons pas l’argent nécessaire pour un nouveau programme nucléaire », avait-il tranché en janvier.
« La demande d’électricité continue de baisser chaque année […] Pour l’année fiscale qui s’est achevée en mars 2018, l’électricité consommée était inférieure de 30 % à celle anticipée dans le plan de production 2010 », a plaidé lundi Jeff Radebe.
D’ici à 2030, le plan prévoit une baisse jusqu’à hauteur de 65 % de la part de l’électricité produite par le charbon et le renforcement de celles produites par le gaz et les énergies renouvelables. Le nucléaire fournira alors 4 % de l’électricité sud-africaine.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Accusant Moscou d’être responsable de l’empoisonnement d’un ex-agent double à Londres, Washington a interdit l’exportation de certains produits technologiques et les ventes d’armes.
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Empoisonnement au Novitchok : nouvelles sanctions commerciales américaines contre la Russie

Accusant Moscou d’être responsable de l’empoisonnement d’un ex-agent double à Londres, Washington a interdit l’exportation de certains produits technologiques et les ventes d’armes.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h39
   





                        



   


Les sanctions américaines contre Moscou, suite à l’attaque à l’agent chimique innervant Novitchok, au printemps dernier à Londres, sont entrées en vigueur lundi 27 août.
Début août, Washington est parvenu à la conclusion, comme Londres auparavant, que l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à l’agent Novitchok était imputable à la Russie. Selon un avis publié lundi au Journal officiel fédéral, les mesures punitives sont donc entrées en vigueur.
Elles portent notamment sur l’exportation de certains produits technologiques, comme des appareils ou de l’équipement électroniques, ou sur les ventes d’armes à la Russie. Mais Washington a exclu de la liste plusieurs types de produits, ainsi que ce qui est lien avec la coopération spatiale, au nom des « intérêts de sécurité nationale ». De la même manière, la fin de l’aide étrangère à la Russie, théoriquement prévue par les sanctions, est « suspendue ».

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Ultimatum de 90 jours
L’impact réel des mesures est donc difficile à évaluer, mais un haut responsable américain avait estimé début août qu’elles pourraient coûter « des centaines de millions de dollars » à l’économie russe. Surtout, elles pourraient être suivies d’autres plus sévères, et l’annonce de cette décision avait suffi à faire chuter les marchés financiers russes et le rouble.
Une loi américaine de 1991 sur l’élimination de l’usage des armes chimiques et biologiques oblige le président américain à imposer des sanctions contre toute personne étrangère s’il « détermine qu’elle a sciemment contribué aux efforts d’un pays pour acquérir ou faire l’usage d’armes chimiques ou biologiques ».
La Russie a désormais 90 jours pour déclarer qu’elle n’utilise plus d’armes chimiques ou biologiques, s’engager à ne plus le faire à l’avenir et permettre des inspections pour s’assurer de leur élimination.
En cas de non-respect de ces exigences, une deuxième salve de sanctions « draconiennes » sera décrétée, avait prévenu début août l’administration américaine, notant qu’elles pourraient aller jusqu’à interdire les aéroports américains aux compagnies aériennes russes ou même suspendre les relations diplomatiques entre les deux pays.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Min Aung Hlaing est accusé par un rapport de l’ONU, publié lundi, de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
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Facebook bannit le commandant en chef de l’armée birmane, accusé de « génocide » par l’ONU

Min Aung Hlaing est accusé par un rapport de l’ONU, publié lundi, de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h52
   





                        



   


Accusé d’avoir tardé à réagir à la prolifération de messages appelant à la violence contre les Rohingya en Birmanie, Facebook a tenu cette fois à agir vite. Lundi 27 août, dans la foulée de la publication d’un rapport de l’ONU sur les crimes commis contre cette minorité ethnique par des civils et des militaires birmans, le réseau social a annoncé avoir banni le compte du commandant en chef de l’armée, Min Aung Hlaing, ainsi que ceux d’une vingtaine d’autres individus et organisations également sanctionnés, comme la télévision militaire Myawady.
La plate-forme américaine dit ainsi avoir supprimé dix-huit comptes Facebook, un compte Instagram (application lui appartenant) et cinquante-deux pages Facebook. « Des experts internationaux (...) ont trouvé des preuves que beaucoup de ces individus et de ces organisations ont commis ou permis de graves violations des droits de l’homme dans le pays », explique Facebook. « Et nous voulons les empêcher d’utiliser notre service pour attiser davantage les tensions ethniques et religieuses. » 

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                Rohingya : l’ONU veut que le chef de l’armée birmane soit poursuivi pour « génocide »



Parmi les comptes et pages fermés, certains l’ont aussi été pour « comportement inauthentique coordonné » sur Facebook :
« Nous avons découvert qu’ils utilisaient des pages se faisant passer pour des espaces d’information ou d’opinion indépendants afin de mettre en avant les messages de l’armée birmane. Ce type de comportement est interdit sur Facebook. »
Facebook régulièrement épinglé
Lundi, les enquêteurs de la mission d’établissement des faits de l’ONU sur la Birmanie ont demandé, en conclusion de leur rapport, que le chef de l’armée birmane ainsi que cinq autres hauts gradés soient poursuivis par la justice internationale pour « génocide », « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ».
Ce document relève également les défaillances de Facebook, estimant qu’il a été « un instrument utile pour ceux qui cherchent à répandre la haine » et que sa réponse a été « lente et inefficace ». Le réseau social avait déjà été épinglé à ce sujet en mars par l’ONU, et avait promis plusieurs fois depuis des améliorations. A la mi-août, une enquête de l’agence de presse Reuters avait pourtant montré que plus d’un millier de messages appelant à la haine contre les Rohingya étaient toujours en ligne au début du mois.

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                En Birmanie, l’échec de Facebook contre l’incitation à la haine et les fausses informations



« Bien que nous ayons été trop lents à agir, nous faisons maintenant des progrès », a tenu à souligner Facebook dans son message, rappelant avoir amélioré ses technologies de détection des discours haineux et avoir renforcé ses équipes de modération, notamment pour intégrer davantage de personnes parlant birman.
Il est très rare que Facebook supprime les comptes de personnages officiels aussi haut placés. La question est délicate et s’est notamment posée, dans une autre mesure, pour Twitter, qui doit composer avec les messages de Donald Trump, régulièrement accusés de violer les règles du réseau social. L’entreprise avait fini par expliquer qu’elle ne sanctionnait pas le président américain car elle prenait en compte le facteur d’« intérêt public » de ses messages. Facebook a d’ailleurs précisé, dans son message publié lundi, qu’elle allait « préserver » les données de tous les comptes et pages birmans supprimés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ En 1996, la cote américaine comptait 8 025 sociétés, il n’y en a plus que 4 100 aujourd’hui. Wall Street finance de moins en moins l’économie des Etats-Unis constate, dans sa chronique, l’économiste Patrick Artus.
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« Wall Street va-t-elle disparaître ? »

En 1996, la cote américaine comptait 8 025 sociétés, il n’y en a plus que 4 100 aujourd’hui. Wall Street finance de moins en moins l’économie des Etats-Unis constate, dans sa chronique, l’économiste Patrick Artus.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 14h25
    |

