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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Les Français sont de moins en moins nombreux à fréquenter leurs « tortillards ». Si, au printemps, le gouvernement n’a pas repris les conclusions du rapport Spinetta, l’éventuelle fermeture d’une partie du réseau secondaire est toujours d’actualité. Etat des lieux.
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Les petites lignes ferroviaires en sursis

Les Français sont de moins en moins nombreux à fréquenter leurs « tortillards ». Si, au printemps, le gouvernement n’a pas repris les conclusions du rapport Spinetta, l’éventuelle fermeture d’une partie du réseau secondaire est toujours d’actualité. Etat des lieux.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h30
    |

Julie de la Brosse







                        



                                


                            

Le train Béziers-Neussargues relie sur 277 kilomètres le Languedoc à l’Auvergne, empruntant le somptueux viaduc Eiffel de Garabit, qui déploie son arche rouge à 122 mètres au-dessus des gorges de la Truyère. Depuis des années cette mythique et pittoresque ligne des Causses, mise en service en 1858 pour désenclaver les bassins miniers de l’Hérault, est en sursis.
Un comité de défense a même vu le jour en 1995, après que la SNCF a pour la première fois menacé la ligne de fermeture. Mais le manque criant de voyageurs relance régulièrement ce scénario noir. Selon la rumeur, qui circule avec insistance, le train serait un jour tombé en panne entre les gares de Millau et Sévérac d’Aveyron. Et ce jour-là, il n’aurait fallu qu’un taxi pour assurer la correspondance des passagers. Un seul petit taxi…
Alors que les Français semblent viscéralement attachés à leurs « tortillards », associés dans l’imaginaire collectif au romantisme ferroviaire du XIXe siècle et à l’épopée des congés payés, ils sont de moins en moins nombreux à les fréquenter, ravivant invariablement les plans de fermeture des « petites lignes ».
Moins de cinq allers-retours par jour
En février, l’émotion provoquée par le rapport Spinetta a montré combien le sujet était sensible. Piloté par l’ancien patron d’Air France, celui-ci recommandait de « se poser la question du dimensionnement du réseau français » en réalisant un audit précis de chacune de ces lignes, pour pouvoir réaliser des arbitrages. Mais face à l’agitation colère des médias et à la vindicte des élus locaux, le gouvernement a immédiatement fait machine arrière. « L’avenir des petites lignes ne sera pas tranché de Paris », a répliqué en substance le premier ministre, Edouard Philippe. Avant de préciser que rien ne serait décidé sans l’accord des régions. Une manière de renvoyer la patate chaude aux élus ? Ce qui est sûr, c’est que le sujet risque de revenir sur la table à l’automne avec la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des universités d’été qui se sont achevées dimanche 26 août.
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LFI, PS, LR, PC : les partis politiques font leur rentrée

Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des universités d’été qui se sont achevées dimanche 26 août.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h10
   





                        



   


Alors que tous les partis se préparent pour les élections européennes, prévues en mai 2019, quatre formations ont organisé leur rentrée politique samedi 25 et dimanche 26 août. Voici ce qu’il faut en retenir.
La France insoumise
Comme l’année dernière, Jean-Luc Mélenchon a choisi de réunir les militants et les élus de La France insoumise dans sa ville d’élection, Marseille. Samedi 25 août, dans un discours de près de deux heures aux allures de discours de politique générale, le député des Bouches-du-Rhône a visé Emmanuel Macron à de nombreuses reprises.
Profitant de l’échéance des élections européennes, qui auront lieu en mai 2019, il a notamment appelé les Français à se servir de ce scrutin comme d’un « référendum anti-Macron ». « Nous allons inviter les Français à lui mettre une raclée, c’est la démocratie ! Je parle d’une raclée démocratique », a lancé Jean-Luc Mélenchon.
Pour le dirigeant des insoumis, voter « contre Macron » est une manière de voter « contre l’Europe libérale », « l’Europe [de la chancelière allemande] Angela Merkel », dont le président de la République ne serait que « le petit copiste ».

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Les Républicains
Laurent Wauquiez a tenté une démonstration de force à droite à l’occasion de sa rentrée politique, dimanche 26 août, au mont Mézenc (Massif central), avec comme point d’appui une critique virulente de l’immigration et des annonces budgétaires d’Edouard Philippe.
« Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. Le pouvoir d’achat n’a pas progressé, l’insécurité n’a pas reculé, la bureaucratie n’a pas été réduite, l’immigration massive n’a pas été arrêtée, l’islamisme n’a pas été endigué. Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez.
« Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, les Français ploient sous ce fardeau, les classes moyennes ploient sous cette charge, selon l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »
De son côté, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a organisé la rentrée de son mouvement, Libres !, à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, vendredi. Elle y a défendu sa propre ligne au sein du parti Les Républicains et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.

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Le Parti socialiste
Pendant près d’une heure, samedi à La Rochelle, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a détaillé sa feuille de route pour les prochaines années et a répondu point par point à toutes les critiques qui viennent de son aile gauche — Emmanuel Maurel n’avait pas fait le déplacement, préférant aller à l’université d’été de Jean-Luc Mélenchon — et de son aile droite, avec des hollandistes qui réclament « plus de politique », selon Stéphane Le Foll, et surtout moins de critiques envers l’ex-président de la République.
Le premier secrétaire, souvent accusé de ne pas être « à l’offensive » sur le plan politique, a cette fois pris les devants en proposant aux autres formations politiques de gauche « des combats communs ». Sur la question des réfugiés, chère à Benoît Hamon, il a proposé « à tous les élus de gauche un engagement commun pour l’accueil et l’accompagnement des réfugiés ».

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Le Parti communiste
Le Parti communiste, réuni en université d’été à Angers jusqu’à dimanche, se veut déterminé à combattre la politique « libérale et d’austérité dévastatrice » menée par Emmanuel Macron et par l’Union européenne. « Il faut sortir de l’austérité en France, en Europe, récupérer l’argent disponible, notamment celui de la Banque centrale européenne, pour financer des politiques sociales et écologiques », a déclaré le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent.
Devant un amphithéâtre comble, il a promis que la rentrée serait « chaude ». « La saison 2 de Macron ne va pas ressembler à la saison 1. Plus de la moitié des textes adoptés au Parlement l’ont été en procédé accéléré ou par ordonnance, c’est une méthode brutale et autoritaire et il veut continuer. Mais il a laissé des plumes avec la mobilisation du printemps et l’affaire Benalla. » Hôpitaux, retraites, gel annoncé des prestations sociales, « Macron veut passer à l’offensive ». « Pas question de laisser passer ! », a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.
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Pour sa rentrée au mont Mézenc, Wauquiez garde le cap à droite toute

Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h59
    |

            Olivier Faye








                        



   


« La route est droite, mais la pente est forte », disait en son temps Jean-Pierre Raffarin. En cette rentrée, Laurent Wauquiez croit apercevoir une lueur au bout (tout au bout) du chemin. Englué dans les mauvais sondages, devant faire face à la division de son camp, le président du parti Les Républicains (LR) devine dans les difficultés actuelles d’Emmanuel Macron — qui dévisse, lui aussi, dans l’opinion, et pâtit d’un ralentissement de la conjoncture économique — l’occasion de rebondir. Et de récompenser la stratégie d’opposition frontale qu’il met en place face au président de la République depuis le début du quinquennat.
« Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. Le pouvoir d’achat n’a pas progressé, l’insécurité n’a pas reculé, la bureaucratie n’a pas été réduite, l’immigration massive n’a pas été arrêtée, l’islamisme n’a pas été endigué. Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez à l’occasion de son discours de rentrée, dimanche 26 août, juste avant la traditionnelle ascension du mont Mézenc (Haute-Loire) qu’il effectue chaque année avec ses soutiens.
Profiter du trou d’air de l’exécutif
Très discret depuis plusieurs semaines, en particulier lors de l’affaire Benalla, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a désormais l’intention d’occuper l’espace médiatique pour tenter de profiter du trou d’air de l’exécutif. « La capacité d’écoute des électeurs de droite séduits par Macron a changé », veut-on croire dans son entourage. M. Wauquiez a donc décidé d’enfoncer le clou sur deux sujets : d’un côté, la lutte contre les impôts et la dépense publique, et de l’autre, l’immigration.
« Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, les Français ploient sous ce fardeau, les classes moyennes ploient sous cette charge, selon l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »

