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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Passionné de science-fiction, illustrateur d’une centaine de livres du genre, il a mis en image les planètes extrasolaires qui échappent aux télescopes.
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Manchu, le peintre d’exoplanètes que personne n’a jamais vues

Passionné de science-fiction, illustrateur d’une centaine de livres du genre, il a mis en image les planètes extrasolaires qui échappent aux télescopes.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 19h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Lorsque l’illustrateur Manchu vient vous chercher en gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), c’est dans une grande Ford blanche de 1973 sur laquelle tout le monde se retourne. On croirait que le Scotty de Star Trek nous a téléportés dans une vieille série américaine, Mannix ou Les rues de San Francisco… « Quand j’ai retrouvé mes dessins de môme, confie Manchu en actionnant le levier de la boîte automatique, mes voitures, c’étaient déjà des américaines. J’ai une culture plus américaine que française… » Encore n’a-t-il pas pris son coupé Chrysler Imperial 1973 ou sa Ford Fairlane bicolore de 1958 – pneus à flancs blancs, aussi voyante que son propriétaire est humble et discret – dont le manuel d’atelier trône dans son salon.
Et quel salon ! Plutôt l’annexe d’un musée de la science-fiction. Entre autres : le haut de la combinaison spatiale de Kane, le malheureux personnage d’Alien interprété par John Hurt ; le casque de Bowman dans 2001 : l’Odyssée de l’espace ; l’arme du Rick Deckard de Blade Runner, immortalisé par Harrison Ford ; une peluche d’Alf, le comique extraterrestre velu de la sitcom du même nom ; des figurines des personnages d’On a marché sur la Lune de Hergé ; des maquettes de fusées et de vaisseaux spatiaux en tout genre. Et une invraisemblable collection de représentations de Darth Maul, le maléfique personnage de Star Wars, épisode I : La menace fantôme. « Seul méchant vraiment méchant de la saga », selon le maître des lieux, le redoutable seigneur Sith au ­visage rouge et noir prend toutes sortes de formes, y compris celle de nain de jardin… Bienvenue dans la quatrième dimension, au douzième et dernier étage d’un immeuble de Tours, antre d’un adolescent sexagénaire qui vient de donner corps, dans le livre Exoplanètes (Belin, 160 p. 26 euros) signé par le journaliste David Fossé, à ces planètes extrasolaires que les astronomes découvrent...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ La très exhaustive exposition « Les Sénons, archéologie et histoire d’un peuple gaulois », qui se déploie à Troyes et à Sens, fait revivre l’une des nations les plus puissantes de Gaule, aujourd’hui largement méconnue.
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Les Sénons doublement ressuscités

La très exhaustive exposition « Les Sénons, archéologie et histoire d’un peuple gaulois », qui se déploie à Troyes et à Sens, fait revivre l’une des nations les plus puissantes de Gaule, aujourd’hui largement méconnue.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 18h00
    |

                            Francis Gouge (Créteil, correspondant)








                        



                                


                            

En juillet de l’an 390 av. J.-C., les Sénons, dont le territoire s’étendait de Melun à Auxerre et de Troyes à Etampes, avec Sens pour capitale, surgissaient brusquement dans l’Histoire en participant au pillage de Rome et à la conquête de l’Italie du Nord, où certains s’étaient établis. Ils avaient pour chef le fameux Brennus, probablement sénon, célèbre pour son « Malheur aux vaincus ! ».
Ceux que César considérait comme « un des peuples gaulois les plus puissants et qui jouit, parmi les autres, d’une grande autorité » se rallièrent en – 52 à Vercingétorix, en dépêchant 12 000 guerriers à Alésia. Vaincus, les hommes furent massacrés, les femmes et les enfants réduits en esclavage. L’assimilation des élites et l’acculturation des jeunes qui s’ensuivirent provoquèrent la dilution de la société des Sénons dans le monde gallo-romain. Ils ne sortirent de l’oubli qu’au XIXe siècle. Mais c’est surtout à partir des années 1960, puis lors des fouilles préventives sur les chantiers de l’autoroute A5 et du TGV Paris-Marseille, qu’ils resurgissent.
Idées reçues battues en brèche
Pour la première fois, les musées de Sens et de Troyes se sont associés afin de leur consacrer une exposition qui se veut exhaustive. Elle nous plonge dans leur vie quotidienne du IVe au Ier siècle avant notre ère. Une trentaine de thèmes sont abordés. A Sens, la vie des guerriers, la place de la femme, les rituels funéraires, la splendeur des tombes… A Troyes, l’habitat, l’agriculture, l’artisanat… Pour l’occasion, les deux musées présentent leurs plus belles pièces, enrichies de prêts d’une cinquantaine de partenaires de l’antique territoire sénon (Nemours, Pithiviers, Auxerre, Tonnerre…). L’Institut national de recherches archéologiques préventives et d’autres organismes ont aussi confié des objets qui n’avaient encore jamais été exposés. Aux pièces archéologiques diverses (on y voit même une prothèse dentaire en fer) s’ajoutent...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.
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Quels alcools préfèrent boire les Européens ?

EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 22h04
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité n’est pas sans risque pour la santé. C’est une des principales conclusions d’une étude parue vendredi 24 août dans le magazine scientifique The Lancet. L’étude, qui a évalué les niveaux de consommation d’alcool et leurs effets sur la santé dans 195 pays entre 1990 et 2016, estime à 2,4 milliards le nombre de buveurs d’alcool dans le monde.

        Lire aussi :
         

                Non, la consommation d’alcool ne vous permettra pas de vivre plus vieux



Selon cette étude, l’alcool est surtout associé à 2,8 millions de morts dans le monde et constituait la première cause de décès des 15-49 ans en 2016. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Europe est « le continent où le niveau de consommation d’alcool par habitant est le plus haut dans le monde », avec en moyenne un peu plus de 9 litres d’alcool consommés en 2016. Un chiffre toutefois en baisse par rapport à l’année 2012 (10,7 litres).


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En 2016, chaque habitant en France a consommé en moyenne 11,7 litres d'alcool pur
Répartition par pays européen de la consommation moyenne d'alcool pur par habitant de plus de 15 ans en 2016. Les données pour la Belgique, la Hongrie, les Pays-Bas et la Roumanie concernent l'année 2015. 

Source : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE



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Les pays de l’est du continent portent la consommation d’alcool en Europe, notamment l’Estonie, la République tchèque et la Lituanie, dont les habitants ont été les plus gros consommateurs d’alcool en moyenne en 2016. Ce trio est talonné par la France, dont les citoyens sont par ailleurs les principaux consommateurs de vin en Europe avec 7 litres en moyenne par habitant en 2016.
Sept, c’est également le nombre de litres de bière consommés en moyenne par les Tchèques, ce qui en fait les plus grands buveurs de bière en Europe. Les spiritueux (whisky, vodka, rhum, etc.) sont très consommés dans les pays baltes, avec près de 8 litres par habitant en Estonie et 5 litres en Lituanie.
Méthodologie
Afin de présenter ces éléments d’analyse, l’OMS a rassemblé des données statistiques provenant des gouvernements de chaque pays, des données des industries nationales de l’alcool et les statistiques internes de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO). Afin d’évaluer la consommation moyenne d’alcool pur par habitant, l’OMS s’est appuyée sur des équivalences. Ainsi, la bière équivaut-elle à 5 % d’alcool, le vin, à 12 %, et les spiritueux à 40 %.

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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Partir ou rentrer de vacances en avion peut parfois être un vrai cauchemar. Certains passagers ressentent une violente et brutale douleur au niveau du front et des yeux, explique Marc Gozlan sur son blog.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ L’analyse de centaines d’études confirme qu’il n’y a pas de consommation sans risque et que l’alcool est la première cause de décès des 15 à 49 ans.
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L’alcool associé à 2,8 millions de morts par an dans le monde

L’analyse de centaines d’études confirme qu’il n’y a pas de consommation sans risque et que l’alcool est la première cause de décès des 15 à 49 ans.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h01
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Les risques pour la santé liés à l’alcool sont modérés pour des consommations représentant l’équivalent de 20 à 30 centilitres de vin ou une canette de 37,5 cl de bière par jour, mais s’accroissent de manière importante pour des niveaux plus élevés.
Cette notion reçoit une confirmation de poids avec la parution, vendredi 24 août, dans The Lancet, d’un article émanant du réseau collaboratif international sur la charge mondiale des maladies, Global Burden of Disease. Cette vaste analyse de plusieurs centaines d’études montre que l’alcool est associé à 2,8 millions de morts chaque année dans le monde – un chiffre probablement en dessous de la réalité, estiment les auteurs eux-mêmes.
Les auteurs ont analysé près de 700 études dans le monde sur la fréquence de l’usage d’alcool entre 1990 et 2016. Il en ressort qu’une personne sur trois (32,5 %) dans le monde boit de l’alcool, soit 2,4 milliards d’individus (un quart des femmes et 39 % des hommes). En moyenne, les femmes consomment chaque jour 0,73 boisson alcoolisée et les hommes 1,7 boisson.
La palme du nombre de buveurs revient aux Danois (95,3 % des femmes et 97,1 % des hommes), la France se classant au sixième rang pour les hommes (avec un taux de 93,1 %) et au huitième pour les femmes (86,9 %). « Le taux de consommateurs est le plus élevé dans les pays occidentaux et particulièrement en Europe, le principal marché pour les alcooliers », remarque le professeur Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions.
Si, pour l’ensemble de la population mondiale, l’alcool représentait en 2016 le septième facteur de risque de décès prématuré et d’invalidité, il occupe la première position pour les 15 à 49 ans. Chez ces derniers, il est principalement associé à la tuberculose, aux accidents de la route et à l’automutilation, et 3,8 % des décès féminins et 12,2 % des décès masculins lui sont attribuables.