                            Patrick Artus (Chef économiste de la banque Natixis, membre du du Cercle des économistes)








                        



                                


                            

Marchés. Les analystes de Goldman Sachs ont annoncé le 6 août que le montant des rachats d’actions par les entreprises américaines devrait atteindre 1 000 milliards de dollars cette année, alors que, en dehors des périodes de récession, il oscille depuis vingt ans entre 400 et 500 milliards de dollars par an.
Par ailleurs, Elon Musk a annoncé le 7 août, un peu précipitamment, que Tesla allait quitter le marché coté et racheter toutes ses actions, ce qui correspondrait à un montant de 55 milliards de dollars au cours actuel de Tesla, avant de changer d’avis, le 24 août.
Un rachat d’actions est une opération par laquelle une entreprise rachète (contre cash) ses propres actions à ses actionnaires, ce qu’elle peut faire à condition de déposer un programme de rachat auprès des autorités de supervision des marchés financiers. Depuis la fin des années 1990, ces rachats font disparaître chaque année à peu près 3 % du nombre d’actions cotées aux Etats-Unis, en moyenne.

Mais en 2018, ce chiffre devrait atteindre 4,5 %. Du fait de la baisse de la taxation des résultats des entreprises et du rapatriement des profits détenus à l’étranger, une plus grande part des profits servira en effet à financer ces rachats.
Emissions d’obligations
Pourquoi les entreprises américaines rachètent-elles ainsi massivement leurs actions ? La théorie financière affirme que ce choix est le signe d’une faible rentabilité des investissements d’une entreprise. Cette dernière est alors incitée à utiliser ses profits pour racheter ses actions plutôt que d’investir. L’argent ainsi rendu aux actionnaires permettrait à ceux-ci d’investir dans d’autres entreprises plus rentables, ce qui serait donc économiquement vertueux.

Mais cette thèse n’est pas correcte dans le cas des Etats-Unis. Les investissements des entreprises y sont très élevés, et sont entièrement financés par leurs bénéfices ; les rachats d’actions, eux, sont financés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », s’interroge sur les réactions opposées que suscitent les salaires du sport et ceux du CAC40.
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« Drôles de Français, qui encensent le footballeur et conspuent le patron »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », s’interroge sur les réactions opposées que suscitent les salaires du sport et ceux du CAC40.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 18h42
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. La fête du Mondial russe à peine finie, les affaires ont repris leurs droits : l’exubérance financière des grands clubs européens n’a pas faibli sur le mercato du football. L’Espagnol Kepa Arrizabalaga vient de rejoindre les Blues de Chelsea pour 80 millions d’euros, un record chez les gardiens de but. Loin, bien sûr, du faramineux transfert de Neymar au Paris-Saint-Germain en 2016 (220 millions), puis de Kylian Mbappé dans le club parisien en 2017 (180 millions). Le montant des transferts 2018 dans le monde n’est pas encore connu, mais il est passé de 3,5 milliards en 2014 à 5,5 milliards l’an dernier. Tout indique que cette course folle se poursuivra avec l’intérêt croissant de la Chine – et de son président Xi Jinping – pour le beautiful game.
Mais un autre « transfert » a attiré l’attention cet été, accompagné – cette fois – d’une volée de critiques indignées. Transfuge d’Air Canada, Benjamin Smith prendra en septembre la direction générale d’Air France-KLM, nanti d’une rémunération annuelle qui pourra atteindre 4,2 millions d’euros, quatre fois celle qui avait été octroyée à son prédécesseur démissionnaire, Jean-Marc Janaillac.

Un tel amalgame entre les superstars du ballon rond et les PDG de multinationale est peu pertinent, diront les économistes. C’est entendu, il n’y a pas de marché global des grands patrons comme il existe une Bourse des joueurs où s’échangent ces actifs incorporels qui font la richesse en trompe-l’œil des clubs européens. Les premiers sont le plus souvent liés à un pays et une culture qui les rendent incapables de jouer dans n’importe quelle équipe ; les seconds vont souvent aux plus offrants et s’adaptent à leur nouveau club, qui ne sont pas des entreprises comme les autres.
Bulle spéculative
Ils ont au moins en commun un rapport à l’argent assez proche : tous se comparent. Ronaldo voulait gagner autant que Messi, Ibrahimovic se rapprocher d’eux. Smith avait pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le Medef, qui tient les 28  et 29  août sa 20e université d’été, réclame la poursuite des réformes.
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Les patrons et Macron  : un soutien vigilant et critique

Le Medef, qui tient les 28  et 29  août sa 20e université d’été, réclame la poursuite des réformes.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h21
    |

            Jean-Michel Bezat, 
Raphaëlle Besse Desmoulières et 
                                Véronique Chocron








                        



                                


                            

La « macronmania » de certains patrons n’est pas totalement morte, mais l’enthousiasme de l’été 2017 est retombé. Et c’est un soutien critique et vigilant qu’ils devraient afficher, mardi 28 et mercredi 29 août, lors des 20e Universités d’été du Medef organisées à Jouy-en-Josas (Yvelines), qui seront ouvertes par Geoffroy Roux de Bézieux, successeur de Pierre Gattaz début juillet à la tête de l’organisation patronale.

Le premier ministre, qui ne s’était pas rendu sur le campus d’HEC l’an dernier, lui succédera à la tribune pour rappeler le train de réformes lancé depuis un an (code du travail, impôt sur les sociétés et ISF, formation professionnelle, réforme du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi…), décliner ses projets (budget, heures supplémentaires, assurance-chômage, retraites…) et annoncer l’examen prioritaire au Parlement, fin septembre, de la loi Pacte de soutien à l’activité. 
Mais Edouard Philippe, relayé par neuf ministres, invitera aussi les chefs d’entreprise à se mobiliser pour l’emploi et l’apprentissage alors que près de 200 000 offres restent non pourvues, selon Pôle Emploi, dans une France comptant 3,5 millions de chômeurs. L’exercice n’est pas trop risqué pour le chef du gouvernement. Réforme du code du travail, baisse progressive de l’impôt sur les sociétés, suppression de l’ISF : nombre de mesures répondent à des revendications anciennes du Medef.
A la veille de la renégociation de la convention Unedic
« Globalement, Pacte, ça nous va », indique au Monde M. Roux de Bézieux. Mais le patron des patrons met en garde « contre tout ce qui pourrait renchérir le coût du travail », notamment en matière d’indemnisation du chômage, à la veille de la renégociation de la convention Unedic. Il se dit cependant prêt à « tout mettre sur la table » à condition que l’on fasse une « réforme en profondeur » qui « n’écarte aucun sujet dans les différents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les retraités, les familles, mais aussi les entreprises devront participer aux économies voulues par l’exécutif.
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La difficile équation budgétaire du gouvernement

Les retraités, les familles, mais aussi les entreprises devront participer aux économies voulues par l’exécutif.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 17h01
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Ils seront de nouveau mis à contribution. Pour boucler le budget de l’Etat en 2019, les retraités, déjà impactés par la hausse de la CSG décidée en 2017, verront leur pouvoir d’achat diminuer. Même chose pour les familles. A la recherche d’économies pour faire face à une conjoncture économique moins favorable que prévue, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a annoncé, dans un entretien au Journal du dimanche, le 26 août, que les pensions de retraite, les allocations familiales et l’aide personnalisée au logement (APL) augmenteront ces deux prochaines années moins vite que l’inflation. En revanche, une revalorisation des heures supplémentaires interviendra dès 2019 pour les ­salariés. « Nous faisons le choix du travail », martèle le premier ministre.
Un message nuancé lundi matin par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui a dévoilé une série de mesures supplémentaires pour les entreprises. « Tout le monde sera mis à contribution pour rétablir les équilibres des finances publiques, les entreprises aussi », a-t-il assuré. De quoi laisser entendre que le social ne sera pas le seul touché, au risque de brouiller le discours général du gouvernement.