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La droite du Mont-Mézenc s’est donc levée comme un seul homme pour voler au secours d’une partie de son électorat traditionnel, les retraités et les familles nombreuses. Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le matin même dans le Journal du dimanche que l’augmentation des pensions de retraite et des allocations familiales se ferait, en 2019, à un niveau inférieur à celui de l’inflation. « Injuste », a dénoncé Laurent Wauquiez.
« Nous, nous sommes les défenseurs des retraités, de la politique familiale, des classes moyennes. Il y en a deux sur trois qui sont touchés, souligne son conseiller spécial, Brice Hortefeux. Les retraités sont à ce quinquennat ce que les classes moyennes étaient à celui de François Hollande. »
Fidèle à sa ligne dure sur les questions d’immigration — « cela va être le point majeur des européennes en 2019 », veut croire un de ses proches —, le président des Républicains a dressé un tableau sombre de l’avenir de l’Europe, qui serait confrontée à une « immigration de masse devenue aujourd’hui une menace culturelle pour la civilisation européenne ».
Les représentants de la droite dure dans son sillage
Celui qui ne cache pas son ambition de faire revenir à droite les électeurs du Rassemblement national (ex-FN) a justifié ses envolées identitaires par le fait, qu’à ses yeux, « les Français refusent de devenir étrangers dans leur propre pays ». « Défendre son identité, être attaché à son pays, aimer sa culture, croire à la nécessité des frontières, c’est tout cela qu’Emmanuel Macron a qualifié de “passions tristes” », a dénoncé M. Wauquiez.
Difficile, néanmoins, de masquer le fait que le rassemblement autour de sa personne se fait de plus en plus homogène. Il y a un an, Laurent Wauquiez se félicitait ainsi de gravir le mont Mézenc au côté de la juppéiste Virginie Calmels, son bras gauche, qu’il a congédiée de son poste de vice-présidente en juin. Aujourd’hui, en dehors des anciens centristes Jean Leonetti et Damien Abad, ce sont principalement les représentants de la droite dure qui s’inscrivent dans le sillage du quadragénaire : Eric Ciotti, Nadine Morano, Brice Hortefeux, etc.
Vendredi 24 août, sa rivale Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, s’est pour sa part félicitée lors de la rentrée de son mouvement, Libres !, à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), de bénéficier du soutien du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et de celui du maire de Nice, Christian Estrosi. « Microparti, microrassemblement, microfamille » pour « la duchesse de Corrèze », raille-t-on dans l’entourage de M. Wauquiez. « C’est le trio des gens qui n’ont pas accepté qu’un homme de 43 ans réussisse à faire ce qu’eux n’ont pas réussi. Cela leur donne sans doute un coup de vieux », cingle la porte-parole des Républicains, Lydia Guirous. L’union est un combat, et tout le monde ne semble pas décidé à le mener.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Les signataires répondent à une tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent un « statu quo » dans la protection des mineurs.
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Face aux critiques, 79 parlementaires LRM défendent la loi Schiappa contre les violences sexuelles et sexistes

Les signataires répondent à une tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent un « statu quo » dans la protection des mineurs.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h23
   





                        



   


Face aux critiques visant la loi contre les violences sexuelles et sexistes, notamment concernant la protection des mineurs, 79 députés et sénateurs de la République en marche (LRM) défendent une « loi de progrès », dans une tribune au Journal du dimanche, dimanche 26 août.
Les signataires, au premier rang desquels Alexandra Louis, rapporteuse du texte à l’Assemblée, répondent à une autre tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénonçaient un « statu quo » dans la protection des mineurs dans la précédente livraison du JDD.

Aucune question n’est et ne sera éludée. C’est pourquoi nous vous donnons rdv près de chez vous pour des ateliers c… https://t.co/VKGPHtbn2k— ALouisDeputee13 (@Alexandra Louis)


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« Nous regrettons et ne comprenons pas cette prise de position », écrivent les parlementaires, qui énumèrent toutes les mesures qui en font, selon eux, une « loi de progrès » : allongement de la durée de prescription des viols de mineurs, sanctions contre les « raids numériques » dont sont victimes des enfants, sanctions plus sévères envers les violences conjugales en présence de mineurs, etc.

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Les élus regrettent que les détracteurs de la loi « n’évoquent quasiment aucune de ces mesures mais concentrent leurs griefs sur l’article 2 de la loi », relatif aux abus sexuels visant des mineurs. L’article prévoit que lorsque les faits sont commis à l’encontre d’« un mineur de quinze ans », « la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l’intention initiale d’instaurer une « présomption de non-consentement », qui considérait comme un viol toute pénétration d’un mineur de moins de 15 ans.
« En tant que femme, mère et élue, j’ai honte ! »
Les parlementaires LRM rappellent que cette proposition « n’a pas été retenue » parce qu’elle courait un « risque réel d’inconstitutionnalité ». Et sur le fond, ils estiment que la « présomption n’empêcherait pas le débat sur l’existence d’une contrainte ou d’une surprise (...) puisque le propre d’une présomption est de pouvoir être renversée ». Selon eux, « les débats autour de cette présomption traduisent semble-t-il une certaine défiance à l’égard du juge qui garde une marge d’appréciation ».

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Mais au sein de la majorité, tout le monde n’est pas sur la même ligne. « En tant que femme, mère et élue, j’ai honte ! » lâche Nathalie Elimas, députée Modem, qui avait défendu des amendements en faveur d’une présomption de contrainte, dans une tribune au Parisien.
Elle dédie son texte à Sarah, collégienne de 11 ans, dont la relation sexuelle avec un homme de 28 ans avait, dans un premier temps, été qualifiée d’atteinte sexuelle, le parquet ayant estimé que la préadolescente était consentante. Une information judiciaire pour viol avait finalement été ouverte par la suite.
Pour la députée, la loi française « a fait de Sarah une double victime », « victime de son bourreau » et « victime des législateurs, qui n’ont su protéger les enfants de leurs agresseurs ». Selon elle, l’Assemblée a « échoué » à adopter « un texte à la hauteur des enjeux ». Elle prévient, dans sa tribune, qu’elle saisira « toutes les occasions possibles et pourquoi pas la réforme judiciaire à venir pour aller plus loin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, assure que « rien ne sera bloqué » dans l’enquête sur des travaux supposés illégaux menés lorsque Françoise Nyssen dirigeait les éditions Actes Sud.
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Affaire Nyssen : la ministre de la culture n’a « pas songé à démissionner »

Le premier ministre, Edouard Philippe, assure que « rien ne sera bloqué » dans l’enquête sur des travaux supposés illégaux menés lorsque Françoise Nyssen dirigeait les éditions Actes Sud.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 11h02
   





                        


Visée par une enquête sur des travaux supposés illégaux effectués lorsqu’elle dirigeait les éditions Actes Sud, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, assure au Journal du dimanche, dimanche 26 août, qu’elle n’a « pas songé à démissionner ». Elle souligne « le soutien immédiat » du président de la République, du premier ministre et du gouvernement. « L’enquête ne vise pas Françoise Nyssen ministre de la culture, elle vise une société, Actes Sud », insiste-t-elle.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer si les travaux d’agrandissement des bureaux parisiens d’Actes Sud en 1997 et à partir de 2012 respectaient le code de l’urbanisme.
« Rien ne sera bloqué »
« Rien ne sera bloqué » dans le cadre de l’enquête, assure de son côté le premier ministre, Edouard Philippe, dans une interview au même JDD. « Vouloir l’exemplarité, c’est garantir que la justice puisse être saisie s’il y a lieu. »
M. Philippe dit avoir téléphoné jeudi à Françoise Nyssen, après l’ouverture de l’enquête. « Je lui ai redit mon soutien et les règles s’agissant de l’appartenance au gouvernement. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le premier ministre veut donner la priorité à « la rémunération de l’activité », entend réformer les allocations, le chômage, les retraites, et supprimer 4 500 postes dans la fonction publique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Edouard Philippe privilégie le travail aux prestations sociales dans son projet de loi de finances 2019