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                Non, la consommation d’alcool ne vous permettra pas de vivre plus vieux



Pas de bénéfices à une consommation modérée d’alcool
Chez les 50 ans et plus, l’alcool est surtout lié aux cancers. Il est impliqué dans 27,1 % des décès féminins et 18,9 % des décès masculins. Pour cette population, dans les pays à revenu élevé, les cancers sont la pathologie la plus associée à l’alcool, tandis que dans ceux à revenu faible, cette place est occupée par la tuberculose, devant les cirrhoses et autres maladies hépatiques chroniques. Dans les pays à revenu intermédiaire, la maladie la plus fréquemment liée à l’usage d’alcool est l’accident vasculaire cérébral (AVC).
Bien que les auteurs aient « retrouvé quelques effets protecteurs vis-à-vis de l’infarctus du myocarde et le diabète chez les femmes, ces effets sont contrebalancés lorsque l’on prend en compte les risques globaux pour la santé ». Un constat qui bat en brèche l’argument des bénéfices d’une consommation modérée d’alcool. « Les courbes présentées dans l’étude montrent qu’avec six verres d’alcool par jour, le risque relatif pour l’ensemble des problèmes de santé s’accroît de 50 % et qu’il double avec neuf verres, souligne Michel Reynaud. Les alcooliers font leurs bénéfices avec les gros buveurs. En France, 50 % de l’alcool vendu est consommé par 8 % des Français. »
La consommation d’alcool est, pour l’instant, plus faible dans les pays moins développés, remarquent les auteurs, pour qui il importe dès à présent d’y prendre des mesures concrètes pour « prévenir l’augmentation potentielle de la consommation d’alcool dans le futur ». M. Reynaud rappelle la stratégie suivie par l’industrie du tabac, qui a déplacé vers les pays en développement ses nouveaux marchés.

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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le chimiste allemand Bayer, en passe de prendre le contrôle de Monsanto, a annoncé vouloir « défendre énergiquement » l’image de l’herbicide.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                

Glyphosate : 8 000 procédures aux Etats-Unis contre Monsanto

Le chimiste allemand Bayer, en passe de prendre le contrôle de Monsanto, a annoncé vouloir « défendre énergiquement » l’image de l’herbicide.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h45
   





                        



   


Environ huit mille requêtes judiciaires visent actuellement l’herbicide au glyphosate de Monsanto aux Etats-Unis, récemment condamné à verser 289 millions de dollars à un jardinier qui utilisait ce produit, a annoncé jeudi 23 août le chimiste allemand Bayer.
Bayer, en passe d’avaler Monsanto après avoir bouclé un mariage historique pour 63 milliards de dollars — 54 milliards d’euros —, a mis à jour le dernier chiffre circulant sur ces procédures, qui était « d’environ cinq mille ».
« A la fin de juillet, environ huit mille requêtes avaient été déposées aux Etats-Unis » à propos du glyphosate, a dit lors d’une conférence téléphonique Werner Baumann, le patron de Bayer, déterminé à « défendre énergiquement » ce produit.
Condamné à indemniser un jardinier
Monsanto a été condamné au début d’août par un tribunal californien à indemniser un jardinier atteint d’un cancer incurable pour ne pas l’avoir suffisamment informé de la dangerosité de son herbicide au glyphosate, le Roundup.
Ce jugement retentissant a immédiatement fait plonger Bayer en Bourse, mettant en lumière l’important risque juridique associé au rachat de Monsanto, dont le groupe allemand a commencé l’intégration la semaine dernière.

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                Monsanto, un jugement salutaire



Mais Bayer martèle depuis que « rien n’a changé » dans sa stratégie et ses objectifs, et qu’il demeure « très optimiste pour l’avenir de son activité », basée sur le rôle croissant de la chimie dans l’agriculture, a répété jeudi M. Baumann.
Le groupe de Leverkusen (Allemagne), qui a jeté ses propres forces dans la bataille judiciaire, espère que le jugement de San Francisco sera invalidé en appel et répète que de nombreuses études scientifiques concluent à l’innocuité du glyphosate.
A la Bourse de Francfort, le titre Bayer lâchait encore 1,79 %, à 81,94 euros, jeudi, vers 17 heures, portant à 20 % son recul depuis le début de l’année.

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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ La construction du Stratolaunch, d’une envergure de 117 mètres, a pris plusieurs années de retard. D’autres innovations, apparues entre-temps, pourraient lui voler la vedette.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤ 
<article-nb="2018/08/26/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                

Un fossile de tortue de 230 millions d’années découvert en Chine

La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 21h19
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 08h43
   





                        


Comment la tortue est-elle devenue tortue ? C’est une question que les scientifiques se posent depuis des années : un fossile décrit dans la revue Nature, dans son édition de mercredi 22 août, apporte quelques indices.
Les tortues possèdent des caractéristiques bien particulières : leur carapace est composée d’un plastron et d’une coquille, soudés au squelette de l’animal. Leurs mâchoires n’ont pas de dents, mais sont recouvertes d’un bec.
Comment ont-elles acquis ces caractéristiques ? C’est « l’une des énigmes les plus tenaces de l’évolution », selon les chercheurs.
Un nouveau fossile découvert dans le sud-ouest de la Chine, baptisé Eorhynchochelys sinensis et vieux de près de 230 millions d’années, donne de nouveaux éléments aux chercheurs, sans résoudre l’énigme de leur évolution.