L’équation budgétaire est délicate pour l’exécutif. Il s’agit de ficeler le projet de loi de finances pour 2019 en respectant les promesses faites à Bruxelles : contenir le déficit sous les 3 % du PIB, réduire la dette, la pression fiscale et la dépense publique. Et ce alors que, dans le même temps, l’Etat devra faire face à une dépense exceptionnelle de 20 milliards d’euros liée à la transformation du crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse pérenne de cotisations sociales pour les entreprises. Sans compter la croissance, qui faiblit. L’an dernier, la bonne santé de l’économie avait poussé l’Etat à envisager une croissance de 1,9 % du PIB en 2019. Dans Le JDD, Edouard Philippe annonce qu’après le trou d’air du début 2018,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Guetté par l’épuisement au travail, le patron de Tesla multiplie les sorties troublantes. Une situation d’autant plus inquiétante que son entreprise dépend des investisseurs pour sa survie, explique l’éditorialiste économique Philippe Escande dans sa chronique.
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Au bord du burn-out, Elon Musk « devrait prendre des vacances »

Guetté par l’épuisement au travail, le patron de Tesla multiplie les sorties troublantes. Une situation d’autant plus inquiétante que son entreprise dépend des investisseurs pour sa survie, explique l’éditorialiste économique Philippe Escande dans sa chronique.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h16
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            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & profits ». Rien de tel qu’un retour de vacances pour s’interroger sur leur utilité. Reprendre des forces, changer d’atmosphère, faire des découvertes… Au XIXe siècle, quand le concept a émergé, on ne se posait pas cette question. Les riches inventaient les loisirs et les pauvres travaillaient douze heures par jour toute l’année. A présent, avec les conquêtes sociales, c’est souvent l’inverse.
Ainsi, le multimilliardaire américain Elon Musk, patron du constructeur automobile Tesla et des fusées SpaceX, assure n’avoir pas pris plus d’une semaine de vacances depuis 2001 et travailler 120 heures par semaine. Il devrait peut-être réfléchir, lui aussi, à prendre un peu de distance.
Bien sûr, cela le regarde – il a la chance d’être passionné par son travail –, mais à deux détails près. D’une part, cela affecte manifestement sa santé physique et mentale, et, d’autre part, son hyperactivité commence à avoir des conséquences dommageables pour son entreprise et les investisseurs qui lui font confiance.

Dans un entretien saisissant au New York Times du 16 août, il alterne rires nerveux et sanglots pour expliquer sa situation personnelle. Il ne quitte plus son bureau, abuse des somnifères et n’a quasiment plus de vie de famille. Bref, l’un des entrepreneurs les plus célèbres d’Amérique est au bord du burn-out, cet état particulier où l’on se consume et où l’on sombre dans la dépression par épuisement au travail.
Intervention des autorités du marché
Pour l’heure, Elon Musk ne semble pas basculer dans la détestation de soi et de son entreprise, dernier stade du burn-out. Mais il développe des symptômes inquiétants qui mettent en péril son activité même. En juin, il s’était mis à insulter les analystes financiers qui lui posaient des questions trop insistantes, puis, le 7 août, il avait fait part publiquement, sur son compte Twitter, de son intention de retirer Tesla de la Bourse, sans en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Trois ans après son lancement, l’offre commune d’informations entre Radio France et France Télévisions est présentée comme un exemple à suivre pour l’audiovisuel public.
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A Franceinfo, une rentrée placée sous le signe du « média global »

Trois ans après son lancement, l’offre commune d’informations entre Radio France et France Télévisions est présentée comme un exemple à suivre pour l’audiovisuel public.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 10h43
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Laboratoire à ses débuts, il y a trois ans, Franceinfo apparaît désormais comme un modèle pour l’audiovisuel public. A l’heure des synergies, l’alliance entre Radio France, France Télévisions, France Médias Monde et l’Institut national de l’audiovisuel (INA), qui a créé un média global d’informations en continu – présent sur la radio, la télévision (canal 27 de la TNT) et le numérique avec un site unique et une application mobile – a ouvert la voie.
Les débuts n’ont pas été faciles. Encore aujourd’hui, des critiques subsistent. Dans un tract publié en juin, le Syndicat national des journalistes de Radio France raillait une « télévision qui coûte un pognon de dingue », évoquant les travaux prévus pour aménager un nouvel espace télé dans la rédaction. « Une dépense qui va s’ajouter aux 4,7 millions d’euros de charges annuelles que représente déjà la participation de Radio France à la chaîne Franceinfo. »

En cette rentrée, le patron de Franceinfo radio, Vincent Giret, est droit face à son micro : « Plus personne dans la rédaction ne ­conteste cette stratégie. Certains redoutaient que cela fragilise la radio. Au contraire, elle a profité de l’effet média global et du rapprochement avec France Télévisions. »
Franceinfo était une radio seule ; elle s’est intégrée dans un « écosystème » regroupant également France Bleu et France 24 – dont les programmes sont diffusés la nuit sur le canal 27. Au centre de ce dispositif, l’« Agence », une unité de Franceinfo créée en janvier 2016 et composée de 17 personnes chargées d’un travail de veille et de vérification de l’information. Elle produit des dépêches qui « vont jusqu’au prompteur du présentateur du canal 27 », note M. Giret.