Le premier ministre veut donner la priorité à « la rémunération de l’activité », entend réformer les allocations, le chômage, les retraites, et supprimer 4 500 postes dans la fonction publique.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 01h34
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h22
   





                        



   


Cotisations sur les heures supplémentaires, allocations familiales et retraites, assurance-chômage, arrêts maladie et emplois dans la fonction publique : le premier ministre, Edouard Philippe, annonce, dans une interview au Journal du dimanche (JDD) du 26 août, la ligne qu’il compte défendre dans le cadre du projet de loi de finances 2019.
Heures supplémentaires, allocations et retraite
Les salariés ne paieront plus de cotisations sur leurs heures supplémentaires dès septembre 2019, mais l’aide personnalisée au logement (APL), les allocations familiales et les retraites augmenteront moins vite que l’inflation d’ici à 2020, a annoncé le chef du gouvernement.
« Dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public », dit M. Philippe, selon qui « cela représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an » pour « une personne payée au smic ». Cette mesure coûtera « 2 milliards » d’euros.
Parallèlement, trois prestations sociales — « l’APL, les allocations familiales, les pensions de retraite » — « progresseront de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 ». C’est nettement moins que l’inflation, qui s’élevait en juillet à 2,3 % sur un an. En revanche, « les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA [revenu de solidarité active], seront augmentées conformément à la loi », ajoute le premier ministre.
M. Philippe assure, en outre, que « la prime d’activité, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés » augmenteront « très significativement », conformément aux promesses de campagne d’Emmanuel Macron.
Il confirme que les contrats aidés verront leur financement « diminuer ». Depuis son arrivée aux affaires, le gouvernement a déjà nettement réduit la voilure en la matière, avec seulement 200 000 nouveaux contrats aidés budgétés pour 2018, après 320 000 en 2017 et 459 000 en 2016.
Pour rendre ces arbitrages, l’exécutif a fait le choix d’une politique « qui privilégie (…) la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations », explique le premier ministre. « C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère », dit-il.
Assurance-chômage dégressive ?
Edouard Philippe dit n’avoir aucun « tabou » concernant l’évolution des règles de l’assurance-chômage, n’excluant pas de « discuter » d’une dégressivité des allocations des cadres supérieurs, une mesure proposée récemment par un député de la majorité. « La question de la dégressivité des allocations-chômage a été posée par le député (La République en marche, LRM) du Val-d’Oise Aurélien Taché. Nous pouvons en discuter, nous n’aurons ni tabou ni présupposés », déclare le premier ministre.
M. Philippe tient ces propos alors qu’il doit recevoir dans quelques jours les partenaires sociaux à Matignon, notamment pour préparer une renégociation des règles de l’assurance-chômage, qui devra aboutir d’ici à février.

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« Je suis déterminé à avoir avec les partenaires sociaux une discussion sur la meilleure façon d’établir un système financièrement équilibré qui garantisse la justice sociale et favorise le retour à l’emploi, a-t-il ajouté. Partout où il y a des mécanismes qui n’incitent pas à retrouver rapidement un emploi, il faudra agir. Je dis bien partout. »
Aurélien Taché a évoqué cette semaine la possibilité d’une « dégressivité » des allocations pour les cadres supérieurs, arguant que la « justice sociale » ne consiste pas à « couvrir pendant deux ans des gens qui ont de très hauts revenus et pourraient trouver un emploi ». Cette proposition a provoqué la colère de la CFE-CGC, le syndicat des cadres.
Pas de transfert des arrêts maladies
Le financement des arrêts pour maladie ne fera pas l’objet d’un « transfert brutal » vers les entreprises, assure M. Philippe, selon qui « tous les acteurs » doivent agir pour contenir leur progression. « J’écarte l’hypothèse d’une mesure brutale de transfert vers les entreprises, c’est clair », affirme le premier ministre.
Le quotidien Les Echos écrivait au début d’août que l’exécutif envisageait de faire prendre en charge par les entreprises, à la place de la Sécurité sociale, quatre jours d’indemnités journalières pour les arrêts de moins de huit jours. Un projet auquel le patronat s’était vivement opposé, à l’instar de la ministre du travail, Muriel Pénicaud — contrairement à sa collègue de la santé, Agnès Buzyn —, qui l’a fait savoir dans une lettre envoyée à la fin de juillet au premier ministre et révélée cette semaine par L’Express.
« En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé » Edouard Philippe
« Notre politique vise à augmenter la croissance et à favoriser le retour à l’emploi. Nous avons pris beaucoup de mesures pour stimuler l’activité des entreprises et l’investissement ; on ne va pas envoyer de contre-message », explique aujourd’hui au JDD le chef du gouvernement.
Mais, ajoute-t-il, « l’enjeu des arrêts maladie est considérable. Chaque année, un peu plus de 10 milliards d’euros sont consacrés à l’indemnisation des salariés arrêtés, et ce volume progresse de plus de 4 % par an. En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé ».

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Pour M. Philippe, « c’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire », et la part croissante des dépenses de santé destinées à couvrir les arrêts maladie « veut dire qu’on a moins d’argent pour le financement des hôpitaux ou de nouveaux traitements ». « Tous les acteurs du système doivent se mettre autour de la table pour trouver les moyens de contenir cette progression », dit-il. « Donc il ne s’agit pas de renvoyer vers tel ou tel le coût de ces indemnisations — les entreprises pas plus que d’autres. C’est ensemble qu’il faut résoudre le problème. Mais je veux dire à tous que cela ne peut pas durer. »
Suppression de postes
Le gouvernement prévoit également la suppression d’environ 4 500 postes dans la fonction publique d’Etat en 2019, et le chiffre sera « supérieur à 10 000 en 2020 », annonce M. Philippe. « Nous tiendrons l’objectif du président de la République de supprimer 50 000 postes à l’horizon 2022 ».
Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle la suppression de 120 000 postes au total dans la fonction publique au cours du quinquennat, dont 50 000 dans le périmètre de l’Etat où, dans le cadre du budget 2018, 1 600 suppressions de poste ont déjà été actées.
Interrogé sur la montée en puissance très progressive de ces suppressions de postes, M. Philippe explique qu’il « ne [croit] pas à la politique du rabot ». « Notre méthode privilégie une transformation de l’action publique en profondeur et le développement du numérique, des économies à long terme et une amélioration du service public. La réduction du nombre de fonctionnaires n’est pas le fondement mais la conséquence d’une transformation de l’action publique qui monte en puissance au fil du temps. »
Quant aux postes qui seront supprimés, « nous avons annoncé des réorganisations au ministère des finances, dans l’audiovisuel public, dans le réseau extérieur de l’Etat », rappelle-t-il. « Mais il y aura par ailleurs des recrutements : plus de 2 000 agents supplémentaires dans la police, la gendarmerie et à la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure], 1 300 à la justice — parce qu’il s’agit de priorités. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Samedi soir, dans un discours fleuve, le leader de La France insoumise a appelé les Français à sanctionner le chef de l’Etat lors des élections européennes de mai 2019.
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A Marseille, Jean-Luc Mélenchon promet « une raclée démocratique » à Emmanuel Macron

Samedi soir, dans un discours fleuve, le leader de La France insoumise a appelé les Français à sanctionner le chef de l’Etat lors des élections européennes de mai 2019.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 21h07
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 06h45
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        


C’est devenu une habitude depuis l’élection présidentielle de 2017. Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, n’a de cesse de se présenter comme le principal opposant à Emmanuel Macron. Pour lui, il n’y a qu’un seul adversaire à sa hauteur : le chef de l’Etat. Samedi 25 août, à Marseille, dans un discours de près de deux heures aux allures de discours de politique générale au cours duquel de nombreux thèmes ont été abordés (la planification écologique, la pêche électrique, la VIe République, l’Europe, la politique de l’eau), le député des Bouches-du-Rhône a visé M. Macron à de nombreuses reprises.
Profitant de l’échéance des élections européennes, qui auront lieu en mai 2019, il a appelé les Français à se servir de ce scrutin comme d’un « référendum anti-Macron ».