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                122 tortues marines retrouvées mortes sur des plages du sud du Mexique



La tortue primitive présente des côtes larges et plates le long du dos, ce qui pourrait être un commencement de carapace.
Ce n’est pas tout, « il s’agit de la première tortue fossile à bec », déclare à l’Agence France-presse (AFP) Chun Li, chercheur à l’Académie chinoise des sciences de Pékin et coauteur de l’étude.
« Ce qui est intéressant, c’est que même si un bec s’est développé, les dents ont été préservées, c’est donc une mâchoire à demi-bec et à demi-dent, une excellente caractéristique de transition », a-t-il ajouté.
« Personne ne savait ce que c’était »
Les scientifiques disposent de très peu de fossiles de tortue et l’identification de leur ancêtre fait encore débat.
Une théorie soutient que les tortues partagent le même ancêtre que la plupart des reptiles, mais certains experts pensent que la forme du crâne des tortues modernes est une preuve du contraire.
Pour Chun Li, ce nouveau fossile fait pencher la balance vers la première théorie.
D’autres squelettes de tortues primitives ont été découverts ces dernières années, y compris un spécimen vieux de 220 millions d’années, sans coquille sur le dos mais avec un plastron entièrement formé.
Un autre fossile, vieux de 240 millions d’années, ne présente aucune trace de carapace.
Chun Li est tombé par hasard sur Eorhynchochelys sinensis, lorsqu’un musée lui a demandé en 2015 d’examiner ses fossiles de reptiles marins. Il était encore dans la roche. « Personne ne savait ce que c’était », explique le chercheur.

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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ L’analyse du génome de l’os trouvé dans une grotte de l’Altaï suggère qu’il provient d’une adolescente dont la mère était néandertalienne et le père dénisovien.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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Paléontologie : découverte en Sibérie d’une jeune métisse de 90 000 ans

L’analyse du génome de l’os trouvé dans une grotte de l’Altaï suggère qu’il provient d’une adolescente dont la mère était néandertalienne et le père dénisovien.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h28
    |

            Hervé Morin








                        



                                


                            

Nous sommes tous métis, issus de brassages de populations immémoriaux. Mais Denisova 11 l’est d’une manière toute singulière. Cette ado vivait il y a environ 90 000 ans en Sibérie. Elle est morte vers l’âge de 13 ans, d’une cause inconnue, et a été enterrée dans la grotte de Denisova dans les montagnes de l’Altaï, où un fragment de ses os a été trouvé en 2012.
Son ADN a été extrait et analysé, et son génome reconstitué a stupéfié les chercheurs : sa mère était une néandertalienne, et son père un dénisovien, deux lignées humaines disparues, dont il ne subsiste que quelques traces dans le patrimoine génétique d’une partie des hommes d’aujourd’hui.
« Notre réaction ? La surprise », raconte Benjamin Vernot, qui a participé à ces analyses à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig, en Allemagne, la Mecque de l’étude de l’ADN ancien, dirigé par le pionnier Svante Pääbo.
« C’était tellement fou qu’on a passé plusieurs mois à vérifier que ce n’était pas une erreur. » Les vérifications ont été jugées suffisamment solides pour que la découverte soit publiée, jeudi 23 août, dans la revue Nature.
Précision confondante
La grotte de Denisova est célèbre dans les cercles de la paléontologie humaine depuis qu’elle a livré un fragment d’une phalange dont l’ADN a révélé, en 2010, l’existence d’une lignée humaine inédite, à qui a été donné le nom de cette grotte.
Cette lignée est différente des néandertaliens qui peuplaient alors l’Europe, et d’Homo sapiens qui n’allait pas tarder à supplanter toutes ces populations. Les dénisoviens ne nous sont connus que par quelques ossements et quelques dents retrouvés dans la grotte de l’Altaï : on ne sait pas à quoi ils ressemblaient, mais on a pu retrouver des fragments de leur ADN dans le génome de populations actuelles de Papouasie ou d’aborigènes australiens. Mais aussi dans celui de populations arctiques, pour lesquelles la version dénisovienne...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Un halo lumineux, bien connu des observateurs du ciel du Grand Nord, commence à intéresser les scientifiques. Contre toute attente, ce ne serait pas une simple aurore boréale.
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Confondu avec une aurore boréale, « Steve » est un phénomène lumineux inexpliqué

Un halo lumineux, bien connu des observateurs du ciel du Grand Nord, commence à intéresser les scientifiques. Contre toute attente, ce ne serait pas une simple aurore boréale.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 16h07
   





                        



   