L’une des grandes satisfactions est d’avoir imposé cette marque sur le numérique : « Il faut se rappeler que le site de Franceinfo était en vingtième place, celui de France Télévisions, qui s’appelait Francetvinfo.fr,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut du pays nordique de 5,3 millions d’habitants a progressé de 0,4 %.
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La remontée des cours de l’or noir profite à la Norvège

Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut du pays nordique de 5,3 millions d’habitants a progressé de 0,4 %.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 09h48
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

L’optimisme est de retour à Stavanger. Il y a quatre ans, cette ville portuaire du comté de Rogaland, dans le sud-ouest de la Norvège, avait été durement frappée par la chute des cours du pétrole. Plus de 40 000 emplois avaient été détruits dans le pays, dont une bonne partie dans la région, centre de l’industrie pétrolière norvégienne. Beaucoup de travailleurs étrangers, attirés par les hauts salaires et les emplois, avaient plié bagage. « Mais, désormais, le coup de blues de Stavanger appartient au passé », observe Oystein Borsum, économiste en chef chez Swedbank, à Oslo. Les cours de l’or noir sont remontés. Les affaires tournent de nouveau. Et le taux de chômage dans le comté est tombé à 3,5 %, plus bas encore que la moyenne nationale (3,8 %).
La Norvège, plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, va mieux. Au deuxième trimestre, son produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,4 %, selon les chiffres officiels publiés vendredi 24 août. Un chiffre à première vue un peu décevant : l’activité a été pénalisée par le déclin de l’investissement immobilier des ménages (− 12 % sur les trois derniers trimestres), sous le coup des mesures prises par les autorités monétaires pour limiter la surchauffe du secteur. « Mais, pour le reste, la reprise est solide depuis plusieurs mois », souligne Moritz Degler, spécialiste du pays chez Oxford Economics.
La croissance du pays nordique et de ses 5,3 millions d’habitants pourrait même surpasser celle de son voisin suédois en 2019. Un panel d’économistes interrogés mi-août par Reuters estiment qu’elle devrait augmenter de 2,2 %, contre 2 % en Suède. « Au-delà, elle devrait progressivement ralentir, notamment en raison de la plus faible activité chez les principaux partenaires du pays », explique Jack Allen, économiste chez Capital Economics. En particulier l’Union européenne, qui absorbe 80 % de ses exportations de biens.
Dynamisme de l’emploi
Sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Depuis 2014, il a réussi à insuffler une nouvelle culture, et à faire franchir à l’entreprise la barre des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
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Satya Nadella réveille Microsoft par l’innovation et le collectif

Depuis 2014, il a réussi à insuffler une nouvelle culture, et à faire franchir à l’entreprise la barre des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 15h55
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Au cœur de l’été, le chiffre est presque passé inaperçu, comme un symbole d’une entreprise qui fait désormais moins de vagues, mais qui a aussi laissé ses difficultés loin derrière elle. Au cours de son exercice fiscal 2017-2018, clos le 30 juin, Microsoft a dépassé la barre des 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros) de chiffre d’affaires annuel. Une première en forme de consécration pour Satya Nadella, le directeur général, nommé en février 2014 pour revigorer le vieillissant concepteur de Windows.
A l’époque, Microsoft est à la croisée des chemins. Certes la société de Redmond, dans la banlieue de Seattle (Washington), demeure encore une formidable machine à profits. Mais ses positions sont menacées par l’essor des smartphones, une révolution qu’elle a complètement ratée et après laquelle elle ne cesse alors de courir. En août 2013, Steve Ballmer, le patron qui avait pris la suite du fondateur Bill Gates en 2000, est ainsi poussé vers la sortie par le conseil d’administration.
M. Nadella est nommé à son poste six mois plus tard. Certains y voient un choix par défaut : un mois plus tôt, Alan Mulally, annoncé comme favori, avait annoncé qu’il préférait rester au volant du constructeur automobile Ford (il a pris sa retraite en 2014). Peu connu du grand public, le nouvel homme fort de Microsoft est un pur produit de la maison, embauché en 1992 comme ingénieur informatique. S’il dirige alors la division spécialisée dans le cloud computing, l’informatique dématérialisée, il n’a aucune expérience à la tête d’une entreprise.

M. Nadella est né en 1967 à Hyderabad, la quatrième ville indienne. Adolescent, il se passionne autant pour l’informatique que pour le cricket. A 31 ans, il rejoint les Etats-Unis pour poursuivre ses études dans le Wisconsin. Une fois diplômé, il passe deux ans chez l’éditeur de logiciels Sun Microsystems, avant de rejoindre Microsoft. Un événement change sa vie : la maladie de son fils, Zain, atteint à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Ce report, qui concerne les salaires au niveau du smic, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros » selon le ministre de l’économie.
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La baisse des cotisations patronales sera repoussée à octobre 2019, annonce Bruno Le Maire

Ce report, qui concerne les salaires au niveau du smic, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros » selon le ministre de l’économie.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 09h03
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 12h49
   





                        


Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a annoncé, lundi 27 août, le report au 1er octobre 2019 d’une baisse de cotisations patronales de quatre points, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier, afin de contenir le déficit public.
Ce report, décidé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, et qui concerne les salaires au niveau du smic, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros », a assuré sur RTL M. Le Maire.
Rassurer les entreprises
Selon le ministre, la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en baisse de charges pérennes, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, aura, en revanche, bel et bien lieu au 1er janvier.
« En plus de cette transformation du crédit d’impôt en allégement de charge, nous avions prévu un nouvel allégement de quatre points supplémentaires des cotisations sociales au niveau du smic pour toutes les entreprises dès le 1er janvier 2019 », a rappelé M. Le Maire

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« J’ai proposé au président de la République et au premier ministre que nous reportions cet allégement de quatre points supplémentaires du 1er janvier 2019 au 1er octobre 2019 », a-t-il ajouté. Ce report, décidé dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, va permettre « d’économiser plus de deux milliards d’euros », a assuré M. Le Maire, estimant que « tout le monde » devait être « mis à contribution pour rétablir l’équilibre des finances publiques ».
« Aucune entreprise n’y perdra, mais c’est une question de justice », a déclaré le Bruno Le Maire, qui s’exprimait au lendemain de l’annonce par le premier ministre des arbitrages pour le budget 2019, marqué notamment par de nouvelles économies dans le champ des prestations sociales.
La grogne des retraités
Le gouvernement est régulièrement critiqué, notamment par la gauche, pour ses choix budgétaires jugés très favorables aux entreprises et pas assez aux salariés ou aux retraités, et donc au pouvoir d’achat.
En 2018, le gouvernement avait augmenté la CSG de 1,7 point pour 60 % des retraités afin de compenser la baisse des cotisations sociales des actifs.
Le ministre de l’économie, Bruno le Maire, a donc pris le temps de rassurer que les retraités, affirmant qu’ils ne seraient « pas perdants », malgré la faible hausse des prestations sociales prévue dans le budget 2019, notamment celle des pensions de retraite.
« Aucune prestation sociale ne sera réduite. [Les retraités] ne seront pas perdants, leur pension de retraite sera revalorisée moins vite, mais elle continuera à être revalorisée », a déclaré M. le Maire au micro de RTL.

        Vérification :
         

          quand Bruno Le Maire nie « l’évidence » sur le pouvoir d’achat des retraités



La veille, le premier ministre Edouard Philippe avait annoncé dans Le Journal du dimanche que le budget serait bâti sur une prévision de croissance de 1,7 % au lieu de 1,9 %.
En conséquence, l’aide personnalisée au logement, les allocations familiales et les pensions de retraite ne progresseront que de 0,3 % par an en 2019 et 2020, un chiffre bien en deçà de l’inflation attendue par l’Insee à 1,7 % en fin d’année.
« Nous revalorisons l’allocation adultes handicapés, ceux qui sont le plus en difficulté, de 50 euros par mois, nous allons revaloriser la prime d’activité, nous allons revaloriser le complément de garde pour les familles monoparentales », a précisé Bruno Le Maire, lundi, assurant que le gouvernement faisait « très attention à préserver les plus fragiles ».
Le ministre de l’économie et des finances s’est, par ailleurs, engagé sur l’absence d’augmentation des impôts pendant le quinquennat.