   


« Il y a des élections européennes. Nous allons faire de cette élection un référendum anti-Macron. Nous allons inviter les Français à lui mettre une raclée, c’est la démocratie ! Je parle d’une raclée démocratique », a lancé M. Mélenchon devant les militants rassemblés malgré un fort mistral – 3 200 personnes assistent à l’université d’été de LFI qui se tient dans la cité phocéenne jusqu’à dimanche.

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Revenant ensuite sur l’affaire Benalla, M. Mélenchon a fustigé les « barbouzes qui cassaient la gueule aux gens pendant qu’ils disaient que l’on incitait à la violence. Ce sont des menteurs, des hypocrites, des faux-culs. Nous ne frappons personne ! »
« On va envoyer un commando de combat au Parlement européen »
Pour le leader des « insoumis », voter « contre Macron » est une manière de voter « contre l’Europe libérale », « l’Europe [de la chancelière allemande] Angela Merkel », dont le président de la République ne serait que « le petit copiste », un « M. Je-sais-tout », un « menteur », un « grand enfumeur public » qui a décidé « de faire l’Europe en défaisant la France ». Qui ne fait que parachever la politique initiée par « l’autre nigaud François Hollande ».
Une pique pour Hamon et pour les écologistes
« On va envoyer un commando de combat au Parlement européen pour que vous soyez aussi fiers d’eux que de ceux que vous avez envoyés à l’Assemblée nationale, a-t-il résumé. (…) C’est toujours le même ennemi que l’on combat : la civilisation capitaliste de la finance. C’est elle qui détruit les avantages sociaux, qui détruit la République, les écosystèmes. »

   


Dans ce face-à-face qu’il veut instaurer avec M. Macron, M. Mélenchon n’a presque aucun regard pour les autres formations de gauche. A peine une pique voilée à Benoît Hamon quand il dit : « Ceux qui vous disent que l’on peut changer les choses en Europe à traité constant vous mentent. C’est de l’arnaque, de l’enfumage. » Le leader du mouvement Génération. s assure en effet qu’il est possible « à traité constant, de changer l’Europe ». Mais aussi aux « écologistes qui sont à Europe Ecologie-Les Verts [EELV] » : « Vous ne pouvez pas être écolos et être pour les traités bugétaires européens, pour l’OTAN et pour la guerre. »

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Jean-Luc Mélenchon est ensuite longuement revenu sur le thème des migrants. « C’est un sujet qui, paraît-il, est délicat pour nous. Il ne l’est nullement. Oui, il y a des vagues migratoires, oui, elles peuvent poser de nombreux problèmes aux sociétés d’accueil quand certains en profitent pour baisser les salaires, comme en Allemagne, affirme-t-il. Nous disons : honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux ! »
« Une invasion qui n’existe pas »
Et de continuer, s’adressant, semble-t-il aux dirigeants européens : « Votre attitude est irraisonnable car irraisonnée, vous comptez sur la peur d’une invasion qui n’existe pas. » Avant de rendre hommage à l’Aquarius, le navire humanitaire qui secourt les réfugiés en mer. 
M. Mélenchon a aussi fustigé l’attitude du gouvernement italien qui a décidé de ne plus accueillir les réfugiés, même s’il rejette la faute originelle sur l’Union européenne et son abandon de l’Italie depuis des années face à l’afflux de réfugiés.
Enfin, l’ancien prétendant à l’Elysée a reprécisé l’idée qu’il se fait du rôle de la France en Europe : celle d’un levier de pression pour établir un rapport de force face à la Commission européenne et à ses « politiques libérales ». « Il n’y a pas d’Europe possible sans la France. Nous sommes la deuxième puissance économique du continent. Et nous avons des économies qui ont des intérêts communs avec la troisième et la quatrième : l’Italie et l’Espagne. Nous ne sommes pas isolés », a-t-il juré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Sur le modèle de la motion de censure de gauche, le chef de file des socialistes propose l’« union des voix » sur les questions du glyphosate, des réfugiés et de l’égalité hommes-femmes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Olivier Faure propose à la gauche « des combats communs »

Sur le modèle de la motion de censure de gauche, le chef de file des socialistes propose l’« union des voix » sur les questions du glyphosate, des réfugiés et de l’égalité hommes-femmes.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 11h47
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                            Astrid de Villaines








                        



   


L’image est symbolique. Pour conclure l’université d’été des élus du Parti socialiste qui se tenait à La Rochelle du 23 au 25 août, Olivier Faure s’est retroussé les manches. Comme s’il voulait montrer qu’il était plus que jamais déterminé à prendre à bras-le-corps les nombreux défis qui l’attendent depuis son élection à la tête du Parti socialiste, lors du congrès d’Aubervilliers, le 8 avril.
Pendant près d’une heure, dans une salle à moitié vide, sans faste ni musique, le premier secrétaire a détaillé sa feuille de route pour les prochaines années et a répondu point par point à toutes les critiques qui viennent de son aile gauche — Emmanuel Maurel n’a pas fait le déplacement, préférant aller à l’université d’été de Jean-Luc Mélenchon — et de son aile droite, avec des hollandistes qui réclament « plus de politique », selon Stéphane Le Foll, et surtout moins de critiques envers l’ex-président de la République.

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Malgré un lapsus révélateur : « François Hollande veut revenir… euh, redevenir un militant du Parti socialiste », le premier secrétaire a changé de ton envers l’ex-chef de l’Etat, qu’il avait qualifié, sur Public Sénat en juillet, de « champion du déni », s’attirant la colère des hollandistes. « François Hollande est à la fois celui qui nous a conduits à la victoire en 2012 et un acteur de notre présent. Il joue un rôle important dans le dévoilement de l’imposture macroniste », loue son ancien directeur de cabinet adjoint à Solférino, qui promet que l’inventaire du quinquennat « sans œillères et sans caricature » sera rendu au mois de novembre.
« Combats communs »
Le premier secrétaire, souvent accusé de ne pas être « à l’offensive » sur le plan politique, a cette fois pris les devants en proposant aux autres formations politiques de gauche « des combats communs ». Une façon habile de tenter de se replacer au centre du jeu et de se faire entendre sur les thèmes de prédilection de ses concurrents à gauche.
Sur la question des réfugiés, chère à Benoît Hamon, le premier secrétaire a proposé « à tous les élus de gauche un engagement commun pour l’accueil et l’accompagnement des réfugiés ». Alors que La France insoumise étudie la possibilité de demander une commission d’enquête sur le glyphosate à l’Assemblée nationale, M. Faure rappelle, « sans en tirer de gloire » : « Nous avons été les premiers à demander une commission d’enquête au Parlement européen. » « Unissons nos voix et nos forces pour demander au gouvernement [la] suspension » du glyphosate , propose-t-il à ses potentiels partenaires politiques.
Olivier Faure a détaillé son calendrier pour les élections européennes de mai 2019
Sur le modèle de la motion de censure commune aux trois groupes de gauche sur l’affaire Benalla, M. Faure insiste : « Ce que nous avons fait en juillet sur la question démocratique, nous devons pouvoir le reproduire sur des sujets d’intérêt général », évoquant notamment la question de l’égalité hommes-femmes.
Les municipales en ligne de mire
Le député de Seine-et-Marne a enfin détaillé son calendrier pour les élections européennes de mai 2019. Le projet sera dévoilé en octobre, et la liste avant décembre. « Les Français se moquent aujourd’hui de savoir qui sera tête de liste », évacue-t-il après avoir essuyé le refus du belge Paul Magnette cet été pour mener la bataille.
Le premier secrétaire, qui s’exprimait seulement devant quelques cadres de son camp, comme le député Boris Vallaud ou sa numéro deux, Corinne Narassiguin, a surtout mis le cap sur les élections municipales de 2020, « notre première échéance », pour en faire la première démonstration de la « renaissance » de son parti.