Il fascine depuis des décennies les photographes amateurs du Grand Nord, qui y voient une aurore boréale atypique, s’étirant d’est en ouest en une ligne fine rosée.
Cela ne fait pourtant que deux ans que l’existence de ce phénomène lumineux, affectueusement baptisé Steve (en référence au film d’animation Nos voisins les hommes), est parvenue aux oreilles des scientifiques, qui cherchent depuis à comprendre ce qui provoque cet étrange halo lumineux, rare sans être exceptionnel, parfois aperçu au-delà des cercles polaires.
Qu’est ce que Steve ? L’équipe de la physicienne Bea Gallardo-Lacourt n’a peut-être pas encore répondu à cette question, mais avec son étude De l’origine de Steve, publiée lundi 20 août dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, elle permet en tout cas de savoir ce que Steve… n’est pas.
Mieux comprendre la haute atmosphère
Les chercheurs ont en effet comparé les conditions d’apparition d’un Steve apparu dans l’est canadien la nuit du 28 mars avec celles d’une aurore boréale.
Or, si les aurores boréales sont provoquées par l’interaction entre des vents solaires et les gaz de la haute atmosphère terrestre, les satellites n’ont détecté aucun vent solaire cette nuit-là.
Contre toute attente, Steve ne serait donc pas une aurore boréale, mais un phénomène lumineux totalement distinct et, pour le moment, inexpliqué.
Les chercheurs de l’équipe de Bea Gallardo-Lacourt ont cependant une piste : les courants d’ions et d’électrons chauds plus rapides que la normale qui accompagnent l’apparition d’un Steve dans l’ionosphère, pour tenter de déterminer s’ils en sont la cause, ou une conséquence.
Selon les auteurs de l’étude, comprendre Steve aiderait les scientifiques à mieux comprendre la haute atmosphère terrestre, et les processus générant de la lumière dans le ciel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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En Russie, un secteur spatial russe corrompu et rattrapé par la justice

Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h41
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                            Intérim








                        



                                


                            

Entre escroquerie et corruption, l’affaire Energia renvoie le secteur spatial russe à ses vieux démons. Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de cette société qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté en possession de 500 000 roubles (environ 6 500 euros) et 28 000 euros, a annoncé, dimanche 19 août, le comité d’enquête national. Le dirigeant et deux de ses adjoints sont poursuivis pour des pots-de-vin qu’ils auraient extorqués à un client lors d’une négociation de contrats.
Certes, les montants sont limités, mais l’affaire jette de nouveau le soupçon sur un secteur qui peine à sortir de la corruption. Elle fait d’autant plus de bruit en Russie que le Kremlin a nommé en mai à la tête de Roscosmos, la holding publique englobant tout le spatial, l’ancien vice-premier ministre Dmitri Rogozine. Ce nationaliste aux élans patriotiques a promis de faire le ménage et de redonner à la Russie sa gloire spatiale d’antan.
En conséquence, les investigations menées chez Energia ont été en partie confiées aux services de sécurité (FSB) qui, parallèlement, enquêtent pour « trahison » sur des employés soupçonnés d’avoir transmis des informations secrètes à des services occidentaux. Avec des arrestations rendues publiques en guise d’exemples. Le message est clair…

« Irrégularités »
Le mal de la corruption est profond et ancien au sein de l’industrie spatiale russe. En 2015, elle avait connu une vague d’arrestations pour des détournements de plus de 150 millions d’euros. L’année précédente, la cour des comptes la dénonçait pour des « irrégularités » de 1,5 milliard d’euros. La construction de Vostochny, le nouveau pas de tir bâti dans l’Extrême-Orient, en est une autre illustration. Inauguré en avril 2016, ce cosmodrome est toujours en chantier, incapable pour le moment de remplacer la mythique base de Baïkonour, au Kazakhstan.
Quatre responsables d’une entreprise de construction ont été condamnés en...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Pendant plusieurs décennies, des scientifiques ont essayé de répondre à cette question insolite. Des chercheurs américains du MIT viennent enfin de résoudre le casse-tête.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ « Le Monde » propose, avec sa collection « Les défis de la science », de découvrir et de comprendre les avancées scientifiques des neurosciences, de la génétique et des biotechnologies qui vont changer nos vies.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Collection « Les défis de la science »

« Le Monde » propose, avec sa collection « Les défis de la science », de découvrir et de comprendre les avancées scientifiques des neurosciences, de la génétique et des biotechnologies qui vont changer nos vies.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h11
   





                        



                                


                            

1 - Le cerveau Décrypter le plus complexe de nos organes et comprendre son potentiel Le cerveau est sans conteste l’objet le plus mystérieux de l’Univers. C’est d’ailleurs la seule partie du corps humain dont le fonctionnement échappe à notre compréhension. Les récentes découvertes telles que la biologie moléculaire ou la neuro-imagerie nous laissent penser que nous serons bientôt capables de le cartographier. Mieux comprendre sa structure et son fonctionnement nous permettra de réparer ses défauts et d’augmenter nos capacités de manière spectaculaire. Cela nous mènera surtout au déchiffrement des secrets de notre esprit ainsi qu’à une pleine compréhension du genre humain. 3,99 €, en vente le mercredi 22 août


2 - La mémoire Les connexions neuronales détenant les clés de notre passé La mémoire définit ce que nous sommes dans un réseau d’expériences et d’apprentissages qui s’inscrivent dans nos connexions neuronales. Comme nous, elle est pleine d’imperfections. Mais la recherche en neurosciences et en cybernétique ne cesse d’approfondir ses processus de codification et de stockage. Aujourd’hui, de nouvelles méthodes apparaissent qui pourraient remédier à nos erreurs, restaurer nos souvenirs et réparer certains dommages liés aux maladies neurologiques telles que celle d’Alzheimer. L’incorporation de mémoires biologiques et technologiques pourrait nous permettre, enfin, d’améliorer les capacités de notre propre mémoire, mais aussi de transférer ou de modifier nos souvenirs. 9,99 €, en vente le mercredi 5 septembre

3 - La conscience La plus énigmatique des fonctions cérébrales La conscience est au centre des recherches en neurosciences. Cela tient notamment au développement de technologies permettant de voir quelles régions du cerveau s’activent lorsque nous agissons en conscience. Le fonctionnement de la conscience constitue l’une des plus grandes énigmes de la nature. Ayant pu déceler la manière dont elle a évolué dans le...