Il n’y aura aucune augmentation d’impôts pendant ce quinquennat et aucun nouvel impôt. Ce qu’il y aura, c’est surtout une baisse d’impôts ! #RTLMatin pic.twitter.com/ygPm5RnhhM— Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) 27 août 2018






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Obtenir une rentabilité locative supérieure à 10 % net est possible dans cette ville du Michigan (Etats-Unis) en pleine renaissance. Mais les chausse-trappes sont nombreuses.
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Detroit : une ville pour les investisseurs qui n’ont pas froid aux yeux

Obtenir une rentabilité locative supérieure à 10 % net est possible dans cette ville du Michigan (Etats-Unis) en pleine renaissance. Mais les chausse-trappes sont nombreuses.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 07h46
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Berceau de l’industrie automobile aux Etats-Unis, la plus grande ville du Michigan a connu son heure de gloire dans la première partie du XXe siècle, quand Ford, General Motors et Chrysler y concentraient l’essentiel de leur production. Après la seconde guerre mondiale, la ville a entamé son déclin. « Les classes moyennes et supérieures, essentiellement blanches, ont progressivement quitté la ville pour s’installer à la périphérie. En 1967, les émeutes raciales ont encore accéléré ce processus », raconte Henri Briche, doctorant en science politique sur les politiques de peuplement et l’attractivité résidentielle des villes en déclin.
Detroit, qui comptait 1,85 million d’habitants dans les années 1950, n’en recense plus aujourd’hui que 673 000. La crise immobilière et la crise du secteur automobile à partir de 2008 lui ont porté le coup de grâce, et la ville a dû se déclarer en faillite en 2013, avec plus de 18 milliards de dollars (15,53 milliards d’euros) de dette.

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Son maire de 2002 à 2008, Kwame Kilpatrick, a même été condamné à vingt-huit ans de prison pour fraude et racket. En 2014, les fonctionnaires n’étaient plus payés, et notamment les policiers ; Detroit est devenue la ville la plus dangereuse des Etats-Unis, avec 14 504 crimes violents. Et c’est aussi est la plus pauvre des grandes villes : 42 % de sa population vivait en dessous du seuil de pauvreté en 2014.
Des signes de revitalisation
Cette année-là, le démocrate Mike Duggan, premier maire blanc de Detroit depuis 1974, a été élu pour remettre la ville sur pied. Dans sa tâche, il a bénéficié d’un coup de pouce de plusieurs milliardaires natifs de Detroit. Grâce à leurs investissements, le centre-ville reprend des couleurs. Dan Gilbert a ainsi dépensé plus de deux milliards de dollars depuis 2013 pour acheter une centaine de bâtiments dans Downtown, soit 70 % de ce quartier. La famille Ilitch, propriétaire de la chaîne de pizzerias Little Caesar’s, a également dépensé 2,1 milliards de dollars dans un gigantesque complexe sportif (la Little Caesars Arena) qui accueille les franchises de hockey (les Red Wings) et de basket (les Pistons).
Autre signal positif, Ford a confirmé en août son intention d’investir 740 millions de dollars pour restaurer l’un des lieux les plus emblématiques de la ville, la gare ferroviaire Michigan Central Station, pour y installer ses équipes dédiées à la voiture du futur. Ces dernières années, plusieurs grands groupes – dont Amazon, Google, Microsoft et Ikea – ont aussi décidé de s’implanter à Detroit.

   


Résultat : le taux de chômage (7,8 %) a baissé, et ces nouveaux emplois attirent de jeunes diplômés venant de New York et de Chicago. Avec une petite révolution à la clé, cette population préfère s’installer en centre-ville plutôt que prendre quotidiennement sa voiture. C’est pourquoi les quartiers centraux (Downtown, Midtown, Corktown, Detroit East Riverfront) sont en plein de renouveau. Pour la première fois depuis le début de la crise, une nouvelle tour va même y être construite prochainement.
Forte rentabilité nette
Le redressement est enclenché, mais il s’annonce long et difficile. Il reste environ 80 000 maisons abandonnées à Detroit : un tiers de la ville est en friche, ce qui correspond à la surface de Paris. Déjà 14 000 ont été démolies depuis 2014, et la mairie prévoit d’en détruire autant chaque année. « La mairie a ciblé une poignée de quartiers à revitaliser en priorité. Ils sont situés à moins de 3 miles [4,83 kilomètres] du centre et peuvent être facilement reliés au centre-ville », explique Xavier Mosquet, responsable du secteur automobile au Boston Consulting Group (BCG), basé à Detroit.
« C’est dans ces zones qu’il faut investir. Je conseille de cibler, à l’ouest de la ville, les quartiers de Bagley et de Rosedale Park et, à l’est, Harper Woods et East English Village », recommande Rudy Noulé, fondateur de Detroit. immo. Installé dans la « Motor City » depuis 2013, ce Français a acquis et revendu près de deux cent trente maisons, profitant des prix « à la casse ».

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Malgré une hausse de 400 % entre 2014 et 2018, le prix moyen du mètre carré ne dépasse pas 682 dollars (588 euros) à Detroit, quand il culmine à 4 417 dollars (3 808 euros) à Miami. « Ici, on peut trouver une maison rénovée de 120 mètres carrés partir de 60 000 dollars. Il s’agit, par exemple, d’une bâtisse en pierre avec trois pièces construite entre 1940 et 1960, qui peut être louée 850 dollars par mois, ce qui permet d’obtenir une rentabilité nette supérieure à 10 %. D’ici à cinq ans, son prix devrait être multiplié par 2,5 ! », poursuit M. Noulé.
trouver un locataire solvable n’est pas toujours évident compte tenu du taux de vacance élevé (23 %) et de la pauvreté des habitants de Detroit
« La ville est très vaste et il y a beaucoup d’opportunités, mais tous les quartiers ne se valent pas. Il ne faut pas acheter là où il y a trop de maisons vacantes, car les familles ne s’installent pas dans les endroits qui ne sont pas sûrs. Attention aussi car la plupart des maisons libres n’ont pas été habitées depuis au moins quarante ans. Le budget des travaux de rénovation est souvent supérieur au prix d’achat », indique Yoann Dorat, fondateur d’Elipsis realty. Cette société, qui accompagne des investisseurs français aux Etats-Unis, leur promet une rentabilité nette d’au moins 8 %.
Des chiffres très attractifs, qu’il faut cependant considérer avec précaution. Certes, l’imposition des loyers est faible aux Etats-Unis : la plupart des charges locatives peuvent être déduites, et les propriétaires qui louent bénéficient d’un abattement de 6 000 dollars par an. Cependant, trouver un locataire solvable n’est pas toujours évident compte tenu du taux de vacance élevé (23 %) et de la pauvreté des habitants.