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Conscient que les élus socialistes bien implantés seront très convoités, Olivier Faure a annoncé la création d’une « charte » « pour nos candidats et ceux qui solliciteront notre soutien ». Exactement ce qu’avait proposé Jean-Luc Mélenchon aux législatives de 2017, lui qui aura besoin de s’allier dans certaines villes.
C’est à La Rochelle que le premier secrétaire lancera le coup d’envoi de cette campagne, lors des universités d’été du parti, qui reverront le jour l’année prochaine. Avant cela, il faudra se retrousser les manches pour les européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le député européen ne cache pas sa proximité avec Jean-Luc Mélenchon et ses idées.
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Le socialiste Emmanuel Maurel de plus en plus proche de La France insoumise

Le député européen ne cache pas sa proximité avec Jean-Luc Mélenchon et ses idées.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 20h36
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


C’est la question qui revient sans cesse depuis plusieurs mois à la gauche du Parti socialiste : Emmanuel Maurel rejoindra-t-il La France insoumise (LFI) ? Le leadeur de l’aile gauche du PS (qui a réuni 18,8% des suffrages au dernier congrès) ne cache pas sa proximité personnelle et politique avec Jean-Luc Mélenchon. Il échange régulièrement avec l’ancien candidat à la présidentielle et les convergences politiques sur l’Europe, la laïcité et l’économie sont nombreuses entre les deux hommes.

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Derniers exemples en date de ce rapprochement : Emmanuel Maurel était présent aux AmFis − l’université d’été de LFI − à Marseille ce week-end (comme un autre socialiste, Boris Vallaud, qui était là vendredi). Samedi matin, il animait une table ronde sur les traités de libre-échange avec Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne. « On est d’accord sur tout sur les questions de libre-échange, j’ai eu un bon accueil », assure M. Maurel. Jean-Luc Mélenchon fera, quant à lui, le déplacement le 9 septembre à l’université de rentrée du mouvement de M. Maurel, Nos causes communes, qui auront lieu aussi à Marseille.
La France insoumise, qui a encore treize places vacantes sur sa liste pour l’élection européenne de mai 2019, verrait d’un bon œil l’arrivée de l’ancien leadeur du courant de Jean Poperen parmi eux. « Il y a un groupe au sein du PS qui a des orientations proches des nôtres, notamment sur l’Europe. Tous ceux qui partagent nos analyses sont les bienvenus. En tout cas, ils seront plus à leur place ici que sur une liste menée par Pierre Moscovici », estime Manuel Bompard qui conduira la liste aux côtés de Charlotte Girard.
« J’ai peur de l’inertie »
Cette arrivée permettrait également aux « insoumis » de planter une nouvelle banderille au PS. En le dépouillant du chef de son aile gauche, LFI prendrait encore un peu plus l’ascendant sur le parti dirigé par Olivier Faure et renforcerait sa place de principale force d’opposition à gauche.
La direction du PS ne s’y trompe donc pas et a plutôt mal pris ce pas de deux. Selon M. Maurel, Olivier Faure l’aurait tancé par SMS quand il l’a appris. « J’ai toujours dit qu’il fallait travailler avec La France insoumise, s’étonne le député européen. Faure a fait un choix. Les déçus du macronisme reviendront au PS, donc, on doit être de centre gauche. Si c’est le choix qu’il fait, ce sera sans moi. J’ai peur de l’inertie, peur que l’on ait le même slogan qu’en 1999, “Et maintenant l’Europe sociale”… » En clair : M. Maurel redoute une campagne européenne creuse, sans idées nouvelles.

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A en croire M. Maurel, rien ne le sépare, sur le fond, des « insoumis », notamment les positions du mouvement populiste de gauche sur les frontières. « Le retour de la frontière ce n’est pas nouveau, rappelez-vous du livre de Régis Debray, Eloges des frontières (Gallimard, 2010). Je me reconnais totalement là-dessus. Je suis pour une politique de contrôle des flux migratoires, nous ne sommes pas des “no borders”. La gauche ne doit pas avoir honte de parler de nation, de frontière, de laïcité. On ne va pas laisser ça à la droite et à l’extrême droite. »
Avant de donner sa décision sur un éventuel départ du PS, M. Maurel préfère attendre de voir s’il arrive à faire « bouger le PS sur l’Europe », en lui faisant adopter une ligne plus à gauche. Il résume ainsi son état d’esprit : « J’essaye de faire gagner mes idées là où je peux. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Les universités d’été des partis politiques sont-elles sur le déclin ? Rémi Lefebvre, professeur de science politique, assure qu’elles participent d’une forme d’« informatisation » de la vie politique.
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« Les universités d’été sont devenues la caisse de résonnance des conflits internes »

Les universités d’été des partis politiques sont-elles sur le déclin ? Rémi Lefebvre, professeur de science politique, assure qu’elles participent d’une forme d’« informatisation » de la vie politique.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h00
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                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Depuis quelques années, les universités d’été des partis politiques revoient leur organisation à la baisse, quand elles ne disparaissent pas tout simplement. Quand ont-elles été inventées et pour quelles fonctions ?
On doit la première université d’été aux jeunes giscardiens qui organisent en août 1975, à Montpellier, trois semaines de formation de 400 jeunes, en présence de responsables nationaux comme Jean-Pierre Soisson ou Jean-Pierre Raffarin. L’objectif est alors principalement de former les futurs cadres de l’organisation, de leur apprendre à « parler aux Français » et de donner une image d’ouverture et de modernité à des partis déjà discrédités.
Les universités d’été vont se généraliser à l’ensemble des partis (le RPR en 1983, le PS en 1993 après la débâcle des élections législatives et une première dynamique de « rénovation », le PCF en 1998…), mais aussi aux organisations (le Medef, La Manif pour tous…).
Avec leurs forums, débats, ateliers en présence d’universitaires, elles sont censées donner à voir le parti comme un intellectuel collectif. Avec le temps, la fonction de formation des militants a laissé peu à peu la place à une fonction de médiatisation et de communication autour de la marque partisane. La vie ­politique se scénarisant autour de séquences, les universités d’été des partis rendent manifeste l’ouverture de la « rentrée politique » avec son cortège de prises de parole et de positions.
Cet événementiel partisan constitue une forme de sas entre la trêve estivale et la reprise de la vie politique, marqué par une forme de relâchement (vestimentaire notamment) qui permet une parole plus libre et (faussement) spontanée des dirigeants. Les universités d’été participent à ce titre d’une forme d’« informatisation » de la vie politique.
Pendant une vingtaine d’années, elles ont été un rendez-vous important pour les militants, les cadres et les journalistes. Que venaient chercher les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Elle succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

L’exécutif nomme Céline Poulet coordinatrice pour ses politiques du handicap

Elle succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 18h09
   





                        


Le gouvernement a nommé Céline Poulet au poste de secrétaire générale du comité interministériel du handicap (CIH), selon un arrêté publié vendredi 24 août au Journal officiel.
Mme Poulet, actuellement déléguée nationale aux personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge française, succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.
Elle « sera chargée de coordonner l’ensemble des actions gouvernementales menées en faveur des personnes handicapées et de suivre la mise en œuvre des décisions prises par le comité interministériel du handicap », a écrit Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.
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La crise au « Média » inquiète La France insoumise

Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h22
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        


Un spectre hante l’université d’été de La France insoumise (LFI) : la crise au Média. Depuis que les principaux dirigeants de ce pure player (Sophia Chikirou, ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon ; le psychanalyste Gérard Miller et l’entrepreneur Henri Poulain) s’écharpent sur les réseaux sociaux, les dirigeants insoumis se tiennent prudemment à l’écart. Pas question pour eux d’intervenir dans une crise « qui ne les concerne pas ». Pas sûr, pour autant, que cette position soit tenable très longtemps. En effet, en annonçant son départ de la direction de la télé en ligne au début de l’été, Mme Chikirou a indiqué qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes en mai 2019.