                        

                        


<article-nb="2018/08/26/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Le chercheur en neurosciences Lionel Naccache parraine notre collection « Les défis de la science » pour partager sa fascination pour la conscience et ses altérations.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Lionel Naccache : « Les neurosciences sont encore dans une phase d’émerveillement  »

Le chercheur en neurosciences Lionel Naccache parraine notre collection « Les défis de la science » pour partager sa fascination pour la conscience et ses altérations.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 12h01
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            Hervé Morin et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Parrain de la collection « Les défis de la science », le professeur Lionel Naccache est neurologue et chercheur en neurosciences (hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, ­Inserm, Institut du cerveau et de la moelle épinière). Ses travaux portent en particulier sur la conscience et ses altérations. Ce féru de philosophie et d’éthique (qui est ­membre du Comité consultatif national d’éthique) a aussi écrit plusieurs essais parus chez Odile ­Jacob, dont le récent Parlez-vous cerveau ? (224 pages, 17 euros), ainsi que Le Chant du ­signe (2017) et L’Homme réseau-nable (2015).
On dit que le cerveau humain est l’objet le plus complexe de l’Univers. Est-ce cette complexité qui vous a poussé à l’étudier ?
Je n’ai pas le goût de la complexité pour la complexité. Evidemment – et au-delà du seul cerveau –, il faut s’y frotter et en faire usage, mais un principe très sain est de ne pas la cultiver à tout prix. Sinon cela s’apparente souvent à une forme de lâcheté, en science comme en politique et dans la vie. Souvent, la complexité rend mou.

Les personnes qui ont compté dans mon éducation scientifique, comme Stanislas Dehaene – avec qui j’ai fait ma thèse – ou Laurent Cohen, ont une même disposition d’esprit : rendre les phénomènes compliqués le plus simple possible. Au lycée j’étais attiré par la philosophie et la physique. Ce qui me stupéfiait le plus, c’était qu’une créature matérielle puisse avoir une vie mentale, puisse se dire : « J’existe. »
En physique et en astronomie, les instruments sont de plus en plus performants. On a pourtant l’impression qu’à chaque fois, le réel se dérobe. Partagez-vous ce sentiment ?
Notre discipline est plus jeune que celles que vous citez. Les neurosciences de la cognition naissent dans l’après-guerre, avec des cybernéticiens, des psychologues, des mathématiciens. Elles sont issues des noces de la théorie du ­neurone avec la psychologie cognitive,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ De plus en plus adaptées aux nourrissons, les nouvelles techniques donnent accès au cerveau en développement.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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L’imagerie cérébrale infantile en plein boom

De plus en plus adaptées aux nourrissons, les nouvelles techniques donnent accès au cerveau en développement.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 07h00
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                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Confortablement installé et sanglé dans un siège inclinable, Paul, 5 mois, regarde une vidéo aux côtés de sa maman. Jusque-là, rien de bien étonnant. Sauf que Paul et sa mère sont allongés tous les deux dans le même tunnel d’une machine IRM pendant que les images défilent devant leurs yeux. Les ­chercheurs ont ainsi confirmé que le bébé active les mêmes régions du cortex visuel que l’adulte quand il observe des visages ou des scènes d’extérieur. Un résultat obtenu grâce à l’ingéniosité de Rebecca Saxe et de son équipe au Massachusetts Institute of Technology. Ils ont enfin réussi à adapter l’IRM au bébé éveillé, guère friand des ­contraintes – immobilité et bruit – imposées par l’appareil. Comme le souligne ­Ghislaine Dehaene-Lambertz, neuropédiatre à NeuroSpin, le laboratoire d’imagerie cérébrale du CEA, et l’une des premières à avoir utilisé l’IRM fonctionnelle chez le tout-petit : « Allez demander à un bébé de ne pas bouger quand on l’installe dans le long et bruyant tunnel de l’IRM, c’est quasiment ­impossible. Il est bien trop curieux. »
L’imagerie cérébrale du nourrisson a fait un grand bond en avant à partir des années 1990. « Il y a une trentaine d’années, nous n’avions que les études comportementales, l’électroencéphalographie et les dissections post mortem pour tenter de comprendre ­l’organisation du cerveau en développement, rappelle Jessica Dubois, chercheuse à l’Inserm, à NeuroSpin. L’arrivée de l’IRM a tout changé. Grâce à cette méthode, on a pu voir comment se développent les régions du cerveau depuis la vie in utero et comprendre comment elles se connectent entre elles. Par exemple, on a observé que certaines ­régions sont déjà en partie fonctionnelles avant la naissance. »
Images in utero
Parfaitement indolore et sans effet ­secondaire, l’IRM peut être utilisée avant la naissance en plaçant une antenne de ­détection autour du ventre de la future mère, et ce dès 5 mois d’âge gestationnel. Elle est bien plus...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Brooke Barker, dans un ouvrage peu conventionnel, nous entraîne dans une amusante découverte du monde animal.
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Bestiaire récréatif et instructif