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De plus, il peut arriver que le logement loué soit dégradé par son locataire, plombant ainsi la rentabilité de l’investissement. Et les habitations les moins chères sont généralement situées dans des quartiers où la réputation des écoles est médiocre, un facteur clé de l’appréciation d’un bien immobilier pour les Américains.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les négociations bilatérales entre les Etats-Unis et le Mexique sur l’avenir de l’accord de libre-échange nord-américain progressent et se poursuivront lundi, a déclaré le ministre mexicain de l’économie.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Alena : discussions « de la dernière heure » sur l’accord de libre-échange

Les négociations bilatérales entre les Etats-Unis et le Mexique sur l’avenir de l’accord de libre-échange nord-américain progressent et se poursuivront lundi, a déclaré le ministre mexicain de l’économie.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 04h50
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 07h48
   





                        



   


Les discussions sur la révision de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) se sont poursuivies, dimanche 26 août à Washington, entre les Etats-Unis et le Mexique, le négociateur en chef pour le Mexique les qualifiant de « pourparlers de la dernière heure ».
A l’issue de cette énième journée de discussions, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, qui était accompagné de Jared Kushner, le gendre du président Donald Trump, a brièvement indiqué dimanche qu’il n’y avait pas encore d’accord.
Ildefonso Guajardo, le ministre mexicain de l’économie, qui a conduit la délégation de son pays, avait affirmé dimanche en arrivant au bureau de l’ambassadeur au commerce qu’on atteignait « les dernières heures de la négociation ». Mais trois heures plus tard, il avait déclaré à des journalistes : « Il ne faut pas crier victoire. » Il a rappelé qu’il faudrait « au moins une semaine pour travailler avec le Canada », le troisième partenaire du pacte commercial trilatéral signé il y a vingt-quatre ans et que l’administration Trump a dénoncé il y a un an.
La veille, Jesus Seade, un conseiller économique du nouveau président élu mexicain – Andres Manuel Lopez Obrador n’est pas encore entré en fonctions – qui participe aux négociations, avait annoncé que la délégation allait encore rester quelques jours dans la capitale américaine : « Lundi ou mardi minimum, peut-être plus. »
« Deux ou trois thèmes » en suspens
Pour l’instant, Américains et Mexicains négocient le pan bilatéral de la réforme de l’Alena, tandis qu’Ottawa est censé se joindre à eux lorsque les discussions seront plus avancées. Le Canada s’est déclaré ces jours-ci prêt à se joindre à la table des négociations dès qu’il y sera convié.
La délégation du Mexique, qui comprend également le ministre des affaires étrangères Luis Videgaray, a fait la navette au cours des cinq dernières semaines entre Mexico et Washington pour tenter de dépasser les désaccords avec leurs homologues des Etats-Unis. « Deux, trois thèmes » restaient en suspens pour conclure un accord de principe, a dit M. Videgaray, sans donner plus de détails.
L’une des principales pierres d’achoppement dans les négociations bilatérales est la question des règles d’origine dans l’industrie automobile. Les Etats-Unis cherchent à durcir la réglementation, ce qui priverait le Mexique des avantages obtenus par les bas salaires et les échanges libres de tarifs douaniers.

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Accord vital pour le Mexique
Selon des informations de presse, le nouvel accord va augmenter l’exigence de contenu régional pour les véhicules produits en Amérique du Nord, de 62,5 % actuellement à environ 70 %. Mais il faudra, en outre, que 40 % de la valeur provienne de régions où les salaires sont d’environ 16 dollars de l’heure. Les véhicules assemblés dans des usines existantes qui ne respectent pas cette règle paieraient des droits de 2,5 %. M. Seade a assuré que ce dossier de l’automobile était « essentiellement résolu », malgré « certains aspects relevant des délais ou d’autres détails ». Un autre sujet d’âpres discussions porte sur l’introduction d’un nouveau chapitre relatif à l’énergie dans l’Alena.
Samedi, Donald Trump avait affirmé sur Twitter qu’un accord avec le Mexique était en vue. « Notre relation avec le Mexique se renforce d’heure en heure. De très bonnes personnes dans l’ancien et le nouveau gouvernement, tout le monde travaille bien ensemble… Un grand accord commercial avec le Mexique pourrait arriver bientôt ! », avait écrit le président américain.
Signé en 1994 par l’administration Clinton, l’Alena est jugé « désastreux » par Donald Trump, qui a exigé sa refonte et a envisagé des accords bilatéraux séparés. Cet accord est vital pour le Mexique, qui exporte près de 80 % de ses produits vers le marché américain.

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Les petites lignes ferroviaires en sursis

Si le gouvernement n’a pas repris, au printemps, les conclusions du rapport Spinetta, l’éventuelle fermeture d’une partie du réseau secondaire est toujours d’actualité.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
27.08.2018 à 11h48
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Julie de la Brosse







                        



                                


                            

Le train Béziers-Neussargues relie sur 277 kilomètres le Languedoc à l’Auvergne, empruntant le somptueux viaduc Eiffel de Garabit, qui déploie son arche rouge à 122 mètres au-dessus des gorges de la Truyère. Depuis des années, cette mythique et pittoresque ligne des Causses, mise en service en 1858 pour désenclaver les bassins miniers de l’Hérault, est en sursis. Un comité de défense a même vu le jour en 1995, après que la SNCF a pour la première fois menacé la ligne de fermeture. Mais le manque criant de voyageurs relance régulièrement ce scénario noir.
Alors que les Français semblent viscéralement attachés à leurs « tortillards », associés dans l’imaginaire collectif au romantisme ferroviaire du XIXe siècle et à l’épopée des congés payés, ils sont de moins en moins nombreux à les fréquenter, ravivant invariablement les plans de fermeture des « petites lignes ».
Moins de cinq allers-retours par jour
En février, l’émotion provoquée par le rapport Spinetta a montré combien le sujet était sensible. Piloté par l’ancien patron d’Air France, celui-ci recommandait de « se poser la question du dimensionnement du réseau français » en réalisant un audit précis de chacune de ces lignes, pour pouvoir réaliser des arbitrages. Mais face à l’agitation colère des médias et à la vindicte des élus locaux, le gouvernement a immédiatement fait machine arrière. « L’avenir des petites lignes ne sera pas tranché de Paris », a répliqué en substance le premier ministre, Edouard Philippe. Avant de préciser que rien ne serait décidé sans l’accord des régions. Une manière de renvoyer la patate chaude aux élus ? Ce qui est sûr, c’est que le sujet risque de revenir sur la table à l’automne avec la publication de l’audit de SNCF Réseau commandé par le gouvernement.