        Lire aussi :
         

                Au « Média », le grand déballage se poursuit



Cette arrivée inquiète plusieurs dirigeants de La France insoumise qui craignent que la crise au Média parasite la campagne. Surtout, la façon dont a été décidé le retour de Mme Chikirou laisse perplexe Charlotte Girard, qui fera partie du binôme en tête de la liste insoumise avec Manuel Bompard. « J’ai une crainte de parasitage de la campagne, c’est vrai. Son arrivée n’a jamais été discutée, son poste n’est pas encore fixé », explique la responsable du programme de LFI. « Cela n’a pas été discuté, je ne sais pas où cette décision a été prise », confirme une figure de LFI. Un fin connaisseur du mouvement avance : « On est nombreux à dire à Jean-Luc Mélenchon qu’il faut trancher et vite. Il y a une pression pour lui dire de faire attention. »
« Sophia Chikirou garde toute notre confiance »
M. Bompard, ne partage pas cette version, indiquant que Mme Chikirou « supervisera la communication du volet européen de la campagne » : « On en a parlé tous ensemble. La discussion a eu lieu quand on a commencé à réfléchir sur la campagne. On a décidé qu’il y ait un volet européen et un volet national. La nommer à ce poste est la meilleure décision, insiste-t-il. Sophia a fait les campagnes de Jean-Luc Mélenchon mais aussi celles de Bernie Sanders aux Etats-Unis et d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique. Ce qu’il se passe au Média ce n’est pas notre problème. Les bisbilles internes ne sont pas des motifs suffisants pour ne pas lui confier une telle mission. » 
Le député du Nord Adrien Quatennens a, de son côté, assuré que Mme Chikirou « gardait toute [leur] confiance » et qu’elle était « la meilleure candidate pour la tâche qui lui a été confiée ». Contactée, Sophia Chikirou n’a pas répondu à nos sollicitations. Elle doit venir samedi aux amFis (nom officiel de l’université d’été de La France insoumise) qui se réunissent à Marseille jusqu’au dimanche 26 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Pour la rentrée de son mouvement, Libres !, la présidente de la région Ile-de-France défend sa propre ligne au sein du parti et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.
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A Brive, Valérie Pécresse tente de rassembler les militants de LR opposés à Wauquiez

Pour la rentrée de son mouvement, Libres !, la présidente de la région Ile-de-France défend sa propre ligne au sein du parti et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h00
    |

            Olivier Faye (Brive-la-Gaillarde (Corrèze), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ici, c’est la Corrèze. Pour sa rentrée, vendredi 24 août, à Brive-la-Gaillarde, Valérie Pécresse a posé le chapiteau de son mouvement, Libres !, au milieu de la verdure du parc des Perrières. Les uns y débattent agriculture ; les autres réveillent le souvenir du « petit père » Henri Queuille, une des gloires locales, président du Conseil sous la IVe République. Tous, surtout, et en particulier la présidente de la région Ile-de-France, convoquent la mémoire de Jacques Chirac – qui traînait plutôt ses guêtres de député du côté d’Ussel, mais qu’importe. « La pensée de Chirac est d’actualité, il a théorisé qu’il ne pouvait pas y avoir de fracture entre l’urbain et le rural », martèle Mme Pécresse. Comprendre : contrairement à son concurrent au sein de la droite, Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains (LR), qui n’a de cesse de s’en prendre au « président des villes » Emmanuel Macron et à sa supposée « haine de la province ».

Après avoir lancé Libres !, il y a un an, en banlieue parisienne, à Argenteuil (Val-d’Oise), l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy veut maintenant prouver que son influence dépasserait les frontières de sa région : « Avec cette rentrée, nous voulions ancrer Libres ! dans les territoires. C’est un mouvement national. » La preuve, Christian Estrosi a même fait le déplacement depuis sa ville de Nice pour soutenir la « formidable » Valérie Pécresse au cœur de cette « France profonde ». Brive, capitale d’un jour de la droite anti-wauquiéziste. M. Estrosi a fondé, en 2017, son propre mouvement, La France audacieuse, et se montre volontiers conciliant à l’égard d’Emmanuel Macron. Beaucoup moins envers M. Wauquiez. A la tribune, il a lancé un avertissement cinglant : « Si certains pensent reconstruire notre mouvement en utilisant les mêmes méthodes, le même type de gouvernance, le même mépris des militants, la même centralisation bureaucratique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le président du parti Les Républicains fait sa rentrée, dimanche, en Haute-Loire.
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Wauquiez en chef contesté d’une famille éclatée

Le président du parti Les Républicains fait sa rentrée, dimanche, en Haute-Loire.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 06h45
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Pendant sa campagne pour la présidence du parti Les Républicains (LR), en 2017, Laurent Wauquiez avait promis de réhabiliter un mot cher à la tradition gaulliste : le compagnonnage. En clair, de redonner l’envie aux militants, aux cadres, aux élus de LR, successeurs plus ou moins lointains du RPF, de l’UDR ou du RPR, de s’engager par esprit de corps plus que par fanatisme idéologique ; par fidélité au chef et goût des batailles partagées, plutôt que par ambition personnelle.
« J’ai fait le choix de consacrer mon énergie au collectif et à la reconstruction de notre famille politique », assure-t-il dans un entretien au Figaro du samedi 25 août. Une gageure que le jeune président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 43 ans, qui effectue sa rentrée, dimanche 26 août, à l’occasion de sa traditionnelle ascension du mont Mézenc (Haute-Loire), n’atteint pas pour l’heure.
Faute, certes, de ne pas encore avoir eu l’occasion de mener ses troupes lors d’une joute électorale, véritable ciment pour la construction de tout leadership. Faute, surtout, pointent ses détracteurs comme ses soutiens, de négliger sa présence dans les médias ou les fédérations de LR, et d’exercer un pouvoir jugé par certains « solitaire » et sans « affect ».

Depuis qu’il dirige sa famille politique, l’ancien maire du Puy-en-Velay multiplie pourtant les espaces de débat au sein de LR. Tous les mardis matin, il réunit la direction du parti et ouvre la discussion concernant l’actualité de la semaine. En plus du classique bureau politique, un comité stratégique, dirigé par le président du Sénat, Gérard Larcher, et un comité des sensibilités, animé par le vice-président de LR, Jean Leonetti, ont par ailleurs été créés.
Mais le cœur des décisions ne se trouve pas là. Les réunions du bureau politique, désormais, servent à trouver des angles d’attaque contre Emmanuel Macron, à écouter les interventions techniques de Michèle Alliot-Marie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ A deux ans des élections municipales, les défections d’édiles n’ont jamais été aussi nombreuses.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Ces maires qui démissionnent en série

A deux ans des élections municipales, les défections d’édiles n’ont jamais été aussi nombreuses.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h29
    |

                            Daryl Ramadier








                        



                                


                            