Brooke Barker, dans un ouvrage peu conventionnel, nous entraîne dans une amusante découverte du monde animal.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 10h14
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                            Sarah Terrien








                        



                                


                            

Livre. Un dessin au graphisme naïf et une anecdote par page. Voici la formule gagnante de Brooke Barker, une auteure et illustratrice américaine dont le premier ouvrage, La Tortue qui respirait par les fesses (Flammarion, 2017), est qualifié de best-seller par le New York Times. Pour son deuxième opus, l’auteure s’intéresse à la vie des « bébés » animaux. Et c’est aussi une réussite. Au fil de ces « savoirs inutiles » sur les « enfants » mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, insectes… et bien d’autres, on apprend finalement beaucoup sur ces petites (ou grosses) bêtes.
Et on sourit aussi. Car ces anecdotes, plus savoureuses et plus scientifiques les unes que les autres, sont traitées avec humour. Morceaux choisis. Sous l’inscription en ­lettres capitales : « Les campagnols se reproduisent dès l’âge de trois semaines » sont ­croquées deux petites boules de poils ­marron à l’air triste. La plus jeune s’adresse à la plus vieille : « Eh, c’est normal de jamais avoir fait de bisou sur la bouche à 1 mois ? » Sur une autre page, un petit chiot inquiet s’adresse à son père : « Ce n’est rien, papa, juste une petite allergie. » Au-dessus du ­dessin, une phrase indique : « Quand un chiot est malade, ses parents le mangent. »
Affaires de mœurs
Dans ce livre, on apprend également que « les oisillons qui grandissent sans leur papa ne sauront jamais chanter correctement », que « les salamandres noires vivent dix ans, et chacune de leur grossesse dure trois ans », ou encore que « les diables de Tasmanie donnent naissance à des portées de trente petits qui se battent dans la poche de leur mère, jusqu’à ce que seule une poignée d’entre eux survive. »
Ce concentré d’anthropomorphisme est ­­à consommer sans modération. Car si on ­dévore ces 150 anecdotes, tournant les pages frénétiquement à la ­recherche d’une ­nouvelle histoire croustillante,...




                        

                        


<article-nb="2018/08/26/19-17">
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme que seul un adolescent sur cinq dans le monde a une activité physique suffisante. Et que ceux qui sont actifs ont des performances moins bonnes que leurs parents… Et grands-parents !
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                   
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Comment faire bouger les ados… Et surtout pourquoi

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme que seul un adolescent sur cinq dans le monde a une activité physique suffisante. Et que ceux qui sont actifs ont des performances moins bonnes que leurs parents… Et grands-parents !



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 10h53
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            Pascale Santi








                        



                                


                            

Dix mille pas et plus. Comment faire bouger son ado ? De nombreux parents s’inquiètent de voir leur progéniture rester enfermée toute la journée, scotchée aux écrans, assise, voire couchée. Et les chiffres sont édifiants : quatre adolescents (11-17 ans) sur cinq dans le monde n’ont pas une activité physique suffisante, a récemment indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est beaucoup. Plus ils grandissent, moins ils bougent. Les filles semblent encore moins actives que les garçons.
La France n’est pas bien placée : « A 15 ans, seulement 14 % des garçons et 6 % des filles exercent une activité physique quotidienne en France », note le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La faute à un mode de vie délétère. Ainsi, près de 70 % des jeunes adolescents se rendent à l’école avec un engin motorisé, les autres marchant ou utilisant le vélo ou la trottinette. Quant au temps d’écran, il y est, là encore, pour beaucoup : plus de la moitié des 11-14 ans y passent plus de trois heures par jour, et 60 % des 15-17 ans.
Or, les enfants et adolescents de 5 à 17 ans devraient consacrer au moins soixante minutes d’activité physique modérée à soutenue par jour, selon les recommandations, pour être en bonne santé et prévenir les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les cancers du sein et du côlon, etc. En outre, leurs performances physiques sont moins bonnes que ne l’étaient celles de leurs parents… et de leurs grands-parents.
Les ados qui participent à une activité soutenue ont une tension artérielle plus basse, et donc moins de risque de développer une maladie cardiaque plus tard
L’adolescence nécessite une attention particulière, notamment pour la prévention de l’obésité. Car l’inactivité physique rime avec l’augmentation de la prise alimentaire. C’est souvent l’âge où les jeunes abandonnent un sport qu’ils pratiquent depuis l’enfance. C’est aussi la période pendant...