Au fond, que disait précisément le rapport Spinetta ? Rien de très neuf en réalité. En 2005, l’audit de l’Ecole polytechnique de Lausanne a le premier déclenché la prise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les gares sont devenues des lieux où la circulation prime aujourd’hui sur l’attente. Les grandes gares, avec leur atmosphère jadis si particulière, miment désormais les grands centres commerciaux, explique l’historien.
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Georges Ribeill : « Les petites gares de province étaient chargées de vécus affectifs forts »

Les gares sont devenues des lieux où la circulation prime aujourd’hui sur l’attente. Les grandes gares, avec leur atmosphère jadis si particulière, miment désormais les grands centres commerciaux, explique l’historien.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h30
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Julie de la Brosse







                        



                                


                            

Historien et sociologue du rail, Georges Ribeill explique comment les gares et les trains ont perdu progressivement leur aspect romanesque, mais restent présents dans notre mémoire collective.
Fermer une ligne de train est toujours très compliqué, comme si l’histoire de France était intimement liée à celle du chemin de fer. Pourquoi ?
En France, le train va véritablement se populariser sous la IIIe République, avec le plan Freycinet (voir « Les coûteux grands travaux du plan Freycinet », David Le Bris, Le Monde du 12 juillet 2014), lancé en 1879, dont l’objectif était de faciliter l’accès au chemin de fer à tous les Français. Conforme aux principes de la justice distributive et bien qu’inachevé car trop coûteux, il témoigne de la haute idée que se faisaient les élus républicains du progrès. Idéalement, le triptyque de la mairie, de l’école et de la gare devait équiper un maximum de communes !
Cela explique-t-il la nostalgie qui entoure le train ?
Outre cette valeur symbolique de l’intégration au territoire national, les petites gares de province ont été des lieux chargés de vécus affectifs très forts : lieux d’adieux ou de retrouvailles, de mouchoirs agités, voire d’embrassades fougueuses… Il y avait une vie propre à la gare, sa cour encombrée, son mythique buffet, son chef de gare, notable local se prêtant au concours de la plus belle gare fleurie. A l’arrivée, la vue du mécanicien [l’ancien nom des conducteurs de train] dans sa cabine, ce cavalier des temps modernes maîtrisant les chevaux-vapeur de sa locomotive, motivait l’admiration du voyageur.
Quant aux voyages en train, ils étaient bien plus romanesques qu’aujourd’hui : en 1975, la voiture « coach » Corail, avec son couloir central, a « tué » la voiture à compartiments séparés, propice à une sociabilité singulière et à un imaginaire fantasmatique du couloir qu’exploiteront largement la littérature et le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Cela fait plus de quarante ans que l’ancienne capitale de la chaussure en Ille-et-Vilaine n’est plus desservie par les rails. Une blessure jamais cicatrisée. Mais aujourd’hui, des Fougerais se mobilisent pour faire revenir le train en ville.
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Fougères pleure encore son train perdu

Cela fait plus de quarante ans que l’ancienne capitale de la chaussure en Ille-et-Vilaine n’est plus desservie par les rails. Une blessure jamais cicatrisée. Mais aujourd’hui, des Fougerais se mobilisent pour faire revenir le train en ville.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h30
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Julie de la Brosse







                        



                                


                            

De la gare néoclassique en pierre blanche et brique rouge, il ne reste plus que des photos en papier sépia, « la Brasserie de la gare », et une fresque représentant une machine à vapeur déboulant sur des quais bondés, cachée à l’arrière du cinéma Le Club… Cela fait plus de quarante ans maintenant que Fougères, l’ancienne capitale de la chaussure en Ille-et-Vilaine, a perdu son train. Et dans le cœur des Fougerais qui ont connu la petite micheline rouge qui allait jusqu’à Châteaubriant, en passant par Vitré, la blessure n’a jamais complètement cicatrisé.
« A l’époque, on partait avec mes parents pêcher puis danser à la guinguette à Châtillon-en-Vendelais », se remémore, nostalgique, Bernard Letourneur, cariste de 52 ans, accoudé au bar du Tabac des Halles. Quand on lui demande s’il espère voir revenir le train un jour, Bernard est dubitatif. « Bien sûr qu’on aimerait, on est la seule ville de Bretagne de plus de 20 000 habitants sans train. Mais maintenant que les rails ont été remplacés par des voies vertes, je ne vois pas très bien comment on pourrait revenir en arrière. » A la place de l’ancienne gare, un cinéma, une médiathèque et un centre commercial flambant neuf ont définitivement gommé la vie ferroviaire de Fougères.
Alors, utopique, le retour du train à Fougères ? Ce n’est pas ce que pensent les membres du FRET (Fougères-Rennes en train), un collectif né en 2014 et réunissant la CGT, la FSU, le PCF, La France insoumise et quelques associations environnementales. « D’ici à vingt ans, avec l’explosion de la population rennaise, Fougères intégrera l’aire métropolitaine de Rennes. C’est pourquoi il faut lancer des travaux structurants dès maintenant », explique Benoît Montabone, enseignant en géographie à l’université de Rennes et membre du FRET.
Depuis quatre ans, le FRET travaille sur ce scénario. Objectif : créer un barreau ferroviaire reliant les lignes de Saint-Malo et de Rennes, et qui permettrait de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le premier ministre veut donner la priorité à « la rémunération de l’activité », entend réformer les allocations, le chômage, les retraites, et supprimer 4 500 postes dans la fonction publique.
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Edouard Philippe privilégie le travail plutôt que les prestations sociales dans son projet de loi de finances 2019

Le premier ministre veut donner la priorité à « la rémunération de l’activité », entend réformer les allocations, le chômage, les retraites, et supprimer 4 500 postes dans la fonction publique.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 01h34
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27.08.2018 à 10h54
   





                        



   


Cotisations sur les heures supplémentaires, allocations familiales et retraites, assurance-chômage, arrêts maladie et emplois dans la fonction publique : le premier ministre, Edouard Philippe, annonce, dans une interview au Journal du dimanche (JDD) du 26 août, la ligne qu’il compte défendre dans le cadre du projet de loi de finances 2019.
Heures supplémentaires, allocations et retraite
Les salariés ne paieront plus de cotisations sur leurs heures supplémentaires dès septembre 2019, mais l’aide personnalisée au logement (APL), les allocations familiales et les retraites augmenteront moins vite que l’inflation d’ici à 2020, a annoncé le chef du gouvernement.
« Dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public », dit M. Philippe, selon qui « cela représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an » pour « une personne payée au smic ». Cette mesure coûtera « 2 milliards » d’euros.
Parallèlement, trois prestations sociales — « l’APL, les allocations familiales, les pensions de retraite » — « progresseront de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 ». C’est nettement moins que l’inflation, qui s’élevait en juillet à 2,3 % sur un an. En revanche, « les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA [revenu de solidarité active], seront augmentées conformément à la loi », ajoute le premier ministre.
M. Philippe assure, en outre, que « la prime d’activité, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés » augmenteront « très significativement », conformément aux promesses de campagne d’Emmanuel Macron.
Il confirme que les contrats aidés verront leur financement diminuer. Depuis son arrivée aux affaires, le gouvernement a déjà nettement réduit la voilure en la matière, avec seulement 200 000 nouveaux contrats aidés budgétés pour 2018, après 320 000 en 2017 et 459 000 en 2016.
Pour rendre ces arbitrages, l’exécutif a fait le choix d’une politique « qui privilégie (…) la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations », explique le premier ministre. « C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère », dit-il.
Assurance-chômage dégressive ?
Edouard Philippe dit n’avoir aucun « tabou » concernant l’évolution des règles de l’assurance-chômage, n’excluant pas de « discuter » d’une dégressivité des allocations des cadres supérieurs, une mesure proposée récemment par un député de la majorité. « La question de la dégressivité des allocations-chômage a été posée par le député [La République en marche] du Val-d’Oise Aurélien Taché. Nous pouvons en discuter, nous n’aurons ni tabou ni présupposés », déclare le premier ministre.
M. Philippe tient ces propos alors qu’il doit recevoir dans quelques jours les partenaires sociaux à Matignon, notamment pour préparer une renégociation des règles de l’assurance-chômage, qui devra aboutir d’ici à février.