« Arrive un moment où on en a ras le bol. » Après dix ans de mandat, Véronique Prézot a décidé qu’il était temps d’arrêter. La voix émue, la maire de Bosc-Bérenger, petite commune de 179 habitants en Seine-Maritime, raconte pourquoi elle vient de rendre son écharpe. Elue en mars 2008, reconduite en 2014, cette retraitée de la fonction publique assure s’être présentée « pour participer à la vie du village, œuvrer pour ses habitants ». « Mon premier mandat s’est bien passé, poursuit-elle. Mais plus ça va, plus on a des contraintes. »
Usée par les lourdeurs inhérentes à la fonction, elle a jeté ses dernières forces au début de l’année pour tenter de sauver l’école de Bosc-Bérenger. L’éducation nationale avait programmé la fermeture de l’établissement, exposé à un manque d’effectifs. Pour l’édile, ce fut un coup de grâce. « Les enfants y étaient heureux, l’activité de l’école rythmait la vie communale, se désole-t-elle. Le village sera triste à la rentrée. » Quoi qu’il en soit, elle n’en sera plus aux commandes. Elle avait promis de se retirer si la fermeture venait à aboutir ; ses fonctions ont pris fin en juillet.
« Sentiment d’impuissance »
Le cas de Véronique Prézot n’est pas isolé. Depuis 2014, les démissions de maires se chiffrent à 1 021 – en tenant compte de la mise en place du non-cumul des mandats. Presque deux fois plus que lors de la précédente mandature (2008-2012).
L’Association des maires de France (AMF), qui est en train de recenser les départs et les démissions, s’attend à un constat similaire. « Dans les conseils municipaux, on baisse les bras parce qu’on n’avance plus. On arrive avec plein d’idées et on ne peut rien faire », s’agace le maire de Suippes (Marne), Jean-Raymond Egon.
Lorsqu’ils sont questionnés sur les difficultés liées à leurs mandats, les élus se lancent dans une longue énumération. De l’aveu général, la somme de ces mécontentements mène...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Déforestation : « Le gouvernement doit définir des règles et les appliquer fermement »

Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h43
    |

Clément Sénéchal (Chargé de campagne et porte-parole de Greenpeace France)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a plus d’un an, le 6 juillet 2017, la France se dotait d’un plan Climat avec, parmi ses objectifs, celui de lutter contre la déforestation importée. Ce terme désigne la part des produits que nous importons de différentes régions du monde et qui contribuent à la déforestation dans les pays dont ils proviennent. La déforestation représente entre 12 % et 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (une part proche de celle du secteur des transports). La France est directement concernée, du fait qu’elle importe de nombreuses matières premières et produits transformés associés à la déforestation : bois, huile de palme, soja, cacao, café, caoutchouc…

Avec des mois de retard, une première mouture de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) a enfin été proposée, le 3 juillet, par le gouvernement, et une version finale est attendue pour la rentrée. Malheureusement, en l’état, ce texte condense tous les vices classiques des tentatives écologiques en milieu ultralibéral, pour aboutir in fine à une démission lamentable de la puissance publique.
Un problème global
Pour commencer, la SNDI vise l’horizon 2030. La France s’est pourtant engagée auprès de l’ONU à mettre un terme à la déforestation en 2020 (c’est l’Objectif de développement durable n° 15). Pourquoi, alors, repousser l’échéance ? Cela revient à dissoudre le sens de l’urgence, en repoussant la résolution du problème. C’est aussi se défausser de ses responsabilités : Nicolas Hulot sera-t-il encore ministre dans douze ans, quand il faudra rendre des comptes ?
La stratégie nationale souhaite encourager la « finance verte », mais refuse d’interdire ou même de pénaliser la finance dite « brune », celle qui porte atteinte à l’environnement
Autre exemple : la SNDI ne vise qu’un certain nombre de matières premières et en laisse d’autres de côté, comme… le bois, mais aussi le colza, le café, le coton, le cuir, etc. A quoi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Symbole fort : aucun des anciens adversaires du congrès du premier secrétaire, Olivier Faure, n’assistera à son discours de clôture samedi.
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A La Rochelle, le doute et les divisions planent sur l’université d’été du PS

Symbole fort : aucun des anciens adversaires du congrès du premier secrétaire, Olivier Faure, n’assistera à son discours de clôture samedi.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 07h27
    |

                            Astrid de Villaines








                        


« Avant, c’était le Festival de Cannes ! », se souvient un journaliste local. « Ça grouillait, c’était tellement festif ! », abonde Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste. Cette année à La Rochelle, l’ambiance n’est plus celle des grands jours « où l’on voyait Strauss-Kahn, Aubry et Hollande et qu’on était trois mille », termine Stéphane Le Foll, sans nostalgie.
Comme depuis 2016, le Parti socialiste n’organise plus de rendez-vous de rentrée pour ses militants, mais un séminaire de formation pour ses élus. Les ateliers concoctés par la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) se tiennent à huis clos, mais le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, assure que « les élus échangent des bonnes pratiques », et que le rendez-vous des militants reviendra l’année prochaine.
« C’est toujours un plaisir de revenir à La Rochelle, mais il est vrai que beaucoup sont encore sonnés par la défaite, certains dans les fédérations veulent encore croire à Macron, et les finances ne sont pas au rendez-vous », analyse le premier secrétaire en bonne forme, malgré les nombreuses critiques qui viennent des autres courants du Parti socialiste.

        Notre article sur l’absence de François Hollande
         

          à l’université d’été du PS à La Rochelle



« Il faut faire de la politique maintenant ! »
Quatre mois après l’élection au poste de premier secrétaire d’Olivier Faure, les ténors du parti qui lui laissaient au départ « le temps de s’installer » commencent à s’impatienter. « Il faut faire de la politique maintenant ! », lance Stéphane Le Foll à la terrasse d’un café devant le port. « Quel été ! », regrette Marie-Noëlle Lienemann, évoquant pêle-mêle le retour de François Hollande, auquel elle ne croit pas, « la mauvaise idée de la candidature de Paul Magnette pour humilier Julien Dray » et la tribune sur l’Aquarius signée par le premier secrétaire avec des personnalités du PS sans y avoir associé les sénateurs.

        Notre analyse :
         

          Olivier Faure, premier secrétaire dans la tourmente



« C’est le folklore de La Rochelle », relativise M. Faure, qui renvoie ceux qui portent la critique à leur défaite au congrès. « C’est difficile pour eux de dire que tout est formidable. Tout n’est pas formidable, mais on est en train de retrouver notre capacité de travail », assure le député de Seine-et-Marne, avant de concéder qu’il préférerait « que ça aille plus vite. Je sais bien qu’au final on dira que je suis le seul responsable, mais il faut jouer collectif ! », répète-t-il inlassablement.
Pourtant, ce n’est pas l’esprit qui règne dans les rangs socialistes. Le chef de l’aile gauche, Emmanuel Maurel, brille par son absence, et son possible rapprochement de La France insoumise est sur toutes les lèvres. Le député européen a invité Jean-Luc Mélenchon à l’université de rentrée de son club, Nos causes communes, et doit participer aux amphis d’été de La France insoumise, samedi à Marseille. 
« S’ils ne veulent plus de cette ligne, il y a Mélenchon ! »
« Il est temps de donner une ligne, on ne peut plus continuer comme ça », analyse froidement Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche, qui plaide pour que M. Maurel mène la liste des européennes du PS. « Cela permettrait un vrai rebond, et Maurel n’a pas le couteau entre les dents », justifie-t-elle.
L’option ne semble pas convaincre le premier secrétaire. « Ce sont les militants qui trancheront s’il n’y a pas de consensus », dit-il. Une façon de renvoyer M. Maurel à son score du congrès d’Aubervilliers, où il était arrivé à la troisième place avec 18,98 % des voix. « S’il est capable de se mettre dans l’idée que nous sommes un parti politique et qu’il faut respecter le chemin majoritaire, dans ce cas-là, il aura toute sa place », insiste, fermement, le premier secrétaire.