                        

                        


<article-nb="2018/08/26/19-18">
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                   
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Une histoire de cochons, d’oisons et de bouchons

Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h00
   





                        



                                


                            
Carte blanche. Chaque année, c’est la même histoire : au moment même où vous ­commencez à sentir les bienfaits apaisants d’une combinaison heureuse ­de repos, de bonne chère et de soleil, vous vous retrouvez confiné dans l’une des millions d’automobiles couvrant le réseau routier hexagonal, tentant de rallier le bureau, le métro, la pluie… Année après année, vous avez bien essayé toutes les stratégies, partant plus tard, plus tôt, à la fraîche, à midi… Mais avec des centaines de kilomètres ­de bouchons sur les autoroutes françaises, ­on bute tôt ou tard contre un premier ralentissement majeur…
Face à l’agitation qui monte rapidement ­­de la banquette arrière, il faut inventer ­d’urgence une diversion. Alors n’y a-t-il pas, là devant nous, patience nous le verrons très bientôt, ce camion renversé sur le ­bas-côté, et ces 300 cochons tout roses qui se ­répandent sur les voies de l’autoroute, grognant et agitant leur queue en… tire-bouchon ? ­ A la grande déception du public, le camion va-t-il enfin être aperçu que le ­ralentissement se dissout comme par ­enchantement, sans raison apparente : adieu camion, adieux ­cochons…
L’émergence spontanée de ces bouchons dits « fantômes » a été beaucoup étudiée par les chercheurs. C’est un phénomène courant d’instabilité, quand deux solutions existent a priori pour le même problème : à trop grande densité, un état homogène (un flux régulier d’autos) coexiste avec un état inhomogène (des zones peu denses alternant avec des zones denses et très ralenties). ­Hélas, à cause de la lenteur de réaction des conducteurs, la première solution, qui minimise les temps de trajet, se déstabilise à la moindre perturbation (une biche dans un champ, un coup de frein), créant une augmentation de la densité de voitures qui enfle et développe très vite un bouchon. Il en va également ainsi de la fabrication des rides dans le sable de l’estran (rappelez-vous, c’était il y a quelques heures…) : la structure homogène existe,...




                        

                        


<article-nb="2018/08/26/19-19">
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Surmonter les épreuves (4/6). La recherche est souvent représentée comme infaillible, pourtant l’erreur est fructueuse pour la science. Elle est la source de découvertes, d’idées, de débats qui font avancer nos connaissances, rappelle le responsable du département physique du Palais de la découverte.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤ 
<article-nb="2018/08/26/19-20">
<filnamedate="20180826"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180826"><AAMMJJHH="2018082619">
<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Avez-vous jamais été intrigué par ce bourrelet liquide circulaire qui se forme sous un robinet ? Ce ressaut hydraulique vient de recevoir une nouvelle explication qui balaie des décennies de résultats.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     
                                                   
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Le mystère du jeu d’eau dans l’évier revu et corrigé

Avez-vous jamais été intrigué par ce bourrelet liquide circulaire qui se forme sous un robinet ? Ce ressaut hydraulique vient de recevoir une nouvelle explication qui balaie des décennies de résultats.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 15h00
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            David Larousserie








                        



                                


                            

Renverser des théories physiques bien établies ne demande pas toujours beaucoup de moyens. Prenez ce phénomène banal que tout le monde peut observer dans un simple évier de cuisine. Lorsque l’eau coule du robinet en jet, elle s’étale, forme un mince disque liquide et soudain remonte brutalement, formant un bourrelet circulaire à quelques centimètres du jet. A l’intérieur de cette « bouée », l’eau est calme et la surface plane et fine ; à l’extérieur, au-delà du ressaut, elle se montre plus turbulente.
Depuis des dizaines d’années, un consensus s’était construit pour expliquer ce phénomène, dit de « ressaut hydraulique », qui existe aussi lorsqu’un barrage se vide, qu’une marée remonte une rivière ou que de l’essence est injectée dans un réservoir. La réponse tenait dans l’analogie avec le mur du son. Le liquide, dès qu’il frappe l’évier, va plus vite que les ondes de gravité à la surface (en gros les vagues), tout comme un avion supersonique vole plus rapidement que le son ne se propage dans l’air. A un moment, le liquide rattrape les « vagues » et c’est la catastrophe. La vitesse chute brutalement et, pour conserver le débit d’eau, l’épaisseur du fluide augmente soudainement. Le fameux ressaut surgit.
Une affaire de viscosité et de tension de surface
Mais patatras. « En fait la gravité ne joue pas de rôle significatif dans les situations analogues à celles du jet d’eau dans l’évier », réfute Rajesh Bhagat, étudiant en thèse à l’université de Cambridge, qui signe un article brisant des décennies de consensus dans le réputé Journal of Fluid Mechanics de septembre (et déjà en ligne). Il en est venu à cette terrible conclusion par hasard : « J’étudie le nettoyage des surfaces par des jets de fluide. Dans mes expériences, ces surfaces sont donc souvent verticales et je voyais le même disque se former autour des jets que dans le cas horizontal. Idem si j’inclinais le jet. » Il a donc décidé d’explorer plus rigoureusement...




                        

                        