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« Je suis déterminé à avoir avec les partenaires sociaux une discussion sur la meilleure façon d’établir un système financièrement équilibré qui garantisse la justice sociale et favorise le retour à l’emploi, a-t-il ajouté. Partout où il y a des mécanismes qui n’incitent pas à retrouver rapidement un emploi, il faudra agir. Je dis bien partout. »
Aurélien Taché a évoqué cette semaine la possibilité d’une « dégressivité » des allocations pour les cadres supérieurs, arguant que la « justice sociale » ne consiste pas à « couvrir pendant deux ans des gens qui ont de très hauts revenus et pourraient trouver un emploi ». Cette proposition a provoqué la colère de la CFE-CGC, le syndicat des cadres.
Pas de transfert des arrêts maladie
Le financement des arrêts pour maladie ne fera pas l’objet d’un « transfert brutal » vers les entreprises, assure M. Philippe, selon qui « tous les acteurs » doivent agir pour contenir leur progression. « J’écarte l’hypothèse d’une mesure brutale de transfert vers les entreprises, c’est clair », affirme le premier ministre.
Le quotidien Les Echos écrivait au début d’août que l’exécutif envisageait de faire prendre en charge par les entreprises, à la place de la Sécurité sociale, quatre jours d’indemnités journalières pour les arrêts de moins de huit jours. Un projet auquel le patronat s’était vivement opposé, à l’instar de la ministre du travail, Muriel Pénicaud — contrairement à sa collègue de la santé, Agnès Buzyn —, qui l’a fait savoir dans une lettre envoyée à la fin de juillet au premier ministre et révélée cette semaine par L’Express.
« En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé » Edouard Philippe
« Notre politique vise à augmenter la croissance et à favoriser le retour à l’emploi. Nous avons pris beaucoup de mesures pour stimuler l’activité des entreprises et l’investissement ; on ne va pas envoyer de contre-message », explique aujourd’hui au JDD le chef du gouvernement.
Mais, ajoute-t-il, « l’enjeu des arrêts maladie est considérable. Chaque année, un peu plus de 10 milliards d’euros sont consacrés à l’indemnisation des salariés arrêtés, et ce volume progresse de plus de 4 % par an. En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé ».

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Pour M. Philippe, « c’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire », et la part croissante des dépenses de santé destinées à couvrir les arrêts maladie « veut dire qu’on a moins d’argent pour le financement des hôpitaux ou de nouveaux traitements ». « Tous les acteurs du système doivent se mettre autour de la table pour trouver les moyens de contenir cette progression, dit-il. Donc il ne s’agit pas de renvoyer vers tel ou tel le coût de ces indemnisations — les entreprises pas plus que d’autres. C’est ensemble qu’il faut résoudre le problème. Mais je veux dire à tous que cela ne peut pas durer. »
Suppression de postes
Le gouvernement prévoit également la suppression d’environ 4 500 postes dans la fonction publique d’Etat en 2019, et le chiffre sera « supérieur à 10 000 en 2020 », annonce M. Philippe. « Nous tiendrons l’objectif du président de la République de supprimer 50 000 postes à l’horizon 2022 ».
Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle la suppression de 120 000 postes au total dans la fonction publique au cours du quinquennat, dont 50 000 dans le périmètre de l’Etat où, dans le cadre du budget 2018, 1 600 suppressions de poste ont déjà été actées.
Interrogé sur la montée en puissance très progressive de ces suppressions de postes, M. Philippe explique qu’il « ne [croit] pas à la politique du rabot ». « Notre méthode privilégie une transformation de l’action publique en profondeur et le développement du numérique, des économies à long terme et une amélioration du service public. La réduction du nombre de fonctionnaires n’est pas le fondement mais la conséquence d’une transformation de l’action publique qui monte en puissance au fil du temps. »
Quant aux postes qui seront supprimés, « nous avons annoncé des réorganisations au ministère des finances, dans l’audiovisuel public, dans le réseau extérieur de l’Etat », rappelle-t-il. « Mais il y aura par ailleurs des recrutements : plus de 2 000 agents supplémentaires dans la police, la gendarmerie et à la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure], 1 300 à la justice — parce qu’il s’agit de priorités. »

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Elle succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.
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L’exécutif nomme Céline Poulet coordinatrice pour ses politiques du handicap

Elle succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 18h09
   





                        


Le gouvernement a nommé Céline Poulet au poste de secrétaire générale du comité interministériel du handicap (CIH), selon un arrêté publié vendredi 24 août au Journal officiel.
Mme Poulet, actuellement déléguée nationale aux personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge française, succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.
Elle « sera chargée de coordonner l’ensemble des actions gouvernementales menées en faveur des personnes handicapées et de suivre la mise en œuvre des décisions prises par le comité interministériel du handicap », a écrit Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Sur les six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger.
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Les touristes chinois privilégient l’Asie

Sur les six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h53
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Dans le secteur du tourisme, le Chinois est roi. Tous les pays hôtes cherchent à l’attirer, même si l’on se gausse volontiers de ses prétendues mauvaises manières, tels des aristocrates désargentés face à un nouveau riche. Au cours des six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période de 2017. C’est l’un des chiffres publiés, mercredi 22 août, dans une étude par l’Académie du tourisme de Chine, qui dépend des ministères du tourisme et de la culture.
Pour son directeur, Dai Bin, cette progression s’explique par l’augmentation du pouvoir d’achat de ses compatriotes. Une tendance qui devrait se poursuivre selon un rapport de Morgan Stanley publié en mai : en 2030, plus de 35 % de la population sera considérée comme appartenant aux couches les plus favorisées (classe moyenne supérieure et au-delà) – contre 10 % en 2015. Le revenu annuel disponible devrait s’élever à plus de 10 800 dollars (près de 9 300 euros), soit deux fois plus qu’en 2015 pour les ménages vivant dans des villes, souligne l’étude.

M. Dai note aussi les efforts déployés par les pays hôtes qui facilitent l’octroi de visas et les opérations de détaxe. Par ailleurs, de plus en plus de vols directs relient des villes moyennes chinoises à l’étranger. « Nous prévoyons que, sur l’ensemble de l’année, le marché du tourisme à l’étranger maintiendra une croissance à deux chiffres », a déclaré M. Dai et ce, malgré l’incidence négative de la baisse du yuan sur le taux de change.
Une redoutable arme diplomatique
Les destinations favorites sont asiatiques. D’abord, les régions administratives spéciales de Hongkong et de Macao, anciennes colonies occidentales, et les autres pays d’Asie : la Thaïlande – où se développe un tourisme médical –, le Japon, le Vietnam, Singapour et la Malaisie. En décembre 2017, un sondage...




                        

                        