        Notre reportage au congrès d’Aubervilliers :
         

          les socialistes veulent « relever la tête »



« Qu’ils soient majoritaires sans moi », répond Mme Lienemann, en l’absence de son ami M. Maurel, avec qui elle n’exclut pas de créer un parti politique « pour tenir le flambeau du socialisme », et de conclure un accord programmatique avec Jean-Luc Mélenchon en vue des élections européennes de 2019.
« Le problème du PS aujourd’hui, c’est qu’on traîne avec des gens qui ne sont pas à l’aise avec la ligne politique du parti, c’est problématique », dit Stéphane Le Foll, devant une bière pression. « S’ils ne veulent plus de cette ligne, il y a Mélenchon ! », s’emporte l’ancien ministre de l’agriculture, avant de citer Lionel Jospin : « Ils veulent l’idéal révolutionnaire dans le confort de la social-démocratie. »
« A gauche, personne n’est audible »
Olivier Faure préfère se concentrer sur son discours de clôture, prévu samedi à la mi-journée. Il présentera « les grandes étapes qui attendent [les socialistes], les européennes et les municipales ». Nul doute qu’il devrait continuer d’égratigner la politique d’Emmanuel Macron, lui qui pense qu’« il faut réveiller cette France qui a rêvé d’un nouveau Mendès, et qui a eu à la place Alain Juppé ou François Fillon ».
Le successeur de Jean-Christophe Cambadélis trace sa route, porté par la légitimité qu’il tire des militants et de son score au congrès d’avril (49,75 % au premier tour). Il ignore le rendez-vous de La France insoumise, qui rassemble trois mille cinq cents personnes à Marseille au même moment, et appelle chacun à la modestie : « A gauche, personne n’est audible. Ce n’est pas parce qu’on fait du bruit qu’on est audible », lance-t-il à l’intention de Jean-Luc Mélenchon, avant de rappeler : « Au second tour de la présidentielle, il n’y avait pas de candidat de gauche. Tous ensemble on est à peine à 25 %. »
Mais celui qui se voulait « le candidat du rassemblement » prononcera son discours sans la présence de ses anciens adversaires du congrès : Luc Carvounas est à un mariage ; Emmanuel Maurel, à Marseille ; et Stéphane Le Foll participe, « comme chaque année », aux comices agricoles de Loué, dans la Sarthe. Le rassemblement de la famille socialiste attendra.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.
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La France insoumise veut faire des élections européennes un « référendum anti-Macron »

« Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h34
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            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


« La question est simple : stop ou encore ? » Manuel Bompard, directeur des campagnes de La France insoumise (LFI), ne cache pas l’objectif de son mouvement : faire de l’élection européenne de mai 2019 un « référendum anti-Macron » et arriver en tête le soir du vote. 
« Ce scrutin est le premier test national pour le pouvoir, c’est l’opportunité pour les Français de donner leur point de vue », a continué l’homme fort de LFI lors d’une conférence de presse, vendredi 24 août au matin, entouré des députés Adrien Quatennens (Nord) et Mathilde Panot (Val-de-Marne), de Leïla Chaibi, coordinatrice du pôle auto-organisation et de Coline Maigre, responsable du programme des universités d’été. « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire. Il faut prendre le bulletin de vote comme une arme, un outil, contre sa politique injuste et inefficace. »
Un tract a également été édité, incitant à l’inscription sur les listes électorales pour « faire payer » au président de la République son « mépris du peuple ». « Macron achève la politique de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, complète Adrien Quatennens. Notre bilan ridiculise ceux et celles qui veulent faire croire que l’on est un groupe folklorique. La France insoumise est prise au sérieux, comme un grand mouvement populaire. »

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Pour La France insoumise, ce discours présente un avantage certain : faire du scrutin européen un face-à-face avec La République en marche (LRM), en se présentant comme la seule alternative possible face à « l’Europe de Merkel-Macron » et comme le pivot de l’opposition à la politique d’Emmanuel Macron. C’est en considérant cela qu’il faut voir la venue de deux députés Les Républicains, Olivier Marleix et Marianne Dubois, aux « amFIs d’été » (nom officiel des universités d’été des insoumis).
Avec des élus invités ce week-end — du Nouveau Parti anticapitaliste à la droite en passant par le Parti socialiste et le Parti communiste français —, LFI devient un creuset des oppositions. Cette démarche cadre avec la pensée du populisme de gauche, qui entend dépasser les clivages anciens, ne plus chercher à unir la gauche mais à « fédérer le peuple ».
Coalition des contestations
« La France insoumise n’a pas proposé qu’aux partis d’opposition de venir, mais aussi à La République en marche, tient à préciser Mme Panot. Ils ont un problème de sectarisme et ne veulent pas discuter. La majorité parlementaire est une majorité qui refuse de discuter. »
En attendant cette coalition des contestations, LFI cherche tout de même à faire venir sur sa liste (où treize places sont encore vacantes) des transfuges d’autres partis. Actuellement dans leur viseur, le socialiste Emmanuel Maurel. Le chef de file de l’aile gauche du PS, qui a réuni plus de 18,8 % des suffrages lors du dernier congrès socialiste, sera présent à ces amphis d’été. Et Jean-Luc Mélenchon assistera aux universités de rentrée du club de M. Maurel, Nos causes communes, au début de septembre à Marseille. 
« Il y a un groupe au sein du PS qui a des orientations proches des nôtres, notamment sur l’Europe. Tous ceux qui partagent nos analyses sont les bienvenus. En tout cas, ils seront plus à leur place ici que sur une liste menée par Pierre Moscovici », estime M. Bompard.

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Pour la deuxième année, La France insoumise se réunit jusqu’au 26 août, au palais des congrès Marseille Chanot. Et le programme est plutôt chargé pour les 3 500 militants qui y sont attendus. Environ 150 ateliers sont prévus (répartis en onze parcours thématiques), et 154 intervenants doivent prendre la parole. Les thèmes sont divers : Europe, ruralité, culture, « conférences gesticulées », éducation populaire, stratégie, formation.
Jean-Luc Mélenchon prononcera son discours samedi en fin de journée. Vendredi soir, une « déambulation festive » (une manifestation) aura eu lieu dans les rues de Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ En quatre ans, 2,3 millions de personnes ont choisi de quitter le pays, qui connaît une grave crise économique depuis 2014.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Commerces : trois nouvelles zones d’ouverture dominicale à Paris

Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 13h07
   





                        



   


A Paris, trois nouvelles zones touristiques ont été définies par le gouvernement afin d’autoriser les commerces à ouvrir le dimanche, après l’annulation par le juge administratif, en avril, de trois zones touristiques internationales (ZTI). La première comprend l’avenue des Ternes, intégrée à la ZTI Champs-Elysées Montaigne. La deuxième, la ZTI Palais des Congrès, s’étend principalement autour de la porte Maillot. Ces nouveaux textes, publiés vendredi 24 août au Journal officiel, entreront en vigueur samedi.
Dans ces deux zones, les commerces pourront ouvrir le dimanche et le soir, jusqu’à minuit, sous réserve de la conclusion d’un accord avec les syndicats.
La troisième zone Bercy Saint-Emilion, englobant l’AccorHotels Arena et le centre Bercy Village, créée par arrêté préfectoral, bénéficiera, quant à elle, du statut « zone touristique ». Les commerces pourront également y ouvrir le dimanche, mais pas en soirée la semaine. Les commerces alimentaires devront fermer le dimanche après-midi.
Avis mitigé de la Mairie de Paris
« L’objectif était de trouver des solutions légales pour chaque ZTI ayant fait l’objet d’une annulation et de permettre l’ouverture dominicale des commerces concernés », a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, Delphine Gény-Stephann.
Selon Le Parisien, la Mairie de Paris a un avis mitigé sur la création de ces nouvelles zones : « cohérent » concernant la porte Maillot, en raison de la présence du Palais des Congrès, mais « négatif » sur la partie Ternes : « On estime que, dans cette rue qui comprend la Fnac, l’ouverture le dimanche peut avoir un impact négatif sur les riverains et sur certaines librairies de quartier. »
Une vingtaine de ZTI sont actuellement en activité, dont plus de la moitié à Paris. Des discussions sont en cours pour en créer une nouvelle dans le quartier d’Odéon - Saint-Michel, au cœur de la capitale.

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